HEPATITES VIRALES CHRONIQUES ET AIGUES

Dimension: px
Commencer à balayer dès la page:

Download "HEPATITES VIRALES CHRONIQUES ET AIGUES"

Transcription

1 HEPATITES VIRALES CHRONIQUES ET AIGUES INFORMATIONS Pré-requis : Durée de l'item : Auteur(s) : Professeur Louis Buscail (mail : ) Objectifs : RAPPEL : LE DIAGNOSTIC D HEPATITE CHRONIQUE La fréquence de l hépatite B en France, toutes formes confondues, est de l ordre de 200 à cas et on évalue à 300 millions le nombre de porteurs chroniques dans le monde. Le risque de cirrhose et d hépatocarcinome justifie les campagnes de vaccinations qui sont efficaces. Le virus de l hépatite B est présent dans toutes les sécrétions et il est, contrairement au virus C, facilement transmissible. Autrement dit de faibles concentrations de virus B sont suffisantes à sa transmission par la salive ou par voie sexuelle ou périnatale. (Lien vers : I HEPATITE CHRONIQUE B A EPIDEMIOLOGIE La fréquence de l hépatite B en France, toutes formes confondues, est de l ordre de 200 à cas et on évalue à 300 millions le nombre de porteurs chroniques dans le monde. Le risque de cirrhose et d hépatocarcinome justifie les campagnes de vaccinations qui sont efficaces. Le virus de l hépatite B est présent dans toutes les sécrétions et il est, contrairement au virus C, facilement transmissible. Autrement dit de faibles concentrations de virus B sont suffisantes à sa transmission par la salive ou par voie sexuelle ou périnatale.

2 B CLINIQUE L hépatite aiguë B peut passer totalement inaperçue cliniquement dans près de 90% des cas. Schématiquement, 10% des hépatites B passent à la chronicité et 20% environ de ces formes chroniques deviendront cirrhogènes dans un délai de 10 à 30 ans. Le risque relatif d hépatocarcinome sur ce terrain est 200 fois plus élévé que celui de la population normale. Le risque d hépatocarcinome serait plus élevé chez l homme que chez la femme. Le risque d évolution chronique semble plus élevé lorsque l infection virale est précoce [ Précision : nouveauné, enfant ], et chez l immunodéprimé. Des facteurs génétiques et le type de virus B interviennent également et expliquent les variations observées d une population à l autre. Contrairement aux manifestations cliniques très variées de l hépatite B aiguë, l hépatite chronique se résume cliniquement à une asthénie plus ou moins marquée à laquelle viendront éventuellement s ajouter à long terme des signes de cirrhose. L évolution pourra être aggravée par une imprégnation éthylique chronique, par une autre infection virale [ Précision : B + Delta, B+C ] ou encore par un facteur toxique médicamenteux. Le diagnostic d hépatite virale chronique repose sur deux éléments: la persistance de transaminases élevées au-delà de 6 mois et les résultats de la ponction biopsie du foie [ Abréviation : PBF ] réalisée à cette date. Une hypergammaglobulinémie est souvent présente. C SEROLOGIE L étude sérologique des hépatites chroniques B comporte un certain nombre de paramètres dont les plus connus sont :

3 - l antigène HBs (Ag HBs) et son anticorps anti-hbs (IgM antihbs et IgG antihbs), - l anticorps anti-hbc (IgM anti-hbc et IgG anti-hbc ) alors que l antigène HBc de nature capsidique est indétectable dans le sang, - l antigène HBe et son anticorps anti-hbe (anti-hbe) A chaque forme évolutive de l hépatite B correspond un profil sérologique particulier. LES MARQUEURS DU VIRUS B L existence d une infection active par le virus B est en principe signée par la persistance de l AgHBs et de l AgHBe alors que l apparition de l anti-hbe est considérée comme de bon pronostic. Contrairement au schéma classique des infections virales les taux d IgM élevés ne signifient pas obligatoirement le caractère récent de l infection. Les données virologiques se sont enrichies depuis quelques années des progrès de la biologie moléculaire et notamment des techniques PCR [ Abréviation : polymérase chain reaction ]. Ces résultats qui traduisent directement la présence d une replication virale, peuvent être donnés aujourd hui en qualitatif ou quantitatif. La complexité et le coût de ces techniques PCR imposent de n y avoir recours que lorsqu il existe un doute sérologique ou que l on cherche à apprécier l efficacité d un traitement antiviral. D TRAITEMENT La ponction biopsie hépatique est un préalable indispensable au traitement. Elle permet d évaluer l activité de cette hépatite chronique et de rechercher les signes de cirrhose [ Précision : score de Knodell ou score Métavir ]. On ne traite que les patients ayant une hépatite chronique active prouvée et ayant une réplication virale [ Précision : ADN viral B présent dans le sérum ]. En effet, le but du traitement est d arrêter la multiplication

4 virale, avant la constitution d une cirrhose. Le traitement de l hépatite chronique B repose essentiellement sur l interféron alpha à la dose de 5 millions d unités 3 fois par semaine en injections sous cutanées pendant 6 mois à 1 an. La décision thérapeutique pourra éventuellement être appuyée par la décision d une commission spécialisée. La normalisation des transaminases est obtenue dans 25 à 40% des cas et une séroconversion HBs est observée dans 15 à 25%. Les principaux effets secondaires sont représentés par : - un syndrome pseudo-grippal assez bien contrôlé par le paracétamol - une thrombopénie justifiant l interruption du traitement si inférieur à /mm3 - une lymphopénie justifiant l interruption du traitement si inférieur à 1000/mm3 - un syndrome dépressif - une alopécie - une thyroïdite - un syndrome de Raynaud NB: La séroconversion dans le système HBe est un élément favorable mais ne constitue pas une garantie d efficacité suffisante. La persistance d un DNA viral B positif chez les patients Anti HBe positif évoque une infection à virus B mutant. Le traitement mérite donc d être poursuivi si possible jusqu à la séroconversion HBs et à la négativation du taux sérique d ADN viral. En cas d échec ou de réponse partielle, des doses plus importantes d interféron peuvent être proposées ou l administration de Lamivudine (Zéfix 100 mg /j). L indication par contre reste discutée en cas de cirrhose et contre-indiquée en cas de cirrhose décompensée. Chez les futurs transplantés, la négativation de l AgHBs (ou au minimum de la PCR de l ADN du virus B) doit être obtenue avant la transplantation afin d éviter la récidive de l hépatite B sur le greffon. Cette négativation peut être obtenue par l administration de Lamivudine (Zéfix 100 mg /j). Le traitement prophylactique repose bien sûr sur la vaccination, le traitement par immunoglobulines spécifiques en cas de contamination, le vaccin chez les nouveaux-nés de mères porteuses du virus B. (Lien vers : II -HEPATITE CHRONIQUE C A - EPIDEMIOLOGIE L hépatite C représente plus de 90% des hépatites virales qualifiées jusqu ici d hépatites non A non B. La fréquence très élevée des formes asymptomatiques et des cas sporadiques rend très difficile l évaluation de la prévalence de l hépatite C, estimée en France entre 350 et cas avec une incidence de l ordre de 20 à nouveaux cas par an. Il s agit d un virus ARN dont au moins 10 génotypes différents et plusieurs sous-types ont déjà été identifiés [ Précision : 1b, 2, 3, sont les plus fréquemment observés en Europe ]. Le génotype et la virémie sont deux facteurs indépendants de réponse au traitement. Le risque de rechute est plus élevé si la charge virale initiale est plus importante. Les réponses thérapeutiques sont moins bonnes avec les génotypes 1 [ Précision : notamment 1b ] qu avec les types 2 et 3. (Lien vers : Ce virus n est en principe pas présent dans les sécrétions vaginales ni dans le sperme mais présent dans le sang et la salive. Sa transmission semble relativement difficile et nécessite contrairement au cas de l hépatite B des concentrations du virus élevées. - Sa prévalence est considérée comme élevée chez : les sujets transfusés avant 1990, les toxicomanes, les hémophiles, les hémodialysés, les transplantés. - Sa prévalence est relativement élevée dans les milieux sociaux-économiques faibles et chez des sujets ayant subi des investigations médico-chirurgicales instrumentales ou une chirurgie lourde. - Sa prévalence est relativement faible chez les homosexuels, de l ordre de 2 à 5% chez les enfants nés de mères porteuses du virus C [ Précision : plus elévée en cas de co-infection VIH ]. La transmission sexuelle semble également très faible voire nulle, en l absence de multipartenariat. Les recommandations de l usage des préservatifs ne paraissent pas indispensables sauf en certaines circonstances [ Précision : plaies génitales, rapports en périodes menstruelles... ]. La transmission inter-humaine au sein des familles est rare mais non exceptionnelle en situation de promiscuité accrue. Il faut fermement recommander l éviction de tout partage des objets de toilette [

5 Précision : ciseaux à ongles, rasoir, brosse à dents... ]. Les piqûres accidentelles sont rarement contaminantes [ Précision : faible charge virale ]. Pour clore ce chapitre épidémiologique, il faut rappeler que plus d un tiers des cas sont aujourd hui des cas dits sporadiques. La notion de porteurs sains [ Précision : ARN VHC positifs à transaminases et histologie normales ] ne doit être retenue qu avec certaines réserves. (Lien vers : B - CLINIQUE Manifestations Hépatiques L hépatite C est dans la majorité des cas asymptomatique. En effet sa forme aigue est silencieuse dans plus de 95% des cas alors que la moitié de ces cas passent à la chronicité. Les circonstances cliniques de découverte les plus banales sont donc représentées par une asthénie et biologiquement par une fluctuation des transaminases avec des chiffres oscillant entre 2 fois et 6 fois la normale. L hépatite C est fréquemment découverte fortuitement à l occasion d un don du sang lors du dépistage systématique effectué par l EFS. Il n a jamais été décrit de forme fulminante d hépatite C sauf en cas d association d hépatite B et d hépatite C. Le risque d évolution cirrhogène des formes chroniques est de l ordre de 20% à 10 ans. Enfin le risque d évolution carcinomateuse sur cirrhose post-hépatitique C est de l ordre de 15 à 20%.

6 Manisfestations Extra-Hépatiques Les formes chroniques d hépatite C plus encore que celles de l hépatite B sont fréquemment associées à des manifestations systémiques variables de caractère auto-immun avec présence d anticorps anti-microsomes [ Abréviation : LKM1 ]. Il s agit essentiellement de : - cryoglobulinémies et éventuellement compliquées de glomérulopathies - dysthyroïdies [ Précision : thyroïdite type Hashimoto ] révélées en fait souvent lors de la mise en route de traitement par l interféron. - syndrome sec - manifestations cutanées telles que lichen plan et de porphyries cutanées tardives - arthralgies rarement de caractère inflammatoire - purpura thrombopénique idiopathique. C - SEROLOGIE De nombreux tests sérologiques ont été développés : - tests ELISA de 1ère, 2ème et 3ème génération. - tests RIBA reconnaissant 4 à 5 fractions protéiques moins souvent utilisés aujourd hui du fait de la grande sensibilité des tests ELISA 3ème génération. - Le test le plus spécifique, le plus sensible mais aussi le plus difficile et le plus coûteux est représenté par la recherche de l ARN du virus C par technique PCR, très au point sur le plan qualitatif et quantitatif. La prescription de la détection de l ARN du VHC doit être particulièrement recommandé dans les situations suivantes : - une hépatite aiguë à sérologies A, B, C, négatives - un test ELISA ou RIBA douteux - chez un patient ayant des anti-vhc et des transaminases normales - chez un enfant de mère VHC positive - chez un patient HIV positif - chez un patient présentant une hépatite chronique B et C négative - devant une hépatite auto-immune - pour évaluer l efficacité d un traitement anti-viral. D - TRAITEMENT Le traitement de l hépatite chronique C reposait jusqu à ces derniers mois essentiellement sur interféron alpha. Actuellement l on y associe un autre anti-viral, la ribavirine. La prescription d un tel traitement nécessite un certain nombre de précautions qui correspondent en fait aux exigences de l AMM aidées par des commissions spécialisées. (Lien vers : Les principaux critères sont : - Transaminases élevées depuis plus de 6 mois - Anti VHC positif [ Précision : deux déterminations ] - PCR de l ARN virus dans le sérum positive - lésions histologiques [ Précision : score Métavir F2 ou F3 ] - patient non déjà traité - patient éthylique sevré - patient non co-infecté par le VIH et/ou par le virus B

7 - absence de contre-indication à l interféron Les principales contre-indications sont représentées par : - hypersensibilité connue à l interféron - hypersensibilité connue à la ribavirine - affection cardiaque sévère - insuffisance rénale chronique - insuffisance médullaire sévère [ Précision : lympho ou thrombopénie ] - ATCD d épilepsie ou d AVC - Cirrhose décompensée - Affections auto-immunes - transplantés sous immunosuppresseurs. - grossesse [ Précision : le ribavirine fait courir un risque est tératogène ]. La ponction biopsie hépatique est indispensable sauf cas particulier [ Précision : hémophiles ]. Cette biopsie hépatique permet de préciser le degré d activité de cette hépatite chronique et de rechercher des signes de cirrhose. La PBF permet d établir un score de gravité prenant en compte 4 paramètres principaux : la nécrose parcellaire +/- en pont, la nécrose intralobulaire, l inflammation portale, et la fibrose par le score de Knodell de 0 à 22 ou le score Métavir A [ Précision : pour l activité ], F [ Précision : pour la fibrose ]. Le bilan pré-thérapeutique comporte : En dehors des critères cliniques [ Précision : âge, poids, TA.. ] et biologiques simples [ Précision : FNS plaquettes VS ], il faut demander : - Un électrocardiogramme à la recherche de troubles du rythme ou d une cardiopathie sévère. - Rechercher l existence d un syndrôme dépressif [ Précision : Plusieurs cas de suicides ont été observés sous traitement interféron ]. - Rechercher une cryoglobulinémie - Pratiquer un bilan thyroïdien avec dosage des hormones thyroïdiennes et des anti-corps antithyroïdiens. Du point de vue biologique, demander: - un bilan hépatique complet : TGO, TGP, gamma GT, phosphatases alcalines, électrophorèse des protides, taux de prothrombine, facteur V. - des tests virologiques: sérologie VHC, génotypage et quantification du virus C circulant, sérologie HBs, sérologie HIV et si nécessaire, sérologie Delta, Herpès... - des tests immunologiques : ACAN, anti-muscles lisses, anti-mitochondries, anti-thyroïdiens - des sérologies parasitaires [ Précision : distomatose, bilharziose, hydatidose ] - un bilan ferrique [ Précision : fer, saturation, férritinémie ] - dosage de l alpha1-antitrypsine et de la céruléoplasmine - dosage de l alpha-fœtoprotéine. - test de grossesse Enfin un sérotypage et une quantification du Virus C circulant. Une grande partie de ces tests visent à éliminer une pathologie associée avant le début du traitement. Le traitement associe l interféron pégylé [ Précision : 1,5 mg/kg/semaine ] ne nécessitant qu une injection par semaine (Viraféron ) en injection sous cutanée en association avec la ribavirine (Rébétol ) 1 g par jour en moyenne [ Précision : 4 à 5 cp/j ]. La durée du traitement est guidée par le génotyope et la charge virale : - génotype 2, 3: 6 mois de traitement - génotype 1: 1 an de traitement Il est primordial d arrêter toute prise de boissons alcoolisées. Les principaux effets secondaires de la bi-thérapie sont : l asthénie, syndrome pseudo-grippal, syndrome dépressif, céphalées, myalgies, insomnie, alopécie, neutropénie, thrombopénie, anémie hémolytique, dysthyroïdie. Les contrôles hématologiques doivent réalisés mensuellement pendant toute la durée du traitement. Les critères d efficacité sont représentés par la normalisation des transaminases et la négativation de l ARN VHC au 3ème mois de traitement. Sur l ensemble des patients traités [ Précision : et n ayant pas eu de traitement préalable ] l éradication virale à long terme [ Précision : indétectable 6 à 12 mois après arrêt du traitement ] est

8 évaluée selon les études [ Précision : génotype 1 ] entre 30% et 65 % [ Précision : génotype 2 et 3 ]. Ce taux chute en cas de cirrhose. Du point de vue histologique, l amélioration des lésions est constatée chaque fois qu il y a normalisation des transaminases et éradication virale. L évolution des manifestations extra-hépatiques est très variable, elles peuvent s aggraver, se stabiliser ou disparaître sous traitement [ Précision : cryoglobulinémies, lichen plan ] et leur évolution est en général plus favorable s il y a éradication virale. Le traitement doit être entrepris avec prudence lors d une dysthyroïdie en normalisant au préalable la fonction thyroïdienne [ Précision : surtout en situation d hyperthyroïdie ] et en mettant en balance, le risque thyroïdien et le bénéfice potentiel du traitement par l interféron [ Précision : âge, activité de l hépatite... ]. Sont considérés comme bons répondeurs, les patients présentant une hépatite chronique de génotype 2 et 3, avec charge virale faible, de sexe féminin, moins de quarante an et avec une fibrose nulle ou absente [ Précision : F0 et F1 ]. Sont considérés comme mauvais répondeurs, les patients HIV positifs, les patients ayant une forte charge virale [ Précision : transfusés ], les patients infectés par un virus de génotype 1. Enfin les patients porteurs de cirrhose post-hépatitique et les patients transplantés sont également considérés comme de mauvais répondeurs. Le développement d un vaccin est confronté pour l instant à de grandes difficultés étant donné la variabilité génétique de ce virus. III- HEPATITE DELTA Le virus delta [ Précision : VHD ] est un virus défectif à ARN qui n est présent que si le sérum est porteur de l AgHBs. La prévalence du VHD est endémique sur le pourtour méditerranéen, épidémique dans certaines populations du monde. L hépatite delta touche les toxicomanes, les homosexuels et les hémophiles qui n ont pas été vaccinés contre le virus B. Dans le cas particulier des hépatites B+Delta la dose d interféron peut être augmentée à 9 millions d unité 3 fois par semaine et prolongée sur 12 mois en fonction de la tolérance clinique et hématologique. HEPATITES VIRALES AIGUES 1- DEFINITION ET ETIOLOGIES Nécrose hépatocytaire aiguë d origine virale, centrolobulaire avec réaction inflammatoire associées ou non à une cholestase. Parmi les différents virus responsables on cite : A, B, C, D, E. Les virus G et TTV viennent d être identifiés. Il existe aussi des virus à tropisme extra-hépatique pouvant être responsables d une hépatite sont les virus de la mononucléose infectieuse [ Précision : fréquent ], le Cytomégalovirus [ Précision : assez fréquent, mais habituellement peu ou pas ictérique ], les virus de l herpès et de la fièvre jaune [ Précision : exceptionnel ]. L incubation est de 15 à 45 jours pour le virus A, de 50 à 150 jours pour le virus B, de 30 à 100 jours pour le virus C, de 15 à 90 jours pour le virus E (Tableau 1).

9 2- CIRCONSTANCES DE DIAGNOSTIC La forme ictérique: Elle est en fait peu fréquente et comporte deux phases. * Phase pré-ictérique [ Précision : 6 jours ] associant un syndrome grippal [ Précision : fièvre modérée, algies diffuses, asthénie ], des troubles digestifs [ Précision : nausées, douleurs épigastriques ou de l hypochondre droit ] voire l association céphalées, arthralgies, éruption cutanée, urticaire [ Précision : ou triade de Caroli ]. Le signe biologique de la phase pré-ictérique est l augmentation des transaminases supérieure à plus de 10 fois la normale. * Phase ictérique [ Précision : 20 jours ] : Les signes cliniques de la phase ictérique de l hépatite virale aiguë bénigne sont l ictère d intensité variable, de type cholestatique avec urines foncées, selles normales ou décolorées, le prurit [ Précision : très inconstant ], auxquels s associent au début les signes de la phase préictérique. Lorsque l ictère s installe, la fièvre disparaît. L ictère dure 2 à 6 semaines, ainsi que l asthénie. La forme anictérique : Elle est fréquente. C est le problème d une asthénie isolée volontiers accompagnée de troubles digestifs d allure banale à type de nausée, d un syndrome dyspeptique, de douleurs de l hypochondre droit. Devant tout tableau traînant de ce type ( embarras gastrique et asthénie ) il faut donc penser à effectuer un dosage des transaminases sériques. La forme asymptomatique : C est la forme la plus fréquente [ Précision : 70 à 90 % des hépatites virales aiguës ]. Les formes avec atteintes extra-hépatiques : Pleuro-péricardite, Polyradiculonévrite Anémie, leucopénie, Thrombopénie, Cryoglobulinémie Pancréatite aiguë, Polyarthrite, Glomérulonéphrite, Vascularite, Thyroïdite.

10 3- LE DIAGNOSTIC POSITIF L interrogatoire est primordial : Il recherche: la notion de contage, d épidémie, de séjour en pays d endémie, des antécédents de transfusions de sang et dérivés, une toxicomanie par voie IV, la notion d exposition professionnelle [ Précision : personnel soignant ], de tatouages, une prise médicamenteuse récente, une toxi-infection alimentaire récente [ Précision : phase invasive du virus de l hépatite A quinze jours avant l ictère ]. Il vérifie également le statut vaccinal vis à vis des virus A et B. L examen clinique juge l intensité de l ictère, l examen hépatique [ Précision : souvent discrète hépatomégalie sensible à la palpation ], les aires ganglionnaires et la rate, la gorge et l examen neurologique [ Précision : conscience, tonus ]. L examen biologique repose sur le dosage sérique des transaminases dont les chiffres sont alors habituellement supérieurs à fois la normale. En cas d ictère, il y a élévation de la bilirubine conjuguée. Une leuconeutropénie avec parfois syndrome mononucléosique ou une plasmocytose sont retrouvés à la FNS. Les marqueurs viraux à demander devant une hépatite aiguë sont en première intention : l IgM anti- VHA, l antigène HBs et l IgM anti-hbc, les anticorps dirigés contre le virus C. Cette connaissance est utile pour prévoir la chronicité éventuelle, déterminer le mode de contamination et évaluer le risque et instaurer la prévention pour l entourage. L antigène HBs et l ADN VHB sont présents bien avant l ictère et disparaissent peu après son début. Les anticorps anti-hbc apparaissent dès le début clinique. Ceux de nature IgM persistent quelques mois, les IgG persistent la vie durant. L anticorps anti-hbs apparaît quelques semaines ou mois après la guérison. La présence d anticorps anti-vha de type IgG traduit une contamination ancienne par le virus. Dans nos pays, cette contamination survient plus tardivement qu il y a quelques années [ Précision : 20 % des sujets de 20 ans sont immunisés ]. On observe donc actuellement des hépatites virales A symptomatiques chez des adultes. Seule la présence d IgM anti-vha permet d affirmer une infection récente. 4- L EVOLUTION

11 Elle est variable en fonction du virus en cause (cf tableau 1), mais l on peut dégager plusieurs formes évolutives classiques: La guérison : A la fois clinique et biologique avec parfois une hyperbilirubinémie indirecte résiduelle, l hépatite aiguë ayant alors révélé une Maladie de Gilbert. Critères de guérison. On peut affirmer la guérison d une hépatite aiguë lorsque les transaminases sont normales et associées à des marqueurs viraux témoignant de la guérison et de l immunité. Après une hépatite A, le malade garde des IgG anti-vha. Après une hépatite B, le malade garde des anticorps anti-hbs, associés à des anticorps anti-hbc et anti- HBe. Après une hépatite C, le malade garde des anticorps anti-vhc mais la PCR du VHC est négative. La prolongation : elle est possible au delà de 20 jours mais d une durée inférieure à 6 mois. Les formes avec rechute La chronicité : Il s agit d une cytolyse persistante au delà de 6 mois après l épisode aiguë. La forme fulminante : Cette forme est rare [ Précision : inférieur ou égal à 1% des hépatites ] mais grave pouvant survenir d emblée ou après 2 à 3 semaines d évolution d une hépatite aiguë a priori banale [ Précision : ictère secondairement aggravé ]. Les signes d alarme à rechercher à la phase précoce de l hépatite sont une encéphalopathie caractérisée par une inversion du rythme du sommeil, un astérixis et un syndrome confusionnel associés à une diminution du taux de prothrombine et du facteur V. Sans traitement, l association d une confusion ou d un coma et d un taux de facteur V en dessous de 30 % est associée à une mortalité de 90 %. La transplantation hépatique en urgence a amélioré de façon importante le pronostic des patients atteints d hépatite fulminante. La survie est de 60 % à 70 % à 5 ans. 5- AUTRES VIRUS RESPONSABLES D HEPATITES AIGUES:

12 - Virus de l hépatite E Il est responsable de l hépatite non-a Non-B Non-C dite épidémique. Sa transmission est entérale. L hépatite E est rencontrée surtout dans les pays du tiers monde mais des cas autochtones peuvent être rencontrés. L évolution est en règle favorable sauf chez la femme enceinte où des hépatites graves sont possibles. Le sérodiagnostic met en évidence la présence d IgG, la PCR sur les selles relève encore de laboratoires spécialisés. - Le virus Epstein Barr, agent de la Mononucléose Infectieuse: La MNI associe typiquement: une angine à fausses membranes avec syndrome grippal, parfois éruptions cutanés. L examen clonique peut retrouver une splénomégalie. A la FNS l on retrouve de grandes cellules hyperbasophiles [ Précision : syndrome mononucléosique ], une cytolyse modérée est souvent présente sans cholestase. Le diagnostic repose sur la sérodiagnostic de Paul Bunnel Davidson et le MNI test. - Le cytomégalovirus Survient volontiers chez un patient immunodéprimé, la sérologie CMV à la recherche d une primo infection [ Précision : IgM ] devra être répétée à 15 jours d intervalle. D autres virus ont tropisme hépatique: Herpès virus, certains Entérovirus et Adénovirus. 6- TRAITEMENT ET PRÉVENTION Précautions à prendre au cours de l hépatite virale aiguë Il n y a pas de traitement spécifique de l hépatite virale aiguë bénigne, il n y a pas non plus de régime, mais certaines précautions sont utiles [ Précision : abstention d alcool et de médicaments ]. - Les patients atteints de formes sévères doivent être hospitalisés pour surveillance et décision de transplantation urgente en cas d aggravation. - En cas d hépatite aiguë C, bien que l interféron n ait pas encore l AMM dans cette indication, un traitement à la dose de 3 millions d unités [ Abréviation : MU ] 3 fois par semaine pendant 3 à 6 mois diminue le risque d évolution vers la chronicité. Les hépatites virales sont des maladies à déclaration obligatoire. Elles sont considérées comme des maladies professionnelles dans les professions de santé. PREVENTION DES HEPATITES : VACCINATION - Hépatite A: conseillée pour séjour en pays d endémie: 1 injection avec rappel à 6 mois (Havrix : adulte 1440, enfant 720 ou Avaxim ) - Hépatite B: - Engerix B (10: pour nourrissons et enfants, 20 pour adultes) injection sous-cutanée. - GenHevac B, injection intra-musculaire - HBVAX [ Précision : 5 avant 15 ans 10 après 15 ans ]. Indications de la vaccination contre le virus B Deux injections à un mois d intervalle puis rappel à un 6 mois ou à un an ; L on effectue pas d autres rappels ultérieurs sauf si le taux d anticorps est inférieur à 10 U/l (à vérifier si vacciné après 25 ans) Les Sujets exposés sont : personnel médical et paramédical, entourage d un patient infecté par le virus B, dialysés, vie en institution ou en collectivité en âge pré-scolaire, toxicomane, partenaires multiples, voyageurs et résidents en zone de moyenne et forte endémie. Devant une contamination récente par du sang infecté par le virus B, il faut : demander si possible une recherche d antigène HBs et d anticorps anti-hbs en urgence

13 sans délai, procéder à une vaccination contre l hépatite B et à l administration d immunoglobulines anti-hbs. Devant une contamination récente par du sang d un sujet porteur du virus C : Il faut vérifier la sérologie C chez le sujet contaminant et le contaminé. En cas de positivité du contaminant, surveiller les transaminases à 2, 4, 6, 8 semaines, 3, 4, 5, et 6 mois, la PCR C à 2 mois et la sérologie C à 3 et 6 mois. Contamination mère-enfant La recherche de l antigène HBs fait partie du bilan proposé à la femme enceinte à partir du 6e mois de grossesse. Si l AgHBs est présent, il faut injecter au nouveau-né dans les 12 heures suivant l accouchement des immunoglobulines spécifiques à répéter 1 mois plus tard et y associer la vaccination [ Précision : 0, 1, 2, 12 mois ]. Il faut savoir que les virus B et C n entraînent ni fœtopathie ni embryopathie.

HEPATITES VIRALES 22/09/09. Infectieux. Mme Daumas

HEPATITES VIRALES 22/09/09. Infectieux. Mme Daumas HEPATITES VIRALES 22/09/09 Mme Daumas Infectieux Introduction I. Hépatite aigu II. Hépatite chronique III. Les différents types d hépatites A. Hépatite A 1. Prévention de la transmission 2. Vaccination

Plus en détail

LISTE DES ACTES ET PRESTATIONS - AFFECTION DE LONGUE DURÉE HÉPATITE CHRONIQUE B

LISTE DES ACTES ET PRESTATIONS - AFFECTION DE LONGUE DURÉE HÉPATITE CHRONIQUE B LISTE DES ACTES ET PRESTATIONS - AFFECTION DE LONGUE DURÉE HÉPATITE CHRONIQUE B Actualisation février 2009 Ce document est téléchargeable sur www.has-sante.fr Haute Autorité de santé Service communication

Plus en détail

Hépatite B. Le virus Structure et caractéristiques 07/02/2013

Hépatite B. Le virus Structure et caractéristiques 07/02/2013 Hépatite B Le virus Structure et caractéristiques o o o Famille des Hepadnaviridae Genre orthohepadnavirus Enveloppé, capside icosaédrique, 42 nm 1 Le virus Structure et caractéristiques En microscopie

Plus en détail

LES HEPATITES VIRALES

LES HEPATITES VIRALES LES HEPATITES VIRALES Infect virales atteignant préférentiellement le foie avec lés inflammatoires, altérat hépatocytaire (cytolsye hépatique) et élévat des transaminases. Etiolo gie Transm ission Contam

Plus en détail

Hépatite = inflammation du foie. Pr Bronowicki CHU Nancy - 17.11.2011 Conférence mensuelle - section de Forbach

Hépatite = inflammation du foie. Pr Bronowicki CHU Nancy - 17.11.2011 Conférence mensuelle - section de Forbach Hépatite = inflammation du foie Pr Bronowicki CHU Nancy - 17.11.2011 Conférence mensuelle - section de Forbach 1 Hépatites virales chroniques 2 Histoire naturelle Hépatite aiguë Guérison Hépatite chronique

Plus en détail

GUIDE AFFECTION DE LONGUE DURÉE. Hépatite Chronique C

GUIDE AFFECTION DE LONGUE DURÉE. Hépatite Chronique C GUIDE AFFECTION DE LONGUE DURÉE Hépatite Chronique C Mai 2006 Ce guide médecin est téléchargeable sur www.has-sante.fr Haute Autorité de santé Service communication 2 avenue du Stade de France F 93218

Plus en détail

HépatiteC n 7. Hépatite chronique B : onseil. quelques notions pour mieux connaître ma maladie

HépatiteC n 7. Hépatite chronique B : onseil. quelques notions pour mieux connaître ma maladie HépatiteC n 7 onseil Ma maladie Mon traitement Ma vie sociale Hépatite chronique B : quelques notions pour mieux connaître ma maladie Sommaire Après plusieurs prises de sang, mon médecin me confirme que

Plus en détail

COMMISSION DE LA TRANSPARENCE AVIS DE LA COMMISSION. 10 octobre 2001

COMMISSION DE LA TRANSPARENCE AVIS DE LA COMMISSION. 10 octobre 2001 COMMISSION DE LA TRANSPARENCE AVIS DE LA COMMISSION 10 octobre 2001 VIRAFERONPEG 50 µg 80 µg 100 µg 120 µg 150 µg, poudre et solvant pour solution injectable B/1 B/4 Laboratoires SCHERING PLOUGH Peginterféron

Plus en détail

Diagnostic virologiques des hépatites virales B et C. H. Barth Laboratoire de Virologie, CHU de Strasbourg

Diagnostic virologiques des hépatites virales B et C. H. Barth Laboratoire de Virologie, CHU de Strasbourg Diagnostic virologiques des hépatites virales B et C H. Barth Laboratoire de Virologie, CHU de Strasbourg Objectifs 1. Connaître pour chaque virus des hépatites la cinétique des marqueurs virologiques

Plus en détail

Hépatite C une maladie silencieuse..

Hépatite C une maladie silencieuse.. Hépatite C une maladie silencieuse.. F. Bally Centre de Maladies Infectieuses et Epidémiologie Institut Central des Hôpitaux Valaisans Histoire Années 70 Hépatite non-a-non-b = hépatite post-transfusionelle

Plus en détail

Guide du parcours de soins Titre ACTES ET PRESTATIONS AFFECTION DE LONGUE DURÉE. Hépatite chronique C

Guide du parcours de soins Titre ACTES ET PRESTATIONS AFFECTION DE LONGUE DURÉE. Hépatite chronique C Guide du parcours de soins Titre ACTES ET PRESTATIONS AFFECTION DE LONGUE DURÉE Hépatite chronique C Juillet 2015 ACTES ET PRESTATIONS AFFECTION DE LONGUE DURÉE N 6 HÉPATITE CHRONIQUE C Ce document est

Plus en détail

Les hépatites virales chroniques B et C

Les hépatites virales chroniques B et C Les hépatites virales chroniques B et C www.aqodad.ma Service d hépato-gastroentérologie CHU HASSAN II; Fès 6èmes journées médicales d Al Hoceima; Le 28 09 2013 1 Introduction Problème majeur de santé

Plus en détail

Mme BORGHI Monique Infirmière ETP Mme ALEXIS Françoise Hopital Archet I Infectiologie/Virologie Clinique

Mme BORGHI Monique Infirmière ETP Mme ALEXIS Françoise Hopital Archet I Infectiologie/Virologie Clinique Mme BORGHI Monique Infirmière ETP Mme ALEXIS Françoise Hopital Archet I Infectiologie/Virologie Clinique Une hépatite est une inflammation du foie causée soit par des substances toxiques (médicaments,

Plus en détail

Guide du parcours de soins Titre ACTES ET PRESTATIONS AFFECTION DE LONGUE DURÉE. Hépatite chronique B

Guide du parcours de soins Titre ACTES ET PRESTATIONS AFFECTION DE LONGUE DURÉE. Hépatite chronique B Guide du parcours de soins Titre ACTES ET PRESTATIONS AFFECTION DE LONGUE DURÉE Hépatite chronique B Février 2015 Ce document est téléchargeable sur : www.has-sante.fr Haute Autorité de Santé Service des

Plus en détail

Bonne lecture!! et si vous souhaitez consulter le document de l AFEF dans son intégralité, c est ici

Bonne lecture!! et si vous souhaitez consulter le document de l AFEF dans son intégralité, c est ici Un résumé des recommandations éditées par l AFEF le 1 er juin 2015 Les recommandations de l AFEF vont plus loin que celles de l EASL. Le Pr Victor De Lédinghen, du CHU de Bordeaux, et secrétaire général

Plus en détail

RECOMMANDATIONS AUX MEDECINS ET AUX PATIENTS CONCERNANT L HéPATITE C

RECOMMANDATIONS AUX MEDECINS ET AUX PATIENTS CONCERNANT L HéPATITE C CONSEIL SUPERIEUR D HYGIENE Section des Maladies Transmissibles Président: Dr Robert HEMMER Service National des Maladies Infectieuses Secrétaire: Dr Pierrette HUBERTY-KRAU Division de l Inspection Sanitaire

Plus en détail

Hépatites virales. Anomalies biologiques chez un sujet asymptomatique (83) A. Gerolami Janvier 2006

Hépatites virales. Anomalies biologiques chez un sujet asymptomatique (83) A. Gerolami Janvier 2006 Hépatites virales. Anomalies biologiques chez un sujet asymptomatique (83) A. Gerolami Janvier 2006 1. Hépatites virales : étude clinique 1.1. Hépatite aiguë 1.1.1. Forme typique C est la forme clinique

Plus en détail

L hépatite C pas compliqué! Véronique Lussier, M.D., F.R.C.P.C. Gastroentérologue Hôpital Honoré-Mercier 16 avril 2015

L hépatite C pas compliqué! Véronique Lussier, M.D., F.R.C.P.C. Gastroentérologue Hôpital Honoré-Mercier 16 avril 2015 L hépatite C pas compliqué! Véronique Lussier, M.D., F.R.C.P.C. Gastroentérologue Hôpital Honoré-Mercier 16 avril 2015 Objectifs de la présentation Décrire l évolution clinique et la prise en charge d

Plus en détail

Item 83 : Hépatites virales. Anomalies biologiques hépatiques chez un sujet asymptomatique

Item 83 : Hépatites virales. Anomalies biologiques hépatiques chez un sujet asymptomatique Item 83 : Hépatites virales. Anomalies biologiques hépatiques chez un sujet asymptomatique Date de création du document 2008-2009 Table des matières 1 Généralités... 1 1. 1 Diagnostic... 1 1. 2 Conduite

Plus en détail

La vaccination contre le VHB à l heure du consensus. Ariane Chryssostalis Service d hépatogastroentérologie Hopital Cochin

La vaccination contre le VHB à l heure du consensus. Ariane Chryssostalis Service d hépatogastroentérologie Hopital Cochin La vaccination contre le VHB à l heure du consensus Ariane Chryssostalis Service d hépatogastroentérologie Hopital Cochin Pourquoi vacciner? Epidémiologie du VHB 370.000.000 de porteurs chroniques du VHB

Plus en détail

Thérapeutique anti-vhc et travail maritime. O. Farret HIA Bégin

Thérapeutique anti-vhc et travail maritime. O. Farret HIA Bégin Thérapeutique anti-vhc et travail maritime O. Farret HIA Bégin Introduction «L hépatite C est une maladie le plus souvent mineure, mais potentiellement cancérigène, qu on peut ne pas traiter et surveiller

Plus en détail

Traitements de l hépatite B

Traitements de l hépatite B Traitements de l hépatite B S Matheron Service des maladies infectieuses et tropicales A Hôpital Bichat-Claude Bernard Virus de l hépatite B: histoire naturelle Contage Hépatite aigüe 70% asymptomatique

Plus en détail

Christian TREPO, MD, PhD

Christian TREPO, MD, PhD PEG INTERFERON MONOTHERAPI E Christian TREPO, MD, PhD Unmet medical needs in chronic HBV infection Inhibition of viral replication Normalisation of ALT Improvement in liver necroinflammation Improvement

Plus en détail

Diagnostic des Hépatites virales B et C. P. Trimoulet Laboratoire de Virologie, CHU de Bordeaux

Diagnostic des Hépatites virales B et C. P. Trimoulet Laboratoire de Virologie, CHU de Bordeaux Diagnostic des Hépatites virales B et C P. Trimoulet Laboratoire de Virologie, CHU de Bordeaux Diagnostic VHC Dépistage: pourquoi? Maladie fréquente (Ac anti VHC chez 0,84% de la population soit 367 055

Plus en détail

Hépatite B autant prevoir...

Hépatite B autant prevoir... Hépatite B Autant PREVOIR... Qu est ce que L hépatite B est une inflammation du foie. Elle est provoquée par un virus : le VHB. Elle se transmet par les relations sexuelles mais elle peut aussi se transmettre

Plus en détail

Dossier de Presse L hépatite B -Mieux la connaître pour mieux la traiter-

Dossier de Presse L hépatite B -Mieux la connaître pour mieux la traiter- Dossier de Presse L hépatite B -Mieux la connaître pour mieux la traiter- Largement débattue au cours du XII ème congrès de Gastroentérologie, tenu ce week end, l hépatite B mérite d être mieux connue

Plus en détail

MANIFESTATIONS SYSTEMIQUES DES INFECTIONS PAR LE VIRUS DE L HEPATITE C Dr. Fatma BOUSSEMA, Dr Lilia ROKBANI

MANIFESTATIONS SYSTEMIQUES DES INFECTIONS PAR LE VIRUS DE L HEPATITE C Dr. Fatma BOUSSEMA, Dr Lilia ROKBANI MANIFESTATIONS SYSTEMIQUES DES INFECTIONS PAR LE VIRUS DE L HEPATITE C Dr. Fatma BOUSSEMA, Dr Lilia ROKBANI Le virus C est associé à des manifestations extra-hépatiques d origine immunologique. Certaines

Plus en détail

Situation, prise en charge

Situation, prise en charge Grippe pandémique A(H1N1) Situation, prise en charge DAUMAS Aurélie HIA LAVERAN COURS IFSI Des grippes pandémiques Groupe A Secondaires à une cassure (rôle animal) Absence d immunité collective Létalité

Plus en détail

GUIDE AFFECTION DE LONGUE DURÉE. Hépatite chronique B

GUIDE AFFECTION DE LONGUE DURÉE. Hépatite chronique B GUIDE AFFECTION DE LONGUE DURÉE Hépatite chronique B Octobre 2006 Ce guide médecin est téléchargeable sur www.has-sante.fr Haute Autorité de santé Service communication 2 avenue du Stade de France F 93218

Plus en détail

Actualités sur le Virus de l'hépatite C

Actualités sur le Virus de l'hépatite C CBP CHRU Lille Actualités sur le Virus de l'hépatite C 2.0 ANNE GOFFARD UNIVERSITÉ LILLE 2 DROIT ET SANTÉ FACULTÉ DES SCIENCES PHARMACEUTIQUES ET BIOLOGIQUES DE LILLE 2012 Table des matières I - Épidémiologie

Plus en détail

CONDUITE A TENIR DEVANT UNE GAMMAPATHIE MONOCLONALE (GM)

CONDUITE A TENIR DEVANT UNE GAMMAPATHIE MONOCLONALE (GM) CONDUITE A TENIR DEVANT UNE GAMMAPATHIE MONOCLONALE (GM) Professeur Emmanuel Andrès, Service de Médecine Interne, Diabète et Maladies Métaboliques, Clinique Médicale B, Hôpitaux Universitaires de Strasbourg

Plus en détail

Stratégies de dépistage biologique des hépatites virales B et C

Stratégies de dépistage biologique des hépatites virales B et C RECOMMANDATION EN SANTÉ PUBLIQUE Stratégies de dépistage biologique des hépatites virales B et C Synthèse avis des groupes de travail et de lecture Et recommandation de la HAS mars 2011 sur La synthèse

Plus en détail

Vaccination contre l hépatite B des personnes vivant avec le VIH

Vaccination contre l hépatite B des personnes vivant avec le VIH Vaccination contre l hépatite B des personnes vivant avec le VIH Odile Launay CIC de vaccinologie Cochin Pasteur Hôpital Cochin, Paris 6 ème journée de vaccinologie clinique JG Guillet Mardi 4 juin 2013

Plus en détail

Un dépistage positif, que faire? épatite

Un dépistage positif, que faire? épatite Un dépistage positif, que faire? épatite Que signifie un test de dépistage positif pour l hépatite C? Un test de dépistage de l hépatite C positif signifie que le laboratoire a détecté dans le sang des

Plus en détail

ACTUALITES EN HEPATO-GASTRO- ENTEROLOGIE

ACTUALITES EN HEPATO-GASTRO- ENTEROLOGIE ACTUALITES EN HEPATO-GASTRO- ENTEROLOGIE Dr Bernard WILLEMIN Hépato-Gastro-Entérologue CHG Haguenau Dr Pierre OSWALD Radiologie CHG Haguenau MESSAGE SONORE DU DR BERNARD WILLEMIN NOUS EXPLIQUANT QUELS

Plus en détail

HépatiteC n 5. onseil. Comprendre mes analyses biologiques

HépatiteC n 5. onseil. Comprendre mes analyses biologiques HépatiteC n 5 onseil Ma maladie traitement Ma vie sociale Mon Comprendre mes analyses biologiques Sommaire ( 1 2 Au vu de mes dernières analyses de sang successives, mon médecin m annonce que je suis porteur

Plus en détail

COMMISSION DE LA TRANSPARENCE. 10 décembre 2008

COMMISSION DE LA TRANSPARENCE. 10 décembre 2008 COMMISSION DE LA TRANSPARENCE AVIS 10 décembre 2008 VIRAFERONPEG 50 µg/ 0.5 ml, poudre et solvant pour solution injectable B/1 : code CIP 355 189.3 B/4 : code CIP 355 191.8 VIRAFERONPEG, stylo pré-rempli

Plus en détail

Devenir des soignants non-répondeurs à la vaccination anti-vhb. Dominique Abiteboul - GERES Jean-François Gehanno Michel Branger

Devenir des soignants non-répondeurs à la vaccination anti-vhb. Dominique Abiteboul - GERES Jean-François Gehanno Michel Branger Devenir des soignants non-répondeurs à la vaccination anti-vhb Dominique Abiteboul - GERES Jean-François Gehanno Michel Branger Contexte Hépatite B = risque professionnel pour les soignants Passé futur

Plus en détail

Traitement des hépatites h chroniques virales B et C

Traitement des hépatites h chroniques virales B et C Traitement des hépatites h chroniques virales B et C Dr Joanna POFELSKI Service d hépatod pato-gastroentérologierologie CH d Annecyd Particularités? Virus hépatotropes / cytopathogènes : lésions hépatiques

Plus en détail

Dépister oui! Qui? Pourquoi? V Baclet SUMIV/CIDDIST CH Tourcoing 22 octobre 2013 Journée régionale, prévention VIH, hépatites IST (COREVIH)

Dépister oui! Qui? Pourquoi? V Baclet SUMIV/CIDDIST CH Tourcoing 22 octobre 2013 Journée régionale, prévention VIH, hépatites IST (COREVIH) Dépister oui! Qui? Pourquoi? V Baclet SUMIV/CIDDIST CH Tourcoing 22 octobre 2013 Journée régionale, prévention VIH, hépatites IST (COREVIH) * Qu est ce qu une IST? Infection Sexuellement Transmissible

Plus en détail

Surveillance des patients VHC non traités. Julia ATTALI 15/12/2012

Surveillance des patients VHC non traités. Julia ATTALI 15/12/2012 Surveillance des patients VHC non traités Julia ATTALI 15/12/2012 Patients non traités Absence d indication au traitement: patients F0/F1 Echec traitement Contre-indication au traitement Refus du patient

Plus en détail

LE VIRUS DE L HEPATITE E O. ROUQUET

LE VIRUS DE L HEPATITE E O. ROUQUET LE VIRUS DE L HEPATITE E O. ROUQUET A Historique L analyse rétrospective de foyers épidémiques d hépatite aiguë non A, non B en Inde laisse supposer l existence d un autre type d hépatite virale. Le virus

Plus en détail

HVC CHRONIQUE MOYENS THERAPEUTIQUES ET BILAN PRE-THERAPEUTIQUE CHAKIB MARRAKCHI. http://www.infectiologie.org.tn

HVC CHRONIQUE MOYENS THERAPEUTIQUES ET BILAN PRE-THERAPEUTIQUE CHAKIB MARRAKCHI. http://www.infectiologie.org.tn HVC CHRONIQUE MOYENS THERAPEUTIQUES ET BILAN PRE-THERAPEUTIQUE CHAKIB MARRAKCHI LES MOYENS THERAPEUTIQUES Les interférons La ribavirine Les nouveaux produits INTERFERONS 1957: activité antivirale Interférence

Plus en détail

1. Différentes hépatites/ différents traitements

1. Différentes hépatites/ différents traitements III. Traitements 55 1. Différentes hépatites/ différents traitements Se faire soigner 1.1 Traitements des hépatites virales D après les expériences pratiques et la littérature scientifique, le traitement

Plus en détail

+ Questions et réponses

+ Questions et réponses HÉPATITE B L hépatite B c est quoi? L hépatite B est un type de maladie du foie causée par le virus de l hépatite B, une des formes les plus courantes de l hépatite virale (les autres sont le virus de

Plus en détail

Vaccination du personnel de santé contre l hépatite B

Vaccination du personnel de santé contre l hépatite B Vaccination du personnel de santé contre l hépatite B Questions fréquentes R. Kammerlander Forum Hygiène Lausanne 13 avril 2005 Risque de transmission du VHB de patient à soignant USA Diminution de > 95%

Plus en détail

Y a-t-il une place pour un vaccin thérapeutique contre l hépatite B? H. Fontaine, Unité d Hépatologie Médicale, Hôpital Cochin

Y a-t-il une place pour un vaccin thérapeutique contre l hépatite B? H. Fontaine, Unité d Hépatologie Médicale, Hôpital Cochin Y a-t-il une place pour un vaccin thérapeutique contre l hépatite B? H. Fontaine, Unité d Hépatologie Médicale, Hôpital Cochin Objectifs thérapeutiques Inhibition de la réplication virale Négativation

Plus en détail

COMMISSION DE LA TRANSPARENCE AVIS. 19 mai 2010

COMMISSION DE LA TRANSPARENCE AVIS. 19 mai 2010 COMMISSION DE LA TRANSPARENCE AVIS 19 mai 2010 AVAXIM 160 U ADULTES, suspension injectable en seringue préremplie. Vaccin de l'hépatite A (inactivé, adsorbé) Boîte de 1 seringue préremplie en verre de

Plus en détail

Hépatite C. Du dépistage au traitement. Questions et réponses à l'usage des patients

Hépatite C. Du dépistage au traitement. Questions et réponses à l'usage des patients Hépatite C Du dépistage au traitement Questions et réponses à l'usage des patients Sommaire Objectifs et mode d utilisation du livret L hépatite C : questions et réponses Généralités Qu est-ce qu une hépatite?...................................

Plus en détail

Co-infection HVB HVC CO-infection VIH HVB et HVC

Co-infection HVB HVC CO-infection VIH HVB et HVC Co-infection HVB HVC CO-infection VIH HVB et HVC Abdelfattah CHAKIB Faculté de médecine et de pharmacie de Casablanca Service des maladies infectieuses, CHU Ibn Rochd 06 61 42 91 64 afchakib@gmail.com

Plus en détail

- 1 /17 - LES HEPATITES. Les modes de contamination par les virus A, B, C, D et E sont:

- 1 /17 - LES HEPATITES. Les modes de contamination par les virus A, B, C, D et E sont: - 1 /17 - LES HEPATITES I/ HEPATITES VIRALES : A/ Hépatites virales aiguës : 1) Mode de contamination : Les modes de contamination par les virus A, B, C, D et E sont: Pour le virus A: contamination oro-fécale.

Plus en détail

LES CAUSES INFECTIEUSES PREDOMINENT. 1) Diagnostic positif. Hémogramme. 2) Diagnostic différentiel

LES CAUSES INFECTIEUSES PREDOMINENT. 1) Diagnostic positif. Hémogramme. 2) Diagnostic différentiel Item ECN Syndromes mononucléosiques N 334 -Syndrome mononucléosique Devant un syndrome mononucléosique, argumenter les principales hypothèses diagnostiques et justifier les Examens complémentaires pertinents

Plus en détail

Traitement des Hépatites Chroniques Virales B et C

Traitement des Hépatites Chroniques Virales B et C Réunion Tunisienne de Consensus Organisée par La Société Tunisienne de Gastro-entérologie Sous l égide de La Société Tunisienne des Sciences Médicales Traitement des Hépatites Chroniques Virales B et C

Plus en détail

CYTOMEGALOVIRUS (CMV)

CYTOMEGALOVIRUS (CMV) CYTOMEGALOVIRUS (CMV) Ce document concerne l'évaluation des risques biologique en milieu de soins. Il est complémentaire du guide EFICATT de l'inrs et a été élaboré puis validé par des médecins du travail

Plus en détail

14 Co-infections par le VIH et les virus des hépatites

14 Co-infections par le VIH et les virus des hépatites 14 Co-infections par le VIH et les virus des hépatites Les co-infections VIH-VHC (virus de l hépatite C) et VIH-VHB/VHD (virus de l hépatite B ou delta) sont devenues les premiers facteurs de co-morbidité

Plus en détail

Le VIH et votre foie

Le VIH et votre foie Le VIH et votre foie Le VIH et votre foie Que dois-je savoir au sujet de mon foie? Votre foie joue un rôle incroyablement important. Il filtre votre sang en éliminant les substances nocives (toxiques)

Plus en détail

Hépatite. du dépistage au traitement. Questions et réponses. L hépatite C Dépistage, clinique, prise en charge et conseils aux patients

Hépatite. du dépistage au traitement. Questions et réponses. L hépatite C Dépistage, clinique, prise en charge et conseils aux patients DOCUMENT À L USAGE DES PATIENTS Également disponible : L hépatite C Dépistage, clinique, prise en charge et conseils aux patients (document à l usage des professionnels de santé) Document édité et diffusé

Plus en détail

Traitement des hépatites virales

Traitement des hépatites virales Traitement des hépatites virales Philippe Sogni Hépato-gatroentérologie gatroentérologie,, Hôpital Cochin et Faculté de Médecine Paris 5 Sogni 1 Hépatite chronique C Sogni 2 Prévalence en France des Ac..

Plus en détail

GRIPPE SAISONNIERE. Place de la vaccination du personnel dans la prévention des épidémies institutionnelles

GRIPPE SAISONNIERE. Place de la vaccination du personnel dans la prévention des épidémies institutionnelles GRIPPE SAISONNIERE Place de la vaccination du personnel dans la prévention des épidémies institutionnelles DR M.A. HUBSCHER Journée régionale EMS 22/11/2012 Le virus grippal Réputé fragile : sensible aux

Plus en détail

GASTRO-ENTEROLOGIE. Variabilité. A des entrées. B des sites anatomiques. C inter-individuelle. D intra-individuelle

GASTRO-ENTEROLOGIE. Variabilité. A des entrées. B des sites anatomiques. C inter-individuelle. D intra-individuelle GASTRO-ENTEROLOGIE Variabilité A des entrées B des sites anatomiques 2 l externe + 2 l interne 15 litres sécrétion-absorption entrée 2 l duodénum 4 l grêle 3 l côlon 0,3 l anus 0,3 l œsophage 10" estomac

Plus en détail

VOUS ÊTES MÉDECIN GÉNÉRALISTE. ON VOUS APPORTE LES CARNETS DE VACCINATION D UNE

VOUS ÊTES MÉDECIN GÉNÉRALISTE. ON VOUS APPORTE LES CARNETS DE VACCINATION D UNE CAS CLINIQUE N 2 VOUS ÊTES MÉDECIN GÉNÉRALISTE. ON VOUS APPORTE LES CARNETS DE VACCINATION D UNE FAMILLE DE 5 : MÈRE ASSISTANTE DE DIRECTION / PÈRE STEWARD AIR FRANCE, LONGS COURRIERS CARAÏBES. 3 ENFANTS

Plus en détail

Institut Supérieur d Ostéopathie de Lille

Institut Supérieur d Ostéopathie de Lille N de Table : ISO2 PATHOLOGIES INFECTIEUSES & NOTIONS D INFECTIOLOGIE 1 ère Session M. MABON 18/06/2013 (Durée : 2h) Partie 1 : QCM (10 questions) sur 20 points Chaque question peut avoir une à 5 réponses

Plus en détail

Questions-réponses sur la vaccination contre l hépatite B

Questions-réponses sur la vaccination contre l hépatite B PROTÉGEONS-NOUS, VACCINONS-NOUS. Questions-réponses sur la vaccination contre l hépatite B Le seul moyen efficace de prévenir cette maladie transmissible est la vaccination de tous les enfants, adolescents

Plus en détail

Avis 20 février 2013

Avis 20 février 2013 COMMISSION DE LA TRANSPARENCE Avis 20 février 2013 PEGASYS 135 microgrammes, solution injectable en seringue préremplie Boîte de 1 (CIP 34009 359 958 1 0) Boîte de 4 (CIP 34009 359 959 8 8) PEGASYS 135

Plus en détail

Je surveille mon hépatite C?

Je surveille mon hépatite C? BROCHURE BLEUE comprendre et m adapter aux différentes situations de la maladie être hépatant5 Je surveille mon hépatite C? comprendre mes examens et leurs résultats Nous voulons informer sur l hépatite

Plus en détail

Marseille 25 octobre 2012 Accompagnement du traitement chez les co-infectés VHC-VIH en pratique

Marseille 25 octobre 2012 Accompagnement du traitement chez les co-infectés VHC-VIH en pratique Marseille 25 octobre 2012 Accompagnement du traitement chez les co-infectés VHC-VIH en pratique Dominique Larrey Service d Hépatogastroenterologie et transplantation Hôpital Saint Eloi CHU Montpellier

Plus en détail

Avis 5 mars 2014. PEGASYS 90 microgrammes, solution injectable 1 seringue pré-remplie en verre de 0,5 ml avec aiguille (CIP : 34009 269 805 1 1)

Avis 5 mars 2014. PEGASYS 90 microgrammes, solution injectable 1 seringue pré-remplie en verre de 0,5 ml avec aiguille (CIP : 34009 269 805 1 1) COMMISSION DE LA TRANSPARENCE Avis 5 mars 2014 PEGASYS 180 microgrammes, solution injectable 1 seringue pré-remplie en verre de 0,5 ml avec aiguille (CIP : 34009 359 960 6 0) 1 stylo pré-rempli de 0,5

Plus en détail

10.4.3 HAHB : vaccin contre l hépatite A et l hépatite B

10.4.3 HAHB : vaccin contre l hépatite A et l hépatite B 10.4.3 : vaccin contre l hépatite A et l hépatite B Composition Un vaccin inactivé combiné contre l hépatite A et l hépatite B est distribué au Canada : Twinrix (GlaxoSmithKline). Les antigènes utilisés

Plus en détail

Hépatite. ses causes ses conséquences sa prévention

Hépatite. ses causes ses conséquences sa prévention Hépatite ses causes ses conséquences sa prévention Hépatite : l essentiel en bref Qu est-ce que l hépatite et quelles sont les conséquences de cette maladie? L hépatite est une inflammation du foie, dont

Plus en détail

Urgences et VIH. V.SCHIFFER Consultation VIH/SIDA Octobre 1999

Urgences et VIH. V.SCHIFFER Consultation VIH/SIDA Octobre 1999 Urgences et VIH V.SCHIFFER Consultation VIH/SIDA Octobre 1999 Physiopathologie Séroconversion VIH Traitements Exposition professionnelle Exposition sexuelle (PEP) Physiopathologie EPIDERME: Cellules de

Plus en détail

VIRUS de la GRIPPE SOMMAIRE

VIRUS de la GRIPPE SOMMAIRE VIRUS de la GRIPPE SOMMAIRE 1 GENERALITES...2 1.1 AGENT PATHOGENE, RESERVOIR, SOURCE... 2 1.2 EPIDEMIOLOGIE GENERALE... 2 1.3 VIABILITE, RESISTANCE PHYSICO-CHIMIQUE... 2 1.4 MODE DE TRANSMISSION INTERHUMAINE

Plus en détail

Vaccins et grossesse Vaccins et immunité. Dr Odile Launay. Centre d Investigation Clinique de vaccinologie Cochin-Pasteur, Hôpital Cochin

Vaccins et grossesse Vaccins et immunité. Dr Odile Launay. Centre d Investigation Clinique de vaccinologie Cochin-Pasteur, Hôpital Cochin Vaccins et grossesse Vaccins et immunité Dr Odile Launay Centre d Investigation Clinique de vaccinologie Cochin-Pasteur, Hôpital Cochin Atelier Vaccins, GERES, 18 mai 2011 COCHIN SAINT-VINCENT DE PAUL

Plus en détail

LIGNES DIRECTRICES CLINIQUES TOUT AU LONG DU CONTINUUM DE SOINS : Objectif de ce chapitre. 6.1 Introduction 86

LIGNES DIRECTRICES CLINIQUES TOUT AU LONG DU CONTINUUM DE SOINS : Objectif de ce chapitre. 6.1 Introduction 86 LIGNES DIRECTRICES CLINIQUES TOUT AU LONG DU CONTINUUM DE SOINS : ÉTABLISSEMENT DE LIENS ENTRE LES PERSONNES CHEZ QUI UN DIAGNOSTIC D INFECTION À VIH A ÉTÉ POSÉ ET LES SERVICES DE SOINS ET DE TRAITEMENT

Plus en détail

Le dépistage des risques en cours de la grossesse

Le dépistage des risques en cours de la grossesse Le dépistage des risques en cours de la grossesse DR : BOUCHOUCHA-H Le plan du cours Introduction Les risques à dépistés et les moyens de dépistage L échographie : Conclusion -iso-immunisation : GR-RH

Plus en détail

Sérologie Maladie de Lyme

Sérologie Maladie de Lyme MÉMENTO DU Sérologie Maladie de Lyme DEFINITION BIOLOGISTE La maladie de Lyme est une anthropozoonose, transmise par piqûre de tiques femelles du genre Ixodes, due à un spirochète, Borrelia burgdorferi.

Plus en détail

Déclaration de conflits d intérêt

Déclaration de conflits d intérêt Déclaration de conflits d intérêt Introduction Cas Clinique 1 Mr X 62 ans ethylotabagique HTA Hypercholestérolémie Découverte d une tuberculose pulmonaire en 2009 Traitement de 6 mois avec observance difficile

Plus en détail

Le virus de l hépatite E

Le virus de l hépatite E Le virus de l hépatite E Annabelle ServantDelmas Centre National de Référence des hépatites B et C et du VIH en transfusion Institut National de la Transfusion Sanguine Le virus de l hépatite E Découverte

Plus en détail

Vaccination dans la gestion du risque infectieux en EHPAD

Vaccination dans la gestion du risque infectieux en EHPAD Vaccination dans la gestion du risque infectieux en EHPAD Journée EHPAD 14 février 2013 Dr Elise Seringe ARLIN Ile de France EHPAD Une population exposée Environnement ouvert vers la communauté Risque

Plus en détail

Les méthodes de diagnostic en virologie

Les méthodes de diagnostic en virologie Les méthodes de diagnostic en virologie Pourquoi faire du diagnostic en virologie? Dons de sang, d organes et de tissus (dépistage obligatoire) Suivi biologique des infections (VIH, VHB, VHC) Mesures prophylactiques

Plus en détail

Note de cadrage Algorithmes de dépistage des hépatites B et C G. Jeanblanc

Note de cadrage Algorithmes de dépistage des hépatites B et C G. Jeanblanc Note de cadrage Algorithmes de dépistage des hépatites B et C G. Jeanblanc Service Evaluation Economique et Santé Publique SOMMAIRE SOMMAIRE... 2 Présentation de la saisine et du thème... 4 I. Introduction...

Plus en détail

Prise en charge du myélome multiple (hors traitement symptomatique) B. Demoré Avril 2011 (MAJ)

Prise en charge du myélome multiple (hors traitement symptomatique) B. Demoré Avril 2011 (MAJ) Prise en charge du myélome multiple (hors traitement symptomatique) B. Demoré Avril 2011 (MAJ) 1 Définition Hémopathie maligne grave d étiologie inconnue caractérisée par la prolifération de plasmocytes

Plus en détail

Vaccin contre l Hépatite A. Points clés

Vaccin contre l Hépatite A. Points clés Vaccin contre l Hépatite A Vaccin contre l Hépatite A Jean-Pierre Bronowicki Hépato-gastroentérologie, CHU de Nancy 54500 Vandoeuvre les Nancy Points clés Du fait de l augmentation de la morbidité et peut

Plus en détail

Cirrhoses et étiologie des cirrhoses (228) Professeur Jean-Pierre ZARSKI Avril 2003 (Mise à jour Mars 2005)

Cirrhoses et étiologie des cirrhoses (228) Professeur Jean-Pierre ZARSKI Avril 2003 (Mise à jour Mars 2005) Pré-Requis : Cirrhoses et étiologie des cirrhoses (228) Professeur Jean-Pierre ZARSKI Avril 2003 (Mise à jour Mars 2005) Clinique : o Diagnostic d'une ascite PCEM2 o Insuffisance hépatocellulaire PCEM2

Plus en détail

HYPERTENSION ARTERIELLE ET GROSSESSE MC AUMONT. 1) L HTA représente la première cause de morbidité et de mortalité périnatales.

HYPERTENSION ARTERIELLE ET GROSSESSE MC AUMONT. 1) L HTA représente la première cause de morbidité et de mortalité périnatales. HYPERTENSION ARTERIELLE ET GROSSESSE MC AUMONT POINTS IMPORTANTS. 1) L HTA représente la première cause de morbidité et de mortalité périnatales. 2) Physiologiquement, la pression artérielle baisse au

Plus en détail

La prise en charge de votre maladie, l hépatite chronique C

La prise en charge de votre maladie, l hépatite chronique C G U I D E - A F F E C T I O N D E L O N G U E D U R É E La prise en charge de votre maladie, l hépatite chronique C Vivre avec une hépatite chronique C Avril 2007 Pourquoi ce guide? Votre médecin traitant

Plus en détail

Dénutrition de la personne âgée en EHPAD

Dénutrition de la personne âgée en EHPAD Dénutrition de la personne âgée en EHPAD CONSTAT DEFINITION DE LA DENUTRITION «La dénutrition est la conséquence d une insuffisance d apport protéique (dénutrition exogène) ou d un hypercatabolisme lié

Plus en détail

Stratégie de dépistage des Hépatites virales B et C Apport des tests rapides. Dr. LAGATHU Gisèle Laboratoire de Virologie CHU Pontchaillou

Stratégie de dépistage des Hépatites virales B et C Apport des tests rapides. Dr. LAGATHU Gisèle Laboratoire de Virologie CHU Pontchaillou Stratégie de dépistage des Hépatites virales B et C Apport des tests rapides Dr. LAGATHU Gisèle Laboratoire de Virologie CHU Pontchaillou Journée du 13 décembre 2012 Virus de l Hépatite B Historique Blumberg

Plus en détail

Recommandations de l AFEF concernant la grippe pour les malades ayant une maladie chronique du foie. Recommandations générales

Recommandations de l AFEF concernant la grippe pour les malades ayant une maladie chronique du foie. Recommandations générales Recommandations de l AFEF concernant la grippe pour les malades ayant une maladie chronique du foie La diversité des étiologies et la variété des traitements utilisés en hépatologie rendent difficile la

Plus en détail

15 - Toxoplasmose congénitale

15 - Toxoplasmose congénitale 15 - Toxoplasmose congénitale 1 Généralités L'infection maternelle est généralement très discrète chez le sujet immunocompétent. Dans 90% des cas, elle est asymptomatique et passe inaperçue. 1.1 Actualités

Plus en détail

Compte rendu d hospitalisation hépatite C. À partir de la IIème année MG, IIIème années MD et Pharmacie

Compte rendu d hospitalisation hépatite C. À partir de la IIème année MG, IIIème années MD et Pharmacie Compte rendu d hospitalisation hépatite C À partir de la IIème année MG, IIIème années MD et Pharmacie ASSISTANCE PUBLIQUE HOPITAUX DE PARIS HOPITAL DU BON SECOURS Service d HEPATHOLOGIE du Professeur

Plus en détail

Décrets, arrêtés, circulaires

Décrets, arrêtés, circulaires Décrets, arrêtés, circulaires TEXTES GÉNÉRAUX MINISTÈRE DE LA SANTÉ ET DES SPORTS Arrêté du 25 juin 2010 modifiant la liste des spécialités pharmaceutiques remboursables aux assurés sociaux NOR : SASS1016264A

Plus en détail

HEPATITE VIRALE B ET GROSSESSE

HEPATITE VIRALE B ET GROSSESSE HEPATITE VIRALE B ET GROSSESSE D r Yannick BACQ Pas de conflit d'intérêt Influence du VHB sur la grossesse et vice versa Influence de l'infection par le VHB sur le déroulement de la grossesse Augmentation

Plus en détail

Le chikungunya dans les Antilles

Le chikungunya dans les Antilles C I R E A N T I L L E S G U Y A N E Le chikungunya dans les Antilles ANTILLES GUYANE Le point épidémiologique N 1 / 214 Situation épidémiologique actuelle à Saint Martin Martinique Guadeloupe Surveillance

Plus en détail

Depuis la découverte des virus de l hépatite A (VHA), puis

Depuis la découverte des virus de l hépatite A (VHA), puis En ligne sur www.larevuedupraticien.fr vidéo son images diaporama animation Épidémiologie des hépatites virales en France Denise Antona, Elisabeth Couturier, Christine Larsen * Ce qui est nouveau Hépatite

Plus en détail

AUGMENTATION DE LA VITESSE DE SEDIMENTATION

AUGMENTATION DE LA VITESSE DE SEDIMENTATION AUGMENTATION DE LA VITESSE DE SEDIMENTATION UNE CONDUITE DIAGNOSTIQUE SIMPLE fibrinogène ou CRP protéinogramme 2 causes à retenir syndrome inflammatoire dysglobulinémie monoclonale Conduite à tenir devant

Plus en détail

Suivi clinique et biologique de l hépatite chronique B sous traitement Traditionnel : COCHLOSPERMUM TINCTORIUM

Suivi clinique et biologique de l hépatite chronique B sous traitement Traditionnel : COCHLOSPERMUM TINCTORIUM MINISTÈRE DE L ENSEIGNEMENTS SUPÉRIEUR ET DE LA REPUBLIQUE DU MALI Un Peuple-Un But-Une Foi RECHERCHE SCIENTIFIQUE ************************ Université de Bamako Année universitaire : 2009-2010 No... Suivi

Plus en détail

Objet : Changements importants relatifs aux épreuves de détection qualitative et quantitative de l ARN du virus de l hépatite C (VHC)

Objet : Changements importants relatifs aux épreuves de détection qualitative et quantitative de l ARN du virus de l hépatite C (VHC) PAR COURRIER ÉLECTRONIQUE Le 29 juillet 203 Aux responsables des laboratoires de microbiologie Aux médecins microbiologistes-infectiologues Aux médecins gastroentérologues et hépatologues Aux assistants-chefs

Plus en détail

Dijon, le 8 Octobre 2009. Grippe A / H1N1 v. Pr Ch. RABAUD

Dijon, le 8 Octobre 2009. Grippe A / H1N1 v. Pr Ch. RABAUD Dijon, le 8 Octobre 2009 Grippe A / H1N1 v Pr Ch. RABAUD On avait prévu Une grippe H5, grave, nous venant des oiseaux et d ASIE Grippe aviaire (1997) : 407 cas ; 256 décès pas de transmission interhumaine

Plus en détail

Aspects microbiologiques de la borréliose de Lyme B. Jaulhac

Aspects microbiologiques de la borréliose de Lyme B. Jaulhac Aspects microbiologiques de la borréliose de Lyme B. Jaulhac Laboratoire associé au Centre National de Référence des Borrelia Laboratoire de Bactériologie Hôpitaux Universitaires de Strasbourg Diagnostic

Plus en détail

Infestation à Toxoplasma gondii, et toxoplamose

Infestation à Toxoplasma gondii, et toxoplamose Fiche technique n 17 2 ème édition Infestation à Toxoplasma gondii, et toxoplamose La toxoplasmose est causée par un parasite qui se multiplie dans l intestin des félidés et dans de nombreuses cellules

Plus en détail