Virus de l hépatite C

Dimension: px
Commencer à balayer dès la page:

Download "Virus de l hépatite C"

Transcription

1 Virus de l hépatite C Dr Dominique Bettinger Laboratoire de Virologie CHU Saint Jacques Besançon Le 17 Avril 2004

2 Historique La transfusion en masse a été à l origine de nbreuses hépatites post-transfusionnelles (HPT). Années 70 : on parle d hépatite «non A-non B» pour désigner les hépatites transmissibles à l homme et au chimpanzé, dûes ni au virus de l hépatite A, ni au virus de l hépatite B flou. Années 80 : Des études ont montré que des chimpanzés infectés avec du plasma de sujet atteint d hépatite NA-NB, développaient une maladie identique à celle de l homme et que cette maladie était d origine virale. En 1989 : CHOO et collaborateurs découvrent le Virus de l hépatite C par isolement partiel et séquençage de son génome accès à de nombreuses informations sur ce virus mystérieux Synthèse des protéines virales correspondant aux séquences synthétisées Nombreuses précisions sur la structure du virus, l expression des protéines virales et les réponses immunologiques développées Mise au point de tests de dépistage sérologiques Ce mode de découverte du VHC par la Biologie Moléculaire = cas singulier dans l histoire des agents infectieux. Mars 1990 : Dépistage systématique des AC anti VHC sur les dons de sang rendu obligatoire, d où diminution importante du risque d hépatite post-transfusionnelle (qui était estimé à près de 10%).

3 Structure du Virus Obstacle majeur à la recherche sur VHC : absence de Σ de culture cellulaire pour étude de la réplication virale et de l infectivité des souches ; absence de modèle animal autre que le chimpanzé Xrs systèmes d expression des protéines virales ou de propagation à l étude : réplicons subgénomiques = constructions gènes des protéines NS du VHC capables de se répliquer en culture cell. grâce à ces protéines souris chimères dont le foie hépatocytes humains infectables / VHC lignée cellulaire hybride hépatocytes humains-cellules Hep-G2 transfectée avec un génome de VHC quasi complet ds les 2 cas, product de particles virus-like observées en µscopie électronique. Organisation génomique similaire aux pesti et flavivirus classé dans la famille des Flaviviridae (genre hepacivirus). Virus enveloppé de 50 à 60 nm de diamètre. ARN simple brin de polarité +, 9600 bases, 1 seul cadre de lecture ouvert, codant pr 1 polyprotéine d 3000 AA qui sera ensuite scindée en protéines (maturation)/ les protéases virales. Capside icosaédrique. Réplication cytoplasmique

4 Génome viral 1 cadre de lecture ouvert unique 9100 nt, codant 10 protéines virales : structurales (capside, enveloppe) et non structurales Extrémité 5 non codante : rôle ds régulation des f virales / une structure en boucle de type IRES (Internal Robosome Entry Site), site de fixation sur le ribosome pour la traduction de la polyprotéine, à cheval sur la région 5 NC et le gène de capside C. Région la plus conservée entre les types de VHC => Importance pour le )g. Région structurale : comporte 3 gènes codant les protéines structurales Gène C : code la protéine de capside ou de core (21 Kd). Protéine de Capside pourrait moduler le MB lipidique cellulaire, car est associée à des gouttelettes lipidiques dans le cytoplasme cellulaire => rôle probable dans l induction de la stéatose hépatocytaire (fréquente lors de l hépatite C). + Rôle de signal de localisation nucléaire ; 1 motif N terminal pourrait interagir spécifiquement avec l ARN viral. Gènes d enveloppe E1, E2 : codent les glycoprotéines transmb de l enveloppe virale E1,E2. - E1 et E2 peuvent former des hétérodimères. Liaison mbranaire par des domaines hydrophobiques => clivage par des peptidases-signal cellulaires contenues dans le RE. Grande variabilité en AA dans la partie N-terminale de la protéine E2 région hypervariable HVR1. HVR1 contient des épitopes neutralisants. Dans cette région, mécanisme de pression immunitaire pouvant aboutir à la sélection de mutants d échappement.

5 Région non structurale : gènes NS 2,3,4,5 codant : Protéine NS2 forme, avec une partie de la protéine NS3, la protéase NS2/3, qui nécessite la présence de zinc pour agir. Protéine NS3 inclut la protéase à sérine, une NTPase (triphosphatase nucléotidique) + activité ARN hélicase. Rôle de NS3 dans le dvpt du carcinome hépatocellulaire (transformation cellulaire et dvpt de tumeur chez la souris nude). Protéine NS4A : cofacteur de l activité NS3 essentielle pour clivage NS3/NS4A, NS4B/NS5A et également pour clivage NS4A/4B et 5A/5B. NS4A : Dirige et stabilise les protéines vers les membranes, sites de protéolyse. IMPORTANT pour le dvpt de thérapeutiques anti VHC (inhibiteurs de protéase NS3). Protéine NS5A : rôle dans le cycle viral? Rôle crucial au cours de l infection. une séquence d AA dans région C terminale (région ISDR) Influence sur sensibilité à l interféron : action ± inhibitrice sur la protéine kinase PKR induite par l interféron (PK : rôle important dans action antivirale de l IFN (phosphorylation du facteur eif-2) => inhibition de l action de l interféron produit au cours de l infection => persistance de l infection virale Protéine NS5B : activité ARN polymérase-arn dépendante, assurant la réplication virale. Cible potentielle d inhibiteurs spécifiques à potentiel thérapeutique. Un site de fixation de l ARN a été identifié sur la séquence de la protéine. Extrémité 3 non codante : 1 région non traduite en 5 ( d 1 souche à l autre) ; 1 région poly-u de L ; 1 région 3 terminale très conservée(région x) : rôle impt dans l initiation de la Σ du brin ARN -, et dans la régulation de la traduction des protéines virales.

6 Région avec structures II et III très repliées (boucles) = site interne d entrée du ribosome fixat des ss-u ribosomales départ de la traduction du cadre de lecture ouvert formation d 1 polyprotéine précurseur unique. IRES maturation Clivage des protéines structurales / protéases cellulaires ; clivage des protéines non structurales / protéases virales NS2, NS3. [génome, Σ ARN - ARN- sert de matrice pour Σ de nombreux brins d ARN + encapsidés et enveloppés génome de virus néoformés nouveaux ARNm Σ de protéines virales dans cytoplasme.

7 Variabilité génétique IMPORTANTE (taux de substitutions : 10-3 / site/an) : car erreurs de réplication/ ARN polymérase virale et absence de système de correction d erreurs. Niveau de en fonction des segments du génome du VHC : * prédomine dans les séquences codant la protéine d enveloppe E2 : présence d une région hypervariable (HVR1) dans la partie 5 de ce domaine * Séquences NS5 et C niveau de variabilité < mais significatif * Par contre, région 5 NC hautement conservée d un isolat à l autre (malgré l ce de certaines mutations en certains sites). importantes des séquences du VHC en f de la provenance. Classement des isolats en types et sous-types, + autres subdivisions en isolats ou quasiespèces taux de divergence de 30, 20, et 10% respectivement : dans un même type génomes avec + de 70 % d homologie dans 1 même sous-type + de 80 % d homologie. actuellement 6 génotypes majeurs (1 à 6) et 14 à 54 sous-types. Répartition géographique de ces types et sous-types est très hétérogène : Type 1b : prévalence importante au Japon et en Europe (<aux USA) Type 1a : prévalence + importante aux USA Type 4 : prédominant en Afrique centrale et au Moyen-Orient Type 5 : en Afrique du Sud Type 6 : à Singapour + extension au Vietnam

8 On constate des génotypes selon le mode de contamination : 1a et 3a + fréquents chez les sujets jeunes et les toxicomanes 1b prédomine chez les sujets + âgés, contaminés par transfusion sanguine ou sans facteur de risque. En Europe : Génotype Transfusion Toxicomanie IV 1b 63% 20% 1a 8% 33% 2a 17% 2% 3a 13% 44% => évolution de la répartition des génotypes depuis Xrs années, avec de la prévalence du type 1b, et glissement vers les types 1a, 3a. Chez un même patient, généralement 1 seul type de virus, mais il peut des coinfections (rares) ou infections mixtes. le virus circule sous forme d un mélange de variants génétiquement (jusqu à 10%), ou quasi-espèces, / mutations spontanées sur le génome pdt la réplication / intensité de la réplication / pressions sélectives (immunitaires, par interaction avec protéines de l hôte) Ceci peut être à l origine : * de la persistance de l infection virale par échappement à la pression immunitaire, * de la résistance au ttt par Interféron (ttt + efficace si répertoire limité, sinon sélection des variants résistants) * du polymorphisme de l infection du fait de la cytopathogénicité des variants

9 Multiplication du virus Molécules réceptrices du VHC sur les cellules : non identifiées Reconnaissance glycoprotéines d enveloppe virales- glycosaminoglycanes à la surface cellulaire + Interaction avec Xrs molécules de surface : tétraspanine CD8I et récepteurs des lipoprotéines de faible densité (LDL)1 Mécanisme des étapes suivantes inconnu. / analogie avec les autres Flavivirus : après endocytose2, génomes viraux libérés dans le cytoplasme 3; décapsidation 4 puis largués dans le cytoplasme servent à la fois d ARNm pour Σ des protéines virales 5 (avec intermédiares de réplication de polarité 6) et de matrices pour la réplication du génome. Puis encapsidation 7, bourgeonnement de la nucléocapside dans le lumière du réticulum endoplasmique où elle s enveloppe 8. Particules virales néoformées excrétées / exocytose 9.

10 Epidémiologie Prévalence -2.5%) : Europe du N, Australie, Amérique du N et de la pointe Sud. Zones de forte endémie : Afrique noire, Amérique du S, Roumanie, Chine Foyers de très forte endémie : Egypte, Bolivie, Congo, Sierra Leone, Mongolie. En Egypte, prévalence peut atteindre 30-40% (campagnes de vaccination massive contre bilharziose avec matériel mal stérilisé) Incidence en France : 5000 à 6000 nouveaux cas/an

11 Epidémiologie (suite) Populations à risque et contamination Contamination par voie parentérale principalement Le risque chez les patients transfusés a chuté considérablement depuis le CT systématique des dons sanguins par diagnostic génomique risque résiduel = 1/ unités distribuées. Principal groupe à risque = usagers de drogues IV prévalence = 80 % (correspond à 70 % des nouveaux cas annuels) Taux de prévalence chez les hémodialysés = 10 à 30% Autres sujets à risque : Hémophiles, transplantés. Contamination nosocomiale : pourrait expliquer la prévalence élevée chez hémodialysés, chez sujets hospitalisés en soins I. acte médico-chirurgical (endoscopies digestives), transfusion ignorée ou oubliée soins dentaires, piercing, tatouage, acupuncture Autres voies : Transmission sexuelle : probable mais faible Transmission materno-fœtale : rare ( 0 à 10%), mais transmission > si la mère est HIV + (20% chez les femmes co-infectées) Transmission intra-familiale : évoquée (partage d objets contondants contaminés) 20 % des cas n ont pas de facteur de risque identifiable.

12 Incubation : 4 à 12 semaines Clinique Hépatite aiguë : anictérique et asymptomatique dans 80% des cas (sinon : asthénie, prurit, ictère). Hépatite aiguë sévère rare, hépatite fulminante n existe pas? 1 er marqueur de l infection = ARN du VHC détectable / PCR 1 semaine après le contage AC anti-vhc deviennent détectables le + svt pendant la phase aiguë, mais la séroconversion n apparaît parfois qu après plusieurs semaines. Fenêtre sérologique 12 semaines en moyenne avec les tests de 3 e génération, mais peut atteindre + de 26 semaines. ALT rapidement avant apparition des signes cliniques mais élévations modérées. Si guérison spontanée (20% des cas), ALT et ARN devient indétectable ; AC anti-vhc mais restent détectables pdt de nbses années. Si l infection devient chronique (80% des cas), ALT peuvent rester élevés ou se normaliser, mais l ARN reste détectable avec possibles négativations transitoires. Donc l hépatite aiguë reste inaperçue dans la plupart des cas et la découverte de l hépatite C est svt fortuite campagnes de dépistages organisées dans de nbx pays. Passage à la chronicité : en relation avec la grande variabilité génétique du virus. Répartition du VHC en quasi espèces échappement à la réponse immune de l hôte.

13 Hépatite chronique : définie / persistance de la réplication virale au-delà de 6 mois après l épisode aigu. Gravité de l hépatite chronique est appréciée d après la biopsie de foie. Paramètres étudiés : degré d inflammation et fibrose établissement de score (Métavir, Knodell ) pour grader l hépatite (peu active : peu de fibrose très active : fibrose extensive) Evolution dépend de cofacteurs : âge du patient Génotype viral (1b maladie + sévère) Infection virale associée (HBV) Déficit immunitaire Et surtout, consommation d alcool. Alternative à la PBF : combinaison de marqueurs de fibrose : α2-macroglobuline, haptoglobine, apolp A1, bilirubine T et α-glutamyl transpeptidase Cirrhose : survient dans 20% des hépatites chroniques. A la biopsie : fibrose extensive + nodules de régénération. Alcool = facteur aggravant ++. Cirrhose terminale = 1ère indication de la transplantation hépatique en France. Carcinome Hépatocellulaire : survient chez 4 à 5% des patients cirrhotiques/an. Pronostic très sombre. Le génome du VHC (ARN)( VHB) n est pas capable de s intégrer dans l ADN chromosomique des C. hépatiques infectées. La carcinogénèse résulterait de la lésion chronique du tissu hépatique induite par la cirrhose (régénération du tissu), et de mécanismes immunitaires.

14 Mécanismes pathogéniques de l Hépatite C C Hépatite C chronique caractérisée / la présence d infiltrats lym portes, svt à proximité des canaux biliaires qui peuvent être lésés. Absence d effet cytolytique direct du virus. Les réponses immunes (en particulier cellulaires) jouent 1 rôle de 1 er plan dans l apparition et l évolution des lésions hépatiques. Immunosuppression induite chez des malades atteints d HCC normalisat des transam.; virémie contrôle de la cytolyse hépatique et de la réplicat virale / réponse immune Levée de l immunosuppression poussée d hépatite La réponse immune intrahépatique spécifique du VHC est associée à 1 forte production intrahépatique de cytokines pro-inflammatoires résultant de l activation prolongée des λ CD4+, CD8+ qui s accumulent au niveau du foie. Les hépatocytes infectés sont la cible des λt cytotoxiques dont l action est médiée / le système granzyme/perforine ( charge virale mais activité cytolytique hépatique). La lyse hépatocytaire est aussi dépendante des cytokines produites / les λ CD4+ de type TH1. Cytokines action loco-régionale sur les hépatocytes infectés mais également non infectés prévient la diffusion du virus mais contribue à la progression des lésions hépatocytaires.

15 Manifestations extrahépatiques : La + fréquemment associée = cryoglobulinémie mixte (30 à 50%), généralement asymptomatique. Rarement, présence d'ig à activité de facteur rhumatoïde donnant : des polyarthrites = cryoglobulinémie clinique avec arthralgies des troubles dermatologiques : Σd de Raynaud, purpura (1 à 5%) rénaux : Glomérulonéphrite neurologiques : neuropathie périphérique (rares mais svt sévères). VHC = agent étiologique principal des cryoglobulinémies de type II et III / formation d immuns complexes stimulation Ag chronique des lympho B prolifération clonale et product ++ de facteur rhumatoïde monoclonal Syndrôme de Gougerot-Sjögren (syndrome sec) : 4 cas au labo récemment (salive et glande salivaires VHC+) Porphyrie cutanée tardive : VHC favoriserait son expression clinique. VHC rôle ds lymphomes malins non-hodgkiniens de bas grade, et peut-être dans la thyroïdite autoimmune et le lichen plan.

16 Diagnostic Dg biologique : VHC = virus peu cytolytique transaminases = critère aléatoire. Mais, on considère que l hépatite est passée au stade chronique si l des transaminases se prolonge au-delà de 6 mois. Dg histologique : Biopsie hépatique diagnostic d hépatite chronique. Témoin = fibrose, elle-même consécutive à l inflammation. Biopsie évalue le degré d activité (lésions nécrotico-inflammatoires), et l ce ou non d une fibrose, à partir du type de lésion. Permet une classification des HC selon le «score» obtenu : Score de Knodell = addition de 4 scores lésionnels : score maxi = 22 nécrose parcellaire nécrose lobulaire inflammation portale fibrose Score Métavir : Le bilan lésionnel doit être maintenant effectué avec ce score, qui prend en compte de façon séparée l activité de l hépatite et la fibrose. corrélation directe entre score de fibrose Métavir et évolutivité de la maladie (degré de progression). Dg sérologique : Détection des AC dirigés contre Ag du VHC / tests immunoenzymatiques. La plupart des patients immunocompétents qui répliquent du VHC sont en AC anti VHC. La valeur de ce test est < chez les patients hémodialysés et immunodéficients (faux -). * Dans l hépatite aiguë, fenêtre entre l infection et la détectabilité des AC = 7 à 8 semaines en moyenne (avec les tests de 3 ème génération) g précoce impossible. Conséquences sur les dons de sang virémiques

17 En cas d'hépatite aiguë : recherche des AC anti-vhc (+ autres causes d'hépatite aiguë). Si bilan négatif, ARN du VHC recherché par PCR si détection + : diagnostic d'hépatite aiguë C la séroconversion qq jours à qq semaines + tard confirmera le diagnostic. Diagnostic d'hépatite chronique C fondé sur détection d'ac anti-vhc recherche d'arn VHC pour confirmer l'existence d une réplication virale. La spécificité des tests, évaluée chez les donneurs de sang, est de 99.4 à 99.9%. Un test Elisa est suffisant pour le dépistage. Si le test est +, il doit être confirmé sur un autre prélèvement par une autre technique Elisa (ou un test ARN (PCR)). Tests de confirmation (immunoblot) inutiles. En transfusion, la législation demandait 1 test Elisa de 3 ème génération ; si +, validation par un immunoblot (= abbération car 25 % de faux +). A partir de Juillet 99, DGV ( g génomique viral) obligatoire sur tous les dons de sang! AC persistent longtemps inutile de répéter les examens La signification des IgM anti-vhc n est pas claire. Détection des Ag de core : permettent de la fenêtre d apparition des AC (donneurs de sang), et donnent une notion de la réplication. Apparition quasisimultanée à l ARN.

18 Hépatite aiguë spontanément résolutive : AC : avant, pendant ou après épisode aigu. Marqueurs de réplication : disparaissent à la guérison. AC peuvent persister toute la vie, progressivement (voire disparaître après Xrs années) Hépatite aiguë évoluant vers la chronicité : AC : avant, pendant ou après épisode aigu. Marqueurs de réplication : persistent toute la vie en l absence de ttt antiviral

19 Tests diagnostiques directs Virus non cultivable + [ ] sanguine faible ( 10 6 virions/ml) amplification génique nécessaire PCR (Technique Monitor Roche automatisée) Sensibilité : 100 cp/ ml pour nouveaux tests Technique TMA (Transcription Mediated Amplification-Bayer) : amplification en isotherme; semi-automatisée, sensibilité : 50 cp/ml. Peu utilisée en technique de routine en virologie. détection d ARN de VHC 1 à 2 semaines après le contage diagnostic précoce reflète directement l état de réplication du virus permet de différencier une hépatite active, récente chez des patients séro+ d une hépatite ancienne en voie de guérison. dépistage des hépatites chroniques chez des patients diagnostic d infection à VHC chez enfants nés de mère VHC+ car persistance des AC maternels parfois jusqu à 15 mois (risque de contam. materno-fœtale <10%) Suivi des patients traités (négativation indique que ttt est efficace) Caractéristiques : VHC = virus à ARN RT-PCR. Génome variable d une souche à l autre d utilisation en routine de trousses commerciales, standardisées (Type Amplicor de Roche)

20 PCR quantitative ou charge virale plasmatique ou virémie: l'arn cible et d 1 std interne = technique Monitor (Roche) (seuil = 1000 copies/ml). Semiautomatisation sur appareil Cobas. Amplification du signal. ADN branché : Quantiplex (Bayer) : seuil = 2500 copies/ml. L OMS a élaboré 1 std de quantification quantifications. Pb de correspondance entre les unités Roche et Bayer. Techniques non utilisées en routine : PCR quantitative en temps système TaqMan, et Light Cycler sensibilité >> ( seuil < 10 copies / ml??) Dans l hépatite chronique : Virémie reste + à tous les stades de la maladie, à des niveaux variables. corrélation entre la Q virale plasmatique et l activité de la maladie. Charge virale pré-thérapeutique = 1 des marqueurs prédictifs indépendants de la réponse au ttt (Q virale faible meilleur taux de réponse au ttt). La réponse aux ttt est évaluée par une PCR qualitative

21 Typage viral : Génotypage : Intérêt impt car sensibilité au ttt selon les types (types 2 et 3 répondent mieux au ttt que les types 1 et 4) intérêt prédictif Analyse d une fraction du génome (5 NC, NS5 ou core) après amplification. Techniques les + utilisées = * hybridation réverse / sondes spécifiques de type ou de sous-type immobilisées sur bandelettes de nitrocellulose (test Inno-LIPA) * Séquençage = méthode + fiable : analyse réelle de la séquence (technique de référence) permet de détecter de nouveaux ss-types. Sérotypage : Détection des AC anti-vhc spécifiques de type, à l aide de peptides synthétiques déduits de la séquence du gène NS4 (Elisa)(Abbott) technique bp moins onéreuse, facile à réaliser ; faisable même chez un patient PCR -. Détection des types mais pas des sous-types (non indispensable); corrélation / génotypage = 90% (acceptable). Mais >20% des souches ne sont pas sérotypables ; limite chez les patients immunodéprimés. Sensibilité très insuffisante. La durée du ttt (6 ou 12 mois) est définie d après le génotype du VHC : Ttt de 12 mois uniquement si type 1. La charge virale est également prédictive de la réponse au ttt.

22 Traitement anti-vhc 75% des hépatites C évoluent vers la chronicité ttt antiviral nécessaire le + précocément possible ; efficacité > si ttt à un stade précoce. Ttt des hépatites aiguës / IFN à forte dose éradication virale quasiment chez tous les patients. Jusqu en 95 : ttt de référence = IFN 3MU, 3X /semaine 15-20% de RVP (5-10% pour génotypes 1b, 30% pour génotypes 2-3 ; la moitié si cirrhose) [1995 : associat à la ribavirine chances de succès X 2 (35% ; facteurs prédictifs id) Pégylation de l IFN 61% de RVP (48% si génotype 1, 88% si génotypes 2-3) + 56% d amélioration histologique. Pégylation ralentit la clairance [ ] plasmatique stable dans le temps avec 1 injection /sem. Traitement de référence = Peg IFN + ribavirine génotypes 1 et 4 : 48 semaines (riba 1000 à 1200 mg/j) (RVP 50% et 60% respectivement) génotypes 2 et 3 : 24 semaines (riba 800 mg/j) Eradication complète possible. On peut maintenant parler de guérison. Ttt de l hépatite aiguë : indiqué. Modalités du ttt (durée, date, mode ) restent discutés. Pourrait être : pegifn seul, puis pegifn + Riba si mauvaise réponse. Ttt de l hépatite C chronique : algorithme de prise de charge thérapeutique (d après Conférence de Consensus : Paris - Février 2002)

23 Hépatite C chronique Génotype 2 ou 3 Génotype 1,4,5 ou 6 Peg-IFN α + ribavirine 800 mg/j x 24 semaines Biopsie hépatique Mauvais pronostic Bon pronostic Si ARN VHC - en fin de ttt et 24 sem après : éradication virale Peg-IFN α + ribavirine mg/j x 48 semaines CV avant - 12 sem. après ttt > 2 log CV avant - 12 sem. après ttt < 2 log Suivi sans ttt Poursuite du ttt 48 sem Arrêt du ttt ou poursuite dans 1 but anti-fibrosant Si ARN VHC - en fin de ttt et 24 sem après : éradication virale

24 Mode d action - Effets secondaires des ttt Interféron : Activité antivirale / activation de la dégradation des ARNm viraux et / blocage de leur traduction inhibit de la synthèse protéique virale Activité antifibrosante Activités immunomodulatrices : - activation de la f macrophagique - de l expression des molécules du systèmes HLA - activité cytotoxique Ribavirine : N agit qu en association. Elle l activation macrophagique inhibition de la réplication virale. Pas d effet additif antiviral sur la réponse initial à. Pourrait agir au niveau du système immunitaire ( des réponses TH1). Elle se concentre sélectivement dans certains types cellulaires comme les GR. Son activité pourrait intervenir au niveau des sites de réplication du VHC. Effets indésirables : Interféron assez mal toléré : Tbles mineurs en début de ttt : Σd pseudo-grippaux, fièvre, myalgies, asthénie et svt : anxiété, irritabilité. Parfois, thrombopénie, bénigne, érythème cutané. Tbles sévères : dépression, délire, tendances suicidaires attention si antécédents psy. Crise d épilepsie, dysthyroïdie, manifestations autoimmunes. Ribavirine : Toxicité sur les globules rouges anémie CI chez les dialysés. Effets indésirables 14% d arrêts de ttt avec IFN seul, 20% en association avec Ribavirine

25 En plein développement : Autres stratégies thérapeutiques Ribavirine moins anémiante (lévovirine) ; ttt anti-fibrosants (anti-oxidants, anti-tnf ) Inhibiteurs de polymérase et de protéase : cible NS3 (protéase) et NS5 (polymérase) Vaccinothérapie : administration de protéine E1 : essais encourageants (dvpt d une réponse humorale spécifique) ARN antisens : séquence complémentaire de l ARNm cible hybridation inhibition de la traduction et de le synthèse de la protéine correspondante (nécessité de très fortes doses risque d hybridation avec ARN cellulaires)

26 Coinfection VIH-VHC Prévalence de l infection à VHC chez les patients VIH + = 25-28%. Mais ++ selon les populations : 6-9% chez homo ou hétérosexuels 84% chez usagers de drogue IV. Parentés entre les 2 virus : mode de transmission, virus à ARN enveloppés Mais grandes ces : VIH = rétrovirus : réplication / synthèse d 1 ADN qui s intègre au génome des cellules cibles. VHC = réplication purement cytoplasmique sans intégration au génome cellulaire VIH et VHC se retrouvent au niveau du foie : au niveau cellules de Küppfer et des cellules endothéliales ; le VHC peut aussi infecter des populations lymphocytaires où le VIH se réplique. Impact du VIH sur le foie : mal connu bien que 1 atteinte du foie et des voies biliaires puisse être 1 des signes d immunodéficience dû au VIH. Impact du VHC sur la maladie à VIH : encore débattu : considéré comme faible. Cependant, le VHC type-1 pourrait aggraver l évolution de l infection à VIH chez les hémophiles co-infectés. VHC restauration immunitaire chez patients sous trithérapie d ARV. Impact du VIH sur maladie à VHC : fort : + grande sévérité des lésions histologiques au foie et évolution + rapide vers cirrhose

27 Prévention Pas de perspective proche de disponibilité d un vaccin préventif. Utilisation de matériel à usage unique chez les toxicomanes IV tout le long de la chaîne de préparation et d injection du matériel Respect des règles d hygiène et de sécurité élémentaires lors de toute procédure médico-chirurgicale invasive + lors des gestes impliquant un risque de contact sang-sang (acupuncture, tatouages, piercing, rasage ). Conclusion Fin

Hépatite chronique B Moyens thérapeutiques

Hépatite chronique B Moyens thérapeutiques Hépatite chronique B Moyens thérapeutiques Dr Olfa BAHRI Laboratoire de Virologie Clinique Institut Pasteur de Tunis INTRODUCTION Plus de 300. 10 6 porteurs chroniques de VHB dans le monde Hépatite chronique

Plus en détail

Hépatite B. Le virus Structure et caractéristiques 07/02/2013

Hépatite B. Le virus Structure et caractéristiques 07/02/2013 Hépatite B Le virus Structure et caractéristiques o o o Famille des Hepadnaviridae Genre orthohepadnavirus Enveloppé, capside icosaédrique, 42 nm 1 Le virus Structure et caractéristiques En microscopie

Plus en détail

HEPATITES VIRALES 22/09/09. Infectieux. Mme Daumas

HEPATITES VIRALES 22/09/09. Infectieux. Mme Daumas HEPATITES VIRALES 22/09/09 Mme Daumas Infectieux Introduction I. Hépatite aigu II. Hépatite chronique III. Les différents types d hépatites A. Hépatite A 1. Prévention de la transmission 2. Vaccination

Plus en détail

L hépatite C pas compliqué! Véronique Lussier, M.D., F.R.C.P.C. Gastroentérologue Hôpital Honoré-Mercier 16 avril 2015

L hépatite C pas compliqué! Véronique Lussier, M.D., F.R.C.P.C. Gastroentérologue Hôpital Honoré-Mercier 16 avril 2015 L hépatite C pas compliqué! Véronique Lussier, M.D., F.R.C.P.C. Gastroentérologue Hôpital Honoré-Mercier 16 avril 2015 Objectifs de la présentation Décrire l évolution clinique et la prise en charge d

Plus en détail

Hépatites virales. Dépistage et suivi, à partir de cas cliniques. Dr Jean-Dominique Poveda Laboratoire Cerba

Hépatites virales. Dépistage et suivi, à partir de cas cliniques. Dr Jean-Dominique Poveda Laboratoire Cerba Hépatites virales Dépistage et suivi, à partir de cas cliniques Dr Jean-Dominique Poveda Laboratoire Cerba Journées de Biologie Clinique Necker Institut Pasteur 2010 Mercredi 20 janvier 20 Difficultés

Plus en détail

Hépatite C une maladie silencieuse..

Hépatite C une maladie silencieuse.. Hépatite C une maladie silencieuse.. F. Bally Centre de Maladies Infectieuses et Epidémiologie Institut Central des Hôpitaux Valaisans Histoire Années 70 Hépatite non-a-non-b = hépatite post-transfusionelle

Plus en détail

Diagnostic virologiques des hépatites virales B et C. H. Barth Laboratoire de Virologie, CHU de Strasbourg

Diagnostic virologiques des hépatites virales B et C. H. Barth Laboratoire de Virologie, CHU de Strasbourg Diagnostic virologiques des hépatites virales B et C H. Barth Laboratoire de Virologie, CHU de Strasbourg Objectifs 1. Connaître pour chaque virus des hépatites la cinétique des marqueurs virologiques

Plus en détail

HEPATITES VIRALES. Dr charaoui Service maladies infectieuses Chu cne

HEPATITES VIRALES. Dr charaoui Service maladies infectieuses Chu cne HEPATITES VIRALES Dr charaoui Service maladies infectieuses Chu cne INTRODUCTION Infections systemiques atteignant preferentiellement le foie Lesions inflammatoires et alterations hepatocytaires 5 virus

Plus en détail

LE VIRUS DE L HEPATITE E O. ROUQUET

LE VIRUS DE L HEPATITE E O. ROUQUET LE VIRUS DE L HEPATITE E O. ROUQUET A Historique L analyse rétrospective de foyers épidémiques d hépatite aiguë non A, non B en Inde laisse supposer l existence d un autre type d hépatite virale. Le virus

Plus en détail

Immunité anti-tumorale

Immunité anti-tumorale Immunité anti-tumorale Professeur M GUENOUNOU Laboratoire d Immunologie & Microbiologie UFR de Pharmacie 51100 REIMS 1- Cellules tumorales - Une tumeur est une prolifération clonale issue d une cellule

Plus en détail

Actualités sur le Virus de l'hépatite C

Actualités sur le Virus de l'hépatite C CBP CHRU Lille Actualités sur le Virus de l'hépatite C 2.0 ANNE GOFFARD UNIVERSITÉ LILLE 2 DROIT ET SANTÉ FACULTÉ DES SCIENCES PHARMACEUTIQUES ET BIOLOGIQUES DE LILLE 2012 Table des matières I - Épidémiologie

Plus en détail

Bonne lecture!! et si vous souhaitez consulter le document de l AFEF dans son intégralité, c est ici

Bonne lecture!! et si vous souhaitez consulter le document de l AFEF dans son intégralité, c est ici Un résumé des recommandations éditées par l AFEF le 1 er juin 2015 Les recommandations de l AFEF vont plus loin que celles de l EASL. Le Pr Victor De Lédinghen, du CHU de Bordeaux, et secrétaire général

Plus en détail

Virus: Virus: Diversité génétique. Diversité génétique et variation antigénique. Virus: Conséquences épidémiologiques et thérapeutiques

Virus: Virus: Diversité génétique. Diversité génétique et variation antigénique. Virus: Conséquences épidémiologiques et thérapeutiques Virus: Diversité génétique et variation antigénique Conséquences épidémiologiques et thérapeutiques M. Segondy Virus: Diversité génétique Virus: Génome + Capside ± Enveloppe 1 Virus: Diversité génétique

Plus en détail

LE SIDA: UNE AFFECTION DU SYSTEME IMMUNITAIRE

LE SIDA: UNE AFFECTION DU SYSTEME IMMUNITAIRE LE SIDA: UNE AFFECTION DU SYSTEME IMMUNITAIRE Introduction: Le SIDA, ou syndrome immunodéficience acquise, est une maladie due à un virus, le virus de l'immunodéficience humaine ou VIH (HIV: Human Immunodeficiency

Plus en détail

Hépatite = inflammation du foie. Pr Bronowicki CHU Nancy - 17.11.2011 Conférence mensuelle - section de Forbach

Hépatite = inflammation du foie. Pr Bronowicki CHU Nancy - 17.11.2011 Conférence mensuelle - section de Forbach Hépatite = inflammation du foie Pr Bronowicki CHU Nancy - 17.11.2011 Conférence mensuelle - section de Forbach 1 Hépatites virales chroniques 2 Histoire naturelle Hépatite aiguë Guérison Hépatite chronique

Plus en détail

Hépatite C. Fraction LDL VLP. Flaviviridae Hepacivirus ssrna (+), 1 segment enveloppe + VLP. VLP délipidées. Virions libres avec enveloppe

Hépatite C. Fraction LDL VLP. Flaviviridae Hepacivirus ssrna (+), 1 segment enveloppe + VLP. VLP délipidées. Virions libres avec enveloppe Fraction LDL VLP Hépatite C Flaviviridae Hepacivirus ssrna (+), 1 segment enveloppe + VLP VLP délipidées Virions libres avec enveloppe André P. et al.,j Virol 76 (2002) 6919 Petit M-A et al., Virology

Plus en détail

Thérapeutique anti-vhc et travail maritime. O. Farret HIA Bégin

Thérapeutique anti-vhc et travail maritime. O. Farret HIA Bégin Thérapeutique anti-vhc et travail maritime O. Farret HIA Bégin Introduction «L hépatite C est une maladie le plus souvent mineure, mais potentiellement cancérigène, qu on peut ne pas traiter et surveiller

Plus en détail

La vaccination contre le VHB à l heure du consensus. Ariane Chryssostalis Service d hépatogastroentérologie Hopital Cochin

La vaccination contre le VHB à l heure du consensus. Ariane Chryssostalis Service d hépatogastroentérologie Hopital Cochin La vaccination contre le VHB à l heure du consensus Ariane Chryssostalis Service d hépatogastroentérologie Hopital Cochin Pourquoi vacciner? Epidémiologie du VHB 370.000.000 de porteurs chroniques du VHB

Plus en détail

Y a-t-il une place pour un vaccin thérapeutique contre l hépatite B? H. Fontaine, Unité d Hépatologie Médicale, Hôpital Cochin

Y a-t-il une place pour un vaccin thérapeutique contre l hépatite B? H. Fontaine, Unité d Hépatologie Médicale, Hôpital Cochin Y a-t-il une place pour un vaccin thérapeutique contre l hépatite B? H. Fontaine, Unité d Hépatologie Médicale, Hôpital Cochin Objectifs thérapeutiques Inhibition de la réplication virale Négativation

Plus en détail

Diagnostic des Hépatites virales B et C. P. Trimoulet Laboratoire de Virologie, CHU de Bordeaux

Diagnostic des Hépatites virales B et C. P. Trimoulet Laboratoire de Virologie, CHU de Bordeaux Diagnostic des Hépatites virales B et C P. Trimoulet Laboratoire de Virologie, CHU de Bordeaux Diagnostic VHC Dépistage: pourquoi? Maladie fréquente (Ac anti VHC chez 0,84% de la population soit 367 055

Plus en détail

Surveillance des patients VHC non traités. Julia ATTALI 15/12/2012

Surveillance des patients VHC non traités. Julia ATTALI 15/12/2012 Surveillance des patients VHC non traités Julia ATTALI 15/12/2012 Patients non traités Absence d indication au traitement: patients F0/F1 Echec traitement Contre-indication au traitement Refus du patient

Plus en détail

GINGIVO-STOMATITES HERPETIQUES: Quels prélèvements et quelles techniques?

GINGIVO-STOMATITES HERPETIQUES: Quels prélèvements et quelles techniques? GINGIVO-STOMATITES HERPETIQUES: Quels prélèvements et quelles techniques? Dr C. ZANDOTTI Laboratoire de Virologie du Pr D. Raoult CHU Timone, Marseille. Virus herpes simplex (HSV) Virus strictement humain,

Plus en détail

Christian TREPO, MD, PhD

Christian TREPO, MD, PhD PEG INTERFERON MONOTHERAPI E Christian TREPO, MD, PhD Unmet medical needs in chronic HBV infection Inhibition of viral replication Normalisation of ALT Improvement in liver necroinflammation Improvement

Plus en détail

Généralités sur les virus Structure, Réplication, Évolution

Généralités sur les virus Structure, Réplication, Évolution Généralités sur les virus Structure, Réplication, Évolution Les virus sont des microorganismes de très petite taille, 20 à 300 nanomètres, 100 fois plus petit qu une bactérie, non visibles en microscopie

Plus en détail

Traitements de l hépatite B

Traitements de l hépatite B Traitements de l hépatite B S Matheron Service des maladies infectieuses et tropicales A Hôpital Bichat-Claude Bernard Virus de l hépatite B: histoire naturelle Contage Hépatite aigüe 70% asymptomatique

Plus en détail

C N (1,2), MA (1), X (1), G (1), M (1), T (1), C (2), P (3), M (4), V (1,5), JP (1,5), PN. (1), E

C N (1,2), MA (1), X (1), G (1), M (1), T (1), C (2), P (3), M (4), V (1,5), JP (1,5), PN. (1), E Caractérisation phénotypique et rôle des lymphocytes T régulateurs intra- hépatiques au cours de l hépatite chronique virale C N Sturm (1,2), MA Thélu (1), X Camous (1), G Dimitrov (1), M Ramzan (1), T

Plus en détail

TRANSMISSION DES VIRUS ET CYCLE DE MULTIPLICATION

TRANSMISSION DES VIRUS ET CYCLE DE MULTIPLICATION TRANSMISSION DES VIRUS ET CYCLE DE MULTIPLICATION II. 1 Généralités II.2 Transmission des Virus II.3 Grandes étapes de Cycle de Multiplication Attachement Pénétration Réplication Libération II. 1 Généralités

Plus en détail

Hépatites virales. Anomalies biologiques chez un sujet asymptomatique (83) A. Gerolami Janvier 2006

Hépatites virales. Anomalies biologiques chez un sujet asymptomatique (83) A. Gerolami Janvier 2006 Hépatites virales. Anomalies biologiques chez un sujet asymptomatique (83) A. Gerolami Janvier 2006 1. Hépatites virales : étude clinique 1.1. Hépatite aiguë 1.1.1. Forme typique C est la forme clinique

Plus en détail

Co-infection HVB HVC CO-infection VIH HVB et HVC

Co-infection HVB HVC CO-infection VIH HVB et HVC Co-infection HVB HVC CO-infection VIH HVB et HVC Abdelfattah CHAKIB Faculté de médecine et de pharmacie de Casablanca Service des maladies infectieuses, CHU Ibn Rochd 06 61 42 91 64 afchakib@gmail.com

Plus en détail

Profil d expression des micro ARNs hépatiques associés à la réponse virologique prolongée chez des patients atteints d hépatite chronique C

Profil d expression des micro ARNs hépatiques associés à la réponse virologique prolongée chez des patients atteints d hépatite chronique C Profil d expression des micro ARNs hépatiques associés à la réponse virologique prolongée chez des patients atteints d hépatite chronique C E. Estrabaud 1, I. Bièche 2, M. Lapalus 1, S. de Muynck 1, M.

Plus en détail

ABREGE D HEPATO-GASTRO-ETROLOGIE- 2ème édition - Partie «Connaissances» - Octobre 2012 par la CDU-HGE - Editions Elsevier-Masson

ABREGE D HEPATO-GASTRO-ETROLOGIE- 2ème édition - Partie «Connaissances» - Octobre 2012 par la CDU-HGE - Editions Elsevier-Masson Chapitre 4 : Item 83 Hépatites virales. Anomalies biologiques hépatiques chez un sujet asymptomatique I. Généralités II. Virus de l hépatite A III. Virus de l hépatite B IV. Virus de l hépatite C V. Virus

Plus en détail

Marseille 25 octobre 2012 Accompagnement du traitement chez les co-infectés VHC-VIH en pratique

Marseille 25 octobre 2012 Accompagnement du traitement chez les co-infectés VHC-VIH en pratique Marseille 25 octobre 2012 Accompagnement du traitement chez les co-infectés VHC-VIH en pratique Dominique Larrey Service d Hépatogastroenterologie et transplantation Hôpital Saint Eloi CHU Montpellier

Plus en détail

Place de l interféron dans le traitement de l hépatite B chez le patient co-infecté VIH

Place de l interféron dans le traitement de l hépatite B chez le patient co-infecté VIH Place de l interféron dans le traitement de l hépatite B chez le patient co-infecté VIH Lionel PIROTH CHU Dijon, Université de Bourgogne Tours juin 2012 Un problème? VIH-VHB Piroth L et al, J Hepatol,

Plus en détail

LISTE DES ACTES ET PRESTATIONS - AFFECTION DE LONGUE DURÉE HÉPATITE CHRONIQUE B

LISTE DES ACTES ET PRESTATIONS - AFFECTION DE LONGUE DURÉE HÉPATITE CHRONIQUE B LISTE DES ACTES ET PRESTATIONS - AFFECTION DE LONGUE DURÉE HÉPATITE CHRONIQUE B Actualisation février 2009 Ce document est téléchargeable sur www.has-sante.fr Haute Autorité de santé Service communication

Plus en détail

Hépatite C, les nouveaux traitements

Hépatite C, les nouveaux traitements Hépatite C, les nouveaux traitements Dr Ghassan Riachi CHU de Rouen QDN 2014 Revue de presse p L hépatite C est une maladie curable Peginterferon + DAAs 2011 Standard Interferon 1991 + Ribavirin 1998 2001

Plus en détail

Dossier de Presse L hépatite B -Mieux la connaître pour mieux la traiter-

Dossier de Presse L hépatite B -Mieux la connaître pour mieux la traiter- Dossier de Presse L hépatite B -Mieux la connaître pour mieux la traiter- Largement débattue au cours du XII ème congrès de Gastroentérologie, tenu ce week end, l hépatite B mérite d être mieux connue

Plus en détail

Diagnostic Virologique du VIH

Diagnostic Virologique du VIH Diagnostic Virologique du VIH Pr S. Fafi-Kremer Institut de Virologie, CHU de Strasbourg Séminaire de Formation Jeudi 14 Novembre 2013 1 Objectifs Comprendre la cinétique des marqueurs de l infection par

Plus en détail

COMMISSION DE LA TRANSPARENCE AVIS DE LA COMMISSION. 10 octobre 2001

COMMISSION DE LA TRANSPARENCE AVIS DE LA COMMISSION. 10 octobre 2001 COMMISSION DE LA TRANSPARENCE AVIS DE LA COMMISSION 10 octobre 2001 VIRAFERONPEG 50 µg 80 µg 100 µg 120 µg 150 µg, poudre et solvant pour solution injectable B/1 B/4 Laboratoires SCHERING PLOUGH Peginterféron

Plus en détail

Institut Supérieur d Ostéopathie de Lille

Institut Supérieur d Ostéopathie de Lille N de Table : ISO2 PATHOLOGIES INFECTIEUSES & NOTIONS D INFECTIOLOGIE 1 ère Session M. MABON 18/06/2013 (Durée : 2h) Partie 1 : QCM (10 questions) sur 20 points Chaque question peut avoir une à 5 réponses

Plus en détail

Les médicaments de la grippe Ahmed Ghoubontini Service de Maladies Infectieuses CHU La Rabta Tunis

Les médicaments de la grippe Ahmed Ghoubontini Service de Maladies Infectieuses CHU La Rabta Tunis Les médicaments de la grippe Ahmed Ghoubontini Service de Maladies Infectieuses CHU La Rabta Tunis Introduction Les virus de la grippe sont des virus «instables». Les virus actuellement en circulation

Plus en détail

Diagnostic et suivi virologique des hépatites virales B et C. Marie-Laure Chaix Virologie Necker

Diagnostic et suivi virologique des hépatites virales B et C. Marie-Laure Chaix Virologie Necker Diagnostic et suivi virologique des hépatites virales B et C Marie-Laure Chaix Virologie Necker OUTILS DIAGNOSTIQUES VHC Transaminases Recherche des Anticorps! Tests indirects - Anticorps! ELISA! RIBA

Plus en détail

La maladie de Lyme chronique existe-t-elle? D. Christmann

La maladie de Lyme chronique existe-t-elle? D. Christmann La maladie de Lyme chronique existe-t-elle? D. Christmann Borréliose de Lyme Borrelia burgdorferi stricto sensu, B. afzelii, B. garinii, B. spielmanii, B. valaisiana Eléments de physiopathologie inoculation

Plus en détail

Traitement des hépatites h chroniques virales B et C

Traitement des hépatites h chroniques virales B et C Traitement des hépatites h chroniques virales B et C Dr Joanna POFELSKI Service d hépatod pato-gastroentérologierologie CH d Annecyd Particularités? Virus hépatotropes / cytopathogènes : lésions hépatiques

Plus en détail

Item 83 : Hépatites virales. Anomalies biologiques hépatiques chez un sujet asymptomatique

Item 83 : Hépatites virales. Anomalies biologiques hépatiques chez un sujet asymptomatique Item 83 : Hépatites virales. Anomalies biologiques hépatiques chez un sujet asymptomatique Date de création du document 2008-2009 Table des matières 1 Généralités... 1 1. 1 Diagnostic... 1 1. 2 Conduite

Plus en détail

Transmission nosocomiale des entérovirus :

Transmission nosocomiale des entérovirus : Transmission nosocomiale des entérovirus : Intérêt du diagnostic moléculaire rapide associé au génotypage prospectif Enseignement à propos d une observation Audrey MIRAND EA3843 Laboratoire de Virologie

Plus en détail

VHB : pas directement cytopathogène!

VHB : pas directement cytopathogène! Hépatite B VHB : pas directement cytopathogène! Réactions immunologiques > effet cytopathogène L intensité du conflit entre le VHB et les défenses immunitaires de l hôte détermine la gravité de l infection

Plus en détail

MANIFESTATIONS SYSTEMIQUES DES INFECTIONS PAR LE VIRUS DE L HEPATITE C Dr. Fatma BOUSSEMA, Dr Lilia ROKBANI

MANIFESTATIONS SYSTEMIQUES DES INFECTIONS PAR LE VIRUS DE L HEPATITE C Dr. Fatma BOUSSEMA, Dr Lilia ROKBANI MANIFESTATIONS SYSTEMIQUES DES INFECTIONS PAR LE VIRUS DE L HEPATITE C Dr. Fatma BOUSSEMA, Dr Lilia ROKBANI Le virus C est associé à des manifestations extra-hépatiques d origine immunologique. Certaines

Plus en détail

Le virus de l hépatite E

Le virus de l hépatite E Le virus de l hépatite E Annabelle ServantDelmas Centre National de Référence des hépatites B et C et du VIH en transfusion Institut National de la Transfusion Sanguine Le virus de l hépatite E Découverte

Plus en détail

Chapitre 7 : IMMUNOLOGIE

Chapitre 7 : IMMUNOLOGIE Chapitre 7 : IMMUNOLOGIE (*) Introduction Définition : SYSTEME IMMUNITAIRE (SI) : C est un ensemble d organes, de cellules et de tissus dont la fonction est la défense du corps humain, c est à dire le

Plus en détail

LES HEPATITES VIRALES

LES HEPATITES VIRALES LES HEPATITES VIRALES Infect virales atteignant préférentiellement le foie avec lés inflammatoires, altérat hépatocytaire (cytolsye hépatique) et élévat des transaminases. Etiolo gie Transm ission Contam

Plus en détail

ACTUALITES EN HEPATO-GASTRO- ENTEROLOGIE

ACTUALITES EN HEPATO-GASTRO- ENTEROLOGIE ACTUALITES EN HEPATO-GASTRO- ENTEROLOGIE Dr Bernard WILLEMIN Hépato-Gastro-Entérologue CHG Haguenau Dr Pierre OSWALD Radiologie CHG Haguenau MESSAGE SONORE DU DR BERNARD WILLEMIN NOUS EXPLIQUANT QUELS

Plus en détail

Stratégies de dépistage biologique des hépatites virales B et C

Stratégies de dépistage biologique des hépatites virales B et C RECOMMANDATION EN SANTÉ PUBLIQUE Stratégies de dépistage biologique des hépatites virales B et C Synthèse avis des groupes de travail et de lecture Et recommandation de la HAS mars 2011 sur La synthèse

Plus en détail

Les hépatites virales chroniques B et C

Les hépatites virales chroniques B et C Les hépatites virales chroniques B et C www.aqodad.ma Service d hépato-gastroentérologie CHU HASSAN II; Fès 6èmes journées médicales d Al Hoceima; Le 28 09 2013 1 Introduction Problème majeur de santé

Plus en détail

Les virus dans les aliments : un nouveau défi pour les laboratoires de microbiologie

Les virus dans les aliments : un nouveau défi pour les laboratoires de microbiologie : un nouveau défi pour les laboratoires de microbiologie Véronique ZULIANI, Institut de la Filière Porcine Jean Christophe Augustin, ENVA, ASA Qu est ce qu un virus? Microorganisme de 15 à 40 nm Environ

Plus en détail

Épidémiologie de l infection l par le VHC dans le monde. Prévalence de la séropositivité VHC en France. Analyse multivariée e = facteurs significatifs

Épidémiologie de l infection l par le VHC dans le monde. Prévalence de la séropositivité VHC en France. Analyse multivariée e = facteurs significatifs Épidémiologie de l infection l par le VHC dans le monde 150 millions de sujets porteurs chroniques Prévalence entre 0,1 et 5 % selon les pays 5 millions en Europe de l Ouestl En Europe, le VHC est responsable

Plus en détail

GUIDE AFFECTION DE LONGUE DURÉE. Hépatite Chronique C

GUIDE AFFECTION DE LONGUE DURÉE. Hépatite Chronique C GUIDE AFFECTION DE LONGUE DURÉE Hépatite Chronique C Mai 2006 Ce guide médecin est téléchargeable sur www.has-sante.fr Haute Autorité de santé Service communication 2 avenue du Stade de France F 93218

Plus en détail

Maladies auto-immunes du foie

Maladies auto-immunes du foie Maladies auto-immunes du foie Ouvrage réalisé sous la direction du Docteur Bach-Nga PHAM Ce cahier de formation est dédié à Annie, Catherine, Geneviève, Myrtha, Ouiza, Patricia et Régine 3 SOMMAIRE CHAPITRE

Plus en détail

Etude du transcriptome et du protéome en Neurooncologie

Etude du transcriptome et du protéome en Neurooncologie Etude du transcriptome et du protéome en Neurooncologie Principes, aspects pratiques, applications cliniques François Ducray Neurologie Mazarin, Unité Inserm U711 Groupe hospitalier Pitié-Salpêtrière Etude

Plus en détail

Aspects microbiologiques de la borréliose de Lyme B. Jaulhac

Aspects microbiologiques de la borréliose de Lyme B. Jaulhac Aspects microbiologiques de la borréliose de Lyme B. Jaulhac Laboratoire associé au Centre National de Référence des Borrelia Laboratoire de Bactériologie Hôpitaux Universitaires de Strasbourg Diagnostic

Plus en détail

Mise en évidence des agents infectieux par Biologie Moléculaire

Mise en évidence des agents infectieux par Biologie Moléculaire UE de l agent infectieux à l hôte Janvier 2012 Mise en évidence des agents infectieux par Biologie Moléculaire Dr Isabelle GARRIGUE Laboratoire de Virologie Professeur FLEURY isabelle.garrigue@chu-bordeaux.fr

Plus en détail

Infestation à Toxoplasma gondii, et toxoplamose

Infestation à Toxoplasma gondii, et toxoplamose Fiche technique n 17 2 ème édition Infestation à Toxoplasma gondii, et toxoplamose La toxoplasmose est causée par un parasite qui se multiplie dans l intestin des félidés et dans de nombreuses cellules

Plus en détail

Les méthodes de diagnostic en virologie

Les méthodes de diagnostic en virologie Les méthodes de diagnostic en virologie Pourquoi faire du diagnostic en virologie? Dons de sang, d organes et de tissus (dépistage obligatoire) Suivi biologique des infections (VIH, VHB, VHC) Mesures prophylactiques

Plus en détail

Techniques Immunologiques appliquées au diagnostic

Techniques Immunologiques appliquées au diagnostic Département de Biologie Laboratoire de Biochimie - Immunologie Université Mohammed V-Agdal Faculté des Sciences Filière SVI Semestre 4 (S4) 2004-2005 Module de Biologie Humaine M 16.1 Élément d Immunologie

Plus en détail

Compte rendu d hospitalisation hépatite C. À partir de la IIème année MG, IIIème années MD et Pharmacie

Compte rendu d hospitalisation hépatite C. À partir de la IIème année MG, IIIème années MD et Pharmacie Compte rendu d hospitalisation hépatite C À partir de la IIème année MG, IIIème années MD et Pharmacie ASSISTANCE PUBLIQUE HOPITAUX DE PARIS HOPITAL DU BON SECOURS Service d HEPATHOLOGIE du Professeur

Plus en détail

Dépister oui! Qui? Pourquoi? V Baclet SUMIV/CIDDIST CH Tourcoing 22 octobre 2013 Journée régionale, prévention VIH, hépatites IST (COREVIH)

Dépister oui! Qui? Pourquoi? V Baclet SUMIV/CIDDIST CH Tourcoing 22 octobre 2013 Journée régionale, prévention VIH, hépatites IST (COREVIH) Dépister oui! Qui? Pourquoi? V Baclet SUMIV/CIDDIST CH Tourcoing 22 octobre 2013 Journée régionale, prévention VIH, hépatites IST (COREVIH) * Qu est ce qu une IST? Infection Sexuellement Transmissible

Plus en détail

CONDUITE A TENIR DEVANT UNE PATIENTE antigène HBs + PENDANT LA GROSSESSE

CONDUITE A TENIR DEVANT UNE PATIENTE antigène HBs + PENDANT LA GROSSESSE Communauté Périnatale de l Agglomération Versaillaise Association Loi 1901 n 0784014641 29 rue de Versailles 78150 Le Chesnay Tel : 01 39 43 12 04 Web : www.nat78.com email: cpav@medical78.com CONDUITE

Plus en détail

Traitement de l hépatite C: données récentes

Traitement de l hépatite C: données récentes Traitement de l hépatite C: données récentes J.-P. BRONOWICKI (Vandœuvre-lès-Nancy) Tirés à part : Jean-Pierre Bronowicki Service d Hépatogastroentérologie, CHU de Nancy, 54500 Vandœuvre-lès-Nancy. Le

Plus en détail

Que faire pour mieux préciser la nature et la répartition des anomalies

Que faire pour mieux préciser la nature et la répartition des anomalies Homme 60 ans. Pas d ATCD. Origine française; vit au Gabon. Découverte récente d une infection VIH avec immunodépression sévère (CD4+ à 50/mm3) Pancytopénie et fièvre Scanner initial. Quels sont les éléments

Plus en détail

Asthénie, ictère d aggravation progressive depuis 2014, prurit, quelques angiomes stellaires

Asthénie, ictère d aggravation progressive depuis 2014, prurit, quelques angiomes stellaires Patiente de 43 ans ATCD : tabagisme sevré 2003, G3P2 Asthénie, ictère d aggravation progressive depuis 2014, prurit, quelques angiomes stellaires Biologie : Cytolyse, cholestase ALAT, ASAT 80, GGT 107,

Plus en détail

HépatiteC n 7. Hépatite chronique B : onseil. quelques notions pour mieux connaître ma maladie

HépatiteC n 7. Hépatite chronique B : onseil. quelques notions pour mieux connaître ma maladie HépatiteC n 7 onseil Ma maladie Mon traitement Ma vie sociale Hépatite chronique B : quelques notions pour mieux connaître ma maladie Sommaire Après plusieurs prises de sang, mon médecin me confirme que

Plus en détail

GASTRO-ENTEROLOGIE. Variabilité. A des entrées. B des sites anatomiques. C inter-individuelle. D intra-individuelle

GASTRO-ENTEROLOGIE. Variabilité. A des entrées. B des sites anatomiques. C inter-individuelle. D intra-individuelle GASTRO-ENTEROLOGIE Variabilité A des entrées B des sites anatomiques 2 l externe + 2 l interne 15 litres sécrétion-absorption entrée 2 l duodénum 4 l grêle 3 l côlon 0,3 l anus 0,3 l œsophage 10" estomac

Plus en détail

RECOMMANDATIONS AUX MEDECINS ET AUX PATIENTS CONCERNANT L HéPATITE C

RECOMMANDATIONS AUX MEDECINS ET AUX PATIENTS CONCERNANT L HéPATITE C CONSEIL SUPERIEUR D HYGIENE Section des Maladies Transmissibles Président: Dr Robert HEMMER Service National des Maladies Infectieuses Secrétaire: Dr Pierrette HUBERTY-KRAU Division de l Inspection Sanitaire

Plus en détail

Place des anticorps monoclonaux dans la prise

Place des anticorps monoclonaux dans la prise Place des anticorps monoclonaux dans la prise en charge des hémopathies malignes Bases fondamentales et mécanismes d action des anticorps monoclonaux Aliénor Xhaard Association des Internes en Hématologie

Plus en détail

Vaccination contre l hépatite B des personnes vivant avec le VIH

Vaccination contre l hépatite B des personnes vivant avec le VIH Vaccination contre l hépatite B des personnes vivant avec le VIH Odile Launay CIC de vaccinologie Cochin Pasteur Hôpital Cochin, Paris 6 ème journée de vaccinologie clinique JG Guillet Mardi 4 juin 2013

Plus en détail

Le Comité Scientifique a traité les questions suivantes : «Association reconnue d utilité publique» - 1 -

Le Comité Scientifique a traité les questions suivantes : «Association reconnue d utilité publique» - 1 - - 1 - Prise de position de l'association Française pour l'etude du Foie (AFEF) sur les trithérapies (Peg-IFN + ribavirine + inhibiteur de protéase) dans la prise en charge des malades atteints d'hépatite

Plus en détail

IMMUNOLOGIE - EXERCICES TYPE II-2 OBLIGATOIRE

IMMUNOLOGIE - EXERCICES TYPE II-2 OBLIGATOIRE IMMUNOLOGIE - EXERCICES TYPE II-2 OBLIGATOIRE SUJET 1 La phase symptomatique du sida est caractérisée par un taux très faible de lymphocytes T cytotoxiques et de lymphocytes T4. Les patients qui rentrent

Plus en détail

HVC CHRONIQUE MOYENS THERAPEUTIQUES ET BILAN PRE-THERAPEUTIQUE CHAKIB MARRAKCHI. http://www.infectiologie.org.tn

HVC CHRONIQUE MOYENS THERAPEUTIQUES ET BILAN PRE-THERAPEUTIQUE CHAKIB MARRAKCHI. http://www.infectiologie.org.tn HVC CHRONIQUE MOYENS THERAPEUTIQUES ET BILAN PRE-THERAPEUTIQUE CHAKIB MARRAKCHI LES MOYENS THERAPEUTIQUES Les interférons La ribavirine Les nouveaux produits INTERFERONS 1957: activité antivirale Interférence

Plus en détail

HEPATITES VIRALES CHRONIQUES ET AIGUES

HEPATITES VIRALES CHRONIQUES ET AIGUES HEPATITES VIRALES CHRONIQUES ET AIGUES INFORMATIONS Pré-requis : Durée de l'item : Auteur(s) : Professeur Louis Buscail (mail : ) Objectifs : RAPPEL : LE DIAGNOSTIC D HEPATITE CHRONIQUE La fréquence de

Plus en détail

Borréliose de Lyme : démarches diagnostiques, thérapeutiques et préventives. Paris, 13 décembre 2006

Borréliose de Lyme : démarches diagnostiques, thérapeutiques et préventives. Paris, 13 décembre 2006 Borréliose de Lyme : démarches diagnostiques, thérapeutiques et préventives Paris, 13 décembre 2006 Quatre questions Question 1 - Sur quels éléments cliniques et épidémiologiques faut-il évoquer le diagnostic

Plus en détail

Données épidémiologiques sur l infection à VIH/sida 1 er décembre 2009 Institut de Veille Sanitaire

Données épidémiologiques sur l infection à VIH/sida 1 er décembre 2009 Institut de Veille Sanitaire Données épidémiologiques sur l infection à VIH/sida 1 er décembre 2009 Institut de Veille Sanitaire Dossier de presse du 27 novembre 2009 En plus des données concernant les découvertes de séropositivité

Plus en détail

VHB: Structure du virus

VHB: Structure du virus Hépatite B VHB: Structure du virus Hepadnaviridae Virus enveloppé, capside icosaédrique, ADN partiellement double brin Particule de Danes (42nm) Particules infectieuses cohabitant avec autres structures

Plus en détail

Maladies auto-immunes

Maladies auto-immunes Perturbation des mécanismes de sélection des lymphocytes 1 Perturbation des mécanismes d apoptose Maladies auto-immunes Anomalie de la régulation du système immunitaire Réseau des cytokines Réseau idiotypique

Plus en détail

Dissémination du SRAS Novembre 2002 Février 2003

Dissémination du SRAS Novembre 2002 Février 2003 SRAS: Aspects virologiques et prévention Dr Olfa BAHRI Laboratoire de Virologie Clinique Institut Pasteur de Tunis Introduction ti SRAS = Syndrome Respiratoire Aigu Sévère = Pneumonie atypique sévère 1

Plus en détail

IMMUNOLOGIE. La spécificité des immunoglobulines et des récepteurs T. Informations scientifiques

IMMUNOLOGIE. La spécificité des immunoglobulines et des récepteurs T. Informations scientifiques IMMUNOLOGIE La spécificité des immunoglobulines et des récepteurs T Informations scientifiques L infection par le VIH entraîne des réactions immunitaires de l organisme qui se traduisent par la production

Plus en détail

Ariane MALLAT. Tabac, cannabis et foie

Ariane MALLAT. Tabac, cannabis et foie Ariane MALLAT Tabac, cannabis et foie Connaître le rôle du tabac et du cannabis dans le développement de la fibrose Savoir l évaluer Connaître les conséquences pratiques chez un malade porteur d une hépatopathie

Plus en détail

Objet : Changements importants relatifs aux épreuves de détection qualitative et quantitative de l ARN du virus de l hépatite C (VHC)

Objet : Changements importants relatifs aux épreuves de détection qualitative et quantitative de l ARN du virus de l hépatite C (VHC) PAR COURRIER ÉLECTRONIQUE Le 29 juillet 203 Aux responsables des laboratoires de microbiologie Aux médecins microbiologistes-infectiologues Aux médecins gastroentérologues et hépatologues Aux assistants-chefs

Plus en détail

Stratégie de dépistage des Hépatites virales B et C Apport des tests rapides. Dr. LAGATHU Gisèle Laboratoire de Virologie CHU Pontchaillou

Stratégie de dépistage des Hépatites virales B et C Apport des tests rapides. Dr. LAGATHU Gisèle Laboratoire de Virologie CHU Pontchaillou Stratégie de dépistage des Hépatites virales B et C Apport des tests rapides Dr. LAGATHU Gisèle Laboratoire de Virologie CHU Pontchaillou Journée du 13 décembre 2012 Virus de l Hépatite B Historique Blumberg

Plus en détail

TRAITEMENT DE L HÉPATITE B

TRAITEMENT DE L HÉPATITE B TRAITEMENT DE L HÉPATITE B P Mathurin Service d Hépatogastroentérologie Pr Paris Hôpital Claude Hurriez CHRU Lille CRITERES VIROLOGIQUES ET HISTOIRE NATURELLE 1 OBJECTIF THERAPEUTIQUE: Séroconversion HBe

Plus en détail

Virus de l hépatite B

Virus de l hépatite B Virus de l hépatite B Virus de l hépatite B Hépatite aiguë B Virus de l hépatite B Hépatite aiguë B Persistance de l antigène HBs 10% - 90% Virus de l hépatite B Hépatite aiguë B faible ou absente Persistance

Plus en détail

Le dilemme d'une réponse immunitaire efficace

Le dilemme d'une réponse immunitaire efficace Le dilemme d'une réponse immunitaire efficace Pathogène Réponse spécifique - Adaptée - Mémoire Complément Macrophages NK Lymphocytes B Lymphocytes T 1) Distinguer "le soi" du "non soi" 2) Réarrangements

Plus en détail

CHAPITRE 3 LA SYNTHESE DES PROTEINES

CHAPITRE 3 LA SYNTHESE DES PROTEINES CHAITRE 3 LA SYNTHESE DES ROTEINES On sait qu un gène détient dans sa séquence nucléotidique, l information permettant la synthèse d un polypeptide. Ce dernier caractérisé par sa séquence d acides aminés

Plus en détail

Best of Hépatologie 2010. Dr Anais VALLET-PICHARD Hépatologie Hôpital Cochin

Best of Hépatologie 2010. Dr Anais VALLET-PICHARD Hépatologie Hôpital Cochin Best of Hépatologie 2010 Dr Anais VALLET-PICHARD Hépatologie Hôpital Cochin Evaluation de la fibrose Analyse des échecs de l élastométrie impulsionnelle Castera L et al. Hepatology 2010;51 (3): 828-35

Plus en détail

Charges virales basses sous traitement: définition impact virologique. Laurence Bocket Virologie CHRU de Lille

Charges virales basses sous traitement: définition impact virologique. Laurence Bocket Virologie CHRU de Lille XVIIe Journée Régionale de Pathologie Infectieuse 12 octobre 2010 Charges virales basses sous traitement: définition impact virologique Laurence Bocket Virologie CHRU de Lille conflits d intérêts subventions,

Plus en détail

TP DIAGNOSTIC VIROLOGIQUE

TP DIAGNOSTIC VIROLOGIQUE TP DIAGNOSTIC VIROLOGIQUE 1 - DIAGNOSTIC DIRECT : le virus ou un de ses constituants Virus: Microscopie électronique Antigène viral : - immunofluorescence - immunochromatographie - ELISa en plaque ADN

Plus en détail

Virologie en Pédiatrie

Virologie en Pédiatrie Virologie en Pédiatrie Pr Coumba Touré Kane ANRS-SENEGAL Introduc3on 3,4 millions d enfants en 2010 (OMS 2011) 90% de ces enfants en Afrique sub- saharienne 260 000 enfants infectés en 2012 Baisse de 52

Plus en détail

Situation, prise en charge

Situation, prise en charge Grippe pandémique A(H1N1) Situation, prise en charge DAUMAS Aurélie HIA LAVERAN COURS IFSI Des grippes pandémiques Groupe A Secondaires à une cassure (rôle animal) Absence d immunité collective Létalité

Plus en détail

Sérologie Maladie de Lyme

Sérologie Maladie de Lyme MÉMENTO DU Sérologie Maladie de Lyme DEFINITION BIOLOGISTE La maladie de Lyme est une anthropozoonose, transmise par piqûre de tiques femelles du genre Ixodes, due à un spirochète, Borrelia burgdorferi.

Plus en détail

Mme BORGHI Monique Infirmière ETP Mme ALEXIS Françoise Hopital Archet I Infectiologie/Virologie Clinique

Mme BORGHI Monique Infirmière ETP Mme ALEXIS Françoise Hopital Archet I Infectiologie/Virologie Clinique Mme BORGHI Monique Infirmière ETP Mme ALEXIS Françoise Hopital Archet I Infectiologie/Virologie Clinique Une hépatite est une inflammation du foie causée soit par des substances toxiques (médicaments,

Plus en détail

TOXOPLASMOSE HUMAINE INTERPRETATION DES RESULTATS DU DIAGNOSTIC BIOLOGIQUE

TOXOPLASMOSE HUMAINE INTERPRETATION DES RESULTATS DU DIAGNOSTIC BIOLOGIQUE TOXOPLASMOSE HUMAINE INTERPRETATION DES RESULTATS DU DIAGNOSTIC BIOLOGIQUE Dr Fatma Saghrouni Laboratoire de Parasitologie CHU F. Hached Sousse INTRODUCTION Toxoplasmose: Contamination post-natale = toxoplasmose

Plus en détail

Traitements immunomodulateurs et biothérapies. Par le Dr Bernard WILLEMIN Hépato-Gastro CHR Haguenau

Traitements immunomodulateurs et biothérapies. Par le Dr Bernard WILLEMIN Hépato-Gastro CHR Haguenau Traitements immunomodulateurs et biothérapies Par le Dr Bernard WILLEMIN Hépato-Gastro CHR Haguenau Soirée FMC du 19 février 2014 Invitation telephonique Dr Bernard WILLEMIN Hépato - Gastro CHR Haguenau

Plus en détail