.PLAN PREMIERE PARTIE : REVUE DE LA LITTERATURE...4. I- Introduction...5. II- Rappel sur l hépatite C Agent viral Epidémiologie...

Dimension: px
Commencer à balayer dès la page:

Download ".PLAN PREMIERE PARTIE : REVUE DE LA LITTERATURE...4. I- Introduction...5. II- Rappel sur l hépatite C...7. 1- Agent viral...7. 2- Epidémiologie..."

Transcription

1 .PLAN PREMIERE PARTIE : REVUE DE LA LITTERATURE...4 I- Introduction...5 II- Rappel sur l hépatite C Agent viral Epidémiologie Manifestations cliniques Diagnostic biologique Evaluation de la fibrose hépatique Histoire naturelle Traitement et prévention...23 III- TROUBLES PSYCHIATRIQUES CHEZ LES PATIENTS SERO-POSITIFS AU VHC ET SOUS TRAITEMENT ANTIVIRAL (IFNalpha)...37 A-manifestations psychiatriques : Dépression Les conduites suicidaires Troubles Anxieux Etats maniaques Troubles psychotiques Troubles cognitifs Altération de la qualité de vie...47 B- facteurs de risque...48 C-Imputabilité des manifestations psychiatriques :...50 IV-la prise en charge des troubles psychiatriques :...56 DEUXIEME PARTIE : ETUDE PRATIQUE...68 I Objectifs :

2 II-Méthodologie :...69 A-Lieu du travail :...69 B- population étudiée :...69 C- outils de mesures :...70 III- Résultats :...76 A- résultats descriptives...76 B- résultats analytiques...89 IV- Discussion :...92 Conclusion : Résumé ANNEXE Références

3 Abréviation : IFNα : HVC : IST : VPN: VPP: Sd: RVS: ZSDS: HAD: BDI: SCID: HDRS: MMPI: MADRS: Interféron alpha Virus de l hépatite C Infection sexuellement transmissible Valeur predictive negative Valeur predictive positive Syndrome Réponse virologique soutenue Zung Self-Rating Depression Scale hospital anxiety and depression scale Beck depression inventory structured clinicall interview for DSM-III Hamilton depression rating scale Minnesota multiphasic personality inventory Montgomery-Asberg depression rating scale DSM-III-R: diagnostic and statistical manual of mental disorders, 3rd edition, revised DSM-IV: PHQ : diagnostic and statistical manual of mental disorders, 4th edition. Patients Health Questionnaires SCL-90-R: the Self-Report Symptom Inventory 90 Items-Revised MADRS: Montgomery-Asberg depression rating scale 3

4 PREMIERE PARTIE REVUE DE LA LITTERATURE 4

5 I-INTRODUCTION : L hépatite liée au virus de l hépatite C est un problème majeur de santé publique. Elle affecte 3% de la population mondiale avec 170 millions de porteurs chronique du virus dans le monde. C est une maladie grave qui peut se chroniciser dans 80 à 85% des cas avec le risque évolutif de cirrhose dans 20 % et de carcinome hépatocellulaire dans 5% des cas (1,2). La thérapie actuelle fait appel à l association de l interféron alpha avec la ribavirine durant 6 mois ou 12 mois, selon le génotype viral et le niveau de la virémie, permettant d obtenir une guérison dans plus de la moitié des cas (35,36). La prévalence des troubles anxieux et dépressifs est plus importante chez les patients suivis pour une hépatite C, naïfs de traitement, que dans la population générale (99). D autre part, l interféron est responsable de nombreux effets indésirables dont des manifestations psychiatriques qui peuvent survenir dés la première semaine de traitement, mais sont plus marquées entre le premier et le troisième mois de traitement. Le spectre de ces manifestations est large, allant des symptômes mineurs comme l asthénie, les troubles de concentration, les troubles du sommeil, l irritabilité, la perte de motivation, l anxiété, et la diminution de la libido à des troubles psychiatriques catégorisés et plus lourds comme la dépression avec idées suicidaires, des états psychotiques ou maniaques (42). Ces troubles sont à l origine d une mauvaise observance ou de l arrêt prématuré du traitement et aussi de répercussions sociales, familiales et professionnelles. D ou la nécessité d une prise en charge pluridisciplinaire intégrant une évaluation et un suivi psychiatrique, avant même l initiation du traitement anti-hépatite C et qui doit se poursuivre tout au long du traitement et dans les mois qui suivent son arrêt (89). Ainsi, la fréquence 5

6 et la gravité potentielle de ces manifestations psychiatriques secondaires justifient une attention particulière afin de dépister le risque de leur survenue. Les objectifs de notre étude étaient d une part d évaluer la prévalence des troubles psychiatriques chez des malades atteints de l hépatite C et traités par l IFN ainsi que leur description et d autre part de rechercher des facteurs de risques de ces complications psychiatriques. Dans la première partie de ce travail, nous rapportons un rappel sur l infection par le virus de l hépatite C, en abordant la structure de l agent, l épidémiologie, les manifestations cliniques et le traitement. Et nous présentons une revue générale bibliographique des manifestations psychiatriques rencontrés au cours du traitement par l IFN alpha. Dans la seconde partie, nous rapportons les résultats descriptifs et analytiques de notre étude prospective réalisée à partir de 20 malades atteints d hépatite C et traités par l IFN au sein du service de gastroentérologie du CHU-HASSAN II de Fès. 6

7 II-Rappel sur l hépatite virale C 1-Agent viral (3, 4, 5,6) Le VHC est un virus appartenant à la famille des FLAVIVIRIDAE et au genre Hepacivirus. C est un petit virus enveloppé de 50 à 60 nm de diamètre avec un génome d ARN simple brin de polarité positive d environ 9600 nucléotide contenu dans une capside protéique icosaédrique entouré d une enveloppe lipidique dans laquelle sont enchâssées les glycoprotéines d enveloppe virale, E1 et E2 organisées en complexes dimériques.(figure 1) Fig. 1 : Structure du VHC (3) 7

8 Son génome comprend trois régions distinctes de l extrémité 5 à l extrémité 3, soit La région 5 non traduite (NT), la région codante et la région 3 NT. La région codante varie entre 9024 et 9111NT de long, et présente un cadre de lecture ouverte codant pour une polyprotéine d environ 3033 acides aminés. Lors de sa maturation post-transcriptionnelle, la polyprotéine est scindée par des protéases cellulaires et virales pour donner naissance aux protéines structurelles incluant la protéine de la capside (C) et les deux protéines d enveloppe (E1 et E2), et non structurales (NS2-NS3-NS4A-NS4B-NS5A-NS5B) qui ont diverses fonctions, plus particulièrement dans la réplication du génome du VHC.(Figure 2) Fig.2 : Génome viral (3) Son génome présente une importante variabilité génétique. Cette variabilité résulte du fort taux de mutations au cours du cycle de réplication virale (une caractéristique des virus à ARN). Elle a été bien décrite en certaines régions du génome du VHC, comme les gènes codant pour les glycoprotéines d'enveloppe du virus. Le séquençage du génome C permet, en fonction du degré d homologie du 8

9 code génétique de classer les isolats en 6 génotypes, eux même subdivisés en sous types (1a, 1b, 2a, 2b, 3a, 3b...) et, chez un même individu, on trouve souvent, simultanément, une myriade de variants d'un même sous-type définissant une quasi-espèce. (Figure 3) Fig.3: Les génotypes du virus de l hépatite C. Ces différents génotypes présentent une distribution géographique différente et jouent un rôle dans la détermination de la durée du traitement qui peut varier selon les cas de six mois à un an. Type 1b Type 1a Type 4 Type 5 Type 6 prévalence importante au Japon et en Europe (<aux USA) prévalence + importante aux USA prédominant en Afrique centrale et au Moyen-Orient en Afrique du Sud à Singapour + extension au Vietnam 9

10 Les génotypes du VHC sont significativement associés à certains modes de transmission.c est le cas pour le génotype 1b et la transfusion sanguine et pour le génotype 1a et 3a et la toxicomanie intraveineuse. Génotype Transfusion Toxicomanie IV 1b 63% 20% 1a 8% 33% 2a 17% 2% 3a 13% 44% Le génotype ne semble pas conditionner la sévérité de la maladie hépatique, par contre le génotype 1b est associé à une faible réponse au traitement antiviral par rapport aux génotypes 2 et 3. 2-Epidémiologie de l hépatite C 2-2-Prévalence de l infection : (5, 7, 8, 9,10) L estimation de la prévalence de l infection par le VHC en population générale reste difficile et imprécise notamment du fait de la non-représentativité de la majorité des échantillons des populations étudiés. En 1999, l Organisation Mondiale de la Santé (OMS) estimait qu environ 3% de la population mondiale était infectée par le virus de l hépatite C et qu au moins 170 millions de porteurs chroniques du virus étaient ainsi exposés aux risques de complications. La prévalence de l infection par le VHC dans certains pays d'afrique, de Méditerranée orientale, d'asie du Sud-est et du Pacifique occidental (quand les données sont disponibles) est élevée par rapport aux pays de l'amérique du Nord et de l'europe. (Tableau 1) 10

11 Tableau 1 : Hépatite C: taux estimé de prévalence et population infectée par Région OMS. (7) Population Prévalence de Population Nombre de pays pour Région OMS totale l'hépatite C infectée lesquels les donnés ne (millions) Taux % (millions) sont pas disponibles Afrique 602 5,3 31,9 12 Amériques 785 1,7 13,1 7 Méditerranée Orientale 466 4,6 21,3 7 Europe 858 1,03 8,9 19 Asie du Sud-est ,15 32,3 3 Pacifique occidental ,9 62,2 11 Total ,1 169,7 57 Figure 4 : la prévalence mondiale de l hépatite C en 2002 (5) 11

12 Au Maroc, la prévalence est discutable car la plupart des données sont le résultat d études réalisées sur des populations très sélectionnées (donneurs du sang, hémodialysés). Ainsi que, la prévalence des anticorps anti VHC chez les donneurs du sang a été estimée à 1,1% selon une étude préliminaire publiée en La prévalence du HCV chez les hémodialysés chroniques est élevée, elle est de 53,3 %, soit 70 fois plus importante que dans la population générale. En revanche, une étude récente a évalué la prévalence de l infection par le VHC chez la population générale qui était de 1,93 %. 2-3-Modes de transmission : (11, 12, 13,14) Le premier mode de transmission du virus de l hépatite C est parentéral, c est-à-dire, qu il se transmit par voie sanguine (transfusion, toxicomanie ).depuis la mise en place du dépistage systématique des anticorps antivhc dans les produits du sang, l hépatite post-transfusionnelle est devenue extrêmement rare. Ainsi, le risque résiduel de transmission du VHC par transfusion estimé à 1 pour 1 million de dons. La toxicomanie par voie intra veineuse représente actuellement la première cause de contamination par le VHC, du fait du partage encore fréquent des éléments du matériel d injection entre plusieurs utilisateurs : seringue, aiguille, cuillère, coton. Différentes études ont montré que la prévalence de l infection par VHC chez les usagers de drogues par voie intraveineuse est de 25% à 89%. Dans notre pays l usage des drogues comme l héroïne par voie intraveineuse reste encore rare, et il se voit notamment dans certaines villes du nord du Maroc. Une enquête du ministère de la santé a été effectuée en mars 2009 et les résultats ne sont pas encore connus. Il existe encore d autres voies de transmission qui peuvent être importantes, par exemple, la stérilisation imparfaite d instruments médicaux réutilisables : 12

13 endoscope, turbine des dentistes,, ou certains comportements impliquant une effraction cutanée (par exemple piercing, tatouage...), si le matériel utilisé n est pas correctement stérilisé. Il faut encore souligner la transmission au cours d accidents d exposition au sang qui concerne le personnel de santé. La transmission sexuelle du VHC est exceptionnelle. Elle ne semble se faire qu en cas de rapport traumatique, de lésions génitales le plus souvent associées à des IST (herpès ++), ou encore lors de rapport pendant les règles. La transmission verticale du VHC est rare. La prévalence de la transmission de la mère à l enfant est inférieure à 6 %. Le risque de transmission apparaît plus grand chez les femmes ayant une forte virémie ou une co-infection par le VIH. Le mode de délivrance ne semble pas avoir d effet sur la transmission du VHC de la mère à l enfant. L allaitement n est pas contre- indiqué, sauf en présence de mamelons crevassés ou qui saignent. La transmission intra-familiale est également très faible. Elle semble se faire par l intermédiaire des objets de la vie quotidienne souillés par le sang de la personne contaminée (ciseaux, peigne, rasoirs, brosse à dents, coupe-ongles). Il n y a pas de risque lié au partage de la vaisselle ou lors des contacts sociaux ordinaires. Le mode de transmission peut être inconnu dans 30 % des cas. 3- Manifestations cliniques :(1, 15,16) Les manifestations cliniques peuvent apparaître généralement dans les 7 à 8 semaines (entre 2 à 26 semaines) après la contamination par le virus de l hépatite C. L hépatite C aigue est habituellement asymptomatique dans 80 à 90% des cas, ce qui explique que le diagnostic soit rarement fait à la phase aigue de la maladie. Chez une minorité des patients (environ10 à 20%) on retrouve des symptômes non 13

14 spécifiques tels que perte d appétit, nausées, état de fatigue, des douleurs abdominales, un syndrome pseudo grippal, un prurit ou un ictère. L hépatite aigue sévère est rare et la réalité de l hépatite fulminante est controversée. Le premier marqueur de l infection par VHC est l apparition d ARN virale détectable dans le sérum par PCR dés la 1ére semaine après la contamination. Mais la séroconversion n apparaît parfois qu après plusieurs semaines.les transaminases s élèvent avant l apparition des symptômes. Au stade de l hépatite chronique, la maladie est dans la majorité des cas asymptomatique et de découverte fortuite. Le plus souvent l individu manifeste une fatigue persistante et invalidante, mais les symptômes de la maladie hépatique n apparaissent en général qu après quelques décennies. Par ailleurs, l infection par le VHC ne se limite pas au foie, et le VHC a été associé à plusieurs symptômes extra hépatiques, souvent d origine immunologique. La cryoglobulinémie est la principale manifestation immunologique, présente chez 36 à 54% des patients chroniques selon l étude. Cette maladie est caractérisée par la présence de cryoglobulines, des immunoglobulines (Ig) anormales qui précipitent lors d une exposition au froid. Elle est parfois associée à des problèmes rénaux (glomérulonéphrites), cutanés (purpura - lésion hémorragique au niveau de la peau ou des muqueuses), articulaires, ainsi qu à certaines manifestations neurologiques. D autres symptômes sont présumés auto-immuns : la production d auto-anticorps (facteurs antinucléaires, anticorps anti-lkmi) est le plus souvent sans conséquence ; cependant d authentiques maladies auto-immunes comme les hépatites autoimmunes de types 1 ou 2, le syndrome de Sjôgren, le lichen plan et la thyroïdite auto-immune peuvent être associés à la maladie virale C. 14

15 4-Diagnostic biologique :( 17, 18, 19, 20) Le diagnostic de I infection par le VHC est fondé sur deux types de techniques: la sérologie virale, qui détecte des anticorps spécifiques dirigés contre le VHC, et la biologie moléculaire pour la recherche de I'ARN viral. Les tests sérologiques disponibles sur le marché sont de deux types : Tests Elisa (Enzyme Linked ImmunoSorbent Assay) de troisième génération de dépistage, qui mettent en évidence des anticorps dirigés contre les protéines du VHC. Ces anticorps sont détectables à partir de sept ou huit semaines après l infection. La sensibilité de ces tests ELISA est bonne (99 %) ainsi que leur spécificité (99,3 à 99,9 %). Tests analytiques de type immunoblot, permettent la détection les anticorps dirigés contre des structures spécifiques (structurales et non structurales) du virus de l hépatite C. Ces tests immunoblots ont été utilisés pour la validation du diagnostic chez les sujets ayant un dépistage d'anticorps anti-vhc positif en Elisa. Les limites de la sérologie pour le diagnostic et la prise en charge thérapeutique de l hépatite C sont nombreuses : apparition retardée des anticorps rendant la sérologie inopérante lors des primo-infections ; impossibilité de déterminer chez les sujets présentant des anticorps anti-vhc (sujets VHC+) s il s agit d une infection en cours ou d une infection guérie. L ARN génomique est le marqueur qui apparait le plus rapidement après la contamination. Les tests moléculaires pour la détection du génome ARN du VHC sont très importants pour le diagnostic des cas d hépatite aiguë, mais aussi pour la confirmation d une hépatite chronique après détection d anticorps anti-vhc et pour contrôler la réponse à une thérapie antivirale. Les méthodes de biologie moléculaire 15

16 incluent des tests qualitatifs pour la détection de l ARN viral et des tests quantitatifs pour la détermination de la charge virale. Ces derniers sont importants pour la détermination indirecte du niveau de réplication virale dans le foie. Seules les techniques d amplification de la cible peuvent être utilisées, car elles sont assez sensibles pour permettre de détecter le génome viral dans un échantillon sanguin. Ces techniques sont de deux types: la PCR (polymerase chain reaction) fondée sur l amplification exponentielle d ADN, dont le seuil de détection est d environ 100copies/ml. la TMA (transcription mediated amplification) fondée sur l amplification exponentielle d ARN, avec un seuil de détection entre 10 à 50copies/ml. Ainsi, différentes techniques de mesure de la charge viral plasmatique sont utilisées, comme la technique basée sur l amplification de la cible RT-PCR (Amplicor Moniteur de HCV, version 2.0) et la technique d amplification du signal par «ADN branchés» (ARN de Quantiplex HCV, version 2.0). Cependant, l utilisation clinique des tests quantitatifs est réservée au bilan préthérapeutique et au suivi de la réponse à une thérapie antivirale. Deux tests sont actuellement commercialisés et permettent en une seule technique de détecter et quantifier l ARN du VHC. Ces deux tests sensibles remplaceront progressivement les tests qualitatifs et quantitatifs commercialisés actuellement. En dépit d une semi-automatisation, ces techniques de biologie moléculaire sont relativement lourdes, parfois sujettes à contaminations et assez onéreuses. En plus de la détection et quantification de l ARN viral, des techniques moléculaires sont disponibles pour déterminer le génotype du VHC, notamment chez les patients candidats à une thérapie antivirale. Il existe des techniques de séquençage direct de la région 5 non codante du génome et 16

17 d amplification de séquences codantes de la protéine de capside avec des oligonucléotides spécifiques pour les différents génotypes. Il existe également des techniques sérologiques «sérotypage» pour déterminer le génotype, reposant sur la détection d anticorps dirigés contre des épitopes spécifiques sans amplification génique préalable. Mais, le sérotypage est généralement moins sensible que le génotypage et il ne permet pas actuellement de distinguer les sous types viraux. En outre, il peut être faussement négatif chez les sujets immunodéprimés. Par ailleurs, pour tenter de palier à la fois les inconvénients de la sérologie et de la biologie moléculaire, un test immunoenzymatique (Ortho trak-c) a été commercialisé visant à dépister et à quantifier l antigène de capside du virus de l hépatite C. Cet antigène de capside (Ag VHC) est la protéine la plus abondante de la particule virale et joue un rôle important dans la pathogenèse de l hépatite C. Il mesure un composant structural du VHC reflétant le niveau de virémie. 5-Evaluation de la fibrose hépatique : (21, 22, 23, 24, 25, 26) La connaissance de l existence et de la sévérité de la fibrose est d un intérêt diagnostique et pronostique important. Son évaluation intervient dans la décision thérapeutique et permet d estimer le risque de progression vers la cirrhose et de survenue de ses complications. 5-1-Evaluation directe : La ponction biopsie hépatique (PBH) est l examen de référence. Elle est réalisée par voie pariétale intercostale, au mieux avec repérage échographique, après avoir éliminé une éventuelle contre indication (trouble de coagulation, emphysème, pleuro-pneumopathie contre latérale). Pour une interprétation optimale, un échantillon d au moins 11espaces portes est requis. La PBH permet d apprécier le degré et la distribution des principales lésions hépatiques : activité 17

18 nécrotico-inflammatoire, fibrose, stéatose, infiltrat lymphocytaire, lésions biliaires ou vasculaires. L examen anatomo-pathologique permet par ailleurs une orientation étiologique, montre la distribution topographique des lésions et éventuellement la présence concomitante de plusieurs pathologies. L'importance de la fibrose est quantifiée en routine à l aide de scores semi-quantitatifs dont les plus connus sont les scores de Métavir ou d Ishak. (Tableau 2 et 3) Tableau 2 : Score de Métavir (21) Activité nécrotico-inflammatoire Sans activité (A0) Avec activité minime (A1) Avec activité modérée (A2) Avec activité sévère (A3) Fibrose Sans fibrose portale (F0) Fibrose portale sans septa(f1) Fibrose portale +rares septa(f2) Fibrose septale sans cirrhose(f3) Fibrose septale avec cirrhose(f4) Tableau 3 : Score d ishak (32) Stade 0 Stade 1 Stade 2 Stade 3 Stade 4 Stade 5 Stade 6 Pas de fibrose Fibrose autour de quelques espaces portes, avec ou sans septa fibreux Fibrose autour de la plupart des espaces portes, avec ou sans septa fibreux Fibrose autour de la plupart des espaces portes, avec quelques ponts fibreux Fibrose autour des espaces portes, avec nombreux ponts fibreux Ponts fibreux avec quelques nodules Cirrhose 18

19 5-2-Evaluation indirecte non invasive : Bien que, La biopsie du foie reste I'etalon-or de l appréciation de la fibrose. Cependant, compte tenu du caractère, invasif de cet examen, avec une morbidité propre et de son cout, nécessitant au minimum une hospitalisation de jour, des études ont cherché à savoir si un certain nombre de méthodes non invasifs de fibrose permettraient d'éviter la biopsie du foie Marqueurs biologiques : De très nombreux marqueurs sanguins, utilisés seuls ou combinés à plusieurs dans un score composite, ont été proposés dans l évaluation de la fibrose hépatique. Mais, seul le Fibrotest peut être considéré comme validé au vu des critères méthodologiques définis et des études publiées actuellement. D autres scores (tout particulièrement Fibromètre et Hepascore ) ont des premiers résultats très satisfaisants. Score Fibrotest Le Fibrotest et l Actitest sont 2 marqueurs sériques non invasifs de l activité nécrotico-inflammatoire et de la fibrose hépatique. Le Fibrotest combine cinq marqueurs (alpha-2-macroglobuline, haptoglobine, apolipoprotéine A1, bilirubinémie totale, gamma-glutamyl transpeptidase) avec un ajustement sur le sexe et l âge. En utilisant pour la détection d une fibrose significative deux valeurs seuils inférieures ou égale à 0,1 et supérieures ou égale à 0,6(valeurs de 0 à 1), la VPN est de 100 % et la VPP de 90 %. Ce score peut être comme un marqueur non invasif de fibrose fiable. Mais, certaines circonstances limitent son utilisation et son interprétation (sd de Gilbert, hémolyse, sd inflammatoire, cholestase extra hépatique). L actitest associe aux cinq paramètres précédents l ALAT. Pour une valeur seuil de l actitest de 0,36, la VPN pour exclure une nécrose significative est de 85 %. 19

20 Hepascore Récemment l hepascore de Adams et al. (combinant l alpha2-macroglobuline, l acide hyaluronique, la bilirubine, la GGT, l âge, et le sexe) a été validé sur 104 patients. Un seuil de 0,5 permet de prédire la présence de fibrose significative avec une sensibilité de 63 % et une spécificité de 89 %. Score de fibrométre Le score de Fibromètre est calculé et breveté à partir de 5 paramètres (plaquettes, TP, le taux d ASAT, α2 macroglobuline, acide hyaluronique, l urée et l âge). Le score de Fibromètre fluctue entre 0 et 1.La validation de ce test par des équipes indépendantes est en cours Elastométrie impulsionnelle ultra sonore ou Fibroscan La technique repose sur l appréciation de l élasticité tissulaire pour en déduire la fibrose hépatique. Le principe est de donner une impulsion mécanique indolore (pichenette) en regard du foie, produisant une onde de déformation mécanique qui va se propager à travers le foie. Un transducteur échographique suit la progression de l onde mécanique permettant de connaître la vitesse de propagation, elle-même proportionnelle aux propriétés mécaniques du milieu. Cette vitesse sera d autant plus élevée que le milieu dans lequel l onde se propage est dur. Cette technique permet ainsi d estimer la dureté hépatique (élasticité), exprimée en kilo Pascal (KPa). L utilisation pratique du Fibroscan repose sur la détermination des seuils pour le diagnostic de la fibrose hépatique. Le diagnostic de la fibrose F 2, F 3 et F = 4 reposait respectivement sur des valeurs d élasticité se situant entre 7,1 à 8,8, 9,5 à 9,6 et 12,5 à 14,6 kpa. Les taux d échec de mesures sont d environ 5,5 à 7 % avec comme limites, l obésité et la présence d une ascite. 20

21 Par ailleurs, une étude récente a confirmé la performance diagnostique de ces différents tests (Fibrotest et Fibroscan ) était bonne pour séparer les malades n'ayant pas ou peu de fibrose (F0, F1) de ceux ayant une fibrose significative (= F2). En pratique, elle suggère que si deux tests non invasifs de fibrose sont concordants, la réalisation d'une biopsie hépatique ne serait pas nécessaire. Ainsi, la combinaison de ces deux tests permettrait d'éviter la pratique d'une biopsie hépatique chez la majorité des malades atteints d'hépatite C. 6-Histoire naturelle : (2, 27,28,29) L histoire naturelle de l hépatite C comporte encore aujourd hui un certain nombre d incertitudes. Les études prospectives avec un suivi important sont rares et discordantes. Au cours de la phase aigue, environ 20 à 30% des personnes éliminent spontanément le virus comme en témoigne la normalisation des tests hépatiques (enzymes hépatiques), ainsi que la disparition du plasma de l ARN du VHC et environ 70 à 80% des personnes infectées évoluent vers une hépatite C chronique. Parmi les sujets ayant une infection chronique par le VHC, une minorité (environ 20%) sont asymptomatiques avec des tests hépatiques normaux et des lésions histologiques hépatiques minimes. Une majorité (environ 80 %) ont une élévation plus ou moins importante des transaminases avec des lésions histologiques d'hépatite chronique plus ou moins actives. Parmi les malades ayant une hépatite chronique active, environ 20 % vont évoluer en 15 à 20 ans vers une cirrhose qui, dans 1 à 5% des cas, évolue à son tour vers un carcinome hépatocellulaire. La cirrhose est le dernier stade de la fibrose hépatique qui intervient avec beaucoup de variabilité selon les individus. Les causes de cette variabilité sont de mieux en mieux identifiées et résumées dans le tableau 4. Par ailleurs, les facteurs 21

22 génétiques ont fait l objet de peu d études suggérant une association entre certains allèles HLA de type II et l évolution de l hépatite C. La cirrhose peut rester silencieuse pendant de nombreuses années. Les signes d hypertension portale ou d insuffisance hépatocellulaire apparaissent tardivement. Ainsi la cirrhose, habituellement asymptomatique, est le plus souvent découverte lors de la biopsie hépatique. Dans d autres cas, la cirrhose est diagnostiquée à l occasion d une complication (hémorragie par rupture de varices œsophagiennes, ascite, ictère, encéphalopathie). Dans certains cas, le diagnostic de cirrhose est fait au stade de carcinome hépatocellulaire. L examen clinique, l échographie et les tests hépatiques peuvent suggérer l existence d une cirrhose, mais le diagnostic de certitude est histologique. Chez les patients ayant une cirrhose liée à une hépatite chronique C, la mortalité due à l hypertension portale, l insuffisance hépatocellulaire ou le carcinome hépatocellulaire est de l ordre de 2% à 5% par an. En cas de cirrhose, l incidence du carcinome hépatocellulaire est élevée et justifie un dépistage systématique par échographie et dosage de l alpha-foetoprotéine, avec un intervalle variant entre 3à 6 mois, selon des facteurs de risque maintenant bien identifiés, en particulier l âge et le sexe masculin. Le carcinome hépatocellulaire est exceptionnel en l absence de cirrhose; il survient habituellement sur une cirrhose compensée et reste longtemps asymptomatique. 22

23 Tableau 4 : Facteurs associés à une progression de la fibrose hépatique chez Les patients infectés par le VHC. (27) Association certaine Association probable Pas d association Etat de fibrose Inflammation Dernière charge virale du sérum Age lors de l infection Hémochromatoses hétérozygote Génotype non 3 Durée de l infection Consommation de tabac Mode d infection Age lors de la biopsie Consommation modérée d alcool Charge virale hépatique Consommation d alcool>50g/j Génotype 3 Coinfection VIH Bilharziose Nombre de CD4<200/ml Sexe masculin Nécrose Index de masse corporelle, diabète Stéatoses 7-Traitement et prévention :( 30, 31, 33, 34, 35, 36, 37, 38,39) 7.1 Traitement de l hépatite chronique virale C Objectifs du traitement :(30) L objectif principal est l éradication virale, permettant la guérison de l infection et l arrêt de la progression de la fibrose. En l absence de réponse virologique soutenue, l autre objectif sera d éviter le développement ou l aggravation d une cirrhose et le carcinome hépatocellulaire. 23

24 7.1.2 Les moyens thérapeutiques: Traitements antiviraux :(30) Interféron-alpha L interféron-alpha (IFNα) est une cytokine ayant des propriétés antivirales et immunostimulantes. L IFNα recombinant (produit par génie génétique, avec deux variants α-2a et α-2b) a été conjugué à un résidu de polyéthyléne glycol. Les deux molécules obtenues : le PegIFNα-2a (PEGASYS :180µg par semaine) et le PegIFNα- 2b (ViraferonPeg :1,5µg/kg par semaine) ont une clairance systémique diminuée et une demi-vie prolongée et peuvent être ainsi utilisées en une seule injection souscutanée par semaine. Ribavirine (Rébétol, Copegus ) Son efficacité virologique est synergique de celle de l interféron. Administrée per os, sa posologie est adaptée au poids : 800 mg/j pour un poids inférieur à 65 kg, 1000 mg/j pour un poids entre 65 et 85 kg, et 1200 mg/j pour un poids supérieur à 85kg La transplantation hépatique : (31) La transplantation hépatique est un traitement reconnu des hépatopathies arrivées à un stade terminal. Compte tenu de la prévalence élevée de I infection virale C, la cirrhose virale C décompensée, éventuellement associée à un carcinome hépatocellulaire représente l indication la plus fréquente de transplantation hépatique. La récidive de I infection virale C est presque constante après transplantation, mais les conséquences cliniques, tout au moins à moyen terme dans les 10 ans qui suivent la transplantation, ne sont pas majeures, même si sous traitement immunosuppresseur, la progression des lésions est plus rapide qu'en son absence. 24

COMMISSION DE LA TRANSPARENCE AVIS DE LA COMMISSION. 10 octobre 2001

COMMISSION DE LA TRANSPARENCE AVIS DE LA COMMISSION. 10 octobre 2001 COMMISSION DE LA TRANSPARENCE AVIS DE LA COMMISSION 10 octobre 2001 VIRAFERONPEG 50 µg 80 µg 100 µg 120 µg 150 µg, poudre et solvant pour solution injectable B/1 B/4 Laboratoires SCHERING PLOUGH Peginterféron

Plus en détail

Surveillance des patients VHC non traités. Julia ATTALI 15/12/2012

Surveillance des patients VHC non traités. Julia ATTALI 15/12/2012 Surveillance des patients VHC non traités Julia ATTALI 15/12/2012 Patients non traités Absence d indication au traitement: patients F0/F1 Echec traitement Contre-indication au traitement Refus du patient

Plus en détail

HEPATITES VIRALES 22/09/09. Infectieux. Mme Daumas

HEPATITES VIRALES 22/09/09. Infectieux. Mme Daumas HEPATITES VIRALES 22/09/09 Mme Daumas Infectieux Introduction I. Hépatite aigu II. Hépatite chronique III. Les différents types d hépatites A. Hépatite A 1. Prévention de la transmission 2. Vaccination

Plus en détail

Bonne lecture!! et si vous souhaitez consulter le document de l AFEF dans son intégralité, c est ici

Bonne lecture!! et si vous souhaitez consulter le document de l AFEF dans son intégralité, c est ici Un résumé des recommandations éditées par l AFEF le 1 er juin 2015 Les recommandations de l AFEF vont plus loin que celles de l EASL. Le Pr Victor De Lédinghen, du CHU de Bordeaux, et secrétaire général

Plus en détail

L hépatite C pas compliqué! Véronique Lussier, M.D., F.R.C.P.C. Gastroentérologue Hôpital Honoré-Mercier 16 avril 2015

L hépatite C pas compliqué! Véronique Lussier, M.D., F.R.C.P.C. Gastroentérologue Hôpital Honoré-Mercier 16 avril 2015 L hépatite C pas compliqué! Véronique Lussier, M.D., F.R.C.P.C. Gastroentérologue Hôpital Honoré-Mercier 16 avril 2015 Objectifs de la présentation Décrire l évolution clinique et la prise en charge d

Plus en détail

GUIDE AFFECTION DE LONGUE DURÉE. Hépatite Chronique C

GUIDE AFFECTION DE LONGUE DURÉE. Hépatite Chronique C GUIDE AFFECTION DE LONGUE DURÉE Hépatite Chronique C Mai 2006 Ce guide médecin est téléchargeable sur www.has-sante.fr Haute Autorité de santé Service communication 2 avenue du Stade de France F 93218

Plus en détail

HVC CHRONIQUE MOYENS THERAPEUTIQUES ET BILAN PRE-THERAPEUTIQUE CHAKIB MARRAKCHI. http://www.infectiologie.org.tn

HVC CHRONIQUE MOYENS THERAPEUTIQUES ET BILAN PRE-THERAPEUTIQUE CHAKIB MARRAKCHI. http://www.infectiologie.org.tn HVC CHRONIQUE MOYENS THERAPEUTIQUES ET BILAN PRE-THERAPEUTIQUE CHAKIB MARRAKCHI LES MOYENS THERAPEUTIQUES Les interférons La ribavirine Les nouveaux produits INTERFERONS 1957: activité antivirale Interférence

Plus en détail

Hépatite C une maladie silencieuse..

Hépatite C une maladie silencieuse.. Hépatite C une maladie silencieuse.. F. Bally Centre de Maladies Infectieuses et Epidémiologie Institut Central des Hôpitaux Valaisans Histoire Années 70 Hépatite non-a-non-b = hépatite post-transfusionelle

Plus en détail

Actualités sur le Virus de l'hépatite C

Actualités sur le Virus de l'hépatite C CBP CHRU Lille Actualités sur le Virus de l'hépatite C 2.0 ANNE GOFFARD UNIVERSITÉ LILLE 2 DROIT ET SANTÉ FACULTÉ DES SCIENCES PHARMACEUTIQUES ET BIOLOGIQUES DE LILLE 2012 Table des matières I - Épidémiologie

Plus en détail

COMMISSION DE LA TRANSPARENCE. 10 décembre 2008

COMMISSION DE LA TRANSPARENCE. 10 décembre 2008 COMMISSION DE LA TRANSPARENCE AVIS 10 décembre 2008 VIRAFERONPEG 50 µg/ 0.5 ml, poudre et solvant pour solution injectable B/1 : code CIP 355 189.3 B/4 : code CIP 355 191.8 VIRAFERONPEG, stylo pré-rempli

Plus en détail

Mme BORGHI Monique Infirmière ETP Mme ALEXIS Françoise Hopital Archet I Infectiologie/Virologie Clinique

Mme BORGHI Monique Infirmière ETP Mme ALEXIS Françoise Hopital Archet I Infectiologie/Virologie Clinique Mme BORGHI Monique Infirmière ETP Mme ALEXIS Françoise Hopital Archet I Infectiologie/Virologie Clinique Une hépatite est une inflammation du foie causée soit par des substances toxiques (médicaments,

Plus en détail

Marseille 25 octobre 2012 Accompagnement du traitement chez les co-infectés VHC-VIH en pratique

Marseille 25 octobre 2012 Accompagnement du traitement chez les co-infectés VHC-VIH en pratique Marseille 25 octobre 2012 Accompagnement du traitement chez les co-infectés VHC-VIH en pratique Dominique Larrey Service d Hépatogastroenterologie et transplantation Hôpital Saint Eloi CHU Montpellier

Plus en détail

Un dépistage positif, que faire? épatite

Un dépistage positif, que faire? épatite Un dépistage positif, que faire? épatite Que signifie un test de dépistage positif pour l hépatite C? Un test de dépistage de l hépatite C positif signifie que le laboratoire a détecté dans le sang des

Plus en détail

Hépatite B. Le virus Structure et caractéristiques 07/02/2013

Hépatite B. Le virus Structure et caractéristiques 07/02/2013 Hépatite B Le virus Structure et caractéristiques o o o Famille des Hepadnaviridae Genre orthohepadnavirus Enveloppé, capside icosaédrique, 42 nm 1 Le virus Structure et caractéristiques En microscopie

Plus en détail

LISTE DES ACTES ET PRESTATIONS - AFFECTION DE LONGUE DURÉE HÉPATITE CHRONIQUE B

LISTE DES ACTES ET PRESTATIONS - AFFECTION DE LONGUE DURÉE HÉPATITE CHRONIQUE B LISTE DES ACTES ET PRESTATIONS - AFFECTION DE LONGUE DURÉE HÉPATITE CHRONIQUE B Actualisation février 2009 Ce document est téléchargeable sur www.has-sante.fr Haute Autorité de santé Service communication

Plus en détail

Thérapeutique anti-vhc et travail maritime. O. Farret HIA Bégin

Thérapeutique anti-vhc et travail maritime. O. Farret HIA Bégin Thérapeutique anti-vhc et travail maritime O. Farret HIA Bégin Introduction «L hépatite C est une maladie le plus souvent mineure, mais potentiellement cancérigène, qu on peut ne pas traiter et surveiller

Plus en détail

Guide du parcours de soins Titre ACTES ET PRESTATIONS AFFECTION DE LONGUE DURÉE. Hépatite chronique C

Guide du parcours de soins Titre ACTES ET PRESTATIONS AFFECTION DE LONGUE DURÉE. Hépatite chronique C Guide du parcours de soins Titre ACTES ET PRESTATIONS AFFECTION DE LONGUE DURÉE Hépatite chronique C Juillet 2015 ACTES ET PRESTATIONS AFFECTION DE LONGUE DURÉE N 6 HÉPATITE CHRONIQUE C Ce document est

Plus en détail

Hépatite = inflammation du foie. Pr Bronowicki CHU Nancy - 17.11.2011 Conférence mensuelle - section de Forbach

Hépatite = inflammation du foie. Pr Bronowicki CHU Nancy - 17.11.2011 Conférence mensuelle - section de Forbach Hépatite = inflammation du foie Pr Bronowicki CHU Nancy - 17.11.2011 Conférence mensuelle - section de Forbach 1 Hépatites virales chroniques 2 Histoire naturelle Hépatite aiguë Guérison Hépatite chronique

Plus en détail

Les hépatites virales chroniques B et C

Les hépatites virales chroniques B et C Les hépatites virales chroniques B et C www.aqodad.ma Service d hépato-gastroentérologie CHU HASSAN II; Fès 6èmes journées médicales d Al Hoceima; Le 28 09 2013 1 Introduction Problème majeur de santé

Plus en détail

HépatiteC n 5. onseil. Comprendre mes analyses biologiques

HépatiteC n 5. onseil. Comprendre mes analyses biologiques HépatiteC n 5 onseil Ma maladie traitement Ma vie sociale Mon Comprendre mes analyses biologiques Sommaire ( 1 2 Au vu de mes dernières analyses de sang successives, mon médecin m annonce que je suis porteur

Plus en détail

1. Différentes hépatites/ différents traitements

1. Différentes hépatites/ différents traitements III. Traitements 55 1. Différentes hépatites/ différents traitements Se faire soigner 1.1 Traitements des hépatites virales D après les expériences pratiques et la littérature scientifique, le traitement

Plus en détail

Avis 20 février 2013

Avis 20 février 2013 COMMISSION DE LA TRANSPARENCE Avis 20 février 2013 PEGASYS 135 microgrammes, solution injectable en seringue préremplie Boîte de 1 (CIP 34009 359 958 1 0) Boîte de 4 (CIP 34009 359 959 8 8) PEGASYS 135

Plus en détail

La prise en charge de votre maladie, l hépatite chronique C

La prise en charge de votre maladie, l hépatite chronique C G U I D E - A F F E C T I O N D E L O N G U E D U R É E La prise en charge de votre maladie, l hépatite chronique C Vivre avec une hépatite chronique C Avril 2007 Pourquoi ce guide? Votre médecin traitant

Plus en détail

LE VIRUS DE L HEPATITE E O. ROUQUET

LE VIRUS DE L HEPATITE E O. ROUQUET LE VIRUS DE L HEPATITE E O. ROUQUET A Historique L analyse rétrospective de foyers épidémiques d hépatite aiguë non A, non B en Inde laisse supposer l existence d un autre type d hépatite virale. Le virus

Plus en détail

Diagnostic virologiques des hépatites virales B et C. H. Barth Laboratoire de Virologie, CHU de Strasbourg

Diagnostic virologiques des hépatites virales B et C. H. Barth Laboratoire de Virologie, CHU de Strasbourg Diagnostic virologiques des hépatites virales B et C H. Barth Laboratoire de Virologie, CHU de Strasbourg Objectifs 1. Connaître pour chaque virus des hépatites la cinétique des marqueurs virologiques

Plus en détail

RECOMMANDATIONS AUX MEDECINS ET AUX PATIENTS CONCERNANT L HéPATITE C

RECOMMANDATIONS AUX MEDECINS ET AUX PATIENTS CONCERNANT L HéPATITE C CONSEIL SUPERIEUR D HYGIENE Section des Maladies Transmissibles Président: Dr Robert HEMMER Service National des Maladies Infectieuses Secrétaire: Dr Pierrette HUBERTY-KRAU Division de l Inspection Sanitaire

Plus en détail

Dossier de Presse L hépatite B -Mieux la connaître pour mieux la traiter-

Dossier de Presse L hépatite B -Mieux la connaître pour mieux la traiter- Dossier de Presse L hépatite B -Mieux la connaître pour mieux la traiter- Largement débattue au cours du XII ème congrès de Gastroentérologie, tenu ce week end, l hépatite B mérite d être mieux connue

Plus en détail

Best of Hépatologie 2010. Dr Anais VALLET-PICHARD Hépatologie Hôpital Cochin

Best of Hépatologie 2010. Dr Anais VALLET-PICHARD Hépatologie Hôpital Cochin Best of Hépatologie 2010 Dr Anais VALLET-PICHARD Hépatologie Hôpital Cochin Evaluation de la fibrose Analyse des échecs de l élastométrie impulsionnelle Castera L et al. Hepatology 2010;51 (3): 828-35

Plus en détail

Hépatite B autant prevoir...

Hépatite B autant prevoir... Hépatite B Autant PREVOIR... Qu est ce que L hépatite B est une inflammation du foie. Elle est provoquée par un virus : le VHB. Elle se transmet par les relations sexuelles mais elle peut aussi se transmettre

Plus en détail

Le Comité Scientifique a traité les questions suivantes : «Association reconnue d utilité publique» - 1 -

Le Comité Scientifique a traité les questions suivantes : «Association reconnue d utilité publique» - 1 - - 1 - Prise de position de l'association Française pour l'etude du Foie (AFEF) sur les trithérapies (Peg-IFN + ribavirine + inhibiteur de protéase) dans la prise en charge des malades atteints d'hépatite

Plus en détail

14 Co-infections par le VIH et les virus des hépatites

14 Co-infections par le VIH et les virus des hépatites 14 Co-infections par le VIH et les virus des hépatites Les co-infections VIH-VHC (virus de l hépatite C) et VIH-VHB/VHD (virus de l hépatite B ou delta) sont devenues les premiers facteurs de co-morbidité

Plus en détail

Je surveille mon hépatite C?

Je surveille mon hépatite C? BROCHURE BLEUE comprendre et m adapter aux différentes situations de la maladie être hépatant5 Je surveille mon hépatite C? comprendre mes examens et leurs résultats Nous voulons informer sur l hépatite

Plus en détail

Traitement de l hépatite C: données récentes

Traitement de l hépatite C: données récentes Traitement de l hépatite C: données récentes J.-P. BRONOWICKI (Vandœuvre-lès-Nancy) Tirés à part : Jean-Pierre Bronowicki Service d Hépatogastroentérologie, CHU de Nancy, 54500 Vandœuvre-lès-Nancy. Le

Plus en détail

GUIDE AFFECTION DE LONGUE DURÉE. Hépatite chronique B

GUIDE AFFECTION DE LONGUE DURÉE. Hépatite chronique B GUIDE AFFECTION DE LONGUE DURÉE Hépatite chronique B Octobre 2006 Ce guide médecin est téléchargeable sur www.has-sante.fr Haute Autorité de santé Service communication 2 avenue du Stade de France F 93218

Plus en détail

ACTUALITES EN HEPATO-GASTRO- ENTEROLOGIE

ACTUALITES EN HEPATO-GASTRO- ENTEROLOGIE ACTUALITES EN HEPATO-GASTRO- ENTEROLOGIE Dr Bernard WILLEMIN Hépato-Gastro-Entérologue CHG Haguenau Dr Pierre OSWALD Radiologie CHG Haguenau MESSAGE SONORE DU DR BERNARD WILLEMIN NOUS EXPLIQUANT QUELS

Plus en détail

HépatiteC n 7. Hépatite chronique B : onseil. quelques notions pour mieux connaître ma maladie

HépatiteC n 7. Hépatite chronique B : onseil. quelques notions pour mieux connaître ma maladie HépatiteC n 7 onseil Ma maladie Mon traitement Ma vie sociale Hépatite chronique B : quelques notions pour mieux connaître ma maladie Sommaire Après plusieurs prises de sang, mon médecin me confirme que

Plus en détail

LIGNES DIRECTRICES CLINIQUES TOUT AU LONG DU CONTINUUM DE SOINS : Objectif de ce chapitre. 6.1 Introduction 86

LIGNES DIRECTRICES CLINIQUES TOUT AU LONG DU CONTINUUM DE SOINS : Objectif de ce chapitre. 6.1 Introduction 86 LIGNES DIRECTRICES CLINIQUES TOUT AU LONG DU CONTINUUM DE SOINS : ÉTABLISSEMENT DE LIENS ENTRE LES PERSONNES CHEZ QUI UN DIAGNOSTIC D INFECTION À VIH A ÉTÉ POSÉ ET LES SERVICES DE SOINS ET DE TRAITEMENT

Plus en détail

Stratégies de dépistage biologique des hépatites virales B et C

Stratégies de dépistage biologique des hépatites virales B et C RECOMMANDATION EN SANTÉ PUBLIQUE Stratégies de dépistage biologique des hépatites virales B et C Synthèse avis des groupes de travail et de lecture Et recommandation de la HAS mars 2011 sur La synthèse

Plus en détail

Hépatite C. Du dépistage au traitement. Questions et réponses à l'usage des patients

Hépatite C. Du dépistage au traitement. Questions et réponses à l'usage des patients Hépatite C Du dépistage au traitement Questions et réponses à l'usage des patients Sommaire Objectifs et mode d utilisation du livret L hépatite C : questions et réponses Généralités Qu est-ce qu une hépatite?...................................

Plus en détail

Place du médecin généraliste dans la gestion du traitement de l hépatite C C. Buffet*

Place du médecin généraliste dans la gestion du traitement de l hépatite C C. Buffet* Entretiens de Bichat 26 sept. 2013 Salle 352 A 17 h 30 18 h 30 Place du médecin généraliste dans la gestion du traitement de l hépatite C C. Buffet* * Hépatologue, Université Paris XI, Centre de compétence

Plus en détail

L'hépatite C dans les communautés ethnoculturelles au Canada

L'hépatite C dans les communautés ethnoculturelles au Canada L'hépatite C dans les communautés ethnoculturelles au Canada Un guide de formation à l intention des fournisseurs de soins communautaires, de soins de santé et de services sociaux Produit par Le Conseil

Plus en détail

Le VIH et votre foie

Le VIH et votre foie Le VIH et votre foie Le VIH et votre foie Que dois-je savoir au sujet de mon foie? Votre foie joue un rôle incroyablement important. Il filtre votre sang en éliminant les substances nocives (toxiques)

Plus en détail

Traitement des Hépatites Chroniques Virales B et C

Traitement des Hépatites Chroniques Virales B et C Réunion Tunisienne de Consensus Organisée par La Société Tunisienne de Gastro-entérologie Sous l égide de La Société Tunisienne des Sciences Médicales Traitement des Hépatites Chroniques Virales B et C

Plus en détail

Christian TREPO, MD, PhD

Christian TREPO, MD, PhD PEG INTERFERON MONOTHERAPI E Christian TREPO, MD, PhD Unmet medical needs in chronic HBV infection Inhibition of viral replication Normalisation of ALT Improvement in liver necroinflammation Improvement

Plus en détail

Troubles de l humeur et dépressions des sujets âgés. (Pr Ph. Meire)

Troubles de l humeur et dépressions des sujets âgés. (Pr Ph. Meire) Troubles de l humeur et dépressions des sujets âgés (Pr Ph. Meire) 1 Face aux malentendus et confusions, priorité à la clinique! Changement de personnalité ou de comportement = signal d alarme en gériatrie

Plus en détail

LE SIDA: UNE AFFECTION DU SYSTEME IMMUNITAIRE

LE SIDA: UNE AFFECTION DU SYSTEME IMMUNITAIRE LE SIDA: UNE AFFECTION DU SYSTEME IMMUNITAIRE Introduction: Le SIDA, ou syndrome immunodéficience acquise, est une maladie due à un virus, le virus de l'immunodéficience humaine ou VIH (HIV: Human Immunodeficiency

Plus en détail

Hépatite chronique B Moyens thérapeutiques

Hépatite chronique B Moyens thérapeutiques Hépatite chronique B Moyens thérapeutiques Dr Olfa BAHRI Laboratoire de Virologie Clinique Institut Pasteur de Tunis INTRODUCTION Plus de 300. 10 6 porteurs chroniques de VHB dans le monde Hépatite chronique

Plus en détail

Traitement des hépatites virales

Traitement des hépatites virales Traitement des hépatites virales Philippe Sogni Hépato-gatroentérologie gatroentérologie,, Hôpital Cochin et Faculté de Médecine Paris 5 Sogni 1 Hépatite chronique C Sogni 2 Prévalence en France des Ac..

Plus en détail

Item 83 : Hépatites virales. Anomalies biologiques hépatiques chez un sujet asymptomatique

Item 83 : Hépatites virales. Anomalies biologiques hépatiques chez un sujet asymptomatique Item 83 : Hépatites virales. Anomalies biologiques hépatiques chez un sujet asymptomatique Date de création du document 2008-2009 Table des matières 1 Généralités... 1 1. 1 Diagnostic... 1 1. 2 Conduite

Plus en détail

Avis 5 mars 2014. PEGASYS 90 microgrammes, solution injectable 1 seringue pré-remplie en verre de 0,5 ml avec aiguille (CIP : 34009 269 805 1 1)

Avis 5 mars 2014. PEGASYS 90 microgrammes, solution injectable 1 seringue pré-remplie en verre de 0,5 ml avec aiguille (CIP : 34009 269 805 1 1) COMMISSION DE LA TRANSPARENCE Avis 5 mars 2014 PEGASYS 180 microgrammes, solution injectable 1 seringue pré-remplie en verre de 0,5 ml avec aiguille (CIP : 34009 359 960 6 0) 1 stylo pré-rempli de 0,5

Plus en détail

Guide du parcours de soins Titre ACTES ET PRESTATIONS AFFECTION DE LONGUE DURÉE. Hépatite chronique B

Guide du parcours de soins Titre ACTES ET PRESTATIONS AFFECTION DE LONGUE DURÉE. Hépatite chronique B Guide du parcours de soins Titre ACTES ET PRESTATIONS AFFECTION DE LONGUE DURÉE Hépatite chronique B Février 2015 Ce document est téléchargeable sur : www.has-sante.fr Haute Autorité de Santé Service des

Plus en détail

Situation, prise en charge

Situation, prise en charge Grippe pandémique A(H1N1) Situation, prise en charge DAUMAS Aurélie HIA LAVERAN COURS IFSI Des grippes pandémiques Groupe A Secondaires à une cassure (rôle animal) Absence d immunité collective Létalité

Plus en détail

MANIFESTATIONS SYSTEMIQUES DES INFECTIONS PAR LE VIRUS DE L HEPATITE C Dr. Fatma BOUSSEMA, Dr Lilia ROKBANI

MANIFESTATIONS SYSTEMIQUES DES INFECTIONS PAR LE VIRUS DE L HEPATITE C Dr. Fatma BOUSSEMA, Dr Lilia ROKBANI MANIFESTATIONS SYSTEMIQUES DES INFECTIONS PAR LE VIRUS DE L HEPATITE C Dr. Fatma BOUSSEMA, Dr Lilia ROKBANI Le virus C est associé à des manifestations extra-hépatiques d origine immunologique. Certaines

Plus en détail

Co-infection HVB HVC CO-infection VIH HVB et HVC

Co-infection HVB HVC CO-infection VIH HVB et HVC Co-infection HVB HVC CO-infection VIH HVB et HVC Abdelfattah CHAKIB Faculté de médecine et de pharmacie de Casablanca Service des maladies infectieuses, CHU Ibn Rochd 06 61 42 91 64 afchakib@gmail.com

Plus en détail

Diagnostic des Hépatites virales B et C. P. Trimoulet Laboratoire de Virologie, CHU de Bordeaux

Diagnostic des Hépatites virales B et C. P. Trimoulet Laboratoire de Virologie, CHU de Bordeaux Diagnostic des Hépatites virales B et C P. Trimoulet Laboratoire de Virologie, CHU de Bordeaux Diagnostic VHC Dépistage: pourquoi? Maladie fréquente (Ac anti VHC chez 0,84% de la population soit 367 055

Plus en détail

Hépatite. du dépistage au traitement. Questions et réponses. L hépatite C Dépistage, clinique, prise en charge et conseils aux patients

Hépatite. du dépistage au traitement. Questions et réponses. L hépatite C Dépistage, clinique, prise en charge et conseils aux patients DOCUMENT À L USAGE DES PATIENTS Également disponible : L hépatite C Dépistage, clinique, prise en charge et conseils aux patients (document à l usage des professionnels de santé) Document édité et diffusé

Plus en détail

Recommandations de l AFEF concernant la grippe pour les malades ayant une maladie chronique du foie. Recommandations générales

Recommandations de l AFEF concernant la grippe pour les malades ayant une maladie chronique du foie. Recommandations générales Recommandations de l AFEF concernant la grippe pour les malades ayant une maladie chronique du foie La diversité des étiologies et la variété des traitements utilisés en hépatologie rendent difficile la

Plus en détail

HépatiteC n 4. onseil. Pourquoi faut-il que je me soigne?

HépatiteC n 4. onseil. Pourquoi faut-il que je me soigne? HépatiteC n 4 onseil Ma maladie Mon traitement Ma vie sociale Pourquoi faut-il que je me soigne? Sommaire ( Pourquoi faut-il que je me soigne? 1 2 3 Le virus qui m a infecté : un ennemi pour mon foie L

Plus en détail

Les médicaments de la grippe Ahmed Ghoubontini Service de Maladies Infectieuses CHU La Rabta Tunis

Les médicaments de la grippe Ahmed Ghoubontini Service de Maladies Infectieuses CHU La Rabta Tunis Les médicaments de la grippe Ahmed Ghoubontini Service de Maladies Infectieuses CHU La Rabta Tunis Introduction Les virus de la grippe sont des virus «instables». Les virus actuellement en circulation

Plus en détail

AVENEMENT DE LA «TRI-THERAPIE» POUR L HEPATITE C CHRONIQUE GENOTYPE 1 EN JANVIER 2011.

AVENEMENT DE LA «TRI-THERAPIE» POUR L HEPATITE C CHRONIQUE GENOTYPE 1 EN JANVIER 2011. AVENEMENT DE LA «TRI-THERAPIE» POUR L HEPATITE C CHRONIQUE GENOTYPE 1 EN JANVIER 2011. MODE D EMPLOI DE L AUTORISATION TEMPORAIRE D UTILISATION (ATU) DE COHORTE A L ATTENTION DES PERSONNES ATTEINTES D

Plus en détail

Aspects microbiologiques de la borréliose de Lyme B. Jaulhac

Aspects microbiologiques de la borréliose de Lyme B. Jaulhac Aspects microbiologiques de la borréliose de Lyme B. Jaulhac Laboratoire associé au Centre National de Référence des Borrelia Laboratoire de Bactériologie Hôpitaux Universitaires de Strasbourg Diagnostic

Plus en détail

GASTRO-ENTEROLOGIE. Variabilité. A des entrées. B des sites anatomiques. C inter-individuelle. D intra-individuelle

GASTRO-ENTEROLOGIE. Variabilité. A des entrées. B des sites anatomiques. C inter-individuelle. D intra-individuelle GASTRO-ENTEROLOGIE Variabilité A des entrées B des sites anatomiques 2 l externe + 2 l interne 15 litres sécrétion-absorption entrée 2 l duodénum 4 l grêle 3 l côlon 0,3 l anus 0,3 l œsophage 10" estomac

Plus en détail

Fiche d information et de faits : Statistiques canadiennes sur le cancer 2013

Fiche d information et de faits : Statistiques canadiennes sur le cancer 2013 SOUS EMBARGO JUSQU AU mercredi 29 mai 2013, 3 h 1, HAE Mai 2013 Fiche d information et de faits : Statistiques canadiennes sur le cancer 2013 En 2013 : On estime que 48 700 nouveaux cas de cancer seront

Plus en détail

Docteur Pascal Melin Hôpital de Saint Dizier UTEP CHG SAINT DIZIER CSAPA 52

Docteur Pascal Melin Hôpital de Saint Dizier UTEP CHG SAINT DIZIER CSAPA 52 Docteur Pascal Melin Hôpital de Saint Dizier UTEP CHG SAINT DIZIER CSAPA 52 Plan gouvernemental de lutte contre les drogues et les toxicomanies 2008-2011 Soutenir l application des mesures de dépistage

Plus en détail

Pathologie VIH. Service maladies infectieuses Archet 1. Françoise ALEXIS, infirmière Monique BORGHI, infirmière 15 octobre 2013

Pathologie VIH. Service maladies infectieuses Archet 1. Françoise ALEXIS, infirmière Monique BORGHI, infirmière 15 octobre 2013 Pathologie VIH Service maladies infectieuses Archet 1 Françoise ALEXIS, infirmière Monique BORGHI, infirmière 15 octobre 2013 Les traitements antirétroviraux Sont classés en 5 familles selon leur mode

Plus en détail

Déclaration de conflits d intérêt

Déclaration de conflits d intérêt Déclaration de conflits d intérêt Introduction Cas Clinique 1 Mr X 62 ans ethylotabagique HTA Hypercholestérolémie Découverte d une tuberculose pulmonaire en 2009 Traitement de 6 mois avec observance difficile

Plus en détail

Le VIH et vos reins. Que dois-je savoir au sujet de mes reins? Où sont mes reins? Comment fonctionnent mes reins? Que font mes reins?

Le VIH et vos reins. Que dois-je savoir au sujet de mes reins? Où sont mes reins? Comment fonctionnent mes reins? Que font mes reins? Le VIH et vos reins Le VIH et vos reins Que dois-je savoir au sujet de mes reins? Le VIH peut affecter vos reins et peut parfois causer une maladie rénale. Certains médicaments peuvent être dangereux pour

Plus en détail

Transplantation hépatique à donneur vivant apparenté. Olivier Scatton, Olivier Soubrane, Service de chirurgie Cochin

Transplantation hépatique à donneur vivant apparenté. Olivier Scatton, Olivier Soubrane, Service de chirurgie Cochin Transplantation hépatique à donneur vivant apparenté Olivier Scatton, Olivier Soubrane, Service de chirurgie Cochin Introduction Le prélèvement d une partie du foie chez une personne «vivante» et apparentée

Plus en détail

N 59. Connaître les bases des classifications des troubles mentaux de l enfant à la personne âgée

N 59. Connaître les bases des classifications des troubles mentaux de l enfant à la personne âgée N 59. Connaître les bases des classifications des troubles mentaux de l enfant à la personne âgée Auteur : J.-A. M. Relecteurs : C. Q., C. L. Statistiques ECN 2008, dossier 4 2008, dossier 7 2010, dossier

Plus en détail

PRISE EN CHARGE DE L HEPATITE CHRONIQUE C EN 2009

PRISE EN CHARGE DE L HEPATITE CHRONIQUE C EN 2009 PRISE EN CHARGE DE L HEPATITE CHRONIQUE C EN 2009 CHU BAB EL OUED DR OSMANE DR MAHIOU PR NAKMOUCHE Evolution du traitement de hépatite c Découverte du génome de l HVC 1989 1989 1989 Evolution du traitement

Plus en détail

Décrets, arrêtés, circulaires

Décrets, arrêtés, circulaires Décrets, arrêtés, circulaires TEXTES GÉNÉRAUX MINISTÈRE DE LA SANTÉ ET DES SPORTS Arrêté du 25 juin 2010 modifiant la liste des spécialités pharmaceutiques remboursables aux assurés sociaux NOR : SASS1016264A

Plus en détail

Univers des soins infirmiers en images

Univers des soins infirmiers en images Univers des soins infirmiers en images Caroline Roy, inf., M. Sc. inf. Directrice-conseil, Direction, Affaires externes Congrès OIIQ Atelier A8 9 novembre 2015 Conflits d intérêts AUCUN 2 Objectifs d apprentissage

Plus en détail

Traitements de l hépatite B

Traitements de l hépatite B Traitements de l hépatite B S Matheron Service des maladies infectieuses et tropicales A Hôpital Bichat-Claude Bernard Virus de l hépatite B: histoire naturelle Contage Hépatite aigüe 70% asymptomatique

Plus en détail

CONDUITE A TENIR DEVANT UNE GAMMAPATHIE MONOCLONALE (GM)

CONDUITE A TENIR DEVANT UNE GAMMAPATHIE MONOCLONALE (GM) CONDUITE A TENIR DEVANT UNE GAMMAPATHIE MONOCLONALE (GM) Professeur Emmanuel Andrès, Service de Médecine Interne, Diabète et Maladies Métaboliques, Clinique Médicale B, Hôpitaux Universitaires de Strasbourg

Plus en détail

Traitement des hépatites h chroniques virales B et C

Traitement des hépatites h chroniques virales B et C Traitement des hépatites h chroniques virales B et C Dr Joanna POFELSKI Service d hépatod pato-gastroentérologierologie CH d Annecyd Particularités? Virus hépatotropes / cytopathogènes : lésions hépatiques

Plus en détail

Table des matières I. LA PONCTION BIOPSIE HÉPATIQUE (PBH) 15

Table des matières I. LA PONCTION BIOPSIE HÉPATIQUE (PBH) 15 Table des matières CHAPITRE 1 EXPLORATIONS EN HÉPATOLOGIE 15 I. LA PONCTION BIOPSIE HÉPATIQUE (PBH) 15 II. TIPS (TRANSJUGULAR INTRAHEPATIC PORTOSYSTEMIC SHUNT 17 OU SHUNT INTRA-HÉPATIQUE PORTO-SYSTÉMIQUE)

Plus en détail

La vaccination contre le VHB à l heure du consensus. Ariane Chryssostalis Service d hépatogastroentérologie Hopital Cochin

La vaccination contre le VHB à l heure du consensus. Ariane Chryssostalis Service d hépatogastroentérologie Hopital Cochin La vaccination contre le VHB à l heure du consensus Ariane Chryssostalis Service d hépatogastroentérologie Hopital Cochin Pourquoi vacciner? Epidémiologie du VHB 370.000.000 de porteurs chroniques du VHB

Plus en détail

Le dilemme d'une réponse immunitaire efficace

Le dilemme d'une réponse immunitaire efficace Le dilemme d'une réponse immunitaire efficace Pathogène Réponse spécifique - Adaptée - Mémoire Complément Macrophages NK Lymphocytes B Lymphocytes T 1) Distinguer "le soi" du "non soi" 2) Réarrangements

Plus en détail

USAGERS DE DROGUE ET VHC ADIJA CHAMPAGNOLE MARDI 17 MARS

USAGERS DE DROGUE ET VHC ADIJA CHAMPAGNOLE MARDI 17 MARS USAGERS DE DROGUE ET VHC ADIJA CHAMPAGNOLE MARDI 17 MARS RAPPELS Répartition des patients VHC 15% Nosocomial 20% Autres + Inconnue 3% Activité prof. 37 % Transfusion 1 % sexuel 25 % Toxicomanie IV D'après

Plus en détail

RECOMMANDATION DU COLLÈGE Prise en charge de l hépatite C par les médicaments anti-viraux à action directe (AAD)

RECOMMANDATION DU COLLÈGE Prise en charge de l hépatite C par les médicaments anti-viraux à action directe (AAD) RECOMMANDATION DU COLLÈGE Prise en charge de l hépatite C par les médicaments anti-viraux à action directe (AAD) Juin 2014 Ce rapport est téléchargeable sur : www.has-sante.fr Haute Autorité de santé Service

Plus en détail

Journée AFEF-SAHGE Alger 14 décembre 2011. Cas Cliniques. Dr A. NANI

Journée AFEF-SAHGE Alger 14 décembre 2011. Cas Cliniques. Dr A. NANI Journée AFEF-SAHGE Alger 14 décembre 2011 Cas Cliniques Dr A. NANI Cas Clinique 1 Patiente 45 ans découverte fortuite sérologie VHC(+), bilan préopératoire pour lithiase vésiculaire symptomatique. Antécédents:

Plus en détail

Prise en Charge des Hépatites Auto-Immunes Difficiles Olivier CHAZOUILLERES

Prise en Charge des Hépatites Auto-Immunes Difficiles Olivier CHAZOUILLERES Prise en Charge des Hépatites Auto-Immunes Difficiles Olivier CHAZOUILLERES Service d Hépatologie Centre de référence des maladies inflammatoires des voies biliaires Paris Saint Antoine HAI - Prise en

Plus en détail

L hépatite C. 50 questions et réponses. Dr. med. Daniel Lavanchy, PD Dr. med. Andrea De Gottardi, Prof. Dr. med. Andreas Cerny

L hépatite C. 50 questions et réponses. Dr. med. Daniel Lavanchy, PD Dr. med. Andrea De Gottardi, Prof. Dr. med. Andreas Cerny L hépatite C 50 questions et réponses Dr. med. Daniel Lavanchy, PD Dr. med. Andrea De Gottardi, Prof. Dr. med. Andreas Cerny A qui s adresse cette brochure? Cette brochure est destinée aux personnes souffrant

Plus en détail

La dépression, une pathologie hautement récidivante? Dr J.M. Bonnin

La dépression, une pathologie hautement récidivante? Dr J.M. Bonnin La dépression, une pathologie hautement récidivante? Dr J.M. Bonnin PSYCHIATRE CLINIQUE ANOUSTE (Bordeaux) Thérapeute Comportemental et Cognitif Enseignant à l IRCCADE La dépression Un des principaux problèmes

Plus en détail

GUIDE D INFORMATIONS A LA PREVENTION DE L INSUFFISANCE RENALE

GUIDE D INFORMATIONS A LA PREVENTION DE L INSUFFISANCE RENALE GUIDE D INFORMATIONS A LA PREVENTION DE L INSUFFISANCE RENALE SOURCES : ligues reins et santé A LA BASE, TOUT PART DES REINS Organes majeurs de l appareil urinaire, les reins permettent d extraire les

Plus en détail

HYPERTENSION ARTERIELLE ET GROSSESSE MC AUMONT. 1) L HTA représente la première cause de morbidité et de mortalité périnatales.

HYPERTENSION ARTERIELLE ET GROSSESSE MC AUMONT. 1) L HTA représente la première cause de morbidité et de mortalité périnatales. HYPERTENSION ARTERIELLE ET GROSSESSE MC AUMONT POINTS IMPORTANTS. 1) L HTA représente la première cause de morbidité et de mortalité périnatales. 2) Physiologiquement, la pression artérielle baisse au

Plus en détail

Diagnostic et suivi virologique des hépatites virales B et C. Marie-Laure Chaix Virologie Necker

Diagnostic et suivi virologique des hépatites virales B et C. Marie-Laure Chaix Virologie Necker Diagnostic et suivi virologique des hépatites virales B et C Marie-Laure Chaix Virologie Necker OUTILS DIAGNOSTIQUES VHC Transaminases Recherche des Anticorps! Tests indirects - Anticorps! ELISA! RIBA

Plus en détail

chronique La maladie rénale Un risque pour bon nombre de vos patients Document destiné aux professionnels de santé

chronique La maladie rénale Un risque pour bon nombre de vos patients Document destiné aux professionnels de santé Document destiné aux professionnels de santé Agence relevant du ministère de la santé La maladie rénale chronique Un risque pour bon nombre de vos patients Clés pour la dépister et ralentir sa progression

Plus en détail

Compte rendu d hospitalisation hépatite C. À partir de la IIème année MG, IIIème années MD et Pharmacie

Compte rendu d hospitalisation hépatite C. À partir de la IIème année MG, IIIème années MD et Pharmacie Compte rendu d hospitalisation hépatite C À partir de la IIème année MG, IIIème années MD et Pharmacie ASSISTANCE PUBLIQUE HOPITAUX DE PARIS HOPITAL DU BON SECOURS Service d HEPATHOLOGIE du Professeur

Plus en détail

Virus: Virus: Diversité génétique. Diversité génétique et variation antigénique. Virus: Conséquences épidémiologiques et thérapeutiques

Virus: Virus: Diversité génétique. Diversité génétique et variation antigénique. Virus: Conséquences épidémiologiques et thérapeutiques Virus: Diversité génétique et variation antigénique Conséquences épidémiologiques et thérapeutiques M. Segondy Virus: Diversité génétique Virus: Génome + Capside ± Enveloppe 1 Virus: Diversité génétique

Plus en détail

I - CLASSIFICATION DU DIABETE SUCRE

I - CLASSIFICATION DU DIABETE SUCRE I - CLASSIFICATION DU DIABETE SUCRE 1- Définition : Le diabète sucré se définit par une élévation anormale et chronique de la glycémie. Cette anomalie est commune à tous les types de diabète sucré, mais

Plus en détail

Y a-t-il une place pour un vaccin thérapeutique contre l hépatite B? H. Fontaine, Unité d Hépatologie Médicale, Hôpital Cochin

Y a-t-il une place pour un vaccin thérapeutique contre l hépatite B? H. Fontaine, Unité d Hépatologie Médicale, Hôpital Cochin Y a-t-il une place pour un vaccin thérapeutique contre l hépatite B? H. Fontaine, Unité d Hépatologie Médicale, Hôpital Cochin Objectifs thérapeutiques Inhibition de la réplication virale Négativation

Plus en détail

+ Questions et réponses

+ Questions et réponses HÉPATITE B L hépatite B c est quoi? L hépatite B est un type de maladie du foie causée par le virus de l hépatite B, une des formes les plus courantes de l hépatite virale (les autres sont le virus de

Plus en détail

COMMISSION DE LA TRANSPARENCE AVIS. 19 mai 2010

COMMISSION DE LA TRANSPARENCE AVIS. 19 mai 2010 COMMISSION DE LA TRANSPARENCE AVIS 19 mai 2010 AVAXIM 160 U ADULTES, suspension injectable en seringue préremplie. Vaccin de l'hépatite A (inactivé, adsorbé) Boîte de 1 seringue préremplie en verre de

Plus en détail

FICHE D INFORMATION AVANT UNE TRANSFUSION

FICHE D INFORMATION AVANT UNE TRANSFUSION FICHE D INFORMATION AVANT UNE TRANSFUSION Madame, Monsieur, Si votre état de santé nécessite une transfusion sanguine, ce document est destiné à vous informer sur les avantages et les risques de la transfusion,

Plus en détail

PRISE EN CHARGE EN VILLE DES PERSONNES DÉPENDANTES AUX OPIACÉS

PRISE EN CHARGE EN VILLE DES PERSONNES DÉPENDANTES AUX OPIACÉS PRISE EN CHARGE EN VILLE DES PERSONNES DÉPENDANTES AUX OPIACÉS Constance Legroux (DCEM3) QUELQUES CHIFFRES 150 000 toxicomanes en France, dont moins de Diminution de la mortalité grâce à la mise sur le

Plus en détail

Efficacité de la corticothérapie systémique dans les formes graves de la maladie d emboles de cholestérol (MEC) - Etude MECCORT -

Efficacité de la corticothérapie systémique dans les formes graves de la maladie d emboles de cholestérol (MEC) - Etude MECCORT - Version n 4 du 07/03/2011 Efficacité de la corticothérapie systémique dans les formes graves de la maladie d emboles de cholestérol (MEC) - Etude - Protocole n 10 137 01 PROTOCOLE DE RECHERCHE BIOMEDICALE

Plus en détail

La Grippe en questions

La Grippe en questions 1 La Grippe en questions Qu est ce que la grippe? Que sont les virus grippaux? La grippe est une infection virale respiratoire aiguë contagieuse. Les virus grippaux se répartissent entre différents types

Plus en détail

Le titrage de l AgHBs: un témoin du statut du patient et de la réponse au traitement. Denis Ouzan Institut Arnault Tzanck, Saint-Laurent-du-Var

Le titrage de l AgHBs: un témoin du statut du patient et de la réponse au traitement. Denis Ouzan Institut Arnault Tzanck, Saint-Laurent-du-Var Le titrage de l AgHBs: un témoin du statut du patient et de la réponse au traitement Denis Ouzan Institut Arnault Tzanck, Saint-Laurent-du-Var Objectifs pédagogiques Connaitre les problèmes pratiques posés

Plus en détail

Le vaccin polysaccharidique à 23 valences (PPV23)

Le vaccin polysaccharidique à 23 valences (PPV23) Introduction Le pneumocoque est un agent majeur de pneumonie, septicémie, méningite, sinusite, otite moyenne et exacerbations aiguës d affections pulmonaires chroniques obstructives. Sur la base du typage

Plus en détail