Education pour la santé. Actions : découvrez la méthode!

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1 Education pour la santé Actions : découvrez la méthode! Document réalisé par le CRES Languedoc-Roussillon à la demande de la DRASS et de l URCAM dans le cadre du Schéma régional d éducation pour la santé Languedoc-Roussillon Delphine Couralet et Catherine Olivo Octobre 2005 Comité Régional d Education pour la Santé Languedoc-Roussillon Hôpital la Colombière Montpellier cedex

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3 Sommaire Présentation du document... 5 Questionnement sur les actions...7 Etre efficace en éducation pour la santé...9 Choisir nos valeurs et nos concepts Quelques définitions illustrées par l action...13 La santé...13 L éducation pour la santé...17 La prévention, la promotion, la santé communautaire...19 Quelques principes d éducation pour la santé...21 (Codes 30 «Cassé? Fracassé!» : prévention en discothèque) Valeurs en éducation pour la santé...22 (Codes 30 Comité Gardois de prévention du mal-être et du suicide des jeunes) Sur le chemin de l émancipation...23 (Codes 66 Atelier santé dans le quartier du Nouveau Logis) En roulant vers l autonomie...24 (Groupamaif Perpignan 66 Prendre la route avec nos aînés) Se lancer dans un projet Questions à se poser lors de l élaboration d un projet...27 Questions à se poser pour définir des priorités...28 Définition d un objectif...29 Classification des objectifs d éducation pour la santé...30 Partir d un état des lieux pour démarrer un projet...31 (Maison pour Tous Léo Lagrange 34 Alimentation et santé à la Maison pour Tous) (Réseau de santé de Béziers 34 «S aimer zen» : prévention des conduites sexuelles à risque chez les jeunes) Cibler une population à risque...33 (CPAM 11 Prévention des chutes des personnes âgées) S adapter à la demande...34 (Hôpital de jour de psychiatrie d Argelès 66 Film «Bien dans son corps, bien dans sa tête» avec des patients) Des objectifs à court, moyen et long terme...35 (Codes 11 Théâtre «Amour à mort» sur la prévention du sida en milieu pénitentiaire) Choisir nos méthodes et nos pédagogies Stratégies en éducation pour la santé...39 Typologie des techniques et des supports en éducation pour la santé...41 Des enfants placés au cœur de la démarche...43 (Mutualité Française 11 Sécurité routière auprès de jeunes enfants) Comité Régional d Education pour la Santé Languedoc-Roussillon 1

4 Pour un meilleur accueil de l enfant...44 (Conseil Général 30 Accompagnement vers la parentalité des femmes enceintes en situation de vulnérabilité) Quand l éducation pour la santé est intégrée dans les cours au collège...45 (Codes 30 Atelier santé au collège Diderot) Une approche singulière : l entretien motivationnel...46 (Ligue contre le cancer 30 «Bébé, libre comme L R» : prévention tabac femmes enceintes) Favoriser la participation...47 (Holisme communication 34 Hévéa : journal santé pour les jeunes ans) Un support de communication pour susciter l échange sur les pratiques...48 (Mutualité Française 34 Bien traiter les personnes âgées au quotidien) Analyser sa pratique pour mieux conseiller les parents...49 (Conseil Général 48 Formation continue des assistantes maternelles) Parler simplement d éducation pour la santé avec les détenus...50 (Codes 48 Atelier santé en maison d arrêt) Développer les compétences psychosociales à travers la santé...51 (Codes 48 Jeunes santé insertion) Accompagner et dialoguer pour soulager...52 (Conseil Général 66 Un réseau autour des femmes enceintes vulnérables) Cheminer avec les habitants...53 (Mutualité Française 66 «Cité Santé» : une action de santé communautaire) Travailler ensemble La notion de partenariat...57 Travailler sur la durée...59 (ANPAA 30 «Prévention Alcool Route 30» : programme pour contrevenants) Quand bénévoles et élus s investissent en milieu rural...60 (AID 11 «Dédale de vie» exposition interactive sur les conduites à risque des adolescents) La cohérence entre professionnels...61 (Conseil Général 11 Soutien à l allaitement maternel) Le point de vue d un artiste...62 (Inspection Académique 11 Théâtre en milieu scolaire autour de violence, racket, suicide) Le point de vue d un psychologue...63 (Codes 30 «Au fil des mots» : groupe de parole pour migrants) Le partenariat : source de richesse pour un projet...64 (CDMRT 34 Ecole sans tabac) Quand une équipe socio-éducative se préoccupe de santé au quotidien...65 (FJT Claparède 34 Santé en Foyer de Jeunes Travailleurs) Faire des ponts entre intérieur et extérieur...66 (UCSA Béziers 34 Film sur l exclusion face au sida, en milieu carcéral) 2 Comité Régional d Education pour la Santé Languedoc-Roussillon

5 Quand on stimule la responsabilité des professionnels de la fête...67 (ANPA 48 Formation de gérants de discothèques) La place de l éducation pour la santé dans les établissements sociaux...68 (Codes 48 Vie affective et sexuelle des personnes handicapées mentales) Quand l animation se met au service de la nutrition...69 (CPAM 66 Formation d animateurs de centres aérés à la nutrition) Vers une culture commune...70 (DDASS 66 Plan Départemental de Prévention des Addictions) Evaluer Evaluation : les grands principes...73 Définition de critères et d indicateurs d évaluation...74 Exemples d objectifs, critères, indicateurs et outils d évaluation...75 Evaluer avec des méthodes complémentaires...76 (Collège Rimbaud 34 Mieux-être) Rédaction d un rapport d évaluation...77 Bibliographie Références bibliographiques sur la méthodologie de projet en éducation pour la santé...81 Index pour rechercher une action Index par n de fiche...87 Index par structure...88 Index par thème...89 Index par population...91 Sigles et partenaires Glossaire des sigles...95 Partenariat...97 Comité Régional d Education pour la Santé Languedoc-Roussillon 3

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7 Présentation du document Contexte Le SREPS a pour ambition d organiser l éducation pour la santé, au sein d un territoire donné, avec et pour les populations. Le programme confié au CRES fin 2003 s inscrit dans cette démarche et a pour objectifs : D accompagner les acteurs de la région dans la définition, la mise en œuvre et l évaluation des actions de promotion de la santé et d éducation pour la santé dans le cadre du SREPS et des Programmes Régionaux de Santé. De développer la qualité des actions de promotion de la santé et d éducation pour la santé. D assurer un maillage régional des ressources en promotion de la santé et éducation pour la santé. Le document présenté ici a été réalisé dans le cadre de ce programme. L approche qui sous-tend l élaboration de ce document est empirique et pragmatique, c'est-à-dire qu elle s appuie sur l expérience des acteurs de terrain pour aborder les concepts et les méthodes en éducation pour la santé. Objectifs Faciliter l appropriation par les acteurs de terrain des concepts et des méthodes d éducation pour la santé. Accroître la visibilité, la valorisation, le partage des savoir-faire et de l expérience acquise par les acteurs de l éducation pour la santé dans la région. Méthode L idée était de présenter les concepts, approches, pratiques en éducation pour la santé à partir de quelques actions menées sur la région, donc de partir de la pratique pour aller vers la théorie. La sélection des actions n est pas statistiquement représentative de l ensemble des actions mises en œuvre sur la région. Elle tente d illustrer la diversité des pratiques au niveau des populations, des milieux, de la géographie, des intervenants dans l action, des stratégies éducatives, des thèmes, etc. Les actions sélectionnées ne sont pas nécessairement les plus exemplaires ; elles sont les témoins de ce qui existe et illustrent la méthodologie. L absence d une action dans ce document ne signifie pas qu elle est de moindre qualité. Phase 1 : méthode pour sélectionner les actions Le choix des actions s est fait en deux temps : 1. Envoi d un courrier suivi d un appel téléphonique aux DDASS, CPAM, CODES, Conseils Généraux, Inspections Académiques, Mutualités Françaises pour recueillir une première liste d actions correspondant aux critères suivants : Comité Régional d Education pour la Santé Languedoc-Roussillon 5

8 Actions collectives d éducation pour la santé dans une logique de promotion de la santé. Témoignage de ce qui peut se faire en éducation pour la santé : actions «classiques» non ponctuelles pour le public bénéficiaire (au moins trois séances de deux heures avec le public) ou actions innovantes (au niveau de la méthode, du public s il est inhabituel, ou du territoire, ou encore si un partenariat inhabituel s est développé). Tous les thèmes des priorités régionales de santé ou de l assurance maladie. Tous les publics : enfants, jeunes, adultes, personnes âgées. Tous les milieux : école, hôpital, quartier, prison, etc. Actions qui ont démarré, qui ont un certain recul. 2. Organisation d une réunion par département avec les mêmes partenaires (DDASS, CPAM, CODES, Conseils Généraux, Inspections Académiques, Mutualités Françaises) afin de choisir collectivement les actions à retenir, plus précisément celles : qui mobilisent un partenariat multiple ou original qui témoignent d un effort de l équipe vis-à-vis des retombées de l action, pour que l action ne s arrête pas à l activité proprement dite : implication des parents, d autres structures pour la suite du projet dont la méthode est particulièrement originale, innovante où la participation du public est réelle et à plusieurs niveaux dans l action qui sont pratiquées dans des milieux ou auprès de publics rarement touchés Ces critères ont été débattus et complétés avec les partenaires de chaque département. Entre 5 et 9 actions ont été sélectionnées dans chaque département au vu des critères qu elles remplissaient. Phase 2 : rédaction des fiches-actions Les fiches-actions ont été rédigées à partir de documents sur l action (projets, rapports) et de contacts téléphoniques avec chaque structure. Des entretiens par téléphone ont également été menés avec certains partenaires associés aux actions. Le CRES a mis en forme le contenu des fiches sans mener d analyse critique des actions. Les fiches reflètent donc les propos des porteurs d actions. Dans chaque fiche-action, un des aspects de l action fait l objet d un coup de projecteur. Dans le sommaire du document, les coups de projecteur sont classés en cinq rubriques : choisir nos valeurs et nos concepts, se lancer dans un projet, choisir nos méthodes et nos pédagogies, travailler ensemble et évaluer. Les parties «Questionnement sur les actions» et «Etre efficace en éducation pour la santé» sont, elles, une analyse critique transversale des actions d éducation pour la santé. Phase 3 : validation du document Pour valider le document, les démarches ci-après ont été menées : Envoi de la fiche à chaque porteur de projet ou personne interviewée, Envoi d une première version du document aux partenaires de la région (DRASS, URCAM) et de chaque département (DDASS, CPAM, CODES, Conseils Généraux, Inspections Académiques, Mutualités Françaises), Organisation d une réunion régionale afin de critiquer, améliorer la première version de l outil. Nous espérons que le lecteur trouvera dans les allers-retours entre théorie et pratique, un regard, une analyse complémentaire et nouvelle des pratiques d éducation pour la santé en Languedoc-Roussillon. 6 Comité Régional d Education pour la Santé Languedoc-Roussillon

9 Questionnement sur les actions Les actions présentées témoignent de la diversité des pratiques concernant les thèmes, les publics, les lieux d intervention, les stratégies éducatives, les partenaires, etc. Leur analyse transversale ouvre plusieurs pistes de questionnement. Qu en est-il de l implication des professionnels de proximité dans une action conduite par d autres intervenants? Il parait légitime de se poser la question car si les professionnels de proximité ne s impliquent pas, l action ne sera pas relayée après le départ des intervenants. Même si les intervenants extérieurs restent relativement longtemps, l action demeurera ponctuelle. Pour que l action perdure, il parait indispensable que l éducation pour la santé soit faite en collaboration étroite avec les professionnels qui sont quotidiennement en contact avec le public. Ceci suppose qu ils soient au minimum informés et, encore mieux, formés et associés à la conception et à la conduite de l action. Cette condition accroît la probabilité de l efficacité d une action. Il serait donc souhaitable de monter tout projet en trois phases : 1. Réalisation du début de l action par les intervenants 2. Formation des professionnels de proximité et co-animation : faire ensemble est déterminant pour la réappropriation du projet par les professionnels de proximité 3. Poursuite de l action par les professionnels de proximité Qu en est-il de l aval d un temps fort? Certaines actions s articulent autour d un événement particulier. Mais après l événement, la population nécessite d être accompagnée si elle a des questions, des réactions, des démarches à entreprendre, etc. Encore trop souvent, les pratiques ne permettent pas aux intervenants de prendre en compte ce qui peut survenir dans l après coup. Qu en est-il de la place des supports et des outils dans les actions d éducation pour la santé? Parfois, les actions donnent l impression de reposer essentiellement sur un outil ou une technique d animation. Or l outil doit être un moyen mis au service de l atteinte d un objectif et non une fin en soi. Le choix de l outil doit être déterminé par l objectif que l on s est fixé pour l action et non l inverse. De plus, il ne faut pas trop attendre de la diffusion d une plaquette ou de tout autre outil de communication. Les évaluations montrent en effet que les opérations de communication ne modifient pas les comportements : elles ne font que conforter les personnes qui adoptent déjà des comportements favorables à leur santé. N en espérons pas trop Qu en est-il de l effet réel d une pièce de théâtre auprès du public? Nombreuses sont les actions de prévention ou d éducation pour la santé qui utilisent l outil théâtre, le plus souvent à travers le théâtre forum. Si l intérêt de cette approche artistique et ludique est indiscutable lorsque le public est étroitement associé à la construction du scénario et/ou au jeu de la pièce, l intérêt apparaît plus contestable lorsque l on fait venir une troupe de comédiens qui joue son spectacle sans que le public n ait réellement la possibilité de s investir sur la durée. Même si des échanges et discussions suivent la pièce de théâtre et qu ils sont sans aucun doute très intéressants, on peut cependant s interroger sur le rapport coût/efficacité de l outil. En effet, faire venir une troupe de théâtre spécialisée dans la prévention coûte très cher et il n est pas démontré que l effet soit plus important que celui que l on obtiendrait si l on offrait une place de cinéma et que l on suscitait un débat à la suite du film. Comité Régional d Education pour la Santé Languedoc-Roussillon 7

10 Qu en est-il des attentes des éducateurs vis-à-vis des parents, dans les actions menées auprès de jeunes enfants? Que penser des actions dont l objectif affiché est de toucher les parents à travers leurs enfants? Ces actions s appuient sur le fait que les parents sont sensibles aux messages de prévention délivrés par leurs enfants. On connaît des expériences menées au niveau national qui montrent que des enfants ont ainsi «réussi à faire arrêter leurs parents de fumer». On peut d une part, s interroger sur cette «réussite» des enfants et supposer que leurs parents étaient prêts à ce changement. D autre part, on peut avoir une réflexion éthique quant à la place des enfants et à leurs responsabilités : est-ce à eux d «éduquer» leurs parents? Est-il anodin d inverser les responsabilités? Qu en est-il de la responsabilité des animateurs face à la souffrance parfois exprimée par les bénéficiaires d une action? Il semble que ce questionnement éthique mérite d être soulevé dans la mesure où des animateurs se trouvent en difficulté lorsqu ils doivent affronter des situations de souffrance psychologique auxquelles ils ne sont pas nécessairement préparés. Cela renvoie à la question de la formation des animateurs et au partenariat établi avec des structures plus spécialisées. Qu en est-il de l évaluation des actions? Trop peu des actions présentées font l objet d une évaluation. On peut s interroger sur les réticences des porteurs d actions à évaluer leurs actions. Est-ce par peur du jugement, auquel cas l évaluation permettrait au contraire de réorienter l action. Est-ce par manque de savoir-faire, auquel cas il faut les accompagner dans leur démarche d évaluation. 8 Comité Régional d Education pour la Santé Languedoc-Roussillon

11 Etre efficace en éducation pour la santé Les experts de la santé publique estiment le plus souvent qu une action est efficace lorsqu il y a changement de comportement ; ils parlent plus rarement d efficacité lorsqu il y a changement d attitude (c est-à-dire de façon de penser) ou accroissement des connaissances. Ils ne s intéressent quasiment pas à la satisfaction, ni à l évaluation du processus (c'est-à-dire du déroulement de l action). L évaluation des campagnes médiatiques n est pas évaluée de la même façon que les actions de terrain, elle porte sur différents critères précisés ci-après. L évaluation des campagnes publicitaires porte sur la mesure d audience (autrement dit le nombre de fois où la campagne a été vue), la mémorisation, la compréhension, l agrément c est-à-dire l appréciation, l incitation à la réflexion, à la discussion et l implication (autrement dit le fait de se sentir concerné). Ces campagnes sont donc efficaces parce qu on les mémorise bien et qu on en parle. Leur objectif n est pas de faire changer le comportement des personnes qui prennent des risques, mais de conforter le choix des personnes prêtes à modifier leur comportement et de consolider les comportements favorables à la santé déjà existants. Les campagnes sont comparables à une piqûre de rappel d un vaccin, elles évitent l augmentation du nombre de personnes ayant des comportements peu favorables à leur santé. Dans ce cas, on sait que la répétition de messages essentiels de prévention est efficace. Par contre, pour les personnes qui généralement prennent des risques, elles ne sont pas efficaces. Concernant les actions de terrain L ensemble des études signale que l information seule, n a pas d effets 1 ou des effets réduits sur les comportements. Pour être efficace, cette méthode doit être associée à d autres comme par exemple les forums de discussion identifiés comme des stratégies efficaces 2. Les actions qui sont axées sur l acquisition de connaissances et sur le développement de l estime de soi ou l aptitude à prendre des décisions ou encore celles qui se focalisent sur la capacité à reconnaître les pressions sociales sont efficaces. 3 En effet, une méta-analyse de 94 actions de prévention de la toxicomanie permet de signaler que les changements de comportement, d attitudes et de connaissances sont importants lorsque les actions développent la reconnaissance de la pression sociale dans la consommation de drogues, développent des compétences pour résister à de telles pressions et permettent d identifier les conséquences physiques et sociales de l utilisation de drogues. 4 Une autre étude importante montre que le travail sur l influence sociale des médias, des pairs, les stratégies de résistance à ces pressions identifiées, discutées et pratiquées favorisent l efficacité d une action ; tout comme l entraînement concret à négocier, à dire non, à communiquer. 5 Certains experts estiment que les actions les plus efficaces visent une modification des normes sociales plutôt qu un changement de comportement. 6 L utilisation de méthodes actives est efficace 7 (jeux, simulations, etc.). La recherche de l implication des participants est un facteur d efficacité 8. Tout ce qui tient compte de l avis, de l envie, des idées des participants est donc plus efficace. 1 Arwidson P. et Roussille B. - L éducation pour la santé est-elle efficace Vanves : CFES, Janz (suite à une étude de 40 programmes sur la prévention du Sida) in Arwidson P. et Roussille B. [op.cit.]. 3 Kirby et Di Clemente (à partir d'une analyse des actions de prévention du Sida et des Mst) in Arwidson P. et Roussille B. [op.cit.]. 4 Bruvold W.H. - A meta-analysis of adolescent smoking prevention programs. in Américan Journal of Public Health, vol. 83, n 6, June Kirby et Di Clemente (à partir d'une analyse des actions de prévention du Sida et des Mst) in Arwidson P. et Roussille B. [op.cit.]. 6 Tondeur L. -L éducation pour la santé, une efficacité sous conditions - Actualité et dossier en santé publique, n 16, sept Kirby et Di Clemente (à partir d'une analyse des actions de prévention du Sida et des Mst) in Arwidson P. et Roussille B. [op.cit.]. 8 Janz (suite à une étude de 40 programmes sur la prévention du Sida) in Arwidson P. et Roussille B. [op.cit.]. Comité Régional d Education pour la Santé Languedoc-Roussillon 9

12 L éducation par les pairs est efficace pour les jeunes relais. Cependant, que l action soit menée par des adultes ou par des jeunes relais, l efficacité est la même pour le public cible de l action. Les principaux bénéficiaires sont donc les pairs impliqués dans un rôle de relais et leurs acquis concernent d une part les conduites à risque et d autre part, le développement personnel et l estime de soi. 910 Il n y a pas de stratégie «miracle». Les canadiens considèrent que l efficacité est dans l utilisation de méthodes multiples et complémentaires. 11 Ils montrent que la continuité (c est-à-dire des liens suivis entre les intervenants et la population) et l intensité (c est-à-dire la présence fréquente et stable d intervenants qui renforce la confiance et la motivation des participants) sont déterminantes pour l efficacité de la prévention Expertise collective. - Education pour la santé des jeunes : démarches et méthodes. Synthèse et recommandations. Paris : INSERM, Baudier François (dir.) [et al.]. - Approche par les pairs et santé des adolescents. Séminaire international francophone, Besançon, 5-7 décembre Vanves : CFES, Blanchet L. [et al.]. - La prévention et la promotion en santé mentale. Préparer l avenir. Paris : Gaëtan Morin, Blanchet L. [et al.]. [op.cit.]. 10 Comité Régional d Education pour la Santé Languedoc-Roussillon

13 Choisir nos valeurs et nos concepts Choisir nos valeurs et nos concepts Comité Régional d Education pour la Santé Languedoc Roussillon 11

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15 Quelques définitions illustrées par l action 1. la santé La santé a évolué d une conception positive (au V ème siècle avant Jésus Christ) à une conception centrée sur la maladie, au XIX ème siècle. Depuis le milieu du XX ème siècle, de multiples conceptions de la santé co-existent et diverses pratiques se côtoient. Il est intéressant de réfléchir aux conceptions qui sous-tendent nos propres actions afin d être au clair avec les valeurs que nous véhiculons. Nous proposons ci-après une classification de ces différentes conceptions. Chacune est illustrée par une action présentée dans ce document (sans pour autant réduire chaque action à une seule conception ; plusieurs conceptions co-existent parfois au sein d une même action). Conception positive Rappelons que l étymologie latine de «santé» est «sanitas» qui désigne la santé du corps et de l esprit qui dérive elle-même de «sanus» (sain) dont l origine est inconnue. Du côté du grec, on retrouve deux mots : «hygiès» qui correspond au mot «sain», et «hygieia» qui correspond à «santé» et que l on traduit littéralement par : «l état de celui qui est bien en vie» 13. Cette conception grecque de la santé peut s illustrer par l action de l hôpital de jour de psychiatrie d Argelès dans les Pyrénées Orientales où les objectifs concernent la santé globale : ils sont autour de l affirmation de soi, de la communication avec les autres, de l inscription dans des projets et dans une réinsertion et enfin, du développement de l autonomie nécessaire à la vie quotidienne et du désir de faire. C est peut-être ainsi que l on peut imaginer l état de «celui qui est bien en vie». De la même façon, l action Jeunes santé insertion menée par le Codes de Lozère, qui a pour objectif de travailler sur les compétences de vie, témoigne d une conception positive de la santé. Conception centrée sur la maladie La mythologie dit qu Asclépios (ou Esculape chez les Romains), le Dieu de la médecine était entouré de sa femme Epioné (celle qui guérit), de ses filles Panacée (déesse des soins) et Hygie (ou Salus chez les Romains : déesse de la santé), et de ses fils Podalire, Machaon (tous deux médecins dans l'armée des Grecs, à Troie) et de Télesphore (génie de la convalescence). La légende dit qu Hygie était la fille la plus vénérée d Asclépios. On peut s étonner qu'hygie soit née de la médecine, compte tenu de la conception positive qu'elle recouvre. Aussi loin que l on remonte, la santé est donc issue de la médecine, elle n est pas première 14. Cette articulation maladie / santé sera à l œuvre dans de nombreuses définitions et s accentuera au XIX ème et dans la première moitié du XX ème siècle. Ceci est lié au fait que la physiologie et la biologie amènent les médecins du XIX ème à concevoir le monde de façon bipolaire : d un côté le normal et de l autre, le pathologique. 15 «Dans sa conception la plus généralement admise, la santé se trouve définie par son caractère négatif - l'absence de maladie et d'infirmité comme la paix pourrait se définir par l'absence de guerre.» 16 Cette conception de la santé peut s illustrer par l action de théâtre à la prison de Carcassonne. En effet, les objectifs sont de travailler sur les risques liés à la toxicomanie et au sida pour notamment informer les détenus sur les risques de contamination. La santé est donc ici la recherche de l évitement de la maladie. 13 GOUREVITCH D. - Le triangle hippocratique dans le monde gréco-romain. Le malade, sa maladie et son médecin. Paris, Rome : BEFAR, p. 14 Op. Cit. 15 FOUCAULT M. - Naissance de la clinique. Paris : PUF, LEGRAND A. - Rapport sur l'éducation sanitaire et sociale, rapport au comité central d'enquête sur le coût et le rendement des services publics. Paris : Services du Premier ministre, 1972, p.1-2. Comité Régional d Education pour la Santé Languedoc-Roussillon 13

16 Conception utopique En 1946, le monde est en pleine reconstruction et l OMS déclare «la santé est un état de complet bien-être physique, social et mental et ne consiste pas seulement en l absence de maladie ou d infirmité». Cette définition sera maintes fois reprise en lui atténuant son caractère statique et idéaliste : «La santé est l équilibre et l harmonie de toutes les possibilités de la personne humaine biologiques, psychologiques et sociales.» 17 «Le concept de santé apparaît en premier lieu comme le paradigme de l utopie d un bien-être complet assuré aux individus qui constituent une communauté humaine. Ce bien-être est proposé sous la forme d une sorte de situation d équilibre et d harmonie. Il se fonde en quelque sorte, d une part, sur le modèle de la physique (qui précise les lois de l équilibre des forces dans un champ de force). Il se fonde, d autre part, sur le modèle de l esthétique (dont un des éléments principaux est l harmonie, issue des bonnes relations entre un tout et ses parties et principe des sentiments de l ordre, de l unité et du beau). Un tel paradigme doit s appliquer dans tous les champs de l existence humaine.» 18 «La santé se définit ici non plus en tant que réalité mesurable, physique, mais comme une réalité qui tend à fuir lorsque l'on s'en approche. En effet, elle est tranquillité, bon moral, bonheur, harmonie... bref une qualité à conquérir tous les jours.» 19 Fort heureusement, il n y a pas pléthore de projets ambitieux et utopiques où il serait question d atteindre un complet bien-être physique, mental et social (après trois demi-journées de travail!!). Mais le «bien-être» et la tridimensionnalité (physique, mentale et sociale) sont présents dans certaines actions. C est par exemple le cas au collège Diderot dans le Gard où il est question de développer la connaissance de soi (au niveau physique et psycho-social) mais également de travailler le respect mutuel entre jeunes et la rencontre avec le réseau médico-social. Ces deux derniers aspects montrent l intérêt de l équipe pour l aspect relationnel et la connaissance de personnes ressources (auprès desquelles les jeunes pourront ultérieurement faire une démarche, si besoin). L atelier santé qui se déroule dans le quartier du Nouveau Logis à Perpignan, aborde également les dimensions physique, mentale et sociale avec les femmes gitanes. Conception adaptative A partir des années 70, apparaissent des définitions très centrées sur la capacité à fonctionner et à s adapter. L idée est de s ajuster aux changements tout en accomplissant ses tâches, ses fonctions premières. «La santé résulte d'une capacité comportementale, comprenant des composantes biologiques aussi bien que sociales, à accomplir des fonctions fondamentales qui ne peuvent l'être que par un processus d'adaptation.» 20 «Mesure dans laquelle un groupe ou un individu peut d une part, réaliser ses ambitions et satisfaire ses besoins et, d autre part, évoluer avec le milieu ou s adapter à celui-ci.» 21 Cette conception de la santé peut s illustrer par l action de soutien à l allaitement maternel de l Aude. En effet, les professionnels ont été amenés à travailler ensemble sur leurs représentations et savoirs vis-à-vis de l allaitement pour s adapter au public. Parce que les mères faisaient remonter l incohérence des discours d un professionnel à l autre, le Conseil Général a jugé opportun de travailler collectivement cette question pour assurer un bon fonctionnement des services. C est une action qui s ancre dans un processus qui vise un ajustement aux besoins du public : une action de santé! 17 BERTHET E. Information et éducation sanitaires Paris : PUF, 1983 Coll. Que sais-je? 18 JASPARD J.M. - Introduction pluridisciplinaire : la santé comme paradigme. - Cahiers des sciences familiales et sexologiques. - n 10, p KAFANDO PIGA G. - Facteurs psychologiques et structures sociologiques de la Santé en Haute-Volta. Thèse de doctorat de 3e cycle de sociologie. Lille : Université des sciences et techniques de Lille 1, 1984, 211 p. 20 BONNEVIE P. - The concept of health. A sociomedical approach. - Scandinavian Journal of Social Medicine. Vol. 1, n 1, p Charte d Ottawa pour la promotion de la santé. Vers une nouvelle santé publique : une conférence internationale pour la promotion de la santé Ottawa : OMS, Association canadienne de santé publique, Comité Régional d Education pour la Santé Languedoc-Roussillon

17 Conception dynamique Dans les années 80, l utopie est laissée de côté, pour considérer davantage l aspect dynamique de la santé : «La vie peut être considérée comme un rythme continuel d interactions, un état d équilibre instable et le bien-être qui en est l interprétation n est jamais qu un état passager à reconquérir sans cesse. Le potentiel d énergie qui maintient et qui est capable de rétablir à tout moment l équilibre de bien-être sans cesse menacé d un organisme soumis à chaque instant aux agressions de son environnement et à ses besoins d adaptation interne et externe est un phénomène essentiellement dynamique : c est la santé.» 22 «L être humain est un tout dynamique et complexe avec des aspects biologiques, psychologiques, psycho-sociologiques et spirituels. Il est inséré dans un environnement sur lequel il agit et qui agit sur lui. Il recherche un état d équilibre dynamique entre son corps et son esprit, entre les différentes instances de sa personnalité et entre lui-même et son environnement.» 23 Cette conception de la santé peut s illustrer par l action «Hévéa, journal santé pour les jeunes de ans» menée par Holisme communication. En effet, le responsable de l action s intéresse à ce qui se passe après l action et espère une auto-prévention chez les jeunes. Chacun étant invité à se positionner personnellement dans sa propre vie, après avoir partagé avec d autres une diversité de pratiques et de points de vue sur la santé. Tenir compte de ce qui échappe, de ce qui peut se passer après l action, c est prendre en compte la conception dynamique de la santé. Conception interrogeant la norme Certains auteurs interrogent le fait même de définir la santé car celle-ci émane trop souvent d un jugement extérieur très relatif. «Ce n'est pas l'individu qui se définit en bonne santé, mais précisément les autres. Ce n'est pas le fou qui s'identifie comme tel, mais les autres, son entourage ; la santé apparaît être un phénomène collectif qui n'existe que par la collectivité et qui ne se définit que par elle. La collectivité peut être grande ou petite, peu importe : un ménage, une concession, une famille, etc.» 24 La notion de santé implique certainement l'existence d'un état dit «normal», mais l'appréciation de ce qui doit être considéré comme «normal» est toute relative. Si l on considère que ce qui est normal est ordinaire, conforme au type le plus fréquent, cela nous renvoie à la notion de «norme» : «Dérivé du latin norma, équerre... Le mot comporte trois acceptions dont l une est «ce qui paraît convenable dans une société ou dans un groupe et dont la non-observance entraîne une sanction ou une désapprobation. Cette définition met en évidence le rôle de la pression sociale. Dans la mesure où les normes constituent le cadre de référence d'une société, celles-ci se trouvent associées aux valeurs développées par cette dernière.» 25 Il n y a pas d action parmi celles présentées qui aborde spécifiquement cette question critique. Toutefois, on peut citer la réalisation du film «Bien dans son corps, bien dans sa tête» par les patients de l hôpital de jour de psychiatrie d Argelès. Ce sont en effet les patients eux-mêmes qui au démarrage du projet ont signifié que la santé n était pas pour eux manger équilibré ou se protéger des MST, mais plutôt le bonheur tout simplement! Ils préféraient interroger les déterminants et les conditions du bonheur et réfléchir au fait d être des humains plutôt que travailler sur un aspect thématique classique, jugé important par d autres. On peut également citer l orientation prise par l atelier santé dans le quartier du Nouveau Logis à Perpignan. Les femmes gitanes ont en effet souhaité aborder la santé sous l angle de l activité physique et non des problèmes de santé. 22 COTTON E. L éducation pour la santé : méthodes. - Bruxelles : Ed. de l Université, Ecole de santé publique, POLETTI R. (1983) in BURY Jacques A. - Education pour la santé. Concepts, enjeux, planifications. - Bruxelles : De Boeck, 1988, 235 p. 24 KAFANDO PIGA G. - Facteurs psychologiques et structures sociologiques de la Santé en Haute-Volta. Thèse de doctorat de 3e cycle de sociologie. Lille : Université des sciences et techniques de Lille 1, 1984, 211 p. 25 Dictionnaire critique d'action sociale. - Paris : Bayard, p. Comité Régional d Education pour la Santé Languedoc-Roussillon 15

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19 Quelques définitions illustrées par l action 2. l éducation pour la santé Tout comme la santé, l éducation pour la santé se définit de multiples façons, selon les époques et les auteurs. Il est intéressant de réfléchir aux conceptions qui sous-tendent nos propres pratiques. Quelques définitions illustrent des actions menées dans la région : Conception exogène C est grâce aux interventions provenant de l extérieur que la personne va pouvoir évoluer. L individu seul ne peut pas obtenir les connaissances et la réflexion nécessaires à son évolution positive. Il est nécessaire qu il soit orienté, poussé, dirigé, instruit pour que de nouveaux comportements favorables à sa santé puissent voir le jour. Dans cette conception, c est l intervenant qui fixe les objectifs du comportement à atteindre. Les moyens mis en œuvre peuvent être très traditionnels (transmission d information, morale, culpabilisation) ou plus interactifs (jeux, créations diverses, échanges-débats). Dans les deux cas, le fondement de cette conception s appuie sur le fait que c est l intervenant qui sait ce qui est bon pour la personne et qui la guide dans ce sens. «Eduquer des personnes pour la santé c'est, compte tenu des compétences acquises et potentielles de ces personnes, mettre en oeuvre les informations, formations et apprentissages nécessaires pour que ces personnes soient aptes à discerner (savoir) et à adopter (savoir-être et savoir-faire) pour ellesmêmes et pour ceux dont elles sont responsables les attitudes et comportements requis en vue de : - promouvoir un bien-être physique, psychologique et social durable, - prévenir les risques de maladies et d'accidents, - réduire les invalidités fonctionnelles.» 26 «Une action exercée sur un sujet ou sur un groupe de sujets, action acceptée et même recherchée par eux, en vue de modifier profondément leurs manières de penser, de sentir et d'agir, de manière à développer au maximum leurs capacités de vivre, individuellement et collectivement, en équilibre avec leur environnement physique, biologique et socio-culturel. Dans le sens le plus large, l'éducation pour la santé est une éducation à la vie, des individus et des groupes humains, elle est l'apprentissage des façons dont nous pourrions rendre plus positives, nos relations avec tout ce qui se trouve dans notre environnement, ainsi que des manières dont nous pourrions améliorer le fonctionnement de notre propre organisme.» 27 Cette définition de l éducation pour la santé peut être illustrée par l action «Cassé? Fracassé!» où il s agit de combattre les idées toutes faites sur l alcool et ses effets et de s attaquer à certains comportements ou fausses croyances comme «je résiste très bien à l alcool» ou «l alcool réchauffe». L action sur la vie affective et sexuelle des personnes handicapées mentales menée en Lozère permet de développer les savoirs, savoir-faire et savoir-être de ces personnes. Elle illustre de ce fait la conception exogène de l éducation pour la santé, de même que l action Ecole sans Tabac dans laquelle les animateurs accompagnent les jeunes dans leur démarche d arrêt du tabac. Conception endogène Cette conception s appuie «sur la conviction que le jeune est pourvu d un potentiel éducatif dont le dynamisme est à rechercher chez l individu lui-même. On ne force pas à apprendre. On crée les conditions permettant au désir d apprendre, de s épanouir et aux facultés d apprentissage, de s exercer et de se développer. Autrement dit, ces approches partagent une certaine vision de l éducabilité : riche de tous les possibles (ou presque), l individu est perfectible par la libération de ses potentialités.» PIETTE D., SCHLEIPER A. - Développement des programmes de formation en éducation pour la santé : description et analyse des approches et des actions dans la Communauté française Charleroi : Centre Universitaire de Charleroi, p. 27 CASTILLO F. - Le chemin des écoliers : l'éducation pour la santé en milieu scolaire. Bruxelles : De Boeck, p Col. Savoirs & santé. 28 TILMAN F., GROOTAERS D. Les chemins de la pédagogie. Guide des idées sur l éducation et l apprentissage. Bruxelles : Vie ouvrière, Comité Régional d Education pour la Santé Languedoc-Roussillon 17

20 Dans cette conception, l intervenant se centre sur le processus (les méthodes qu il propose qui permettront au sujet de découvrir ou de renforcer ses compétences) plutôt que sur le résultat (le comportement de santé à modifier). «L éducation pour la santé pourrait être l accompagnement d un sujet ou d un groupe dans un processus où l éducateur croit en l épanouissement de l autre (sans avoir la volonté de le changer) et où il lui propose une méthode pour qu il découvre, à son rythme, ses ressources personnelles, ses désirs, ses priorités (qui auront un impact sur sa santé subjective).» 29 Cette définition de l éducation pour la santé peut être illustrée par les pédagogies très ouvertes et souvent peu directives où il s agit d écouter et d accompagner le cheminement de chacun. L action «Au fil des mots» est assez proche de cette conception dans la mesure où le groupe de parole permet d aborder ce qui préoccupe les participants, et les échanges permettent à chacun d entendre, s il le souhaite, d autres points de vue sur les situations évoquées. Pour les mêmes raisons, l atelier santé en maison d arrêt relève également d une conception endogène de l éducation pour la santé. Conception médiane La conception médiane de l éducation pour la santé est au carrefour de la conception exogène, qui considère que l on éduque en apportant des savoirs ou des conseils à l autre, et de la conception endogène, qui considère que l individu suit son propre chemin et qu il suffit de mettre à sa disposition les réponses aux questions qu il se pose lorsqu il se les pose. «Tout ensemble d activités, d information et d éducation qui incite les gens à vouloir être en bonne santé, à savoir comment y parvenir, à faire ce qu ils peuvent, individuellement et collectivement pour conserver la santé, à recourir à une aide en cas de besoin. Cette définition souligne l importance de créer les conditions qui favorisent chez l individu la capacité de prendre des décisions concernant sa propre santé.» 30 «Elle est une action motivante et mobilisatrice en médiation directe avec les communautés et les individus, en réponse aux réalités locales.» 31 «L'éducation pour la santé a pour but de faciliter la rencontre entre les compétences des professionnels de santé et les compétences de la population : de cette rencontre naissent de nouvelles compétences qui contribuent à rendre plus autonomes les partenaires de l'action éducative. La connaissance scientifique de l'être humain ne trouve son sens qu'en étant confrontée à la connaissance que les gens ont d'eux-mêmes et de leur réalité de vie. L'éducation pour la santé vise donc l'amélioration des relations humaines plutôt que la modification des comportements.» 32 «L'éducation pour la santé, pour nous est un acte d'accompagnement de l'homme pris dans ses trois dimensions : de sujet individuel désirant et contradictoire, de sujet inséré dans une culture qui le modèle et le contraint, de sujet politique, collectivement responsable et tout à la fois dépossédé des choix de société qui conditionnent la qualité de la vie.» 33 Le film réalisé par l UCSA de Béziers sur l exclusion face au sida montre, dans son but et dans sa méthode, une conception médiane de l éducation pour la santé. En effet, le propos est d offrir un espace de parole aux détenus et de leur permettre de réduire leurs peurs face à la contamination du VIH. Les intervenants ne sont pas simplement là pour corriger des idées fausses, ils accompagnent les personnes dans une réflexion personnelle sur l exclusion et la tolérance afin que chacun puisse identifier et préciser sa propre façon de voir la vie. 29 OLIVO Catherine. 30 OMS. - 36ème assemblée mondiale, février CECCHI-TENERINI, BAYLET, DAURES, COURTOIS, FLORIN. - Promotion de la santé en Languedoc-Roussillon. Etudes Réflexions Recommandations. Montpellier : DRASS, 1992, p SANDRIN-BERTHON Brigitte. - Intervention au Conseil scientifique du CFES, réunion du 19 janvier LECORPS Philippe. - Actes du colloque du Comité des Yvelines d éducation pour la santé. Versailles : CYES, Comité Régional d Education pour la Santé Languedoc-Roussillon

21 Quelques définitions illustrées par l action 3. la prévention, la promotion, la santé communautaire Prévention «La prévention est traditionnellement l ensemble des mesures visant à éviter ou à réduire le nombre et la gravité des maladies ou des accidents.» 34 L action de l ANPAA dans le Gard qui vise la diminution de la récidive d alcoolisation au volant s inscrit dans une démarche de prévention. Promotion de la santé «La promotion de la santé est le processus qui confère aux populations les moyens d assurer un plus grand contrôle sur leur propre santé, et d améliorer celle-ci. ( ) La promotion de la santé exige l action concertée de tous les intervenants : les gouvernements, le secteur de la santé et les domaines sociaux et économiques connexes, les organismes bénévoles, les autorités régionales et locales, l industrie et les médias. Les gens de tous milieux interviennent en tant qu individus, familles et communautés. Les groupements professionnels et sociaux tout comme les personnels de santé, sont particulièrement responsables de la médiation entre les intérêts divergents, en faveur de la santé.» 35 Une exposition interactive comme «Dédale de vie» aurait pu être simplement un temps d échange pédagogique avec des adolescents. L action a largement débordé cet aspect pour s inscrire dans la promotion de la santé. Le partenariat développé a été conséquent et l action a pu avoir un effet sur la politique enfance/jeunesse grâce aux élus très impliqués dans le projet et ouverts à la création de nouvelles mesures en direction des jeunes. Santé communautaire «Il y a santé communautaire quand les membres d une collectivité, géographique ou sociale, réfléchissent en commun sur leur problème de santé, expriment des besoins prioritaires et participent activement à la mise en place et au déroulement des activités les plus aptes à répondre à ces priorités.» 36 Une action comme Cité santé dans les Pyrénées Orientales qui part des préoccupations des habitants, de leurs besoins et qui fait appel aux ressources locales, du quartier même est une action de santé communautaire. 34 BURY Jacques A. - Education pour la santé. Concepts, enjeux, planifications. - Bruxelles : De Boeck, 1988, 235 p. 35 Charte d Ottawa pour la promotion de la santé. Vers une nouvelle santé publique : une conférence internationale pour la promotion de la santé. Ottawa : OMS, Association canadienne de santé publique, MANCIAUX M., DESCHAMPS J.P. La santé de la mère et de l enfant. - Paris : Flammarion, Comité Régional d Education pour la Santé Languedoc-Roussillon 19

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23 Fiche n 1 : «Cassé? Fracassé!» : prévention en discothèque - Codes 30 - Gard Résumé de l action Thème Accidents de la route des jeunes liés à une alcoolisation excessive Objectifs Combattre les idées toutes faites sur l alcool et ses effets. S attaquer à certains comportements motivés notamment par un sentiment de toute puissance : (ex : je résiste très bien à l alcool) Apporter une information claire et simple sur les effets de l alcool à court et long terme Faire émerger certaines questions : «Puis-je conduire sans prendre un trop grand risque?» Responsabiliser les jeunes en les incitant à désigner un conducteur sobre quand eux-mêmes ne le sont pas Sensibiliser les gérants des discothèques à la prévention et les accompagner dans la mise en place d actions, qu ils essaient eux-mêmes d impulser Public Jeunes fréquentant les discothèques le samedi soir (18-25 ans) ; personnels et gérants de discothèques Territoire et lieu Le département sauf Nîmes : Carsan, Domazan, Redessan, Deaux, Euzet, Gallician Partenaires Mutualité Française Gard, ANPAA 30, CPAM 30, discothèques : Toto club, le graffiti, le Nelson, le Deaux, le Kristy ve, les Sources Années : depuis 2001 En lien avec l action Cette action s inscrit dans le cadre du programme régional de santé «accidents de la route». Stratégies Rencontre individuelle avec les gérants de discothèque. Animation dans les discothèques à partir d un simulateur d alcoolémie : intervention réalisée par 10 étudiants moniteurs éducateurs qui interviennent à tour de rôle après avoir suivi une formation spécifique. Régulation des animateurs par des psychologues. Organisation d une grande soirée par an avec jeux, chorégraphies, etc. qui permettent de montrer qu on peut faire la fête sans boire. Réunion du comité de pilotage une fois par trimestre. Quelques principes d éducation pour la santé Le plus souvent la réduction des risques routiers se pratique directement sur le lieu du risque et se soucie avant tout de limiter les accidents sans se préoccuper vraiment de la consommation excessive d alcool. Or, dans cette action, le propos est de développer une démarche d éducation pour la santé dans un programme de réduction des risques. En clair, l intérêt n est pas seulement d éviter que les jeunes rentrent ivres au volant mais aussi d instaurer une prise de conscience de leurs comportements qui pourra s inscrire dans la durée. Cette démarche s appuie sur 5 principes : Partir de la parole des jeunes pour évaluer le risque plutôt que tenir compte d une réalité objective extérieure. Etablir un climat relationnel de confiance qui favorise la discussion où aucune culpabilisation n est visée. Le fait que ce soit de jeunes intervenants joue sur la facilitation d une libre parole. Utiliser le rapport au groupe pour susciter une décision collective. C est parce que le jeune effectue la simulation de son alcoolémie devant ses copains et qu ils le font à tour de rôle, qu un échange peut naître autour de «puisque c est toi qui as le moins bu, tu pourrais conduire au retour». Orienter les jeunes vers des ressources à leur disposition pour qu ils puissent ailleurs, et plus calmement, réfléchir sur leur consommation d alcool. Les enseignements tirés de cette expérience Il est important d être précis sur la mission des jeunes animateurs formés. Elle a été définie de la façon suivante : proposer une simulation du taux d alcoolémie à l aide du SIMALC, instaurer un dialogue, rappeler les limites légales, informer sur le risque routier encouru, informer sur les conséquences de l alcool sur la santé, responsabiliser les jeunes : refuser de conduire après avoir pris conscience des risques ou refuser d être reconduit par quelqu un ayant dépassé le seuil légal d alcoolémie (seuil simulé). Les questions qui restent sans réponse Cette action s inscrivait au départ dans un accord signé entre la Préfecture et certaines discothèques à travers une charte où les discothèques pouvaient fermer plus tard si elles s engageaient à mener des actions de prévention et si elles acceptaient d arrêter de vendre de l alcool à 4h afin de proposer «un sas» de décompression avant la prise de la route. Cependant cette charte n a pas été respectée par toutes les discothèques. Outils SIMALC : Simulateur d alcoolémie qui permet d évaluer son taux d alcoolémie et le temps nécessaire à l élimination de l alcool en fonction de son poids, sa taille, ce que l on a mangé, bu, etc. Pour en savoir plus sur la prévention des accidents de la route Chroniques d une guerre non déclarée. Les accidents de la route : première cause de mortalité des ans Marly-le- Roi : INJEP, p. Contact : Codes 30 : Michèle Rossano et Patricia Soler : ; [email protected] Comité Régional d Education pour la Santé Languedoc-Roussillon 21

24 Fiche n 2 : Comité Gardois de prévention du mal-être et du suicide des jeunes - Codes 30 - Gard Résumé de l action Thème Mal-être et suicide des jeunes Objectifs Renforcer les compétences professionnelles afin de favoriser le repérage des jeunes en mal-être Favoriser l accompagnement et l orientation si nécessaire- des jeunes et de leurs familles vers des dispositifs de prise en charge Soutenir les acteurs engagés dans des actions Rompre l isolement des acteurs de terrain, créer une culture partagée Public Professionnels éducatifs, médicaux, sociaux de différentes structures (institutions et associations) Territoire et lieu Le Vigan, Nîmes, Bagnols sur Cèze Partenaires Association départementale de santé mentale infantile, CPAM 30, Conseil Général du Gard, Mutualité Française Gard, Institut de prévention et d éducation pour la santé du Gard, Education Nationale, Direction Départementale de la PJJ Années Depuis 2000 En lien avec l action Cette action s inscrit dans le cadre du plan national contre le suicide. Stratégies Création des collectifs bagnolais, viganais et nîmois ; réflexion sur la création d un réseau formalisé à Bagnols Organisation de trois formations d aide au repérage des signes de mal-être Organisation d un colloque le 4 février 2002 à Nîmes Création d un annuaire ressource à Bagnols Emergence d actions locales auprès des jeunes ou des parents Un comité de pilotage tous les 2 mois Valeurs en éducation pour la santé Les collectifs se rencontrent régulièrement ; la méthode de travail qui leur a été proposée dès le départ s appuie sur deux valeurs fondamentales : la démocratie et la responsabilité. Ces valeurs humanistes ne sont pas seulement générales et théoriques ; elles sont concrètement développées dans le cadre de chaque rencontre. La démocratie Dans les collectifs pluridisciplinaires, il n y a pas d approche exclusive (qui pourrait être la psychanalyse ou la neurologie ou le social, etc.) mais toutes les approches sont confrontées pour que puisse se tisser peu à peu une approche globale de la question. Il était important au démarrage de travailler vraiment sur les représentations des professionnels et de prendre le temps pour cela. De prendre en compte leur parole autant qu ils prennent en compte la parole des jeunes. Le souci démocratique est une prise en compte des spécificités culturelles des professionnels mais aussi du public. Ainsi, une seule façon de voir n est pas imposée (ni aux professionnels, ni aux jeunes) et chacun peut cheminer à partir de la richesse des échanges. La responsabilité Il est fondamental dans un réseau de travailler la place et le rôle de chacun. C est le réseau qui permet à chacun de clarifier ses compétences et d identifier comment toutes ces compétences peuvent se mutualiser. L aboutissement de ce travail s est concrétisé par des présentations réalisées par certains acteurs-ressources qui enrichissent la problématique et présentent leur structure. Ce travail a permis d aboutir à la création d un annuaire sur Bagnols sur Cèze. Les enseignements tirés de cette expérience Une façon de développer le travail en réseau et les actions autour de cette problématique est de proposer des formations-actions destinées aux professionnels de divers horizons professionnels (éducateurs, animateurs, infirmiers, médecins, travailleurs sociaux, etc.). Cela permet de dégager du temps (si rare!) pour échanger et inventer de nouvelles pratiques. Pour en savoir plus sur la prévention du suicide CNAM, CFES, FNMF. - Prévention primaire du suicide des jeunes. - Recommandations pour les actions régionales et locales. Vanves : CFES, p. Colloque du 4/02/02 : la prévention du suicide des jeunes : des réponses à apporter. - Santé Mentale Infantile Gard. - n , oct juin Contact Codes 30 : Michèle Rossano et Clara Bilger : ; [email protected] Mutualité Française 30 : Nathalie Gaudin : Comité Régional d Education pour la Santé Languedoc-Roussillon

25 Fiche n 3 : Atelier santé dans le quartier du Nouveau Logis Codes 66 - Pyrénées Orientales Thème Mieux être Résumé de l action Objectifs Travailler sur la notion d hygiène de vie avec les femmes de la communauté gitane du quartier Développer la confiance en soi et la relation à l autre Public Les femmes du quartier du Nouveau Logis à Perpignan Partenaires Centre social du Nouveau Logis, CPAM, Interprofession de la filière des fruits et légumes frais / Agence pour la recherche et l'information en fruits et légumes frais, Espace aquatique du moulin à vent, Atelier équilibre 66, Maison sociale du Haut Vernet Années Depuis 2001 En lien avec l action Cette action est financée dans le cadre du contrat de ville et du PRAPS. Stratégies Mise en place d ateliers santé en fonction de l approche santé des femmes et de leurs demandes : - atelier aquagym - atelier cuisine - atelier parcours santé Sur le chemin de l émancipation Des éléments perceptibles de l affirmation de soi des femmes de la communauté gitane sont en train de naître selon les observations des professionnels qui travaillent au sein de ce quartier : les femmes prennent de plus en plus la parole et réalisent des démarches qu elles n auraient pas entreprises il y a quelques années (alphabétisation, recherche d emploi, apprentissage de la couture ). Des efforts culturels importants ont été réalisés par les femmes, notamment à travers leurs tenues vestimentaires. Elles ont dû, pour les ateliers, porter des vêtements de sport (maillot de bain, short, jogging) ; ce qui bouscule la culture traditionnelle et notamment le port du vêtement traditionnel féminin à savoir la robe ou la jupe longue. La découverte ou redécouverte de son corps a également un impact sur les relations à l autre : la mixité et le lien social au sein des lieux publics où se déroulent l aquagym et le parcours santé sont sans aucun doute les deux éléments qui ont le plus évolué sur les 3 ans de l atelier santé. Une certaine émancipation des femmes de la communauté gitane se joue à l heure actuelle et le fait que toujours plus de femmes participent aux ateliers santé, soutenues par leur mari, corrobore ces observations. Les enseignements tirés de cette expérience Cette action illustre l importance, lors de l élaboration des actions de promotion de la santé, de partir des représentations et des attentes des bénéficiaires et non de celles des professionnels. Dans ce cas, l action aurait été en contradiction totale avec l approche santé souhaitée par les femmes du quartier du Nouveau Logis car les professionnels auraient pu aborder la santé sous l angle des problèmes de santé. Les questions qui restent sans réponse L équipe du Codes 66 en charge de ce projet s interroge sur les stratégies politiques menées sur des quartiers qui possèdent de «forts potentiels d électeurs». Sa crainte est que les hommes soient oubliés au profit des électeurs. Pour en savoir plus sur la communauté gitane TARRIUS A. - Fin de siècle incertaine à Perpignan. Drogues, pauvreté, communautés d'étrangers, jeunes sans emplois et renouveau des civilités dans une ville moyenne française. - Canet en Roussillon : Ed Llibres del Trabucaire, MISSAOUI L. - Gitans et santé de Barcelone à Turin. - Canet en Roussillon : Ed Llibres del Trabucaire, p. Contact Codes 66 : Karine Briot et Martine Kempfer : ; [email protected] Comité Régional d Education pour la Santé Languedoc-Roussillon 23

26 Fiche n 4 : Prendre la route avec nos aînés Association Groupamaif Perpignan - Pyrénées Orientales Résumé de l action Thème La sécurité routière et la santé Objectifs Permettre aux personnes âgées d évaluer et de développer leurs capacités à la conduite automobile Favoriser l autonomie des personnes âgées Informer sur les facteurs de risques de la perte d autonomie (rythme de vie, alimentation, sommeil, mémoire, motricité ) Public Personnes âgées (participant à des clubs du troisième âge ou non) vivant dans le département Territoire et lieu Le département des Pyrénées Orientales Partenaires La CPAM des PO, la Mutualité Française L-R, les Aînés Ruraux des PO, des associations de troisième âge, des professionnels de la conduite automobile, des professionnels de santé Années Depuis 2003 En lien avec l action Cette action s est inscrite dans la semaine bleue (semaine annuelle des personnes âgées) et la semaine de Sécurité Routière Stratégies La diversité des ateliers mis en place témoigne de l approche globale souhaitée pour cette action afin d essayer de prendre en compte l ensemble des facteurs qui influencent la conduite automobile. Ateliers mis en place : atelier santé (rythme de vie, alimentation, sommeil, mémoire), atelier audio, atelier vision (axé sur la vision nocturne), atelier conduite pratique et théorique (passage de l examen du code et discussion autour des difficultés rencontrées au volant), atelier sur la motricité. Ces ateliers sont centrés sur l acquisition de connaissances, le partage d'expériences et de savoirfaire ainsi que l établissement de pré diagnostics qui renvoient ces personnes vers des professionnels de la santé et de la conduite automobile. En roulant vers l autonomie Cette action permet à des personnes âgées d évaluer leurs capacités ou réapprendre à conduire. Cela représente un réel gain d autonomie, car cette action a brisé l'isolement de certaines personnes et redonné de la confiance et de l'estime de soi à d'autres. Par exemple, une dame, isolée suite au décès de son mari, est ainsi retournée voir le moniteur d auto école et a recommencé à conduire. De la même façon, un monsieur, pourtant persuadé d avoir une bonne audition, a pris conscience du fait qu il n entendait pas les sons aigus et que cela nuisait à une bonne compréhension. Il s est donc fait appareiller. Les enseignements tirés de cette expérience Cette action répond à une forte demande des personnes âgées vivant en milieu rural pour le maintien de leur autonomie. Les questions qui restent sans réponse Comment impliquer les personnes âgées qui se tiennent en retrait? Comment élargir au plus grand nombre de personnes âgées en conservant la qualité de l'écoute? Comment impliquer davantage les professionnels de santé? Pour en savoir plus sur sécurité routière et personnes âgées Les seniors et la route : comment se déplacer en toute sécurité? - Paris : La sécurité routière, 2004 (dépliant). DOMONT A. - Rapport du groupe de travail relatif aux contre-indications médicales à la conduite automobile - Paris : La Documentation française, Contact Association Groupamaif : Mme Anne Camarasa : ; [email protected] CPAM Perpignan : M. Laurent Haller : Mutualité Française 66 : Mme Françoise Bernard : Comité Régional d Education pour la Santé Languedoc-Roussillon

27 Se lancer dans un projet Se lancer dans un projet Comité Régional d Education pour la Santé Languedoc Roussillon 25

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29 Questions à se poser lors de l élaboration d un projet Evaluation Qui évalue? Qu observonsnous? (définition des critères et indicateurs) Avec quel outil? Analyse de la situation Quelles sont les caractéristiques du territoire et de la population? Y a-t-il une demande d intervention? Quels sont les problèmes, leur fréquence? Allons-nous recueillir les besoins spécifiques de la population locale? Quelles sont les ressources locales, les programmes et financements possibles? Est-ce que les objectifs et les stratégies correspondent bien à nos intentions éducatives? Choix des priorités Quel est le problème prioritaire sur lequel nous pouvons agir? A quel but de santé publique cette action va-t-elle contribuer? Définition des objectifs Quelle amélioration envisageons-nous pour la population ciblée? Organisation de l action Qui fait quoi? Quand, comment? Avec quels moyens? Avec quel partenariat? Choix des stratégies Quelle méthode allons-nous mettre en œuvre? (éducation par les pairs, formation, ) Delphine Couralet et Catherine Olivo CRES Languedoc-Roussillon D après Luc HINCELIN. - Conduire son projet en une dynamique. - Contact santé. - n 130, sept Comité Régional d Education pour la Santé Languedoc-Roussillon 27

30 Questions à se poser pour définir des priorités Analyse du problème Fréquence : quelle proportion de personnes ce problème concerne-t-il? Incidence : quel est le % de nouveaux cas sur un an par rapport à la population? Evolutivité : y a-t-il aggravation de la maladie au cours du temps? Létalité : combien y a-t-il de morts par an, parmi le nombre de malades? Quelles sont les conséquences de ce problème sur la vie quotidienne et la vie sociale des personnes? Le problème est-il perçu par la population? Cela la préoccupe-t-il beaucoup? Le problème est-il perçu par les professionnels? Cela les préoccupe-t-il beaucoup? Sommes-nous légitimes pour intervenir sur ce problème? Avons-nous la capacité d agir sur les causes du problème? Ce problème s inscrit-il dans un programme ou un dispositif existant? Analyse de l action envisagée Sommes-nous légitime pour mener cette action? Cette action sera-t-elle facilement acceptée par la population? Avons-nous déjà mené une action similaire antérieurement? L action est-elle faisable avec nos moyens? L équipe est-elle vraiment motivée pour mener cette action? Avons-nous les compétences requises au sein de l équipe pour la mener? Delphine Couralet et Catherine Olivo CRES Languedoc-Roussillon 28 Comité Régional d Education pour la Santé Languedoc-Roussillon

31 Définition d un objectif Définition Résultat que l on souhaite que le public atteigne Un objectif doit être Pertinent : adéquation entre l objectif et les besoins de la population Centré sur le résultat Réalisable : tenant compte des contraintes Mesurable : avec des indicateurs d évaluation Défini : dans le temps, dans l espace, par rapport à la population concernée D après BAUMANN M., CANNET D., CHALONS S. - Santé communautaire et action humanitaire. Le diagnostic de santé d une population. Rennes : ENSP, Si je suis Ministre de la Santé, je peux définir un objectif de santé publique. Ex : Réduire de 10 % d ici 2 ans le nombre d accidents de la route chez les jeunes Français de moins de 25 ans. Si je suis un animateur dans une MJC de quartier qui travaille avec une cinquantaine de jeunes, je peux définir un objectif d éducation pour la santé. Ex : Favoriser la prise de conscience des risques routiers chez les adolescents fréquentant la MJC en Un bon objectif, c est aussi Un objectif dont l atteinte ne présente pas d inconvénients pour la structure ni pour la population. Un objectif cohérent avec nos valeurs et nos intentions éducatives. Comité Régional d Education pour la Santé Languedoc-Roussillon 29

32 Classification des objectifs d éducation pour la santé L éducation pour la santé suppose un travail à différents niveaux : savoir, savoir-être ou savoir-faire. Différents niveaux d objectifs sont également à l œuvre : la prise de conscience, l analyse ou l appropriation / expérimentation / intégration. Tous ces niveaux peuvent se combiner entre eux et il est important d être au clair avec ce que l on attend d une action. C est seulement si l on travaille sur la durée, aux différents niveaux et dans les différents domaines que l on peut espérer contribuer à une évolution des personnes rencontrées vers des comportements plus favorables à leur santé. A travers un exemple centré sur le développement de compétences pour diminuer les comportements à risque Cognitif, intellectuel Psycho et socio-affectif Sensori-moteur, gestes Savoir Savoir-être Savoir-faire Lister différentes prises de risque positives et négatives. Analyser les déterminants des prises de risque négatives et noter ceux qui nous concernent et sur lesquels on peut agir. 1. La prise de conscience Identifier les avantages (plaisirs) et inconvénients (conséquences négatives) des prises de risque. 2. Analyse Analyser les situations dans lesquelles on est influencé par les autres pour prendre des risques et comprendre ce qui nous pousse à accepter cette influence. Identifier ses capacités / difficultés dans la vie quotidienne avec les prises de risque. Identifier les savoir-faire à développer pour accroître ses capacités à résister à la pression des autres. Rechercher dans la presse des articles qui permettent de compléter cette classification des prises de risque et leurs déterminants. 3. Appropriation Expérimentation - Intégration Tester ses atouts pour résister à la pression des pairs. S entraîner à développer des techniques, des astuces personnelles pour résister à la pression d autrui. Application dans la vie quotidienne Modification du comportement Catherine Olivo CRES Languedoc-Roussillon 30 Comité Régional d Education pour la Santé Languedoc-Roussillon

33 Fiche n 5 : Alimentation et santé à la Maison pour Tous Maison pour Tous Léo Lagrange Montpellier - Hérault Résumé de l action Thème Alimentation et santé Objectif Sensibiliser le public de la Maison pour Tous à l équilibre alimentaire et à d autres questions de santé (accidents domestiques, prévention des toxicomanies et des dépendances, prévention des maladies sexuellement transmissibles) Public Enfants et adultes fréquentant la Maison pour Tous Léo Lagrange à Montpellier dans l Hérault Territoire et lieu Ce projet devrait concerner dans les faits davantage de personnes de par la localisation de la Maison pour Tous au milieu d un quartier défavorisé. Partenaires CPAM, ville de Montpellier, Conseil Général, DDJS, PMI, Agence française de sécurité sanitaire des aliments, Ministère jeunesse et éducation, UFSBD, CRES, CAF, réseau santé précarité Mosson, Envie, Arc en ciel, Sida info service Années Début de l action en janvier 2004 En lien avec l action Cette action est financée dans le cadre du Programme Régional de Santé Alimentation. Stratégies Sorties au marché destinées aux enfants tout le long de l année afin d enrichir le repas avec des fruits Temps fort le 13 octobre 2004 destiné aux enfants et adultes fréquentant la Maison pour Tous : jeu pédagogique autour du goût, atelier découverte des épices de l Inde, théâtre forum et exposition santé liée à l alimentation avec bornes interactives (Faites votre menu), projection du film «Il était une fois la vie». Lieu ressource en terme d information sur la santé, via des conférences et la distribution de documents et journées d actions ponctuelles sur différents thèmes de santé Partir d un état des lieux pour démarrer un projet «Les enfants venaient à la Maison pour Tous avec des chips, du coca et du pain au Nutella en guise de déjeuner, c'est-à-dire, un déjeuner non seulement déséquilibré mais également trop riche, de plus en plus d enfants sont en surpoids ou obèses et les enfants ne pratiquent que très rarement une activité physique. Lorsque la direction a eu connaissance de ce constat, elle a décidé de travailler avec la population fréquentant la Maison pour Tous sur l alimentation» déclare Vincent Ferraris, directeur adjoint de la Maison pour Tous Léo Lagrange. Il est intéressant de voir comment à partir d un constat fait par les animateurs de la Maison pour Tous, dont la fonction première est pourtant a priori assez éloignée des questions de santé, un projet a été élaboré pour tenter d apporter une réponse au besoin identifié d une part, mais également pour amorcer une démarche santé au sein de la Maison pour Tous. Le constat du déjeuner déséquilibré des enfants a donc été le catalyseur d un projet de santé dans un quartier défavorisé. Les sources de questionnement Vincent Ferraris s interroge quant à la mobilisation de la population, pas aussi importante qu il l espérait, notamment en ce qui concerne les parents. Il explique ceci par le fait qu il faut beaucoup communiquer avec les personnes, établir un premier dialogue puis une relation de confiance pour espérer qu elles se déplaceront et participeront aux actions. Pour en savoir plus sur alimentation et précarité BARTHÉLÉMY Lucette, BINSFELD Christine, MOISSETTE Annie. - Alimentation atout prix. - Classeur pédagogique. - Vanves : CFES, Alimentation et précarité, revue du Centre de Recherche et d Information Nutritionnelles. Abonnement gratuit sur demande. Renseignements sur le site Contact CPAM Montpellier : Yannick Cochet : ; [email protected] Maison pour Tous Léo Lagrange : Vincent Ferraris : Comité Régional d Education pour la Santé Languedoc-Roussillon 31

34 Fiche n 6 : «S aimer zen» : prévention des conduites sexuelles à risque chez les jeunes Réseau de santé de Béziers - Hérault Résumé de l action Thème Prévention des conduites sexuelles à risque Objectifs Faire connaître les structures et les acteurs Sensibiliser les adolescents à la prévention des conduites sexuelles à risque en développant le réflexe de la double protection (préservatif + pilule) Public Adolescents et jeunes adultes du Biterrrois Territoire et lieu : Béziers Partenaires CPAM, Conseil Général, Hôpital de Béziers, Service Communal de Santé Publique, Education Nationale, un pharmacien libéral, Radio Peinard Skyrock, discothèque, bodégas, bars Années 1999 : lancement de la campagne «s aimer zen». Depuis 2000 pour le partenariat avec skyrock. Campagnes presse écrite en En lien avec l action Le réseau santé de Béziers est très actif depuis 1999 autour de l action «s aimer zen». Chaque année des stratégies spécifiques sont développées et évaluées. En 2003, les pharmaciens de Béziers ont également été sensibilisés à la prévention lors d une soirée où des questions techniques ont pu être traitées : risques d une contraception d urgence associée à une pilule régulière, risques en cas de prises répétées, responsabilité du pharmacien qui ne renouvelle pas une pilule sans ordonnance à une mineure, Stratégies En partenariat avec radio Peinard Skyrock : Campagne radio du 1 er juillet au 31 août et autour du 1 er décembre : spots et jeux interactifs à l antenne et lors des animations Skyrock sur les campings Soirées de prévention : l été deux soirées dans une discothèque biterroise et à l occasion de la féria dans 5 bodegas : distribution dépliants, préservatifs et teeshirts Campagne presse écrite dans EXIT, diffusé dans les bars gratuitement Partir d un état des lieux pour démarrer un projet En 1996, le réseau de santé de Béziers fait les constats suivants : Un doublement des IVG chez les mineures Pas de communication nationale sur la contraception depuis une vingtaine d année (hormis celle sur le préservatif) Des collèges et lycées peu ouverts aux interventions extérieures sur ce thème A partir de ces constats, émerge la nécessité de renforcer l information auprès des jeunes. La particularité de la campagne lancée depuis 1999 porte sur une double protection : préservatif + pilule. C est à partir de l analyse des problèmes d utilisation du préservatif par les jeunes que ce choix s impose. Lors de l acte sexuel, le retrait trop tardif du jeune ou l utilisation non systématique du préservatif invitaient à promouvoir un autre mode de contraception pour éviter les grossesses non désirées. Les enseignements tirés de cette expérience A l heure actuelle, les éléments d évaluation permettent de pointer : une meilleure connaissance des structures ressources (centre de planification et CDAG) par les jeunes : le nombre de consultations gratuites de planification a doublé entre 1997 et une demande accrue d interventions en milieu scolaire une bonne connaissance de la campagne par les jeunes : 64 % des ans connaissent le dépliant et de quoi il parle. Outils Dépliant «s aimer zen» disponible sur demande Exemple d un spot radio : Et voici un message du réseau de santé Béziers Méditerranée! Bruit de barque sur l eau. Voix fille ado : «L été c est le soleil, la fête, les rencontres J ai eu un rapport sexuel non protégé, pour éviter une grossesse, je n ai que 3 jours pour prendre la pilule du lendemain. En pharmacie, elle est délivrée aux mineurs gratuitement et anonymement». Voix off : Centre de planification de l hôpital de Béziers : Pour en savoir plus sur la sexualité des adolescents MIMOUN Sylvain, ETIENNE Rica. Ados, amour et sexualité. Version garçon. Paris : Albin Michel, p. BORTEN KRIVINE Irène, WINAVER Diane. Ados, amour et sexualité. Version fille. Paris : Albin Michel, p. Contact Hôpital Béziers : Mme Riche-Guilhaumon : ; [email protected] 32 Comité Régional d Education pour la Santé Languedoc-Roussillon

35 Fiche n 7 : Prévention des chutes des personnes âgées CPAM 11 - Aude Résumé de l action Thème Chutes des personnes âgées Alimentation, sommeil, médicaments, aménagement de l habitat, téléalarme Objectifs Réduire le nombre de chutes chez les personnes âgées Maintenir le plus longtemps possible les personnes à leur domicile Améliorer et entretenir leur équilibre Modifier leur comportement et leur hygiène de vie Les inciter à adapter leur logement si nécessaire Leur redonner confiance en elles Public Personnes âgées de plus de 70 ans Partenaires Mairies, Centre hospitalier, Mutualité Française de l Aude et Mutualité Sociale Agricole Années Depuis 2000 Stratégies 10 séances de «gymnastique», une fois par semaine sur les villes de Carcassonne, Castelnaudary, Lézignan et Limoux : le kinésithérapeute accompagné d un personnel de la CPAM ou de la Mutualité Française propose un travail sur les postures de marche, l équilibre, la synchronisation les yeux fermés, comment s asseoir et se relever d une chaise et lorsqu on est au sol. Les kinésithérapeutes qui interviennent sur l action ont préalablement été formés sur ce type d ateliers équilibre par une association compétente en la matière. Et en complément une demi-journée d information sur l alimentation, les médicaments, le sommeil, l aménagement de l habitat et la téléalarme. Outils Les professionnels remettent aux personnes âgées des brochures, notamment : «Comment garder son équilibre après 60 ans? Alimentation et exercices physiques», Inpes, 2003 «Aménagez votre maison pour éviter les chutes. Accidents de la vie courante», Inpes, 2003 Cibler une population à risque Les personnes de plus de 70 ans sont identifiées sur les listes électorales. La CPAM leur adresse un courrier et un questionnaire pour évaluer leur risque de chute. Une sélection est effectuée : environ 20 % des personnes sont retenues sur chaque site à partir de leurs réponses au questionnaire (lorsqu elles ont déjà chuté, lorsqu elles ont peur de cela). Les personnes sélectionnées sont invitées à bénéficier des séances après avoir passé une visite auprès d un médecin qui vérifie qu il n y a pas de contre-indication (problème cardiaque, opération récente ou consommation de médicaments contreindiqués). Quels résultats? L évaluation avant/après réalisée grâce à une grille d observation complétée par le kinésithérapeute permet de constater une réelle acquisition de compétences au niveau des postures et de l équilibre. L évolution du lien social entre les participants est également manifeste (à travers par exemple le covoiturage). Et l on sait que le lien social n est pas sans effet sur la santé physique Les questions qui restent sans réponse Les personnes âgées qui participent aux séances regrettent que cela ne dure pas plus longtemps. Une préparation à l arrêt des séances pourrait être menée avec repérage des orientations possibles pour la suite. Cependant, il est difficile de trouver des relais sur les villes. La gymnastique pour les personnes du 3 ème âge étant souvent d un niveau plus complexe. De nouvelles pratiques seraient à inventer pour donner suite à cette initiative. Pour en savoir plus sur la prévention des chutes INPES. - Les clés du bien vieillir : prévention des chutes chez les seniors, dossier de presse Disponible sur le site : DEJARDIN Philippe [et al.]. - L équilibre et les seniors. Manuel pratique de prévention des chutes. Troyes : Les Arcades, Contact CPAM 11 : Mme Bosc ou Mme Maes : ; [email protected] Comité Régional d Education pour la Santé Languedoc-Roussillon 33

36 Fiche n 8 : Film «Bien dans son corps, bien dans sa tête» avec des patients de l hôpital de jour de psychiatrie, Argelès - P.O. Résumé de l action Thème Bien dans son corps, bien dans sa tête ; le bonheur Objectifs Favoriser l expression de chacun et l inscription dans l échange Travailler sur la confiance en soi, l affirmation de soi Réaliser des objectifs effectifs : formuler les idées et les concrétiser Soutenir les personnes dans leur réinsertion sociale par des démarches valorisantes Développer l autonomie nécessaire à la vie quotidienne et le désir de faire Public Patients en souffrance psychologique fréquentant l hôpital de jour d Argelès et de Perpignan et adhérents de l association Destination Avenir (usagers ou exusagers de la psychiatrie) Territoire et lieu Hôpital de jour d Argelès Partenaires CODES 66, Association d aide à la réinsertion psychosociale, Association destination avenir, une productrice - scénariste de films : Nicole Baron-Seguin, un écrivain - musicien : Jean-Louis Milhau, un monteur : Jean Maurice Ibañez de l association Prev Com et trois étudiants en cinéma Années En lien avec l action Cette action s inscrit dans le cadre des ateliers santé du Programme Régional d Accès à la Prévention et aux Soins. Stratégies 2003 : écriture du scénario. Au départ, un court métrage était envisagé mais devant le foisonnement d idées, induit par l enthousiasme des patients, le travail a évolué vers un long métrage : tournage du film et composition de la musique. Liens avec l atelier théâtre et l atelier arts plastiques de l association Destination Avenir, et également avec l atelier musique de l hôpital de jour Outils Le film sera présenté en 2005 au festival de la comédie de l Alpe d Huez et dans des festivals de films médicaux. S adapter à la demande «Partir des demandes et des préoccupations de la population génère parfois des surprises» raconte le cadre de santé de l hôpital de jour : «Lors des réunions préparatoires avec les patients, c était amusant parce qu ils ne voulaient pas du tout travailler sur la diététique ou sur de l information ils avaient envie d autre chose ce qui les préoccupait c était le bonheur : qu est-ce qu il faut pour être heureux?, qu est-ce que ça veut dire être bien dans son corps, être bien dans sa tête? Et là, on est resté un peu sec, parce que travailler sur le bonheur ce n était pas évident, on ne savait pas par quel bout le prendre Alors, le Codes a eu l idée de faire venir une personne qui avait fait un film sur l amitié et l amour et c est là que tout a démarré. Les patients étaient très intéressés par la création d un film ; ils nous ont dit que ça leur plairait de tourner un film de fiction et la productrice a suivi, bénévolement» Ecriture du scénario Pendant un an, un après-midi par semaine, une quinzaine de patients a réfléchi à ce qui leur manquait pour atteindre le bonheur, ils ont transposé leur vie, leur souffrance dans leur production. Ils ont réfléchi à ce que veut dire être heureux quand on est malade, aux problèmes de stigmatisation et de réinsertion rencontrés, à l espoir d un monde meilleur. La démarche a dynamisé certains patients ; elle leur a permis de se dépasser, de transposer cette envie de faire des choses dans leur vie quotidienne et certains se sont alors retirés du projet pour s investir ailleurs. Tournage du film En permanence, la distance entre ce que vivaient les patients de façon personnelle et leur rôle était travaillée. C était aussi l occasion pour certains patients de se soucier davantage de leur image, de leur corps, de leur poids, de leur hygiène ou de leur coupe de cheveux. L équipe soignante a pu alors retravailler en individuel toutes ces questions. Les enseignements tirés de cette expérience La mobilisation des patients a été possible grâce à l ouverture de l hôpital sur l extérieur avec des intervenants qui ne les considéraient pas comme des patients mais comme des personnes. Parallèlement, certains infirmiers avaient la crainte de perdre la maîtrise de ce qui se passait dans le service et cela a suscité des échanges intéressants sur ce qu est un hôpital de jour ; cette expérience a modifié les pratiques professionnelles. Un casting a été ouvert à tous les hôpitaux de jour du département. Cela a instauré des liens avec un autre hôpital de jour qui n a pas les mêmes pratiques. Un dialogue a pu se développer. Contact Hôpital de jour d Argelès : Mme Oriau : ou Comité Régional d Education pour la Santé Languedoc-Roussillon

37 Fiche n 9 : Théâtre «Amour à mort» sur la prévention du sida en milieu pénitentiaire - Codes 11 - Aude Thème Toxicomanie, sida Résumé de l action Objectifs Partager ses représentations des risques liés à la toxicomanie et au sida Informer sur les modes de transmission du sida Faire réfléchir sur les messages de prévention Public Détenus de la Maison d arrêt Territoire et lieu Carcassonne Partenaires UCSA, Mutualité Française Aude Année 2003 En lien avec l action Des journées d information thématiques ont lieu tout le long de l année au sein de la maison d arrêt : sur l alcool, le tabac, les hépatites, etc. ainsi qu un atelier yoga pour faire le vide et se relaxer. Stratégies 2 ateliers santé de 2 heures par mois dont quatre séances de 2 heures «sida, toxicomanies» : travail sur les mots clés associés au sida et à la toxicomanie, échanges en groupe proche du brainstorming : les détenus s expriment librement autour d un mot (ex : drogue). Ils choisissent ensuite parmi les mots cités ceux qui leur paraissent le plus important (ex : destruction, médicaments ) et argumentent leur choix. Rédaction d une pièce de 35 mn par un comédien à partir des échanges entre détenus. Représentations de la pièce par des comédiens professionnels au sein de la maison d arrêt et auprès de lycéens. Des objectifs à court, moyen et long terme L éducation pour la santé peut être un complément au travail social et psychologique réalisé auprès des détenus. Les objectifs sont différents si l on se projette à court, moyen ou long terme. Favoriser les liens entre détenus (court terme) Corriger les idées fausses notamment sur les modes de transmission du sida rassure les détenus ; ils apprennent qu ils ne risquent rien s ils serrent la main d une personne séropositive. L information de base est déterminante pour limiter les peurs et engendrer un climat relationnel moins stressant. Participer à la réinsertion des détenus (moyen terme) La santé est une ressource supplémentaire sur laquelle on peut s appuyer pour préparer la sortie des détenus. Réfléchir avec les détenus sur leurs comportements avant la prison, sur les facteurs de risques qui étaient présents dans leur vie quotidienne permet de les préparer à la sortie. L important étant de leur permettre d acquérir des repères positifs avant qu ils ne sortent. Restaurer l image de soi (long terme) Partir de leur parole, de leur vécu montre que l on s intéresse à eux. Cela permet d accroître leur estime d eux-mêmes très fragile et suscite de la reconnaissance. Les détenus sont responsabilisés par le travail sur des messages de prévention qu ils produisent ; messages qui sont la base de l écriture de la pièce de théâtre par le comédien professionnel. Les enseignements tirés de cette expérience Il est prévu de créer un atelier théâtre où les détenus deviendront eux-mêmes acteurs dans la pièce «Amour à mort». Outils La pièce écrite et jouée par des comédiens professionnels porte sur la toxicomanie et le sida. Elle tourne régulièrement. Le Codes 11 est le relais pour programmer cette pièce auprès de lycéens ou d autres publics ; il se charge d animer un débat après chaque représentation, avec la Mutualité Française de l Aude et le médecin de l UCSA. Pour en savoir plus sur la santé en milieu pénitentiaire GUIBOURGÉ Florence [et al.]. - Promotion de la santé et milieu pénitentiaire. Vanves : CFES, CRES Picardie. - Santé en milieu pénitentiaire. Forum régional d échanges et de réflexions. Démarches et outils pédagogiques en éducation pour la santé en milieu pénitentiaire. Amiens : CRES Picardie, Contact Codes 11 : Annick Ducros : ; [email protected] Comité Régional d Education pour la Santé Languedoc-Roussillon 35

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39 Choisir nos méthodes et nos pédagogies Choisir nos méthodes et nos pédagogies Comité Régional d Education pour la Santé Languedoc Roussillon 37

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41 Stratégies en éducation pour la santé Stratégies Définitions Exemples à travers Stratégie de facilitation Réduction des risques Action pragmatique (proposition de matériel) qui vise à limiter les conséquences d'une pratique à risque, les dommages directs ou indirects. les fiches-actions Distribution de préservatifs en discothèque et bodegas (Cf. fiche n 6) Efficacité, points forts et limites Tout comme l'amélioration des conditions de vie, l'efficacité de cette stratégie n'est que peu étudiée mais tacitement considérée comme efficace. Acquisition de connaissances Stratégie qui permet l acquisition de savoirs. Information sur les effets de l alcool à court et long terme. (Cf. fiche n 1) L'ensemble des études portant sur la prévention en général signale que l information seule, n a pas d effets ou des effets réduits sur les comportements. Pour être efficace, cette stratégie doit être associée à d autres actions. Réflexion sur ses attitudes et représentations Vise la prise de conscience personnelle par la réflexion sur ses propres idées, valeurs, ou encore sur ses habitudes, ses choix de vie et ce qui les motive,... Emergence des représentations des détenus vis-à-vis de la santé à travers un brainstorming. (Cf. fiche n 17) Peu d éléments sont connus concernant l efficacité du travail sur les représentations. On sait cependant que la création de forum de discussion est une stratégie efficace. Renforcement des compétences psycho-sociales Stratégies "choc" Vise le développement des facteurs de protection. L OMS identifie 10 compétences psychosociales sur lesquelles on peut agir. Le travail sur l estime de soi, la confiance en soi s articule à cette stratégie. Faire peur, montrer les conséquences néfastes des comportements pour développer des mécanismes d'inhibition. Mises en situation où par exemple les jeunes apprennent à communiquer avec les autres à travers le thème de la sécurité routière. (Cf. fiche n 18) Aucune fiche-action ne mentionne cette stratégie. Plusieurs méta analyses montrent que les actions qui sont axées sur l acquisition de connaissances et sur le développement de l estime de soi ou l aptitude à prendre des décisions ou encore celles qui se focalisent sur la capacité à reconnaître les pressions sociales sont efficaces (entraînement à dire non). Les études sont contradictoires sur l'efficacité de cette stratégie. Comité Régional d Education pour la Santé Languedoc-Roussillon 39

42 Stratégies Définitions Exemples à travers les fiches-actions Stratégies participatives Accompagnement relationnel Concernent les actions où la population a une liberté de décision et de réalisation relativement importante. Les personnes peuvent être amenées à choisir le thème sur lequel elles souhaitent travailler, et les modalités d implication qu elles préfèrent. Les stratégies participatives sont souvent associées aux stratégies créatives. Il s agit parfois d éducation par les pairs où les personnes sont impliquées dans la réalisation de quelque chose pour d autres personnes. Il s agit parfois d activités citoyennes où les personnes réalisent un travail en lien avec la cité qui peut servir à d autres. Cette stratégie implique des échanges interpersonnels, en groupe ou en entretien individuel. Ce type de stratégie est basé sur le savoir-être. Écriture d un scénario et réalisation d un film par les détenus, aidés de professionnels de l audiovisuel, sur l exclusion et la tolérance face au sida. (Cf. fiche n 28) Groupe de parole pour hommes d origine maghrébine de plus de 45 ans allocataires du RMI ou relevant d autres dispositifs animé par un psychologue arabophone. (Cf. fiche n 25) Efficacité, points forts et limites L utilisation de méthodes actives est efficace (jeux, vidéos, simulations, etc.). L implication des participants est un facteur d efficacité. Tout ce qui tient compte de l avis, de l envie, des idées des participants est donc plus efficace. Les Canadiens considèrent que la continuité (c est-à-dire des liens suivis entre les intervenants et la population cible) et l intensité (c est-à-dire la présence fréquente et stable d intervenants qui renforce la confiance et la motivation des participants) sont déterminantes pour l efficacité de la prévention. Pour conclure... La complémentarité des stratégies contribue à l'efficacité de l'éducation pour la santé. Sans aller dans l excès et imaginer une action déclinant toutes ces stratégies, il est important de choisir celles qui sont le plus en accord avec ses intentions éducatives, ses conceptions de la santé, de l éducation pour la santé et ses propres valeurs. Catherine Olivo CRES Languedoc-Roussillon 40 Comité Régional d Education pour la Santé Languedoc-Roussillon

43 Typologie des techniques et des supports en éducation pour la santé Ecrit et visuel Audio et audiovisuel Oral Ludique Artistique Corporel Questionnaire, fiche à compléter Plaquette, dépliant Livre, journal Poster, affiche, banderole Exposition interactive Photolangage, photo expression, image, photo Ecriture : création de texte, scénario, poème CO testeur, spiromètre Film Diapositive Emission radio, cassette Transparent pour rétroprojecteur Logiciel, CD rom Exposé, conférence-débat Technique du métaplan, brainstorming Proverbe, conte, fable, chanson Histoire collective Jeux de rôles Groupe de parole Entretien individuel Jeu individuel (puzzle, suite logique) Jeu de société (jeu de l oie, marelle, loto, carte) Jeu collectif (rallye santé, course au trésor) Mise en situation (potager, visite de site, atelier culinaire, de conduite) Danse Marionnette Théâtre, improvisation, théâtre forum Dessin, collage, BD Fresque, tableau, sculpture Relaxation, sophrologie, yoga Gymnastique, aquagym, mouvements, danse Autres sports (escalade, parcours santé) Voir fiche-action n 12, 14, 26 5, 6, 7, 13, 21, 26, 32, 33 14, 20 10, 32, 33 5, 22 18, 21, 27 8, 14, 15, , 8, 11, 12, 27, 28, 30, , , 18 2, 5, 15, 16, 22, 23, 26, 29 9, 17, 18, pas d action l illustrant 33 4, 17, 20, 25, 26, 27, 28 13, 21, 27 pas d action l illustrant 18, , 4, 5, 12, 20 pas d action l illustrant 10, 30 5, 9, 10, 24, 27, 30, 33 12, 15, 30 pas d action l illustrant 11, 12 3, 7 3, 12 Delphine Couralet et Catherine Olivo CRES Languedoc-Roussillon d après BAUDIER F. [et al.]. - Education nutritionnelle : équilibre à la carte Vanves : CFES, Comité Régional d Education pour la Santé Languedoc-Roussillon 41

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45 Fiche n 10 : Sécurité routière auprès de jeunes enfants Mutualité Française de l Aude - Aude Résumé de l action Thème Sécurité routière Objectifs Sensibiliser en amont les plus jeunes pour mieux responsabiliser les parents et les familles Sensibiliser les professionnels travaillant auprès des enfants à la prévention routière en leur donnant les moyens de devenir relais Public Enfants de 6 à 7 ans Aides maternelles de la ludothèque et animateurs du centre de loisirs Territoire et lieu Ludothèque, centre de loisirs et centre social «la Roseraie» à Carcassonne, ludothèque de Trèbes et écoles primaires de Palaja Partenaires Centre intercommunal d'action sociale, Préfecture, Conseil Général, directeurs d écoles, police municipale, Félix diffusion et Houp n co Année 2003 En lien avec l action Action inscrite dans le Plan Départemental d Action Sécurité Routière et financée par la Préfecture et par la Mutualité Française Aude Stratégies Enfants : spectacle interactif de marionnettes, chanson, panneaux d affichage Professionnels : journée de sensibilisation Cette action est construite de telle manière que les enfants vont recevoir un message de prévention à plusieurs reprises, de plusieurs manières et par plusieurs personnes : Avant le spectacle de marionnettes par les aides maternelles et les animateurs sensibilisés et par le biais de panneaux d affichage Pendant le spectacle de marionnettes dont ils vont modifier le déroulement de manière à ôter toute situation à risque, Après le spectacle car le dialogue continue avec les aides maternelles et les animateurs et le dialogue s instaure avec leurs parents Un agent de police municipale a eu l idée de créer des courses de tricycle pour continuer à sensibiliser les enfants par rapport à la sécurité routière Des enfants placés au cœur de la démarche Malgré leur très jeune âge et le fait que le thème traité soit particulièrement difficile, puisque la mort est évoquée, les enfants arrivent à être conscients de la prise de risque. En effet, lors du spectacle, ils repèrent cette prise de risque, en criant «Stop patatrac!», et ils prennent la place des parents en expliquant aux marionnettes pourquoi elles ont pris des risques. Durant tout le spectacle, les enfants sont les gardiens des marionnettes. Grâce à cette approche par le théâtre, qui place les enfants dans un univers éloigné de la pédagogie traditionnelle, les enfants acquièrent les moyens d intervenir auprès de leurs parents lorsqu ils se retrouvent en voiture ensemble. Ils peuvent alors occuper une position forte et valorisante par rapport aux adultes. Les enseignements tirés de cette expérience Jacky Leclair pense qu il est possible et que nous devons démarrer la prévention très tôt. De plus, elle remarque que par comparaison avec d autres actions s adressant à des enfants plus âgés, les adultes relais ont tendance à s impliquer davantage avec les plus petits, sûrement parce qu ils se sentent plus responsables. Outils Spectacle interactif de marionnettes créé par la Compagnie Houp n co Pour en savoir plus sur sécurité routière et enfants L éducation à la sécurité routière à l école et au collège. Site pédagogique du Ministère de l Education Nationale. Contact : Mutualité Française 11 : Rabha Benalla et Jacky Leclair : ; [email protected] Houp n co : Marie-Line Permingeat Guinet : ; [email protected] Comité Régional d Education pour la Santé Languedoc-Roussillon 43

46 Fiche n 11 : Accompagnement vers la parentalité des femmes enceintes en situation de vulnérabilité - Conseil Général 30 - Gard Résumé de l action Thème Accompagnement de la création du lien mère enfant Objectifs Rassurer, donner confiance, valoriser, développer le potentiel des futures mères Accompagner la création du lien mère enfant Eviter les traumatismes périnataux Favoriser la rencontre avec les acteurs médico-sociaux Préparer les relais entre professionnels et faciliter le recours spontané des femmes à ces professionnels Permettre aux futures mères en situation de vulnérabilité d accéder à la parentalité dans la sérénité Public Femmes enceintes en situation de vulnérabilité ou de grande précarité n ayant pas accès aux séances de préparation à la naissance Territoire et lieu Territoire : ville de Nîmes Lieu d accueil : Centre de prévention médico social de la circonscription d action sociale et de santé de Nîmes centre Partenaires Sages femmes et médecins de la maternité du Centre Hospitalier Universitaire, médecins libéraux, médecin et sage femme du centre maternel départemental, travailleurs sociaux du Service d information et d orientation des parents isolés, Croix-rouge française Années : Action débutée en 2001 En lien avec l action Action pilotée par les personnels de PMI dans le cadre de la mise en œuvre de leurs missions et d un partenariat élaboré avec les principaux acteurs du champ périnatal Pour un meilleur accueil de l enfant Action conçue dans le cadre de la coordination des différentes compétences médico sociales du Conseil Général et de ses partenaires institutionnels et associatifs intervenant dans le champ de la périnatalité, afin de favoriser une prise en compte globale et précoce des problématiques auxquelles sont confrontées les futures mères en situation de grande vulnérabilité et pouvant potentiellement interférer avec l investissement de l enfant à venir et la prise en charge de ses besoins. Action fondamentale d un accompagnement vers la parentalité, tendant à donner aux futures mères les moyens de construire le cadre physique et psychologique d accueil de leur enfant. Les enseignements tirés de cette expérience L accompagnement des femmes dans l accès à une place sociale et à un suivi médical approprié de leur grossesse mais aussi, leur information, favorise l établissement du lien précoce mère enfant, la prise en charge adaptée du nouveau né en diminuant l impact des facteurs de risques de traumatismes périnataux et de difficultés éducatives auxquels la future mère est confrontée. La dynamique de groupe favorise les échanges et réduit l isolement. L implication d un acteur de santé, en l occurrence la sage femme de PMI, en tant que référent pour la femme et garant de la coordination des professionnels est essentiel pour la cohérence de l accompagnement. Les questions qui restent sans réponse Lorsqu une pathologie psychiatrique se surajoute aux difficultés sociales et à la précarité, l accompagnement collectif proposé dans le cadre de cette action est insuffisant. Il en est de même pour les personnes ne maîtrisant pas la langue française. Stratégies Accompagnement social, médical et psychologique adapté aux femmes enceintes confrontées à une situation de grande vulnérabilité Encouragement et soutien à l allaitement maternel Orientation des femmes enceintes en situation de grande difficulté vers la sage femme de PMI. A partir de la consultation prénatale de PMI, un lieu de parole et d échange est proposé à ces futures mères. Sont ainsi abordés tous leurs questionnements depuis la connaissance de leur propre corps jusqu à la prise en charge des besoins de leur enfant à naître, mais aussi sur la place du père. Ce lieu permet aussi de favoriser leur accès aux services de maternité et leur rencontre avec les assistantes sociales ou la puéricultrice. Outils Travail de relaxation basé sur le yoga, projection de vidéos sur la grossesse, l'accouchement, l'allaitement, les besoins du nouveau né et du très jeune enfant et diapositives et planches anatomiques sur le déroulement de l'accouchement Pour en savoir plus sur la prévention avant la naissance MOLÉNAT Françoise. Naissances : pour une éthique de la prévention. Ramonville Saint Agne : Erès, p. Contact Conseil Général 30 : Mme Fenech : ; [email protected] 44 Comité Régional d Education pour la Santé Languedoc-Roussillon

47 Fiche n 12 : Atelier santé au collège Diderot, Nîmes Codes 30 - Gard Résumé de l action Thème Santé globale, adolescence, sexualité, violence, addictions Objectifs Prévention de l exclusion en permettant de : Développer la connaissance de soi (physique, psychosociale) Renforcer ou développer une image positive de soi Connaître l environnement médico-social de proximité Développer le respect mutuel entre jeunes Public Adolescents en 4 ème de soutien et en 3 ème d insertion Territoire et lieu Collège Diderot, Nîmes Partenaires Education Nationale, Mutualité Française Années Depuis 2001 En lien avec l action Cette action s inscrit dans la loi de lutte contre les exclusions et dans le dispositif des ateliers santé du programme régional d accès à la prévention et aux soins. Stratégies De 2001 à 2003 sur toute l année scolaire : Ateliers hebdomadaires de 2h avec exploration de multiples façons d aborder la santé au travers des savoirs, des savoir-faire et des savoir-être : réflexiondébats, production de dessins, de collages, création d un petit film, atelier de relaxation, escalade Depuis 2003, action menée sur 6 séances Outils Fiches pédagogiques par séance décrivant les objectifs, les animations et techniques utilisées (ex : descriptif des jeux de rôles proposés, proposition de créations de posters, etc.) ainsi que des supports de questionnements aux jeunes élaborés pour leur permettre de prendre un temps de réflexion sur leur propre fonctionnement Quand l éducation pour la santé est intégrée dans les cours au collège Articuler du sens, de la cohérence Les deux intervenantes présentes chaque semaine un médecin de santé scolaire et une chargée de projet du Codes 30- travaillaient en étroite collaboration avec les professeurs de français et de sciences de la vie et de la terre. Ceci permettait aux professeurs de prolonger le travail entrepris. Par exemple, un atelier sur la sexualité a été repris dans le cadre d un travail de français autour d une pièce de Marivaux. Les élèves sont ensuite allés visiter le planning familial pour échanger avec des conseillères. Les adolescents ont pu réellement intégrer dans leur vie quotidienne les informations et les échanges qu ils avaient entre eux et avec les intervenants. Peu à peu, cela leur permettait d élaborer leur propre réflexion, de mettre des mots sur leurs sensations, de formuler leurs projets. Travailler sur la durée Le travail sur une telle durée permet une relation de confiance et donne l opportunité de travailler sur des aspects fondamentaux de la santé : les jeunes avaient une mauvaise image d eux-mêmes et de l école. En leur permettant de s exprimer, les intervenantes les valorisaient, et simultanément se rendaient compte qu ils exprimaient des choses intéressantes. Du même coup, les élèves pouvaient se rendre compte que des adultes étaient là auxquels ils pouvaient s adresser. Les questions qui restent sans réponse L idéal pour que cela puisse continuer sous cette forme aurait été de former les professeurs à ce type d approche afin qu ils s en saisissent de façon autonome. Car il est coûteux en moyens humains d intervenir à deux, chaque semaine, toute l année. Malheureusement, cela ne s est pas développé ; même si les professeurs ont fait évoluer leur façon de transmettre les apprentissages et utilisent encore aujourd hui quelques outils d animation découverts dans ce cadre. Les enseignements tirés de cette expérience «C est grâce au travail de fond qui était mené régulièrement avec le Codes 30, par la recherche d outils interactifs, la préparation précise de chaque séquence, la réflexion sur l évaluation que cette action était exceptionnelle.» déclare le médecin scolaire. Pour en savoir plus sur la santé des adolescents Expertise collective. - Education pour la santé des jeunes. Démarches et méthodes. Synthèse et recommandations. Paris : INSERM, p. Contact Education Nationale : Dr Cavagnara / Codes 30 : Michèle Rossano : ; [email protected] Comité Régional d Education pour la Santé Languedoc-Roussillon 45

48 Fiche n 13 : «Bébé, libre comme L R» : prévention tabac femmes enceintes Ligue nationale contre le cancer de Nîmes - Gard Résumé de l action Thème Prévention du tabagisme et accompagnement à l arrêt Objectifs Réduire les risques liés au tabagisme chez les femmes enceintes et leurs nouveaux-nés : - en informant et en accompagnant les femmes, autour de la grossesse, vers une démarche d arrêt du tabac ; - en impliquant les professionnels de santé concernés par cette problématique Public Femmes enceintes et personnel des maternités Territoire et lieu Nîmes : CHU Carémeau, polyclinique grand sud, clinique Kennedy Partenaires Codes 30, Comité contre les maladies respiratoires du Gard Années Action pluriannuelle démarrée en 2004 En lien avec l action Cette action s inscrit dans un programme développé sur l ensemble de la région «Libre comme L R» : dans chaque département des actions sont menées en direction des femmes enceintes et/ou des jeunes pour prévenir la consommation de tabac ou accompagner vers l arrêt. Stratégies Diffusion de brochures d information tout au long de la grossesse suivies d un questionnaire d enquête distribué en maternité par le personnel, afin d en évaluer l impact Visite des femmes hospitalisées ou ayant accouché pour échanger autour de la problématique «tabac» Entretiens motivationnels individuels au CHU Présence hebdomadaire assurée à cet effet dans les maternités Kennedy et polyclinique grand sud Information auprès des femmes qui suivent les cours collectifs de préparation à l accouchement à la polyclinique grand sud Une approche singulière : l entretien motivationnel L entretien motivationnel, introduit aux Etats-Unis en 1991, est une technique d entretien permettant de gérer l ambivalence d une personne et de l aider à s en sortir, quelles que soient les difficultés. Il laisse au patient la liberté de choix, c est un échange et une collaboration entre ce dernier et l éducateur. L entretien motivationnel leur évite d être en désaccord et d entrer en conflit. Ici, il donne la possibilité aux femmes qui envisagent une future grossesse, aux femmes enceintes et aux jeunes mères d amorcer une réflexion personnelle en exprimant ce qu il en est de leur relation au tabac. Il permet de soulager les craintes concernant un arrêt éventuel et d informer sur les méthodes existantes. L entretien motivationnel, mené par des acteurs de terrain associatifs, éducateurs à la santé, constitue un relais entre la personne et les professionnels susceptibles d intervenir dans le sevrage tabagique. Les enseignements tirés de cette expérience La mise en place d un tel projet de prévention en maternité suscite certaines résistances : bien souvent, au sein des services d obstétrique, le manque de temps et de personnel limite l implication des soignants. Or, pour un accompagnement cohérent, ce dernier point est essentiel. L appui et la collaboration des responsables permet alors cette mobilisation. Les effets de cette action sur l arrêt du tabac ne sont pas encore connus. Cependant, l équipe espère que les sages femmes pratiqueront de plus en plus le conseil minimal qui a déjà montré ses effets positifs : «Fumezvous?» «Voulez-vous arrêter?». Il est donc pertinent d inciter à se fixer des objectifs peu ambitieux mais qui sont reconnus comme efficaces. Outils Brochures : «Tabac et grossesse», «Demain bébé», «Vous pouvez l aider» sur le tabagisme passif Outils : analyseurs de monoxyde de carbone, carnet de consultation de tabacologie de l INPES et dossier de conduite d entretien réalisé à partir des travaux du Dr Clauzel, tabacologue Ouvrage diffusé auprès des sages femmes, gynécologues et échographistes : DELCROIX M. - Grossesse et tabac Paris : PUF, Coll. Que sais-je? Pour en savoir plus sur le tabac et les femmes enceintes APPRI La femme et le tabagisme. Problème de santé publique ou problème de société? Dossier participant 4èmes Rencontres Nationales «La femme et le tabagisme», 23 et 24 mai 2002, Ville de Nîmes. Contact Ligue contre le cancer Gard : Yourine Wendzinski : ; [email protected] Codes 30 : Sabrina Marsala : Comité Régional d Education pour la Santé Languedoc-Roussillon

49 Fiche n 14 : Hévéa : journal santé pour les jeunes ans Holisme Communication - Hérault Résumé de l action Thème Sexualité, sida, mal-être, conduites addictives et tout thème de santé choisi par les jeunes Objectifs Apporter une information de proximité sur la contraception, le sida et les infections sexuellement transmissibles Créer des liens interpersonnels entre des responsables de santé et des jeunes en difficulté Aider à l appropriation des messages de santé par des techniques participatives et créatives Valoriser les jeunes par la finalisation et la diffusion du journal Offrir un support d information sur la santé aux jeunes et aux structures accueillant des jeunes de 16 à 25 ans Public et territoire Jeunes de 16 à 25 ans en organisme de formation, organismes de l Hérault différents chaque année Partenaires DDASS, Conseil Général, Mutualité Française et intervenants locaux divers Années Chaque année depuis 1992 En lien avec l action Action inscrite dans le programme santé des jeunes de l Hérault financé par la DDASS et la Fondation de France Stratégies Avec chaque groupe 6 séances d information et d échanges et 2 séances de création des textes pour le journal Diffusion gratuite du journal dans les structures accueillant des jeunes (7000 exemplaires x 2 parutions par an) Favoriser la participation Le journal Hévéa est révélateur d un engagement (de l équipe et des financeurs) pour que la participation des jeunes, leur parole soit rendue publique. «A travers la lecture d Hévéa, le jeune peut voir que l on reconnaît d autres jeunes ; il se rend compte qu il pourra être reconnu à travers ses écrits. Créer un journal permet d une part, de s exprimer et d autre part, d être valorisé par la diffusion des écrits» déclare Bertrand Blanchard. L expression comme la valorisation favorisent une image de soi positive et participent au bien-être de la personne et à sa santé. La pédagogie choisie s appuie sur le fait que l éducation pour la santé doit aboutir à terme, à de l auto-prévention. «Lorsque les jeunes sont invités à se positionner, lorsqu ils élaborent leurs propres «conseils» aux autres jeunes, ils prennent conscience du fait que la prévention repose avant tout sur eux-mêmes. Présenter le journal aux jeunes comme étant leur propriété favorise ce positionnement personnel et cette prise de conscience» poursuit le responsable d Holisme. Les enseignements tirés de cette expérience Tenir compte de ses valeurs, ici de l importance de la participation, permet à l équipe de développer sa philosophie d intervention avec une pédagogie cohérente à toutes les étapes du projet. Les questions qui restent sans réponse Après la création du journal, des jeunes s en emparent, le lisent, en discutent avec d autres jeunes Chacun peut ensuite faire son propre chemin à partir de cet outil à sa disposition. Il est important pour l équipe d accepter et de tenir compte de ce qui échappe après, une fois l outil diffusé, car la prévention n appartient pas aux intervenants. Outils Des animations avec des fiches pédagogiques sur les rôles féminins et masculins ont été créées par l équipe. Elles permettent d aborder les représentations des jeunes à partir d activités comme cuisiner, gérer le budget ou les rôles dans la relation amoureuse comme avoir des désirs sexuels, proposer de mettre un préservatif Jeu de prévention des toxicomanies «la spirale». Montpellier : Holisme communication, Animations sur la soumission affective et sexuelle, le corps, les discriminations, le suicide, les lois et normes en matière de sexualité, etc. Pour en savoir plus sur la participation LIESSE Anne, LECHIEN Xavier, LAFONTAINE Carine - Dossier de références sur la participation. Liège : Ecole de santé publique de l université de Liège, Contact Holisme Communication : Alexandra Détry et Bertrand Blanchard : ; [email protected] Comité Régional d Education pour la Santé Languedoc-Roussillon 47

50 Fiche n 15 : Bien traiter les personnes âgées au quotidien Mutualité Française Languedoc-Roussillon - Hérault Résumé de l action Thème Maltraitance passive effectuée en direction des personnes âgées en institution Objectifs Aider le personnel des résidences pour personnes âgées à repérer la maltraitance active et passive Savoir réagir Acquérir des outils de travail (fiches d alerte, fiches de suivi ) et acquérir des savoir-être dans la pratique au quotidien Intégrer cette démarche au projet d établissement et à la mise en œuvre de la démarche qualité Public Personnels des résidences pour personnes âgées : directeurs, personnels d encadrement, animatrices, infirmières, secrétaires, lingères, auxiliaires de vie, aides-soignants, veilleurs de nuit, personnels d accueil Territoire et lieu 6 résidences : Les violettes à Montpellier, La providence à Montpellier, Les reflets d argent à Palavas, La méridienne à Béziers, Les treilles à St Gervais sur mare, Athéna à St Martin de Londres Partenaires Mutuelle du bien vieillir, Languedoc Mutualité, Mutualité Française Hérault et Languedoc- Roussillon, M.B.V. formation Années Depuis 2001 Stratégies Trois journées de formation inter établissements Elaboration d un support de communication «la lettre du bien traiter au quotidien» pour informer et sensibiliser l ensemble du personnel à cet enjeu Pour en savoir plus sur la maltraitance des personnes âgées DEBOUT Michel. - Prévenir la maltraitance envers les personnes âgées. - Rennes : ENSP, HUGONOT R. - La vieillesse maltraitée. - Paris : Dunod. ALMA France : association loi Tel : Minitel : 3615 SOS ALMA. Un support de communication pour susciter l échange sur les pratiques Au cours des années 2003 et 2004, 105 professionnels sur 180 salariés ont participé à la formation. Leur préoccupation après la formation était la suivante : «Comment dire à nos collègues que l on ne doit pas agir ainsi, sans être trop brutal et sans risquer d être rejeté ; on n ose pas dire à un collègue de travail que son comportement peut être maltraitant». Le comité de pilotage a donc proposé de créer un outil de communication «la lettre du bien traiter» pour faciliter la sensibilisation de l ensemble des salariés. L originalité de cette démarche réside d une part, dans le fait que l après-formation a été entendue par le comité de pilotage ; et d autre part, dans la mobilisation d un représentant de chacune des six résidences pour créer ensemble cette lettre dans le cadre d un comité de rédaction. Un travail se poursuit donc en aval de la formation grâce et avec les six référents. Au-delà de cette mission de rédaction de la lettre, ils font le lien entre le personnel de la résidence, le directeur et les différents membres du comité de pilotage du programme. Les enseignements tirés de cette expérience Proposer des formations impliquant une réflexion sur les savoir-être est important pour aider le personnel de ce type d établissement à progresser dans leur travail de prise en charge au quotidien. Par ailleurs, on sait qu il est important de partir de la demande ou des préoccupations des équipes pour mettre en place un projet. Tenir compte de l après est également fondamental ; cela renforce l efficacité de l action mise en œuvre et son inscription dans le temps. Outils Les stagiaires de la formation ont créé une fiche d alerte qui permet individuellement ou en équipe de se transmettre des informations sur le vécu des personnes âgées. La lettre du bien traiter au quotidien comporte différentes approches pédagogiques : elle comporte des définitions ou des repères simples sur les droits des personnes âgées, les risques de maltraitance, des jeux de rôle travaillés en formation, des présentations de situations qui posent question et qui est l interlocuteur qui peut y répondre, des poèmes, des scènes sous forme de bande dessinée Un livret relatant cette expérience et permettant à d autres équipes d avoir des éléments de réflexion pour monter des démarches de prévention sera finalisé au 1 er trimestre Contact Mutualité Française Languedoc-Roussillon : Nicole Tézier : ; [email protected] 48 Comité Régional d Education pour la Santé Languedoc-Roussillon

51 Fiche n 16 : Formation continue des assistantes maternelles Conseil Général 48 - Lozère Résumé de l action Thème Tout thème concernant la mère et le jeune enfant et choisi par les assistantes maternelles (l alimentation, le sommeil, la propreté, l éveil, la maltraitance, les comptines, le jeu ) Objectifs Développer les compétences des assistantes maternelles Développer les liens entre les assistantes maternelles et entre ces professionnelles et le service de PMI Public Assistantes maternelles Territoire et lieu L ensemble du département de la Lozère, les soirées se déroulent dans les 5 lieux du département Partenaires Education Nationale Années Depuis une dizaine d années En lien avec l action La responsable du service de PMI indique que, grâce à ces soirées, des liens privilégiés se sont tissés et que la perception des assistantes maternelles concernant le rôle du service de PMI s est transformée. Elles ne voient désormais plus le service de PMI uniquement comme un service de réglementation mais comme un service ressource qui apporte des réponses à leurs questions et leur donne l occasion d échanger sur leurs pratiques. Stratégies Une séance en soirée de 4h tous les 2 mois regroupant en moyenne 25 assistantes maternelles. Chaque séance, animée par la psychologue et la chef de service de la PMI, débute par un apport théorique puis est suivie d une discussion. Analyser sa pratique pour mieux conseiller les parents Les soirées de formation continue, créées et animées par le Conseil Général de la Lozère, pour les assistantes maternelles permettent de créer un réseau entre les assistantes maternelles du département ainsi qu un partage de leurs expériences et une analyse de leurs pratiques. Ces séances sont conçues avec l association des assistantes maternelles qui recueille les attentes des assistantes maternelles et fait le lien avec le service de PMI. La Présidente de l association des assistantes maternelles, témoigne d un changement dans la manière de travailler des assistantes maternelles. «Ces soirées nous permettent de nous rencontrer, d écouter les difficultés que rencontrent les autres assistantes maternelles, de poser des questions et d obtenir des réponses.» Elle illustre ceci avec un exemple par rapport à la propreté du petit enfant. «Une assistante maternelle a un jour demandé conseil quant à l attitude à adopter lorsqu une maman demande à ce que son bébé de 6 mois soit mis sur le pot. Des échanges avec les autres assistantes maternelles et avec la chef de service ont fourni, à cette professionnelle, des arguments qu elle a pu ensuite avancer aux parents pour les convaincre que ce n est pas une bonne chose de mettre un bébé si tôt sur le pot.» Lors des soirées de formation continue, les assistantes maternelles peuvent à la fois mettre à profit de leurs collègues leur expérience mais également s enrichir de l expérience de chacune dans les différents domaines de pratique des assistantes maternelles. Les assistantes maternelles peuvent alors ou bien être confortées dans leurs pratiques ou bien éventuellement modifier leurs pratiques. Les enseignements tirés de cette expérience «C est vrai que grâce à ces séances de formation, nous nous sentons moins isolées et plus compétentes» déclare la Présidente. Pour en savoir plus sur l analyse des pratiques FUMAT Yveline, VINCENS Claude, ETIENNE Richard. - Analyser les situations éducatives. Issy les Moulineaux : ESF p. Contact Conseil Général 48 : Docteur Guérin-Bros : ; [email protected] Comité Régional d Education pour la Santé Languedoc-Roussillon 49

52 Fiche n 17 : Atelier santé en maison d arrêt - Codes 48 - Lozère Résumé de l action Thème Réinsertion des personnes détenues de la maison d arrêt de Mende Objectifs Informer les personnes sur les dispositifs en matière de santé Faire émerger et prendre conscience des représentations de la santé et identifier les freins et facteurs facilitant l accès ou le recours aux soins et à la prévention Informer sur une ou plusieurs thématiques de santé au choix des personnes en fonction de leurs préoccupations Public Détenus de la maison d arrêt de Mende s apprêtant à sortir Partenaires DRASS, SPIP, UCSA, Caf, CPAM, association La traverse, Agence départementale pour l'information sur le logement Années En lien avec l action Cette action est financée par la DRASS dans le cadre du Programme Régional d Accès à la Prévention et aux Soins. Stratégies Ateliers d une durée de 2 h toutes les 2 semaines (un même groupe est vu 4 fois) en groupe de 3 à 6 personnes volontaires Outils La discussion occupe une place prépondérante lors des séances. En effet, les personnes attendent une écoute, une compréhension et une ouverture en participant aux ateliers. Il s agit donc de ne pas s enfermer dans des techniques d animations ou des outils trop directifs. Parler simplement d éducation pour la santé avec les détenus La santé est perçue comme un facteur de socialisation et d insertion par le Service Pénitentiaire d Insertion et de Probation (SPIP). Partant du postulat que les problèmes de santé sont aussi un obstacle à l insertion, le SPIP s est rapproché du Codes et a permis à ce dernier de mener des actions d éducation pour la santé auprès des détenus. Les séances se déroulent essentiellement sous forme de discussions, d échanges autour des représentations de la santé des participants, des questions sur la santé qu ils se posent, de leur projet d insertion et du lien entre santé et insertion. Les animateurs adaptent le contenu des séances aux attentes des participants, aux questions qu ils se posent par rapport aux dispositifs de santé ou à des thèmes de santé. Beaucoup de participants font état de leurs dépendances (alcool, drogues). Les séances les aident à mettre du sens sur les comportements de santé et également à réfléchir par rapport à leur place dans la société. Les enseignements tirés de cette expérience Faire émerger les représentations de la santé des participants permet aux animateurs, avec les participants, d identifier les freins et facteurs facilitant l accès ou le recours aux soins et à la prévention, de travailler sur le lien entre santé et insertion et également de mettre du sens sur des comportements de santé. Le travail qui est fait ensuite avec les détenus autour des questions d insertion et de santé prend appui sur leurs représentations de la santé. Cette action montre qu en dépit du lieu clos et du statut des participants, les animateurs arrivent à aborder la santé aussi simplement et librement avec les détenus qu avec n importe quel autre public. Pour en savoir plus sur l éducation pour la santé en prison GUIBOURGÉ Florence [et al.]. - Promotion de la santé et milieu pénitentiaire. Vanves : CFES, CRES Picardie. - Santé en milieu pénitentiaire. Forum régional d échanges et de réflexions. Démarches et outils pédagogiques en éducation pour la santé en milieu pénitentiaire. Amiens : CRES Picardie, Contact Codes 48 : Carole Bussadori et Arnaud Lefebvre : ; [email protected] 50 Comité Régional d Education pour la Santé Languedoc-Roussillon

53 Fiche n 18 : Jeunes santé insertion - Codes 48 - Lozère Résumé de l action Thème Compétences psychosociales et santé Objectif Travailler avec les jeunes sur les compétences de vie et la capacité à répondre aux exigences de la vie Public Jeunes en 3 ème SEGPA Territoire et lieu Collège à Mende et à Marjevols Partenaires DRASS, DDASS, Éducation Nationale, ANPAA, Comité départemental olympique et sportif Années Action menée pour la première fois en 2003 En lien avec l action Cette action, qui était financée dans le cadre du Programme Régional d Accès à la Prévention et aux Soins, pourrait se poursuivre en 2005 avec des financements de l URCAM. Stratégies 8 séances de deux heures réparties sur l année scolaire ; chaque séance abordant une compétence à travers un thème de santé Les animatrices expliquent aux jeunes, à chaque début de séance l objectif de cette rencontre. La notion de compétence psychosociale étant assez abstraite pour les jeunes, les animatrices prennent soin d expliciter à la fin de chaque activité, le pourquoi de l activité et les enseignements à en tirer pour la vie de tous les jours. Développer les compétences psychosociales à travers la santé C est en échangeant avec le directeur d une SEGPA que l idée de croiser un travail de développement des compétences avec une intervention sur un sujet de santé est née. De là, le contenu des 8 séances a été défini : Apprendre à mieux se connaître / alimentation Découvrir la communication / environnement Communiquer avec les autres / sécurité routière Résoudre des problèmes / toxicomanie Faire des choix / alcool Développer une pensée créative / vie affective Développer l esprit critique / tabac Avoir de l empathie / sport. Illustrons le déroulement de la séance sur la communication avec les autres à travers le thème de la sécurité routière. La séance débute par l expérimentation, par les jeunes, du rôle du pompier et également du rôle du jeune témoin d un accident de la route qui doit donner l alerte en appelant les pompiers. Elle se poursuit par un jeu sur le sens des panneaux de signalisation et se finit par la création d un message de prévention sur différents thèmes (vitesse, alcool au volant, port de la ceinture). Les enseignements tirés de cette expérience Pour l année 2004, les animatrices du Codes souhaitent développer plusieurs compétences à travers un sujet de santé, de façon a ce qu une même compétence soit traitée à plusieurs reprises et de façon différente et complémentaire. Outils A chaque séance, utilisation d un nouvel outil ou d une nouvelle technique d animation : jeux, vidéocassette, logiciel interactif, portrait chinois, photolangage, brainstorming Pour en savoir plus sur les compétences psychosociales et la santé SANDRIN BERTHON Brigitte. - Apprendre la santé à l école. - Paris : ESF, p. Contact Codes 48 : Carole Bussadori et Aline de Maillard : ; [email protected] Comité Régional d Education pour la Santé Languedoc-Roussillon 51

54 Fiche n 19 : Un réseau autour des femmes enceintes vulnérables Conseil Général 66 - Pyrénées Orientales Résumé de l action Thème Femmes enceintes en situation de vulnérabilité Objectifs Dépister précocement les conduites addictives et la violence conjugale chez les femmes enceintes en situation de vulnérabilité Accompagner les femmes enceintes en situation de vulnérabilité durant leur grossesse Public Femmes enceintes en situation de vulnérabilité des Pyrénées Orientales Sages femmes libérales, sages femmes des services de PMI, des cliniques privées et des hôpitaux des Pyrénées Orientales Gynécologues obstétriciens des Pyrénées Orientales Partenaires Planning familial, association Ascode, association le Doudou, association des sages femmes, association des puéricultrices, association des gynécologues obstétriciens Années Depuis 2002 En lien avec l action Ce réseau devrait bientôt se rattacher au réseau périnatalité existant dans les Pyrénées Orientales. Une formation sur l allaitement maternel, destinée aux sages femmes et aux puéricultrices, est prévue en 2005 et le Conseil Général, témoin du nombre croissant d IVG chez les jeunes filles, souhaiterait que les enfants soient sensibilisés par rapport à la sexualité depuis l école primaire. Un travail est en cours avec le mouvement français du planning familial. Stratégies Formation des sages femmes aux conduites addictives (6 jours) et à l entretien du quatrième mois de grossesse et au travail en réseau (3 jours) Accompagner et dialoguer pour soulager Une enquête, réalisée entre les mois de mars et juin 2004, montre que 350 femmes enceintes souffrent de vulnérabilité. Par vulnérabilité, on entend présence d antécédents médicaux, isolement, mineures La consommation excessive d alcool apparaît sous estimée dans cette enquête mais les sages femmes savent qu elle existe. Du fait des difficultés des médecins à se rendre disponibles, les sages femmes ont décidé d avancer en se formant sur les addictions, l entretien du quatrième mois et le travail en réseau, de façon à pouvoir afficher une démarche commune et cohérente au niveau du département. Ceci permettra un dépistage précoce des femmes en situation de vulnérabilité. Elles rencontreront prochainement les généralistes, les pédiatres, les pédopsychiatres, tous les professionnels et associations intéressés par cet accompagnement. Madame Miélot, sage femme du service PMI du Conseil Général, nous cite l exemple d une femme toxicomane, rencontrée à l hôpital. «Cette femme était très culpabilisée. Notre rôle a été de dédramatiser la situation et de lui proposer une rencontre avec le pédiatre du service de néonatalogie qui a pris du temps pour lui expliquer le fonctionnement du service, la prise en charge de son bébé, son comportement futur, le sevrage si besoin. Elle était rassurée et a abordé son accouchement avec beaucoup moins d appréhension.» Les enseignements tirés de cette expérience «Si on prend le temps de dialoguer avec ces femmes enceintes, on peut les aider à accoucher dans de meilleures conditions et à créer des liens privilégiés avec leur enfant.» Les questions qui restent sans réponse Concernant le fonctionnement du réseau, le Conseil Général va-il accepter de continuer à financer un mi-temps de sage femme pour faire fonctionner le réseau? Comment mobiliser rapidement et de manière efficace les futurs partenaires du réseau? Pour en savoir plus sur les femmes enceintes vulnérables MOLÉNAT Françoise (dir.). - Enceinte et toxicomane. - Ramonville Saint Agne : Erès, Videocassette. MOLÉNAT Françoise (dir.). - Grossesse et toxicomanie.- Ramonville Saint Agne : Erès, p. - Coll. Prévention en maternité. Contact Conseil Général 66 : Marie-France Miélot : ; [email protected] 52 Comité Régional d Education pour la Santé Languedoc-Roussillon

55 Fiche n 20 : «Cité santé» : une action de santé communautaire Mutualité Française des Pyrénées Orientales P. O. Résumé de l action Thème Santé communautaire à partir du thème de la nutrition Objectifs Créer une dynamique Santé Créer du lien entre les habitants et avec les professionnels du quartier Rendre le public acteur de sa santé Public Habitants d un quartier Territoire et lieu Quartier St Martin à Perpignan : Maison de St Martin Partenaires Mutualité Française, Ville de Perpignan, centre social St Martin, Caf, association Femmes espoir, centres de loisirs primaires et maternelles, associations de jeunes du quartier, CPAM, Conseil Général Années Depuis 2000 En lien avec l action Fête de quartier devenue «Faites de la Santé», le 2 octobre 2004, animée par les habitants pour les habitants Stratégies Mise en place d ateliers : acquisition de connaissances et partage d expériences et de savoir-faire (ex : ateliers cuisine) Groupes de paroles : libre expression et partage d expériences et de savoir-être (ex : connaissance de soi et des autres) Outils Un outil créé par les habitants : le livret de recettes «La cuisine du soleil» disponible au centre social St Martin Cheminer avec les habitants Dans ce projet, c est tout un quartier, à travers la participation d habitants, de médecins et de pharmaciens, qui se mobilise autour de problématiques de santé, dont l alimentation. Les habitants du quartier Saint Martin sont acteurs des actions dont ils bénéficient. Ils sont acteurs dès le départ de l action puisque ce sont eux qui ont émis une demande auprès du centre social, la Maison de Saint Martin. C est pour répondre à cette demande émanant des habitants que le projet a vu le jour. La Maison de Saint Martin, qui est reconnue sur le quartier, a ensuite fait un gros travail d information et de communication pour mobiliser les habitants autour du projet. Les habitants font remonter leurs demandes, leurs sources de questionnement à la Mutualité Française, qui organise et programme une intervention, discussion ou action collective, pour apporter des réponses. Parmi les habitants, certains deviennent des relais pour parler de la santé auprès des autres habitants du quartier. Outre les habitants, des médecins du quartier participent à l animation de discussions avec les habitants et également aux actions collectives. Ils s inscrivent également dans la dynamique du quartier en relayant les actions dans leur cabinet. Les pharmaciens, quant à eux, relaient l information dans leur officine. Les questions qui restent sans réponse Comment impliquer les habitants qui restent en retrait? L acquisition de connaissances ne résout pas les problématiques qui font appel à des dimensions sociales ou culturelles, quelles démarches proposer? Comment valoriser le travail accompli? Pour en savoir plus sur la santé communautaire «Itinéraires», guide et vidéocassette d une expérimentation à la démarche participative. Paris : Mutualité Française. Institut Théophraste Renaudot. - Pratiquer la santé communautaire. De l intention à l action. Lyon : Chronique sociale, p. Contact Centre social Maison de St Martin : Nadia Baklouch : Mutualité Française 66 : Françoise Bernard : ; [email protected] Comité Régional d Education pour la Santé Languedoc-Roussillon 53

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57 Travailler ensemble Travailler ensemble Comité Régional d Education pour la Santé Languedoc Roussillon 55

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59 La notion de partenariat Etymologie Un premier sens est donné par le nom latin pars-partitio qui est la part d un butin que chacun s octroie. Au XVIII ème siècle, un autre sens est donné, venu de l ancien français parçonier, où l on parle de l associé dans les domaines du jeu, de la danse et plus généralement dans les exercices à caractère artistique ou sportif. Les relations partenariales impliquent donc de la confrontation, des règles et des ajustements. Définition Le terme «partenariat» apparaît dans les dictionnaires en Les définitions sont nombreuses ; celle de l Agence française de normalisation (AFNOR) en 1986 définit le partenariat en ces termes : «Le partenariat est un état d esprit rendant possible la création entre partenaires de relations privilégiées, fondées sur une recherche en commun d objectifs, à moyen ou à long terme, menée dans des conditions permettant d assurer la réciprocité des avantages.» Types de partenariat Types de partenariat 1 Information 2 Consultation 3 Coordination 4 Concertation 5 Coopération 6 Cogestion Pas d action commune Action commune Information : Consultation : Coordination : Concertation : Coopération : Cogestion : Les structures échangent des informations. Le partenaire donne son avis, il conseille la structure sur une action. Les parties s informent mutuellement et s organisent selon un plan logique afin de contribuer à un tout cohérent. Il y a un effet de la coordination sur le travail de chaque structure mais pas nécessairement de travail en commun. La structure est consultée et son action est intégrée dans une niche précise du projet ; il y a échange d idées pour une démarche commune. Il n y a pas d intervention dans les décisions globales du projet. Il y a partage des tâches, des responsabilités et décisions à égalité. Il y a entente réciproque entre les parties, de façon volontaire et égalitaire. Les structures partagent un objectif commun et le réalisent en utilisant de façon convergente leurs ressources respectives. Les structures coopèrent dans l action et gèrent de façon conjointe les budgets correspondants. Catherine Olivo CRES Languedoc-Roussillon d après Comte Daniel. La notion de partenariat. Les cahiers pédagogiques n 421, février Comité Régional d Education pour la Santé Languedoc-Roussillon 57

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61 Fiche n 21 : «Prévention Alcool Route 30» Programme pour contrevenants - ANPAA Nîmes - Gard Résumé de l action Thème Alcool et accidents de la route Objectifs Faire diminuer l accidentologie gardoise liée à l alcoolisation Eviter la récidive d alcoolisation au volant Apporter une prévention et des soins précoces aux usagers abusifs et/ou dépendants de l alcool Public Personnes ayant un taux d alcoolémie positif au volant Territoire et lieu Gard Partenaires Police, Gendarmerie, CPAM, DDASS, Justice Années En lien avec l action Une évaluation sur la récidive complètera l an prochain celle déjà effectuée sur l évolution des connaissances et la satisfaction des participants. Stratégies Distribution par les gendarmes et policiers d une brochure informant sur l alcool au volant, sur le programme mis en place et sur la bienveillance qui sera accordée aux conducteurs s ils participent au programme. Une rencontre individuelle entre le contrevenant et un médecin ou un psychologue permet de faire le point sur sa consommation d alcool et de déterminer son profil alcoologique. Deux séances collectives centrées d une part, sur les connaissances des participants (du produit, du taux d alcoolémie, des répercussions de la consommation : conséquences médicales, sociales et légales), sur leurs attitudes et représentations (auto-évaluation des seuils, aptitudes et inégalités de chacun face à l alcool) Travailler sur la durée La responsable du programme témoigne : «Travailler avec des instances différentes telles que police, gendarmerie et justice nous confronte à des logiques très diverses. Le temps de la prévention n est pas le même que celui de la justice. A l ANPAA, nous avons l habitude de travailler sur la durée sachant qu il faut compter sur le long terme pour que des changements puissent s opérer. Or, avec la mise en place de ce programme, nous avons été confrontés au temps de la justice qui n est pas du tout le même». Initialement, la DDASS transmettait la liste des procès verbaux pour alcoolémie routière afin que l ANPAA propose une rencontre. Malheureusement, leur infraction datait parfois d un an et cela n avait pas beaucoup de sens d intervenir si tard. «Ensuite, nous avons pu faire accepter l idée qu une information puisse être faite directement par les services de police et de gendarmerie au moment même où l infraction était constatée» poursuit la directrice de l ANPAA. Les questions qui restent sans réponse «Le problème qui reste difficile à gérer actuellement c est qu entre le moment du délit et le passage en justice trois mois s écoulent. Nous ne bénéficions donc que de ce laps de temps pour intervenir auprès des contrevenants. C est assez court comparé au temps d intégration de la personne.» En effet, le temps nécessaire pour prendre conscience et changer son comportement est souvent bien plus long. Les enseignements tirés de cette expérience Malgré la difficulté et la nécessité de s adapter aux temps des institutions, l équipe constate que 15 % des personnes ayant participé au programme font ensuite une demande de soins auprès de l ANPAA. Une façon de se dire que les projets menés sur seulement trois rencontres peuvent déclencher des démarches plus approfondies et sur du plus long terme. L intérêt étant bien sûr de favoriser la passerelle avec une prise en charge plus conséquente. Outils Un photolangage sur la sécurité routière a été créé en 2003 par la MIJ du Pic St Loup à St Mathieu de Tréviers : «La sécurité routière par l image. La route, les autres et moi». Il est plus particulièrement ciblé vers les jeunes. Pour en savoir plus sur la prévention des accidents de la route Chroniques d une guerre non déclarée. Les accidents de la route : première cause de mortalité des ans Marly-le- Roi : INJEP, p. Contact ANPAA 30 : Mme Crouzet : ; [email protected] Comité Régional d Education pour la Santé Languedoc-Roussillon 59

62 Fiche n 22 : «Dédale de vie» exposition interactive sur les conduites à risque des adolescents - AID 11 - Aude Résumé de l action Thème Adolescence et conduites à risque Objectifs Travailler en réseau sur un objectif commun de prévention Informer le public avec un outil attractif Favoriser le dialogue entre les jeunes et jeunes/adultes Public Jeunes de 8 à 17 ans et adultes Territoire et lieu Territoire du Haut Minervois : Maison des associations à Laure Minervois Partenaires Initiateurs : AID 11, Communauté de communes du Haut Mivervois et le chaudron Minervois (association de développement) Partenaires locaux : Mairies, Le chaudron Minervois, Infirmières libérales, collège, écoles primaires, maisons d enfants, MJC Animateurs départementaux : DDJS, AID 11, Centre de cure ambulatoire en alcoologie, ARBOR, Francas, MSA, Mission locale de Carcassonne, Mutualité de l Aude Année : 2003 Stratégies Diagnostic auprès des élus et professionnels sur les conduites à risques rencontrées et les actions menées Formation de 3 jours pour l animation des débats avec les jeunes Exposition interactive durant 10 jours Outils L exposition vise l expression des jeunes ; elle est composée de trois panneaux présentant chacun une situation : à l école, en ville, en famille. Au recto de chaque panneau, une scène de la vie quotidienne présente des personnages (en situation de risque parfois). Les jeunes commentent ce qu ils voient et ce qu ils en pensent. Au verso, trois scènes de BD sont illustrées à l aide de bulles ; le groupe discute sur la phrase qui correspond le mieux à la situation (phrase à rédiger ou à sélectionner parmi des bulles déjà imprimées). Un débat permet d échanger sur «pourquoi cette phrase?», «en quoi ça nous concerne?», etc. L exposition a été créée par la Mutualité Française de Savoie et le Centre de soins pour toxicomanes «Le pélican». Pour réserver l exposition, contacter le Pélican : 60 rue du Commandant Perceval Chambéry. Tel : Quand bénévoles et élus s investissent en milieu rural Le projet a été conçu pour permettre une implication directe des ressources locales dans une démarche intercommunale sur le thème de la jeunesse. 40 personnes se sont mobilisées autour de ce projet. Parmi elles, la place des élus et des bénévoles a été très importante : Huit bénévoles d horizons divers et de métiers habituellement peu impliqués dans la prévention des conduites à risques se sont investis dans l animation de l exposition (club de tennis, de Hand-ball, bibliothèque, infirmières libérales, psychologue scolaire à la retraite, etc.). Cinq élus de quatre Mairies différentes ont participé au comité de pilotage ; quatre autres élus ont participé à la formation et ont ensuite animé l exposition. Les Elus ont pu rencontrer les jeunes, identifier leurs besoins et ensuite orienter la politique enfance jeunesse. Lors des échanges, les problématiques prioritaires pour les jeunes étaient les relations avec les autres et les problèmes de communication (besoin de reconnaissance par les adultes, besoin d être cadrés). Le diagnostic réalisé antérieurement auprès des adultes montrait une inquiétude concernant la poly consommation et les drogues. Suite à ce projet, la communauté de communes a mis en place un lieu d écoute pour adolescents et embauché un animateur. Les enseignements tirés de cette expérience Le choix de la salle où l exposition a été montée a été déterminant pour la qualité des débats. Le panneau «famille» a été mis à part, dans une plus petite salle et ceci a suscité des échanges plus impliquants, plus personnels au sein des groupes. Ce que les jeunes ont particulièrement apprécié c est qu ils ont pu parler avec des adultes ; ils ont ensuite formulé des demandes au sein de leur collège pour que ce type d échange puisse se renouveler. Une exposition interactive peut être aussi un moyen intéressant pour faire un recueil des besoins sur un territoire. C est en effet à cette occasion que la politique enfance/jeunesse a pu se préciser au niveau intercommunal. Pour en savoir plus sur les conduites à risque des adolescents ARENES Jacques. - [et al.]. La communication sur la santé auprès des jeunes. Analyses et orientations stratégiques. - Vanves : CFES, Contact AID 11 : Mme Bounab : ; [email protected] 60 Comité Régional d Education pour la Santé Languedoc-Roussillon

63 Fiche n 23 : Soutien à l allaitement maternel - Conseil Général 11- Aude Thème Allaitement maternel Résumé de l action Objectifs Donner une information actualisée sur l allaitement maternel à toutes les femmes enceintes Soutenir les femmes qui désirent allaiter Lutter contre les discours contradictoires des professionnels Public Intervenants en périnatalité Femmes enceintes Territoire et lieu Carcassonnais, Narbonnais Partenaires Centre hospitalier de Carcassonne, Association Aude allaitement, Association connaître Années Depuis 2003 En lien avec l action Cette action s inscrit dans le cadre du réseau périnatalité Languedoc-Roussillon. En 2005, le réseau propose d intégrer ses coordonnées dans le carnet de santé de l enfant afin de faciliter encore davantage l accès aux ressources disponibles. Stratégies Formation en réseau sur les rythmes du bébé et la physiologie du bébé et de la mère (4 jours) Diffusion de la plaquette «Le choix d allaiter» de l INPES Réunions du réseau : échanges de documentation, de pratiques, d informations. Préparation de la semaine de l allaitement Permanence téléphonique pour les femmes qui allaitent Diffusion d une affiche informant de l existence du réseau destinée aux médecins, pharmaciens et lieux d accouchements Outils Plaquette «Le choix d allaiter» INPES, La cohérence entre professionnels Ce projet est parti du constat de l importance d une part, de modifier les représentations de l allaitement et d autre part, de soutenir les mères qui sont fréquemment confrontées à un sentiment d incapacité. Accompagner l allaitement, c est prévenir les troubles précoces de la relation mère-enfant et prévenir les cancers du sein. Les professionnels ayant suivi la formation ont la possibilité de s investir bénévolement ensuite, à travers les permanences téléphoniques. Un numéro unique de téléphone est transmis aux femmes qui allaitent. Une secrétaire répond au téléphone et communique à l intéressée le numéro de la personne ressource de permanence ce jour-là. Ainsi, la nouvelle mère peut obtenir des informations et également être orientée vers un professionnel de proximité si cela s avère nécessaire. Ces permanences permettent de rassurer les mères et leur offrent, quel que soit le répondant, une réponse cohérente qui a été discutée en amont, lors des temps de formation. Cela limite les discours contradictoires auxquels les jeunes mères étaient largement confrontées auparavant. 150 professionnels ont été formés. Parmi eux, une quinzaine de volontaires se relaient pour assurer la permanence téléphonique et 60 personnes sont disponibles et répertoriées dans le catalogue des ressources de proximité pour tout renseignement ou consultation. Les enseignements tirés de cette expérience L allaitement est souvent un sujet qui mobilise l émotion des personnes y compris des professionnels dans leur vécu personnel. Il était fondamental d intervenir avec des messages non réducteurs et non culpabilisants. Le Conseil Général a donc choisi de travailler avec l association Connaître qui n est pas militante de l allaitement maternel mais qui propose une approche ouverte et globale. Il est donc fondamental de prendre d emblée en compte les éventuelles résistances des professionnels. Un réseau sur l allaitement maternel est par ailleurs, un excellent point d appui pour développer les relations entre les professionnels autour d autres préoccupations concernant la naissance. Les questions qui restent sans réponse Cette expérience a mis le doigt sur des exercices cloisonnés entre la PMI, l hôpital, les libéraux, etc. C est un travail très long que de changer la façon dont les professionnels travaillent entre eux, en comptant sur les autres, en favorisant les liaisons entre la PMI, l hôpital, les libéraux, etc. Pour en savoir plus sur l allaitement maternel INPES. La santé vient en mangeant et en bougeant. Le guide nutrition des enfants et ados pour tous les parents. Saint Denis : INPES, L allaitement maternel. La santé de l homme. n 339, janvier p Contact Conseil Général 11 : Mme Desplans Daroux : ; [email protected] Comité Régional d Education pour la Santé Languedoc-Roussillon 61

64 Fiche n 24 : Théâtre en milieu scolaire autour de violence, racket, suicide Inspection Académique de l Aude - Aude Thème Violence, racket, suicide Résumé de l action Objectifs Permettre aux jeunes de réfléchir sur le racket Améliorer la connaissance des signes d appel d un adolescent suicidaire Public 9 adolescents en difficulté orientés par 3 collèges différents Territoire et lieu Formation des acteurs à la MJC de Carcassonne et dans un des collèges ; spectacle à Pennautier dans un petit théâtre municipal Partenaires Trois collèges du centre de Carcassonne : A. Chénier, Le Bastion, Varsovie, troupe de théâtre, compagnie d insertion «En compagnie des oliviers», CDDP de l Aude Année 2002 Stratégies Formation des jeunes acteurs par des comédiens professionnels (8 jours de formation répartis dans le temps) Ecriture du scénario par le metteur en scène Réalisation de la pièce de théâtre avec les collégiens : 2 représentations, l une auprès du grand public, l autre auprès des élèves (CM1, CM2, 6 et 5 ) Réalisation d un film de la pièce, support de prévention de la violence pour les établissements scolaires (montage non finalisé par manque de financements) Outils La pièce de théâtre traite du racket, de la loi du silence, du sentiment de honte, de culpabilité et de l humiliation. Elle montre l attitude du père qui n a rien vu, les enseignants qui n ont pas réagi et permet d aborder la loi et les peines encourues. Le point de vue d un artiste Du jeu théâtral pour grandir en humanité «Nous avons initié ce travail par une connaissance et une reconnaissance mutuelle au travers d exercices simples de travail théâtral, comme : se regarder dans les yeux, marcher l un vers l autre et se serrer la main,» raconte le metteur en scène. «Souvent, les adolescents se font une idée du théâtre proche du théâtre de Boulevard, où l on déclame. Or, notre façon de travailler est à l opposé : il s agit d être juste, d être vrai, honnête avec soi-même et les autres. C est en fait un travail d authenticité et de sociabilité basé essentiellement sur le regard et la parole» ajoute le comédien-animateur. D emblée, ce travail était si impliquant que deux ou trois jeunes ne sont pas restés ; seulement 9 d entre eux se sont inscrits dans le projet. «Face à un exercice, chaque jeune réagissait à sa manière : en refusant de le faire ou en utilisant la dérision, par exemple». Les comédiens invitaient alors les adolescents à mettre des mots sur leurs émotions ; ces derniers se sentaient suffisamment soutenus et contenus pour le faire. Du lien entre adultes et adolescents «L autre aspect qui était intéressant dans cette action était la participation de trois professionnels (2 comédiens et 1 musicien) qui jouaient sur scène avec eux. Ceci leur a permis de constater qu on a tous des émotions, qu on soit adulte ou adolescent. Une réelle rencontre s est faite entre le monde des adolescents et le monde adulte» poursuit le comédien. Les enseignements tirés de cette expérience Nombreuses sont les actions de prévention qui utilisent l outil théâtre. Plus rares sont les expériences où le scénario est écrit par un professionnel à partir de la connaissance des adolescents qui participent au projet ; chaque rôle étant écrit pour chaque adolescent en écho à sa personnalité, pour ne pas le conforter dans ses difficultés mais faire ressortir la beauté qu il a en lui, le valoriser. «Pour nous, le théâtre est fait pour grandir en humanité ; c est un outil de développement personnel» énonce le metteur en scène. «Ce qui a été particulièrement touchant dans cette expérience, c est quand j ai vu une jeune fille passer du refus quasi systématique de tout ce qu on lui proposait à une acceptation ; je l ai vu grandir du côté de l humain avec son corps, sa voix, C était très émouvant.» ajoute le comédien-animateur. Pour en savoir plus sur la violence en milieu scolaire Difficile adolescence. Signes et symptômes de mal-être. Guide pour les parents, enseignants et éducateurs. Paris : Phare Enfants-Parents, p. Contact Inspection Académique 11 : Mme Mirc : ; [email protected] 62 Comité Régional d Education pour la Santé Languedoc-Roussillon

65 Fiche n 25 : «Au fil des mots» : groupe de parole pour migrants - Codes 30 - Gard Résumé de l action Thème Mal-être et problèmes de santé faisant obstacle à l insertion Objectifs pour le public Redonner des repères psychiques et culturels à des hommes qui expriment une situation de mal-être Renforcer l image de soi et la confiance en soi Impulser une dynamique personnelle permettant à ces personnes de sortir de cette situation de mal-être Améliorer la connaissance de l environnement médicopsycho-social de proximité chez ces personnes Créer ou renforcer les liens sociaux de ces personnes Aider ces personnes à acquérir l équilibre suffisant (tant sur le plan psychique, que physique et social) pour qu ils puissent se mobiliser sur le plan social ou professionnel. Dédramatiser leur situation dans l exil Objectifs pour les professionnels Développer une dynamique partenariale ; favoriser l implication des services prescripteurs dans l orientation et le suivi ; améliorer la connaissance des obstacles à l insertion pour ce public ; œuvrer pour une prévention de l exclusion, de la marginalisation et des ruptures socio familiales Public Hommes d origine maghrébine de plus de 45 ans allocataires du RMI ou relevant d autres dispositifs (minima sociaux, longue maladie, ), faisant état de problèmes de santé bloquant tout projet d insertion Territoire et lieu : Nîmes Partenaires Césam Migrations Santé, Direction pour l emploi et l insertion du Conseil Général du Gard, MSA, Comité de quartier Nord Gambetta, les services instructeurs et prestataires qui s occupent de l accompagnement vers l insertion Années : depuis 2004 En lien avec l action Cette action s inscrit dans le cadre du PRAPS. Elle s inspire d une pratique développée depuis de nombreuses années à Montpellier par Césam Migrations Santé. Eventuellement, l action sera proposée sur d autres cantons du Gard en Stratégies Groupe de parole pour 12 à 15 personnes, durant 6 mois animé par un psychologue arabophone. Un entretien individuel avant la participation au groupe et un à la fin, pour faire le bilan. Possibilité de RV individuel avec le psychologue en complément du travail de groupe Mobilisation et implication des travailleurs sociaux lors de réunions qui ont lieu une fois tous les deux mois animées selon une méthode participative, pour un groupe d une quinzaine de professionnels : analyse de situations concrètes suivi des situations qui posent question aux travailleurs sociaux- émergence d autres besoins à prendre en compte apport sur certains thèmes comme par exemple la place du père dans la situation d exil Le point de vue d un psychologue Le psychologue Mohamed Belhadj, qui rencontre individuellement les personnes et qui anime le groupe de parole est clair : «Il n y a pas d éducation pour la santé particulière pour les migrants mais la mise en place d un lieu d accueil, ni intimidant, ni intimidateur, un espace de parole hospitalier et accessible où les participants se sentent libres de s exprimer. La seule condition préalable de ce lieu est l inscription dans un cadre institutionnel. Le cadre c est le dispositif RMI dans ce cas précis.» «S il y a une spécificité c est celle de l utilisation de la langue arabe avec les participants n ayant pas ou très peu- accès à la langue française et de la place qu occupe l animateur. Celui-ci doit adopter une position neutre et une vraie présence tenant compte éventuellement des données psycho-anthropologiques des participants. Ainsi se tisse une relation de confiance basée sur le partage et la reconnaissance de l autre.» poursuit M. Belhadj. Aucun objectif pédagogique n est fixé, aucun thème de discussion n est proposé à l avance, le groupe n est pas là pour régler les problèmes sociaux ou matériels des participants. «Les participants viennent et reviennent pour le partage. Ils sont dans une telle solitude, parfois dans l isolement et souvent dans le désespoir Le groupe a deux fonctions. D une part, il leur permet de dédramatiser leur situation : ce sont les personnes entre elles qui peu à peu se régulent et apportent une distance par rapport à l expression brute qui peut être livrée. D autre part, une modification de leurs représentations s opère petit à petit.» «Si un jour on peut parler du diabète pour aboutir à la sexualité, on peut aussi évoquer l éducation des adolescents, les rapports avec la police, etc. Les sujets sont multiples. La mission première est de permettre de «vider son sac», de mettre en mots la souffrance, la colère, la honte, les échecs, non seulement pour ne pas se sentir seul mais également retrouver une dignité malgré la «panne du corps», malgré les problèmes de santé. Les enseignements tirés de cette expérience En tant que psychologue arabophone, il est important de ne pas être dupe et de ne pas plonger dans le «enfin, il y a quelqu un qui me comprend!» pour ne pas renforcer la ghettoïsation. Outils Fiches d orientation personnalisées qui précisent les objectifs, les préconisations du travailleur social, fiches à destination du psychologue qui permet une reprise des éléments mentionnés, avec la personne en entretien individuel. Pour en savoir plus sur la santé des migrants CESAM Migrations Santé, ORS Conditions de vie et état de santé des immigrés isolés de 50 ans et plus en Languedoc- Roussillon. Enquête en population. Montpellier : ORS, Contact Codes 30 : Michèle Rossano et Clara Bilger : / Césam Migrations santé : M. Mohamed Belhadj : Comité Régional d Education pour la Santé Languedoc-Roussillon 63

66 Fiche n 26 : Ecole sans Tabac - CDMRT 34 - Hérault Résumé de l action Thème Prévention du tabagisme et aide à l arrêt du tabac Objectifs Mettre en place la Charte École sans Tabac Accompagner les jeunes vers des choix de vie différents Public Élèves de 3 ème et de 2 nde Territoire et lieu Lycée Joseph Vallot à Lodève dans l Hérault Partenaires Mairie de Lodève, lycée Joseph Vallot, rectorat, Conseil Général et Régional, tabacologue libéral Année 2004 En lien avec l action Ce projet est financé par le Conseil Général, l URCAM et le CNMR Stratégies Programme communautaire, information et aide à l arrêt. Outils Les outils utilisés lors de ce projet sont divers et variés. Ils font appel à des supports oraux, ludiques, écrits et visuels : séances d information, mesures du monoxyde de carbone au CO testeur et au spiromètre, questionnaires sur les habitudes et les attitudes, séances mensuelles de sevrage en groupe sous forme de brainstorming, avec distribution de brochures Le partenariat : source de richesse pour un projet Le CDMRT a réussi à mobiliser un partenariat varié autour de ce projet. Il a en effet réuni, autour de tous les acteurs de la vie de l'établissement scolaire (direction, infirmière scolaire, enseignants, personnel d'encadrement, parents et élèves), des représentants de la mairie, du conseil général et régional, des représentants du recteur et un médecin tabacologue libéral. Des professionnels des secteurs éducatif, politique et médical se sont donc mobilisés à travers la Charte École sans Tabac. L objectif minimum de cette charte est le respect de la loi Evin. Elle définit également les thèmes importants de mise en place d'une réelle politique de prévention du tabagisme : engagement de la direction dans la démarche, mise en place d un plan de sensibilisation et de formation de l encadrement à la prévention et à la prise en charge des fumeurs, organisation d actions de sensibilisation tabac, information de l interdiction de fumer au sein de l établissement et sensibilisation des parents au moins une fois par an, réponse à la demande d aide des élèves fumeurs qui veulent s arrêter, accès facilité au sevrage pour le personnel fumeur. Les enseignements tirés de cette expérience A la question «Quel est le bénéfice de ce partenariat?», le Docteur Xavier Quantin répond que cela confère au projet une acceptabilité, une pérennité et de bons résultats. Acceptabilité car les partenaires s approprient ce projet et vivent donc différemment cette mesure qui ne leur apparaît pas imposée de façon autoritaire. Pérennité dans le sens où le CDMRT soutient cette action mais ne la porte pas à bout de bras. Bons résultats liés au fait que les partenaires se sentant réellement acteurs, se sentent par conséquent davantage engagés. Le lycée Joseph Vallot est effectivement devenu un lycée non fumeur. Ce projet illustre un partenariat à la fois divers et réussi. Pourquoi est-il important de ne pas travailler seul à la conception d un projet? Parce que travailler en partenariat permet, outre d apporter une complémentarité en terme de compétences, de confronter les opinions, susciter le débat, le questionnement. Les partenaires sont donc une réelle source d enrichissement d un projet. Pour en savoir plus sur le tabac Prévention de l usage de drogues : questions éducatives Vanves : CFES, p. - Coll. Drogues : savoir plus. Contact CDMRT 34 : Xavier Quantin : ; [email protected] 64 Comité Régional d Education pour la Santé Languedoc-Roussillon

67 Fiche n 27 : Santé en Foyer de Jeunes Travailleurs FJT Claparède Béziers - Hérault Résumé de l action Thème Différents thèmes chaque année : sida, toxicomanie, consommation de cannabis, sécurité routière Objectifs Permettre aux jeunes de devenir relais de prévention Public Jeunes résidents de 18 à 25 ans : étudiants et jeunes travailleurs Partenaires Divers, en fonction des thèmes abordés Années Depuis 1999 En lien avec l action Le FJT participe au réseau médico-social de Béziers ainsi qu au programme santé des jeunes de l Hérault (DDASS, Fondation de France). Stratégies Suivi santé individualisé : accès aux droits (CMU), suivi personnalisé avec orientation vers partenaires spécifiques en fonction des besoins des jeunes Point information santé : mise à disposition de plaquettes sur différents thèmes Atelier théâtre créé à partir d un groupe de parole sur le cannabis mené en présence d un auteur qui faisait des comptes rendus des échanges. A partir de ce matériel, le scénario de la pièce a été écrit par la Compagnie des nuits partagées. Les jeunes ont pu ensuite s approprier et jouer la pièce qui émanait de leurs propres échanges. Des représentations auprès de lycéens ont eu lieu. Sécurité routière : informations, débats, facilitation de l accès au permis de conduire Quand une équipe socio-éducative se préoccupe de santé au quotidien Rares sont les Foyers de Jeunes Travailleurs qui bénéficient d une équipe socio-éducative étoffée qui permet un travail de fond, au quotidien, sur la santé des jeunes et des projets spécifiques de prévention. CRES : D où vient ce choix d étoffer l équipe socioéducative pour développer le volet santé et quels en sont les avantages? FJT : La Direction a décidé d investir sur les salariés. Peu à peu, on a pu constater une vie sociale du foyer plus riche et une diminution des problèmes qui enrayaient auparavant la vie du foyer. Cela permet une réponse plus rapide et plus personnalisée à chaque problème rencontré. CRES : Et pourquoi travailler particulièrement sur l éducation pour la santé? FJT : Parce qu il y a un réel intérêt des jeunes pour la prévention même s ils ne le formulent pas ; ils sont motivés une fois qu ils ont dépassé leurs propres représentations et que l on a laissé de côté les nôtres. Ils ne font pas de demande, ils ne formulent pas de projet mais ils participent sur la durée à ces espaces de parole et de socialisation. C est précisément leur motivation, leur intérêt pour l autre qui nous pousse à poursuivre chaque année. Les enseignements tirés de cette expérience L équipe projette de transposer cette expérience positive vis-à-vis de la santé à un autre domaine : la culture ; au travers du conte, de la poésie, de cafés philo et d accueil en résidence de compagnies de théâtre... Outils Les professionnels socio éducatifs tiennent à remettre aux jeunes une trace de l expérience vécue. Il peut s agir d une vidéo de la pièce de théâtre, de photos, de comptes rendus des réunions, etc. Pour en savoir plus sur l éducation pour la santé des jeunes Expertise collective. - Education pour la santé des jeunes. Démarches et méthodes. Synthèse et recommandations. Paris : INSERM, p. Contact FJT Claparède : M. Ragazzacci : ; [email protected] Comité Régional d Education pour la Santé Languedoc-Roussillon 65

68 Fiche n 28 : Film sur l exclusion face au sida, en milieu carcéral UCSA Béziers - Hérault Résumé de l action Thème Exclusion liée au VIH et peurs liées à la contamination Objectifs Offrir un espace de parole à la population carcérale autour des problèmes de prévention et de traitement Public Détenus de la maison d arrêt de Béziers Partenaires Sida Info Service Collectif sida du réseau de santé Béziers- Méditerranée Année 2001 En lien avec l action Le collectif sida du réseau de santé Béziers- Méditerranée a été impliqué dans le suivi et le soutien de cette action. Que ce soit pour l administration pénitentiaire, pour les détenus ou pour l UCSA, le fait d avoir ce soutien extérieur était fondamental. Il aidait à se projeter dans l aboutissement de cette réalisation lorsque les difficultés d organisation s amplifiaient. Stratégies Atelier santé animé par la psychologue de l UCSA et une psychologue de Sida Info Service : 2 séances de 2h par mois pendant 6 mois Écriture d un scénario et réalisation d un film avec des professionnels de l audiovisuel, sur l exclusion et la tolérance face au sida (sur 3 mois) Projection du film au grand public (notamment aux familles de détenus) et aux professionnels lors de la journée mondiale du sida Outils Empruntable auprès de l UCSA, la vidéocassette peut servir de support à l expression de groupes sur les aspects psychologiques de l exclusion. Faire des ponts entre intérieur et extérieur Une maison d arrêt suscite des difficultés spécifiques à la mise en place d actions d éducation pour la santé : groupe qui se renouvelle fréquemment, difficulté des détenus à se projeter, difficulté d organisation des mouvements dans la prison pour garantir une sécurité optimale, inquiétudes de l administration vis-à-vis de la parole donnée aux détenus, etc. Ces spécificités ont suscité un intérêt particulier de l équipe de l UCSA pour le lien et la continuité : entre la maison d arrêt et les partenaires extérieurs, entre les actions qui se succèdent et se développent chaque année, entre les créateurs du film et les spectateurs. Cet intérêt s est concrétisé dans l action et dans les choix effectués. Montrer le film réalisé aux professionnels et au grand public lors de la journée du 1 er décembre était important mais filmer les réactions des spectateurs pour ensuite les montrer aux détenus est devenu pertinent. Ainsi, le pont entre l intérieur et l extérieur se faisait dans les deux sens. Les enseignements tirés de cette expérience En travaillant sur la continuité et avec l appui de la motivation et de l implication des détenus, il devient davantage possible pour l UCSA de faire un lien, un pont entre sécurité et éducation pour la santé. Cette action est conçue de telle manière qu elle valorise les détenus. L attention portée par les professionnels à la parole des détenus et la création même du film (qui sera vu par un public extérieur au milieu carcéral) sont les piliers de cette valorisation. De surcroît, les professionnels ont pensé à faire un retour de cette valorisation aux détenus. En les tenant au courant des effets de leur production sur le public et les professionnels, en leur permettant de voir ces réactions filmées, ils pouvaient alors entendre que leur parole et leur engagement avaient bel et bien compté. Pour en savoir plus sur l éducation pour la santé en prison GUIBOURGÉ Florence [et al.]. - Promotion de la santé et milieu pénitentiaire. Vanves : CFES, CRES Picardie. - Santé en milieu pénitentiaire. Forum régional d échanges et de réflexions. Démarches et outils pédagogiques en éducation pour la santé en milieu pénitentiaire. Amiens : CRES Picardie, Contact Unité de Consultation et de Soins Ambulatoires : Mme Graziani : Comité Régional d Education pour la Santé Languedoc-Roussillon

69 Fiche n 29 : Formation des gérants de discothèques ANPA 48 - Lozère Résumé de l action Thème Alcool Accidents de la route Objectifs Informer les gérants de discothèque sur les risques liés à une consommation excessive d alcool ou de drogue Favoriser leur implication dans la prévention de la consommation excessive d alcool et de produits stupéfiants Permettre aux professionnels d engager les jeunes à réfléchir sur leurs comportements lors de manifestations festives Public Gérants et personnels de discothèques Territoire et lieu Lozère Partenaires 3 discothèques du département Année 2004 En lien avec l action Poursuite de cette action sous la même forme en 2005 Stratégies Rencontre individuelle des gérants Formation sur 2 demi-journées Pour en savoir plus sur les actions de prévention des accidents de la route Chroniques d une guerre non déclarée. Les accidents de la route : première cause de mortalité des ans Marly-le-Roi : INJEP, p. Quand on stimule la responsabilité des professionnels de la fête Magali Viala, responsable de l action rappelle «qu à l origine de ce projet, il y a une charte signée entre la préfecture et les gérants de discothèque du département qui d une part, leur offrait la possibilité de fermer plus tard dans la nuit et d autre part, leur demandait de participer à cette formation. Ils étaient donc en quelque sorte obligés de venir». «Travailler avec ces professionnels nous a permis d entendre des prises de position auxquelles nous ne sommes pas forcément habitués. Nous étions face à une situation paradoxale qui peut déconcerter. Il est vrai que plus ils vendent de l alcool, mieux c est pour eux. Ils sont globalement dans le déni de tous les problèmes de consommation qu ils cautionnent ou alimentent». En effet, les professionnels des discothèques rencontrés considèrent le plus souvent que : ce n est pas leur rôle de faire de la prévention globale leurs clients ne boivent pas beaucoup éventuellement les opérations de réduction des risques routiers peuvent être intéressantes en terme d image ; cela peut s inscrire dans leur logique de communication, lorsqu il s agit de grosses structures. Les motivations des petites discothèques très implantées dans leur ville sont différentes : «on se sent obligé de faire de la prévention parce qu on connaît les gens» déclare un responsable de discothèque. «Le paradoxe dans lequel ils sont vis-à-vis de la prévention n était pas sans les mettre mal à l aise, les questionner et l enjeu de ces journées était bien celuici.» précise Mme Viala. Les enseignements tirés de cette expérience On présuppose souvent des connaissances chez les autres qui sont en réalité liées à nos propres représentations. Lors des temps de formation, la connaissance des différents produits était travaillée ainsi que les questions de responsabilité et de loi. Les organisateurs de cette action étaient étonnés de constater que les professionnels de la fête avaient une méconnaissance certaine concernant les équivalences de verres d un alcool à un autre. Petit à petit, une prise de conscience se fait au travers d une réflexion sur leur métier et ses conséquences. Ils ont pu échanger sur les stratégies développées pour faire face à la concurrence (certains proposent des verres au prix du bar) et sur les dangers de ce type de méthode. Contact ANPA 48 : Magali Viala : ; [email protected] Comité Régional d Education pour la Santé Languedoc-Roussillon 67

70 Fiche n 30 : Vie affective et sexuelle des personnes handicapées mentales Codes 48 - Lozère Thème Vie affective et sexuelle Résumé de l action Objectif Permettre aux personnes handicapées mentales de s exprimer sur les dimensions affectives et sexuelles en institution Public Résidents des CAT foyers la Colagne et Bouldoire Territoire et lieu CAT foyers la Colagne et Bouldoire en Lozère Partenaires CAT foyers la Colagne et Bouldoire Années En lien avec l action Cette action, montrant qu il est possible de parler de sexualité avec les personnes handicapées mentales, a eu un impact au niveau de l ensemble du département. Plusieurs structures se sont montrées intéressées pour que leur personnel soit formé à l éducation pour la santé adaptée au thème de la vie affective et sexuelle : une formation a déjà eu lieu au CAT foyer Palheret et deux autres sont en prévision. Stratégies 6 séances d 1h30 avec un groupe mixte de 8 personnes une fois toutes les 3 semaines durant lesquelles sont développés les savoirs, savoir-faire et savoir-être. Avant d aborder la sexualité, l animateur commence par aborder le corps et son fonctionnement, le ressenti du corps ainsi que les émotions. Puis, sont abordés des thèmes tels que le couple, la relation amoureuse, le rapport sexuel, le plaisir, le respect, la violence sexuelle, la protection, la contraception, etc L expression est facilitée par un travail sur les représentations, connaissances et attitudes des personnes. La place de l éducation pour la santé dans les établissements sociaux Même si les mentalités ont évolué par rapport à la question de la sexualité des personnes handicapées mentales chez qui on reconnaît désormais l existence d une vie sexuelle, tout reste à faire dans les établissements médico-sociaux. Et même s il y a prise de conscience d une nécessité d agir par rapport à des questions de santé telles que l hygiène, l alimentation, le mal-être, etc., la politique mise en œuvre est plus matérielle qu éducative en général dans les CAT. C est en partie en développant les actions de formation à l éducation pour la santé adaptées au thème de la vie affective et sexuelle en direction des personnels de ces établissements qu un pas vers une démarche d éducation pour la santé a pu être fait au sein de plusieurs CAT. Les questions sans réponse On peut s interroger sur les stratégies éducatives utilisées avec les personnes handicapées mentales : sont-elles adaptées? Quant à l évaluation, il est très difficile d évaluer les conséquences d une telle action sur la vie de ces personnes. Outils Les animateurs veillent à ce que chaque séance soit la plus pratique possible avec beaucoup de supports ludiques et visuels (vidéocassettes, marionnettes, jeux de cartes, dessins, saynètes ). Pour en savoir plus sur la vie affective et sexuelle et le handicap mental TREMBLAY Réjean (dir.). - Guide d éducation sexuelle à l usage des professionnels. Tome 2 : la personne handicapée mentale. Ramonville Saint Agne : Erès, DELVILLE J., MERCIER M., MERLIN C. - Des hommes et des femmes : programme d éducation affective relationnelle et sexuelle destiné aux personnes déficientes mentales. Namur : Presse Universitaire de Namur (mallette d animation). Contact Codes 48 : Arnaud Lefebvre : ; [email protected] 68 Comité Régional d Education pour la Santé Languedoc-Roussillon

71 Fiche n 31 : Formation d animateurs de centres aérés à la nutrition CPAM de Perpignan - Pyrénées Orientales Thème Education nutritionnelle Résumé de l action Objectifs Objectif général : communiquer avec les enfants et les adolescents sur un comportement alimentaire respectueux de la santé et sur les autres facteurs protecteurs de la santé (rythme de vie et exercice physique) pouvant interagir sur le bien-être physique et mental Objectifs spécifiques : Informer les professionnels de l enfance et de la restauration scolaire sur les recommandations nutritionnelles pour les enfants et les adolescents Uniformiser les discours autour de l alimentation tenus par les professionnels de l enfance et de la restauration scolaire Public Animateurs, directeurs de centres aérés de Perpignan et personnels de service de la restauration scolaire de Perpignan Territoire et lieu Le Mas Bresson à Perpignan Partenaires Mairie de Perpignan, Codes 66, Avenance et UTSIST (cuisines centrales), Interprofession de la filière des fruits et légumes frais / Agence pour la recherche et l'information en fruits et légumes frais Année 2004 En lien avec l action Cette année, la restauration scolaire va être associée au projet. Des rencontres entre les animateurs de centres aérés et les professionnels d une cuisine centrale seront organisées afin d échanger sur les constats des uns et les contraintes des autres. Les emplois jeunes de l autre cuisine centrale vont également être formés. Stratégies 3 séances de 2h de formation pour un groupe constitué d animateurs et de personnels de service de la restauration scolaire : apport de connaissances (recommandations nutritionnelles actuelles du PNNS), d éléments de méthode à travers des exemples d actions qui sont mises en place sur le temps périscolaire et expérimentation d outils pédagogiques Une séance de 2h pour les directeurs de centres aérés Quand l animation se met au service de la nutrition Dans leur pratique quotidienne, les animateurs de centres aérés de Perpignan constatent que les goûters des enfants ne sont pas équilibrés. Quant aux repas fournis par les cuisines centrales de la ville, la liaison froide imposée par la réglementation altère les qualités organoleptiques (couleur, goût, aspect, texture ) des aliments et entraîne donc une insatisfaction des enfants et un rejet de nombreux aliments notamment des légumes cuisinés en cuisine centrale. C est dans ce sens que la cuisine centrale de la ville est partenaire de l action et s est engagée à mettre en place des améliorations, en proposant par exemple la réintroduction de 4 légumes cuisinés frais et non plus en conserves. Bien que ce ne soit pas en lien direct avec leur métier, les animateurs sont très intéressés par l organisation d ateliers cuisine dont les enfants sont très friands. La CPAM a profité de l intérêt des animateurs pour leur donner les moyens d intégrer la santé dans les loisirs des enfants en leur apportant des éléments de méthodologie et des connaissances sur la nutrition. Les animateurs ont effectivement réinvesti les apports de cette formation auprès des enfants. Ils organisent par exemple des animations ludiques autour du repas de midi et du goûter durant les jours d écoles. Des animations sportives, qui incluent un repas ou un goûter équilibré, sont également mises en place durant les mercredis ou les vacances scolaires. Les questions qui restent sans réponse La formation faisant appel au volontariat, si la totalité des directeurs de centres aérés a été formée, ce n est pas le cas de tous les animateurs. De plus, le turn over des animateurs est important, on peut donc s interroger sur l évolution de la proportion d animateurs formés. La CPAM a prévu de suivre cette évolution et de proposer ce type de formations chaque année, sans garantie toutefois que les animateurs y participent. Pour en savoir plus sur l alimentation des enfants Léo et la terre. - Saint Denis : INPES (coffret pédagogique destiné aux enfants de classes de CM1 et CM2), INPES. - La santé vient en mangeant et en bougeant. Le guide nutrition des enfants et ados pour tous les parents. Saint Denis : INPES, p. Contact CPAM Perpignan : Nelly Gastou : ; [email protected] Comité Régional d Education pour la Santé Languedoc-Roussillon 69

72 Fiche n 32 : Plan Départemental de Prévention des Addictions DDASS 66 - Pyrénées Orientales Thème Addictions Résumé de l action Objectifs Sensibiliser les jeunes aux comportements à risques Ouvrir des espaces de parole avec les jeunes dans les établissements scolaires Créer du lien en interne (santé scolaire) et avec l extérieur (associations, institutions ) Créer une culture commune autour des addictions Public Les élèves des classes de 6 ème et de 2 nde du département Territoire et lieu Département des Pyrénées Orientales Partenaires Education Nationale, Mairie de Perpignan, Conseil Général, CPAM, DDJS, DPJJ, BIJ, MLI, DDE, Gendarmerie, Douanes, Police Nationale, LMDE, Mutualité Française 66, ANPAA, CSST, Association l Invit, Alcool assistance la croix d or, FCPE, association Prev and com, IUFM, Codes- CIRDD des P.O, réseau des intervenants en addictologie Années Depuis 2000 Stratégies Stratégies participatives : les jeunes choisissent le thème des interventions. Les addictions sont une porte d entrée pour aborder d autres comportements à risque (sexualité, sécurité routière, suicide ). Renforcement des compétences psychosociales, analyse des attitudes et des représentations, acquisition de connaissances sur les addictions et autres thématiques Outils Plusieurs outils ont été créés dans le cadre du PDPA : la charte éthique des pratiques, des vidéos sur les drogues de synthèse, des affiches, des outils de liaison entre les intervenants et un répertoire des intervenants par thématique et par bassin géographique Vers une culture commune 125 personnes, de tous horizons (gendarmes, douaniers, médecins, infirmières, psychologues, travailleurs sociaux, éducateurs spécialisés ), sont formées à une culture commune concernant les addictions. Ils acceptent de travailler en lien avec l animateur référent et de remettre en cause leur pratique. Ils sont fédérés autour de la charte éthique des pratiques qu ils ont signée. Tous ces partenaires participant depuis 4 ans, aussi bien à l élaboration qu aux actions sur le terrain de ce PDPA, ont appris à travailler ensemble, à se concerter et à échanger. Chacun agit avec son propre champ de compétences vers un même objectif de prévention. De 2001 à 2004, 8464 élèves de 6 ème et de 2 nde ont bénéficié de ces interventions coordonnées. Une évaluation quantitative annuelle a été effectuée et est disponible sur demande. Les enseignements tirés de cette expérience L Education Nationale en tire un enseignement nécessaire à tous les acteurs du département : l action ponctuelle n a aucun impact, seule une démarche dans la durée et associant plusieurs stratégies a une efficacité et une cohérence sur le terrain. Aujourd hui, la plupart des acteurs qui interviennent dans le PDPA, refusent d intervenir de façon ponctuelle. Les résultats du PDPA découlent d une bonne coordination départementale, donnant des responsabilités à chacun des partenaires, partant des attentes et des besoins des partenaires et associant tous les partenaires à la réalisation des projets et à l évaluation annuelle. Les questions qui restent sans réponse Le Plan Départemental de Prévention des Addictions est né d une réelle volonté de la présidente de la MILDT en place en 1999, d aborder en prévention, la problématique des addictions de manière globale, de fédérer les acteurs et d engager des démarches sur le long terme. Aujourd hui, on retourne à une approche de la prévention des addictions par produits : le cannabis, le tabac A-t-on eu le temps d évaluer l impact de la démarche des années ? Les acteurs ne vont-ils pas s épuiser de ces changements de politique de prévention? La mise en place du dispositif a trouvé ses limites du fait de l insuffisance des financements ne permettant pas d augmenter le nombre d animateurs référents malgré la demande croissante des établissements. Pour en savoir plus sur la prévention des substances psychoactives PARQUET P. J. - Rapport du Professeur Parquet. Pour une politique de prévention en matière de comportements de consommation de substances psychoactives. Vanves : CFES, p. Contacts DDASS 66 : Aline Vinot : Codes-CIRDD 66 : Emmanuelle Thieux : ; [email protected] 70 Comité Régional d Education pour la Santé Languedoc-Roussillon

73 Evaluer Evaluer Comité Régional d Education pour la Santé Languedoc Roussillon 71

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75 Evaluation : les grands principes Evaluer c est Recueillir des informations Sur lesquelles on porte un jugement Pour prendre des décisions On évalue l activité La participation :... Combien de personnes ont participé à l action? L assiduité :... Combien de personnes avaient une présence régulière? Le temps d activité :... Combien de séances ont eu lieu avec le public? La communication :... Qui a été contacté? Combien de partenaires ont été informés de l action? Etc. On évalue le processus, c'est-à-dire le déroulement de l action La pertinence :...Les activités sont-elles adaptées au public, aux besoins? L adaptation des ressources :...Les moyens financiers étaient-ils suffisants? L analyse des points forts :...A quels moments ça a très bien marché et pourquoi? L analyse des points faibles :...Quelles ont été les difficultés et pourquoi? L intérêt :...Quel est le % de personnes qui se sont déclarées très intéressées par l activité? L implication :...Comment le public a-t-il pris part au développement de l action? La satisfaction :...Le travail entre les partenaires les a t-il satisfaits? Etc. On évalue le résultat C'est-à-dire que l on vérifie si l on atteint les objectifs spécifiques que l on s est fixés. Un objectif spécifique, ce n est pas le but vers lequel on tend : diminuer les tentatives de suicide. Ce n est pas ce que l on veut faire : organiser une permanence d information sur la sexualité. Ce sont les résultats que l on souhaite que le public atteigne, qui sont en cohérence avec l action que l on va mener. Si nous ne rencontrons le groupe que trois fois, nous ne pouvons raisonnablement pas espérer de ces quelques heures des résultats magiques! Quel changement peut-on attendre de ce groupe en trois rencontres? Pour évaluer le résultat, on détermine des critères, des indicateurs et on élabore des outils adaptés. (Voir page suivante) On évalue l impact C est ce que l action a eu comme effets que l on n avait pas prévus. Auprès du public De son environnement social, familial Auprès de nous et de nos partenaires Comité Régional d Education pour la Santé Languedoc-Roussillon 73

76 Définition de critères et d indicateurs d évaluation Critères Ils permettent d apprécier le degré d atteinte des résultats, des objectifs. Ce sont les repères que l on choisit pour servir de base à notre jugement. Ils précisent ce que l on attend, sur quel aspect va porter notre jugement. La liste des critères pourrait être grande, c est à l équipe de choisir ce qui est important pour elle, ce qu elle attend plus précisément comme prise de conscience, comme responsabilisation, comme amélioration Le choix des critères peut avoir des conséquences sur les stratégies choisies, sur les modalités de travail qui seront mises en oeuvre. Par exemple en choisissant comme critère «capacité à prendre une décision adaptée au risque», l équipe devra développer plusieurs méthodes d animation, des exercices, des jeux pour faciliter l acquisition de cette capacité. Si l équipe n avait prévu que des apports de connaissance sur les risques, elle devra modifier ses interventions. Le choix des critères peut également faire évoluer, préciser les objectifs spécifiques initialement prévus. Qu est-ce que je vais observer comme amélioration concrète? Qu est-ce que c est pour moi un jeune qui a pris conscience des risques? Qu est-ce qui me permettrait de dire qu il y a une coopération avec les soignants? Indicateurs Ce sont les signes qui témoignent de l existence d un phénomène, d un effet. Ils sont observables, concrets et constituent les données que l on va recueillir. Ils sont quantitatifs (nombre ou taux) ou qualitatifs. Encore une fois, il est nécessaire de faire un choix parmi l ensemble des indicateurs qu il serait possible de prendre en compte. L indicateur doit aussi être choisi en fonction des paramètres suivants : Va-t-on pouvoir recueillir les données facilement (en termes de compétence pour faire ce recueil, de temps disponible, de moyens financiers, )? Est-ce que recueillir cette information pourrait gêner les personnes? Pour un même critère, il est possible de retenir un ou plusieurs indicateurs. Outils Qu est-ce que je vais observer, recueillir comme information qui me permettra de dire qu il y a une diminution de l insolence des élèves? Le questionnaire L entretien individuel L interview de groupe L observation Comment recueillir l expression des signes de difficulté à suivre un traitement? Concrètement, qu est-ce que je vais observer qui montrera qu il y a des initiatives chez ce groupe de femmes? 74 Comité Régional d Education pour la Santé Languedoc-Roussillon

77 Exemples d objectifs, critères, indicateurs et outils d évaluation Objectifs spécifiques Critères Indicateurs Outils Améliorer la communication entre jeunes et adultes de la communauté éducative du lycée Diminution de l insolence des élèves à l égard des professeurs Nombre d avertissements pour insolence avant / après l action Grille de suivi Faire prendre conscience aux jeunes des risques sur la route Favoriser la consommation de fruits et légumes chez les personnes âgées Développer la coopération soignants / soignés Développer l implication d un groupe de femmes du voyage sur la santé de leur communauté Valoriser l image du non fumeur chez les collégiens Capacité à prendre une décision adaptée au risque Augmentation du nombre de personnes qui émettent un avis positif concernant les préparations de légumes proposées au restaurant de la maison de retraite Expression des difficultés des patients relatives au suivi de traitements ou de conseils Prise d initiatives spontanées sur des questions de santé Amélioration de la représentation des jeunes non fumeurs % de jeunes qui déclarent qu ils prendraient la voiture après une fête où ils ont consommé 4 bières % de résidents qui considèrent comme bonnes ou très bonnes, après dégustation, les préparations réalisées Questions, interrogations, inquiétudes formulées par les patients et retranscrites dans le dossier de soins pendant le séjour hospitalier Nombre d activités proposées par les femmes Adhésion de la communauté à ces activités % de collégiens qui estiment que les jeunes non fumeurs peuvent : - être intéressants - être «branchés» - avoir des amis sympas et drôles - séduire les garçons et filles les plus populaires Echelle d attitude Questionnaire Espace réservé dans le dossier de soin Etudes de cas de patients discutées en staff Cahier de bord Interview de groupe Questionnaire Comité Régional d Education pour la Santé Languedoc-Roussillon 75

78 Fiche n 33 : Mieux-être - Collège Rimbaud, Montpellier - Hérault Thème Mieux-être Résumé de l action Objectifs Améliorer la communication verbale Acquérir un jugement critique et pertinent Augmenter la confiance en soi Public Adolescents de 14 à 16 ans en 4 ème SEGPA Territoire et lieu Collège A. Rimbaud à Montpellier Partenaires Comédien, Bus info jeunes, Aides Années En lien avec l action Action inscrite dans le programme santé des jeunes de l Hérault financé par la DDASS et la Fondation de France, bénéficiant d un accompagnement méthodologique assuré par le CRES Stratégies Deux dimensions sont développées : la pensée et les émotions Des informations, débats interactifs pour s approprier des connaissances Des productions diverses (BD, banderole, 4 ème de couverture du cahier de liaison ) des jeux de rôle, du théâtre pour s exprimer, apprendre à maîtriser ses émotions, et mettre en évidence les enjeux relationnels Outils L équipe a conçu des grilles d observation avec de nombreux indicateurs pour suivre l évolution des adolescents, notamment sur leur capacité à argumenter des situations à risque, et leur capacité à trouver des alternatives au risque. Evaluer avec des méthodes complémentaires L équipe a effectué une évaluation : de l activité : ce qui a été fait et pour qui du processus : points forts et points faibles du déroulement de l action des résultats : effets de l action sur les adolescents Au cours de l évaluation, l équipe constate que certains jeunes argumentent très bien. Ils progressent pour : décrire une situation à risque expliquer les risques encourus proposer d autres alternatives en les justifiant organiser cette argumentation L équipe constate également, et ce de façon plus intuitive, que certains jeunes semblent fragiles émotionnellement et plus enclins à prendre des risques. Les acquis au niveau de leur argumentation n ont pas d effet sur leurs réactions émotionnelles lors des jeux de rôle. A l inverse, certains adolescents ne progressent pas vraiment au niveau de leur argumentation mais développent des capacités à gérer leurs émotions et les risques, lors des jeux de rôle, du théâtre et des échanges entre eux. L équipe surprise par les résultats de cette évaluation, constate qu il est pertinent d utiliser des méthodes diverses et complémentaires tant pour l action que pour l évaluation. Les enseignements tirés de cette expérience Selon les intervenantes, il est important de monter des projets sur le mieux-être des jeunes, et ne pas se centrer exclusivement sur la prévention de tel ou tel problème. Elles observent que leurs élèves ont très fréquemment une image catastrophique de leur être et de leur devenir. Il est donc essentiel de s intéresser à leur mieux-être à un niveau global, à travers leurs capacités cognitives et la dimension émotionnelle tout en garantissant un climat de sécurité aux adolescents. Ce sont ces deux dimensions, travaillées conjointement, qui peuvent avoir un effet sur les comportements. «Si la prise de conscience des émotions est laissée de côté, l apprentissage d activités d expression logique comme l argumentation ou la mémorisation d informations ne s appuie sur aucun fondement personnel» déclarent les intervenantes. Pour en savoir plus sur l efficacité des méthodes ROUSSILLE Bernadette, ARWIDSON Pierre. L éducation pour la santé est-elle efficace? Vanves : CFES, p. NOCK Francis - Petit guide de l'évaluation en promotion de la santé. - Paris : Mutualité française, p. Contact Collège Rimbaud, Montpellier : Danielle Bertrand : ; ce [email protected] 76 Comité Régional d Education pour la Santé Languedoc-Roussillon

79 Rédaction d un rapport d évaluation OBJECTIFS D UN RAPPORT D EVALUATION Prendre des décisions en fonction des résultats de l évaluation Prendre du recul sur l action Diffuser les résultats de l action Un rapport d évaluation est donc un outil de décision qui doit être validé par les partenaires de l action. INTRODUCTION : CE QUI ÉTAIT PREVU Rappel du problème identifié au départ, de l état des lieux initial de l'objectif général et des objectifs spécifiques de l'action des actions prévues, des méthodes des intervenants, des partenaires, du comité de pilotage CE QUI A ETE REALISÉ Détail des activités menées, des méthodes et outils employés Présentation des outils pédagogiques créés Présentation détaillée du calendrier de travail CE QUE VOUS AVEZ OBSERVÉ ET ANALYSÉ 1. Présentation de l évaluation Par qui a-t-elle été effectuée? Comment? A quel moment? 2. Evaluation de l activité Elle est essentiellement quantitative : nombre de participants, nombre de rencontres, de réunions, etc. 3. Evaluation du processus Il s agit de l analyse du déroulement qui par exemple, peut être effectuée à partir des points suivants : Analyse des problématiques posées par le public Analyse des points forts (appui des partenaires, compétences des acteurs, souplesse de fonctionnement, etc.) : à quels moments ça a très bien marché? pourquoi? Analyse des difficultés (problèmes d organisation, problèmes techniques, budgétaires, résistances humaines, etc.) : à quels moments ça n a pas marché? pourquoi? Le calendrier a-t-il été respecté? Le travail en équipe a-t-il été satisfaisant et stimulant? Le groupe de pilotage, le suivi, la coordination ont-ils fonctionné comme prévu? Les ressources prévues étaient-elles suffisantes? Quelle a été l adhésion, la satisfaction du public? Quelles ont été les propositions du public? Avez-vous pu les suivre? Quels ont été les réajustements effectués dans l organisation, la méthode de travail etc. Comité Régional d Education pour la Santé Languedoc-Roussillon 77

80 4. Evaluation des résultats Il s agit de l évaluation des effets, c est-à-dire de l analyse des changements pour le public. Tableau présentant les objectifs spécifiques, les critères, les indicateurs et les outils d évaluation. 4.1 Résultats de l action par rapport à l objectif spécifique n 1 Résultats du recueil de données effectué correspondant à vos critères et indicateurs mentionnés pour l objectif n Résultats quantitatifs et qualitatifs liés à l objectif spécifique n Etc. 5. Evaluation de l impact Ce sont les résultats non prévus : ce que l action a eu comme effets que vous ne soupçonniez pas auprès du public, auprès de son environnement social, familial, auprès de vous et de vos partenaires. CONCLUSION Synthèse de l évaluation Réajustements envisagés si l action est reconduite Besoins nouveaux repérés auprès du public qui nécessiteraient la mise en place d actions nouvelles ANNEXES Fiche synthèse de l action Outils pédagogiques Productions des participants Outils d'évaluation utilisés pour le suivi de l activité, l analyse du processus et l analyse des effets Comptes rendus des réunions du comité de pilotage Bilan financier de l action (qui doit faire apparaître les co-financements ainsi que les mises à disposition de personnel) 78 Comité Régional d Education pour la Santé Languedoc-Roussillon

81 Bibliographie Bibliographie Comité Régional d Education pour la Santé Languedoc Roussillon 79

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83 Références bibliographiques sur la méthodologie de projet en éducation pour la santé AME / CRES LR - Alimentation et santé des lycéens et des collégiens. Guide ressource pour agir. Montpellier : Agence Méditerranéenne de l'environnement, p. Alimentation / Nutrition / Jeunes / école / Education nutritionnelle / Méthodologie / Equilibre alimentaire / Petit déjeuner / Méditerranée / Goût / Rythme scolaire / Sport / Anorexie / Boulimie / Obésité / Diabète / Allergie alimentaire / Maladies infectieuses / Vache folle / OGM / Environnement / Maladie de la vache folle / Evaluation / Prévention Document réalisé dans le cadre du projet "Alimentation, nutrition et santé des collégiens et lycéens en Languedoc - Roussillon" mené conjointement par l'ame et le CRES LR. Possibilité de le télécharger sur BRANDRUP - LUKANOW Assia / MANSOUR Sylvie / HAWKINS Kirstan - Sexualité des adolescents. Stratégies d'éducation pour la santé. Paris : Centre International de l'enfance, p. Adolescent / Jeunes / Sexualité / Education pour la santé / stratégie / Education sexuelle / Evaluation / Méthodologie / Action de terrain. Synthèse d'un atelier international, ce volume est un outil de travail pour tous les professionnels en charge des adolescents. Il présente des expériences et des stratégies mises en oeuvre dans différents pays. Qu'il s'agisse de prise en charge médicale, de prévention ou simplement d'accompagnement et d'information, les réflexions que ces travaux suscitent sont essentielles à toute démarche en faveur de la santé et de la maturation sexuelles de l'adolescent. BURY Jacques A. - Education pour la santé. Concepts, enjeux, planifications. Bruxelles : De Boeck, p. Collection : Savoirs et santé Promotion de la santé / Prévention / Méthodologie / Planification / Evaluation Communication et promotion de la santé. Aspects théoriques, méthodologiques et pratiques. Bruxelles : Question Santé, p. Communication / Promotion de la santé / Méthodologie / médias / Evaluation Après quelques notions préliminaires, la 1ère partie explore les concepts, théories et modèles en matière de communication et de modification du comportement : ce chapitre se clôt sur les questions éthiques qui s'imposent. Le chapitre suivant propose une démarche méthodologique pour construire une campagne médiatique. La 2ème partie se présente comme une "boîte à outils". Le lecteur est invité à y puiser les techniques, informations et moyens d'analyse qui lui sont nécessaires. CRES Languedoc-Roussillon - Comment rédiger des critères et indicateurs d'évaluation? et mesurer des effets de nos actions de prévention ou d'éducation pour la santé... Montpellier : CRES LR, p. Evaluation / Prévention / Education pour la santé / Méthodologie Outil d aide à l évaluation destiné aux acteurs de terrain. Expertise collective. - Education pour la santé des jeunes. Démarches et méthodes. Synthèse et recommandations. Paris : INSERM, p. Education pour la santé / Jeunes / Adolescent / Méthodologie / Evaluation Ce document présente la synthèse et les recommandations du groupe d'experts réunis par l'inserm, dans la cadre de la procédure d'expertise collective, pour répondre aux questions posées par la Caisse nationale d'assurance maladie des professions indépendantes (CANAM) sur l'évolution et l'adéquation des méthodes d'éducation pour la santé utilisées auprès des jeunes publics. Evaluer l'éducation pour la santé. Concepts et méthodes. Vanves : INPES, p. Col. Séminaires. Evaluation / Education pour la santé / Méthodologie / Communication / Tabac / Jeunes / Adolescent / Hygiène / Drogue / Prévention / Education du patient / Crise / Asthme / Prise en charge Cet ouvrage est issu d'un colloque intitulé "L'évaluation en éducation pour la santé : entre épidémiologie et sciences humaines", qui s'est tenu à l'université Victor Segalen de Bordeaux les 15, 16 et 17 septembre La diversité des points de vue reflète le débat d'idées soulevé par les enjeux de l'évaluation : attente légitime des responsables institutionnels et administratifs cherchant à attester du bon usage des fonds consacrés aux actions d'éducation pour la santé. Comité Régional d Education pour la Santé Languedoc-Roussillon 81

84 L 'évaluation est aussi un outil permettant aux acteurs d'affiner et de perfectionner leurs démarches, leurs objectifs et leurs méthodes. Entre ces deux niveaux d'exigence et d'attente, les logiques d'appréciation peuvent varier, ce dont rend compte cet ouvrage aux voix multiples. Expertise collective - Tabagisme. Prise en charge chez les étudiants. Paris : INSERM, p. Tabac / Prise en charge / Jeunes / Evaluation / Méthodologie / France / Sevrage / Médecin généraliste / Prévention Le groupe d'experts a structuré sa réflexion autour des questions suivantes : - Quelles sont les données épidémiologiques concernant le tabagisme en France et les caractéristiques sociodémographiques des fumeurs? Comment se situe la France par rapport aux autres pays? Comment estimer l'évolution du tabagisme? - Quelles sont les données sur le tabagisme des adolescents et des jeunes adultes? Quelles sont les données spécifiques à la population étudiante? - Quels sont les facteurs sociaux, culturels, individuels qui influencent l'arrêt du tabagisme? - Quelles sont les méthodes d'arrêt médicamenteuses et non médicamenteuses disponibles et dont l'efficacité est évaluée? - Pourquoi et comment les programmes communautaires sont-ils nécessaires à l'aide à l'arrêt du tabac? - Quelles sont les implications médico-économiques des programmes d'aide à l'arrêt? - Quelles sont les expériences françaises d'aide à l'arrêt actuellement recensées et évaluées? GUIBOURGE Florence / PALICOT Anne - Marie / CHOUKROUN Odile / BRIXI Omar - Promotion de la santé et milieu pénitentiaire. Vanves : Comité Français d'education pour la Santé, p. Col. La santé en action. Education pour la santé / Prison / Ethique / Méthodologie / stratégie / Evaluation / Insertion Réconcilier la personne humaine avec son corps, avec son histoire, est un des objectifs de l'éducation pour la santé. Le détenu a droit, lui aussi, à l'information, à la prévention, en même temps qu'à des soins continus et de qualité. C'est dans cet esprit qu'acteurs de terrain et partenaires institutionnels se sont retrouvés, à la faveur de la réforme de l'organisation des soins en milieu pénitentiaire. Fruit de l'expérience, de la réflexion et d'un long travail en commun, cet ouvrage se veut au service de tous ceux qui cherchent à rétablir l'accès des détenus à la prévention, en vue de leur insertion ou réinsertion. Il s'utilise comme un outil : -d'information sur les dispositifs pénitentiaires et les textes réglementaires dans le domaine de la santé -de réflexion sur les questions touchant aux liens entre l'éducation pour la santé et le milieu pénitentiaire -de méthodologie pour la mise en oeuvre d'actions ou de programmes d'éducation pour la santé. Guide à l'usage des porteurs de projets en parentalité. Arras : DDASS Pas de Calais, p. Parentalité / Méthodologie / Evaluation / Relation parents/adolescent Ce guide va aider l'acteur pour réaliser un projet en lui donnant des repères éthiques, méthodologiques, des fiches techniques qui préciseront les types d'actions susceptibles d'être financées pour développer l'aide à la parentalité, les partenaires possibles (associatifs et institutionnels). HOURST Bruno / THIAGARAJAN Sivasailam - Les jeux - cadres de Thiagi. Techniques d'animation à l'usage du formateur. Paris : Ed. d'organisation, p. Formation / Méthodologie / Evaluation On redécouvre actuellement l'intérêt et l'efficacité des jeux pour la formation et l'enseignement. Avec le concept de jeu - cadre, on peut concevoir en quelques instants un jeu de qualité, parfaitement adapté aux besoins de la formation ou de l'enseignement, et d'un coût quasiment nul. De plus, l'une des caractéristiques les plus intéressantes d'un jeu - cadre est son extrême adaptabilité aux besoins et aux contraintes de l'utilisateur. Avec des jeux - cadres, on peut : - réfléchir sur un sujet complexe - rendre des conférences passionnantes - chercher des solutions à différents problèmes - apprendre, mémoriser, réviser, évaluer des connaissances - remplacer des réunions inefficaces - faire connaissance dans un groupe - faire un débriefing d'une activité complexe - accroître l'efficacité d'une lecture - etc. La santé communautaire. Concepts/actions/formation. Groupe de travail sur l'enseignement de la santé communautaire. Paris : Centre International de l'enfance, p. Formation / Méthodologie / Evaluation / Santé communautaire / Promotion de la santé / Réseau 82 Comité Régional d Education pour la Santé Languedoc-Roussillon

85 Ce dossier a été préparé par un groupe de travail coordonné par le CIE et constitué de praticiens et de formateurs dans les domaines de la santé et des sciences humaines. Il s'adresse principalement : -aux professionnels de la santé et aux acteurs sociaux souhaitant orienter leur pratique vers une démarche de santé communautaire -aux responsables de la formation des professionnels de la santé et du domaine social désireux d'orienter leur enseignement dans le sens d'une démarche de santé communautaire -aux étudiants en sciences sociales et en sciences de la santé -à tous ceux qui s'intéressent à la santé communautaire et souhaitent en promouvoir le concept et la mise en oeuvre. LAVOIE Jocelyne / PANET - RAYMOND Jean - L'action communautaire. Guide de formation. Montréal : Centre de formation populaire, p. Santé communautaire / Formation / Méthodologie / stratégie / Evaluation / Groupe Ce guide pédagogique décrit les étapes du processus de l'intervention communautaire, depuis l'analyse de la situation jusqu'au bilan. Chaque étape est expliquée en termes clairs et des exemples concrets en facilitent la compréhension. Il s'agit d'un outil simple et facile à consulter auquel il est très utile de se référer avant de s'engager dans un projet d'action communautaire. NOCK Francis - Petit guide de l'évaluation en promotion de la santé. Paris : Mutualité française, p. Education pour la santé / Méthodologie / Evaluation Se voulant résolument concret et pratique, nourri d'exemples tirés d'une pratique de soutien d'équipes engagées dans des programmes de prévention et de promotion de la santé, ce petit guide propose une stratégie et des outils opérationnels qui permettront un travail collectif d'évaluation. OLIVO Catherine - Comment agir en prévention des suicides et en promotion de la santé mentale : quelles stratégies, quelle efficacité? Montpellier : CRES LR, p. Prévention / Santé mentale / Suicide / stratégie / France / Efficacité Ce document a pour but d'aider les acteurs de la prévention des suicides dans leurs réflexions pour la conception et la mise en oeuvre d'actions de prévention. Certains exemples d'actions cités sont parfois spécifiques au suicide, d'autres non. ROUSSILLE Bernadette, ARWIDSON Pierre - L'éducation pour la santé est-elle efficace? Vanves : Comité Français d'education pour la Santé, p. Col. Dossiers techniques. Efficacité / Méthodologie / Evaluation Ce document est destiné principalement aux décideurs et aux partenaires de la santé publique. Il a été réalisé en 1998, à l'occasion de la 3 ème conférence nationale de santé. Il combat une idée reçue selon laquelle la contribution de l'éducation pour la santé à l'amélioration de la santé de la population serait, par nature, impropre à l'évaluation et serait, de fait, inévaluée. Ce travail montre, au contraire, à travers l'analyse de la littérature étrangère et d'exemples français, que l'activité d'éducation pour la santé - communication nationale ou actions de proximité - fait l'objet d'évaluations rigoureuses et démonstratives de son efficacité. Au même titre que le secteur du soin, celui de l'éducation pour la santé peut et doit être jugé à l'aune de critères de qualité. Cela ne peut que favoriser la reconnaissance du rôle majeur que ce domaine particulier de la santé publique peut jouer pour réduire la mortalité et la morbidité évitables et pour améliorer la qualité de vie de la population. SANDRIN - BERTHON Brigitte - Apprendre la santé à l'école. Paris : ESF, p. Col. Pratiques et enjeux pédagogiques. Enfant / Adolescent / Education par les pairs / Education pour la santé / Méthodologie / Sommeil / Rythme scolaire / Compétences psycho - sociales Présente les principales démarches actuellement utilisées en éducation pour la santé dans les écoles, les collèges et les lycées. De nombreux exemples viennent illustrer au fil des pages la présentation des concepts et des modèles théoriques. Les enseignants, les médecins et infirmières de l'education nationale, les parents et les associations qui interviennent en milieu scolaire trouveront ici des pistes de réflexion et des recommandations concrètes pour promouvoir la santé des élèves. TINANT Nicole - Guide de l'animation santé. Bruxelles : Vie ouvrière, p. Formation d'adultes / Précarité / Pédagogie / Evaluation / Méthodologie / Illettrisme / Immigré / Groupe Propositions pour travailler avec des groupes d'adultes interculturels. Comité Régional d Education pour la Santé Languedoc-Roussillon 83

86 TULEU Fabien / BRIXI Omar - Santé précarité. Outil d'aide à l'action. Vanves : Comité Français d'education pour la Santé, p. Col. Guides d'action. Précarité / Exclusion / Outils / Méthodologie / Santé publique / Représentation / Evaluation / Communication / Partenariat Ce guide a pour objectif de répondre à la forte demande d'outils méthodologiques des professionnels et bénévoles de terrain qui oeuvrent pour améliorer la santé de populations défavorisées. Formalisé à partir d'un travail de recueil et d'analyse des pratiques, il a pour ambition de permettre à tous les acteurs du champ sanitaire et social de créer, avec leurs partenaires, leurs propres réponses face aux inégalités croissantes en matière de santé. Il s'articule autour des rubriques suivantes : connaître, comprendre, réaliser, animer et coordonner, évaluer et ajuster. Il se présente sous la forme de fiches méthodologiques pratiques, synthétisant des aspects de connaissance, des éléments de méthodes et des renseignements bibliographiques. 84 Comité Régional d Education pour la Santé Languedoc-Roussillon

87 Index pour rechercher une action Index pour rechercher une action Comité Régional d Education pour la Santé Languedoc Roussillon 85

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89 Index par numéro de fiche Choisir nos valeurs et nos concepts Fiche n 1 : Codes 30 «Cassé? Fracassé!» : prévention en discothèque...21 Fiche n 2 : Codes 30 Comité Gardois de prévention du mal-être et du suicide des jeunes...22 Fiche n 3 : Codes 66 Atelier santé dans le quartier du Nouveau Logis...23 Fiche n 4 : Groupamaif Perpignan 66 Prendre la route avec nos aînés...24 Se lancer dans un projet Fiche n 5 : Maison pour Tous Léo Lagrange 34 Alimentation et santé à la Maison pour Tous...31 Fiche n 6 : Réseau de santé de Béziers 34 «S aimer zen» : prévention des conduites sexuelles à risque chez les jeunes...32 Fiche n 7 : CPAM 11 Prévention des chutes des personnes âgées...33 Fiche n 8 : Hôpital de jour de psychiatrie d Argelès 66 Film «Bien dans son corps, bien dans sa tête» avec des patients...34 Fiche n 9 : Codes 11 Théâtre «Amour à mort» sur la prévention du sida en milieu pénitentiaire...35 Choisir nos méthodes et nos pédagogies Fiche n 10 : Mutualité Française 11 Sécurité routière auprès de jeunes enfants...43 Fiche n 11 : Conseil Général 30 Accompagnement vers la parentalité des femmes enceintes en situation de vulnérabilité...44 Fiche n 12 : Codes 30 Atelier santé au collège Diderot...45 Fiche n 13 : Ligue contre le cancer 30 «Bébé, libre comme L R» : prévention tabac femmes enceintes...46 Fiche n 14 : Holisme communication 34 Hévéa : journal santé pour les jeunes ans...47 Fiche n 15 : Mutualité Française 34 Bien traiter les personnes âgées au quotidien Fiche n 16 : Conseil Général 48 Formation continue des assistantes maternelles...49 Fiche n 17 : Codes 48 Atelier santé en maison d arrêt...50 Fiche n 18 : Codes 48 Jeunes santé insertion...51 Fiche n 19 : Conseil Général 66 Un réseau autour des femmes enceintes vulnérables...52 Fiche n 20 : Mutualité Française 66 «Cité Santé» : une action de santé communautaire...53 Travailler ensemble Fiche n 21 : ANPAA 30 «Prévention Alcool Route 30» : programme pour contrevenants...59 Fiche n 22 : AID 11 «Dédale de vie» exposition interactive sur les conduites à risque des adolescents...60 Fiche n 23 : Conseil Général 11 Soutien à l allaitement maternel...61 Fiche n 24 : Inspection Académique 11 Théâtre en milieu scolaire autour de violence, racket, suicide...62 Fiche n 25 : Codes 30 «Au fil des mots» : groupe de parole pour migrants...63 Fiche n 26 : CDMRT 34 Ecole sans tabac...64 Fiche n 27 : FJT Claparède 34 Santé en Foyer de Jeunes Travailleurs...65 Fiche n 28 : UCSA Béziers 34 Film sur l exclusion face au sida, en milieu carcéral...66 Fiche n 29 : ANPA 48 Formation de gérants de discothèques...67 Fiche n 30 : Codes 48 Vie affective et sexuelle des personnes handicapées mentales...68 Fiche n 31 : CPAM 66 Formation d animateurs de centres aérés à la nutrition...69 Fiche n 32 : DDASS 66 Plan Départemental de Prévention des Addictions Evaluer Fiche n 33 : Collège Rimbaud 34 Mieux être...76 Comité Régional d Education pour la Santé Languedoc-Roussillon 87

90 Index par structure Aude AID 11 «Dédale de vie» exposition interactive sur les conduites à risque des adolescents...60 Conseil Général 11 Soutien à l allaitement maternel...61 Codes 11 Théâtre «Amour à mort» sur la prévention du sida en milieu pénitentiaire...35 CPAM 11 Prévention des chutes des personnes âgées...33 Inspection Académique 11 Théâtre en milieu scolaire autour de violence, racket, suicide...62 Mutualité Française 11 Sécurité routière auprès de jeunes enfants...43 Gard ANPAA 30 «Prévention Alcool Route 30» : programme pour contrevenants...59 Conseil Général 30 Accompagnement vers la parentalité des femmes enceintes en situation de vulnérabilité...44 Codes 30 Atelier santé au collège Diderot...45 Codes 30 «Au fil des mots» : groupe de parole pour migrants...63 Codes 30 «Cassé? Fracassé!» : prévention en discothèque...21 Codes 30 Comité Gardois de prévention du mal-être et du suicide des jeunes...22 Ligue contre le cancer 30 «Bébé, libre comme L R» : prévention tabac femmes enceintes...46 Hérault Collège Rimbaud 34 Mieux être...76 CDMRT 34 Ecole sans tabac...64 FJT Claparède 34 Santé en Foyer de Jeunes Travailleurs...65 Holisme communication 34 Hévéa : journal santé pour les jeunes ans...47 Maison pour Tous Léo Lagrange 34 Alimentation et santé à la Maison pour Tous...31 Mutualité Française 34 Bien traiter les personnes âgées au quotidien...48 Réseau de santé de Béziers 34 «S aimer zen» : prévention des conduites sexuelles à risque chez les jeunes...32 UCSA Béziers 34 Film sur l exclusion face au sida, en milieu carcéral...66 Lozère ANPA 48 Formation de gérants de discothèques...67 Conseil Général 48 Formation continue des assistantes maternelles...49 Codes 48 Atelier santé en maison d arrêt...50 Codes 48 Jeunes santé insertion...51 Codes 48 Vie affective et sexuelle des personnes handicapées mentales...68 Pyrénées Orientales Conseil Général 66 Un réseau autour des femmes enceintes vulnérables...52 Codes 66 Atelier santé dans le quartier du Nouveau Logis...23 CPAM 66 Formation d animateurs de centres aérés à la nutrition...69 DDASS 66 Plan Départemental de Prévention des Addictions...70 Groupamaif Perpignan 66 Prendre la route avec nos aînés...24 Hôpital de jour de psychiatrie d Argelès 66 Film «Bien dans son corps, bien dans sa tête» avec des patients...34 Mutualité Française 66 «Cité Santé» : une action de santé communautaire Comité Régional d Education pour la Santé Languedoc-Roussillon

91 Index par thème Accidents domestiques CPAM 11 Prévention des chutes des personnes âgées Adolescence AID 11 «Dédale de vie» exposition interactive sur les conduites à risque des adolescents Codes 30 Atelier santé au collège Diderot Alcool ANPAA 30 «Prévention Alcool Route 30» : programme pour contrevenants Codes 30 «Cassé? Fracassé!» : prévention en discothèque ANPA 48 Formation de gérants de discothèques Codes 48 Jeunes santé insertion DDASS 66 Plan Départemental de Prévention des Addictions Alimentation Maison pour Tous Léo Lagrange 34 Alimentation et santé à la Maison pour Tous Conseil Général 48 Formation continue des assistantes maternelles Codes 48 Jeunes santé insertion CPAM 66 Formation d animateurs de centres aérés à la nutrition Mutualité Française 66 «Cité Santé» : une action de santé communautaire Allaitement maternel Conseil Général 11 Soutien à l allaitement maternel Conduites à risque AID 11 «Dédale de vie» exposition interactive sur les conduites à risque des adolescents Environnement - Habitat CPAM 11 Prévention des chutes des personnes âgées Codes 48 Jeunes santé insertion Exclusion Insertion Codes 30 «Au fil des mots» : groupe de parole pour migrants Hôpital de jour de psychiatrie d Argelès 66 Film «Bien dans son corps, bien dans sa tête» avec des patients Mal-être, suicide Inspection Académique 11 Théâtre en milieu scolaire autour de violence, racket, suicide Codes 30 «Au fil des mots» : groupe de parole pour migrants Codes 30 Comité Gardois de prévention du mal-être et du suicide des jeunes Maltraitance - Violence Mutualité Française 34 Bien traiter les personnes âgées au quotidien Conseil Général 48 Formation continue des assistantes maternelles Inspection Académique 11 Théâtre en milieu scolaire autour de violence, racket, suicide Codes 30 Atelier santé au collège Diderot Médicaments CPAM 11 Prévention des chutes des personnes âgées Comité Régional d Education pour la Santé Languedoc-Roussillon 89

92 Mieux-être - Santé globale Codes 30 Atelier santé au collège Diderot Collège Rimbaud 34 Mieux être Holisme communication 34 Hévéa : journal santé pour les jeunes ans Conseil Général 48 Formation continue des assistantes maternelles Codes 48 Atelier santé en maison d arrêt Codes 48 Jeunes santé insertion Codes 66 Atelier santé dans le quartier du Nouveau Logis Hôpital de jour de psychiatrie d Argelès 66 Film «Bien dans son corps, bien dans sa tête» avec des patients Mutualité Française 66 «Cité Santé» : une action de santé communautaire Périnatalité Conseil Général 30 Accompagnement vers la parentalité des femmes enceintes en situation de vulnérabilité Conseil Général 66 Un réseau autour des femmes enceintes vulnérables Sécurité routière Mutualité Française 11 Sécurité routière auprès de jeunes enfants ANPAA 30 «Prévention Alcool Route 30» : programme pour contrevenants Codes 30 «Cassé? Fracassé!» : prévention en discothèque FJT Claparède 34 Santé en Foyer de Jeunes Travailleurs ANPA 48 Formation de gérants de discothèques Codes 48 Jeunes santé insertion Groupamaif Perpignan 66 Prendre la route avec nos aînés Sexualité Codes 30 Atelier santé au collège Diderot Holisme communication 34 Hévéa : journal santé pour les jeunes ans Réseau de santé de Béziers 34 «S aimer zen» : prévention des conduites sexuelles à risque chez les jeunes Codes 48 Jeunes santé insertion Codes 48 Vie affective et sexuelle des personnes handicapées mentales Sida Codes 11 Théâtre «Amour à mort» sur la prévention du sida en milieu pénitentiaire FJT Claparède 34 Santé en Foyer de Jeunes Travailleurs Holisme communication 34 Hévéa : journal santé pour les jeunes ans UCSA Béziers 34 Film sur l exclusion face au sida, en milieu carcéral Sommeil CPAM 11 Prévention des chutes des personnes âgées Conseil Général 48 Formation continue des assistantes maternelles Tabac Ligue contre le cancer 30 «Bébé, libre comme L R» : prévention tabac femmes enceintes CDMRT 34 Ecole sans tabac Codes 48 Jeunes santé insertion DDASS 66 Plan Départemental de Prévention des Addictions Toxicomanie Codes 11 Théâtre «Amour à mort» sur la prévention du sida en milieu pénitentiaire Codes 30 Atelier santé au collège Diderot FJT Claparède 34 Santé en Foyer de Jeunes Travailleurs Codes 48 Jeunes santé insertion DDASS 66 Plan Départemental de Prévention des Addictions Comité Régional d Education pour la Santé Languedoc-Roussillon

93 Index par population Enfants Mutualité Française 11 Sécurité routière auprès de jeunes enfants Maison pour Tous Léo Lagrange 34 Alimentation et santé à la Maison pour Tous Adolescents - Jeunes AID 11 «Dédale de vie» exposition interactive sur les conduites à risque des adolescents Inspection Académique 11 Théâtre en milieu scolaire autour de violence, racket, suicide Codes 30 Atelier santé au collège Diderot Codes 30 «Cassé? Fracassé!» : prévention en discothèque Collège Rimbaud 34 Mieux être CDMRT 34 Ecole sans tabac FJT Claparède 34 Santé en Foyer de Jeunes Travailleurs Holisme communication 34 Hévéa : journal santé pour les jeunes ans Réseau de santé de Béziers 34 «S aimer zen» : prévention des conduites sexuelles à risque chez les jeunes Codes 48 Jeunes santé insertion Adultes ANPAA 30 «Prévention Alcool Route 30» : programme pour contrevenants Maison pour Tous Léo Lagrange 34 Alimentation et santé à la Maison pour Tous Mutualité Française 66 «Cité Santé» : une action de santé communautaire Détenus Codes 11 Théâtre «Amour à mort» sur la prévention du sida en milieu pénitentiaire UCSA Béziers 34 Film sur l exclusion face au sida, en milieu carcéral Codes 48 Atelier santé en maison d arrêt Femmes enceintes Conseil Général 11 Soutien à l allaitement maternel Conseil Général 30 Accompagnement vers la parentalité des femmes enceintes en situation de vulnérabilité Ligue contre le cancer 30 «Bébé, libre comme L R» : prévention tabac femmes enceintes Conseil Général 66 Un réseau autour des femmes enceintes vulnérables Handicapés mentaux Codes 48 Vie affective et sexuelle des personnes handicapées mentales Hôpital de jour de psychiatrie d Argelès 66 Film «Bien dans son corps, bien dans sa tête» avec des patients Population d origine étrangère Codes 30 «Au fil des mots» : groupe de parole pour migrants Codes 66 Atelier santé dans le quartier du Nouveau Logis Personnes âgées CPAM 11 Prévention des chutes des personnes âgées Mutualité Française 34 Bien traiter les personnes âgées au quotidien Groupamaif Perpignan 66 Prendre la route avec nos aînés Professionnels (formation et réseaux) AID 11 «Dédale de vie» exposition interactive sur les conduites à risque des adolescents Conseil Général 11 Soutien à l allaitement maternel Mutualité Française 11 Sécurité routière auprès de jeunes enfants Codes 30 Comité Gardois de prévention du mal-être et du suicide des jeunes Mutualité Française 34 Bien traiter les personnes âgées au quotidien ANPA 48 Formation de gérants de discothèques Conseil Général 48 Formation continue des assistantes maternelles Conseil Général 66 Un réseau autour des femmes enceintes vulnérables CPAM 66 Formation d animateurs de centres aérés à la nutrition DDASS 66 Plan Départemental de Prévention des Addictions Comité Régional d Education pour la Santé Languedoc-Roussillon 91

94

95 Sigles et partenaires Comité Régional d Education pour la Santé Languedoc Roussillon 93 Sigles et partenaires

96

97 Glossaire des sigles AID AIDES ANPA ANPAA ARBOR BIJ CAF CAT CDAG CDDP CDMRT CFES CG CHU CIRDD CMU CNMR CODES CPAM CRES CSST DDASS DDE DDJS DPJJ DRASS ENSP FCPE FJT INJEP INPES INSERM IUFM LMDE MIJ MILDT MJC MLI MSA PDPA PJJ PMI PNNS PRAPS RMI SEGPA SIMALC SPIP UCSA UFSBD URCAM Accueil info drogue Association de lutte contre le sida Voir ANPAA Association nationale de prévention en alcoologie et addictologie Appartements relais - Coordination thérapeutique - Point écoute Bureau d'information jeunesse Caisse d'allocations familiales Centre d'aide par le travail Centre de dépistage anonyme et gratuit Centre départemental de documentation pédagogique Comité départemental contre les maladies respiratoires et la tuberculose Comité français d'éducation pour la santé Conseil général Centre hospitalier universitaire Centre d'information et de ressources sur les drogues et les dépendances Couverture maladie universelle Comité national de lutte contre les maladies respiratoires Comité départemental d'éducation pour la santé Caisse primaire d'assurance maladie Comité régional d'éducation pour la santé Centre spécialisé de soins aux toxicomanes Direction départementale des affaires sanitaires et sociales Direction départementale de l'équipement Direction départementale de la jeunesse et des sports Direction de la protection judiciaire de la jeunesse Direction régionale des affaires sanitaires et sociales Ecole nationale de la santé publique Fédération des conseils de parents d'élèves Foyer de jeunes travailleurs Institut national de la jeunesse et de l'éducation populaire Institut national de prévention et d'éducation pour la santé Institut national de la santé et de la recherche médicale Institut universitaire de formation des maîtres La mutuelle des étudiants Mission d'insertion des jeunes Mission interministérielle de lutte contre les drogues et la toxicomanie Maison des jeunes et de la culture Mission locale d'insertion Mutualité sociale agricole Plan départemental de prévention des addictions Protection judiciaire de la jeunesse Protection maternelle et infantile Programme national nutrition santé Programme régional d'accès à la prévention et aux soins Revenu minimum d'insertion Section d'enseignement général et professionnel adapté Simulateur d'alcoolémie Service pénitentiaire d'insertion et de probation Unité de consultation et de soins ambulatoires Union française pour la santé bucco-dentaire Union régionale des caisses d'assurance maladie Comité Régional d Education pour la Santé Languedoc-Roussillon 95

98

99 Partenariat Les différentes réunions, nécessaires pour aboutir au présent document, ont réuni les partenaires suivants : AUDE Codes 11 : Annick Ducros, Maïré Marurai, Marie-Christine Sabadie CPAM : Anne Bosc Ddass : Jean Claude Sordet Inspection Académique : Janine Mirc Mutualité Française : Jacky Leclair GARD Codes 30 : Michèle Rossano, Clara Bilger, Sabrina Marsala, Patricia Soler Conseil Général : Catherine Fenech CPAM : Eliane Roché Ddass : Joëlle Montigny Inspection Académique : Mireille Odier HERAULT Codes 34 : René Fortes Conseil Général : Annie Jallier, Catherine Roucaute CPAM Béziers : Gérard Ros Ddass : Florence Delmas Mutualité Française : Nicole Tézier LOZERE Codes 48 : Carole Bussadori, Arnaud Lefebvre, Aline de Maillard, Magali Viala Ddass : Christine Peytavin Inspection Académique : Claudine Vigier PYRENEES ORIENTALES Codes 66 : Karine Briot, Emmanuelle Thieux Conseil Général PMI : Mme Baranoff CPAM : Mme Lazuttes Ddass : Mme Graell Inspection Académique : Mme Thibon Mutualité Française : Mme Bernard REGION Drass : Jean-Paul Romarin Urcam : Virginie Dantard Comité Régional d Education pour la Santé Languedoc-Roussillon 97

100

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