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2 Les freins à l accueil et à l hébergement des sans-abri 1 Les relais sociaux wallons s interrogent sur les freins à l accueil et à l hébergement des sans-abri cahier n

3 2 cahier n Ce travail est conçu de manière à être imprimé en mode «2 pages sur 1 page». Cela permet d économiser du papier, et de ressembler ainsi à un vrai livre

4 Les freins à l accueil et à l hébergement des sans-abri 3 Liminaires Des chercheurs dans les relais sociaux pour identifier les freins à l accueil et à l hébergement des sans-abri Des relais sociaux en Wallonie pour lutter contre la précarité Un public diversifié, des missions multiples Des chercheurs pour identifier les freins à l hébergement des sans-abri D un contexte à l autre Vers une méthode commune Circonscrire la question de l hébergement L objectif? Aboutir à des recommandations locales et régionales Les sans-abri, un public diversifié Une diversité de situations de vie Une tentative de typologie pour mieux comprendre Différents visages de la grande précarité Adéquation des services existants avec les profils des personnes? Des causes et conséquences de la grande précarité L hébergement, une problématique imbriquée dans le contexte du logement Une pénurie de logements en amont et en aval de l hébergement Freins à l accès ou au maintien dans un logement Les parcours autour de l hébergement Une multiplicité de profils, plusieurs dispositifs pour y répondre Les équipes mobiles, un premier lien pour rencontrer des personnes sans-abri sur leur lieu de vie L abri de nuit, tremplin, dernier filet? La maison d accueil, un hébergement à moyen terme Le passage d une structure à l autre Une frange de la population qui ne trouve pas sa place dans les structures existantes

5 4 cahier n Et après l hébergement? L accès au logement Une nécessité d accompagnement Quels moyens pour le post-hébergement? Développer des formes alternatives de logement Travail en réseau et hébergement Le travail en réseau autour de l hébergement Les relais sociaux, un outil pour le travail en réseau Problématiques particulières du travail en réseau autour de l hébergement Politiques d hébergement et cadre légal Maisons d accueil, un manque de moyens Les abris de nuit Document de synthèse Introduction Les sans-abri, un public diversifié L hébergement, une problématique imbriquée dans la question du logement. 54 Les parcours autour de l hébergement Et après l hébergement? Travail en réseau et hébergement Politiques d hébergement et cadre légal Pour en savoir plus Contacts Bibliographie La lecture de ce Cahier vous donne envie de réagir? Le laboratoire des innovations sociales et de santé, c est : Écrire pour décrire son projet dans l action sociale et la santé Éditer dans une collection de livres numériques Échanger pour s inspirer, décloisonner, innover Labiso, cela peut aussi être :

6 Les freins à l accueil et à l hébergement des sans-abri 5 Liminaires Ce Labiso dénote par rapport aux cahiers traditionnels. Et pour cause, il est le fruit d un travail participatif de longue haleine avec les relais sociaux. Ceci explique pourquoi, au final, ce double Labiso s apparente davantage à une recherche universitaire assortie de recommandations, qu à un Labiso issu d une écriture journalistique ancrée dans la pratique concrète du terrain, comme nous le proposons d ordinaire. Dans le courant du premier semestre 2008, Didier Donfut, alors ministre de l Action Sociale, de la Santé et de l Égalité des chances, avait initié six projets de recherche sur les freins à l accueil et à l hébergement des sans-abri en Région wallonne. La recherche a été prise en charge par les six relais sociaux wallons, notamment par l engagement d un chercheur sous statut APE dans chaque ville (Charleroi, La Louvière, Liège, Mons, Namur, Verviers). Les chercheurs ont pour la plupart réellement commencé leurs travaux aux environs de avril mai 2008, voire plus tardivement, avec comme objectif de rendre un rapport intermédiaire en octobre Les chercheurs ont ensuite obtenu une année supplémentaire pour approfondir leurs travaux et déboucher sur des propositions de solutions aux freins à l hébergement des sans-abri, dans un rapport final à rendre en octobre Rapidement après le lancement des recherches, le besoin d un cadre de coordination entre les différents chercheurs, non prévu initialement, s est fait ressentir. Il a alors été convenu fin mai 2008 entre le ministre de l Action Sociale, de la Santé et de l Égalité des chances et l Agence Alter, que cette dernière développe un accompagnement méthodologique des chercheurs attachés aux différents relais sociaux. Ainsi, une première phase de la mission conférée à l Agence Alter consistait en la mise en œuvre de l accompagnement lui-même et une seconde consistait en la rédaction d un cahier Labiso qui synthétise les six analyses, ainsi qu une mise en perspective des principaux enseignements dégagés dans chacune des recherches. Au cours de ces deux années d échanges et de réflexions, un chercheur de l Agence Alter a mis en œuvre deux outils pour assurer l accompagnement du travail des chercheurs engagés par les relais sociaux : La confection et la mise en route d un site Internet d échange et d archivage de tous les documents identifiés ou produits par les chercheurs afin de dynamiser et stabiliser entre eux le partage des ressources et productions. Outre la participation aux réunions d accompagnement de la recherche, l organisation, l animation (et le secrétariat), d une dizaine de réunions d intervision entre chercheurs des relais sociaux. Ces rencontres furent l occasion d échanges sur les aspects méthodologiques de la recherche, mais aussi sur les hypothèses et les résultats.

7 6 cahier n Dès lors que la mission des chercheurs a été prolongée d un an et que le travail de coordination entre chercheurs fourni par l Agence Alter a été unanimement reconnu comme utile, il a été convenu de prolonger l accord pris entre le ministre de l Action Sociale, de la Santé et de l Égalité des chances et l Agence Alter. Un scrutin régional et quelques mois plus tard, le fruit de ces travaux a été présenté à l Administration de la Région wallonne le 13 octobre Le temps de lancer le dialogue avec le secteur, notamment sur les pistes ici dégagées, et voici portée à la connaissance du public cette recherche des relais sociaux sur les freins à l hébergement des sans-abri et des personnes en grande précarité. déclaration de politique régionale À la lecture de la Déclaration de politique régionale wallonne publiée en juillet 2009, on peut déjà affirmer que la nouvelle ministre de l Action Sociale, de la Santé et de l Égalité des chances, Éliane Tillieux, sera attentive aux suites à donner à cette recherche. Ainsi, peut-on lire dans le chapitre «Permettre à chaque citoyen de vivre dignement Proposer des solutions en matière d accueil et d hébergement aux personnes en difficultés sociales» : «Le Gouvernement entend continuer les efforts d augmentation de la capacité d accueil en faveur de personnes en difficultés sociales en prenant les mesures suivantes : (...) prendre en compte les résultats de l étude en cours effectuée au sein des relais sociaux sur les freins à l hébergement pour envisager les pistes telles que l adaptation des projets d accueil, les structures elles-mêmes, la formation du personnel, l accès au logement, les animaux de compagnie et surtout l accompagnement dans les premiers mois de l insertion par le logement.»

8 Les freins à l accueil et à l hébergement des sans-abri 7 Des chercheurs dans les relais sociaux pour identifier les freins à l accueil et à l hébergement des sans-abri Des relais sociaux en Wallonie pour lutter contre la précarité C est au début des années 2000 que les relais sociaux ont vu le jour en Wallonie afin d aider les personnes en détresse sociale en coordonnant les services existants. Ce dispositif de lutte contre la précarité et l exclusion sociale se caractérise non seulement par sa prise en compte de l après-urgence il tente d être un maillon dans la chaîne urgence sociale-insertion mais aussi par le fait qu il s appuie sur le tissu institutionnel et associatif préexistant sur un territoire. En effet, avec les relais sociaux, il ne s agissait pas de créer un nouveau service, mais bien de coordonner et renforcer les services existants. Ils sont constitués à la fois d opérateurs publics (CPAS, villes et communes) et issus du tissu associatif (restos du cœur, structures d hébergement, centres d accueil de jour et de nuit ). Six relais sociaux wallons (Liège, Verviers, Namur, Charleroi, La Louvière et Mons-Borinage) se sont structurés autour de quatre pôles : un pôle accueil de jour, où peuvent notamment s organiser des actions d insertion sociale ; un pôle accueil de nuit, en lien avec un ou plusieurs lieux d accueil ; un pôle travail de rue, qui a pour but de nouer ou renouer le contact ; un pôle urgence sociale, afin de répondre aux demandes fondamentales urgentes. Un septième relais social a été mis sur pied cette année dans la zone de Tournai. Un public diversifié, des missions multiples Le public-cible des relais sociaux? Une population variée en précarité sociale aiguë : personnes sans-abri, toxicomanes, personnes ayant des troubles de santé mentale Parmi les missions des relais sociaux, citons celles-ci : permettre un espace de réflexion, d échanges d information et de communication entre les partenaires, organiser la mise en réseau, développer des propositions permettant de répondre aux difficultés vécues tant par le public cible que par les différents partenaires, permettre la réalisation de diverses initiatives et projets des différents partenaires notamment en les subsidiant, développer et coordonner des projets partenariaux, permettre la mise sur pied de formations et supervisions des travailleurs du réseau ou encore interpeller les décideurs politiques sur les problématiques rencontrées. Avec, en toile de fond, une attention parti-

9 8 cahier n culière à la participation des usagers dans l ensemble des initiatives menées. Les relais sociaux ont également un rôle d étude et de collecte de statistiques. Chacun d entre eux est chargé «d observer, de former, d évaluer et de susciter la participation des usagers. De par leur mission d observation, les relais sociaux sont chargés, outre leur rôle de coordination, d assurer un rôle d études et de tenue de statistiques». Dans la poursuite de ces multiples objectifs, chaque relais social a avancé à son propre rythme, avec ses propres contraintes, ses propres développements. D où des situations parfois inégales entre les six villes passées ici à la loupe en ce qui touche l avancement dans ce travail en réseau. Des chercheurs pour identifier les freins à l hébergement des sans-abri Chaque relais social a développé ses propres projets et solutions pour faire face aux besoins d hébergement des sans-abri. Mais il reste de nombreux freins à l accès à l hébergement et toute personne dans le besoin ne trouve pas une place dans un abri de nuit ou une maison d accueil. Les raisons peuvent être nombreuses et varient selon les arrondissements : manque de places dans les structures, présence d animaux de compagnie, familles avec enfants, illégaux, jeunes en rupture, problèmes de santé mentale, violence, refus du règlement d ordre intérieur C est pourquoi, dans le courant du premier semestre 2008, le ministre de l Action sociale, de la Santé et de l Égalité des chances en Région wallonne a initié un projet de recherche portant sur cette problématique. L objectif? Identifier les freins à l accueil d urgence et à l hébergement des personnes sans-abri en Région wallonne et réfléchir à des pistes d actions afin d y remédier. Des recommandations devront être adressées au Gouvernement wallon, recommandations qui pourraient aboutir à des changements législatifs si cela s avère nécessaire. Cette recherche a été prise en charge par six relais sociaux wallons, via l engagement de personnes

10 Les freins à l accueil et à l hébergement des sans-abri 9 chargées d étude sous statut APE. Elle a démarré au printemps Pour chaque relais social, un rapport intermédiaire a été rendu en octobre 2008, suivi en mai 2009 d un rapport final établissant un relevé des freins et des pistes de solutions au niveau local. Une année supplémentaire a été accordée aux chercheurs afin qu ils approfondissent l état des lieux de la problématique et leurs propositions de solutions communes, cela pour octobre Rapidement après le lancement de la recherche, un besoin de coordination entre les chercheurs s est fait sentir. L Agence Alter a alors été sollicitée pour mettre en place un accompagnement méthodologique des chercheurs et, ainsi, les aider à mettre en perspective les différents enseignements dégagés par chacun. D un contexte à l autre Vers une méthode commune Les chercheurs attachés aux relais sociaux ont tous partagé le même canevas de départ, défini dans le cadre du Comité d Accompagnement de la recherche : Canevas pour la rédaction du travail sur les freins à l accueil d urgence et l hébergement des grands précarisés : identifier et quantifier les ressources ; identifier et quantifier, si possible, les demandes d accueil d urgence et d hébergement en maison d accueil et abri de nuit ; identifier les raisons pour lesquelles les SDF et grands précarisés ne sont pas ou ne peuvent pas être accueillis en abri de nuit ou en maison d accueil : raisons tenant à l organisation de l établissement, raisons tenant à l organisation du réseau, raisons tenant aux demandeurs (raisons objectives et subjectives), autres raisons. Malgré ce canevas commun, il va sans dire que chacun a évolué dans un cadre distinct. D une part, les enjeux sont très différents d une ville à l autre. Dans les plus grosses villes, telles que Liège et Charleroi, on a tendance à voir s intensifier la demande dans l accès à l hébergement. Par ailleurs, le cadre de travail, le contexte institutionnel de chaque relais social, mais aussi de chaque réseau local d hébergement a impliqué des démarches différentes. Si les objectifs à atteindre étaient similaires, les chercheurs ont eu recours à des méthodes de recherche différentes, en cumulant différentes techniques : questionnaire, entretien individuel semidirectif, entretien individuel informel, focus-group et immersion avec observation participante dans des structures d hébergement (abris de nuit, maisons d accueil, service logement d un CPAS par exemple).

11 10 cahier n Deux outils ont été mis en œuvre par l Agence Alter afin d assurer l accompagnement du travail des chercheurs : la confection et la mise en route d un site internet d échange et d archivage des documents afin de dynamiser le partage des ressources ; l organisation d une série de réunions d intervision entre chercheurs, occasions d échanges sur les aspects méthodologiques et pratiques, sur les hypothèses et résultats de chacun. Circonscrire la question de l hébergement Le premier objectif des intervisions a été de définir des pistes d analyse quantitative et qualitative communes et, de la sorte, d harmoniser le contenu des recherches. Quelques remarques peuvent être faites à cet égard. Premièrement, concernant le contour de l objet de recherche : l offre d hébergement ne se limite pas aux abris de nuit, aux maisons d accueil et aux maisons d hébergement de type familial reconnus par le décret du 12 février Il faut prendre en compte d autres types d offres, qu elles soient reconnues par le décret (maisons communautaires) ou non (locations supervisées, initiatives privées). Il existe aussi des «formes détournées d hébergement», comme les hôpitaux psychiatriques, les urgences des hôpitaux, les prisons, les hôtels, mais aussi les squats, les campings Si les abris de nuits et les maisons d accueil constituent l objet principal de cette recherche, ces autres formes d hébergement ne doivent pas être oubliées. Deuxièmement, il s agissait de réfléchir à la problématique de l hébergement en la replaçant dans son contexte plus global. Cela signifie, d une part, prendre en compte la question de l accès à un logement accessible et digne : les conditions imposées par le marché immobilier dans un contexte de crise du logement, mais aussi l étendue du parc de logements à caractère social, insuffisant et souvent inaccessible aux sans-abri. D autre part, cela a impliqué de faire le lien entre la question de l hébergement et le contexte local du marché de l emploi : le taux de chômage, la flexibilisation et la précarisation de l emploi. Signalons entre autres l apparition du phénomène des travailleurs sans-abri. Plusieurs catégories de populations sont aujourd hui particulièrement touchées par ces évolutions : les jeunes, les sans-papiers, les femmes en ménage monoparental, les hommes âgés, les personnes handicapées Enfin, si l analyse porte essentiellement sur les freins à l hébergement, il est aussi apparu opportun de tenter de repérer les expériences positives, sur lesquelles pouvaient s appuyer des propositions concrètes de solutions.

12 Les freins à l accueil et à l hébergement des sans-abri 11 le décret du 12 février 2004 En Wallonie, le décret du 12 février 2004 relatif à l accueil, l hébergement et l accompagnement des personnes en difficultés sociales régit les services regroupés sous quatre catégories : les abris de nuit les maisons de vie communautaire les maisons d accueil les maisons d hébergement de type familial. Le décret marque la disparition des termes centres d accueil et maisons maternelles. Dans les maisons de vie communautaire et les maisons d accueil, on peut distinguer des maisons accueillant des publics spécifiques tels que : femmes accompagnées d enfants femmes éventuellement accompagnées d enfants hommes non accompagnés d enfant(s) tous publics (hommes seuls, femmes seules, couples, couples avec enfants ou encore familles monoparentales) Source : Association des maisons d accueil (AMA) - L objectif? Aboutir à des recommandations locales et régionales La recherche s est effectuée en trois temps. Un ensemble de constats a été identifié par les chercheurs des relais sociaux. Chacun s est alors penché sur l élaboration de pistes de solutions adaptées à son contexte local. En bref, il leur fallait répondre aux questions suivantes : quels freins? Quels acteurs sont concernés? Quelles mesures proposer et avec quels moyens? Troisième et dernière étape, se mettre ensemble afin d identifier parmi ces pistes de solutions celles qui pouvaient être d application pour l ensemble de la région. La rédaction de ce rapport par l ensemble des chercheurs, en collaboration avec l Agence Alter, constitue l aboutissement de ce travail. À travers lui, ils présentent le fruit de leur recherche ainsi que les propositions de recommandations communes qu ils adressent aux ministres concernés. Afin de faciliter la lecture et la compréhension de ce document, les recommandations élaborées par les chercheurs ont été regroupées selon différentes thématiques, qui constituent les chapitres qui suivent.

13 12 cahier n Les sans-abri, un public diversifié Une diversité de situations de vie D emblée, la difficulté de définir le public-cible de cette recherche s est imposée. Qu entend-on par grands précarisés? In fine, si un cadre commun s est esquissé entre les chercheurs, chacun a choisi d orienter son regard sur l une ou l autre problématique. Cela a permis d obtenir une vue d ensemble des six grandes villes wallonnes sur l accueil d urgence et l hébergement. Dans un souci d homogénéité, les chercheurs se sont basés sur une définition commune. Celle-ci a été avancée par André Réa et rejoint celle des Nations Unies : «Est sans abri, toute personne qui est incapable d accéder à, et de maintenir, un abri personnel adéquat par ses propres moyens, ou toute personne qui est incapable de se maintenir dans un logement personnel». Tirés de nos observations, lectures et rencontres, les constats qui suivent demandent une certaine souplesse au risque de tomber dans les caricatures et «les profils» réducteurs.

14 Les freins à l accueil et à l hébergement des sans-abri 13 Une tentative de typologie pour mieux comprendre Les personnes sans-abri peuvent, grosso modo, être regroupées en trois catégories. Cette classification s inspire de celle de M. Bresson qui distingue trois formes de vie «La galère», «la zone» et «la cloche» : Les personnes ayant eu un accident de parcours pour lesquelles une réinsertion peut être effective plus ou moins rapidement ; Les personnes marginalisées ou dites récurrentes inscrites dans le réseau de l urgence et qui ne font pas, plus, ou peu l expérience des centres d hébergement. Elles sont, de manière générale, très peu représentées dans les maisons d accueil, surtout celles destinées aux femmes avec enfants. Pour certaines d entre elles, la vie en rue est avancée comme un style de vie préférable aux lieux d hébergement ou au logement ; Les personnes «entre deux» ou «à la frontière» qui souffrent d une problématique particulière non prise en charge (troubles de santé mentale, assuétudes, violence, handicap) couplée avec l absence de logement. Elles ne fréquentent plus ou sporadiquement les services d aide. Elles sont victimes du «syndrome de la patate chaude» c est-à-dire qu elles sont «ballottées» d un service à l autre et n ont que peu de possibilités de tremplin rapide vers la réinsertion sociale. Différents visages de la grande précarité Diversification des profils L image du sans-abri comme un personnage étranger, masculin, vieux, alcoolique et boiteux nécessite quelques réajustements. Les personnes illégales sur le territoire n échappent pas à la problématique du sans-abrisme. D autres sont également touchés par la perte de leur logement : des femmes, des enfants, des jeunes ou des familles entières ou monoparentales. La perte du logement peut aussi concerner une personne ayant un travail. On parle alors de travailleurs pauvres. Elle touche aussi des personnes handicapées reconnues ou non par l AWIPH (Agence wallonne pour l intégration de la personne handicapée). Des personnes provenant d institutions périphériques au logement telles que la prison, les institutions du secteur de l aide à la jeunesse, les institutions du secteur de la santé mentale ou psychiatrique sont également largement rencontrées en rue, dans les restaurants sociaux, abris de nuit ou maisons d accueil. La diversité des profils demandeurs d un accueil d urgence et d un hébergement s explique notamment par la juxtaposition entre des événements conjoncturels et d autres, structurels : aux situations vécues par chaque personne (perte d un emploi, séparation, expulsion, etc.) s ajoute la crise éco-

15 14 cahier n nomique qui précipite plus vite encore les situations de vie dans la précarité voire dans la grande précarité. Rajeunissement des sans-abri Les mineurs et les enfants sont fort représentés au sein des maisons d accueil et parfois dès leur plus jeune âge. À Namur, par exemple, ils représentent en moyenne 50 à 60 % des hébergés dans deux maisons d accueil. Cette forte fréquentation s explique notamment par le rattachement des maisons maternelles au secteur des personnes en difficulté sociale depuis la modification décrétale de 2004, par un manque de prise en charge des jeunes (presque) majeurs suite à leur séjour dans des institutions de l aide à la jeunesse et éventuellement par l état d émancipation acquis par des mineures enceintes. Les jeunes de 18 à 25 ans sont aussi en augmentation en abris de nuit et maisons d accueil. Souvent plus facilement influençables en rue dans un environnement criminogène, ces derniers nécessitent plus d énergie de la part du personnel encadrant. Notons enfin, pour briser les stéréotypes sur les sans-abri, que la majorité d entre eux - toutes villes et centres d hébergement confondus - a moins de 50 ans. Les personnes sans-papiers : une présence très importante dans certaines grandes villes Une proportion plus ou moins importante selon les villes est représentée par des personnes «sanspapiers». Certains cherchent à être reconnus comme réfugiés et sont de passage en abris de nuit le temps de trouver une solution plus stable dans les limites du possible. D autres, ressortissant de l Union européenne, sont également des personnes «sans-droits» en Belgique, des Français par exemple, qui quittent leur foyer pour échapper à une situation familiale inextricable, pour trouver du travail, pour rencontrer des amis ou comme certains d entre eux le disent «pour voir du pays». Prégnance des troubles de santé mentale et des assuétudes La présence - surtout en rue et en abris de nuit - de personnes ayant des troubles de santé mentale et/ou souffrant d assuétudes est en augmentation. Cette tendance a pour effet de compliquer la tâche des services de première ligne dans leur travail de relais car peu de maisons d accueil sont enclines à accueillir des personnes avec troubles de santé mentale non stabilisés ou des personnes dépendantes non-demandeuses d un traitement ou non prêtes à l abstinence. Un phénomène prend de plus en plus d ampleur : la polytoxicomanie (mélange d alcool, cannabis, cocaïne, médicaments, héroïne, etc.), qui pose la difficulté du traitement et du suivi en résidentiel ou en ambulatoire (pro-

16 Les freins à l accueil et à l hébergement des sans-abri 15 gramme de traitement qui s adresse à des situations moins lourdes ou à des personnes encore bien insérées socialement et n ayant donc pas besoin d un traitement en régime résidentiel), surtout pour les personnes qui souffrent également d un trouble de santé mentale ou d accès de violence. Les abris de nuit, de par leur accueil inconditionnel, doivent accueillir ces profils mais ils n échappent pas à la difficulté de les orienter adéquatement. Pour ces personnes étant «trop» ou «pas assez» pour prétendre recevoir une aide globale et pertinente, l urgence tend à devenir un cercle sans fin au lieu d être une réponse à court terme servant de tremplin vers la réinsertion. namur, une multiplicité de visages Dans les maisons d accueil hébergeant des enfants, la majorité des personnes adultes proviennent d un logement autonome sans avoir fait l expérience de la rue ou d un abri de nuit. Ces personnes tendent à rester de plus en plus longtemps en maison d accueil faute de places en aval. Les personnes sans-abri provenant de la rue ou de l abri de nuit sont donc peu représentées dans ces maisons d accueil. La population hébergée dans une des quatre maisons d accueil namuroises est éloquente : plus de 90 % des gens qui arrivent ont un toit. «Ce n est donc pas tant l absence de logement qui les pousse à venir ici», explique le directeur. En moyenne et toutes maisons d accueil confondues, 20 à 50 % des personnes hébergées en maison d accueil proviennent d un logement autonome. Seules 4 à 5 % de personnes «ne provenant d aucun endroit fixe» sont présentes dans trois maisons d accueil namuroises sur quatre. Le passage de l abri de nuit en maison d accueil n est donc pas automatique et les freins à l accès leur sont nombreux. En 2006, 65 % du public rencontré par les Travailleurs sociaux de rue (TSR) [N.D.L.R. : appelés «Travailleurs sociaux de proximité» (TSP) depuis 2009] de la ville de Namur présentait un problème psychiatrique et/ou d assuétude contre 49 % en Soit sur dix ans une évolution croissante de 16 % de personnes précarisées ayant un problème psychiatrique et/ou d assuétude. Adéquation des services existants avec les profils des personnes? Une offre importante mais pas toujours adaptée L offre de services, bien qu étant importante dans la plupart des grandes villes, semble pourtant parfois incomplète ou inadaptée par rapport aux profils des demandeurs. À titre d exemple, les personnes de plus de 60 ans ont peu de possibilités dans le secteur de l hé-

17 16 cahier n bergement puisque, pour répondre aux conditions de subventionnement, les maisons d accueil ne peuvent accueillir plus de trois personnes de plus de 60 ans simultanément. En outre, ces dernières sont réfractaires à partager un lieu de vie communautaire avec des plus jeunes et n ont pas toujours le désir de rentrer en maison de repos car elles disent vouloir garder leur liberté. Par ailleurs, aucune structure d hébergement actuelle à Namur ni à Verviers n est adaptée à l accueil des personnes à mobilité réduite (PMR). Une nécessité de «décloisonner» Une offre parfois trop rigide et trop cloisonnée face à la diversité et la complexité des profils peut créer de l exclusion plutôt que de la combattre. Les exemples de critères d admission ou de procédures qui sont trop éloignés des réalités du public sont nombreux. Tel est le cas, par exemple, de la radiation de la candidature pour les logements sociaux en cas de refus du logement proposé, des règles strictes et quotas internes au sein des maisons d accueil ou encore du manque de souplesse dans les horaires et règles d accès Des causes et conséquences de la grande précarité L absence de toit ou un enchevêtrement de problématiques La problématique du sans-abrisme dépasse la question du logement : si l absence de logement en est une des causes visibles, elle n est que bien souvent la partie apparente de l iceberg. Une rupture familiale, un décès, la perte d un emploi sont autant de facteurs déstabilisants qui fragilisent les personnes par rapport à leur logement. Un séjour en hôpital, en institution d aide à la jeunesse ou en prison peut également précéder la situation de sans logement et l arrivée dans le circuit de l hébergement. Par ailleurs, une fois tombée dans la (grande) précarité, la personne peut traverser des difficultés supplémentaires. Si elles ne sont pas déjà présentes auparavant : surendettement, troubles de santé mentale, assuétudes, division de la famille, perte d un emploi, etc. De la perte de logement à la rue, des parcours non linéaires Il n existe donc pas une cause unique qui amène les personnes à se retrouver sans logement, mais bien une multitude de facteurs qui s entremêlent et complexifient les situations. De même, les personnes sans-abri ne font que rarement un parcours linéaire de la rue au logement en passant par l abri de nuit et la maison d accueil. La rechute est possible et les relais efficaces ne semblent pas toujours évidents (on peut dès lors parler de «syndrome de la patate chaude» dans certains cas).

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