70e anniversaire de l incorporation de force en alsace-moselle Hommage aux malgré-nous

Dimension: px
Commencer à balayer dès la page:

Download "70e anniversaire de l incorporation de force en alsace-moselle 1942-2012. Hommage aux malgré-nous"

Transcription

1 70e anniversaire 70e anniversaire de l incorporation de force en alsace-moselle Hommage aux malgré-nous Discours de Philippe Richert, président du Conseil régional d Alsace Mont National, 25 août 2012

2 PHILIPPE RICHERT Hommage aux Malgré-Nous À l occasion du 70 e anniversaire de l Incorporation de force CONSEIL RÉGIONAL D ALSACE

3 Table des matières 70 ans après... Hommage aux Malgré-Nous Discours à Tambov Message du Président de la République Inauguration du Mémorial d Alsace-Moselle

4 70 ans après... Textes réunis pour le 70 e anniversaire AU MOMENT OÙ nous commémorons le 70 e anniversaire de l incorporation de force, nous ressentons combien la Seconde Guerre mondiale aura profondément marqué l identité et le destin de notre région. Ces dernières années, j ai eu plusieurs fois l occasion de prendre la parole sur ces enjeux de mémoire. Ce fut le cas lors de la douloureuse polémique sur la tragédie d Oradour, à l inauguration du Mémorial d Alsace-Moselle ou encore lors d un déplacement à Tambov... J ai souhaité réunir les quelques textes qui suivent, pour nourrir la réflexion et participer modestement au travail de mémoire qu ensemble, avec les collectivités locales d Alsace et de Lorraine, avec les associations, nous effectuons en Alsace et en Moselle. Philippe Richert Président du Conseil régional d Alsace Ancien ministre

5 Hommage aux Malgré-Nous Discours prononcé par Philippe Richert, le 25 août 2012 au Mont-National Ce matin à Obernai, au pied de cette croix qui veille sur notre région entière, sur ses drames comme sur ses douleurs, au pied de cette croix qui reste la seule tombe des Alsaciens et Mosellans qui n ont jamais eu de tombe, au pied de cette croix qui nous rappelle le sacrifice des qui furent envoyés à la guerre sous un uniforme qui n était pas le leur, l Alsace est venue se souvenir. L Alsace est venue se recueillir. C est, avec nos amis de Moselle, dans l unité de toute une région que nous le faisons. Il y a bien des sujets, chaque jour, pour nous diviser. Mais ce sujet-là nous unit. Par-dessus tout. Parce qu aucune famille d Alsace et de Moselle n aura été épargnée par ce drame. Aucune de nos familles n aura pu échapper à la terreur de l incorporation de force. Depuis 1956, ce sont les associations qui entretiennent, ici, à Obernai, Monsieur le Maire, cher Bernard Fischer, la flamme du souvenir. C est l Association des Evadés et Incorporés de Force, mon général, cher Jean-Paul Bailliard, cher Yves Muller, qui a élevé ce monument, devenu le symbole des Malgré-Nous de l Alsace et aussi de la Moselle, cher président Louis Harig. 5

6 Je veux saluer les représentants de la Fondation Entente Franco-Allemande et adresser, à distance, une amicale pensée à André Bord qui a décidé de participer à Paris aux cérémonies de la Libération. Ce sont les Fils et Filles de Tués, avec leur présidente Marie-Thérèse Manto- Bigay, qui ont, eux aussi, honoré, durant toutes ces années, la mémoire des disparus, rejoints depuis par l association des Pupilles de la Nation et orphelins de guerre d Alsace et leur président Bernard Rodenstein, l Association des Orphelins de Père Malgré-Nous d Alsace-Moselle, fondée par Bernard Ernewein, présidée par Gérard Michel. Je veux également saluer Robert Lang et les Anciens de Tambov, Charles Quirin, les responsables de l ONAC et tous les représentants du monde combattant alsacien. La gratitude de l Alsace à leur égard, à votre égard, est immense. Soixante-dix ans après, ce sont les associations qui ont demandé au Conseil régional d Alsace, au Conseil régional de Lorraine, à nos Conseils généraux, d entretenir le souvenir. C est bien davantage qu un simple passage de relai et de témoin. C est la puissance publique qui accepte, avec les Malgré-Nous, avec leurs enfants, avec les associations, de porter une mémoire. Aujourd hui, c est l Alsace qui choisit d assumer son histoire. Alors, je voudrais saluer toutes les associations qui nous ont demandé d organiser cette commémoration, et bien entendu les Malgré-Nous qui nous font l honneur de leur présence et, chère Germaine Rohbach, les Malgré- Elles... Je voudrais saluer également les hautes autorités civiles, militaires et religieuses qui se joignent à ce moment d émotion et de souvenir. Je veux saluer, avec beaucoup de joie, la présence de Kader Arif, ministre délégué aux Anciens combattants. Que vous soyez aujourd hui, parmi nous, Monsieur le Ministre, revêt une importance toute particulière. À travers 6

7 vous, c est la Nation toute entière qui vient témoigner sa solidarité envers le drame des Alsaciens et des Mosellans. Je veux saluer les parlementaires, députés et sénateurs, le président du Conseil général de Moselle, Patrick Weiten, le président du Conseil général du Bas-Rhin, Guy-Dominique Kennel, ainsi que Pierre Bihl, représentant le président du Conseil général du Haut-Rhin. Je veux également remercier les représentants des cultes : Mgr Jean-Paul Grallet, le président Jean- François Collanges et le président Driss Ayachour, ainsi que le président Denis Geissmann, représentant le grand rabbin Gutman. Leur présence est importante, parce qu en Alsace lorsque nous honorons les morts c est par la prière aussi que nous le faisons. Je veux vous remercier, toutes et tous, qui êtes venus d Alsace et de Moselle, vous qui avez gravi le Mont-National pour rendre hommage aux Malgré- Nous et leur témoigner votre respect. Car c est avec un sentiment de respect profond que nous sommes venus, ce matin, nous incliner devant la mémoire des Malgré-Nous et veiller, soixantedix ans après les ordonnances de 1942, à ce que la flamme du souvenir ne s éteigne pas. Oui, ce que nous sommes venus dire, aujourd hui, c est le respect que nous portons à ces femmes et à ces hommes auxquels rien n aura été épargné au cours de leur vie. Chaque génération vit dans l histoire son lot d épreuves. Et peut-être en estil ainsi depuis l aube des temps. Mais cette génération-là, quand même!... Ces femmes et ces hommes ont vécu la guerre. Beaucoup d entre eux même avaient connu l horreur de la Première guerre mondiale. Ils ont connu, comme tous les Français en 1940, la honte de la défaite. Ils ont subi l évacuation. Ils ont vu le régime de Vichy les abandonner et laisser le Reich nazi décider de leur sort. Ils ont été privés de leur nationalité. Ils ont été privés de leurs droits. Ils ont été privés de leur dignité et jetés malgré eux dans l abjection du pire asservissement qui soit. 7

8 Car les ordonnances de 1942, qui enrôlent de force les Alsaciens et les Mosellans dans la Wehrmacht, ont ceci de particulier : elles présentent les dehors et les masques de l apparente légalité. Mais, du point de vue du droit des gens, du point de vue des simples droits de l homme, elles sont totalement illégales et illégitimes. Et dans les faits, par quoi se traduisent-elles? On enrôle, bien sûr, les Alsaciens et les Mosellans en âge de servir. On fait peser sur les familles de terribles menaces qui, souvent, se transforment en représailles lorsque l un se dérobe et se montre réfractaire. Combien de pères et de mères furent menacés, humiliés, transplantés en Prusse orientale ou, surtout, internés à Schirmeck? Dans l armée allemande elle-même, on ne fait pas confiance à ces Alsaciens et Mosellans, dont chacun sait qu ils sont là contre leur gré. Malgré eux. C est-à-dire malgré leur cœur. Et malgré leur volonté. Il n y a rien d humain qui ne se fasse, dans la vie, sans cœur ni volonté. Ce qui fait un homme et une femme libres, c est sa latitude à déployer et son cœur et sa volonté. Lorsqu on les restreint, lorsqu on les empêche, lorsqu on les brime, ce n est pas d une simple privation qu il s agit. C est un crime contre l humanité qu on commet. Un crime contre l être humain. Je veux le dire solennellement ce matin : non, l incorporation de force ne fut pas seulement un crime de guerre, ce fut aussi un crime contre l humanité... Ces Alsaciens et ces Mosellans, dans l armée allemande, comme on s en méfie, comme on craint leur désertion, on les envoie alors, dans leur immense majorité, sur le Front de l Est, loin de l Alsace qu ils aiment tant, loin de la France qui est restée, malgré tout, leur patrie. Pour les incorporés de force, c est la double peine permanente. Ils ont non seulement l humiliation de devoir porter un uniforme qui n est pas le leur, mais on les fait servir dans les pires conditions. On les envoie à la mort. 8

9 Quand j étais président du Conseil général du Bas-Rhin, j avais tenu, avec les autres collectivités d Alsace et de Lorraine à ce qu on n oublie pas. J avais tenu à ce que nous Alsaciens et Mosellans qui sommes d une autre génération, nous prenions soin de cette mémoire-là et nous veillons sur elle. C est pour cette raison que j ai initié, avec l ensemble des collectivités, les deux départements alsaciens, le département de la Moselle, les deux Conseils régionaux d Alsace et de Lorraine, le Mémorial d Alsace-Moselle. Pour porter cette mémoire. Car elle fait partie de nous. Elle nous constitue. C est pour cette raison que nous avons accompli un travail de longue haleine, jusqu en Russie, tout particulièrement dans le camp de Tambov. C était un geste simple : donner un nom à nos morts, à défaut de pouvoir leur donner une sépulture. Mais c est le plus ancien des gestes humains. C est le geste qu accomplit le fils sur la tombe de son père. Voilà de quoi, nous Alsaciens et Mosellans, sommes redevables. Voilà où est la dignité de l action publique. Si nous n honorons pas nos morts, si nous ne réconcilions pas les mémoires, alors à quoi bon faire tout ce que nous faisons pour gérer le quotidien et préparer l avenir? Je fais partie de ceux qui pensent que le maréchal Foch avait raison lorsqu il écrivait : «Parce qu un homme sans mémoire est un homme sans vie, un peuple sans mémoire est un peuple sans avenir.» Lorsque nous tournons notre regard vers le passé, ce n est pas pour nous y complaire ni raviver les grandes douleurs que le temps heureusement a contribué à apaiser. C est parce que nous sommes redevables envers ceux qui nous ont précédés. Ainsi va la vie, et la chaîne des générations. C est parce qu ils sont en nous, avec ce qu ils ont vécu et éprouvé. Et notre devoir humain, simplement humain, c est de porter cette mémoire et de la transmettre. 9

10 Je suis allé à Tambov. Cela fait partie des souvenirs les plus marquants de ma vie. Non pas à cause du froid. Il est terrible. Non pas à cause de ce qu on y voyait. Il n y a plus rien à voir. Et justement. C est parce qu il n y a rien à voir que cela en devient terrible. Près de Malgré-Nous sont morts ou portés disparus. Ils n ont pas de tombe. Aucune croix. Aucune pierre. Personne, à la Toussaint, ne vient, les fleurir. Quand ils sont morts, ils avaient vingt ans à peine. Parfois seize ou un peu plus. C est l âge où la vie appelle. Aux études comme aux jeux innocents, à l amitié et à l amour. Ils n ont pas eu cela. Ils n ont eu que la mort. Ils avaient la vie devant soi et, pourtant, ils l ont reçue, cette mort, froide, lointaine, étrangère, en terre anonyme. Pour une seule raison : ils avaient eu la mauvaise idée d être nés en Alsace et en Moselle. Et nous? Mais nous serions indignes si nous n honorions pas aujourd hui leur mémoire! Voilà pourquoi ce matin nous sommes réunis à Obernai au pied de cette grande croix, qui longtemps a été la seule tombe de ceux qui n ont pas de tombe. Ici, c est toute l Alsace que ces femmes et ces hommes ont aimée qui se dévoilent à nos yeux. Au loin, c est le Mont Sainte-Odile, figure tutélaire et protectrice qui s offre à nous. Plus loin encore, la flèche de la Cathédrale de Strasbourg, qui élève l esprit en même temps qu elle saisit tout Alsacien d une émotion sans pareille. Demain, ce sera le Mur des Noms, au Mémorial d Alsace-Moselle, qui viendra nous rappeler le sacrifice des Malgré Nous et des Malgré Elles. Aujourd hui, les historiens sont encore au travail. D ici la fin 2012, le processus d édification de ce monument sera définitivement engagé. Avec les autres collectivités d Alsace et de Lorraine, nous avons voulu cela. Nous l avons voulu comme les associations l ont voulu. Nous l avons voulu parce qu inscrire le nom de ces victimes dans la pierre est, à nos yeux, un devoir moral. Un devoir de piété. Un devoir simplement humain. 10

11 Et lorsque, demain, ce mur sera construit, ce mur qui ne sépare pas mais réconcilie les mémoires, le Mont-National gardera toute sa signification et toute sa force. Parce que c est un lieu de mémoire, une mémoire tragique pour l Alsace et la Moselle. Et ce n est pas, non plus, Monsieur le Ministre, un nom commun que celui de la Nation! La Nation! Longtemps, l incorporation de force a été un sujet d incompréhension entre l Alsace et le reste du pays. Longtemps, la France n a pas voulu admettre qu un régime aussi indigne que celui de Vichy avait trahi l Alsace et déshonoré la France... Longtemps, je le sais, nous avons eu le cœur gros. Parce que l incompréhension est une chose. Mais l insulte en est une autre. Et lorsque certains se croyaient autorisés à traiter les Malgré-Nous de traitres quand, dans le même temps, ils compatissaient au sort tragique des enfantssoldats en Erythrée ou au Rwanda, ils n avaient pas compris. Ils n avaient pas compris que c était la même histoire. La même histoire humaine, où l on enrôle des soldats de force. Que cela se passe ici en Alsace ou en Afrique ou dans d autres régions du monde, c est la même douleur, la même souffrance, car c est le même crime qui est commis. Un crime contre l homme. Oui, l histoire de l incorporation de force a longtemps été, entre l Alsace et le reste de la Nation, une source d incompréhension et de douleurs. Il a fallu, en réalité, attendre qu un président de la République vienne à Colmar le 8 mai 2010 pour prononcer un discours qui restera dans l histoire de l Alsace et dans l histoire de France comme un moment inaliénable de réconciliation nationale. C était Nicolas Sarkozy. Il disait alors ces paroles fortes : «Je suis venu aujourd hui en Alsace réparer une injustice. À partir de 1942, les Alsaciens et Mosellans furent enrôlés de force dans l armée allemande. On leur mit un uniforme qui n était pas celui du pays vers lequel allaient leur coeur et leur fidélité. On les força 11

12 à agir contre leur patrie, leur serment, leur conscience... Les Malgré-Nous ne furent pas des traîtres. Ceux qui n ont rien fait pour empêcher cette ignominie perpétrée contre des citoyens français ont trahi les valeurs de la France, l ont déshonorée. Vichy a trahi la France et l a déshonorée...» Oui, il fallait que les Français entendent, enfin, ces paroles-là. Parce que la France, ce n est pas la France sans l Alsace et la Moselle. Parce que nous, ici, nous ne sommes pas nous-mêmes sans la France. Ce matin, nous sommes venus au Mont National, au pied de cette croix, pour nous souvenir du drame que fut l incorporation de force. Nous sommes venus ici ce matin porter, ensemble, dans l unité, cette mémoire. Nous avons en face de nous un devoir : graver dans la pierre le nom des disparus. Nous le ferons au Mémorial d Alsace-Moselle. Nous leur devons. Mais nous avons, ce matin, au-delà de tout, 70 ans après les ordonnances de 1942, un devoir sacré à accomplir ensemble : nous incliner, avec respect, devant la mémoire des victimes. La mémoire de ceux qu un jour les vents mauvais de l histoire privèrent de tout. La mémoire des Malgré-Nous. Et nous le faisons. Au nom de l Alsace. Au nom de la République. Au nom de la France. 12

13 Discours à Tambov Discours prononcé par Philippe Richert, le 26 février 2008, à Tambov C est avec une grande émotion que nous sommes rassemblés aujourd hui au camp de Tambov-Rada. Une émotion particulièrement forte pour moimême et pour toute notre délégation, naturellement bien plus encore pour MM. Benoît et Roegel, qui ont passé ici un moment très douloureux de leur vie. La question des Malgré-Nous reste marquée dans la mémoire collective alsacienne comme une énorme page de souffrance. Mal connue en dehors de l Alsace-Moselle, ignorée ou mal interprétée en France, souvent salie, elle a longtemps été tue par les Alsaciens eux-mêmes, qui y voyaient souvent une source de honte. La plupart des Alsaciens de ma génération ont, dans leur entourage familial, un proche qui fut contraint d endosser l uniforme et la cause d un pays qui n était pas le sien. Cette réalité s est peu à peu fait jour ces quinze dernières années et l Alsace a fini par assumer et évoquer plus sereinement cette page de son histoire. Mais la déchirure reste vive dans la conscience collective. Nombreuses sont les familles comptant un disparu en leur sein, dans lesquelles persiste, au-delà de la douleur causée par la perte d un proche, une douleur due à l ignorance. 13

14 L ignorance et le doute quant à la réalité même de la mort, du fait très souvent de l absence du corps. En Alsace, on dénombre, en effet, pas moins de déportés disparus. Cette absence de certitude, cette absence du corps, a rendu difficile le travail de deuil de beaucoup de familles alsaciennes et l attente a torturé durant des années des épouses, des mères ou des pères. L ignorance des circonstances de la mort ou du lieu de la sépulture, qui empêche le recueillement également, a été et est toujours source d une autre forme de douleur parmi les familles de Malgré-Nous. Pour éviter leur désertion, beaucoup avaient été envoyés sur le front de l Est, loin de la frontière franco-allemande, et rares sont ceux qui ont bénéficié d une sépulture identifiée. Or, dans beaucoup de cas, et notamment celui des disparus, les réponses aux questions ne sont venues qu au compte-gouttes, au fil des libérations successives des prisonniers, dont le dernier est rentré en Alsace en 1955, dix ans après la fin de la guerre! Il a fallu attendre le début des années 1990 et l organisation de l opération «Pélerinage à Tambov» portée par deux anciens prisonniers et soutenue par les associations d anciens combattants pour que le sujet redevienne d une actualité brûlante. C est à cette même époque qu un premier accord a été signé avec les autorités russes, donnant aux familles la possibilité d accéder aux dossiers personnels des prisonniers tenus et conservés à Moscou. Mais, au-delà de ces informations personnelles, il existe aujourd hui beaucoup d inconnues et d incertitudes sur les quelque 48 camps qui ont accueilli des Alsaciens, et surtout sur celui de Tambov. Combien étaient-ils? ? ? Combien y sont morts? Pour répondre à toutes ces questions et à bien d autres encore, j ai souhaité que le Conseil général du Bas-Rhin s engage dans ce travail de recherche qui touche au cœur la mémoire de notre région et de ses concitoyens. J ai souhaité aussi et surtout que cette démarche soit entreprise avec les autres collectivités concernées, le Conseil régional d Alsace et le Conseil général du Haut-Rhin en particulier. Depuis la mise en œuvre de la décentralisation, les 14

15 collectivités territoriales se trouvent confrontées à des enjeux qui les situent au centre des préoccupations et des besoins de nos concitoyens. Face à ce défi, il était de notre responsabilité de donner du sens à notre action pour permettre à ces derniers de mieux vivre ensemble, d assumer pleinement notre passé pour mieux préparer l avenir de nos jeunes générations. C est face à cet enjeu que le Conseil général du Bas-Rhin a décidé, en étroite coopération avec les autres collectivités, d engager une politique mémorielle ambitieuse, dans le but d aider les Alsaciens à se réconcilier avec leur passé, mais également d expliquer et de transmettre un message d espoir à notre jeunesse. La pierre angulaire de cette politique de mémoire est incontestablement le Mémorial d Alsace-Moselle, que nous avons érigé à Schirmeck et dont le Conseil général a confié la présidence au député Alain Ferry, alors conseiller général de ce canton. Centre d interprétation de l histoire de l Alsace et de la Moselle de 1870 à nos jours, le Mémorial a été pensé et réalisé comme un outil en hommage aux victimes de cette période et à vocation pédagogique à destination de nos jeunes générations. C est dans ce même esprit que nous avons décidé de mettre en œuvre une initiative d envergure au service de la connaissance et de la reconnaissance des victimes alsaciennes de la Seconde Guerre mondiale. Ce projet, construit avec le Conseil régional d Alsace et le Conseil général du Haut-Rhin, vise à rassembler, traiter et mettre à la disposition du public toutes les données relatives aux nombreuses victimes engendrées par la situation d annexion de fait qu a connue l Alsace-Moselle entre 1940 et Soixante ans après la libération de notre région du joug nazi et de la fin de la guerre, la connaissance du sort de nos concitoyens a, sans aucun doute, progressé. Mais de nombreuses pages restent à écrire et, surtout, les victimes de la période restent mal connues, voire ignorées. Le message que le président de la République, Nicolas Sarkozy, a bien voulu me demander de lire en son nom ce matin, ici, sur le site du camp de 15

16 Tambov-Rada est un signe fort de l État français reconnaissant la spécificité de l histoire de l Alsace-Moselle et rendant hommage au destin tragique de ces hommes morts en portant l uniforme d une armée qui n était pas la leur. Il contribuera aussi, j en suis sûr, à cicatriser les blessures et le sentiment d injustice, nés de cette période douloureuse. Ce mot que nous avons tous souhaité et attendu, c est l expression claire de la part de l État, pour la première fois dans l histoire de notre pays. C est un moment particulier pour tous les anciens incorporés de force et leurs familles. C est un moment fort pour moi aussi, alors que je tourne une page de ma vie publique. J ai toujours pensé aux efforts que les collectivités se devaient de consacrer, d abord et avec énergie, à assumer les compétences et les responsabilités qui leur sont dévolues par la loi et de réaliser les opérations qui en découlent. Mais cela ne serait qu une juxtaposition de projets, si la démarche ne s inscrivait pas dans la perspective d une communauté de projet et de destin, où le passé collectif, heureux ou tragique, constitue un ciment et un ferment. 16

17 Message du Président de la République Message de Nicolas Sarkozy, lu à Tambov, le 26 février 2008 Vous êtes aujourd hui rassemblés sur le site du Camp n 188 de Tambov- Rada, où dix-huit mille de nos compatriotes ont connu les souffrances de la captivité. Ici, moururent après avoir enduré le froid, la faim et la maladie, près de cinq mille Alsaciens et Lorrains. Je m associe aujourd hui à votre recueillement et à l hommage que vous rendez à la mémoire de ces sacrifiés. Ces fils de France, en effet, sont morts parce qu ils portaient un uniforme qu ils n avaient pas choisi, incorporés contre leur gré dans une armée qui n était pas la leur. Victimes de l Histoire, ils font pleinement partie de la communauté nationale et c est à ce titre que je m incline aujourd hui en leur mémoire. Ils ne doivent pas être aspirés par l oubli. Grâce à vous, leurs noms figureront bientôt sur un monument érigé en Alsace-Moselle, sur cette de terre de France à laquelle ils ont été arrachés pour être jetés dans ces combats acharnés. Par votre intermédiaire, je leur adresse aujourd hui le salut fraternel de la Nation à laquelle ils n ont jamais cessé d appartenir. 17

18 Inauguration du Mémorial d Alsace-Moselle Discours prononcé par Philippe Richert, le 18 juin 2005, à Schirmeck Lorsqu il y a plusieurs années a émergé l idée de créer un Mémorial, beaucoup a été dit sur la pertinence d un tel équipement, sur l inutilité de remuer le passé. Et je dois dire que, tout en étant persuadé du bien-fondé d un tel projet, j ai eu beaucoup de mal à décider de l implication du Conseil général du Bas-Rhin dans sa réalisation. Cette décision politique a même sans doute été la plus difficile à prendre dans le cadre de mes fonctions de président du Conseil général. Difficile, parce qu elle impliquait, au-delà du fort engagement financier de notre collectivité un engagement politique, une prise de responsabilité personnelle dans la mise en œuvre d un tel équipement qui en appelle à la mémoire. Un équipement qui, à n en pas douter, suscite un débat délicat, difficile, parfois polémique. Cependant, six ans après, je suis heureux du choix que j ai fait. Les visites que j ai effectuées ont apaisé mes craintes. Je suis impressionné et ému par la qualité scénographique, mais aussi par la qualité scientifique des éléments qui y sont exposés. Et par la densité et l intensité du débat qui s organise : le travail de mémoire prend forme soixante ans après. L Alsace-Moselle a eu une histoire tragique et complexe, souvent méconnue. Province frontalière, ayant changé cinq fois de nationalité en soixante-quinze ans moins d une vie d homme!, occupée, annexée, ballottée d une culture à une autre, elle a vu mourir des centaines de milliers de ses enfants sous un uniforme ou un autre, pour être heureuse mais meurtrie, humiliée ou parfois 18

19 montrée du doigt. Oui, il y a eu aussi des raccourcis faciles et honteux, même sous la plume d intellectuels qui devraient lire davantage avant d écrire. Cette histoire complexe est parfois très mal connue par les Alsaciens euxmêmes. La diversité des destins individuels entre 1870 et 1945 a, en effet, rendu difficile et complexe toute construction d une mémoire collective. Le travail de deuil, l expression des souffrances, des traumatismes ou parfois de la honte, le travail de transmission de la mémoire ne s est pas fait ou de manière imparfaite seulement. C est sur ce constat que l idée a germé peu à peu de doter enfin l Alsace- Moselle d un lieu de mémoire qui lui permettrait de regarder sereinement son histoire en face. Nous le devons aux témoins de cette tragédie, à leurs enfants et aux générations futures. Si ce projet a vu le jour, c est grâce à la mobilisation sans faille de quelquesuns que je voudrais particulièrement saluer ici. Permettez-moi de citer, en premier lieu, me deux collègues conseillers généraux, Jean-Laurent Vonau et Alphonse Troestler, qui sont aussi tous deux historiens passionnés et amoureux de notre région. C est parce que je savais que je pouvais compter sur eux que le Conseil général du Bas-Rhin a accepté d être le chef de file de cette opération. Remercier aussi Jean-Pierre Masseret, aujourd hui sénateur et président du Conseil régional de Lorraine. Alors qu il était secrétaire d État aux Anciens combattants, il a su se laisser convaincre par ses prédécesseurs à ce poste : Jean Laurain et André Bord. Il est important que toutes les collectivités se soient investies dans ce projet car, sans la présence de nos trois départements et de nos deux régions, ce projet n aurait pas la même légitimité ni la même force... Le Mémorial se veut le miroir fidèle de la mosaïque des destins individuels alsaciens et mosellans entre 1870 et Le drame des «Malgré-Nous» bien sûr : près de jeunes, enrôlés de force dans l armée allemande pour un combat qui n était pas le leur et dont plus d un tiers ne sont jamais revenus. Mais aussi le destin de ceux qui ont pu et osé refuser ou qui ont choisi l exil. Ceux qui ont été expulsés, chasses ou décimés. Je pense, bien entendu, en 19

20 premier lieu, aux Juifs. Je voudrais ici citer Vladimir Jankélévitch : «Les déportés, les massacrés n ont plus que nous pour penser à eux. Les morts dépendent entièrement de notre fidélité.» Nous la leur devons. «La plus belle sépulture des morts, disait encore André Malraux, c est la mémoire des vivants.» Cette mosaïque, ce sont aussi ceux nous n avons pas le droit de le taire qui ont collaboré. Ce Mémorial a pour mission de présenter le passé de l Alsace- Moselle dans toute sa complexité, avec honnêteté, rigueur et respect. Sans volonté de juger, de hiérarchises ni de blâmer. Sans martyrologie ni volonté d enjoliver. C est là un devoir de mémoire que nous avons vis-à-vis de nos aînés. Mais, au-delà du seul devoir, nous devons être capables de mener désormais avec et pour nos enfants un véritable travail de mémoire. Certains ont pu dire qu il était trop tôt pour rouvrir ce débat et ravivée des plaies mal cicatrisées. D autres ont dit qu il était trop tard. D autres enfin prétendent qu il est inutile de remuer ce passé encombrant. Je pense, pour ma part, qu il est temps que l Alsace et la Moselle affrontent leur passé lucidement, si elles veulent construire leur avenir de façon décomplexée. Ce travail de mémoire est également nécessaire vis-à-vis de notre patrie, la France, qui, mal informée et parfois victime d une «vision myope» pour reprendre l expression du regretté Jean-Louis English, s arrête encore parfois à des raccourcis simplistes et a encore trop souvent une image déformée et caricaturale de la réalité alsacienne et mosellane. L histoire de l Alsace-Moselle ne saurait être exclue de la conscience nationale française. Elle est française depuis plus de trois siècles et a fait le choix de la France républicaine. Aussi espérons-nous vivement que le président de la République, symbole de l unité de la Nation, pourra répondre à notre invitation d inaugurer officiellement le Mémorial. Le contraire serait difficilement ressenti. 20

21 Sa visite pourrait se tenir, par exemple, à l occasion de sa venue en Alsace pour inaugurer, juste en face de nous, le Centre européen du résistant déporté, construit sur le camp de concentration du Struthof. Un lieu de sinistre mémoire et d horreur pour tant d hommes. Les thèmes de ces deux lieux de mémoire sont différents. Mais ils participent au même objectif. L éducation et le témoignage ne sont pas concurrents, mais complémentaires. À travers une coordination de leurs actions pédagogiques, ces deux équipements ont vocation à constituer un pôle de la Mémoire positionnant la Vallée de la Bruche comme terre de Mémoire et d Histoire, lieu de sens et de pédagogie. Car telle est bien la seconde mission confiée au Mémorial : être un lieu pédagogique. Pour l ensemble des citoyens d ici et d ailleurs, et en particulier pour les jeunes. Afin de développer leur tolérance, en leur montrant comment les événements historiques peuvent infléchir et broyer les destins au mépris des volontés individuelles ; et de les rendre vigilants Pour ma part, je souhaiterais que chaque jeune bas-rhinois ait, au moins une fois dans sa scolarité, eu l occasion de visiter le Struthof et le Mémorial. Ceci afin de compléter leur éducation civique, leur éducation d être humain et de citoyen. Le Département du Bas-Rhin veillera à mettre en place d ici la prochaine rentrée les dispositifs financiers permettant de faire en sorte que les visites de groupes scolaires vers le Mémorial soient plus aisées voire gratuites pour les établissements scolaires. Lieu de mémoire et de pédagogie, le Mémorial a également été voulu comme un symbole de la réconciliation franco-allemande. Son parcours se termine, en effet, par l évocation de la place de l Alsace et de la Lorraine dans la construction européenne, ainsi que leur rôle de trait d union dans l instauration d un couple franco-allemand solidaire, épine dorsale d une Europe unie et pacifiée. 21

Il est de notre devoir de rappeler ce que fut l une des plus effroyables et honteuses pages de notre Histoire. La

Il est de notre devoir de rappeler ce que fut l une des plus effroyables et honteuses pages de notre Histoire. La Discours de Frédérik BERNARD, Maire de Poissy Journée nationale du souvenir des victimes et héros de la déportation - dimanche 24 avril 2011 - Monsieur le Député (présence non confirmée), Monsieur le Vice-Président

Plus en détail

Le Souvenir français 20h30 Salle des fêtes HDV

Le Souvenir français 20h30 Salle des fêtes HDV Le Souvenir français 20h30 Salle des fêtes HDV Déroulé : 14h30 : Accueil du Ministre de la Défense 15h00 : Allocution de J Y Le Drian morts 15h45 : Dépôt de gerbe au Monument aux 18h30 : concert 20h30

Plus en détail

Document 7. 13. Pourquoi ce discours de 1995 marque-t-il un moment important?

Document 7. 13. Pourquoi ce discours de 1995 marque-t-il un moment important? Pages 77-78. Passage en italique. «Je crois devoir attirer votre attention sur le fait qu en exécution des ordres reçus du commandeur des SS, les arrestations ont été opérées uniquement par la police française

Plus en détail

Assemblée générale annuelle du Souvenir Français

Assemblée générale annuelle du Souvenir Français Assemblée générale annuelle du Souvenir Français Déroulé : Vendredi 17 Avril 2015 Accueil à l hôtel de Ville - SDF 14h30 Acceuil Républicain de Monsieur le Ministre de la défense 15h Allocution du MinDef

Plus en détail

M. Jean-Yves Le Drian, Ministre de la Défense. Allocution pour la prise d armes de la Croix du combattant

M. Jean-Yves Le Drian, Ministre de la Défense. Allocution pour la prise d armes de la Croix du combattant MINISTÈRE DE LA DÉFENSE M. Jean-Yves Le Drian, Ministre de la Défense Allocution pour la prise d armes de la Croix du combattant Cour d honneur des Invalides, le 1 er octobre 2015 Seul le prononcé fait

Plus en détail

POURQUOI EST-CE SI DIFFICILE DE PERDRE UN BÉBÉ?

POURQUOI EST-CE SI DIFFICILE DE PERDRE UN BÉBÉ? POURQUOI EST-CE SI DIFFICILE DE PERDRE UN BÉBÉ? Ce n est pas juste un petit bébé qui a été perdu. C est une vie au complet qui ne sera pas vécue. Contrairement aux idées véhiculées dans la société, le

Plus en détail

Le témoignage d'une famille ayant adopté un enfant à besoins spécifiques...

Le témoignage d'une famille ayant adopté un enfant à besoins spécifiques... Le témoignage d'une famille ayant adopté un enfant à besoins spécifiques... Je suis Karine Nivelais je vis en couple, nous avons 40 et 45 ans, et 4 enfants qui ont 14, 12, 11 ans et 6 ans. Pour notre troisième

Plus en détail

Congrès de l Association francophone des Commissions nationales de promotion et de protection des droits de l Homme (AFCNDH)

Congrès de l Association francophone des Commissions nationales de promotion et de protection des droits de l Homme (AFCNDH) Paris, 8 novembre 2013 Congrès de l Association francophone des Commissions nationales de promotion et de protection des droits de l Homme (AFCNDH) Allocution de S.E. M. Abdou Diouf, Secrétaire général

Plus en détail

Ambassade de France en Irak Bureau de Erbil - Hawler

Ambassade de France en Irak Bureau de Erbil - Hawler Ambassade de France en Irak Bureau de Erbil - Hawler Allocution prononcée le dimanche 1 er juin 2008 par Son Excellence Monsieur Bernard Kouchner, Ministre des Affaires étrangères et européennes, lors

Plus en détail

Douleur, souffrance, démence et fin de vie

Douleur, souffrance, démence et fin de vie Douleur, souffrance, démence et fin de vie Qu est ce que la douleur? Différence entre douleur et souffrance La souffrance serait morale et la douleur physique La douleur serait locale et la souffrance

Plus en détail

Sondage France Alzheimer / Opinion Way Paroles de personnes malades Principaux résultats Septembre 2015

Sondage France Alzheimer / Opinion Way Paroles de personnes malades Principaux résultats Septembre 2015 Synthèse Sondage Sondage France Alzheimer / Opinion Way Paroles de personnes malades Principaux résultats Septembre 2015 Préambule Donner la parole aux personnes malades, ne pas s exprimer à leur place,

Plus en détail

Jésus m appelle à le suivre : avec l aide de l Esprit Saint, j embarque!

Jésus m appelle à le suivre : avec l aide de l Esprit Saint, j embarque! 4 Jésus m appelle à le suivre : avec l aide de l Esprit Saint, j embarque! Objectifs : En cette 4 ème catéchèse, nous voulons faire découvrir que, par le baptême, Jésus nous a rassemblé e s dans la communauté

Plus en détail

Ce livret parle de la plus grande des promesses jamais faites, et de ce que Dieu a fait pour la tenir.

Ce livret parle de la plus grande des promesses jamais faites, et de ce que Dieu a fait pour la tenir. Ce livret parle de la plus grande des promesses jamais faites, et de ce que Dieu a fait pour la tenir. 2 Dieu vous aime et il tient ses promesses. Depuis que Dieu a fait le monde, il a promis de prendre

Plus en détail

DISCOURS DU PRESIDENT DE LA SOIXANTE-CINQUIEME SESSION DE L ASSEMBLEE GENERALE M. JOSEPH DEISS

DISCOURS DU PRESIDENT DE LA SOIXANTE-CINQUIEME SESSION DE L ASSEMBLEE GENERALE M. JOSEPH DEISS DISCOURS DU PRESIDENT DE LA SOIXANTE-CINQUIEME SESSION DE L ASSEMBLEE GENERALE M. JOSEPH DEISS A L OCCASION DE LA RECEPTION OFFICIELLE FRIBOURG, OUVERT AU MONDE FRIBOURG 5 OCTOBRE 2010 Seul le discours

Plus en détail

Politique mémorielle : un DVD-Rom rend hommage à «La Résistance des Alsaciens»

Politique mémorielle : un DVD-Rom rend hommage à «La Résistance des Alsaciens» Politique mémorielle : un DVD-Rom rend hommage à «La Résistance des Alsaciens» Eric Straumann, Président du Conseil Départemental du Haut-Rhin, Frédéric Bierry, Président du Conseil Départemental du Bas-Rhin,

Plus en détail

Cérémonie - Lancaster JB 139 Mardi 5 août 2014. Allocution de Philippe Paul, sénateur-maire de Douarnenez

Cérémonie - Lancaster JB 139 Mardi 5 août 2014. Allocution de Philippe Paul, sénateur-maire de Douarnenez Cérémonie - Lancaster JB 139 Mardi 5 août 2014 Allocution de Philippe Paul, sénateur-maire de Douarnenez Mesdames et Messieurs les Elus, Mesdames et Messieurs les Représentants des autorités civiles, militaires

Plus en détail

Vous êtes coach, thérapeute, professionnel de la relation d aide, du bien-être ou du

Vous êtes coach, thérapeute, professionnel de la relation d aide, du bien-être ou du Vous êtes coach, thérapeute, professionnel de la relation d aide, du bien-être ou du développement personnel, vous avez lancé votre activité il y a quelques semaines ou quelques mois et vous aimeriez la

Plus en détail

1. Aurais-je une dette, une promesse à honorer?... 19 Implication et prise de distance, comment faire?... 24 Que faire de la vie sauve?...

1. Aurais-je une dette, une promesse à honorer?... 19 Implication et prise de distance, comment faire?... 24 Que faire de la vie sauve?... Table des matières Préface, Clémentine Autain... 9 Préambule... 13 1. Aurais-je une dette, une promesse à honorer?... 19 Implication et prise de distance, comment faire?... 24 Que faire de la vie sauve?...

Plus en détail

Q. QUELLE EST LA MISSION DU CENTRE DE CRISE POUR LES VICTIMES DE VIOL?

Q. QUELLE EST LA MISSION DU CENTRE DE CRISE POUR LES VICTIMES DE VIOL? Q. QUELLE EST LA MISSION DU CENTRE DE CRISE POUR LES VICTIMES DE VIOL? R. Le Centre de crise pour les victimes de viol est un groupe de femmes qui apporte son soutien aux femmes qui ont vécu une expérience

Plus en détail

DISCOURS DU PRESIDENT DU COMITE DE PILOTAGE DU CIFAL OUAGADOUGOU

DISCOURS DU PRESIDENT DU COMITE DE PILOTAGE DU CIFAL OUAGADOUGOU DISCOURS DU PRESIDENT DU COMITE DE PILOTAGE DU CIFAL OUAGADOUGOU Monsieur Carlos LOPES, Directeur Général de l UNITAR et Sous-secrétaire Général des Nations Unies, Monsieur Edwin FORLEMU, Secrétaire Exécutif

Plus en détail

LIVAROT COMMUNAUTE DE COMMUNES DU PAYS DE LIVAROT. INAUGURATION DE LA SALLE MULTISPORTS samedi 22 octobre 2011 à 11 h

LIVAROT COMMUNAUTE DE COMMUNES DU PAYS DE LIVAROT. INAUGURATION DE LA SALLE MULTISPORTS samedi 22 octobre 2011 à 11 h LIVAROT COMMUNAUTE DE COMMUNES DU PAYS DE LIVAROT INAUGURATION DE LA SALLE MULTISPORTS samedi 22 octobre 2011 à 11 h Président de la Communauté de communes du Pays de Livarot et Maire de la Commune de

Plus en détail

Inauguration du Master Sécurité Routière : Monsieur le Premier Ministre, Mesdames et Messieurs,

Inauguration du Master Sécurité Routière : Monsieur le Premier Ministre, Mesdames et Messieurs, Inauguration du Master Sécurité Routière : Monsieur le Premier Ministre, Mesdames et Messieurs, C est toujours un grand plaisir de vous retrouver au Liban. Mais le plaisir se double aujourd hui d une grande

Plus en détail

toute vie mérite d être écrite dans un livre

toute vie mérite d être écrite dans un livre toute vie mérite d être écrite dans un livre votre histoire mérite un livre. osez transmettre l essentiel. Grâce à ses 5 formules et à son réseau de plus de 90 biographes, Plume d Eléphant permet à tout

Plus en détail

LEGS DONATIONS ASSURANCES-VIE. Transmettez-lui ce que vous avez de plus cher : la liberté

LEGS DONATIONS ASSURANCES-VIE. Transmettez-lui ce que vous avez de plus cher : la liberté LEGS DONATIONS ASSURANCES-VIE Transmettez-lui ce que vous avez de plus cher : la liberté transmettez leur la liberté! Si, comme nous, vous pensez que la plus belle des valeurs est la liberté, vous pouvez,

Plus en détail

Ensemble, soutenons le Bleuet de France!

Ensemble, soutenons le Bleuet de France! DOSSIER DE PRESSE Il ne peut y avoir de Solidarité sans Mémoire Depuis 1991, les fonds récoltés par l Œuvre Nationale du Bleuet de France (ONBF) permettent d accompagner la politique mémorielle de l ONACVG.

Plus en détail

La Responsabilité de Meiji Gakuin dans la Guerre et après la Guerre. Une Confession

La Responsabilité de Meiji Gakuin dans la Guerre et après la Guerre. Une Confession La Responsabilité de Meiji Gakuin dans la Guerre et après la Guerre Une Confession A l occasion du cinquantième anniversaire de la défaite japonaise, je confesse devant vous surtout, Seigneur, le crime

Plus en détail

Je suis ravie et fière d être parmi vous aujourd hui à l occasion des 10 ans de la CNSA.

Je suis ravie et fière d être parmi vous aujourd hui à l occasion des 10 ans de la CNSA. Discours de Ségolène NEUVILLE, Secrétaire d État chargée des Personnes handicapées et de la Lutte contre l exclusion, à l occasion du 10 ème anniversaire de la Caisse nationale de solidarité pour l autonomie

Plus en détail

QUESTIONNAIRE aux ETUDIANTS OUT. Comment avez-vous été accueillis et contactés sur place?

QUESTIONNAIRE aux ETUDIANTS OUT. Comment avez-vous été accueillis et contactés sur place? Université à l étranger: Université Nationale de La Plata Semestre/Année de séjour : Semestre 1/ 2012/2013 Domaine d études : Etudes européennes L accueil : QUESTIONNAIRE aux ETUDIANTS OUT Comment avez-vous

Plus en détail

Aimer Elle avait laissé sa phrase en suspens. Je rouvris les yeux, pour voir qu elle me regardait. Elle m observait. Elle allait dire quelque chose, et guettait ma réaction. Je n avais aucune idée de ce

Plus en détail

Conseil supérieur des archives Mardi 3 mai 2016 Discours de M. Jean-Louis Debré, président du Conseil supérieur des archives

Conseil supérieur des archives Mardi 3 mai 2016 Discours de M. Jean-Louis Debré, président du Conseil supérieur des archives Conseil supérieur des archives Mardi 3 mai 2016 Discours de M. Jean-Louis Debré, président du Conseil supérieur des archives Madame la Ministre, Le chemin que vous venez de tracer pour le nouveau Conseil

Plus en détail

Chapitre 1. Trouver ses bases

Chapitre 1. Trouver ses bases Chapitre 1 Trouver ses bases 9 Lundi Dépendance Comme un bébé dans les bras de sa mère est impuissant, Dieu souhaite que nous (re)devenions ainsi dans ses bras à lui. Il s agit, en fait, plus de réaliser

Plus en détail

Au cœur des célébrations du centenaire de la Grande Guerre, le Bleuet de France, Fleur Française du Souvenir renaît pour redonner de l espoir!

Au cœur des célébrations du centenaire de la Grande Guerre, le Bleuet de France, Fleur Française du Souvenir renaît pour redonner de l espoir! DOSSIER DE PRESSE Au cœur des célébrations du centenaire de la Grande Guerre, le Bleuet de France, Fleur Française du Souvenir renaît pour redonner de l espoir! 11 novembre 1934 11 novembre 2014 80 ans

Plus en détail

LE PROJET INSTITUTIONNEL : DES VALEURS A L ORGANISATION

LE PROJET INSTITUTIONNEL : DES VALEURS A L ORGANISATION LE PROJET INSTITUTIONNEL : DES VALEURS A L ORGANISATION Marcel JAEGER - Directeur Général, IRTS Montrouge / Neuilly sur Marne Je ne vais traiter que du projet d établissement ou de service, et non pas

Plus en détail

Et maintenant? Conseils.

Et maintenant? Conseils. Et maintenant? Conseils. Il y a quelques semaines, le docteur nous a renvoyé à la maison en nous annonçant : votre père souffre de démence. Mon frère et moi, nous nous demandons maintenant ce que nous

Plus en détail

Dossier de presse. Exposition «Les Juifs de Corrèze dans la Shoah»

Dossier de presse. Exposition «Les Juifs de Corrèze dans la Shoah» Exposition «Les Juifs de Corrèze dans la Shoah» Dossier de presse Reprenant et complétant l exposition «Les Juifs de France dans la Shoah», réalisée en 2012 par l ONAC et le Mémorial de la Shoah, cette

Plus en détail

victimes d accidents du travail. L ensemble du monde du travail doit redoubler d efforts pour éviter de nouveaux Rana Plaza.

victimes d accidents du travail. L ensemble du monde du travail doit redoubler d efforts pour éviter de nouveaux Rana Plaza. Allocution à l occasion de la journée mondiale pour la santé sécurité au travail Réception au Ministère du travail, Paris (hôtel du Chatelet) 28 avril 2015 Monsieur le Ministre, Mesdames et Messieurs les

Plus en détail

Discours de : Premier Ministre de la République Togolaise A LA. CEREMONIE D OUVERTURE DE LA 64 ème JOURNEE INTERNATIONALE DES DROITS DE L HOMME ET DE

Discours de : Premier Ministre de la République Togolaise A LA. CEREMONIE D OUVERTURE DE LA 64 ème JOURNEE INTERNATIONALE DES DROITS DE L HOMME ET DE République Togolaise Travail-Liberté-Patrie Discours de : Son Excellence Monsieur Kwesi Séléagodji AHOOMEY-ZUNU Premier Ministre de la République Togolaise A LA CEREMONIE D OUVERTURE DE LA 64 ème JOURNEE

Plus en détail

ACCOMPAGNTRICE MODÉRATRICE Application du tome 1

ACCOMPAGNTRICE MODÉRATRICE Application du tome 1 ACCOMPAGNTRICE MODÉRATRICE Application du tome 1 J ai le goût de partager avec vous mes expériences de vie qui en 2003 ont créé un précédent incontestable lors de la parution de mon livre : Changez votre

Plus en détail

La médiation familiale Conflits familiaux, séparation, divorce...

La médiation familiale Conflits familiaux, séparation, divorce... Conflits familiaux, séparation, divorce... Comment va s organiser l accueil de nos enfants après notre séparation? Comment, en tant que père, continuer à assurer le suivi scolaire de ma fille? Je ne vois

Plus en détail

Voici les textes écrits par les cm2 de madame Bégard. pour le devoir de mémoire

Voici les textes écrits par les cm2 de madame Bégard. pour le devoir de mémoire Voici les textes écrits par les cm2 de madame Bégard pour le devoir de mémoire Pour moi un monument aux morts c est se souvenir des personnes qui se sont sacrifiées pour notre vie, et cela dans des conditions

Plus en détail

au s s i on t un e âm e

au s s i on t un e âm e Frère Marie-Angel Les canailles au s s i on t un e âm e Itinéraire spirituel d un enfant SDF éditions des Béatitudes Préface Je m appelle Angel. Mon second prénom chrétien est Gabriel et c est par ce dernier

Plus en détail

Déclaration de M. Philipp Hildebrand, Président de la Direction générale de la Banque nationale suisse

Déclaration de M. Philipp Hildebrand, Président de la Direction générale de la Banque nationale suisse Déclaration de M. Philipp Hildebrand, Président de la Direction générale de la Banque nationale suisse Berne, le 9 janvier 2012 Ce que la Banque nationale suisse (BNS) a pu accomplir depuis ma nomination

Plus en détail

«seul le prononcé fait foi»

«seul le prononcé fait foi» «seul le prononcé fait foi» Discours à l occasion de la réunion du Pacte de Responsabilité et de Solidarité Lundi 26 mai 2014 Lesparre-Médoc Mesdames et Messieurs les Parlementaires Mesdames et Messieurs

Plus en détail

DOSSIER DE PRESSE. «Un seul être vous manque, et tout est dépeuplé» Lamartine.

DOSSIER DE PRESSE. «Un seul être vous manque, et tout est dépeuplé» Lamartine. DOSSIER DE PRESSE «Un seul être vous manque, et tout est dépeuplé» Lamartine. Movieternity : un concept novateur et éthique COMMUNIQUE DE PRESSE «Un seul être vous manque et tout est dépeuplé.» Lamartine

Plus en détail

Rapport de stage. Travail présenté à Mer et Monde. Par Yohann Lessard

Rapport de stage. Travail présenté à Mer et Monde. Par Yohann Lessard Rapport de stage Travail présenté à Mer et Monde Par Yohann Lessard Université Laval Le 25 octobre 2014 Formation préparatoire Nos formatrices étaient Amélie et Raphaelle. Nous avons abordé plusieurs thèmes,

Plus en détail

Perdre un ou plusieurs bébés lors d une grossesse multiple

Perdre un ou plusieurs bébés lors d une grossesse multiple Perdre un ou plusieurs bébés lors d une grossesse multiple L augmentation des traitements en clinique de fertilité et l âge plus avancé des femmes qui s engagent dans une grossesse contribuent à une plus

Plus en détail

SEMAINE 1 23 FÉVRIER AU 1 MARS. Texte de Colossiens à lire. Sujets de prière pour la semaine

SEMAINE 1 23 FÉVRIER AU 1 MARS. Texte de Colossiens à lire. Sujets de prière pour la semaine GUIDE PROTÉINÉ SEMAINE 1 23 FÉVRIER AU 1 MARS Texte de Colossiens à lire Colossiens 1.111 (Lisez ce passage chaque jour de la semaine, c est la meilleure manière de l apprendre par cœur) Sujets de prière

Plus en détail

Osez parler en public

Osez parler en public Préface «La parole n a pas été donnée à l homme; il l a prise», nous dit Louis Aragon. J ajouterais: encore faut-il savoir comment la prendre. L outil que vous avez entre les mains vous propose un mode

Plus en détail

6 ième dimanche de Pâques C. Frères et Sœurs,

6 ième dimanche de Pâques C. Frères et Sœurs, 6 ième dimanche de Pâques C Frères et Sœurs, Jésus venait de dire : «SI QUELQU UN M AIME, IL RESTERA FIDÈLE À MA PAROLE ; MON PÈRE L AIMERA, NOUS VIENDRONS CHEZ LUI; NOUS IRONS DEMEURER AUPRÈS DE LUI»

Plus en détail

Synopsis «Cent Jours»

Synopsis «Cent Jours» Synopsis «Cent Jours» Résumé Cette œuvre est un fidèle reflet de la réalité, puisqu il peut s assimiler à un journal intime, un polaroïd de ma réflexion de femme de 33 ans, mariée et enceinte de son troisième

Plus en détail

- - - + + + Exemples. 1 J ai des convictions fermes que je ne modifie qu après mûre réflexion Confiance en soi/ identité

- - - + + + Exemples. 1 J ai des convictions fermes que je ne modifie qu après mûre réflexion Confiance en soi/ identité Documentation C Autoévaluation des compétences sociales et personnelles Vous avez rempli le justificatif des prestations fournies pour l année relatif à votre travail concernant la prise en charge de votre

Plus en détail

l encoche La première centenaire de Montana : Madame Simone Fardel revue d information de la commune de Montana Décembre 2006 - N 10

l encoche La première centenaire de Montana : Madame Simone Fardel revue d information de la commune de Montana Décembre 2006 - N 10 revue d information de la commune de Montana Décembre 2006 - N 10 La première centenaire de Montana : Madame Simone Fardel 2006 Commune de Montana, sauf mention spéciale en fin d article. Reproduction

Plus en détail

LA MORT ET LA VIE. Homélie du Jour de Pâques cathédrale de Strasbourg le 20 avril 2003. Chers Frères et Sœurs dans le Christ, Chers Amis,

LA MORT ET LA VIE. Homélie du Jour de Pâques cathédrale de Strasbourg le 20 avril 2003. Chers Frères et Sœurs dans le Christ, Chers Amis, LA MORT ET LA VIE Homélie du Jour de Pâques cathédrale de Strasbourg le 20 avril 2003 Chers Frères et Sœurs dans le Christ, Chers Amis, «Mors et vita duello conflixere mirando. Dux vitae mortuus regnat

Plus en détail

La démarche du message clair

La démarche du message clair La démarche du message clair Au fil des mois passés à la maternelle, l enfant prend de plus en plus conscience des liens qui le lient aux autres et de l importance de développer une saine interdépendance

Plus en détail

Discours de M. Laurent Fabius, Ministre des Affaires étrangères et du développement international. Seul le prononcé fait foi

Discours de M. Laurent Fabius, Ministre des Affaires étrangères et du développement international. Seul le prononcé fait foi Discours de M. Laurent Fabius, Ministre des Affaires étrangères et du développement international Seul le prononcé fait foi Mesdames et messieurs les négociateurs, chers amis, Je tenais à être avec vous

Plus en détail

Aujourd hui, pas un seul manager ne peut se dire à l abri des conflits que ce soit avec ses supérieurs, ses collègues ou ses collaborateurs.

Aujourd hui, pas un seul manager ne peut se dire à l abri des conflits que ce soit avec ses supérieurs, ses collègues ou ses collaborateurs. MANAGERS : COMMENT PRENEZ-VOUS EN CHARGE LES CONFLITS? AUTO-EVALUEZ-VOUS! Dans un contexte économique morose et qui perdure, nous sommes confrontés à un grand nombre de difficultés et de frustrations.

Plus en détail

Programme des Nations Unies pour le développement. Conférence-débat à l Université de Kinshasa

Programme des Nations Unies pour le développement. Conférence-débat à l Université de Kinshasa Programme des Nations Unies pour le développement DISCOURS Conférence-débat à l Université de Kinshasa «L IMPACT DE L AUTONOMISATION DE LA FEMME SUR LE DÉVELOPPEMENT DE LA RDC» M me Priya Gajraj, Directeur

Plus en détail

Fédération Francophone de Yoga Secrétariat Officiel du World Wide Council of Yoga. De L ingénieur au maître spirituel

Fédération Francophone de Yoga Secrétariat Officiel du World Wide Council of Yoga. De L ingénieur au maître spirituel Fédération Francophone de Yoga Secrétariat Officiel du World Wide Council of Yoga Conférence de Swami Sai Shivananda Colloque FFY 2013 De L ingénieur au maître spirituel Comme vous le savez je suis docteur

Plus en détail

Discours de FREDERIK BERNARD, Maire de Poissy

Discours de FREDERIK BERNARD, Maire de Poissy Discours de FREDERIK BERNARD, Maire de Poissy Cérémonie des mentions au Brevet et au Baccalauréat 20 septembre 2013 1 Bonsoir à tous, Avec les élus de la municipalité, nous avons souhaité vous recevoir

Plus en détail

CEREMONIE DE LANCEMENT DU TOURNOI DE FOOTBALL DE L UEMOA

CEREMONIE DE LANCEMENT DU TOURNOI DE FOOTBALL DE L UEMOA UNION ECONOMIQUE ET MONETAIRE OUEST AFRICAINE -------- La Commission CEREMONIE DE LANCEMENT DU TOURNOI DE FOOTBALL DE L UEMOA ALLOCUTION DE M. SOUMAÏLA CISSE PRESIDENT DE LA COMMISSION DE L UEMOA Mardi

Plus en détail

S ouvrir aux différences ou s y enfarger

S ouvrir aux différences ou s y enfarger Audet, G. (2006). Voir http://www.recitdepratique.fse.ulaval.ca/ S ouvrir aux différences ou s y enfarger Je suis enseignante à la maternelle depuis trente ans, dont treize ans vécus en milieu défavorisé.

Plus en détail

Les jeunes contre l oubli

Les jeunes contre l oubli Ici, il y a des gens qui : Fabriquent de faux-papiers, Tout en restant discrets ; Aident des enfants, Même pas pour un franc. Ils sont cachés dans les maisons, Au lieu d être dans les camps de concentration.

Plus en détail

Texte 1. Texte 2. Texte 3. J ai rejoint ceux que j aimais et j attends ceux que j aime. Texte 4

Texte 1. Texte 2. Texte 3. J ai rejoint ceux que j aimais et j attends ceux que j aime. Texte 4 Texte 1 Quand tu regarderas les étoiles la nuit, puisque j habiterai dans l une d elles, puisque je rirai dans l une d elles, alors ce sera pour toi, comme si riaient toutes les étoiles A. de Saint Exupéry

Plus en détail

C est avec grand plaisir que j ouvre le séminaire de cette matinée, consacré aux nouvelles normes comptables de l Etat.

C est avec grand plaisir que j ouvre le séminaire de cette matinée, consacré aux nouvelles normes comptables de l Etat. Séminaire sur les normes comptables de l Etat Intervention d Alain Lambert, ministre délégué au Budget et à la Réforme budgétaire Bercy, 1 er décembre 2003 Mesdames, Messieurs, C est avec grand plaisir

Plus en détail

Madame la Ministre, co-présidente du conseil d administration de l OFAJ, Liebe Kristina Schröder,

Madame la Ministre, co-présidente du conseil d administration de l OFAJ, Liebe Kristina Schröder, ALLOCUTION DE VALERIE FOURNEYRON MINISTRE DES SPORTS, DE LA JEUNESSE, DE L EDUCATION POPULAIRE ET DE LA VIE ASSOCIATIVE ANNIVERSAIRE DES 50 ANS DE L OFFICE FRANCO-ALLEMAND DE LA JEUNESSE Paris, 5 juillet

Plus en détail

PROLOGUE À L AFFAIRE VERRÈS DISCOURS CONTRE CAECILIUS DIT LA DIVINATION 1

PROLOGUE À L AFFAIRE VERRÈS DISCOURS CONTRE CAECILIUS DIT LA DIVINATION 1 PROLOGUE À L AFFAIRE VERRÈS DISCOURS CONTRE CAECILIUS DIT LA DIVINATION 1 I. 1. Si l un de vous, messieurs les juges, ou quelqu un dans l assistance s étonne par hasard de me voir moi qui suis mêlé aux

Plus en détail

FEUILLE DE RENSEIGNEMENTS

FEUILLE DE RENSEIGNEMENTS FEUILLE DE RENSEIGNEMENTS La sécurité des personnes âgées Ce qu il faut savoir Vie saine, Aînés et Consommation Manitoba Secrétariat manitobain du mieux-être des personnes âgées et du vieillissement en

Plus en détail

«Images of the Heart» : exposition photographique de Don Mullan sur l Afrique du Sud. Paris - Place du Palais Royal 17 au 29 décembre 2013

«Images of the Heart» : exposition photographique de Don Mullan sur l Afrique du Sud. Paris - Place du Palais Royal 17 au 29 décembre 2013 «Images of the Heart» : exposition photographique de Don Mullan sur l Afrique du Sud Paris - Place du Palais Royal 17 au 29 décembre 2013 Madame l Ambassadrice, Mesdames et Messieurs les élus, Mesdames

Plus en détail

Tous pour un... un pour tous!

Tous pour un... un pour tous! Tous pour un... un pour tous! Activités de développement de la solidarité Élèves du primaire GUIDE D ANIMATION À L INTENTION DES ENSEIGNANTS proposé par 5935, St-Georges, bureau 310 Lévis (Québec) G6V

Plus en détail

NEGOCIER SES FRAIS BANCAIRES

NEGOCIER SES FRAIS BANCAIRES NEGOCIER SES FRAIS BANCAIRES Obtenez plus en osant demander C est plus simple qu il n y parait Avertissement : Toute reproduction, intégrale ou partielle, ou toute diffusion, par quelque procédé que ce

Plus en détail

HOMELIE FETE IMMACULEE CONCEPTION ILE BOUCHARD

HOMELIE FETE IMMACULEE CONCEPTION ILE BOUCHARD 1 HOMELIE FETE IMMACULEE CONCEPTION ILE BOUCHARD 8décembre 2012 C est une joie de pouvoir célébrer la fête de l Immaculée Conception, particulièrement ici à l Ile Bouchard, en ce 8 décembre. Cette fête

Plus en détail

A la suite de la rencontre qui a eu lieu le 15 novembre à Aimée-Stitelmann, je tiens particulièrement à vous remercier pour l attention l

A la suite de la rencontre qui a eu lieu le 15 novembre à Aimée-Stitelmann, je tiens particulièrement à vous remercier pour l attention l Lettres à un auteur Madame, A la suite de la rencontre qui a eu lieu le 15 novembre à Aimée-Stitelmann, je tiens particulièrement à vous remercier pour l attention l que vous nous avez accordée. J ai beaucoup

Plus en détail

Investissements déraisonnables

Investissements déraisonnables Chapitre 47 Investissements déraisonnables Il y a quelques semaines, alors que j assistais au camp-meeting de San Jose [1905], certains de nos frères me présentèrent ce qu ils considéraient comme une occasion

Plus en détail

Conférence internationale pour le dialogue des cultures et des religions.

Conférence internationale pour le dialogue des cultures et des religions. Fès, 30 septembre 2013 Conférence internationale pour le dialogue des cultures et des religions. Discours de S.E. M. Abdou Diouf, Secrétaire général de la Francophonie Seul le texte prononcé fait foi Je

Plus en détail

Thème 1 La Défense fait-elle partie des «savoirs fondamentaux»?

Thème 1 La Défense fait-elle partie des «savoirs fondamentaux»? Thème 1 La Défense fait-elle partie des «savoirs fondamentaux»? Atelier A : Enseignement de défense et valeurs de la République : quels acteurs?/ La formation du citoyen : du service national à l enseignement

Plus en détail

«3 pas pour être moi facilement et créer ma vie aisément»

«3 pas pour être moi facilement et créer ma vie aisément» «3 pas pour être moi facilement et créer ma vie aisément» Leçon 15 : Comment être un coach, un thérapeute, un indépendant aligné et puissant. Célébration? Mon intention C est une leçon en 2 parties qui

Plus en détail

LA ONZIÈME CAPITALE ALEXANDRA WOOD. Traduit de l anglais par Sarah Vermande. ouvrage publié avec le concours du centre national du livre

LA ONZIÈME CAPITALE ALEXANDRA WOOD. Traduit de l anglais par Sarah Vermande. ouvrage publié avec le concours du centre national du livre ALEXANDRA WOOD LA ONZIÈME CAPITALE Traduit de l anglais par Sarah Vermande ouvrage publié avec le concours du centre national du livre maison antoine vitez répertoire contemporain La collection Répertoire

Plus en détail

Monsieur le Préfet Mesdames et Messieurs les élus Mesdames, Messieurs

Monsieur le Préfet Mesdames et Messieurs les élus Mesdames, Messieurs Monsieur le Préfet Mesdames et Messieurs les élus Mesdames, Messieurs Je suis très heureuse et très honorée de me retrouver ce matin, ici, dans cet hémicycle Younoussa BAMANA, qui est le cœur battant de

Plus en détail

PREMIÈRES JOURNÉES NATIONALES D ACTION CONTRE L ILLETTRISME. Discours de Mme George Pau-Langevin, Ministre des outre-mer. - Lundi 8 septembre 2014

PREMIÈRES JOURNÉES NATIONALES D ACTION CONTRE L ILLETTRISME. Discours de Mme George Pau-Langevin, Ministre des outre-mer. - Lundi 8 septembre 2014 PREMIÈRES JOURNÉES NATIONALES D ACTION CONTRE L ILLETTRISME Discours de Mme George Pau-Langevin, Ministre des outre-mer - Lundi 8 septembre 2014 - SEUL LE PRONONCÉ FAIT FOI L illettrisme : un handicap

Plus en détail

PARRAINEZ UN SOLDAT FRANCAIS EN OPEX

PARRAINEZ UN SOLDAT FRANCAIS EN OPEX [DOSSIER DE PRESSE] PARRAINEZ UN SOLDAT FRANCAIS EN OPEX EN LUI OFFRANT UN COLIS [21 ₑ ÉDITION] Fédération Nationale des Anciens des Missions Extérieures - OPEX FNAME-OPEX 178, rue Garibaldi - 69003 LYON

Plus en détail

Stratégie Générale du Succès en Ligne. Livret de travail

Stratégie Générale du Succès en Ligne. Livret de travail Stratégie Générale du Succès en Ligne Livret de travail Par Dushan Jancik Remarque : Ce livret est un outil de travail utilisé dans les coachings en stratégie Internet proposés par Dushan Jancik. Vous

Plus en détail

Guide. du citoyen. L état-civil ça nous protège et c est bon pour notre pays!

Guide. du citoyen. L état-civil ça nous protège et c est bon pour notre pays! Guide du citoyen L état-civil ça nous protège et c est bon pour notre pays! Sommaire p 4 p 5 p 8 p 12 p 16 p 20 p 24 p 28 Préambule Nos noms dans la République Les grands moments de l existence Acte de

Plus en détail

Rapport de stage Echange IFMSA

Rapport de stage Echange IFMSA Rapport de stage Echange IFMSA La Pologne La Pologne est un pays chargé d histoire, c est principalement pour cette raison que j ai postulé pour y partir. Je voulais connaître l histoire de l Europe de

Plus en détail

Le bon berger une figure de Dieu que Jésus veut nous révéler et que Jean nous rapporte dans son Evangile

Le bon berger une figure de Dieu que Jésus veut nous révéler et que Jean nous rapporte dans son Evangile 1 Le bon berger une figure de Dieu que Jésus veut nous révéler et que Jean nous rapporte dans son Evangile Je suis le bon Berger dit Jésus mais quel Berger? Du temps de Jésus, les rois étaient, assimilés

Plus en détail

TIRER LES LEÇONS DES ERREURS DE LA VILLE DE HAWKESBURY

TIRER LES LEÇONS DES ERREURS DE LA VILLE DE HAWKESBURY Le 30 octobre 2006 TIRER LES LEÇONS DES ERREURS DE LA VILLE DE HAWKESBURY Monsieur le maire. Lors de mes interventions au Conseil, vous m avez indiquez que je mélangeait les choses que je ne comprenais

Plus en détail

MARC WILLEMART 1927 2O11

MARC WILLEMART 1927 2O11 MARC WILLEMART 1927 2O11 Je dois à présent apprendre à vivre dans le temps du souvenir après avoir vécu, pendant près de cinquante ans, dans celui des souvenirs que Marc et moi avons accumulés. Nous avons

Plus en détail

Jeudi 8 mai 2014. Il y a 69 ans, l Allemagne hitlérienne capitulait.

Jeudi 8 mai 2014. Il y a 69 ans, l Allemagne hitlérienne capitulait. Jeudi 8 mai 2014 Cérémonie patriotique / Parvis de l Hôtel de Ville Discours de Karl Olive, Maire de Poissy, Conseiller général des Yvelines Monsieur le Ministre, Monsieur le Préfet, Madame la Conseillère

Plus en détail

Remise de l Ordre National du Mérite à M. David LASFARGUE (Résidence de France 7 novembre 2014) ----------

Remise de l Ordre National du Mérite à M. David LASFARGUE (Résidence de France 7 novembre 2014) ---------- Remise de l Ordre National du Mérite à M. David LASFARGUE (Résidence de France 7 novembre 2014) ---------- Cher David Lasfargue, Mesdames, Messieurs, C est toujours un honneur et un plaisir pour un Ambassadeur

Plus en détail

«Avec l expression de nos hommages les plus déférents»

«Avec l expression de nos hommages les plus déférents» IN.A.M. / a.s.b.l. INITIATIVE POUR L AVENIR MEILLEUR Association de Promotion et de Défense des Droits Humains «Pour nous chacun compte dans la société» Bukavu / R.D.Congo E-mail : inamasbl@yahoo.fr Tél.

Plus en détail

Jubilé de la Miséricorde

Jubilé de la Miséricorde Pardonne Partage Aime Jubilé de la Miséricorde Découvre l année de la miséricorde en t amusant C est quoi un Jubilé? Qu est-ce que la miséricorde? 1 A tes crayons! 2 Qu est-ce qu un jubilé? Un jubilé est

Plus en détail

Discours de Paul Gérin-Lajoie à l occasion du gala-bénéfice soulignant

Discours de Paul Gérin-Lajoie à l occasion du gala-bénéfice soulignant Discours de Paul Gérin-Lajoie à l occasion du gala-bénéfice soulignant son 90 e anniversaire Bonsoir, D entrée de jeu, je tiens à vous remercier de votre présence ce soir pour fêter ce 90 e anniversaire

Plus en détail

La triple Flamme Or-Argent-Vert Jade

La triple Flamme Or-Argent-Vert Jade La triple Flamme Or-Argent-Vert Jade Reçu et transmis par Isabelle St-Germain Site internet : www.leveilalasource.con 819-475-1154 La triple Flamme Or-Argent-Vert Jade est l unification de l Amour masculin,

Plus en détail

Monsieur l Adjoint délégué à la Culture et à la Tauromachie,

Monsieur l Adjoint délégué à la Culture et à la Tauromachie, Prise de Parole de Monsieur Jean-Paul FOURNIER Sénateur du Gard - Maire de Nîmes - Président de Nîmes Métropole Inauguration d une plaque dans le cadre du 450 ème anniversaire de la création de l Eglise

Plus en détail

Service diocésain de la Catéchèse. 149 rue Jodelle 77610 La Houssaye en Brie 01 64 07 46 48 catechese@catho77.fr http:\\enfance.catho77.

Service diocésain de la Catéchèse. 149 rue Jodelle 77610 La Houssaye en Brie 01 64 07 46 48 catechese@catho77.fr http:\\enfance.catho77. Service diocésain de la Catéchèse 149 rue Jodelle 77610 La Houssaye en Brie 01 64 07 46 48 catechese@catho77.fr http:\\enfance.catho77.fr A tes crayons! 7 Allez dans la Mission du Christ Porte la Paix

Plus en détail

MODELE D UN RAPPORT DE STAGE DE BAC PRO ELECTROTECHNIQUE

MODELE D UN RAPPORT DE STAGE DE BAC PRO ELECTROTECHNIQUE MODELE D UN RAPPORT DE STAGE DE BAC PRO ELECTROTECHNIQUE [Prénom Nom] Rapport sur le stage effectué du [date] au [date] Dans la Société : [NOM DE LA SOCIETE : Logo de la société] à [Ville] [Intitulé du

Plus en détail

Le livre était sur la table devant nous, ainsi que la théière, les deux tasses et une assiette de tartelettes de Noël aux fruits secs.

Le livre était sur la table devant nous, ainsi que la théière, les deux tasses et une assiette de tartelettes de Noël aux fruits secs. 1 Le livre était sur la table devant nous, ainsi que la théière, les deux tasses et une assiette de tartelettes de Noël aux fruits secs. C était un livre et non pas le manuscrit auquel je m étais attendue

Plus en détail

La mort d un enfant, c est la perte de l avenir et la perte du passé, d une ancienne vie. C est la rupture, la déchirure presque physique.

La mort d un enfant, c est la perte de l avenir et la perte du passé, d une ancienne vie. C est la rupture, la déchirure presque physique. «La mort de mon Enfant, le courage du deuil au Quotidien» Soirée débat, mardi 05 février 2013, à l Hôtel de Ville. Animée par Mme Katy BONNARD, En partenariat avec l Association Jonathan Pierres Vivantes.

Plus en détail

ALLOCUTION DE MONSIEUR DESIRE DALLO DIRECTEUR GENERAL DU PASP A L OCCASION DE L INVESTITURE DU BUREAU EXECUTIF DE LA FEMAO

ALLOCUTION DE MONSIEUR DESIRE DALLO DIRECTEUR GENERAL DU PASP A L OCCASION DE L INVESTITURE DU BUREAU EXECUTIF DE LA FEMAO Un partenaire qui avance avec le monde ALLOCUTION DE MONSIEUR DESIRE DALLO DIRECTEUR GENERAL DU PASP A L OCCASION DE L INVESTITURE DU BUREAU EXECUTIF DE LA FEMAO Mama, S/P Ouragahio, le 15 novembre 2008

Plus en détail

MATHEYSINE DEVELOPPEMENT ASSEMBLEE GENERALE DU 6 JUIN 2013 Barrage du Sautet - CORPS

MATHEYSINE DEVELOPPEMENT ASSEMBLEE GENERALE DU 6 JUIN 2013 Barrage du Sautet - CORPS MATHEYSINE DEVELOPPEMENT ASSEMBLEE GENERALE DU 6 JUIN 2013 Barrage du Sautet - CORPS Rapport moral de Fabrice MARCHIOL, Président de Matheysine-Développement (SMIME + ADM) (Peut être seulement) pour quelques

Plus en détail

Interview de Manuel VALLS, Premier ministre, Journal de TF1 - Anne-Claire COUDRAY et Gilles BOULEAU Samedi 14 novembre 2015

Interview de Manuel VALLS, Premier ministre, Journal de TF1 - Anne-Claire COUDRAY et Gilles BOULEAU Samedi 14 novembre 2015 Service Communication Hôtel de Matignon, le 14 novembre 2015 Interview de, Premier ministre, Journal de TF1 - et Samedi 14 novembre 2015 Bonsoir Monsieur le Premier ministre. Bonsoir. Merci beaucoup d

Plus en détail