PRINCIPALES ETAPES DE L'HEMATOPOIESE MEDULLAIRE (lignées, maturation, voies de domiciliation tissulaire) Partie II

Dimension: px
Commencer à balayer dès la page:

Download "PRINCIPALES ETAPES DE L'HEMATOPOIESE MEDULLAIRE (lignées, maturation, voies de domiciliation tissulaire) Partie II"

Transcription

1 Le 23/09/13 SOGHOMONIAN Astrid, L2 Tissu sanguin et système immunitaire Pr Baccini 22 pages PRINCIPALES ETAPES DE L'HEMATOPOIESE MEDULLAIRE (lignées, maturation, voies de domiciliation tissulaire) Partie II Plan A. Définition B. Les différents compartiments I. Les cellules souches II. Les progéniteurs III. Les précurseurs IV. Les cellules matures C. Mécanismes moléculaires de la différenciation hématopoïétique I. Rôle des facteurs de transcription II. Rôle des facteurs de croissance III. Récepteurs des facteurs de croissance IV. Rôle du micro-environnement A. Définition L hématopoïèse représente l ensemble des événements concourant à la fabrication et au remplacement continu et régulé des cellules sanguines (production quotidienne de à cellules matures par jour). Les cellules sanguines sont des cellules différenciées avec des marqueurs de lignée, sans pouvoir mitotique et avec une durée de vie courte. La production des cellules sanguines est permanente et très importante au niveau de la moelle osseuse (exclusivement) du fait de l'absence de pouvoir mitotique chez ces cellules. (La production est exprimée en giga/jour) (Le prof a dit de bien connaître les durées de vie) 1/22

2 B. Les différents compartiments Les cellules sanguines (hématies, polynucléaires, lymphocytes, monocytes et plaquettes) dérivent toutes d une même cellule indifférenciée : la cellule souche multipotente ou cellule souche primitive. La cellule souche est capable de fournir tous les éléments figurés du sang. Cette cellule, sous l influence de différents facteurs, devient un progéniteur. Le progéniteur est une cellule indifférenciée engagée dans une voie de différenciation et ayant un haut pouvoir mitotique. Les progéniteurs perdent peu à peu leur pouvoir mitotique et deviennent spécifiques d une seule lignée : ce sont des précurseurs morphologiquement identifiables (au myélogramme). Les précurseurs se divisent puis acquièrent les marqueurs spécifiques de lignée : ce sont les cellules matures qui passent dans le sang. Les cellules matures exercent leur fonction au niveau sanguin. Ce sont, d'ailleurs, les seules situées dans le compartiment sanguin, les autres cellule étant toutes dans la moelle osseuse. 2/22

3 I. Les cellules souches Les cellules souches (CSH) ont des capacités de : Autorenouvellement ce qui permet de maintenir le pool de CSH et ainsi d'assurer tout au long de la vie, l'hématopoïèse sans aucune limite. Cette multiplication se fait sans aucune différenciation ; c'est un autorenouvellement pur. Différenciation et multipotence Sous l'influence de facteurs de croissance sécrétés par les composants du stroma suite à des stimuli (ces stimuli sont en relation avec les événements qui se produisent dans l'organisme.ex : une hémorragie) la cellule souche se divise et s'engage dans une voie de différenciation et puis vers une lignée. En fonction du stimuli extérieur, la CSH est capable de donner tous les lignages myéloïdes et lymphoïdes possibles : c'est la multipotence. Par exemple : si elle est stimulée par l'epo (érythropoïétine) elle s'engage vers la voie de différanciation érythroblastique. Expérience de Tille et Mc Culloh (1961) (mise en évidence des cellules souches) : La souris est d'abord irradiée létalement. On lui injecte ensuite de la moelle osseuse et 8 jours après sa rate est prélevée. Au niveau de la rate, sont visibles macroscopiquement, des points blancs (bleus sur le schéma) : ce sont des nodules. Chaque nodule est composé des colonies de cellules, parfois mixtes (1 ou maximum 2 lignées) et strictement identiques. Ces colonies reflètent l'injection de cellule souche dans la moelle irradiée, 8 jours auparavant. Une cellule souche sous l'effet d'un grand nombre de facteurs de croissance a donné soit des colonies d'érythroblastes soit de granuleux... Ces colonies sont monoclonales et toutes identiques. Elle sont parfois mixtes car les progéniteurs peuvent être engagés dans 2 voies de différenciation. Chez l'homme : -Une pathologie a permis de mettre en évidence l'aspect monoclonal. C'est la leucémie myéloïde chronique (LMC) qui est caractérisée par une anomalie cytogénétique du chromosome Phi (translocation). Cette anomalie est retrouvée chez les patients malades dans toutes les cellules hématopoïétiques mais pas dans les non hématopoïétiques. Ce qui montre bien que cette maladie touche la cellule souche et que celle-ci est capable de 3/22

4 donner tous les lignages hématopoïétiques. -Il existe aussi une enzyme : la G6PD, présente dans le globule rouge. Chez les femmes hétérozygotes pour la G6PD, atteintes de certaines pathologies hématologiques, on ne retrouve qu'un seul type de G6PD dans leurs cellules malades. -On a mis en place des tests de clonogénicité. Les cellules souches sont donc : peu nombreuses (représentent à 0,01 à 0,1% de la moelle osseuse) invisibles (pas visibles sur le myélogramme) totipotentes, c'est-à-dire qu'elles sont capables de donner tous les lignages hématopoïétiques présentes essentiellement dans la moelle (avec toujours une très faible quantité dans le sang) possèdent divers marqueurs: CD34 est utilisé couramment en clinique leur congélation est possible à -196 (avec de l'azote liquide), tout en maintenant leurs caractéristiques après décongélation. Elles sont bloquées en phase Go Tests permettant de les mettre en évidence (tests de clonogénicité): On dispose au fond d'une boîte de culture des cellules stromales médullaires, cellules adhérentes permettant aux cellules hématopoïétiques de se développer dans une vraie moelle. Pendant 30 jours, on cultive ces cellules en présence de facteurs hématopoïétiques et d'une moelle de patient. Au bout de 30 jours, on repique ces cellules dans un milieu semi-gélosé avec des facteurs de croissance. Au bout de 15 jours, on retrouve dans la boîte des nodules représentés exclusivement par des cellules érythroïdes ou granuloïdes ou monocytaires. (Si le facteur de croissance est l'epo on retrouvera uniquement des érythroblastes dans les nodules.) 4/22

5 Les cellules souches sont difficiles à mettre en évidence, on ne dispose que de ces tests de clonogénicité ou du CD34 (en clinique). II. Les progéniteurs Ils correspondent au compartiment d'amplification. Les progéniteurs ont un haut pouvoir mitotique et sont déjà engagés dans une voie de différenciation : le retour est donc impossible, la cellule est déjà programmée vers 1 ou 2 lignages maximum : soit érythroblastique ; soit mégacaryocytaire ; soit granulo-monocytaire ; soit eosinophile ; soit basophile. Leur autorenouvellement est quasiment nul, tandis que leur index prolifératif est très élevé (pour augmenter le pool cellulaire). Mise en évidence : Cultures de progéniteurs 5/22

6 Sans facteurs de croissance et de micro-environnement médullaire, on n'obtient rien car les progéniteurs comme les cellules souches ne répondent qu'à des facteurs de croissance. Les progéniteurs sont donc : des cellules engagées dans la différenciation vers une ou deux lignées cellulaires des cellules avec une faible représentation médullaire (un peu plus quand même que la CSH) les progéniteurs peu différenciés ont une circulation temporaire sanguine cultivables in vitro en milieux semi-solides et donnant des colonies CFU, leur multiplication se fait sous l' influence des facteurs de croissance non différenciables morphologiquement entre eux (cellule indifférenciée, sans grain, basophile) 6/22

7 Ils ne peuvent donner qu'un seul type de lignée : lignée érythroïde : BFU-E (burst forming unit- erythroid), CFU-E donnera les hématies lignée granulo-monocytaire : CFU-GM puis les 2 lignées se dissocient donnant : CFU-G Poly neutrophiles CFU-M Monocytes lignée mégacaryocytaire : BFU-MK, CFU-MK plaquettes Les progéniteurs acquièrent des marqueurs membranaires CD spécifiques de lignée les CFU-GEMMk acquièrent le CD34 puis CD33, CD38, HLA-DR CFU-GM : CD34, CD33, CD38, HLA-DR, CD13 CFU-E : CD36 7/22

8 En résumé : III. Les précurseurs Les précurseurs sont incapables de s'autorenouveller (l'autorenouvellement est nul, sauf dans un contexte pathologique) et ont un index prolifératif très limité. Ces précurseurs sont donc : déjà engagés dans la différenciation vers une lignée cellulaire identifiables morphologiquement des cellules qui ont perdu leur capacité d auto-renouvellement Selon les lignées, il y a 3 à 5 mitoses entre chaque stade précurseur, de telle sorte qu un précurseur immature conduit à 8 à 32 cellules matures. Il se déroule des modifications morphologiques communes de maturation des précurseurs: diminution de la taille cellulaire (sauf lignée mégacaryocytaire) diminution N/C (rapport nucléo-cytoplasmique) disparition des nucléoles (car la cellule est mature et donc la chromatine sera de moins en moins fine) condensation de la chromatine Il existe des modifications spécifiques de chaque lignée au cours de la différenciation -Pour les granuleux, il y a une lobulation du noyau et l'apparition de granulations spécifiques. -Pour les érythroblastes, il y a une expulsion du noyau. - Particularité : les plaquettes proviennent de la fragmentation du cytoplasme du mégacaryocyte. Les mégacaryocytes se caractérisent par des endomitoses (et non des mitoses), c'est-à-dire que chez le précurseur mégacaryocytaire il va y avoir un doublement de l'adn, sans division cellulaire, à chaque stade de maturation, aboutissant à des cellules de grande taille à 4N, 8N, 16N, 32N ou 64N chromosomes, avec un noyau polylobé. Ainsi la cellule augmente le volume de son cytoplasme afin de produire un maximum de plaquettes. 8/22

9 Les lignées : 9/22

10 IV. Les cellules matures Les cellules matures sont les cellules circulantes sanguines. Ce sont les polynucléaires, c'est-à-dire qu'elles ont un noyau avec plusieurs lobes (et non pas plusieurs noyaux). Elles comprennent : les monocytes, les basophiles, les eosinophiles... C. Mécanismes moléculaires de la différenciation hématopoïétique La différenciation hématopoïétique se fait sous diverses influences qui sont toutes orchestrées par le microenvironnement. Celui-ci permet la sécrétion de facteurs de croissance qui vont stimuler les CSH et les progéniteurs, entraîner la synthèse ou le recrutement de facteurs de transcription au sein de la cellule et la programmation de la cellule vers un lignage myéloïde. I. Rôle des facteurs de transcription Les facteurs de transcription jouent un rôle majeur dans la différenciation cellulaire. Ils ont été identifiés par technique de souris knock-out : par l'inactivation d un gène qui a permis de montrer leur implication. Ils agissent sur l activité de gènes régulateurs nécessaires au développement des lignées hématopoïétiques : ils vont donc interagir avec le promoteur des gènes spécifiques de telle ou telle lignée. Exemples : La lignée érythroblastique : elle est totalement dépendante des familles de protéines nucléaires : GATA qui reconnaissent le site de liaison GAT des régions régulatrices des gènes de l érythropoïèse. Quand le facteur de transcription GATA est stimulé, il est envoyé au noyau et se loge sur ces régions régulatrices et entraîne ainsi la transcription des gènes de l'érythropoïèse. Il y aussi TAL-1, c-myb, Rbtn2 La lignée myéloïde : up-régulation de Pu-1, diminution de GATA 1 et 2 La lignée lymphoide: ikaros 10/22

11 Si la cellule souche est soumise à une stimulation par Ikaros, elle se dirige vers le lignage lymphoïde et si il y a ensuite une stimulation par PAX5, elle s'oriente vers la lignée de lymphocytes B. Idem avec les autres facteurs : II. Rôle des facteurs de croissance Les facteurs de croissance sont des glycoprotéines solubles agissant comme des ''hormones hématopoïétiques'', à très faibles doses. Ils sont indispensables à la survie, à la prolifération et à la différenciation des progéniteurs. Ils inhibent l apoptose et stimulent la prolifération et la différenciation cellulaire. Les facteurs de croissance sont produits essentiellement par le stroma médullaire, les lymphocytes T ou les monocytes. Exceptions : l'epo ou érythropoïétine est synthétisée, essentiellement, par le rein et un peu par le foie. La TPO ou thrombopoïétine est synthétisée, essentiellement, par le foie et peu par le rein. Les facteurs de croissance sont synthétisés de novo après stimulation de la cellule productrice. Il n'y a pas de stockage, excepté la fixation de certains facteurs sur la matrice du micro-environnement médullaire. Lorsqu'il y a un stress dans l'organisme, par exemple une hémorragie, la cellule productrice d'epo (cellule rénale) est stimulée, l'epo est synthétisée de novo et l'epo va se fixer sur des récepteurs spécifiques. Donc, pour tous les facteurs de croissance il y a fixation spécifique sur des récepteurs. 11/22

12 Les facteurs de croissance sont de trois types : Les facteurs de croissance agissant sur les temps précoces de l hématopoïèse Ils agissent de façon synergique. CFU-S et CFU-GEMM : FLT3L, SCF, les cytokines de la famille de l IL6 (IL6, LIF, IL11, oncostatinem, cardiotrophine-1), IL12, IL1 et IL4 (facteurs synergiques) Les CSF non spécifiques de lignée, comme le GM-CSF et l IL3 agissent sur plusieurs lignées, y compris sur les temps précoces de l hématopoïèse. 5 facteurs ont une activité restreinte à un lignage hématopoïétique et agissent avant tout tardivement (mais aussi précocement) au cours de la différenciation : G-CSF, MCSF, EPO, TPO et IL5. La TPO et le G-CSF agissent aussi sur les temps précoces et l IL6 et le SCF sur des temps tardifs (respectivement de la mégacaryocytopoïèse et de la lignée mastocytaire) Une partie des facteurs de croissance assure une régulation positive : ils ont une action sur la survie, la prolifération, la différenciation des progéniteurs ils ont une action pleïotrophique, redondante, séquentielle, synergique ils permettent l'induction de cascades d'activation intra-cellulaire qui vont permettre le recrutement de facteurs de transcription et donc la stimulation de telle ou telle lignée. Leur mode d'action est : Direct : IL3, GM-CSF sur les cellules peu différenciées, IL7 sur les progéniteurs lymphoïdes Indirect : IL1 stimule la production de GM-CSF, G-CSF, IL6 Paracrine : action sur une cellule cible proche de la cellule productrice Endocrine : action sur une cellule éloignée : EPO, TPO (hormones) Interaction avec un récepteur spécifique 12/22

13 Action séquentielle : Les facteurs ''précoces '' (famille de l'il6, le SCF, le FLT3-L..) préparent les cellules à recevoir un deuxième signal de prolifération apporté par l IL3 ou le GM-CSF permettant le maintien de la prolifération et permettant aux cellules de recevoir le message de facteurs de croissance plus spécifiques (G-CSF, M-CSF, EPO, TPO, IL5). 13/22

14 EXEMPLES : Erythropoïétine (EPO) C'est un facteur régulateur principal de l érythropoïèse. Son gène est situé sur le chromosome 7. C'est une glycoprotéine fortement glycosylée dont les taux plasmatique varient entre mui/ml. Lieux de production: -90% par le rein : cellules de l'interstitium intertubulaire et cellules endothéliales des capillaires péritubulaires -10% par foie : hépatocytes L'EPO stimule la production de globules rouges, elle augmente l'apport d'o2 aux cellules rénale, il y a donc à ce moment-là une diminution de l'epo, d'où une diminution de production des globules rouges : 14/22

15 L'EPO a une action sur la survie, prolifération, inhibition de l apoptose. Elle agit par liaison à un récepteur spécifique : EPO-R Son récepteur se trouve sur les BFU-E matures et il y en a en nombre maximal sur CFU-E. Il y a une parfaite corrélation entre le taux d Hb et le taux d EPO : -Hb : 12g/dl EPO : 20 U/l -Hb : 7 g/dl EPO : 200 U/I Thrombopoïétine : TPO C'est le ligand de Mpl. C'est le facteur humoral régulant la mégacaryocytopoïèse. Son gène est situé sur le chromosome 3. Elle est sécrétée par le foie (90%) et par le rein (10%) C'est une protéine : elle possède 2 domaines domaine N terminal : porte activité biologique, homologie avec l EPO domaine C terminal : sans homologie avec des protéines connues Elle agit sur les temps précoces et tardifs de la mégacaryocytopoïèse. L'autre partie des facteurs de croissance assurent une régulation négative : Ces facteurs bloquent la prolifération par inhibition de la transition G1/S au niveau du cycle cellulaire. On peut citer : les interférons (IFN) le TGF β qui inhibe l entrée en cycle des CS et des progéniteurs précoces le TNF α : synthétisé par les monocytes et les lymphocytes T ; il inhibe l entrée en cycle des CSH pluripotentes MIP1 α : synthétisé par les macrophages, inhibe la mise en cycle des CFU-S et inhibe les progéniteurs immatures Peptides hémorégulateurs : AcSDKP et le pentapeptide peedck III. Récepteurs des facteurs de croissance A un CSF correspond un récepteur. Ces récepteurs sont en nombre faible: 1000/cellule Une cellule présente plusieurs types de récepteurs. Il en existe 2 familles : les récepteurs avec activité tyrosine kinase C-Kit (R SCF) C-fms (R M-CSF) FLT3 Deux sous-unités identiques s homodimérisent ; il y a la phosphorylation de tyrosines situées sur la partie intracellulaire du récepteur et sur des seconds messagers. la superfamille des Hématopoïétines IL2, 3, 4, 5, 6, 7, 9, 11, 12, 15 EPO, TPO, G-CSF, GM-CSF nécessité d une deuxième protéine pour la transduction du signal (avec phosphorylation de cette protéine) 15/22

16 Superfamille des hématopoïétines : Ce sont des glycoprotéines transmembranaires. Elles sont formées de plusieurs chaînes : une spécifique : assure la liaison avec le ligand. Elle présente une haute affinité et une dimérisation. une ou plusieurs communes (entre les groupes) : assurent la transduction du signal Elle se divise en 3 groupes : les récepteurs de l IL3, IL5 et GM-CSF avec deux chaînes : une commune de transduction du signal (chaîne β) et une chaîne assurant la spécificité du récepteur (chaîne α) La transduction du signal entraîne l activation d une protéine Jak (acquisition activité tyrosine kinase) les récepteurs de la famille de l IL6 (IL6, LIF, OSM, IL11) avec trois chaînes conduisant au même type d activation intracellulaire les récepteurs de l EPO et du G-CSF avec une seule chaîne s homodimérisant et activant des protéines Jak La transduction du signal se déroule via : -L'association à des tyrosines kinases cytoplasmiques: JAK (Janus kinase) JAK1, JAK2, JAK3, TYK2 -les STAT : Signal transducer and activators of transcription Stat 1 à 6 C'est une famille de facteurs de transcription. Ce sont des protéines latentes dans le cytoplasme. Elles sont activées par la phosphorylation des tyrosines (JAK). Elles sont transloquées dans le noyau et activent la transcription. 16/22

17 17/22

18 IV. Rôle du micro-environnement Le micro-environnement médullaire : Les cellules du stroma médullaire (les fibroblastes, les cellules endothéliales, les macrophages, les cellules épithéliales et les adipocytes) sécrètent des matrices extracellulaires (collagène, fibronectine, laminine, protéoglycanes) et des facteurs de croissance indispensables à l hématopoïèse. 18/22

19 L ensemble du microenvironnement est indispensable à toutes les étapes de l hématopoïèse : survie, autorenouvellement, détermination, prolifération et différenciation. Le contact des cellules hématopoïétiques avec les cellules médullaires adhérentes non hématopoïétiques et avec la matrice qu elles produisent est indispensable à l hématopoïèse (on parle de niche hématopoïétique). Les composants de la matrice extra-cellulaire (collagène I et III, protéoglycannes, fibronectine, hémonectine, thrombospondine) assurent le contact cellulaire et la fixation des facteurs de croissance. 19/22

20 Mécanismes d'action du micro-environnement médullaire : il assure la sécrétion locale de facteurs de croissance. Ceux-ci sont stockés au niveau de la matrice extra-cellulaire. On parle de niche hématopoïétique. Exemple du couple SDF1/CXCR4 : SDF1 est un facteur d'adhésion et CXCR4 est le récepteur de SDF1. Ce couple a un rôle majeur dans le homing tissulaire. Dans les cellules de souris Knock Out pour CXCR4 (récepteur essentiel pour le homing), la moelle est vidée de sa substance. La chimiokine attractive est le SDF1 (stroma derived factor-1). Les CSH vont tendre vers leur maturation, maturation qui n'est possible que dans la moelle. SDF1 maintient les facteurs de croissance dans la moelle donc les cellules hématopoïétiques peuvent assurer leur maturation. L'AMD3100 bloque la fixation de SDF1 (CXCL12) à son récepteur ce qui permet la migration des CSH dans le sang. La localisation des CSH dans la moelle osseuse (homing) nécessite une attraction des CSH par la chimiokine SDF1 produite par les cellules stromales. Les molécules d adhésion comme VLA4 permettent l adhésion des CSH aux cellules stromales. Les anticorps anti-vla4 vont entraîner la circulation des CSH vers le sang périphérique. Homing Mobilisation 20/22

21 21/22

22 22/22

Erythropoïèse : Cellules souches, morphologie, compartiments, régulation

Erythropoïèse : Cellules souches, morphologie, compartiments, régulation Erythropoïèse : Cellules souches, morphologie, compartiments, régulation Document revu par Christian Binet, novembre 2009 L érythropoïèse est l'ensemble des mécanismes qui concourent à la formation des

Plus en détail

Les cytokines et leurs récepteurs. Laurence Guglielmi laurence.guglielmi@univ-montp1.frli

Les cytokines et leurs récepteurs. Laurence Guglielmi laurence.guglielmi@univ-montp1.frli Les cytokines et leurs récepteurs Laurence Guglielmi laurence.guglielmi@univ-montp1.frli l i@ i 1 Les cytokines et leurs récepteurs 2 mécanismes principaux d interactions cellulaires : - contact membranaire

Plus en détail

Développement des cellules de l'immunité spécifique = développement des lymphocytes

Développement des cellules de l'immunité spécifique = développement des lymphocytes Développement des cellules de l'immunité spécifique = développement des lymphocytes 1. Origine des lymphocytes - les lymphocytes proviennent d'une cellule souche hématopoïétique multipotentielle (= totipotente)

Plus en détail

Chapitre 4. Génotype, phénotype et environnement

Chapitre 4. Génotype, phénotype et environnement Chapitre 4 Génotype, phénotype et environnement Comment s établit le phénotype macroscopique? Le phénotype ne se résume pas toujours à la simple expression du génome, les relations entre génotypes et phénotypes

Plus en détail

Histologie fonctionnelle de la moelle osseuse, du thymus et de la rate

Histologie fonctionnelle de la moelle osseuse, du thymus et de la rate Histologie fonctionnelle de la moelle osseuse, du thymus et de la rate UFR de Médecine de l Université de Bordeaux2 Hématologie - PCEM 2 Dr S LEPREUX 2013-2014 La moelle osseuse Introduction: L os en tant

Plus en détail

Les syndromes myéloprolifératifs Dr Fatiha Boulmerka Laboratoire CHdN ETTELBRUCK 26 mars 2015 1 Hématopoïèse L hématopoïèse représente l ensemble des processus physiologiques qui concourent à la fabrication,

Plus en détail

Chapitre 4 Cycle cellulaire. Le cycle cellulaire comprend 2 périodes : L interphase, constituée de 3 phases :

Chapitre 4 Cycle cellulaire. Le cycle cellulaire comprend 2 périodes : L interphase, constituée de 3 phases : SYNTHESE Chapitre 4 Cycle cellulaire Le cycle cellulaire comprend 2 périodes : L interphase, constituée de 3 phases : G1 : phase de croissance cellulaire et d activités métaboliques normales. S : phase

Plus en détail

Leucémie myéloïde chronique BCR-ABL1 positive (LMC)

Leucémie myéloïde chronique BCR-ABL1 positive (LMC) 3.2 Prédominance de cellules polynucléaires (à noyau segmenté) Leucémie myéloïde chronique BCR-ABL1 positive (LMC) La LMC est caractérisée par la présence du chromosome Philadelphie t(9;22) (q34;q11.2)

Plus en détail

CHAPITRE 5.3 : LES ACTEURS DE L IMMUNITÉ

CHAPITRE 5.3 : LES ACTEURS DE L IMMUNITÉ CHAPITRE 5.3 : LES ACTEURS DE L IMMUNITÉ Les mécanismes de reconnaissance et d élimination des molécules du non soi font intervenir un système diffus d organes, de tissus, de cellules et de molécules qui

Plus en détail

Maturation des Cellules T et des Cellules B

Maturation des Cellules T et des Cellules B Maturation des Cellules T et des Cellules B 1- Développement lymphocytaire (T & B) 2-Maturation thymique des Cellules T 3-Maturation des Cellules B dans la moelle osseuse (MO) 1-Le développement lymphocytaire

Plus en détail

Lignée lymphocytaire

Lignée lymphocytaire Lignée lymphocytaire I-INTRODUCTION : LES LYMPHOCYTES: Support cellulaire de la défense immunitaire spécifique 25 40 % des globules blancs dans le sang périphérique Moins de 20 % dans le myélogramme. 3

Plus en détail

II. Les lymphocytes T cytotoxiques (T8) : agents du maintien de l'intégrité des populations cellulaires Doc 1 page 396. exercice 3 page 407.

II. Les lymphocytes T cytotoxiques (T8) : agents du maintien de l'intégrité des populations cellulaires Doc 1 page 396. exercice 3 page 407. PB : Comment sont éliminées les cellules reconnues comme étrangères. (infectées, cancéreuses, greffées.) L'organisme dispose d'autres moyens de défense que les anticorps pour se débarasser d'un intrus.

Plus en détail

Communication intercellulaire : Les Cytokines

Communication intercellulaire : Les Cytokines PCEM 2- Cours de Biologie cellulaire n 8 Professeur : M. COHEN-SOLAL Jeudi 13 Décembre 2007, 10h30 Ronéotypeur : DENIAU Benjamin Communication intercellulaire : Les Cytokines 1 SOMMAIRE I/ INTRODUCTION

Plus en détail

Chapitre 2: Les mécanismes de

Chapitre 2: Les mécanismes de Chapitre 2: Les mécanismes de l immunité I-Les anticorps: agents du maintien de l intégrité du milieu extracellulaire 1- La réaction antigène- anticorps et l élimination du complexe immun Les anticorps:

Plus en détail

L adhérence cellulaire

L adhérence cellulaire UE2 : Biologie cellulaire Migration cellulaire, domiciliation et cancer Chapitre 2 : L adhérence cellulaire Pierre CAVAILLES Année universitaire 2010/2011 Université Joseph Fourier de Grenoble - Tous droits

Plus en détail

Immunité et Vieillissement

Immunité et Vieillissement Immunité et Vieillissement Laurence Guglielmi Institut de Génétique Humaine CNRS UPR1142, Montpellier «Lentivirus et Transfert de Gènes» Directeur d'équipe : Pr. Pierre Corbeau IMMUNOSENESCENCE Détérioration

Plus en détail

Cellules souches hématopoïétiques

Cellules souches hématopoïétiques Cellules souches hématopoïétiques Pr Bernard Klein INSERM-UM1 U1040: BIOTHERAPY OF NORMAL AND CANCER STEM CELLS INSTITUTE FOR RESEARCH IN BIOTHERAPY http://irb.chu-montpellier.fr Hématopoïèse! Plaquettes

Plus en détail

Si active. Fragment ( si fragment ) Dans le cas de complexe, on écrit le complexe sous un seul nom. Ex : complexe des molécules 1, 4 et 2 : C 1,4,2

Si active. Fragment ( si fragment ) Dans le cas de complexe, on écrit le complexe sous un seul nom. Ex : complexe des molécules 1, 4 et 2 : C 1,4,2 Le complément I_ Généralités A. Découverte Les anticorps ont été découverts en 1890. La fixation d'anticorps ne suffit pas à détruire l'antigène. Pfeiffer et Bordet ont démontré qu'un système complémentaire

Plus en détail

pour que la vie gagne!

pour que la vie gagne! La recherche médicale sur les leucémies : pour que la vie gagne! Rétrospective des projets de recherche soutenus par Laurette Fugain entre 2004 et 2009 ( version mise à jour en Janvier 2014 ) Aider Soutenir

Plus en détail

Les bases de la transduction du signal des lymphocytes T

Les bases de la transduction du signal des lymphocytes T Frédéric VELY frederic.vely@ap-hm.fr MCU-PH Laboratoire d Immunologie - Hôpital de la Conception Lab of NK cells and Innate Immunity - Centre d Immunologie de Marseille-Luminy Les bases de la transduction

Plus en détail

Impact des biothérapies sur l'immunité anti-infectieuse

Impact des biothérapies sur l'immunité anti-infectieuse Impact des biothérapies sur l'immunité anti-infectieuse XXII ème JRPI 13 10 2015 Pr M. Labalette Biothérapies Déficit immunitaire secondaire Susceptibilité aux infections (1 er effet secondaire des biothérapies)

Plus en détail

CYCLE CELLULAIRE et CANCER. L. Xerri, Institut Paoli-Calmettes, M2 Oncologie «Module Génomique Tumorale», Novembre 2011

CYCLE CELLULAIRE et CANCER. L. Xerri, Institut Paoli-Calmettes, M2 Oncologie «Module Génomique Tumorale», Novembre 2011 CYCLE CELLULAIRE et CANCER L. Xerri, Institut Paoli-Calmettes, M2 Oncologie «Module Génomique Tumorale», Introduction Le cycle cellulaire est l'ensemble des modifications qu'une cellule subit entre sa

Plus en détail

Service de Biothérapies

Service de Biothérapies AP-HP Service de Biothérapies Pr. D. Klatzmann Service de Biothérapies Activités de l unité de thérapie cellulaire Dr. Hélène Trébéden-Negre Plan Définition de la thérapie cellulaire Les autogreffes de

Plus en détail

LES MÉCANISMES MOLÉCULAIRES DE LA CARCINOGENÈSE

LES MÉCANISMES MOLÉCULAIRES DE LA CARCINOGENÈSE LES MÉCANISMES MOLÉCULAIRES DE LA CARCINOGENÈSE TOUT D ABORD UN PETIT HISTORIQUE 1910: Peyton ROUS découvre le virus qui porte son nom 1976: les oncogènes de certains virus ont une contrepartie cellulaire

Plus en détail

Captation, Apprêtement et Présentation de l antigène. Laurence Guglielmi laurence.guglielmi@univ-montp1.fr

Captation, Apprêtement et Présentation de l antigène. Laurence Guglielmi laurence.guglielmi@univ-montp1.fr Captation, Apprêtement et Présentation de l antigène Laurence Guglielmi laurence.guglielmi@univ-montp1.fr 1 Cellules Présentatrices d Antigène (CPA) Cellules dendritiques Monocytes / Macrophages Lymphocytes

Plus en détail

Cellules souches hématopoïétiques: biologie et applications cliniques Jérôme Moreaux

Cellules souches hématopoïétiques: biologie et applications cliniques Jérôme Moreaux Cellules souches hématopoïétiques: biologie et applications cliniques Jérôme Moreaux CHRU de Montpellier Institut de Génétique Humaine CNRS UPR 1142 Hématopoïèse Plaquettes Les cellules du sang ont une

Plus en détail

Espace Charles Louis HAVAS 1, rue des Huissiers - 92220 NEUILLY Métro ligne 1, station Pont de Neuilly

Espace Charles Louis HAVAS 1, rue des Huissiers - 92220 NEUILLY Métro ligne 1, station Pont de Neuilly 1 Vendredi 25 janvier 2008 : Espace Charles Louis HAVAS 1, rue des Huissiers - 92220 NEUILLY Métro ligne 1, station Pont de Neuilly 2 Immunité et exposition aux rayonnements ionisants Professeur Michel

Plus en détail

II.5. l inflammation protumorale

II.5. l inflammation protumorale II.5. l inflammation protumorale L une de ses missions est de favoriser la reconstruction des tissus lésés. Les macrophages sécrètent des : enzymes MMP Facteurs de croissance EGF Cet aspect de l inflammation

Plus en détail

Révisions/Questions Epreuve d Immunologie Fondamentale juin 2005

Révisions/Questions Epreuve d Immunologie Fondamentale juin 2005 Révisions/Questions Epreuve d Immunologie Fondamentale juin 2005 (D après Carpino, N., et al. (2004) Immunity 20:37) Exercice I (noté sur 14 points) Les lymphocytes T jouent un rôle central dans la reconnaissance

Plus en détail

réponse cellulaire: Prolifération, Différenciation, survie,apoptose

réponse cellulaire: Prolifération, Différenciation, survie,apoptose Signalisation : Concept Stimuli extérieurs: Facteurs de croissance, Hormones Cytokines Interaction cellule/cellule Récepteur cellule ropagation du signal Somme des évènements moléculaires Intracellulaires

Plus en détail

La cellule cancéreuse et son microenvironnement

La cellule cancéreuse et son microenvironnement UE 5 Cours du 8 Novembre 2012 La cellule cancéreuse et son microenvironnement I/ Cancer : Généralités Du au dérèglement de la division de quelques unes des milliards de cellules qui constituent les êtres

Plus en détail

Diabète et obésité. Un état qui progresse constamment

Diabète et obésité. Un état qui progresse constamment Diabète et obésité Un état qui progresse constamment Dans nos sociétés industrielles, l obésité, naguère exceptionnelle, puis plus courante, suit une telle progression qu elle pourrait bien, à terme, constituer

Plus en détail

UE N 9 Cancéro-onco hématologie Objectif ECN: N 314. Syndromes myéloprolifératifs (2) Diagnostiquer une Leucémie myéloïde chronique. D.

UE N 9 Cancéro-onco hématologie Objectif ECN: N 314. Syndromes myéloprolifératifs (2) Diagnostiquer une Leucémie myéloïde chronique. D. UE N 9 Cancéro-onco hématologie Objectif ECN: N 314 Syndromes myéloprolifératifs (2) Diagnostiquer une Leucémie myéloïde chronique. D. Bordessoule D. Bordessoule. 2 LEUCÉMIE MYÉLOÏDE CHRONIQUE INTRODUCTION

Plus en détail

Comprendre votre formule sanguine. Stéphanie Duguay Infirmière Clinicienne CSIO(C) CHUQ, Hôtel-Dieu de Québec 18 Juin 2011

Comprendre votre formule sanguine. Stéphanie Duguay Infirmière Clinicienne CSIO(C) CHUQ, Hôtel-Dieu de Québec 18 Juin 2011 Comprendre votre formule sanguine Stéphanie Duguay Infirmière Clinicienne CSIO(C) CHUQ, Hôtel-Dieu de Québec 18 Juin 2011 Plan de la présentation La composition du sang Définition de la formule sanguine

Plus en détail

Profil médico-économique de plerixafor en remobilisation dans le myélome multiple

Profil médico-économique de plerixafor en remobilisation dans le myélome multiple Profil médico-économique de plerixafor en remobilisation dans le myélome multiple Aline Voidey Soirée de la Société de Médecine de Franche-Comté Jeudi 27 novembre 2014 L hématopoièse Une seule et unique

Plus en détail

Techniques Immunologiques appliquées au diagnostic

Techniques Immunologiques appliquées au diagnostic Département de Biologie Laboratoire de Biochimie - Immunologie Université Mohammed V-Agdal Faculté des Sciences Filière SVI Semestre 4 (S4) 2004-2005 Module de Biologie Humaine M 16.1 Élément d Immunologie

Plus en détail

Table des matières. Remerciements, x Avant-Propos, xi Abréviations, xii Guide de l utilisateur, xvi

Table des matières. Remerciements, x Avant-Propos, xi Abréviations, xii Guide de l utilisateur, xvi Table des matières v Remerciements, x Avant-Propos, xi Abréviations, xii Guide de l utilisateur, xvi 1 L immunité innée, 1 Les obstacles externes à l infection, 1 Les cellules phagocytaires tuent les micro-organismes,

Plus en détail

Lame de formation 11-11-HD

Lame de formation 11-11-HD Février 2012 Lame de formation 11-11-HD Avec l enquête 11-11-HD, une lame supplémentaire de formation a été offerte par le CSCQ. Ce document représente la totalité du commentaire de notre expert Dr P.

Plus en détail

Tableau 1 : examens biologiques dans les SMD

Tableau 1 : examens biologiques dans les SMD Tableau 1 : examens biologiques dans les SMD Analyses biologiques Diagnostic/Pronostic Indispensable / obligatoire Recommandé utile au diagnotic et/ou à la stratification thérapeutique individuelle En

Plus en détail

Paris 12 ECUE SANTE 2 : SOURCES ACTUELLES ET FUTURES DES PRINCIPES ACTIFS FICHE DE COURS N 3 : LES MEDICAMENTS ISSUS DES BIOTECHNOLOGIES

Paris 12 ECUE SANTE 2 : SOURCES ACTUELLES ET FUTURES DES PRINCIPES ACTIFS FICHE DE COURS N 3 : LES MEDICAMENTS ISSUS DES BIOTECHNOLOGIES Paris 12 ECUE SANTE 2 : SOURCES ACTUELLES ET FUTURES DES PRINCIPES ACTIFS FICHE DE COURS N 3 : LES MEDICAMENTS ISSUS DES BIOTECHNOLOGIES (Thématique traitée dans la séance 1) Légende : : Notion tombée

Plus en détail

Cycle cellulaire Partie 2

Cycle cellulaire Partie 2 17/02/2015 THIERRY Guilhem L2 CR : BORG Manon BMCP Pr. A. AUTILLO TOUATI 16 pages Cycle cellulaire Partie 2 Plan : A. Les protéines codées par des gènes dits "suppresseurs de tumeurs" I. La protéine p53

Plus en détail

Leucémie. Causes, Facteurs de risques

Leucémie. Causes, Facteurs de risques Leucémie La leucémie ou cancer du sang ou leucose aiguë des organes hématopoïétiques(sang, rate, ganglions, moelle osseuse) est un type de cancer qui entraîne la fabrication par l organisme d un trop grand

Plus en détail

ANEMIES. Dr A.KHELIFA, le 21/07/2009

ANEMIES. Dr A.KHELIFA, le 21/07/2009 ANEMIES Dr A.KHELIFA, le 21/07/2009 I Définition d une anémie On définit donc une anémie par un taux d hémoglobine par unité de volume de sang inférieur aux valeurs physiologiques de référence qui varient

Plus en détail

EXERCICES : MECANISMES DE L IMMUNITE : pages 406 407 408 409 410

EXERCICES : MECANISMES DE L IMMUNITE : pages 406 407 408 409 410 EXERCICES : MECANISMES DE L IMMUNITE : pages 406 407 408 409 410 EXERCICE 1 PAGE 406 : EXPERIENCES A INTERPRETER Question : rôles respectifs du thymus et de la moelle osseuse dans la production des lymphocytes.

Plus en détail

Immunologie de la grossesse

Immunologie de la grossesse Immunologie de la grossesse LI UE8S : Unité fœtoplacentaire Dr ANDRÉ Gwenaëlle 1 Introduction Immunité Ensemble des mécanismes permettant Reconnaître et tolérer «le soi» Reconnaître et rejeter «le non

Plus en détail

Rôle d IL6 dans le développement d un CAC (colitis associated cancer)

Rôle d IL6 dans le développement d un CAC (colitis associated cancer) Rôle d IL6 dans le développement d un CAC (colitis associated cancer) Article; IL-6 and Stat3 Are Required for Survival of Intestinal Epithelial Cells and Development of Colitis-Associated Cancer Le cancer

Plus en détail

LES EXAMENS BIOLOGIQUES EXPLIQUÉS

LES EXAMENS BIOLOGIQUES EXPLIQUÉS LES EXAMENS BIOLOGIQUES EXPLIQUÉS On vient de vous diagnostiquer une leucémie myéloïde chronique (LMC). Il se peut que vous ayez eu une analyse sanguine de routine demandée par votre médecin traitant ou

Plus en détail

QUELLES SONT LES OPTIONS DU TRAITEMENT DE LA LMC?

QUELLES SONT LES OPTIONS DU TRAITEMENT DE LA LMC? QUELLES SONT LES OPTIONS DU TRAITEMENT DE LA LMC? On vous a diagnostiqué une leucémie myéloïde chronique (LMC) et il se peut que vous ayez déjà débuté un traitement. Le traitement de la LMC dépend largement

Plus en détail

Anomalies de la signalisation du récepteur de l Epo et polyglobulies

Anomalies de la signalisation du récepteur de l Epo et polyglobulies Anomalies de la signalisation du récepteur de l Epo et polyglobulies François Delhommeau, Laboratoire d hématologie, Hôpital Saint Antoine, aris Valérie Ugo, Laboratoire d Hématologie, CHU Brest lan Rappels

Plus en détail

28 Complément et inflammation

28 Complément et inflammation 28 Complément et inflammation Introduction Le complément est un système de protéines sériques qui comporte une trentaine de constituants, solubles et membranaires. Il est impliqué dans la réponse innée

Plus en détail

II/ Exemple de cellules différenciées : les cellules nerveuses 1) Structure du tissu nerveux

II/ Exemple de cellules différenciées : les cellules nerveuses 1) Structure du tissu nerveux II/ Exemple de cellules différenciées : les cellules nerveuses 1) Structure du tissu nerveux Neurones et cellules gliales 2) neurone Schéma d un motoneurone Les nombreux prolongements cytoplasmiques (dendrites

Plus en détail

Immunité anti-tumorale

Immunité anti-tumorale Immunité anti-tumorale Professeur M GUENOUNOU Laboratoire d Immunologie & Microbiologie UFR de Pharmacie 51100 REIMS 1- Cellules tumorales - Une tumeur est une prolifération clonale issue d une cellule

Plus en détail

TD La régulation de la glycémie

TD La régulation de la glycémie TD La régulation de la glycémie Comme nous l avons vu dans le chapitre 1, le milieu intérieur subit en permanence des modifications dues à l activité cellulaire ou aux apports extérieurs. Cependant, un

Plus en détail

VOIE DES PHOSPHOINOSITIDES

VOIE DES PHOSPHOINOSITIDES VOIE DES HOSHOINOSITIDES LE DIACYLGLYCEROL ACTIVE LA KC L INOSITOL TRI HOSHATE (I3) ROVOQUE LA LIBERATION DE Ca ++ INTRACELLULAIRE (10-6 M Ca ++ ) Ca ++ pompe [Ca ++ ] extra-cellulaire (sang) 2.5 mm (2,5.10-3

Plus en détail

L AUTOGREFFE QUELQUES EXPLICATIONS

L AUTOGREFFE QUELQUES EXPLICATIONS L AUTOGREFFE QUELQUES EXPLICATIONS Le traitement de votre maladie nécessite une Chimiothérapie intensive. Cette chimiothérapie qui utilise de fortes doses de médicaments antimitotiques est plus efficace

Plus en détail

Atelier Pansements. Hélène Bachelet Isabelle Maachi Bénedicte Schmit

Atelier Pansements. Hélène Bachelet Isabelle Maachi Bénedicte Schmit Atelier Pansements Hélène Bachelet Isabelle Maachi Bénedicte Schmit PROCESSUS DE CICATRISATION Etapes de la cicatrisation Le traitement d une plaie n est pas standardisé mais personnalisé Quelque soit

Plus en détail

les protéines et le fonctionnement des cellules

les protéines et le fonctionnement des cellules les protéines et le fonctionnement des cellules marcel.dellanoce@free.fr 1 / 9 marcel.dellanoce@free.fr les protéines et le fonctionnement des cellules 1 assurer la structure et l'organisation des tissus

Plus en détail

Vue générale de la régulation du cycle cellulaire par les complexes cyclines/cdk

Vue générale de la régulation du cycle cellulaire par les complexes cyclines/cdk Vue générale de la régulation du cycle cellulaire par les complexes cyclines/cdk actif Différentes Cdk peuvent s associer avec différentes Cyclines Cdk active: tyrosine et thréonine Kinase (phosphoryle

Plus en détail

Portail de la biologie de la reproduction

Portail de la biologie de la reproduction Portail de la biologie de la reproduction www.bio-courses.jimdo.com Auteurs : Yasmina ANTEUR Licence : Module : Biologie du développement Les mécanismes de différenciation cellulaire I. Introduction -

Plus en détail

Cibles et mécanismes d action des traitements par cytokines et anti-cytokines

Cibles et mécanismes d action des traitements par cytokines et anti-cytokines Cibles et mécanismes d action des traitements par cytokines et anti-cytokines Jean Daniel Lelièvre, Yves Lévy, Pierre Miossec I-Introduction... 2 II-Les interférons... 2 II-1.L interféron... 3 II-1-a.

Plus en détail

Résumé. Delphine Théard

Résumé. Delphine Théard Delphine Théard Département de Biologie Cellulaire, section Biologie Cellulaire des Membranes, Centre Medical Universitaire de Groningue, Université de Groningue, 9713 AV Groningue, Pays-Bas - 135 - Résumé

Plus en détail

Coline Plé IPL. Les Immunoglobulines de type E (IgE) Classes d Immunoglobulines. Structure de l IgE (1) Structure de l IgE : Fragments Fab et Fc (2)

Coline Plé IPL. Les Immunoglobulines de type E (IgE) Classes d Immunoglobulines. Structure de l IgE (1) Structure de l IgE : Fragments Fab et Fc (2) Les Immunoglobulines de type E (IgE) Classes d Immunoglobulines 1. Structure 2. Synthèse 3. Récepteurs 4. Fonctions Division des Immunoglobulines en 5 classes en fonction de leurs propriétés structurales

Plus en détail

AMAMI Anaïs 3 C LORDEL Maryne. Les dons de cellules & de tissus.

AMAMI Anaïs 3 C LORDEL Maryne. Les dons de cellules & de tissus. AMAMI Anaïs 3 C LORDEL Maryne Les dons de cellules & de tissus. Introduction : Une greffe (don) de cellules consiste à administrer à un patient dont un organe vital ne fonctionne plus correctement, une

Plus en détail

Edgardo D. CAROSELLA TRAVAUX SCIENTIFIQUES

Edgardo D. CAROSELLA TRAVAUX SCIENTIFIQUES Edgardo D. CAROSELLA TRAVAUX SCIENTIFIQUES Depuis 1976, E.D. CAROSELLA (EDC) s'est appliqué à l'étude des molécules HLA et plus particulièrement sur leur rôle dans l'immunité cellulaire et la transplantation.

Plus en détail

Stress osmotique et activation des MAP Kinases ERK1/2 chez les hépatocytes de turbot, Scophthalmus maximus

Stress osmotique et activation des MAP Kinases ERK1/2 chez les hépatocytes de turbot, Scophthalmus maximus Stress osmotique et activation des MAP Kinases ERK1/2 chez les hépatocytes de turbot, Scophthalmus maximus : implication des voies de signalisation intracellulaire du processus de RVD. Audrey Fouchs Confrontées

Plus en détail

Figure 3-4 Fonction du nucléole dans la synthèse des ribosomes.

Figure 3-4 Fonction du nucléole dans la synthèse des ribosomes. III.1.6 Le Nucléole Ce sont des structures fibrillaires sphériques denses du noyau interphasique et prophasique des organismes supérieurs. Les nucléoles qui sont le site de formation des ribosomes fixent

Plus en détail

PAES 2010-2011 STAGE DE PRÉ RENTRÉE UE 2

PAES 2010-2011 STAGE DE PRÉ RENTRÉE UE 2 PAES 2010-2011 STAGE DE PRÉ RENTRÉE UE 2 Introduction Théorie cellulaire : toute cellule est issue d une cellule L information génétique est transmise aux 2 cellules filles à chaque division Le génome

Plus en détail

Myélome Lymphomes Leucémies Myélodysplasie

Myélome Lymphomes Leucémies Myélodysplasie Biologie: Sang Moelle osseuse Système lymphatique Traitements: Chimiothérapie Radiothérapie Chirurgie Immunothérapie Thérapie ciblée Greffe de la moelle osseuse Soins de support / soins palliatifs Myélome

Plus en détail

La leucémie myéloïde chronique

La leucémie myéloïde chronique Tome 2 La leucémie myéloïde chronique R. LACROIX, F. SABATIER, F. DIGNAT-GEORGE et J. SAMPOL Laboratoire d immunologie et d'hématologie, UFR de pharmacie, Aix-Marseille Université. 2 Hématologie clinique

Plus en détail

Origine, différenciation et répertoire lymphocytaire T

Origine, différenciation et répertoire lymphocytaire T Origine, différenciation et répertoire lymphocytaire T Guy Gorochov, Jean Daniel Lelièvre, Gilles Thibault, Antoine Toubert I-Introduction... 2 II-Le récepteur T pour l antigène (T-cell receptor ou TCR)...

Plus en détail

Comprendre la formule sanguine complète (FSC)

Comprendre la formule sanguine complète (FSC) Comprendre la formule sanguine complète (FSC) Notre mission Ce que vous devez savoir Dispensateur de services de première ligne et de services spécialisés, le CSSS du Suroît a la responsabilité de maintenir

Plus en détail

Les défenses de notre organisme

Les défenses de notre organisme Les défenses de notre organisme Intro : Si nos barrières naturelles ou nos moyens de prévention n'ont pas pu empêcher une contamination, notre corps dispose d'un «système» assurant la défense de notre

Plus en détail

Différenciation lymphocytaire T & B. Différenciation lymphocytaire T & B. Théorie de la sélection clonale (1) Différenciation lymphocytaire T & B

Différenciation lymphocytaire T & B. Différenciation lymphocytaire T & B. Théorie de la sélection clonale (1) Différenciation lymphocytaire T & B DES de Biologie Médicale Enseignement d Immunologie Différenciation lymphocytaire T & B CM5.1 Différenciation lymphocytaire T & B Adrien Six (adrien.six@upmc.fr) Phnom Penh Université Pierre et Marie Curie

Plus en détail

Approches génomiques des cancers Exemple des leucémies aiguës. Jean Soulier Laboratoire d Hématologie, Hôpital Saint-Louis

Approches génomiques des cancers Exemple des leucémies aiguës. Jean Soulier Laboratoire d Hématologie, Hôpital Saint-Louis Approches génomiques des cancers Exemple des leucémies aiguës Jean Soulier Laboratoire d Hématologie, Hôpital Saint-Louis Leucémies aiguës : prolifération de progéniteurs immatures Leucémies aiguës lymphoblastiques

Plus en détail

Le rejet aigu cellulaire

Le rejet aigu cellulaire Le rejet aigu cellulaire CUEN: 3/12/2013 Philippe Grimbert Plan Les antigènes de transplantation Le mécanisme du rejet L incidence et les outils du diagnostique Le traitement 1 Rejet aigu cellulaire Représente

Plus en détail

SERVICE PUBLIC FEDERAL, SANTE PUBLIQUE, SECURITE DE LA CHAINE ALIMENTAIRE ET ENVIRONNEMENT COMMISSION DE BIOLOGIE CLINIQUE RAPPORT GLOBAL

SERVICE PUBLIC FEDERAL, SANTE PUBLIQUE, SECURITE DE LA CHAINE ALIMENTAIRE ET ENVIRONNEMENT COMMISSION DE BIOLOGIE CLINIQUE RAPPORT GLOBAL SERVICE PUBLIC FEDERAL, SANTE PUBLIQUE, SECURITE DE LA CHAINE ALIMENTAIRE ET ENVIRONNEMENT COMMISSION DE BIOLOGIE CLINIQUE SERVICE DES LABORATOIRES DE BIOLOGIE CLINIQUE COMITE DES EXPERTS RAPPORT GLOBAL

Plus en détail

Immunophénotypage et étude des cellules

Immunophénotypage et étude des cellules Jeudi 20 novembre 2014 LEBLANC Romane L2 Relecture : Brassier Julia TSSIB Pr P. Robert 6 pages Immunophénotypage et étude des cellules Plan A. Introduction B. Phénotypage lymphocytaire C. Tests fonctionnels

Plus en détail

Fiche : CARACTERISATION CYTOGENETIQUE ET MOLECULAIRE DES LEUCEMIES PROLYMPHOCYTAIRES B. Coordonnateurs : F Nguyen Khac, E Chapiro

Fiche : CARACTERISATION CYTOGENETIQUE ET MOLECULAIRE DES LEUCEMIES PROLYMPHOCYTAIRES B. Coordonnateurs : F Nguyen Khac, E Chapiro 1 Fiche : CARACTERISATION CYTOGENETIQUE ET MOLECULAIRE DES LEUCEMIES PROLYMPHOCYTAIRES B Coordonnateurs : F Nguyen Khac, E Chapiro CONTEXTE La leucémie prolymphocytaire B (LPL B) est une pathologie rare,

Plus en détail

Chapitre 3 : La réaction inflammatoire. Les inflammations. En savoir plus : Les médiateurs chimiques

Chapitre 3 : La réaction inflammatoire. Les inflammations. En savoir plus : Les médiateurs chimiques Chapitre 3 : La réaction inflammatoire. Les inflammations En savoir plus : Les médiateurs chimiques Les médiateurs de l inflammation De multiples médiateurs chimiques, provenant du plasma ou des cellules,

Plus en détail

PHÉNOTYPE, DIFFÉRENCIATION, CIRCULATION ET HOMÉOSTASIE DES CELLULES DU SYSTÈME IMMUNITAIRE

PHÉNOTYPE, DIFFÉRENCIATION, CIRCULATION ET HOMÉOSTASIE DES CELLULES DU SYSTÈME IMMUNITAIRE PHÉNOTYPE, DIFFÉRENCIATION, CIRCULATION ET HOMÉOSTASIE DES CELLULES DU SYSTÈME IMMUNITAIRE 1. Les lymphocytes T Les lymphocytes T et B, qui sont les seules cellules de l'organisme à avoir des récepteurs

Plus en détail

Jean-Michel SAUTIER*, Sabine LOTY**, Christine LOTY**, Susan HATTAR**, Ariane BERDAL***

Jean-Michel SAUTIER*, Sabine LOTY**, Christine LOTY**, Susan HATTAR**, Ariane BERDAL*** Bull. Acad. Natle Chir. Dent., 2002, 45-4 85 Séance de travail Mercredi 7 février 2001 Nouvelles stratégies thérapeutiques expérimentales dans la régénération osseuse et cartilagineuse Jean-Michel SAUTIER*,

Plus en détail

Tumeurs malignes de l enfant et sarcomes :

Tumeurs malignes de l enfant et sarcomes : Tumeurs malignes de l enfant et sarcomes : Diagnostic (/pronostic) : Clinique/paraclinique Morphologie Immunophénotype Cytogénétique Biologie moléculaire Tumeurs à «cellules rondes» : Tumeurs d Ewing-pPNET

Plus en détail

F Andrianjafison, ON Rakotomalala, MMO Razanaparany, H Rakotoharivelo, OH Rakotonirainy, S Ralandison

F Andrianjafison, ON Rakotomalala, MMO Razanaparany, H Rakotoharivelo, OH Rakotonirainy, S Ralandison F Andrianjafison, ON Rakotomalala, MMO Razanaparany, H Rakotoharivelo, OH Rakotonirainy, S Ralandison Après-Midi Rhumato, février 2014, CHU JRB Antananarivo Maladies inflammatoires : désordres inflammatoires

Plus en détail

Sélection Internationale ENS Ulm 2012, Biologie cellulaire

Sélection Internationale ENS Ulm 2012, Biologie cellulaire Sélection Internationale ENS Ulm 2012, Biologie cellulaire S'il vous plaît lisez l'ensemble du sujet avant de commencer. Les questions 1-8 et 12-14 sont des questions de biologie générale. Dans les questions

Plus en détail

Chapitre 2 Les rôles des testicules et la régulation de l hormone sexuelle mâle.

Chapitre 2 Les rôles des testicules et la régulation de l hormone sexuelle mâle. Chapitre 2 Les rôles des testicules et la régulation de l hormone sexuelle mâle. I. Les deux rôles des testicules. 1) Le rôle exocrine. A la puberté, la paroi des tubes séminifères s épaissie car les spermatogonies

Plus en détail

Cytokines et Polarisation des lymphocytes T

Cytokines et Polarisation des lymphocytes T Mardi, le 13 Décembre 2011 Professeur : Dr. Eric TAROUR RT : Khadijah KHERALLAH RL :Oualid LOUMI Cytokines et Polarisation des lymphocytes T Plan du cours : I) LES CYTOKINES a) Historique et classification...page

Plus en détail

Le système du Complément

Le système du Complément Le système du Complément Marie-Agnès Dragon-Durey, Jean Yves Cesbron, Alain Chevailler, Christian Drouet, Béatrice Uring-Lambert I-Introduction... 2 II-Les voies d activation du Complément... 2 II-1.La

Plus en détail

Immunité adaptative : activation et polarisation des lymphocytes T.

Immunité adaptative : activation et polarisation des lymphocytes T. Immunité adaptative : activation et polarisation des lymphocytes T. Marcelo de Carvalho, Olivier Adotévi, Valérie Frenkel, Gilles Thibault, Richard Le Naour I-Introduction... 2 II-Activation des lymphocytes

Plus en détail

DON DE SANG. Label Don de Soi

DON DE SANG. Label Don de Soi DON DE SANG Label Don de Soi 2015 SOMMAIRE Les différents types de dons p.3 Le don de sang total Le don de plasma Le don de plaquettes Le don de moelle osseuse Que soigne-t-on avec un don de sang? p.7

Plus en détail

Les Tumeurs Stromales Gastro-Intestinales du chien

Les Tumeurs Stromales Gastro-Intestinales du chien Les Tumeurs Stromales Gastro-Intestinales du chien ANNE GIRARD-LUC (1), EDOUARD REYES-GOMES (1), JEAN-JACQUES FONTAINE (1), MARIE LAGADIC (2) ET FLORENCE BERNEX (1,3) (1) SERVICE D EMBRYOLOGIE D HISTOLOGIE

Plus en détail

TSSIBG Immunoglobulines et récepteurs pour l'antigène des lymphocytes B et T

TSSIBG Immunoglobulines et récepteurs pour l'antigène des lymphocytes B et T 14/10/2013 MARIANI Natacha L2 TSSIBG G. Pommier 8 pages TSSIBG Immunoglobulines et récepteurs pour l'antigène des lymphocytes B et T Immunoglobulines (Ig/AC) Récepteurs pour l'antigène des lymphocytes

Plus en détail

Immunité adaptative : la mémoire immunitaire

Immunité adaptative : la mémoire immunitaire Immunité adaptative : la mémoire immunitaire Guislaine Carcelain, Myriam Labalette, Mirjana Radosavljevic I-Introduction... 2 II-Caractéristiques d'une réponse-mémoire ou secondaire... 2 III-La mémoire

Plus en détail

La détection des cellules du système immunitaire par la Cytométrie en flux

La détection des cellules du système immunitaire par la Cytométrie en flux La détection des cellules du système immunitaire par la Cytométrie en flux Les différentes méthodes de détection des cellules du système immunitaire 1 - Etude morphologique Elle est réalisée sur 2 types

Plus en détail

DST DE SCIENCES DE LA VIE ET DE LA TERRE 1) RESTITUTION ORGANISÉE DES CONNAISSANCES (8 PTS)

DST DE SCIENCES DE LA VIE ET DE LA TERRE 1) RESTITUTION ORGANISÉE DES CONNAISSANCES (8 PTS) 1s_cntsvt_2011_11_16_corrigé.doc 1/6 CLASSE DE 1ère S - DURÉE 3H00 DST DE SCIENCES DE LA VIE ET DE LA TERRE CALCULATRICES INTERDITES 1) RESTITUTION ORGANISÉE DES CONNAISSANCES (8 PTS) Le cycle cellulaire

Plus en détail

IMMUNOLOGIE - EXERCICES TYPE II-2 OBLIGATOIRE

IMMUNOLOGIE - EXERCICES TYPE II-2 OBLIGATOIRE IMMUNOLOGIE - EXERCICES TYPE II-2 OBLIGATOIRE SUJET 1 La phase symptomatique du sida est caractérisée par un taux très faible de lymphocytes T cytotoxiques et de lymphocytes T4. Les patients qui rentrent

Plus en détail

LES JONCTIONS D ANCRAGE

LES JONCTIONS D ANCRAGE LES JONCTIONS D ANCRAGE 1. Généralités Liées au cytosquelette (microfilaments, filaments intermédiaires= FI). Connexion entre les cellules. Connexion à la matrice extracellulaire. transmission des forces

Plus en détail

Cellules souches reprogrammées (ipscs) et Thérapie cellulaire. Loïc Garçon

Cellules souches reprogrammées (ipscs) et Thérapie cellulaire. Loïc Garçon Cellules souches reprogrammées (ipscs) et Thérapie cellulaire Loïc Garçon. Différents types de cellules souches Totipotentes Pluripotentes hes Multipotentes CSH Les cellules souches totipotentes Peuvent

Plus en détail

Physiologie du Pancréas endocrine

Physiologie du Pancréas endocrine Physiologie du Pancréas endocrine 1 I. Introduction II. Insuline Plan 1. Sécrétion 2. Régulation 3. Actions physiologiques 4. Mode d action III. Glucagon 2 2eme Année de médecine 1 Cellules β I. Introduction

Plus en détail

ABX Pentra DX120. Analyseur d hématologie. 45 paramètres Etaleur-colorateur intégré Système expert de validation

ABX Pentra DX120. Analyseur d hématologie. 45 paramètres Etaleur-colorateur intégré Système expert de validation ABX Pentra DX120 Analyseur d hématologie 45 paramètres Etaleur-colorateur intégré Système expert de validation ABX Pentra DX 120 Au cœur de l hématopoïèse Plate-forme complète de cytologie 120 échantillons

Plus en détail

Première partie: Restitution + Compréhension (08 points)

Première partie: Restitution + Compréhension (08 points) Lycée M hamdia Année scolaire : 2011/2012 Prof : Saïd Mounir Date : 17/05/2012 Première partie: Restitution + Compréhension (08 points) EXERCIE N O 1: (4 points) : 1 : a-b 2 : b 3 : a-b 4 : d 5 : d 6 :

Plus en détail