LA GESTION GLOBALE DES RISQUES EN CONCHYLICULTURE
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- Claude Larrivée
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1 LA GESTION GLOBALE DES RISQUES EN CONCHYLICULTURE Etude réalisée dans le cadre de l Observatoire de Pêches et des Cultures Marines du golfe de Gascogne ~ AGLIA ~ Par le Laboratoire d Economie de Nantes ~ LEN ~ V. LE BIHAN - S. PARDO - Y. PERRAUDEAU Université de Nantes
2 Nous tenons à remercier l ensemble des personnes qui ont participé de près ou de loin à cette étude (liste en annexe 1). Ces remerciements s adressent plus particulièrement : au Comité National de la Conchyliculture aux 7 sections régionales conchylicoles aux professionnels conchylicoles sollicités au Ministère de l Agriculture et de la Pêche, bureau Crédit Assurance aux assurances et établissements bancaires : Banque Populaire Atlantique, Crédit Agricole SA, Crédit Maritime de Vendée, Crédit Mutuel Océan, GAN, Groupama SA, Pacifia Assurances Dommages, Tétard-Gras Savoye, Allain des Beauvais Assurance à la Fédération Nationale Porcine aux Conseils Régionaux d Aquitaine, de Poitou-Charentes, des Pays de la Loire Au SMIDAP et au CREAA - Page 2 - LEN - Université Nantes
3 SOMMAIRE CONTEXTE DE L ETUDE... p.4 1. DES RISQUES ET DES CONSEQUENCES MULTIPLES POUR DES COUVERTURES IMPARFAITES Une diversité de risques dans les entreprises conchylicoles Risques liés au milieu de production Risques liés à l entreprise Risques liés à la commercialisation et à la distribution Des conséquences multiples difficilement mesurables Des couvertures et mesures de soutien spécifiques au secteur conchylicole Fonds FIPOL Le Fonds Européen pour la Pêche (FEP) Les régimes de calamités agricoles et de catastrophes naturelles Les assurances privées Mesures de soutien complémentaires Synthèse QUELLES PERSPECTIVES POUR LE SECTEUR CONCHYLICOLE? Des outils de couverture existant dans d autres secteurs Quelles adaptations possibles au secteur conchylicole?... p.9 p.11 p.11 p.12 p.12 p.13 p.15 p.17 p.17 p.18 p.19 p.20 p.21 p.24 p.27 p.34 CONCLUSION... p.39 - Page 3 - LEN - Université Nantes
4 CONTEXTE DE L ETUDE La prise en compte des risques est devenue un enjeu majeur dans tous les secteurs d activité et concerne l ensemble des acteurs économiques (consommateurs, entrepreneurs, politiques, citoyens, ). Une définition du risque : Le risque est représenté par la combinaison de la probabilité d occurrence d un événement redouté (incident ou accident) et la gravité de ses conséquences sur une cible donnée. De part les conséquences potentielles directes sur la santé humaine, le secteur alimentaire est l un des secteurs les plus sensibles à la prise en compte des risques. Cette notion se trouve ainsi de plus en plus confortée dans la multiplication des textes réglementaires ou dans les politiques ou actions des Etats : - Le traité de Maastricht prévoit un niveau élevé de protection de la santé humaine à travers la mise en œuvre de politiques et actions communautaires, menées essentiellement par la DG SANCO (i.e. santé des consommateurs). - Au-delà de la notion de risque avéré, les réunions internationales de Rio ou de Johannesburg introduisent également la notion de risques hypothétiques à travers le principe de précaution. Ce dernier principe basé sur l appréciation, la gestion et la communication autour du risque est aujourd hui intégré dans les décisions politiques et économiques de l UE. La sécurité alimentaire des produits mis sur le marché est devenue un objectif prioritaire de la Commission Européenne[1] et des pays de l Union Européenne. Les procédures de gestion du risque sont renforcées. En mettant sur le marché français des produits de la mer vivants, le secteur des cultures marines est d autant plus concerné par ces évolutions réglementaires et sociétales. [1] Cf. le «Livre Blanc sur la Sécurité Alimentaire» de la Commission des Communautés Européennes, 12 janvier 2000 Contexte de l étude - Page 4 - LEN - Université Nantes
5 Présentation du secteur conchylicole français La conchyliculture française comprend l élevage des mollusques, huîtres, moules, coques, palourdes [1]. Panorama de la conchyliculture sur les 3 façades maritimes françaises entreprises réparties emplois ; Profil des entreprises Equivalents Temps Pleins 78 % d'exploitations individuelles hectares domaine public maritime ; Surfaces exploitées ha domaine privé tonnes de coquillages dont : Production 58 % d'huîtres et 39 % de moules Place de la conchyliculture française en Europe M O U L E S H U I T R E S 88 % de la production ostréicole européenne ; 13 % de la production mytilicole européenne (50 % Espagne, 11 % Pays-Bas) Répartition de la production ostréicole et mytilicole par Section Régionale Conchylicole Estimation de la production mytilicole nationale en 2003 : tonnes Pays de la Loire et Poitou-Charentes Estimation de la production ostréicole nationale en 2003 : tonnes Source : LEN-CORRAIL, calculé d'après données C.N.C. Répartition des emplois par type d entreprises Source : LEN-CORRAIL, d'après données Agreste Cahiers n 1 - Février entreprises en Aquitaine 894 Equivalents Temps Pleins entreprises en Poitou- Charentes Equivalents Temps Pleins 377 entreprises en Pays de la Loire 935 Equivalents Temps Pleins 28% 30% 20% 12% 15% Actifs familiaux 7% 65% Salariés saisonniers et occasionniels 58% 65% Salariés permanents 0% 10% 20% 30% 40% 50% 60% 70% 80% 90% 100% Normandie-Mer du Nord Bretagne Nord Bretagne Sud Pays de la Loire Poitou-Charentes Arcachon-Aquitaine Méditerranée [1] L ensemble des chiffres cités proviennent du «Recensement de la conchyliculture 2001» Agreste Cahiers n 1 Contexte de l étude - Page 5 - LEN - Université Nantes
6 Caractéristiques du secteur conchylicole français La saisonnalité des ventes ostréicoles est très marquée, la moitié des achats s effectuant au mois de décembre. La consommation des moules est en revanche plus étalée dans l année sur les mois de juillet à octobre. Les GMS vendent entre 50 et 60 % des huîtres en France et ¾ des moules. La concentration des GMS induit une dépendance forte d un grand nombre de conchyliculteurs vis-à-vis d un nombre réduit de centrales d achat. La vente directe, sur les marchés, les restaurants et poissonneries constituent les autres circuits de distribution. Les conditions naturelles sont à l origine de spécialisations géographiques des entreprises ostréicoles : captage naturel en Gironde et Charente-Maritime, écloseries de coquillages en Vendée, phase de grossissement plus favorable en Bretagne Sud et Normandie, affinage des huîtres en Charente-Maritime et Vendée. Les stratégies d approvisionnement en coquillages, d élevage et de commercialisation des ostréiculteurs peuvent donc être très hétérogènes. La pérennité des activités conchylicoles est garante du maintien d un état acceptable du milieu naturel où elle s exerce. Ainsi, une surveillance régulière des eaux maritimes permet de contrôler l'absence de microorganismes pathogènes dans le milieu. Des contrôles sont également effectués sur les coquillages pour déterminer la présence ou non de toxines. Cette veille sanitaire permet de procéder à des fermetures préventives des zones de production pour se garantir d intoxications alimentaires. De la production à la commercialisation, les activités conchylicoles sont exposées à une pluralité de risques. La dépendance au milieu naturel a conduit de tout temps les professionnels à s adapter et à intégrer ces risques dans leur pratique. Les évolutions réglementaires, destinées à protéger le consommateur, encadrent de manière stricte l ensemble de l activité conchylicole. La vulnérabilité des entreprises reste conditionnée par leur implantation géographique et par leurs stratégies de cycles de production. La saisonnalité de la commercialisation et la spécificité des circuits de distribution sont autant de facteurs de sensibilité. Contexte de l étude - Page 6 - LEN - Université Nantes
7 Les sinistres encourus par les professionnels conchylicoles sont-ils plus fréquents ces dernières années? Les conséquences dans les entreprises sont-elles plus importantes? S il est difficile d apporter une réponse précise et clairement démontrée, des événements marquants et une évolution du contexte réglementaire viennent conforter la perception des professionnels du secteur, à savoir une augmentation du risque. Quelques événements marquants : De 1999 à 2005, deux pollutions par hydrocarbure (naufrage de l Erika et du Prestige), une tempête et des épisodes de sécheresse ont affecté les activités conchylicoles. Nombre de jours de fermeture Source : LEN-Corrail, calculé d'après données IFREMER Sur la période , le nombre de jours d interdiction administratives de vente et de ramassage de coquillages liée à la présence de phycotoxines dangereuses pour la santé humaine (toxines diarrhéiques (DSP), paralysantes (PSP), amnésiantes (ASP), ) ou pour la faune marine (poissons, coquillages, ) a été multiplié par 5 : 256 jours de fermeture en 1984 vs 1300 jours en 2003 avec un pic de 1997 jours de fermetures en 2002 (source Ifremer) DSP ASP PSP Linéaire (DSP) Contexte réglementaire : La modification des limites maximales et des méthodes d analyse de certaines biotoxines marines dans les mollusques bivalves[1] renforce le principe de précaution alimentaire à travers un allongement de la durée des tests effectués sur les souris. Dans le cas où les tests s avèrent positifs, l interdiction de commercialisation est déclenchée ; ces nouvelles normes peuvent ainsi avoir des conséquences importantes sur l activité, telles que la probable augmentation de la fréquence et l allongement des périodes de fermeture des zones conchylicoles. Autre élément réglementaire, la mise en œuvre dans le secteur conchylicole du paquet hygiène formalise les procédures de traçabilité et de sécurité sanitaire des aliments. Le Guide de Bonnes Pratiques d Hygiène et d Application des principes H.A.C.C.P. pour la purification et l expédition des coquillages vivants vise à donner les moyens à mettre en œuvre pour répondre à toutes ces exigences réglementaires. [1] Décision de la Commission du 15 mars 2002 fixant les modalités d application de la directive 91/492/CEE du Conseil en ce qui concerne les limites maximales et les méthodes d analyse de certaines biotoxines marines dans les mollusques bivalves, les échinodermes, les tuniciers et les gastéropodes marins (C(2002) 1001). [2] Depuis le 1er janvier 2006, la nouvelle réglementation du Paquet Hygiène s applique et complète la législation communautaire déjà en vigueur avec notamment le règlement (CE) n 178/2002. Contexte de l étude - Page 7 - LEN - Université Nantes
8 Face aux aléas climatiques, à l augmentation du nombre de jours d interdiction de vente de coquillages et dans un contexte réglementaire évolutif, la gestion des risques représente enjeu important pour la pérennité des entreprises conchylicoles. Aujourd hui, des mécanismes de couverture allient des systèmes de solidarité européens et nationaux et d assurances privées mais semblent insuffisants. Trois principales limites peuvent être évoquées : ces systèmes permettent de compenser en partie seulement les dommages supportés. Les pertes financières peuvent être d autant plus préjudiciables lorsqu elles interviennent dans les premiers mois d exercice d une jeune entreprise ou lorsque les occurrences sont rapprochées ; les délais d indemnisation sont parfois très longs créant des décalages de trésorerie pénalisant ; certaines conséquences économiques non garanties dans les entreprises conchylicoles sont souvent oubliées dans l appréhension des préjudices réellement subis : pertes de cheptel, pertes de personnel, pertes de marchés, images affectées, augmentation des investissements et des frais de fonctionnement des procédures de sécurité, augmentation des primes d assurance, etc. Eu égard à l ensemble de ces considérations qui traduisent la nécessité de mieux appréhender les risques afin de mieux les couvrir, l étude proposée se fixe plusieurs objectifs : identifier l ensemble des risques encourus par les entreprises conchylicoles (partie 1), identifier la nature des conséquences selon les risques (partie 1), identifier les mécanismes de couverture propres à chaque risque et leurs limites (partie 1), identifier les mécanismes de couverture existant dans d autres secteurs (partie 2) proposer une approche globale des mécanismes de couverture des risques dans la profession conchylicole comme outil d aide à la décision (partie 2). Contexte de l étude - Page 8 - LEN - Université Nantes
9 - I - DES RISQUES ET DES CONSEQUENCES MULTIPLES POUR DES COUVERTURES IMPARFAITES Quels risques en conchyliculture? Quelles conséquences dans les entreprises conchylicoles, sur la filière conchylicole et sur les territoires littoraux? Quels systèmes de couvertures pour quels dommages? 1 - Des risques et des conséquences multiples pour des couvertures imparfaites - Page 9 - LEN - Université Nantes
10 Environnement impacté Entreprises Consommateurs Profession Conséquences Territoire Evolution de l environnement règlementaire De la production Risques à la commercialisation Risques liés au milieu de production - Risques sanitaires : biologiques, microbiologiques, physiques, chimiques - Risques climatiques : sécheresse, inondation, tempête - Risques de pollutions : marée noire, rejets agricoles, Risques liés à l entreprise - Accès à la ressource : foncier, interdépendance des producteurs - Risque de gestion des ressources humaines - Risques financiers, prix des intrants - Risques incendie, vol, perte ou dysfonctionnement de l équipement et bâtiment* Risques liés à la commercialisation et à la distribution - Risques de marché - Risques en responsabilité (intoxication consommateur) - Risques de qualité Méfiance du consommateur, baisse de la consommation, intoxication, plainte, Modification des systèmes de production, mise aux normes Absence de captage, moindre croissance ou pertes de cheptel Interdiction de vente : report de mise en marché, stockage Dégradation du milieu de production, Dépréciation des stocks * Dégradation, destruction de matériel Baisse de revenus Baisse du chiffre d affaires Report d investissement s Endettement Diminution, insuffisance de trésorerie Modification de prix Ajustement des moyens humains - Risques médiatiques Pertes de marché - Risques de défaillance client Liquidation de stocks Source : V. Le Bihan, S. Pardo, LEN, Université de Nantes Systèmes d intervention Interventions de la profession Assurances privées Interventions des collectivités territoriales Intervention étatique régime dit de «catastrophes naturelles», «calamités agricoles», Mesures fiscales, sociales et réglementaires, Les risques médiatiques peuvent induire la méfiance du consommateur Interventions européennes FEP, règle des minimis, Interventions internationales FIPOL - Page 10 - LEN - Université Nantes
11 1. DES RISQUES ET DES CONSEQUENCES MULTIPLES POUR DES COUVERTURES IMPARFAITES 1.1 Une diversité de risques A partir du schéma synthétique, les risques auxquels sont exposés les entreprises conchylicoles peuvent être classés en trois grandes catégories : les risques liés au milieu de production ; ceux liés à l environnement de l entreprise et aux instruments nécessaires à la production ; ceux liés à tout ce qui est produit et aux débouchés Risques liés au milieu de production Les risques sanitaires : Risques zoosanitaires et zootechniques : maladies des animaux répertoriées (marteiliose, bonamiose) ou non répertoriées ; mortalités inexpliquées, prédation Risques microbiologiques : microorganismes (bactéries, virus, protozoaires) dans les eaux littorales ; Risques biologiques : phycotoxines (toxines DSP, ASP, PSP, AZP) Risques physiques : température de l eau, salinité de l eau, etc. Les risques climatiques, naturels : tels que la sécheresse, les inondations, les tempêtes, la grêle, le gel, tremblement de terre, les coulées de boue, etc. Les risques de pollution : introduction, directement ou indirectement, dans le milieu marin de substances ou d énergie provoquant des effets nuisibles tels que dommages aux ressources biologiques, risques pour la santé humaine (avérés ou non), entraves aux activités maritimes, altération de la qualité d utilisation de l eau de mer et réduction des agréments : Pollutions chimiques : contaminants chimiques tels que les métaux lourds (mercure, cadmium, cuivre, etc.), les hydrocarbures, les pesticides, les biocides, les substances organiques de synthèse, les substances eutrophisantes, etc. 1.1 Une diversité de risques dans les entreprises conchylicoles - Page 11 - LEN - Université Nantes
12 1.1.2 Risques liés à l entreprise L accès à la ressource : Productivité des parcs : les revenus attendus d une exploitation de concessions peuvent varier selon la productivités naturelle du milieu, les flux de nutriments pouvant être irréguliers ou insuffisants. Interdépendance des producteurs : en fonction de leurs activités sur les parcs, altération des cycles de production, des sites et de l outil de production, surcharge des bassins, incompatibilité entre certaines espèces, etc. Les risques de gestion des ressources humaines : accidents du travail, risques liés aux contrats de travail, gestion de l emploi, disponibilité et accès à la main d œuvre, transmission des entreprises, etc. Les risques financiers, prix des intrants : prix des matières premières, prix du cheptel, rentabilité des investissements, choix des techniques de production Les risques incendie, vol, perte ou dysfonctionnement de l équipement et bâtiment Risques liés à la commercialisation et à la distribution Les risques médiatiques : risques liés au traitement et à la restitution d une information ou d un événement, etc. Les risques de défaillance d un client : risques liés à un défaut de paiement de la part d un client Les risques de marché : risques de prix essentiellement, de volume Risques en responsabilité : engagement de la responsabilité des professionnels aquacoles à travers leur activité (intoxication alimentaire, etc.). Cf. loi du 19 mai 1998 instaurant une «responsabilité du fait des produits défectueux» Risques de qualité : écarts entre qualité proposée et qualité attendue tant au niveau du professionnel qu au niveau des consommateurs 1.1 Une diversité de risques dans les entreprises conchylicoles - Page 12 - LEN - Université Nantes
13 1. DES RISQUES ET DES CONSEQUENCES MULTIPLES POUR DES COUVERTURES IMPARFAITES 1.2 Des conséquences multiples difficilement mesurables Découlent de ces différents risques, des préjudices pour les entreprises conchylicoles, dont les répercussions peuvent affecter la profession dans son ensemble et modifier le comportement des consommateurs. La portée des conséquences peut ainsi être à l échelle d un territoire géographique plus ou moins étendu. Les dommages subis peuvent être économiques, financiers, sociaux, organisationnels, etc. Au niveau des entreprises, les préjudices majeurs se traduisent par des conséquences financières telles que des baisses de chiffre d affaires, des insuffisances de trésorerie. Pour un même dommage, les conséquences peuvent être très différentes selon les entreprises en fonction de leur(s) métier(s), taille, caractéristiques technico-économiques, selon les bassins, etc. Aujourd'hui, l évaluation précise d un préjudice peut se révéler très difficile : - difficulté de déterminer l ensemble des conséquences directes et induites ; - échelonnement des effets (conséquences court terme, moyen terme et long terme) ; - gravités différentes selon la période de survenue du sinistre ; - difficulté de transmission et de compilation des informations détenues par les divers acteurs concernés (professionnels, banquiers, centres de gestion, etc.) ; - insuffisance d indicateurs biologiques, sanitaires de référence (seuils de pollution, état des stocks,...) Néanmoins, un premier niveau d évaluation de certains préjudices est fourni par le montant des aides accordées lors d événements tels que la sécheresse, les pollutions par hydrocarbure, etc. 1.2 Des conséquences multiples difficilement mesurables - Page 13 - LEN - Université Nantes
14 Les concours publics français accordés au secteur des cultures marines révèlent une forte variabilité des aides selon les années liée aux événements conjoncturels : 1995 et 1997 : mortalités estivales exceptionnelles en Bretagne et Pays de la Loire 2000 à 2003 : indemnisation dommages Tempête, Erika et Prestige 2003 : Episode de toxicité Etang de Thau (1,2 million d euros) + Fonds d allègement de charges pour conchyliculteurs de la Gironde pour arrêt de commercialisation 2004 : indemnisation dans 6 départements suite à la sécheresse de 2003 Les demandes d indemnisation déposées au fonds FIPOL peuvent être très variables selon l ampleur de la pollution : 1003 demandes déposées à la suite du naufrage de l Erika pour une indemnisation effective de 7,7 millions d euros en demandes déposées à la suite du naufrage du Prestige pour un montant réclamé de 1,6 millions d euros. Catégories Concours publics aux cultures marines ( ) Concours publics aux CM (gestion des aléas de production) Indemnisation dommages Tempête, Erika et Prestige 42,3 11,2 12,7 0,8 0 0 Indemnisation pertes CM (FNGCA) 5 0,6 0 1,3 1,6 0 TOTAL en millions d'euros 47,3 11,8 12,7 2,1 1,6 0 Source : LEN, d'après MAP Concours publics aux pêches maritimes et aux cultures marines Dossiers d indemnisations au titre du FIPOL Demandes d'indemnisation déposées au 31 décembre Naufrage de l'erika Paiements effectués Nombre de demandes Montant Mariculture et ostréiculture Gisements de coquillages Bateaux de pêche Entreprises de transformation Tourisme Dommages aux biens Opérations de nettoyage Divers Total Source : d'après le Rapport annuel 2004 du FIPOL Demandes déposées Demandes évaluées Nombre de demandes Demandes rejetées Demandes d'indemnisation déposées au 31 décembre Naufrage du Prestige Espagne France Catégories Montant réclamé Nombre de demandes Montant réclamé Dommages aux biens Nettoyage Mariculture Pêche et Ramassage de coquillages Bateaux de pêche Tourisme Entreprise de transformation/vente du poisson Divers Gouvernement Total Des conséquences multiples difficilement mesurables Source : d'après le Rapport annuel 2004 du FIPOL - Page 14 - LEN - Université Nantes
15 1. DES RISQUES ET DES CONSEQUENCES MULTIPLES POUR DES COUVERTURES IMPARFAITES 1.3 Des couvertures et mesures de soutien spécifiques au secteur conchylicole Le secteur conchylicole peut avoir accès à un certain nombre d aides publiques et de contrats d assurance privée. Au niveau international, le seul mécanisme de couverture mis en place concerne l indemnisation des dommages liés aux pollutions par hydrocarbures (fonds FIPOL). Au niveau européen, le pré-projet du Fonds Européen pour la Pêche (FEP) prévoit une intervention au niveau des fermetures administratives. La plupart des risques restent gérés au niveau national. L Etat apporte sa contribution en cas de calamités agricoles, par le biais du FNGCA. En cas de catastrophes naturelles, l Etat intervient également mais indirectement en partenariat avec les assurances privées. Ces dernières proposent des contrats d assurance professionnelle classiques et depuis peu, quelques contrats spécifiques au secteur conchylicole. A ces dispositifs déclenchés pour des risques particuliers, s ajoutent des mesures complémentaires prises en charge par l Etat et les collectivités territoriales (fiscales, bancaires,...) appliquées au cas par cas. Dans le cadre de la règle des minimis adoptée par l Europe, des aides plafonnées peuvent être allouées. La gestion des risques est également intégrée par les professionnels au niveau de leur activité, par la mise en œuvre de mesures d autoprotection et d auto-assurance. Celles-ci se traduisent par des spécialisations géographiques et des choix technico-économiques qui vont permettre de réduire soit l exposition au risque, soit la gravité des conséquences économiques d un dommage. 1.3 Des couvertures et mesures de soutien spécifiques au secteur conchylicole - Page 15 - LEN - Université Nantes
16 Niveaux d intervention et instruments de couverture des risques Niveaux d intervention Instruments Risques couverts International FIPOL Pollutions par hydrocarbure Europe Etat Organismes privés Individuel et organisation professionnelle FEP FNGCA Catastrophes naturelles Assurances privées Organisation de la production, gestion financière,... Fermetures administratives Aléas naturels Pollution du littoral Dommages aux personnes et aux biens/ RC Report de vente Etat et collectivités territoriales : mesures complémentaires Organisation de la profession (mutualisation de moyens,...) - Page 16 - LEN - Université Nantes
17 1.3.1 Fonds FIPOL Ces Fonds Internationaux indemnisent les victimes de pollution par hydrocarbures. Les Etats importateurs de pétrole et les propriétaires de navires pétroliers cotisent aux fonds. Le FIPOL intervient en complément de l'assureur du navire, lorsque le montant du dommage excède le montant de la réparation fixée par la convention de 1992 sur la responsabilité civile (annexe 2). Le "dommage par pollution" signifie : - (1) le préjudice ou le dommage causé à l extérieur du navire par une contamination survenue à la suite d une fuite ou d un rejet d hydrocarbures du navire, où que cette fuite ou ce rejet se produise, étant entendu que les indemnités versées au titre de l altération de l environnement autres que le manque à gagner dû à cette altération seront limitées au coût des mesures raisonnables de remise en état qui ont été effectivement prises ou qui le seront ; - (2) le coût des mesures de sauvegarde (i.e. toutes mesures raisonnables prises par toute personne après la survenance d un événement pour prévenir ou limiter la pollution) et les autres préjudices ou dommages causés par ces mesures Fonds Européen pour la Pêche (FEP) Extrait du pré-projet FEP : (annexe 3) Cette mesure vise à apporter des compensations financières aux conchyliculteurs lorsque la contamination des coquillages due à la prolifération de plancton toxinogène ou à la présence de plancton contenant des bioxines marines impose, pour protéger la santé humaine, la suspension de leur récolte dans la zone contaminée. Une cellule d indemnisation ad hoc est constituée à l initiative du Préfet du département concerné dés que les conditions sont réunies : - lorsque la durée de la suspension de récolte est supérieure à quatre mois ; ou - lorsque la suspension est susceptible d occasionner des pertes supérieures à 35% du chiffre d affaires annuel calculé sur la base de la moyenne du chiffre d affaires des trois années précédentes pour les entreprises concernées. Le montant de l indemnisation sera égal au montant de la perte de marge brute calculé sur la base de la perte de chiffres d affaires. Le chiffre d affaires de référence sera calculé sur la base de la moyenne des chiffres d affaires des trois années antérieures. Le taux de marge brute moyen des entreprises de la zone concernée sera établi par un organisme de gestion agréé ; il sera appliqué à chacune des entreprises bénéficiaires. 1.3 Des couvertures et mesures de soutien spécifiques au secteur conchylicole - Page 17 - LEN - Université Nantes
18 1.3.3 Les régimes de calamités agricoles et de catastrophes naturelles Ces régimes indemnisent les dommages causés aux bâtiments et aux cultures par la tempête, la grêle, le gel (annexes 4 à 6). FNGCA Catastrophes Naturelles Une solidarité nationale et professionnelle qui permet de redistribuer entre professionnels. Cotisants au fonds : l'etat et les souscripteurs d'assurance dommages aux bâtiments, des véhicules de l'exploitation et Responsabilité Civile. Contribution additionnelle des conchyliculteurs ayant souscrit une assurance incendie et/ou une assurance risques nautiques (selon zones géographiques). L état de calamité agricole doit être reconnu par arrêté interministériel. Lien de causalité prouvé. Permet d'indemniser des calamités pour lesquelles aucun contrat n'est proposé par le marché de l'assurance, c est-à-dire aujourd hui la plupart des risques. Dommages garantis : récolte, sol, cheptel Evénements Tempête Grêle Inondation Gel Biens Véhicules Assurance facultative Garantie facultative (garantie "panne mécanique") Bâtiments et contenu (marchandises, matériel, mobilier, récolte, animaux) Assurance facultative (grêle sur toiture) Garantie facultative (gel des canalisations de l'habitation) Récolte sur pied Garantie tempête obligatoirement délivrée lorsqu une garantie dommages aux biens est souscrite Catastrophe naturelle Régime d'assurance, principe de mutualisation. Les assureurs couvrent les risques de cat. nat dans leurs polices habituelles (habitation, incendie ). Réassurance auprès de la Caisse Centrale de Réassurance (public) et sécurisée par l'etat. L état de catastrophe naturelle doit être reconnu par arrêté interministériel. Dommages garantis : dommages directs, perte d exploitation Assurance facultative Calamité agricole Calamité agricole Animaux à l'extérieur des bâtiments Autres événements naturels exceptionnels (sécheresse, coulée de boue, tremblement de terre, ) Catastrophe naturelle Calamité agricole Une condition : 1) avoir assuré ses biens Deux conditions : 1) avoir assuré ses biens 2) une intervention des pouvoirs publics reconnaissant l'état de catastrophe naturelle ou de calamité agricole Source : FFAS "L'assurance multirisque agricole", Centre de documentation et d'information de l'assurance, janvier Des couvertures et mesures de soutien spécifiques au secteur conchylicole - Page 18 - LEN - Université Nantes
19 1.3.4 Les assurances privées Deux grandes catégories d assurance pour les exploitants conchylicoles Assurance des personnes - Protection sociale (accident, maladie, vieillesse) - Prévoyance (assurance sur la vie) Assurance de responsabilité Objet : Dédommagement des victimes d accidents dans le cadre de l activité, et qui peuvent provenir : - des immeubles de l exploitation : la chute de tuiles - des terrains, - de l exploitant, des membres de sa famille, - de son personnel occasionnel ou permanent, - du matériel, - des animaux Garanties complémentaires optionnelles : - dommages afférents à une activité de diversification dans l exploitation - dommages causés aux récoltes des voisins, - etc. Assurances de dommages Assurance de biens Objet : couverture des risques inhérents à l exploitation : - incendie, - tempête, grêle, neige - dégâts des eaux, - vol - catastrophe naturelle et actes de terrorisme - assurance-crédit* (annexe 7) - assurance risque de pollution du littoral (annexe 8) Garanties complémentaires optionnelles : - assurance perte d exploitation - garantie report de vente* (voir annexe 9) * Nouveautés spécifiques au secteur conchylicole 1.3 Des couvertures et mesures de soutien spécifiques au secteur conchylicole - Page 19 - LEN - Université Nantes
20 1.3.5 Mesures de soutien complémentaires Des mesures de soutien complémentaires nationales et régionales : contributions publiques déclenchées au cas par cas selon la gravité des événements. Elles peuvent compléter des mesures d indemnisation ou intervenir en soutien de l activité en cas d absence de mécanisme : - allégement des cotisations sociales, - exonération redevance domaniale, - prêts bonifiés, - prise en charge partielle des intérêts de prêts bancaires à long et moyen terme, - aide à la reconstitution des matériels et des stocks, - avances remboursables, - allègement de charges (FAC) Des mesures de soutien complémentaires européennes : règle des minimis (annexe 10) L Union Européenne encadre les aides et subventions accordées aux entreprises par les Etats Membres pour faire respecter le principe de libre concurrence. L aide dite des minimis n est accordée que lorsqu aucune autre mesure nationale ou européenne n existe. Elle est accordée pour soutenir l activité des petites et moyennes entreprises et versée sous forme de subvention (ou d aides) dont le montant total est plafonné. Le règlement CE 1860/2004 concernant l application des aides de minimis aux secteurs de l agriculture et de la pêche prévoyait un «plafond de euros par bénéficiaire sur une période de 3 ans lorsque le montant total de telles aides accordées à l'ensemble des entreprises sur trois ans reste inférieur à un plafond à fixer par la Commission à environ 0,3% de la production annuelle du secteur agricole ou de la production du secteur de la pêche, n'affectent pas les échanges entre États membres et/ou ne faussent pas ou ne menacent pas de fausser la concurrence». Depuis le 1er janvier 2007, le projet de règlement prévoit de porter le plafond de minimis actuel de à euros pour le secteur des pêches et de l aquaculture. 1.3 Des couvertures et mesures de soutien spécifiques au secteur conchylicole - Page 20 - LEN - Université Nantes
21 1.4 Synthèse Les couvertures et mesures de soutien Risques RE ou RNE* Dispositifs existants Eléments déclencheurs Modalités d'application Risques liés au milieu de production : RNE ou RE Règle de Minimis Limite du plafond : euros Risques sanitaires : biologiques, microbiologiques, physiques, chimiques Risques climatiques : sécheresse, inondations Risques climatiques : tempêtes, gel, grêle Risques de pollutions : marée noire, rejets agricoles, etc. Risques liés à l'entreprise Accès à la ressource : foncier, interdépendance des producteurs Risque de gestion des ressources humaines 1.4 Synthèse RNE ou RE FEP (pré-projet) - Article 31 RNE RNE RNE RE ou RNE RE Assurance aquacole et salicole FNGCA ou Régime Catastrophe Naturelle FNGCA ou Régime Catastrophe Naturelle + garantie dommage aux biens Assureur du navire responsable pollution + FIPOL Assurance risque pollution du littoral Suspension de la récolte pendant plus de 4 mois ou Préjudice subi représente plus de 35 % du CA annuel interdictions administratives de ventes des coquillages (Alexandrium, Pseudo- Nitzschia, Dinophysis) au-delà de 15 jours Reconnaissance d'une calamité agricole ou cat. naturelle Reconnaissance d'une calamité agricole ou cat. naturelle Pollution par hydrocarbure Pollution déclenchée par collision, naufrage, échouement ou abordage de navires identifiés L'octroi d'indemnités est limité à 12 mois sur la période mois de suspension ou 35 % de baisse de CA paraissent des niveaux très élevés Franchise 5 % du capital assuré ; Prise en charge des intérêts de découvert ou d emprunts dus à un décalage de trésorerie résultant d une interdiction garantie Indemnisation faible du FNGCA (12 %) ; Longueurs des délais d'indemnisation ; Aléas exceptionnels Garantie facultative pour grêle et gel ; Montants plafonnés ; Montants plafonnés ; Longueurs des délais d'indemnisation ; ne couvre que les pollutions par hydrocabure RE Assurance Revenu Chute de revenu professionnel annuel net imposable consécutive à une invalidité (économique ou physiologique) liée à une maladie et/ou un accident Cotisation fonction de l'étendue de la couverture souhaitée (montant de la rente, délai de carence, risque couvert, type de rente). Les primes payées sont déductibles fiscalement Risque financier, prix des intrants Risque incendie, vol, perte ou dysfonctionnement de l'équipement et bâtiment RE ou RNE Assurance dommages / biens Assurance Pertes d'exploitation Risques liés à la distribution et à la commercialisation Risques médiatiques Risques de défaillance des clients RE Assurance crédit Impayés Coût élevé de l'assurance Risques de marché Risques en responsabilité (intoxication Assurance responsabilité RE consommateur) civile Risques de qualité RE * RE : responsabilité établie ; RNE : responsabilité non établie - Page 21 - LEN - Université Nantes Etat et collectivités territoriales : mesures complémentaires
22 Mécanismes de financement et d indemnisation des principaux instruments de gestion des risques Assurances privées : Mécanisme individuel de transfert de risques, la gestion repose en priorité sur le principe de mutualisation. Professionnels prime A Indemnisation Assureurs Régime des Catastrophes Naturelles : Régime d assurance reposant sur le principe de mutualisation. Les risques assurés étant de «grande taille» celui-ci n est pas totalement efficace, l assureur partage donc le risque avec l Etat, en se réassurant auprès de la Caisse Centrale de Réassurance (CCR). Professionnels prime A Indemnisation Assureurs FNGCA : Fonds reposant sur le principe de solidarité nationale et professionnelle. Par la diversité des risques qu il couvre, le fonds opère une mutualisation entre les différents évènements. Cependant, les sinistres pouvant toucher simultanément un grand nombre de professionnels, cette mutualisation n est pas suffisante. Le risque est donc partagé avec l Etat qui abonde le fonds. Les contributions des professionnels, reversées au fonds par les assureurs, et de l Etat sont redistribuées aux professionnels. Professionnels Assureurs FEP : Aide accordée par l Europe, dans le cadre des mesures pour la santé publique. Professionnels primes Indemnisation Services de l Etat Indemnisation FEP % prime A Indemnisation FNGCA subvention subvention CCR Etat Etats Membres de l UE FIPOL : Fonds d indemnisation reposant sur le principe de pollueur-payeur. Professionnels Indemnisation FIPOL Taxes prélevées Propriétaires de navires pétroliers Etats importateurs de pétrole 1.4 Synthèse - Page 22 - LEN - Université Nantes
23 Les limites des couvertures et mesures de soutien existantes Une fragilité du secteur conchylicole à travers : - une spécialisation très forte, inhérente à l activité - une dépendance au milieu ouvert - une gestion de trésorerie de court terme délicate - peu de mutualisation de moyens (financiers, infrastructure, etc.) - des difficultés de mobilisation collective - un environnement réglementaire évolutif et contraignant Des mesures de soutien imparfaites : - Des indemnisations limitées aux ressources des fonds : FNGCA, FIPOL - Des taux d indemnisation faibles : FNGCA (12 % en conchyliculture) - La longueur des délais d indemnisation : FNGCA (en progrès grâce aux politiques d acompte), FIPOL - Des prêts calamités répondant mal au besoin de trésorerie des sinistrés : FNGCA - Des conditions d attribution restrictives : FIPOL Un développement limité des assurances privées Au-delà des assurances professionnelles dommages classiques, deux assurances spécifiques ont été développées récemment : une assurance crédit et une assurance multirisques comprenant une garantie report de vente. Toutefois, il n existe pas d assurance couvrant les mortalités de cheptel ni d assurance risques climatiques. 1.4 Synthèse - Page 23 - LEN - Université Nantes
24 - II - QUELLES PERSPECTIVES POUR LE SECTEUR CONCHYLICOLE? Quels sont les besoins et priorités des professionnels? Quelles sont les solutions existantes dans d autres secteurs? Quelles sont les adaptations envisageables dans le secteur conchylicole? 2 Quelles perspectives pour le secteur conchylicole - Page 24 - LEN - Université Nantes
25 2.1 Besoins et priorités des professionnels L étude des dispositifs de couverture disponibles dans le secteur conchylicole a permis de mettre en évidence certaines insuffisances des mécanismes de soutien et des assurances privées. Par ailleurs, un questionnaire (annexe 11) a été lancé auprès de 370 professionnels issus des principaux bassins de production des 7 sections régionales conchylicoles. Le but de ce questionnaire était de compléter cette approche et de préciser certains aspects tels que : - les conséquences des principaux types de risques liés au milieu de production (risques sanitaires, risques climatiques, absence de captage, risques de pollution), - l efficacité des mesures de soutien existantes, - les stratégies d adaptation des entreprises face aux risques, - la perception individuelle des risques, - les expositions aux risques des différents bassins et des entreprises, - les besoins de couverture. A ce jour, le nombre insuffisant de réponses, le manque de temps pour relancer individuellement les professionnels et le manque de précision de certaines questions posées ne permettent pas une exploitation significative des résultats. Parmi les besoins auxquels les solutions existantes ne répondent pas, des priorités ont été dégagées lors d échanges et de réunions avec des représentants de professionnels (CNC, SRC) et des structures d accompagnement du secteur (Smidap, Observatoire de l Aglia,...). Celles-ci concernent essentiellement la couverture des risques liés au milieu de production et sont synthétisées dans le schéma suivant. 2.1 Besoin et priorités des professionnels - Page 25 - LEN - Université Nantes
26 Les besoins des professionnels : 5 priorités Fermetures sanitaires Mortalités cheptel Aléas climatiques Absence de naissain Pollutions 2 types de conséquences Gestion de trésorerie Pertes de chiffre d affaires / d exploitation Solutions bancaires à développer Solutions assurantielles à développer : Mesures de soutien à envisager DPA Fonds d épargne professionnel (stabilisation du revenu) - Assurance Mortalité Cheptel - Assurance Risques Climatiques sur récoltes Solutions assurantielles existantes : - Assurance Perte d exploitation liée aux interdictions de commercialisation (nouveau) Mesures de soutien existantes FEP (en cours de négociation) FNGCA Catastrophes naturelles FIPOL 2.1 Besoin et priorités des professionnels - Page 26 - LEN - Université Nantes
27 2.2 Des outils de couverture existant dans d autres secteurs Parmi les solutions susceptibles de répondre aux besoins de couverture exprimés par les professionnels, un certain nombre existent dans d autres secteurs d activités français. Cette partie vise à dresser un panorama de ces instruments : - assurances privées dans le secteur agricole (assurance récolte, assurance risques climatiques) et dans d autres secteurs (assurance contamination des produits) - mesures de soutien (fonds professionnels, DPA, caisse intempéries) Ce panorama est complété par la présentation de couvertures existant en Europe (Espagne) et en Amérique du Nord (Canada, Etats-Unis) dans le secteur agricole et aquacole. 2.2 Des outils de couverture existant dans d autres secteurs - Page 27 - LEN - Université Nantes
28 Tableau des outils existant dans d autres secteurs Liés à quels risques? Garantie de base : Risque d'accident et risque de mise bas, maladies (parasitaire, infectieuse, métabolique) Garantie optionnelle : risques de base Garantie optionnelle : risque de maladie contagieuse Risque tempête (raz de marée, ouragan, tornade, cyclone, grêle, neige, tempête) Risque microbiologique Risque de pollution Multirisques Liés à quels risques? Aléas climatiques (coup de soleil, excès d'eau, excès de température, gel, inondation, pluie violente, sécheresse, tempête, etc.) Assurance Mortalité du cheptel (élevages agricoles et pisciculture) Quels éléments déclencheurs / Quelles Base de calcul de l'indemnisation et de la garanties cotisation Mortalité bovins, caprins, ovins, porcins Mortalité cheptel marin (poissons) Mortalité cheptel piscicole causée par asphyxie ou ingestion de zooplancton ou phytoplancton décelables et répertorié par la préfecture maritime Mortalité du cheptel liée au deversement, écoulement, rejet, dépôt direct ou indirect de matières ou de substances toxiques et étrangères à l'eau de mer Mortalité cheptel piscicole Indemnisation sur la base de la valeur des animaux estimée par tranche d'âge, par atelier et espèce Franchise en % du capital assuré (5% en cas d'accident, 10% en cas de maladie). Prise en charge des frais vétérinaires sans franchise et sur justificatif et en cas de décès uniquement. Perte d'exploitation au-delà de 3 jours de marge brute et jusqu'à 18 mois Indemnisation complémentaire à celle de l'etat : 25 % du montant octroyé par l'etat en cas de mortalité par maladie réputée contagieuse Assurance des risques climatiques sur récolte (agriculture) Quels éléments déclencheurs / Quelles Base de calcul de l'indemnisation et de la garanties cotisation Perte de rendement, perte de qualité, frais de re-semis, frais résultant des dégâts occasionnés suite aux aléas climatiques Indemnisation correspondant à la différence entre le capital assuré de l'espèce sinistrée (dans la limite du rendement historique) et le capital de l'année pour l'espèce assurée et sinistrée ainsi que les frais de re-semis et frais supplémentaires Cotisation déterminée en fonction du rendement à la surface X prix (compris entre un prix conseillé et un prix plafond) Commentaires Exclusion des maladies réputées contagieuses En relais du FNGCA A tous les stades de la chaine de production et de pré-commercialisation. En relais du FNGCA Assurance prenant en compte d'autres risques tels que vol, foudre et électrocution (poissons), attentat, vandalisme, malveillance, grève, bris de machine L'admission à souscription est conditionnée à un questionnaire spécifique ou une expertise plus approfondie Commentaires 2 types de contrat : contrat "par culture" et "à l'exploitation" Participation de l'etat à la prime d'assurance. Subventionnement possible de la part des collectivités territoriales dans la limite de 50 % de la prime. En expérimentation Même genre de contrat d'assurance récolte aux Etat-Unis (Multiple Peril Crop Insurance- MPCI), Canada (MPCI), Source Pacifica Groupama (confidentiel) Tétard - Gras Savoye Source CDER + Groupama + FFSA 2.2 Des outils de couverture existant dans d autres secteurs - Page 28 - LEN - Université Nantes
29 Tableau des outils existant dans d autres secteurs Liés à quels risques? Assurance multirisque mytilicole (Espagne) Quels éléments déclencheurs / Quelles Base de calcul de l'indemnisation et de la garanties cotisation Commentaires Source Tempête, marée noire, présence de phytoplancton toxique Liés à quels risques? Risques de marché Liés à quels risques? Risques de marché Liés à quels risques? Risque de prix Tempête, fermetures administratives, marée noire Quels éléments déclencheurs / Quelles garanties Recette garantie est supérieure à la recette réelle Indemnisation à partir d'une perte d'au moins 20 % de la valeur de la production assurée déclarée avec un minimum de 2400 euros pour les sinistres liés à une tempête ou marée toxique, d'au moins 30 % de la valeur de la production assurée déclarée avec un minimum de 2400 euros pour les sinistres liés à une marée noire. Assurance Revenu (agriculture) Base de calcul de l'indemnisation et de la cotisation Production historique (PH) de l'exploitation sur 10 ans Prix (P) : le max entre le prix de base et le prix de récolte (PR) (moyenne des prix sur le marché à terme du mois de la récolte) Niveau de couverture (NC) : choisi entre 50 et 75 % Recette réelle (RR) : production X prix de récolte Recette garantie (RG) = PH X NC X P Indemnité = recette garantie - recette réelle Fonds d'épargne professionnel (individuel) (agriculture) Quels éléments déclencheurs / Quelles Base de calcul de l'indemnisation et de la garanties cotisation Marge brute de l'année en cours inférieure à la marge brute moyenne des cinq dernières années ou revenu global inférieur à un seuil fixé par la loi Quels éléments déclencheurs / Quelles garanties Déclenché en période de crise : seuils d'indicateurs de versement franchi. Liés aux fluctuations des cours. L'adhérent affecte à un compte spécial 3 % des "ventes nettes admissibles" (équivalent à la marge brute) avec apport équivalent de l'etat plafonné à 250 K$ canadiens, jusqu'à 20 % de ses ventes nettes admissibles mais sans contrepartie des pouvoirs publics. Mécanisme de gestion de crise Base de calcul de l'indemnisation et de la cotisation Avances de trésorerie remboursable. Versements fonction du montant de l'enveloppe disponible Sont assurables les moules Galloprovencialis destinées au marché du frais ou à l'industrie. Commentaires Assurance privée. Concerne les productions de blé, maïs, soja, sorgho, coton. Prix plafonné Commentaires Sommes accumulées sont rémunérées au taux du marché plus une bonification de 3 points par les pouvoirs publics. Adhésion de plus de la moitié des agriculteurs canadiens en A remplacé un régime d'assurance revenu financé par les agriculteurs et les pouvoirs publics. Commentaires Partenaires financiers : Crédit Agricole, Banque Populaire, Crédit Mutuel, Unigrains. En suspend Entidad Estatal de Seguros Agrarios Source Crop Revenue Coverage (CRC) Programme Canadien de Stabilisation du Revenu Agricole (PCSRA ) Source Caisse professionnelle de régulation porcine - Stabiporc 2.2 Des outils de couverture existant dans d autres secteurs - Page 29 - LEN - Université Nantes
30 Tableau des outils existant dans d autres secteurs Liés à quels risques? Tous les risques (situation de crise) Liés à quels risques? Risques de contamination - Risque de perte d'image Liés à quels risques? Risques climatiques Risques d'avarie Fonds de solidarité ostréicole (à l'étude - Aquitaine) Quels éléments déclencheurs / Quelles Base de calcul de l'indemnisation et de la Commentaires garanties cotisation Abondement par l'etat, les collectivités A l'étude territoriales, les professionnels Réservé dans les situations de crises Assurance contamination des produits (secteurs agroalimentaire et cosmétique) Quels éléments déclencheurs / Quelles garanties Contamination accidentelle et non intentionnelle survenue sur l'un des sites exploités par l'assuré ou résultant d'une erreur d'étiquetage ou de toute publicité néfaste émanant d'un tiers Contamination criminelle Citation directe de l'entreprise ou de l'un de ses produits par un média Quels éléments déclencheurs / Quelles garanties Chômage temporaire Base de calcul de l'indemnisation et de la cotisation Garanties : perte d'exploitation (période de 12 mois), frais de retrait des produits contaminés, frais de remplacement des produits contaminés, frais de réhabilitation d'image, frais de décontamination du site, frais et honoraires des consultants de crise Caisse de chômage "intempéries" (secteur pêche) Base de calcul de l'indemnisation et de la cotisation Cotisation : proportion du salaire forfaitaire journalier de l'enim (5ème catégorie) dans la limite d'un plafond de jours (20,30 ou 40) Indemnisation : au prorata du nombre de jours d'arrêt d'activité lié à un risque climatique ou de pollution dans la limite de 20, 30 ou 40 jours Commentaires A la condition commune et expresse que la consommation ou l'usage des produits assurés ait causé ou pourrait causer un dommage corporel ou matériel à un tiers dans les 120 jours suivant leur consommation ou usage Source AIG - Marsh (internet) Consultants de crise disponibles 24 h/24, 7 jours/7 Elaboration d'un plan de gestion de crise visant à anticiper et gérer une situation d'urgence Commentaires Abondement par l'etat (parité de financement) Source Adapté de l'assurance chômage intempéries et avaries - CNPMEM 2.2 Des outils de couverture existant dans d autres secteurs - Page 30 - LEN - Université Nantes
31 Tableau des outils existant dans d autres secteurs Liés à quels risques? Liés à quels risques? Déduction fiscale pour aléas (secteur agricole) Quels éléments déclencheurs / Quelles Base de calcul de l'indemnisation et de la garanties cotisation Risques climatiques, Baisse du résultat excédant 10 % de la risques sanitaires et risques moyenne des résultats des trois économiques exercices précédents Fluctuation prix des carburants Pollution maritime ou risque sanitaire relatif à la production Risque relatif au marché Epargne provenant d'une déduction fiscale sur le bénéfice agricole, comprise entre et 40% du bénéfice jusqu'à déduction complémentaire de 20 % entre et Montant maximal de l'épargne de Epargne pouvant être utilisée : * lors de l'acquisition d'immobilisations amortissables, * à la souscription de parts sociales de coopératives, * sur la variation positive des stocks à rotation lente * en cas d'aléas climatiques * en cas d'aléas économiques : reconversion d'activité par suite d'un changement très important de production ; résiliation ou non-renouvellement du bail de l'exploitant ; expropriation pour cause d'utilité publique ; suspension, retrait ou modification de l'autorisation d'exploitation de cultures marines pour motif d'utilité publique ou d'insalubrité non imputable au bénéficiaire de l'autorisation d'exploitation, * en cas d'aléas sanitaires ou familial affectant la conduite de l'exploitation Fonds de Prévention des aléas Pêche (FPAP) (secteur pêche) Quels éléments déclencheurs / Quelles Base de calcul de l'indemnisation et de la garanties cotisation Souscription d'une option d'achat du carburant à un prix plancher et si Droit d'adhésion au FPAP pour 3 ans + cotation moyenne mensuelle de l'indice cotisation par litre de gazole prévisionnel de référence du carburant est utilisé au cours de l'année supérieure au plafond, alors déclenchement du FPAP Commentaires Réservée aux exploitants soumis à un régime réel d'imposition Obligation d'avoir souscrit une assurance couvrant les dommages aux cultures ou mortalité du bétail Les sommes déposées sur le compte peuvent être utilisées au cours des cinq exercices qui suivent celui de leur versement, en cas d'intervention de l'un des aléas d'exploitation Commentaires Aujourd'hui, seule la couverture sur la fluctuation des prix du carburant est effective. Les deux autres projets sont à l'étude Source Loi n du 5 janvier 2006 d'orientation agricole Source MAP "Gestion des aléas de production" 2.2 Des outils de couverture existant dans d autres secteurs - Page 31 - LEN - Université Nantes
32 Conclusion A partir de ce panorama français et étranger, 6 instruments pourraient être envisagés pour répondre aux besoins de couverture des professionnels conchylicoles. 1) Assurance mortalité cheptel : deux assurances standards sont disponibles, l une pour les élevages agricoles et l autre pour la pisciculture. L assurance mortalité bovins, ovins, caprins, porcins couvre des maladies bien identifiées. Dans le contrat de base, les maladies contagieuses sont exclues. Néanmoins, une garantie optionnelle couvre les maladies contagieuses prises en charge par le FNGCA et complète alors l indemnisation versée par l Etat. Concernant l assurance piscicole standard, aucune maladie n est assurée par manque de données et d expertise dans ce domaine. Des offres personnalisées permettent néanmoins de surmonter ces difficultés (offre de courtier d assurance). 2) Assurance risques climatiques : la loi d orientation agricole et le décret n du 27 mars 2006 fixant pour 2006 les modalités d application de l article L du livre III (nouveau) du code rural favorisent le développement de l assurance contre certains risques agricoles. Dans ce cadre, des expérimentations en assurance multirisques climatiques pour les cultures viticoles, fruitières, arboricoles, céréalières et oléoprotéagineuses industrielles et maraîchères sont menées. Reconduites en 2007, cellesci feront l objet d une évaluation en vue d une nouvelle reconduction. Le développement de ces assurances n a pu se faire que par la participation de l Etat à la prime d assurance. De même, pour les assurances récoltes disponibles au Canada et aux Etats-Unis les primes sont toutes subventionnées par l Etat, avec des modalités différentes selon les niveaux de garantie. 3) Assurance multirisques mytilicole : développée en Espagne (annexe 12) Trois types de risques sont couverts par cette assurance : les tempêtes, les marées noires et les fermetures administratives pour présence d algues toxiques. Sont exclues les collecteurs, les zones de parcage. 4) Déduction Fiscale Pour Aléas (DPA) : La DPA n est accessible qu aux exploitants agricoles soumis au régime réel d imposition et ayant souscrit une assurance couvrant les dommages aux cultures ou mortalité du bétail. Les conchyliculteurs, bien qu étant considéré comme agriculteurs, ne peuvent y souscrire faute d assurance mortalité cheptel. 2.2 Des outils de couverture existant dans d autres secteurs - Page 32 - LEN - Université Nantes
33 5) Mécanismes de stabilisation du revenu : développés en Amérique du Nord Il existe deux types de mécanismes : un mécanisme d assurances privées aux Etats-Unis et un fonds d épargne professionnel au Canada. Ce dernier a remplacé le dispositif d assurance revenu qui existait auparavant. L assurance américaine (Crop Revenue Coverage) déclenche l indemnisation dès lors que la recette réelle est inférieure à la recette garantie. Cette assurance est la plus importante assurance revenu disponible aux Etats-Unis ; elle ne couvre que les grosses productions de blé, maïs, soja, sorgho et coton ce qui explique sa viabilité. Depuis 1999, un nouveau contrat est proposé à titre expérimental pour les productions de fruits et légumes et productions animales avec des conditions restrictives. L indemnisation du fonds canadien est déclenchée dès lors que la marge brute de l année en cours est inférieure à la marge brute moyenne des 5 dernières années. Dans le cas du fonds, l Etat canadien et les Provinces interviennent dans l abondement du fonds. Ces deux mécanismes n interviennent pas uniquement en cas de crise mais ont pour but de stabiliser le revenu agricole. 6) Mécanismes de gestion de crise : Stabiporc développé dans le secteur porcin en France La caisse professionnelle de régulation porcine a été créée en 1984 afin d atténuer les fluctuations erratiques des cours du porc, en octroyant aux groupements de producteurs porcins des prêts de trésorerie à taux d intérêt réduits. Le mécanisme d avances remboursables de trésorerie est déclenché uniquement en période de crise en fonction de seuils d indicateurs de crise (mécanisme basé sur les prix de marché) : un seuil de versement ouvrant droit aux versements d avance de régulation ; un seuil de remboursement, rendant exigible le remboursement des avances de régulation. A l origine, la caisse est alimentée par différents partenaires financiers : la Caisse Nationale du Crédit Agricole, le Crédit Mutuel, la Banque Populaire, Unigrains (Union financière pour le développement de l économie céréalière) et l Etat par l intermédiaire de l Office national interprofessionnel des viandes, de l élevage et de l aviculture (Ofival). L Etat s est retiré de ce mécanisme en 2000 car la Commission Européenne a déclaré ce mécanisme anticommunautaire, les aides accordées n étant pas considérées comme des mesures de sauvetage et de restructuration des entreprises mais comme une aide au fonctionnement sans aucun effet durable sur l amélioration des structures du secteur. Suite à leur participation lors de la crise en (les avances ont été intégralement remboursées en 2006), les banquiers partenaires seraient très réticents à s engager de nouveau lors d une prochaine crise. En l absence de la bonification des intérêts, ils favoriseraient des solutions individuelles pour les producteurs plutôt qu un mécanisme collectif. De plus, les garanties (cautions) sont assurées collectivement au travers des groupements de producteurs or cela s avère plus difficile dans un contexte de restructuration du secteur. Une réflexion est actuellement en cours pour étudier la possibilité de mettre en place un dispositif de gestion de crise pérenne soit un fonds collectif ou une solution type assurance privée. 2.2 Des outils de couverture existant dans d autres secteurs - Page 33 - LEN - Université Nantes
34 2.3 Quelles adaptations possibles au secteur conchylicole? L objectif de cette partie est d identifier les éléments nécessaires ainsi que les obstacles à l adaptation des différents instruments précédemment retenus. Cette réflexion a été alimentée par des entrevues avec différents assureurs, des représentants de l Etat et des organismes professionnels. Constat général La couverture d un risque par un contrat d assurance privé nécessite de connaître le risque et ses conséquences. Ceci suppose l identification des causes réelles d un sinistre, la connaissance des fréquences de réalisation du sinistre sur une longue période, la garantie du caractère aléatoire du phénomène. Pour cela, la disponibilité d indicateurs du milieu (biologiques, physiques, chimiques) est indispensable. Des indicateurs économiques sont également nécessaires afin d évaluer les conséquences effectives dans les entreprises. La taille du secteur et la demande pour un type de couverture sont des paramètres importants dans le développement de produits d assurance. Du fait de la spécificité des risques auxquels sont soumises les activités conchylicoles, de l ampleur des conséquences potentielles et de la petite taille du secteur, la mise en œuvre de contrats d assurance va être subordonnée à la possibilité pour les assureurs de partager leurs risques. Ce partage de risques peut prendre la forme d une réassurance auprès de réassureurs privés ou d une réassurance publique, auprès de la Caisse Centrale de Réassurance. D autre part, une intervention publique (Etat, collectivités territoriales), sous la forme de subvention de primes par exemple, peut être déterminante dans ce mécanisme. Aujourd hui, un nombre restreint de produits d assurance sont proposés aux conchyliculteurs en raison de ces différents éléments. Quelques études ont été initiées, par le passé, sur la faisabilité de produits mais n ont pas abouti par manque de données précises sur les stocks, manque d observations sur les fréquences des sinistres et à cause des difficultés à déterminer les causes réelles de mortalité. Il est à noter cependant le développement d un nouveau produit comprenant une garantie report de vente, qui tente de répondre à un besoin de la profession. 2.3 Quelles adaptations possibles au secteur conchylicole? - Page 34 - LEN - Université Nantes
35 Aujourd hui, les assurances mortalité cheptel disponibles pour l agriculture et la pisciculture ne couvrent pas les pertes de qualité et perte de rendement. Ces sinistres sont en revanche pris en compte dans les assurances multirisques climatiques. Une réflexion à la mise en œuvre d une assurance mortalité cheptel dans le secteur conchylicole pourrait inclure la distinction entre mortalité pure et le caractère impropre à la consommation des coquillages, perte de rendement et perte de qualité. Cette réflexion ne présuppose pas de la faisabilité de ce type de produits (qui n existe pas non plus dans d autres secteurs). La réalisation d une assurance mortalité cheptel rencontre trois principales difficultés. La première est la mesure du niveau de mortalité naturelle qui elle, ne sera jamais assurée. La deuxième concerne l identification des causes réelles de mortalité. Le recueil de données suffisantes et l analyse générale par bassin constituent le troisième obstacle. Même si les causes possibles de mortalité sont multiples comme le montre le schéma ci-dessous, une assurance peut ne couvrir qu un petit nombre d entre elles. Dans tous les cas, les causes retenues seront spécifiées de manière exhaustive ainsi que la zone géographique concernée par le contrat. Mortalité expliquée du cheptel Mortalité non expliquée du cheptel Non assurable AGENTS PATHOGENES Bactéries Virus ou herpès-virus Protozoaires Phycotoxines FACTEURS LIES AUX ACTIVITES HUMAINES Pollutions chimiques : métaux lourds, pesticides, hydrocarbures, FACTEURS LIES A L ENVIRONNEMENT Facteurs physiques : température, salinité de l eau, etc. Facteurs biologiques : prédateurs Facteur climatiques : sécheresse, tempête, etc. Agents pathogènes non identifiés Facteurs liés aux activités humaines non identifiés Facteurs liés à l environnement non identifiés Mortalité naturelle non assurable Distinguer la mortalité pure (disparition des animaux) et caractère impropre à la consommation, perte de valeur marchande/perte de qualité identifier la cause réelle de la mortalité Données nécessaires : Connaissance de l état des stocks (niveau des stocks selon leurs cycles de production et maîtrise des stocks) ; Mesure de la mortalité naturelle ; Fréquences des sinistres, par causes (ASP, DSP, PSP par exemple) et par zones géographiques Indicateurs de milieu (pollution,...) par bassin Activités concernés? Pour quels types d entreprise? Écloseries, naisseurs, éleveurs, expéditeurs Pour quelles espèces? ostréicoles, mytilicoles, cérastocoles, vénéricoles, Pour tous les stades d élevage des coquillages? Source : LEN, Université d e Nantes 2.3 Quelles adaptations possibles au secteur conchylicole? - Page 35 - LEN - Université Nantes
36 Les assurances risques climatiques couvrent aujourd hui uniquement les dommages aux biens et non ceux subis par les animaux. Une réflexion sur la mise en œuvre d une assurance risques climatiques pourrait envisager d inclure les coquillages. Cela suppose un certain nombre d informations sur les aléas : types d aléas (tempête, sécheresse, excès ou manque d eau douce,...), liste des évènements, cartographie des risques, état des stocks, seuils de mortalité, indicateurs de qualité,... La mise sur le marché d une assurance revenus pourrait également découler des travaux précédents dans un second temps, sous la forme d une multirisques. Un mécanisme de stabilisation du revenu sous la forme d un fonds professionnel, sur l exemple canadien, pourrait être une alternative. Conclusion sur les assurances privées En raison de la spécificité des risques concernés, la réflexion sur la mise en œuvre d une nouvelle assurance dans le secteur conchylicole rejoint la question de l assurabilité de risques non encore assurables. La première étape vers cette assurabilité est une parfaite connaissance des événements, de leur origine et de leurs conséquences. Ceci est une condition sine qua non. L assureur va chercher à se prémunir contre une sinistralité trop importante. Une des réponses est de favoriser un contrat multirisques, reliant une garantie contre un risque «important» à une couverture de risques plus classiques, permettant ainsi de le compenser. C est d ailleurs le cas pour la nouvelle assurance report de vente. La pratique de franchises différenciées peut compléter ce dispositif en permettant un partage de risques entre l assureur et l assuré. Enfin, la participation des administrations publiques (Etat, collectivités territoriales), par le biais de subvention de primes par exemple, paraît être une garantie importante pour que les assureurs s engagent sur de tels contrats. Une intervention publique ainsi que le contrat multirisques peuvent inciter une adhésion massive des professionnels. Cette adhésion massive est un facteur primordial et la création d un fonds professionnel garantissant une adhésion collective pourrait la favoriser. 2.3 Quelles adaptations possibles au secteur conchylicole? - Page 36 - LEN - Université Nantes
37 Déductions pour aléas Aujourd hui si la déduction n est pas accessible aux conchyliculteurs en raison d une absence d assurance cheptel, le développement d offres de la part des assureurs permettrait éventuellement une discussion avec les pouvoirs publics afin de réviser cette position. Fonds professionnel La constitution d un fonds professionnel sur l exemple canadien pourrait être envisagée dans une optique de stabilisation de revenu. Les modalités des interventions publiques (abondement du fonds, déductions fiscales) seraient à préciser. Il peut être également envisagé comme un outil de gestion de crise. Mécanisme de gestion de crise Contrairement à un fonds de stabilisation de revenu, le déclenchement d un mécanisme de gestion de crise est lié à des aléas spécifiés et intervient en dernier recours. La participation des administrations publiques à ce mécanisme répondrait à des obligations communautaires. Aujourd hui, dans le secteur agricole, Bruxelles admet une intervention en cas de crise sanitaire ayant des répercussions sur l Homme. En revanche, les crises économiques et sanitaires (type épizootie) sont considérées comme relevant de problématiques de filière nécessitant une gestion de filière. La capacité d intervention des Etats est donc limitée. Il est à noter que la PAC 2003 prévoit la mise en œuvre d une modulation de toutes les aides directes et reverse à chaque Etat Membre, 1% de cette masse financière. La France souhaiterait utiliser cette disponibilité financière pour mettre en place un dispositif de gestion des crises. Dans le secteur des pêches et des cultures marines, une telle disposition n est à priori pas inscrite dans le FEP. En revanche, le nouveau texte prévoit une indemnisation en cas de fermeture administrative de plus de 4 mois ou d une baisse de plus de 35 % du chiffre d affaires. Les capacités d intervention de l Etat étant limitées, la gestion d un fonds de crise pourrait éventuellement être gérée par une organisation interprofessionnelle. Cette réflexion a été engagée par le FNP qui constate que les provisions régulières nécessaires à une intervention efficace en cas de crise s avèreraient être très importantes. De leur point de vue, une solution alternative pourrait être la généralisation du dispositif à l ensemble du secteur agricole et utiliser ainsi le principe de mutualisation pour gérer ces risques. Le secteur conchylicole pourrait mener la réflexion dans ce sens. 2.3 Quelles adaptations possibles au secteur conchylicole? - Page 37 - LEN - Université Nantes
38 Quelles adaptations possibles au secteur conchylicole? FIPOL FEP FNGCA Cat. Nat. Interventions publiques et gestion de crise Fonds professionnels Déductions pour Aléas (DPA) Assurance mortalité cheptel Assurance report de vente Solutions bancaires Assurance aléas climatiques Stabilisation de revenus Gestion des risques de moyen et long terme Gestion de trésorerie Pollutions par hydrocarbure Autres pollutions Risques sanitaires Aléas naturels Outils existants Outils à envisager 2.3 Quelles adaptations possibles au secteur conchylicole? - Page 38 - LEN - Université Nantes
39 CONCLUSION La prise de conscience du risque et la volonté de s en protéger relèvent d un comportement «classique» dans les sociétés développées. La sécurité collective et individuelle est recherchée dès lors que les besoins vitaux sont satisfaits. Ainsi, face aux divers risques sociaux, est apparue la sécurité sociale pour les citoyens, et, face aux risques alimentaires, sont apparus les codes alimentaires et sanitaires pour les consommateurs. La législation européenne confirme bien cette tendance vérifiée audelà de l Hexagone. Dès lors, face aux risques encourus par les producteurs, la recherche de couverture émanant des conchyliculteurs est rationnelle. Le risque en conchyliculture est «multifacettes». Dans un premier temps, il nous a fallu identifier l ensemble des risques, leur diversité, et implicitement les conséquences variables induites. Trois grands domaines de risques ont été proposés : ceux liés au milieu de production, ceux liés à l entreprise, et ceux liés à l aval de la filière (sphère de la commercialisation et distribution). Après cette typologie, l identification des instruments de couverture et des logiques de ces outils (assurance privée, fonds mutuels, intervention de l Etat ou des Collectivités Locales, ) a permis de souligner l existence d un certain nombre de mécanismes mais aussi l incomplétude des solutions actuelles. Une fois dressée cette carte des risques et des protections actuelles, les besoins des professionnels ont été évalués, permettant de définir les priorités dans le champ des risques recensés. Ainsi, les cinq priorités (fermeture sanitaire, mortalité cheptel, aléas climatiques, absence de naissain, pollutions) relèvent du domaine des risques liés au milieu de production. Conclusion - Page 39 - LEN - Université Nantes
40 De l analyse de ce qui est «mal» couvert ou non couvert, découle la recherche des solutions proposées dans d autres secteurs d activités ou dans d autres pays. Un vaste tableau, certes non exhaustif, recense les outils existants à l extérieur de la conchyliculture française. Cette analyse permet alors de suggérer six instruments (assurance mortalité cheptel, assurance risque climatique, assurance multirisques mytilicole, déduction fiscale pour aléa, mécanismes de stabilisation du revenu, mécanismes de gestion de crise) favorisant la couverture des risques encourus par les professionnels et de leur adaptation possible à la conchyliculture nationale, en tenant compte aussi des systèmes retenus (privé, public, collectif, individuel). Cette réflexion peut représenter le premier pas vers la mise en œuvre de nouveaux instruments de couverture. Pour les produits d assurance privée, le recueil d informations, la compréhension des facteurs de risques, l évaluation des conséquences des sinistres sont fondamentaux. La création d un fonds professionnel ou d un mécanisme de gestion de crises s inscrirait dans une démarche de mutualisation des risques. Dans tous les cas, la participation de l Etat et des collectivités territoriales sera un atout dans la démarche. Si ce travail novateur permet de mieux éclairer le «risque conchylicole» français, et propose quelques pistes de protection, n oublions pas que le risque global recensé est beaucoup plus vaste que celui du seul domaine du milieu de production ressenti aujourd hui comme prioritaire un long travail reste à faire! Conclusion - Page 40 - LEN - Université Nantes
41 ANNEXES Annexe 1 : Personnes rencontrées Annexe 2 : Fonds internationaux d indemnisation pour les dommages dus à la pollution par les hydrocarbures p. 1 p. 2 Annexe 3 : Pré-projet du FEP concernant les mesures de santé publique Annexe 4 : Détail sur les ressources du FNGCA Annexe 5 : Le FNGCA Annexe 6 : La garantie contre les catastrophes naturelles Annexe 7 : L assurance- crédit Annexe 8 : Assurpol : Assurance pollution littoral Annexe 9 : La garantie optionnelle Report de vente Pacifica Annexe 10 : Règle des Minimis Mémorandum Pêche Annexe 11 : Questionnaire «Les activités conchylicoles face aux risques» Annexe 12 : Assurance mytilicole espagnole p. 3 p. 6 p. 7 p. 8 p. 9 p.10 p. 11 p. 12 p. 18 p. 24 Annexes - Page 41 - LEN - Université Nantes
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