Troubles psychiques et emploi Bernard Gaillard 1

Dimension: px
Commencer à balayer dès la page:

Download "Troubles psychiques et emploi Bernard Gaillard 1"

Transcription

1 Troubles psychiques et emploi Bernard Gaillard 1 Introduction L insertion profesionnele et sociale des personnes diférentes, et plus particulièrement de celles porteuses de troubles psychiques, est un souci récurrent. En 2004, des acteurs du sanitaire, du social, de l'entreprise et de l'insertion professionnelled Ile et Vilaine ont fait ce constat d une insufisance des réponses apportées en matière d'insertion professionnelle et de maintien en emploi pour ces personnes. Ces acteurs ont exprimé leur volonté d œuvrer à mieux comprendre ce qui «fait handicap» et mieux définir les conditions, méthodes, stratégies, qui répondent aux besoins spécifiques de personnes présentant des troubles psychiques et de préciser les outils d'une efficace compensation au travers de la mise en œuvrede l'expérimentation dénommée «Fil Rouge» grâce au fonds social européen EQUAL. Une des particularités de Fil Rouge est la mise en place d'un partenariat opérationnel, concrétisé par la constitution d'une équipe d'intervention composée de personnel détaché de différentes institutions et formant une équipe pluri-professionnelle. Par son expérience, ce collectif s'est forgé une culture qui dépasse les repères et frontières habituels grâce à un croisement des regards, des savoirs, des pratiques et des discours. 1. Les troubles psychiques Le handicap psychique concerne un nombre important de personnes, les maladies mentales étant évaluées à environ 2 % de la population en France.L UNAFAM parle de personnes au moins atteintes de troubles psychiques graves en France. Une étude du CTNERHI identifie 7,8 millions de personnes de plus de 20 ans présentant une limitation de l'activité du fait de troubles de l'humeur, du comportement ou de troubles psychiques. Les pathologies psychiques constituent l une des causes importantes de mise en invalidité. Evoquer le trouble psychique conduit à évoquer le rapport entre normal-pathologique et anormal, question discutée notamment par Georges Canguilhem (1943). En matière de troubles psychiques, la notion de maladie et de handicap n'est pas univoque Approches et problèmes conceptuels sur le trouble psychique La maladie mentale est une désignation très liée à son contexte historique, idéologique et scientifique. Le malade mental est, de plus, associé au vécu de chacun face à ce qui peut apparaître comme étrange chez l autre. L'OMS définit la santé mentale comme «un état de bienêtre dans lequel la personne peut se réaliser, surmonter les tensions normales de la vie, accomplir un travail productif et fructueux et contribuer à la vie de sa communauté». Dans une triple inscription, le trouble psychique est «cet ensemble indisociable d une vulnérabilité biologique, d une soufrance psychique unique et d un trouble socialement et culturelement affiché 2». De manière extensive, la maladie mentale et le trouble psychique sont conçus comme pouvant produire du handicap. La notion de handicap psychique, se démarquant du handicap mental associé à la déficience intellectuelle, met l accent sur les incapacités touchant le domaine cognitif, les habiletés psychosociales, et ainsi les besoins des personnes concernées. Les personnes handicapées psychiques sont reconnus comme ayant besoin de soins de manière durable autant social que sanitaire afin de leur permettre un fonctionnement satisfaisant dans la vie quotidienne. Cependant, certains estiment que les dispositifs doivent se différencier entre ceux à visée sociale et ceux du champ de santé. Selon les propos rapportés 1 Docteur en psychologie clinique, ancien directeur Master 2 Cliniques Criminologiques et Victimologiques Université Rennes 2. 2 P. Joly (1997) Prévention et soins des maladies mentales, Bilan et perspectives, rapport au Conseil économique et social, Paris, ENSP, juin Bernard Gaillard - Université Rennes 2 Collège Coopératif en Bretagne - Fil Rouge - 10/12/ page 1

2 de Claude Laurent 3 «le dispositif d'aide sociale reste spécifique. On ne doit pas assimiler maladie et handicap 4». La notion de situation de handicap s élabore autour de «trois critères distinctifs du handicap psychique (l'intelligence, la médicalisation, la variabilité), pour une caractéristique principale de ce type de situation :l extrême fragilité 5». Les approches de la psychiatrie évoluent. Le Dr.Ph.Carrière 6 souligne l apport des neurosciences cognitives dans la clinique des psychoses, les progrès de la thérapeutique avec la psychopharmacologie (meilleure efficacité, meilleure tolérance, plus grande attention au fonctionnement cognitif, meilleure observance thérapeutique) etl émergence des principes de la remédiation cognitive. De nouvelles missions sont à envisager pour les soignants. Au delà des stratégies thérapeutiques de stabilisation des symptômes, il s agit de viserla rémission comme amélioration durable chez le sujet. Cette amélioration fait des manifestations symptomatiques moins envahissantes et des capacités de fonctionnement social satisfaisantes. Le nouveau rôle pour les soignants porterait sur le lien avec l entouragedu patient. Il s agirait aujourd hui demaintenir et renforcer ce lien, de repérer les signes de rechutes et de viser la réduction du stress de la vie quotidienne. Le concept de rémission engage un nouvel abord du patient, le thérapeute venant s appuyer sur la capacité du patientà se reconnaître comme malade, à reconnaître les conséquences sociales de sa maladie, à comprendre et adhérer aux traitements. Les prises en charge viendraient tendre à apprendre au patient à réduire ses fluctuations émotionnelles et à trouver des modalités de «coping» face aux situations de conflit. La politique publique actuele en santé mentale n est pas sans risque. Suite au Rapport de la Cour des comptes, Caroline Muzard-Salci évoque l interpelation des pouvoirs publics sur la question de la mise en place d une politique de «santé mentale» en France «relevant de l esprit de secteur et de ses excès, mais avec enplus la croyance d une possible disparition de la maladie mentale (puisque le vocable, comme celui d hôpital psychiatrique, n est plus employé), vers un abrasement de la différence que constitue le trouble psychique passant par une diminution de sa lisibilité sociale et conduite par les différentes structures visant l insertion du malade mental 7». Cette politique publique est régulièrement interrogée sur la question de la dangerosité psychiatrique Questions praxéologiques en lien avec le réglementaire Le handicap psychique s étaie au travers de nombreuses pratiques et protocoles professionnels. Cette prise en charge sociale du handicap est cependant récente dans l'histoire humaine. Elle est apparue très forte en France à propos des "invalides" et anciens combattants de la Guerre Après 1945, la mise en place de dispositifs d'aide et de protection vise à prendre en charge le désavantage subi par les victimes de guerre ne pouvant pas satisfaire un minimum de besoins. En 1957, le droit français reconnaît un statut particulier au "travailleur handicapé", c'est-à-dire à toute personne dont les possibilités d'acquérir ou de conserver un emploi sont réduites par suite d'une insuffisance ou d'une diminution de ses capacités physiques ou mentales. La loi de 1975 a organisé les procédures de reconnaissance et le statut de handicapé en organisant le travail des personnes handicapées dans structures spécifiques, 3 Président de l'union régionale des associations de parents et amis de personnes handicapées mentales, qui souligne que Les associations de parents emploient salariés et gèrent places pour enfants et adultes handicapés, In Ouest-France du 05 décembre In Ouest-France du 05 décembre 2008, Les familles d'handicapés mentaux inquiètes. 5 Jean-Yves Barreyre, Yara Makdessi (décembre 2007) Handicap d origine psychique et évaluation des situations, Recherche-action en matière d évaluation conjointe du handicap psychique réalisé par la Délégation ANCREAI Ile-de-France pour le compte de la CNSA. 6 Lors du Forum du 3 juin 2008 à St-Brieuc. 7 Caroline Muzard-Salci (2004)La pensée de l exclusion ou l imposible altérité, De la psychiatrie à la santé mentale in Figures de la psychanalyse (2004) n o /2, p. 115 à 152. Bernard Gaillard - Université Rennes 2 Collège Coopératif en Bretagne - Fil Rouge - 10/12/ page 2

3 type CAT. La loi du 11 février 2005 sur l'égalité des chances et des droits, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées permet une définition du handicap en dehors de la seule notion de travail et envisage les handicaps de toute nature y compris psychiques. Cette loi réaffirme également l'obligation d'emploi des travailleurs handicapés instaurée par la loi du 10 juillet 1987 et crée le Fonds d'insertion pour les personnes handicapées dans la fonction publique (FIPHFP). Définir le handicap psychique reste cependant une tâche et un enjeu complexe car a des spécificités de l ordre d une variabilité, instabilité des éléments phénoménaux. Soizick de Berranger avance que le handicap psychique «n est pas figé. Il ne se situe pas dans une échelle léger, moyen, profond avec stabilité des manifestations. Ce handicap est fluctuant, et la stabilisation passe pour partie par un bon suivi médical et la prise régulière d un traitement, l autre partie étant le soutien social, qui sera évoqué un peu plus loin 8».Confrontés à cete dificulté d évaluation, les cliniciens constatent l envahisement de la personne par l angoise. Soizick de Berranger poursuit sur l évolutivité des symptômes en remarquant que «s ils sont variables d une personne à l autre, ils le sont ausi chez une même personne. Et même si son intelligence reste intacte dans la maladie psychique, elle a des dificultés à l utiliser, gênée par d autres facteurs handicapants. Très fragilisée par la maladie dont ele est ateinte, ele soufre entre autre d apragmatisme, de manque de confiance en ele (et dans les autres, parfois), avec de grandes difficultés de communication, de concentration. Ele est pétrie d angoises et de peurs 9». Le Dr.Loïc Le Moigne 10 évoque les appréciations des équipes de psychiatrie qui soulignent l'importance des conséquences sociales (isolement, stigmatisation, risque de marginalisation, etc.) dues en partie au sentiment d'étrangeté que suscite, chez les autres, certains comportements ; le caractère imprévisible de ce handicap, la variabilité des troubles (handicap instable), les difficultés pour l'entourage d'identifier et de comprendre les manifestations de ce handicap non visible : exemple des problèmes posés pour s'habiller correctement, s'alimenter, sortir, pour les soins d'hygiène pour un sujet apragmatique du fait de troubles schizophréniques: besoin de sollicitations le sujet étant perdu dans son autisme ; problème de l'ambivalence qui paralyse l'action ; sujet déprimé avec perte de l'élan vital qui n'a plus envie de sortir, de se laver, qui ne s'alimente plus l'entourage en voulant le stimuler, majore le vécu dépressif d'incapacité et la culpabilité alors que la moindre action est douloureuse ; la pensée est pénible ; les réactions inappropriées en situation de travail, angoisse, réactions persécutives dans une situation relationnelle apparemment banale (remarque, critique adaptée). Il rappelle les caractéristiques relevées dans le rapport Charzat 11 : stigmatisation, méconnaissance, crainte ; souffrance de la personne ; fragilité, vulnérabilité de la personne handicapée ; isolement, rupture du lien social ; variabilité, imprévisibilité ; durabilité, évolutivité des troubles ; poids des traitements médicaux ; soufrance et charge de la famile et de l entourage. Les contraintes réglementaires œuvrant à l insertion donnent lieu à des constructions institutionnelles,programmatiques, évaluatives. Ces efets d institutionnalisation ont donné lieu à critiques. Ainsi pour S. Ebersold, l institutionnalisationest une «pratique sociale qui va conduire d un comportement informe à une conduite nommée, normée, repérée,et contrôlée socialement 12».Les indicateurs mobilisés pour évaluer l insertion sont toujours sources de polémiques. Cete institutionnalisation produit le concept d inemployabilité.les caractéristiques spécifiques des personnes porteuses de troubles psychiques ne produiraient- 8 Soizick de Berranger (2004) Travail et handicap psychique, in Empan, Erès, n o /3, pp Soizick de Berranger (2004) op.cit. 10 Lors du Forum Fil Rouge, Lorient, 17 juin Rapport Charzat, mars 2002, Pour mieux identifier les difficultés des personnes en situation de handicap du fait de troubles psychiques et les moyens d'améliorer leur vie et celle de leurs proches. 12 Serge Ebersold (2001) La naisance de l inemployable, ou l insertion au risque de l exclusion, Rennes: PUR. Bernard Gaillard - Université Rennes 2 Collège Coopératif en Bretagne - Fil Rouge - 10/12/ page 3

4 elles pas des dispositifs particuliers argumentés venant soutenir cette incasabilité au travers des termes tels que hétérogénéité, instabilité, partenariat? Il est souvent fait le constat d une hétérogénéité des pratiques et des discours tenus dans le secteur sanitaire et celui du secteur social, et de travailler à une plus grande cohérence. Bernard Pachoud 13 et Coll. remarquent qu en matière d insertion «presque tout les distingue ; en premier lieu leurs objectifs : les soins dansle premier cas, la réinsertion ou l intégration sociale dans le second, mais ausi la formation des professionnels qui y travaillent : les soignants pour le sanitaire (médecins, infirmières, psychothérapeutes), les formateurs, éducateurs, assistants sociaux, gérants de tutelle pour le secteur médico-social 14».L évaluation de la situation de la personne est à interroger dans sa méthodologie et ses attendus. Une trentaine d outils d évaluationont été recensés dans une recherche menée par Jean-Yves Barreyre & Yara Makdessi qui ont présenté différents modèles 15. La pratique de bilan de réinsertion peut comporter plusieurs volets : une évaluation psychopathologique, un bilan de compétence, un conseil d orientation.la notion de Centre Ressources recouvre cinq missions : accueil, évaluation, appui-conseil, formation, documentation-recherche. An Treiz 16 propose un bilan positionnement ayant pour objectif «à partir d'un premier diagnostic, de préconiser les étapes les mieux appropriées au développement du projet de la personne, en fonction de son cursus, de ses aptitudes et difficultés». Le clinicien évalue un état de la personne à un moment donné, mais observe également son évolution. Plusieurs configurations évolutives sont rencontrées. B Pachoud en repère trois : une stabilisation après amendement des troubles laissant ne persisterqu une fragilité et/ou un risque de rechute ; une persistance des troubles avec une stabilisation sur un mode chronique ; et une alternance de périodes d amélioration et de rechutes, dont il importe de repérer les facteurs déclenchants quand ils existent et peuvent être éventuellement évités. Il insiste pour dire «qu en l absence de stabilisation, il est encore plus difficile de pronostiquer l aptitude à l emploi. À l inverse, une stabilisation déjà ancienne avec une reprise d activité depuis cete stabilisation est un indice de bon pronostic pour l insertion 17». En acceptant l idéeque la plupart des troubles psychiatriques vont de pair avec un handicap persistant, de nouvelles exigences sont formulées dans les modèles thérapeutiques pour optimiser le pronostic à long terme des patients en lien avec une acceptabilité sociale et professionnelle. Soucieuse de modification positive de la personne, la réhabilitation psychosociale englobe des interventions de réadaptation et de réinsertion. Celles-ci intriquent professionnels et différents lieux à vivre. Ainsi la réhabilitation «psychiatrique - pratiquée par des psychiatres, des psychologues, des travailleurs sociaux, des infirmiers, des rééducateurs et les patients euxmêmes et leurs familles - vise à améliorer autant que possible les capacités des personnes présentant un handicap dans la vie, l'apprentissage, le travail, les relations sociales et l'adaptation 18». La personne handicapée, porteuse de troubles psychiques, n est plus seulement un patient ou un cas social mais un usager des services proposés par l Etat.Michel Autès constate cette émergence de la notion d usageret souligne cette transition, c'est-à-dire «la mutation esentiele qui touche les référentiels de l action sur autrui. L action ne procède plus de ce qui nous réunit: la dete, le devoir d asistance mais de ce qui nous sépare : 13 Bernard Pachoud, Marli Nascimento Stieffatre (2005) Psychopathologie et réinsertion professionnelle, Une clinique pluridimensionnelle requérant des ressources théoriques pluridisciplinaires, in Cliniques Méditerranéennes, n o /2, p.147 à Bernard Pachoud, Marli Nascimento Stieffatre (2005) op.cit. 15 Jean-Yves Barreyre, Yara Makdessi (décembre 2007) Handicap d origine psychique et évaluation des situations, Recherche-action en matière d évaluation conjointe du handicap psychique réalisé par la Délégation ANCREAI Ile-de-France pour le compte de la CNSA. 16 Association An Treiz, 4 Hent Glaz, Quimper. 17 Bernard Pachoud, Marli Nascimento Stieffatre (2005) op.cit. 18 E. Giraud-Bar (2007) Réhabilitation sociale en France, in Annales Médico-psychologiques, revue psychiatrique Volume 165, Issue 3, April 2007, Pages Bernard Gaillard - Université Rennes 2 Collège Coopératif en Bretagne - Fil Rouge - 10/12/ page 4

5 l autonomie de l individu, sa liberté et ses choix, sa responsabilité qui en découle, son devoir vis-à-vis de la Société. Le remplacement de la logique d asistance par la logique d insertion résume ce passage fondamental au sein des pratiques du travail social 19». Le droit des usagers est devenu un thème important. Au-delà d une question de droit, l enjeu est de permettre une place importante aux personnes bénéficiaires dans les actions menées, d interoger en permanencel éthique de ces actions.l évolution des personnes est alors liée aux relations d aliance avec l'usager autant que la technicité des professionnels et la cohérence des structures. Les temps passés en mise en relation, en écoute est un élément premier de l activité des services. 2. Problème d insertion et de maintien en emploi des personnes présentant des troubles psychiques Aborder les questions d inscription des personnes présentant des troubles psychiques dans les champs socio-économiques et de l emploi a conduit les profesionnels et les politiques à utiliser de nouvelles expressions, à faire référence à certains mots dans leurs discours. Ainsi, les mots insertion, aide, accompagnement, compensation, empowerment, projet, inclusion, partenariat, remédiation ont envahi la culture professionnelle. Il nous faut rechercher quelles réalités ils recouvrent, et inventorier les opportunités qu ils créent de conceptualisation.le Dr.Loïc Le Moigne au cours d un Forum Fil Rouge, évoque les particularités et complexité de ce handicap liés aux troubles psychiques, et parle de problèmes dans l'adaptation, le comportement, la relation de ces personnes ; les difficultés spécifiques dans l'appréhension des problèmes posés par le handicap psychique ; les difficultés d'insertion sociale et professionnelle avec 80% des patients schizophrènes inactifs et seulement 8% travaillant en milieu ordinaire. Il mesure la gravité et les difficultés de cette mission d insertionpour l'ensemble des personnes engagées dans ce domaine mais aussi le souci de précarité et d exclusion des personnes handicapées Une insertion problématique L insertion est l action «visant à faire évoluer un individu isolé ou marginal vers une situation caractérisée par des échanges satisfaisants avec son environnement 20». Viser l insertion va de soi mais ele vient dire la soufrance de l humain à penser que d autres soient exclus des groupes sociaux, et pire n ont pas jouisance d un minimum vital. Ele vient dire un sentiment de honte à l encontre de ce que chacun pourait avoir commis, y compris à son insu, pour permetre l exclusion. Penser l insertion serait en même temps tentative de réparation psychique dans la dimension de l humanité. Les politiques d insertion viennent également dire les échecs et les tentatives de réparation de politiques communes qui produisent des personnes mises à l écart, des bouc-émissaires 21. Face à la violence de la scène sociale et économique marquée par la concurrence mortifère au niveau des entreprises ainsi que pour les individus à la recherche d unemploi qui devient de plus en plus précaire, au risque de produire des moments de violence totale et destructrice avec des luttes pour une même place quasiment inaccessible, les politiques publiques tentent une régulation, une pacification de cette tension. Le désir mimétique de posséder cet objet «emploi» est «moteur de la crise sacrificielle; il détruirait la communauté entière s il n y avait pas la victime émisaire pour l arêter et la mimésis rituele pour l empêcher de se déclencher à nouveau 22». 19 Laurent Barbe, Michel Autès, Marc Bessin, François Chobeaux, Numa Murard (2006) Une autre place pour les usagers? - Intervenir dans le secteur social et médico-social, Paris : La Découverte. 20 Tiré de Commission ministérielle de terminologie. Dictionnaire des personnes âgées, de la retraite et du vieillissement. Sous la dir. de Jean-Charles Sournia; coordonnés par Nelly Wolf et Loïc Dep. 21 René Girard (1972) La violence et le sacré, Paris : Grasset. 22 René Girard (1972) op.cit. Bernard Gaillard - Université Rennes 2 Collège Coopératif en Bretagne - Fil Rouge - 10/12/ page 5

6 Les politiques d insertion s asimilent à une scène sacrificiele dans laquele celui qui dérangent, le dés-inséré, est désigné collectivement et déclaré comme celui qui dérange et qui coûte. Cete scène convoque l ensemble des espaces institutionnels, mais «le soutien à l insertion est une pratique déjà hybride, qui risque de perdre en pertinence et en efficacité si elle doit comporter en plus le souci du soin 23». Dans les représentations sociales des publics à insérer, les personnes présentant des troubles psychiques apparaissent comme le public le plus vulnérable pour lequel les traitements thérapeutiques seraient premiers, sauf à ne pas séparer dialectiquement soin et société. Pour ces personnes, deux types de facteurs sont désignés comme conditionnant la réinsertion : «le degré de stabilisation, l importance des troubles résiduels et le profil évolutif envisageable ; le retentissement des troubles (résiduels) sur un ensemble de dimensions qui, eles, sont directement pertinentes pour l aptitude au travail et l orientation 24». Ces auteurs poursuivent en indiquant que «ont une incidence sur les capacités d insertion «les facultés d adaptation aux contraintes propres au monde du travail (contraintes de déplacement, d horaires, de rythme, d organisation impliquant une «hiérarchie» ), et nous metrons à part l adaptabilité relationnele, facteur indéniablement important pour une insertion professionnelle durable et relativement indépendant des compétences techniques à occuper un poste 25». Le monde du travail est tenu par des contraintes économiques. Celles-ci amènent aux exigences de bonne réalisation des tâches qui produisent de la valeur marchande. Les déchets, les défauts de production coûtent à l économie de production qui cherche à réduire leur importance. Les démarches qualité et les démarches de rigueur d exécution de tâche au travail ne sont pas des ataques des personnes mais des recherches d optimisation. L interprétation de ces exigences peut être très pénible pour certaines personnes notamment psychotiques qui peuvent se sentir atteintes dans leur intégrité psychique ou sociale. Ainsi, «l exigence d appropriation de la tâche, au sens d en asumer la réalisation et la responsabilité, se traduit par l exigence de «se déterminer», de décider et d agir dans un milieu «saturé d intentions étrangères», or cette détermination de l action sur fond d intentions étrangères (ou éventuelement cete appropriation d intentions initialement étrangères) n est-elle pas précisément ce qui peut être hautement problématique pour des schizophrènes qui, en phase de décompensation du moins, échouent à s atribuer l intention de leurs propres actions ou pensées spontanées. Les théories cognitives et neuroscientifiques contemporaines de la schizophrénie mettent justement l accent sur les troubles de l atribution, et plus généralement de la gestion des intentions dans cete pathologie (Frith, 1992 ; Campbell, 1999 ; Gallagher, 2000 ; Sarfati et al. 1999) 26». L accompagnement de ces personnes dans le monde du travail doit prendre en compte ces phénomènes psychiques d atribution et d interprétation eronée des faits et actes afin que ceux-ci n alimentent pas et n envahisent la violence de leur propre espace psychique. Christophe Dejours, psychologue, souligne que «travailler c'est non seulement se livrer à une activité, c'est aussi établir des relations avec autrui» Accompagnement, aide et compensation: une œuvre clinique La notion d accompagnement, de manière générale, désigne une stratégie de maintien d un liende proximité entre deux personnes, l une étant l accompagnant, l autre l accompagné. L accompagnant suit le parcours de l accompagnédans une relation dont les dynamiques de pouvoir restent énigmatiques. S inscrivant dans le temps, le parcours d accompagnement est le plus souvent finalisé, avec la focalisation sur un objet ou situation d arivéecomme la mort, l insertion profesionnele, la fin d une année scolaire, le maintien 23 Bernard Pachoud, Marli Nascimento Stieffatre (2005) op.cit., in Cliniques Méditerranéennes, n o /2. 24 Bernard Pachoud, Marli Nascimento Stieffatre (2005) op.cit. 25 Bernard Pachoud, Marli Nascimento Stieffatre (2005) op.cit. 26 Bernard Pachoud, Marli Nascimento Stieffatre (2005) op.cit. Bernard Gaillard - Université Rennes 2 Collège Coopératif en Bretagne - Fil Rouge - 10/12/ page 6

7 en emploi. Ce lien accompagnant-accompagné postule une dynamique qui parie sur les «ressorts» du sujet. Tout accompagnement social, pédagogique ou éducatif porte une dimension psychologique. Il suppose aussil existence, chez le sujet, de résistances, de freins, voire de blocages à poursuivre ce parcours. Alors un travail psychique est nécessaire autour del habilitation que le sujet parvient à se donner pour poursuivre cetterelation. Par l origine étymologique du mot accompagnement venant du latin companio, nous trouvons l'idée de partage, ce qui amène certains auteurs (P.Fustier 2005) à évoquer la dimension du don. L accompagnement met aussi en exergue «la notion de proximité, d où la question permanente du suivi: la mise à distance physique et relationnelle comme objet de travail 27». La notion d'accompagnement recouvre deux notions, d une part l'idée dese joindre à quelque chose ou quelqu'un pour rester avec lui, et d autre part l'idée de mouvement, se joindre à quelqu'un pour aller dans la même direction que lui. Pour Paul Fustier interrogeant ce lien d'accompagnement, «le travail social comme le travail du soin oscillent entre don et service contractualisé 28». Le soutien à la personne a une fonction de sécurisation du sujet pour laquelle un réconfort est apporté face aux dificultés qu il rencontre. Cete sécurisation s efectue au travers d une présence qui rend posible l explicitation de ces dificultés, provenant entre autres de la mise en œuvre de la démarche d insertion.ce soutien vise un portage du sujet en lien avec un contexte (familial, scolaire, social, médical) défaillant ou perturbant. Annie Ropers 29 souligne que le soutien personnel vise le potentiel de la personne, une inclusion dans la vie locale, une mise au travail des relations de proximité. Pour sa part, la relation d aide tend à optimiser les resources du sujet afin de faciliter son propre développement et son insertiondans l ensemble de ses dimensions problématiques. L aide sous-tend l idée d un manque chez le sujet,manque à combler.face à l imposible d une pleine réalisation, il faut s interoger sur la part d ilusoire ou d utopie à laisser tant du côté de l aidé que de celui de l aidant. La relation d aide est définie par le psychologue américain Carl Rogers comme «...une relation permissive, structurée de manière précise, qui permet au client d'acquérir une compréhension de lui-même à un degré qui le rende capable de progresser à la lumière de sa nouvelle orientation. Cette hypothèse a un corollaire naturel: toutes les techniques utilisées doivent avoir pour but de développer cette relation libre et permisive, cete compréhension de soi dans l entretien d'aide, et cete orientation vers la libre initiative de l action 30». L accompagnement autant dans sa cliniqueque comme stratégie demande à prendre en compte deux aspects : celui des problématiques subjectives de la personne accompagnée et notamment sa demande, ainsi que celui d une expertise des adéquations des contextes humains. A propos de la spécificité du public, l accompagnement des personnes handicapées est critique ; il procède «d une articulation étonnante des conceptions du handicap et des personnes handicapées, de la prise en charge de ces personnes mais aussi du droit, de la subjectivité, de la relation d aide, des savoirs et des formes d organisation du travail 31». L intervenant et les structures accompagnatrices doivent accepter de penser que l accompagnement interroge la demande du sujet, cette demande désignant les impasses à dépasser ou contourner. Christophe Bartholomé souligne que, dans la stratégie relationnelle, «il s agit alors de «faire avec» la personne et non «faire pour» ou «faire à la place de». Il est exclu que la personne handicapée se présente comme un ayantdroit ou comme un simple client réclamant un service 32».Au risque de n être porté que par le 27 Bernard Gaillard (2001) Suivi et accompagnement psychologiques, Bruxelles : De Boeck. 28 Paul Fustier (2005) Le Lien d'accompagnement, Entre don et contrat salarial, Paris : Dunod. 29 Responsable du SAVS Les Nouelles Plérin, lors du Forum Fil Rouge du 3 juin Carl Rogers (1942),La relation d aide et la psychothérapie, trad.fr., Paris, ESF, Christophe Bartholomé (2005)L accompagnement: un concept au cœur de l État social actif. Le cas des pratiques d accompagnement des personnes handicapées, in Pensée pluriele, De Boeck, n o /2. 32 Christophe Bartholomé (2005) Op.cit. Bernard Gaillard - Université Rennes 2 Collège Coopératif en Bretagne - Fil Rouge - 10/12/ page 7

EDUCATEUR SPECIALISE ANNEXE 1 : REFERENTIEL PROFESSIONNEL

EDUCATEUR SPECIALISE ANNEXE 1 : REFERENTIEL PROFESSIONNEL 1.1 DEFINITION DE LA PROFESSION ET DU CONTEXTE DE L INTERVENTION L éducateur spécialisé, dans le cadre des politiques partenariales de prévention, de protection et d insertion, aide au développement de

Plus en détail

ACCOMPAGNEMENT ET SOINS DES ENFANTS ET DES ADOLESCENTS EN INSTITUTION. Accompagnement et soins des enfants et des adolescents en institution

ACCOMPAGNEMENT ET SOINS DES ENFANTS ET DES ADOLESCENTS EN INSTITUTION. Accompagnement et soins des enfants et des adolescents en institution Accompagnement et soins des enfants et des adolescents en institution Les souffrances des adolescents sont réelles et conséquentes, dans une période du développement de la personne, empreinte de bouleversements.

Plus en détail

Par conséquent, l année 2010 a été la dernière année d organisation du dispositif Accompagnement +.

Par conséquent, l année 2010 a été la dernière année d organisation du dispositif Accompagnement +. CIRCULAIRE Agirc 2011-04- DAS Objet : Nouveau partenariat Apec - Agirc Madame, Monsieur le directeur, Depuis 2003, le partenariat Apec - Agirc avait pour objet la mise en place de sessions d accompagnement

Plus en détail

16 Journée Mondiale de la Maladie d Alzheimer : la Ville de Marseille confirme son engagement

16 Journée Mondiale de la Maladie d Alzheimer : la Ville de Marseille confirme son engagement 16 Journée Mondiale de la Maladie d Alzheimer : la Ville de Marseille confirme son engagement Rencontre sur le thème «Une Solidarité Collective au service des Malades et des Aidants» Lundi 21 Septembre

Plus en détail

Les aspects psychologiques de la paralysie cérébrale : répercussions et enjeux dans le parcours de vie.

Les aspects psychologiques de la paralysie cérébrale : répercussions et enjeux dans le parcours de vie. Les aspects psychologiques de la paralysie cérébrale : répercussions et enjeux dans le parcours de vie. Sarah CAILLOT, Psychologue Réseau Breizh IMC- Pôle MPR St-Hélier (Rennes)- Journée Inter-régionale

Plus en détail

EDUCATEUR SPECIALISE ANNEXE 1 : REFERENTIEL PROFESSIONNEL

EDUCATEUR SPECIALISE ANNEXE 1 : REFERENTIEL PROFESSIONNEL EDUCATEUR SPECIALISE ANNEXE 1 : REFERENTIEL PROFESSIONNEL 1.1 DEFINITION DE LA PROFESSION ET DU CONTEXTE DE L INTERVENTION L éducateur spécialisé, dans le cadre des politiques partenariales de prévention,

Plus en détail

L aide aux aidants. Psychologue clinicienne. Capacité de gériatrie mars 2009

L aide aux aidants. Psychologue clinicienne. Capacité de gériatrie mars 2009 L aide aux aidants Aude Comberieu Psychologue clinicienne Hôpital Émile Roux Capacité de gériatrie mars 2009 Définition L aidant naturel L aidant non professionnel L aidant familial «L aidant familial

Plus en détail

Maladies psychiques et Pratiques de l accompagnement

Maladies psychiques et Pratiques de l accompagnement Sous l égide de la Fondation Notre Dame APPEL A PROJET 2015 Maladies psychiques et Pratiques de l accompagnement A la suite d un premier appel à projet lancé par la Fondation en 2014 et compte tenu du

Plus en détail

Comment élaborer un programme spécifique d une maladie chronique?

Comment élaborer un programme spécifique d une maladie chronique? RECOMMANDATIONS Éducation thérapeutique du patient Comment élaborer un programme spécifique d une maladie chronique? Juin 2007 OBJECTIF Ces recommandations visent à aider les sociétés savantes et organisations

Plus en détail

COMPETENCES INFIRMIERES 1

COMPETENCES INFIRMIERES 1 COMPETENCES INFIRMIERES 1 Evaluer une situation clinique et établir un diagnostic dans le domaine des soins infirmiers Communiquer et conduire une relation dans un contexte de soins Concevoir et conduire

Plus en détail

LES RÉFÉRENTIELS RELATIFS AUX EDUCATEURS DE JEUNES ENFANTS

LES RÉFÉRENTIELS RELATIFS AUX EDUCATEURS DE JEUNES ENFANTS LES RÉFÉRENTIELS RELATIFS AUX EDUCATEURS DE JEUNES ENFANTS 1. RÉFÉRENTIEL PROFESSIONNEL D EDUCATEUR DE JEUNES ENFANTS 2. RÉFÉRENTIEL ACTIVITÉS 3. RÉFÉRENTIEL DE 4. RÉFÉRENTIEL DE CERTIFICATION 5. RÉFÉRENTIEL

Plus en détail

Déterminants de la réintégration au travail des personnes en situation de handicap psychique

Déterminants de la réintégration au travail des personnes en situation de handicap psychique 2 ème journée d étude de l Observatoire Régional des Risques Psychosociaux en Aquitaine Risques psychosociaux: tous préventeurs? Bordaux, 6 décembre 2012 Déterminants de la réintégration au travail des

Plus en détail

REFERENTIEL ACTIVITES ET COMPETENCES

REFERENTIEL ACTIVITES ET COMPETENCES SEILLER EMPLOIV CONSEILLER EMPLOI FORMATION INSERTION REFERENTIEL ACTIVITES ET COMPETENCES FONCTION 1 : INTERVENTION AUPRÈS DES PERSONNES ÉLABORATION DE PROJETS ET ACCOMPAGNEMENT DE PARCOURS D INSERTION

Plus en détail

Le référentiel professionnel du Diplôme d Etat de Technicien de l Intervention Sociale et Familiale

Le référentiel professionnel du Diplôme d Etat de Technicien de l Intervention Sociale et Familiale A R D E Q A F Le référentiel professionnel du Diplôme d Etat de Technicien de l Intervention Sociale et Familiale 1.1 Définition de la profession et du contexte de l intervention p. 2 1.2 Le référentiel

Plus en détail

EDUCATEUR: APPROCHE CONCEPTUELLE 2

EDUCATEUR: APPROCHE CONCEPTUELLE 2 MINISTERE DE LA COMMUNAUTE FRANCAISE ADMINISTRATION GENERALE DE L'ENSEIGNEMENT ET DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE ENSEIGNEMENT DE PROMOTION SOCIALE DE REGIME 1 DOSSIER PEDAGOGIQUE UNITE DE FORMATION EDUCATEUR:

Plus en détail

ÉVALUATION DES COMPÉTENCES niveau 2 ème année bachelor

ÉVALUATION DES COMPÉTENCES niveau 2 ème année bachelor Semestre automne printemps Répétition Lieu de période de formation pratique Institution : Nom de l'étudiant-e : Service : Promotion : Site de formation : Période du / au : PFP 3 PFP 4 ÉVALUATION DES COMPÉTENCES

Plus en détail

Référentiel professionnel pour le Diplôme d État d Ingénierie Sociale DEIS

Référentiel professionnel pour le Diplôme d État d Ingénierie Sociale DEIS Institut du Travail Social de Tours Cellule VAE Référentiel professionnel pour le Diplôme d État d Ingénierie Sociale DEIS Annexe I de l arrêté du 2 août 2006 relatif au Diplôme d État d Ingénierie Sociale

Plus en détail

Séminaires interrégionaux des CDIAE automne 2008. Synthèse de l atelier 1

Séminaires interrégionaux des CDIAE automne 2008. Synthèse de l atelier 1 Séminaires interrégionaux des CDIAE automne 2008 Synthèse de l atelier 1 Comment, dans le cadre du CDIAE, mobiliser les acteurs du territoire pour réaliser un diagnostic, définir les orientations et élaborer

Plus en détail

Filière éducation et insertion

Filière éducation et insertion . Filière éducation et insertion La filière «Éducation et Insertion» rassemble les équipes de professionnels chargés de conduire les projets personnalisés dans leur triple dimension : éducative, thérapeutique

Plus en détail

«Mettre en Synergie nos compétences pour faire émerger vos projets»

«Mettre en Synergie nos compétences pour faire émerger vos projets» «Mettre en Synergie nos compétences pour faire émerger vos projets» Santé et bien- être au travail Risques psychosociaux du travail- Handicap- Gestion des âges Diversité. SynergenceA propose aux entreprises

Plus en détail

LA BIENTRAITANCE ET L AMÉLIORATION DES PRATIQUES PROFESSIONNELLES

LA BIENTRAITANCE ET L AMÉLIORATION DES PRATIQUES PROFESSIONNELLES Docteur Christian PETEL, Directeur FORMATIONS FRACTALE SUR SITE ANNÉES 2009-2010 LA BIENTRAITANCE ET L AMÉLIORATION DES PRATIQUES PROFESSIONNELLES La bientraitance met au centre du travail la préoccupation

Plus en détail

Critères de Choix d une Echelle de Qualité De Vie. Etudes cliniques dans l autisme. Introduction

Critères de Choix d une Echelle de Qualité De Vie. Etudes cliniques dans l autisme. Introduction Critères de Choix d une Echelle de Qualité De Vie Etudes cliniques dans l autisme Marie-Christine Picot Congrès Epsylon 5 avril 2013 Introduction Mesurer la Qualité de Vie liée à la Santé : Evaluer les

Plus en détail

CATALOGUE FORMATION 2014

CATALOGUE FORMATION 2014 CATALOGUE FORMATION 2014 AT-Talents 56, rue du Ruisseau 75018 Paris 01 42 52 35 35 www.at-talents.com AT-Talents est enregistré en tant qu Organisme de Développement Professionnel Continu auprès de l OGDPC

Plus en détail

L évaluation des professionnels de santé dans leur fonction, levier de motivation, quelle est la place du cadre?

L évaluation des professionnels de santé dans leur fonction, levier de motivation, quelle est la place du cadre? Management L évaluation des professionnels de santé dans leur fonction, levier de motivation, quelle est la place du cadre? Dominique GUY Descriptif : Dans le contexte actuel de recherche d optimisation

Plus en détail

Politique de soutien à la réussite aux études de 1 er cycle

Politique de soutien à la réussite aux études de 1 er cycle ANNEXE 2006-CA505-09-R5077 Politique de soutien à la réussite aux études de 1 er cycle Décanat des études de premier cycle Février 2006 Énoncé de politique l Université s engage à soutenir l étudiant dans

Plus en détail

Bachelier - AESI en sciences

Bachelier - AESI en sciences Haute Ecole Léonard de Vinci Programme du Bachelier - AESI en sciences Année académique 2015-2016 Contenu 1. Identification de la formation... 2 2. Référentiel de compétences... 3 3. Profil d enseignement...

Plus en détail

Le diagnostic Partagé,

Le diagnostic Partagé, Le diagnostic Partagé, un outil au service du projet Territorial enfance jeunesse Les Guides Pratiques Introduction Parce que nous sommes dans un monde complexe, Définitions, enjeux, méthodologie Phase

Plus en détail

DE LA CLINIQUE INFIRMIÈRE A LA CONSULTATION INFIRMIÈRE EN SANTE AU TRAVAIL

DE LA CLINIQUE INFIRMIÈRE A LA CONSULTATION INFIRMIÈRE EN SANTE AU TRAVAIL DE LA CLINIQUE INFIRMIÈRE A LA CONSULTATION INFIRMIÈRE EN SANTE AU TRAVAIL 1 1. Le raisonnement clinique Définition Face à une demande de soin, le professionnel infirmier axe son raisonnement clinique

Plus en détail

Le projet associatif décline et précise la raison

Le projet associatif décline et précise la raison association pour adultes et jeunes handicapés du Val-de-Marne Projet associatif Le projet associatif décline et précise la raison d être et les statuts de l association. Il constitue le document de référence

Plus en détail

SÉMINAIRE CONCLUSIONS

SÉMINAIRE CONCLUSIONS RBB (2012) Conclusions SÉMINAIRE SUR LES BUDGETS BASÉS SUR DES RÉSULTATS: OBJECTIFS RÉSULTATS ATTENDUS ET INDICATEURS DE PERFORMANCE Strasbourg, 25 septembre 2012 CONCLUSIONS A l initiative du Comité du

Plus en détail

LES RÉFÉRENTIELS RELATIFS AU CERTIFICAT D APTITUDE AUX FONCTIONS DE DIRECTEUR D ETABLISSEMENT OU DE SERVICE D INTERVENTION SOCIALE

LES RÉFÉRENTIELS RELATIFS AU CERTIFICAT D APTITUDE AUX FONCTIONS DE DIRECTEUR D ETABLISSEMENT OU DE SERVICE D INTERVENTION SOCIALE LES RÉFÉRENTIELS RELATIFS AU CERTIFICAT D APTITUDE AUX FONCTIONS DE DIRECTEUR D ETABLISSEMENT OU DE SERVICE D INTERVENTION SOCIALE 1. RÉFÉRENTIEL PROFESSIONNEL DES DIRECTEURS D ETABLISSEMENT OU DE SERVICE

Plus en détail

LA PERFORMANCE DANS LE MEDICO-SOCIAL, ENJEUX, OUTILS, RÔLE DE L ANAP

LA PERFORMANCE DANS LE MEDICO-SOCIAL, ENJEUX, OUTILS, RÔLE DE L ANAP LA PERFORMANCE DANS LE MEDICO-SOCIAL, ENJEUX, OUTILS, RÔLE DE L ANAP Assises de l autonomie 10/06/10 PARIS Agence Nationale d Appui à la Performance des établissements de santé et médico-sociaux L Agence

Plus en détail

PREALABLE : ARCHITECTURE DE LA FORMATION : RESPIRE

PREALABLE : ARCHITECTURE DE LA FORMATION : RESPIRE DE JEPS Animation socio éducative ou culturelle Développement de s, territoires et réseaux Blois 2014 2016 PREALABLE : Cette formation concerne principalement des professionnels occupant des postes de

Plus en détail

Formation - VAE TITRES PROFESSIONNELS VAE. Trois nouveaux titres professionnels accessibles par la VAE sont créés

Formation - VAE TITRES PROFESSIONNELS VAE. Trois nouveaux titres professionnels accessibles par la VAE sont créés Formation - VAE TITRES PROFESSIONNELS VAE Trois nouveaux titres professionnels accessibles par la VAE sont créés Arrêtés du 21 et 22 octobre 2003, JO du 08/11/03 Pour rappel les titres professionnels constituent

Plus en détail

PACTE POUR LA RÉUSSITE ÉDUCATIVE

PACTE POUR LA RÉUSSITE ÉDUCATIVE PACTE POUR LA RÉUSSITE ÉDUCATIVE Préambule PACTE POUR LA RÉUSSITE ÉDUCATIVE La réussite éducative se définit comme la recherche du développement harmonieux de l enfant et du jeune. Elle est plus large

Plus en détail

MONITEUR-EDUCATEUR ANNEXE I : REFERENTIEL PROFESSIONNEL. Le moniteur-éducateur intervient dans des contextes différents :

MONITEUR-EDUCATEUR ANNEXE I : REFERENTIEL PROFESSIONNEL. Le moniteur-éducateur intervient dans des contextes différents : MONITEUR-EDUCATEUR ANNEXE I : REFERENTIEL PROFESSIONNEL 1.1 DEFINITION DE LA PROFESSION ET DU CONTEXTE DE L INTERVENTION Le moniteur-éducateur participe à l'action éducative, à l'animation et à l'organisation

Plus en détail

LES RÉFÉRENTIELS RELATIFS AUX ÉDUCATEURS SPÉCIALISÉS

LES RÉFÉRENTIELS RELATIFS AUX ÉDUCATEURS SPÉCIALISÉS LES RÉFÉRENTIELS RELATIFS AUX ÉDUCATEURS SPÉCIALISÉS 1. RÉFÉRENTIEL PROFESSIONNEL D ÉDUCATEUR SPÉCIALISÉ 2. RÉFÉRENTIEL ACTIVITÉS 3. RÉFÉRENTIEL DE 4. RÉFÉRENTIEL DE CERTIFICATION 5. RÉFÉRENTIEL DE FORMATION

Plus en détail

CARRIÈRES SOCIALES MODALITÉS DE CONTRÔLE DES CONNAISSANCES ET DES APTITUDES

CARRIÈRES SOCIALES MODALITÉS DE CONTRÔLE DES CONNAISSANCES ET DES APTITUDES 1 2 CARRIÈRES SOCIALES SOMMAIRE PRÉAMBULE - Organisation des études - Adaptation locale MODALITÉS DE CONTRÔLE DES CONNAISSANCES ET DES APTITUDES OPTION ANIMATION SOCIALE ET SOCIO-CULTURELLE 1 - Méthodologie,

Plus en détail

REFERENTIEL D EVALUATION DES ACQUIS DE L EXPERIENCE POUR LE DIPLOME CAFERUIS

REFERENTIEL D EVALUATION DES ACQUIS DE L EXPERIENCE POUR LE DIPLOME CAFERUIS REFERENTIEL D EVALUATION DES ACQUIS DE L EXPERIENCE POUR LE DIPLOME CAFERUIS Référentiel d activités Le référentiel d activités décline les activités rattachées aux six fonctions exercées par l encadrement

Plus en détail

Le projet associatif. Quelques éléments d histoire

Le projet associatif. Quelques éléments d histoire Le projet associatif Quelques éléments d histoire «UNE ASSOCIATION NATIONALE NEE DE LA COOPERATION DE DEUX RESEAUX» Créée le 1 er janvier 2011, la Fédération Addiction est née de la volonté conjointe de

Plus en détail

Dispositif d activités physiques et sportives en direction des âgés

Dispositif d activités physiques et sportives en direction des âgés Dispositif d activités physiques et sportives en direction des âgés RAPPORT du GROUPE DE TRAVAIL INTERMINISTÉRIEL DÉCEMBRE 2013 1 Introduction I -Le contexte II -Le Groupe de travail III -Compte rendu

Plus en détail

Politique de soutien à l intégration des enfants avec des besoins particuliers. Centre de la petite enfance Les petits lutins de Roussin

Politique de soutien à l intégration des enfants avec des besoins particuliers. Centre de la petite enfance Les petits lutins de Roussin Politique de soutien à l intégration des enfants avec des besoins particuliers Centre de la petite enfance Les petits lutins de Roussin Janvier 2010, Révisée en octobre 2012 1 BUT POURSUIVI PAR LA POLITIQUE

Plus en détail

Politique municipale sur l accueil, l intégration et la rétention des personnes immigrantes Juin 2010

Politique municipale sur l accueil, l intégration et la rétention des personnes immigrantes Juin 2010 Politique municipale sur l accueil, l intégration et la rétention des personnes immigrantes Juin 2010 Commissariat aux relations internationales et à l immigration Table des matières Page Déclaration d

Plus en détail

Cursus de Formation Assistant(e) de Soins en Gérontologie

Cursus de Formation Assistant(e) de Soins en Gérontologie Cursus de Formation Assistant(e) de Soins en Gérontologie La fonction d Assistant de Soins en Gérontologie consiste en une assistance dans les actes de la vie quotidienne des personnes fragilisées par

Plus en détail

Dispositif aquitain de surveillance alternée des cancers du sein traités. Formation des médecins généralistes et gynécologues

Dispositif aquitain de surveillance alternée des cancers du sein traités. Formation des médecins généralistes et gynécologues Dispositif aquitain de surveillance alternée des cancers du sein traités Formation des médecins généralistes et gynécologues Incidences psychosociales du cancer du sein Les temps du cancer (annonce, parcours

Plus en détail

Actu Formation - VAE

Actu Formation - VAE Réforme du diplôme d état d éducateur de Jeunes Enfants (DEEJE) Référentiels Arrêté du 16/11/2005, JO du 25/11/05 Pour rappel le DEEJE réformé par le décret du 3 novembre 2005 est dorénavant considéré

Plus en détail

avec le responsable de la cellule auquel il/elle rend compte de son travail, avec la secrétaire de la cellule au quotidien,

avec le responsable de la cellule auquel il/elle rend compte de son travail, avec la secrétaire de la cellule au quotidien, Direction des Ressources Humaines PSYCHOLOGUE J PSYCHOLOGUE A LA CELLULE ACCUEIL FAMILIAL ET MISSION ADOPTION POSITIONNEMENT DU POSTE DANS LA STRUCTURE Direction : Direction des Solidarités Service : Direction

Plus en détail

REFERENTIEL PROFESSIONNEL DU DIPLÔME D ETAT D INGENIERIE SOCIALE (DEIS) Contexte de l intervention

REFERENTIEL PROFESSIONNEL DU DIPLÔME D ETAT D INGENIERIE SOCIALE (DEIS) Contexte de l intervention REFERENTIEL PROFESSIONNEL DU DIPLÔME D ETAT D INGENIERIE SOCIALE (DEIS) Contexte de l intervention Les transformations sociales, la territorialisation et la complexité croissante des dispositifs liés aux

Plus en détail

Fiche «Politique culturelle européenne»

Fiche «Politique culturelle européenne» Fiche «Politique culturelle européenne» Prospective appliquée à la définition d'une politique nationale dans le domaine de la culture et de la communication Fiche variable sur les facteurs de l environnement

Plus en détail

8 RISQUES PSYCHOSOCIAUX

8 RISQUES PSYCHOSOCIAUX 8 RISQUES PSYCHOSOCIAUX DE QUOI PARLE T ON? (source : guide DGAFP) La définition de référence des risques psychosociaux (RPS) retenue ici est celle du rapport du collège d experts présidé par Michel Gollac

Plus en détail

par le Réseau Anact avec le département d ergonomie de l université de Bordeaux

par le Réseau Anact avec le département d ergonomie de l université de Bordeaux Des difficultés à investir le champ des conditions de travail L évolution du monde du travail montre la prégnance des conditions et de l organisation du travail dans le de nouveaux risques. Ces questions

Plus en détail

TABLE RONDE AUEG du 6 FEVRIER 2014 - Vieillissement et Habitat - Comprendre, décider, changer INTERVENTION CARSAT RHONE-ALPES

TABLE RONDE AUEG du 6 FEVRIER 2014 - Vieillissement et Habitat - Comprendre, décider, changer INTERVENTION CARSAT RHONE-ALPES Sous-Direction de l Action Sociale Le 30 janvier 2014 Département PREVENTION, PREPARATION A LA RETRAITE, ETUDES ET PROSPECTIVE MPP/NC G:\DAR\SDAS_DBVRP\3_Etudes_Prospectives\Etudes\Charge_Etude\TABLE RONDE

Plus en détail

Mise en place d une commission régionale du vieillissement

Mise en place d une commission régionale du vieillissement Le sociographe, 9, 2002 / 91 Pierre Chabas, Françoise Vidal-Borrossi Mise en place d une commission régionale du vieillissement L exemple du Languedoc-Roussillon A l initiative du Directeur régional des

Plus en détail

GROUPEMENT FRANÇAIS DES PERSONNES HANDICAPEES

GROUPEMENT FRANÇAIS DES PERSONNES HANDICAPEES 1/7 GROUPEMENT FRANÇAIS DES PERSONNES HANDICAPEES PROMOUVOIR LE PARTAGE D'EXPERIENCES POSITIVES ET LA PARTICIPATION CITOYENNE La Pairémulation Une forme de soutien mutuel pour stimuler et soutenir l accès

Plus en détail

Glossaire GRH. Il vise à proposer un langage commun, et permet d éviter d éventuels risques de malentendus ou de confusions.

Glossaire GRH. Il vise à proposer un langage commun, et permet d éviter d éventuels risques de malentendus ou de confusions. Ce glossaire a été élaboré dans un souci de clarification des notions et concepts clés communément utilisés en Gestion des Ressources Humaines, et notamment dans le champ de la gestion prévisionnelle des

Plus en détail

Non déterminante ORGANISATION. Cliquer ici pour visualiser le planning détaillé cours par cours

Non déterminante ORGANISATION. Cliquer ici pour visualiser le planning détaillé cours par cours Niveau : Section : CONTEXTE DE L UNITÉ DE FORMATION 428 98 30 08 U36 D1 (DOMAINE 903) Enseignement supérieur pédagogique de type court Bachelier en éducation spécialisée en accompagnement psycho-éducatif

Plus en détail

Relation soignant-soigné au cœur de la psychologie médicale

Relation soignant-soigné au cœur de la psychologie médicale 19 Relation soignant-soigné au cœur de la psychologie médicale RENCONTRE, TRANSFERT ET CONTRE-TRANSFERT La notion de transfert découle des travaux de la psychanalyse (S. Freud) où ont été décrits des mouvements

Plus en détail

Formation en travail social - VAE

Formation en travail social - VAE ANNEXE I : RéFéRENTIEL PROFESSIONNEL 1.1 DEFINITION DE LA PROFESSION ET DU CONTEXTE DE L INTERVENTION L éducateur spécialisé, dans le cadre des politiques partenariales de prévention, de protection et

Plus en détail

Pour une meilleure prise en compte de la santé mentale et de ses troubles

Pour une meilleure prise en compte de la santé mentale et de ses troubles 1 Pour une meilleure prise en compte de la santé mentale et de ses troubles En inter établissements à Montpellier plusieurs modules de formation à destination des travailleurs sociaux, éducateurs, psychologues,

Plus en détail

L évaluation au CRDI. Version de juillet 2013. Division de la stratégie générale et de l évaluation

L évaluation au CRDI. Version de juillet 2013. Division de la stratégie générale et de l évaluation L évaluation au CRDI Version de juillet 2013 Division de la stratégie générale et de l évaluation La démarche du CRDI en matière d évaluation Le CRDI appuie le recours à la recherche, par les pays en développement,

Plus en détail

LE PROJET EDUCATIF GLOBAL D UN CFA DU BTP

LE PROJET EDUCATIF GLOBAL D UN CFA DU BTP Réf. document : AT.PEG.22 LE PROJET EDUCATIF GLOBAL D UN CFA DU BTP Définition d un «Projet éducatif global» Les objectifs du Projet éducatif global d un établissement de formation du BTP représentent

Plus en détail

PROFIL DE POSTE DU PSYCHOLOGUE EN EHPAD

PROFIL DE POSTE DU PSYCHOLOGUE EN EHPAD PROFIL DE POSTE DU PSYCHOLOGUE EN EHPAD élaboré par un groupe de psychologues travaillant en EHPAD dans le Val-de-Marne Janvier 2010, réactualisé en janvier 2013 par l APG94. PROFIL DE POSTE DU PSYCHOLOGUE

Plus en détail

Dossier de demande de formation 2014 de Surveillants de nuit qualifiés Maîtresses de maison

Dossier de demande de formation 2014 de Surveillants de nuit qualifiés Maîtresses de maison Dossier de demande de formation 2014 de Surveillants de nuit qualifiés Maîtresses de maison 1 Vous sollicitez une formation de surveillant de nuit ou de maîtresse de maison et vous avez besoin de plusieurs

Plus en détail

Diplôme d Etat d éducateur spécialisé ANNEXE I RÉFÉRENTIEL PROFESSIONNEL

Diplôme d Etat d éducateur spécialisé ANNEXE I RÉFÉRENTIEL PROFESSIONNEL Diplôme d Etat d éducateur spécialisé ANNEXE I RÉFÉRENTIEL PROFESSIONNEL 1.1. Définition de la profession et du contexte de l intervention L éducateur spécialisé, dans le cadre des politiques partenariales

Plus en détail

BILAN DE CARRIERE. La convergence de 2 mondes : Les Ressources Humaines Le développement personnel & l engagement relationnel www.elansol.

BILAN DE CARRIERE. La convergence de 2 mondes : Les Ressources Humaines Le développement personnel & l engagement relationnel www.elansol. - 1 - Conseil RH et Formation BILAN DE CARRIERE La convergence de 2 mondes : Les Ressources Humaines Le développement personnel & l engagement relationnel www.elansol.fr L heure est au changement et, pour

Plus en détail

MONITEUR-EDUCATEUR ANNEXE I : REFERENTIEL PROFESSIONNEL

MONITEUR-EDUCATEUR ANNEXE I : REFERENTIEL PROFESSIONNEL MONITEUR-EDUCATEUR ANNEXE I : REFERENTIEL PROFESSIONNEL 1.1 DEFINITION DE LA PROFESSION ET DU CONTEXTE DE L INTERVENTION Le moniteur-éducateur participe à l'action éducative, à l'animation et à l'organisation

Plus en détail

L éthique en E.M.S. Centre de formation spécialisé dans les secteurs médico-social et sanitaire

L éthique en E.M.S. Centre de formation spécialisé dans les secteurs médico-social et sanitaire L éthique en E.M.S. Centre de formation spécialisé dans les secteurs médico-social et sanitaire Pourquoi l éthique et l exigence éthique dans les établissements? La question de l éthique et de la réflexion

Plus en détail

Module de formation centré sur le positionnement et la pratique des salariés titulaires d un mandat de représentant du personnel,

Module de formation centré sur le positionnement et la pratique des salariés titulaires d un mandat de représentant du personnel, Module de formation centré sur le positionnement et la pratique des salariés titulaires d un mandat de représentant du personnel, 5 Passage Delessert 75010 Paris tél : +33 1 53 26 99 82 +33 6 10 59 95

Plus en détail

STRATEGIE ET INGENIERIE EN FORMATION D ADULTES (SIFA)

STRATEGIE ET INGENIERIE EN FORMATION D ADULTES (SIFA) Sciences humaines et sociales Master à finalité professionnelle MENTION : SCIENCES DE L EDUCATION SPÉCIALITÉ STRATEGIE ET INGENIERIE EN FORMATION D ADULTES (SIFA) Objectifs : Former des spécialistes en

Plus en détail

Charte nationale de l accompagnement à la scolarité

Charte nationale de l accompagnement à la scolarité 1 Le droit à l éducation est un droit fondamental dans notre société. Cette exigence démocratique d une meilleure formation générale et d un haut niveau de qualification pour tous correspond aux besoins

Plus en détail

Management Responsabilité

Management Responsabilité L évaluation professionnelle : un enjeu pour l évolution du management hospitalier Identifier la problématique de l évaluation professionnelle Utiliser l entretien annuel d activité comme levier de changement

Plus en détail

Formations Continues en Cliniques psychothérapeutiques

Formations Continues en Cliniques psychothérapeutiques UNIVERSITE LIBRE DE BRUXELLES Formations Continues en Cliniques psychothérapeutiques Systémique Infanto-juvénile Psychanalytique Cognitivo-comportementale Université coordinatrice: Université partenaire:

Plus en détail

Les annonces en cancérologie : Dimensions psychologiques et relationnelles

Les annonces en cancérologie : Dimensions psychologiques et relationnelles Les annonces en cancérologie : Dimensions psychologiques et relationnelles St Malo 5 février 2010 Audrey Lesieur Psychologue Le dispositif d annonce Plan Cancer 2005 ( Mesure 40) Apporter une information

Plus en détail

17, bd Poissonnière. 75002 Paris Tél. 01 70 64 93 00. Site : www.isast.fr Mel : contact@isast.fr

17, bd Poissonnière. 75002 Paris Tél. 01 70 64 93 00. Site : www.isast.fr Mel : contact@isast.fr & 17, bd Poissonnière. 75002 Paris Tél. 01 70 64 93 00 Site : www.isast.fr Mel : contact@isast.fr 1 Prévenir les risques psychosociaux : le rôle des représentants du personnel Risques psychosociaux : de

Plus en détail

DU CAFERUIS* ET DU DOUBLE CURSUS CAFERUIS-MASTER 1 EPDIS**

DU CAFERUIS* ET DU DOUBLE CURSUS CAFERUIS-MASTER 1 EPDIS** PRESENTATION DE LA FORMATION DU CAFERUIS* ET DU DOUBLE CURSUS CAFERUIS-MASTER 1 EPDIS** * CAFERUIS : Certificat d aptitude aux fonctions d encadrement et de responsable d unité d intervention sociale **

Plus en détail

DF1 Accompagnement social et éducatif spécialisé 450 heures

DF1 Accompagnement social et éducatif spécialisé 450 heures BO Santé du 20 juin 07 ANNEXE III RÉFÉRENTIEL DE FORMATION ES DF1 Accompagnement social et éducatif spécialisé 450 heures La personne de la naissance à la fin de vie : Approche pluridisciplinaire : physiologique,

Plus en détail

Lausanne, 22 septembre 2011 P.-A. Michaud, Unité multidisciplinaire de santé des adolescents CHUV, Lausanne

Lausanne, 22 septembre 2011 P.-A. Michaud, Unité multidisciplinaire de santé des adolescents CHUV, Lausanne Jeune, vulnérabilité, société et communication avec l adulte Lausanne, 22 septembre 2011 P.-A. Michaud, Unité multidisciplinaire de santé des adolescents CHUV, Lausanne PLAN DE L EXPOSE Concepts: de l

Plus en détail

INTRODUCTION programme régional d accès à la prévention et aux soins publics démunis ou en situation de vulnérabilité sociale

INTRODUCTION programme régional d accès à la prévention et aux soins publics démunis ou en situation de vulnérabilité sociale SYNTHÈSE 2/12 INTRODUCTION Le programme régional d accès à la prévention et aux soins (PRAPS) est un programme destiné à tous les professionnels concernés par l accès à la prévention et aux soins ainsi

Plus en détail

Annexe 1 : Tableau récapitulatif des appels à projets et types d actions par axes, mesures et sous-mesures (Document «Critères de sélection FSE 2012»)

Annexe 1 : Tableau récapitulatif des appels à projets et types d actions par axes, mesures et sous-mesures (Document «Critères de sélection FSE 2012») Annexe 1 : Tableau récapitulatif des appels à projets et types d actions par axes, mesures et sous-mesures (Document «Critères de sélection FSE 2012») Axes / Mesures / Sous-mesures Axe 1 : Contribuer à

Plus en détail

Accompagnement des personnes âgées à domicile:

Accompagnement des personnes âgées à domicile: Accompagnement des personnes âgées à domicile: Réseaux de santé gérontologiques et centres locaux d information et de coordination gérontologiques, deux acteurs complémentaires et incontournables IFSI

Plus en détail

2016 formation. qualifiante

2016 formation. qualifiante 2016 formation qualifiante Surveillant(e)s de nuit qualifié(e)s Maître(sse)s de maison CREAI ChAmpAgnE-ARdEnnE : Cité Administrative Tirlet - Bât. 3-51036 ChAlons en ChAmpAgne Cedex tél. : 03 26 68 35

Plus en détail

Enjeux et problématiques du soutien à l emploi associatif

Enjeux et problématiques du soutien à l emploi associatif Enjeux et problématiques du soutien à l emploi associatif Support de présentation - Animation n 1 Guide «Structurer une offre territoriale d accompagnement des petites et moyennes associations employeuses»

Plus en détail

SOMMAIRE 1. CONTEXTE 2. 1.1 Organisme Gestionnaire 2. 1.2 Présentation de l établissement ou du service 3. 1.3 Eléments de Projet du GEM 4

SOMMAIRE 1. CONTEXTE 2. 1.1 Organisme Gestionnaire 2. 1.2 Présentation de l établissement ou du service 3. 1.3 Eléments de Projet du GEM 4 SOMMAIRE 1. CONTEXTE 2 1.1 Organisme Gestionnaire 2 1.2 Présentation de l établissement ou du service 3 1.3 Eléments de Projet du GEM 4 1.4 Population(s) et activités 4 1.4.1 Le public accueilli 4 1.4.2

Plus en détail

Autisme et autres troubles envahissants du développement : diagnostic et évaluation chez l adulte

Autisme et autres troubles envahissants du développement : diagnostic et évaluation chez l adulte Autisme et autres troubles envahissants du développement : diagnostic et évaluation chez l adulte Juillet 2011 Démarche diagnostique et d évaluation du fonctionnement chez l adulte Généralités Diagnostic

Plus en détail

adolescents difficiles APPROCHe PSYCHOPATHOLOGIQUe et éducative DIPLÔme D UNIVeRSITé INTeRPROFeSSIONNeL Directeur : professeur Philippe Jeammet DPJJ

adolescents difficiles APPROCHe PSYCHOPATHOLOGIQUe et éducative DIPLÔme D UNIVeRSITé INTeRPROFeSSIONNeL Directeur : professeur Philippe Jeammet DPJJ adolescents difficiles DIPLÔme D UNIVeRSITé INTeRPROFeSSIONNeL Directeur : professeur Philippe Jeammet APPROCHe PSYCHOPATHOLOGIQUe et éducative Objectifs généraux > Informer les professionnels sur l état

Plus en détail

ÉVALUATION DES COMPÉTENCES niveau 3 ème année bachelor

ÉVALUATION DES COMPÉTENCES niveau 3 ème année bachelor Semestre automne printemps Répétition Lieu de période de formation pratique Institution : Nom de l'étudiant-e : Service : Promotion : Site de formation : Période du / au : PFP 5 PFP 6 ÉVALUATION DES COMPÉTENCES

Plus en détail

Une perspective de changement de pratiques en violence conjugale et familiale

Une perspective de changement de pratiques en violence conjugale et familiale Une perspective de changement de pratiques en violence conjugale et familiale François Lepage travailleur social, Option, Montréal Annie Simard travailleuse sociale, Option, Montréal OP+ION «Une alternative

Plus en détail

Le Projet de soins. c a l m e. Première formalisation dans le cadre du Projet d établissement. Fondements du Projet de Soins

Le Projet de soins. c a l m e. Première formalisation dans le cadre du Projet d établissement. Fondements du Projet de Soins Le Projet de soins c a l m e Première formalisation dans le cadre du Projet d établissement. L article L.6143-2 du CSP prévoit que le Projet d établissement «comporte un projet de prise en charge des patients

Plus en détail

Congrès ACFAS 7 mai 2013 Résumé des discussions du World Café. Thème 1 : Comment intégrer le développement durable dans un cours postsecondaire?

Congrès ACFAS 7 mai 2013 Résumé des discussions du World Café. Thème 1 : Comment intégrer le développement durable dans un cours postsecondaire? Congrès ACFAS 7 mai 2013 Résumé des discussions du World Café Thème 1 : Comment intégrer le développement durable dans un cours postsecondaire? Cette question s inscrit dans le contexte où plusieurs acteurs

Plus en détail

Une démarche communautaire innovante : les Groupes d entraide mutuelle

Une démarche communautaire innovante : les Groupes d entraide mutuelle Colloque Québec France 25 novembre 2015 Une démarche communautaire innovante : les Groupes d entraide mutuelle Marcel Jaeger Titulaire de la Chaire de Travail social et d intervention sociale du Conservatoire

Plus en détail

Développer son expertise en tant que Responsable Formation

Développer son expertise en tant que Responsable Formation 1 Développer son expertise en tant que Responsable Formation Environnement et fondamentaux de la formation professionnelle L environnement de la formation professionnelle revêt un caractère de plus en

Plus en détail

Plate-forme pédagogique

Plate-forme pédagogique Plate-forme pédagogique Le programme éducatif «Accueillir la petite enfance» En tant que CPE, nous appliquons le programme éducatif du ministère «Accueillir la petite enfance». Ce programme a pour but

Plus en détail

Risques psychosociaux : Intervention pluridisciplinaire en maison de retraite

Risques psychosociaux : Intervention pluridisciplinaire en maison de retraite «Travailler en institution ou à domicile auprès des personnes âgées : conditions de travail et prévention» Annecy - Journée du 10 juin 2011 Risques psychosociaux : Intervention pluridisciplinaire en maison

Plus en détail

Signature d une convention de partenariat «Capital santé des seniors et liens intergénérationnels»

Signature d une convention de partenariat «Capital santé des seniors et liens intergénérationnels» Fiche de presse Une force de proposition indépendante à l initiative de la Ville de Montpellier Direction de la Communication de la Ville de Montpellier - ANATOME - Novembre 2010 Signature d une convention

Plus en détail

Accompagnement et soins des personnes âgées en institution

Accompagnement et soins des personnes âgées en institution Accompagnement et soins des personnes âgées en institution L 'allongement de la vie génère de nouvelles pathologies, demandes et besoins en matière de gérontologie. Les professionnels confrontés à cette

Plus en détail

Cahier des charges de formation à la Prévention des Risques psycho-sociaux (RPS) à l INRA

Cahier des charges de formation à la Prévention des Risques psycho-sociaux (RPS) à l INRA Cahier des charges de formation à la Prévention des Risques psycho-sociaux (RPS) à l INRA INRA Versailles-Grignon Service de la Formation Permanente Contacts : Françoise BOUDET-BÖNE Responsable formation

Plus en détail

CHARTE DES BONNES PRATIQUES

CHARTE DES BONNES PRATIQUES COMITE DES COMITES D ENTREPRISE DU CONSEIL SUPERIEUR DE L ORDRE DES EXPERTS-COMPTABLES CHARTE DES BONNES PRATIQUES ETABLIE au nom du Conseil supérieur de l Ordre des Experts-comptables dans le cadre des

Plus en détail

3IE - TALIS Métiers du Sanitaire & du Médico - Social

3IE - TALIS Métiers du Sanitaire & du Médico - Social 3IE - TALIS Métiers du Sanitaire & du Médico - Social Évaluation Externe / Évaluation Interne / Aide Médico - Psychologique / Assistant de soins en gérontologie / Préparation au concours DEAMP / Accompagnement

Plus en détail

Association de Gestion des Appartements Temporaires

Association de Gestion des Appartements Temporaires Association de Gestion des Appartements Temporaires Projet associatif 2012/2015 AGATE est une association loi 1901, née en 2003 de la réflexion de la communauté soignante de l hôpital ESQUIROL (aujourd

Plus en détail

Public cible : DRH et Responsables RH. Objectifs visés : jurisprudentielles les plus significatives, impactant la relation au travail.

Public cible : DRH et Responsables RH. Objectifs visés : jurisprudentielles les plus significatives, impactant la relation au travail. Public cible : DRH et Responsables RH. Objectifs visés : Identifier les apports des réformes législatives, règlementaires ainsi que les évolutions jurisprudentielles les plus significatives, impactant

Plus en détail