Rapport de branche. 8 et 9 Octobre Feytiat

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1 Rapport de branche 8 et 9 Octobre Feytiat

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3 Page LES INDUSTRIES DE LA METALLURGIE EN CHIFFRES de 4 à 9 Les industries de la métallurgie en France 4 La fabrication de produits informatiques, électronique et optiques (cio) 5 La fabrication d équipements électriques (cjo) 6 La fabrication de matériel médicaux 7 L emploi dans la branche 8 L INDUSTRIE DE LA MICRO & NANOELECTRONIQUE 10 à 18 Zoom sur la société Texas Instruments 15 Zoom sur la société Altis 17 LES SYSTEMES ELECTRONIQUES 19 à 26 Zoom sur la société FCI 21 Zoom sur la société Gemalto 23 LE PHOTOVOLTAÏQUE 27 à 31 Zoom sur la société Photowatt 29 LA FABRICATION DE MATERIEL ELECTRIQUE 32 à 43 Zoom sur le groupe Comeca systèmes 36 Zoom sur le groupe Legrand 40 Zoom sur le groupe Schneider 43 LE MARCHE DE L ECLAIRAGE 45 à 51 Zoom sur le groupe Philips 49 L INDUSTRIE DU CABLE 52 à 57 Zoom sur le groupe Nexans 55 2

4 L ELECTROMENAGER ET PRODUITS ELECTRONIQUES GRAND PUBLIC 58 à 66 Dossier : le secteur électroménager sous perfusion 61 LES TECHNOLOGIES DE L INFORMATION ET DE LA COMMUNICATION 67 à 89 Zoom sur le groupe Bull 76 Zoom sur le groupe IBM 79 Zoom sur le groupe HP 86 Zoom sur le groupe Sagemcom 87 LE NUCLEAIRE Zoom sur le groupe AREVA 90 à 102 LE SECTEUR DES ASCENSEURS 103 à 112 Zoom sur la société Otis 106 Zoom sur La société Kone 111 LE SECTEUR DES STATIONS SERVICE DE CARBURANT 113 Zoom sur la société Tokheim LA MAINTENANCE ET LE DEPANNAGE CHAUFFAGE 117 Zoom sur la société Savelys LES ORGANISMES DE CONTRÔLE 121 Zoom sur la société Apave L INDUSTRIE NAVALE 124 à 136 Zoom sur la société STX 133 L INDUSTRIE FERROVIAIRE 137 à 148 Zoom sur le groupe Alstom 135 3

5 LES INDUSTRIES DE LA METALLURGIE EN CHIFFRES Les industries de la Métallurgie en France, c est : entreprises en 2012, soit par rapport à 2008 (-6,4 %) salariés fin 2012, soit par rapport à 2008 (-1,03 %) NOMENCLATURE NAF Rév ANNEE EFFECTIFS AU 31 DEC EVOLUTION VARIATION EN % , , , , , , , , , , , , , , ,6 Dans la nomenclature NAF 2008, la Métallurgie recouvre 5 codes (CH, CI, CJ, CK, CL) dans leur intégralité, ainsi qu une grande partie du code CM. Le total calculé ci-dessus constitue donc une approximation des effectifs de la branche, puisque quelques activités sont répertoriées dans divers autres codes. Pour ce qui concerne la branche Electrique et Electronique, deux codes rassemblent la totalité de ces activités : les codes CI (fabrication de produits informatiques, électroniques et optiques), et CJ (fabrication d équipements électriques). 4

6 LA FABRICATION DE PRODUITS INFORMATIQUES, ELECTRONIQUES ET OPTIQUES (CIO) Description du secteur INTITULE NAF A64 INTITULE NAF A88 INTITULE NAF A129 NAF REV.2 CIO. Fabrication de produits informatiques, électronique et optiques 25. Fabrication de produits informatiques, électroniques et optiques C26-A Fabrication de composants et cartes électroniques. C26-B Fabrication d ordinateurs et d équipements périphériques. C26-D Fabrication de produits électronique grand public. C26-E Fabrication d instruments et d appareils de mesure d essai et de navigation-horlogerie. C26-F Fabrication d équipements d irradiation médicale, d équipements électromédicaux et électrothérapeutiques. C26-G Fabrication de matériels optique et photographique, de supports magnétiques et optiques Z à 2612 Z 2620Z 2640Z 2651A à 2652Z 2660Z 2670Z à 2680Z ETABLISSEMENTS 31/12/ /12/2010 Variation 31/12/ /12/2012 Variation Nombre d établissements de 2009 à 2012 : établissements EFFECTIFS CDI TOTAUX 31/12/09 31/12/10 Variation Evolution en % 31/12/11 31/12/12 Variation Evolution en % ,8 % ,1 % Effectifs évolution en % de 2009 à 2012 : salariés Le secteur de la fabrication de produits informatiques, électroniques et optiques a perdu en 3 années (fin 2009 à fin 2012) environ salariés. Cela correspond à - 6,2 % des effectifs. Déjà en 2007 et 2008, nous avions enregistré une perte de salariés. Par rapport à l année 2007, où l on recensait salariés dans le secteur, ce sont plus de emplois de perdus en cinq années, soit plus de 19,21 % de baisse des effectifs. 5

7 Description du secteur LA FABRICATION D EQUIPEMENTS ELECTRIQUES (CJO) INTITULE NAF A64 INTITULE NAF A88 INTITULE NAF A129 NAF Rev.2 CJO. Fabrication d équipements électriques 27- Fabrication d équipements électriques C27B-Fabrication d autres équipements électriques C27A- Fabrication d appareils ménagers C27B-Fabrication d autres équipements électriques 2711Z à 2740Z 2751Z à 2752Z 2790Z ETABLISSEMENTS 31/12/ /12/2010 Variation 31/12/ /12/2012 Variation Nombre d établissements de 2009 à 2012 : - 66 établissements 31/12/09 31/12/10 Variation Evolution en % EFFECTIFS TOTAUX 31/12/11 31/12/12 Variation Evolution en % ,3 % ,3 % Effectifs évolution en % de 2009 à 2012 : salariés Le secteur de la fabrication d équipements électriques a perdu en trois années (fin 2009 à fin 2012) emplois. On peut constater que, le secteur a recruté par contre en salariés, mais la tendance ne s est pas confirmée l année d après. Par rapport à l année 2007, où le secteur comptait emplois, ce sont salariés de moins dans le secteur en cinq années, soit - 10,8 % des effectifs. 6

8 LA FABRICATION DES MATERIELS MEDICAUX Description du secteur INTITULE NAF A64 INTITULE NAF A88 INTITULE NAF A 129 NAF REV 2 CM 32 Autres industries manufacturières Fabrication de matériels à usage médical 3212Z 3213Z 3250A 3250B 3292Z ETABLISSEMENTS 31/12/09 31/12/10 Variation 31/12/11 31/12/12 Variation Etablissements évolution en % de 2009 à 2012 : établissements EFFECTIFS TOTAUX 31/12/09 31/12/10 Variation Evolution en % 31/12/11 31/12/12 Variation Evolution en % ,6 % ,8 % Effectifs : évolution en pourcentage de 2009 à 2012 : Le secteur des matériels médicaux a perdu en trois années 702 emplois (fin 2009 à fin 2012). On peut constater que le secteur a recruté par contre +189 salariés en 2011, mais cette tendance n a pas été confirmée en Par rapport à l année 2007 où le secteur comptait emplois, ce sont salariés de moins dans le secteur en cinq années, soit -9,2 % des effectifs. NB. Nous ne disposons pas de détails pour le taux de recours à l intérim et le nombre de contrats conclus pour ce secteur, car nous avons les chiffres des «autres industries manufacturières» dont fait partie ce secteur dans sa globalité. 7

9 TOTAL BRANCHE, EFFECTIFS ET ETABLISSEMENTS COMPARAISON 2008/2012 Secteurs d activité Fabrication de produits informatiques électroniques et optiques Fabrication d équipements électriques Fabrication de matériels médicaux Branche électrique électronique Etablissements Effectifs totaux 31/12/08 31/12/12 Variation 31/12/08 31/12/12 Variation L EMPLOI DANS LA BRANCHE Selon les deux derniers rapports de branche réalisés en 2006 et 2010, la branche Electrique et Electronique employait : Au 31 décembre 2004 : salariés dans établissements et le secteur représentait 25,36 % des effectifs de la métallurgie. Au 31 décembre 2008 : salariés dans établissements et le secteur représentait 22,8 % des effectifs de la métallurgie. Pour ce rapport de branche, l année de référence en termes d effectifs et du nombre d établissements est l année 2012 (chiffres disponibles à ce jour, février 2014). La branche Electrique et Electronique comptait à fin 2012 : salariés dans établissements : Soit salariés de moins qu au 31 décembre 2004, ce qui correspond à - 24, 2 % des effectifs. Soit sites de moins qu au 31 décembre 2004, ce qui correspond à - 18,9 % du nombre d établissements. Soit salariés de moins qu au 31 décembre 2008, ce qui correspond à - 12,7 % des effectifs. Soit sites de moins qu au 31 décembre 2008, ce qui correspond à - 12 % du nombre d établissements. 8

10 Globalement, la branche Electrique, Electronique a perdu moins d emplois de 2008 à 2012, qu entre 2004 à 2008, ce qui est à prendre avec certaines réserves. Pour rappel, nous l avions déjà expliqué dans le rapport de 2010, le passage à la nouvelle nomenclature des activités françaises (NAF 2008) se traduit par des regroupements très différents dans l industrie. En effet, la distinction par type de biens (de consommation, d équipement et intermédiaires) n est pas reprise. Sur les effectifs, il est à noter que pour le secteur d équipement électrique, ils ont augmenté de 2010 à 2011 de (+1,9 %), et beaucoup plus rapidement que pour l ensemble de la métallurgie, qui avait vu ses effectifs augmenter de + 0,9 %. La branche Electrique et Electronique représente au 31 décembre 2012 : 22,2 % des effectifs de la métallurgie alors qu en 2008 elle en représentait 22,8 %. Emplois dans la branche Electrique, Electronique Emplois 9

11 L INDUSTRIE DE LA MICRO & NANOELECTRONIQUE LE MARCHE MONDE L année 2011 aurait pu être plus catastrophique. En effet, malgré la crise économique et bancaire ainsi que l accident de la centrale nucléaire de Fukushima au Japon, la croissance mondiale du semi-conducteur a été en hausse et a frôlé les 300 milliards de dollars, soit + 0,4 % par rapport à L année 2012 n a pas été la même. Exprimé en dollars, le chiffre d affaires mondial est de 291,5 milliards, soit une baisse de - 2,7 %. Après trois années consécutives de progression en , les investissements subissent une forte baisse de 12,14 % pour atteindre les 38,2 milliards de dollars contre 43,5 milliards de dollars en 2011 et restent inférieurs à ceux de Investissements en équipement en Mds de dollars Source SE La répartition géographique de ces investissements est le reflet de celle des marchés. Ainsi, l Asie Pacifique et le Japon représentent à eux deux 67 % des investissements mondiaux, suivis par l Amérique avec 21 %, l Europe avec 7 % et le reste du monde avec 5 %. Investissements par Région Asie Pacifique 57 % Amérique 21 % Japon 10 % Europe 7 % Reste du Monde 5 % Source SE 10

12 Les marchés phares de 2012 Après trois années consécutives de progression, le marché des PC a connu un net recul en Cette baisse est due à l arrivée des tablettes, lesquelles connaissent un grand succès. Au quatrième trimestre 2012, selon l IDC, il s est vendu 52,5 millions de tablettes dans le monde, soit une hausse de 75,3 % en un an et de 74.3 % d un trimestre à l autre. Cette explosion des ventes s explique par des prix attractifs et l arrivée de nombreux produits. De plus, les tablettes ont été le cadeau des fêtes de fin d année. L année 2012 n aura pas été très positive pour le marché des téléphones portables ; celui-ci ayant enregistré une baisse des ventes mondiales de - 1,7 %. En 2012, selon Gartner, il s en est néanmoins vendu 1,327 milliards. L attrait pour les smartphones n a pas su compenser le déclin des ventes de téléphones portables «moins évolués». Top 20 placement des sociétés des semi-conducteurs 2011/2012 L année 2011 a vu, encore, Intel et Samsung dans le haut du classement des semi-conducteurs. Texas Instruments gagne encore une place et arrive à la troisième marche du podium au détriment de Toshiba. Rohm semi-conductors arrive en 19 ème position (26 ème en 2010). STMicroelectronics, leader en Europe, se maintient à la 7 ème place. L année 2012 a été marquée par la forte progression de la société Qualcomm qui passe de la 6 ème à la 3 ème place. Intel et Samsung Electronics gardent leurs places de leaders du classement. Le leader européen STMicroelectronics est passé de la 7 ème à la 8 ème place. Top 20 - placement des sociétés des semi-conducteurs 2011/2012 Place Place Société Place Place Société INTEL SONY 2 2 SAMSUNG AMD 6 3 QUALCOMM INFINEON 3 4 TEXAS INSTRUMENTS NXP 4 5 TOSHIBA NVIDIA 5 6 RENESAS FREESCALE 8 7 SK HYNIX MEDIA TEK 7 8 ST ELPIDA MEMORY MICROELECTRONICS 10 9 BROADCOM ROHM SEMICONDUCTOR 9 10 MICRON MARVELL TECHNOLOGIES TECHNOLOGY Source ISUPPLY-décembre

13 LE MARCHE EUROPE Après une chute brutale en 2009 et malgré une année 2010 très positive (+ 34,7 % en ), le marché européen ne cesse de se dégrader. Pour la 2 ème année consécutive (2010 et 2011), le chiffre d affaires de 33,2 milliards exprimé en dollars, a chuté de - 11,3 %. Après le pic de l année 2011 (4,22 milliards de dollars), les investissements en équipements subissent une forte baisse de - 36,5 % pour atteindre 2,68 milliards de dollars. Néanmoins, l année 2012 est quelque peu meilleure que l année 2010, pour laquelle les investissements étaient de 2,34 milliards de dollars. 4,5 Investissements en équipements en Mds de dollars 4 3,5 3 2,5 2 1,5 1 0, source SEMI La distribution Le marché européen de la distribution a chuté de - 10,8 % en 2012 par rapport en 2011 et a atteint 5,7 milliards d euros. Malgré cette chute, il est important de souligner que l année 2012 est la seconde meilleure année dans l histoire de l industrie après l année 2011 avec 6,37 milliards d euros. Le marché de l automobile Avec 12,5 millions de véhicules immatriculés, le marché de l automobile européen a connu en 2012 son plus bas niveau depuis 17 ans. Il a chuté de - 8,2 % par rapport à 2011 (source association européenne des constructeurs d automobiles). Même la crise de 2008 n avait pas eu un impact aussi fort sur ce marché qui avait alors chuté de - 7,9 %. Il est à noter que cette baisse du marché connait des disparités selon les pays européens. Seul le Royaume-Uni a su tirer son épingle du jeu et a progressé de 5,3 %, tandis que l Allemagne, l Espagne, la France et l Italie ont baissé respectivement de - 2,9 %, - 13,4 %, - 13,9 % et - 19,9 %. Le marché européen de voitures électriques, bien qu encore modeste, est en plein essor (bonus, primes). Malgré des débuts plutôt difficiles, il se fait une place dans notre pays. 12

14 En 2012, la France représentait 35 % des immatriculations de véhicules électriques dans l Union européenne (source association professionnelle pour le développement de la mobilité électrique) suivie par la Norvège avec 15 % et l Allemagne avec 13 %. Néanmoins, ce chiffre est à relativiser car les immatriculations de ces véhicules ne représentent que 0,4 % du marché européen, soit seulement unités sur les 2,3 millions de véhicules vendus en France en LE MARCHE FRANCE Après un redressement notable en 2010 et son difficile maintien en 2011, le marché français en 2012 affiche un chiffre d affaires de millions d euros à la baisse de - 2,5% par rapport à Face à la crise mondiale qui impacte tous les secteurs de l économie et au manque de visibilité, les acteurs de l industrie électronique sont restés prudents. Les circuits intégrés Les circuits intégrés affichent, cette année encore une croissance positive de 5,3 % par rapport à 2011, du fait notamment des bons résultats enregistrés depuis trois ans par les MOS Micro qui augmentent leur part de marché (45,4 % contre 40,4 % en 2011). Viennent ensuite les produits analogues (21,9 %) dont le chiffre d affaires 2012 s élève à 230 millions d euros, en hausse depuis 2007, abstraction faite de Circuits intégrés par famille de produits. Total : 467,2 M MOS Micro 49,1 % Analogiques 27,1 % Digital Mos Logic 22,9 % Digital Mos Mémoires 0,9 % Source SITELESC Club Les semi-conducteurs discrets Les trois lignes de produits des semi-conducteurs discrets se trouvent directement impactées par la crise depuis deux années consécutives, avec 0,6 % de baisse sur Les chiffres d affaires sont tous en retrait par rapport à Les marchés L automotive reste leader du marché avec 26,6 % de représentativité et ce malgré une conjoncture très difficile : les immatriculations de voitures neuves en France sont tombées sous la barre de 1,9 million (niveau le plus bas depuis 1997). Le secteur industriel & militaire de l aéronautique se place toujours en seconde position (23,1 %) et continue de croître, % pour Malgré le report de programmes de la Défense, de bonnes performances ont été enregistrées dans le domaine du spatial et du médical. 13

15 Les «Smart Cards» (19,6 %) bénéficient du développement des marchés de l identification, de l insertion de puces sur les cartes bancaires et des tablettes. C est le seul domaine qui enregistre une augmentation plus que respectable sur l année 2012 : 35,1 %. Les «Consumers & Computer» (4,5 %) affichent leurs résultats les plus bas depuis six ans (fin des PC et marché passant essentiellement par le canal de vente que représente la distribution). Idem pour les Telecoms qui ne représentent plus que 1,5 % du marché France. Semi-conducteurs par segment de marché en M Automotive 26,6 % Distribution 24,7 % Industrie & Mil-aéro 23,1 % Encarteurs 19,6 % Grand Public & Informatique 4,5 % Telecoms 1,5 % Source SITELESC Club Les sociétés du secteur Micro&Nanoélectronique sont organisées en syndicat professionnel (SYCABEL), qui est lui-même adhérent de la FIECC (Fédération des industries électriques, électroniques et de communication). Les entreprises dans lesquelles FO est présente : STMicroelectronics Altis Semiconductor Freescale Semiconducteurs Soitec Lfoundry Atmel Texas Instruments 14

16 ZOOM SUR LA SOCIETE TEXAS INSTRUMENTS FO se bat pour préserver les compétences L année 2014 marquera pour notre équipe syndicale FO TEXAS INSTRUMENTS, le terme de cinquante années d activité sur la Côte-d Azur. En effet, la nouvelle est tombée fin 2012, le site de Villeneuve-Loubet (Alpes-Maritimes) va fermer ses portes. Les salariés se sont battus la rage au ventre, sous l impulsion de notre équipe syndicale FO majoritaire sur le site, non pas pour la survie du site mais pour des conditions de reclassements dignes et leur permettant notamment de préserver leurs compétences. Déjà en octobre 2008, un plan social avait touché le site, entraînant le départ de 350 personnes sur un effectif de 920. Motif : chute des ventes de téléphonie mobile, un secteur qui représente 50 % de l activité du site. En octobre 2012, rebelote, le groupe texan annonce l arrêt des activités de microprocesseurs et de connectivité sans fil destinés aux smartphones et tablettes, autrement dit, son retrait définitif du marché des mobiles. La peur d un nouveau plan social refait surface et elle se confirme le 15 novembre 2012, lorsque le groupe dévoile un vaste plan de postes à travers le monde. Le 18 décembre, le couperet tombe le plan de sauvegarde de l emploi concernera 517 emplois sur les 541 que compte le site azuréen qui est donc promis à la fermeture. L explication, de l aveu même du responsable de la division mobile de Dallas : «C une erreur stratégique de l entreprise». Le gouvernement exprime rapidement sa détermination à sauver le site, de même que les pouvoirs publics locaux, inquiets de l impact que la disparition de Texas Instruments pourrait produire sur la technopole de Sophia Antipolis. FO, organisation majoritaire sur le site avec 100 % des voix aux 1 er et 3 ème collèges et plus de 60 % au 2 ème et 5 des 6 sièges du CE, se démène aux côtés des salariés avec le soutien de l USM des Alpes-Maritimes. Les délégués syndicaux sont décidés à ne pas se laisser faire : «Si TI ne veut plus de nous pour des raisons économiques, nous restons persuadés que des équipes high-tech comme les nôtres intéresseront des entreprises qui, elles, auront la volonté de s engager et de continuer dans la voie de l innovation». En mars 2012 un accord est signé, proposant un ensemble de mesures d accompagnement pour les salariés, notamment une recherche de reclassement interne, un congé de reclassement, l assistance d un conseiller spécialisé pour aider à la recherche d emploi, des possibilités de formation, une aide technique et financière à la création d entreprise, etc. Mais l action ne s arrête pas là. Les organisations syndicales de Texas Instruments ont été reçues le 10 janvier 2013 par Gilles Rabin, conseiller du ministère du Redressement productif, en présence du secrétaire général de la préfecture, de la sous-préfète de Grasse et du commissaire au Redressement productif pour la région PACA, à la préfecture des Alpes-Maritimes. Au moment où se tenait la réunion à la préfecture, plus de 300 salariés se sont rassemblés pour manifester leur inquiétude devant les grilles de Texas Instruments France. Dans le même temps, une délégation FO Métaux conduite par Eric Keller, secrétaire fédéral, était reçue au ministère par le ministre du Redressement productif. Notre délégation FO a exposé de nouvelles pistes de travail, fait des propositions et pris acte des propositions qui ont été faîtes, à savoir : la mise en place rapide d un chargé de mission avec des connaissances financières et 15

17 technologiques qui sera l interface entre les salariés, les élus, l Etat et d éventuels repreneurs ; la création d un comité stratégique de filière sur le numérique à venir dans le cadre du CNI ; l engagement de la réflexion sur le renforcement de l attractivité du territoire et sa redynamisation que notre organisation syndicale veut voir orientée vers les cadres qui sont les plus touchés par le PSE. Le 31 mars 2014, les sociétés Amadeus et Texas signent un compromis de vente concernant l ancien bâtiment de Texas situé à Villeneuve-Loubet. A cette même date : 80 % des salariés licenciés ont déjà trouvé une solution, soit 411 salariés sur 510 ; 72 % des reclassés sont mutés sur Sophia Antipolis et, plus généralement 83 % en PACA ; 11 % sont partis à l étranger ; 12 et 15 % d entre eux se sont orientés vers la création d entreprise, 56 personnes sont en recherche d emploi et quarante salariés n ont pas encore été licenciés. C est un reclassement pas encore achevé mais exemplaire. Pour rappel, nous avions mandaté le cabinet Altedia pour ce projet de reclassement et les résultats nous donnent raison d avoir insisté sur les compétences des salariés et l attractivité du territoire. La Fédération FO Métaux avait dénoncé qu il manquait, aux yeux du patronat, de nombreuses compétences et que chez Texas il y avait plus de 500 cadres qui attendaient un nouveau contrat. Défi relevé par nos équipes syndicales de chez Texas, l USM des Alpes-Maritimes et la Fédération, qui ont permis d arriver à ces résultats de reclassement. Les salariés de TI en pleine manifestation sur le site de Villeneuve-Loubet (06) 16

18 ZOOM SUR ALTIS, dans la tourmente encore et encore! Altis Semiconductor, situé à Corbeil-Essonnes, fabrique des cartes à puces électroniques pour les téléphones portables. Dans notre rapport de branche de 2010, nous avions déjà fait un «zoom» sur cette société. Les évènements qui vont être développée ne sont pas des plus réjouissants pour tous les salariés, comme nous l avions craint en En 2000, après un PSE de plus de salariés, un second a eu lieu en 2007 avec 400 départs et le dernier, en 2010, avec une nouvelle fois 400 suppressions de postes. Actuellement l effectif est de 940 salariés. L expert-comptable du CE avait mis en avant les difficultés de baisse de charge qui étaient prévisibles pour le 1 er semestre Malgré cela, la direction a fait des dépenses somptueuses. Des investissements de plusieurs millions d euros ont été réalisés pour l achat d équipements pour le développement et la production d un nouveau produit «CIRRUS» à la demande de la société ST. Le développement a été réalisé, mais la production n a jamais été pour le site. Perte sèche pour le site d Altis, ce qui a entraîné en : 2012 : L annonce de 10 jours de chômage partiel suite à la baisse de charge (400 wafers par jour) ; 2013 : cela a été plus difficile, 21 jours de chômage et un délai de paiement (45 jours) des prestataires multiplié par deux, voire trois ; 2014 : Le premier trimestre a démarré avec 14 jours de chômage, le second est annoncé avec 18 jours mais la reprise, selon les dires de la direction, devrait être pour le mois de juin. Pour FO Altis, la direction ne doit pas réaliser des économies sur le dos des salariés pour passer la crise. L économie des 800 K sur la masse salariale est une mauvaise stratégie qui ne fait que creuser l écart des rémunérations entre tous les salariés. Par contre, Altis International, maison mère d Altis Semiconductor, a reçu, fin décembre 2012, 20 M dans le cadre du soutien à l industrie venant du FSI qui s est traduit par une prise de participation dans le capital. Cette situation lui permet de débloquer des prêts bancaires d une valeur de 50 M. Altis a donc aujourd hui à sa disposition 70 M. L actionnaire confirme que les salaires seront garantis jusqu à fin 2014 et qu il a besoin des syndicats pour frapper à la porte du ministère pour obtenir des fonds publics, comme des prêts bancaires. Face à cette situation sociale, l équipe FO reste vigilante sur le terrain. De son côté, la Fédération met tout en œuvre pour interpeller le gouvernement sur l avenir de la société Altis et plus largement pour le secteur des semi-conducteurs en France et en Europe. A la demande de toutes les organisations syndicales, un rendez-vous a été obtenu à Bercy le 26 mai Nous avons rappelé nos revendications, à savoir, le soutien de la BPI dans le projet d investissement de la société Altis. A son tour, L Etat souhaite la participation de l actionnaire dans ce projet industriel. 17

19 L emploi chez Altis Effectifs Années Cadres Techniciens Agents Maitrise Ouvriers employés Total Inscrits au 31/ Inscrits au 31/ Inscrits au 31/ Effectif permanent titulaire pendant toute l année d un contrat à durée déterminée et à temps complet Salariés titulaires d un contrat de travail à durée déterminée au 31/12 Effectifs moyens de l année, sommes des effectifs des 12 mois Répartition de l effectif au 31/12 selon une structure de qualification Niveau 1 Coef 140/145/155 Niveau 2 Coef 170/180/190 Niveau 3 Coel 215/225/240 Hommes Femmes Total Hommes Femmes Total Hommes Femmes Total Niveau 4 Coef 255/270/285 Niveau 5 Coef 305/335/365/395 Ingénieurs cadres La politique salariale chez Altis En 2011, 2012 et 2013, il n y a pas eu d accord sur les négociations annuelles obligatoires, mais trois PV de désaccord qui se sont traduits par des mesures unilatérales par la direction et la disparition des augmentations générales pour ces trois dernières années. Des augmentations individuelles et primes diverses ont été versées, sans pour autant satisfaire notre organisation syndicale FO. 18

20 LES SYSTEMES ELECTRONIQUES LE MARCHE MONDE Selon le cabinet Décision, en 2012 la production mondiale de systèmes électroniques représente un marché de Mds dont 226,9 Mds pour l Europe, soit une part de 16 %. Rapporté aux composants électroniques actifs et passifs, celui-ci s est élevé à 344 Mds, affichant une croissance moyenne de 2,5 % pour la période 2010 et La part des actifs représente 227 Mds, celle des passifs et de l interconnexion 117 Mds. Marché mondial des composants électroniques en 2012 (estimation : 344 Mds ) Marché mondial des composants électroniques en 2012 Actifs 66 % Interconnexion 20,9 % Passifs 13,1 % Source : Décision, WSTS LE MARCHE EUROPE La production de composants représente 37,6 Mds en Europe, dont 11,8 Mds pour les composants passifs et d interconnexion. 64 % de la production européenne en 2012 concerne des systèmes embarqués, implantés/ enfouis (ex : textiles intelligents) contre 35 % au niveau mondial. En 2012, l Europe s est bien positionnée avec respectivement 31 %, 29 %, et 27 % dans la production mondiale, dans l industriel, le militaire-aérospatial et l automobile. Marchés porteurs Selon le rapport d Euripides, élaboré avec le support du cabinet Décision, les systèmes électroniques se segmentent en 3 catégories : Les «stand-alone», s adressant essentiellement aux marchés informatiques, télécoms, grand public et médical. Les équipements embarqués, présents dans plusieurs segments de l industrie, l aéronautique, la défense et l automobile. Les implantés/enfouis dans des marchés émergents tels que le textile, l environnement, et l agriculture. 19

21 Marché automobile La production se déplaçant au gré du développement de la demande, surtout vers l Asie, on pourrait craindre un déclin de la production européenne. Cette tendance peut être contrebalancée par un surcroît d innovation. Les innovations liées au développement du véhicule électrique, de «l infodivertissement» et du véhicule connecté sont à considérer comme des opportunités pour consolider le leadership européen sur les systèmes embarqués. Marché aérospatial et de la sécurité Les marchés de l aérospatial civil ont de bonnes perspectives en Europe. L accroissement de l électronique embarquée dans l avionique promet un bon positionnement à l avenir, avec des challenges sur l avion électrique, connecté et intelligent. Les marchés de la sécurité s ouvrent lentement, tant l offre et la demande sont complexes et hétérogènes. Malgré un savoir-faire reconnu mondialement sur ces marchés, les parts de marchés européennes sont encore à consolider sur la période Marchés industriels L Europe est forte sur tous les segments du marché industriel, plus spécialement dans les transports de masse, avec par exemple 24 % du marché mondial dans le ferroviaire et 31 % dans les équipements industriels. Dans le médical et la domotique, l Europe occupe une position de leader avec respectivement 23,2 % et 31 % du marché mondial en Les «metasystèmes» vont bientôt devenir une réalité et dans ce cadre, l Internet des objets et les villes intelligentes donneront aux Européens l occasion de se positionner sur ces marchés émergents. Equipement/marché (production en M/euros) Monde 2012 Europe 2012 Part Europe Taux croissance annuel Europe Automotive ,2 % 1,7 % Aérospatiale et défense % 2,7 % Industriels % 3,4 % Médicaux ,2 % 3,7 % Les principales entreprises du secteur FCI, Eolane, Egide, Gemalto, Oberthur, Thales Microelectronics, Systronics, Morpho, Axon Cable, Radiall, Cassidian, Secre Composants. Ces entreprises sont toutes adhérentes au syndicat professionnel le Gixel qui est lui-même adhérent à la FIEEC. 20

22 ZOOM SUR LA SOCIETE FCI FCI conçoit et fabrique des connecteurs destinés principalement aux marchés de l informatique, des télécommunications et de l électronique industrielle. Quelques étapes importantes dans la vie du site et de FCI : Début des années 80 : création du site à Besançon. Le site fait partie de la division Berg Electronics du groupe Dupond De Nemours ; 1992 : Dupond De Nemours vend Berg Electronics à Hicks Muse & Co, un groupe d investisseurs américains ; 1998 : Hicks Muse & Co revend la division au groupe Framatome qui comporte une division Framatome Connecteurs Industries (FCI); La division procède et a procédé à de multiples rachats d entreprise de connectique ; La rationalisation du groupe commence sans tarder : Framatome, Cogema, Technicatome et CEA Industries sont agglomérés pour former le groupe Areva : Areva revend le groupe FCI à Bain Capital, un fonds d investissement américain (cofondé par Mitt Romney, candidat à l élection présidentielle américaine de 2012) pour 1,07 Md. Depuis, FCI est sous LBO. En 2011, Bain Capital qui avait acheté FCI en 2005 pour 1,1 milliard d'euros, a d'abord envisagé de l'introduire en Bourse à l'automne dernier. Mais les conditions de marché n'étant pas réunies, le fonds a lancé un processus de vente. Cession qui a échoué à son tour. Les deux industriels sur le point d'acheter le groupe, l'américain Amphenol et le taïwanais Hon Hai, n'ont pas atteint les espérances de prix fixées par Bain, voisines de 2,5 milliards de dollars. Le fonds s'est alors replié vers une nouvelle option, la vente combinée de sa filiale de microélectronique (MIC) et celle de connecteurs pour les équipements électroniques (soit au total 55 % du chiffre d'affaires du groupe), en conservant les connecteurs pour l'automobile. Mais, à nouveau, le processus a achoppé avec le séisme au Japon, une grande part des produits pour les télécoms y étant fabriqués. Au final, Bain Capital découpe le groupe en divisions afin de pouvoir vendre chacune séparément. La division Microconnection est vendue (2 usines dont 1 usine française à Mantes-la-Jolie), la division Automobile est vendue à Delphi. Il ne reste plus que la division électronique, invendable en l état. La société d investissement continue sa politique capitaliste «Downsize et distribute», rationalise, ferme les sites dans les pays à haut coût afin de charger les usines asiatiques. 21

23 Au plus fort, la division comportait 18 sites de production. Avec Areva puis Bain Capital, les sites hollandais, suédois, belge, irlandais, français (Le Mans, La Ferté Bernard, Versailles) + 4 sites américains, sont fermés. Restent aujourd hui : un site en Europe (Besançon), un demi site aux USA et 4 sites en Asie. Les résultats en chiffres pour le site de Besançon En dix ans, l effectif CDI de Besançon a été réduit d environ 50 % sous la forme de : plan CASA, PSE et départs volontaires. A chaque fois, les PSE sont suivis par une hausse de l intérim Temporaire Effectif CDI En 2002, le pourcentage femmes/hommes était de 35 % ; il n est plus que de 18 % en Les femmes souffrent plus particulièrement des PSE et des évolutions de l entreprise. Une partie de l équipe FO FCI Besançon 22

24 ZOOM SUR LA SOCIETE GEMALTO Ce groupe est né en 2006 de la fusion entre Gemplus et Axalto. Quelques chiffres Aujourd hui, Gemalto emploie dans le monde (130 sites répartis dans 43 pays), plus de salariés de 106 nationalités différentes,. En France, Gemalto SA, ce sont salariés sur 6 sites : Meudon : qui est le siège monde avec 636 salariés ; Gémenos : site de 930 salariés regroupant des activités Corporate, telles que : achats, Qualité et HSE, marketing, relations clients, mais aussi une activité industrielle manufacturing et de personnalisation de cartes ; La Ciotat : site de 705 personnes incluant des activités marketing, R&D, gestion de projets, déploiement de solution et formation ; Pont-Audemer : 400 personnes est le site d expertise de production des cartes SIM pour toute l Europe ; Tours : site de 110 personnes regroupant à la fois une activité de personnalisation des cartes bancaires (entre autres) et de data-center ; Sophia-Antipolis : site de 49 personnes spécialisé dans le développement de solutions et de services à haute valeur ajoutée. 63 % des salariés de Gemalto France sont des hommes, donc 37 % sont des femmes. Le ratio hommes/femmes est de 50/50 pour les populations opérateurs et ETAM, alors qu il est de 75/25 chez les cadres. Gemalto est côté dans les Bourses NYSE, Euronext d Amsterdam et de Paris, et est depuis décembre 2012, une des valeurs de l indice boursier français : le CAC 40. Avec, pour 2013 un chiffre d affaires de millions uros et une marge opérationnelle de 348 millions uros, Gemalto a dépassé son objectif du plan stratégique d environ 40 %, après avoir atteint la cible prévue pour 2013 dès 2012, soit un an d avance. Gemalto bénéficie d une importante trésorerie qui lui permet une indépendance financière et une rapidité dans ses prises de participation ou de rachat d entreprise. D ailleurs, lors de son dernier plan stratégique , Gemalto a connu une croissance externe via des acquisitions afin de compléter son offre. 23

25 Une transition de la carte à puce vers les solutions et le service Initialement connue en tant que leader mondial de la carte à puce, l activité de Gemalto a migré vers les solutions et services apportant plus de sécurité au monde digital. Aujourd hui, l activité de Gemalto est de sécuriser la vie digitale en mettant à disposition des offres qui permettent aux personnes de : Rester connecter ; Sauvegarder leur annuaire téléphonique ; Passer les frontières rapidement et en toute confiance ; Transporter leur vie personnelle dans leur poche ; Piloter leur consommation d énergie ; Acheter en ligne ; Partager des photos et des blogs ; Se connecter plus facilement ; Réduire la consommation du papier au travail ; Sécuriser la banque à domicile ; Profiter de la musique et de la télévision en déplacement ; Payer en un clin d œil ; Pour cela, Gemalto fournit à ses clients des logiciels sécurisés, une gamme étendue d appareils personnels sécurisés et de services opérés offrant : Des services mobiles personnels ; La protection de l identité ; La sécurité de paiement ; Des services d authentification en ligne ; Des accès sécurisés au cloud ; L accès à des services de transports, santé, e-gouvernement et bien plus. Les clients de Gemalto, dont les plus grandes banques, gouvernements, opérateurs téléphoniques et entreprises, servent avec leurs produits des milliards de clients finaux. Appareils sécurisés Logiciels Lecteurs Services 24

26 Gemalto est le leader mondial numéro 1 pour : Les cartes de paiements à puce ; Le machine to machine, les cartes pour la téléphonie mobile SIM et IUCC, la banque en ligne, les documents électroniques sécurisés, des processus tournés vers l efficacité ; L efficacité et la rentabilité sont recherchées dans tous les services de l entreprise, d où la mise en place des processus Lean ainsi que des méthodes de travail d amélioration continue ; Gemalto dispose d un processus d innovation afin de favoriser l émergence de nouveaux produits, solutions ou services et d en valider non seulement la faisabilité technique via des incubateurs mais aussi la viabilité marché et la rentabilité financière ; Gemalto, toujours à la recherche de solutions pour compléter son offre, peut aussi avoir recours à la croissance externe ; Le déploiement dans le monde se fait au détriment de la croissance dans l Hexagone ; La moyenne d âge des ouvriers et ETAM chez Gemalto, en France, est actuellement de 46 ans. Pour les cadres, elle est de 42 ans. Dans les 5 années à venir, de nombreux départs à la retraite seront anticipés et principalement chez les ouvriers et ETAM. Etant donnée la politique de la direction de Gemalto, qui est de ne remplacer aucun départ à la retraite dans les usines, FO s inquiète de la pérennité des sites industriels en France. Pour les autres secteurs d activité, à l exception du développement, déploiement et opérations de solutions, la tendance est aussi à la réduction de voilure. Tous ces secteurs subissent des optimisations via des processus renforçant l efficacité de chacun. Seules les activités de développement, déploiement et opération de solutions offrent encore des opportunités d embauches en France. La direction de Gemalto analyse les bénéfices de l externalisation dans différents domaines. Et elle a déjà passé le pas pour le support informatique, la comptabilité. D autres projets sont toujours l étude. Hors France, le nombre de salariés a tendance à croître et principalement dans les pays «low-costs» ou dans ceux qui ont mis en place des mesures de protection, notamment les USA avec leur politique de Homeland security qui impose, pour des raisons de sécurité, la réalisation sur leur territoire d un certain nombre d opération. FO chez Gemalto : une équipe soudée qui œuvre dans l intérêt des salariés FO est la 4 ème force syndicale de l entreprise. Elle est présente dans la totalité des sites (hors siège). FO participe activement à toutes les négociations et est force de propositions constructives dans l intérêt des salariés et du développement des emplois. Les principaux sujets à traiter : 1) Le stress est devenu une problématique majeure pour Gemalto Les principales causes de stress sont toutes très présentes dans l entreprise : surcharge de travail (mode projet ou task-force, astreinte, ), conditions de travail dégradées, mise en place d outils de travail impactant l équilibre vie privé/vie professionnelle et impact du vieillissement des salariés et l optimisation des processus sur la santé physique et mentale de ceux-ci (TMS, épuisement, ). 25

27 2) La parité Malgré une position «dogmatique» de la direction de Gemalto qui affirme une égalité de traitement entre les hommes et les femmes, FO rencontre sur le terrain de nombreuses inégalités de traitement qui s ajoutent au plafond de verre qui empêche les femmes d évoluer en fonction de leurs réelles compétences. 3) L organisation du travail Le télétravail. Les accords signés ou en cours de négociation : Stress, parité, GPEC : accords initialement signés et en cours de renégociation ; Télétravail : en cours de négociation ; Handicap, formation, réduction-organisation et aménagement du temps de travail : accords signés ; Plan d action contrat de génération : non signé par FO. «FO obtient des embauches». Pour obtenir le juste fruit de ses efforts, mais aussi pour assurer l avenir de son entreprise face à une direction qui raisonne à court terme, il n est parfois pas d autre option que de se battre. C est ce qu ont fait nos militants FO de Gemalto (Pont-Audemer) avec succès, en menant une grève et sans faille en ce début d année Sur le site, la population vieillit Il y a eu de nombreux départs en retraite et une cinquantaine de plus sont attendus dans les 30 prochains mois sur les 380 salariés que compte le site. La détermination des métallos a payé, ils ont obtenu : 12 contrats d apprentissage, dont six seront embauchés en CDI. La Fédération FO de la Métallurgie et toute l organisation ont fermement soutenu ce mouvement, dont le principal objectif était le renforcement des emplois. La Fédération FO de la Métallurgie s est inquiétée que Gemalto, fleuron français et dont l Etat est actionnaire à travers le FSI, ne soit pas plus pro-actif dans les actions visant le soutien à l économie française à travers des embauches. 26

28 LE PHOTOVOLTAÏQUE Historique de la filière Le photovoltaïque, l une des filières énergétiques les plus emblématiques du «développement durable» fournira à moyen terme, une part significative de la production mondiale d électricité y compris dans les pays industrialisés. Pendant de nombreuses années, le marché de l énergie photovoltaïque a essentiellement concerné l électrification rurale, aussi bien pour certaines habitations isolées ou pour des usages professionnels (refuges, stations de mesure, etc.) que pour de nombreux villages dans les pays en voie de développement. Depuis le milieu des années 90 et grâce à l apparition de l électronique de puissance, l utilisation du photovoltaïque pour des systèmes connectés au réseau a pris le dessus pour représenter en 2007, plus de 90 % de la puissance photovoltaïque installée. Ces applications ne sont généralement pas compétitives avec l électricité délivrée par le réseau, leur développement repose donc sur des mécanismes de soutien décidés par les États en vue de stimuler le marché et d accélérer ainsi la baisse des coûts vers la «parité avec le réseau». Le cas de la France La stratégie française en faveur du photovoltaïque a été longtemps marquée par une grande frilosité, alors même que son industrie disposait jusqu au milieu des années 1980 d une très bonne position au niveau mondial. Concentrée jusqu au début des années 2000 quasi exclusivement sur l électrification autonome de l habitat dans les départements d outre-mer, la France a manqué le virage de la connexion au réseau. Les applications raccordées réseaux ont dû attendre une dizaine d années pour être reconnues et admises par l administration et par les gestionnaires des réseaux publics, malgré la réalisation sur l ensemble du territoire national de plusieurs centaines d installations financées par les programmes de démonstration de la Commission européenne (Phébus, PV Salsa, Hip Hip ), réalisés notamment par l association Hespul. Une première étape a cependant été franchie avec l instauration de l obligation d achat et des tarifs règlementés par la loi du 10 février 2000 dans le cadre du «service public de l électricité», suivie par l arrêté du 13 mars 2002 fixant le tarif d achat photovoltaïque à 15,25 c /kwh pour la France métropolitaine et à 30,50 c /kwh dans les DOM. Ces niveaux de tarifs ne permettant pas d atteindre un équilibre financier, des aides complémentaires de l ADEME et de certaines collectivités locales, notamment les conseils régionaux, restent indispensables. La révision des tarifs d achat en juillet 2006 a marqué une nouvelle étape importante aboutissant à un décollage effectif de la filière photovoltaïque en France, avec, pour la métropole, le doublement du tarif de base à 30 c /kwh, assorti «d une prime d intégration au bâti» d un montant de 25 c /kwh (et un passage à c /kwh dans les DOM et en Corse). 27

29 Bien que les 30 c /kwh du tarif de base restent insuffisants pour obtenir un équilibre financier pour la plupart des projets, «le tarif intégré» à 55 c /kwh a permis pour la première fois d accéder à un mode de financement entièrement basé sur le seul instrument des tarifs d achat : comme on pouvait s y attendre et comme le montre le graphique ci-dessous, l effet ne s est pas fait attendre, puisque l on a assisté à un doublement de la puissance raccordée dès 2007, puis un triplement en Puissance photovoltaique raccordée France continentale + DOM Puissance annuelle Puissance cumulée En 2010, les tarifs d achat ont été révisés à deux reprises (arrêtés tarifaires de janvier et août 2012) donnant lieu à une structure tarifaire complexe, avec une amplitude des tarifs de 25 à 58 c /kwh selon la puissance des systèmes, selon l usage et l âge des bâtiments, et, selon le degré d intégration au bâti (intégration «complète» ou «simplifiée»). Le moratoire du 9 décembre 2010 a mis à l arrêt tous les projets dont le devis de raccordement n avait pas été accepté au 2 décembre. C est à cette époque que notre syndicat Photowatt, dans le département de l Isère, avait dénoncé cette décision qui impactait directement la production de panneaux photovoltaïques en France. A l issue des trois mois d arrêt prévus, un nouveau dispositif tarifaire a été mis en place en mars 2011, et a depuis subi plusieurs ajustements, dont un plus important que les autres en janvier

30 ZOOM SUR LA SOCIETE PHOTOWATT Un pionner dans le photovoltaïque Photowatt International (PWI) a été fondée en 1979, en tant qu organisme de recherche dans le domaine des technologies photovoltaïques. D abord installée à Caen (Normandie), la société a déménagé à Bourgoin-Jallieu (Isère) en 1990 pour s agrandir et se rapprocher des industriels des semi-conducteurs et des centres de recherche de Lyon et de Grenoble. Des cellules monocristallines, Photowatt est passée, à partir de 1984, au sicilium poly-cristallin avec le procédé de fusion Polix qu elle a mis au point et industrialisé. Photowatt a également participé au développement des premières scies à fil qu utilisent aujourd hui la plupart des fabricants de systèmes photovoltaïques. PWI était une des 5 premières sociétés dans le monde à maîtriser la production industrielle de cellules. A la suite de son acquisition par ATS en 1997, la capacité de production de Photowatt s est rapidement accrue. En 2001, Photowatt s est dotée d une ligne d assemblage des modules, (résidentiels, professionnels et centrales au sol en livrant soit des modules soit des systèmes clés en main). Depuis maintenant plusieurs années, la société conçoit des systèmes de générations photovoltaïques sur réseau et hors réseau, assurant tous les stades de l étude à l installation par l intermédiaire d un réseau de partenaires professionnels. Photowatt garde une bonne notoriété et la maîtrise des process de production des cellules, qui place PWI dans les 3 premiers fabricants au monde pour la qualité de celles-ci (voir revue Photon). Ainsi, Photowatt est le seul acteur intégré sur l ensemble des technologies photovoltaïques en France, réalisation de wafers, de cellules, de modules et de systèmes photovoltaïques. Malheureusement, aujourd hui, PWI n est plus qu un «nain dans un monde de géants». En 2010, Photowatt employait encore 800 salariés. En 2012 l effectif était de 670 salariés avant réorganisation et 430 après la mise en place éventuelle du projet de réorganisation. La position ambiguë d ATS vis-à-vis de Photowatt place l entreprise dans une situation d attentisme et de suivisme. ATS n a pas accompagné le développement de PWI et n a financé que trop tardivement l augmentation des capacités de production. ATS n a pas anticipé l inflation des prix du silicium. En 2007, le groupe n a pas signé de contrat pluriannuel d achat de silicium qui aurait sécurisé l approvisionnement. La forte rotation des dirigeants a été un facteur d instabilité dans les orientations stratégiques et la structuration d une réelle politique commerciale. Dans le même temps, ATS a développé une société de montage de panneaux au Canada : Photowatt Ontario en partenariat avec Q-Cells (producteur de cellules allemand concurrent direct de Photowatt). Pourquoi le groupe ne fait-il pas travailler sa propre filiale? Sachant que Q-Cells fabrique ses cellules en Malaisie!!! 29

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