ANALYSE DU DEPISTAGE DES CANCERS DU SEIN REALISE PAR LES RADIOLOGUES LIBERAUX EN CHARENTE-MARITIME

Save this PDF as:
 WORD  PNG  TXT  JPG

Dimension: px
Commencer à balayer dès la page:

Download "ANALYSE DU DEPISTAGE DES CANCERS DU SEIN REALISE PAR LES RADIOLOGUES LIBERAUX EN CHARENTE-MARITIME"

Transcription

1 ANALYSE DU DEPISTAGE DES CANCERS DU SEIN REALISE PAR LES RADIOLOGUES LIBERAUX EN CHARENTE-MARITIME Union Régionale des Médecins Libéraux du Poitou-Charentes -Juin Chef de projet Dr RICHIEU (radiologue libéral) Responsable méthodologique Dr BATAILLON (URML) Attachée de Recherche Clinique Lydia UJUE (URML) Avec la participation des Docteurs AJAVON, AUBERT, BEGOUIN, BELLAUD, BRUN, BRUNETTI, BUREAU, CARRE, CHABASSIERE, CHAUVET, CHAUVET, CHENESSEAU, DUSSOUIL, DUTIN, FAGOLA, GEOFFROY, GUERIN, GUILLEUX, HERPE, HEYMANS, IMBERT, JOLY, KERVELLA, LACOUR, LAMBERT, LANIEPCE, LARRERE, LEFEUVRE, LE BRUN, LEBERT, MARTIN, RESCA, RICHIEU, ROGUET, ROLLET, RUDOWSKI, RUIZ, ROLAND, TASSIN, ZIEGLER, radiologues libéraux en Charente-Maritime 1

2 SOMMAIRE SOMMAIRE... 2 I) INTRODUCTION... 3 LE CONTEXTE...3 LES OBJECTIFS POURSUIVIS....3 LA METHODE...3 II) L ANALYSE DE L'ACTIVITE DE DEPISTAGE SYSTEMATIQUE... 7 LE TAUX DE COUVERTURE...7 LES ANTECEDENTS DE MAMMOGRAPHIE...7 LE RISQUE DE CANCER ET LA NATURE DES FACTEURS DE RISQUE...8 LE PRESCRIPTEUR...8 LES EXAMENS SENOLOGIQUES REALISES LORS DU BILAN INITIAL...9 LES EXAMENS COMPLEMENTAIRES PROPOSES PAR LES RADIOLOGUES A L'ISSUE DU BILAN SENOLOGIQUE INITIAL...10 LES CANCERS DETECTES A L'ISSUE DE LA DEMARCHE DIAGNOSTIQUE...11 DISCUSSION DES RESULTATS...12 EN RESUME...15 III) LA PERFORMANCE DU DEPISTAGE REALISE PAR LES RADIOLOGUES LIBERAUX DE CHARENTE- MARITIME LES INDICATEURS D'IMPACT...17 LES INDICATEURS DE QUALITE DU TEST DE DEPISTAGE...17 LES INDICATEURS DE QUALITE DE LA PROCEDURE DE DEPISTAGE LES INDICATEURS D'EFFICACITE...19 LES INDICATEURS D'ORGANISATION...20 DISCUSSION DES RESULTATS...20 EN RESUME...22 IV) UNE ANALYSE DE LA PROCEDURE DE DEPISTAGE MIS EN ŒUVRE EN REGARD DES RECOMMANDATIONS DE L'ANAES BILAN SENOLOGIQUE INITIAL CLASSE ACR 1 (4645 PATIENTES)...23 BILAN SENOLOGIQUE INITIAL CLASSE ACR 2 (3489 PATIENTES)...24 BILAN SENOLOGIQUE INITIAL CLASSE ACR 3 (504 PATIENTES)...26 BILAN SENOLOGIQUE INITIAL CLASSE ACR4 (58 PATIENTES)...28 BILAN SENOLOGIQUE INITIAL CLASSE ACR 5 (19 PATIENTES)...29 DISCUSSION DES RESULTATS...29 EN RESUME...31 V) CONCLUSIONS VI) LES ANNEXES ANNEXE 1 : LA FICHE DE RECUEIL DE DONNEES...34 ANNEXE 2 : LES RECOMMANDATIONS DE L ANAES NOV 98 : EXTRAIT RPC ANNEXE 3 : LISTE DES TABLEAUX...36 Remerciements : - à la Section Spécialistes de l URML Poitou-Charentes qui a financé ce travail - aux Docteurs DILHUYDY et MONNEREAU qui ont fait une relecture critique de ce travail 2

3 I) Introduction Le contexte Annoncés depuis longtemps, les programmes de dépistage des cancers du sein devraient, très rapidement, être mis en œuvre dans l'ensemble du territoire français. L'objectif poursuivi est de réduire la mortalité par cancer du sein en proposant, aux femmes âgées de 50 à 69 ans, une mammographie tous les deux ans. Pour cela, les programmes devront chercher à : Toucher le plus grand nombre de femmes âgées de 50 à 69 ans. Minimiser le nombre d'examens complémentaires, en particulier de biopsies, générateurs d'angoisse, d'effets secondaires et de dépenses inutiles. Minimiser le nombre de faux négatifs qui retardent le diagnostic précoce. Eviter les traitements inutiles ou retardés et la non prise en charge des anomalies dépistées. Maximiser le nombre de cancers dépistés, en particulier les cancers de bon pronostic Un cahier des charges a été préparé par le ministère de la santé. Il prévoit, entre autre, la mise en place d'une structure de gestion dans chaque département, l'organisation d'un contrôle qualité et d'une double lecture centralisée des clichés. De plus, les radiologues devront utiliser la classification ACR pour interpréter les mammographies et pourront, en cas de clichés jugés positifs, réaliser des examens complémentaires (échographie, microbiopise, agrandissement ). Ces modalités sont assez proches de celles actuellement utilisées par les radiologues libéraux. Dans ce contexte, les radiologues libéraux de Charente-Maritime, en collaboration avec l'union Régionale des Médecins Libéraux, ont décidé de réaliser une analyse de leur activité sénologique. Les objectifs poursuivis. 1. Faire un état des lieux du dépistage des cancers du sein réalisé par les radiologues libéraux de Charente-Maritime en regard des : Recommandations de l'anaes (novembre 1998) (Annexe) Indicateurs européens de performance d'un dépistage organisé des cancers du sein 2. Mettre en œuvre une démarche d amélioration de la qualité des soins sur la base de cette analyse 3. Sensibiliser les radiologues et anticiper la mise en œuvre du programme de dépistage des cancers du sein dans le département. La méthode. Les modalités de l'enquête Il s'agit d'une enquête prospective qui a été réalisée auprès de 40 des 43 radiologues libéraux de Charente- Maritime. Parmi les 3 radiologues qui n'ont pas été pris en compte : Un a perdu les dossiers remplis en raison d un dégât des eaux Un a fourni des données incomplètes qui n'ont pas pu être exploitées Un n'a pas démarré l'étude en raison d'une réorganisation de son secrétariat L enquête concerne les femmes qui se sont rendues, entre le 1 février 2000 et le 31 mai 2000, dans un cabinet de radiologie libérale pour réaliser une mammographie, quelque soit le motif de cet examen et l'âge de la patiente. Au total, femmes ont été incluses dont 8715 pour un dépistage systématique de cancers du sein. Pour mémoire, la Charente-maritime comprend femmes dont d'entre elles sont âgées de ans (recensement INSEE 1999). 3

4 Avant de démarrer ce projet, les recommandations de l ANAES et la classification ACR ont été transmises à chaque radiologue puis les modalités de l enquête leur ont été présentées au cours d un déplacement dans leur cabinet. Aucune formation spécifique à l utilisation de la classification ACR n a cependant été organisée. Au cours de la période d inclusion, les radiologues devaient remplir lors de l examen radiologique une fiche comprenant les données suivantes (fiche en annexe) : - Le nom de la patiente - L âge de la patiente, - L'antécédent de mammographie et la date de la dernière mammographie, - Les facteurs de risque - Les motifs de prescription de la mammographie, - Le prescripteur, - Les examens réalisés lors du bilan initial - Les résultats de la mammographie et du bilan sénologique exprimés en ACR - Les examens complémentaires demandés. Une fois cette fiche remplie, toutes les femmes pour lesquelles les radiologues avaient préconisé un examen complémentaire ont été suivies par une Attachée de Recherche Clinique (ARC) pendant 15 mois. Ainsi, du 1 juin 2000 au 31 août 2001, l'arc s'est rendue tous les mois dans chaque cabinet de radiologie pour recueillir les informations suivantes : - La date de réalisation des examens complémentaires demandés et leurs résultats. - Les résultats de l intervention chirurgicale et, en cas de découverte d'un cancer, le compte rendu histologique. Ce suivi a été réalisé sur la base : Des informations reçues spontanément par le radiologue à travers leurs correspondants (compte rendu ana-path, opératoire, des autres examens complémentaires ). Des informations communiquées par les médecins traitants et/ou les chirurgiens sollicités par courrier. Des informations communiquées, en dernier recours, par les femmes par courrier. Les définitions utilisées Les tranches d'âge Les tranches d'âge retenues sont les suivantes : < 40 ans ans ans > 75 ans Total Dans le nouveau cahier des charges, des mammographies de dépistage pourront être proposées aux femmes de plus de 69 ans si elles ont, dans le passé, bénéficié d'un dépistage. En raison du taux très élevé, dans notre échantillon, d'antécédents de mammographie parmi les femmes de plus de 69 ans, il a été décidé d'étendre la tranche d'âge à 74 ans (inclus). Par ailleurs, la tranche d'âge ans a été individualisée à la demande des radiologues qui estimaient que leur attitude diagnostique est différente pour ces patientes comparées aux plus jeunes (< 40 ans). Le dépistage systématique Il s'agit d'une mammographie prescrite en l absence de : - Signes cliniques mammaires (à l exception des mastodynies banales) - Convocation pour le contrôle d une mammographie, quelque soit le délai - Suivi particulier d une pathologie mammaire précédemment diagnostiquée (cancer ou autre) Ainsi, une patiente, envoyée par un médecin pour une mammographie systématique mais à qui le radiologue trouvait une anomalie clinique lors du bilan initial, a été considérée comme relevant d un dépistage systématique. 4

5 Les échographies - Les échoscopies Dans cette étude, nous avons distingué les échographies qui avaient donné lieu à une feuille de soins et les échoscopies qui n'ont pas donné lieu à une feuille de soins. Cependant, cette distinction ne préjuge pas de la nature ou de la qualité de l'acte radiologique réalisé. Le bilan sénologique initial Dans cette étude, la notion de bilan sénologique initial a remplacé celle de test de dépistage. Le bilan sénologique initial comprend la mammographie, éventuellement complétée par un examen clinique et une échographie. En effet, les radiologues, dans leur pratique actuelle, ne raisonnent pas en terme de test de dépistage (mammo-test). Contrairement aux «anciens» programmes de dépistage, ils sont en contact avec les patientes, les interrogent, les examinent et réalisent éventuellement une échographie. Sur la base des éléments cliniques ainsi recueillis, ils se forgent une opinion sur le caractère suspect de la mammographie et décident de poursuivre la démarche diagnostique. Les examens prescrits sont alors considérés comme des examens complémentaires. Le nouveau cahier des charges des programmes dépistage laisse d'ailleurs la possibilité aux radiologues de continuer à raisonner de cette manière. Par conséquent, nous avons décidé de retenir la notion de bilan sénologique dans nos analyses, tout en utilisant la notion de test de dépistage lorsqu'elle permettait d'éclairer les radiologues sur les conséquences de la mise en œuvre du nouveau cahier des charges des programmes de dépistage. Les examens complémentaires Ce sont les examens prescrits et réalisés après le bilan sénologique initial. Le délai maximum de surveillance d une image douteuse pris en compte dans cette enquête était de 15 mois. La classification ACR A l'occasion de cette étude, les radiologues ont utilisé la classification ACR telle qu'elle avait été publiée dans la recommandation de l'anaes (1998). Deux moyens ont été retenus pour coder la mammographie : juste après celle-ci et après l'échographie lorsqu'elle avait été réalisée. Les contrôles qualité Plusieurs contrôles qualité ont été réalisés au cours de cette enquête : 1. L'exhaustivité du recueil. Lors du premier passage dans les cabinets médicaux, l'arc a vérifié l'exhaustivité du recueil en comparant le nombre de fiches recueillies avec le cahier de rendez-vous des secrétaires. 2. La qualité du remplissage des fiches. L'ARC a cherché à compléter, en interrogeant le radiologue, les fiches pour lesquelles certaines questions n'avaient pas été renseignées : Motif de l'examen, résultat du bilan, examens complémentaires préconisés si ACR 3, 4 ou L'exactitude des informations concernant les cancers dépistés. Systématiquement, l'arc a récupéré les comptes rendu histologiques des cancers dépistés de manière à vérifier les informations concernant le caractère malin de la tumeur, la taille, le type histologique et la présence de ganglions envahis. Dans certains cas, seul le compte rendu de la microbiopsie a pu être récupéré. 4. La qualité de la saisie. Au cours de la saisie, 7 échantillons de 50 fiches informatiques ont été comparés aux fiches papiers. 5. La qualité du codage. Toutes les fiches concernant un cancer du sein ont été vérifiées, en particulier les données concernant la taille du cancer, son caractère invasif et la présence de ganglions envahis. 5

6 Les données manquantes Parmi les 398 femmes qui ont bénéficié d'un dépistage systématique et à qui un bilan complémentaire avait été préconisé par le radiologue, 59 résultats d examens complémentaires n ont pas été renseignés à l issue de l enquête : 44 patientes n'avaient pas réalisé les examens préconisés par le radiologue ou étaient considérées comme perdues de vue c'est-à-dire que le médecin traitant n avait pas de nouvelles d elles et elles n avaient pas répondu au courrier qui leur avait été adressé. 14 patientes avaient refusé l examen 1 patiente est décédée pendant la période des investigations complémentaires Parmi elles, 5 patientes présentaient un bilan sénologique suspect de cancer (ACR 4 ou ACR 5). Par ailleurs, 41 femmes n'avaient pas encore pu réaliser le contrôle mammographique qui leur avait été prescrit en raison de la durée du suivi de l enquête. 6

7 II) L analyse de l'activité de dépistage systématique Au total, 40 des 43 radiologues du département ont participé à cette étude, incluant femmes. Parmi ces dernières, 8715 ont bénéficié d une mammographie de dépistage. La majorité d'entre elles était âgée de 50 à 74 ans (62,3%). Tableau 1 : Répartition de l'âge des patientes < 40 ans ans ans > 75 ans % 5,7% 29,6% 62,3% 2,4% Nombre de dépistage POPULATION DE REFERENCE Source URML PC INSEE 1999 Le taux de couverture En raison de la nature de cette enquête, il n'est pas possible de calculer précisément le taux de couverture de la population cible du dépistage des cancers du sein dans le département. Par contre, nous avons cherché à l'estimer à partir des données suivantes : Le nombre estimé de dépistages systématiques par an parmi les femmes âgées de 50 à 74 ans est de par an (5400*3). Si aucune femme ne réalise plus d'une mammographie tous les deux ans dans le cadre d'un dépistage systématique (hypothèse favorable), femmes bénéficient tous les deux ans d'une mammographie de dépistage(16000*2) femmes âgées de 50 à 74 ans (inclus) ont été recensées dans le département (recensement INSEE de 1999) Le taux de couverture est alors d'environ 39,5% (32 000/81 400). Cette estimation est cependant surévaluée en raison de l'hypothèse précédente (pas plus d'une mammographie tous les deux ans). Le taux de couverture se situe probablement aux alentours de 35 %, en tout cas inférieur à 60%. Les antécédents de mammographie La majorité des femmes ont déjà bénéficié d'une mammographie (85,7%), en particulier les femmes âgées entre 50 et 74 ans (92,8%). Le motif des précédentes mammographies n'a cependant pas été recueilli. Il est donc difficile d'interpréter ces résultats. Tableau 2 : Répartition des antécédents de mammographie par tranches d'âge. < 40 ans ans ans > 75 ans Total Atcd 48,3% 78,2% 92,8% 83,8% 85,7% Par ailleurs, plus de trois quarts de ces femmes ont apporté leurs anciens clichés lors de l'examen sénologique (76,8%). Tableau 3 : Répartition en fonction des tranches d'âge < 40 ans ans ans > 75 ans Total Anciens clichés 62,8% 74,2% 78,8% 67,6% 76,8% 7

8 Le risque de cancer et la nature des facteurs de risque Les facteurs de risque de cancer du sein ont été classés en 4 catégories : R1 R2 R3 R4 Pas de risque particulier Age patiente > 60 ans Première grossesse > 35 ans Nullipare Un antécédent familial cancer du sein de deuxième degré (tante ou cousine) ou de premier degré (mère ou sœur) après 50 ans Ménopause > 55 ans Un antécédent familial de cancer du sein de premier degré (mère ou sœur) Mastopahie proliférative bénigne sans atypie (confirmation diagnostique histologique) Deux antécédents familiaux, un de premier, et l autre de deuxième degré Hyperplasie épithéliale atypique Carcinome in situ lobulaire ou canalaire Deux antécédents familiaux de cancer du sein de premier degré (mère ou sœur) Antécédent personnel de cancer du sein La plupart des femmes ne présente pas de facteur de risque de cancers du sein (54,5%) ou présente un risque faible (36%). Seules, 9% d'entre elles présentent un risque moyen ou important de cancer du sein. Tableau 4 : Répartition des facteurs de risque en fonction des tranches d'âge < 40 ans ans ans > 75 ans Total Risque 1 62,3% 75,9% 45,5% 8,6%* 54,5% Risque 2 23,2% 14,7% 45,7% 77,1% 36% Risque 3 14,2% 8,3% 6,3% 8,1% 7,3% Risque 4 1,4% 0,8% 0,8% 5,7% 1,7% Nr 0,8% 0,3% 0,5% 0,5% 0,5% * Théoriquement, une femme de plus de 75 ans ne peut pas être classée R1. Ce résultat traduit des erreurs de remplissage pour cette rubrique. Le taux de détection des cancers du sein dans cet échantillon est plus faible parmi les femmes qui ne présentent aucun facteur de risque (risque 1) comparé à celles qui en présentent un (risque 2, 3, 4) (p = 0,003). Par contre, il n'est pas possible de mettre en évidence de différence entre les différents groupes présentant un risque de cancer. Tableau 5 : Taux de détection en fonction du risque de cancer Risque 1 Risque 2 Risque 3 Risque 4 Taux de détection 0,2% 0,6% 0,9% 0,7% Le prescripteur Les femmes sont adressées pour une mammographie de dépistage par les gynécologues (62,2%) et, dans une moindre mesure, par les médecins généralistes (35,9%) ou par d'autres spécialistes (1,5%). Dans chaque tranche d'âge, la place de chaque spécialité dans la prescription de la mammographie est différente. Ainsi, les femmes âgées de plus de 74 ans sont plus souvent adressées par des médecins généralistes (67,8%) tandis que les autres femmes sont plus souvent adressées par des gynécologues. Cette différence est surtout vraie pour les femmes âgées de moins de 49 ans (75,4%/ 23,2%) même si elle persiste, de manière moins marquée, pour les femmes âgées de 50 à 74 ans (56,6%/41,6%). 80,00% Prescripteur en fonction de l'âge 60,00% 40,00% 20,00% 0,00% Union Régionale < 40 des ansmédecins Libéraux ans 50 - Juin 74 ans > 75 ans Généraliste Spécialiste 8

9 Les examens sénologiques réalisés lors du bilan initial La place de l'échographie Dans cette étude, nous avons distingué les échographies qui avaient données lieu à une feuille de soins et les échoscopies. Au total, un peu plus d'un quart des femmes venues pour un dépistage systématique des cancers du sein ont bénéficié d'une échographie ou d'une échoscopie en complément de la mammographie (26,9%) ; 40% de ces examens étant des échoscopies. Tableau 6: Répartition des échographies et des échoscopie en fonction de l'âge. Echographie Echoscopie Total < 40 ans 31,9% 8% 39,9% ans 23,7% 1% 24,7% ans 16,4% 9,6% 26% > 75 ans 8,6% 3,8% 13,4% Total 19,3% 7,6% 26,9% Dans la suite de ce document, nous utiliserons le terme d'échographie pour désigner indifféremment une échographie ou une échoscopie. Le taux de réalisation d'une échographie augmente proportionnellement à la suspicion de malignité des lésions constatées à la mammographie. Ainsi, les radiologues réalisent une échographie pour 73,7% des mammographies caractéristiques d'un cancer (ACR 5), pour 67,2% des mammographies très suspects d'un cancer (ACR 4) mais pour seulement 14,7% pour les mammographies à priori normales (ACR 1). Par contre, la part relative des échoscopies est inversement proportionnelle ; les radiologues réalisant plus souvent des échoscopies pour des mammographies à priori normales ou bénignes. Tableau 7 : Répartition des taux de réalisation d'échographie (échographie - échoscopie) en fonction du résultat de la mammographie ACR 1 ACR 2 ACR 3 ACR 4 ACR 5 Echo. 14,7% 39% 48,4% 67,2% 73,7% Dont échoscopie 44,5% 23,8% 13,9% 2% 0% Taux de réalisation d'écho. en fonction du résultat de la mammographie 80% 50% 70% 40% 60% 50% 30% écho 40% Dont % échoscopie 30% 20% 20% 10% 10% 0% 0% ACR 1ACR 2ACR 3 ACR 4ACR 5 9

10 Le taux d examens complémentaires demandé à l issue du bilan sénologique initial est supérieur chez les patientes à qui une échographie a été réalisée comparé à celles qui n en ont pas bénéficié. (15,1% - 2,5% p = 0,00001). Cette différence est observée pour les mammographies initialement classées ACR 1, ACR 2 et ACR 3 (Les mammographies classées ACR 4 et 5 n'ont pas été incluses dans ce test en raison du faible nombre d'effectif). Les radiologues demandent donc plus souvent des examens complémentaires lorsqu ils ont complété la mammographie par une échographie. Tableau 8 : Répartition du taux de réalisation d'un examen complémentaire à l issue du bilan sénologique initial, par ACR, en fonction de la réalisation ou non d'une échographie Mammographie sans échographie Mammographie + échographie *Echantillon faible - test statistique non réalisée ACR 1 ACR 2 ACR 3 ACR 4* ACR 5* TOTAL 0.2% 0.8% 34.9% 93.3% 100% 2.5% 2.4% 4% 45.6% 96.2% 100% 15.1% Les examens complémentaires proposés par les radiologues à l'issue du bilan sénologique initial Après le bilan sénologique initial, les radiologues proposent des examens complémentaires à environ 5% des femmes. Ce taux est moins élevé pour les femmes âgées de moins de 40 ans (2,6%). Tableau 9 : Taux de réalisation d'examens complémentaires en fonction de l'âge Taux de réalisation d'examens complémentaires < 40 ans ans ans > 75 ans Total 2,6% 4,7% 5,4% 5,2% 5% (13) (122) (293) (11) (439) Les examens complémentaires les plus souvent proposés sont les surveillances mammographiques à distance (69,7%) et, dans une moindre mesure, les ponctions (12,8%) et les biopsies chirurgicales (11,6%). Les autres examens sont beaucoup moins souvent proposés. Il s'agit des micro-biopsies (2,7%), des galactographies (1,4%) et des IRM (0,7%). Tableau 10 : Détails des examens complémentaires proposés par le radiologue Surveillance Ponction Biopsie Micro-biopsie Galactotrophie IRM Consultations < 40 ans 46,2% (6) ans 73% (89) ans 70% (205) > 75 ans 54,5% (6) Total 69,7% (306) 38,9% (5) 13,9% (17) 11,3% (33) 9,1% (1) 12,8% (56) 7,7% (1) 6,6% (8) 13,7% (40) 18,2% (2) 11,6% (51) 7,7% (1) 2,5% (3) 2,4% (7) 9,1% (1) 2,7% (12) O% (0) 3,3% (4) 0,7% (2) 0% (0) 1,4% (6) 0% (0) 0,8% (1) 0,7% (2) 0% (0) 0,7% (3) 0% (0) 0% (0) 0,7% (2) 9,1% (1) 0,7% (3) 10

11 Les cancers détectés à l'issue de la démarche diagnostique Au total, 35 cancers ont été détectés, soit un taux de détection global toute tranche d'âge confondue, de 0,4%. Ce taux semble d'autant plus important que les femmes sont plus âgées. Ainsi, pour les femmes âgées de 50 à 74 ans, ce taux est égal à 0,5%. Tableau 11 : Taux de détection des cancers en fonction de l'âge des patientes Taux de cancers détectés 0% (0) < 40 ans ans ans > 75 ans Total 0,2% 0,5% 1% (4) (29) (2) 0,4% (35) Parmi les femmes âgées de 50 à 74 ans, les taux de détection des cancers sont globalement cohérents avec les valeurs attendues pour chaque classe ACR sauf pour les ACR3. Dans ce cas, le taux de détection des cancers est inférieur à la fourchette habituellement admise de 2 à 5%. Tableau 12 : Taux de détection des cancers en fonction des ACR (50-74 ans) Taux de détection analysé Taux de détection attendu ACR 1 0% (1)* 0% ACR 2 0% (0) 0% ACR 3 1,2% (4) 2-5% ACR 4 26,8% (11) 5-60% ACR 5 76,5% (13) > 60% *Un cancer a été détecté parmi les bilans sénologiques initialement classés ACR 1. Il s'agit vraisemblablement d'une erreur de classification. N'ayant pas les moyens de la reclasser correctement (anonymisation des fiches), nous l'avons laissé en ACR1. La taille moyenne des cancers détectés est de 12,1 mm. La grande majorité d'entre eux sont des cancers invasifs (94,3%), de type canalaires (91,4%), sans envahissement ganglionnaire (68,9%). Taille des cancers (mm)

12 Discussion des résultats Les antécédents de mammographie. La majorité des femmes qui se présente pour une mammographie de dépistage, dans un cabinet libéral, a déjà bénéficié, dans le passé, d'une mammographie. Même si elles sont moins nombreuses, les femmes de moins de 40 ans ne font pas exception à ce constat puisque la moitié d'entre elles environ a déjà passé cet examen (48,3%). Comment expliquer ce résultat pour les femmes de moins de 49 ans? 1. Il ne s agit pas de mammographies de dépistage. Certaines femmes ont pu réaliser une mammographie à visée diagnostique. 2. Les médecins résistent parfois difficilement aux demandes des patientes de bénéficier d'une mammographie de dépistage. En effet, l'incidence des cancers du sein n'est pas négligeable dans cette tranche d'âge, en particulier entre 40 et 49 ans. Le refus d'une mammographie de dépistage peut avoir, de leur point de vue, des conséquences médico-légales importantes. Ils peuvent aussi être convaincus de la nécessité de commencer le dépistage plus précocement, d'autant plus que les critères de santé publique sur lesquels se fondent les recommandations cliniques sont peu parlants. 3. Les médecins sont vraisemblablement amenés à prescrire une mammographie de dépistage dans le cadre d'un suivi gynécologique ou devant des antécédents de mastodynies. 4. Il n est pas exclu que certains médecins (médecins généralistes, médecins gynécologues) ont peut-être une connaissance imprécise des tranches d'âge recommandées. 5. Enfin, certaines patientes peuvent présenter des facteurs de risque important, justifiant alors une mammographie de dépistage précoce. La place de l'échographie dans le dépistage des cancers du sein. L'échographie est un examen très intégré dans la pratique habituelle des radiologues. Les radiologues réalisent environ 25% d'échographies en complément des mammographies de dépistage. Ces résultats mettent en lumière la place particulière accordée par les radiologues à cet examen. Il s'agit visiblement, de leur point de vue, d'un appoint indispensable à l'interprétation d'une mammographie. Les radiologues utilisent d autant plus cet examen qu il existe une image mammographique suspecte de cancer c'est-à-dire lorsqu'il existe un enjeu important pour la patiente (décision de réaliser des examens complémentaires). Par ailleurs, lorsqu'ils réalisent une échographie, ils préconisent plus souvent des examens complémentaires ce qui pourrait traduire des situations d'incertitudes diagnostiques plus grandes. Il apparaît, à la lumière de ces résultats, que l échographie permet aux radiologues de faire face aux difficultés d interprétation et, par conséquent, de diminuer l incertitude diagnostique. De leur point de vue, l échographie fait partie intégrante de l acte de dépistage. Ce point de vue ne semble pas partagé par les promoteurs des programmes de dépistage organisé qui considèrent que la mammographie est l acte de dépistage tandis que l échographie est un examen complémentaire à visée diagnostique. Au-delà du débat entre dépistage et diagnostic précoce, cette divergence a des conséquences importantes. En effet, si les radiologues ne modifient pas leur pratique : Le nombre de tests de dépistage positif, au sens du nouveau cahier des charges, sera supérieur aux normes fixées Les femmes devront payer l échographie alors qu elles avaient été conviées à un acte gratuit. La mise en œuvre des programmes de dépistage organisé modifiera-t-elle cette pratique? Difficilement. Premièrement, cette pratique correspond à des difficultés qui ne seront pas gommées par les programmes de dépistage organisé. Deuxièmement, le nouveau cahier des charges laisse la possibilité aux radiologues de réaliser une échographie en complément de la mammographie. 12

13 L'échographie a un impact sur les démarches diagnostiques proposées. Les radiologues ont noté comment l interprétation des mammographies était influencé par l échographie. Pour les femmes âgées de 50 à 74 ans, cette interprétation diffère statistiquement avec, après la réalisation d'une échographie, moins de mammographies suspects de cancers (ACR 3 : 20,5%/11,9%) (p = 0,0001) et plus de mammographies caractéristiques d'une lésion bénigne (ACR 2: 53%/62%) (p = 0,02). Ainsi, il semblerait que la réalisation d'une échographie a globalement permis aux radiologues de reclasser "à la baisse" certaines mammographies ACR3 en ACR2. Répartition des résultats de la mammographie avant et après l'échographie 80% 60% 40% avant écho après écho 20% 0% ACR 1 ACR 2 ACR 3 ACR 4 ACR 5 Ce résultat est confirmé par une analyse plus fine, ACR par ACR, de la manière dont l'échographie a modifié l'interprétation de la mammographie initiale. Les résultats présentés ci-dessous ne concernent que les femmes âgées de 50 à 74 ans soit 1262 mammographies complétées par une échographie (11 mammographies n ont pas été prises en compte en raison d'un résultat de la mammographie inconnu). Mammographie notée ACR 1 avant la réalisation d'une échographie = 286 L'échographie a confirmé l'absence de lésion suspecte dans la majorité des cas (83,6%). Elle a abouti à reclasser "à la hausse" 4 mammographies. Pour ces patientes, des examens complémentaires ont systématiquement été préconisés. Aucun cancer n'a été détecté. ACR 1 ACR 2 ACR 3 ACR 4 ACR 5 Résultat mammographie après échographie Examens complémentaires théoriques (0,2%) Examens complémentaires préconisés Nature des examens complémentaires? Ponction = 1 Surveillance = 1 Microbiopsie = 1 IRM = 1 Surveillance = 2 Mammographie notée ACR 2 avant la réalisation d'une échographie = 669 L'échographie a confirmé l'absence de lésion suspecte dans la majorité des cas (99,2%). Elle a abouti à reclasser "à la hausse" 5 mammographies. Pour ces patientes, des examens complémentaires ont le plus souvent été préconisés (4/5). Aucun cancer n'a été détecté. Résultat mammographie après échographie Examens complémentaires théoriques 1 (2,5%) Examens complémentaires préconisés Nature des examens complémentaires ACR 1 ACR 2 ACR 3 ACR 4 ACR Surveillance = 1 Ponction = 10 Surveillance = 10 Chirurgie = 1 Galactographie = 1 Microbiopsie = 1 Ponction = 1 Surveillance = 1 Biopsie = 1 1 Nombre d'examens complémentaires si la mammographie était restée classée en l'absence d'échographie. 13

14 Mammographie notée ACR 3 avant la réalisation d'une échographie = 259 L'échographie a permis de reclasser "à la baisse" 113 mammographies (43,6%) en leur attribuant un ACR 1 ou 2. Pour 17 de ces patientes, les radiologues ont malgré tout conseillé de réaliser un bilan complémentaire. Il s'agit essentiellement de mammographies de surveillance, moins souvent de cytoponctions. Par contre, l'échographie a confirmé le caractère suspect de la lésion dans les autres cas (56,4%), aboutissant même à reclasser "à la hausse" 4 mammographies. Les examens complémentaires demandés ont permis de diagnostiquer 3 cancers. Résultat mammographie après échographie Examens complémentaires théoriques1 (48,4%) Examens complémentaires préconisés Nature des examens complémentaires ACR 1 ACR 2 ACR 3 ACR 4 ACR ,5 0, Ponction = 2 Surveillance = 15 Biopsie = 4 Microbiopsie = 2 Ponction = 9 Surveillance = 82 Biopsie = 2 Surveillance = 1 Biopsie = 1 Ainsi, la réalisation d'une échographie a vraisemblablement amené les radiologues à préconiser 53 examens complémentaires en moins de ceux qu'ils auraient théoriquement demandé devant ces mammographies initialement classées ACR 3. Mammographie notée ACR 4 avant la réalisation d'une échographie = 26 L'échographie permet de reclasser "à la baisse" une mammographie et à la hausse une autre mammographie. Résultat mammographie après échographie Examens complémentaires théoriques 1 (97,6%) Examens complémentaires préconisés Nature des examens complémentaires ACR 1 ACR 2 ACR 3 ACR 4 ACR Surveillance = 1 Biopsie = 13 Ponction = 4 Surveillance = 5 Biopsie = 1 Mammographie notée ACR 5 avant la réalisation d'une échographie = 11 L'échographie confirme le caractère suspect de la lésion dans tous les cas. La réalisation d'une échographie a donc permis de : Reclasser à la baisse le résultat de 146 mammographies et, en particulier, de rassurer 113 patientes (passage de ACR 3 à ACR 1 ou 2). A contrario, elle a amené les radiologues à reclasser à la hausse 57 résultats de mammographies sans conséquence pour les femmes puisqu'il s'agit en majorité (43) d'un reclassement entre ACR 1 et ACR 2. Eviter une vingtaine (24) d'examens complémentaires. Cette "économie" correspond à 5% environ des démarches diagnostiques demandées à l'issue du bilan sénologique initial. 14

15 L'échographie n'entraîne pas une inflation de biopsies. En effet, les taux de biopsies réalisés sont, dans cette étude, conformes aux normes européennes ainsi que la Valeur Prédictive Positive des biopsies et le ratio tumeurs bénignes / cancers malins découverts à l'issue des biopsies. D après ces indicateurs, les biopsies et les micro-biopsies sont donc prescrites à bon escient. Tableau 13 : Indicateurs de performance du dépistage des cancers du sein en Charente-Maritime Indicateurs Femmes ans Normes européennes Taux de biopsie prescrite 0,7% < 1% VPP biopsie 57,1% > 50% Ratio bénin/malin 0,62 < 2 Taux de micro-biopsies 0,2% La qualité d'utilisation de la classification ACR Le taux de détection de cancers parmi les bilans sénologiques classés ACR3 est inférieur aux normes à savoir 2% - 5%. Il est donc probable que certains de ces bilans devraient plutôt être classés ACR2. Ces résultats mettent en lumière les difficultés rencontrées par les radiologues pour utiliser la classification ACR, en particulier lorsqu il existe des microcalcifications (ACR 3, ACR4). Certains auteurs ont d ailleurs mis en évidence une variabilité inter-observateurs dans le classement des microcalcifications. Ces divergences seraient liées principalement à l'interprétation de l'augmentation de taille, la forme des foyers et la variabilité de raisonnement entre la valeur prédictive positive et l'analyse morphologique; d'autres paramètres que ceux pris en compte dans la classification ACR modifiant le taux de malignité : Nombre total de microcalcifications Concentration de microcalcifications Multiplicité des foyers L'étendue des microcalcifications De plus, ces difficultés ont pu être aggravées par l'absence de formation spécifique des radiologues à l'utilisation de la classification ACR avant le démarrage de l évaluation. En résumé La majorité des radiologues du département ont participé à cette étude (40/43). Au total, 8715 femmes qui les avaient consulté pour une mammographie de dépistage ont été incluses dans cette étude. La majorité d'entre elles était âgée de 50 à 74 ans (62,3%). Le taux de couverture dans la population cible des programmes de dépistage des cancers du sein (50-74 ans) est estimé à environ 35-40%. Beaucoup de femmes avaient déjà bénéficié d'une mammographie, même parmi les plus jeunes d'entre elles, traduisant vraisemblablement deux phénomènes concomitants : Les médecins résistent difficilement à la demande des patientes et il s'agit de femmes bénéficiant d'un suivi médical important. Un peu plus d'un quart des femmes ont bénéficié d'une échographie ou d'une échoscopie en complément de la mammographie (26,9%). Cet examen semble donc très intégré à la pratique actuelle des radiologues. Son impact est cependant contrasté : Elle permet de rassurer des patientes à qui des démarches complémentaires auraient sinon été demandées. Elle participe vraisemblablement à la qualité (cf ci-dessous) de la pratique radiologique dans le département. Elle n'entraîne pas de démarches inflationnistes en terme de biopsies ou de micro biopsies. 15

16 Par contre, Elle n'a pas permis de détecter de cancer, en raison peut-être de la petite taille de l'échantillon. Elle a un coût. A l'issue du bilan sénologique initial, les radiologues ont proposé des examens complémentaires à environ 5% des femmes. Il s'agit principalement de surveillances à distance (69,7%), dans une moindre mesure, de ponctions (12,8%) et de biopsies (11,6%). Les autres examens sont anecdotiques. A l'issue de ces démarches diagnostiques, 35 cancers ont été détectés (0,4%) dont 29 parmi les femmes âgées de 50 à 74 ans (0,5%). 16

17 III) La performance du dépistage réalisé par les radiologues libéraux de Charente- Maritime. Pour analyser la performance du dépistage des cancers du sein réalisé par les radiologues libéraux de Charente-Maritime, en dehors de tout programme de dépistage, nous avons calculé les indicateurs de performance prévus dans le cahiers des charges des programmes de dépistage et nous les avons comparé aux normes européennes 2. N.B. : Aucune comparaison avec la performance des programmes de dépistage mis en œuvre depuis 1989 dans les départements pilotes n'a été réalisée. En effet, il ne s'agissait pas d'opposer les programmes de dépistage et l'activité des radiologues libéraux. De plus, les comparaisons étaient difficiles : il coexiste, dans les départements pilotes, un dépistage "spontané" et les femmes présentant des signes cliniques ne sont pas toujours exclues des programmes de dépistage contrairement à notre enquête. Les indicateurs d'impact Pour qu'un programme de dépistage des cancers du sein réduise de manière significative la mortalité, il doit concerner plus de 60% des femmes de la tranche d'âge ciblée. L'évaluation de l'impact du dépistage repose principalement sur : Le taux de participation des femmes rapporté à la population invitée Le taux de participation des femmes rapporté à la cohorte de femmes concernées par le dépistage Le taux de couverture du programme Ces indicateurs évaluent principalement l'implication des médecins traitants et des gynécologues dans le dépistage ainsi que la qualité des campagnes d'information à destination des femmes. Il s'agit d'un des enjeux importants des programmes de dépistage. En raison de la nature de ce travail, il n'est pas possible de calculer précisément ce taux. Par contre, une estimation montre un taux de couverture faible, d'environ 35 à 40%. Les indicateurs de qualité du test de dépistage L'évaluation de la qualité du test repose sur plusieurs critères : Le taux de tests positifs : Nombre de femmes à qui le radiologue a préconisé, après le bilan sénologique initial, des investigations complémentaires (sauf surveillance mammographique à 24 mois) rapporté au nombre de mammographies réalisées. La Valeur Prédictive Positive d'un test positif : Nombre de cancers dépistés par rapport au nombre de bilans sénologiques initiaux jugés positifs par le radiologue. La Valeur Prédictive Négative d'un test positif : Nombre de femmes indemnes de cancers du sein par rapport au nombre de bilans sénologiques initiaux jugés négatifs par le radiologue. Le calcul de cet indicateur n'a pas pu être réalisé car il suppose le dénombrement précis des cancers de l'intervalle. Ces indicateurs évaluent la justesse d'interprétation, par le radiologue, des clichés avec un double objectif : Minimiser le nombre de test positif et, par conséquent, le nombre d'examens complémentaires générateurs d'angoisse, d'effets secondaires et de dépenses inutiles. Détecter le maximum de cancers. Le taux de test positif est, pour la tranche d'âge ans, conforme aux normes européennes de même que la VPP d'un test positif. 2 Les résultats présentés ne tiennent pas compte des fluctuations d'échantillonnage, parfois importantes en raison du faible nombre de cancers détectés. 17

18 Tableau 14 : Taux de bilan positif et VPP d un bilan sénologique (mammographie et échographie) < 40 ans ans ans > 75 ans Total Normes bilan positif 2,8% 4,5% 5% 5,2% 4,7% < 7% VPP bilan positif 0% 3,4% 10,6% 18,2% 8,5% > 10% Si on considère la définition d un test positif prévu dans le nouveau cahier des charges des programmes de dépistage à savoir une mammographie suspecte de cancer et pour laquelle le radiologue demande des examens complémentaires, alors le taux de test positif et la VPP d un test positif ne sont plus conformes aux normes européennes, quelque soit les tranches d âge considérés. Tableau 15 : Taux de test positif et VPP d'un test positif (mammographie seule). < 40 ans ans ans > 75 ans Total Normes Test positif 31,9% 23,7% 16,4% 8,6% 19,3% < 7% VPP test 0% 0,6% 3,2% 11,1% 2,1% > 10% Les indicateurs de qualité de la procédure de dépistage. On appelle procédure de dépistage l'ensemble des examens complémentaires demandés après le bilan sénologique initial pour préciser des anomalies radiologiques constatées. Les critères de qualité de cette procédure sont : Le taux de biopsie : Nombre de biopsies chirurgicales préconisées à l issue du bilan sénologique initial rapporté au nombre de dépistages réalisés. La Valeur Prédictive Positive d'une biopsie : Nombre de cancers dépistés rapporté au nombre de biopsies réalisées. Le ratio bénin/malin : Nombre de tumeurs bénignes diagnostiquées à la biopsie rapportées au nombre de cancers découverts par le même moyen. Le taux de cancer de l'intervalle Le taux de faux négatif Ces indicateurs évaluent la justesse avec laquelle les radiologues et/ou les cliniciens posent l'indication d'une biopsie avec un double objectif : Minimiser le nombre de biopsies génératrices d'angoisse, d'effets secondaires et de dépenses inutiles. Détecter le maximum de cancers. Le taux de biopsies prescrites et/ou réalisées est, dans toutes les tranches d'âge, conforme aux normes européennes. Par ailleurs, le taux de réalisation des micro-biopsies est faible (0,2%) confirmant le caractère peu inflationniste de la procédure de dépistage mise en œuvre par les radiologues libéraux en Charente-Maritime. La VPP d'une biopsie est, globalement et pour les femmes âgées de 50 à 74 ans, conforme aux normes européennes. De plus, pour les femmes âgées de moins de 50 à 74 ans, le ratio bénin/malin est conforme aux normes européennes. 18

19 Taux de biopsies prescrites Tableau 16 : Les indicateurs de qualité de la procédure de dépistage < 40 ans ans 0,2% 0,3% (5) 1/501 8/ ans > 75 ans Total Normes 0,7% 40/5427 1% 2/210 0,6% 51/8715 <1,5% Taux de biopsies réalisées 0,2% 1/501 0,3% 9/2577 0,9% 47/5427 1% 2/210 0,7% 59/8715 <1,5% Taux de microbiopsies 0,2% 0,2% 0,2% 0,5% 0,2% Aucune VPP biopsies 0% 44,4% 4/9 61,7% Ration bénin/malin 1/0 1,25 5/4 29/47 0,62 18/29 2/2 0 0/2 100% 35/59 59,3% >50% 0,69 24/35 <2 Les indicateurs d'efficacité Le principal critère d'efficacité s'exprime en terme de réduction de la mortalité par cancer du sein dans la population dépistée. Ne disposant pas de données pour évaluer la mortalité, cet indicateur est remplacé par des critères "intermédiaires" d'efficacité mesurés à court terme : Le taux de détection des cancers : Nombre de cancers dépistés rapporté au nombre de bilans sénologiques initiaux réalisés. Le taux de cancer in situ détecté : Nombre de cancers in situ rapporté au nombre de cancers détectés Le taux de cancer invasif égal ou inférieur à 1 cm / 1,5 cm : Nombre de cancers invasifs égal ou inférieur à 1 cm (ou 1,5 cm) rapporté au nombre de cancers détectés. Le taux de cancer sans envahissement ganglionnaire : Nombre de cancers invasifs sans envahissement ganglionnaire rapporté au nombre de cancers détectés Ces indicateurs évaluent la précocité de la détection des cancers et, par conséquent, les chances de survie des patientes. Ils traduisent donc la qualité du travail des cliniciens mais aussi des radiologues (suivi des femmes). Par ailleurs, certains de ces indicateurs (taux de détection de moins de 1 cm ou 1,5 cm) évaluent la capacité du radiologue à reconnaître des cancers de petites tailles et, par conséquent, la qualité d'interprétation des clichés et la qualité des films utilisés. Parmi les femmes âgées de 50 à 74 ans, tous les indicateurs sont conformes aux normes européennes à l'exception du taux de cancer in situ qui est très inférieur à 15%. Taux de détection cancer 0% 0/501 Tableau 17 : Les indicateurs d'efficacité < 40 ans* ans* ans > 75 ans* Total Normes >0,5% 0,15% 4/2577 0,53% 29/5427 1% 2/210 0,4% 35/8715 Taux de détection cancer < = 1 cm 0% 33,3% 1/3 39,3% 11/28 100% 2/2 42,4% 14/33 > 25% Taux de détection cancer <= 1,5 cm 0% 33,3% 1/3 71,4% 20/28 100% 2/2 69,7% 23/33 > 50% Taux de détection cancers in situ 0% 25% 1/4 3% 1/29 0% 0/2 5,7% 2/35 > 15% Taux de détection cancer sans envahissement gl. 0% 0% 0/3 71,4% 20/28 100% 2/2 66,7% 22/33 >60% *Parmi les femmes âgées de plus de 75 ans et entre 40 et 49 ans, les indicateurs doivent être considérés avec prudence en raison du 19

20 faible nombre de cancers détectés. Les indicateurs d'organisation Les indicateurs de la qualité de l'organisation du dépistage sont : Le taux de suivi : Nombre de femmes pour lesquelles des investigations complémentaires étaient préconisées par le radiologue et qui les ont effectivement réalisées Le délai entre la mammographie et le rendu du résultat Le délai entre la mammographie et le résultat définitif de la procédure de dépistage Ces indicateurs évaluent la qualité de l'organisation, en particulier, la capacité à éviter : Des traitements retardés et/ou la non prise en charge des anomalies dépistées L'angoisse des femmes en attente d'un résultat. En raison de la durée de suivi de l'enquête, les résultats présentés ne prennent pas en compte les femmes à qui un contrôle était préconisé à plus de 15 mois. Le recueil d'information concernant le suivi médical des femmes a été presque exhaustif, en particulier pour les femmes de moins de 40 ans (92,3%) et celles âgées entre 50 et 74 ans (80,6%). Il n'existe pas, à notre connaissance, de normes européennes concernant le taux de suivi. Par contre, il est possible de rapprocher ces résultats avec ceux obtenus dans les programmes de dépistage des cancers du sein. Ainsi, sur dix départements pilotes, huit présentaient des taux de suivi entre 85 et 99% tandis que deux présentaient des taux de suivi inférieur à 60% (La presse médicale 1996). Les examens qui n'ont pas été réalisés sont les suivants : Une biopsie et une micro biopsie Une galactographie Une IRM 74 contrôles d'images douteuses dont 28 avait été programmées à 12 mois. 2 non-réponses Taux de suivi 92,3% 12/13 Tableau 18 : Le taux de suivi < 40 ans ans ans > 75 ans Total Normes 78,6% 88/112 80,6% 212/263 70% 7/10 80,1% 319/398 Aucune En raison de l'absence de double lecture, le délai entre le bilan sénologique initial et le rendu du résultat est nul. Les femmes sortent de chez le radiologue avec les résultats de la mammographie. Le délai moyen entre le bilan sénologique initial et la réalisation de tous les examens complémentaires demandés est de 62,9 jours (médiane = 46 jours). Dans la mesure où il s'agit le plus souvent de la date de réalisation de la biopsie chirurgicale, nous pouvons estimer que le délai moyen entre le dépistage et le traitement, en cas de cancer, est de deux mois environ. Discussion des résultats Au total, cette évaluation permet de mettre en lumière les points forts et les points faibles de l'activité de dépistage des cancers du sein en dehors d'un programme de dépistage organisé pour comprendre comment l'améliorer. Le taux de couverture. Le taux de couverture est insuffisant au regard des normes européennes. Par conséquent, le dépistage actuel ne permet probablement pas de réduire de manière significative le taux de mortalité par cancer du sein dans la population cible c'est à dire parmi les femmes résidant en Charente-Maritime et âgées de 50 à 74 ans. Des efforts doivent donc être entrepris. Deux axes de réflexion peuvent, dans ce cadre, être poursuivis : Informer, sensibiliser les femmes. Il s'agit de mesures prévues dans les programmes de dépistage à venir. 20

21 Donner les moyens aux médecins traitants d'optimiser ce dépistage. Les résultats d'un travail confié à une équipe de sociologues du CNRS sur ce thème et la revue de la littérature apportent des éléments pertinents. Ils sont développés dans un autre document disponible à l'urml (URML ). Le taux de tests positifs Dans la pratique habituelle des radiologues, un test de dépistage correspond à une mammographie complétée, si besoin, par une échographie. C'est sur la base de ces examens qu'ils décident de poursuivre les investigations complémentaires. En se référant à cette pratique, le taux de test positif est, pour la tranche d'âge ans, conforme aux normes européennes de même que la VPP d'un test positif. Cependant, le nouveau cahier des charges exclu l'échographie de la définition d'un test de dépistage. En appliquant cette définition, le taux de test positif et la VPP du test ne sont plus conformes aux normes européennes. Or, l'échographie est aujourd'hui un complément important de la mammographie. Elle contribue vraisemblablement à la qualité de la pratique des radiologues, leur permettant de surmonter des difficultés d'interprétation de certains clichés. Dans ce contexte et compte tenu de la possibilité de réaliser cet examen dans le nouveau cahier des charges, les radiologues et les promoteurs des programmes de dépistage pourraient s'intéresser à la manière d'accompagner les radiologues en vue de diminuer le nombre d'échographies réalisées tout en préservant la qualité de l'interprétation des mammographies. En effet, il ne suffit pas de fixer comme objectif le respect d'un indicateur pour améliorer la qualité des soins. Le taux de cancers in situ. La mise en place des programmes de dépistage s'est accompagnée d'une augmentation du taux de cancer in situ détecté. Ainsi, dans les études citées, le taux de cancers in situ est passé de 3-4% avant le programme à 15-20% après. Ce résultat traduirait, d'après ces auteurs, une amélioration de la qualité d'interprétation des mammographies. Le faible taux constaté serait donc le révélateur d'une mauvaise qualité d'interprétation des clichés. Cette conclusion est cependant en contradiction avec les autres indicateurs mesurant la qualité de l interprétation des mammographies. Il s'agit par exemple des taux de détection des cancers invasifs de moins de 1 cm et de moins de 1,5 cm qui sont, dans notre étude, conformes aux normes européennes. Dans ces conditions, comment interpréter le faible taux de cancers in situ détectés en Charente-Maritime? Est-il nécessairement synonyme d'une mauvaise qualité de la pratique des radiologues? Pas nécessairement. Certains auteurs estiment qu'un taux de détection de cancers in situ élevé n'est pas souhaitable car il présente des risques de surdiagnostic. En effet, une part importante de cancers in situ habituellement détectés est de bas grade (environ 60%). Or, l'évolution de ces cancers vers un cancer invasif n'est pas toujours démontrée. De plus, cette détection s'accompagne d'un plus grand nombre de lésions bénignes opérées inutilement. Par ailleurs, un faible taux de détection des cancers in situ accompagne, dans certaines conditions, une plus grande expertise des radiologues. Ainsi, l'analyse d'une série de plus de femmes ayant participé au dépistage des cancers du sein entre 1990 et 1994 dans le département des Bouches-du-Rhône, a montré que les radiologues "experts" comparés aux autres radiologues, interprètent de manière plus spécifique les mammographies. Ils proposent moins d'examens complémentaires, détectent plus de cancers, proposent des biopsies à meilleur escient (moins de biopsies bénignes, VPP des biopsies plus élevées). Cette plus grande spécificité, c'est à dire cette capacité à détecter des lésions qui sont effectivement des cancers tout en limitant le nombre de lésions bénignes opérées à tort, est liée à une faible détection de cancer in situ. A l'opposé, le développement des micro-biopsies ou des macro-biopsies s'accompagnera d'une augmentation du taux de détection de cancers in situ sans pour autant que la qualité d'interprétation des mammographies soit améliorée. Ainsi, aux Etats unis, dans un contexte médico-légal particulier, le taux de détection des cancers in situ est d'environ 45%, grâce à la réalisation fréquente de prélèvements histologiques. Devant ces résultats contradictoires, il est absurde de demander aux radiologues d'augmenter à tout prix le taux de détection de cancers in situ. Par contre, il convient peut-être de leur donner les moyens de renforcer leur expertise dans l'analyse des mammographies difficiles, en particulier des images de microcalcifications. Cette question sera abordée plus précisément au chapitre suivant. 21

Incidence 75 à 90 /100 00 femmes. Après 35 ans une femme sur 6 ou 7 fera un cancer du sein En France 40 000 Nouveaux cas / an 12 000 décès / an

Incidence 75 à 90 /100 00 femmes. Après 35 ans une femme sur 6 ou 7 fera un cancer du sein En France 40 000 Nouveaux cas / an 12 000 décès / an Dépistage du cancer du sein J Lansac Département de gynécologie Obstétrique Reproduction Médecine foetale CHU de Tours Pourquoi le dépistage du cancer du sein? C est un cancer fréquent Incidence 75 à 90

Plus en détail

Chaque année, près de 49 000 cas de cancers du sein sont détectés et 11 900 femmes

Chaque année, près de 49 000 cas de cancers du sein sont détectés et 11 900 femmes AIDE À LA PRATIQUE Cancer du sein Quelles modalités de dépistage, pour quelles femmes? Chaque année, près de 49 000 cas de cancers du sein sont détectés et 11 900 femmes décèdent des suites de cette maladie.

Plus en détail

Cancer du sein : données épidémiologiques 2012

Cancer du sein : données épidémiologiques 2012 Cancer du sein 1 2 Cancer du sein : données épidémiologiques 2012 1er cancer en fréquence et en mortalité de la femme 48.763 nouveaux cas 31,5 % des nouveaux cas de cancers de la femme 50 % des cancers

Plus en détail

Place de l IRM dans le diagnostic du cancer du sein

Place de l IRM dans le diagnostic du cancer du sein Place de l IRM dans le diagnostic du cancer du sein Docteur Maryannick Bryselbout, Hôpital d Aix en Provence Docteur Olivier Marpeau, Clinique de l Étoile Cancer le plus fréquent de la femme En France,

Plus en détail

I. Stratégie diagnostique face à une anomalie clinique du sein

I. Stratégie diagnostique face à une anomalie clinique du sein STRATÉGIE DIAGNOSTIQUE FACE À UNE ANOMALIE CLINIQUE OU INFRACLINIQUE DU SEIN I. Stratégie diagnostique face à une anomalie clinique du sein 1. Anomalie à la palpation (ou à l inspection : capiton, rétraction

Plus en détail

MICRO OU MACROBIOPSIE MAMMAIRE

MICRO OU MACROBIOPSIE MAMMAIRE MICRO OU MACROBIOPSIE MAMMAIRE Dr Philippe de Vanssay de Blavous Sénologie interventionnelle Clinique des ORMEAUX AHFMC 2 avril 2015 EPIDEMIOLOGIE DU CANCER DU SEIN 50 000 nouveaux cas/an 11 000 décès/an

Plus en détail

Docteur Brigitte Seradour

Docteur Brigitte Seradour Dépistage du cancer du sein Docteur Brigitte Seradour Pourquoi dépister le cancer du sein? (Selon 10 principes OMS) Il s agit d une maladie grave, fréquente, détectable (phase latente) L examen de dépistage

Plus en détail

Le programme national de dépistage systématique du cancer du sein a été établi par

Le programme national de dépistage systématique du cancer du sein a été établi par Dépistage organisé du cancer du sein : le cahier des charges et son bilan après deux ans du Plan cancer Breast cancer screening: the protocol and its evaluation two years after the national plan for cancer

Plus en détail

INSTITUT CLAUDIUS REGAUD TOULOUSE

INSTITUT CLAUDIUS REGAUD TOULOUSE DIAGNOSTIC DES RECIDIVES LOCOREGIONALES GENERALITES VIVIANE FEILLEL INSTITUT CLAUDIUS REGAUD TOULOUSE OBJECTIFS DE LA SURVEILLANCE Evaluation des séquelles post-thérapeutiques Diagnostic précoce des récidives

Plus en détail

radiologiques afin d approcher leur nature bénigne ou maligne

radiologiques afin d approcher leur nature bénigne ou maligne Microcalcifications mammaires :comment s en sortir? J El Azizi El Alaoui, R Latib, B Benayada, L Jroundi, I Chami, N Boujida Service d Imagerie Médicale Institue d Oncologie Rabat Maroc Introduction L

Plus en détail

Traitement du carcinome intracanalaire du sein

Traitement du carcinome intracanalaire du sein Traitement du carcinome intracanalaire du sein Eric SEBBAN 241 rue du faubourg St Honoré, Paris INTRODUCTION 20% des tumeurs mammaires malignes appartiennent à la famille du carcinome intra canalaire et

Plus en détail

LESIONS ACR3 EN MAMMOGRAPHIE ET ECHOGRAPHIE: définition, conduite àtenir. Dr M GAYET, Dr M FONSECA, Dr V CALMELS CHU Bicêtre

LESIONS ACR3 EN MAMMOGRAPHIE ET ECHOGRAPHIE: définition, conduite àtenir. Dr M GAYET, Dr M FONSECA, Dr V CALMELS CHU Bicêtre LESIONS ACR3 EN MAMMOGRAPHIE ET ECHOGRAPHIE: définition, conduite àtenir Dr M GAYET, Dr M FONSECA, Dr V CALMELS CHU Bicêtre Définition ACR 3: Anomalie probablement bénigne Risque de malignité inférieur

Plus en détail

Imagerie du sein. Georgios Sgourdos Chef de clinique COURS-BLOC POUR LES CANDIDATS AU TITRE FMH EN GYNECOLOGIE-OBSTETRIQUE. Samedi 8 octobre 2011

Imagerie du sein. Georgios Sgourdos Chef de clinique COURS-BLOC POUR LES CANDIDATS AU TITRE FMH EN GYNECOLOGIE-OBSTETRIQUE. Samedi 8 octobre 2011 COURS-BLOC POUR LES CANDIDATS AU TITRE FMH EN GYNECOLOGIE-OBSTETRIQUE Samedi 8 octobre 2011 Imagerie du sein Georgios Sgourdos Chef de clinique Service de radiodiagnostic et radiologie interventionnelle

Plus en détail

Recommandations de prise en charge mammaire des femmes porteuses d une mutation BRCA1 ou BRCA2

Recommandations de prise en charge mammaire des femmes porteuses d une mutation BRCA1 ou BRCA2 Recommandations de prise en charge mammaire des femmes porteuses d une mutation BRCA1 ou BRCA2 AUTOEXAMEN MAMMAIRE non préconisé si demande de la patiente : se rapprocher du gynécologue pour apprentissage

Plus en détail

RECOMMANDATIONS DE SANTÉ PUBLIQUE Dépistage du cancer du sein en France : identification des femmes à haut risque et modalités de dépistage Volet 2

RECOMMANDATIONS DE SANTÉ PUBLIQUE Dépistage du cancer du sein en France : identification des femmes à haut risque et modalités de dépistage Volet 2 RECOMMANDATIONS DE SANTÉ PUBLIQUE Dépistage du cancer du sein en France : identification des femmes à haut risque et modalités de dépistage Volet 2 Date de validation par le collège : Mars 2014 Cette recommandation

Plus en détail

Mammographie douteuse : Macrobiopsie: un diagnostic sûr, rapide, sans cicatrice*

Mammographie douteuse : Macrobiopsie: un diagnostic sûr, rapide, sans cicatrice* Mammographie douteuse : Macrobiopsie: un diagnostic sûr, rapide, sans cicatrice* De la mammographie de dépistage au prélèvement Le cancer du sein est le cancer féminin le plus fréquent. Une femme sur 9

Plus en détail

+ Biopsie du sein guidée par IRM : Technique et place dans la chaine diagnostique en sénologie

+ Biopsie du sein guidée par IRM : Technique et place dans la chaine diagnostique en sénologie Biopsie du sein guidée par IRM : Technique et place dans la chaine diagnostique en sénologie Dr Biopsie Corinne du Balleyguier sein guidée par IRM : Technique Service de Radiologie Institut Gustave Roussy,

Plus en détail

Campagne de Dépistage Gratuit du Cancer Du Sein

Campagne de Dépistage Gratuit du Cancer Du Sein Campagne de Dépistage Gratuit du Cancer Du Sein Campagne du gouvernement de la Nouvelle-Calédonie Dossier de presse - 10 août 2009 Le gouvernement de la Nouvelle-Calédonie lance à compter du 10 août 2009

Plus en détail

Imagerie mammaire: et après le cancer? S.Dechoux, A. Morel, I.Thomassin-Naggara, J.Chopier

Imagerie mammaire: et après le cancer? S.Dechoux, A. Morel, I.Thomassin-Naggara, J.Chopier Imagerie mammaire: et après le cancer? S.Dechoux, A. Morel, I.Thomassin-Naggara, J.Chopier Les problématiques rencontrées Détection de reliquat tumoral Detection récidive Patiente asymptomatique Patiente

Plus en détail

Dépistage du cancer du sein en France : identification des femmes à haut risque et modalités de dépistage

Dépistage du cancer du sein en France : identification des femmes à haut risque et modalités de dépistage Dépistage du cancer du sein en France : identification des femmes à haut risque et modalités de dépistage Séminaire Dépistage organisé des cancers 23 juin 2014 Dr Olivier Scemama Adjoint au chef du service

Plus en détail

Dépistage du cancer du sein

Dépistage du cancer du sein Septembre 2005 Dépistage du cancer du sein Rapport d évaluation du suivi épidémiologique Données 2001 et 2002 sommaire 1 2 3 4 5 Note méthodologique p 3 1.1. Nouveau cahier des charges p 4 1.2. Invitation

Plus en détail

CAHIERS DES CHARGES DU DEPISTAGE ORGANISE DU CANCER DU SEIN

CAHIERS DES CHARGES DU DEPISTAGE ORGANISE DU CANCER DU SEIN CAHIERS DES CHARGES DU DEPISTAGE ORGANISE DU CANCER DU SEIN p.1 CAHIER DES CHARGES POUR LES RADIOLOGUES p. 2 Table des matières CAHIER DES CHARGES POUR LES RADIOLOGUES... 2 TABLE DES MATIÈRES... 3 GLOSSAIRE...

Plus en détail

A PROPOS DU CAD EN SENOLOGIE, DE L'AGRANDISSEMENT GEOMETRIQUE ET DE L'INCIDENCE DE PROFIL.

A PROPOS DU CAD EN SENOLOGIE, DE L'AGRANDISSEMENT GEOMETRIQUE ET DE L'INCIDENCE DE PROFIL. A PROPOS DU CAD EN SENOLOGIE, DE L'AGRANDISSEMENT GEOMETRIQUE ET DE L'INCIDENCE DE PROFIL. Le CAD (computer aide diagnosis) et les micro-calcifications : Les CAD sont très et les plus performants dans

Plus en détail

CANCERS DU SEIN. Dr PERNAUT, Dr DUQUESNOY 21 Janvier 2015 EPU-B

CANCERS DU SEIN. Dr PERNAUT, Dr DUQUESNOY 21 Janvier 2015 EPU-B CANCERS DU SEIN Dr PERNAUT, Dr DUQUESNOY 21 Janvier 2015 EPU-B Dépistage 1 Patiente de 43 ans Pas d ATCD familiaux ni personnels 3 enfants, allaitement maternel Contraception par stérilet au Levonorgestrel

Plus en détail

VOTRE PARCOURS DE SOINS EN PATHOLOGIE MAMMAIRE

VOTRE PARCOURS DE SOINS EN PATHOLOGIE MAMMAIRE INFOS PATIENTS SEIN - PATHOLOGIE MAMMAIRE VOTRE PARCOURS DE SOINS EN PATHOLOGIE MAMMAIRE Bienvenue VOUS AVEZ RENDEZ-VOUS POUR UNE PREMIÈRE CONSULTATION EN SÉNOLOGIE. NOUS AVONS RÉALISÉ CETTE PLAQUETTE

Plus en détail

- Effets secondaires des traitements - Métastases - Second cancer après cancer du sein - Qualité de vie BENEFICES ET MODALITES DE SURVEILLANCE

- Effets secondaires des traitements - Métastases - Second cancer après cancer du sein - Qualité de vie BENEFICES ET MODALITES DE SURVEILLANCE SURVEILLANCE DU CANCER DU SEIN TRAITE ( VIVIANE FEILLEL) SURVEILLANCE LOCOREGIONALE - Séquelles post-thérapeutiques - Récidive homolatérale - Cancer du sein controlatéral SURVEILLANCE GENERALE - Effets

Plus en détail

INDICATIONS CHIRURGICALES DANS LE CANCER DU SEIN

INDICATIONS CHIRURGICALES DANS LE CANCER DU SEIN Calformed, 09/02/2007, Dr J.M Loez, Calais INDICATIONS CHIRURGICALES DANS LE CANCER DU SEIN I - RAPPEL DE LA CLASSIFICATION CLINIQUE DES CANCERS DU SEIN A - TUMEUR PRIMITIVE Tx non déterminé To pas de

Plus en détail

Cancer du sein in situ

Cancer du sein in situ traitements et soins octobre 2009 recommandations professionnelles Cancer du sein COLLECTION recommandations & référentiels Recommandations de prise en charge spécialisée Carcinome canalaire et carcinome

Plus en détail

Cancer du sein in situ

Cancer du sein in situ traitements et soins octobre 2009 recommandations professionnelles Cancer du sein COLLECTION recommandations & référentiels Recommandations de prise en charge spécialisée Carcinome canalaire et carcinome

Plus en détail

Le carcinome mammaire chez l'homme est exceptionnel, représentant environ 1 % de l'ensemble des cancers mammaires.

Le carcinome mammaire chez l'homme est exceptionnel, représentant environ 1 % de l'ensemble des cancers mammaires. Le carcinome mammaire chez l'homme est exceptionnel, représentant environ 1 % de l'ensemble des cancers mammaires. Environ 300 hommes par an sont diagnostiqués comme ayant un cancer du sein. L'âge moyen

Plus en détail

IRM Mammaire Quelles indications en 2014? Dr Marie Hélène CARACO

IRM Mammaire Quelles indications en 2014? Dr Marie Hélène CARACO IRM Mammaire Quelles indications en 2014? Dr Marie Hélène CARACO 1 Introduction a IRM : imagerie de l angiogénèse tumorale améliore la sensibilité de détection (> 90 %) par contre faible spécificité (70

Plus en détail

Enseignement de la sénologie. M. Espié Centre des maladies du sein Hôpital Saint Louis

Enseignement de la sénologie. M. Espié Centre des maladies du sein Hôpital Saint Louis Enseignement de la sénologie M. Espié Centre des maladies du sein Hôpital Saint Louis Un constat En France pendant les études médicales environ 3 heures sont consacrées au cancer du sein et quasiment aucune

Plus en détail

Bilan radiologique diagnostique d'une tumeur mammaire. S. Cousin Tuteur: Dr Ceugnart DES d'oncologie médicale 11 décembre 2009

Bilan radiologique diagnostique d'une tumeur mammaire. S. Cousin Tuteur: Dr Ceugnart DES d'oncologie médicale 11 décembre 2009 Bilan radiologique diagnostique d'une tumeur mammaire. S. Cousin Tuteur: Dr Ceugnart DES d'oncologie médicale 11 décembre 2009 Plan Généralités Le dépistage La Mammographie: place/limites/indications L'echographie:

Plus en détail

La participation au dépistage du cancer du sein des femmes de 50 à 74 ans en France

La participation au dépistage du cancer du sein des femmes de 50 à 74 ans en France RECOMMANDATIONS EN SANTÉ PUBLIQUE La participation au dépistage du cancer du sein des femmes de 50 à 74 ans en France Situation actuelle et perspectives d évolution Synthèse et recommandations Novembre

Plus en détail

CANCER DU SEIN CHEZ LES FEMMES ÂGÉES

CANCER DU SEIN CHEZ LES FEMMES ÂGÉES CANCER DU SEIN CHEZ LES FEMMES ÂGÉES PARTICULARITÉS ÉPIDÉMIOLOGIQUES 40 000 nouveaux cas/an en France, 11 000 décès 45% des femmes atteintes ont plus de 65 ans La fréquence s accroît avec l âge, aux USA:

Plus en détail

La première observation :

La première observation : 1 Dépistage organisé du cancer du sein et risque médicolégal. Faut-il améliorer la concertation entre les différents acteurs des mammographies de dépistage quant à leur interprétation? Avec notre collègue

Plus en détail

F JABNOUN, H BERMENT, R KHAYAT, M MOHALLEM, Y BARUKH, P CHEREL Institut Curie Hôpital René Huguenin, Saint Cloud JFR 2010

F JABNOUN, H BERMENT, R KHAYAT, M MOHALLEM, Y BARUKH, P CHEREL Institut Curie Hôpital René Huguenin, Saint Cloud JFR 2010 F JABNOUN, H BERMENT, R KHAYAT, M MOHALLEM, Y BARUKH, P CHEREL Institut Curie Hôpital René Huguenin, Saint Cloud JFR 2010 Une anomalie ACR5 n est pas synonyme de malignité (VPP>95%) Quelle CAT après un

Plus en détail

L âge moyen des femmes au moment du diagnostic était de 49,7 ans (E.T. 12), avec un pic de fréquence entre 45 et 55 ans

L âge moyen des femmes au moment du diagnostic était de 49,7 ans (E.T. 12), avec un pic de fréquence entre 45 et 55 ans المجلة الصحية لشرق المتوسط منظمة الصحة العالمية المجلد الثالث عشر العدد ٢٠٠٧ ٢ Le cancer du sein est le principal cancer féminin dans le monde et en Tunisie [1-4]. Son incidence est plus élevée dans les

Plus en détail

Prise en charge des lésions frontières et in situ : trop ou pas assez?

Prise en charge des lésions frontières et in situ : trop ou pas assez? Prise en charge des lésions frontières et in situ : trop ou pas assez? Fait-on trop de micro- ou de macrobiopsies? Too many breast biopsies? V. Juhan, P. Siles et S. Coze Mots clés : cancer du sein, surdiagnostic,

Plus en détail

Propositions de conduite à tenir pour les femmes porteuses d implants mammaires : Avis d experts coordonné par l Institut National du Cancer (INCa)

Propositions de conduite à tenir pour les femmes porteuses d implants mammaires : Avis d experts coordonné par l Institut National du Cancer (INCa) Propositions de conduite à tenir pour les femmes porteuses d implants mammaires : Avis d experts coordonné par l Institut National du Cancer (INCa) Mars 2014 Propositions de conduite à tenir pour les femmes

Plus en détail

CANCER ET ASSURANCES

CANCER ET ASSURANCES CANCER ET ASSURANCES Après un cancer, contrairement à ce qui se passe pour d'autres maladies, le " risque aggravé " n'est pas permanent, il n'augmente pas avec le temps et avec l'âge mais il est généralement

Plus en détail

HORMONOLOGIE - REPRODUCTION Imagerie mammaire. Imagerie mammaire

HORMONOLOGIE - REPRODUCTION Imagerie mammaire. Imagerie mammaire 17/04/2014 STOUT Sophie L3 H-R Pr. P. SILES 10 pages Relecteur 7 Imagerie mammaire Plan A. Dépistage du cancer du sein I. Dépistage organisé II. Dépistage individuel B. Techniques utilisées en imagerie

Plus en détail

Recommandations régionales Prise en charge des cancers du sein non métastatiques

Recommandations régionales Prise en charge des cancers du sein non métastatiques Recommandations régionales Prise en charge des cancers du sein non métastatiques - juin 2005 - CARCINOMES INTRA-CANALAIRES Diagnostic Dépistage (le plus souvent examen clinique normal ; parfois tumeur,

Plus en détail

L examen clinique doit permettre de recueillir un certain nombre d informations.

L examen clinique doit permettre de recueillir un certain nombre d informations. Chapitre 1 Bilans Généralités Examen clinique L examen clinique doit permettre de recueillir un certain nombre d informations. Le compte-rendu doit comporter : - âge de la patiente, le statut ménopausique

Plus en détail

Pour l'instant, les connaissances actuelles ne permettent pas d'empêcher un cancer du sein de survenir.

Pour l'instant, les connaissances actuelles ne permettent pas d'empêcher un cancer du sein de survenir. Dépistage Pour l'instant, les connaissances actuelles ne permettent pas d'empêcher un cancer du sein de survenir. Par contre, nous pouvons tenter de le dépister plus tôt afin d'avoir plus de chances de

Plus en détail

Mars bleu. Dossier de presse. contre le Cancer colorectal! Association pour le Dépistage Organisé des Cancers

Mars bleu. Dossier de presse. contre le Cancer colorectal! Association pour le Dépistage Organisé des Cancers Mars bleu Dossier de presse Ensemble mobilisons nous contre le Cancer colorectal! ADOC 11 Association pour le Dépistage Organisé des Cancers Un dépistage organisé Le principe du dépistage est de détecter

Plus en détail

Utilisation des médicaments au niveau des soins primaires dans les pays en développement et en transition

Utilisation des médicaments au niveau des soins primaires dans les pays en développement et en transition 09-0749 1 WHO/EMP/MAR/2009.3 Utilisation des médicaments au niveau des soins primaires dans les pays en développement et en transition Synthèse des résultats des études publiées entre 1990 et 2006 Organisation

Plus en détail

Programme «maladie» - Partie II «Objectifs / Résultats» Objectif n 2 : développer la prévention

Programme «maladie» - Partie II «Objectifs / Résultats» Objectif n 2 : développer la prévention Programme «maladie» - Partie II «Objectifs / Résultats» Objectif n 2 : développer la prévention Indicateur n 2-3 : Indicateurs sur le dépistage du cancer 1 er sous-indicateur : taux de participation au

Plus en détail

L'ACTIVITE CHIRURGICALE DU CANCER DU SEIN EN FRANCE EN 1997

L'ACTIVITE CHIRURGICALE DU CANCER DU SEIN EN FRANCE EN 1997 Retour au sommaire des BEH de 2000 L'ACTIVITE CHIRURGICALE DU CANCER DU SEIN EN FRANCE EN 1997 H-Q. Cong, J-M. Nadal, F. Bourdillon, G. Leblanc, Ministère chargé de la santé, direction des hôpitaux, "pathologies

Plus en détail

LIGNES DIRECTRICES POUR LA SURVEILLANCE DE LA PERFORMANCE DES PROGRAMMES DE DÉPISTAGE DU CANCER DU SEIN TROISIÈME ÉDITION

LIGNES DIRECTRICES POUR LA SURVEILLANCE DE LA PERFORMANCE DES PROGRAMMES DE DÉPISTAGE DU CANCER DU SEIN TROISIÈME ÉDITION Rapport du Groupe de travail sur les indicateurs d évaluation LIGNES DIRECTRICES POUR LA SURVEILLANCE DE LA PERFORMANCE DES PROGRAMMES DE DÉPISTAGE DU CANCER DU SEIN TROISIÈME ÉDITION Agence de la santé

Plus en détail

Indicateurs de qualité : cancer du sein. Cliniques Universitaires Saint-Luc (2001-2006)

Indicateurs de qualité : cancer du sein. Cliniques Universitaires Saint-Luc (2001-2006) Indicateurs de qualité : cancer du sein (2001-2006) 1 1 Survie observée Dans le cadre du projet du KCE sur l évaluation d indicateurs de qualité pour le cancer du sein, la survie observée et relative à

Plus en détail

STRATÉGIE DE DIAGNOSTIC PRÉCOCE DU MÉLANOME RECOMMANDATION EN SANTÉ PUBLIQUE

STRATÉGIE DE DIAGNOSTIC PRÉCOCE DU MÉLANOME RECOMMANDATION EN SANTÉ PUBLIQUE STRATÉGIE DE DIAGNOSTIC PRÉCOCE DU MÉLANOME RECOMMANDATION EN SANTÉ PUBLIQUE Service évaluation médico-économique et santé publique Octobre 2006 SYNTHÈSE ET PERSPECTIVES État de la question Le mélanome

Plus en détail

RÔLE DU CENTRE DU SEIN EN SUISSE EN 2015

RÔLE DU CENTRE DU SEIN EN SUISSE EN 2015 RÔLE DU CENTRE DU SEIN EN SUISSE EN 2015 Formation continue pour pharmaciens Bourguillon, le 09 juin 2015 Prof. David Stucki Spécialiste FMH en gynécologie/obstétrique Spéc. en gynécologie opératoire Spéc.

Plus en détail

NOTE DE CADRAGE. Dépistage du cancer du sein en France : identification des femmes à haut risque et modalités de dépistage

NOTE DE CADRAGE. Dépistage du cancer du sein en France : identification des femmes à haut risque et modalités de dépistage NOTE DE CADRAGE Dépistage du cancer du sein en France : identification des femmes à haut risque et modalités de dépistage Avril 2011 sur La note de cadrage de cette évaluation en santé publique est téléchargeable

Plus en détail

Extrait des Mises à jour en Gynécologie et Obstétrique

Extrait des Mises à jour en Gynécologie et Obstétrique COLLÈGE NATIONAL DES GYNÉCOLOGUES ET OBSTÉTRICIENS FRANÇAIS Président : Docteur B. Maria Extrait des Mises à jour en Gynécologie et Obstétrique TOME XXIV publié le 30.11.2000 VINGT-QUATRIÈMES JOURNÉES

Plus en détail

Department de Sénologie Unilabs Karin Leifland MD, Ph D Brigitte Wilczek MD, Ph D. Hôpital de Capio S:t Göran Stockholm Suède

Department de Sénologie Unilabs Karin Leifland MD, Ph D Brigitte Wilczek MD, Ph D. Hôpital de Capio S:t Göran Stockholm Suède Caractéristiques des cancers du seins détectés par l échographie automatisée 3 D (ABUS) dans le cadre d un grand centre hospitalier de mammographie de dépistage organisé à Stockholm, Suède Department de

Plus en détail

B3: Trop ou pas assez de chirurgie?

B3: Trop ou pas assez de chirurgie? B3: Trop ou pas assez de chirurgie? Monique Cohen Marseille SFSPM - 10/11/2011 Conflits d intérêt: Néant «Mais la femme, enlevant de ses mains le large couvercle de la jarre, les dispersa par le monde

Plus en détail

PLACE DE LA MAMMOGRAPHIE NUMÉRIQUE DANS LE DÉPISTAGE ORGANISÉ DU CANCER DU SEIN

PLACE DE LA MAMMOGRAPHIE NUMÉRIQUE DANS LE DÉPISTAGE ORGANISÉ DU CANCER DU SEIN PLACE DE LA MAMMOGRAPHIE NUMÉRIQUE DANS LE DÉPISTAGE ORGANISÉ DU CANCER DU SEIN Recommandation en santé publique Octobre 2006 Service Évaluation économique et Santé publique SOMMAIRE SYNTHÈSE ET PERSPECTIVES...5

Plus en détail

Atelier 1: Oncogénétique. O. Cohen-Haguenauer, M. Albiter, N. Espié, L. Cahen-Doidy

Atelier 1: Oncogénétique. O. Cohen-Haguenauer, M. Albiter, N. Espié, L. Cahen-Doidy Atelier 1: Oncogénétique O. Cohen-Haguenauer, M. Albiter, N. Espié, L. Cahen-Doidy 2 Cas clinique Mme L C Historique Patiente âgée de 61 ans 1998 -Traitement conservateur d un CLI (carcinome lobulaire

Plus en détail

Rencontre annuelle des CDD et des CRID 2014

Rencontre annuelle des CDD et des CRID 2014 Rencontre annuelle des CDD et des CRID 2014 Objectifs Connaître les résultats de la performance régionale du PQDCS 2012-2013 Connaître davantage la contribution des partenaires du réseau PQDCS en Montérégie

Plus en détail

Mme R est une patiente de 52 ans.

Mme R est une patiente de 52 ans. CAS CLINIQUE N 3 Mme R est une patiente de 52 ans. Atcd chir: Hystérectomie totale Atcd med:hta 3 enfants, ménopausée à 48 ans, sans THS Palpation par son médecin traitant d une induration QSI sein droit

Plus en détail

Prise en charge des lésions frontières et in situ : trop ou pas assez?

Prise en charge des lésions frontières et in situ : trop ou pas assez? Prise en charge des lésions frontières et in situ : trop ou pas assez? Que fait-on en Europe? Le point de vue du Groupe européen en pathologie mammaire (EWGBP) European breast expert pathologists experience

Plus en détail

Dépistage du cancer du sein

Dépistage du cancer du sein Maladies chroniques et traumatismes Dépistage du cancer du sein Rapport d évaluation du suivi épidémiologique Données 2004 Annie-Claude Paty, Dr. Rosemary Ancelle-Park, Dr. Juliette Bloch Sommaire Acronymes...2

Plus en détail

PATHOLOGIE MAMMAIRE. Plan de cours I RAPPEL STRUCTURAL. II - MOYENS D ETUDE A - Aspiration à l aiguille fine : orientation diagnostique

PATHOLOGIE MAMMAIRE. Plan de cours I RAPPEL STRUCTURAL. II - MOYENS D ETUDE A - Aspiration à l aiguille fine : orientation diagnostique 1 Plan de cours I RAPPEL STRUCTURAL II - MOYENS D ETUDE A - Aspiration à l aiguille fine : orientation diagnostique B - Ponction à l aiguille tournante (drill biopsie) ou tranchante (trucut) C - Tumorectomie

Plus en détail

Tumeur du sein. Présentée par Eliane EL KHOURY

Tumeur du sein. Présentée par Eliane EL KHOURY Tumeur du sein Présentée par Eliane EL KHOURY Histoire Femme de 59 ans. Il y a 6 ans: apparition d une masse au niveau du QIE du sein droit, de 2x2 cm. Depuis quelques mois: augmentation rapide de la taille

Plus en détail

CHIRURGIE DANS LES CANCERS DU SEIN

CHIRURGIE DANS LES CANCERS DU SEIN CHIRURGIE DANS LES CANCERS DU SEIN FORMATION IDE ONCOLOGIE-HÉMATOLOGIE «Connaissance de la maladie cancéreuse» T. de Lapparent, unité de pathologie mammaire, CHBM PLAN Définitions Place de la chirurgie

Plus en détail

Acquis et limites de la classification BI-RADS Prélever ou surveiller. Mammographie-Echographie-IRM

Acquis et limites de la classification BI-RADS Prélever ou surveiller. Mammographie-Echographie-IRM Acquis et limites de la classification BI-RADS Prélever ou surveiller Mammographie-Echographie-IRM Dr Luc Ceugnart LILLE SFSPM Paris 14 novembre 2012 BI-RADS: Breast Imaging Reporting And Data System de

Plus en détail

Guide de bonnes pratiques en chirurgie sénologique

Guide de bonnes pratiques en chirurgie sénologique Guide de bonnes pratiques en chirurgie sénologique Pierre Lèguevaque CHU Rangueil Toulouse Intérêt de la démarche qualité: L amélioration de la qualité des pratiques professionnelles est devenue nécessaire

Plus en détail

CLINIQUE DU SEIN. Quelles étapes vais-je franchir pour établir mon bilan? Qui vais-je rencontrer?

CLINIQUE DU SEIN. Quelles étapes vais-je franchir pour établir mon bilan? Qui vais-je rencontrer? CLINIQUE DU SEIN Quelles étapes vais-je franchir pour établir mon bilan? Qui vais-je rencontrer? SOMMAIRE 2 LE BILAN...............................................................................................3

Plus en détail

RECOMMANDATIONS DE SANTÉ PUBLIQUE Dépistage du cancer du sein en France : identification des femmes à haut risque et modalités de dépistage.

RECOMMANDATIONS DE SANTÉ PUBLIQUE Dépistage du cancer du sein en France : identification des femmes à haut risque et modalités de dépistage. RECOMMANDATIONS DE SANTÉ PUBLIQUE Dépistage du cancer du sein en France : identification des femmes à haut risque et modalités de dépistage Synthèse Date de validation par le collège : mars 2014 Version

Plus en détail

Cancer du sein in situ

Cancer du sein in situ traitements, soins et innovation OCTOBRE 2009 recommandations professionnelles Cancer du sein in situ COLLECTION recommandations & référentiels Recommandations de prise en charge spécialisée Carcinome

Plus en détail

Optimisation des prélèvements biopsiques à l aiguille Recommandations, contrôle de qualité et perspectives

Optimisation des prélèvements biopsiques à l aiguille Recommandations, contrôle de qualité et perspectives Optimisation des prélèvements biopsiques à l aiguille Recommandations, contrôle de qualité et perspectives Dr Daniel Faverly Anatomie Pathologique Laboratoire CMP, CCR et ECWGBSP Auditeur pour Cancer Care

Plus en détail

La Neurofibromatose en 20 questions

La Neurofibromatose en 20 questions CNN la NF en 20 questions Responsable : Pr Jean-Francois Stalder Clinique Dermatologique CHU Nantes Contact : Blandine Legeay Tel :02-40-08-31-23 blandine.legeay@chu-nantes.fr La Neurofibromatose en 20

Plus en détail

Registre valaisan des tumeurs. Epidémiologie et prise en charge du cancer du sein en Valais 2008-2010

Registre valaisan des tumeurs. Epidémiologie et prise en charge du cancer du sein en Valais 2008-2010 Registre valaisan des tumeurs Epidémiologie et prise en charge du cancer du sein en Valais 2008-2010 Impressum Observatoire valaisan de la santé, octobre 2014 Reproduction partielle autorisée, sauf à des

Plus en détail

Biopsies mammaires : Comment optimiser votre taux de réussite? Ou «Trucs et astuces en biopsie mammaire»

Biopsies mammaires : Comment optimiser votre taux de réussite? Ou «Trucs et astuces en biopsie mammaire» Biopsies mammaires : Comment optimiser votre taux de réussite? Ou «Trucs et astuces en biopsie mammaire» A Jalaguier-Coudray, S Lasalle, A Tardivon, N Perrot, J Chopier, I Thomassin-Naggara Institut Curie,

Plus en détail

Le GRAND CONSEIL de la République et canton de Genève décrète ce qui suit :

Le GRAND CONSEIL de la République et canton de Genève décrète ce qui suit : Secrétariat du Grand Conseil PL 10267 Projet présenté par le Conseil d Etat Date de dépôt: 22 mai 2008 Projet de loi ouvrant un crédit au titre d'indemnité cantonale d'investissement de 3 000 000 F, pour

Plus en détail

Sous estimations histologiques des macrobiopsies stéréotaxiques mammaires avec des aiguilles 11g et 8 g

Sous estimations histologiques des macrobiopsies stéréotaxiques mammaires avec des aiguilles 11g et 8 g Sous estimations histologiques des macrobiopsies stéréotaxiques mammaires avec des aiguilles 11g et 8 g B. de Korvin*, C Bouriel*, P. Tas **, M. Clouet*,R. Gastinne*, C. Marchetti*,H. Mesbah***, JF Laurent***

Plus en détail

CHAPITRE 40. Cancer du sein

CHAPITRE 40. Cancer du sein CHAPITRE 40 Cancer du sein OBJECTIFS Caractériser une image ambiguë en mammographie /échographie. Dépister en cas de haut risque familial. Participer au bilan préthérapeutique. TECHNIQUE Acquisition de

Plus en détail

Le cancer du sein. Causes. Symptômes. Diagnostic. Traitement. Pronostic. (Carcinome mammaire) Une information de la Ligue suisse contre le cancer

Le cancer du sein. Causes. Symptômes. Diagnostic. Traitement. Pronostic. (Carcinome mammaire) Une information de la Ligue suisse contre le cancer Le cancer du sein (Carcinome mammaire) Causes Symptômes Diagnostic Traitement Pronostic Une information de la Ligue suisse contre le cancer Le cancer du sein Le cancer du sein est une tumeur maligne qui

Plus en détail

Cancer inflammatoire du sein Traitement, survie et récurrences

Cancer inflammatoire du sein Traitement, survie et récurrences inflammatoire du sein Traitement, survie et récurrences Huguette Nguele Meke Introduction Le cancer du sein est une maladie gave et fréquente qui touche une femme sur 11 au cours de sa vie et qui est diagnostiqué

Plus en détail

Enseignement d Anatomopathologie DCEM 1 2011/2012. TP n 6. Pathologie mammaire. Dystrophie et Cancer du sein

Enseignement d Anatomopathologie DCEM 1 2011/2012. TP n 6. Pathologie mammaire. Dystrophie et Cancer du sein Enseignement d Anatomopathologie DCEM 1 2011/2012 TP n 6 Pathologie mammaire Dystrophie et Cancer du sein Lames virtuelles TP 6 Mastose Carcinome mammaire HES 1 Carcinome mammaire HES 2 Carcinome mammaire

Plus en détail

Le dépistage. organisé du. cancer du sein. est recommandée tous les deux ans. e-cancer.fr

Le dépistage. organisé du. cancer du sein. est recommandée tous les deux ans. e-cancer.fr Le dépistage organisé du cancer du sein À partir de 50 ans, LA MAMMOGRAPHIE est recommandée tous les deux ans e-cancer.fr Cette brochure est destinée aux femmes qui souhaitent s informer sur le dépistage

Plus en détail

Recommandations. pour l assurance

Recommandations. pour l assurance Eesti España France Hellas Hrvatska Ireland, Island Israel Itali rszág Malta Moldova Monaco Nederland Norge Österreich Slovenija Slovensko Srbija i Crna Gora Suisse Suomi Sverig Republika Danmark Deutschland

Plus en détail

A l Assistance Publique - Hôpitaux de Marseille, Octobre Rose est l occasion de mettre en valeur la filière de soins dédiée au cancer du sein.

A l Assistance Publique - Hôpitaux de Marseille, Octobre Rose est l occasion de mettre en valeur la filière de soins dédiée au cancer du sein. OCTOBRE ROSE 2013 La campagne Octobre Rose a pour but d inciter les femmes de 50 à 74 ans à participer au dépistage organisé du cancer du sein. Une femme sur trois ne se fait pas dépister ou pas de manière

Plus en détail

Bulletin d information régional réalisé par l équipe du Programme québécois de dépistage du cancer du sein de Laval.

Bulletin d information régional réalisé par l équipe du Programme québécois de dépistage du cancer du sein de Laval. Juin 2015 - Numéro 1 Info-PQDCSLaval Bulletin d information régional réalisé par l équipe du Programme québécois de dépistage du cancer du sein de Laval. Connaissez-vous la Classification BI-RADS? La catégorisation

Plus en détail

JORF n 0013 du 16 janvier 2014 page 748 texte n 11 ARRETE

JORF n 0013 du 16 janvier 2014 page 748 texte n 11 ARRETE Les premières versions de la loi Bioéthique ne plaçaient pas l'échographie obstétricale et fœtale parmi les examens de diagnostic prénatal. De ce fait, la réalisation de ces examens n'était pas soumise

Plus en détail

Introduction historique

Introduction historique MICROBIOPSIES ASSISTÉES SOUS VIDE (MAMMOTOME ) SOUS GUIDAGE STÉRÉOTAXIQUE ET ÉCHOGRAPHIQUE Drs Rachel Boutemy, Isabelle Gillard, Veronica Mendez-Mayorga Unité de sénologie imagerie médicale CHIREC Introduction

Plus en détail

Chirurgie du sein. Simple tumorectomie. This Informed Consent Formular is also available on the RBSS-Website : www.belsurg.org 11

Chirurgie du sein. Simple tumorectomie. This Informed Consent Formular is also available on the RBSS-Website : www.belsurg.org 11 This Informed Consent Formular is also available on the RBSS-Website : www.belsurg.org 11 Chirurgie du sein Simple tumorectomie Un examen récent, par palpation, a révélé une masse à un sein. Il est prévu

Plus en détail

S Y N T H È S E D E S R E C O M M A N D A T I O N S E N S A N T É P U B L I Q U E

S Y N T H È S E D E S R E C O M M A N D A T I O N S E N S A N T É P U B L I Q U E S Y N T H È S E D E S R E C O M M A N D A T I O N S E N S A N T É P U B L I Q U E Recommandations pour le dépistage du cancer du col de l utérus en France Juillet 2010 Ces recommandations s inscrivent

Plus en détail

Info Sein BULLETIN. Bulletin numéro 8 Avril 2014. Contenu. Les 15 ans du PQDCS : 1998-2013

Info Sein BULLETIN. Bulletin numéro 8 Avril 2014. Contenu. Les 15 ans du PQDCS : 1998-2013 BULLETIN Région de la Capitale-Nationale Bulletin numéro 8 Avril 2014 Contenu Les 15 ans du PQDCS : 1998-2013 Éditorial 1 Comité de suivi régional : un travail d équipe! 3 Coordination et organisation

Plus en détail

Dépistage par mammographie : feuille d information

Dépistage par mammographie : feuille d information feuille d information Dépistage par mammographie : feuille d information Le dépistage par mammographie consiste à faire passer à intervalles réguliers, dès l âge de 50 ans, des radiographies des seins

Plus en détail

Le cancer du sein Nous pouvons le vaincre!

Le cancer du sein Nous pouvons le vaincre! Le cancer du sein Nous pouvons le vaincre! La Clinique du sein du CHPLT Pour vous et pour votre famille Centre Hospitalier Peltzer - La Tourelle de Verviers Le cancer du sein : nous pouvons le vaincre!

Plus en détail

Le dépistage du cancer de la prostate. une décision qui VOUS appartient!

Le dépistage du cancer de la prostate. une décision qui VOUS appartient! Le dépistage du cancer de la prostate une décision qui VOUS appartient! Il existe un test de dépistage du cancer de la prostate depuis plusieurs années. Ce test, appelé dosage de l antigène prostatique

Plus en détail

La biopsie du sein. Mme Vetsmany Breast Care Mme Elguidaoui - BARD

La biopsie du sein. Mme Vetsmany Breast Care Mme Elguidaoui - BARD La biopsie du sein Mme Vetsmany Breast Care Mme Elguidaoui - BARD Le Sein Muscle pectoral Ganglion axillaire Mamelon Ligaments Tissue glandulaire Les indications de la biopsie Les lésions visibles sous

Plus en détail

Enquête d'accenture sur les Français et la santé numérique. Novembre 2013

Enquête d'accenture sur les Français et la santé numérique. Novembre 2013 Enquête d'accenture sur les Français et la santé numérique Novembre 2013 Principaux points de l'étude : Présentation Accenture a réalisé une enquête en ligne auprès de 9 015 adultes, âgés de 18 ans et

Plus en détail

TUTORAT UE 4 2014-2015 Biostatistiques Séance n 6 Semaine du 03/11/2014

TUTORAT UE 4 2014-2015 Biostatistiques Séance n 6 Semaine du 03/11/2014 TUTORAT UE 4 2014-2015 Biostatistiques Séance n 6 Semaine du 03/11/2014 Epidémiologie Mme Fabbro-Peray Séance préparée par les tuteurs du TSN QCM n 1 : Choisir la ou les proposition(s) exacte(s). A. Parmi

Plus en détail

France 2010 - DIVJEUSEIN10. Arguments. pour convaincre. TOUTES LES BONNES RAISONS de participer au dépistage organisé du cancer du sein

France 2010 - DIVJEUSEIN10. Arguments. pour convaincre. TOUTES LES BONNES RAISONS de participer au dépistage organisé du cancer du sein France 2010 - DIVJEUSEIN10 Arguments pour convaincre TOUTES LES BONNES RAISONS de participer au dépistage organisé du cancer du sein Arguments pour convaincre Le cancer du sein touche autour de 50 000

Plus en détail

Quelle transformation de l état dentaire et quels principaux actes réalisés? OBJECTIFS ET MÉTHODES

Quelle transformation de l état dentaire et quels principaux actes réalisés? OBJECTIFS ET MÉTHODES OBJECTIFS ET MÉTHODES L évaluation de l action a pour objectif de mesurer l efficacité de la campagne en termes de santé, l intérêt financier à engager une telle action, d appréhender le degré de compréhension

Plus en détail

Si je pouvais visualiser mon cancer du sein dans 10 ans, est-ce que je ferais aujourd hui des choix différents?

Si je pouvais visualiser mon cancer du sein dans 10 ans, est-ce que je ferais aujourd hui des choix différents? Si je pouvais visualiser mon cancer du sein dans 1 ans, est-ce que je ferais aujourd hui des choix différents? Prenez des décisions adaptées à votre situation, en toute connaissance de cause. Découvrez

Plus en détail

L adénocarcinome. Le cancer de la prostate : ce que vous devez savoir. Mise à

L adénocarcinome. Le cancer de la prostate : ce que vous devez savoir. Mise à Le cancer de la prostate : ce que vous devez savoir Mise à j our Jean-Baptiste Lattouf, MD, FRCS et Fred Saad, MD, FRCS Présenté dans le cadre de la conférence : Urologie néphrologie sexologie, Université

Plus en détail