Les statines : Mode d emploi en 2004



Documents pareils
EVALUATION DES TECHNOLOGIES DE SANTÉ ANALYSE MÉDICO-ÉCONOMIQUE. Efficacité et efficience des hypolipémiants Une analyse centrée sur les statines

Système cardiovasculaire - CV CV111 CV110. aliskirène Rasilez

Ischémie myocardique silencieuse (IMS) et Diabète.

Evaluation du risque Cardio-vasculaire MOHAMMED TAHMI

Diabète et risque cardiovasculaire: Le syndrome métabolique en question

Les Jeudis de l'europe

Ordonnance collective

PREMIERE CAUSE DE MORTALITE: /an

ÉVALUATION DE LA PERSONNE ATTEINTE D HYPERTENSION ARTÉRIELLE

Le VIH et votre cœur

Évaluation du risque cardiovasculaire dans le contexte de l hypertension artérielle et de son traitement

Pour la prévention des maladies cardiovasculaires dans le diabète, le taux d'hba1c cible recommandé est <7,0% (<53 mmol / mol).

PRINTEMPS MEDICAL DE BOURGOGNE ASSOCIATIONS ANTIAGREGANTS ET ANTICOAGULANTS : INDICATIONS ET CONTRE INDICATIONS

PRISE EN CHARGE THERAPEUTIQUE DU PATIENT DYSLIPIDÉMIQUE ARGUMENTAIRE

Contraception après 40 ans

PROGRESSEZ EN SPORT ET EN SANTÉ. Mieux vivre avec ma maladie chronique, Me soigner par l activité physique Programmes Santé

Les nouveaux anticoagulants oraux, FA et AVC. Docteur Thalie TRAISSAC Hôpital Saint André CAPCV 15 février 2014

Risque Cardiovasculaires au cours des Vascularites et des pathologies inflammatoires chroniques

Diabète de type 1 de l enfant et de l adolescent

Cas clinique 2. Florence JOLY, Caen François IBORRA, Montpellier

LES FACTEURS DE RISQUE

Pathologie VIH. Service maladies infectieuses Archet 1. Françoise ALEXIS, infirmière Monique BORGHI, infirmière 15 octobre 2013

Syndromes coronaires aigus

Nouveaux anticoagulants oraux : aspects pratiques

Les nouveaux anticoagulants oraux (NAC)

GUIDE D INFORMATIONS A LA PREVENTION DE L INSUFFISANCE RENALE

Farzin Beygui Institut de Cardiologie CHU Pitié-Salpêtrière Paris, France. Probability of cardiovascular events. Mortalité CV

Fibrillation atriale chez le sujet âgé

ACTUALITES THERAPEUTIQUES DANS LE DIABETE DE TYPE 2. Docteur R.POTIER

L obésité et le diabète de type 2 en France : un défi pour la prochaine décennie. DANIEL RIGAUD CHU de Dijon

TRAITEMENTS MEDICAMENTEUX DU DIABETE DE TYPE 2 (Hors Insuline) MAREDIA Dr Marc DURAND

INFORMATION À DESTINATION DES PROFESSIONNELS DE SANTÉ LE DON DU VIVANT

Observation. Merci à l équipe de pharmaciens FormUtip iatro pour ce cas

Item 169 : Évaluation thérapeutique et niveau de preuve

GUIDE AFFECTION DE LONGUE DURÉE. Artériopathie oblitérante des membres inférieurs

Nouvelles lignes directrices sur les lipides mieux cibler pour mieux traiter

VIH & Interactions Médicamenteuses

Le VIH et votre apparence physique

Programme de prise en charge et de suivi en anticoagulothérapie

SYNOPSIS INFORMATIONS GÉNÉRALES

TRAITEMENT HORMONAL SUBSTITUTIF DE LA MENOPAUSE. RISQUES ET BENEFICES SFAR Rachida.

Le RIVAROXABAN (XARELTO ) dans l embolie pulmonaire

27 ème JOURNEE SPORT ET MEDECINE Dr Roukos ABI KHALIL Digne Les Bains 23 novembre 2013

Pharmacologie des «nouveaux» anticoagulants oraux

La prise en charge de votre artérite des membres inférieurs

Données de Pharmacovigilance et les NOACs. Haleh Bagheri

Colette Franssen Département d Anesthésie Réanimation CHU Sart Tilman LIEGE

«Boire un verre de vin par jour augmente la longévité.»

INTERET PRATIQUE DU MDRD AU CHU DE RENNES

Les anticoagulants oraux: des AVK aux «NOACs» NOACs ou NACOs? Bandes des rues de Mexico responsables d incivilités permanentes

maladies des artères Changer leur évolution Infarctus du myocarde Accident vasculaire cérébral Artérite des membres inférieurs

LISTE DES ACTES ET PRESTATIONS - AFFECTION DE LONGUE DURÉE HÉPATITE CHRONIQUE B

Quoi de neuf dans la prise en charge du psoriasis?

RELPAX. hydrobromure d élétriptan

Point d Information. Le PRAC a recommandé que le RCP soit modifié afin d inclure les informations suivantes:

COMMISSION DE LA TRANSPARENCE AVIS. 7 janvier 2009

PRISE EN CHARGE DES PRE ECLAMPSIES. Jérôme KOUTSOULIS. IADE DAR CHU Kremlin-Bicêtre. 94 Gérard CORSIA. PH DAR CHU Pitié-Salpétrière.

Les Nouveaux Anticoagulants Oraux (NAC) Société STAGO -HOTEL MERCURE 22 Novembre Troyes

Les nouveaux anticoagulants dans la Fibrillation atriale en pratique

Un diabète de type 2. Vers un programme Sport Santé pour les personnes vivant avec. Atelier animé par :

Prise en charge de l embolie pulmonaire

Les triptans. quel casse-tête! Kim Messier et Michel Lapierre. Vous voulez prescrire des triptans? Lisez ce qui suit!

Le traitement pharmacologique du diabète de type 2 : que devez-vous savoir?

MIGRAINE - TRAITEMENT

Primeurs en cardiologie I

Innovations thérapeutiques en transplantation

PATHOLOGIE MUSCULAIRE et MEDICAMENTS

EVALUATION DES METHODES D AIDE A L ARRET DU TABAGISME

Femmes, prenez soin de votre cœur! LIVRET DE PREVENTION

Recommandations SFC/ALFEDIAM sur la prise en charge du patient diabétique vu par le cardiologue

Le cœur et les artères des femmes sont en danger

Obésité et psoriasis Données actuelles et questions au spécialiste en nutrition

Base de données de remboursement de l Assurance Maladie avantages et limites pour les études sur le médicament

Les nouveaux anticoagulants en 2012

chronique La maladie rénale Un risque pour bon nombre de vos patients Document destiné aux professionnels de santé

Atelier N 2. Consultation de patientes porteuses d une maladie générale

ACTUALITES THERAPEUTIQUES. Dr Sophie PITTION (CHU Nancy) Metz, le 2 Juin 2012

Effets sur la pression artérielle rielle des traitements non-médicamenteux

La prise en charge de votre maladie, l accident vasculaire cérébral

Marche à suivre pour importer votre base de données Guide santé CV MC ) (Réservé à l usage de Clinemetrica)

Cours de Mme Ollivier. Le

RÉFÉRENCES ET RECOMMANDATIONS MEDICALES

SANTÉ. E-BOOK équilibre. stop. cholesterol diabete hypertension. Réduire le cholestérol, l hypertension et le diabète SANS MEDICAMENT!

Migraine et Abus de Médicaments

Traitement de l insuffisance rénale chronique terminale: Place de la greffe de donneur vivant

COMMISSION DE LA TRANSPARENCE. Avis. 23 mai 2007

Une forte dynamique des prescriptions de ces nouveaux anti-coagulants oraux

Plan. Introduction. Les Nouveaux Anticoagulants Oraux et le sujet âgé. Audit de prescription au Centre Hospitalier Geriatrique du Mont d Or

epm > nutrition Formation & Conseil

LE GRAND LIVRE Du. Pr Jean-Jacques Altman Dr Roxane Ducloux Dr Laurence Lévy-Dutel. Prévenir les complications. et surveiller la maladie

REPOUSSER LES LIMITES DE LA CHIRURGIE BARIATRIQUE DANS LES OBESITES MASSIVES AVEC COMORBIDITES

Cœur et VIH : que doit-on savoir?

Point d information Avril Les nouveaux anticoagulants oraux (dabigatran et rivaroxaban) dans la fibrillation auriculaire : ce qu il faut savoir

APRÈS L'ACCIDENT CORONAIRE

I - CLASSIFICATION DU DIABETE SUCRE

Activité physique et diabète de type 2

CONCOURS DE L INTERNAT EN PHARMACIE

Algorithme d utilisation des anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS)

LIGNES DIRECTRICES CLINIQUES TOUT AU LONG DU CONTINUUM DE SOINS : Objectif de ce chapitre. 6.1 Introduction 86

Marseille 25 octobre 2012 Accompagnement du traitement chez les co-infectés VHC-VIH en pratique

Transcription:

, 25 Septembre 2004 nées d Actualités Thérapeutiques Les statines : Mode d emploi en 2004 Pr Bruno GUERCI CHU de Nancy - b.guerci@chu-nancy.fr

STRATEGIE Quelle statine? «Statin-for-all» Lower is better Le poids des preuves Caractéristiques pharmacologiques Broader is better

Statines commercialisées D.C.I. Spécialité 5 mg 10 mg 20 mg 40 mg 80 m Simvastatine Pravastatine Fluvastatine Atorvastatine osuvastatine LODALES ZOCOR VASTEN ELISOR FRACTAL LESCOL TAHOR CRESTOR livret du médicament du CHUN

Mode d action des statines Mécanismes d action Inhibition de l HMG CoA réductase synthèse du cholestérol récepteurs à LDL Effets LDL-C, CT effet statine : vulnérabilité de la plaque d athérome?

STATINE : effets pléiotropes Dépendant ou non de l action sur l HMG CoA réductase Amélioration de la fonction endothéliale (NO) Stabilisation de la plaque Prévention de l oydation des LDL Diminution de la réponse inflammatoire Inhibition de la thrombogénicité Effet anti-rejet Prolifération cellulaire et cancer ostéoporose

polipémiants et «Evidence based medecine évention primaire évention secondaire gression de la que d athérome Fibrate HHS gemfibrozil SENCAP bézafibrate BIP bézafibrate VAHIT gemfibrozil BECAIT bézafibrate LOCAT gemfibrozil DAIS fénofibrate Statine WOSCOP pravastatine AFCAPS lovastatine HPS simvastatine 4S simvastatine CARE pravastatine LIPID pravastatine MIRACL atorvastatine HPS simvastatine ASCOT atorvastatine PROVE IT atorvastatin CCAIT simvastatine REGRESS REVERSAL atorvastati

ASCOT: Primary Endpoint Nonfatal MI and Fatal CHD 4 Atorvastatin 10 mg Number of events 100 Placebo Number of events 154 3 2 36% reduction 1 HR = 0.64 (0.50 0.83); p = 0.0005 0 0.0 0.5 1.0 1.5 2.0 2.5 3.0 3.5 Years ver PS et al. Lancet 2003;361:1149 1158.

Propriétés pharmacocinétiques des statines Simva Prava Fluva Atorva Rosuv statine statine statine statine statin iaison otéique 95 % 55-60 % 95-98 % 98 % 88 % Bioonibilité < 5% 17% -- 14% 20% emi-vie (h) 2 4 1,3 2,6 0,5 3,1 14 18-24 tabolites actifs oui NS non oui oui enz CYP 450 3A4 -- 2C9 3A4 2C9 ination énale 13 % 20-60 % 6 % < 2 % 10 %

Rosuvastatine (Crestor ) Hydrophile Hépatosélective Pas de métabolisme via CYP 450 3A4 1/2 vie : 19 heures Elimination 90% fécès son et al., (2002) P ckett et al., (2000); McTaggart et al., (2001) Statines : lipophilie relative 2 Cérivastatine Simvastatine -0,0-1 Fluvastatine Atorvastatine Rosuvastatine Pravastatine

Diminution moyenne du tau de LDL-C olécules * Nom commercial Posologie (mg) Diminution d LDL - C ** vastatine Zocor Lodales 10 40 mg - 28 à - 40 % vastatine Elisor Vasten 10 40 mg - 20 à - 33 % vastatine Lescol Fractal 20 80 mg - 16 à - 36 % rvastatine Tahor 10 80 mg - 35 à - 60 % * Dans l ordre de commercialisation en France ** Valeurs correspondant à des etrêmes de moyennes notées dans des études randomisées M. FARNIER

STELLAR tatin Therapies for Elevated Lipid Levels Compared Across Dose to Rosuvastatin Jones et al Am J Cardiol 2003;92(2):152-160

et al Am J Cardiol 2003;92(2):152-160 Rosuvastatine versus Comparateurs Mean percentage change in LDL-C from baseline 0-10 -20-30 -40-50 -60 Dose (log scale) 10mg 20mg 40mg 80mg * -20% -28% -37% -46% # -24% -35% -43% -52% Etude Randomisée, en ouvert, de 6 semaines, groupes parallèles de différentes doses de sta N=2431 (> 18 ans, LDL 1,60 et <2,50 g/l), TG < -30% -39% -48% -55% Rosuvastatin n=473 Atorvastatin n=634 Simvastatin n=648 Pravastatin n=485-46% -51% * p<0.001 RSV10mg vs ATV10mg, SIM10, 20 & 40mg, PRA10, 20 & 40mg; # p<0.001 RSV20mg vs ATV20mg, SIM20, 40 & 80mg, PRA20 & 40mg p<0,002 vs ATV40; p<0.001 RSV40mg vs ATV40mg, SIM40 & 80mg, PRA40mg

Rosuvastatine versus Comparateurs Effets sur les Triglycérides Change in TG from baseline (%) 0 5 10 15 20 25 30 19.8 * Rosu Atorva Simva Prava 10 20 40 10 20 40 80 23.7 ** 26.1 002 vs pravastatine 10, 20 mg.002 vs simvastatine 40 mg; pravastatine 20, 40 mg.002 vs simvastatine 40 mg; pravastatine 40 mg 20 22.6 26.8 28.2 10 20 40 80 11.9 17.6 14.8 18.2 10 20 40 8.2 7.7 13.2 Dose Rosuvasta Atorvastat Simvastati Pravastatin

TOLERANCE DES STATINES

ALAT vs efficacité / LDL-C Brewer HB. Am J Cardiol 2003;92:23K- Fluvastatine (20, 40, 80 m 3.0 Lovastatine (20, 40, 80 mg Simvastatine (40, 80 mg) Atorvastatine (10, 20, 40, Rosuvastatine (10, 20, 40 Occurrence d ALT > 3 X ULN (%) 2.5 2.0 1.5 1.0 0.5 0.0 20 25 30 35 40 45 50 55 60 65 70 % de réduction du LDL-C

Surveillance des ASAT ALAT Contrôle périodique la première année Plus rapproché si élévation Arrêt de la statine si augmentation persistante > 3 VSN! Si alcool ++ ou si ATCD hépatiques ANAES 2004

Les anomalies musculaires sous statines gmentation des CPK > 10 000 UI/L > 10 X la normale Normales ou peu augmentées Normales rhabdomyolyses myopathies myosites myalgies

Facteurs favorisants l atteinte musculaire sous statines Effet dose-dépendant Interactions médicamenteuses via CYP 3A4 Association au gemfibrozil Association à la ciclosporine Pathologie musculaire pré-eistante Hypothyroïdie (peut en elle même donner une myopathie) Age avancé Abus d alcool, facteur de risque de rhabdomyolyse Autres causes de rhabdomyolyses: traumatisme, infection aigüe sévère, intervention chirurgicale majeure etc.

Interactions médicamenteuses et risque musculaire 55 % des rhabdomyolyses sous statines sont survenues en association à d'autres traitements dont : Fibrates (surtout gemfibrozil) Ciclosporine: via le blocage du transport biliaire de la statine Macrolides: via une interaction sur le CYP 3A4 Dérivés azolés et anti-protéases: via une interaction su le CYP 3A4

PK: Recommandations AFSSAPS juin 2002 Avant traitement : dosage CPK chez certains patients insuffisance rénale, hypothyroïdie, sujets âgés > 70 ans et autres FR musculaire abus d alcool ATCD perso ou familiau de myopathie génétique Sous traitement : pas de dosage systématique CPK. Dosage CPK : si douleurs uniquement +++ Arrêt traitement si CPK > 5N.! Si fibrate + statine, fibrate + anti Vit K,

Brewer HB. Am J Cardiol 2003;92:23K- CPK vs efficacité / LDL-C Cérivastatine (0,2-3-4 et 0 Pravastatine (20, 40 mg) 2.5 2.0 Simvastatine (40, 80 mg) Atorvastatine (10, 20, 40, Rosuvastatine (10, 20, 40 1.5 1.0 0.5 0.0 20 25 30 35 40 45 50 55 60 65 % de réduction du LDL-C

Protéinurie bservée avec l ensemble des statines origine tubulaire onctionnelle iée au blocage de la réabsorption tubulaire des protéines (inhibition HMG CoA réductase dans les cellules tubulaires rénales) éinurie sous Rosuvastatine e plus souvent transitoire et disparaîssant spontanément en poursuiva traitement à la même dose on prédictive d une affection rénale a pas d effet délétère sur la fonction rénale à court et long terme.

Proteinurie >2+ : Fréquence aitement acébo suvastatine orvastatine mvastatine avastatine Dose N Protéinurie 2+, % 330 0.6 10 mg 1008 0,6 20 mg 872 0,7 40 mg 1850 1,2 10 mg 628 0,5 20 mg 438 0,5 40 mg 63 0 80 mg 342 0,3 20 mg 40 mg 80 mg 452 314 325 1,1 0,3 0 20 mg 163 0,6 40 mg 64 0

Indications des statines Fluvastatine Atorvastatine Pravastatine Simvastaine Ros sta rcholestérolémies pures (type IIa)ou mites (type IIb) mplément d un régime adapté et assidu rcholestérolémie familiale homozygote en lément d un régime ou d autres traitements lipidémiants s angioplastie, réduction du risque d évènement naire grave ement précoce dans les suites de transplantation iaque ention des complications cardiovasculaires chez les nts ayant des antécédents de maladie iovasculaire avérée, d AVC, d artériopathie hérique, avec ou sans hyperlipidémie associée ention des complications cardiovasculaires chez les nts diabétiques sans antécédents coronariens ni rovasculaires, avec au moins un des des facteurs de e (HTA, âge>65ans, créatinine élevée, tabagisme ent ou passé) avec ou sans HLP associée

.M. pour la Rosuvastatine (Crestor 10-20 m ypercholestérolémies pures (II a) ou dyslipidémies mites (II b) mplément d un régime lorsque la réponse au régime et au autr aitements non pharmacologiques n est pas suffisante rise en charge réservée au patients n ayant pas atteint l bjectifs de réduction du LDL-C recommandés par l AFSSAP algré un traitement bien suivi à la posologie maimale tolér une autre statine : donc 2 ème INTENTION our une posologie ne dépassant pas 20 mg uf dans les cas d hypercholestérolémies sévère avec risq sculaire élevé : 40 mg / j 2.569 patients traités par rosuvastatine Février

Coût du traitement Statines : posologie à 10 mg Au plus cher Du moins cher Simvastatine Pravastatine Rosuvastatine Atorvastatine 10 mg : 27,45 euros 20 mg : 41 euros

STRATEGIES «Statin-for-all» : statine pour tout le monde ower is better roader is better Chez tous les sujets à risque Pas de titration (peu de bilan) Effet classe : donc statine la - chère Dose standard

Bilan normal en l absence de facteur de risque vasculaire BILAN NORMAL Cholestérol LDL < 1,60 g/l Cholestérol HDL > 0,40 g/l Triglycérides < 1,50 g/l Refaire tous les 5 ans sauf éléments nouveau : Intervention diet. ou médicamenteuse Événement cardio-vasculaire Prise de poids ANAES 2004

Les recommandations 2004 Risque cardio-vasculaire GLOBAL Valeur de LDL-chol = référence pour instaurer un traitement médicamenteu hypolipémiant Prise en compte du HDL-chol et Triglycérides (stratégie?) Prévention primaire avant 80 ans ANAES ANAES 2004-2004

Facteurs de risque L-C : meilleur indicateur d efficacité de la prévention CV Age homme de 45 ans ou plus femme de 55 ans ou plus ou ménopausée Antécédents familiau de la maladie coronaire précoce IDM ou DC avant l âge de 55 ans chez le père ou un parent du 1er degré de see masculin IDM ou DC avant l âge de 65 ans chez la mère ou un parent du 1er degré de see féminin Tabagisme actuel Hypertension artérielle permanente Diabète sucré HDL-Cholestérol inférieur à 0,35 g/l (+ TG > 2g/l ANAES 1999) Facteur protecteur HDL-Cholestérol > à 0,60 g/l (1,5 mmol/l) AFSSAPS,

uils d intervention et objectifs thérapeutique selon les valeurs de cholestérol LDL ANAES 2004 Objectifs NCEP-ATP III 2001 Objectifs lipidiques Prévention primaire * sans FDR < 2,20 g/l 1 FDR < 1,90g/l 2 FDR < 1,60 g/l > 2 FDR < 1,30 g/l Prév. II aire * < 1,00 g/l Prévention I aire 0-1 FDR LDL < 1,60 g/l 2-> FDR LDL < 1,30 g/l (HDL-C < 0,40 g/l = FDR) Prévention II aire ou éq. vascul autres formes d athérome RCV > 20% à 10 ans diabète LDL < 1,00 g/l isque équivalent NCEP panel III, JAMA,

Patients à haut risque en prévention IIaire ou à risque équivalent ATCD ANAES 2004 Maladie coronaire avérée Maladie vasculaire avérée : AVC ischémique, AOMI stade ou diabète type 2 sans ATCD vasculaire mais avec Atteinte rénale : protéinurie > 300 mg /j ou Cl.Cr < 60 ml/m Au moins 2 FdR CV (et microalbulinurie > 30 mg/24 h) ou risque > 20 % de faire un événement CV à 10 ans Équation de Framingham

Conséquences pratiques veau maimal de LDL-Chol acceptable, en l absenc d autre facteur de risque : - 2,2 g/l : ( soit environ 3 g/l pour le Chol total) femmes non ménopausées et hommes jeunes (< 45 ans - 1,9 g/l : hommes (> 45 ans) ou un autre FR soit environ 2,6 2,8 g/l de chol total MAIS TRAITEMENT DIETETIQUE si LDL-CHOL > 1,60 g/l AFSSAPS 2001 ANAES 2004

HPS, Lancet vénements vasculaires en fonction du nivea de cholestérol LDL initial tat basal Statine Placebo (10269) (10267) Risque ratio et IC 95% DL (mg/dl) < 100 285 360 100 < 130 670 881 130 1087 1365 OUS PATIENTS 2042 2606 (19,9%) (25,4%) icacité réduite si TG > 4,00 mmol/l intenue si TG entre 2 et 4 mmol/l) 0,4 0,6 0,8 1,0 1,2 1,4 Statine meilleure RRR = - 24% p < 0,00001 Statine plus mauvaise

Janvier 2003 ouvelle A.M.M. Simvastatine (Zocor 40 mg Prévention des maladies CV chez les patients ayant des antécédents de maladie coronaire avérée, d accident vasculaire cérébral, d artériopathie des membres inférieurs avec ou sans hyperlipidémie associée Prévention des maladies cardiovasculaires chez les patients diabétiques sans antécédents coronariens ni cérébrovasculaires ayant un haut risque CV avec au moins 1 des facteurs de risque suivants : - HTA - créatinine élevée - âge > 55 ans - tabagisme présent ou passé, avec ou sans hyperlipidémie associée

STRATEGIE Quelle statine? «Statin-for-all» Lower is better : il faut frapper fort! Broader is better Quel objectif? LDL le plus bas possible?

ANAES 2004 Quel objectif? LDL le plus bas possible? tratégie intensive si risque CV +++, si traitement bien toléré

Relation entre les évènements coronaires et le niveau de LDL-C Farnier M, mt-endocrinol Patients avec évènements coronariens % 30 25 20 15 10 5 0 HPS-S Prévention secondaire Prévention primaire S : statine P : placébo CARE-S LIPID-S 4S-S HPS-P AFCAPS-s CARE-P LIPID-P WOSCOP-S AFCAPS-P 4S-P WOSCOP-P 0,70 0,90 1,10 1,30 1,50 1,70 1,90 2,10 LDL-C g/l

Quel objectif? LDL le plus bas possible? tude PROVE-IT (N Engl J Med Avril 2004) Stratégie d intervention «agressive» après un SCA stabil 80 mg atorvastatine vs 40 mg pravastatine - N = 4162 DC de toutes causes ou événement cardiaque majeur 16% de réduction d événements avec atorvastatine (26 22 p < 0,005) tude REVERSAL (JAMA 2004) Atorvastatine 80 mg vs pravastatine 40 mg Régression du volume d athérome coronaire plus important sous atorvastatine (écho endocoronaire) PROVE-IT : 0,62 g/l vs 0,95 g/l REVERSAL : 0,79 g/l vs 1,10 g/l

STRATEGIE Quelle statine? «Statin-for-all» : statine pour tout le monde «Lower is better» : il faut frapper fort! «Broader is better» : il faut frapper large!

4 S : «LIPID TRIAD» Définition : quartiles de HDL-chol et TG LIPID TRIAD LDL-chol élevé n 458 545 P âge 57,7 59,7 0,001 diabète/ifg 33 % 18 % < 0,0001 IMC 26,9 24,5 < 0,0001 Chol Total (g/l) 2,64 2,57 < 0,0001 LDL-chol (g/l) 1,92 1,78 < 0,0001 TG (g/l) 1,95 0,63 < 0,0001 HDL-chol (g/l) 0,33 0,63 < 0,0001

4 S : LIPID TRIAD vs LDL-chol isolée ènements coronaires majeurs 40 35,9 35 30 Simvastatine vs PCB 28 R % 25 20 15 10 5 20,9 19 18 19 yse post hoc 0 Lipid Triad N = 458 LDL- Chol isolée N = 545 Tous N = 4444

Indications des statines : cible = LDL 1) Hypercholestérolémie isolée (phénotype IIa) Prévention primaire NB TG < 2 g/l dans WOSCOPS Prévention secondaire (Care, 4S, LIPID) si LDL-C > 1,25 g/l (LIPID) si TG < 1,44 g/l (CARE) quel que soit le niveau de LDL-C (HPS) 2) Dyslipidémie mite : petit IIb Hyperlipidémie familiale combinée LDL-C + TG mais < 2,5-3,5 g/l Contre-indication : hypertriglycéridémie isolée

CONCLUSION Statine : le bon choi Rapport coût / bénéfice / effets secondaires Sujets à risque : «Statin-for-all» dès maintenant Titration efficace pour un objectif strict Augmentation de la compliance au traitement Prescription hospitalière (cardio) Polychimiothérapie : Bithérapie hypolipidémiante Nouvelles thérapeutiques à venir

fin