Frédéric Dejean, PhD. Présentée par. Chercheur à l IRIPI

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1 «Une analyse différenciée selon les sexes (ADS) du sondage «Prospérer ici, venue d ailleurs» pour Femmessor Montréal Présentée par Frédéric Dejean, PhD Chercheur à l IRIPI Novembre 2014

2 Table des matières Table des figures... 2 Table des tableaux... 3 Sommaire exécutif... 5 Note liminaire sur la méthode et l exploitation des données... 7 Introduction Portrait des répondant(e)s a. Caractéristiques générales Sexe Âge et présence au Québec Langue maternelle et origine géographique b. Qualifications professionnelles et revenus Niveau d études Revenu familial Les défis du parcours entrepreneurial a. Les secteurs d activité et les caractéristiques des entreprises immigrantes b. Pourquoi se lancer en affaires c. La jeunesse des entreprises d. Le financement : un défi et une difficulté Des difficultés et des obstacles spécifiquement féminins? a. Analyse du classement des difficultés b. Les réponses à apporter aux difficultés Conclusion : des difficultés liées à des profils de femmes différenciés Références bibliographiques Annexe 1: Figures et tableaux complémentaires Annexe 2: Le sondage complet

3 Table des figures Figure 1: l âge des répondants au sondage Figure 2: l'âge des répondants selon le sexe Figure 3: langue maternelle des répondants Figure 4: les origines géographiques des répondants Figure 5: le niveau d'études des répondants Figure 6: le niveau d'études des répondants selon le sexe Figure 7: le revenu familial des répondants Figure 8: le nombre d'employés des entreprises des répondants Figure 9: le nombre d'employés selon le sexe de l'entrepreneur Figure 10: les secteurs d'activité des répondants Figure 11: les secteurs d'activité des répondants en fonction du sexe Figure 12: les répondants étaient-ils entrepreneurs dans leur pays d'origine? Figure 13: les raisons d'être en affaires des répondants Figure 14: les raisons d'être en affaires selon le sexe Figure 15: le parcours entrepreneurial des répondants Figure 16: le parcours entrepreneurial selon le sexe Figure 17: les répondants et la demande de financement Figure 18: la demande de financement en fonction du sexe Figure 19: les répondants ont-ils obtenu un financement? Figure 20: le financement obtenu selon le sexe Figure 21: les types d'aides obtenues par les répondants Figure 22: les types d'aides obtenues par les répondants selon le sexe Figure 23: les difficultés classées en première position selon le sexe Figure 24: les moyens classés en 1re position selon le sexe Figure 25: l'étape entrepreneuriale en fonction de l'âge des répondants

4 Table des tableaux Tableau 1: les trois difficultés les plus souvent citées par les hommes et par les femmes Tableau 2 : le revenu familial des répondants en fonction de l'aire géographique d'origine Tableau 3: la demande de financement en fonction de l'aire géographique d'origine Tableau 4: les difficultés rencontrées par les répondants Tableau 5: les moyens pour accompagner les entrepreneurs immigrants

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6 Sommaire exécutif Contexte et enjeux Conscient des enjeux et des défis qui entourent l entrepreneuriat immigrant féminin, Femmessor Montréal a mis en place un sondage en ligne dont le but était de cerner certaines caractéristiques sociodémographiques des entrepreneurs immigrants, comprendre les difficultés et les obstacles auxquels ils font face dans leurs parcours en affaires, et rendre compte des moyens qui, de leur point de vue, faciliteraient le développement de leurs entreprises. Compte tenu de la mission de Femmessor, nous avons procédé, quand cela était pertinent, à une analyse différenciée selon les sexes (ADS), dont l objectif était de montrer en quoi les programmes et les dispositifs d accompagnement de l entrepreneuriat immigrant ne doivent pas seulement être pensés à partir de la distinction classique immigrants/natifs, mais doivent pour gagner en efficacité pleinement intégrer une perspective selon le genre. Comprendre les caractéristiques des répondants Près de 40% des répondants sont des hommes (37 personnes) et 60% des femmes (53 personnes). Ils sont plutôt âgés (p ) et la plupart d entre eux entrent en affaires alors que leur carrière professionnelle est déjà bien amorcée. Ils sont par ailleurs plus diplômés que les natifs (p. 16), et ceci est encore plus vrai pour les femmes (p. 17). De fait, nous pouvons nous demander si leur entrée en affaires n est pas le résultat de difficultés à trouver un emploi dans les secteurs d activité correspondant à leurs formations. Le sondage montre que l entrée en affaires est étroitement liée à l expérience migratoire. Si les répondants hommes et femmes reconnaissent l importance de l «opportunité intéressante» (p. 26), il faut noter que ce sont essentiellement des femmes qui reconnaissent que l entrepreneuriat est vu comme une façon de mieux concilier la famille et le travail (p. 27). Des différences entre les hommes et les femmes se manifestent également dans les secteurs d activité : les femmes sont ainsi plus présentes dans les secteurs du textile, l hébergement, les services de restauration, ou encore les soins de santé (p. 23). 5

7 Des difficultés et des moyens d action différenciés L ADS montre que les femmes mettent beaucoup moins l accent sur la difficulté d obtenir du financement que les hommes (p. 39). En revanche, les hommes et les femmes mettent en avant dans une proportion similaire l absence d un réseau de contacts professionnels comme étant un défi. D une façon générale, les données montrent que les femmes sont confrontées à une plus grande variété de difficultés que les hommes (p. 41). Sans réelle surprise ce sont les femmes qui voient dans la conciliation du travail et de la famille une source de difficultés dans la réussite entrepreneuriale (p. 40), les premières années réclamant un investissement personnel particulièrement exigeant. Les réponses concernant les solutions pour mieux accompagner les entrepreneurs immigrants coïncident avec les difficultés : hommes et femmes souhaitent de meilleures conditions de financement et de l accompagnement/coaching/soutien technique (p. 42). L ADS fait ressortir des différences importantes (p. 43) : les femmes mettent de l avant une plus grande variété de moyens d aide que les hommes, se montrent plus sensibles à ce qui touche l accompagnement, le coaching, la formation ou encore le mentorat, alors que les hommes insistent très largement sur de meilleures conditions de financement. Enfin, alors que les hommes mettent de l avant «des conseillers plus sensibles aux besoins spécifiques des immigrants» comme moyen pour améliorer les services aux entrepreneurs immigrants, les femmes ne mentionnent ce moyen que marginalement. Ceci nous conduit à nous demander si les femmes entrepreneures immigrantes sont davantage sensibles au fait d être femme plutôt qu au fait d être immigrante. Pistes pour le futur - Développer des idéaux types (p. 46) de femmes entrepreneures immigrantes, en tenant compte de leurs caractéristiques sociodémographiques, notamment l arrière-plan culturel (en se gardant de toute forme de déterminisme). - Proposer un autre sondage à plus grande échelle qui ne porterait que sur des femmes entrepreneures immigrantes, francophones et anglophones, en prenant soin de contrôler les variables et les modalités de diffusion. 6

8 Note liminaire sur la méthode et l exploitation des données Le présent rapport s appuie sur des analyses qui, pour la plupart, ont été rendues possibles en exploitant directement les fonctionnalités du logiciel en ligne Interceptum qui permet de visualiser facilement des données à plat ainsi que de réaliser des croisements entre des variables. Néanmoins, il est apparu nécessaire d utiliser conjointement des logiciels d analyses quantitatives, à savoir SPSS ou Excel. Deux questions («Quel est votre pays d origine?» et «Date d arrivée au Québec?») apparaissaient dans le questionnaire sous une forme textuelle, non exploitable pour effectuer des croisements. Il a donc fallu coder les données et effectuer les croisements pertinents. Par ailleurs, les données concernant le nombre d enfants des répondants n ont pas pu être exploitées de façon optimale. En effet, seules les personnes qui ont répondu être à la «tête d une famille monoparentale» étaient invitées à indiquer le nombre d enfants à charge. Aussi, nous ne connaissons pas le nombre d enfants à la charge des familles non monoparentales, alors même qu elles représentent la majorité des répondants. Enfin, compte tenu de la valeur exploratoire du sondage, les 90 personnes qui y ont répondu ne constituent pas un échantillon représentatif de l ensemble des immigrants entrepreneurs au Québec. Ceci s explique du fait du mode de transmission du sondage 1 qui ne permettait pas un contrôle des profils des répondants, et de son caractère monolingue qui excluait les personnes non francophones. 1 La diffusion du sondage auprès des potentiels répondants s est faite en passant par le biais des partenaires du projet: 5 CDEC, 2 chambres de commerce ethnoculturelles, et 2 organismes d'aide aux immigrants. 7

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10 Introduction L entrepreneuriat 2 s est imposé comme un thème majeur au sein des travaux qui s intéressent à l intégration professionnelle des personnes immigrantes. En effet, pour des raisons variées sur lesquelles nous reviendrons dans le cours de l analyse, de nombreux immigrants se lancent en affaire. Si le sondage «Prospérer ici, venue d ailleurs» s inscrit bien dans ce domaine de recherche, le titre avec l usage du féminin indique qu une seconde thématique se trouve être introduite : celle de l entrepreneuriat féminin. Ainsi, l analyse proposée ici s inscrit à la croisée de deux littératures et d autant d univers de recherche qui se recouvrent en partie : l entrepreneuriat immigrant (compris au sein des études sur l intégration professionnelle des immigrants), d une part, et l entrepreneuriat féminin, d autre part. Du fait de ces effets de chevauchement, la notion d intersectionnalité peut être utilement mobilisée. Elle «renvoie à une théorie transdisciplinaire visant à appréhender la complexité des identités et des inégalités sociales par une approche intégrée» (Bilge, 2009 : 70). L approche intersectionnelle croise les facteurs explicatifs qui permettent de comprendre la position d un individu dans la société. Une telle notion nous intéresse ici, car elle est largement mobilisée par des auteurs traitant dans une perspective critique de la position des femmes dans la société et des inégalités qu elles rencontrent (Browne et Misra, 2003; Corbeil et Marchand, 2006; Institut canadien des recherches sur les femmes, 2006). L intersectionnalité est donc une notion utile si l on souhaite interroger le «cumul des statuts défavorisant» (Paré, 2003 : 119) et ainsi comprendre les difficultés et les obstacles que les femmes immigrantes rencontrent quand elles se lancent en affaires. Le présent rapport propose une analyse du sondage «Prospérer ici, venue d ailleurs» qui vise spécifiquement dans la mesure où les données disponibles le permettent à dresser un portrait des entrepreneurs immigrants et de comprendre les obstacles et les difficultés rencontrés. Cette démarche s inscrit dans une analyse différenciée selon les sexes 2 Voir Arcand et Stambouli, 2011, pour une revue de la littérature scientifique fouillée sur le sujet. 9

11 (ADS) dont l objectif est de comprendre en quoi les difficultés rencontrées par les femmes entrepreneures immigrantes se distinguent (ou non) des difficultés rencontrées par leurs homologues masculins. Nous voyons ici en quoi la notion d intersectionnalité peut être utile : il s agit en effet de se demander si les difficultés sont liées au fait d être une femme ou d être une immigrante (ou les deux). L ADS est un «processus d analyse favorisant l atteinte de l égalité entre les femmes et les hommes ( ). Elle a pour objet de discerner de façon préventive les effets distincts sur les femmes et les hommes que pourra avoir l adoption d un projet à l intention des citoyennes et des citoyens, et ce, sur la base des réalités et des besoins différenciés des femmes et des hommes» (Secrétariat à la condition féminine, 2007 : 5). Le sondage proposé par Femmessor Montréal doit permettre de documenter ces réalités différenciées entre les hommes et les femmes dans le but d atteindre une égalité réelle. De façon à exploiter au mieux les données disponibles, le rapport est organisé en trois parties principales : dans un premier temps, nous dressons un portrait des répondants, en mettant l accent sur ce qui distingue les immigrants des natifs québécois et les femmes immigrantes des hommes immigrants. Dans un second temps, nous proposons une analyse des données du sondage concernant les parcours en affaires des répondants, en procédant par regroupements et croisements de variables, et en insistant sur les défis, en particulier le financement, qui jalonnent le parcours entrepreneurial. Dans une dernière partie, nous regardons plus précisément les obstacles et les difficultés auxquels font face les immigrants en général, et les immigrantes, en particulier. De façon à inscrire le travail d analyse dans le cadre des travaux disponibles, ces derniers seront mobilisés s ils permettent de compléter ou d éclairer les données issues du sondage. Enfin, et afin d enrichir les données quantitatives, les données textuelles c'est-à-dire les commentaires laissés par les répondants seront mises à profit. 10

12 1. Portrait des répondant(e)s Le sondage, mis en ligne sur la plateforme Interceptum, a été complété par 90 personnes entre le 16 juin et le 11 octobre Ajoutons à cela, 137 personnes qui ont commencé à répondre, mais qui n ont pas été jusqu au bout 3. La plateforme Interceptum génère un rapport de sondage simple qui, par des graphiques, donne un aperçu des réponses. Les premières questions permettent de dresser un portrait des répondants et de souligner, quand cela se révèle pertinent, des différences significatives entre les hommes et les femmes. a. Caractéristiques générales Sexe Près de 60% des répondants sont des femmes (53 personnes) et 40% des hommes (37 personnes). Nous pouvons penser que le nom de l organisme et le titre du sondage ont eu un impact sur la participation : il est possible que les hommes ne se soient pas sentis directement concernés. Il faudra tenir compte de ce déséquilibre dans la suite de l analyse, en particulier dans une perspective d analyse différentielle des sexes. Pour ce faire, les résultats seront presque toujours exprimés en pourcentages. Âge et présence au Québec Figure 1: l âge des répondants au sondage La figure ci-dessus montre que la catégorie des ans se détache très largement et représente près d un répondant sur deux. Si nous observons l âge des hommes et des femmes, nous remarquons que la part des ans est élevée pour les deux catégories, avec 3 Comme le précise la personne ressource chez Interceptum : «Un participant est une personne qui a commencé à compléter le questionnaire, mais qui n'a pas nécessairement compléter toutes les questions. C'est-à-dire que la personne n'a pas cliqué sur le bouton "Soumettre" à la fin du questionnaire. Donc, le champ "Complété le" dans ses réponses ne contient pas une date. La date du champ "Complété le" est rempli seulement lorsque la personne clique sur le bouton soumettre à la fin d'un questionnaire pour indiquer que la personne a terminé de répondre» (courriel en date du 21 octobre 2014). 11

13 néanmoins une proportion plus importante pour les hommes (près de 49%) que pour les femmes (41%). Plus généralement, c est l ensemble de la structure des catégories par âge qui présente des différences notables selon le sexe, la plus remarquable étant la catégorie des 55 ans et plus. En effet, plus de 11% des femmes se situent dans cette tranche d âge, contre un peu moins de 3% des hommes (voir la figure ci-dessous). Figure 2: l'âge des répondants selon le sexe Ceci a pour effet que les catégories les plus jeunes (moins de 35 ans et 35 à 39 ans) se trouvent davantage représentées chez les répondants de sexe masculin. La présence relative plus élevée de femmes de plus de 55 ans constitue un élément intéressant et nous pouvons formuler l hypothèse que les femmes immigrantes se lancent en affaires plus tardivement que les hommes. Pour autant, les répondants sont arrivés relativement jeunes au Québec comme en témoignent les questions sur le «nombre d années au Québec» et l «âge d arrivée au Québec». En prenant appui sur la nomenclature établie par Stastistiques Canada, nous soulignons que les «immigrants très récents» (moins de 5 ans) représentent un peu plus d un quart des répondants, les «immigrants récents» (entre 5 et 9 ans) 31%, et les «immigrants établis» (plus de 10 ans) plus de 34%. La forte présence des «immigrants établis» témoigne 12

14 du fait que les répondants sont arrivés au Québec alors qu ils étaient étudiants ou jeunes travailleurs. Près de 27% étaient âgés de 21 à 30 ans et plus de 30% de 31 à 40 ans. En revanche les répondants arrivés au Québec âgés de plus de 41 ans ne représentent que moins de 10%. Ces éléments coïncident avec les réalités contemporaines de l immigration au Québec : les immigrants sont majoritairement de jeunes diplômés ou de jeunes travailleurs. Par exemple, si nous remontons à l année 2002, plus de la moitié des immigrants admis au Québec étaient âgés de 15 à 34 ans (Ministère de l immigration et des communautés culturelles, 2007). Langue maternelle et origine géographique Figure 3: langue maternelle des répondants Le graphique circulaire (figure 3 ci-dessus) correspondant à la question «Quelle est votre langue maternelle?» est partagé en deux parts de taille équivalente : les immigrants dont la langue maternelle est le français et ceux dont la langue maternelle n est ni l anglais ni le français. Au sein de la seconde catégorie de répondants, douze langues ont été indiquées à la rubrique «commentaires». Celles-ci reflètent la variété des origines géographiques des répondants puisque 13 personnes ont indiqué l espagnol, 9 l arabe (1 le berbère), 2 le portugais, ou encore 2 le créole. Soulignons enfin que les personnes originaires de l Afrique subsaharienne ont mentionné des langues et des dialectes locaux : le kinyarwanda (parlé par presque toute la population du Rwanda), le wolof (parlé au Sénégal) et le peul (parlé dans une vingtaine de pays d Afrique occidentale et centrale). Les réponses données à la question de l origine géographique (figure 4 ci-dessous) confirment ce qui a été dit pour la langue. À des fins d analyse, les différents pays d origine 13

15 des répondants ont été regroupés par grandes aires régionales 4. Quatre d entre elles regroupent la quasi-totalité des répondants, à savoir, par ordre d importance : l Europe de l Ouest, l Amérique centrale et du sud (en y incluant le bassin caribéen), l Afrique du Nord et enfin, l Afrique subsaharienne. Si cet élément coïncide avec les données connues sur les origines géographiques des immigrants depuis le début des années 2000 nous y retrouvons en effet le poids du Maghreb ou de l Amérique centrale et du Sud deux éléments ressortent : - La surreprésentation des Français. Ces derniers représentent quasiment 1/3 des répondants, alors même que leur poids relatif pour l ensemble des immigrants est, certes élevé, mais bien en deçà de ce chiffre 5. Nous pouvons penser que les Français sont davantage représentés parmi les immigrants qui se lancent en affaire et/ou qu ils sont plus largement intégrés aux organismes qui ont relayé le sondage. - L absence de personnes originaires du continent asiatique, alors même qu il constitue une des principales aires régionales pourvoyeuses d immigrants. Au cours de la période , la Chine était le second pays en termes de nombre d immigrants derrière l Algérie 6. Une telle absence peut en partie s expliquer par le fait que le sondage est en français et laisse donc de côté une partie des immigrants non francophones. Cependant, la littérature scientifique a montré que certains groupes en particulier les Chinois possèdent un fort capital social ethnique que leurs membres peuvent mobiliser quand ils se lancent en affaire (Nicholls, 2012). 4 Europe de l Ouest, Europe centrale et de l Est, Afrique du Nord, Afrique subsaharienne, Amérique centrale et du Sud. La catégorie «autre» comprend l Iran et les Etats-Unis. 5 Pour la période , les Français représentaient environ 8% des immigrants (Ministère de l immigration, Diversité et Inclusion, 2014). 6 Pour la période , la Chine était devant l Algérie (Ministère de de l Immigration, Diversité et Inclusion, 2014). 14

16 Aires régionales de provenance des répondants Afrique subsaharienne 12% Afrique du Nord 20% Autre 5% Amérique centrale et du Sud 25% Europe de l'ouest 36% Europe centrale et de l'est 2% Figure 4: les origines géographiques des répondants À ce stade de l analyse, un point de méthodologie important doit être introduit. Si nous avons souligné un léger déséquilibre entre les répondants en fonction du sexe, ce déséquilibre est d autant plus fort quand la variable de l origine géographique se trouve prise en compte. Alors que nous pourrions nous attendre à ce que le léger effet de dissymétrie se répète en fonction des différentes aires géographiques considérées, il en va autrement, probablement du fait de la taille réduite de l échantillon et des modalités de diffusion du sondage. Ainsi, si 31 répondants viennent d Europe de l Ouest, 24 sont des femmes et 4 des hommes. Au contraire, si 19 répondants sont originaires d Afrique du Nord, seulement 6 sont des femmes et 13 des hommes. Il n y a que pour l Amérique centrale et du Sud que nous observons une égale répartition : 11 femmes et 11 hommes. Compte tenu de ce qui vient d être dit, il apparaît difficile d utiliser l origine géographique des répondantes dans le cadre d une analyse portant spécifiquement sur les femmes tant le nombre de répondantes pour certaines aires géographiques est limité. Malgré tout, l hypothèse selon laquelle la propension à l entrepreneuriat est plus prononcée chez les immigrantes provenant de certaines aires géographiques mérite d être mentionnée. 15

17 b. Qualifications professionnelles et revenus Niveau d études Figure 5: le niveau d'études des répondants Le graphique circulaire ci-dessus (figure 5) montre que 70% des répondants possèdent un diplôme universitaire. Ce chiffre élevé s explique du fait de la politique québécoise en matière d immigration qui favorise les personnes jeunes et diplômées. Ce taux apparaît d autant plus élevé s il est mis en regard avec celui des natifs. Statistiques Canada souligne : «Plus de la moitié (51 %) des immigrants récents (arrivés entre 2001 et 2006) étaient titulaires d'un diplôme universitaire en 2006, ce qui constitue plus du double de la proportion observée parmi la population née au Canada (20 %) 7». Les diagrammes circulaires ci-après (figure 6) rendent compte de la même information, mais en distinguant les hommes des femmes. Ils montrent que ¾ des femmes possèdent un diplôme universitaire, contre un peu plus d un homme sur deux. En revanche, si nous tenons compte des niveaux universitaire et collégial, les différences entre les hommes et les femmes s estompent puisque ce sont pour chacun des deux groupes 85% des répondants qui détiennent un diplôme universitaire ou collégial. Comment comprendre cette différence? Nous proposons deux hypothèses : les femmes entrepreneures se dirigent vers des secteurs qui sont plus exigeants en termes de diplômes (hypothèse positive) ou les femmes immigrantes diplômées de l université ont davantage de difficulté à trouver un emploi dans le secteur correspondant à leur formation initiale et se tournent donc par défaut vers l entrepreneuriat (hypothèse de l «entrepreneuriat contraint»)

18 Figure 6: le niveau d'études des répondants selon le sexe Revenu familial 8 Cette variable peut être analysée au regard de l étude conduite par deux chercheurs de l INRS-UCS en 2010 et portant sur «l emploi et le revenu des immigrants à Montréal 9» (Zhu et Bélanger, 2010). Prenant appui sur les données du recensement de 2006, les auteurs y expliquent que le revenu moyen des immigrants originaires d Europe de l Ouest et des États- Unis était alors égal à celui des non-immigrants (environ $ par an). En revanche, le revenu moyen des immigrants venus des autres pays se situait autour de $. Un tel chiffre ne doit pas faire oublier que des disparités existent selon les pays de naissance : «Par exemple, des revenus moyens très bas sont observés chez les immigrants originaires des Philippines, de la Chine continentale, de l Inde, du Maghreb et de l Amérique centrale et du Sud» (Zhu et Bélanger, 2010 : 17). 8 La question du revenu du répondant n ayant pas été intégrée au sondage, l analyse s en trouve limitée. 9 Par Montréal il faut entendre la Région métropolitaine de Montréal (RMR). 17

19 Figure 7: le revenu familial des répondants Le graphique ci-dessus (figure 7) montre que trois groupes de taille équivalente se détachent : les ménages gagnant plus de $ par an, ceux se situant entre 30 et $, et ceux situés en dessous de $. Il faut ajouter un groupe de 15% des répondants dont le revenu familial est situé entre 50 et $ par an. Ces informations doivent être croisées avec l origine géographique des répondants. Malgré le nombre réduit de l échantillon, nous observons des traits saillants qui rejoignent les analyses de l étude mentionnée plus haut. En effet, le tableau 2 en annexe indique que près de 50% des ménages dont le revenu est situé au-dessus de $ sont originaires d Europe de l Ouest, alors qu ils ne représentent qu un tiers de l ensemble des répondants. D ailleurs, près de 55% des personnes originaires d Europe de l Ouest appartiennent à des familles qui gagnent plus de $ par an. En revanche, nous observons un phénomène inverse si nous considérons les répondants natifs d Amérique centrale et du Sud et d Afrique du Nord. Par exemple, plus des ¾ des immigrants venus d un pays d Amérique centrale et du Sud appartiennent à la catégorie des ménages dont le revenu annuel est inférieur à $ par an. Un commentaire similaire pourrait être fait à propos des ménages Nord-africains. Ces différents éléments de cadrage qui viennent vont permettre de mieux comprendre et analyser les rapports que les immigrants en particulier les femmes entretiennent avec l entrepreneuriat et les défis qui se transforment parfois en obstacles qu ils sont susceptibles de rencontrer. 18

20 2. Les défis du parcours entrepreneurial Si le thème de l entrepreneuriat immigrant a connu ces dernières années un regain d intérêt, autant de la part des responsables politiques que des chercheurs, cela est principalement dû à la conjonction de deux facteurs : le rôle essentiel de l entrepreneuriat comme vecteur de croissance de l économie, d une part, et le fait que les travailleurs immigrants sont des entrepreneurs particulièrement actifs relativement à l ensemble des travailleurs, d autre part. Ainsi, plusieurs travaux insistent sur le fait que les nouveaux immigrants s orientent davantage vers l entrepreneuriat que les personnes nées au Canada (Juteau et al., 1992; Filion et al., 2003; Helly et Ledoyen, 1994). Cette tendance peut sembler paradoxale tant le chemin de l entrepreneuriat est parsemé d obstacles et de difficultés, et que les personnes immigrantes ne semblent pas a priori les plus disposées à pouvoir y faire face. Il est donc important d avoir plusieurs questions à l esprit : pourquoi les personnes immigrantes font-elles le choix de l entrepreneuriat? Dans quelle mesure les immigrants ne sont-ils pas poussés vers l entrepreneuriat du fait des difficultés rencontrées sur le marché de l emploi? Comment certains défis inhérents à l entrepreneuriat se transforment-ils en difficultés pour les entrepreneurs immigrants en général, et pour les femmes en particulier? Dans le cadre de l analyse du sondage «Prospérer ici, venue d ailleurs», ce thème de l entrepreneuriat immigrant est croisé avec celui de l entrepreneuriat féminin qui fait également l objet d un intérêt croissant (Carrier et Menvielle, 2006). Notons d ores et déjà que les analyses que nous tirons des données du sondage sont mises en perspective avec les travaux de Sylvie Paré, car elle traite spécifiquement de l intégration des femmes immigrantes à l économie québécoise, avec une attention toute particulière accordée à l entrepreneuriat (Paré, 2002, 2003, 2006). a. Les secteurs d activité et les caractéristiques des entreprises immigrantes Dès le début des années 1990, des chercheurs ont montré que les entrepreneurs immigrants ne se répartissaient pas de façon homogène dans l ensemble des secteurs d activité, mais que des phénomènes de concentration dans certains secteurs pouvaient être 19

21 observés. Ainsi, à Montréal, à la fin des années 1980, il existait déjà une surreprésentation des travailleurs autonomes immigrants dans le commerce de détail, le secteur manufacturier, ou encore la construction (Juteau et al., 1992). Cette tendance à la spécialisation semble avoir perduré puisque le recensement de 2006 a permis de montrer à l échelle du Canada une plus forte concentration des travailleurs indépendants immigrants dans les secteurs du commerce et des transports. Même si les travailleurs autonomes ne représentent pas l ensemble des entrepreneurs immigrants, plus de 53% des répondants au sondage relèvent de cette catégorie, comme l indique la figure 8 ci-dessous. Figure 8: le nombre d'employés des entreprises des répondants Par ailleurs, plus de 36% des répondants sont à la tête d entreprises qui comptent entre 1 et 4 employés. Si nous tenons compte du nombre d employés selon le sexe de l entrepreneur (figure 9) nous voyons que les graphiques sont relativement similaires 57% des hommes et 51% des femmes sont des travailleurs autonomes alors même que la littérature existante insiste sur le fait que les entreprises dirigées par des femmes sont de plus petite taille que celles dirigées par des hommes. Mentionnons tout de même que les deux entreprises atypiques du point de vue du nombre d employés (plus de 50) sont toutes deux dirigées par des hommes. 20

22 Figure 9: le nombre d'employés selon le sexe de l'entrepreneur La figure 10 met en évidence la présence d entrepreneurs immigrants dans une grande diversité de secteurs d activité, même si certains d entre eux se démarquent, à savoir les «services professionnels, scientifiques et techniques» (environ 16,5%), le «commerce de détail ou de gros» (12%) et les «textiles et produits textiles» (9%). Par ailleurs, plus de 20% des répondants ont coché la case «autre» et ont précisé par la suite leur secteur d activité : ils se concentrent dans les secteurs des services, du textile et des services à la personne, ce qui vient renforcer la présence des secteurs mentionnés plus haut. Compte tenu de l importance grandissante des nouvelles technologies de l information et de la communication, tout particulièrement internet, il n est pas surprenant que plusieurs activités citées par les répondants s y rapportent : «vente sur internet de produits alimentaires français», «production de vidéos corporatives», ou encore «logiciels, innovation technologique». 21

23 Figure 10: les secteurs d'activité des répondants Dans un article de 2003, Sylvie Paré soulignait que «par rapport à leurs vis-à-vis masculins, les entrepreneures occupent peu de place dans les entreprises de construction, transport et communication, alors qu elles sont beaucoup plus présentes dans le commerce de détail et, particulièrement, dans les entreprises de service» (Paré, 2003 : 123). Par ailleurs, la chercheuse rappelle que des différences existent parmi les entrepreneures, entre les immigrantes et les non-immigrantes : «les non-immigrantes se concentrent à peu près uniquement dans les secteurs de l activité économique des divisions des services alors que leurs consœurs immigrantes ( ) se distribuent plus souvent dans les autres secteurs de l activité économique» (Paré, 2003 : 123). Sans verser dans le cliché, nous pouvons penser que les femmes entrepreneures immigrantes s appuient plus facilement sur les spécificités culturelles de leurs communautés d origine pour se lancer en affaires, notamment dans les secteurs du textile ou de la restauration, faisant ainsi de leurs spécificités culturelles autant d avantages comparatifs à valoriser et à exploiter. 22

24 Figure 11: les secteurs d'activité des répondants selon le sexe Si le sondage ne permet pas de prendre la mesure des différences entre les entrepreneures immigrantes et natives du Québec, il permet toutefois de comparer les secteurs d activité entre les hommes et les femmes immigrants entrepreneurs (figure 11). Ainsi, les femmes représentent la totalité (ou la quasi-totalité) des répondants dont les entreprises sont dans les secteurs des «textiles et produits textiles» (7 femmes et 1 homme), l «hébergement et services de restauration» (4 femmes et aucun homme) et les «soins de santé et assistance sociale» (6 femmes et aucun homme). En revanche, nous ne retrouvons aucune femme dans le secteur de la «construction» qui, même parmi les non-immigrants, demeure l apanage des hommes. 23

25 b. Pourquoi se lancer en affaires Les travaux sur l entrepreneuriat immigrant insistent sur le fait que les nouveaux immigrants se tournent davantage vers l entrepreneuriat que les personnes nées au Québec (Filion et al., 2003; Helly et Ledoyen, 1994; Juteau et al., 1992). Néanmoins, tous les auteurs ne s accordent pas sur les facteurs explicatifs. Sébastien Arcand et Jamel Stambouli (2011) rappellent que «la littérature explicative concernant la création des entreprises par les immigrants est divisée en trois approches» (Arcand et Stambouli, 2011) : structurelle (l accent est mis sur les facteurs externes à l entrepreneur), culturelle (l accent est mis sur le milieu culturel de l entrepreneur 10 ) et situationnelle. Cette troisième approche qui associe des éléments des deux premières doit être précisée, car elle permet de comprendre en partie les raisons qui poussent les femmes immigrantes à se lancer en affaires. Elle «suppose que, de prime abord, l immigrant, l étranger, présente des désavantages sociaux qui le poussent vers l emploi précaire et vers le chômage. Ces conditions difficiles poussent l immigrant à créer son propre emploi en réponse à ces désavantages» (Arcand et Stambouli, 2011 : 17). Une telle approche est nourrie par la théorie du désavantage (Helly et Ledoyen, 1994) selon laquelle l entrepreneuriat est perçu comme un ultime recours pour la réussite professionnelle. Cette question de l entrepreneuriat voulu ou contraint se retrouve au cœur de l enquête de Sylvie Paré et Danielle Juteau conduite au tournant des années Les deux auteures ont été amenées à se demander si les femmes immigrantes entrepreneures choisissaient cette voie «sous l effet de la contrainte» ou s il s agissait d «une option de carrière volontaire» (Paré, 2002 : 279). La figure 12 montre que la majorité des hommes et des femmes n était pas entrepreneurs dans leur pays d origine (plus de 70% pour l ensemble des répondants). Ceci est en partie lié au fait que nombre d entre eux étaient encore aux études au moment d immigrer. Ceci indique également que c est dans une certaine mesure la migration qui fait l entrepreneur ou, pour le dire autrement, que c est la migration qui crée l opportunité d entrepreneuriat. Notons que près de 25% des répondants étaient déjà entrepreneurs dans 10 De même que Max Weber a mis en évidence une affinité entre le capitalisme et l éthique protestante, «des chercheurs ont constaté, par exemple, que les valeurs confucianistes d abnégation et de maîtrise de soi renforcent le dynamisme nécessaire au succès des petites entreprises» (Juteau et al., 1992 : 122). 24

26 leur pays d origine : néanmoins, les hommes (plus de 30%) l étaient davantage que les femmes (20%). Cette différence invite à penser que l entrepreneuriat est, pour les femmes, davantage lié à l immigration que pour les hommes. À la lecture des questionnaires, il apparaît que ces derniers s appuient sur cette expérience pour se lancer en affaires, une fois au Québec. Par exemple, un répondant écrit que «nous créons une filiale au Québec». Il est connu que les entrepreneurs immigrants s appuient volontiers sur leurs réseaux transnationaux, en particulier dans les secteurs du commerce et de l import-export. Dans le contexte d une économie toujours plus intégrée et mondialisée, les immigrants peuvent tirer profit de leur position entre deux pays et deux cultures. Par ailleurs, l entrepreneuriat dit «ethnique» 11 prend appui sur des éléments propres à un groupe culturel. Par exemple une répondante originaire de l Équateur a ouvert une boutique de vêtements en laine d alpaga. Figure 12: les répondants étaient-ils entrepreneurs dans leur pays d'origine? 11 L entrepreneuriat ethnique concerne les entreprises dont l activité ne touche au départ que certains groupes ethniques en particuliers. Il arrive souvent que des restaurants s adressant à une population bien spécifique gagnent une popularité auprès de l ensemble de la population. C est le cas par exemple de certains restaurants ou magasins de vêtements. 25

27 L hypothèse de l opportunité semble se confirmer si nous tenons compte des «raisons d être en affaires». J'ai immigré pour me lancer en affaires 9% Je n'ai pas trouvé d'emploi relié à ma formation 8% Autre 6% Les raisons d'être en affaires Je voulais être mon/ma propre patron(nne) 28% Je voulais mieux concilier ma vie familiale et professionnelle 10% Le secteur d'activité m'a toujours intéressé 16% Une opportunité intéressante s'est présentée à moi 23% Figure 13: les raisons d'être en affaires des répondants En effet, près de 25% des répondants reconnaissent qu «une opportunité intéressante s est présentée à moi». Par ailleurs, près de 28% indiquent que «je voulais être mon (ma) propre patron(ne)», et 10% que «je voulais mieux concilier ma vie familiale et professionnelle». Quand nous nous intéressons aux raisons d être en affaires selon le sexe (voir la figure 14 cidessous 12 ) nous observons que celles-ci sont assez similaires pour les hommes et les femmes, et seule une réponse connaît une forte variation : la conciliation de la vie professionnelle et familiale 13. En effet, seulement 2,5% des hommes (soit, un seul) ont évoqué cette raison, contre 15% des femmes. Compte tenu du faible effectif, il est difficile d en tirer des conclusions définitives. Malgré tout, nous savons que les tâches domestiques demeurent des prérogatives féminines. 12 Par souci de lisibilité, nous avons intégré dans chaque graphique uniquement les réponses les plus fréquemment données par les hommes et les femmes. 13 Sur la question de l articulation travail et famille nous renvoyons aux travaux de Diane-Gabrielle Tremblay. 26

28 J'ai immigré pour me lancer en affaires 16% Je n'ai pas trouvé d'emploi relié à ma formation 5% Raisons d'être en affaires des hommes Autre 5% Je voulais être mon propre patron 32% Le secteur d'activité m'a toujours intéressé 19% Une opportunité intéressante s'est présentée à moi 22% Raisons d'être en affaires des femmes Formation ou diplôme non reconnus 6% Je n'ai pas trouvé d'emploi relié à ma formation 10% Autre 7% Je voulais être ma propre patronne 25% Le secteur d'activité m'a toujours intéressé 13% Je voulais mieux concilier ma vie familiale et professionnelle 14% Une opportunité intéressante s'est présentée à moi 25% Figure 14: les raisons d'être en affaires selon le sexe En revanche, ce ne sont que 3% des hommes qui mentionnent que leur formation ou leur diplôme n a pas été reconnu et seulement 1% que leurs qualifications/compétences n étaient pas pertinentes au Québec. Ces éléments doivent être pris avec précaution, car à 27

29 cette question il était demandé aux répondants de ne cocher «que la réponse la plus pertinente». Aussi, il est tout à fait possible qu une personne ait profité d une opportunité et que sa formation à l étranger n ait pas été reconnue. Par ailleurs, il est envisageable que les répondants aient préféré mettre en avant une raison positive (l opportunité) plutôt qu une expérience négative (la non-reconnaissance des diplômes ou la surqualification, par exemple). c. La jeunesse des entreprises Le sondage permet de cerner l état de maturité des entreprises des répondants par le biais de questions portant sur le «parcours entrepreneurial» et sur les étapes en affaires. Parcours entrepreneurial En affaires depuis plus de 5 ans 13% En affaires depuis plus d'1 an mais moins de 5 ans 43% En prédémarrage (l'entreprise n'est pas encore fonctionnelle 27% En démarrage (l'entreprise a moins d'un an) 17% Figure 15: le parcours entrepreneurial des répondants Comme le montre le graphique circulaire ci-dessus (figure 15), les entreprises des répondants sont jeunes : près de 43% des répondants sont en affaires depuis plus d un an, mais moins de 5 ans, et près de 15% en sont au démarrage (entreprise de moins d un an). Il faut ajouter à cela 25% des répondants qui se situent à l étape de prédémarrage. Au final, ce sont 13% des répondants qui se trouvent à la tête d une entreprise de plus de 5 ans. Sur ce point, il n existe pas de différence notable entre les hommes et les femmes et les deux graphiques montrant les parcours entrepreneuriaux des hommes et des femmes offrent des profils assez similaires (figure 16). 28

30 Parcours entrepreneurial des hommes En affaires depuis plus de 5 ans 13% En affaires depuis plus d'un an mais moins de 5 ans 43% En prédémarrage (l'entreprise n'est pas encore fonctionnelle) 30% En démarrage (l'entreprise a moins d'un an) 14% Parcours entrepreneurial des femmes En affaires depuis plus de 5 ans 13% En affaires depuis plus d'un an mais moins de 5 ans 43% En prédémarrage (l'entreprise n'est pas encore fonctionnelle) 25% En démarrage (l'entreprise a moins d'un an) 19% Figure 16: le parcours entrepreneurial selon le sexe Cela signifie que la plupart des entreprises dont il est ici question n ont pas connu le seuil critique des 5 ans (Filion et al., 2003; Monk, 2000) : «la phase de démarrage constitue une période critique dans le cycle de développement des petites et moyennes entreprises. En effet, on estime qu au Canada le taux d échec des entreprises de moins de cinq employés au 29

31 cours des cinq premières années d opération est de 68% et que ce taux est de 48% pour celles ayant entre 5 et 99 employés 14» (Filion et al., 2003 : 42). Ce seuil des 5 ans est d autant plus important dans le cas de l entrepreneuriat immigrant puisque les entreprises ethniques évoluent d abord dans une «situation d enclavement» (Filion et al., 2003 : 42) avant de trouver une place plus affirmée dans l économie locale (Waldinger, Aldrich et Ward : 1990). La jeunesse des entreprises doit être mise en regard avec la moyenne d âge des répondants. Nous avons souligné en première partie que plus de la moitié d entre eux étaient âgés de plus de 40 ans. La conjonction de ces deux éléments laisse à penser que les répondants se sont lancés en affaires alors même que leurs carrières professionnelles étaient déjà bien amorcées. Les graphiques circulaires montrant le parcours entrepreneurial selon l âge (figure 25 en annexe) mettent en évidence le fait que plus une entreprise est ancienne, plus elle a des chances d avoir à sa tête une personne de plus de 40 ans. Ainsi, les entreprises de plus de 5 ans sont pour les 2/3 associées à des personnes de plus de 40 ans. Par ailleurs, la jeunesse des entreprises doit également être regardée par rapport au nombre d années au Québec des répondants. Nous avons vu que seuls 25% d entre eux sont des «immigrants très récents», et près des 2/3 sont présents au Québec depuis plus de 5 ans. Tout ceci conduit à conclure que l entrepreneur immigrant type en tout cas dans le sondage est un homme ou une femme installée depuis plus 5 ans au Québec et dont la carrière professionnelle est déjà bien amorcée ou qui entame une vie professionnelle la trentaine passée. Il faut néanmoins mettre en avant une différence fréquemment soulignée par les travaux de recherche et les enquêtes entre les hommes et les femmes. Ceux-ci montrent qu un certain nombre de femmes immigrantes entrepreneures n avaient jamais eu d activité professionnelle avant de se lancer en affaires 15. Cet élément est décisif notamment quand l entrepreneure a besoin de s appuyer sur un réseau professionnel pour démarrer son 14 Ces chiffres concernent le tournant des années Cet élément est important, et nous le mentionnons même si le sondage ne permet pas de l aborder directement. De ce point de vue, dans l optique d un autre sondage, il serait intéressant d introduire une question sur le statut sous lequel l immigrant est entré au Canada, et une question sur son expérience professionnelle. 30

32 entreprise. La problématique du réseau professionnel est d ailleurs mise en avant dans le sondage, à propos des difficultés rencontrées (voir infra). d. Le financement : un défi et une difficulté Les travaux qui s intéressent à l entrepreneuriat mettent en avant les difficultés liées au financement (Gaskill et al., 1993; Taylor et Banks, 1992) et en font un des obstacles majeurs à la réalisation d un certain nombre de projets. La question du financement se pose avec d autant plus d acuité dans le cadre de l entrepreneuriat ethnique que les entrepreneurs immigrants (Filion et al., 2002) font face à des obstacles comme des discriminations directes ou indirectes 16. Il a été montré au début des années 1990 que les entrepreneurs immigrants faisaient moins appel aux réseaux et services gouvernementaux que leurs homologues natifs du Québec (Brenner et al., 1992). Le sondage montre que deux groupes de taille similaire se détachent : ceux qui ont fait une demande de financement et ceux qui n en ont pas faite 17. Figure 17: les répondants et la demande de financement 16 Sur cette question de la discrimination dans l accès au marché de l emploi nous renvoyons aux travaux du sociologue Paul Eid. 17 Quand nous regardons les près de 10% des répondants qui ont coché la case «autre», nous nous rendons compte qu il s agit principalement de personne qui ont l intention de faire une demande. Il semble donc logique de les inclure dans la catégorie de ceux qui ont fait une demande. 31

33 Figure 18: la demande de financement en fonction du sexe Si nous analysons séparément les réponses des femmes et des hommes, nous observons que les deux graphiques (figure 18 ci-dessus) offrent des profils relativement similaires : ainsi la demande de financement des répondants ne semble pas être liée au sexe. De la même manière, si nous croisons la demande de financement et le pays d origine (voir le tableau 3 en annexe), nous ne voyons pas ressortir de différences notables entre les aires géographiques : ainsi, au sein des grandes aires géographiques (Europe de l Ouest, Amérique centrale et du Sud ), environ la moitié des répondants font une demande de financement. Il ne faudrait cependant pas tirer de conclusions hâtives de ce résultat, car des travaux ont montré (par exemple Filion et al., 2002) que les caractéristiques culturelles des entrepreneurs doivent être prises en considération quand il s agit du financement : par exemple, des entrepreneurs français, parce qu ils ont intégré le rôle de l État dans le secteur économique, se tourneront plus facilement vers des organisations ou des services publics. Par ailleurs, des travaux ont mis en évidence que certains groupes favorisent le financement intracommunautaire (Roy, 1998). 32

34 Figure 19: l obtention du financement Le diagramme circulaire ci-dessus indique que près de 32% des répondants ont répondu «oui 18» à la question relative au financement obtenu : cela signifie que plus des 2/3 de ceux qui avaient déposé une demande de financement ont obtenu quelque chose 19. Par ailleurs, plusieurs répondants ont mentionné dans la case «commentaires» qu ils étaient passés par la mesure Soutien au travail autonome (STA) offerte par le SAJE et mandatée par Emploi Québec. Par ailleurs la figure 20 distingue la réponse à la question du financement obtenu selon le sexe : notons que les hommes et les femmes obtiennent des financements dans des proportions similaires. 18 Parmi ceux qui ont coché «autre», certains ont obtenu un financement. 19 Nous obtenons 2/3 en tenant compte, non pas de l ensemble des répondants, mais seulement des répondants qui avaient fait une demande de financement. 33

35 Figure 20: le financement obtenu selon le sexe Le graphique sur le «type d aide obtenu» (figure 21 ci-dessous) permet de préciser la nature des sources de financement : il s agit principalement de subventions du gouvernement (près de 18%), de prêts bancaires (près de 13,5%) et de prêts venant d organismes de financement (10%). De façon à ne pas surestimer ces chiffres, il est utile de rappeler que 60% des répondants ont mentionné ne pas avoir obtenu d aide, et de préciser qu il était possible de cocher plusieurs réponses à la question de la source de financement. Par exemple, un des répondants a cumulé une subvention du gouvernement, un prêt bancaire, et un prêt d organisme de financement d entreprises. Aussi, est-il plus pertinent de considérer les répondants qui ont bénéficié d au moins une de ces trois sources de financement : ils forment un groupe de 25 personnes (soit 22,5% de l échantillon) dont 7 d entre elles ont cumulé au moins deux des trois sources. Les répondants qui n ont pas profité d une des trois sources mentionnées précédemment et qui, pourtant, n ont pas coché «je n ai pas obtenu d aide financière», ont pu compter sur des dons ou des prêts familiaux (pour 11%). 34

36 Figure 21: les types d'aides obtenues par les répondants Finalement, la catégorie la plus importante est celle des entrepreneurs qui n ont pas obtenu d aide. Les commentaires laissés par les répondants permettent de dégager plusieurs raisons qui expliquent pourquoi ils n ont pas obtenu de financement : - L étape de la demande de financement n a pas encore été atteinte : «Parce que je suis au tout début de mon idée qui se développe petit à petit»; «je n ai pas encore fait de demande en ce sens, car je suis en pré-démarrage». - Le statut sous lequel la personne est au Québec ou son âge ne lui permettent pas de déposer une demande : «trop vieille, plus de 35 ans»; «statut d immigration rendant la démarche impossible». - Le secteur d activité ou les besoins de la personne ne rentrent pas, selon elle, dans les critères d éligibilité : «Pas de ressources pour les personnes qui offrent de la consultation en génie industriel»; «ne répondait pas au critère»; «à cette époque, je n avais pas non plus droit à la mesure STA, car la mode/habillement n était pas accepté». - La personne ne sait pas comment faire une demande ou n est pas au courant des possibilités : «je ne savais pas quoi faire pour une demande»; «je n avais aucune connaissance sur des programmes d aide financière». - Découragement devant la complexité du processus : «je perdais trop de temps à courir après les subventions ou les prêts et je n en avais plus assez pour bâtir réellement mon projet». 35

37 - La personne n a tout simplement pas besoin de financement : «tout simplement je n en ai pas besoin»; «j avais le moyen»; «j ai travaillé fort et j ai mis de l argent de côté»; «pas besoin de financement pour cette entreprise»; «nous créons une filiale au Québec, et nous avons suffisamment de trésorerie pour financer notre projet». La figure 22 ci-après montre les types d aides obtenues selon le sexe. Il en ressort que les femmes font davantage appel au «prêt ou don familial» alors que les hommes se tournent en priorité vers des aides institutionnelles. Une telle donnée doit être interprétée au regard des travaux sur l entrepreneuriat féminin qui soulignent que les femmes ont plus difficilement accès à des formes de financements institutionnels (Forget, 1997; Groupe conseil sur l entrepreneuriat féminin, 2000). Malgré tout, dans le cas du présent sondage, il n est pas possible de savoir si le fait d en passer par un financement familial correspond à un choix délibéré ou est le résultat d une contrainte externe. 36

38 Figure 22: les types d'aides obtenues par les répondants selon le sexe 3. Des difficultés et des obstacles spécifiquement féminins? a. Analyse du classement des difficultés Les travaux qui portent sur l entrepreneuriat immigrant et sur l entrepreneuriat féminin ont en commun d identifier les problèmes et les difficultés auxquels se trouvent confrontées les personnes qui se lancent en affaires. Pour une part, ces difficultés sont celles auxquelles doivent faire face toutes les petites et moyennes entreprises quand elles démarrent leurs activités (Gaskill et al., 1993; Taylor et Banks, 1992; Tepstra et Olson, 1993) : identifier des sources de financement, assurer une gestion saine des ressources disponibles, développer le marketing, ou encore assurer le développement des produits (Tepstra et Olson, 1993). Pour autant nous pouvons penser que les caractéristiques des entreprises immigrantes 37

39 (secteurs et types d activité, position sociale des immigrants dans la société d accueil) ont un impact sur les obstacles et les difficultés rencontrés. Par ailleurs, la distinction entre les entrepreneurs immigrants et les entrepreneurs natifs ne suffit pas : certains auteurs font l hypothèse que «les caractéristiques et les types de problèmes auxquels font face les entrepreneurs immigrants varient en fonction de leur origine ethnique et de leur sexe 20» (Filion et al., 2003: 4). Ici, la notion d intersectionnalité peut être utilement mobilisée dans la mesure où toute analyse des difficultés à l entrepreneuriat doit tenir compte des différentes appartenances des individus. L avant-dernière question du sondage invitait les répondants à classer de 1 à 3 les «difficultés rencontrées depuis leur arrivée au Québec». Le tableau 4 (en annexe) indique pour chacune des difficultés le nombre total d occurrences et le nombre de fois qu elle a été classée en première, deuxième ou troisième position. En tenant compte du nombre d occurrences des difficultés, trois groupes peuvent être identifiés : - Entre 20 et 31 occurrences : «accès au financement» (31 occ.), «absence d un réseau de contacts professionnels» (30 occ.) et «méconnaissance des programmes de soutien aux entrepreneurs(e)s» (23 occ.). - De 10 à 15 occurrences : «méconnaissance des programmes de soutien aux immigrants (16 occ.), «difficulté à mettre la mise de fonds», «secteur d activité ne correspond pas aux priorités des organismes de soutien» et «méconnaissance de la législation et du contexte d affaires au Québec» (14 occ.) et «l historique de crédit (12 occ.). - Moins de 10 occurrences : «difficulté d accessibilité aux programmes de soutien en entrepreneuriat» et «conception du projet d entreprise et/ou plan d affaires» (8 occ.), «conciliation travail-famille difficile», «doute sur mes propres capacités» et «difficulté d obtenir de l information» (7occ.), «manque de soutien (famille, amis, communautés)», «apprentissage du français/anglais» (5 occ.), «difficulté avec le français ou l anglais» et «difficulté d accès à la main-d œuvre spécialisée» (4 occ.). 20 «The characteristics of and types of problems encountered by ethnic business vary according to the ethnic origin and sex of the entrepreneurs concerned». 38

40 Nous remarquons que les difficultés qui sont le plus souvent citées par les répondants concernent l environnement externe de l activité, tout ce qui est nécessaire à son démarrage et à sa réussite au cours des premières années d activité. En revanche, parmi les difficultés qui sont le moins souvent mentionnées, nous trouvons celles qui touchent davantage l entrepreneur en tant que personne (doute sur ses propres capacités, manque de soutien des amis et de la famille). Malgré tout, les difficultés recueillant le plus d occurrences correspondent aux défis auxquels fait face l ensemble des entrepreneurs, immigrants ou non : les sources de financement, les réseaux professionnels et les programmes d aide. Ceci étant rappelé, nous pouvons nous demander si les difficultés rencontrées par les entrepreneurs immigrants sont différentes selon qu il s agit d hommes ou de femmes, et s il existe des difficultés qui seraient proprement féminines. Une comparaison peut être faite, par exemple, pour les difficultés qui ont été le plus souvent citées par les répondants, c est-à-dire celles qui totalisent entre 20 et 30 occurrences. Le tableau ci-dessous montre chacune de ces difficultés en fonction du pourcentage obtenu auprès de l ensemble des répondants et auprès des répondants hommes et des répondants femmes. % occ. % occ. Hommes % occ. Femmes Accès au financement 33% 43,8% 22% Absence d un réseau de contacts 30% 29% 32% Méconnaissance des programmes de soutien 25% 29% 18,7% Tableau 1: les trois difficultés les plus souvent citées par les hommes et par les femmes Trois commentaires peuvent être formulés : - L absence d un réseau de contacts professionnels est autant mentionnée par les hommes que par les femmes comme une des principales difficultés. - La méconnaissance des programmes de soutien aux entrepreneurs est mentionnée par 29% des hommes contre un peu moins de 19% des femmes. - L accès au financement est cité par près de 44% des hommes, tandis qu il ne l est que par 22% des femmes. 39

41 Compte tenu de la différence dans les réponses concernant l accès au financement, il n est pas surprenant de constater que 24% des hommes voient dans la mise de fonds (classée en première, deuxième ou troisième position) une difficulté, contre 11,5% des femmes. Une telle différence est peut-être liée au fait que les hommes œuvrent dans des secteurs d activité qui exigent davantage de financement et de mise de fonds au cours de la phase de démarrage. Ainsi, «La nécessité de posséder des moyens de production comme de la machinerie coûteuse, «consommatrice d espace» devient tributaire d un investissement important au démarrage. Les femmes créent davantage des entreprises qui ne nécessitent pas de lourdes immobilisations» (Paré, 2003 : 123). Il a été montré précédemment que dans les raisons de se lancer en affaires, la conciliation travail/famille apparaissait plus nettement chez les femmes que chez les hommes. Cette tendance apparaît également quand nous considérons les difficultés liées à la conciliation travail/famille : deux hommes l ont mentionnée contre cinq femmes. Ceci peut apparaître paradoxal puisque se lancer en affaires doit justement permettre de mieux concilier le travail et la famille. Cependant, le paradoxe se résout si nous tenons compte des différentes phases de l entrepreneuriat : les phases de prédémarrage et de démarrage sont particulièrement exigeantes, de sorte que les entrepreneurs peuvent d autant plus ressentir de la difficulté à concilier le travail et la famille. C est donc seulement quand l entreprise est stable (après 5 ans) que la conciliation travail/famille est réellement effective. Il est également instructif de comparer les difficultés classées en première position par les femmes et par les hommes (figure 23 ci-dessous). 40

42 Difficultés classées en 1re position par les hommes Autre 32% Absence d'un réseau de contacts professionnels 22% Accès au financement 19% Méconnaissance des programmes de soutien 27% Difficultés classées en 1re position par les femmes Autre 37% Absence d'un réseau de contacts professionnels 19% Secteur d'activité non correspondant 11% Méconnaissance des programmes de soutien Difficultés de mise 8% de fonds 7% Législation 9% Accès au financement 9% Figure 23: les difficultés classées en première position selon le sexe Les deux graphiques confirment l «absence d un réseau de contacts professionnels» comme une difficulté majeure à laquelle font face les entrepreneurs immigrants, hommes et femmes. Par ailleurs, nous observons une plus forte variété des difficultés dans le cas des 41

43 femmes : ainsi, 6 difficultés représentent 63% des difficultés classées en première position, contre 3 difficultés pour 68% chez les hommes. Si ces derniers mettent clairement l accent sur des éléments comme le financement et les programmes de soutien, les femmes mentionnent la législation, la difficulté de mise de fonds ou encore le fait que le secteur d activité de leur entreprise ne correspond pas aux priorités des organismes de soutien. Au final, les difficultés rencontrées par les femmes immigrantes entrepreneures sont assez proches de celles auxquelles fait face l ensemble des femmes entrepreneures, ainsi que le montre la littérature disponible (Belcourt et al., 1991; Groupe conseil sur l entrepreneuriat féminin, 2000; Légaré et St-Cyr, 2000; Proulx, 1995). Il est cependant frappant de constater la permanence des obstacles dans le temps. Par exemple, dans un rapport du Groupe de travail sur l entrepreneuriat féminin publié il y a 17 ans les défis mis en avant étaient l accès aux sources de financement, les besoins d information et de formation et le besoin d appartenir à des réseaux. b. Les réponses à apporter aux difficultés Afin de compléter la question portant sur les difficultés ressenties par les entrepreneurs immigrants, il leur était demandé dans une dernière question de classer les trois moyens les plus efficaces selon eux pour aider les personnes immigrantes dans leur parcours entrepreneurial. À l instar de la question précédente, le tableau montre pour chaque moyen le nombre de ses occurrences, ainsi que son classement (première, deuxième ou troisième position). Le tableau 5 (en annexe) qui associe l ensemble des réponses fait clairement ressortir l «accompagnement/coaching/soutien technique» et de «meilleures conditions de financement», respectivement mentionnés 47 et 40 fois. De tels résultats coïncident logiquement avec les difficultés identifiées à la question précédente puisque les moyens évoqués par les répondants s y rapportent directement. Ces mêmes résultats présentés en fonction du sexe montrent des différences notables dans les moyens identifiés, en particulier si nous tenons compte des moyens placés en première position par les répondants (voir les deux graphiques ci-dessous). 42

44 Moyens classés en 1re position par les hommes Des conseillers plus sensibles aux besoins spécifiques des entrepreneurs immigrants 14% Autre 19% Meilleures conditions de financement 40% Accompagnement/ coaching/ soutien technique 16% Réseautage d'affaires 11% Moyens classés en 1re position par les femmes Programme de subvention salariale pour les employés 9% Formations 17% Autre 9% Meilleures conditions de financement 17% Réseautage d'affaires 11% Accompagnement/ coaching/ soutien technique 37% Figure 24: les moyens classés en 1re position selon le sexe Ces deux graphiques mettent en évidence le fait que les hommes et les femmes ne mettent pas l accent sur les mêmes moyens. 37% des femmes ont placé en première position l «accompagnement/coaching/soutien technique» contre 16% des hommes. Si nous ajoutons à cela que près de 17% des femmes (contre moins de 3% des hommes) ont placé en première position «des formations sur les questions financières, fiscales, légales et autres spécifiques au Québec», nous voyons que les femmes semblent plus en demande de services qui relèvent de la formation et de l accompagnement. Cela est peut-être lié au fait qu un certain nombre de femmes immigrantes qui se lancent en affaires n avaient pas forcément d expérience professionnelle ou bien en sont à leur première expérience dans le secteur 43

45 d activité dans lequel elles souhaitent œuvrer. Si 40% des hommes ont mis en avant les «meilleures conditions de financement», seulement 18% des femmes ont placé ce moyen en première position. Nous pouvons penser que cette sensibilité des immigrants (hommes) entrepreneurs à la problématique du financement est liée à ce que nous avons dit plus haut sur les secteurs d activité dans lesquels ils interviennent, plus exigeants en termes de matériel. Enfin, 14% des hommes ont placé en première position «des conseillers plus sensibles aux besoins/difficultés spécifiques aux entrepreneur(e)s immigrant(e)s 21», contre 3% des femmes. Compte tenu de la taille réduite de l échantillon, les hypothèses formulées sur cette question doivent être soumises à une vérification empirique. Toujours est-il qu il serait intéressant d interroger plus en profondeur cette différence. Une question pourrait ainsi être posée : les femmes immigrantes entrepreneures se sentent elles dans le processus entrepreneurial avant tout «femmes» ou «immigrantes»? Conclusion : des difficultés liées à des profils de femmes différenciés L analyse du sondage «Prospérer ici, venue d ailleurs» a permis de mettre en avant certaines caractéristiques des entrepreneurs immigrants au Québec, ainsi que les principaux 21 Ce sont en tout près de la moitié des hommes qui ont placé ce moyen en première, deuxième ou troisième position, contre 22% des femmes. 44

46 obstacles et difficultés rencontrés dans leurs parcours en affaires. Ce travail reposait sur une série de distinctions successives afin de voir dans quelle mesure les spécificités de groupes particuliers sont des éléments à prendre en ligne de compte pour comprendre les parcours professionnels des personnes. Ainsi, deux distinctions principales ont été mobilisées : immigrants/natifs et hommes/femmes. La littérature scientifique disponible, de même que certaines données du sondage, mettait en évidence l importance de ces distinctions dans une analyse de l entrepreneuriat. Étant donné la nature du sondage et notre volonté de mettre de l avant une ADS, l accent a été placé sur les différences entre les hommes et les femmes ayant répondu au sondage. L analyse des caractéristiques des répondants, des difficultés rencontrées et des moyens suggérés pour faciliter l entrepreneuriat immigrant, a mis en évidence la nécessaire sensibilité à la question du genre dans l accompagnement des entrepreneurs immigrants. Pour autant, dans le cas de l entrepreneuriat immigrant, la distinction entre les hommes et les femmes doit se doubler d une distinction entre les profils des immigrantes. En effet, plusieurs travaux disponibles se sont efforcés de dégager des différences entre les groupes culturels : sans tomber dans une forme de déterminisme culturel, ils montrent comment la communauté d origine peut encourager ou freiner l entrepreneuriat. Nous sommes ainsi conduits à nous demander s il ne serait pas pertinent de tenir compte de l arrière-plan socio-culturel des femmes immigrantes pour mieux identifier les difficultés et les obstacles auxquels elles doivent faire face (Westwood et Bhachu, 1988), de sorte que l ADS ne serait qu une première étape. La notion d intersectionnalité, largement utilisée par les approches féministes critiques, constitue de ce point de vue un outil pratique pour croiser les catégories d appartenance des individus et les difficultés multiples qui les affectent. Les 53 questionnaires remplis par des femmes et les données de cadrage (âge, origine géographique, diplômes ) invitent à dégager des profils de femmes immigrantes entrepreneures. Ces profils sont avant tout des idéaux types : ils ne se retrouvent pas forcément dans une forme pure dans la réalité, mais dessinent de façon schématique des catégories. De tels idéaux types peuvent être construits par un jeu de combinaison des différentes caractéristiques sociodémographiques, par exemple : jeune, diplôme universitaire, 45

47 une partie des études au Québec, originaire d un pays du Nord, très bonne maîtrise du français, fort capital social. Le profil opposé serait : âgée, peu diplômée, originaire d un pays du Sud, possédant un faible capital social. Au final, ces idéaux types permettraient de mieux cerner les difficultés et de mieux évaluer les besoins en fonction des différentes catégories de femmes immigrantes entrepreneures. Par exemple, les besoins d une jeune française, possédant un diplôme reconnu au Québec, ne sont pas les mêmes qu une femme haïtienne d une quarantaine d années souhaitant ouvrir une garderie en milieu familial. 46

48 Références bibliographiques Arcand, S. et Stambouli, J. (2011), L'entrepreneuriat ethnique: une revue de la littérature scientifique et des programmes d'aide au Québec, Montréal : Comité d'adaptation de la main-d'œuvre Personnes Immigrantes (CAMO-PI). Belcourt, M., Burke, R. J. et Lee-Gosselin, H. (1991). Une cage de verre: les entrepreneures au Canada. Ottawa: Conseil consultatif canadien sur la situation de la femme. Bilge, S. (2010). Théorisations féministes de l intersectionnalité. Diogène, 225(1), Brenner, G. A., Toulouse, J. M. et Célas, G. (1992). New Immigrants and New Business : the Chinese and the Haitians in Montréal. Montréal: Chaire d entrepreneurship Maclean Hunter. Browne, I. et Misra J. (2003). The Intersection of Gender and Race in the Labor Market. Annual Review of Sociology, 29, Carrier, C., Julien, P.-A. et Menvielle, W. (2006). Un regard critique sur l entrepreneuriat féminin : une synthèse des études des 25 dernières années. Gestion, 31(2), Corbeil, C. et Marchand, I. (2006). Penser l intervention féministe à l aune de l approche intersectionnelle : défis et enjeux. Nouvelles pratiques sociales, 19(1), 2006, Filion, L.-J., Brenner, G. A., Ramangalahy, C. et Menzies, T. V. (2003). Démarrage d entreprises par les Chinois, Italiens et Sikhs au Canada : quelques résultats empiriques. Journal of Small Business and Entrepreneurship, 16(3/4), Filion, L.-J., Menzies, T. V., Ramangalahy, C. et Brenner, G. A. (2002). Ethnic entrepreneurs in Canada: problems encountered, as defined by differences in ethnic origin and sex. Présenté à la World Conference of the International Council for Small Business, Puerto Rico. Gaskill, L. R., Auken, V., E, H. et Manning, R. A. (1993). A Factor Analytic Study of the Perceived Causes of Small Business Failure. Journal of Small Business Management, 31(4), 18. Groupe conseil sur l entrepreneuriat féminin. (2000). Les défis des entrepreneures. Québec: Ministère de l industrie et du commerce. Groupe de travail sur l entrepreneuriat féminin. (1997). Entreprendre au féminin. Québec: Ministère de l industrie et du commerce. Institut canadien des recherches sur les femmes. (2006). Les cadres d analyste féministe intersectionnelle : une vision émergente. Ottawa : CRIAW-ICREF. Helly, D. et Ledoyen, A. (1994). Immigrés et création d entreprise, Montréal: Institut québécois de recherche sur la culture. Juteau, D., Daviau-Guay, J. et Moallem, M. (1992). L entrepreneurship ethnique à Montréal : première esquisse. Cahiers québécois de démographie, 21(2),

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50 Annexe 1 Figures et tableaux complémentaires 49

51 Tableau 2 : le revenu familial des répondants en fonction de l'aire géographique d'origine Revenu familial et moins Plus de Total Pays 1 Europe de Effectif d'origine l'ouest % du 8,0% 8,0% 5,7% 13,6% 35,2% total 2 Amérique C Effectif et L % du 9,1% 10,2% 1,1% 4,5% 25,0% total 3 Afrique du Effectif Nord % du 6,8% 8,0% 2,3% 4,5% 21,6% total 4 Afrique Sub Effectif % du 4,5% 1,1% 2,3% 3,4% 11,4% total 5 Europe de Effectif l'est % du,0%,0% 1,1% 1,1% 2,3% total 6 Autre Effectif % du 1,1% 1,1%,0% 2,3% 4,5% total Total Effectif % du total 29,5% 28,4% 12,5% 29,5% 100,0 % 50

52 Figure 25: l'étape entrepreneuriale en fonction de l'âge des répondants 51

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