REVUE DE LITTERATURE

Dimension: px
Commencer à balayer dès la page:

Download "REVUE DE LITTERATURE"

Transcription

1 REVUE DE LITTERATURE Quelles sont les conséquences des Epines Irritatives d Appui Plantaire Inconscientes sur l état de santé? Arnaud FOISY 114 Avenue Henri Barbusse VIGNEUX

2 «Une cause très petite, qui nous échappe, détermine un effet considérable que nous ne pouvons pas voir, et alors nous disons que cet effet est dû au hasard.» Henri Poincaré Science et méthode,

3 SOMMAIRE ABREVIATIONS UTILISEES...5 INTRODUCTION...6 I. RAPPELS SUR LA POSTUROLOGIE...7 I.1 Définitions...7 I.1.1 La posturologie....7 I.1.2 La posture...7 I.2 Régulation de la posture rappel historique...8 I.2.1 Les précurseurs...8 I.2.2 L erreur biomécanique...9 I.2.3 Equilibre ou stabilisation?...10 I.2.4 Le concept neurosensoriel : système de régulation...12 I.2.5 Concept temporel et non linéarité du système postural...13 I.3 Les entrées du Système Postural Fin (SPF)...18 I.3.1 Les exocapteurs : entrées primaires I L exocapteur plantaire...18 I L exocapteur visuel...22 I Le vestibule...24 I La sphère dento-manducatrice...25 I.3.2 Les endocapteurs : entrée secondaire...29 I.4 L intégration des informations...31 I.4.1 Convergence neuronale synergie fonctionnelle...31 I.4.2 Selon la situation : posture régulée ou orientée un système bipolaire...33 I Posture orientée...35 I Posture régulée...35 I.4.3 Selon l histoire personnelle...38 I.5 La sortie du SPF...43 I.5.1 Les chaînes neuro-musculaires synergies fonctionnelles...43 I.5.2 Autres implications du SPF...47 I Système cardio-vasculaire...47 I Système digestif et immunitaire...48 I Psychologie...50 I Génétique...57 I.5.3 Schéma de synthèse du SPF...58 I.6 Le Syndrome de Déficience Posturale (SDP)...59 I.6.1 Définition et diagnostic...59 I.6.2 Physiopathologie : les conflits sensoriels...61 I.6.3 Traitements posturaux...62 I L école portugaise I L école française...64 I Les traitements en pratique

4 II. LES EPINES IRRITATIVES D APPUI PLANTAIRE...77 II.1 Généralités II.1.1 Définition II.1.2 Mise en évidence...78 II Stabilométrique...77 II Clinique...80 II.2 Physiopathologie...81 II.3 Conséquences recherche de littérature...84 II.3.1 Généralités...84 II.3.2 Sur le pied et la posture générale qualité de l extéroception plantaire II Présentation de l étude...85 II Analyse de l étude...87 II.3.3 Sur la posture du pied...93 II Présentation de l étude...93 II Analyse de l étude...95 II.3.4 Sur la répartition des appuis plantaires II Présentation de l étude...98 II Analyse de l étude II.3.5 Sur la répartition des appuis plantaires II Présentation de l étude II Analyse de l étude II.3.6 Sur l angle de marche II Présentation de l étude II Analyse de l étude II.3.7 Sur les gonalgies Orengo II Présentation de l étude II Analyse de l étude II.3.8 Sur les gonalgies Gibaud & Garcin II Présentation de l étude II Analyse de l étude II.3.9 Sur l amplitude de la rotation de tête II Présentation de l étude II Analyse de l étude II.3.10 Sur l intégration des informations visuelles II Présentation de l étude II Analyse de l étude II.3.11 Autres conséquences possibles des EIAP II.4 Discussion / Synthèse II.5 Traitements II.5.1 Généralités II.5.2 Par semelles posturales II.5.3 Autres traitements posturaux CONCLUSION RESUME ABSTRACT REALISATION DE LA RECHERCHE REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES REMERCIEMENTS ANNEXES

5 ABREVIATIONS UTILISEES CVP : Conflit Visuo-Podal EIAP : Epine Irritative d Appui Plantaire EIAPI : Epine Irritative d Appui Plantaire Inconsciente EPD : Epreuve Posturo-Dynamique MRT : Mouvement Respiratoire Tissulaire PDP : Point Douloureux Plantaire QP : Quotient Plantaire QR : Quotient Romberg SDC : Stratégie de Cheville SDH : Stratégie de Hanche SDP : Syndrome de Déficience Posturale SNC : Système Nerveux Central SPF : Système Postural Fin (= SPA, Système Postural d Aplomb) SRS : Synergie Respi-Statique YF : Yeux Fermés YO : Yeux Ouverts 5

6 INTRODUCTION Les patients qui présentent des Epines Irritatives d Appui Plantaire (EIAP) sont rencontrés quotidiennement en consultation de posturologie. Celles-ci se définissent comme des «zones nociceptives podales, conscientes ou non, qui lors de leur mise en contact avec l environnement entraînent une modification de la posture ou de l équilibre chez l homme debout.» [1]. Lorsqu elles sont conscientes elles constituent fréquemment le motif de consultation les douleurs plantaires étant rarement supportables sur le moyen / long terme. Toutefois, dans la grande majorité des cas, les EIAP sont infra-liminaires au seuil de la douleur (EIAPI), les patients ne les évoquent donc pas spontanément. Or on sait que l écrasante majorité des afférences ne sont pas rendues conscientes [2], mais que des effets posturaux existent même pour des stimulations infraliminaires au seuil de perception conscient [3]. Plusieurs auteurs estiment donc que les EIAP (conscientes ou non) peuvent avoir pour conséquence de limiter la durée d effet des différents traitements si l examen n en tient pas compte, et si elles ne sont pas neutralisées. [4] Mon expérience professionnelle confirme cette opinion : ces dernières années, mon activité de podologue posturologue m a fait remarquer que la grande majorité des patients qui me sont adressés, notamment par des ostéopathes, sont porteurs d EIAPI. L objet de ce travail est de présenter les publications qui mettent en évidence les conséquences que peuvent avoir ces EIAP sur la posture, et donc sur l état de santé des patients, et d en évaluer la qualité et l intérêt. Ce dysfonctionnement pouvant se comprendre par l approche posturale de l individu, avant d aborder la question des EIAP proprement dite, il convient de rappeler quelques notions fondamentales en posturologie. 6

7 I. RAPPELS SUR LA POSTUROLOGIE I.1 Définitions I.1.1 La posturologie C est Pierre-Marie Gagey qui est à l origine du terme «posturologie». Ce néologisme signifie "étude de la posture et de ses dérèglements". Savoir ce qu est la posture permet de comprendre pourquoi son étude est, par essence, pluridisciplinaire. I.1.2 La posture La posture est définie par la plupart des dictionnaires comme «l attitude, la situation où se tient le corps», «la position dans laquelle se trouve une personne à un moment donné», ou encore «le maintien de l'alignement du corps dans les plans verticaux (tête, colonne, jambes) et horizontaux (épaules, bras, bassin).» Cette approche purement positionnelle est parcellaire. En réalité, la posture n est pas seulement une question de position, mais également une notion dynamique de maintien de la stabilité : en posturologie, on la considère donc comme l'élaboration et le maintien actif de la configuration des différents segments corporels dans l'espace. La définition de Hellebrandt semble la plus appropriée : «la posture debout est une activité dynamique sur une base de sustentation fixe.» [5] Le contrôle de la posture orthostatique concerne non seulement l activité musculaire tonique, qui conditionne la position moyenne du centre de gravité, mais également les muscles phasiques, qui ramènent la verticale de gravité vers sa position moyenne lorsqu elle en est écartée : - Les infimes mouvements du corps (oscillations posturales) sont maintenus à l intérieur de très faibles limites grâce aux petites impulsions d activité musculaire phasique, gérées par le système postural. - En revanche, c est la contraction des muscles toniques qui détermine la position moyenne du corps de l homme. [4] En résumé, la posture exprime la façon qu a l'organisme d affronter les stimulations du monde extérieur et de se préparer à y réagir. Voyons comment. 7

8 I.2 Régulation de la posture rappel historique I.2.1 Les précurseurs Cette question fondamentale a été posée par Charles Bell en 1837 : «Comment un homme maintient-il une posture debout ou inclinée contre le vent qui souffle sur lui? Il est évident qu'il possède un sens par lequel il connaît l'inclinaison de son corps et qu'il possède l'aptitude à la réajuster et à corriger tout écart par rapport à la verticale. Quel sens est-ce donc?». [6] Sa formulation montre à la fois qu il avait compris la notion dynamique, évolutive, de contrôle postural, mais aussi malheureusement que, restant dans une logique topologique, il avait cherché le sens de l'équilibre. [7] Or, dans les années qui suivirent, les physiologistes en trouvèrent plusieurs : le vestibule (Flourens 1828 : [8]), les muscles cervicaux (Longet 1845 : [9]), l'oeil (Romberg 1846 : [10]), le pied (Heyd, cité par Vierordt, 1860 : [11]) et les muscles oculomoteurs (De Cyon, 1911 : [12]). Vierordt avait compris que plusieurs sens intervenaient dans la stabilisation : les sensations musculaires, les sensations locales de pression au niveau de la peau de la plante du pied et les sensations visuelles. Il réalisait ses mesures à l aide de céphalogrammes, sorte de plateforme de stabilométrie archaïque et inversée : le sujet debout au repos portait un casque à pointe sur lequel était attachée une plume qui grattait une feuille de papier enduite de noir de fumée, collée au plafond. Bien que très simple, cette méthode a permis à Vierordt d évaluer la qualité du contrôle postural de l homme dans différentes situations : yeux ouverts ou fermés, sur un ou deux pieds, avec ou sans anesthésie plantaire (par hypothermie, Heyd ayant démontré que si la sensibilité tactile de la peau de la plante du pied est diminuée par un bain de pied dans l eau froide, alors les oscillations du corps augmentent de façon importante). Cela lui permit même de hiérarchiser le "poids" des diverses entrées dans le contexte postural : «Les performances du sens de la vue pour la reconnaissance de perte d équilibre sont bien moindres que celles des deux moyens cités précédemment. [sensations musculaires et cutanées plantaires]. Plus la surface d appui de la peau plantaire est grande, meilleure est l équilibration.» [11] Vierordt avait donc essayé d'expliquer que tous ces organes pouvaient participer à la même fonction, mais, trop en avance sur son temps, il n'avait pas été entendu. 8

9 I.2.2 L erreur biomécanique Cette incompréhension a laissé place aux conceptions biomécaniques, qui sont à l heure actuelle encore trop souvent employées pour tenter d expliciter l équilibre de l homme. Les explications les plus simples sont rarement les plus justes, et la biomécanique ne fait pas exception à la règle. Ce concept est en effet totalement inadapté. Par simple bon sens, on peut déjà se demander comment on peut en arriver à assimiler l homme à une mécanique... Ce serait nier toutes ses capacités sensitives, sensorielles, émotionnelles... Qui d entre nous a l impression d être une machine? Qui a l impression d être une statue d argile qui se laisserait déformer sous la contrainte, sans réagir? Pourquoi attribuer à l incapacité de résister à la pesanteur, ou à un "raccourcissement" musculaire, la cause des déformations (acquises)? Comment expliquer, avec un tel concept, l aggravation des scolioses, quand les patients sont maintenus en décubitus et en traction? ou encore les fractures de matériels d ostéosynthèse, qui résistent, en laboratoire, à des contraintes bien plus élevées que la simple pesanteur? Et que penser alors des traitements de renforcement ou d étirement musculaire pour corriger de tels troubles (fonctionnels)? [13] En réalité les Syndromes de Déficience Posturaux (SDP) et leurs symptômes sont plus le fait d un défaut d équilibre, lié à une dysperception, que celui d un défaut de force musculaire. Les insuffisances de l approche biomécanique ont été démontrées à plusieurs reprises : - par Duverne et Coursier [14], qui ont mis en évidence que le port unilatéral d une charge de l ordre d un kilo et demi sur l épaule, entraîne son élévation lorsque le sujet marche. La force de réaction est donc plus importante que la force d action. - par Joseph et Nightingale, Kirsch et al, et De Tauziat et al, qui ont mesuré l effet de la hauteur du talon sur la posture, et montré que l augmentation de sa hauteur s accompagne d un recul du centre de gravité (diminution de Y). [15-17] Or, si l on adopte un point de vue biomécanique, l augmentation de la hauteur du talon entraîne mécaniquement une détente de la chaîne musculaire postérieure (rapprochement des extrémités), donc une diminution de la résultante des muscles anti-gravitaires (si l on considère que c est le réflexe myotatique qui maintient ce système en équilibre). Il y aura donc mécaniquement une avancée du centre de gravité. La régulation de la posture ne s explique donc pas de façon biomécanique, et n est pas gérée uniquement par le réflexe myotatique (boucles courtes, suffisantes pour répondre aux petits déséquilibres, de façon compensatoire) : il existe un autre système de régulation posturale, dont 9

10 l intégration est sus-jacente (boucles longues), et qui "vient au secours" de la diminution mécanique de la tension postérieure, par une action d augmentation de cette tension plus importante, puisqu il provoque le recul du centre de gravité. Autre point capital : le concept biomécanique, considérant le corps humain comme une mécanique passive, ne tient compte que des régulations de type feedback! Or l essentiel des stratégies d équilibration se fait par anticipation Exemple d APA (Ajustements Posturaux Anticipateurs) : Kandel a montré par des enregistrements électromyographiques, que lorsqu on laisse tomber une balle dans la main d un sujet, l activité de son biceps brachial augmente dès que la balle arrive dans le champ visuel (avant qu elle ne touche sa main). [18] I.2.3 Equilibre ou stabilisation? Il existe une confusion, extrêmement fréquente entre équilibre et stabilisation, qui est source d erreur conceptuelle. En effet, en médecine, on considère que l homme est en équilibre lorsque sa verticale de gravité tombe à l intérieur du polygone de sustentation (c est l enseignement que j ai reçu en formation de podologie). Pourquoi inventer une définition particulière à l homme, et ne pas se servir de celle, plus rigoureuse, utilisée en physique : «en état d équilibre le corps se trouve soumis à deux forces alignées, égales et opposées; à savoir, d'une part l'action de sa pesanteur, et d'autre part la réaction du plan sur lequel il repose»? Cette définition inexacte a longtemps empêché de comprendre que l homme debout n est jamais en équilibre, dans la mesure où il est impossible de maintenir ces deux forces parfaitement alignées en permanence. En réalité, l homme n est pas en équilibre, mais il se stabilise, il «corrige tout écart par rapport à la verticale» comme l avait formulé Charles Bell il y a plus d un siècle et demi. [6] Si la définition plus rigoureuse avait été utilisée dès le départ, cela aurait permis de distinguer les chutes lorsque la projection du centre de gravité sort des limites du polygone de sustentation et les instabilités lorsque le contrôle postural se dégrade et devient imprécis, sans toutefois sortir des limites du polygone de sustentation. [32] On sait maintenant que la physiologie n est pas simplement de pouvoir maintenir la projection de son centre de gravité dans les limites de son polygone de sustentation, mais de le 10

11 maintenir de façon beaucoup plus précise : dans une surface d environ 1 cm² au centre de ce polygone. (Le premier à le comprendre a été le kinésithérapeute Roger Toulon, en [20]). Il existe donc une marge de sécurité importante avant que des automatismes de rattrapage ne soient mis en jeu (faire un pas ) : lorsque la verticale de gravité sort des limites de normalité de sa surface habituelle, elle est encore très loin, de la perte "d'équilibre" par une sortie des limites du polygone de sustentation (des dizaines de milliers de millimètres carrés). [21] Les surfaces de ces statokinésigrammes le montrent très bien : aucun de ces deux individus ne chute, pourtant, on ne peut pas dire qu ils aient la même capacité de stabilisation ce qui laisse présumer de la différence de leurs symptômes. «Seules les statues sont immobiles» disait Baron, «la vie est mouvement» disent les ostéopathes. [22] L équilibre n existe pas chez l homme : il évolue dans un déséquilibre permanent, qu il tente de réguler [23]. Il est perpétuellement en quête d équilibre dans son déséquilibre. On remarquera le parallèle avec l aspect psychologique, très bien reflété d ailleurs, par le langage courant. Le terme d équilibre ne devrait donc jamais être employé lorsqu il s adresse à un être vivant : on devrait lui préférer celui de stabilité, ou mieux, d activité de stabilisation. Cette vision rejoint le concept ostéopathique, dans lequel le corps humain représente un modèle de continuité tendue (tenségrité), système itératif à plusieurs niveaux en mouvement perpétuel. [24-25] Selon Usachev et Gagey : «les notions biodynamiques s appliquent mieux à l homme que les notions de biomécanique ou de cinématique, car son état d équilibre est constamment perturbé par les mouvements respiratoires, par les forces hydrodynamiques du sang au moment des contractions cardiaques, par le péristaltisme intestinal, ainsi que par les rythmes plus lents de la motilité tissulaire, et les oscillations posturales lentes.» [26] 11

12 I.2.4 Le concept neurosensoriel : système de régulation Au début du XX ème siècle, certains thérapeutes avaient compris l importance et la difficulté d être debout : pour Fryette, «Gravity kills your patient. Gravity, as we have remarked, is an inexorable factor. It is the factor that places a constant load upon the supporting structures.» [27]. N ayant pas d autre modèle théorique à leur disposition (les neurosciences étaient balbutiantes), ils utilisaient les connaissances de leur temps pour tenter d expliquer leurs observations. Ainsi pour Littlejohn, «L ostéopathie est une science qui ne peut être expliquée que selon les fondements mécaniques.» [28]. Cependant, certains d entre eux en percevaient déjà les insuffisances : «les explications mécanistes sont simplistes et peuvent même apparaître comme une erreur physiologique». [29]. Le même Littlejohn disait «Nous ne devons pas envisager le corps comme une machine, mais comme un mécanisme vital.» [28]. Et son élève Wernham : «Si nous nous contentons d une habile manipulation du monde visible, l ostéopathie est perdue, et nous sommes réduits à l état de simples rebouteux.» [30] En ce qui concerne le contrôle de l équilibre, si une bonne base d appui est le début d une bonne stabilité, elle ne suffit pas en elle-même : il est indispensable que les muscles antigravitaires soient commandés de manière efficace. Or, comme le disait André Thomas : «Les muscles ne sont que les fidèles esclaves des centres nerveux qui les commandent.» [31] Ainsi, de manière intuitive ou raisonnée, s est peu à peu développée une autre façon de comprendre et d expliquer la capacité de stabilisation de l homme : Selon Jean-Pierre Guillaume : «La continuité aponévrotique a toutefois ses limites dès lors qu on la prend d un simple point de vue mécanique et systématique. Dans ce cas, on dira que si un petit os du pied dévie, le péroné va descendre un peu, le bassin va se bloquer et ainsi de suite. Le lien anatomique est comme une ficelle reliant un point à un autre en suivant un trajet bien précis ; en conséquence de quoi, si la ficelle bouge à une extrémité, cela provoquera un mouvement de l ensemble de la ficelle. La logique est belle et rassurante, mais fausse : il n y a pas d automatisme absolu. [ ] D autant plus que parfois, les changements dans le corps se produisent de façon beaucoup trop rapide pour qu on puisse les expliquer par la seule transmission d informations via le tissu conjonctif.» «L organisation tissulaire résulte toujours d une adaptation à une contrainte physique ou à un stress. Elle est une réponse à des informations particulières que reçoit le corps.» 12

13 «On peut imaginer un système informant passant par le système nerveux central, comme une boucle d information irritante, qui fait que la fibre est toujours contractée parce qu elle en reçoit l ordre.» [32] Plus d un siècle après Vierordt, dans les années 1970, Nashner, un ingénieur du MIT, démontre l exactitude des idées de son prédécesseur : «la posture est bien contrôlée par un système qui intègre les informations de différentes entrées, au sein d'une boucle de rétroaction qui permet de corriger les écarts du corps à sa position d'équilibre». [33] Gagey développe la notion de Système Postural Fin (SPF, ou Système Postural d Aplomb) et crée, avec Baron, la posturologie. Le Système Postural Fin est un «système automatique qui assume la contrainte de maintenir le corps au voisinage d une position fixe définie par rapport à l environnement, à condition que les perturbations qui écartent de cette position fixe soient de faible amplitude, de l ordre de 1 à 4 degrés». [34] "Système" renvoie à un ensemble biologique fonctionnel, "postural" au domaine de ses régulations, "fin" à son fonctionnement non-linéaire. L expérience de Ferrus et de Tauziat [17] permet de confirmer par déduction l existence de ce SPF, bien qu il ne puisse probablement jamais être individualisé de manière antomo-clinique. Par ailleurs, les travaux en électrophysiologie de Lecoeur ont confirmé la réalité de la "boucle longue" de la régulation posturale. [35] I.2.5 Concept temporel et non linéarité du système postural Gagey précise «les traitements possibles ne sont efficaces que dans les limites inhabituelles de valeurs faibles et non proportionnelles à l intensité de la symptomatologie. Les valeurs plus fortes annulent, voire inversent la réponse.». [4] C est une notion absolument fondamentale, sur laquelle il faut insister : c est certainement la caractéristique la plus déroutante du système postural, celle qui rend son appréhension particulièrement difficile, pour le plus grand malheur des millions de patients fonctionnels. (et qui leur fait dire, lorsque après quelques années d errance médicale, ils ont recours à un traitement postural efficace, que c est "magique". Et fait dire à certains de leurs médecins que les posturologues sont des "illuminés".) Nous vivons dans un monde où la plupart des phénomènes qui nous entourent peuvent être compris de façon linéaire : avec une proportionnalité entre causes et effets. Ce n est justement pas le 13

14 cas du système postural, qui fait partie des systèmes chaotiques, qui sont de compréhension récente, sans doute encore trop pour être connus et admis par la majorité. Le chaos désigne «un comportement imprévisible d un système déterministe et sensible à ses conditions initiales, au point que la variation minime de l une d elles suffit à modifier l évolution du système global de manière imprévisible.» [36] Les systèmes chaotiques ont été décrits pour la première fois par Henri Poincaré [37], mais n ont pu être modélisés qu un demi siècle plus tard, grâce au développement de l informatique, par Lorentz, dont la formule «effet papillon» est restée. [38-40] Le caractère non linéaire du fonctionnement du SPF a été confirmé en 1992 par un chercheur du CNRS travaillant au LENA (laboratoire de neurosciences) de l hôpital de la Salpêtrière : Jacques Martinerie a montré que la série temporelle des évènements enregistrés en stabilométrie est bien issue d un système dynamique non linéaire, une famille au sein de laquelle l absence de proportionnalité entre la cause et les effets est parfaitement rationnelle. [41] Résultats confirmés par la suite par d autres travaux [42-45]. Ce concept permet d appréhender le fonctionnement du système nerveux central avec une logique temporelle : ce système est en charge de nombreuses fonctions, comme la gestion du contrôle postural, en utilisant des boucles de rétroaction au cours desquelles ce qui se passe à l'instant t dépend de ce qui s'est passé à l'instant t-1. [7] «Partout où quelque chose vit, il y a, ouvert quelque part, un registre où le temps s inscrit.» disait Bergson. [46] Cette dimension temporelle est aussi fondamentale en ostéopathie : pour Rollin Becker «la vie est mouvement dans la relation espace-temps. La physiologie des corps est aussi mouvement dans la relation espace-temps.» [22] Jean-Pierre Guillaume nous dit «il existe une épaisseur du corps qui est une épaisseur temporelle. En remontant le temporel, on trouve des empreintes "informantes" à partir desquelles le corps s est adapté pour continuer à fonctionner le moins mal possible. Mais à un moment donné il ne parvient plus à s adapter. Trop de sollicitations, une mauvaise posture, un choc émotionnel provoquent l accélération de la dégradation de l état de santé et l apparition de pathologies. Ce qui avait paru sans conséquences hier provoque des effets à retardement. Il y a donc une interaction dans le temps, sans limite de durée, les empreintes pouvant remonter à la 14

15 naissance, voire à la vie fœtale. L histoire de la maladie doit être distinguée de sa genèse qui a pu débuter bien avant l apparition des premiers symptômes.» [32] Selon Alain Roques «La puissance de pénétration tissulaire permet non seulement d aborder la profondeur tissulaire, donc l espace, mais aussi le temps. La main de l ostéopathe posée sur un corps scanne non seulement ses lésions ostéopathiques, mais aussi leur histoire, comme le géologue prélevant une carotte analyse la nature des couches successives et date leur apparition.» [47] Ce qui est remarquable, c est que la non linéarité du système postural a été démontrée pour toutes ses entrées : Entrée oculaire : Jean-Bernard Baron est le premier médecin qui ait observé cet «effet papillon» au cours de ses expériences sur la régulation de l'activité tonique posturale (chez l animal) [48]. Il a réalisé des dilacérations oculaires sur poissons et petits mammifères qui ont montré que de petites modifications perceptives (très faibles déviations des globes oculaires, inférieures à 4 degrés) peuvent entraîner de grandes modifications posturales : les poissons étaient totalement incurvés latéralement et incapables de nager autrement qu en cercle. Des lésions plus graves (section totale) n entraînent pas de modification posturale. Cette constatation n a jamais été contredite. [49-51]. Entrée extéroceptive plantaire : Bourdiol, dans les années 1980 est le premier à comprendre que des surépaisseurs minimes sur des semelles peuvent se révéler plus efficaces que les gros coins utilisés classiquement. [52]. Il en conclut que les semelles ne doivent donc plus être mécaniques, mais neurosensorielles, évolution majeure en podologie. Il les désigne sous le nom de "semelles proprioceptives", puisqu il pensait qu elles agissaient sur ces capteurs. Le terme est aujourd hui fortement remis en question [53], au profit de "semelles posturales", plus approprié. En effet, on sait désormais que des micro-stimulations de moins de 3mm d épaisseur permettent d étirer les fuseaux neuro-musculaires, mais aussi et surtout de stimuler les barorécepteurs plantaires [34]. Cette constatation a été confirmée par les travaux de Vandé et Salomon [54], Leporck [55], Villeneuve [56], Deguy [57] et Janin [58-61]. Ce dernier montre que la modification posturale induite par les stimulations plantaires à également un effet en dynamique (sur les grandes amplitudes de mouvement). 15

16 Il met aussi en évidence le seuil de l entrée plantaire, qui se situe aux alentours de 3mm d épaisseur : une postériorisation de la ligne de gravité est obtenue avec des éléments (barres antérieures) d épaisseur inférieure à 3mm. A partir de 8mm les barres antérieures antériorisent, effet iatrogène [62-64]. Rouselet et al, sur une population de lombalgiques chez lesquels existait une différence de hauteur moyenne de /- 10mm entre les EIPS, montrent que les talonnettes n entraînent pas de variation significative de la position des EIPS. En revanche, des stimulations podales (inférieures à 3mm) choisies en fonction d un examen posturopodique réduisent significativement la différence. [65] Gagey et Weber confirment : «Nous n avons jamais observé le moindre effet postural avec des stimulations plantaires importantes provoquées par les coins traditionnels des semelles orthopédiques, bien que nous ayons recherché cet effet pendant près de deux années.» [4] Entrée proprioceptive : «Les mouvements mineurs gouvernent les mouvements majeurs» disent les ostéopathes. Cet axiome trouve confirmation dans au moins deux publications : - Matthews et Stein montrent que la réponse des fuseaux neuromusculaires à l étirement n est pas linéaire. Leur gain est dix fois plus important pour des étirements de l ordre du dixième de millimètre que pour des étirements de l ordre du millimètre. [66] - Mergner et al prouvent que les mouvements des yeux en réponse aux mouvements des membres inférieurs, du tronc ou du cou sont faibles pour les moyennes et hautes fréquences (>0.4Hz) mais importants aux basses fréquences (<0.0125Hz). Les réponses sont non linéaires pour les basses vitesses angulaires. [67] "Entrée" dento-manducatrice : Fournier dans les années 1980 (communication personnelle) estime qu il vaut mieux tester un mince film plastique entre les dents qu'un gros coton salivaire pour obtenir un effet postural. Marino souligne que de minimes surépaisseurs sont parfois responsables de perturbations insupportables, ce qui est cohérent avec l observation d effets posturaux en rapport avec l utilisation de stimulation trigéminales comme les Alphs ou les gouttières posturales. [68] 16

17 "Entrée" vestibulaire : Nashner démontre que les canaux semi-circulaires présentent un seuil absolu de sensibilité au dessous duquel ils ne donnent aucune réponse : 0.05 /sec² +/ /sec². [33] Le vestibule n est pas à proprement parler une entrée du système postural puisque les canaux semi-circulaires sont insensibles aux oscillations posturales de l homme normal debout immobile (qui restent en dessous du seuil de déclenchement). Les otolithes sont les seuls capteurs vestibulaires qui puissent jouer un rôle dans le contrôle des oscillations posturales et/ou le contrôle de l activité tonique posturale orthostatique, et uniquement en dynamique : leur stimulation nécessite une accélération suffisamment importante, responsable d oscillations supérieures à 4, ce qui sort de la physiologie du SPF au sens strict. [4] L oreille interne ne se comporte donc pas de la même manière que les entrées du SPF : elle a aussi un phénomène de seuil, mais qu il faut ici dépasser pour que l organe délivre son information. Sortie : la thixotropie musculaire : La non linéarité concerne également la sortie du système : Walsh met en évidence que la viscoélasticité des tissus musculaires dépend de la série temporelle des évènements qui précèdent sa mesure, situation typique des systèmes chaotiques. [69] Il semble que la non linéarité soit un phénomène courant dans le fonctionnement et la structure même du corps humain, puisque le tissu conjonctif sous cutané a une organisation non linéaire, comme l a montré Guimberteau. [25] Gagey et Weber estiment donc que «le nombre des discontinuités (phénomènes de seuil) dans le système suggère que le modèle biomécanique, malgré les progrès de compréhension évidents qu il a permis, n est pas adéquat pour exprimer la complexité des observations cliniques.» [4] Cette approche posturale rejoint celle du médecin et philosophe Canguilhem, qui conçoit l'organisme non pas sur la base de modèles mécanistes qui le réduiraient à une simple machine, mais qui invite à l appréhender dans ses interactions avec le milieu dans lequel il vit. [70] 17

18 I.3 Les entrées du SPF Le terme "système" implique les notions d entrées et de sortie du système. Les entrées sont des capteurs sensoriels qui permettent de recueillir des informations soit venant du monde extérieur : les exocapteurs, soit venant de notre propre individu : les endocapteurs. I.3.1 Les exocapteurs : entrées primaires Les exocapteurs nous renseignent sur notre position par rapport à l environnement (en nous donnant 3 verticales de référence, visuelle, plantaire et gravitaire) : l œil, le pied, et l oreille interne. Ce sont les entrées primaires du système postural, ainsi nommées car les informations extéroceptives représentent l essentiel des informations circulant dans la mœlle épinière (70% : [71]), et la plus importante source d informations sensorielles pour le maintien de la posture orthostatique. [72] Ce qui montre bien que la gestion de "l équilibre" n est pas uniquement une question de proprioception. I L exocapteur plantaire En réalité l entrée podale comprend deux types de capteurs : les capteurs proprioceptifs, et les capteurs extéroceptifs. Elle a donc un double rôle : endo et exocapteur à la fois. Les capteurs proprioceptifs sont les fuseaux neuromusculaires et organes tendineux de Golgi qui mesurent le degré d étirement des muscles et tendons du pied et de la jambe ainsi que, dans une moindre mesure, les corpuscules de Ruffini et Paccini capsulaires et ligamentaires qui informent sur l angulation, la vitesse et la direction du mouvement articulaire. [34] Ce point sera abordé plus en détail dans la section I.3.2 Les endocapteurs. Les capteurs extéroceptifs permettent de mesurer la pression au niveau de la sole plantaire. Ils renseignent sur les variations de pression et répondent à des pressions de moins d un gramme. Il est tout à fait surprenant de constater le peu d intérêt porté à ces extérocepteurs, et donc au rôle d entrée primaire du pied dans le SPF. Lorsqu on s intéresse au pied, on souligne habituellement sa fonction de stabilité mécanique. Certes, une bonne base d appui est le début 18

19 d une bonne stabilité, mais elle ne suffit pas (voir I.2.2 à I.2.4) : encore faut-il que les muscles soient commandés de manière efficace, et il faut pour cela que les informations parvenant au centres intégrateurs, notamment les informations qui renseignent sur le degré de pression au sol des différentes zones plantaires, soient de bonne qualité. (voir II.3.2) Jacques Duysens l a présenté aux XVI èmes journées de posturologie clinique (Paris 2009) : «En appliquant une anesthésie au pied, on arrive à changer nettement [augmentation de la longueur du pas, diminution de la force musculaire] aussi bien la marche normale que la marche pathologique. Pareillement, l importance des afférences cutanées est illustrée par l effet de stimulations cutanées : des reliefs plantaires augmentent la stabilité [sur des critères stabilométriques et le ressenti des patients]. ( ) L information provenant des pieds est extrêmement importante pour le réglage raffiné de la marche par le SNC.» [73] De nombreux autres auteurs rapportent que les mesures stabilométriques portant sur l anesthésie des soles plantaires montrent des modifications statistiquement significatives de la position latérale du centre de pression, ainsi que de la surface et de la longueur du statokinésigramme, et qu en cas d anesthésie aiguë de la plante des pieds, le patient, dépourvu d informations plantaires, est incapable de marcher. [74-78] Récemment, Antoine Pradels et al ont démontré qu une douleur plantaire (stimulation nociceptive mécanique consciente) détériore le contrôle postural, en "statique" et en dynamique, alors qu une stimulation de même intensité appliquée à la main n entraîne pas de modification posturale. [79] Ces différents travaux mettent bien en évidence le rôle de l extéroception plantaire dans la régulation posturale : sa manipulation ou sa perturbation sont responsables d effets posturaux. Le pied est connu pour son rôle biomécanique fondamental la stabilité et la propulsion. [80] Etant en contact avec le sol, son rôle est en réalité double : effecteur mais aussi et surtout capteur sensoriel, une véritable "rétine tactile", pour reprendre l expression de Misery [81]. Un moyen simple et visuel de s en convaincre est l homonculus de Penfield [82], qui représente l importance fonctionnelle des différentes parties du corps. En proportion, le coté moteur (en rouge) du pied apparaît déjà important, mais c est au niveau sensitif (en bleu) que cette disproportion est la plus forte : presque aussi grand que la main, et plus que le torse. 19

20 De très nombreuses autres études soulignent l importance de cette fonction d exocapteur du pied : Romberg, Vierordt et Heyd l avaient déjà compris au 19 ème siècle, il y a plus de 150 ans [10,11]. Pourquoi cette notion a-t-elle autant de difficulté à s imposer? Rademaker, au début du 20 ème siècle décrit la réaction de soutien [83] : lorsqu on provoque une pression sur la plante des pieds (stimulation des barocepteurs), cela provoque un réflexe qui accroît le tonus des muscles extenseurs, ce qui facilite la station debout. Ses travaux ont été confirmés par Thornton en 1976 [84]. André Thomas et Saint-Anne Dargassies dans les années 1950 affirment que «l épreuve de suspension verticale, qui accentue la pression sur les soles plantaires et le jeu de l articulation tibiotarsienne, démontre l importance qui revient à ces deux éléments à l occasion du redressement spontané de la tête et du tronc, de la solidité statique pendant la marche.» [85] Plus récemment, plusieurs auteurs ont montré l importance qu à la surface de contact plantaire dans la qualité de la stabilisation, et concluent qu un défaut de contact avec le sol entraîne un véritable déficit sensoriel. [86-88] Enfin, les études les plus parlantes sont sans doute celles : - de Fitzpatrick et McCloskey, qui ont prouvé que le pied est pourvu de récepteurs à capteurs fins, dont les seuils sont inférieurs à ceux du vestibule et de la vision. Selon eux les capteurs extéroceptifs plantaires sont le moyen le plus performant d informer des oscillations posturales. «Lorsque plus d une modalité sensorielle est en jeu pour percevoir, les sujets utilisent 20

Syndrome de Déficience Posturale. Docteurs Jean BALAGUIER et Francis MIR Ophtalmologistes

Syndrome de Déficience Posturale. Docteurs Jean BALAGUIER et Francis MIR Ophtalmologistes Syndrome de Déficience Posturale Docteurs Jean BALAGUIER et Francis MIR Ophtalmologistes Définitions : Posture : position particulière du corps et son maintien (se tenir debout par exemple). Proprioception

Plus en détail

POURQUOI FAUT-IL S'ECHAUFFER?

POURQUOI FAUT-IL S'ECHAUFFER? POURQUOI FAUT-IL S'ECHAUFFER? Il faut s'échauffer pour: être en sécurité dès le début : une activité physique progressivement plus intense est indispensable pour ne pas mettre son coeur, ses artères, ses

Plus en détail

Théorie et pratique de l'échauffement

Théorie et pratique de l'échauffement Théorie et pratique de l'échauffement D'une manière générale, les élèves (non pratiquants dans les clubs sportifs et même certains d'entre eux pendant les cours d'eps) n aiment pas s'échauffer. En effet,

Plus en détail

Le stretching. 3 Le stretching. 1. Définition. 2. Répertoire gestuel. Etirements de la chaîne postérieure au sol

Le stretching. 3 Le stretching. 1. Définition. 2. Répertoire gestuel. Etirements de la chaîne postérieure au sol 3 Le stretching 1. Définition Le stretching, traduction anglaise pour étirement est une technique de préparation du corps, de maintien ou de remise en forme basée sur l amélioration des amplitudes articulaires

Plus en détail

Rééducation de l équilibre et de la marche et neuropathies. Centre de référence des maladies neuromusculaires

Rééducation de l équilibre et de la marche et neuropathies. Centre de référence des maladies neuromusculaires Rééducation de l équilibre et de la marche et neuropathies Philippe THOUMIE Centre de référence des maladies neuromusculaires Hôpital Rothschild Troubles de l équilibre et neuropathies Ce dont se plaint

Plus en détail

Comment mieux se tenir sans peine. ( ou presque sans peine )

Comment mieux se tenir sans peine. ( ou presque sans peine ) Comment mieux se tenir sans peine ( ou presque sans peine ) Notre structure rigide est le squelette, composé de nombreux segments mobiles les uns par rapport aux autres. Et maintenu dans l espace par le

Plus en détail

EXEMPLES DE TROUBLES PROPRIOCEPTIFS

EXEMPLES DE TROUBLES PROPRIOCEPTIFS EXEMPLES DE TROUBLES PROPRIOCEPTIFS Les exemples montrés dans ce document ne sont qu un vague reflet de la complexité clinique des troubles proprioceptifs qui peuvent donner des dysfonctions partout où

Plus en détail

Trouble du traitement de l information sensorielle (SPD) Définition générale

Trouble du traitement de l information sensorielle (SPD) Définition générale Trouble du traitement de l information sensorielle (SPD) Définition générale Le traitement de l information sensorielle, parfois nommé intégration sensorielle, réfère au processus par lequel le cerveau

Plus en détail

PLAN RÉÉDUCATION POUR LES UTILISATEURS DE L'ARTICULATION. Contrôle de la phase pendulaire. Par Jos DECKERS

PLAN RÉÉDUCATION POUR LES UTILISATEURS DE L'ARTICULATION. Contrôle de la phase pendulaire. Par Jos DECKERS PLAN de RÉÉDUCATION POUR LES UTILISATEURS DE L'ARTICULATION Contrôle de la phase pendulaire Par Jos DECKERS 02 Sommaire LA RÉÉDUCATION Objectifs : Pour que le patient puisse utiliser correctement l articulation,

Plus en détail

HALTEROPHILIE ET PREVENTION DES PROBLEMES DE DOS

HALTEROPHILIE ET PREVENTION DES PROBLEMES DE DOS HALTEROPHILIE ET PREVENTION DES PROBLEMES DE DOS En dehors du contexte des pathologies de la colonne vertébrale, nombre de personnes d âges variés souffrent du dos de façon régulière. Sans volonté d être

Plus en détail

Rééducation Posturale Globale

Rééducation Posturale Globale Rééducation Posturale Globale R.P.G. Créateur de la méthode : Philippe E. SOUCHARD France Petit guide à l attention de nos patients La Rééducation Posturale Globale est apparue en 1980 à la suite de plus

Plus en détail

Articulaction Exercices pour le dos et le cou

Articulaction Exercices pour le dos et le cou Articulaction Exercices pour le dos et le cou Programme de prévention des blessures au travail Service de santé et sécurité au travail Centre Acti-Santé Programme d exercices pour le dos et le cou Les

Plus en détail

Fiche AP5 - Les étirements :

Fiche AP5 - Les étirements : Fiche AP5 - Les étirements : pourquoi faut-il s étirer quand on fait du sport? Les exercices d étirements font partie intégrante de toutes les pratiques sportives (qu il s agisse de sport au quotidien

Plus en détail

Ceinture Home Dépôt. Orthèse lombaire et abdominale. Mother-to-be (Medicus)

Ceinture Home Dépôt. Orthèse lombaire et abdominale. Mother-to-be (Medicus) Orthèse lombaire et abdominale Mother-to-be (Medicus) Prévention Soutient courbe lombaire Supporte poids du ventre Ajustable Soulage les maux de dos en position debout (Beaty et al. 1999) Ceinture Home

Plus en détail

Lesétirements : Quand, Comment, Pourquoi?

Lesétirements : Quand, Comment, Pourquoi? Lesétirements : Quand, Comment, Pourquoi? Généralités : Pour exécuter un geste efficace, au «Imaginons un bateau à voile handball ou ailleurs, il faut d abord être qui prépare sa course : le bien placé,

Plus en détail

Comment évaluer et traiter les patients atteints d un syndrome cérébelleux? CORINNE GAL A.D.A.P.E.I mas de Canta Galet 06000 NICE

Comment évaluer et traiter les patients atteints d un syndrome cérébelleux? CORINNE GAL A.D.A.P.E.I mas de Canta Galet 06000 NICE Comment évaluer et traiter les patients atteints d un syndrome cérébelleux? CORINNE GAL A.D.A.P.E.I mas de Canta Galet 06000 NICE PREMIÈRE PARTIE Le syndrome cérébelleux: Définition Fréquence Étiologies

Plus en détail

Entretenir la condition physique des seniors

Entretenir la condition physique des seniors Entretenir la condition physique des seniors Réalisation : A. TERLICOQ, Assistante Technique Département Oise, sous la direction de l équipe technique nationale, Fédération française EPMM Sports pour Tous

Plus en détail

Mme B., comptable, âgée de 58 ans, a perdu. Trouble postural et déséquilibre binoculaire, relations et répercussions fonctionnelles.

Mme B., comptable, âgée de 58 ans, a perdu. Trouble postural et déséquilibre binoculaire, relations et répercussions fonctionnelles. 35 Trouble postural et déséquilibre binoculaire, relations et répercussions fonctionnelles Article Title Diane Mathieu (1) (1) Orthoptiste, Paris (75) dianemathieu@noos.fr Abstract Introduction > en anglais

Plus en détail

4 Le traitement chez le sportif. Préventif Curatif : soins et équilibration de l appareil manducateur

4 Le traitement chez le sportif. Préventif Curatif : soins et équilibration de l appareil manducateur 4 Le traitement chez le sportif Préventif Curatif : soins et équilibration de l appareil manducateur Préventif Examen annuel Support de la radio panoramique obligatoire Prévoir d agir bien avant les compétitions

Plus en détail

Les étirements : Pourquoi faut-il s étirer quand on fait de l Aviron?

Les étirements : Pourquoi faut-il s étirer quand on fait de l Aviron? ÉTIREMENTS Les étirements : Pourquoi faut-il s étirer quand on fait de l Aviron? Les exercices d étirements font partie intégrante de toutes les pratiques sportives, quels que soient l âge et le niveau

Plus en détail

DU TRAVAIL ET DE LA PUISSANCE MUSCULAIRE, PAR DYNAMOMÈTRE INFORMATISÉ ET MOTORISÉ

DU TRAVAIL ET DE LA PUISSANCE MUSCULAIRE, PAR DYNAMOMÈTRE INFORMATISÉ ET MOTORISÉ MESURE DE LA FORCE, DU TRAVAIL ET DE LA PUISSANCE MUSCULAIRE, PAR DYNAMOMÈTRE INFORMATISÉ ET MOTORISÉ Classement CCAM : 15.01.05 code : PEQP003 Classement CCAM : 15.01.05 code : PEQP001 NOVEMBRE 2006 Service

Plus en détail

Quelques règles de description des mouvements

Quelques règles de description des mouvements Introduction 1 9 Quelques règles de description des mouvements Dans ce livre, tout autant que de voix, il sera souvent question de mouvement. Nommer et décrire les mouvements est une tâche complexe, car

Plus en détail

& BONNES POSTURES TMS TROUBLES MUSCULO-SQUELETTIQUES. Le guide. Guide offert par la MNT

& BONNES POSTURES TMS TROUBLES MUSCULO-SQUELETTIQUES. Le guide. Guide offert par la MNT A5-MNTrefonte.indd 1 28/07/2011 08:28:01 & BONNES S TMS TROUBLES MUSCULO-SQUELETTIQUES Le guide Guide offert par la MNT A5-MNTrefonte.indd 2 28/07/2011 08:28:02 SOULEVER UN OBJET LOURD OU UNE PERSONNE

Plus en détail

- Au contact gauche, le lanceur bascule sa ligne d épaules en abaissant et fixant son coude gauche à la hanche (1), il entame le face avant.

- Au contact gauche, le lanceur bascule sa ligne d épaules en abaissant et fixant son coude gauche à la hanche (1), il entame le face avant. Former un jeune lanceur de javelot : cultiver le paradoxe! Le lancer de javelot est tout à fait remarquable tant visuellement que par les données biomécaniques et balistiques. Rythme, explosivité et souplesse

Plus en détail

RACHIS et MALADIE de PARKINSON Dr Christine Guillet Consultation Rachis Service de Rééducation Hôpital Le Vésinet RACHIS et MALADIE de PARKINSON Glossaire Rachis : colonne vertébrale Extrapyramidal : système

Plus en détail

Les blessures communes au baseball. Par Dr Loudevick Lapalme, chiropraticien

Les blessures communes au baseball. Par Dr Loudevick Lapalme, chiropraticien Les blessures communes au baseball Par Dr Loudevick Lapalme, chiropraticien Objectifs Présentation de 3 types de blessures fréquemment rencontrées au baseball Épaule Coude Dos Savoir reconnaître les signes

Plus en détail

I. EXERCICES POUR LA CERVICALGIE CHRONIQUE. Exercice 1 : Posture

I. EXERCICES POUR LA CERVICALGIE CHRONIQUE. Exercice 1 : Posture 148 l e x a m e n m u s c u l o s q u e l e t t i q u e I. EXERCICES POUR LA CERVICALGIE CHRONIQUE Faites les exercices suivants au moins 2 fois par jour, tous les jours. Faites l effort de maintenir une

Plus en détail

La mécanique sous le capot

La mécanique sous le capot La mécanique sous le capot L ergonomie Comment éviter et diminuer les TMS aux membres supérieurs Pourquoi vos articulations vous font-elles souffrir? De nombreux travailleurs souffrent de troubles musculo-squelettiques

Plus en détail

o Anxiété o Dépression o Trouble de stress post-traumatique (TSPT) o Autre

o Anxiété o Dépression o Trouble de stress post-traumatique (TSPT) o Autre Page 1 Garantie Responsabilité civile - Lésions corporelles de l assurance automobile - Étude des dossiers de demande d indemnisation fermés en Ontario Descriptions des blessures Élaborées à partir des

Plus en détail

Chap 5 : Renforcer l efficacité relationnelle

Chap 5 : Renforcer l efficacité relationnelle Chap 5 : Renforcer l efficacité relationnelle I. Communiquer avec efficacité A. Intégrer les processus d influence sociale 1. La personnalité Les métaprogrammes sont les traits de personnalité qui, gravés

Plus en détail

Les étirements. Objectifs. Conseils

Les étirements. Objectifs. Conseils Les exercices d étirements font partie intégrante de toutes les pratiques sportives (qu il s agisse de sport au quotidien ou de sport de haut niveau), quels que soient l âge et le niveau du pratiquant.

Plus en détail

En salle. Fiches pratiques Activité physique régulière Sommaire

En salle. Fiches pratiques Activité physique régulière Sommaire Fiches pratiques Activité physique régulière Sommaire Étirement Fessiers 1/2 p.02 Fessiers 2/2 p.03 Ischio-jambiers 1/3 p.04 Ischio-jambiers 2/3 p.05 Ischio-jambiers 3/3 p.06 Quadriceps 1/2 p.07 Quadriceps

Plus en détail

Préfaces... 6. Introduction... 8

Préfaces... 6. Introduction... 8 Préfaces... 6 Introduction... 8 Comment aborder une problématique musculosquelettique chronique?... 10 Termes importants... 12 La douleur... 14 Repérage anatomique... 24 Les principaux syndromes musculosquelettiques...

Plus en détail

DEMI SQUAT & SQUAT, EPAULE JETE, DEVELOPPE COUCHE

DEMI SQUAT & SQUAT, EPAULE JETE, DEVELOPPE COUCHE DEMI SQUAT & SQUAT, EPAULE JETE, DEVELOPPE COUCHE Pascal Canciani, Philippe Couture, Pierre Grenet Novembre 2006 DEMI SQUAT ET SQUAT 1. Demi squat et squat complet bras tendus 1. Position de départ 2.

Plus en détail

REEDUCATION DE L EPAULE

REEDUCATION DE L EPAULE REEDUCATION DE L EPAULE L épaule est une articulation très particulière à plus d un titre Sa structure osseuse en fait une articulation instable : une tête humérale de gros volume s articule avec une petite

Plus en détail

LE STRETCHING 1. Maryse BECKERS LEDENT

LE STRETCHING 1. Maryse BECKERS LEDENT LE STRETCHING 1 Maryse BECKERS LEDENT Maryse LEDENT est licenciée en éducation physique (ULg, prom. 1991). Elle occupe actuellement les fonctions d assistante dans le service de pédagogie des activités

Plus en détail

Attention les articulations La meilleure prévention.

Attention les articulations La meilleure prévention. Attention les articulations La meilleure prévention. Suva Caisse nationale suisse d assurance en cas d accidents Case postale 6002 Lucerne Téléphone 041 419 51 11 Fax 041 419 59 17 (pour commandes) Internet

Plus en détail

LES TROUBLES MUSCULOSQUELETTIQUES. Le 2 décembre 2008

LES TROUBLES MUSCULOSQUELETTIQUES. Le 2 décembre 2008 LES TROUBLES MUSCULOSQUELETTIQUES Le 2 décembre 2008 DEROULEMENT DE LA RENCONTRE 1ère partie : les localisations des TMS, les facteurs d'apparition, la prise en charge thérapeutique 2ème partie : les chiffres

Plus en détail

ARTHROSE? LE PEDICURE-PODOLOGUE A UN RÔLE DANS LE PARCOURS DE SOINS DU PATIENT

ARTHROSE? LE PEDICURE-PODOLOGUE A UN RÔLE DANS LE PARCOURS DE SOINS DU PATIENT Communiqué de presse Santé des pieds Le 10 février 2015 ARTHROSE? LE PEDICURE-PODOLOGUE A UN RÔLE DANS LE PARCOURS DE SOINS DU PATIENT L Ordre National des Pédicures-Podologues (ONPP) est le garant de

Plus en détail

Scoliose [ syndrome de déviation vertébrale ]

Scoliose [ syndrome de déviation vertébrale ] DÉFINITION : La scoliose est caractérisée par une déviation latérale ou transversale du rachis. On en distingue cinq types : congénitale, neuropathologique, antalgique ou cicatricielle, malpositionnement

Plus en détail

Kinésithérapie et réadaptation pour les patients PSH Retour d'expérience 2006-2012. Alaitz AMEZQUETA kinésithérapeute + Équipe de rééducation

Kinésithérapie et réadaptation pour les patients PSH Retour d'expérience 2006-2012. Alaitz AMEZQUETA kinésithérapeute + Équipe de rééducation Kinésithérapie et réadaptation pour les patients PSH Retour d'expérience 2006-2012 Alaitz AMEZQUETA kinésithérapeute + Équipe de rééducation Anniversaire ASL Paris 26 mai 2012 Présentation de l'équipe

Plus en détail

~@a ~@~ fp@j~~o ~@~@@~@

~@a ~@~ fp@j~~o ~@~@@~@ TABLE DES MA TIERES.... REMERCIEMENTS....... PREFACE.... DECOUVERTE Decouverte de la technique Counterstrain.... Raisonnement du traitement....... Conclusions et postulats.... PHYSIOLOGIE Physiologie de

Plus en détail

w w w. m e d i c u s. c a

w w w. m e d i c u s. c a www.medicus.ca En appelant la colonne vertébrale «arbre de vie» ou «fleuve sacré qui irrigue tout le corps», les Anciens voyaient juste. De tout temps considéré comme fragile, cet axe du corps se révèle

Plus en détail

PREVENTION DES TMS S. MORANA AISMT13 18/01/2010 1

PREVENTION DES TMS S. MORANA AISMT13 18/01/2010 1 PREVENTION DES TMS S. MORANA AISMT13 18/01/2010 1 Les Troubles Musculosquelettiques (TMS) constituent un enjeu en Santé au Travail. En France, les TMS sont la première cause de reconnaissance de Maladie

Plus en détail

BACCALAURÉAT ÉPREUVE D ÉTIREMENTS

BACCALAURÉAT ÉPREUVE D ÉTIREMENTS BACCALAURÉAT ÉPREUVE D ÉTIREMENTS Contrôle adapté BAC EPS Séries générales et technologiques PRÉSENTATION DE L ÉPREUVE D ÉTIREMENTS PRINCIPE D ÉLABORATION DE L ÉPREUVE : Le candidat dispose de 10 à 15

Plus en détail

Résumés développés Atelier 1 Synchronicité : la réorganisation neuro-fonctionnelle : la méthode Padovan ConférenceDr S. Padovan, Neuropsychiatre

Résumés développés Atelier 1 Synchronicité : la réorganisation neuro-fonctionnelle : la méthode Padovan ConférenceDr S. Padovan, Neuropsychiatre s développés Atelier 1 Synchronicité : la réorganisation neuro-fonctionnelle : la méthode Padovan ConférenceDr S. Padovan, Neuropsychiatre Atelier 2 Approche neurosensorielle des postures essentielles

Plus en détail

Conduite à tenir devant des Troubles de l équilibre

Conduite à tenir devant des Troubles de l équilibre Conduite à tenir devant des Troubles de l équilibre Pr. Kissani, Dr. Lohab Faculté de médecine,université Cadi Ayyad; Marrakech. Vous donner le vertige 1 Définition Le vertige est une sensation de déplacement

Plus en détail

LES ETIREMENTS DU HANDBALLEUR

LES ETIREMENTS DU HANDBALLEUR LES ETIREMENTS DU HANDBALLEUR Commentaires : Staff médical de l équipe de France A masculine Support : Anaïs THILLOU, Pôle de Toulouse Réalisation : Vincent GRIVEAU, CTR Midi- Pyrénées Les étirements :

Plus en détail

Thème 2 : Corps humain, sport et santé. Chapitre 6 : La régulation nerveuse de la pression artérielle.

Thème 2 : Corps humain, sport et santé. Chapitre 6 : La régulation nerveuse de la pression artérielle. Thème : Corps humain, sport et santé Chapitre : La régulation nerveuse de la pression artérielle. - La notion de pression artérielle : La pression artérielle (ou tension artérielle) correspond à la force

Plus en détail

Relation soignant-soigné au cœur de la psychologie médicale

Relation soignant-soigné au cœur de la psychologie médicale 19 Relation soignant-soigné au cœur de la psychologie médicale RENCONTRE, TRANSFERT ET CONTRE-TRANSFERT La notion de transfert découle des travaux de la psychanalyse (S. Freud) où ont été décrits des mouvements

Plus en détail

2 ème PARTIE : FONCTIONNEMENT DU SYSTEME NERVEUX

2 ème PARTIE : FONCTIONNEMENT DU SYSTEME NERVEUX 2 ème PARTIE : FONCTIONNEMENT DU SYSTEME NERVEUX INTRODUCTION cliquez : UNE ANIMATION POUR COMPRENDRE LE ROLE DES MUSCLES DANS LA MOUVEMENT Je ne donne pas de réponse à la 4/ car c'est votre hypothèse

Plus en détail

ANALYSE SPATIALE ET TEMPORELLE DE LA POSTURE CHEZ L ENFANT STRABIQUE

ANALYSE SPATIALE ET TEMPORELLE DE LA POSTURE CHEZ L ENFANT STRABIQUE ANALYSE SPATIALE ET TEMPORELLE DE LA POSTURE CHEZ L ENFANT STRABIQUE Cynthia Lions 1, Marie Désirée Ezane 1 Milleret 3, Maria Pia Bucci 1 Emmanuel Bui-Quoc 2, Chantal 1 UMR 676, Hôpital Robert Debré, 75019,

Plus en détail

Parlons «BASSIN» Petite séance d étirements

Parlons «BASSIN» Petite séance d étirements Parlons «BASSIN» Petite séance d étirements pour faciliter le relâchement et l ouverture du bassin Lors d une séance d étirements, beaucoup de coureurs à pied auront tendance à privilégier surtout certaines

Plus en détail

10 RÈGLES D OR. 8. Variété d activités, variété de mouvements, variété de stress

10 RÈGLES D OR. 8. Variété d activités, variété de mouvements, variété de stress 10 RÈGLES D OR 1. Bien s entourer L encadrement médical d un coureur, que ce soit un athlète de haut niveau ou un jogger occasionnel, doit être fait par un professionnel compétent, spécialisé et compréhensif.

Plus en détail

Les principales pathologies du cycliste

Les principales pathologies du cycliste Les principales pathologies du cycliste Très peu de personnes qui pratiquent le cyclisme ont de véritables pathologies liées à un problème physique Les douleurs ressenties par le cycliste sont souvent

Plus en détail

PODOLOGIE POSTUROLOGIE. Fr. GARCIA

PODOLOGIE POSTUROLOGIE. Fr. GARCIA PODOLOGIE POSTUROLOGIE Fr. GARCIA LA PODOLOGIE ETUDE DES APPUIS PLANTAIRES ET DE LA STATIQUE FINALITE MISE EN PLACE D ORTHESES PLANTAIRES LA POSTUROLOGIE BILAN CLINIQUE GLOBAL RECHERCHE DES DYSFONCTIONS

Plus en détail

Commission médicale de la FFR XIII. 2 ème réunion - 27 Mars 2010 - Toulouse

Commission médicale de la FFR XIII. 2 ème réunion - 27 Mars 2010 - Toulouse Commission médicale de la FFR XIII 2 ème réunion - 27 Mars 2010 - Toulouse La place des étirements dans le Rugby à XIII Plan de la présentation: 1 ère partie: Définitions 2 ème partie: Les différents types

Plus en détail

Scolioses lombaires de l adulte : clinique et traitement médical

Scolioses lombaires de l adulte : clinique et traitement médical Scolioses lombaires de l adulte : clinique et traitement médical Par Pierre Antonietti Chirurgien orthopédiste Clinique Jouvenet, Paris Il existe deux types de scolioses de l adulte : des scolioses de

Plus en détail

GUIDE DES ETIREMENTS

GUIDE DES ETIREMENTS GUIDE DES ETIREMENTS http://www.exercicesdetirement.com Les étirements: Les étirements (ou stretching) sont le pont entre la vie sédentaire et la vie active. Grâce aux étirements, nous pouvons maintenir

Plus en détail

RECUPERATION EN FIN DE JOURNEE Les Etirements

RECUPERATION EN FIN DE JOURNEE Les Etirements RECUPERATION EN FIN DE JOURNEE Les Etirements Les étirements se font en fin de journée, lentement, sans à coup, c est une période de retour au calme. Le principe général est de partir d une position de

Plus en détail

www.innoprev.com Gestes et Postures www.innoprev.com À chaque instant je pourrais mieux me servir de mon corps...

www.innoprev.com Gestes et Postures www.innoprev.com À chaque instant je pourrais mieux me servir de mon corps... Gestes et Postures À chaque instant je pourrais mieux me servir de mon corps... INTRODUCTION La compétence que vous avez développé pendant ce stage et qui s affinera avec le temps s inscrit dans le cadre

Plus en détail

Les traitements non médicamenteux de la douleur La Neurostimulation Electrique Transcutanée (TENS)

Les traitements non médicamenteux de la douleur La Neurostimulation Electrique Transcutanée (TENS) Les traitements non médicamenteux de la douleur La Neurostimulation Electrique Transcutanée (TENS) Définition La neurostimulation électrique transcutanée est une technique antalgique non médicamenteuse

Plus en détail

«La gestion des douleurs», l après TMS

«La gestion des douleurs», l après TMS Journée territoriale de la prévention des risques professionnels CDG82 MONTAUBAN (82) «La gestion des douleurs», l après TMS Christiane.Daban Octobre 2012 Kinésithérapie & Prévention -> Ce qui fait la

Plus en détail

Institut de Thérapie Manuelle de Paris!!!!

Institut de Thérapie Manuelle de Paris!!!! Institut de Thérapie Manuelle de Paris!!!! LES LEVÉES DE TENSION Principe Obtenir un relâchement musculaire en pratiquant une contraction musculaire de 6 secondes puis un étirement lors du relâchement

Plus en détail

Examen d histoire de cas Cahier objectif. Répondre aux questions après l examen objectif LIGNES DIRECTRICES

Examen d histoire de cas Cahier objectif. Répondre aux questions après l examen objectif LIGNES DIRECTRICES Examen d histoire de cas Cahier objectif Répondre aux questions après l examen objectif LIGNES DIRECTRICES Groupe national d orthopédie de l ACP. (Cet examen ne doit pas être reproduit sans la permission

Plus en détail

le décor change mais les principes restent les mêmes.

le décor change mais les principes restent les mêmes. PRESENTATION Ce guide vous est proposé par la commission formation de la Fédération Européenne de Krav Maga. Il vous aidera à planifier vos cours ainsi que vos entraînements physiques simplement et en

Plus en détail

Vélo ergomètre. acti vdis pens.ch EN GÉNÉRAL. Variables de charge Rythme lent à modéré. Activité d endurance. 10 à 20 minutes

Vélo ergomètre. acti vdis pens.ch EN GÉNÉRAL. Variables de charge Rythme lent à modéré. Activité d endurance. 10 à 20 minutes 3 Vélo ergomètre Variables de charge Intensité Rythme lent à modéré Activité d endurance Durée 10 à 20 minutes Pas de pause Possible 3 à 4 fois par semaine EN GÉNÉRAL 3 10 à 20 minutes de vélo à vitesse

Plus en détail

LES ETIREMENTS. Notions de base. Sommaire

LES ETIREMENTS. Notions de base. Sommaire LES ETIREMENTS Notions de base Sommaire Mise en garde Un minimum de connaissances anatomiques et physiologiques Choix des étirements : tableau synthétique Quelques exemples d'étirements fréquemment utiles:

Plus en détail

Le genou du cycliste. Aspects cliniques et technopathiques. Jacky MAILLOT

Le genou du cycliste. Aspects cliniques et technopathiques. Jacky MAILLOT Le genou du cycliste Aspects cliniques et technopathiques Jacky MAILLOT Colloque national du cyclisme FFC Monaco le 10 octobre 2009 Pourquoi Gonalgie? Rien de plus facile que de pédaler. Sport en décharge

Plus en détail

Hockey Canada 8.0 TECHNIQUES DE PRÉVENTION DES BLESSURES. 8.1 Principes généraux de conditionnement

Hockey Canada 8.0 TECHNIQUES DE PRÉVENTION DES BLESSURES. 8.1 Principes généraux de conditionnement 8.0 TECHNIQUES DE PRÉVENTION DES BLESSURES 8.1 Principes généraux de conditionnement C est un fait bien connu que les joueurs en excellente forme physique sont moins susceptibles de subir des blessures.

Plus en détail

Complexe odonto-gnathique et posture

Complexe odonto-gnathique et posture Complexe odonto-gnathique et posture D. GASQ, L. BUSQUET, R. MONTOYA, J. GAUJAC, P. DUPUI Sauramps Médical. La photocopie non autorisée est un délit. A l heure actuelle, il n est pas concevable d aborder

Plus en détail

La mécanique sous le véhicule

La mécanique sous le véhicule La mécanique sous le véhicule L ergonomie Comment éviter et diminuer les TMS aux membres supérieurs Pourquoi vos articulations vous font-elles souffrir? De nombreux travailleurs souffrent de troubles musculo-squelettiques

Plus en détail

ERGONOMIE au bureau lutter contre les TMS

ERGONOMIE au bureau lutter contre les TMS Qu est ce que l ergonomie d un poste de travail? ERGONOMIE au bureau lutter contre les TMS Un poste de travail ergonomique est un poste qui offre un environnement et des équipements permettant de créer

Plus en détail

Trucs et astuces N o 8.1 POUR RÉDUIRE LA FATIGUE VISUELLE LORS DU TRAVAIL À L ÉCRAN

Trucs et astuces N o 8.1 POUR RÉDUIRE LA FATIGUE VISUELLE LORS DU TRAVAIL À L ÉCRAN Trucs et astuces N o 8.1 POUR RÉDUIRE LA FATIGUE VISUELLE LORS DU TRAVAIL À L ÉCRAN La fatigue visuelle figure souvent au premier plan parmi les manifestations physiques ressenties par les utilisatrices

Plus en détail

REEDUCATION APRES RUPTURE DU LIGAMENT CROISE ANTERIEUR OPERE

REEDUCATION APRES RUPTURE DU LIGAMENT CROISE ANTERIEUR OPERE REEDUCATION APRES RUPTURE DU LIGAMENT CROISE ANTERIEUR OPERE REEDUCATION APRES RUPTURE DU LIGAMENT CROISE ANTERIEUR OPERE Eric HALLARD, Kinésithérapeute La rupture du LCAE est de plus en plus fréquente

Plus en détail

Etirement des adducteurs

Etirement des adducteurs Etirement des adducteurs En cyclisme, les muscles adducteurs de la hanche sont principalement sollicités en montée, lorsque l on se met en danseuse. Consigne d étirement : debout, jambes écartées d environ

Plus en détail

Exercices pour lombalgiques

Exercices pour lombalgiques Exercices pour lombalgiques Ces exercices simples sont à effectuer au moins 3 fois par semaine ou mieux quotidiennement, au moment où vous le désirez. Ils doivent être exécutés sur une surface dure (par

Plus en détail

SAVOIR S'ÉCHAUFFER POURQUOI FAUT-IL S ÉCHAUFFER?

SAVOIR S'ÉCHAUFFER POURQUOI FAUT-IL S ÉCHAUFFER? SAVOIR S'ÉCHAUFFER POURQUOI FAUT-IL S ÉCHAUFFER? Pour préparer son corps à subir une activité physique importante sans se blesser (contracture, déchirure, claquage, entorse...). Les muscles et les tendons

Plus en détail

Marche normale et marche pathologique

Marche normale et marche pathologique Marche normale et marche pathologique Pr. JM Viton, Dr. L. Bensoussan, Dr. V. de Bovis Milhe, Dr. H. Collado, Pr. A. Delarque Faculté de Médecine, Université de la Méditerranée, Fédération de Médecine

Plus en détail

BLESSURES DE SURUTILISATION

BLESSURES DE SURUTILISATION INTRODUCTION Monsieur Sansouci est un fervent amateur de course à pied et de natation. Voulant participer à une course de 10 km dans quelques semaines, il a augmenté son volume d entraînement. Par contre,

Plus en détail

Origines de la méthode Pilates :

Origines de la méthode Pilates : Origines de la méthode Pilates : La méthode Pilates existe depuis les années 20. Elle porte le nom de son inventeur, Joseph Hubertus Pilates (1880-1967), né à Dusseldorf, émigré aux États Unis au début

Plus en détail

L indépendance à chaque pas de la vie. Groupe. Votre meilleur allié. Visitez notre site : www.groupe-g2m.com

L indépendance à chaque pas de la vie. Groupe. Votre meilleur allié. Visitez notre site : www.groupe-g2m.com L indépendance à chaque pas de la vie. Votre meilleur allié. Groupe Visitez notre site : www.groupe-g2m.com : Votre meilleur allié. Dispositif médical unique Le système WalkAide est une neuro-orthèse de

Plus en détail

Fiches de musculation du kayakiste et céiste

Fiches de musculation du kayakiste et céiste Fiches de musculation du kayakiste et céiste 3. Les deltoïdes Deltoïdes Roudneff Le deltoïde est un muscle mobilisateur de l épaule, il se compose de trois faisceaux mobilisant le bras en flexion, extension,

Plus en détail

DOCUMENT ALEX PATIRAS OSTEOPATHE CSSM BASKET ALTKIRCH. Etirement spécifique à la pratique du basket

DOCUMENT ALEX PATIRAS OSTEOPATHE CSSM BASKET ALTKIRCH. Etirement spécifique à la pratique du basket DOCUMENT ALEX PATIRAS OSTEOPATHE CSSM BASKET ALTKIRCH Etirement spécifique à la pratique du basket 1 : Tension du cou.2 Durée : 14 minutes Penchez la tête d un côté. Gardez les épaules relâchées. Laissez

Plus en détail

REMISE EN CONDITION PHYSIQUE D UN ATHLETE BLESSE Etude de cas (2 ème partie /4)

REMISE EN CONDITION PHYSIQUE D UN ATHLETE BLESSE Etude de cas (2 ème partie /4) REMISE EN CONDITION PHYSIQUE D UN ATHLETE BLESSE Etude de cas (2 ème partie /4) Reconditionnement, réathlétisation & réhabilitation WK à la suite d une ostéotomie Un document de Norbert KRANTZ Année 2005-2006

Plus en détail

SCOLIOSE IDIOPATHIQUE DE L ADOLESCENT. Fev 2013 New England Journal of Medecine

SCOLIOSE IDIOPATHIQUE DE L ADOLESCENT. Fev 2013 New England Journal of Medecine SCOLIOSE IDIOPATHIQUE DE L ADOLESCENT Fev 2013 New England Journal of Medecine Définition Courbure latérale de la colonne vertébrale d au moins 10 sur une radiographie du rachis dans le plan frontal en

Plus en détail

Le Placement des Omoplates

Le Placement des Omoplates N 6 OMOPLATES_FFTA 04/11/10 10:23 Page1 Collection Enseigner le Tir à l Arc N 6 268/270 rue de Brément - 93 561 Rosny sous Bois Cedex Tél. : 01 48 12 12 20 - Fax : 01 48 94 23 48 e-mail : ffta@ffta.fr

Plus en détail

Rééducation et auto-rééducation. Guide pratique à l usage des personnes atteintes de sclérose en plaques

Rééducation et auto-rééducation. Guide pratique à l usage des personnes atteintes de sclérose en plaques Rééducation et auto-rééducation Guide pratique à l usage des personnes atteintes de sclérose en plaques SOMMAIRE Introduction P.3 Conseils d autorééducation P.4 Mouvements alternatifs rapides P.6 Autoétirements

Plus en détail

Syndrome d Ischémie Musculaire d Effort (S.I.M.E.) ou Syndrome de loge

Syndrome d Ischémie Musculaire d Effort (S.I.M.E.) ou Syndrome de loge Syndrome d Ischémie Musculaire d Effort (S.I.M.E.) ou Syndrome de loge 1. Données épidémiologiques du syndrome de loge chronique d effort de jambe - a. La prédominance masculine est très nette, allant

Plus en détail

BIOMECANIQUE DE L APPAREIL LOCOMOTEUR

BIOMECANIQUE DE L APPAREIL LOCOMOTEUR BIOMECANIQUE DE L APPAREIL LOCOMOTEUR (L. Rakotomanana) 1. Forces et bras de leviers dans l appareil moteur L appareil locomoteur se compose de deux structures : le squelette et le système musculaire.

Plus en détail

Les instabilités chroniques de la cheville D. Saragaglia

Les instabilités chroniques de la cheville D. Saragaglia Les instabilités chroniques de la cheville D. Saragaglia Service de chirurgie orthopédique et de traumatologie du sport. CHU de Grenoble, hôpital sud. Introduction Entorses de la cheville -> très fréquentes

Plus en détail

Prise en charge orthopédique de la hanche de l enfant IMC. CORINNE GAL A.D.A.P.E.I Mas de Canta Galet NICE

Prise en charge orthopédique de la hanche de l enfant IMC. CORINNE GAL A.D.A.P.E.I Mas de Canta Galet NICE Prise en charge orthopédique de la hanche de l enfant IMC CORINNE GAL A.D.A.P.E.I Mas de Canta Galet NICE Processus de dégradation orthopédique Déséquilibre des forces musculaires Maintient trop prolongé

Plus en détail

DOMAINE 7 RELATIONS ET RÔLES

DOMAINE 7 RELATIONS ET RÔLES DOMAINE 7 RELATIONS ET RÔLES 327 Allaitement maternel inefficace (00104) 327 Allaitement maternel interrompu (00105) 328 Motivation à améliorer l allaitement maternel (00106) 329 Tension dans l exercice

Plus en détail

Manuel de l ergonomie au bureau

Manuel de l ergonomie au bureau Manuel de l ergonomie au bureau 1 Manuel préparé par le Service environnement, santé et sécurité de l Université Concordia. Pour tout complément d information sur l ergonomie, les étirements et les autres

Plus en détail

Analyse biomécanique du mouvement

Analyse biomécanique du mouvement Analyse biomécanique du mouvement Introduction Les 4 mouvements qui seront étudiés dans cette section 1. Squat 2. Développé couché 3. Rameur tronc penché 4. Planche abdominale Squat arrière Squat Technique

Plus en détail

Athénée Royal d Evere

Athénée Royal d Evere Athénée Royal d Evere Prévention des hernies discales en milieu scolaire et dans la vie de tous les jours Présenté par Didier Vanlancker LEVAGE DE CHARGES POSITION INITIALE Levage de charges Jambes légèrement

Plus en détail

PROTEGER SON DOS ex. Cliniques St Luc

PROTEGER SON DOS ex. Cliniques St Luc CONGRES UCL DE MEDECINE GENERALE 1 juin 2013 PROTEGER SON DOS ex. Cliniques St Luc Philippe Mahaudens, PhD Faculté des sciences de la motricité UCL Service de Médecine Physique et Réadaptation, Saint-Luc

Plus en détail

LASER DOPPLER. Cependant elle n est pas encore utilisée en routine mais reste du domaine de la recherche et de l évaluation.

LASER DOPPLER. Cependant elle n est pas encore utilisée en routine mais reste du domaine de la recherche et de l évaluation. LASER DOPPLER INTRODUCTION La technique qui utilise l effet Doppler à partir d un faisceau laser est l une des seules qui permette d enregistrer en continu le reflet de la perfusion superficielle de tissus

Plus en détail

I : Introduction II : Échauffement III : Exercices avec élastiques IV : Étirements / relaxation

I : Introduction II : Échauffement III : Exercices avec élastiques IV : Étirements / relaxation PLAN : I : Introduction II : Échauffement III : Exercices avec élastiques IV : Étirements / relaxation I/ INTRODUCTION : Les 2 applications principales du travail avec élastique sont la re-musculation

Plus en détail

INNOVATION De la rééducation au sport santé. LPG crée le Neuro

INNOVATION De la rééducation au sport santé. LPG crée le Neuro INNOVATION De la rééducation au sport santé LPG crée le Neuro Physical Training! Bouger pour sa santé, une évidence pour les français? Bien que Faire du sport soit, chaque année, une des résolutions prioritaires

Plus en détail