Perceptions et connaissances nutritionnelles en Languedoc-Roussillon

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1 Baromètre santé nutrition 2008 Perceptions et connaissances nutritionnelles en Languedoc-Roussillon Le modèle alimentaire français accorde une importance particulière à la sociabilité et à la commensalité (le partage de la table), alors que pour les anglo-saxons, parler d alimentation mobilise trois registres : la nutrition, la sphère du personnel et même de l intime, ainsi que les libertés et responsabilités individuelles [1]. L enquête Baromètre Santé Nutrition interroge les individus sur certaines opinions, attitudes et connaissances sur la nutrition. À travers l analyse des différents aspects traités dans ce document, il s agit de comprendre comment les habitants de la région Languedoc-Roussillon construisent leurs choix alimentaires. La première partie s intéresse aux opinions en matière d alimentation. Que représentent le fait de manger, de faire la cuisine, et la notion d alimentation équilibrée? Quels facteurs influencent la composition des repas? La suite du document étudie la perception de l équilibre global de son alimentation, celle du niveau de ses consommations par groupes d aliments, ainsi que celle de son niveau d activité physique. Une analyse croisée avec les consommations alimentaires et la pratique d activité physique y est effectuée. Les perceptions et attitudes quant à l information sont ensuite étudiées : les personnes se sentent-elles bien informées en matière d alimentation et quelles sont leurs principales sources d information? Lisent-elles les informations sur les étiquettes des produits et les trouvent-elles compréhensibles? Les connaissances en matière de nutrition sont estimées à partir d une série de questions sur des allégations alimentaires puis de la connaissance des repères du Programme National Nutrition Santé (PNNS) et enfin de l estimation de l importance du lien entre l alimentation et l apparition de certaines pathologies. Le document se termine par une analyse des données de corpulence des individus, corpulence estimée à partir de données déclaratives du poids et de la taille, données mises en parallèle avec la perception de sa corpulence. Dans la mesure du possible, l ensemble de ces résultats est comparé avec ceux du Baromètre santé nutrition 2002 dans la région Languedoc-Roussillon afin de mesurer les évolutions pendant cette période. Dans un contexte où les campagnes nationales de prévention dans le champ de la nutrition ont été nombreuses, cette enquête fournit l opportunité de mesurer l appropriation des messages par la population. De plus, si le lien entre nutrition et santé est aujourd hui reconnu, les données présentées ici devraient contribuer à mieux cibler les actions à mettre en œuvre en tenant compte d éventuelles spécificités de la population de notre région. Janvier 2010 Introduction Représentations de l alimentation Influences lors de la composition des menus.. 4 Perception de son alimentation Perception de son activité physique Information sur l alimentation Connaissance sur l alimentation Corpulence déclarée et perçue Méthodologie Synthèse Direction régionale des affaires sanitaires et sociales du Languedoc-Roussillon

2 2008 Baromètre santé nutrition Représentations de l alimentation Manger, entre nécessité et plaisir Pour près de la moitié des habitants en Languedoc-Roussillon, manger est avant tout «une chose indispensable pour vivre» ou «un plaisir gustatif» (Figure 1). «Un moyen de conserver la santé» occupe également une place importante puisqu il est cité par 23,1 % des habitants en Languedoc-Roussillon, suivi d «un bon moment à partager» (19,2 %). Enfin, 7,3 % des habitants en région citent «rien de particulier». Cette proportion est moins élevée en région qu au niveau national (8,7 %). Les jeunes de 18 à 25 ans sont ceux qui perçoivent le plus l acte alimentaire comme «une chose indispensable pour vivre» (31,6 % contre 23,2 % des 26 ans ou plus). Les personnes vivant seules citent également le plus cette représentation (27,6 % contre 24,0 % des personnes vivant dans un foyer sans enfant). L acte alimentaire est le plus souvent perçu comme «un moyen de conserver la santé chez les personnes âgées de ans (34,2 % contre 26,2 % des ans) et moins comme un «plaisir Figure 1 : Principale représentation de l acte alimentaire 2 gustatif» (15,7 % contre 24,4 % des ans). Cette notion de plaisir augmente avec le niveau de diplôme passant de 11,3 % pour les personnes n ayant aucun diplôme à 31,1 % pour celles ayant un diplôme supérieur au baccalauréat. Le revenu a également un effet sur la notion de plaisir gustatif ; moins souvent cité par les personnes ayant un revenu faible 1 (23,1 % contre 27,2 % pour les revenus élevés). «Un bon moment à partager» est davantage cité par les personnes ne vivant pas seules (20,4 % contre 11,7 %) et par celles vivant dans des zones rurales (23,6 % contre 17,9 %). Les personnes ayant les niveaux de diplôme les plus faibles citent plus souvent «rien de particulier» que celles ayant des diplômes supérieurs au baccalauréat (9,3 % contre 2,6 %). Les personnes ayant un revenu faible citent également plus souvent cette notion (11,9 % contre 2,4 % chez les revenus élevés). Différence significative entre la région et le reste de la France pour «rien de particulier». 2 Faire la cuisine, une façon conviviale de manger sainement Comme au niveau national, plus de 90 % des habitants du Faire la cuisine est davantage perçu comme un plaisir pour les Languedoc-Roussillon considère que faire la cuisine est «une personnes vivant au sein d un foyer composé d au moins deux façon de manger sain» et «convivial» (Figure 2). Il s agit d «un adultes (83,9 % contre 77,1 % pour les personnes vivant seules). plaisir» pour près de 83 % des habitants de la région. Les notions Les femmes (76,5 % contre 72,0 % pour les hommes) et les 65- de coûts et de nécessité arrivent après. Par rapport à la France 75 ans (78,1 % contre 68,2 % pour les ans) considèrent métropolitaine, la région se distingue en percevant plus l acte davantage que l acte culinaire est une façon de faire des économies. culinaire comme «convivial». Les personnes ayant les niveaux de diplôme les plus faibles, Pus l âge augmente, plus l acte culinaire est perçu comme «une perçoivent, quant à elles, davantage l acte culinaire comme un acte façon de manger sain», passant de 84,7 % pour les ans à qui coûte cher, tout comme les personnes ayant un revenu faible 98,7 % pour les ans. Cette représentation est également plus (54,7 % contre 46,7 % des personnes ayant un revenu élevé). citée par les personnes vivant dans un foyer sans enfant (97,5 %) que En revanche, l obligation est davantage citée par les personnes par celles vivant seules (92,3 %). ayant les niveaux de diplôme les plus élevés et les personnes Les personnes plus âgées accordent aussi une place importante à âgées de ans. la notion de convivialité pour «faire la cuisine» (de 91,6 % pour les ans à 94,1 % pour les ans). 100 % ,3 92,5 93,0 91,2 Une façon de manger sain Figure 2 : Représentations de l acte culinaire 3 82,6 82,2 74,4 70,5 Convivial Un plaisir Une façon de faire des économies 52,1 53,1 50,4 51,1 24,5 24,1 Cher Une obligation Une corvée Languedoc-Roussillon France métropolitaine Différence significative entre la région et le reste de la France pour «convivial». 1 Un revenu faible est un revenu par unité de consommation (RUC) inférieur à 900 par mois ; un revenu intermédiaire RUC entre 900 et par mois et un revenu élevé RUC au moins égal à par mois. 2 Une seule réponse possible parmi les six propositions. 3 La question sur la représentation de l acte culinaire était formulée avec sept modalités de réponses, les personnes devant répondre oui ou non pour chacune des modalités proposées.

3 Baromètre santé nutrition 2008 Figure 3 : Représentations d une alimentation équilibrée 4 Différence significative entre la région et le reste de la France pour l ensemble des représentations d une alimentation équilibrée, excepté pour «ne pas grignoter». Alimentation équilibrée rime avec alimentation variée Une alimentation équilibrée correspond en premier lieu à une «alimentation variée», citée par 54,3 % des habitants en Languedoc-Roussillon. «Favoriser certains aliments» et «éviter certains aliments» arrivent en deuxième et troisième positions, cités par 50,5 % et 28,2 % des habitants en Languedoc-Roussillon. Les femmes considèrent davantage qu une alimentation équilibrée correspond à une alimentation variée (57,0 % contre 51,5 %) ainsi que les personnes ayant un niveau de diplôme supérieur au baccalauréat (61,5 % contre 52,3 % des personnes ayant un niveau de diplôme inferieur au baccalauréat). Les personnes ayant un revenu élevé le citent davantage : (62,0 % contre 45,6 % des revenus faibles). Favoriser certains aliments pour avoir une alimentation équilibrée est davantage cité par les femmes (52,2 % contre 48,7 %). Les personnes âgées de ans (45,3 %) le citent moins que les jeunes de ans (62,4 %). Les femmes et les jeunes de 18 à 34 ans accordent de l importance au fait de ne pas grignoter : respectivement 11,2 % contre 4,6 % des hommes et 12,0 % contre 4,3 % des ans. Ce sont les personnes vivant au sein d un foyer avec enfants (10,3 %) qui citent davantage cette représentation que les personnes vivant seules (2,9 %). Le fait de boire de l eau est davantage cité par les personnes plus jeunes (10,9 % contre 3,0 % des ans) et par les femmes (8,4 % contre 5,8 % des hommes). Les personnes vivant au sein d un foyer avec enfant ou d une famille monoparentale (50,0 %) y accordent également davantage d importance que les personnes vivant seules (48,7 %). En revanche, «éviter certains aliments» est moins souvent cité par les personnes ayant un revenu faible (25,0 %) que chez les revenus élevés (30,1 %). Évolution 2002/2008 Évolution des représentations d une alimentation équilibrée entre 2002 et 2008 En Languedoc-Roussillon, «avoir une alimentation variée» est moins souvent citée par les personnes interrogées en 2008 qu en 2002 pour définir une alimentation équilibrée. En 2008, une proportion plus importante d habitants en région considère qu une alimentation équilibrée rime avec «manger en quantités raisonnables». De même, les choix «éviter certains aliments» et «ne pas grignoter» augmentent entre 2002 et Concernant la principale représentation de l acte alimentaire, un seul changement est constaté et porte sur le choix de «un moyen de conserver la santé» qui augmente entre 2002 et 2008 au détriment d «un bon moment à partager». 3 Aide méthodologique à la lecture des graphiques Chaque figure présente les résultats en Languedoc-Roussillon et en France métropolitaine. Ils sont redressés sur l âge, le sexe, le diplôme et la taille d agglomération 5, ce qui permet d être représentatif de la population régionale et de France métropolitaine. Sous chaque figure, une phrase indique dans un bandeau rouge si des différences significatives sont observées entre les niveaux régional et national, et ce, en tenant compte des différences de structure qui peuvent subsister entre les deux populations (ajustement sur le sexe, l âge, le niveau de diplôme, la situation professionnelle, la structure du foyer et le fait d habiter une zone rurale ou non - cf. méthodologie p.15). Ceci peut expliquer que certains résultats semblent différents entre la région et la France métropolitaine, contrairement à ce qui est mentionné sous le graphique. De plus, s il s agit de variables croisées (selon le sexe, l âge...), une phrase indique si des différences significatives sont observées pour ce croisement, toutes choses égales par ailleurs. Si aucune zone géographique n est mentionnée, les différences sont observées en région comme en France métropolitaine. Dans le cas contraire, les différences sont observées uniquement dans la zone spécifiée. 4 La question sur les représentations d une alimentation équilibrée était posée selon un mode ouvert : «pour vous, qu est-ce qu une alimentation équilibrée?». Plusieurs réponses étaient possibles. Les modalités de réponse présentées sont celles qui ont été citées par plus de 5 % des personnes. 5 Pour le Languedoc-Roussillon, le redressement a été réalisé à partir du bilan démographique de 2006 (sexe et âge) et des données de l enquête Emploi 2007 (diplôme et taille d agglomération) et pour la France à partir de l enquête Emploi 2007.

4 2008 Baromètre santé nutrition Influences lors de la composition des menus La composition des menus, influencée le plus souvent par la santé et les habitudes du foyer En Languedoc-Roussillon comme en France métropolitaine, les facteurs influençant le plus la composition des menus sont la santé (80,7 %) et les habitudes du foyer 6 (75,5 %). Les préférences personnelles ont également une place importante en région (70,8 %) comme le budget (69,5 %). Enfin, 47,0 % des habitants de la région déclarent être influencés par le temps de préparation quand ils composent un menu. Les habitants en Languedoc-Roussillon se distinguent en accordant une place plus importante à la santé. Les femmes déclarent davantage être influencées par la santé que les hommes (88,3 % contre 71,8 %) ainsi que les personnes ayant un niveau de diplôme supérieur au baccalauréat (81,5 % contre 78,9 % pour un niveau inférieur au baccalauréat). Cette influence augmente avec l âge, passant de 74,6 % pour les ans à 85,6 % pour les ans. Les habitudes du foyer ont une influence importante pour les femmes (81,4 % contre 68,6 % pour les hommes), celles ayant les niveaux de diplôme les plus élevés (84,7 % contre 67,8 % pour les personnes ayant un niveau de diplôme inférieur au baccalauréat), et chez les personnes ayant des revenus élevés (82,1 % contre 72,8 % des revenus inférieur à par uc). Les personnes ayant les niveaux de diplôme les plus élevés (79,6 %) sont davantage influencées par leurs préférences personnelles que celles ayant un niveau inférieur au baccalauréat (67,5 %). Ce critère passe de 70,2 % parmi les revenus faibles à 77,6 % des revenus élevés. À l inverse, il diminue avec l âge : de 77,7 % pour les ans à 67,4 % pour les ans. Les foyers composés d au moins deux adultes (68,2 %) sont moins influencés par leurs préférences personnelles que les personnes vivant seules (81,4 %). Le budget est un facteur important pour les femmes (77,2 % contre 60,7 %) et pour les revenus inférieurs à par uc (74,3 % contre 58,0 % des revenus élevés). À l inverse, les personnes les plus âgées (64,8 % des ans) sont moins influencées par ce critère que les plus jeunes (72,9 % des ans). Les personnes ayant un diplôme supérieur au baccalauréat (66,5 %) sont moins influencées par le budget que celles ayant un diplôme inférieur (69,8 %). Le temps de préparation influence davantage les femmes (52,7 % contre 40,5 %) et les personnes ayant un niveau de diplôme supérieur au baccalauréat (51,9 % contre 42,9 % pour celles ayant un niveau inférieur). Il influence davantage les revenus élevés (52,4 % contre 45,0 % des revenus plus bas). À l inverse, ce critère influence moins les personnes au chômage ou les «autres inactifs» (respectivement 42,1 % et 28,5 % contre 55,2 % des personnes occupant un emploi). Les personnes vivant au sein d un foyer sans enfant (39,9 %) le citent moins souvent que les personnes vivant seules (47,6 %). Évolution 2002/2008 En Languedoc-Roussillon, une proportion plus importante de personnes interrogées en 2008 est influencée par «la santé» et «le budget» pour la composition des repas qu en 2002 : respectivement + 5,5 points et + 10,5 %. Figure 4 : Critères d influence lors de la composition des menus selon le sexe (1) question posée uniquement si la personne ne vit pas seule 4 Différence significative chez les femmes entre la région et le reste de la France pour la santé. En région, différence significative selon le sexe, excepté pour les préférences personnelles. Au niveau national, différence significative selon le sexe. Perception de son alimentation Figure 5 : Perception de son équilibre alimentaire selon le sexe Sa propre alimentation perçue comme plutôt équilibrée Plus des trois quarts des habitants en Languedoc-Roussillon ont le sentiment d avoir une alimentation équilibrée 7 (77,4 %). Les femmes (78,8 %) ont davantage le sentiment d avoir une alimentation équilibrée que les hommes (75,9 %) (Figure 5). Aucune différence significative entre la région et la France métropolitaine. 6 Cet item n a pas été proposé lorsque la personne a indiqué vivre seule. 7 La question sur la perception de son alimentation prévoyait 5 modalités de réponses : très équilibrée, plutôt équilibrée, plutôt pas équilibrée, pas du tout équilibrée et ne sait pas. Les deux premières modalités ont été regroupées pour définir la catégorie «équilibrée».

5 Baromètre santé nutrition 2008 Figure 6 : Perception d avoir une alimentation équilibrée selon le sexe et l âge Aucune différence significative entre la région et la France métropolitaine. En région comme au niveau national, différence significative selon le sexe et l âge. Figure 7 : Perceptions de ses propres consommations de différents groupes d aliments (% qui considèrent en manger suffisamment) Aucune différence significative entre la région et la France métropolitaine. Évolution 2002/2008 En Languedoc-Roussillon, au sein des différents groupes alimentaires, les fruits sont les seuls à être considérés comme suffisamment consommés par une proportion moins importante de personnes interrogées en 2008 qu en 2002 (-7,6 points). Pour les autres groupes alimentaires, aucun changement n est constaté entre 2002 et Évolution des perceptions de ses propres consommations de différents groupes d aliments* (% qui considèrent en manger suffisamment) Une perception qui augmente avec l âge, le niveau de diplôme et de revenus, la taille du foyer Le sentiment d avoir une alimentation équilibrée augmente avec l âge en Languedoc-Roussillon (Figure 6). 65,9 % des habitants âgés de 18 à 34 ans considèrent leur alimentation comme équilibrée et 88,3 % de ceux âgés de 55 à 75 ans. Les jeunes hommes (58,6 % des ans) sont particulièrement peu nombreux dans ce cas (Figure 6). Les plus diplômés (81,6 %) perçoivent davantage leur alimentation comme équilibrée que les personnes ayant un niveau de diplôme inférieur au baccalauréat (74,5 %). Ceux vivant au sein d un foyer composé d au moins deux adultes sont 78,8 % dans ce cas contre 72,5 % des personnes vivant seules. Les personnes ayant un revenu faible perçoivent moins leur alimentation comme équilibrée (64,2 %) que celles ayant un revenu élevé (80,8 %). Le sentiment d avoir une alimentation équilibrée est également lié au fait : - de considérer que manger est un moyen de conserver la santé, faire la cuisine est un moyen de manger sain, ou d être influencé par la santé lors de la composition de ses menus ; - de considérer que faire la cuisine est convivial ou un plaisir ; - de se déclarer influencé par les habitudes de son foyer lors de la composition des menus ; - d avoir le sentiment d être plutôt bien informé sur l alimentation. Le sentiment d avoir une alimentation équilibrée est inversement lié au fait de considérer que manger est une contrainte ou que faire la cuisine est une obligation ou une corvée. mais qui diffère selon les groupes d aliments Au sein des différents groupes alimentaires, les produits laitiers sont ceux les plus considérés comme suffisamment consommés (Figure 7). Les personnes âgées de ans (81,1 %) considèrent davantage en manger suffisamment que les plus jeunes (75,2 % des ans). La consommation de produits laitiers est perçue suffisante plus par les personnes ayant un niveau de diplôme supérieur au baccalauréat (86,3 %) que celles d un niveau inférieur (77,6 %), et davantage pour les hommes (83,8 % contre 72,7 % chez les femmes) et pour les personnes occupant un emploi (78,9 % contre 66,2 % des «autres inactifs»). Ils sont davantage cités comme suffisamment consommés par les personnes ayant un revenu élevé (82,5 %) que par celles ayant un revenu faible (73,0 %). Les légumes viennent ensuite (Figure 7). Le sentiment de consommer suffisamment des légumes augmente avec l âge (de 39,8 % pour les ans à 82,4 % pour les ans), est davantage cité par les personnes vivant au sein d un foyer composé d au moins 2 adultes (63,0 % contre 58,6 % des personnes vivant seules) et par les retraités (85,1 % contre 54,2 % des personnes occupant un emploi). Concernant les fruits, 47,7 % des habitants de la région considèrent en consommer suffisamment. Ce sentiment augmente également avec l âge, passant de 36,5 % pour les ans à 73,4 % pour les ans. Les personnes ayant un revenu élevé considèrent davantage leur consommation de fruits comme suffisante (57,6 % contre 43,6 %). Les hommes, les ans et les ruraux considèrent le plus «manger trop de matières grasses». Ce sont les ans qui considèrent le plus consommer trop de produits sucrés ainsi que les étudiants. La consommation de poisson est davantage considérée comme suffisante par les hommes (44,5 % contre 37,9 % des femmes) et par les personnes vivant dans des zones de plus de habitants (43,3 % contre 34,1 % des ruraux). À l inverse, les étudiants (32,6 %) déclarent moins avoir une consommation de poisson suffisante que les personnes occupant un emploi (37,0 %). 5 *Le poisson n a pas pu être pris en compte ici car cette donnée n était pas recueillie en 2002

6 inciles caractéristiques 2008 Baromètre santé nutrition Des perceptions de ses propres consommations très liées aux consommations déclarées En Languedoc-Roussillon, 77,9 % des habitants déclarant avoir consommé trois légumes ou plus la veille de l enquête considèrent en consommer suffisamment. Ils sont 44,3 % parmi ceux déclarant n avoir consommé aucun légume. La tendance est encore plus marquée pour les fruits (81,5 % contre 30,6 %). Les habitants en région dont la consommation de produits laitiers de la veille est inférieure au repère du PNSS sont 72,5 % à percevoir leur consommation de ces produits comme suffisante, contre 89,9 % de ceux ayant respecté le repère la veille et 84,8 % de ceux l ayant dépassé. Les habitants en région ayant respecté le repère du PNNS concernant le poisson sont 62,2 % à considérer en consommer suffisamment, contre 8,5 % de ceux qui n en ont pas consommé durant les 15 derniers jours. Enfin, 22,8 % des habitants en Languedoc-Roussillon n ayant pas consommé de produits sucrés la veille considèrent en consommer en trop grandes quantités, contre 49,8 % de ceux en ayant consommés 3 ou plus la veille (Tableau 1). Zoom ans Des jeunes plutôt satisfaits de leur équilibre alimentaire 80,3 % des jeunes en Languedoc-Roussillon âgés de ans perçoivent leur alimentation comme équilibrée. Respectivement 79,2 % et 60,0 % des ans de la région considèrent manger suffisamment de produits laitiers et de légumes. Ils sont également 56,9 % et 56,3 % à considérer leur consommation respective de fruits et de poisson suffisante. Par ailleurs, ils sont nombreux à déclarer manger trop de produits sucrés (42,0 %). Perceptions de ses propres consommations de différents groupes d aliments Tableau de la 1 : population Perceptions étud de ses propres iéconsommations des différents groupes d aliments selon les consommations déclarées Sentiment d avoir une consommation suffisante Nombre de prises de légumes la veille % aucune 44,3 une 44,3 deux 66,3 trois ou plus 77,9 Nombre de prises de fruits la veille aucune 30,6 une 56,3 deux 74,9 trois ou plus 81,5 Nombre de prises de produits laitiers la veille inférieure au repère 72,5 au niveau du repère 89,9 supérieure au repère 84,8 Nombre de prises de poisson durant les 15 derniers jours aucune 8,5 une fois 15,2 une fois par semaine 26,0 deux fois par semaine ou plus 62,2 Sentiment d avoir une consommation trop élevée Nombre de prises de produits sucrés la veille aucune 22,8 une 26,5 deux 34,7 trois ou plus 49,8 Note de lecture : 44,3 % des habitants du Languedoc-Roussillon déclarant n avoir consommé aucun légume la veille ont le sentiment d avoir une consommation suffisante de légumes. Baromètre Santé nutrition ORS Languedoc-Roussillon, Inpes - Exploitation ORS L-R. 6 Perception de son activité physique Figure 8 : Sentiment d avoir une activité physique suffisante selon le sexe et l âge Une activité physique perçue comme plutôt insuffisante En Languedoc-Roussillon, 42,6 % des habitants considèrent avoir une activité physique suffisante. Comme au niveau national, les femmes de la région considèrent moins leur activité physique comme suffisante que les hommes (34,5 % contre 51,4 %) (Figure 8). À l inverse, les retraités la considèrent comme suffisante (47,6 % contre 41,8 % des personnes ayant un travail). De même, les personnes vivant seules la considèrent également comme suffisante (52,2 % contre 41,1 % des personnes ne vivant pas seules). Aucune différence significative entre la région et la France métropolitaine.

7 Baromètre santé nutrition 2008 Figure 9 : Sentiment d avoir une activité physique suffisante selon le niveau d activité physique déclaré Zoom ans Sentiment d avoir une activité physique suffisante selon le sexe Aucune différence significative entre la région et la France métropolitaine. bien corrélée avec l activité physique déclarée, mais parfois sous estimée La perception de son activité physique est très liée à son activité physique déclarée : 20,9 % des habitants en Languedoc-Roussillon déclarant une activité physique limitée perçoivent leur activité comme suffisante, contre 34,2 % de ceux déclarant une activité moyenne et 59,1 % de ceux déclarant une activité élevée (Figure 9). Parmi les personnes ayant une activité physique élevée, ce sont surtout les femmes qui ne la perçoivent pas comme suffisante (48,3 % contre 68,3 % des hommes). Ce sont également les personnes vivant au sein d un foyer composé d au moins deux adultes qui la considèrent aussi comme non suffisante (58,2 % contre 68,5 % des personnes vivant seules). À l inverse, les étudiants ayant une activité élevée sont plus nombreux à considérer avoir une activité suffisante (85,7 % contre 57,0 % des personnes ayant un travail). Enfin, parmi les personnes ayant une activité physique moyenne, ce sont surtout les personnes âgées de 26 à 34 ans qui la perçoivent comme suffisante (46,6 % contre 16,3 % des ans). Évolution 2002/2008 Aucune évolution n a pu être réalisée sur le sentiment d avoir une activité physique suffisante entre 2002 et 2008 car cette question a été rajoutée en Des jeunes plutôt satisfaits de leur activité physique Deux tiers des jeunes (67,0 %) en Languedoc-Roussillon ont le sentiment d avoir une activité physique suffisante. Ce sentiment est particulièrement élevé chez les garçons puisqu ils sont 83,4 % à considérer avoir un activité physique suffisante. Le questionnaire utilisé pour évaluer le niveau d activité physique n étant pas validé pour les personnes de moins de 15 ans, il n est pas possible de croiser la perception de l activité physique avec le niveau d activité physique déclaré. Information sur l alimentation Les informations sur les emballages relatives à la composition des produits, lues par près d un habitant sur deux Un peu moins de la moitié (47,9 %) des habitants en Languedoc- Roussillon déclare lire systématiquement les informations relatives à la composition des produits sur les emballages de tous ou certains des aliments qu ils achètent (Figure 10). Ceci est comparable à ce qui est observé pour la France métropolitaine (45,3 %). En Languedoc-Roussillon, ce type de comportement est plus fréquent chez les femmes (55,1 %) que chez les hommes (40,1 %). Les ans sont seulement 20,5 % à lire systématiquement ces informations (contre 53,2 % des ans). À l inverse à cet âge, ils sont 28,6 % à déclarer ne jamais les lire (contre 14,4 % des ans). Les étudiants sont moins nombreux à lire les étiquettes (20,5 % contre 49,6 % des personnes ayant un travail). Parmi les habitants en Languedoc-Roussillon déclarant lire les étiquettes (de systématiquement à rarement), 9,7 % trouvent que les informations sont très difficiles à comprendre et 39,9 % qu elles sont plutôt difficiles à comprendre. Figure 10 : Lecture des informations sur les emballages selon le sexe Différence significative entre la région et la France métropolitaine pour les femmes seulement. 7

8 2008 Baromètre santé nutrition Des habitants en Languedoc-Roussillon qui se déclarent moins bien informés que l ensemble des français Plus des trois quarts des habitants en Languedoc-Roussillon se considèrent bien informés 8 en matière d alimentation (77,0 %). Or, au niveau national, les personnes se déclarent mieux informées qu en Languedoc-Roussillon : elles sont 80,7 % dans ce cas. En Languedoc-Roussillon comme en France métropolitaine, les femmes se déclarent mieux informées que les hommes (80,8 % contre 72,8 %) (Figure 11). Plus l âge augmente, plus le niveau d information est perçu comme meilleur : il passe de 72,4 % pour les ans à 81,0 % pour les 55 ans ou plus. Ainsi, les hommes âgés de 18 à 34 ans en Languedoc-Roussillon ne sont que 65,6 % à se considérer bien informés contre 81,2 % entre 55 et 75 ans. (Figure 12). De plus, un meilleur niveau d information est perçu par les plus diplômés (79,6 % des personnes ayant un diplôme supérieur au baccalauréat contre 75,1 % des personnes ayant un diplôme inférieur au baccalauréat). Les habitants en Languedoc-Roussillon qui déclarent ne jamais lire les étiquettes se considèrent moins informés sur l alimentation (70,1 %) que ceux qui lisent systématiquement (81,7 %). Figure 11 : Perception de son niveau d information sur l alimentation selon le sexe Figure 12 : Sentiment d être bien informé sur l alimentation selon le sexe et l âge Différence significative entre la région et la France métropolitaine pour les femmes seulement. Différence significative entre la région et la France métropolitaine pour les femmes âgées de ans seulement. L information sur l alimentation avant tout issue des médias Les principales sources d information sur l alimentation des habitants en Languedoc-Roussillon sont représentées par les médias (53,6 %). Le corps médical est cité dans 20,2 % des cas et l entourage proche dans 15,0 %. Les médias les plus cités par les habitants de la région sont la télévision (23,2 %) et les journaux, les magazines et livres (23,0 %). Internet est cité dans 5,7 % des cas. Concernant les professionnels de santé, le médecin est le plus souvent cité (13,3 %), mais aussi le diététicien (5,5 %). Des différences dans les sources d informations peuvent être soulignées. Le corps médical est plus souvent cité par les femmes (25,4 %) que par les hommes (14,6 %) (Figure 13). Quel que soit le sexe, le médecin est le professionnel de santé le plus cité (17,5 % des femmes et 8,8 % des hommes), le diététicien est nommé comme principale source d information par 6,8 % des femmes et 4,2 % des hommes. Parmi les médias, internet est fréquemment cité par les jeunes (27,5 % pour les ans et 31,2 % pour les ans) alors que chez les 65 ans ou plus ce média est cité dans moins de 1% des cas. De plus, les médias sont moins souvent cités par les personnes ayant un revenu faible (47,4 %) que celles ayant un revenu élevé (60,9 %). 8 Figure 13 : Principales sources d information en matière de nutrition selon le sexe et l âge Aucune différence significative entre la région et la France métropolitaine selon le sexe et l âge. 8 La question sur la perception du niveau d information prévoyait 5 modalités de réponses : très bien, plutôt bien, plutôt mal, très mal informé et ne sait pas. Les deux premières modalités ont été regroupées pour définir la catégorie «bien informé».

9 Baromètre santé nutrition 2008 Zoom ans Les plus jeunes se considèrent bien informés En Languedoc-Roussillon, 85,4 % des jeunes de ans se considèrent bien informés sur l alimentation. Les plus jeunes de ans sont particulièrement nombreux dans ce cas (95,6 %). La principale source d information citée par ces jeunes est leur entourage (38,6 %). Les médias sont cités par un jeune sur trois (33,6 %), la télévision arrivant en première position (20,2 %), puis internet (7,9 %) et les journaux, magazines et livres (3,6 %). Principale source d informations en matière d alimentation Évolution 2002/2008 Un sentiment d être bien informé stable depuis 2002 En Languedoc-Roussillon, le sentiment d être bien informé sur l alimentation n a pas évolué entre 2002 et En revanche, le corps médical a été moins fréquemment cité comme principale source d information sur l alimentation en 2008 qu en Évolution des principales sources d information en matière de nutrition entre 2002 et 2008 Connaissance sur l alimentation Les allégations nutritionnelles parfois mal connues Une majorité des habitants en Languedoc-Roussillon répond de manière correcte aux différentes allégations nutritionnelles qui lui sont proposées. Pour la plupart d entre elles, ces connaissances sont proches de ce qui est observé pour le reste de la France (Tableau 2). Cependant, ils ont de moins bonnes connaissances que l ensemble des Français pour l allégation «le poisson contient moins de protéines que la viande». À l inverse, les habitants de la région répondent mieux à la question «boire de l eau fait maigrir» et «seulement certaines eaux font maigrir». En Languedoc-Roussillon, plus des trois quarts des habitants savent qu il y a du sel dans les céréales du petit déjeuner, de même pour la richesse des légumes secs en nutriments. L équivalence lipidique des huiles est l affirmation la moins bien intégrée (20,7 %), ce faible taux de bonnes réponses étant probablement lié à une confusion des répondants entre le contenu qualitatif des huiles et le contenu quantitatif. Pour la moitié des allégations, des différences entre hommes et femmes sont observées : elles vont toujours dans le sens d une meilleure connaissance de la part des femmes. Ainsi, les femmes de la région répondent mieux que les hommes aux questions concernant les féculents (71,4 % contre 59,2 %,), les huiles plus grasses (26,2 % contre 14,9 %), le contenu en vitamines des surgelés (72,0 % contre 56,6 %), l eau (73,0 % contre 67,6 %), les légumes secs (81,9 % contre 75,2 %), les sources de fibres (60,5 % contre 55,0 %) et le pain au chocolat (84,5 % contre 68,2 %). Concernant l influence de la consommation de fruits et de légumes sur le cancer, il n est pas observé de différence selon le sexe. Il existe également des différences selon l âge chez les habitants en Languedoc-Roussillon. - Les jeunes de ans méconnaissent davantage le contenu lipidique des huiles (12,0 % de bonnes réponses) ; de même ils sous-estiment le contenu en vitamines des produits surgelés (36,5 %), ainsi que le lien entre consommation de fruits et légumes et l apparition de certains cancers (51,6 %). - Les personnes de ans évaluent mieux l effet de la consommation des féculents sur le poids (69,8 % de bonnes réponses) que celles âgées de ans (58,3 %). - Les aînés de ans sont moins bien informés sur la nonexclusivité des fruits et légumes comme source de fibres que les plus jeunes entre 18 et 34 ans : 43,3 % contre plus de 70,4 %. Les personnes ayant un niveau de diplôme supérieur au baccalauréat répondent mieux aux différentes allégations nutritionnelles que les personnes ayant un diplôme inférieur au baccalauréat, excepté pour les féculents pour lesquels aucune différence n est observée. Enfin, la plupart des différentes allégations nutritionnelles sont bien évaluées le plus souvent par des personnes ayant un revenu élevé que celles ayant un revenu inférieur à par uc. En revanche, pour les produits surgelés, les fibres, les fruits et légumes et les céréales aucune différence n est constatée. Un score de connaissance a été calculé en attribuant un point à chaque bonne réponse, puis le total a été ramené sur 10. Ce sont ainsi 81,1 % des habitants en Languedoc-Roussillon qui ont un score supérieur à 5 sur 10, proportion supérieure à celle observée en France métropolitaine (79,3 %). Comme au niveau national, les femmes en région sont plus nombreuses à avoir un score supérieur à 5 que les hommes (86,2 % contre 75,7 % pour les hommes). Des écarts importants sont observés selon le niveau de diplôme : ainsi, 57,8 % des habitants en Languedoc-Roussillon n ayant aucun diplôme ont un score supérieur à 5 contre 94,1 % des habitants ayant un niveau supérieur au bac. Enfin, les étudiants sont moins nombreux à avoir un score supérieur à 5 que les personnes ayant un emploi (76,3 % contre 85,0 %). De plus, des différences existent également selon le revenu : les revenus les plus élevés sont plus nombreux à avoir un score de connaissance supérieur à 5 que les autres (87,9 % contre 82,1 % des et 76,3 % des revenus inférieurs à 900 ). Il existe un lien entre le score de connaissance et le sentiment d être bien informé sur l alimentation, et également avec la source principale d information qui est les médias. Les habitants en Languedoc-Roussillon considérant avoir une alimentation pas du tout équilibrée sont moins nombreux à avoir un score de connaissance supérieur à 5 (76,0 % contre 82,7 %). 9

10 inciles caractéristiques 2008 Baromètre santé nutrition ié de la population étud Tableau 2 : Connaissances en nutrition, à partir de quelques allégations nutritionnelles : pourcentages de réponses correctes Languedoc-Roussillon France métropolitaine Il y a du sel dans les céréales du petit déjeuner (Vrai) 78,9 79,3 Les légumes secs sont des aliments «pauvres» (Faux) 78,7 79,6 Un pain au chocolat apporte plus de calories que du pain aec un morceau de chocolat (Vrai) 76,6 78,7 Le poisson contient moins de protéines que la viande (Faux) 76,2 79,0 Seulement certaines eaux font maigrir (Faux) 74,0 67,9 Boire de l eau fait maigrir (Faux) 70,4 63,4 Les féculents font grossir (Faux) 65,5 65,0 Les produits surgelés contiennent moins de vitamines que les produits frais (Faux) 64,6 61,4 Consommer au moins cinq fruits et légumes par jour protège du cancer (Vrai) 62,1 62,2 Les fibres sont apportées uniquement par les fruits et légumes (Faux) 57,9 57,4 Certaines huiles sont plus grasses que d autres (Faux) 20,7 21,6 Exploitation ORS L-R. Les repères du PNNS La connaissance des repères de consommation du Programme National Nutrition Santé (PNNS) a été évaluée à partir des questions «À votre avis, combien de [fruits et légumes], [produits laitiers] faut-il consommer par jour pour être en bonne santé?» et «À votre avis, à quelle fréquence, faut-il manger [de la viande, ou du poisson, des produits de la mer ou des œufs], [du poisson], [des féculents] pour être en bonne santé». Pour les repères fruits et légumes et produits laitiers, le questionnaire prévoyait pour la moitié de l échantillon la formulation en «combien» et pour l autre moitié la formulation en «fréquence». L écart obtenu entre les deux types des questions a conduit à n en exploiter qu une seule. Ce sont les réponses à la seconde formulation, plus proche des recommandations chiffrées du PNNS qui ont été analysées. Pour le repère concernant l activité physique, la question était «À votre avis, combien de temps par jour, par semaine ou par mois faut-il avoir une activité physique pour être en bonne santé?». Les repères sont considérés connus si les personnes ont répondu une valeur en adéquation avec la recommandation PNNS, soit pour : - le repère «Fruits et légumes» : au moins cinq par jour - le repère «Produits laitiers» : trois par jour pour les ans et trois ou quatre par jour pour les ans - le repère «Viande ; Poissons, Œufs» (VPO) : un ou deux par jour - le repère «Poisson» : au moins deux fois par semaine - le repère «Féculents» : entre trois et six fois par jour - le repère «Activité physique» : au moins trente minutes par jour 10 Des liens connus entre alimentation et pathologies mais sous-estimé en région pour l ostéoporose En Languedoc-Roussillon, plus de neuf habitants sur dix considèrent que l alimentation joue un rôle important 9 dans l apparition de l obésité (98,1 %), des maladies cardiovasculaires (96,0 %) et du diabète (94,1 %) (Figure 16). Ils sont moins nombreux à faire le lien avec l ostéoporose (82,7 %) et la survenue d un cancer (75,9 %). Le lien alimentation et ostéoporose est moins souvent fait par les habitants de la région que par l ensemble des Français. En Languedoc-Roussillon, les femmes font davantage le lien entre alimentation et ostéoporose que les hommes (88,7 % contre 76,2 %). Elles sont également plus nombreuses à faire un lien entre alimentation et grippe (31,6 % contre 21,7 %). D autre part, les personnes de ans sous-estiment l importance de la relation entre alimentation et cancer. Ainsi, ils ne sont que 67,9 % à considérer comme importante ou plutôt importante la relation entre alimentation et cancer, alors que ce lien est réalisé par 77,1 % des ans. Les habitants du Languedoc-Roussillon n ayant aucun diplôme font moins souvent le lien entre alimentation et maladies cardiovasculaires (87,5 % contre 99,1 % des personnes ayant un niveau de diplôme supérieur au baccalauréat) alors qu ils font davantage un lien entre alimentation et arthrose (63,2 % contre 39,1 % des personnes ayant un niveau de diplôme supérieur au baccalauréat). De plus, les personnes ayant un niveau de diplôme supérieur au baccalauréat font moins souvent le lien alimentation et ostéoporose (76,5 % contre 85,8 % des personnes ayant un niveau de diplôme inférieur au baccalauréat). Les habitants du Languedoc-Roussillon vivant dans un foyer avec enfant font davantage le lien alimentation et cancer (78,9 %) que les personnes vivant seules (71,0 %). Enfin les personnes ayant un revenu faible font davantage le lien alimentation et arthrose (58,2 %) ou alimentation et grippe (31,8 %) que celles ayant un revenu élevé (respectivement 43,2 % et 23,5 %) alors que ces liens sont hypothétiques. 9 Les questions sur le rôle de l alimentation dans l apparition de certaines maladies prévoyait 5 modalités de réponses : très important, plutôt important, plutôt pas important, pas du tout important et ne sait pas. Les deux premières modalités ont été regroupées pour définir la catégorie «rôle important».

11 Baromètre santé nutrition 2008 Figure 14 : «Pensez-vous que l alimentation ait un rôle important dans l apparition de certaines maladies?» Zoom ans «Pensez-vous que l alimentation ait un rôle important dans l apparition de certaines maladies?» De même que pour les ans, selon les jeunes, l obésité arrive en première position en tant que pathologie ayant un lien avec l alimentation. Par contre, ils font un peu plus la relation entre alimentation et diabète (89,5 %) et un peu moins la relation entre alimentation et maladies cardio-vasculaires qui apparaît en troisième position (85,3 %). Les liens entre l alimentation et l arthrose ou la grippe sont également plus évoqués que chez les plus âgés. Évolution 2002/2008 Entre 2002 et 2008, la plupart des liens connus entre alimentation et pathologies ont augmenté à l exception du lien alimentation et ostéoporose ou alimentation et arthrose ou alimentation et grippe qui n ont pas évolué. Certains repères moins bien connus que d autres En Languedoc-Roussillon, la plupart des habitants connaissent les repères «poisson» (77,3 %), «VPO» (58,6 %) et «fruits et légumes» (55,6 %), ainsi que le repère «activité physique» (63,0 %) (Figure 15). Ils sont seulement 26,8 % à connaître le repère «produits laitiers» et 7,6 % le repère «féculents». Si ces pourcentages suivent pour la plupart ceux du reste de la France, les habitants en Languedoc-Roussillon apparaissent moins bien connaître les repères «VPO» et «féculents» que les habitants du reste de la France. Figure 15 : Connaissance des repères du PNNS 11 Aucune différence significative entre la région et la France métropolitaine.

12 2008 Baromètre santé nutrition Zoom ans Un profil de connaissance des jeunes sensiblement différent Un peu moins des deux tiers des jeunes de la région connaissent le repère «poisson» et «fruits et légumes», plaçant ces deux repères comme les mieux connus par les jeunes de ans. De plus, ils semblent mieux connaître le repère «féculents» que les ans. À l inverse, ils connaissent moins bien que leurs aînés les repères «produits laitiers» et «poisson». Concernant l activité physique, ils connaissent moins bien ce repère que les ans et que les jeunes de l ensemble de la France métropolitaine. Connaissance des repères du PNNS Évolution 2002/2008 Les repères du PNNS concernant la consommation de fruits et de légumes et les produits laitiers a considérablement augmenté en six ans, correspondant aux campagnes du PNNS pendant cette même période. Concernant le score de connaissance, la proportion de personnes ayant un score de connaissance supérieur à 5 a augmenté entre 2002 et 2008 de 14,8 points. De plus, toutes les allégations nutritionnelles ont une proportion qui a augmenté en 2008 par rapport à 2002 excepté pour les allégations «le poisson contient moins de protéines que la viande» et «il y a du sel dans les céréales du petit déjeuner». Évolution de la connaissance des repères du PNNS entre 2002 et 2008 Figure 16 : Connaissance des repères du PNNS selon le sexe et l âge Fruits et légumes Féculents 12 Produits laitiers Poisson Viande - Poisson - Oeuf Activité physique

13 Baromètre santé nutrition 2008 De manière générale, en Languedoc-Roussillon, les connaissances des femmes pour les repères alimentaires du PNNS étudié sont supérieures à celle des hommes, excepté pour le repère «féculents» pour lequel aucune différence n est observée. À l inverse, le repère «activité physique» est mieux connu des hommes que des femmes (68,0 % contre 58,5 %). Il existe également des différences selon l âge chez les habitants en Languedoc-Roussillon. La connaissance des repères «fruits et légumes» et «viande-poisson-œuf» diminue quand l âge augmente. Elle passe de 65,8 % des ans à 45,9 % des 55- Corpulence déclarée et perçue Plus d un tiers des habitants déclare une corpulence excessive Selon les données déclarées de poids et de taille, plus d un tiers (36,6 %) des habitants du Languedoc-Roussillon de 18 ans ou plus est en surcharge pondérale c est-à-dire soit en surpoids soit en situation d obésité (Figure 17). Cette prévalence est moins élevée en région qu au niveau national (40,2 %). Ceci est induit par une moindre fréquence de l obésité en région qu en France métropolitaine (7,1 % contre 9,8 %). Une corpulence excessive davantage masculine En Languedoc-Roussillon, la maigreur concerne davantage les femmes (5,1 % contre 0,5 % des hommes). Le surpoids et l obésité sont plus fréquents chez les hommes (respectivement 39,3 % contre 20,3 % des femmes et 8,4 % contre 5,9 % des femmes). Figure 17 : Répartition de la corpulence 75 ans pour le repère «fruits et légumes» et de 67,2 % des ans à 54,7 % des ans pour le repère «viande-poisson-œuf». À l inverse, les ans apparaissent mieux connaître le repère «poisson» (79,4 %) que les ans (65,4 %). De même, les ans semblent mieux connaître le repère «activité physique» (71,8 %) que les ans (61,6 %). Des différences sont observées selon le revenu pour les repères «VPO» et «Poisson». En effet, les personnes ayant un revenu élevé apparaissent mieux connaître ces repères (respectivement 62,3 % et 82,5 %) que celles ayant un revenu faible (56,5 % et 70,8 %). mais inégalement répartie selon l âge, le niveau de diplôme et la structure familiale L excès de poids augmente avec l avancée en âge. En effet, 49,1 % des personnes âgées de ans déclarent être en surcharge pondérale contre 19,9 % des ans (Figure 18). Les personnes vivant dans un foyer avec enfant apparaissent également davantage en surpoids ou en situation d obésité (prévalence de l excès de poids de 35,1 % contre 33,0 % des personnes vivant seules). Enfin, la probabilité d être en surpoids est significativement moindre chez les personnes ayant un niveau de diplôme supérieur au baccalauréat (23,7 % contre 41,1 % des personnes n ayant aucun diplôme). À l inverse de la France métropolitaine, la probabilité d être en surpoids ou obèse ne diffère pas selon le revenu en Languedoc- Roussillon. Figure 18 : Prévalence de la surcharge pondérale (surpoids + obésité) selon le sexe et l âge Différence significative entre la région et la France métropolitaine pour l obésité. Comme en France métropolitaine, différence significative selon le sexe en région. Évolution 2002/2008 Une stabilisation de la corpulence déclarée est observée en Languedoc-Roussillon entre 2002 et Évolution de la corpulence déclarée Différence significative entre la région et la France métropolitaine pour la surcharge pondérale. Comme en France métropolitaine, différence significative selon l âge en région. Définition Maigreur, surpoids et obésité sont définis à partir de l indice de masse corporelle (IMC), que l on calcule en divisant le poids (kg) par le carré de la taille (m). Chez l adulte, la maigreur se définit par un IMC inférieur à 18,5, le surpoids par un IMC compris entre 25 et moins de 30 et l obésité par un IMC supérieur ou égal à 30. Chez l enfant et jusqu à l âge de 18 ans, les seuils d IMC varient selon l âge et le sexe. Les valeurs de référence utilisées sont celles de l International Obesity Task Force (IOTF). À partir de ces définitions, les prévalences estimées de la maigreur, du surpoids et de l obésité ont été estimées. Les données de poids et de taille reposent sur des données déclaratives et non sur des mesures réelles. Il est classiquement décrit une sous-estimation de la corpulence dans ce type d enquête [1]. 13

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