PROGRAMME SUR LA DESERTIFICATION DANS LA JEFFARA TUNISIENNE : PRATIQUES ET USAGES DES RESSOURCES, TECHNIQUES DE LUTTE ET DEVENIR DES POPULATIONS

Dimension: px
Commencer à balayer dès la page:

Download "PROGRAMME SUR LA DESERTIFICATION DANS LA JEFFARA TUNISIENNE : PRATIQUES ET USAGES DES RESSOURCES, TECHNIQUES DE LUTTE ET DEVENIR DES POPULATIONS"

Transcription

1

2 PROGRAMME SUR LA DESERTIFICATION DANS LA JEFFARA TUNISIENNE : PRATIQUES ET USAGES DES RESSOURCES, TECHNIQUES DE LUTTE ET DEVENIR DES POPULATIONS RURALES IRA-IRD, décembre 2003

3 LA DESERTIFICATION DANS LA JEFFARA TUNISIENNE PRATIQUES ET USAGES DES RESSOURCES, TECHNIQUES DE LUTTE ET DEVENIR DES Coordinateurs scientifiques : POPULATIONS RURALES - SGHAIER Mongi (Agro-économie, IRA) - GENIN Didier (Zoopastoralisme, LPED, UMR IRD-Univ. Provence 151) Equipe de recherche - ABAAB Ali (Socio-économie SERST) - BOUFALGHA Mohamed (CES, CRDA de Médenine) - CLAUDE Jacques (Hydrologie, LPED, UMR IRD-Univ. Provence 151) - FETOUI Mondher ( Agro-économie, IRA) - GAMMOUDI Taoufik (Statistiques, IRA) - GENIN Didier (Zoopastoralisme, LPED, UMR IRD-Univ. Provence 151) - GUILLAUME Henri (Anthropologie, LPED, UMR IRD-Univ. Provence 151) - MAHDHI Naceur (Agro-économie, IRA) - NOURI Habiba (Géographie, LPED, UMR IRD-Univ. Provence 151) - OUESSAR Mohamed (Hydrologie, IRA) - OULED BELGACEM Azaïez (Ecosystèmes, IRA) - PICOUET Michel (Démographie, LPED, UMR IRD-Univ. Provence 151) - ROMAGNY Bruno (Economie des ressources renouvelables, LPED, UMR IRD-Univ. Provence 151) - SGHAIER Mongi (Agro-économie, IRA) - TAAMALLAH Houcine (Pédologie, IRA) - YAHYAOUI Houcine (Hydrologie, CRDA de Médenine) Avec la participation de : - ABDELLI Fethi - ATTIA Wassim - BEL KEHIA Houyem - CIALDELLA Nathalie - DHAOU Hanen - FARHAT Kamel - HAJJI Abdelhamid - HAMROUNI Noureddine - HANAFI Ali - LABIADH Mohamed - MEKRAZI Naciba - NENO Stéphanie - PALLUAULT Sébastien En collaboration avec les CRDA et les Directions des Affaires Foncières de Gabès et de Médenine. Le programme a également bénéficié de fructueux échanges scientifiques avec Hedi BEN OUEZDOU. Le programme Jeffara a été soutenu financièrement par : - le Ministère français des Affaires Étrangères, dans le cadre de l'appel d'offre "Désertification" mis en œuvre par le CSFD - le Secrétariat d'état tunisien à la Recherche Scientifique et à la Technologie.

4 SOMMAIRE Introduction generale... 1 Partie 1 - Concepts et méthodes : diversité d'approches, multiplicité d'échelles et intégration ) Le concept de désertification et son utilisation en Jeffara ) Un élargissement nécessaire vers la notion de développement durable ) Pour une meilleure définition d'outils conceptuels et méthodologiques adaptés à l'étude des relations sociétés rurales - environnement ) Le débat population-environnement ) Interactions dynamiques entre systèmes sociaux et systèmes écologiques ) Le triptyque "ressources-pratiques-stratégies des acteurs" comme ossature conceptuelle d analyse ) Approche de recherche, organisation de l équipe et méthodes utilisées ) Approche méthodologique ) Structuration de la recherche ) Organisation de l équipe de recherche ) Les méthodes utilisées Partie 2 - Environnement et société dans la Jeffara : un état des lieux ) Contexte biophysique et état des ressources ) Un environnement typiquement aride (analyse climatique) ) Eau : une ressource rare et convoitée ) Une diversité pédo-géomorphologique importante ) Les formations végétales ) Des systèmes agro-pastoraux traditionnels aux dynamiques socio-économiques contemporaines ) L'ancienneté de l'empreinte humaine et les systèmes de production traditionnels ) Les politiques sectorielles de l'état : continuité et changement d'échelle ) Les dynamiques socio-démographiques récentes et actuelles ) La place de l'agriculture et du secteur extra-agricole dans les activités actuelles des ménages... 59

5 Partie 3 - Les interactions entre stratégies des acteurs, usages des ressources et dynamiques environnementales ) Mutations des systèmes de production agro-pastoraux et dynamiques des milieux et des ressources ) Dynamiques d'occupation spatiale et usages du milieu ) Une diversité et une complexité accrues des systèmes de production agropastoraux : de nouvelles contraintes, de nouvelles opportunités? ) Vers une saturation des espaces locaux : l'ouverture de nouveaux fronts de colonisation agricole ) Des situations de déprise agricole ) Quelques traits dominants des mutations en cours ) Les enjeux et les principales formes de concurrence autour des ressources en eau ) Les aménagements de CES perturbent-ils la répartition des eaux de surface entre l'amont et l'aval? ) La priorité accordée à l'alimentation en eau potable ) L'expansion de l'irrigué : une pression accrue sur les ressources ) L'impact des usages de l'eau sur les ressources Partie 4 - Aménagement et techniques de lutte contre la désertification ) Introduction ) Inventaire, description et réalisations ) Techniques de CES ) Aménagements de lutte contre l'ensablement et d'amélioration pastorale ) Analyse ) Les aménagements CES ) Travaux de lutte contre l'ensablement et d'amélioration pastorale Partie 5 - Devenir des populations rurales et perspectives d'action ) Une reconfiguration de la place des familles rurales et de l'agriculture dans le panorama régional et le champ des concurrences sur les ressources naturelles ) Quels constats sur les trajectoires d'évolution des systèmes de production agricole? ) Quelle place des acteurs ruraux dans les formes de compétition autour des ressources naturelles? ) Une série d'enjeux pour la région

6 5.3) Quelques réflexions prospectives pour la viabilité des systèmes agro-pastoraux et le développement local ) Des actions et réorientations pour l'agriculture et l'élevage ) Des précautions à prendre dans le contexte de la généralisation de l'alimentation en eau potable des zones rurales ) Des stratégies d'innovation rurale ) Un impératif : des soutiens aux initiatives pour la création d'emplois ) L'approfondissement des modes d'action concertés pour la gestion des ressources et le développement local Bibliographie

7 REMERCIEMENTS Nous tenons à remercier tout particulièrement pour le soutien qu'ils ont apporté à la mise en œuvre du programme : - M. H. KHATTELI, Directeur Général de l'ira - M. J. CLAUDE, ancien Représentant de l'ird en Tunisie - M. A. CORNET, Représentant de l'ird en Tunisie, ancien président du CSFD - M. A. ABAAB, sous-directeur de la prospective et de l'évaluation au SERST - M. M. BIED-CHARRETON, président du CSFD ainsi que, - M. Mounir MGHARRECH, Commissaire Régional au Développement Agricole de Gabès - M. Bahri KHLIL, Commissaire Régional au Développement Agricole de Médenine - Mohamed BEN SASSI, Mohamed Ali BEN ABED, Abdelmajid ELMOKH et Mohamed LATRACH, et tout le personnel technique, administratif et financier de l IRA. - Mme A.M. OUERTANI, et tout le personnel technique, administratif et financier de la Mission IRD, Tunis. Enfin, l équipe de recherche remercie très chaleureusement les divers responsables territoriaux, en particulier les chefs d imadats, et bien sûr l ensemble des familles rurales qui ont été sollicitées et qui, grâce à leur disponibilité et la qualité de leur accueil sur le terrain, ont rendu possible la bonne réalisation de ce programme.

8 INTRODUCTION GENERALE Genèse du programme et idées fédératives La genèse de ce programme de recherche provient d'une collaboration ancienne et continue entre l'institut des régions arides (IRA) de Médenine et l'institut de recherche pour le développement (IRD) sur les thèmes, d'une part, de la caractérisation des dynamiques et des usages des ressources naturelles en milieux arides, et, d'autre part, des relations entre populations et environnement dans les zones rurales tunisiennes. Les différentes équipes impliquées dans les programmes de recherche antérieurs ont accumulé un corpus important de connaissances et mis au point ou validé des méthodes d'analyses adaptées à l'étude des interactions entre des sociétés rurales à forts référents culturels et des milieux arides, souvent fragiles et soumis à des pressions anthropiques croissantes (indicateurs d'interface, enquêtes socio-économiques, agricoles et de perception, utilisation appliquée de la télédétection, spatialisation des données de population et écologiques, mise en évidence de la complémentarité d'approches statistiques et d'approches plus fonctionnelles, etc.). Les conceptions sous-jacentes du programme Jeffara reprennent cette expérience et pourraient se résumer de manière très globale comme suit : Ne pas aborder le thème de la désertification sous le seul angle classique d'impacts des activités humaines sur l'intégrité des ressources naturelles, mais plutôt en termes d'interactions société-environnement et de dynamiques d'activités humaines comme formes d'adaptations/réponses des sociétés aux changements écologiques et socio-économiques que l'on retrouve d'ailleurs sous différentes formes dans la plupart des régions du monde. Une nécessaire pluridisciplinarité qui doit dépasser une "multidisciplinarité de proximité" (Claude et al., 1991), pour favoriser les échanges et la promotion d'expériences communes. Ceci implique la recherche d'un espace macro-méthodologique opérationnel, qui permette de dépasser les clivages disciplinaires et favoriser le dialogue à la fois entre chercheurs et avec des opérateurs du développement (Commissariat régional du développement agricole des gouvernorats de Médenine et Gabès), lesquels ont été directement impliqués dans la conception et le déroulement du programme de recherche. Un terrain commun, suffisamment représentatif de la problématique de la désertification dans les régions arides au Maghreb, mais dont la taille soit "gérable" par une équipe de recherche sur un temps limité. Une étude de cas circonscrite mais représentative des dynamiques actuelles des zones arides du Nord du Sahara Le cas du Nord-Ouest de la Jeffara, région du Sud-Est de la Tunisie, nous a paru propice pour aborder le thème de la désertification dans le cadre d'une problématique alternative qui prenne en compte les formes complexes et variées des relations société-environnement. En effet, cette région affiche des caractères nettement pré-désertiques et la pression croissante exercée 1

9 sur ses ressources fragiles et à faible résilience accentue le risque de désertification. Elle est très diversifiée et plusieurs types de paysages s'y étagent depuis les reliefs de calcaires de la chaîne des Matmata jusqu'aux dépressions quaternaires du littoral et de la presqu'île de Jorf, en passant par les piémonts et glacis où prédominent les lœss et limons sensibles à l'érosion. Sur le plan climatique, la zone d'étude se trouve dans l'aire isoclimatique méditerranéenne (à pluie hivernale et été sec). Son climat, aride à saharien, se caractérise par une pluviométrie annuelle faible (entre 100 et 200 mm), irrégulière et sporadique (le coefficient de variation dépasse 50 %), et par un bilan climatique déficitaire pour tous les mois de l'année. Les ressources en eau, relativement limitées et en majorité non renouvelables, se présentent sous deux formes : d'une part, les eaux superficielles de pluie et de ruissellement captées par des ouvrages traditionnels à des fins agricoles (cultures en jessour) et domestiques ou par des aménagements modernes de conservation des eaux et des sols (CES) servant parfois à la recharge des nappes (bassin versant de Zeuss-Koutine), et d'autre part, les eaux souterraines (nappes phréatiques et surtout profondes), dont l'exploitation et les usages sont soumis à des concurrences entre différents secteurs de l'économie régionale (eau potable, tourisme, agriculture, industrie). La zone d'étude retenue (située entre et de latitude nord, et entre et de longitude est) s'inscrit dans un quadrilatère passant par Mareth, Toujane, Médenine et Jorf ; elle comporte trois principaux sous-bassins versants (oueds Zigzaou, Zeuss, Oum Jessar et une partie de l'oued Morra) totalisant une superficie d'environ hectares. Les systèmes de production traditionnels de la zone combinaient une concentration des moyens de production sur des surfaces limitées et l'exploitation extensive de ressources pastorales dispersées. Au cours des quarante dernières années, on a assisté à des évolutions marquées et rapides de ces systèmes de production et d'exploitation des ressources naturelles et tout particulièrement à une exploitation accrue des eaux souterraines par forages tant pour l'extension des cultures irriguées et de l'arboriculture que pour les secteurs touristique et agro-alimentaire. Dans ce contexte, la complémentarité spatiale des systèmes agraires a disparu pour faire place à des systèmes de production différenciés dont la dynamique s'exprime par une compétition pour l'accès aux ressources naturelles et surtout à l'eau. D'importants travaux d'aménagement et de CES comme sur le bassin versant de l'oued Zeus- Koutine ont été réalisés, dont les effets immédiats sont visibles mais dont l'efficacité sur le court et long terme n'a pas encore été clairement évaluée. Ces interventions de l'état se font au moyen de gros projets qui peuvent difficilement prendre en compte la différenciation des systèmes occupant les espaces traités. Cette région a de plus été de tous temps un carrefour de mouvements humains et d'échanges importants. On citera par exemple, dans l'histoire récente, l'épisode de migration temporaire vers la Libye dans les années , ou encore le fort développement touristique de l'île de Jerba voisine qui constitue à la fois, un réservoir d'opportunités d'activités pour les habitants de la Jeffara, mais aussi qui participe à l'accentuation de la pression sur les ressources, notamment pour l'approvisionnement en eau. Enfin, l'état tunisien mène depuis plusieurs décennies une politique active, à la fois sur le plan de la protection de l'environnement et de lutte contre la désertification, et sur le plan du développement rural, qui se traduit par la mise en place active d'aménagements de CES et "forestiers", d'infrastructures en milieu rural (électrification, adduction d'eau potable, routes, écoles, etc.) et d'actions variées de promotion agricole. 2

10 Zone d'étude N Localisation de la zone d étude du programme Jeffara 3

11 Les objectifs du programme et sa mise en oeuvre Les objectifs généraux du projet Jeffara ont été au départ clairement formulés ; il s'agissait : d'une part, d'étudier dans un contexte de désertification le problème de l'accès et la gestion des ressources naturelles dans un bassin versant compartimenté de l'amont à l'aval en paysages agricoles segmentés, en considérant l'eau comme vecteur privilégié des évolutions agricoles, économiques et environnementales ; d'autre part, à partir d'une évaluation de l'efficacité des techniques d'aménagement du milieu non plus seulement par leurs performances techniques mais aussi par leurs capacités à s'adapter à l'évolution des pratiques des acteurs, de proposer des éléments d'aide à la décision pour la mise en œuvre d'aménagements et d'actions de lutte contre la désertification basés sur l'intégration des stratégies des différents acteurs et sur leurs capacités de régulation. Pour cela, un certain nombre d'orientations de recherche ont été définies : 1) Identifier les interactions entre l'évolution des modes d'utilisation des ressources, des systèmes de production et des régimes fonciers. 2) Mettre en relation les potentialités existantes de la ressource en eau et les formes d'affectation de cette ressource à différentes échelles de besoins et d'intervention. 3) Évaluer et valider des techniques actuelles de conservation des eaux et des sols et de lutte contre la désertification dans le bassin versant de Zeuss-Koutine. 4) Élaborer, en termes prospectifs, des hypothèses sur les évolutions des ressources et le devenir des populations rurales. 5) Élaborer des scénarios d'aménagements localisés recherchant l'articulation entre les actions globales (politiques de préservation, priorités économiques et sociales, etc.) et les stratégies des acteurs locaux. Une structuration en équipes thématiques a été mise en place dans un souci d'opérationnaliser les activités de recherche pour la collecte de données relevant de différentes disciplines. Comme dans tout programme de recherche, cette structuration a subi des aménagements en fonction du déroulement des activités de recherche et l'émergence de nouvelles questions ou la remise en cause d'autres. Nous y reviendrons brièvement dans la première partie du présent rapport. D'autre part, certains objectifs initiaux n'ont pu être tenus, faute de temps ou du fait de formalisations insuffisantes des informations collectées. Mais quoi qu'il en soit, un travail d'intégration et de synthèse est apparu dès le départ nécessaire. Il s'est opéré principalement par une mise en commun des connaissances sur une base de données spatialisées et la réalisation d'un SIG et par une déconstruction reconstruction des thèmes abordés par les différentes équipes pour proposer ce rapport de synthèse qui se veut être plus qu'un résumé des différentes activités réalisées dans le cadre de ce programme de recherche mais une relecture des différentes approches développées pour tenter d'apporter des 4

12 éléments de réflexion appliqués en vue d'un développement durable de cette région qui allie la préservation d'un environnement fragile et la légitime aspiration des populations rurales au développement. Cet exercice est ambitieux, complexe, difficile à mettre en œuvre surtout dans le temps imparti (trois années de recherches) et risqué car il n'existe pas de solution toute faite et généralement applicable indépendamment des contraintes et des particularismes locaux. Cependant, il a pour vocation de participer, avec d'autres, à orienter des stratégies de développement et de fournir des données pour les rendre compatibles avec les capacités de production des milieux et les évolutions des sociétés en présence. Structure du rapport de synthèse Ce rapport de synthèse 1 est structuré en cinq parties, pour chacune desquelles les membres du collectif de recherche ont apporté leur expérience, leur expertise ou encore leurs critiques : La première partie a pour ambition de situer cette étude dans le contexte de la problématique de la désertification, d'en argumenter un élargissement de ses contours et de donner une vision globale des activités réalisées et des grands traits des méthodologies employées. La deuxième partie propose une mise en situation de la Jeffara à la fois sur le plan biophysique et en ce qui concerne les dynamiques des sociétés et de leurs activités, dans le cadre d'un encadrement très actif de l'état par l'intermédiaire de ses politiques régionales sectorielles. Il ne s'agit pas d'une monographie descriptive de la Jeffara, mais bien de présenter les interactions qui participent aux dynamiques actuelles. Pour cela un recours à l'histoire et aux trajectoires d'évolution des sociétés et des milieux est alors nécessaire. Dans la troisième partie l'accent est mis sur les interactions entre les stratégies des acteurs, les usages des ressources et les dynamiques environnementales, en particulier en ce qui concerne les dynamiques d'usages de l'espace et des territoires par des systèmes agraires en pleine mutation et en ce qui concerne les enjeux et concurrences multisectoriels des usages des ressources en eau. La quatrième partie vise à effectuer un inventaire et une analyse critique des techniques de lutte contre la désertification mises en œuvre en Jeffara Enfin dans la cinquième partie, un essai prospectif est proposé sur le devenir des populations rurales de cette zone, d'une part en mettant l'accent sur la complexité des situations et l'émergence de nouvelles opportunités et contraintes, et d'autre part, en militant, par l'exploration de quelques voies d'actions pour améliorer la viabilité des systèmes socioéconomiques et productifs locaux en présence, pour une meilleure prise en compte des populations locales dans l'élaboration de politiques régionales de développement durable. 1 Les lecteurs désirant des précisions sur les méthodologies utilisées et les analyses développées au sein de chaque équipe pourront se reporter aux quatre rapports thématiques qui, en près de 700 pages, détaillent les actions de recherche. 5

13 PARTIE 1 - CONCEPTS ET METHODES : DIVERSITE D'APPROCHES, MULTIPLICITE D'ECHELLES ET INTEGRATION 2 1.1) Le concept de désertification et son utilisation en Jeffara Un des éléments frappants lorsque l'on traverse la Jeffara est l'emprise humaine sur un milieu aride qui montre des signes de contraintes édapho-climatiques évidents : des pluies rares (en moyenne entre 20 et 30 jours/an, des espaces très ouverts parsemés d'une végétation éparse et rabougrie, des éléments physiques en mouvement (vents de sable, dunes mobiles). Pourtant, la dynamique de l'habitat et les champs d'oliviers, qui tendent à envahir l'espace, coupent cette sensation de zone pré-désertique, même si leur densité et parfois leur état, viennent nuancer cette impression de mise en valeur généralisée. Dans les zones de montagne, des aménagements en jessour 3 remontent à une époque ancienne et indiquent la permanence et l'ingéniosité des populations humaines locales pour se développer dans ces zones à fortes contraintes. D'un autre coté, les scientifiques ont dès le début des années 1960 alerté de phénomènes de désertification intense, rapide et généralisée dans tout le sud tunisien et des signes évidents (mouvements de sable par exemple) confortent cette assertion. Le terme de désertification est largement employé dans différents milieux (scientifique, développement, décideurs) pour caractériser la Jeffara (Khatteli, 1981 ; Floret et Pontanier, 1982 ; Talbi, 1997). Cette notion constitue la base première de référence pour expliquer, là la faiblesse du recouvrement de la végétation, ou là encore les faibles productivités dans le domaine agro-pastoral. Tant et si bien que l'on peut parfois se demander si certains discours n'évacuent pas complètement le fait qu'il s'agit d'une région située dans un environnement naturellement très contraignant écologiquement. Il s'agit donc de préciser ce que l'on entend par désertification. Demeuré longtemps sujet de controverse et d'ambiguïté au sein de la communauté internationale, le concept de désertification a été finalement défini par la Convention des Nations Unies sur la Lutte Contre la Désertification (UNCCD) comme la définition classique et admise internationalement de la désertification correspond à "la dégradation des terres dans les zones arides, semi-arides ou sub-humides sèches par suite de divers facteurs, parmi lesquels les variations climatiques et les activités humaines". Elle constitue une base intéressante pour caractériser des phénomènes de détérioration des couverts végétaux, des sols et des ressources en eau. Ceci implique cependant d'avoir des informations fiables permettant de caractériser les dynamiques des ressources naturelles sur des pas de temps significatifs pour ces ressources. Les variations climatiques y occupent une place importante car elles sont à la fois cause et conséquence de la désertification (Koohafkan, 1996). Cette définition met aussi explicitement l'accent sur les activités humaines, qu'il y a lieu donc de caractériser et de comprendre, à la fois dans leurs modalités (les pratiques au sens large), mais aussi dans les significations et les projets dont elles sont porteuses. En ce sens, la désertification ne peut plus être dissociée de phénomènes plus globaux tels que le développement rural, le développement local, la gestion durable des ressources naturelles et l'environnement économique. 2 Partie rédigée par D. Genin et M. Sghaier 3 Jessour : cf. la partie 4 pour la présentation de ces techniques 6

14 Le croisement entre dynamiques des ressources naturelles et usages de celles-ci constitue alors une grille fondamentale d analyse des processus et des opportunités d'action sur le thème de la lutte contre la désertification, comme mentionné dans les termes de référence de l'appel d'offre du CSFD de privilégier "l'étude des conséquences de l'utilisation, par les populations rurales, des ressources naturelles de leur milieu, sur leur dégradation mais aussi l'étude des pratiques, techniques et sociales, des usagers de ces ressources permettant une restauration et une gestion durable de celles-ci". 1.2) Un élargissement nécessaire vers la notion de développement durable Mais la problématique de la désertification dépasse les caractérisations des impacts de facteurs limitants ou perturbants sur les dynamiques des ressources naturelles et la recherche de techniques d'usage plus écologiques, pour aborder les formes dont les hommes organisent leurs systèmes socio-économiques et productifs, à la fois localement et à une échelle plus globale (Imeson, 1997). On rejoint ainsi la notion de développement durable, désormais incontournable dans la plupart des discours qui associent environnement et développement (Martin, 2002) ; et aujourd'hui le discours ne se traduit plus seulement en terme de combattre la désertification, mais d'améliorer la gestion des ressources naturelles et de créer les conditions d'un développement durable (Cornet, 2002). Ceci nous amène à s'interroger sur la manière d'organiser la maîtrise des évolutions et des interactions complexes entre l'homme, à travers ses activités productives, et les ressources naturelles limitées (Delaye, 2002). Comme le soulignait déjà Long (1989), il n'y aura pas de solutions aux problèmes de l'environnement et de conservation des ressources sans une réflexion constructive et intégrée sur le développement des populations concernées. En particulier, ceci suppose de mieux appréhender la diversité des acteurs et les stratégies familiales et collectives développées en milieu rural, les modes d'appropriation ainsi que les processus de décision qui conditionnent la mise en œuvre d'une gestion durable des ressources naturelles (Weber et Revéret, 1994). En effet, ces considérations nouvelles ont permis des évolutions perceptibles dans la hiérarchisation des enjeux de développement qui a progressé de l'économique à l'environnemental et puis au social (Weber, 2002). Mais malgré la quantité et la qualité des travaux de recherche sur la dégradation des régions arides et semi-arides, les diagnostics actuels tendent à déplorer la rareté des travaux portant sur les liens dynamiques existant entre les tendances de la désertification et les trajectoires et modalités de vie et d'activités des populations. Ceci provient, à notre sens, en premier lieu du fait que les outils conceptuels, méthodologiques et opérationnels sont insuffisamment formalisés 4. 4 On notera toutefois que cette problématique a mobilisé à partir des années 1980 des groupes de réflexion féconds, comme le Programme PIREN du CNRS (Jollivet, 1992) en France, ou d'autres groupes en Europe (CABO au Pays-Bas, Université de Lund en Suède, etc.). 7

15 1.3) Pour une meilleure définition d'outils conceptuels et méthodologiques adaptés à l'étude des relations sociétés rurales - environnement 1.3.1) Le débat population-environnement Le thème des évolutions croisées entre les populations humaines et les milieux dans lesquels elles vivent, ainsi que le nécessaire rapprochement des notions de conservation des ressources et de développement des sociétés, font l'objet de nombreux débats au sein de la communauté scientifique et des instances internationales depuis une trentaine d'années. Cependant, de la Conférence de Stockholm en 1972 au Sommet de la Terre de Rio en 1992 et jusqu'à Johannesburg (2002), le discours écologique en termes de population n'a pas beaucoup évolué, il reste d'essence malthusienne. Le schéma liant "croissance démographique, augmentation de la pauvreté et dégradation de l'environnement" a été et est souvent encore le paradigme sous-jacent des travaux sur la question. La dégradation des milieux résulterait ainsi d'une pression sans cesse accrue sur les ressources par des populations en croissance exponentielle et paupérisées, et de pratiques agropastorales traditionnelles inappropriées. Les termes ultimes de cette évolution, parfois observés dramatiquement sur le terrain, peuvent être la désertification, l'exode rural et la dépopulation. Mais un discours alternatif émerge depuis ces dernières décennies. Il tend à démontrer que les relations entre population et environnement ne peuvent être analysées de manière univoque et prennent des formes plus complexes et variées que la simple relation surpopulationdégradation. Cette réflexion est alimentée par des séries d'observations qui mettent en avant deux notions essentielles : Plus que l'évolution des peuplements (croissance ou décroissance démographique), la transformation des besoins, l émergence de nouvelles stratégies familiales et sociales, le désenclavement des campagnes, peuvent être des causes majeures d une exploitation accrue des ressources (Picouët 1993, Morvaridi 1998). La fragilité environnementale ne peut pas être définie en elle-même mais est relative aux formes d'exploitation des ressources naturelles. Il existe d'ailleurs des stratégies humaines d'exploitation favorables à la préservation (ou même à la réhabilitation) de l'environnement (Smadja 1995, Mathieu 1998, Perevolotsky et Seligman 1998). Elle est de plus liée à d'autres facteurs non anthropiques comme le climat insuffisamment renseignés (Tucker et al, 1991). L'influence de facteurs extérieurs comme les politiques nationales et internationales peut dans certains cas provoquer des bouleversements radicaux dans les formes d'appréhender et d'utiliser des environnements particuliers, qui peuvent parfois entraîner des déséquilibres profonds à la fois en terme environnemental et socio-économique (El-Shorbagy, 1998) ) Interactions dynamiques entre systèmes sociaux et systèmes écologiques Dans une perspective historique, les sociétés traditionnelles ont dans bien des cas développé des mécanismes originaux pour faire face aux contraintes particulières de leurs milieux, pour les valoriser et pour faire face au problème de désertification. Dans le sud tunisien par exemple, les sociétés étaient dans le passé beaucoup plus mobiles, en liaison avec une activité dominante d'élevage transhumant, et des modes d'accès diversifiés à des ressources et des espaces complémentaires. D'autres techniques ont été développées de manière endogène, comme les jessour que l'on peut considérer comme de véritables ouvrages de collecte des eaux de surface et de concentration de fertilité permettant la culture en sec de céréales dans 8

16 des régions où les précipitations se situent entre 100 et 200 mm/an. D'un autre côté, des signes anciens de dégradation anthropique de certains milieux sont visibles dans le paysage, ainsi que des impacts sur les ressources naturelles qui se situent dans des intervalles historiques parfois très précis ou plus diffus sur des pas de temps longs. Aujourd'hui des processus similaires sont en cours sur des bases culturelles anciennes et renouvelées par des apports exogènes accrus et l'apparition de nouvelles contraintes et opportunités. Néanmoins, les sociétés rurales actuelles, leurs activités et les milieux contemporains sont le résultat, en partie tout du moins, d une co-évolution qu il y a lieu de comprendre pour dégager des éléments pertinents d évaluation de la situation, identifier des seuils de rupture et envisager des trajectoires futures. Il s'agit donc "de rechercher comment les dynamiques sociales (pratiques familiales, culturelles, économiques) interfèrent sur les attributs vitaux (paramètres de structures ou de fonctionnement) des systèmes écologiques et inversement comment ceux-ci peuvent déterminer des changements sociaux et productifs" (Cornet, 1998). Si ces idées commencent à se généraliser au sein de la communauté scientifique et du champ du développement, leur traduction sur le terrain à partir d expériences concrètes est rare. Nous en citerons deux qui nous paraissent exemplaires et novatrices : Les travaux de Maud Loireau (1998), avec la collaboration de J.M. D'Herbès, sur la spatialisation des interactions dynamiques entre les systèmes sociaux et les systèmes écologiques au Sahel nigérien. La méthodologie proposée est de lire les paysages selon deux plans d informations spatiales : l'un rendant compte du fonctionnement des sociétés rurales à travers la spatialisation des pratiques d'usage du milieu (unités de pratiques homogènes), l'autre rendant compte du fonctionnement des systèmes écologiques à travers la spatialisation des différents facteurs biophysiques déterminant un niveau de production de ressources (unités paysagères). Le couplage de ces deux plans d informations spatiales détermine des unités spatiales de référence sur lesquelles on peut interpréter la part des facteurs socio-économiques et biophysiques, établir des bilans spatialisés entre les ressources et les usages, et rendre compte d'un bilan multi-usages. Le programme DYPEN (Dynamiques des Populations et Environnement en Tunisie rurale), qui a permis la conception d outils et d indicateurs spécifiques à l'interface population-environnement permettant de définir des typologies-ménagesenvironnement (TME) et la conception d'observatoires population-environnement basés sur la prise en compte de la durée et des trajectoires des systèmes écologiques et sociaux, l'articulation de différents niveaux d'échelle dans l'espace, la définition de modules thématiques d'interface et l intégration des informations dans des bases de données spatialisées et interactives. Il en ressort deux éléments fondamentaux : la prise en compte d'échelles spatio-temporelles d'analyse emboîtées, la définition d'un champ d interactions pertinent entre univers social et environnemental aux différentes échelles considérées. En ce sens, trois thèmes d'interface apparaissent particulièrement pertinents à prendre en compte : les ressources, les pratiques et les stratégies des acteurs. 9

17 1.3.3) Le triptyque "ressources-pratiques-stratégies des acteurs" comme ossature conceptuelle d analyse Le triptyque "ressources pratiques stratégies des acteurs" pourrait constituer une ossature conceptuelle des interactions dynamiques entre sociétés rurales et environnement de par les natures justement multidimensionnelles des concepts impliqués, leur pertinence à différents niveaux d'échelle et leur caractère dynamique (Genin et Elloumi, sous presse). En effet, les ressources ne se conçoivent que par rapport à leur perception par l homme comme source de richesse et d'usages ; elles sont le plus souvent localisées dans l'espace et dans le temps et présentent des dynamiques plus ou moins marquées selon leur nature et les usages auxquels elles sont soumises. Les pratiques sont dirigées directement sur les ressources ou sur des "objets" mobilisant des ressources (le troupeau, l appareil de production, etc.) ; elles résultent d une construction longue et complexe et sans cesse en renouvellement élaborée par les populations locales et largement influencées par des structures plus englobantes (associations locales, encadrements administratifs, politiques régionales, nationales et internationales) ; les pratiques se situent aussi dans un cadre spatio-temporel bien défini et ont des conséquences sur les états futurs des milieux et des ressources. Elles peuvent ainsi s étudier à la fois en terme de modalités, d effectivité et d efficience (Landais, 1992). Les stratégies, quant à elles, reflètent des objectifs ou des projets ; elles correspondent plus à une construction abstraite de la dimension idéelle et décisionnelle des activités humaines, peu ou pas mesurable concrètement, mais qui peut se révéler fort utile pour appréhender les motivations qui soustendent les pratiques. Dans certains cas, comme pour l élaboration de politiques et leur mise en œuvre, les stratégies sont formulées de manière explicite. Ces trois notions pourraient constituer une grille d analyse opérationnelle pour les trois questions, finalement assez génériques, suivantes : Comment intégrer l exigence de durabilité des ressources (eau, sol, végétation) dans les problématiques sociales et environnementales locales dominantes, comme par exemple : appropriation des terres et désertification, pratiques d élevage et ressources pastorales, emprise ou déprise agricole et érosion des sols, intensification agricole et ressources en eau... Quels sont les processus de transformation et les modes de réponse des populations en termes d adaptations sociales (régulation des usages, migrations, comportements reproductifs, systèmes familiaux et sociaux, pluriactivité, etc.) et productives (techniques culturales, intensification ou extensification, innovations) face aux changements écologiques et socio-économiques? Quelles sont les marges d évolution possibles de ces sociétés rurales en tenant compte à la fois du potentiel actuel du milieu, de ses dynamiques prévisibles et des besoins sociaux et économiques des différents acteurs au niveau local et ce, dans des contextes de changements démographiques et de critères de vie importants? Ces trois questions ont, peut-être plus que la problématique stricte de la désertification, été à la genèse des activités de recherche réalisées dans le cadre de ce programme. 10

18 1.4) Approche de recherche, organisation de l équipe et méthodes utilisées 1.4.1) Approche méthodologique La complexité des questionnements scientifiques soulevés par le programme de recherche a imposé le recours à une approche de recherche pluridisciplinaire. Cette approche s'appuie sur la convergence de compétences de champs disciplinaires complémentaires couvrant les sciences sociales et les sciences physiques et biologiques autour d'une problématique et des objectifs communs. Traitant d'une problématique focalisée sur la gestion et l'usage des ressources dans un contexte de rareté et de vulnérabilité de milieu naturel, l approche a bénéficié de l expérience de projets réalisés en Tunisie et traitant de questionnements similaires liés à l'analyse des changements et des évolutions de la relation homme-milieu naturel tels que DYPEN, CAMELEO et ROSELT. Orientée vers la recherche-développement, l'approche est également partenariale, en ce sens qu'elle a associé une équipe pluridisciplinaire de chercheurs à des partenaires du développement : le CRDA de Gabès et le CRDA de Médenine. Ce partenariat recherchedéveloppement a permis, en aval de développer les réflexions, les hypothèses et les méthodologies en concertation avec les partenaires du développement et en amont d entreprendre conjointement les travaux de terrain, d'accompagner l'approche par des évaluations et de contribuer à l élaboration et à la validation des résultats. L'organisation en axes thématiques est dictée par la nécessité d approfondir certaines thématiques privilégiées de la recherche et de recueillir des données jusque là inexistantes suivant une approche analytique qui est combinée à une approche intégrative ex-post. Le bien-fondé de cette démarche est de pouvoir naviguer entre ces deux approches afin de pouvoir rendre plus opérationnelles les compétences disponibles. L'approche est également synchrone et diachrone, en ce sens qu elle combine des analyses décrivant la situation actuelle à des analyses des évolutions croisées et des interactions entre les dynamiques environnementales et les dynamiques socio-démographiques. L'approche est aussi multi-spatiale, en ce sens qu elle combine des échelles spatiales emboîtées jugées pertinentes par rapport aux questionnements scientifiques soulevés. C est ainsi que plusieurs échelles ont été appréhendées : échelle régionale ; échelle de la zone d étude ; échelle qui découpe la zone d étude en compartiments suivant les critères retenus (compartiments géomorphologiques : amont, piémont, aval, compartiments en sous zones, compartiments en sous-bassins versants ou en systèmes écologiques) 5 ; 5 Un zonage géomorphologique de la zone d'étude, élaboré avec les conseils de H. Ben Ouezdou, sert notamment de cadre à de nombreuses analyses conduites dans le programme concernant les dynamiques d'occupation du milieu et d'usages des ressources. Ce zonage distingue cinq grands faciès de l'amont à l'aval : la montagne, les piémonts, la plaine centrale, les collines et la plaine littorale (zones auxquelles il faut ajouter pour certains travaux le plateau du dhahar). 11

19 échelle micro : des micro-bassins versants ou des micro zones ; échelles de l exploitation agricole et de la parcelle ) Structuration de la recherche L'approche méthodologique globale appliquée reprend en général le schéma initialement prévue par l'équipe du projet (organigramme 1) à savoir : - la constitution d'une base de connaissances sur la thématique de recherche et la zone d'étude ; - la mise en œuvre d'investigations et travaux de terrain suivant les thèmes retenus ; - l'analyse et l'interprétation des résultats par thème et par action de recherche. Et puis simultanément et d'une manière interactive : - la mise en place d'une base de données spatialisées qui rassemble les informations de toute nature et les résultats obtenus ; - l'élaboration des rapports scientifiques thématiques ; - l'organisation de réunions d échanges régulières. Enfin, l'équipe s est impliquée dans un essai de synthèse débouchant sur : - l'élaboration d'un rapport scientifique de synthèse visant à apporter des orientations sur les conditions de viabilité des ménages ruraux et sur les actions de lutte contre la désertification. - la mise en place d'un SIG pouvant répondre à différentes requêtes formulées par les partenaires scientifiques et du développement dans une perspective d'aide à la décision ) Organisation de l équipe de recherche La démarche méthodologique générale a été structurée en quatre axes thématiques. Cette organisation a subi certains aménagements 6 pour des raisons d'opérationnalité et de cohérence thématique (cf. l'organigramme 2). 6 La structuration initiale des axes thématiques et équipes était la suivante : Thème I : Ressources : potentialités, usages et impacts des changements, Thème 2 : Stratégies des acteurs dans un contexte de compétition pour l accès aux ressources, Thème 3: Adaptations des populations en termes de réponse aux changements démoenvironnementaux : systèmes de production; stratégies familiales, régimes fonciers, revenus des populations usagères, et Thème 4 : Evaluation et validation des techniques de conservation des eaux et des sols et de lutte contre la désertification. 12

20 Ainsi, les ressources pastorales, traitées sous l'angle des relations dynamiques entre les milieux et les usages agro-pastoraux ont constitué un axe thématique à part entière. Les ressources en eau et en sols (qui constituaient un sous thème du thème 1 avec les ressources pastorales) et l'évaluation des techniques actuelles de lutte contre la désertification (qui constituait initialement le thème 4) ont été combinées en un seul axe thématique commun (actuellement thème 4). Le thème 2 a été reformulé pour mieux montrer la démarche retenue, qui est partie d'une analyse historique des dynamiques socio-économiques ainsi que d'occupation territoriale et d'usages des ressources naturelles renouvelables pour aborder la question des formes actuelles de compétition autour de ces dernières. Il en est de même pour le thème 3 afin de mettre en exergue les aspects de structures démographiques, d'activités socio-économiques des ménages et d'évolutions foncières. 13

Module 3 Les indicateurs socio-économiques pour les DNSE

Module 3 Les indicateurs socio-économiques pour les DNSE 2.1 OBJECTIFS ET AGENDA Les participants sont introduits aux concepts d'indicateurs socio économiques par rapport au DNSE Les participants sont en mesure de comprendre la place des indicateurs socio économiques

Plus en détail

La directive inondation

La directive inondation La directive inondation Stratégies locales de gestion des risques d inondation Bassin Seine-Normandie 2013 Les dispositions de la directive européenne sur le risque inondation se mettent progressivement

Plus en détail

Contexte de l'étude GRACE A UNE APPROCHE PAYSAGERE

Contexte de l'étude GRACE A UNE APPROCHE PAYSAGERE Contexte de l'étude Délibération de la Communauté d'agglomération de Saint Quentin en Yvelines (CASQY) pour élaborer son PLU Intercommunal 20/12/2012 : réalisation du diagnostic du PLUi en régie par la

Plus en détail

Vingt ans d expérience : Investir dans les services écosystémiques et l adaptation au changement climatique pour assurer la sécurité alimentaire

Vingt ans d expérience : Investir dans les services écosystémiques et l adaptation au changement climatique pour assurer la sécurité alimentaire RÉSUMÉ ANALYTIQUE Vingt ans d expérience : Investir dans les services écosystémiques et l adaptation au changement climatique pour assurer la sécurité alimentaire CONTEXTE GÉNÉRAL La production agricole

Plus en détail

LE DIAGNOSTIC TERRITORIAL AU REGARD DU DEVELOPPEMENT DURABLE

LE DIAGNOSTIC TERRITORIAL AU REGARD DU DEVELOPPEMENT DURABLE LE DIAGNOSTIC TERRITORIAL AU REGARD DU DEVELOPPEMENT DURABLE Le développement durable relève aujourd'hui du droit public : Traité d'amsterdam pour l Europe, et pour la France, LOADDT, Loi d'orientation

Plus en détail

NIVEAU Master 2 PAYSAGE Spécialisation IT Ingénierie des Territoires

NIVEAU Master 2 PAYSAGE Spécialisation IT Ingénierie des Territoires NIVEAU Master 2 PAYSAGE Spécialisation IT Ingénierie des Territoires SEMESTRE 9 Winter Semester 2014-2015 1/7 Sommaire Percevoir et se représenter le paysage... 3 Politique, économie et droit de l environnement

Plus en détail

FORMATION TECHNIQUE sur la collecte et le traitement des données socio-économiques

FORMATION TECHNIQUE sur la collecte et le traitement des données socio-économiques APPUI A LA MISE EN PLACE DES DISPOSITIFS NATIONAUX DE SURVEILLANCE ENVORPNNEMENTALE FORMATION TECHNIQUE SUR LA COLLECTE ET LE TRAITEMENT DES DONNEES SOCIO-ECONOMIQUES Plan des modules Par M. Sghaier Septembre,

Plus en détail

Identifier les enjeux. de recul car un diagnostic sans enjeux serait un diagnostic sans conclusion!

Identifier les enjeux. de recul car un diagnostic sans enjeux serait un diagnostic sans conclusion! Liens vers d'autres fiches A quel moment de la démarche? Fiche 5 «Structurer le diagnostic» Fiche 6 «Inclure une dimension transversale» Fiche 9 «Mobiliser les acteurs» A la fin du diagnostic, en conclusion

Plus en détail

4.1 Des hypothèses initiales validées au positionnement favorable du guide SD21000 dans la perspective de l'iso 26000

4.1 Des hypothèses initiales validées au positionnement favorable du guide SD21000 dans la perspective de l'iso 26000 4 Des hypothèses testées aux limites rencontrées 4.1 Des hypothèses initiales validées au positionnement favorable du guide SD21000 dans la perspective de l'iso 26000 4.1.1 Retour sur les hypothèses initiales

Plus en détail

Recommandations de la Conférence

Recommandations de la Conférence REPUBLIQUE ALGERIENNE DEMOCRATIQUE ET POPULAIRE GROUPE DE LA BANQUE AFRICAINE DE DEVELOPPEMENT MINISTERE DES FINANCES COMMISSARIAT GENERAL A LA PLANIFICATION ET A LA PROSPECTIVE OFFICE NATIONAL DES STATISTIQUES

Plus en détail

LE BILAN DE VINGT ANNEES POUR LA PRISE EN COMPTE DE L'ENVIRONNEMENT DANS LES TRAVAUX ET AMENAGEMENTS

LE BILAN DE VINGT ANNEES POUR LA PRISE EN COMPTE DE L'ENVIRONNEMENT DANS LES TRAVAUX ET AMENAGEMENTS LE BILAN DE VINGT ANNEES POUR LA PRISE EN COMPTE DE L'ENVIRONNEMENT DANS LES TRAVAUX ET AMENAGEMENTS 1 - A l'origine, l'atelier Central de l'environnement (ACE) 2 - De l'ace à la Sous Direction de l'aménagement

Plus en détail

OFFRE DE FORMATION EN "GESTION DE TERROIRS ET AGROÉCOLOGIE"

OFFRE DE FORMATION EN GESTION DE TERROIRS ET AGROÉCOLOGIE ASSOCIATION NATIONALE D ACTIONS ENVIRONNEMENTALES (A.N.A.E.) OFFRE DE FORMATION EN "GESTION DE TERROIRS ET AGROÉCOLOGIE" Janvier 2015 Lot II Y 39A Bis Ampasanimalo Antananarivo Tél 020 22 680 36-032 40

Plus en détail

Séminaire «services écosystémiques et sécurité alimentaire quelles solutions pour des systèmes de production durables» (11/01/2011 MAEE)

Séminaire «services écosystémiques et sécurité alimentaire quelles solutions pour des systèmes de production durables» (11/01/2011 MAEE) Séminaire «services écosystémiques et sécurité alimentaire quelles solutions pour des systèmes de production durables» (11/01/2011 MAEE) Relevé de conclusions & questionnaire en vue de la réunion du mois

Plus en détail

Fonds pour l environnement mondial. 20 avril 2000 PROGRAMME D OPÉRATIONS N 12 GESTION INTÉGRÉE DES ÉCOSYSTÈMES

Fonds pour l environnement mondial. 20 avril 2000 PROGRAMME D OPÉRATIONS N 12 GESTION INTÉGRÉE DES ÉCOSYSTÈMES Fonds pour l environnement mondial 20 avril 2000 PROGRAMME D OPÉRATIONS N 12 GESTION INTÉGRÉE DES ÉCOSYSTÈMES INTRODUCTION 1. Les systèmes écologiques ou écosystèmes sont responsables des fonctions de

Plus en détail

LE COMITE "ECOLOGIE ET GESTION DU PATRIMOINE NATUREL"

LE COMITE ECOLOGIE ET GESTION DU PATRIMOINE NATUREL LE COMITE "ECOLOGIE ET GESTION DU PATRIMOINE NATUREL" Placé auprès du Secrétaire d'etat chargé de l'environnement, le Comité EGPN est l'un des groupes consultatifs du SRETIE. Composé de scientifiques,

Plus en détail

INTRODUCTION GENERALE

INTRODUCTION GENERALE INTRODUCTION GENERALE Chaque année, les entreprises ont de nombreux challenges à relever; adaptation à des contraintes légales nationales, européennes ou internationales, lancement de nouveaux services

Plus en détail

Commune de Cuers Révision du Plan d Occupation des Sols Elaboration du PLU Projet d aménagement et de développement durables

Commune de Cuers Révision du Plan d Occupation des Sols Elaboration du PLU Projet d aménagement et de développement durables Commune de Cuers Révision du Plan d Occupation des Sols Elaboration du PLU Projet d aménagement et de développement durables REUNION PUBLIQUE // 17 DECEMBRE 2014 Urbaniste : Cabinet Luyton / BET Environnement

Plus en détail

Factsheet sur le programme de développement rural 2014-2020 de Mayotte (France)

Factsheet sur le programme de développement rural 2014-2020 de Mayotte (France) Factsheet sur le programme de développement rural 2014-2020 de Mayotte (France) La Commission européenne a formellement adopté le Programme de développement rural (PDR) de Mayotte le 13 février 2015 qui

Plus en détail

ACCORD DE METHODE RELATIF A LA GESTION PREVISIONNELLE DES EMPLOIS ET DES COMPETENCES

ACCORD DE METHODE RELATIF A LA GESTION PREVISIONNELLE DES EMPLOIS ET DES COMPETENCES CL CREDIT LYONNAIS le 10 juillet 2003 ACCORD DE METHODE RELATIF A LA GESTION PREVISIONNELLE DES EMPLOIS ET DES COMPETENCES Entre le Crédit Lyonnais, représenté par Monsieur Jérôme BRUNEL Responsable de

Plus en détail

C'est une conclusion d'une étude (juillet 96) menée par l'union Européenne dans le cadre de la task force "Logiciels éducatifs et multimédia":

C'est une conclusion d'une étude (juillet 96) menée par l'union Européenne dans le cadre de la task force Logiciels éducatifs et multimédia: Introduction Les nouveaux outils n'apporteront un plus à l'enseignement que dans le cadre de nouvelles pratiques pédagogiques, plus centrées sur la personne de l'étudiant, sur le développement de ses compétences

Plus en détail

CAHIER DES CLAUSES TECHNIQUES PARTICULIERES. MAPA 2011-09 SEPDE DéGéOM

CAHIER DES CLAUSES TECHNIQUES PARTICULIERES. MAPA 2011-09 SEPDE DéGéOM MINISTERE DE L INTERIEUR, DE L OUTRE-MER, DES COLLECTIVITES TERRITORIALES ET DE L IMMIGRATION MINISTERE CHARGE DE L OUTRE-MER Représenté par le Délégué général à l Outre-mer en exercice CAHIER DES CLAUSES

Plus en détail

TABLEAU DE PRESENTATION DES PROJETS DES GROUPES THEMATIQUES NATIONAUX

TABLEAU DE PRESENTATION DES PROJETS DES GROUPES THEMATIQUES NATIONAUX TABLEAU DE PRESENTATION DES PROJETS DES GROUPES THEMATIQUES NATIONAUX FNCUMA Provence-Alpes-Côted'Azur, Pays de la Loire (sous, Nord-Pasde-Calais (sous L'entrepreneuriat collectif : quelles solutions pour

Plus en détail

Annexe 3 Programmes des classes préparatoires aux Grandes Ecoles

Annexe 3 Programmes des classes préparatoires aux Grandes Ecoles Annexe 3 Programmes des classes préparatoires aux Grandes Ecoles Filière : économique et commerciale Option : Economique (ECE) Discipline : Economie, sociologie et histoire du monde contemporain (ESH)

Plus en détail

Les usages et les potentialités d'application des SIG sont diverses et variés. Citons quelques exemples (liste non-exhaustive):

Les usages et les potentialités d'application des SIG sont diverses et variés. Citons quelques exemples (liste non-exhaustive): Un SIG, outil de production cartographique et de gestion de données Les Systèmes d'information Géographique sont des systèmes d'information qui vont vous permettre d'acquérir, de traiter, d'organiser et

Plus en détail

P.L.A.G.E. Plan Local d Actions pour la Gestion Energétique. Appel à Candidature 2007 pour le logement collectif

P.L.A.G.E. Plan Local d Actions pour la Gestion Energétique. Appel à Candidature 2007 pour le logement collectif P.L.A.G.E Plan Local d Actions pour la Gestion Energétique Appel à Candidature 2007 pour le logement collectif Candidature à introduire pour le 29 juin 2007 Bruxelles Environnement - IBGE Gulledelle, 100

Plus en détail

SYSTEMES D INFORMATION GEOGRAPHIQUE

SYSTEMES D INFORMATION GEOGRAPHIQUE SYSTEMES D INFORMATION GEOGRAPHIQUE VOS CONTACTS : Sandrine LIEBART Conseillère Formation Génie Technique et Ecologique, Systèmes d'information Géographique sandrine.liebart@cnfpt.fr Sylviane BOUGEROLLE

Plus en détail

LA SURVEILLANCE ET LE SUIVI DE L'ENVIRONNEMENT. Pierre Guimont Conseiller en environnement Unité Environnement Division Équipement, Hydro-Québec

LA SURVEILLANCE ET LE SUIVI DE L'ENVIRONNEMENT. Pierre Guimont Conseiller en environnement Unité Environnement Division Équipement, Hydro-Québec LA SURVEILLANCE ET LE SUIVI DE L'ENVIRONNEMENT Pierre Guimont Conseiller en environnement Unité Environnement Division Équipement, Hydro-Québec Introduction L'un des principes directeurs de la politique

Plus en détail

Le plan de gestion jardin FICHE PRATIQUE

Le plan de gestion jardin FICHE PRATIQUE Le plan de gestion jardin FICHE PRATIQUE Définition rapide : Un plan de gestion jardin est un document de programmation qui aide le propriétaire ou le gestionnaire à planifier sur une durée déterminée

Plus en détail

Techniques culturales de captage des eaux pluviales

Techniques culturales de captage des eaux pluviales KHARMOUCH Mohamed: Ingénieur en Génie Rural Direction de l Irrigation et de l Aménagement de l Espace Agricole Techniques culturales de captage des eaux pluviales PLAN 1- L EAU RESSOURCE RARE 2- PESPECTIVES/LA

Plus en détail

Recommandations du séminaire

Recommandations du séminaire UNION DU MAGHREB ARABE SECRÉTARIAT GÉNÉRAL RABAT Banque Africaine de Développement Le Secrétariat Général de l`uma, avec l`appui de la BAD, a organisé un Séminaire Maghrébin sur l adaptation de l Agriculture,

Plus en détail

LA GESTION DURABLE DE L ARGANERAIE ET LES ENJEUX DE LUTTE CONTRE LA DESRTIFICATION

LA GESTION DURABLE DE L ARGANERAIE ET LES ENJEUX DE LUTTE CONTRE LA DESRTIFICATION HAUT COMMISSARIAT AUX EAUX ET FORETS ET A LA LUTTE CONTRE LA DESERTIFICATION LA GESTION DURABLE DE L ARGANERAIE ET LES ENJEUX DE LUTTE CONTRE LA DESRTIFICATION Plan présentation Ecosystème arganier Stratégie

Plus en détail

au concept de «développement durable» Pour une éducation ouverte sur le monde

au concept de «développement durable» Pour une éducation ouverte sur le monde Fiche prolongement 6 Du lien entre environnement et développement au concept de «développement durable» Pour une éducation ouverte sur le monde 20% de la population mondiale consomme 87 % des ressources

Plus en détail

La dématérialisation des documents d'urbanisme

La dématérialisation des documents d'urbanisme La dématérialisation des documents Boîte à outils Fiche thématique n 1 PAN ADS Contexte Le document est un outil de connaissance et de planification du territoire. Il définit les principes d'aménagement,

Plus en détail

Conférence d orientation du Gis Sol 5 juin 2007 INRA Paris

Conférence d orientation du Gis Sol 5 juin 2007 INRA Paris Exploitation et valorisation des données pédologiques pour l aménagement à l échelle régionale Christian THIBAULT, directeur de l environnement urbain et rural à l IAURIF Conférence d orientation du Gis

Plus en détail

4 pour 1 000. rejoignez L initiative. Les sols pour la sécurité alimentaire et le climat

4 pour 1 000. rejoignez L initiative. Les sols pour la sécurité alimentaire et le climat rejoignez L initiative 4 pour 1 000 Les sols pour la sécurité alimentaire et le climat En s appuyant sur une documentation scientifique solide et des actions concrètes sur le terrain, l initiative «4 pour

Plus en détail

PRINCIPES ET METHODOLOGIE DE CONCEPTION DU RESEAU DE SURVEILLANCE DE L ETAT CHIMIQUE

PRINCIPES ET METHODOLOGIE DE CONCEPTION DU RESEAU DE SURVEILLANCE DE L ETAT CHIMIQUE DIRECTION GENERALE DES RESSOURCES NATURELLES ET DE L ENVIRONNEMENT DIVISION DE L EAU Direction des Eaux souterraines Directive-Cadre de l eau PRINCIPES ET METHODOLOGIE DE CONCEPTION DU RESEAU DE SURVEILLANCE

Plus en détail

Royaume du Maroc. Ahmed EL BOUARI Chef de la Division des Aménagements MAPM/DIAEA SOMMAIRE

Royaume du Maroc. Ahmed EL BOUARI Chef de la Division des Aménagements MAPM/DIAEA SOMMAIRE Royaume du Maroc Ministère de l Agriculture et de la Pêche Maritime Royaume du Maroc DIRECTION DE L IRRIGATION ET DE L AMENAGEMENT DE L ESPACE AGRICOLE PLACE DE LA TOPOGRAPHIE DANS L AMENAGEMENT DE L ESPACE

Plus en détail

La cartographie des habitats de la RNN de Saint-Quentin-en-Yvelines, L inventaire des zones humides de l Etablissement public Paris-Saclay,

La cartographie des habitats de la RNN de Saint-Quentin-en-Yvelines, L inventaire des zones humides de l Etablissement public Paris-Saclay, FICHE DE SYNTHESE Contexte : Les zones humides sont des milieux rares à l échelon national (4% du territoire) et fortement menacés par les activités anthropiques. La publication, en France en 1994, de

Plus en détail

Chapitre 1 : Introduction aux bases de données

Chapitre 1 : Introduction aux bases de données Chapitre 1 : Introduction aux bases de données Les Bases de Données occupent aujourd'hui une place de plus en plus importante dans les systèmes informatiques. Les Systèmes de Gestion de Bases de Données

Plus en détail

ANNONCE PRELIMINAIRE

ANNONCE PRELIMINAIRE ANNONCE PRELIMINAIRE Workshop International Changements Climatiques et Adaptation en Afrique - Le Rôle des Technologies Spatiales - Alger (Algérie) les 22, 23 et 24 octobre 2007 Organisé par : L'Agence

Plus en détail

Schéma d Aménagement et de Gestion et de des. Bureau humides la» CLE

Schéma d Aménagement et de Gestion et de des. Bureau humides la» CLE Schéma d Aménagement et de Gestion et de des Gestion Eaux de Eaux du bassin du bassin du Loir du Loir Demi-journée d information et d échange sur la thématique «zones Bureau humides la» CLE Le 25 avril

Plus en détail

Au regard de ces observations, les conseillers émettent un avis favorable au rapport du Conseil Régional.

Au regard de ces observations, les conseillers émettent un avis favorable au rapport du Conseil Régional. C. Une nécessaire clarification des règles relatives aux mesures compensatoires Dans le cadre du principe «Eviter Réduire - Compenser», les conseillers rappellent la nécessité de clarifier les règles inhérentes

Plus en détail

«Bases de données géoréférencées pour la gestion agricole et environnementale en Roumanie»

«Bases de données géoréférencées pour la gestion agricole et environnementale en Roumanie» «Bases de données géoréférencées pour la gestion agricole et environnementale en Roumanie» Dr. Alexandru BADEA Directeur Applications Spatiales Agence Spatiale Roumaine Tél : +40(0)744506880 alexandru.badea@rosa.ro

Plus en détail

Synthèse du questionnaire en ligne

Synthèse du questionnaire en ligne èmes Rencontres Régionales pour la Biodiversité VENDREDI SEPTEMBRE 0 Université de Caen Basse-Normandie Amphithéâtre Oresme Vers un observatoire régional de la biodiversité en Basse-Normandie Synthèse

Plus en détail

RESSOURCES EN EAU, USAGES ET CONCURRENCES DANS LA JEFFARA TUNISIENNE

RESSOURCES EN EAU, USAGES ET CONCURRENCES DANS LA JEFFARA TUNISIENNE Série Usages, appropriation, gestion des écosystèmes Documents de recherche n 1 RESSOURCES EN EAU, USAGES ET CONCURRENCES DANS LA JEFFARA TUNISIENNE Bruno ROMAGNY, Henri GUILLAUME, Hédi BEN OUEZDOU, Sébastien

Plus en détail

1 LE TERRITOIRE. DECLIC Drôme : Eau, CLimat et Impacts liés aux Changements FICHE INITIATIVE

1 LE TERRITOIRE. DECLIC Drôme : Eau, CLimat et Impacts liés aux Changements FICHE INITIATIVE FICHE INITIATIVE DECLIC Drôme : Eau, CLimat et Impacts liés aux Changements 1 LE TERRITOIRE Le département de la Drôme est particulièrement intéressant pour une étude climatologique car : c est une mosaïque

Plus en détail

Accompagnement de la deuxième phase de la démarche de prospective territoriale «Savoie 2040»

Accompagnement de la deuxième phase de la démarche de prospective territoriale «Savoie 2040» Accompagnement de la deuxième phase de la démarche de prospective territoriale «Savoie 2040» 1 Programme de l après-midi 1. Pourquoi cette démarche? 2. Approche systémique de la Savoie 3. Les travaux en

Plus en détail

COLLOQUE INTERNATIONAL. Lieu : Faculté de droit et sciences politiques Nantes. Date : 24 et 25 septembre 2015

COLLOQUE INTERNATIONAL. Lieu : Faculté de droit et sciences politiques Nantes. Date : 24 et 25 septembre 2015 COLLOQUE INTERNATIONAL PENSER ET METTRE EN ŒUVRE LES TRANSITIONS ECOLOGIQUES Lieu : Faculté de droit et sciences politiques Nantes Date : 24 et 25 septembre 2015 APPEL À CONTRIBUTION : COLLOQUE ET OUVRAGE

Plus en détail

Titre ingénieur : Titre ingénieur diplômé de l'ecole Nationale du Génie de l'eau et de l'environnement de Strasbourg (ENGEES)

Titre ingénieur : Titre ingénieur diplômé de l'ecole Nationale du Génie de l'eau et de l'environnement de Strasbourg (ENGEES) Le Répertoire National des Certifications Professionnelles (RNCP) Résumé descriptif de la certification Intitulé Titre ingénieur : Titre ingénieur diplômé de l'ecole Nationale du Génie de l'eau et de l'environnement

Plus en détail

Traduire une démarche d évaluation environnementale

Traduire une démarche d évaluation environnementale Fiche pratique 4 Cadrage préalable et évaluation environnementale des documents d urbanisme Traduire une démarche d évaluation environnementale a b c d e f g h i différents éléments attendus du rapport

Plus en détail

Initiation d une base de donnée documentaire et réglementaire

Initiation d une base de donnée documentaire et réglementaire Initiation d une base de donnée documentaire et réglementaire Rapport Septembre 2007 Sommaire Chapitre 1 : Présentation de l outil «Base de donnée» du Pays Marennes Oléron.. p.5 1. Définition et principe...

Plus en détail

Agences de Bassins Hydrauliques & Gouvernance de l eau

Agences de Bassins Hydrauliques & Gouvernance de l eau ROYAUME DU MAROC Secrétariat d État chargé de l Eau et de l Environnement Agences de Bassins Hydrauliques & Gouvernance de l eau Mohamed HACHIMI Du 08 au 09/07/2009 à Tunis Gouvernance au niveau des Agences

Plus en détail

MISE EN COMPATIBILITE DES DOCUMENTS D URBANISME

MISE EN COMPATIBILITE DES DOCUMENTS D URBANISME MISE EN COMPATIBILITE DES DOCUMENTS D URBANISME AVEC LE SDAGE DU BASSIN ARTOIS-PICARDIE 2010 FICHE 1. LES ORIENTATIONS ET DISPOSITIONS DU SDAGE A TRADUIRE DANS LES DOCUMENTS D URBANISME DIRECTIONS DEPARTEMENTALES

Plus en détail

ILWAC UNE THEMATIQUE CRUCIALE ET UN PROJET INNOVENT

ILWAC UNE THEMATIQUE CRUCIALE ET UN PROJET INNOVENT ILWAC GESTION INTEGREE DE LA TERRE ET DE L EAU POUR L ADAPTATION A LA VARIABILITE ET AU CHANGEMENT CLIMATIQUE RAPPORT DE SYNTHESE UNE THEMATIQUE CRUCIALE ET UN PROJET INNOVENT A l'instar des autres pays

Plus en détail

Master en urbanisme et aménagement du territoire

Master en urbanisme et aménagement du territoire Institut supérieur d'urbanisme et de rénovation urbaine Master en urbanisme et aménagement du territoire L ISURU propose une formation unique de Master en urbanisme et aménagement du territoire (120 ects)

Plus en détail

MOUSSY LE VIEUX 2 PROJET D AMENAGEMENT ET DE DEVELOPPEMENT DURABLE URBANISME. FARHI ALEXANDRINE Impasse de la Forge 77550 REAU

MOUSSY LE VIEUX 2 PROJET D AMENAGEMENT ET DE DEVELOPPEMENT DURABLE URBANISME. FARHI ALEXANDRINE Impasse de la Forge 77550 REAU MOUSSY LE VIEUX 2 PROJET D AMENAGEMENT ET DE DEVELOPPEMENT DURABLE. URBANISME FARHI ALEXANDRINE Impasse de la Forge 77550 REAU Tél. 01 60 60 87 98 Fax. 01 60 60 82 55 Présent document émis le 29 Décembre

Plus en détail

Atelier "INVENTAIRES" - PARIS 10-12 décembre 2008 DOCUMENT DE REFERENCE

Atelier INVENTAIRES - PARIS 10-12 décembre 2008 DOCUMENT DE REFERENCE Euromed Heritage IV Un programme financé par l Union Européenne EUROMED HERITAGE Cadre institutionnel et légal Atelier "INVENTAIRES" - PARIS 10-12 décembre 2008 DOCUMENT DE REFERENCE Coordination : Frank

Plus en détail

REFERENTIEL ACTIVITES ET COMPETENCES

REFERENTIEL ACTIVITES ET COMPETENCES SEILLER EMPLOIV CONSEILLER EMPLOI FORMATION INSERTION REFERENTIEL ACTIVITES ET COMPETENCES FONCTION 1 : INTERVENTION AUPRÈS DES PERSONNES ÉLABORATION DE PROJETS ET ACCOMPAGNEMENT DE PARCOURS D INSERTION

Plus en détail

LES FICHES TECHNIQUES DU C.D.P.N.E. Février 2004. FICHE n 1 - METTRE EN PLACE UNE POLITIQUE DE DEVELOPPEMENT DURABLE DANS SA COMMUNE

LES FICHES TECHNIQUES DU C.D.P.N.E. Février 2004. FICHE n 1 - METTRE EN PLACE UNE POLITIQUE DE DEVELOPPEMENT DURABLE DANS SA COMMUNE LES FICHES TECHNIQUES DU C.D.P.N.E. Février 2004 Rédacteur : Jean-Marc FAUCONNIER - Téléphone : 02 54 51 56 70 e-mail : cdpne@wanadoo.fr FICHE n 1 - METTRE EN PLACE UNE POLITIQUE DE DEVELOPPEMENT DURABLE

Plus en détail

LES ZONES HUMIDES POTENTIELLEMENT : Projet de guide ZH Agence de l Eau Loire-Bretagne - Ouest-Aménagement Colloque SAGE M.

LES ZONES HUMIDES POTENTIELLEMENT : Projet de guide ZH Agence de l Eau Loire-Bretagne - Ouest-Aménagement Colloque SAGE M. LES ZONES HUMIDES POTENTIELLEMENT : Espaces de forte valeur patrimoniale (faune et flore) : - refuges de biodiversité (nombreuses espèces végétales et animales) - milieux («habitats naturels») favorables

Plus en détail

Le géomarketing - Page 1 sur 7

Le géomarketing - Page 1 sur 7 Le géomarketing - Page 1 sur 7 LES DOSSIERS MADWATCH.net méthodes Le Géomarketing Novembre 2003 Nb de pages : 7 Le géomarketing - Page 2 sur 7 Créé dans les années 80, la plupart des applications du géomarketing

Plus en détail

COMMENT OBTENIR DES RENSEIGNEMENTS?

COMMENT OBTENIR DES RENSEIGNEMENTS? Université Lyon 2 Institut d Urbanisme de Lyon MASTER mention URBANISME, AMENAGEMENT M1 PREMIERE ANNEE 2011-2012 Responsable : Roelof VERHAGE Mention du domaine «SCIENCES DES SOCIETES ET DE LEUR ENVIRONNEMENT»

Plus en détail

La base de données régionale sur les sols. d Alsace. La base de données régionale sur les sols d Alsace

La base de données régionale sur les sols. d Alsace. La base de données régionale sur les sols d Alsace 3 outils complémentaires pour connaître les sols en Alsace La base de données régionale sur les sols d Alsace Le guide des sols d Alsace La base de données régionale sur les sols Le réseau de mesure de

Plus en détail

EFFETS DES AMENAGEMENTS ANTI EROSIFS SUR LA PROTECTION DES ROUTES ET LA FLUIDITE DU TRANSPORT TERRESTRE

EFFETS DES AMENAGEMENTS ANTI EROSIFS SUR LA PROTECTION DES ROUTES ET LA FLUIDITE DU TRANSPORT TERRESTRE REPUBLIQUE TUNISIENNE Ministère de l agriculture est des ressources hydrauliques Direction générale de l aménagement et de la conservation des terres EFFETS DES AMENAGEMENTS ANTI EROSIFS SUR LA PROTECTION

Plus en détail

Révision générale du plan local d urbanisme

Révision générale du plan local d urbanisme Révision générale du plan local d urbanisme Qu est ce qu un plan local d urbanisme? Le PLU est un outil d'aménagement et de gestion de l'espace qui permet de planifier, maîtriser et ordonner l'organisation

Plus en détail

AMTEC RESOURCES MANAGEMENT LTD. CREATION D UNE BANQUE DE DONNEES DONNEES GEOSPATIALES NATIONALE

AMTEC RESOURCES MANAGEMENT LTD. CREATION D UNE BANQUE DE DONNEES DONNEES GEOSPATIALES NATIONALE AMTEC RESOURCES MANAGEMENT LTD. CREATION D UNE BANQUE DE DONNEES GEOSPATIALE CREATION A D UNE L ECHELLE BANQUE NATIONAL DE DONNEES GEOSPATIALES NATIONALE 1 AMTEC RESOURCES MANAGEMENT LTD. P O Box 3463

Plus en détail

DÉPARTEMENT DE MÉDECINE SOCIALE ET PRÉVENTIVE UNIVERSITÉ DE MONTRÉAL DESCRIPTION DE COURS

DÉPARTEMENT DE MÉDECINE SOCIALE ET PRÉVENTIVE UNIVERSITÉ DE MONTRÉAL DESCRIPTION DE COURS DÉPARTEMENT DE MÉDECINE SOCIALE ET PRÉVENTIVE UNIVERSITÉ DE MONTRÉAL DESCRIPTION DE COURS SIGLE : MSO 6039 TITRE : Sc. humaines/sociales en santé publique BRÈVE DESCRIPTION : Introduction aux concepts

Plus en détail

IDENTIFICATION DES ZONES FAVORABLES POUR LES FORAGES MANUELS RAPPORT FINAL SUR LA METHODOLOGIE UTILISÉE ET LES RÉSULTATS OBTENUS

IDENTIFICATION DES ZONES FAVORABLES POUR LES FORAGES MANUELS RAPPORT FINAL SUR LA METHODOLOGIE UTILISÉE ET LES RÉSULTATS OBTENUS IDENTIFICATION DES ZONES FAVORABLES POUR LES FORAGES MANUELS RAPPORT FINAL SUR LA METHODOLOGIE UTILISÉE ET LES RÉSULTATS OBTENUS Introduction 4 Collecte des données 5 Méthodologie 5 Principaux problèmes

Plus en détail

CHARTE INTERNATIONALE DU TOURISME CULTUREL La Gestion du Tourisme aux Sites de Patrimoine Significatif (1999)

CHARTE INTERNATIONALE DU TOURISME CULTUREL La Gestion du Tourisme aux Sites de Patrimoine Significatif (1999) CHARTE INTERNATIONALE DU TOURISME CULTUREL La Gestion du Tourisme aux Sites de Patrimoine Significatif (1999) Adoptée par ICOMOS à la 12è Assemblée Générale au Mexique, Octobre 1999. INTRODUCTION Principes

Plus en détail

Extrait du plan de déplacements urbains de la communauté urbaine de Brest. Projet approuvé par le Conseil de Communauté du 22 mars 2002

Extrait du plan de déplacements urbains de la communauté urbaine de Brest. Projet approuvé par le Conseil de Communauté du 22 mars 2002 Extrait du plan de déplacements urbains de la communauté urbaine de Brest Projet approuvé par le Conseil de Communauté du 22 mars 2002 1 Chaque jour vont et viennent dans la Communauté Urbaine de Brest

Plus en détail

PLATEFORME D INGENIERIE TERRITORIALE PHASE EXPERIMENTATION. Axe 1 : ACCOMPAGNEMENT DE PROJETS COMPLEXES

PLATEFORME D INGENIERIE TERRITORIALE PHASE EXPERIMENTATION. Axe 1 : ACCOMPAGNEMENT DE PROJETS COMPLEXES Offre de service : ASSISTANCE POUR LA MISE EN PLACE EQUIPE PROJET Appui méthodologique et expertise sur des projets complexes nécessitant des expertises techniques poussées au regard de l évolution des

Plus en détail

VII RÉUNION DES MINISTRES DE L AGRICULTURE ET DE LA PÊCHE DES PAYS MEMBRES DU CIHEAM DÉCLARATIONS FINALES

VII RÉUNION DES MINISTRES DE L AGRICULTURE ET DE LA PÊCHE DES PAYS MEMBRES DU CIHEAM DÉCLARATIONS FINALES VII RÉUNION DES MINISTRES DE L AGRICULTURE ET DE LA PÊCHE DES PAYS MEMBRES DU CIHEAM DÉCLARATIONS FINALES 1. L agriculture et la pêche sont des secteurs essentiels pour le développement social et économique

Plus en détail

5.1.1 La procédure pour la description d'une situation-problème

5.1.1 La procédure pour la description d'une situation-problème 5 LE CHOIX DES PARTIES DE COURS : UNE PROGRESSION DES APPRENTISSAGES Éléments du cinquième chapitre 5.1 La description de la situation-problème finale 5.1.1 La procédure pour la description d'une situation-problème

Plus en détail

LICENCE GÉOGRAPHIE. Domaine ministériel : SCIENCES HUMAINES ET SOCIALES Secteur(s) d'activité : Droit / Science politique Mention : GÉOGRAPHIE

LICENCE GÉOGRAPHIE. Domaine ministériel : SCIENCES HUMAINES ET SOCIALES Secteur(s) d'activité : Droit / Science politique Mention : GÉOGRAPHIE LICENCE GÉOGRAPHIE Domaine ministériel : SCIENCES HUMAINES ET SOCIALES Secteur(s) d'activité : Droit / Science politique Mention : GÉOGRAPHIE Présentation Etablissement Objectifs Offrir aux étudiants des

Plus en détail

Termes de Référence pour l organisation des ateliers pays préparatoires

Termes de Référence pour l organisation des ateliers pays préparatoires Termes de Référence pour l organisation des ateliers pays préparatoires Le contexte en quelques mots Après l année 2014 dédiée à l agriculture familiale qui constitue l un des facteurs d importance majeure

Plus en détail

STRATEGIE NATIONALE GESTION DU RISQUE INONDATION

STRATEGIE NATIONALE GESTION DU RISQUE INONDATION Contribution CCI de région PACA STRATEGIE NATIONALE GESTION DU RISQUE INONDATION L évaluation préliminaire nationale a montré l'impact économique majeur des inondations, sachant que les zones potentiellement

Plus en détail

URBANITES! Lausanne, 16 février 2015!

URBANITES! Lausanne, 16 février 2015! URBANITES Lausanne, 16 février 2015 Urbanistes dans la ville : enjeux de la formation savoirs, savoir-faire, savoir dire Antonio Da Cunha Professeur ordinaire Institut de géographie et durabilité Faculté

Plus en détail

Ressources pour le lycée général et technologique

Ressources pour le lycée général et technologique éduscol Ressources pour le lycée général et technologique Ressources pour la classe terminale de la série ST2S Sciences et techniques sanitaires et sociales Ces documents peuvent être utilisés et modifiés

Plus en détail

CHARTE MAGHREBINE POUR LA PROTECTION DE L ENVIRONNEMENT ET LE DÉVELOPPEMENT DURABLE

CHARTE MAGHREBINE POUR LA PROTECTION DE L ENVIRONNEMENT ET LE DÉVELOPPEMENT DURABLE CHARTE MAGHREBINE POUR LA PROTECTION DE L ENVIRONNEMENT ET LE DÉVELOPPEMENT DURABLE Véme Session du Conseil de la Présidence de l UMA Nouakchott, 11 novembre 1992 1 INTRODUCTION A notre époque, les questions

Plus en détail

Diplôme d études supérieures spécialisées en analyse et prévention des risques naturels

Diplôme d études supérieures spécialisées en analyse et prévention des risques naturels Diplôme d études supérieures spécialisées en analyse et prévention des risques naturels Préparé par : Le comité de programme de cycle supérieur en géographie Page 1 Objectifs du programme 1.1 Objectif

Plus en détail

SOMMAIRE OBJET ET CHAMP D'APPLICATION DE LA NORME... 1-4 INTRODUCTION... 5-11 DATE D'APPLICATION... 12

SOMMAIRE OBJET ET CHAMP D'APPLICATION DE LA NORME... 1-4 INTRODUCTION... 5-11 DATE D'APPLICATION... 12 IES 3 SOMMAIRE Paragraphes OBJET ET CHAMP D'APPLICATION DE LA NORME... 1-4 INTRODUCTION... 5-11 DATE D'APPLICATION... 12 DES PROFESSIONNELS COMPTABLES... 13-18 ENSEIGNEMENT GENERAL... 19 24 Novembre 2006

Plus en détail

ABREGE D'EVALUATION EXTERNE DU SSAD L ESTUAIRE

ABREGE D'EVALUATION EXTERNE DU SSAD L ESTUAIRE Biarritz, le 05 janvier 2015 ABREGE D'EVALUATION EXTERNE DU SSAD L ESTUAIRE SSAD l'estuaire, 60 Av. de Bodon 44250 Saint-Brévin les Pins SARL B.S.A : Bureau de Sociologie Appliquée 1 bis place Georges

Plus en détail

«Composition et évolution des modèles de performance des places portuaires, en tant que maillons des chaines logistiques globales»

«Composition et évolution des modèles de performance des places portuaires, en tant que maillons des chaines logistiques globales» «Composition et évolution des modèles de performance des places portuaires, en tant que maillons des chaines logistiques globales» Olivier DESPLEBIN Doctorant en Sciences de Gestion - Université du Havre

Plus en détail

OPÉRATION D'AMÉNAGEMENT DOMAINE DES BRISES

OPÉRATION D'AMÉNAGEMENT DOMAINE DES BRISES OPÉRATION D'AMÉNAGEMENT DOMAINE DES BRISES - Concertation préalable / Février 2015 - La SHLMR est propriétaire d'une vaste parcelle (EH 44), implantée en partie basse du quartier résidentiel de La Montagne

Plus en détail

PSADER du Haut-Bugey. du programme d actions. Comité PRADR Vendredi 7 janvier 2011

PSADER du Haut-Bugey. du programme d actions. Comité PRADR Vendredi 7 janvier 2011 PSADER du Haut-Bugey Présentation du programme d actions Comité PRADR Vendredi 7 janvier 2011 Territoire du Haut-Bugey Un bassin de 60 000 habitants (géographiquement très concentrés) Deux «capitales»

Plus en détail

CONTRAT CADRE BENEFICIAIRE EUROPEAID/119860/C/SV/multi Lot N 1 : Développement rural et sécurité alimentaire. TERMES DE REFERENCE Version finale

CONTRAT CADRE BENEFICIAIRE EUROPEAID/119860/C/SV/multi Lot N 1 : Développement rural et sécurité alimentaire. TERMES DE REFERENCE Version finale CONTRAT CADRE BENEFICIAIRE EUROPEAID/119860/C/SV/multi Lot N 1 : Développement rural et sécurité alimentaire TERMES DE REFERENCE Version finale Etude de faisabilité Projet d'appui à la Confédération Nationale

Plus en détail

Marie BONNIN (C3ED-IRD, Guyancourt), Mireille JARDIN (MAB France) Proposition de modèle de loi

Marie BONNIN (C3ED-IRD, Guyancourt), Mireille JARDIN (MAB France) Proposition de modèle de loi Traduction juridique du concept de réserve de biosphère en droit national Marie BONNIN (C3ED-IRD, Guyancourt), Mireille JARDIN (MAB France) Proposition de modèle de loi Ce projet de modèle de loi a été

Plus en détail

ANNEXE V : DÉFINITION DES ÉPREUVES PONCTUELLES ET DES SITUATIONS D'EVALUATION EN COURS DE FORMATION

ANNEXE V : DÉFINITION DES ÉPREUVES PONCTUELLES ET DES SITUATIONS D'EVALUATION EN COURS DE FORMATION ANNEXE V : DÉFINITION DES ÉPREUVES PONCTUELLES ET DES SITUATIONS D'EVALUATION EN COURS DE FORMATION E1 FRANÇAIS (Coef 3) U1 1. Objectif L objectif visé est de vérifier l aptitude des candidats à communiquer

Plus en détail

Gestion durable des ressources naturelles de l ile de Pâques

Gestion durable des ressources naturelles de l ile de Pâques Gestion durable des ressources naturelles de l ile de Pâques Et si vous décidiez de soutenir notre projet à Rapa Nui*? L île de Pâques est connue pour ses gigantesques statues de pierre, les moai. D une

Plus en détail

Séminaire RDI2015. P r é s e n t a t i o n

Séminaire RDI2015. P r é s e n t a t i o n P r é s e n t a t i o n Séminaire RDI 2015 Séminaire RDI2015 La politique RDI au service de la gestion de l eau et des milieux aquatiques : point d étape et perspectives Les finalités opérationnelles des

Plus en détail

L'ore Master Eau Montpellier

L'ore Master Eau Montpellier L'ore Master Eau Montpellier Thierry Rieu 04 Novembre 2013 Master Eau - Montpellier Une ore unique en sciences de l'eau, intégrée et spécialisée 110 UE, 100 étudiants par promo, 5 spécialités dont Spécialité

Plus en détail

Evaluation environnementale des ICPE

Evaluation environnementale des ICPE Evaluation environnementale des ICPE Retours d'expérience sur les dossiers de demandes d'autorisation ICPE : outils, méthodologie et points de vigilance Séminaire du 16 octobre 2015 Ministère de l écologie,

Plus en détail

Plan Local d'urbanisme

Plan Local d'urbanisme Porter à connaissance de l Etat Permanent = pas de délai minimal Plan Local d'urbanisme 1. L'Elaboration du PLU Du POS au PLU, une nouvelle manière de penser notre développement Le PLU est un projet cohérent

Plus en détail

Annexe V ANNEXE CONCERNANT LA MISE EN ŒUVRE AU NIVEAU RÉGIONAL POUR L'EUROPE CENTRALE ET ORIENTALE. Article premier OBJET.

Annexe V ANNEXE CONCERNANT LA MISE EN ŒUVRE AU NIVEAU RÉGIONAL POUR L'EUROPE CENTRALE ET ORIENTALE. Article premier OBJET. Annexe V ANNEXE CONCERNANT LA MISE EN ŒUVRE AU NIVEAU RÉGIONAL POUR L'EUROPE CENTRALE ET ORIENTALE Article premier OBJET La présente annexe a pour objet de donner des lignes directrices et d'indiquer les

Plus en détail

La gestion de projet

La gestion de projet La gestion de projet Sommaire Le contrôle de gestion hospitalier Rappel Contexte Utilité et enjeux Les outils Par où commencer? (Diagnostic, priorités) Organisation et moyens pour la mise en œuvre des

Plus en détail

CHARTE MAGHRÉBINE POUR LA PROTECTION DE L'ENVIRONNEMENT ET LE DÉVELOPPEMENT DURABLE. Introduction

CHARTE MAGHRÉBINE POUR LA PROTECTION DE L'ENVIRONNEMENT ET LE DÉVELOPPEMENT DURABLE. Introduction CHARTE MAGHRÉBINE POUR LA PROTECTION DE L'ENVIRONNEMENT ET LE DÉVELOPPEMENT DURABLE Vème Session du Conseil de la Présidence de l'uma Nouakchott, 11 novembre 1992 Traduction non officielle Introduction

Plus en détail

La politique de développement rural 2015-2020 en Rhône-Alpes

La politique de développement rural 2015-2020 en Rhône-Alpes La politique de développement rural 2015-2020 en Rhône-Alpes Quels enjeux pour l agriculture du Sud Isère? Assemblée générale de SITADEL 14 avril 2015 Saint-Jean d Hérans JM Noury, Suaci Montagn Alpes

Plus en détail

Licence préparatoire au Master Urbanisme et Aménagement 2014-2015 Responsable : Laurence ROCHER

Licence préparatoire au Master Urbanisme et Aménagement 2014-2015 Responsable : Laurence ROCHER Université Lyon 2 - Faculté de Géographie, Histoire, Histoire de l Art, Tourisme Institut d Urbanisme de Lyon LICENCE GEOGRAPHIE - AMENAGEMENT Parcours AMENAGEMENT ETUDES URBAINES Licence préparatoire

Plus en détail

Sauveterre-de-Guyenne. Eléments d'analyse et enjeux Organisation économique du territoire. PLU Phase 1 - diagnostic

Sauveterre-de-Guyenne. Eléments d'analyse et enjeux Organisation économique du territoire. PLU Phase 1 - diagnostic SauveterredeGuyenne Eléments d'analyse et enjeux Organisation économique du territoire PLU Phase 1 diagnostic Agglomération bordelaise Libourne CastillonlaBataille SteFoylaGrande Bergerac SauveterredeGuyenne

Plus en détail

ORGANISATION POUR LA MISE EN VALEUR DU FLEUVE SENEGAL (OMVS)

ORGANISATION POUR LA MISE EN VALEUR DU FLEUVE SENEGAL (OMVS) ORGANISATION POUR LA MISE EN VALEUR DU FLEUVE SENEGAL (OMVS) PROJET DE GESTION DES RESSOURCES EN EAU ET DE L ENVIRONNEMENT DU BASSIN DU FLEUVE SENEGAL (GEF/BFS) ATELIER DE CONCERTATION SUR LA GESTION DES

Plus en détail