Entre sucres et édulcorants Comment faut-il sucrer les aliments? tol) dont le pouvoir sucrant est proche de celui du saccharose.

Dimension: px
Commencer à balayer dès la page:

Download "Entre sucres et édulcorants Comment faut-il sucrer les aliments? tol) dont le pouvoir sucrant est proche de celui du saccharose."

Transcription

1 Entre sucres et édulcorants Comment faut-il sucrer les aliments? Martine Champ* Introduction Si tous les ingrédients disponibles sur le marché sont supposés ne pas présenter de danger pour le consommateur, le sucre et autres sucres et l aspartame sont régulièrement montrés du doigt Quels sont les avantages et inconvénients respectifs de ces composés? Sontils susceptibles de nuire à la santé des consommateurs lorsqu ils sont consommés raisonnablement ou en excès? Francesco Dibartolo - 123rf.com *CRNH, UMR PhAN INRA-Université, Nantes tol) dont le pouvoir sucrant est proche de celui du saccharose. La perception du goût sucré Le goût sucré semble être apprécié par tous les nouveaunés alors que l attirance pour d autres goûts ne vient que plus tardivement. Ils préfèrent généralement les solutions qui sont plus sucrées que le lait maternel qui contient du lactose comme principal glucide (1, 2). Beaucoup d entre nous conservent une préférence pour les goûts sucrés tandis que d autres seront plus attirés par les goûts salés et/ou amers. La perception du goût sucré réside dans les bourgeons du goût, présents sur la langue. Ce n est qu en 2001 que les mécanismes biomoléculaires de la perception du goût Stricto sensu, un édulcorant est une «substance qui donne une saveur douce». Le saccharose (notre sucre de table) (Fig. 1), les sirops de glucose ou de fructose, le miel, l aspartame (Fig. 1), la saccharine ou le xylitol sont donc quelques-uns des ingrédients disponibles pour les consommateurs et les industriels pour édulcorer les aliments. Le mot édulcorant est cependant le plus souvent utilisé pour désigner des ingrédients destinés à conférer un goût sucré à un aliment ou un médicament sans apporter de calories. Nous réserverons donc ce terme aux édulcorants intenses (i.e. aspartame, acésulfame K ou stévia) et aux édulcorants de charge (principalement les polyols dont le xylitol ou le maltisucré ont été élucidés. Les protéines réceptrices responsables de la génération des signaux qui sont au final interprétés comme goût sucré sont membres de la famille des T1R. La protéine TlR3 constitue un complexe avec la protéine TlR2 pour former un récepteur couplé à la protéine-g qui est le récepteur du goût sucré chez les mammifères (3). Les sucres et autres édulcorants de nature glucidique Le glucose Le glucose est le principal représentant des oses. Il est synonyme de dextrose lorsqu il s agit du D-glucose. Il est directement assimilable par l organisme dont c est un carburant essentiel, notamment pour le cerveau. Son Diabète & Obésité Juin 2011 vol. 6 numéro

2 pouvoir sucrant est inférieur à celui du saccharose (Tab. 1). Il est utilisé dans les industries agroalimentaires en tant qu agent de charge (sous forme cristalline monohydratée ou de sirop concentré). Le fructose Le fructose est un ose du groupe des cétoses que l on trouve en abondance dans les fruits ou le miel. Son pouvoir sucrant est supérieur à celui du saccharose (Tab. 1). Il a été beaucoup préconisé dans les régimes des diabétiques. Le saccharose Le saccharose est le sucre de référence ; c est le sucre de table. C est un diholoside formé de fructose et de glucose liés en b(2 1)a. Il est naturellement présent dans la betterave sucrière ou la canne à sucre mais également dans les fruits et des légumes. Le sucre inverti Le sucre inverti est un mélange équimolaire de glucose et de fructose obtenu par hydrolyse du saccharose par l invertase ou en milieu acide (i.e. acide citrique ou phosphorique). Il est utilisé par les cuisiniers professionnels pour son pouvoir édulcorant élevé, parce qu il ne dessèche pas et permet de réduire le temps de cuisson. En outre, il stabilise glaces et sorbets. Les sirops de fructose Les sirops de fructose (ou HFCS en Anglais, pour high-fructose corn syrup) ou isoglucoses sont de plus en plus utilisés par les industries agro-alimentaires. Il s agit d un ingrédient liquide et stable en milieu acide (contrairement au saccharose) composé de fructose et de glucose. Il est dérivé de l amidon de maïs par hydrolyse puis Figure 1 - Formule chimique du saccharose (en haut) et de l aspartame (en bas). Y a-t-il des addictions au sucre et/ou au goût sucré? L addiction au sucre est l objet d un débat entre spécialistes. Selon M. Fantino (4), il n y a pas de preuve de dépendance physique au sucre ou au goût sucré. En revanche, il reconnaît que, dans certains cas, «un attrait excessif pour des produits sucrés puisse se rapprocher d une dépendance, mais dépendance de nature psychique, à la rigueur sociale» (4). Il a été montré de façon répétitive par des approches neurophysiologiques que la consommation de solutions sucrées active fortement une voie nerveuse spécifique du méso-diencéphale, la voie dopaminergique mésolimbique, dont l implication dans les processus de renforcement sensoriel est bien établie, de même que l activation de ce circuit en cas d addiction aux substances stupéfiantes classiques. Cependant cette possibilité d induire une addiction au sucre chez l animal a été contestée par d autres chercheurs qui n ont pu confirmer la mise en jeu obligatoire du circuit dopaminergique central dans les processus de renforcement sensoriel et d addiction (4). Jusqu à ce jour, aucune étude chez l homme n a permis de mettre en évidence de tels mécanismes chez l homme. En conséquence, il n y a à ce jour, aucune preuve tangible d une addiction au goût sucré chez l Homme. biffspandex - istockphoto 238 Diabète & Obésité Juin 2011 vol. 6 numéro 50

3 Entre sucres et édulcorants isomérisations enzymatiques. Le HFCS-42 et le HFCS-55 contiennent respectivement 42 et 55 % de fructose et donc le complément à 100 de glucose. Ces sirops sont particulièrement utilisés dans les boissons sucrées (i.e. type cola) mais aussi les crèmes et desserts glacés, confitures ou pâtisseries. Les sirops de glucose Les sirops de glucose sont également issus de l hydrolyse de l amidon. Ils possèdent un dextrose-équivalent* supérieur à 20. Comme les sirops de fructose, ils sont de plus en plus utilisés par les industries agro-alimentaires. Leurs applications sont dans les domaines de la confiserie (à caractère élastique en particulier) mais aussi toutes celles citées pour les sirops de fructose. Le miel Le miel contient 49 % de fructose, 43 % de glucose, de l eau (environ 18 %) et de nombreux autres composés. Le pouvoir sucrant de ces sucres et sources de sucres est indiqué dans le tableau 1. Les édulcorants intenses Les édulcorants intenses ont des compositions très variables puisque certains sont des sucres (sucralose) tandis que d autres sont des dipeptides (aspartame) ou des protéines (thaumatine). L aspartame L aspartame (E 951) est un dipeptide (ester méthylique de l aspartyl-phénylalanine) dont le pouvoir sucrant est d environ 200 fois celui du saccharose (Tab. 2). Il est utilisé pour édulcorer Tableau 1 - Liste des sucres, édulcorants intenses, de charge autorisés en Europe (directive européenne 94/35/CE) et leur pouvoir sucrant (par rapport au saccharose (=1)). Nom code Pouvoir sucrant* DJA (mg.kg -1 ) Doses max d emploi Sucres et sources de sucres (excluant les sucres alcools) Glucose 0,6-0,8** Fructose 1,2-1,8** Saccharose 1 Lactose 0,16 Maltose 0,3-0,5 Sirop de fructose (HFCS-55) 1 Sirop de glucose 0,75, environ Sucre inverti 1,15, environ Miel 1-1,35 Edulcorants de charge Sorbitol (et sirop de) E 420 0,6 Quantum satis*** Mannitol E 421 0,5 Quantum satis*** Maltitol (et sirop de) E 965 0,9 Quantum satis*** Lactitol E 966 0,4 Quantum satis*** Xylitol E 967 1,0 Quantum satis*** Edulcorants intenses Acésulfame K E mg.kg -1 Aspartame E mg.kg -1 Cyclamate E mg.kg -1 Isomalt E 953 Quantum satis*** Saccharine E mg.kg -1 Sucralose E Alitame E Thaumatine E mg.kg -1 Néohespéridine DC E mg.kg -1 Néotame E Sel d aspartame-acésulfame E Extraits de quillaia E 999 Rébaudioside (Reb A) (Stévia) *Exprimé par rapport au pouvoir sucrant du saccharose ou sucre de table (=1) ; **le pouvoir sucrant relatif au saccharose diffère en fonction de la présentation (sous forme de sirop ou cristallisée) ; *** aucune quantité maximale n est spécifiée ; les substances doivent être employées en ne dépassant pas la quantité nécessaire pour obtenir l effet désiré ; cf directive 94/35/CE pour plus de détails ; : voir lexique en fin d article. Diabète & Obésité Juin 2011 vol. 6 numéro

4 des boissons, des aliments et des médicaments. Il fait régulièrement l objet de polémiques mais son autorisation est maintenue aux Etats-Unis comme en Europe (dont la France). Il est moins stable que beaucoup d autres édulcorants. Il se décompose rapidement aux ph s éloignant de ph 4,3 (ph de stabilité maximale) et à haute température. En Europe, l aspartame est autorisé dans les boissons alco olisées et non alcoolisées, les desserts et produits similaires, les confiseries à des doses variant de 0,5 à 1 g.kg -1 ou l -1. L étiquetage de l aspartame doit comporter la mention suivante : «contient une source de phénylal a nine». L acésulfame K L acésulfame K (E 950) a un pouvoir sucrant 100 à 200 fois plus élevé que le saccharose. Il est très souvent associé à l aspartame. Il possède une légère amertume en arrière-goût. Il est stable à la chaleur en milieu acide et basique modéré. Il est utilisé dans les sodas (type cola), dans des aliments industriels cuits mais aussi dans des dentifrices et produits pharmaceutiques. Comme celle de l aspartame, son innocuité est fréquemment remise en cause (5). En 2003, la directive 2003/115/CE a autorisé un nouvel édulcorant intense dérivé de l aspartame et de l acésulfame : le sel d aspartame-acésulfame. La saccharine La saccharine (E 954) ou sulfinide benzoïque est le plus ancien des édulcorants intenses à avoir été utilisé en Europe. Son pouvoir sucrant est 300 à 400 fois plus élevé que celui du saccharose mais il a un arrièregoût métallique ou amer déplaisant, spécialement à haute concentration. Sa valeur calorique est nulle et il est stable à la chaleur. Il est disponible sous forme de sels (Na, Ca ou K) car la saccharine est peu hydrosoluble. La saccharine fait régulièrement l objet d inquiétude concernant son innocuité. Cependant, la nature et le résultat des études disponibles ont conduit les instances réglementaires (FDA, 2001) à maintenir l autorisation de la saccharine. La thaumatine La thaumatine (E 957) désigne une famille de protéines (22 kda soit 207 acides aminés pour les thaumatines I et II) au goût sucré présente dans le fruit du katemfe (Thaumatococcus danielli (Benth)), arbre originaire de la forêt tropicale africaine. C est l édulcorant naturel qui possède le pouvoir sucrant le plus élevé (Tab. 2). La molécule est très stable à la chaleur en milieu acide mais ne l est pas en milieu alcalin. La thaumatine est utilisée comme exhausteur de goût dans les chewing-gums (max Tableau 2 - Quelques exemples de présentation des édulcorants intenses. Présentation Poids (g) Valeur pouvoir sucrant Composition marque calorique (kcal) d une dose Comprimés 0,05 0,16 Morceau sucre Lactose Casino (5 g) Aspartame (14 %) Acésulfame K (14 %) CMC L-Leucine Sticks 1 3,6 2 pc sucre Dextrose (0,9 g) Casino (6 g) Aspartame (1,74 %) Acésulfame K (1,16 %) Edulcorant 0,5 0,3 1 pc sucre Maltodextrines Casino de table - (1 càc) (4 g) Aspartame (1,3 %) en poudre Acésulfame K (1,36 %) Sticks pc sucre Erythritol Stévia (4 g) Rébaudioside A (1,35 %) Cellulose Edulcorant 0,5 1,88 1 pc sucre Maltodextrines (97 %) Stévia de table - (4 g) Rébaudioside A (1,35 %) Morceaux 2,6 10,4 1 m. sucre Saccharose Béghin-Say (5,2 g) Aspartame Acésulfame K m : morceau ; pc : petite cuillère ; càc : cuillère à café 240 Diabète & Obésité Juin 2011 vol. 6 numéro 50

5 Entre sucres et édulcorants 10 mg/kg) et dans les desserts laitiers et non laitiers (max 10 mg/kg) et comme édulcorant dans les boissons aromatisées sans alcool à base d eau (max 0,5 mg/l). Le sucralose Le sucralose (E 955) est un diholoside synthétisé par chloration sélective (3 groupements chlore par molécule) du saccharose. Il a un pouvoir sucrant 500 à 600 fois plus élevé que le saccharose. Il est stable à la chaleur et dans une large gamme de ph et sa valeur énergétique est considérée comme nulle. Il a fait l objet de nombreuses études sur des modèles animaux (> 100) avant d être autorisé en 1998 par la FDA. L EFSA a récemment proposé des allégations concernant les bénéfices du sucralose pour la santé des dents (EFSA, 2011). Cependant la démonstration d une absorption de près d un quart du sucralose par l organisme et donc la présence de chlore lié de manière covalente avec des carbones de la molécule contribue au fait que cet édulcorant a des détracteurs qui mettent encore en doute la totale innocuité du produit. La stévia rebaudiana La Stevia rebaudiana appartient à la famille des astéracées (Asteracae). Elle est une des espèces de stévia les moins amères. Ses feuilles, appelées Ka a He e ( herbe sucrée ) en Guarani, langue indigène du Paraguay et de certaines régions du Brésil, sont utilisées comme édulcorant depuis des centaines d années dans ces pays. Le rébaudioside (Reb A) est extrait de la plante stévia. Il est mélangé à d autres ingrédients pour lui donner un aspect proche de L affaire aspartame Le dossier «Aspartame» a fait l objet d une importante médiatisation suite à sa réévaluation récente par l ANSES et l EFSA. En effet, si l édulcorant a été autorisé par l AFSSA et l EFSA en 2002, les publications de Soffritti et al. et Halldorsson et al. (6, 7) en 2010 ont conduit à une nouvelle expertise. L EFSA et l ANSES ont récemment publié un avis (EFSA, 2011 ; ANSES, 2011) (8, 9). Les conclusions de l EFSA (2011) ont été les suivantes : 1. sur la base de l information disponible dans la publication de Soffritti et al. (6), les résultats ne peuvent être interprétés (problème de design de l étude et d exploitation statistique) et le modèle animal (souris Swiss avec tumeurs induites par des composés non génotoxiques) est considéré comme non approprié ; 2. l étude de Halldorsson et al. (7) qui a exploré le lien entre des naissances prématurées et la consommation d édulcorants artificiels ne permet pas de conclure sur une relation causale entre les 2 paramètres. D autres études sont nécessaires pour confirmer ou infirmer la relation de cause à effet. En conséquence, l EFSA estime qu il n y a pas de données suffisantes pour remettre en cause les conclusions de l avis précédent qui autorisait l aspartame et d autres édulcorants dans l Union Européenne. celui du sucre et est commercialisé sous le nom de PureVia. Il s agit en fait d un diholoside, le rébaudioside A extrait de feuilles du Stevia rebaudiana Bertoni, plante originaire du Paraguay et du Brésil. Le rebaudioside A possède un pouvoir sucrant 300 fois plus fort que celui du saccharose. Il lui est parfois reproché d avoir un goût de réglisse. On retrouve cet édulcorant dans des préparations vendues sur Internet avec des allégations mensongères (et interdites ) «action minceur» en mélange avec de l inuline et des fructooligosaccharides (des fibres alimentaires prébiotiques). Le néotame Le néotame est un dipeptide de structure chimique similaire à l aspartame. Il possède un groupe (3,3-diméthylebutyle) supplémentaire sur la fonction amine primaire de l acide aspartique qui le rend plus stable que l aspartame. Il est cependant toujours sensible à la chaleur et s hydrolyse (lentement) en milieux aqueux. Il est 30 à 60 fois plus sucrant que l aspartame (Tab. 2). Il est utilisé comme édulcorant et exhausteur de goût dans une large gamme d aliments. sécurité alimentaire Les édulcorants intenses disponibles sur le marché français ont fait l objet d une évaluation par l AFSSA (aujourd hui ANSES) et généralement l EFSA. Ces édulcorants ont fait l objet de tests toxicologiques et une dose journalière admissible (DJA) a été calculée sur la base des essais sur animaux. Cependant régulièrement de nouveaux travaux scientifiques conduisent les autorités réglementaires à réévaluer les dossiers pour tenir compte des nouvelles don- Diabète & Obésité Juin 2011 vol. 6 numéro

6 nées, lorsque celles-ci mettent en évidence un risque pour les consommateurs (Encadré). Tableau 3 - Comparaison des propriétés des sucres et des polyols. Ingrédient ig* kcal/g Glucose 100 (85-111) 4 Fructose 19 (12-25) 3 Saccharose 68 (58-65) 4 Lactose 46 4 Miel 55 (32-87) 2,8 Sirop de maltitol 52 3 Hydrolysat d amidon hydrogéné 39 2,8 Maltitol 36 2,7 Xylitol 13 2,5 Isomalt 9 2,1 Sorbitol 9 2,5 Lactitol 6 2 Mannitol 0 1,5 Erythritol 0 0,2 *IG : Index glycémique Les édulcorants de charge Les édulcorants de charge les plus utilisés sont les polyols qui sont généralement dérivés de sucres (sorbitol, xylitol, maltitol ). Ils sont, pour la plupart, présents en petite quantité dans les végétaux. C est, par exemple le cas du sorbitol, présent dans les pruneaux ou les cerises, ou du mannitol, présent dans les champignons. Pour cette raison, ils sont considérés comme sûrs et ne présentent pas de DJA. Leur pouvoir sucrant est généralement (à l exception du xylitol ; PS = 1) moins élevé que celui du saccharose (Tab. 2) mais leur contenu calorique est inférieur à celui du sucre de table (à l exception du glycérol : 4,4 kcal/g). L étiquetage d édulcorants de table contenant des polyols doit comporter la mention «une consommation excessive peut avoir des effets laxatifs». Le principal intérêt des polyols pour l industrie agro-alimentaire réside en leur utilisation en tant qu édulcorant de charge à faible valeur énergétique. Certains d entre eux (xylitol) possèdent une chaleur de dissolution négative, produisant une sensation de froid recherchée dans certaines applications, comme en confiseries. La plupart des polyols sont peu absorbés dans l intestin grêle et influencent donc peu la glycémie post-prandiale. Plusieurs des polyols (i.e. xylitol et isomaltulose) sont peu ou pas cariogènes pouvant contribuer à améliorer l hygiène buccodentaire chez une partie de la population. Ils sont utilisés notamment dans des confiseries et chewing-gums. Des glucides pour servir d excipient aux édulcorants intenses Les édulcorants intenses vendus comme substituts du saccharose le sont sous plusieurs formes : comprimés, morceaux, sticks ou édulcorants de table vendus en bocaux (Tab. 2). Les édulcorants intenses sont ainsi plus ou moins dilués avec des excipients de nature glucidique. En conséquence, leur apport énergétique n est pas nul mais généralement inférieur à 10 % de celui de la quantité de saccharose apportant le même pouvoir sucrant. Il faut cependant souligner que ces produits peuvent être consommés en grande quantité par les patients diabétiques. En effet, ils pensent généralement ne consommer que des édulcorants intenses mais ingèrent également des excipients plus hyperglycémiants et hyperinsulinémiants que le saccharose (i.e. dextrose (qui n est autre que le D-glucose) ou maltodextrines). Réponses glycémique et insulinique aux édulcorants et valeurs énergétiques Les édulcorants intenses ne participent pas à la réponse glycémique car ils ne sont pas de nature glucidique ou pas absorbés dans l intestin grêle. Les polyols ont un index glycémique (IG) variant entre 0 et 52 (contre 100 pour le glucose) (Tab. 3). Enfin, les principaux sucres ont un IG variant de 19, pour le fructose, à 100 en passant par 68 pour le saccharose (Tab. 3). Cet IG est directement lié à la réponse insulinique qui évolue, généralement, de façon similaire à la réponse glycémique. Ainsi le saccharose mais surtout le fructose n élèvent que modestement l insulinémie post-prandiale par rapport à beaucoup d aliments amylacés tels que le pain, la plupart des biscuits ou des plats de pomme de terre. L apport énergétique des différents sucres est compris entre 3 et 4 kcal/g tandis que celui des polyols est, pour la plupart, compris entre 2 et 3 kcal/g. Seul l érythritol a une valeur calorique 242 Diabète & Obésité Juin 2011 vol. 6 numéro 50

7 Entre sucres et édulcorants presque nulle (Tab. 2). Enfin les édulcorants intenses ont une valeur énergétique nulle mais l excipient qui leur est associé a une valeur non nulle qui peut aller jusqu à 4 kcal/g (cas des maltodextrines) ; leur pouvoir édulcorant étant très supérieur à celui du saccharose, ils sont cependant généralement consommés en beaucoup plus faibles quantités. prise alimentaire ne réagit pas du tout à l aspartame ni à une solution de maltodextrines (qui n est pas sucrée mais qui induit une sécrétion d insuline proche de celle du glucose) alors qu il réagit au sucre. Effet positif sur le poids? Une méta-analyse publiée en 2006 (11) dans une revue confidentielle, malheureusement, préconisé pour les diabétiques est maintenant déconseillé aux diabétiques de type 2 surtout quand ils ont déjà une hypertriglycéridémie car celle-ci est accentuée par cet ose. Les hommes semblent plus sensibles à des consommations importantes de fructose que les femmes pré-ménopausées. En effet, ces dernières semblent être protégées de cette hypertriglycéridémie induite par le fructose en Avantages et inconvénients des édulcorants glucidiques et des édulcorants intenses Les édulcorants intenses ont une valeur énergétique nulle mais l excipient qui leur est associé a une valeur non nulle qui peut aller jusqu à 4 kcal/g. sécurité alimentaire Les édulcorants intenses disponibles sur le marché français ont fait l objet d une évaluation par l AFSSA (puis l ANSES) et généralement l EFSA. Pour être autorisés par les instances réglementaires, ces édulcorants ont fait l objet de tests toxicologiques ; une DJA a ainsi été calculée sur la base des essais sur animaux. Cependant régulièrement de nouveaux travaux scientifiques conduisent les autorités réglementaires à réévaluer les dossiers pour tenir compte des nouvelles données, lorsque celles-ci mettent en évidence un risque pour les consommateurs. Aucun des édulcorants intenses mis sur le marché depuis l existence de l AFSSA et de l EFSA n a été, à ce jour, retiré du marché à la suite des nouvelles données publiées (cf. paragraphe sur les édulcorants intenses, pages 241 et 242). Réaction cérébrale L étude de Smeets et al. (10) sur 5 volontaires sains a confirmé que l hypothalamus, zone du cerveau impliqué dans le contrôle de la conclut à un effet positif de la consommation d édulcorants intenses sur l évolution pondérale avec une perte de poids d environ 200 g par semaine et une réduction des apports caloriques quotidiens de l ordre de 10 % (par rapport aux consommateurs de saccharose). saccharose et fructose Le débat sur les recommandations concernant le saccharose chez la population générale et les patients diabétiques ou obèses ce n est probablement pas terminés car des travaux apparemment contradictoires ne cessent d être publiés. Ainsi, il était admis que les sujets de poids normal réduisent leur apport énergétique lorsqu on leur donne du saccharose (12). En revanche, le fait que la compensation existe également chez les sujets en surpoids est à l encontre des idées reçues (13). Enfin des études récentes confortent l hypothèse d une non-association de la consommation de sucres ou de saccharose et le statut pondéral de populations diverses (14). Le fructose, longtemps raison d une plus faible stimulation de la lipogenèse de novo et d une plus faible diminution de l oxydation des lipides induites par le fructose (15). Quels édulcorants pour les diabétiques et pour les sujets en surpoids ou obèses? Supprimer le sucre? Les médecins prenant en charge les patients diabétiques et/ou obèses leur recommandent généralement de modérer voire de supprimer de leur alimentation le sucre et tous les aliments contenant des sucres ajoutés. Certains d entre eux décommandent également les fruits frais car ils contiennent aussi des sucres. Quels sucres? Les sucres ont une valeur énergétique voisine de 4 kcal/g mais ils sont plus ou moins hyperglycémiants et hyperinsulinémiants malgré le fait qu ils soient tous rapidement absorbés. Le Diabète & Obésité Juin 2011 vol. 6 numéro

8 fructose est peu hyperinsulinémiant et donc souvent recommandé aux diabétiques mais il a tendance à augmenter la triglycéridémie chez des patients souvent déjà hyperlipémiques. Le saccharose est logiquement intermédiaire entre le glucose et le fructose et est donc moins hyperinsulinémiant que beaucoup d aliments amylacés. Quelle place pour les édulcorants? Les édulcorants intenses offrent la possibilité de sucrer les aliments avec un apport modeste (mais rarement nul) en énergie. Leur sécurité alimentaire est jusqu à présent garantie par les autorités sanitaires mais les nombreuses alertes concernant certains d entre eux inciteraient à un comportement de prudence et ainsi à ne pas abuser de ces composés, varier le type d édulcorants intenses voire à alterner avec de petites quantités de saccharose, occasionnellement. La plus sage des attitudes serait très probablement de prendre l habitude de ne pas sucrer son café ou son yaourt et de limiter la consommation de tous les aliments sucrés qu ils soient édulcorés avec des édulcorants intenses ou avec des édulcorants glucidiques du type saccharose ou sirops de glucose. Conclusion Si les édulcorants intenses sont moins caloriques que les sucres, ils comportent toujours un excipient qui est glucidique et calorique. Cependant les quantités qui sont consommées sont, en théorie, très inférieures à celles de sucres. De même certains de ces édulcorants intenses, toujours à cause de l excipient, peuvent contribuer, s ils sont consommés en grande quantité, à la glycémie et à générer une sécrétion d insuline. Les sucres ont une valeur énergétique proche de 4 kcal/g ; ils sont rapidement absorbés mais plus ou moins hyperinsulinémiants ; ainsi le fructose contribue peu à la glycémie post-prandiale et le saccharose est intermédiaire entre le glucose et le fructose. Si le fructose représentait en apparence un sucre intéressant pour les patients diabétiques, son effet hypertriglycéridémiant amène à le déconseiller pour l ensemble des patients atteints de diabète de type 2 ainsi qu aux sujets en surpoids ou obèses déjà à risque pour les maladies cardiovasculaires. Le débat sur la sécurité alimentaire des édulcorants intenses n est peut-être pas encore clos. Le principe de précaution conduirait donc à préférer les édulcorants intenses aux sucres sans exclure totalement ces derniers (quand on ne peut se passer de sucré ) mais à diversifier les apports et surtout à ne pas les consommer en excès. n Mots-clés : Sucre, Glucose, Fructose, Edulcorant Lexique : Dose journalière admissible (DJA) : Elle représente la quantité d une substance qu un individu adulte (60 kg) peut théoriquement ingérer quotidiennement, sans risque pour la santé. Elle est habituellement exprimée en mg de substance par kg de poids corporel. Le calcul de la DJA pour l homme est basé sur le seuil maximum de consommation au-delà duquel les premiers effets toxiques sont observables. Ce seuil est aussi appelé dose sans effet (DSE) (ou NOAEL en anglais). La DSE est déterminée par les expérimentations animales ou bien humaines. On obtient alors la DJA en divisant par un facteur 100 à 1000 la DSE afin de prendre en compte les variations quand on extrapole de l animal à l homme. Ce coefficient de sécurité varie suivant la classification de la substance active, par exemple il est de 100 pour les composés non cancérigènes. Dextrose-équivalent (DE) : le DE reflète le degré d hydrolyse d un polymère de glucose (dextrose). Celui-ci est le résultat d une hydrolyse totale de l amidon. Plus le DE est élevé, plus l hydrolyse est poussée, et donc plus la proportion en sucres simples (à chaîne courte) composant le sirop de glucose (ou la maltodextrine) est élevée. Un DE de zéro représenterait l amidon lui-même, un DE de 100 représenterait du dextrose pur, soit un amidon totalement transformé. Index glycémique (IG) : aire sous la courbe de réponse glycémique à l aliment (quantité apportant 50 g d équivalents glucose) X 100/aire sous la courbe de réponse glycémique à 50 g de glucose. Bibliographie 1. Maller O, Turner RE. Taste in acceptance of sugars by human infants. J 9. ANSES Avis du 14 mars Comp Physiol Psychol 1973 ; 84 : AAAT2011sa0015.pdf. 2. Schiffman SS. Taste and smell in disease (second of two parts). N Engl J 10. Smeets PA, de Graaf C, Stafleu A et al. Functional magnetic resonance Med 1983 ; 308 : imaging of human hypothalamic responses to sweet taste and calories. 3. Li X, Staszewski L, Xu H et al. Human receptors for sweet and umami Am J Clin Nutr 2005 ; 82 : taste. Proc Natl Acad Sci USA 2002 ; 99 : Delahunty A, Gibson S, Ashwell M. A review of the effectiveness of aspartame 4. Fantino F. Existe-t-il des addictions au sucre? in helping with weigh control. Br Nutr Found Nutr Buss 2006 ; org/gros/05rencontres.php. 31 : Karstadt ML. Testing needed for acesulfame potassium, an artificial 12. Reid M, Hammersley R, Hill AJ, Skidmore P. Long-term dietary compensation sweetener. Environ Health Persect 2006 ; 114 : A516. for added sugar: effects of supplementary sucrose drinks over a 6. Soffritti M, Belpoggi F, Manservigi M et al. Aspartame administered in 4-week period. Br J Nutr 2007 ; 97 : feed, beginning prenatally through life span, induces cancers of the liver 13. Reid M, Hammersley R, Duffy M. Effects of sucrose drinks on macronutrient and lung in male Swiss mice. Am J Ind Med 2010 ; 53 : intake, body weight, and mood state in overweight women over 4 7. Halldorsson TI, Strøm M, Petersen SB, Olsen SF. Intake of artificially sweetened weeks. Appetite 2010 ; 55 : soft drinks and risk of preterm delivery: a prospective cohort study 14. Parnell W, Wilson N, Alexander D et al. Exploring the relationship in 59,334 Danish pregnant women. Am J Clin Nutr 2010 ; 92 : between sugars and obesity. Public Health Nutr 2008 ; 11 : European Food Safety Authority. Statement of EFSA on the scientific 15. Tran C, Jacot-Descombes D, Lecoultre V et al. Sex differences in lipid 244 evaluation of two studies related to the safety of artificial sweeteners. and glucose kinetics after Diabète ingestion & Obésité of an acute Juin 2011 oral fructose vol. 6 load. numéro Br J 50 EFSA Journal 2011 ; 9 : Nutr 2010 ; 104 :

Les Edulcorants. Magali Marchand Diététicienne - Avril 2009

Les Edulcorants. Magali Marchand Diététicienne - Avril 2009 et Les Edulcorants Magali Marchand Diététicienne - Avril 2009 1 Introduction : Depuis son plus jeune âge, l homme ressent un attrait pour le goût sucré. En Belgique, la consommation annuelle de sucre avoisine

Plus en détail

Sucre et «faux sucre» leur place dans l alimentation du diabétique

Sucre et «faux sucre» leur place dans l alimentation du diabétique Sucre et «faux sucre» leur place dans l alimentation du diabétique Jean-Louis Schlienger Professeur émérite Fac Médecine Strasbourg Fondateur et secrétaire général de l AFD Alsace (1980-1995) Insulib 16

Plus en détail

Utilisation des édulcorants dans l alimentation de la personne diabétique de type2

Utilisation des édulcorants dans l alimentation de la personne diabétique de type2 Utilisation des édulcorants dans l alimentation de la personne diabétique de type2 Catherine Lefebvre diététicienne ticienne en diabétologie CHU ULG Liège Dominique Antoine diététicienne ticienne en diabétologie

Plus en détail

1/Que désigne-t-on sous le nom de matières édulcorantes?

1/Que désigne-t-on sous le nom de matières édulcorantes? Les matières édulcorantes 1/Que désigne-t-on sous le nom de matières édulcorantes? Les matières édulcorantes sont des produits qui ont la propriété de communiquer une saveur sucrée aux préparations dans

Plus en détail

Aspects sécuritaires LES EDULCORANTS

Aspects sécuritaires LES EDULCORANTS Aspects sécuritaires LES EDULCORANTS dans nos assiettes et sur nos tables. Mme MEKTI N. Batna 12 04 2016 Actuellement le secteur de l agro- alimentaire est en plein bouleversement et offre de nouvelles

Plus en détail

Rapport du groupe de travail PNNS sur les glucides. Etapes 1 et 2 du mandat. Mars 2007

Rapport du groupe de travail PNNS sur les glucides. Etapes 1 et 2 du mandat. Mars 2007 MINISTERE DE L AGRICULTURE ET DE LA PECHE Direction Générale de l'alimentation Sous-Direction de la réglementation, de la recherche et de la coordination des contrôles Rapport du groupe de travail PNNS

Plus en détail

Aspartame ou stévia: le duel

Aspartame ou stévia: le duel Nutri sciences Aspartame ou stévia: le duel L aspartame fait peur, le stévia rassure. L un sort des laboratoires et a une connotation artificielle, l autre est issu des champs de Stevia et cultive une

Plus en détail

PROPRIETES DES SUCRES DANS LES ALIMENTS

PROPRIETES DES SUCRES DANS LES ALIMENTS PROPRIETES DES SUCRES DANS LES ALIMENTS Nouvelles tendances & Objectifs nutritionnels Mathieu Delample (Responsable Unité de Recherche), Martine Crépin (Responsable Pôle Produit), Emmanuel Corfias (Ingénieur

Plus en détail

Jus de pomme. 1 portion d HC. 51 kcal / 215 kj. 115 ml ± 1 verre à moitié rempli IG = 44

Jus de pomme. 1 portion d HC. 51 kcal / 215 kj. 115 ml ± 1 verre à moitié rempli IG = 44 Boissons Boissons Il est indispensable de boire suffisamment pour maintenir un bon état de santé général. Si nous examinons attentivement la pyramide alimentaire, force est de constater que les boissons

Plus en détail

I) CLASSIFICATION DES GLUCIDES.

I) CLASSIFICATION DES GLUCIDES. LES G LUCIDES. Introduction : Source de glucides? Plusieurs aliments d origine différente contiennent des glucides : Sucre, fruits, lait, pain, pâte, riz, légumes secs Rôle? Leur rôle est d apporter de

Plus en détail

L ES E S GLUCIDES. a) Oses Les oses sont de petites molécules de glucides comprenant entre 12 et 24 atomes. Ce sont des molécules non hydrolysables.

L ES E S GLUCIDES. a) Oses Les oses sont de petites molécules de glucides comprenant entre 12 et 24 atomes. Ce sont des molécules non hydrolysables. L ES E S GLUCIDES. Introduction : Source de glucides? Plusieurs aliments d origine différente contiennent des glucides : Sucre, fruits, lait, pain, pâte, riz, légumes secs Rôle? Leur rôle est d apporter

Plus en détail

Alimentation et diabète de type 2. PointSanté - Spa mai 2012

Alimentation et diabète de type 2. PointSanté - Spa mai 2012 Alimentation et diabète de type 2 PointSanté - Spa mai 2012 Véronique Maindiaux Institut Paul Lambin veronique.maindiaux@ipl.be Objectifs majeurs 1. Contrôler l hyperglycémie chronique 2. Réduire le tour

Plus en détail

Sucres et édulcorants

Sucres et édulcorants Promotion Santé Suisse Sucres et édulcorants Recommandations pour les enfants et les adolescents Définitions Editorial Feuille d informations 4 Dans le cadre de notre programme prioritaire «Poids corporel

Plus en détail

Comment bien lire les étiquetages alimentaires?

Comment bien lire les étiquetages alimentaires? Comment bien lire les étiquetages alimentaires? Entre calories, protéines, glucides, sucres, lipides, acides gras, cholestérol, édulcorants, vitamines, minéraux, additifs, etc. les informations nutritionnelles

Plus en détail

Rapport du groupe de travail PNNS sur les glucides. Etapes 1 et 2 du mandat. Mars 2007

Rapport du groupe de travail PNNS sur les glucides. Etapes 1 et 2 du mandat. Mars 2007 MINISTERE DE L AGRICULTURE ET DE LA PECHE Direction Générale de l'alimentation Sous-Direction de la réglementation, de la recherche et de la coordination des contrôles Rapport du groupe de travail PNNS

Plus en détail

1) Quand on est diabétique, faut-il éviter de consommer du pain, des féculents et des fruits, car ils contiennent trop de sucre?

1) Quand on est diabétique, faut-il éviter de consommer du pain, des féculents et des fruits, car ils contiennent trop de sucre? LA DIETETIQUE DU DIABETE EN 24 QUESTIONS 1) Quand on est diabétique, faut-il éviter de consommer du pain, des féculents et des fruits, car ils contiennent trop de sucre? 2) Les légumes sont-ils pauvres

Plus en détail

lire les Étiquettes et trouver les sucres cachés

lire les Étiquettes et trouver les sucres cachés lire les Étiquettes et trouver les sucres cachés Objectif : Sensibiliser les élèves à ce qui se trouve dans leur nourriture et les aider à se méfi er des sucres cachés. Matériel Feuille à imprimer : Chaîne

Plus en détail

Pour choisir ses "sucres"

Pour choisir ses sucres Union Fédérale des Consommateurs - Que Choisir 4 Place Coimbra (Avenue de Pérouse) 13090 Aix-en-Provence www.ufc-aix.org contact@aixenprovence.ufcquechoisir.fr Tél. : 04 42 93 74 57 - Fax : 04 42 27 73

Plus en détail

ALTERNATIVE NATURELLE AU SUCRE : LA STEVIA (STEVIA REBAUDIANA BERTONI)

ALTERNATIVE NATURELLE AU SUCRE : LA STEVIA (STEVIA REBAUDIANA BERTONI) ALTERNATIVE NATURELLE AU SUCRE : LA STEVIA (STEVIA REBAUDIANA BERTONI) La Stévia, alternative au sucre Nous avons tous une attirance pour le sucre et les aliments sucrés, qui se développe dès la vie intra-utérine.

Plus en détail

Innovations nutritionnelles : les voies du succès

Innovations nutritionnelles : les voies du succès Innovations nutritionnelles : les voies du succès P R O P R I É T É S D E S S U C R E S D A N S L E S A L I M E N T S, N O U V E L L E S T E N D A N C E S E T O B J E C T I F S N U T R I T I O N N E L

Plus en détail

Lecture d étiquettes

Lecture d étiquettes Lecture d étiquettes Dénomination de vente : nom du produit Liste des ingrédients par ordre décroissant Date limite de consommation DLC Une fois cette date passée le produit ne doit plus être consommé

Plus en détail

La verité sur les edulcorants

La verité sur les edulcorants La verité sur les edulcorants LA VERITE SUR LES EDULCORANTS Un édulcorant est un produit ou substance ayant un goût sucré. Le plus souvent, le terme «édulcorant» fait référence à des ingrédients destinés

Plus en détail

Qui sont-ils? D où viennent-ils? Où sont-ils?

Qui sont-ils? D où viennent-ils? Où sont-ils? Qui sont-ils? D où viennent-ils? Où sont-ils? Les glucides sont des éléments nutritifs indispensables au bon fonctionnement de l organisme. Ils sont présents dans les aliments aux côtés des protéines (viande,

Plus en détail

Ce document constitue un outil de documentation et n engage pas la responsabilité des institutions

Ce document constitue un outil de documentation et n engage pas la responsabilité des institutions Ce document constitue un outil de documentation et n engage pas la responsabilité des institutions DIRECTIVE DU PARLEMENT EUROPÉEN ET DU CONSEIL du 30 juin 1994 concernant les édulcorants destinés à être

Plus en détail

Comment bien s hydrater pendant l été?

Comment bien s hydrater pendant l été? Comment bien s hydrater pendant l été? C est bien connu, il faut boire davantage en été pour ne pas se déshydrater, notamment en cas de forte chaleur. Il faut en effet être vigilant dès que la température

Plus en détail

Sucres. Editeur: Nestlé Suisse S.A. Service Nutrition. Case postale 352, 1800 Vevey Fax: 021 924 51 13 service.nutrition@ch.nestle.com www.nestle.

Sucres. Editeur: Nestlé Suisse S.A. Service Nutrition. Case postale 352, 1800 Vevey Fax: 021 924 51 13 service.nutrition@ch.nestle.com www.nestle. Editeur: Nestlé Suisse S.A. Service Nutrition Case postale 352, 1800 Vevey Fax: 021 924 51 13 service.nutrition@ch.nestle.com www.nestle.ch Décembre 2014 SucresFDec14.indd 1 12.12.14 10:36 Les dix questions

Plus en détail

Plan de la présentation

Plan de la présentation Plan de la présentation! Présentation de la Fondation! Définition du sucre! Apport maximal recommandé en sucres! Boissons sucrées : risques pour la santé! Édulcorants! Classification des boissons saines

Plus en détail

www.afd.asso.fr Diabète et sucres halte aux idées reçues!

www.afd.asso.fr Diabète et sucres halte aux idées reçues! www.afd.asso.fr Diabète et sucres halte aux idées reçues! Introduction 1 Sucres et diabètes Le sucre est au cœur de l actualité : accusé de beaucoup de maux, comparé à une drogue, diabolisé par certains

Plus en détail

5 CLÉS POUR COMPRENDRE LE FRUCTOSE

5 CLÉS POUR COMPRENDRE LE FRUCTOSE 5 CLÉS POUR COMPRENDRE LE Le Fonds français pour l alimentation et la santé (FFAS) est une structure inédite et fédératrice qui a pour mission l étude et la mise en valeur d une alimentation source de

Plus en détail

ALIMENTS INFANTILES DE DIVERSIFICATION

ALIMENTS INFANTILES DE DIVERSIFICATION ALIMENTS INFANTILES DE DIVERSIFICATION Première caractérisation du secteur (données 2012) SYNTHESE Etude du secteur des sauces condimentaires-oqali Données 2011-Edition 2013 EDITION 2014 Synthèse de l

Plus en détail

Produits laitiers et substituts du lait

Produits laitiers et substituts du lait Produits laitiers et substituts du lait Produits laitiers et substituts du lait Les produits laitiers sont importants dans le cadre d une alimentation saine. Ils sont notre principal fournisseur de calcium,

Plus en détail

Le vrai ou le faux dans la diététique et le diabète

Le vrai ou le faux dans la diététique et le diabète Le vrai ou le faux dans la diététique et le diabète 2 ème Journée Liégeoise de Diabétologie 23 novembre 2013 Véronique Maindiaux Institut Paul Lambin veronique.maindiaux@ipl.be Objectifs Comprendre l influence

Plus en détail

Tout sur le sucre Octobre 2012

Tout sur le sucre Octobre 2012 1 2 Tout sur le sucre Par Jérémy Anso Extrait 3 Disclaimer A lire 4 Vous êtes en train de lire un extrait du futur guide «Tout sur le sucre» qui sera disponible sur le site à partir du 31 octobre. Ce petit

Plus en détail

LA LETTRE D INFORMATION DES CLIENTS HERBALIFE

LA LETTRE D INFORMATION DES CLIENTS HERBALIFE LA LETTRE D INFORMATION DES CLIENTS HERBALIFE 38 SOMMAIRE Le soja Les chiffres clés Quelques précisions Les qualités nutritionnelles Les produits à base de soja Focus sur les isoflavones Le soja dans les

Plus en détail

Dossier Enseignant «A Table» Cap Sciences 2004.

Dossier Enseignant «A Table» Cap Sciences 2004. Une bonne nutrition est un incontestable facteur de bonne santé. Dans la médecine traditionnelle chinoise, certains aliments bien utilisés servent de remèdes pour prévenir et traiter des maladies. Si la

Plus en détail

Apport quotidien moyen recommandé 2200 à 2800 kcal. Ces besoins sont variables selon l'âge, le sexe, le poids et l'activité physique.

Apport quotidien moyen recommandé 2200 à 2800 kcal. Ces besoins sont variables selon l'âge, le sexe, le poids et l'activité physique. POUR UNE ALIMENTATION EQUILIBREE, BESOINS ET RYTHMES ALIMENTAIRES I- BESOINS NUTRITIONNELS L'alimentation de l'adolescent doit : - Respecter la répartition et l équilibre entre les principaux nutriments

Plus en détail

NORME CODEX POUR LES SUCRES 1 CODEX STAN 212-1999

NORME CODEX POUR LES SUCRES 1 CODEX STAN 212-1999 CODEX STAN 212-1999 Page 1 de 5 NORME CODEX POUR LES SUCRES 1 CODEX STAN 212-1999 1. CHAMP D'APPLICATION ET DESCRIPTION La présente norme vise les sucres énumérés ci-après destinés à la consommation humaine

Plus en détail

CRALIM 11 juillet 2014 QUALINUT PROD ETUDE DES TENEURS EN SUCRES DES DENREES ALIMENTAIRES FABRIQUEES EN MARTINIQUE CONSEIL TECHNOLOGIQUE

CRALIM 11 juillet 2014 QUALINUT PROD ETUDE DES TENEURS EN SUCRES DES DENREES ALIMENTAIRES FABRIQUEES EN MARTINIQUE CONSEIL TECHNOLOGIQUE CRALIM 11 juillet 2014 QUALINUT PROD ETUDE DES TENEURS EN SUCRES DES DENREES ALIMENTAIRES FABRIQUEES EN MARTINIQUE CONSEIL TECHNOLOGIQUE 13 mars 2012 PLAN Contexte et objectifs de l étude Déroulement de

Plus en détail

ALIMENTATION ET DIABETE

ALIMENTATION ET DIABETE Mise à jour 11/2009 4A, rue du Bignon - 35000 RENNES ALIMENTATION ET DIABETE Avec l activité physique, l alimentation constitue l un des axes majeurs de votre traitement. Respecter un minimum de principes

Plus en détail

Pouvoir sucrant par rapport à celui du saccharose: 75 Index glycémique: 100

Pouvoir sucrant par rapport à celui du saccharose: 75 Index glycémique: 100 Glucides transparent complémentaire 1 Les monosaccharides Les monosaccharides (= glucides simples) sont les glucides les plus simples et sont également les éléments constitutifs des glucides à longue chaîne.

Plus en détail

Les Boissons rafraîchissantes

Les Boissons rafraîchissantes Les Boissons rafraîchissantes Photo : P.Asset / Cedus Dossier CEDUS Avec la collaboration de l Université de Reims : Prof Mathlouthi, MC Barbara Rogè. LES BOISSONS RAFRAICHISSANTES TABLE DES MATIERES DYNAMIQUE

Plus en détail

stevia Edulcorants de la stévia

stevia Edulcorants de la stévia Stevia rebaudiana (Bertoni) est une plante sud-américaine originaire du Paraguay, traditionnellement utilisée pour sucrer les boissons et faire le thé. Le mot «stévia» désigne la plante toute entière et

Plus en détail

LE PETIT DÉJEUNER UN GRAND PAS POUR VOTRE ÉQUILIBRE

LE PETIT DÉJEUNER UN GRAND PAS POUR VOTRE ÉQUILIBRE LE PETIT DÉJEUNER UN GRAND PAS POUR VOTRE ÉQUILIBRE LE PETIT DÉJEUNER... POURQUOI? POUR QUI? À Après huit à douze heures de sommeil, les réserves d'énergie de l'organisme sont épuisées : le petit déjeuner

Plus en détail

Consommation alimentaire des Français

Consommation alimentaire des Français Intervention de l Afssa au colloque «La situation nutritionnelle en France en 2007» Paris, 12 décembre 2007 Consommation alimentaire des Français les premiers résultats d une enquête d intérêt général

Plus en détail

La place du sucre et des édulcorants dans l alimentation des diabétiques : aspects théoriques et pratiques.

La place du sucre et des édulcorants dans l alimentation des diabétiques : aspects théoriques et pratiques. La place du sucre et des édulcorants dans l alimentation des diabétiques : aspects théoriques et pratiques. Fabienne De Gorter, diététicienne pédiatrique diabétologie Cliniques St-Luc (UCL)- mai 2011 1

Plus en détail

Allégations relatives à la teneur nutritive

Allégations relatives à la teneur nutritive Allégations relatives à la teneur nutritive Mots utilisés dans les allégations relatives à la teneur nutritive Ce que le mot signifie Exemples Sans Faible Réduit Source de Léger Une quantité insignifiante

Plus en détail

Edulcorants : entre mythe

Edulcorants : entre mythe pratique Edulcorants : entre mythe et réalité Rev Med Suisse 2009 ; 5 : 682-6 M. Clarisse V. Di Vetta V. Giusti Muriel Clarisse et Véronique Di Vetta Dr Vittorio Giusti Service d endocrinologie, diabétologie

Plus en détail

Ordonnance du DFI sur les sucres, les denrées alimentaires sucrées et les produits à base de cacao

Ordonnance du DFI sur les sucres, les denrées alimentaires sucrées et les produits à base de cacao Ordonnance du DFI sur les sucres, les denrées alimentaires sucrées et les produits à base de cacao Modification du 11 mai 2009 Le Département fédéral de l intérieur (DFI) arrête: I L ordonnance du DFI

Plus en détail

Afssa Saisine n 2006-SA-0140 AVIS

Afssa Saisine n 2006-SA-0140 AVIS Maisons-Alfort, le le 10 septembre 2007 AVIS LA DIRECTRICE GENERALE de l Agence française de sécurité sanitaire des aliments sur les types de constituants glucidiques à introduire dans le dispositif de

Plus en détail

Point d actualité sur certains édulcorants

Point d actualité sur certains édulcorants Point d actualité sur certains édulcorants Georges Kass, PhD Food Ingredients and Packaging Unit The content of this presentation does not necessarily represent the position of the European Food Safety

Plus en détail

La digestion chimique

La digestion chimique SBI3U La digestion chimique Les aliments sont réduits mécaniquement en particules plus petites ils sont soumise à l action de substances chimiques et des enzymes les molécules complexes deviennent des

Plus en détail

NUTRITION et pratique sportive. Docteur L Holzapfel Centre Hospitalier 01012 - Bourg en Bresse

NUTRITION et pratique sportive. Docteur L Holzapfel Centre Hospitalier 01012 - Bourg en Bresse NUTRITION et pratique sportive Docteur L Holzapfel Centre Hospitalier 01012 - Bourg en Bresse L alimentation glucides lipides protides Vitamines, minéraux et eau Glucides Élément de base : glucose Glycogène

Plus en détail

Alimentation du nourrisson et de l enfant en bas âge ( 0 à 36 mois ) C. Bouillié

Alimentation du nourrisson et de l enfant en bas âge ( 0 à 36 mois ) C. Bouillié Alimentation du nourrisson et de l enfant en bas âge ( 0 à 36 mois ) C. Bouillié le 26 / 10/ 2007 Alimentation du nourrisson et de l enfant en bas âge Développement des fonctions digestives Besoins du

Plus en détail

Quel sirop choisir pour le nourrissement d hiver.

Quel sirop choisir pour le nourrissement d hiver. Syndicat des apiculteurs de Thann et environs Quel sirop choisir pour le nourrissement d hiver. Auteurs : R.Hummel & M.Feltin Octobre 2014 Les sirops de nourrissement : La qualité des sirops utilisés pour

Plus en détail

Acrylamide : Pomme de terre en danger?

Acrylamide : Pomme de terre en danger? Acrylamide : Pomme de terre en danger? Eric Somerhausen 1 Rappel sur l acrylamide L acrylamide est un produit synthétique (polymère de synthèse) utilisé en industrie pour l épuration des eaux usées, la

Plus en détail

Plats préparés. Plats préparés

Plats préparés. Plats préparés Plats préparés Plats préparés Les plats préparés ou prêts à consommer trouvent de plus en plus leur place dans notre alimentation quotidienne. Nous n avons pas toujours la possibilité de préparer chaque

Plus en détail

Compléments ments alimentaires Les règles du jeu - SCL / Strasbourg-Illkirch 14 octobre 2011

Compléments ments alimentaires Les règles du jeu - SCL / Strasbourg-Illkirch 14 octobre 2011 Compléments ments alimentaires Les règles du jeu - SCL / Strasbourg-Illkirch 14 octobre 2011 Bureau 4A : Nutrition & Information sur les denrées alimentaires Novel Food, Adjonction V&M, SBNP Compléments

Plus en détail

CARACTÉRISATION DE L OFFRE ALIMENTAIRE, PAR SECTEUR ET SEGMENT DE MARCHÉ

CARACTÉRISATION DE L OFFRE ALIMENTAIRE, PAR SECTEUR ET SEGMENT DE MARCHÉ CARACTÉRISATION DE L OFFRE ALIMENTAIRE, PAR SECTEUR ET SEGMENT DE MARCHÉ Etude des produits transformés disponibles sur le marché français entre 2008 et 2011 ÉDITION 2015 2015 Etude du secteur des glaces

Plus en détail

Alimentation Les groupes d aliments

Alimentation Les groupes d aliments Alimentation Les groupes d aliments Au nombre de sept, les groupes d aliments permettent une classification simplifiée des aliments. Ce classement se fait par leurs teneurs en nutriments (protéines, lipides,

Plus en détail

LETTRE SCIENTIFIQUE de l Institut Français pour la Nutrition

LETTRE SCIENTIFIQUE de l Institut Français pour la Nutrition LETTRE SCIENTIFIQUE de l Institut Français pour la Nutrition ISSN 1629-0119 FEVRIER 2007 - N 117 Les édulcorants intenses : considérations toxicologiques et pondérales I - Aspects toxicologiques : mythes

Plus en détail

PRINCIPES DE NUTRITION

PRINCIPES DE NUTRITION Module MI 1: «Métabolisme et nutrition» PRINCIPES DE NUTRITION «Mal alimentation» But alimentation Apports : Sous-nutrition +++ Insuffisance Mauvaise proportion Carences Sur-nutrition Obésité, Cancers

Plus en détail

Marie-Laure André. L index glycémique Le guide minceur et santé

Marie-Laure André. L index glycémique Le guide minceur et santé Marie-Laure André L index glycémique Le guide minceur et santé Dans la même collection du même auteur : Les Additifs alimentaires, 2013 Dans la même collection : Alimentation : les bons choix, René Longet,

Plus en détail

Le sucre et les graisses cachées. La lecture des étiquettes alimentaires 26/09/2013

Le sucre et les graisses cachées. La lecture des étiquettes alimentaires 26/09/2013 Programme facteur de risques cardiovasculaires Déroulement de l atelier Atelier alimentation présenté par, diététicienne et ingénieur en nutrition Comment se nourrir quand on a des facteurs de risque cardiovasculaire?

Plus en détail

Activité physique et alimentation pour le patient diabétique de type 2

Activité physique et alimentation pour le patient diabétique de type 2 Activité physique et alimentation pour le patient diabétique de type 2 Séverine VINCENT http://www.fmc-tourcoing.org http://www.formunof.org http://www.rdo-lille.org L ACTIVITE PHYSIQUE L ACTIVITE PHYSIQUE

Plus en détail

L information nutritionnelle sur l étiquette...

L information nutritionnelle sur l étiquette... Regardez l étiquette L information nutritionnelle sur l étiquette... Aide aide à faire des choix éclairés éclairset Aide à suivre à suivre le Guide le Guide alimentaire alimentaire canadien canadien pour

Plus en détail

Les boissons énergisantes

Les boissons énergisantes Référence Référence : : Version : Date : Les boissons énergisantes DOSSIER Sommaire : I. Introduction II. III. IV. Définition Composition Effets indésirables V. Groupes à risques VI. VII. Conclusion Sources

Plus en détail

Les diabétiques et les édulcorants

Les diabétiques et les édulcorants CLIQUEZ POUR MODIFIER LE STYLE DU TITRE Les diabétiques et les édulcorants Etude n 1201364 Octobre 2012 Sommaire CLIQUEZ POUR MODIFIER LE STYLE DU TITRE Objectifs et méthodologie de l étude 3 Principaux

Plus en détail

«Boire est un besoin, mais c est aussi un plaisir, un acte social lors d évènements ou de bons moments»

«Boire est un besoin, mais c est aussi un plaisir, un acte social lors d évènements ou de bons moments» 1 «Boire est un besoin, mais c est aussi un plaisir, un acte social lors d évènements ou de bons moments» Magali Marchand, Chef de service Diététique RHMS Diététicienne agréée ABD 12.01.2012 - Maison du

Plus en détail

Comportements alimentaires et satisfaction des besoins.

Comportements alimentaires et satisfaction des besoins. PARTIE II : ALIMENTATION, PRODUCTION ALIMENTAIRE ET ENVIRONNEMENT. Chapitre 1 Comportements alimentaires et satisfaction des besoins. Introduction : L organisme prélève dans son milieu les aliments qu

Plus en détail

Le sirop de glucose-fructose. Un ingrédient à découvrir

Le sirop de glucose-fructose. Un ingrédient à découvrir Le sirop de glucose-fructose Un ingrédient à découvrir LE SIROP DE GLUCOSE-FRUCTOSE, UN INGRÉDIENT D ORIGINE VÉGÉTALE Le sirop de glucose-fructose* est un sucre d origine végétale obtenu à partir de céréales.

Plus en détail

CONCLUSIONS DU COMITE PERMANENT SUR LA CHAINE ALIMENTAIRE ET LA SANTÉ ANIMALE

CONCLUSIONS DU COMITE PERMANENT SUR LA CHAINE ALIMENTAIRE ET LA SANTÉ ANIMALE 14 décembre 2007 ORIENTATIONS RELATIVES À LA MISE EN ŒUVRE DU RÈGLEMENT N 1924/2006 CONCERNANT LES ALLÉGATIONS NUTRITIONNELLES ET DE SANTÉ PORTANT SUR LES DENRÉES ALIMENTAIRES CONCLUSIONS DU COMITE PERMANENT

Plus en détail

RÉSOLUTION OIV-OENO 439-2012

RÉSOLUTION OIV-OENO 439-2012 RÉSOLUTION OIV-OENO 439-2012 PRATIQUES OENOLOGIQUES SPECIFIQUES AUX VINS AROMATISES, AUX BOISSONS A BASE DE PRODUIT VITIVINICOLE ET AUX BOISSONS A BASE DE VIN L Assemblée Générale CONSIDERANT la résolution

Plus en détail

Ma Fiche Santé - Nutrition

Ma Fiche Santé - Nutrition LE DIABETE VA CHANGER VOTRE FAÇON DE VIVRE ET DE MANGER ET RECIPROQUEMENT Votre traitement ainsi que la qualité de votre alimentation et de votre hygiène de vie vont vous aider à normaliser un taux de

Plus en détail

L alimentation du sportif

L alimentation du sportif LA LETTRE D INFORMATION DES CLIENTS D HERBALIFE 67 HERBANEWS SOMMAIRE L alimentation du sportif L alimentation du sportif Trois nutriments essentiels L hydratation Les alternatives Herbalife Ce qu il faut

Plus en détail

Les repères de consommation du PNNS. Le Programme National Nutrition Santé (PNNS) a défini des objectifs nutritionnels :

Les repères de consommation du PNNS. Le Programme National Nutrition Santé (PNNS) a défini des objectifs nutritionnels : Le PNNS : «Manger Bouger», les facteurs de risque nutritionnel à tous les âges de la vie. Les repères de consommation du PNNS JL BORNET L alimentation joue un rôle très important sur la santé. A chaque

Plus en détail

Les édulcorants alternatifs dans un environnement de prix élevés du sucre

Les édulcorants alternatifs dans un environnement de prix élevés du sucre ***.mul International Sugar Organization Les édulcorants alternatifs dans un environnement de prix élevés du sucre Mars 2012 MECAS(12)04 Les édulcorants alternatifs dans un MECAS(12)04 Mars 2012 Abrégé

Plus en détail

Le Bulletin du B.E.N. Mars 2008: mois de la nutrition

Le Bulletin du B.E.N. Mars 2008: mois de la nutrition Le Bulletin du B.E.N. Mars 2008: mois de la nutrition Les mythes alimentaires Le pain fait engraisser. Le lait est bon seulement pour les enfants. Le jeûne permet de purifier l organisme. Toutes ces affirmations,

Plus en détail

Aller de l avant avec les lignes directrices relatives à la nutrition dans les écoles

Aller de l avant avec les lignes directrices relatives à la nutrition dans les écoles ENFANTS EN SANTÉ ÉCOLES EN SANTÉ COMMUNAUTÉS EN SANTÉ Aller de l avant avec les lignes directrices relatives à la nutrition dans les écoles Aliments offerts en milieu scolaire 3 Lignes directrices relatives

Plus en détail

UE 4.1 S1 Soins de confort et de bien être Compétence 3 GROUPE 2

UE 4.1 S1 Soins de confort et de bien être Compétence 3 GROUPE 2 UE 4.1 S1 Soins de confort et de bien être Compétence 3 GROUPE 2 1 Pour aborder la prise en charge d un patient, il est essentiel de connaître et d acquérir certaines connaissances relatives à son alimentation.

Plus en détail

www.afd.asso.fr Les glucides dans mon alimentation Les clés pour bien les consommer au quotidien

www.afd.asso.fr Les glucides dans mon alimentation Les clés pour bien les consommer au quotidien www.afd.asso.fr Les glucides dans mon alimentation Les clés pour bien les consommer au quotidien Consommer des aliments glucidiques au quotidien, comment faire? 1 Quel est le rôle des glucides dans notre

Plus en détail

Au menu aujourd hui. Les éléments chimiques et l eau. http://eau.tourdumonde.free.fr/image%20partie%20pedagogique/molecule%20etat%20de%20l'eau2.

Au menu aujourd hui. Les éléments chimiques et l eau. http://eau.tourdumonde.free.fr/image%20partie%20pedagogique/molecule%20etat%20de%20l'eau2. La chimie de la vie Au menu aujourd hui Les éléments chimiques et l eau http://eau.tourdumonde.free.fr/image%20partie%20pedagogique/molecule%20etat%20de%20l'eau2.jpg Au menu aujourd hui Les éléments chimiques

Plus en détail

Les Confitures. Photo : M.Seelow / Cedus. Dossier CEDUS Avec la collaboration de l Université de Reims : Prof Mathlouthi, MC Barbara Rogè.

Les Confitures. Photo : M.Seelow / Cedus. Dossier CEDUS Avec la collaboration de l Université de Reims : Prof Mathlouthi, MC Barbara Rogè. Photo : M.Seelow / Cedus Dossier CEDUS Avec la collaboration de l Université de Reims : Prof Mathlouthi, MC Barbara Rogè. LES CONFITURES TABLE DES MATIERES DYNAMIQUE INTRODUCTION I. DEFINITION DES CONFITURES

Plus en détail

ANALYSE NUTRITIONNELLE

ANALYSE NUTRITIONNELLE CHOCOLAT CHAUD Ingrédients: protéines de lait, poudre de cacao, arôme, épaississant: gomme xanthane, chlorure de potassium et de sodium, édulcorants: aspartame et acésulfame de potassium; anti-agglomérant:

Plus en détail

Chamtor. Les applications des produits CHAMTOR

Chamtor. Les applications des produits CHAMTOR La Confiserie Chamtor Les applications des produits CHAMTOR Les sucres cuits coulés et pressés : Les sucres cuits sont des solutions de sucres figées par une très forte viscosité, dans une structure vitreuse.

Plus en détail

CHAPITRE 17 SUCRES ET SUCRERIES

CHAPITRE 17 SUCRES ET SUCRERIES C17/1 CHAPITRE 17 SUCRES ET SUCRERIES Note : 1. Le présent chapitre ne comprend pas : a) les sucreries contenant du cacao (n 18.06) ; b) les sucres chimiquement purs [autres que le saccharose, le lactose,

Plus en détail

État des lieux Juin 2014

État des lieux Juin 2014 État des lieux Juin 2014 Dossier de Presse LE FRUCTOSE Etat des lieux du Fonds français pour l alimentation et la santé La consommation de fructose fait l objet d une controverse quant à ses effets sur

Plus en détail

Friandises et édulcorants

Friandises et édulcorants Friandises et édulcorants Friandises et édulcorants Dans le chapitre suivant, vous trouverez quelques exemples de ces délicieuses friandises qui composent l étage supérieur de la pyramide alimentaire.

Plus en détail

De la naissance à 6 mois

De la naissance à 6 mois De la naissance à 6 mois L alimentation se compose du lait (maternel ou infantile). Seule l eau peut s y ajouter Privilégier l allaitement maternel Le lait maternel - est l alimentation idéale du nouveau-né

Plus en détail

Le tréhalose. Le nouvel ingrédient alimentaire multi-fonctionnel

Le tréhalose. Le nouvel ingrédient alimentaire multi-fonctionnel Le tréhalose Le nouvel ingrédient alimentaire multi-fonctionnel introduction Le est un nouvel ingrédient multi-fonctionnel ayant un potentiel de développement considérable auprès des industries alimentaires.

Plus en détail

«La réponse définitive»

«La réponse définitive» LIFEBODYBUILDING.COM FORMATIONS en STRATEGIE NUTRITION et DEVELOPPEMENT PHYSIQUE De combien de grammes de protéines avons-nous réellement besoin au quotidien pour développer ou maintenir sa masse musculaire?

Plus en détail

Les emballages des denrées alimentaires Que lit-on?

Les emballages des denrées alimentaires Que lit-on? Printemps 2010 Page 1 / 11 Contenu : Les emballages des denrées alimentaires Que lit-on? S. 2 Introduction S. 2 La liste des ingrédients S. 3 Indications pour personnes allergiques S. 4 Indications pour

Plus en détail

ALIMENTATION DU DIABETIQUE. LINUT 15/05/2008 Marie Andrée LAREYNIE Diététicienne

ALIMENTATION DU DIABETIQUE. LINUT 15/05/2008 Marie Andrée LAREYNIE Diététicienne ALIMENTATION DU DIABETIQUE LINUT 15/05/2008 Marie Andrée LAREYNIE Diététicienne n L alimentation du diabétique est à peu de choses près celle recommandée à une personne de même âge, du même sexe, ayant

Plus en détail

LA LETTRE D INFORMATION DES CLIENTS HERBALIFE

LA LETTRE D INFORMATION DES CLIENTS HERBALIFE LA LETTRE D INFORMATION DES CLIENTS HERBALIFE 42 SOMMAIRE L alimentation des sportifs Les chiffres clés Les besoins nutritionnels Comment adapter son alimentation? Les produits Herbalife A retenir Les

Plus en détail

De l énergie pour toute la journée!

De l énergie pour toute la journée! De l énergie pour toute la journée! Une portion de couvre 100 % des besoins journaliers d un adulte en nutriments précieux Vitamines, sels minéraux et oligoéléments à l extrait de malt d orge Calcium,

Plus en détail

L alimentation du jeune sportif

L alimentation du jeune sportif L alimentation du jeune sportif L entraînement commence à table Damien PAUQUET Diététicien nutritionniste du sport info@nutripauquet.be Plan de l exposé : Les règles du jeu Pour tous ceux qui font du sport,

Plus en détail

Boughanmi Hajer. JAOUA Noureddine. Membre du bureau exécutif de l OTEF

Boughanmi Hajer. JAOUA Noureddine. Membre du bureau exécutif de l OTEF Organisation Tunisienne pour L Éducation et de la Famille Elaboré par Diabète infantile Boughanmi Hajer Encadré par : Licence appliquée en Biotechnologie JAOUA Noureddine Membre du bureau exécutif de l

Plus en détail

MAÎTRISER LA LECTURE DES ÉTIQUETTES NUTRITIONNELLES

MAÎTRISER LA LECTURE DES ÉTIQUETTES NUTRITIONNELLES MAÎTRISER LA LECTURE DES ÉTIQUETTES NUTRITIONNELLES Par Marie-Christine Parent, stagiaire en diététique AU MENU Retour sur le sondage Vision de la saine alimentation Qu est-ce que l étiquetage nutritionnel?

Plus en détail

Ordonnance du DFI sur les sucres, les denrées alimentaires sucrées et les produits à base de cacao

Ordonnance du DFI sur les sucres, les denrées alimentaires sucrées et les produits à base de cacao Ordonnance du DFI sur les sucres, les denrées alimentaires sucrées et les produits à base de cacao du 23 novembre 2005 Le Département fédéral de l intérieur (DFI), vu les art. 4, al. 2, 26, al. 2 et 5,

Plus en détail

Sucre et «faux sucre» quelle place pour les édulcorants?

Sucre et «faux sucre» quelle place pour les édulcorants? Sucre et «faux sucre» quelle place pour les édulcorants? Pr Jean-Louis Schlienger Faculté de Médecine Strasbourg Strasbourg 16 juin 2016 Le goût sucré : objet de débat Une disposition innée S est imposé

Plus en détail

AVIS de l Agence nationale de sécurité sanitaire de l alimentation, de l environnement et du travail

AVIS de l Agence nationale de sécurité sanitaire de l alimentation, de l environnement et du travail Le directeur général Maisons-Alfort, le 15 avril 2011 AVIS de l Agence nationale de sécurité sanitaire de l alimentation, de l environnement et du travail relatif à l'évaluation des justificatifs concernant

Plus en détail