SYSTEMES INTRANET ET COMMERCE ELECTRONIQUE

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1 SYSTEMES INTRANET ET COMMERCE ELECTRONIQUE

2 SOMMAIRE 1. Définition de la profession Eléments pour une étude de marché Moyens nécessaires pour démarrer l activité Eléments financiers Les régles de la profession Contacts et sources d information Bibliographie...65 Page 2 sur 65

3 LISTE DES ABREVIATIONS API : Agence de Promotion de l Industrie CA : Chiffre d Affaires CCITT : Comité Consultatif International Télégraphique et Téléphonique CEI : Commission Electrotechnique Internationale CEPEX : Centre de Promotion des Exportations CERT : Centre d Etudes et de Recherche en Télécommunication CNAM : Caisse Nationale de l Assurance Maladie CNI : Centre National de l Informatique CNSS : Caisse Nationale de la Sécurité Sociale CNUCED : Conférence des Nations Unies sur le Commerce et le développement CPL : courant Porteur en Ligne EDI : Echanges de données informatisées FAMEX : Fonds d Accès aux Marchés Extérieurs FIPA : Agence de Promotion de L investissement Extérieur FODEC : Fonds de Développement de la Compétitivité FOPRODEX : Fonds de Promotion des Exportations IDC : International Data Corporation INS : Institut National de la Statistique INSEAD : Institut Supérieur d enseignement situé en France IEEE : Institute of Electrical and Electronic Engineers ISO : International Standard Organisation JORT : Journal Officiel de la République Tunisienne MTND : Millions de dinars tunisiens NTIC : Nouvelles Technologies de l Information et de la Communication RITI : Régime d Incitation à l Innovation dans el domaine de la Technologie de l Information SETI : Semaine Européenne des Technologies de l Information SICAR : Société d Investissements à Capital Risque SSII : Sociétés de Service et d ingénierie Informatique TIC : Technologies de l Information et de la Communication TND : Dinars tunisiens WiFi : Wireless Fidelity WLAN : Wireless Local Area Network Page 3 sur 65

4 1. DEFINITION DE LA PROFESSION 1.1. Les produits et services Les produits et services à développer dans le cadre du projet «Systèmes Intranet et Commerce Electronique» consistent à développer et mettre en place des systèmes d information et/ou conseiller et assister les entreprises et organismes dans le développement et la mise en place de systèmes d information, dans les domaines suivants : - mise en place de réseaux Intranet et Extranet, - migration et/ou adaptation d applications existantes vers le protocole Internet, - création de portails, - conception de sites Web, - mise en place de bases de données, - mise en place de sites de commerce en ligne, Les réseaux Intranet et Extranet sont des réseaux utilisant la technologie et les protocoles de l Internet «universel» mais réduits dans leur portées dans la mesure où : - L Intranet est réduit au réseau local ou à l ensemble des réseaux locaux de l entreprise, et invisible de l'extérieur, - L Extranet est une extension de l Intranet (sans être pour autant un site Internet) à des partenaires connus et préalablement identifiés de l entreprise. Il peut être perçu comme étant un système supplémentaire offrant (par exemple aux clients d'une entreprise, à ses partenaires ou à des filiales) un accès privilégié à certaines ressources informatiques de l'entreprise par l'intermédiaire d'une interface Web. La migration d applications existantes est réalisée essentiellement dans le but de les rendre «conformes» à la technologie et aux protocoles Internet, et ainsi utilisables à travers l Intranet et/ou l Extranet. La création de portails, qui sont des plates-formes de type Intranet, vise à fédérer les divers sites de l entreprise dans la mesure où elle en a plusieurs, et ainsi rendre «unique» le point d accès aux ressources de l entreprise. Les sites Web sont désormais un outil nécessaire, voire indispensable, pour faire connaître l entreprise et aider à son développement. Page 4 sur 65

5 Reflétant une image de l activité réelle de l entreprise, les bases de données constituent le réservoir des enregistrements des informations concernant l activité. A ce titre elles servent à soutenir et améliorer cette activité. Le progrès technologique aidant, le Commerce en ligne constitue désormais un moyen incontournable pour aider à réaliser les ventes d une entreprise et les développer. Les sites Web appropriés constituent le moyen de réaliser les transactions commerciales. Ces sites doivent/peuvent offrir en front-office (du coté client) au moins les services et les fonctionnalités : - Un catalogue électronique en ligne, présentant l'ensemble des produits disponibles à la vente, leur prix, leur disponibilité (produit en stock ou nombre de jour avant livraison) et les modalités/conditions de leurs livraisons ; - Un moteur de recherche permettant de trouver facilement un produit à l'aide de critères de recherche (marque, gamme de prix, mot clé,...) ; - Un système de caddie/panier virtuel, qui permet d enregistrer les achats opérés par le client tout au long de son «parcours» dans le site de Commerce Electronique (références des produits commandés/achetés, quantités, prix, ) ; - Le système de paiement sécurisé en ligne. Celui-ci est souvent assuré par un tiers de confiance (une banque) via une transaction sécurisée ; - Un système de suivi des commandes, permettant de suivre le processus de traitement de la commande jusqu à sa livraison au client. - et en back-office (en arrière boutique), les fonctionnalités suivantes : o lien avec la gestion de la production, o gestion des stocks, o logistique, o comptabilité et finance. L ensemble de ces produits et services entrant dans le cadre du projet «Systèmes Intranet et Commerce Electronique» vise à permettre à l entreprise qui les intègre d améliorer sa relation et sa communication avec : - ses employés, notamment en les mettant «en réseau» (Intranet) et en leurs faisant partager les ressources communes (données, applications, moyens logistiques informatiques, ) et aussi en les mobilisant autour des objectifs de l entreprise, - ses partenaires et fournisseurs, en mettant à leurs dispositions le réseau Extranet de l entreprise et en leur offrant les services véhiculés par l Extranet, Page 5 sur 65

6 - et ses clients, qui sont la raison d être principale de l entreprise, en leur permettant de connaître l entreprise et ses produits et services et de faire leurs achats en ligne à travers le site de Commerce Electronique Aptitudes Les produits et services précédemment cités étant d essence destinées à des entreprises tierces, leurs prestataires/promoteurs se doivent d avoir les aptitudes essentielles suivantes : - la maîtrise des techniques informatiques associées aux domaines couverts par le projet, maîtrise considérée comme étant un élément de base sans lequel la réussite de l entreprise issue du projet ne peut être assurée. En outre cette maîtrise doit être maintenue à niveau au cours du temps, du fait de l évolution des techniques en question. - l orientation client, en ce sens que l entreprise issue du projet se doit d avoir comme souci majeur celui des entreprises clientes, - et la culture marketing, qui permet à l entreprise issue du projet d assurer sa pérennité et de développer ses activités. Par ailleurs, le créateur de l entreprise issue du projet Systèmes Intranet et Commerce Electronique devra occuper une place centrale dans la promotion du projet et sa mise en route. En effet il est à la fois : - le porteur de l idée du projet, et à ce titre il doit connaître et maîtriser les Système Intranet et le Commerce Electronique et être convaincu de l utilité et de la rentabilité du projet, - l architecte du projet qui définit les domaines d intervention, dimensionne la taille de l entreprise, mobilise les ressources humaines, matérielles et financières - l homme marketing qui identifiera les clients potentiels, étudiera leurs besoins et leurs vendra les produits et services appropriés développés par l entreprise - le leader qui balisera le chemin et mènera l entreprise à son régime de croisière. Page 6 sur 65

7 2. ELEMENTS POUR UNE ETUDE DE MARCHE 2.1. Situation nationale La situation nationale en matière de Technologies de l Information et de la Communication est marquée par le choix stratégique fait par les pouvoirs publics consistant en l instauration en Tunisie de la «Société du Savoir» et de «l Economie Immatérielle», considérées comme étant les piliers du développement économique et social de la Tunisie à l aube du nouveau millénaire. Ce choix stratégique a entraîné diverses décisions, mesures et programmes, généralement volontaristes, visant à promouvoir et développer le secteur des Technologies de l Information et de la Communication. Dans ce qui suit, on présentera : - les objectifs du Xème Plan Economique et Social en matière de technologies de l information, - la situation des TIC en Tunisie selon la CNUCED - la situation spécifique des Systèmes Intranet et Commerce Electronique Le Xème Plan Economique et Social Les principaux objectifs du secteur des TIC au cours du Xème Plan Economique et social se présentent comme suit : - Instaurer les bases d une Administration communicante (e-government) - promouvoir l industrie du logiciel et du contenu numérique et multimédia, par o l encouragement du secteur privé des TIC o l assistance du tissu économique pour qu il tire profit des TIC, o le renforcement des capacités du secteur privé des TIC pour qu il aborde les marchés internationaux, - Instaurer le culture, la diffusion et la généralisation des Logiciels Libres - Renforcer l audit et la sécurité informatique - Développer les ressources humaines spécialisées dans les Technologies de l Information - Développer et renforcer le cadre structurel et organisationnel du secteur des TIC, notamment par o Le renforcement de l organisation du secteur privé des TIC o Le renforcement du partenariat entre les secteurs Public et Privé des TIC Page 7 sur 65

8 o La révision des attributions des structures administratives chargées de l Organisation et de l Informatique o L encouragement des entreprises privées des TIC à l exportation o La réalisation d étude spécifique dans le but de promouvoir l investissement dans le secteur des TIC o L instauration d un cadre juridique et organisationnel pour développer le travail à distance o La mise en place d un observatoire des TIC o L instauration d une formation universitaire spécialisée dans le droit des TIC. Les investissements dans les technologies de l information sont prévus pour atteindre MTND au cours du Xème Plan contre 912,2 MTND pour le IXème Plan. Soit un taux de croissance annuelle de 14,3%. S étalant sur la période , le Xème Plan sera évalué du point de vue de la réalisation des objectifs, à partir de Cependant l on peut déjà constater que diverses mesures et actions ont été prises et des réalisations ont vu le jour : - le démarrage et l avancement du projet e-government au sein du Premier Ministère, - la promulgation de textes législatifs et réglementaires afférents à la sécurité informatique et le début de leurs applications, - la poursuite de l effort de généralisation de l enseignement des TIC dans les divers niveaux d enseignement, - l instauration de mesures incitatives supplémentaires à la création d entreprises dans le secteur des TIC, tel le RITI (cf ci-après), le dispositif ITP (Investissements Technologiques Prioritaires) du programme de Mise à Niveau (cf ), - l introduction de facilitations spécifiques aux entreprises opérant dans les TIC, telles la réduction de 10% à 5% de la retenue de garantie dans les marchés publics de prestations informatiques, - l aménagement de sites de travail à distance (dans les gouvernorats) et leur mise à la disposition des entreprises, notamment celles des TIC, à des conditions avantageuses Situation des TIC en Tunisie La CNUCED (Conférence des Nations Unies pour le Commerce et le Développement) publie, depuis 2000, un rapport annuel sur l e-commerce et le développement. Dans son rapport 2004, elle évalue le secteur des TIC en Tunisie. Page 8 sur 65

9 Les données présentées ci après concernant le secteur des TIC en Tunisie sont principalement issues de ce rapport. Ces données proviennent à la base, bien évidemment, de sources tunisiennes. Entreprises du secteur des TIC Le nombre d entreprises privées opérant dans le secteur des TIC s élève en 2002 à 680 entreprises. Ces entreprises emploient 6124 salariés. Elles ont réalisé un chiffre d affaires qui s élève à 122 Millions de Dollars. (Source : CNUCED) Année Nombre d entreprises privées TIC Chiffre d Affaires de ces entreprises (en Millions $) Emplois (nombre) Sources : CNSS pour le nombre d entreprises et les Emplois Ministère des Finances pour le Chiffre d Affaires Parmi les 680 entreprises, 350 opèrent dans les services informatiques et le développement de logiciels (le reste opère dans les matériels informatiques). Quoique les 350 entreprises sont pour la plupart de petite taille, le nombre de 350 est tout de même appréciable pour la Tunisie qui compte environ 5000 entreprises des industries manufacturières employant un effectif de 10 emplois ou plus. Comparativement, il y a 7 entreprises informatiques pour 100 entreprises industrielles. Qualification et Coût des ressources humaines La Tunisie investit beaucoup dans le système d enseignement technique et particulièrement dans les TIC. Ainsi en termes de quantités, le nombre de diplômés spécialisés dans les TIC passera de en 2002 à 5000 en 2005 (Ministère des Technologies de la Communication). En termes de qualité, les diplômés tunisiens se placent assez haut dans les comparaisons internationales. La qualité de l enseignement des mathématiques et de la science se place au meilleur 6 ème rang dans le classement NRI Network Readiness Index (cf. 2.8 pour la définition du NRI). Quant aux coûts de la main d œuvre spécialisée dans les TIC, ils sont très compétitifs en Tunisie (cf. graphique ci bas). Le coût de développement des logiciels est de 114$ en Tunisie pour l homme/jour, alors qu il est de 649$ en France. Page 9 sur 65

10 Comparaison des coûts Homme/jour (Développement de logiciel) France 649 Espagne Turquie Hongrie Pologne Maroc Tunisie Coût Homme Jour $ (développement logiciel) Source : FIPA (2002) Ces coûts font apparaître des écarts qui peuvent être importants entre pays. En comparant la Tunisie aux autres pays, les proportions sont d au moins : - 1 à 5 entre la Tunisie et la France - 1 à 3 entre la Tunisie et l Espagne ou la Turquie - 1 à 1,5 entre la Tunisie et la Pologne ou la Hongrie Structure des dépenses en TIC Les dépenses en TIC de la Tunisie sont constituées à 54% en matériels informatiques et à parts égales de 23% en services informatiques et Développement de logiciels. Cette structure est similaire à celle des autres pays pour ce qui est des dépenses en matériels alors qu elle est significativement différente de celle des pays avancés pour ce qui est des parts relatives des services et des logiciels. Ceci est vraisemblablement dû aux coûts relativement élevés des licences de logiciels, comparativement aux coûts des logiciels développés localement (source : Centre du Commerce International). Structure des dépenses en TIC Pays Matériels Services Logiciels ( % ) ( % ) ( % ) France Ireland Hongrie Tunisie Maroc Source : CCI Page 10 sur 65

11 Situation spécifique en matière de Systèmes Intranet et Commerce Electronique D une façon spécifique, la situation nationale peut être décrite à travers le niveau de préparation du pays au développement des Systèmes Intranet et Commerce Electronique aux plans : - Réglementation, - Infrastructure, et - Environnement Au niveau réglementation, il est aisé de constater que la Tunisie est assez avancée pour permettre le développement des Systèmes Intranet et Commerce Electronique. En effet, les pouvoirs publics ont procédés à la promulgation d une panoplie de lois et de réglementations nécessaires à l encadrement des Systèmes Intranet et Commerce Electronique. Celles-ci sont constituées, notamment : - de la Loi n du 9 août 2000, relative aux échanges et au commerce électronique, - du Décret n du 10 octobre 2000, fixant l organisation administrative et financière et les modalités de fonctionnement de l Agence Nationale de Certification Electronique, - du Décret n du 17 juillet 2001, portant approbation du cahier des charges relatif à l exercice de l activité du fournisseur de services de certification électronique, - du Décret n du 17 juillet 2001, fixant les procédures d obtention de l autorisation d exercice de l activité du fournisseur de services de certification électronique, - de l Arrêté du Ministre des Technologies de la Communication du 19 juillet 2001, fixant les données techniques relatives aux certificats électroniques et leurs fiabilités - de l Arrêté du Ministre des Technologies de la Communication du 19 juillet 2001, fixant les caractéristiques techniques du dispositif de création de la signature électronique - de l Amendement du Code des Obligations et des Contrats par la loi du 13 juin 2000, qui reconnaît au document et à la signature électronique, entre autres, la même valeur juridique que celle du document papier et de la signature manuscrite Pour ce qui est de l infrastructure nécessaire au développement des Systèmes Intranet et Commerce Electronique, - elle existe et est suffisamment développée pour ce qui est Réseaux et Systèmes Nationaux : réseaux de transmission de données (lignes téléphoniques RTC et Page 11 sur 65

12 spécialisées, RNIS, ADSL, ), Fournisseurs d Accès Internet, Liaisons avec l Etranger, - par contre elle l est moins au niveau des individus : relativement faibles taux d équipements des ménages en ordinateurs personnels, et de connexion à l internet ( internautes à fin octobre 2004) Quant à l environnement où évoluent les Systèmes Intranet et Commerce Electronique, il est encore marqué au niveau marché local par : - la culture et les habitudes tunisiennes vis-à-vis de à l acte d achat. Celui est considéré comme étant un moment de convivialité entre l acheteur et le vendeur autour d un produit «physique» palpable. Et qu en conséquence, il semble difficile de le réduire à une opération plutôt «mécanique» effectuée à travers un système électronique de vente en ligne dépourvu de «sens». - une certaine méfiance des individus vis-à-vis des transactions électroniques tant au niveau de l acte de commande/achat qu au niveau du règlement/paiement électronique et au niveau de l étranger par - la difficulté à trouver les moyens logistiques adéquats pour assurer la livraison dans des conditions optimales du produit acheté en ligne. Il n empêche que les pouvoirs publics travaillent à aplanir les obstacles qui peuvent freiner le développement des Systèmes Intranet et Commerce Electronique à travers notamment : - les incitations à la création de plus en plus d entreprises dans le domaine des Technologies de l Information et de la Communication, - l élévation du niveau des aides pour la création par les entreprises de sites de commerce électronique (exemple : généralisation des aides FOPRODEX à toutes les entreprises et élévation de la part de la subvention de 35% à 50% du coût de création du site Web) - l introduction de davantage de facilitations à l acquisition d ordinateurs personnels par les ménages, - l extension du nombre de Fournisseurs d Accès et de Services Internet, Ainsi et à ce jour divers sites de commerce électronique ont vu le jour et sont opérationnels. (en 2002, il y avait (au moins) 42 sites de commerce électronique ou galeries marchandes, en progression de 10 magasins, par rapport à 2001). On peut citer notamment : - dans la vente de produits o le site de vente en ligne du Magasin Général : Page 12 sur 65

13 o Le site de vente en ligne de fleurs : o le portail développé par le CEPEX : o le site «masmoudi» pour la vente de gâteaux : o les sites de vente des produits de l artisanat : - dans la prestation/commercialisation des services «publics» o le site TunisiTelecom : o le site STEG : o le site SONEDE : o. - dans les services touristiques et la réservation hôtelière o o Et il est toujours espéré que ce développement se poursuive et à un rythme encore plus soutenu Principales entreprises et localisation Les principales entreprises pouvant être classées comme opérant dans les Systèmes Intranet et Commerce Electronique sont : Les principales entreprises dans la branche «Commerce électronique et Intranet» Dénomination Adresse Site Web EQUINOXES Bâtiment Hertz - Rue des Entrpreneurs Z.I Charguia II Tunis Charguia II WEB DESIGN Residence les Jasmins Apt B MANAR I MEDIANET Av. Hedi Nouira Res Maya D ENNASR II AROBASE Imm. Chamam 3 Rue Kenitra Apt C TUNIS CCI 7 rue Othman Ibn Affen 1002 TUNIS CYBER 80 Av. Habib Bourguiba CULTURES RADES CYBER SOFT 21 rue du Koweit 1002 TUNIS IMG Rue Lac Victoria Res. Flaingo Les Berges du Lac A l instar du secteur des TIC qui est changeant, les entreprises opérant dans un domaine des TIC comme les Systèmes Intranet et Commerce Electronique sont elles aussi Page 13 sur 65

14 changeantes dans le sens où elles s adaptent à la situation du marché. Ainsi ces entreprises adoptent des positions de flexibilité pour ce qui est de la mobilité des effectifs. Par exemple, elles peuvent être amenées à se regrouper ou à faire appel à des appoints en compétences externes pour répondre à des demandes/marchés dépassant leurs capacités propres en interne Concurrence La concurrence provient non seulement des entreprises implantées localement d une façon permanente, mais également d entreprises étrangères qui interviennent de façon sporadique sur le marché tunisien. Ces entreprises sont, pour la plupart, originaires du Québec, de la France, de Belgique et de pays asiatiques à l occasion de «grands» projets d infrastructure. Ces concurrents, qui à première vue sont considérés comme des menaces, peuvent être vus ou transformés en opportunités de partenariat avec des entreprises tunisiennes existantes ou à créer. De la sorte l entreprise tunisienne partenaire pourra acquérir un savoir-faire additionnel et surtout avoir une ouverture sur le marché extérieur. Au niveau local le CNI (Centre National de l Informatique) et le CERT (Centre d Etude et de Recherche en Télécommunication), deux institutions publiques des plus anciennes sur la place, dominaient le marché en matière de développement de logiciels et de services informatiques. Mais la décision a été prise au niveau du gouvernement pour que ces deux centres n interviennent plus sur le marché ouvert aux entreprises privées. Il en est de même des institutions de recherche publiques qui, elles, ne sont pas intervenues et ne devront pas intervenir dans les marchés ouverts aux privés. De la sorte le secteur privé est encouragé/aidé à se développer sans concurrence du secteur étatique Exportations importations Les exportations importations de matériels informatiques sont bien identifiées et connues, car enregistrées en Douane. Les chiffres y afférents sont donnés dans les deux tableaux Importations et Exportations de matériels informatiques. En 2004, les importations se sont élevées à 293 MTND, enregistrant une hausse par rapport à 2000 de 63% ; soit une progression annuelle de plus de 15% durant les quatre dernières Page 14 sur 65

15 années. Ainsi et malgré les faibles variations en 2002 et 2003, la tendance lourde des importations de matériels informatiques est à la croissance soutenue. Les exportations de matériels informatiques se sont élevées en 2004 à 43 MTND, montant représentant plus de 10 fois celui de Evolution des échanges extérieurs en Matériels Informatiques Variation (2000 à 2004) Importations (MTND) 179,7 218,4 212,5 216,3 293,3 63% Variation annuelle 22% -3% 2% 36% Exportations (MTND) 3,6 4,1 6,9 12,9 43,1 1097% Variation annuelle 14% 68% 87% 234% Source : INS Par contre les importations et exportations en matière de logiciels et services informatiques sont très difficilement identifiables. De ce fait il n est pas de chiffres fiables concernant les exportations importations en matière de Systèmes Intranet et Commerce Electronique. Toutefois l on peut préjuger que, du fait du relativement fort dynamisme des importations et exportations de matériels informatiques, il y a un dynamisme associé pour ce qui est des importations et exportations de logiciels et services. A l importation cela est certain car les matériels ont toujours besoin de logiciels pour fonctionner. A l exportation il existe ou il a existé des relations de coopération entre des entreprises tunisiennes et des entreprises étrangères qui se sont soldées par des opérations d exportation en matière de logiciels et services. Ces opérations méritent d être consolidées et étendues, car au niveau national et dans tous les secteurs d activité, l objectif est que toutes les entreprises et particulièrement celles opérant dans les TIC, soient orientées vers l exportation Evolution de l activité : conjoncture, tendance de l activité, prévisions La Tunisie n étant pas à l écart du reste du monde, la conjoncture économique en matière d activités NTIC reste marquée par l éclatement de la bulle Internet et le ralentissement de l activité depuis Quoiqu en 2004, la conjoncture économique n ait pas été particulièrement favorable, il n en reste pas moins que la tendance générale est plutôt vers l accroissement de l activité du fait notamment des facteurs : Page 15 sur 65

16 - insertion de la Tunisie dans le circuit économique mondial, qui implique le développement des réseaux permettant l aide à l accélération des échanges, - des encouragements des pouvoirs publics à la création d entreprises nouvelles dans les différents secteurs d activité et particulièrement les TIC, - la croissance réelle de l économie tunisienne Clientèle La Tunisie ayant pour ambition d être ouverte sur (tout) le monde, il est deux types de clientèle pour le projet Réseaux Sécurité et Sauvegarde : - le marché local - l export Clientèle locale La clientèle pouvant être visée par les activités Systèmes Intranet et Commerce Electronique est potentiellement constituée de toutes les entreprises économiques et de tous les organismes ayant une certaine taille et faisant appel à l informatique dans leurs activités quotidiennes. Particulièrement, les entreprises et organismes ayant une activité déjà tournée vers l extérieur ou devant/voulant développer leurs activités vers l extérieur sont appelées à mettre en place des réseaux locaux et des sites Web de vente en ligne avec tout ce qu il faut comme outils complémentaires notamment en matière de développement des contenus de ces sites. En Tunisie, on estime actuellement la base des entreprises qui exportent à 5000, et les pouvoirs publics veulent faire passer ce nombre à environ 6000 à court terme. Ainsi sur le marché local, et partant du Répertoire National des Entreprises de l INS (cf. tableau «Entreprises par activité et effectif salarié»), il y aurait environ: entreprises employant 10 salariés et plus entreprises employant 20 salariés et plus Compte tenu de la nature du tissu des entreprises tunisiennes qui est constitué plutôt de «Petites et Très Petites» entreprises, le nombre d entreprises pouvant constituer une clientèle potentielle pour le projet Systèmes Intranet et Commerce Electronique se situerait entre et entreprises. Page 16 sur 65

17 Entreprises par Activité et Effectif salarié Source : INS (2003) Activité < 6 salariés entre 6 et 9 salariés entre 10 et entre 20 et entre 50 et 19 salariés 49 salariés 99 salariés Unité : Nombre 100 salariés et plus Total Agriculture, Chasse, Sylviculture Peche, Pisciculture, Acquaculture Industries extractives Industries Manufacturières Construction Commerce, Réparation automobile et d'articles Hotels et Restaurants Transport et Communication Activités Financières Immobilier, Location et Services aux entreprises Education Santé et Action Sociale Services Collectifs, Sociaux et Personnels Autres activités Total Entreprises dont Effectif >= x salariés Nombre Pourcentage 3,6% 2,4% 1,5% 0,8% 0,4% Entreprises Industrielles par Secteur d'activité Source : API (Banque de Données) Unité : Nombre Secteur d'activité Nombre Total Totalement Exportatrices Industries AgroAlimentaires Industries Matériaux Construction Céramique Verre Industries Mécaniques Métalliques Industries Electriques Electronique Electroménage Industries Chimiques Industries Textile Habillement Industries Bois Ameublement Industries Cuir Chaussures Industries diverses Total Comment prospecter cette clientèle potentielle d entreprises? Comme cela a été avancé, les entreprises les plus intéressées par les produits et services du projet Systèmes Intranet et Commerce Electronique sont (ou peuvent être) d abord : - les entreprises ayant une certaine taille (et les plus importantes sont les plus intéressantes à prospecter), Page 17 sur 65

18 - les entreprises tournées vers l export i.e. déjà exportatrices ou voulant le devenir (celles faisant les plus gros chiffres d affaires sont les plus intéressantes à prospecter). Ainsi la méthode d approche de la clientèle se trouve être dictée par ces deux facteurs : taille et export. L API (la base de données) dispose des entreprises des industries manufacturières et le CEPEX dispose des entreprises exportatrices. Quant aux techniques de prospection ce sont celles habituellement utilisées : contact direct et «bouche à oreille», mailing, courrier, publicité sur les media, participation aux salons, Outre les entreprises industrielles, les autres entreprises économiques (tel les banques et les assurances, les entreprises touristiques et hôtelières, les entreprises de transport, ), les organismes publics (l Administration et ses Agences), les collectivités publiques, constituent aussi une clientèle potentielle importante. Leurs nombres ne sont pas généralement très importants ; ils peuvent être approchés individuellement, surtout que les organismes publics opèrent par appels d offres Clientèle étrangère Outre le marché local, la Tunisie mise beaucoup sur les TIC pour constituer un secteur exportateur pour (au moins) les raisons suivantes : - le marché local est relativement exigu, - la Tunisie dispose de compétences en TIC excédentaires par rapport à ses besoins propres A ce titre des entreprises tunisiennes exportent dans divers pays africains, d autres entreprises sont en partenariat et/ou sous-traitance avec des entreprises occidentales. Il s agit alors de développer davantage ces créneaux. En conséquence, l optimum pour le projet Système Intranet et Commerce Electronique est de prévoir une composante exportation la plus large possible. L idéal serait que le projet soit totalement exportateur. Deux façons pour y parvenir peuvent être suggérées : - que le projet soit engagé en partenariat (surtout commercial) avec une entreprise travaillant déjà pour l export, - ou que le projet ait une (ou des) implantation(s)/antenne(s) commerciale(s) à l étranger lui ramenant des commandes dans le(s) pays d implantation. Page 18 sur 65

19 2.7. Situation internationale Marqué par une conjoncture économique peu positive, la situation internationale en matière de Systèmes Intranet et Commerce Electronique est marquée plutôt par la consolidation des systèmes informatiques, notamment Intranet, existants mais en même temps par un développement important du Commerce Electronique. De ce fait le Commerce Electronique ne cesse de se développer. Deux cas, présenté ci après, permettent de s en rendre compte : la France, et l Union Européenne. Pour le premier, le Commerce Electronique a progressé de plus de 50% entre 2001 et Pour le second cas, on relève que le taux des entreprises équipées en infrastructures informatiques et Internet est très élevé (avoisinant les 100%, pour certains secteurs) et que le taux des entreprises pratiquant le Commerce Electronique est souvent en deçà des 10%, exception faite des secteurs Tourisme et TIC Le ecommerce en France D après une étude IDC France AFICFFAKBEAUMIWD Commerce électronique : un bilan 2002 qui sera positif et des perspectives encourageantes Le commerce électronique n'est pas en crise. Il est même bien vivant si on se réfère à la valeur des échanges marchands qui transitent via Internet : le commerce électronique de biens et services en mode BtoC et en mode inter-entreprise atteint près de 12 milliards d'euros en 2002, en croissance de plus de 50% par rapport à Des chiffres qui mettent en évidence une forte dichotomie entre le discours médiatique lié à l'éclatement de la bulle Internet et la réalité du marché Certes, la plus grande part des échanges marchands via Internet concerne les relations inter entreprises. Mais il est important de préciser que les principaux indicateurs sont à la hausse : le nombre d'internautes - qu'ils soient domestiques ou professionnels est en augmentation - le poids des cyber-acheteurs dans la population d'internautes ne cesse de croître (27% en 2002 contre 23% en 2001) tandis que le panier moyen des acheteurs domestiques a progressé de 16% en Page 19 sur 65

20 Même si le bilan du commerce électronique reste très positif en 2002 et ouvre des perspectives attrayantes pour les années à venir - notamment pour certains secteurs clés du commerce électronique BtoC tels que le tourisme et les loisirs, les biens culturels, la vente d'appareils électroménagers et informatique ou encore les biens alimentaires - de nombreuses entreprises pure player de l'internet ont souffert d'une bulle spéculative qui a explosé trop tôt pour qu'elles atteignent une taille critique suffisante. Ce phénomène - associé à un retournement de la conjoncture économique qui s'est soldé par un ralentissement des investissements informatiques des entreprises - a pesé sur l'ensemble des acteurs IT proposant des solutions et des services dans le domaine du commerce électronique : SSII, intégrateurs, Web Agencies, opérateurs de télécommunication, ISP, éditeurs pure players de l'internet. Livraisons de micro-ordinateurs (PC, Portables et Serveurs) en volume sur le troisième trimestre 2002 et taux de croissance année sur année.. Malgré le ralentissement du marché, les perspectives restent positives sur le segment des solutions ecommerce Un marché ecommerce dont les perspectives de croissance restent positives dans les années à venir. Selon IDC, le marché des applications de commerce électronique - qui souffrira d'un recul des ventes sur le segment des applications Sell-Side - sera notamment porté par les perspectives de croissance sur le segment des applications Buy-Side et sur celui des infrastructures (serveurs d'applications, EAI). Des perspectives liées à une orientation du marché en direction d'une plus grande intégration des stratégies ecommerce / ebusiness avec le système d'information back office de l'entreprise. Selon IDC, le taux de Page 20 sur 65

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