LA SANTÉ BUCCO-DENTAIRE CHEZ LES JEUNES
|
|
|
- Sylvaine Gamache
- il y a 10 ans
- Total affichages :
Transcription
1 é LA SANTÉ BUCCO-DENTAIRE CHEZ LES JEUNES EN PROVINCE DE LUXEMBOURG RÉSULTATS DE L ENQUÊTE JEUNES UNE PUBLICATION DE L OBSERVATOIRE DE LA SANTÉ DE LA PROVINCE DE LUXEMBOURG EN COLLABORATION AVEC L OBSERVATOIRE DE LA SANTÉ DU HAINAUT ET LA FONDATION POUR LA SANTÉ DENTAIRE
2 Dépôt légal D/2013/9151/2. Tous droits réservés.
3 L ENQUÊTE JEUNES Cette enquête offre une vision globale de la santé des jeunes scolarisés en province de Luxembourg. Ce rapport fait partie d une collection offrant un éclairage particulier sur des aspects spécifiques de la santé des jeunes. Ce volet est consacré à la santé bucco-dentaire. Il est disponible sur le site web de l Observatoire de la Santé de la Province de Luxembourg. Ce service public provincial encourage la diffusion et la reproduction de l information contenue dans cette publication. Veuillez citer cette publication de la façon suivante : Observatoire de la Santé de la Province de Luxembourg - La santé bucco-dentaire chez les jeunes en province de Luxembourg : résultats de l Enquête Jeunes , Arlon, 2013.
4
5 COLOPHON Rédaction Charles-Henri Boeur Analyse des données Charles-Henri Boeur, Frédéric De Ceulaer Conception de l Enquête Jeunes Charles-Henri Boeur Collecte des données Charles-Henri Boeur, Marie-Claude Bosquet, Julie Clément, Frédéric De Ceulaer, Patricia Deckers, Nadine Defèchereux, Stéphanie Dero, Estelle Dessaint, Valérie Eliard, Fabienne Gérard, Coralie Hoffman, Alain Léonard, Claire Marchal, Annick Melchior, Corinne Toussaint Encodage Charles-Henri Boeur, Julie Clément, Frédéric De Ceulaer, Nadine Defèchereux, Stéphanie Dero, Estelle Dessaint, Valérie Eliard, Claire Marchal, Annick Melchior, Katia Pirlot, Corinne Toussaint Examen dentaire Céline De Ridder, Nathalie Demarcin, Michel Devriese, Françoise Fiasse, Alexandru George, Myriam Mangelinckx, Lara Safiannikoff, Thierri Van Nuijs, Julie Wattiau, Anne Wettendorff, Laureline Ziwny Impression Imprimerie provinciale Coordination de l édition Michaël Demelenne Initiative Alain Deworme Remerciements A toutes les écoles de la province de Luxembourg qui ont participé à l enquête, leurs pouvoirs organisateurs, les directions, les élèves et leurs parents A l ensemble du personnel des Centres de santé PSE et PMS de la province de Luxembourg A l ensemble des agents de l Observatoire de la Santé de la Province de Luxembourg Un remerciement tout particulier à nos collègues de la Fondation pour la Santé Dentaire et de l Observatoire de la Santé du Hainaut pour leur étroite collaboration. Secrétariat Valérie Eliard Relecture Pauline Crochet, Frédéric De Ceulaer, Nadine Defèchereux, Michaël Demelenne, Michel Devriese 1, Valérie Eliard, Françoise Fiasse 1, Annick Melchior, Marie Neuforge 2, Katia Pirlot, Véronique Tellier 2, Lisette Vidick, Valérie Wathieu 3 Graphisme, mise en page, promotion et publication Benoit Adam, Nicolas Dalaidenne 1 Fondation pour la Santé Dentaire. 2 Observatoire Wallon de la Santé. 3 Observatoire de la Santé du Hainaut.
6
7 TABLE DES MATIÈRES PRÉFACE...1 INTRODUCTION...3 MATÉRIEL ET MÉTHODE...5 Contexte...5 Objectifs...6 Type d étude...6 Echantillon et population étudiée...7 Paramètres étudiés L examen bucco-dentaire Le questionnaire...8 Outil de collecte de données...9 Organisation de la collecte des données L examen bucco-dentaire Le questionnaire...10 Traitement des données et méthode d analyse...10 RÉSULTATS Description de l échantillon Bilan carieux Soins dentaires Hygiène orale Conclusion dentaire Traumatismes Orthodontie Consommation de snacks et sodas Représentations...87 DISCUSSION...95 CONCLUSION BIBLIOGRAPHIE ANNEXES ABRÉVIATIONS TABLE DES FIGURES ET TABLEAUX
8
9 PRÉFACE C est avec plaisir que nous vous présentons aujourd hui le premier rapport thématique axé sur la santé des jeunes en province de Luxembourg. Ce travail a pour vocation de venir combler le manque de données sur la santé des jeunes de notre territoire et se veut avant tout un outil indispensable aux professionnels des secteurs de la santé, du social et de l éducation mais également aux acteurs politiques. Pour ce premier volet, focus sur la santé bucco-dentaire. Bien que l on constate une nette amélioration ces dernières années, notamment grâce à une meilleure politique de remboursement des soins dentaires pour les jeunes de moins de 18 ans, on constate qu elle reste un révélateur important des inégalités sociales de santé. Ce rapport est donc une étape cruciale dans le développement de projets visant à améliorer la santé bucco-dentaire pour tous, par le biais de campagnes d information et d éducation notamment. L Observatoire de la Santé de la Province de Luxembourg s est associé avec l Observatoire de la Santé de la Province du Hainaut et la Fondation pour la Santé Dentaire et est heureux de vous proposer cet ouvrage. Il est le fruit d un long travail d équipe qui a débuté en Les données ont été collectées, traitées, analysées et synthétisées par l Observatoire de la Santé de la Province de Luxembourg. Un travail riche et dense voit donc le jour aujourd hui, non seulement grâce à la belle collaboration développée par l Observatoire de la Santé de la Province de Luxembourg mais aussi grâce à la volonté politique de donner vie à un projet imaginé il y a maintenant déjà plusieurs années. Bonne lecture. Le Député provincial en charge du Service provincial Social et Santé 1
10 2
11 INTRODUCTION Considérée jusqu il y a peu comme une composante de la santé à laquelle la population accordait relativement peu d importance (Tellier, 2006), la santé bucco-dentaire semble également négligée en tant que priorité de santé publique dans la littérature scientifique (Ministère de la Communauté française, s.d.). En Belgique, seules quelques études s y sont intéressées : En 2009, une enquête a été menée à grande échelle afin d obtenir une image représentative de la santé bucco-dentaire (INAMI, 2011). C est la seule jamais réalisée sur l ensemble de la population belge. En Flandre, une revue de la littérature sur la prévalence des caries dentaires chez les enfants belges a été publiée en 2001 par les Universités de Gent (UGent) et de Leuven (KUL). Elle rassemble tous les articles publiés de 1980 à 1999 (Lardinois, 2009). Dans la partie francophone du pays, deux études ont été menées à Liège entre 1967 et 1984 par le Professeur J. Kohl. Une autre étude émanant de l Université de Liège a été publiée par le Professeur Limme en A Bruxelles, le Professeur J.P. Van Nieuwenhuysen a publié les résultats d une enquête menée entre 1983 et Pourtant, la carie dentaire est l affection chronique la plus prévalente chez l enfant (Bourgeois et al., 2005; Ciucchi, 2012; WFPHA, 2013). Jusqu à une période très récente, presque tous les individus avaient fait l expérience d une carie dentaire au moins une fois dans leur vie (Badet, 2004). Dans le monde, elle affecte 60 à 90 % des enfants en âge de scolarité (OMS, 2012; WFPHA, 2013). La carie dentaire reste, aujourd hui encore, un des plus grands fléaux mondiaux (Lardinois, 2009). Ses conséquences à long terme ont un impact élevé sur toute la vie (Ciucchi, 2012). La santé bucco-dentaire fait partie intégrante de l état de santé général et est essentielle au bien-être (OMS, 2003; WFPHA, 2013). Une mauvaise hygiène bucco-dentaire peut engendrer des troubles du sommeil, ainsi que des problèmes de comportement et de développement chez l enfant. Elle peut rendre difficile la mastication et la digestion des aliments. Les caries et les maladies gingivales peuvent contribuer à de nombreux problèmes de santé, notamment les maladies respiratoires et le diabète (Ministère de la Communauté française, s.d.; Santé Canada, 2009). De nouvelles recherches mettent également en évidence un possible lien entre une mauvaise santé bucco-dentaire et d autres affections systémiques telles que les cardiopathies, la prématurité et l insuffisance pondérale à la naissance (Ministère de la Communauté française, s.d.; Santé Canada, 2008). Les caries non traitées peuvent aussi être source de douleurs et d infections graves (Kwan, 2005; Santé Canada, 2009). Une santé bucco-dentaire déficiente peut également nuire à l apparence et à l estime de soi (Boissonnat-Pelsy et al., 2012; Santé Canada, 2009). Une bouche en bonne santé permet à un enfant de parler, de sourire, d embrasser, de toucher, de goûter, de manger et de vivre en communauté sans devoir souffrir d inconfort ou d embarras. 3
12 Les maladies bucco-dentaires, quant à elles, restreignent les activités scolaires et personnelles. De plus, l impact psychologique et social de ces maladies diminue sensiblement la qualité de vie (Kwan, 2005; Lewit, 1998; OMS, 2003). Loin d être anodins, les soins dentaires à visée curative constituent une charge économique importante pour nombre de pays à hauts revenus (Eurobaromètre, 2010; Ministère de la Communauté française, s.d.). Ils arrivent au quatrième rang en termes de coût au niveau des soins de santé dans la plupart des pays industrialisés (OMS, 2003). En 2012, en Belgique, le budget des soins dentaires curatifs et préventifs couvert par l INAMI était de 842 millions d euros. Une amélioration globale de la santé bucco-dentaire est remarquée dans nos sociétés au cours de ces trente dernières années. Celle-ci s expliquerait par l amélioration de l hygiène bucco-dentaire (qualité du brossage et usage régulier de fluorures), la facilité d accès aux soins dentaires ainsi que la mise en place de systèmes de prévention et de promotion de la santé bucco-dentaire (Lardinois, 2009). Toutefois, de profondes inégalités en matière de santé bucco-dentaire persistent et constituent un enjeu majeur en termes de santé publique (Baillon-Javon et al., 2012). Surtout que le groupe le plus vulnérable est bien souvent celui des enfants (Major and chronic disease, 2008). Afin de lutter contre ces inégalités, l Organisation Mondiale de la Santé (OMS) et la Fédération Dentaire Internationale (FDI) avaient fixé en 1981 des objectifs à atteindre pour l an Ces objectifs étaient d avoir 50 % des enfants âgés de 5 à 6 ans totalement indemnes de caries, d avoir un indice CAOD 4 moyen inférieur à 3 chez les enfants de moins de 12 ans et d avoir 85 % des jeunes adultes de 18 ans avec une dentition complète (Badet, 2004; Lardinois, 2009; Obry-Musset, 1998). Pour 2020, l OMS et la FDI ont reformulé des objectifs. A savoir, 80 % des enfants âgés de 5 à 6 ans totalement indemnes de caries, un indice CAOD moyen inférieur à 1,5 chez les enfants de moins de 12 ans et 100 % des jeunes adultes de 18 ans avec une denture complète (FSD, 2003; Lardinois, 2009). En Fédération Wallonie-Bruxelles, la promotion de la santé bucco-dentaire fait partie des dix thématiques prioritaires du programme quinquennal de promotion de la santé (Ministère de la Communauté française, s.d.). A l heure actuelle, il est difficile d avoir des représentations précises concernant la santé, et en particulier la santé bucco-dentaire chez les adolescents de la province de Luxembourg. C est pourquoi, l Observatoire de la Santé de la Province de Luxembourg a mené, durant les années scolaires et , une enquête épidémiologique sur la santé bucco-dentaire chez les jeunes. 4 L indice CAOD correspond au nombre total de dents cariées, absentes ou obturées. 4
13 MATÉRIEL ET MÉTHODE Contexte Avant 2010, en province de Luxembourg, il existait très peu de données spécifiques sur la santé des jeunes. Or, une meilleure connaissance de leur santé est nécessaire pour informer les professionnels de la santé, les décideurs politiques et ainsi améliorer les orientations des programmes et les interventions en promotion de la santé. C est pourquoi, l Observatoire de la Santé de la Province de Luxembourg (OSL) a décidé de réaliser une enquête sur la santé des jeunes en partenariat avec l Observatoire de la Santé du Hainaut (OSH). Initiées en 1997 par l OSH, dans le cadre du projet européen Interreg II, ces enquêtes sont depuis menées tous les deux ans dans la province de Hainaut. Elles ont permis de mettre en évidence la présence de divers facteurs de risque cardio-vasculaire (obésité, sédentarité, assuétudes, alimentation déséquilibrée, ) chez les jeunes, ainsi que l influence de l environnement socio-économique sur leur santé. Les Centres de santé scolaires PSE (Promotion de la Santé à l Ecole) et PMS (Psycho-Médico-Sociaux) de la Fédération Wallonie-Bruxelles ont été sollicités pour constituer avec l OSH le réseau des Centres de Santé Scolaires Vigies et collaborer dans le cadre de l organisation d enquêtes sur la santé des jeunes Hennuyers. Fort de leur expérience et grâce à leur soutien méthodologique, l OSL a réalisé, durant les années scolaires et , une première enquête en province de Luxembourg en collaboration avec les Centres de santé scolaires PSE et PMS. L objet de cette collaboration est de récolter des données épidémiologiques sur la santé des jeunes en province de Luxembourg, de dégager des tendances en répétant les mesures régulièrement et d alimenter les projets de promotion de la santé destinés aux jeunes grâce à des études thématiques ponctuelles, au travers de questionnaires et de mesures objectives de biométrie. L enquête s articule autour d un suivi épidémiologique global (alimentation, état de santé, activité physique, sédentarité, assuétudes, consommation de soins, ) et d une thématique spécifique à savoir cette année la santé bucco-dentaire. Cette publication est uniquement consacrée à cette thématique spécifique. Dans ce cadre, les deux Observatoires ont collaboré avec la Fondation pour la Santé Dentaire (FSD). Les dentistes ont tout d abord orienté les choix des questions spécifiques sur la santé dentaire. Ils se sont également rendus dans les écoles pour réaliser un examen complet de la bouche de tous les jeunes sélectionnés dans l échantillon. Ces examens ont été menés dans le cadre des campagnes «Sourire pour tous» et «Souriez.be», soutenues par le Comité de l Assurance de l INAMI. Ces campagnes encadrent l introduction de la gratuité des soins dentaires pour les enfants (mise en place depuis septembre 2005) et visent à mesurer l impact des campagnes de sensibilisation afin d aboutir à une meilleure prise en charge de la santé et des soins dentaires chez les jeunes. 5
14 Objectifs A) Objectifs de l enquête Recueillir des données relatives à la santé bucco-dentaire : prévalence des caries dentaires, des problèmes parodontaux (gencives et parodonte), des problèmes de dysharmonie dento-faciale (orthodontie), du recours à des traitements préventifs tels que les scellements dentaires, des traumatismes dentaires et de la qualité du brossage des dents ; Réaliser des croisements entre variables et des tests d hypothèses afin de valider les résultats obtenus ; Confronter les résultats obtenus avec ceux présentés dans la littérature scientifique ; Tester la faisabilité opérationnelle de l introduction d un examen de bouche lors d examens préventifs systématiques. B) Objectifs en termes de Promotion de la Santé Sensibiliser les décideurs politiques, les professionnels de la santé et la population à l état de la santé bucco-dentaire en province de Luxembourg via la diffusion des résultats ; Identifier les éléments nécessaires, en termes d appui aux équipes PSE et PMS notamment, pour renforcer la composante bucco-dentaire dans les actions de promotion de la santé à l école ; Agir sur les représentations concernant la santé bucco-dentaire via la diffusion active des résultats. Type d étude Il s agit d une étude transversale réalisée durant les années scolaires et L enquête spécifique «santé bucco-dentaire» comporte deux volets : un examen de bouche réalisé par des dentistes expérimentés et formés à l enquête ; un questionnaire auto-déclaré portant sur les connaissances et comportements de santé bucco-dentaire, et comprenant également des questions plus générales sur la situation socio-économique du jeune. Le protocole de l examen dentaire et la partie spécifique du questionnaire ont été conçus sur base du protocole recommandé par l OMS (WHO, 1999) et du protocole International Caries Detection and Assessment System (ICDAS) (Doméjean S. et al., 2005). En tant que conseiller scientifique, le Dr. Vanobbergen, professeur à l Université de Gent, a émis des recommandations pour sa mise en œuvre et a supervisé la formation standardisée des examinateurs. 6
15 Echantillon et population étudiée Un échantillon a été constitué de manière aléatoire selon la méthode en grappe, stratifié sur base de la taille de la population par arrondissement, la filière d enseignement (générale, technique de transition, technique de qualification et professionnelle), le réseau d enseignement (Libre, Communal et Officiel) et l année (6 ème primaire, 2 ème secondaire et 4 ème secondaire). Ces années conviennent pour une évaluation de la bouche : à 12 ans, l ensemble des dents définitives sont en bouche chez la plupart des enfants; la première prémolaire y est déjà présente depuis six ans. De plus, aux âges de 14 et 16 ans, il est déjà possible de dégager un pronostic de l évolution de la santé des dents du futur adulte. Le choix des années se justifie également par le fait que les élèves de 6 ème primaire, 2 ème secondaire et 4 ème secondaire passent une visite médicale systématique dans un Centre de santé (PSE ou PMS). Il est donc beaucoup plus facile de les atteindre. Au total, 500 élèves ont été sélectionnés pour le primaire et élèves pour le secondaire (600 pour la 2 ème secondaire et 600 pour la 4 ème secondaire). Les jeunes de moins de 10 ans et de plus de 18 ans ont été exclus de l échantillon. Par ailleurs, 8 jeunes sélectionnés n ont pas participé à l enquête suite à un refus des parents. Paramètres étudiés 1. L examen bucco-dentaire Les paramètres mesurés sont des paramètres cliniques (pas de radiographie) réalisés sur l ensemble de la dentition à l exception des dents de sagesse et des dents de lait (cf. Annexe 1). o Etat des dents : présence ou absence de chaque dent; pour chaque face de dent, un code ICDAS est indiqué ayant pour but de détecter les lésions carieuses, les soins et les scellements avec un score selon la sévérité de la lésion (Doméjean S. et al., 2005) (cf. Annexe 2). A partir de ces informations, différents indices ont été calculés : Indices carieux : L indice CAOD (C pour Carie, A pour Absence par extraction pour cause de carie et O pour Obturation, par Dent) ; L Indice CAOF (C pour Carie, A pour Absence par extraction pour cause de carie et O pour Obturation, par Face dentaire) ; L indice de restauration (O/C+O) : cet indice donne le degré de soins des dents cariées par des traitements opératoires (obturations) (Cellule Interuniversitaire d Epidémiologie, 2011). Il est égal au rapport entre le nombre de faces obturées et la somme du nombre de faces cariées et du nombre de faces obturées ; 7
16 Mise en évidence de la présence de carie(s) sur les premières molaires (communément appelées «Dents de 6 ans»), sur les secondes molaires (communément appelées «Dents de 12 ans»), et sur les incisives supérieures par groupe d âge (cf. Annexe 3). Traumatismes : détermination de la présence d une ou plusieurs dents traumatisées. Orthodontie : les indicateurs suivants ont été analysés : Présence d un traitement orthodontique (si oui, quel type de traitement) ; Malocclusion verticale (présence de béance ou de recouvrement) (cf. Annexe 4a et 4b) ; Malocclusion horizontale (présence d overjet ou prognathisme) (cf. Annexe 4c et 4d). Etat des gencives : pour évaluer l état des gencives, l indice Dutch Periodontal Screening Index (DPSI) (Société belge de parodontologie, 2013) a été utilisé (cf. Annexe 5). Cet indice se calcule sur une bouche divisée en sextants (cf. Annexe 6). Il s agit d une version améliorée de l indice Community Periodontal Index of Treatment Needs (CPITN) de l OMS. Hygiène buccale : pour évaluer l hygiène buccale, l indice Oral Hygiene Index Simplified (OHI-S) (Oral Health Database, 2013) a été utilisé. Celui-ci est basé sur l examen de six surfaces dentaires spécifiques (cf. Annexe 7). Il est composé de l indice de débris mous (OHI-S_DI) et de l indice de tartre (OHI-S_CI). Dans cette étude, seul l indice de débris mous a été développé (cf. Annexe 8). Scellements : détermination de la présence d un ou plusieurs scellements de puits et fissures (résine de scellement préventif des anfractuosités de la dent). Conclusion dentaire : recommandation du dentiste examinateur sur la nécessité de consulter un dentiste et sur l appréciation de la qualité du brossage (cf. Annexe 9). 2. Le questionnaire Quatre types d indicateurs sont étudiés dans le questionnaire (cf. Annexe 10) : A) Les indicateurs de comportement : La consultation chez le dentiste Les raisons de la non-fréquentation du dentiste La date de la dernière consultation chez le dentiste Le fait d avoir un traitement orthodontique L utilisation de fil dentaire ou de brossettes interdentaires La fréquence réelle du brossage des dents de l adolescent La fréquence réelle de la consultation chez le dentiste de l adolescent La possibilité de consommation d eau à l école Le type de produits achetés à l école depuis une semaine. 8
17 B) Les indicateurs de connaissances : La présence de fil dentaire ou de brossettes interdentaires à la maison La fréquence idéale du brossage des dents selon l adolescent La fréquence idéale de consultation chez le dentiste selon l adolescent La connaissance du fluor comme étant un élément important dans le dentifrice La fréquence idéale du rinçage de bouche après le brossage des dents La nocivité du tabac pour les dents L impact de la consommation de sodas sucrés/light sur la santé des dents. C) Les représentations : La qualité du sourire et l importance d un beau sourire La peur du dentiste. D) L état de santé bucco-dentaire : L état de santé des dents et des gencives La douleur aux dents et aux gencives au cours des 3 derniers mois La présence de caries. Outil de collecte de données Un questionnaire auto-administré a été utilisé pour la collecte des données. Cependant, certaines questions moins appropriées aux élèves de 6 ème primaire ont été retirées du questionnaire qui leur était adressé. Le questionnaire est composé majoritairement de questions fermées. La plupart des questions ont été validées et testées lors d enquêtes internationales ou nationales (OMS, Enquêtes Nationales de Santé ). Le questionnaire est présenté par l enquêteur comme confidentiel. Il est demandé à chaque adolescent d y indiquer seulement un numéro d identification afin de pouvoir faire le lien avec les données issues de l examen de bouche. Une lettre d information (cf. Annexe 11) a été adressée aux parents afin de les informer des objectifs de l étude, mais aussi de leur permettre de s opposer à la participation de leur enfant à l examen de bouche et/ou au remplissage du questionnaire. Le questionnaire a fait l objet d une validation par le comité d éthique de l hôpital Intercommunale hospitalière Famenne Ardenne Condroz (IFAC) de Marche-en-Famenne (cf. Annexe 12). Il a également été pré-testé en septembre 2010 auprès d une classe de 6 ème primaire dans le Centre de santé scolaire de la ville de Mons afin de vérifier le déroulement, les enchaînements, l acceptabilité et la compréhension des questions. 9
18 Organisation de la collecte des données L enquête s est déroulée sur deux années scolaires. Les élèves de 2 ème et 4 ème secondaires ont été interrogés durant l année scolaire et les élèves de 6 ème primaire au cours de l année scolaire La collecte des données s est organisée en 2 temps : l examen bucco-dentaire à l école et la passation du questionnaire de santé lors de la visite médicale. 1. L examen bucco-dentaire Au maximum 15 jours avant la visite médicale (délai restreint afin d assurer une cohérence entre les réponses au questionnaire et les résultats de l examen de bouche), 10 dentistes de la Fondation pour la Santé Dentaire, formés à la conduite d un examen de bouche standardisé, se sont relayés dans les écoles et/ou Centres de santé scolaires afin de réaliser les examens. La durée de l examen était en moyenne de 10 minutes par élève. Toutes les données étaient immédiatement encodées sur ordinateur par une collaboratrice de la FSD. A l issue de l examen, l enfant recevait un document destiné à ses parents (cf. Annexe 13) qui spécifiait si le brossage des dents était de qualité ou à améliorer et si l état des dents et des gencives requérait une visite anticipée chez le dentiste ou non. 2. Le questionnaire L enquête s est déroulée dans les Centres de santé scolaires, à l occasion de la visite médicale obligatoire. Le remplissage du questionnaire a eu lieu en marge de cette dernière. Un agent de l Observatoire de la Santé a supervisé le questionnaire pour pallier à tout problème de lecture ou de compréhension du jeune en veillant à ne pas influencer les réponses. Traitement des données et méthode d analyse L ensemble des questions fermées du questionnaire ont été encodées par lecture optique. L encodage a été validé selon les normes du contrôle de qualité de l Observatoire de la Santé de la Province de Luxembourg. Les questions ouvertes et les questions fermées comprenant une option de réponse «autres», ont été encodées manuellement par les enquêteurs de l Observatoire de la Santé. Une fois la phase d encodage terminée, les données ont été exportées vers le logiciel SPSS 19.0 (version 2012). La base a alors été nettoyée. Chaque thème abordé dans cette publication est étudié au travers d un certain nombre d indicateurs ou de variables. 10
19 Chaque indicateur a fait l objet d une analyse via les statistiques usuelles (fréquences de base). La signification statistique des différences a été testée via un chi carré de Pearson (ou Fisher exact si nécessaire), une corrélation ou un test non paramétrique de Mann-Whitney ou de Kruskal-Wallis. Pour chaque test, le seuil de signification était de 5 %. De manière générale, seuls les résultats significatifs sont présentés dans cette publication sauf si l absence de significativité mérite d être soulignée. Les indicateurs les plus pertinents de chaque thème ont fait l objet d une régression logistique multivariée. Le but est de mettre en exergue les liens éventuels avec la catégorie socio-professionnelle du père et de la mère 5 en introduisant le sexe, le groupe d âge et le réseau d enseignement 6 comme facteur d ajustement pour tenir compte des éventuelles différences de comportement des jeunes interrogés en fonction de ces indicateurs. Dans un second temps, la même régression logistique a été répétée en restreignant l analyse aux jeunes du groupe d âge 16 ans 7, et en incluant également comme variable explicative la filière d enseignement. L objectif est donc de déterminer si, après ajustement sur l ensemble des variables introduites dans l analyse, les facteurs socio-économiques peuvent être considérés comme source d inégalités de santé bucco-dentaire. Pour chaque variable explicative, une catégorie de référence a été choisie. Les catégories de référence sont, par défaut dans toutes les analyses, les garçons pour le sexe, le groupe d âge 11 ans pour la catégorie d âge, les employés qualifiés ou cadres pour la catégorie socio-professionnelle du père et la catégorie socio-professionnelle de la mère, le réseau Libre pour le réseau d enseignement et l enseignement de transition pour la filière d enseignement. L indicateur étudié se voit attribuer pour cette catégorie de référence un rapport de cote ou odds ratio (OR) de 1. Un OR plus grand que 1 signifie que les jeunes de la catégorie correspondante présentent plus souvent l indicateur étudié que les jeunes de la catégorie de référence et inversément en cas d OR plus petit que 1. La présence d astérisques renvoie aux seuils de signification statistique. Un astérisque (*) est ajouté pour une p-valeur comprise entre 0,05 et 0,01 inclus. Deux astérisques (**) pour une p-valeur comprise entre 0,01 et 0,001 inclus. Trois astérisques (***) pour une p-valeur strictement inférieure à 0, Les catégories socio-professionnelles du père et de la mère ont été établies sur base de l ancienne codification utilisée par l OSH et de la nomenclature des professions et catégories socio-professionnelles des emplois salariés d entreprise (INSEE, 2003). 6 Afin de réduire les problèmes de colinéarité entre le réseau d enseignement et les groupes d âge, les réseaux de l enseignement communal et officiel ont été regroupés. 7 Afin d éviter les problèmes de colinéarité entre les groupes d âge et la filière d enseignement, seul le groupe d âge 16 ans a été pris en compte. 11
20 Des biais potentiels à cette étude ont été identifiés. Ceux-ci ont pu avoir un impact sur le déroulement de l enquête: Un biais de désirabilité sociale : - Une sous-déclaration liée à la promiscuité du lieu de collecte de l information (remplissage du questionnaire dans la salle d attente du Centre de Santé scolaire) a pu avoir lieu. Un biais lié à un manque d objectivité de l enquêteur : - L information recueillie auprès des adolescents a pu également être modifiée par l intervention d un enquêteur. Toutefois pour minimiser l influence de ces biais, les enquêteurs, quel que soit leur rôle, ont reçu une formation orale et un manuel standardisé. Ceux-ci portaient notamment sur la manière dont il convient d expliquer les objectifs de l enquête et la manière dont elle se déroule, sur la façon de donner une explication sans induire de réponse, et sur les contrôles du remplissage adéquat du questionnaire. Un biais de sélection : - Malgré l ensemble des précautions prises afin de l éviter, l échantillon n est pas représentatif de la filière d enseignement pour les 2 ème secondaire et de l arrondissement pour les 4 ème secondaire ; - Lors du tirage de l échantillon, il a fallu parfois remplacer de très petites classes par de plus grandes classes afin d obtenir plus facilement le quota. Ce choix découle du nombre réduit d enquêteurs sur le terrain nous obligeant à limiter le nombre de visites. Cela a eu pour conséquence d avoir moins d écoles de village et donc plus d écoles de ville. Un biais de formulation : - La formulation des questions et la structure du questionnaire ne sont pas exemptes de biais; certaines questions n ayant pas toujours été bien comprises par les jeunes. Un biais d intervalle : - L examen dentaire n a pas toujours pu se réaliser dans les 15 jours précédents la visite médicale pouvant amener une distorsion entre les données mesurées lors de l examen et les réponses données par le jeune dans le questionnaire. 12
21 RÉSULTATS I. Description de l échantillon Ce premier chapitre est consacré à la description de l échantillon. Les répartitions par sexe, âge, filière d enseignement, réseau d enseignement, arrondissement et facteurs socio-économiques sont exposées. De plus, lorsque celle-ci est possible, une comparaison entre l échantillon et la population de la province de Luxembourg est effectuée. 13
22 1.672 élèves (537 élèves pour le primaire et élèves pour le secondaire) issus de 72 écoles différentes et de 105 classes de 6 ème primaire, de 2 ème secondaire et de 4 ème secondaire, provenant des différents réseaux et filières d enseignement ont été interrogés. Parmi ceux-ci, ont été examinés par 10 dentistes de la Fondation pour la Santé Dentaire. Les douze Centres de santé scolaires (PSE et PMS) de la province de Luxembourg ont participé à l enquête. Ceci dénote l intérêt des Centres pour la santé des jeunes et contribue à améliorer la représentativité de l échantillon. Les élèves ont été regroupés, pour l analyse, en trois groupes d âge correspondant la plupart du temps au niveau scolaire : 10 à 12,99 ans (groupe d âge 11 ans) ; 13 à 14,99 ans (groupe d âge 13 ans) et 15 à 17,99 ans (groupe d âge 16 ans). Tableau 1.1 : Nombre d enfants interrogés selon le groupe d âge et le sexe Garçon Fille Total n % n % n % Total , , ,0 Groupe d âge 11 ans , , ,5 Groupe d âge 13 ans , , ,2 Groupe d âge 16 ans , , ,3 Source : OSL_Enquête Jeunes Conformément à la répartition par sexe des jeunes en province de Luxembourg, il y a plus de garçons parmi l ensemble des jeunes interrogés, et ce dans le trois groupes d âge. 14
23 Tableau 1.2 : Répartition des jeunes selon la filière d enseignement Filière d enseignement Luxembourg Echantillon N % n % 2ème secondaire (groupe 13 ans) , ,0 Enseignement de transition , ,5 Enseignement de qualification , ,5 4ème secondaire (groupe 16 ans) , ,0 Enseignement de transition , ,3 Enseignement de qualification , ,7 Filière d enseignement (groupes 13 et 16 ans) , ,0 Enseignement de transition , ,4 Enseignement de qualification , ,6 Source : OSL_Enquête Jeunes L échantillon n est pas représentatif de la répartition des jeunes du groupe d âge 13 ans entre les filières d enseignement. En effet, les élèves de l enseignement de qualification sont surreprésentés au détriment des élèves de l enseignement de transition. En ce qui concerne les jeunes du groupe d âge 16 ans, l échantillon respecte relativement bien la répartition entre les deux filières d enseignement. Tableau 1.3 : Répartition des jeunes selon le réseau d enseignement Réseau d enseignement Luxembourg Echantillon N % n % Enseignement primaire , ,0 Communal , ,0 Libre , ,5 Officiel , ,5 Enseignement secondaire , ,0 Communal 173 2,2 30 2,6 Libre , ,0 Officiel , ,4 Source : OSL_Enquête Jeunes L échantillon respecte la répartition des élèves par réseau d enseignement puisqu il est représentatif pour l enseignement primaire et pour l enseignement secondaire. 8 Cet enseignement comprend les élèves de 2 ème générale. 9 Cet enseignement comprend les élèves de 2 ème différenciée. 10 Cet enseignement comprend les élèves de 4 ème générale et de 4ème technique de transition. 11 Cet enseignement comprend les élèves de 4 ème professionnelle et de 4ème technique de qualification. 15
24 Tableau 1.4 : Répartition des jeunes selon les arrondissements Arrondissement Luxembourg Echantillon N % n % 6ème primaire , ,0 Arlon , ,5 Bastogne , ,3 Marche-en-Famenne , ,8 Neufchâteau , ,5 Virton , ,9 2ème secondaire , ,0 Arlon , ,1 Bastogne , ,7 Marche-en-Famenne , ,3 Neufchâteau , ,9 Virton , ,0 4ème secondaire , ,0 Arlon , ,4 Bastogne , ,8 Marche-en-Famenne , ,9 Neufchâteau , ,6 Virton , ,3 Source : OSL_Enquête Jeunes L échantillon est représentatif de la répartition des élèves par arrondissement pour les élèves de 6 ème primaire et de 2 ème secondaire mais pas pour les élèves de 4 ème secondaire avec un effectif supérieur dans l arrondissement d Arlon, de Marche-en-Famenne et de Virton et inférieur dans l arrondissement de Bastogne et de Neufchâteau. Toutefois, aucune analyse n a été réalisée par arrondissement. 16
25 Tableau 1.5 : Répartition des jeunes selon les facteurs socio-économiques Facteurs socio-économiques n % Statut d emploi 12 du père ,0 Sans emploi 118 7,9 Avec emploi ,1 Statut d emploi de la mère ,0 Sans emploi ,9 Avec emploi ,1 Catégorie socio-professionnelle du père ,0 Ouvrier peu ou pas qualifié ,0 Ouvrier qualifié ,4 Employé peu ou moyennement qualifié ,7 Employé qualifié ou cadre ,9 Catégorie socio-professionnelle de la mère ,0 Inactive, femme au foyer, étudiante ,1 Ouvrière peu ou pas qualifiée ,2 Ouvrière qualifiée 107 7,3 Employée peu ou moyennement qualifiée ,7 Employée qualifiée ou cadre ,7 Source : OSL_Enquête Jeunes Ce tableau décrit l échantillon par rapport aux facteurs socio-économiques. Ces données ont été obtenues via le questionnaire et donc sur base de la déclaration des jeunes. 12 Le statut d emploi est un proxy de la situation socio-économique du parent. 13 Cette catégorie correspond aux personnes ayant réalisé des études supérieures. 14 Cette catégorie n est pas représentée chez le père car l effectif est trop petit. 17
26 18
27 II. Bilan carieux Ce deuxième chapitre est consacré au bilan carieux. Il met en évidence les deux principaux indicateurs utilisés pour l analyse du bilan carieux, à savoir l indice CAOD et l indice CAOF. 19
28 CAOD Pour chaque dent est attribuée la valeur 0 si la dent est saine ou la valeur 1 si elle est Cariée, extraite (Absente) ou Obturée pour carie (Van Nieuwenhuysen et al., 2002). L indice CAOD correspond au nombre total de dents cariées, absentes ou obturées. Au maximum, il vaut 28 (les dents de sagesse et les dents de lait ne sont pas comptabilisées). En 1981, l OMS et la FDI avaient fixé comme objectif pour l an 2000, d atteindre un indice moyen CAOD inférieur à 3 chez les enfants de moins de 12 ans. L objectif actuel est qu en 2020, l indice CAOD moyen soit inférieur à 1,5 chez les enfants de moins de 12 ans. Figure 2.1 : Evolution de l indice CAOD moyen chez les jeunes de 12 ans au cours du temps Source : OSL-OSH-FSD_Enquête Jeunes Plusieurs enquêtes sur la santé bucco-dentaire ont été publiées en Belgique ces trente dernières années. Toutes les enquêtes présentées sur ce graphique jusqu en 2001 (hormis celle de Liège en 1983) ont été réalisées dans le nord du pays. Ensuite, on retrouve les résultats de l enquête CSSV de la Province de Hainaut en 2006, de l enquête sur la santé bucco-dentaire de la population belge menée en 2009 puis finalement les enquêtes sur la santé bucco-dentaire des jeunes réalisées en 2012 à la fois en province de Luxembourg et en province de Hainaut. Malgré des protocoles et des échantillons différents, les résultats de ces enquêtes laissent à penser que l indice CAOD moyen évolue à la baisse chez les jeunes de 12 ans au cours du temps. 20
29 En Hainaut, en 2006, l enquête CSSV a montré un indice CAOD moyen de 1,41 soit légèrement inférieur au seuil de 1,5 fixé par l OMS pour En 2012, que ce soit en province de Hainaut (0,79) ou en province de Luxembourg (0,92), l indice CAOD moyen 15 est passé sous la valeur de 1 et atteint l objectif de l OMS pour Toutefois, il faut constater que les valeurs obtenues en 2012 dans les deux provinces wallonnes correspondent aux valeurs obtenues en Flandre 10 ans auparavant. Figure 2.2 : Etat de la bouche (indice CAOD) selon le groupe d âge (n=1546) Source : OSL_Enquête Jeunes Globalement, 46,6 % des jeunes présentent une bouche indemne de carie (CAOD = 0). La répartition des fréquences en fonction de l atteinte varie entre 10,0 % et 16,6 % pour les quatre catégories suivantes. Une minorité (2,0 %) présente une bouche fortement atteinte avec au moins 10 dents atteintes. Il existe une différence hautement significative en fonction de l âge en ce qui concerne la proportion de jeunes indemnes de carie. En effet, si 60,4 % des enfants du groupe d âge 11 ans ont une bouche indemne de carie, ils ne sont plus que 30,5 % dans le groupe d âge 16 ans, soit presque deux fois moins. Il y a donc une évolution décroissante fortement marquée de la proportion de jeunes présentant un indice CAOD = 0 en fonction de l âge. Pour les valeurs de CAOD = 1 et CAOD = 2, il n y a pas d évolution marquée en fonction de l âge. Par contre, au-delà de ces valeurs, un gradient significatif est observé. 15 Pour l Enquête Jeunes, l indice CAOD moyen est calculé chez les enfants dans leur douzième année de vie (11-11,99 ans). 21
30 Figure 2.3 : Catégories du statut dentaire selon la répartition de l indice CAOD (n=826) Source : OSL_Enquête Jeunes Globalement la décomposition 16 de l indice CAOD ne varie pas en fonction de sa valeur tant que celle-ci reste inférieure à 10. Par contre, la proportion de dents cariées et de dents absentes augmente chez les jeunes dont l indice CAOD est égal ou supérieur à 10. Il est important de préciser qu une dent qui est à la fois obturée et cariée est codée comme cariée Pour chaque catégorie de CAOD, la contribution de chaque composante (C, A ou O) à l indice total a été calculée sur base de la somme de sa fréquence.
31 Figure 2.4 : Etat de la bouche (indice CAOD) chez les jeunes du groupe d âge 16 ans selon la filière d enseignement (n=560) ,5 77,0 Etat de la bouche Bouche indemne (CAOD = 0) % , ,0 0 Source : OSL_Enquête Jeunes Filière d'enseignement Parmi les jeunes qui fréquentent l enseignement de transition, 35,5 % ont un indice CAOD = 0 et 64,5 % un indice CAOD > 0. Par contre dans l enseignement de qualification, la proportion de jeunes qui ont une bouche indemne (23,0 %) est nettement inférieure à la proportion de jeunes qui ont une bouche atteinte (77,0 %). 23
32 CAOF L indice CAOF totalise le nombre de Faces dentaires Cariées, extraites (Absentes) ou Obturées pour caries. Pour les 28 dents examinées (les dents de sagesse et les dents de lait ne sont pas prises en considération), on dénombre 128 faces. L indice CAO par face est un indicateur bien plus fin que l indice CAO par dent qui ne fait pas de différence entre une dent atteinte sur une seule face et une dent atteinte sur plusieurs faces suite à une carie très destructive. L indice CAOF donne donc une meilleure idée de la gravité de l atteinte carieuse. Trois catégories ont été déterminées sur base de la valeur de l indice : CAOF = 0, CAOF = [1-4] et CAOF > 5. Figure 2.5 : Proportion de jeunes de 12 ans indemnes de carie (CAOF = 0) au cours du temps Source : OSL-OSH-FSD_Enquête Jeunes Les enquêtes belges présentées ci-dessus mettent en évidence la proportion de jeunes présentant un indice CAOF = 0 au cours du temps. 24
33 Ici aussi, on peut en déduire une augmentation de la proportion de jeunes présentant une bouche indemne de carie. En Hainaut, en 2006, seuls 43,7 % des jeunes présentaient une bouche indemne de carie. En 2012, les résultats sont encourageants. En effet, 64,3 % des jeunes Hennuyers et 61,1 % des jeunes de la province de Luxembourg présentent une bouche exempte de carie (CAOF = 0) 17. Comme pour l indice CAOD moyen, les valeurs obtenues en 2012 dans les deux provinces wallonnes sont comparables à la valeur obtenue en Flandre 10 ans auparavant. 17 Pour l Enquête Jeunes, l Indice CAOF moyen est calculé chez les enfants dans leur douzième année de vie (11-11,99 ans). 25
34 Figure 2.6 : Etat de la bouche (indice CAOF) selon le groupe d âge (n=1546) Source : OSL_Enquête Jeunes Globalement, 22,4 % des jeunes de 10 à 17 ans ont une atteinte importante, 31,0 % ont une atteinte modérée et 46,6 % ont une bouche indemne de carie. Un gradient statistiquement significatif est observé en fonction de l âge en ce qui concerne l atteinte importante. Si 8,7 % des jeunes du groupe d âge 11 ans présentent une bouche avec une atteinte importante, ils sont proportionnellement quatre fois plus nombreux (37,3 %) dans le groupe d âge 16 ans. La proportion de jeunes présentant une atteinte modérée est, quant à elle, beaucoup plus stable au cours du temps : de l ordre de 30 % quel que soit le groupe d âge. En ce qui concerne la proportion de jeunes indemnes de carie, les résultats présentés corroborent ceux obtenus pour l indice CAOD (voir figure 2.2). Cela s explique par le fait qu un indice CAOD = 0 correspond à un indice CAOF = 0 et réciproquement. 26
35 Figure 2.7 : Percentiles des indices CAOF selon le groupe d âge Source : OSL_Enquête Jeunes Cette figure présente la distribution de l indice CAOF, en termes de percentiles, dans les différents groupes d âge. L indice CAOF médian est de 0 dans les groupes d âge 11 et 13 ans et de 3 dans le groupe d âge 16 ans. Le CAOF maximum observé est respectivement de 20, 34 et 55 dans les groupes d âge 11, 13 et 16 ans. Autrement dit, 40 % des jeunes du groupe d âge 11 ans présentent de 1 à 20 faces dentaires atteintes; 50 % des jeunes du groupe d âge 13 ans de 1 à 34 faces dentaires atteintes et 70 % des jeunes du groupe d âge 16 ans de 1 à 55 faces dentaires atteintes. 27
36 Figure 2.8 : Etat de la bouche (indice CAOF) selon le statut d emploi du père (n=1389) Source : OSL_Enquête Jeunes La proportion de jeunes qui présentent une bouche indemne varie de façon significative en fonction de la situation d emploi du père 18. Lorsque celui-ci a un emploi, presqu un jeune sur deux (47,9 %) présente une bouche indemne contre seulement un jeune sur trois (36,3 %) si le père est sans emploi. 18 Ces données sont à nuancer étant donné que la période pendant laquelle le père est sans emploi n est pas connue. 28
37 Figure 2.9 : Association entre le fait d avoir un indice CAOF > 0 (bouche atteinte) et le sexe, le groupe d âge, la catégorie socio-professionnelle du père, la catégorie socio-professionnelle de la mère, le réseau d enseignement et la filière d enseignement (n=1231) Catégorie socioprofessionnelle du père Groupe d'âge Sexe Filles Garçons 16 ans 13 ans 11 ans ,19 1,28 p < 0,001 Catégorie socioprofessionnelle de la mère 1 1,20 1,24 1,44 Réseau d'enseignem ent Libre 1 1,09 Filière d'enseignement n = Source : OSL_Enquête Jeunes La proportion de jeunes présentant une bouche atteinte augmente très significativement avec l âge, et ce, principalement entre le groupe d âge 13 ans et le groupe d âge 16 ans. Les jeunes dont le père est ouvrier peu ou pas qualifié ou ouvrier qualifié ont plus fréquemment un CAOF > 0 que les jeunes dont le père est employé qualifié ou cadre. De même, si la mère est ouvrière peu ou pas qualifiée, le jeune aura plus tendance à avoir un CAOF > 0. L analyse multivariée confirme également que les jeunes de l enseignement de qualification ont d avantage tendance à avoir une bouche atteinte que les jeunes de l enseignement de transition. 29
38 Tableau 2.1 : Valeur moyenne de l indice CAOF et de ses composantes selon le groupe d âge Groupe 11 ans Groupe 13 ans Groupe 16 ans Indice CAOF 1,27 2,52 5,09 Indice C 0,25 0,41 0,74 Indice A 0,00 0,17 0,59 Indice O 1,02 1,97 3,75 Indice de restauration 0,86 0,85 0,86 Source : OSL_Enquête Jeunes En moyenne, l indice CAOF est de 1,27 dans le groupe d âge 11 ans. Dans le groupe d âge 16 ans, celui-ci est multiplié par quatre et atteint la valeur 5,09 correspondant à une atteinte importante. La valeur moyenne de chacune des composantes de l indice CAOF augmente également avec l âge. L indice de restauration est égal au rapport entre le nombre de faces obturées et la somme du nombre de faces cariées et du nombre de faces obturées. Quelle que soit la catégorie d âge, il vaut environ 85 %, c est-à-dire que 85 % des faces cariées sont traitées. 30
39 Figure 2.10 : Distribution du nombre de faces cariées non traitées selon l état de la bouche (indice CAOF) (n=826) 20 et + 10,8 100% des faces cariées sont traitées ,7 Plus de 50% des faces cariées sont traitées 17 2,7 16 Moins de 50% des faces cariées sont traitées 15 11, ,3 2,7 Nombre de faces cariées non traitées 13 14,3 2, ,3 2,7 10 7,7 11,1 9 7,7 8 33,3 8,1 7 5,4 2,9 6 11,7 2,7 12,5 25,0 2,7 5 3,1 2,7 7,7 14,3 5,4 4 4,8 1,7 5,4 6,5 7,7 8,1 3 6,5 3,6 4,7 1,7 2,7 5,7 9,7 7,7 50,0 5,4 2 7,1 2,2 6,0 6,3 6,7 8,6 3,2 22,2 22,2 25,0 5,4 1 17,3 5,0 9,7 7,1 6,3 11,7 5,4 14,3 16,1 12,5 15,4 14,3 11,1 33,3 5,4 0 82,7 87,9 81,7 78,6 79,7 66,7 75,7 68,6 61,3 76,9 75,0 69,2 66,7 28,6 55,6 66,7 50,0 50,0 66,7 35, et + Indice CAOF Source : OSL_Enquête Jeunes Parmi les jeunes présentant une bouche modérément atteinte (CAOF = [1-4]), la grande majorité ne présente aucune face cariée non traitée. D un autre côté, le pourcentage de jeunes présentant au moins une face cariée non traitée reste peu élevé. Toutefois, 4,8% des jeunes avec un indice CAOF = 4 ont quatre faces dentaires cariées qui sont non traitées. Lorsque le jeune présente une bouche avec atteinte importante (CAOF > 5), la majorité d entre eux ont toujours l ensemble de leurs faces dentaires cariées qui sont traitées. Toutefois, une diminution progressive de ce pourcentage est constatée lorsque l indice CAOF augmente. Malgré un indice CAOF très élevé, certains jeunes présentent encore des faces dentaires (parfois même l ensemble de leurs faces) cariées non traitées. 31
40 Figure 2.11 : Distribution du nombre de faces obturées selon l état de la bouche (indice CAOF) (n=826) 20 et + 40, % des faces atteintes sont obturées 66, ,0 5,4 17 Plus de 50% des faces atteintes sont obturées 50, ,7 Moins de 50% des faces atteintes sont obturées 15 44,4 16,7 25,0 2, , ,6 22,2 Nombre de faces obturées 12 61,5 5, ,8 15,4 22, ,5 12,5 11,1 50,0 2,7 9 58,1 14,3 11,1 5,4 8 57,1 16,1 7,7 11,1 5,4 7 64,9 14,3 3,2 7,7 5,4 6 66,7 5,4 8,6 9,7 6,3 25,0 33,3 5 76,6 11,7 5,7 3,2 23,1 12,5 16,7 2,7 4 78,6 6,3 6,7 2,7 3,2 3 81,7 7,1 6,3 1,7 5,4 11,4 3,2 7,7 11,1 28,6 2,7 2 87,9 9,7 6,0 4,7 1,7 13,5 7,7 5,4 1 82,7 5,0 2,2 3,6 2,7 2,9 14,3 0 17,3 7,1 6,5 4,8 6,3 11,7 5,4 3,2 7,7 14,3 11,1 16, et + Indice CAOF Source : OSL_Enquête Jeunes De la même manière, parmi les jeunes présentant une bouche modérément atteinte (CAOF = [1-4]), la grande majorité présente l ensemble de leurs faces dentaires obturées et donc traitées. Lorsque le jeune présente une bouche avec une atteinte importante (CAOF > 5), le pourcentage le plus élevé concerne à chaque fois la limite supérieure du nombre de faces obturées. Cela signifie que même si le CAOF du jeune est élevé, l ensemble de ses dents sont obturées et donc traitées. Toutefois, une diminution progressive de ce pourcentage est constatée lorsque l indice CAOF augmente. Ce graphique met également en évidence la présence de jeunes avec un indice CAOF important mais où très peu de (voire aucune) faces ont été obturées. 32
41 Figure 2.12 : Nombre moyen de faces dentaires atteintes cariées, obturées ou absentes par type de dents. (I) Incisives; (C) Canines; (P) Prémolaires; (M) Molaires (n=826) Source : OSL_Enquête Jeunes Ce graphique montre l indice CAOF moyen par type de dent chez les enfants ayant au moins une face atteinte. La carie ne touche pas l ensemble des dents uniformément. Les premières molaires (M1, appelées dents de 6 ans car elles apparaissent dès l âge de 6 ans), sont les plus atteintes avec un indice CAOF moyen proche de 1,0. Ensuite, les secondes molaires (M2, appelées dents de 12 ans) avec un indice inférieur à 0,20 (0,15 et 0,18) pour le quadrant 1 et 2 mais supérieur à 0,20 pour le quadrant 3 et 4 (0,28 et 0,25). En troisième position, les incisives supérieures (I1) avec un indice CAOF moyen au niveau des quadrants 1 et 2 de respectivement 0,15 et 0,14. Trois autres graphiques (cf. Annexe 3) réalisés par groupe d âge montrent que les dents les plus atteintes chez les jeunes du groupe d âge 11 ans sont les premières molaires et les incisives supérieures. Chez les jeunes du groupe d âge 13 ans, les prémolaires et les secondes molaires sont également atteintes. Au sein du groupe d âge 16 ans, toutes les atteintes s accentuent à l exception des incisives supérieures où celles-ci restent constante. 33
42 Figure 2.13 : Etat des dents du jeune selon le groupe d âge (n=1510) Etat des dents Caries ,3 65,4 75,4 71,1 Pas de carie % ,7 34,6 24,6 28, ans 13 ans 16 ans Total Groupe d'âge Source : OSL_Enquête Jeunes Jusqu à présent, les résultats exposés se sont basés sur les examens dentaires réalisés par les dentistes. Les graphiques de cette fin de chapitre ont comme objectif de confronter le déclaratif des jeunes par rapport à l examen objectif réalisé par un professionnel. Globalement, 28,9 % des jeunes déclarent ne jamais avoir eu de carie. Cette proportion varie de façon significative en fonction de l âge. Le pourcentage de jeunes déclarant ne jamais avoir eu de caries augmente entre le groupe d âge 11 ans et le groupe d âge 13 ans (28,7 % à 34,6 %) et redescend ensuite à 24,6 % dans le groupe d âge 16 ans. Ceci peut vraisemblablement s expliquer par un biais de mémorisation lié à des caries survenues dans le passé sur des dents de lait. 34
43 Figure 2.14 : Comparaison entre la déclaration du jeune sur la présence d une carie (soignée ou non) et l indice CAOF (n=1436) ,6 A déjà eu une carie (soignée ou non) N'a jamais eu de carie 89,4 % , ,6 0 Bouche indemne (CAOF = 0) Source : OSL_Enquête Jeunes Indice CAOF Ce graphique permet de voir s il existe une relation entre la déclaration du jeune sur le fait d avoir déjà eu une carie et l indice CAOF mesuré lors de l examen dentaire. La moitié des jeunes (52,6 %) pour lesquels le dentiste a estimé que la bouche était indemne (CAOF = 0) a tout de même déclaré avoir déjà eu une carie. Toutefois, il est possible que cette déclaration concerne des dents de lait cariées. L analyse des examens dentaires ne prenant en compte que les dents définitives, le risque d avoir une surestimation dans l auto-déclaré est grand. Lorsque le dentiste a estimé que la bouche de jeune était atteinte (CAOF > 0), 9 jeunes sur 10 (89,4 %) ont déclaré avoir déjà eu une carie. 1 jeune sur 10 (10,6 %) déclare donc ne jamais avoir eu de carie alors que l examen a prouvé le contraire. Le dentiste examinateur est évidemment capable de dépister des caries débutantes, non encore perceptibles par le jeune ou non encore dépistées lors d une visite de contrôle. 35
44 Figure 2.15 : Comparaison entre l état de la bouche (indice CAOF) et le statut tabagique des jeunes du groupe d âge 16 ans (n=531) Etat de la bouche ,9 66,7 (CAOF > 0) Bouche indemne (CAOF = 0) % ,1 33, Non-fumeur Statut tabagique Fumeur Source : OSL_Enquête Jeunes La littérature révèle une augmentation de l indice CAOF chez les fumeurs. Ce lien n a pas été mis en évidence chez les jeunes du groupe d âge 16 ans puisque 2 jeunes sur 3 présentent une bouche atteinte peu importe leur statut tabagique. Il est probable que la dégradation de la santé bucco-dentaire ne soit pas encore perceptible chez les jeunes fumeurs. 36
45 III. Soins dentaires Ce troisième chapitre est consacré aux soins dentaires. Il aborde trois thèmes importants, à savoir la visite chez le dentiste, la présence de scellements dentaires et l état des gencives. 37
46 Visite chez le dentiste En Belgique, la gratuité des soins dentaires est assurée pour chaque enfant jusqu à son 12 ème anniversaire depuis le 1 er septembre 2005, jusqu à son 15 ème anniversaire depuis le 1 er juillet 2008 et jusqu à son 18 ème anniversaire depuis le 1 er mai 2009 (INAMI, 2013). L augmentation de l âge de la gratuité des soins explique, du moins en partie, l augmentation du nombre de consultations chez le dentiste. En effet, si consultations ont été enregistrées en 2006 chez les jeunes belges de moins de 18 ans, une augmentation de 15 % est observée en 2011 avec consultations (INAMI, 2013). Figure 3.1 : Consultation chez le dentiste selon le groupe d âge (n=1608) ,7 5,4 5,6 6, Non Oui 60 % 50 92,3 94,6 94,4 93, ans 13 ans 16 ans Total Groupe d'âge Source : OSL_Enquête Jeunes Globalement, la quasi-totalité (93,8 %) des jeunes déclare avoir déjà consulté au moins une fois le dentiste. Un pourcentage similaire est observé en province de Hainaut (90,2 %). De plus, cette proportion ne varie pas par rapport à l âge. 38
47 Figure 3.2 : Raisons évoquées pour justifier le fait de ne jamais avoir consulté le dentiste (n=84) Source : OSL_Enquête Jeunes Parmi les 84 jeunes qui déclarent n avoir jamais consulté un dentiste, la grande majorité (n= 61) justifie ce comportement par le fait qu ils n ont jamais eu mal aux dents. Ensuite, on retrouve la catégorie «Autre» (n= 14) avec la peur comme argument principal avancé. En troisième position, l item «Dans ma famille, on ne va pas chez le dentiste» (n= 5) et finalement quatre jeunes déclarent ne jamais avoir été chez le dentiste car cela risque de coûter cher. Les jeunes (ou leurs parents) évoquant un problème financier pour justifier le fait de n avoir jamais consulté un dentiste ignorent sans doute les mesures d accessibilité prises par l INAMI, comme celle de la gratuité des soins jusqu au 18 ème anniversaire par exemple. 39
48 Figure 3.3 : Association entre le fait d avoir déclaré s être déjà rendu chez le dentiste et le sexe, le groupe d âge, la catégorie socio-professionnelle du père, la catégorie socio-professionnelle de la mère, le réseau d enseignement et la filière d enseignement (n=1324) Catégorie socioprofessionnelle du père Groupe d'âge Sexe Filles Garçons 16 ans 13 ans 11 ans 0,44* 0, ,21 1,41 1,66 2,33** * *** p < 0,001 Catégorie socioprofessionnelle de la mère 0,28** 0,27** 0,38 0,37* 1 Réseau d'enseignem ent Libre 0,82 1 Filière d'enseignement n=594 0,52 1 Source : OSL_Enquête Jeunes Les filles déclarent plus fréquemment s être déjà rendues chez le dentiste. Les jeunes dont le père est ouvrier peu ou pas qualifié déclarent moins fréquemment avoir déjà consulté un dentiste que les jeunes dont le père est employé qualifié ou cadre. De même, les jeunes dont la mère est «inactive, femme au foyer, étudiante» ou «ouvrière peu ou pas qualifiée» ou «employée peu ou moyennement qualifiée», déclarent beaucoup moins souvent avoir déjà consulté un dentiste. 40
49 Figure 3.4 : Comparaison entre l état de la bouche (indice CAOF) et la déclaration du jeune sur le fait de s être déjà rendu chez le dentiste (n=1484) ,8 Etat de la bouche 70 54,4 Bouche indemne (CAOF = 0) 60 % , , Source : OSL_Enquête Jeunes La proportion de jeunes présentant une bouche indemne est plus élevée parmi les jeunes qui ont déclaré ne jamais s être rendu chez le dentiste. En effet, il paraît davantage logique qu un enfant ayant de gros problèmes dentaires se rende chez ce dernier. 41
50 Figure 3.5 : Fréquence de consultation chez le dentiste (n=1606) Source : OSL_Enquête Jeunes jeune sur 2 (49,0 %) déclare se rendre chez le dentiste au moins deux fois par an; 1 jeune sur 4 (25,4 %) une fois par an; 16,9 % des jeunes déclarent aller chez le dentiste uniquement quand ils ont mal aux dents; 5,4 % disent ne jamais consulter un dentiste et 3,3 % d entre eux évoquent d autres circonstances. 42
51 Figure 3.6 : Fréquence de consultation chez le dentiste selon le groupe d âge (n=1195) , ,6 42,4 34,1 1x/an 70 Au moins 2x/an 60 % , ,4 57,6 65, ans 13 ans 16 ans Total Groupe d'âge Source : OSL_Enquête Jeunes Ce graphique prend uniquement en compte les jeunes ayant déclaré se rendre chez le dentiste au moins une fois par an. Globalement, 65,9 % des jeunes qui consultent leur dentiste déclarent s y rendre au moins deux fois par an (suivant donc la recommandation officielle). Un peu plus d 1 jeune sur 3 (34,1 %) ne le consulte qu une seule fois. Ce graphique met en évidence un gradient significatif quant à la fréquence de consultation en fonction du groupe d âge. En effet, dans le groupe d âge 11 ans, 3 jeunes sur 4 (75,1 %) déclarent consulter habituellement le dentiste au moins deux fois par an. Dans le groupe d âge 16 ans, ils ne sont plus que 57,6 % à déclarer la même chose. Ceci peut s expliquer par le fait que dans le groupe d âge 11 ans, un certain nombre de jeunes sont soumis à un traitement orthodontique (nécessitant une fréquence de visite plus soutenue) où le jeune peut associer le praticien orthodontiste au dentiste traitant. Par contre, dans le groupe d âge 16 ans, les traitements orthodontiques sont généralement terminés. 43
52 Figure 3.7 : A quand remonte la dernière consultation du jeune chez le dentiste parmi les jeunes ayant déjà consulté ce dernier (n=1506) 16,2 Dernière 12,8 55,0 A moins de 6 mois A plus de 6 mois mais moins d'un an A plus d'un an Ne sait pas 16,0 Source : OSL_Enquête Jeunes Parmi les jeunes ayant déjà consulté un dentiste, plus de la moitié (55,0 %) ont répondu l avoir consulté pour la dernière fois il y a moins de 6 mois. 16,0 % l ont consulté il y a plus de 6 mois mais moins d un an. 71,0 % ont donc consulté pour la dernière fois le dentiste au cours de l année écoulée. La dernière visite chez le dentiste remonte à plus d un an pour 12,8 % des jeunes et 16,2 % ne s en rappellent pas. Une autre question concernait la visite du dentiste au cours des 12 derniers mois. 77,5 % de l ensemble des jeunes interrogés ont déclaré avoir consulté un dentiste au cours de l année écoulée. La réalité doit donc se trouver entre ces deux réponses. En province de Hainaut, ils sont 71,0 % à déclarer avoir consulté un dentiste au cours de l année écoulée. En résumé, si une grande majorité (93,8 %) des élèves a déclaré s être déjà rendue au moins une fois chez le dentiste, parmi celle-ci, seuls 3 jeunes sur 4 environ déclarent l avoir fait au cours de l année écoulée. 44
53 Figure 3.8 : Comparaison entre les déclarations du jeune concernant les fréquences réelle et idéale de consultation chez le dentiste (n=1113) ,2 80 Fréquence réelle de 70 1x/an Au moins 2x/an % , , ,4 Source : OSL_Enquête Jeunes Parmi les jeunes déclarant qu il est nécessaire de se rendre en théorie chez le dentiste une fois par an, 91,6 % déclarent consulter celui-ci habituellement une fois par an en pratique. Parmi les jeunes estimant qu il faudrait aller chez le dentiste au moins deux fois par an, ils sont 81,8 % à déclarer le consulter en pratique au moins deux fois par an. Par contre, 1 jeune sur 5 (18,2 %) déclare qu il faudrait se rendre chez le dentiste au moins deux fois par an mais ne le consulte en pratique qu une fois par an. 45
54 Scellements Poser un scellement de sillons est un acte non invasif préventif visant à combler les sillons et puits anfractueux avec un matériau adhésif fluide. Le scellement est une barrière physique étanche, lisse et plane qui s oppose à l accumulation de la plaque bactérienne et qui prévient ainsi la déminéralisation acide et donc par la même occasion l apparition de caries (HAS, 2005). Figure 3.9 : Présence de scellement selon le groupe d âge (n=1547) Source : OSL_Enquête Jeunes Globalement, 22,9 % des jeunes examinés sont porteurs d au moins un scellement. Le scellement est posé le plus souvent sur les premières et deuxièmes molaires. Cette proportion varie de façon significative en fonction de l âge. Le pourcentage de jeunes qui sont porteurs d au moins un scellement augmente entre le groupe d âge 11 ans et le groupe d âge 13 ans (20,6 % à 28,3 %) et redescend ensuite à 20,7 % dans le groupe d âge 16 ans. La différence entre les groupes d âge 13 et 16 ans peut s expliquer pour deux raisons : Le scellement a une durée de vie limitée A 16 ans, le risque que la dent soit cariée et qu une obturation ait été posée à l emplacement du scellement est plus important qu à 13 ans. 46
55 Figure 3.10 : Présence de scellement chez les jeunes du groupe d âge 16 ans selon la filière d enseignement (n=560) Présence de scellement Pas de scellement Au moins un scellement 60 75,7 84,7 % ,3 15,3 0 Filière d'enseignement Source : OSL_Enquête Jeunes Ce graphique montre une différence significative en fonction de la filière d enseignement. En effet, 24,3 % des élèves de l enseignement de transition sont porteurs d au moins un scellement dentaire. Ils ne sont que 15,3 % dans l enseignement de qualification. 47
56 Etat des gencives Les maladies des gencives résultent d une inflammation qui peut également toucher l ensemble des tissus de soutien des dents. La plaque est un film bactérien transparent et collant qui s accumule sur les dents, s épaissit et durcit. A défaut de se brosser les dents tous les jours, la plaque durcit et se transforme en tartre, favorisant l infection gingivale (Santé Canada, 2009). L état des gencives et de l os qui soutient les dents est évalué grâce à l indice DPSI (cf. Annexe 5). Celui-ci a été mesuré uniquement auprès des élèves du secondaire parce que les problèmes de gencives se développent davantage chez l adulte. Il traduit la santé gingivale des jeunes et la présence de tartre. Il contribue à préciser le besoin en traitement parodontal. Lorsqu on analyse l indice DPSI, on le fait par sextant (cf. Annexe 6). A chaque sextant peut être attribué un chiffre de 0 à 4 : 0 représentant une situation saine et 4 la perte osseuse la plus grave. C est l indice le plus élevé atteint sur au moins un des sextants qui détermine l indice DPSI de la bouche. Les résultats montrent que c est le cinquième sextant qui est le plus souvent atteint pour les jeunes de la province de Luxembourg. C est l endroit où la présence de tartre est la plus importante. 48
57 Figure 3.11 : Evaluation du besoin en soins parodontaux (indice DPSI) selon le groupe d âge (n=1013) 100 1,2 0, Indice DPSI 70 50,1 58,9 55,0 Risque de perte de dents (DPSI = 4) 60 % Tartre (DPSI = 2) Saignement au sondage (DPSI = 1) Gencive saine (DPSI = 0) 30 36,2 30,4 33, ,7 9,5 11, ans 16 ans Total Groupe d'âge Source : OSL_Enquête Jeunes Globalement, 11,4 % des jeunes ont des gencives parfaitement saines. 33,0 % présentent un saignement au sondage 19, 55,0 % du tartre et 0,6 % présentent une parodontite 20. Aucun élève ne présente un score DPSI = 4, à savoir un risque de perte de dents. Ce graphique montre que la santé parodontale n est pas optimale, quel que soit l âge. En effet, si dans le groupe d âge 13 ans, 13,7 % des jeunes ont des gencives saines, ils ne sont plus que 9,5 % dans le groupe d âge 16 ans. La moitié des jeunes (50,1 %) du groupe d âge 13 ans et 58,9 % du groupe d âge 16 ans ont besoin d un détartrage. 19 Saignement lorsque le dentiste examine les gencives avec sa sonde. 20 Atteinte de l os alvéolaire qui soutient la dent (FSD, 2013). 49
58 Figure 3.12 : Comparaison entre l état des gencives (indice DPSI) et le statut tabagique des jeunes du groupe d âge 16 ans (n=531) Etat des gencives Gencive non saine (DPSI > 0) Gencive saine (DPSI = 0) 89,7 91,2 % ,3 8,8 0 Non-fumeur Statut tabagique Fumeur Source : OSL_Enquête Jeunes La littérature met en avant les effets secondaires du tabagisme sur la cavité buccale. Toutefois, comme pour l indice CAOF, ce lien n a pas été mis en évidence chez les jeunes du groupe d âge 16 ans. L âge, et donc le court passé tabagique des élèves, peut à nouveau être avancé. 50
59 IV. Hygiène orale Ce quatrième chapitre est consacré à l hygiène orale des jeunes. Les deux principaux indicateurs analysés sont l indice OHI-S_DI et la fréquence du brossage des dents. 51
60 A la question «selon toi, qu y a-t-il dans le dentifrice qui est important pour mes dents», les jeunes avaient le choix entre les réponses suivantes : de la plaque dentaire, du fluor, du savon, je ne sais pas, 49,2 % des jeunes ont répondu correctement qu il s agissait du fluor. La littérature (Bourgeois et al., 2005) met en évidence le rôle prépondérant de la mère dans l acquisition de bonnes habitudes de brossage et donc l importance que celles-ci soient bien informées sur les conditions d une bonne santé bucco-dentaire. Il est dès lors intéressant de réaliser un focus sur la connaissance chez les filles du dentifrice fluoré (considéré comme un des indicateurs essentiels en santé bucco-dentaire) en fonction de l âge. Dans le groupe d âge 11 ans, 1 élève sur 4 (26,2 %) sait que le fluor est l élément important du dentifrice. Ce pourcentage augmente fortement dans le groupe d âge 13 ans pour atteindre 58,9 % et 66,9 % dans le groupe d âge 16 ans. Toutefois, l évolution de notre société voit l implication du père dans l éducation des enfants prendre une place de plus en plus importante 1 jeune sur 2 (les filles plus que les garçons) déclare, qu à la maison, il y a du fil dentaire ou des brossettes interdentaires. Les filles déclarent également plus fréquemment en avoir déjà utilisé. 62,6 % des jeunes de 2 ème et 4 ème secondaires savent que le tissu de soutien des dents peut être endommagé par l effet du tabagisme. Une question portait sur le nombre de fois qu il convenait de se rincer la bouche après brossage. Seuls 14,5 % des jeunes de 6 ème primaire répondent qu il faut se rincer une seule fois la bouche après le brossage des dents, ce qui serait suffisant. 53,8 % d entre eux répondent deux fois, 24,8 % répondent «plusieurs fois à fond» et 6,9 % ne savent pas combien de fois il faut se rincer la bouche après le brossage des dents. 52
61 Evaluation de l hygiène buccale Développé par Greene et Vermillion et dérivé de l OHI, l OHI-S est un indice de l hygiène buccale. Dans sa version simplifiée, le clinicien n évalue qu une face d une seule dent dans chacun des six sextants (cf. Annexe 7). L OHI-S est formé de l indice de débris mous (OHI-S_DI) et de l indice de tartre (OHI-S_CI). Toutefois, ces deux composantes peuvent être utilisées seules ou en combinaison. Dans cette étude, seul l indice de débris mous a été analysé. Les débris mous sont définis comme une matière étrangère molle composée de la plaque bactérienne et de débris alimentaires (Oral Health Database, 2013). Pour chacune des six faces étudiées, l indice reçoit une valeur de 0 à 3 (cf. Annexe 8). L indice OHI-S_DI est calculé en faisant la moyenne des 6 indices ainsi attribués. Un indice OHI-S_DI de 0 correspond à une hygiène buccale parfaite. Plus sa valeur se rapproche de 3 et plus l hygiène buccale est mauvaise. Tableau 4.1 : Hygiène buccale (indice OHI-S_DI) selon le sexe et le groupe d âge (n=1547) OHI-S_DI Indice = 0 Indice = 1 Indice = 2 Indice = 3 Sexe (%) (%) (%) (%) Garçons 7,5 66,1 25,2 1,2 Filles 11,2 69,1 18,2 1,5 Groupe d âge 11 ans 5,3 59,7 32,6 2,4 13 ans 12,2 68,4 19,0 0,4 16 ans 10,7 74,3 14,1 0,9 Source : OSL_Enquête Jeunes L analyse en fonction du sexe met en évidence une proportion plus importante de filles avec un indice OHI-S_DI = 0 et un indice OHI-S_DI = 1. 1 garçon sur 4 (25,2 %) présente un indice OHI-S_DI = 2 alors que seulement 18,2 % des filles présentent le même indice. Seuls quelques filles et garçons présentent un indice OHI-S_DI = 3. L analyse par groupe d âge montre que seuls, entre 5 et 12 % des jeunes examinés, ont des dents totalement exemptes de débris mous (OHI-S_DI = 0). Plus de 8 jeunes sur 10 ont un indice OHI-S_DI 1. Toutefois, l indice le plus favorable (OHI-S_DI = 1) est heureusement le plus fréquent (60 à 75 % des jeunes examinés). Lorsque l âge augmente, la situation semble s améliorer puisque la proportion d indice OHI-S_DI = 2 diminue au profit de l indice OHI-S_DI = 1. 53
62 Figure 4.1 : Fréquence du brossage des dents selon le sexe (n=1604) ,2 15,9 20, Fréquence du brossage Moins de 2x/jour Au moins 2x/jour 60 % ,8 84,1 79, Sexe Source : OSL_Enquête Jeunes Les recommandations de la Fondation pour la Santé Dentaire sont de se brosser les dents deux fois par jour pendant 3 minutes. Les jeunes de la province de Luxembourg ont été questionnés sur la fréquence de brossage mais pas sur la durée. Globalement, 8 jeunes sur 10 (79,2 %) déclarent se brosser les dents au moins deux fois par jour (et respecter ainsi les recommandations officielles). 2 jeunes sur 10 (20,8 %) les brossent moins de deux fois par jour. Les proportions varient en fonction du sexe : si 3 garçons sur 4 (74,8 %) déclarent se brosser les dents au moins deux fois par jour, les filles sont quant à elles 84,1 % à le déclarer. 54
63 Figure 4.2 : Indice OHI-S_DI selon la fréquence déclarée du brossage des dents (n=1481) Source : OSL_Enquête Jeunes Les proportions de jeunes présentant de faibles valeurs de l indice OHI-S_DI sont plus élevées parmi les jeunes qui déclarent se brosser les dents au moins deux fois par jour. Une meilleure hygiène buccale est observée chez les jeunes se brossant plus fréquemment les dents. Néanmoins, seuls 10,5 % des jeunes déclarant se brosser les dents au moins deux fois par jour ne présentent pas de débris mous à l examen dentaire. Cela montre l importance d insister non seulement sur la fréquence mais également sur la qualité du brossage lors des actions de promotion et d éducation à la santé bucco-dentaire. 55
64 Figure 4.3 : Comparaison entre l état du brossage évalué par le dentiste et la fréquence déclarée du brossage des dents (n=1479) Etat du brossage 70 65,9 A améliorer 60 74,8 % , ,2 0 Moins de 2x/jour Fréquence déclarée du brossage Au moins 2 x/jour Source : OSL_Enquête Jeunes L objectif de ce graphique est de mettre en relation l évaluation de la qualité du brossage des dents par le dentiste et la fréquence du brossage déclarée par le jeune. Parmi les jeunes qui ont déclaré dans le questionnaire se brosser les dents moins de deux fois par jour, le dentiste a estimé que l état du brossage était satisfaisant pour 1 jeune sur 4 (25,2 %). Par contre, chez les jeunes qui ont déclaré dans le questionnaire se brosser les dents au moins deux fois par jour, ce pourcentage passe à 34,1 %. 56
65 Figure 4.4 : Comparaison entre la fréquence réelle et la fréquence idéale du brossage des dents selon les déclarations du jeune (n=1604) , Fréquence réelle du brossage Moins de 2x/jour Au moins 2 x/jour 60 82,1 % , ,9 0 Moins de 2x/jour Fréquence idéale du brossage Au moins 2 x/jour Source : OSL_Enquête Jeunes Lorsque le jeune estime qu il est idéal de se brosser les dents moins de deux fois par jour, une majorité (82,1 %) sont cohérents avec leurs propos et se les brossent en réalité moins de deux fois par jour. Parmi les jeunes déclarant qu il faut se brosser les dents au moins deux fois par jour, plus de 8 jeunes sur 10 (85,1 %) disent suivre cette recommandation dans la vie quotidienne. Seuls 14,9 % déclarent qu il faudrait se brosser les dents au moins deux fois par jour mais ne le font pas en pratique. 57
66 58
67 V. Conclusion de l examen dentaire Ce cinquième chapitre s intitule «Conclusion de l examen dentaire». A la fin de chaque examen buccodentaire, une conclusion est émise par le dentiste. Ces conclusions sont transmises aux parents des jeunes en même temps que les résultats de la visite médicale. Les constatations réalisées permettent d orienter les jeunes vers un dentiste en cas de problème. Elles permettent également d apprécier globalement l état du brossage des dents et gencives. 59
68 Figure 5.1 : Conclusion du dentiste sur l état des dents et gencives (n=1544) 8,4 Conclusion dentaire (%) 37,4 54,2 Traitement immédiat Source : OSL_Enquête Jeunes Pour 54,2 % des jeunes, le dentiste examinateur a estimé que l état des dents et des gencives était satisfaisant. Il a estimé qu une visite chez le dentiste était conseillée pour 37,4 % des jeunes et qu il était nécessaire de recourir à un traitement immédiat dans 8,4% des cas. Les arguments pour conseiller cette visite chez le dentiste peuvent être assez divers : présence de carie, d inflammation ou de tartre important ; problème aigu ou chronique ; problème relevant de l orthodontie ; absence manifeste de suivi, 60
69 Figure 5.2 : Etat du brossage des dents considéré comme satisfaisant par le dentiste selon le sexe et le groupe d âge (n=1544) Sexe Garçons 25 Filles % 20 35, ,7 28, ,8 21,1 20,2 20,1 19, ans 13 ans 16 ans Total Groupe d'âge Source : OSL_Enquête Jeunes Globalement, 23,5 % des jeunes ont un état de brossage jugé satisfaisant par le dentiste; les filles (28,0 %) plus que les garçons (19,4 %). Ce graphique met en évidence une différence significative en fonction de l âge, et ce uniquement chez les filles. En effet, 21,1 % des filles dans le groupe d âge 11 ans se brossent les dents de manière satisfaisante, elles sont 35,6 % dans le groupe d âge 16 ans. 61
70 Figure 5.3 : Etat du brossage des dents chez les jeunes du groupe d âge 16 ans selon la filière d enseignement (n=558) ,8 Etat du brossage A améliorer 69,8 60 % ,2 30, Source : OSL_Enquête Jeunes Filière d'enseignement Ce graphique met en évidence une différence significative de l état du brossage jugé par le dentiste examinateur en fonction de la filière d enseignement. En effet, 4 jeunes sur 10 (40,2 %) dans l enseignement de transition se brossent les dents de manière satisfaisante. 3 jeunes sur 10 (30,2 %) dans l enseignement de qualification font de même. 62
71 Figure 5.4 : Indice OHI-S_DI selon l état du brossage évalué par le dentiste (n=1544) 100 4,1 0, , ,7 OHI-S_DI 2,00-3,00 1,00-1,99 0,17-0,99 0 % 50 56, , ,6 0 3,2 A améliorer Etat du brossage Source : OSL_Enquête Jeunes L objectif de ce graphique est de mettre en relation l indice OHI-S_DI mesuré par les dentistes et l évaluation de la qualité du brossage. Lorsque le dentiste a estimé que l état du brossage était satisfaisant, ils sont presque sept fois plus nombreux à avoir des dents sans dépôt (indice OHI-S_DI = 0). Ce sont les jeunes chez qui le dentiste a estimé que l état du brossage était à améliorer qui présentent le plus fréquemment un indice OHI-S_DI 1. Cela est cohérent puisque l indice OHI-S_DI augmente avec la quantité de débris mous présents sur les dents. 63
72 64
73 VI. Traumatismes Ce sixième chapitre est consacré aux traumatismes dentaires. L analyse est détaillée par sexe et par groupe d âge. 65
74 Les dents sont particulièrement exposées lors des traumatismes (CHU de Nantes, 2002). Une proportion non négligeable des traumatismes dentaires est liée aux activités sportives, aux activités dans l école ou sur les terrains de jeux, aux accidents de la circulation ou aux actes de violence (OMS, 2003). Le niveau de gravité est variable de même que le niveau d urgence, mais à chaque fois qu une dent est traumatisée, c est son avenir à long terme qui se joue. Le traumatisme dentaire est une lésion potentiellement grave puisqu il peut conduire à une perte immédiate ou retardée d une ou plusieurs dents, entraînant des conséquences fonctionnelles, esthétiques et financières (CHU, 2002). Figure 6.1 : Présence de traumatisme sur les dents définitives selon le groupe d âge (n=1547) ,9 11,3 9,3 9,8 80 Présence de % ,1 88,7 90,7 90, ans 13 ans 16 ans Total Groupe d'âge Source : OSL_Enquête Jeunes Globalement, 9,8 % des jeunes examinés présentent une ou plusieurs dents traumatisées. Contrairement à ce qui est observé pour l indice carieux, il n y a pas d augmentation significative en fonction de l âge. Les traumatismes dentaires surviennent donc assez tôt dans la vie des individus. Ils concernent avant tout les incisives, à savoir les dents 11, 12, 21 et 41 (cf. Annexe 1). 66
75 Figure 6.2 : Proportion de jeunes présentant au moins un traumatisme selon le sexe (n=1547) Source : OSL_Enquête Jeunes Ce graphique met en évidence une différence hautement significative entre les deux sexes. En effet, 12,5 % des garçons présentent au moins une dent traumatisée contre 6,8 % seulement pour les filles, soit presque deux fois moins. 67
76 68
77 VII. Orthodontie Ce septième chapitre est consacré à l orthodontie. L orthodontie est une spécialité qui permet de corriger les malpositions dentaires et les malformations des mâchoires afin de redonner une denture fonctionnelle et esthétique (Dentalespace, 2013). Dans ce chapitre, certains graphiques et tableaux sont consacrés à une tranche d âge bien spécifique. 69
78 Traitement orthodontique Ces résultats sont axés sur le groupe d âge 16 ans car, à cet âge, la quasi-totalité des traitements orthodontiques sont soit en cours, soit terminés. Figure 7.1 : Présence d un traitement orthodontique chez les jeunes du groupe d âge 16 ans selon le sexe (n=558) Source : OSL_Enquête Jeunes Globalement, 55,7 % des jeunes n ont jamais porté de traitement orthodontique, 44,3 % en ont déjà porté un ou en portent un actuellement. En province de Hainaut, ils sont 64,4 % à ne jamais en avoir porté et 35,6 % à en avoir déjà porté ou à en porter un actuellement. Il n existe pas de différence significative en ce qui concerne la présence d un traitement orthodontique selon le sexe. 70
79 Figure 7.2 : Présence d un traitement orthodontique chez les jeunes du groupe d âge 16 ans selon la filière d enseignement (n=558) Source : OSL_Enquête Jeunes ,4 % des jeunes du groupe d âge 16 ans ont déjà porté ou sont porteurs d un traitement orthodontique dans l enseignement de transition. Le pourcentage est significativement inférieur dans l enseignement de qualification (36,5 %). 71
80 Figure 7.3 : Présence d un traitement orthodontique chez les jeunes du groupe d âge 16 ans selon le statut d emploi de la mère (n=519) Source : OSL_Enquête Jeunes Les proportions de jeunes du groupe d âge 16 ans qui portent ou ont porté un traitement orthodontique ne varient pas selon le statut d emploi de la mère Ces données sont à nuancer étant donné que la période pendant laquelle la mère est sans emploi n est pas connue. 72
81 Figure 7.4 : Association entre le fait de porter un traitement orthodontique et le sexe, la catégorie socioprofessionnelle du père, la catégorie socio-professionnelle de la mère, le réseau d enseignement et la filière d enseignement (n=442) Catégorie socioprofessionnelle du père Sexe Filles Garçons 0, ,30 Catégorie socio-professionnelle de la mère 0,66 1 1,12 Réseau d'enseignement Libre 1 1,13 Filière d'enseignement n= Source : OSL_Enquête Jeunes Les jeunes dont le père est ouvrier peu ou pas qualifié ou ouvrier qualifié ont moins fréquemment recours à un traitement orthodontique que les jeunes dont le père est employé qualifié ou cadre. De même, les jeunes dont la mère est issue des catégories «Inactive, femme au foyer, étudiante» ou «ouvrière peu ou pas qualifiée» ont également moins fréquemment recours à un traitement orthodontique. L analyse multivariée confirme aussi que le fait de porter un traitement orthodontique est significativement plus fréquent chez les élèves de l enseignement de transition. 73
82 Figure 7.5 : Comparaison entre la présence d un traitement orthodontique selon la déclaration du jeune du groupe d âge 16 ans et la présence d un traitement orthodontique selon l examen du dentiste (n=529) , Présence d'un traitement selon le jeune Non Oui % 50 95,2 89, ,8 Source : OSL_Enquête Jeunes Lorsque le dentiste a estimé que le jeune n avait jamais porté de traitement orthodontique, la quasi-totalité des jeunes (95,2 %) déclare la même chose. Seule une minorité (4,8 %) déclare en avoir déjà porté un. Lorsque le dentiste a estimé que le jeune avait déjà porté un traitement orthodontique, 9 jeunes sur 10 (89,5 %) vont dans le même sens. De manière un peu plus surprenante, 1 jeune sur 10 (10,5 %) déclare, via le questionnaire, ne jamais avoir porté de traitement orthodontique alors que l examen ou l anamnèse 22 dentaire prouve le contraire. 22 Ensemble des renseignements fournis au dentiste par le jeune au cours de l examen bucco-dentaire. 74
83 Figure 7.6 : Laps de temps écoulé depuis la dernière visite chez le dentiste selon la présence d un traitement orthodontique chez les jeunes du groupe d âge 16 ans (n=462) Source : OSL_Enquête Jeunes Parmi les jeunes qui n ont jamais porté de traitement orthodontique, il n y a pratiquement pas de différence dans la répartition du laps de temps écoulé depuis la dernière visite chez le dentiste. Par contre, lorsque le jeune est suivi (ou a été suivi) pour un traitement orthodontique, 2 jeunes sur 3 environ déclarent avoir consulté le dentiste il y a moins de 6 mois. Il est donc pertinent de se demander si les enfants qui sont suivis (ou ont été suivis) pour un traitement orthodontique sont mieux suivis par le dentiste ou si cela peut venir du fait que le jeune associe le praticien orthodontiste au dentiste traitant, alors qu il s agit de deux professionnels distincts. 75
84 Types de malocclusions La motivation première des parents et des enfants à consulter en orthodontie est bien évidemment la préoccupation esthétique. Toutefois, les malpositions dentaires trouvent leurs origines dans des problèmes variés, tel la dysharmonie 23 des bases osseuses, des problèmes de praxies 24 (respiration buccale, succion non physiologique, interposition labiale ou linguale, ) ou dysharmonies dentaires (taille, agénésie 25, ). L occlusion peut se définir comme la relation des arcades dentaires supérieure et inférieure, que ce soit dans une relation statique ou dynamique (mastication). Des malocclusions peuvent surcharger certaines dents, provoquer leurs usures prématurées ou asymétriques. Des malpositions dentaires peuvent être facteurs de carie ou d affaiblissement du tissu parodontal. Au niveau des problèmes d anomalies dento-faciales, l examen de bouche avait pour objectif de détecter les problèmes de malocclusions dans : le sens vertical (haut bas) (cf. Annexes 4a et 4b) : o béance : les incisives du haut ne recouvrent pas du tout celles du bas (le contact entre les dents du haut et du bas se fait uniquement au niveau des molaires) ; o recouvrement : les incisives du haut recouvrent de plus de 5mm les incisives du bas. le sens horizontal (avant arrière) (cf. Annexes 4c et 4d) : o overjet : les dents du haut dépassent vers l avant celle du bas de plus de 6 mm ; o prognathisme : les dents du bas sont en avant par rapport aux dents du haut. Il est important de préciser au lecteur que lorsque le dentiste mentionnait la présence d une malocclusion lors de l examen dentaire, il s agissait d une malocclusion sévère (dépassant les seuils, exprimés en mm de décalage). 23 Manque d harmonie ou de concordance (Larousse, 2013). 24 Ensemble de mouvements coordonnés en fonction d un but (Larousse, 2013). 25 Absence totale ou partielle d un tissu, d un organe ou d une structure dès la vie embryonnaire, due à une cause héréditaire (Larousse, 2013). 76
85 Tableau 7.1 : Proportion de jeunes du groupe d âge 11 ans présentant un ou plusieurs types de malocclusions (n=544) Type de malocclusions Groupe 11 ans (%) Malocclusion Horizontale 10,9 Malocclusion Verticale 19,7 Malocclusion Horizontale et Verticale 5,9 Total 36,5 Source : OSL_Enquête Jeunes Ces résultats sont axés sur le groupe d âge 11 ans afin que les données présentées correspondent à la situation objective avant traitement. 10,9 % des élèves présentent une malocclusion horizontale et 19,7 % une malocclusion verticale. 5,9 % des jeunes ont à la fois une malocclusion horizontale et verticale. Au total, 36,5 % des jeunes présentent soit une malocclusion horizontale soit une malocclusion verticale, soit les deux. 77
86 78
87 VIII. Consommation de snacks et sodas Ce huitième chapitre est consacré aux habitudes de consommation des jeunes. La santé bucco-dentaire dépend entre autres de la façon de s alimenter En particulier, boire ou manger régulièrement des aliments et boissons sucrés mais également light a un impact sur l état des dents. 79
88 Figure 8.1 : Consommation de sodas sucrés et light selon la connaissance du jeune de leurs effets néfastes sur la santé des dents (n=1608) Type de boissons Sodas sucrés Sodas light 60 % , , , Vrai (bonne réponse) 11,0 5,0 Faux (mauvaise réponse) Connaissance du jeune 8,6 Source : OSL_Enquête Jeunes ,4 % des jeunes ont conscience que la consommation de sodas sucrés peut avoir un impact sur la santé des dents. Ils ne sont que 13,6 % à ne pas savoir ou à nier cette affirmation. D un autre côté, la moitié (49,3 %) des jeunes est consciente qu une consommation de sodas light peut être mauvaise pour la santé des dents tandis que 11,0 % le nient et 39,7 % n en ont aucune idée. 80
89 Figure 8.2 : Comparaison entre la connaissance du jeune des effets néfastes des sodas sucrés ou light sur la santé des dents et la fréquence de consommation de ces boissons (n=1606) 100 7,8 9,2 90 4,6 5, ,5 44,2 Consommer des sodas sucrés ou light peut être mauvais pour la santé des dents Ne sait pas 60 9,8 Pas D'accord D'accord % ,6 85,5 15, , , Sodas sucrés Sodas light Source : OSL_Enquête Jeunes Lorsque qu on compare la fréquence de consommation de boissons sucrées et la connaissance du jeune quant aux effets néfastes de ces boissons pour la santé des dents, aucune différence significative n est observée. En effet, peu importe la fréquence de consommation, plus de 8 jeunes sur 10 sont d accord avec l idée que les sodas sucrés peuvent être mauvais pour la santé des dents. Par contre, lorsqu on compare la fréquence de consommation de boissons light et la connaissance du jeune, une différence hautement significative est observée. Lorsque le jeune consomme des sodas light moins de deux fois par semaine, 1 jeune sur 2 (51,7 %) est d accord avec l idée que la consommation de sodas light peut être mauvaise pour la santé des dents. Toutefois, ils ne sont plus que 4 jeunes sur 10 (40,0 %) lorsque ceux-ci en consomment au moins deux fois par semaine. 81
90 Figure 8.3 : Comparaison de l état de la bouche (indice CAOF) selon la fréquence de consommation de sodas sucrés ou light (n=1482) Source : OSL_Enquête Jeunes Les effets néfastes de la consommation de sodas sucrés et de sodas light sont corroborés par nos résultats. En effet, la proportion de jeunes présentant une bouche atteinte est significativement plus élevée parmi les jeunes qui déclarent consommer des sodas sucrés (60,3 %) ou des sodas light (63,7 %) au moins deux fois par semaine. 82
91 Figure 8.4 : Boire de l eau et accès à l eau potable dans l école selon le groupe d âge (n=1604) ,5 23,5 23,6 20, ,5 Boire de l'eau et accès à l'eau potable dans l école ,1 35,8 23,9 Je ne bois pas d'eau à l'école Facile % , ,4 55, , ans 13 ans 16 ans Total Groupe d'âge Source : OSL_Enquête Jeunes Globalement, 20,9 % des jeunes ne boivent pas d eau à l école. 55,2 % déclarent avoir un accès facile à l eau potable s ils souhaitent en boire et 23,9 % avoir un accès difficile à celle-ci. Les jeunes du groupe d âge 11 ans (74,0 %) ont plus facilement accès à l eau potable que les jeunes du groupe d âge 13 ans (52,4 %) et du groupe d âge 16 ans (40,6 %). Un accès plus difficile est même relaté par les jeunes du groupe d âge 16 ans (35,8 %) par rapport aux jeunes du groupe d âge 13 ans (24,1 %). 83
92 Figure 8.5 : Boire de l eau et accès à l eau potable dans l école chez les jeunes du groupe d âge 16 ans selon la filière d enseignement (n=593) , ,7 Boire de l'eau et accès à l'eau potable dans l école Je ne bois pas d'eau à l'école 60 40,0 Facile % 50 29, ,1 38, Filière d'enseignement Source : OSL_Enquête Jeunes Ce graphique met en évidence une différence de consommation d eau significative entre les filières d enseignement. La différence la plus importante concerne l item «je ne bois pas d eau à l école». En effet, 31,7 % des jeunes de l enseignement de qualification déclarent ne pas boire d eau à école et 17,9 % dans l enseignement de transition. Par contre, 4 jeunes sur 10 (40,0 %) dans l enseignement de transition déclarent que l accès à l eau dans leur école est difficile. Seuls 3 jeunes sur 10 (29,7 %) dans l enseignement de qualification déclarent la même chose. 84
93 Figure 8.6 : Proportion de jeunes ayant acheté des produits 26 à l école la semaine précédant l enquête selon le sexe (n=1608) Source : OSL_Enquête Jeunes Globalement, 43,5 % des jeunes déclarent avoir acheté des produits à l école (distributeur, cantine, magasin de l école) au cours de la semaine précédant l enquête 27. Les garçons sont significativement plus nombreux (47,9 %) à en avoir acheté par rapport aux filles (38,6 %). Les trois produits les plus fréquemment achetés sont dans l ordre : les boissons sucrées, les snacks sucrés et l eau. 26 Le mot «Produits» regroupent les snacks sucrés, les snacks salés, les boissons sucrées, les boissons light, l eau et les produits lactés. 27 Ces résultats sont à nuancer étant donné qu on ne connaît pas exactement l offre alimentaire disponible au sein de l école. 85
94 86
95 IX. Représentations Ce neuvième chapitre est consacré aux représentations que se font les jeunes Luxembourgeois au sujet de la santé bucco-dentaire. 87
96 Pour 43,2 % des jeunes Luxembourgeois interrogés, la qualité de leur sourire est importante et pour un tiers d entre eux, elle est même très importante. De plus, 84 % des jeunes interrogés sont d accord avec l affirmation que «pour avoir un beau sourire, il est important d avoir des dents sans carie». Si 80 % des jeunes dans le groupe d âge 11 ans mettent en évidence l importance d une bonne haleine pour avoir un beau sourire, ils sont 92 % à le déclarer dans le groupe d âge 16 ans. Les filles sont proportionnellement plus nombreuses à estimer qu il est important d avoir des dents blanches pour avoir un beau sourire. Toutefois, ce pourcentage tend à diminuer avec l âge. Que ce soit en province de Luxembourg ou en province de Hainaut, 44 % des jeunes estiment que les problèmes dentaires ne sont pas moins importants que les autres problèmes de santé. Figure 9.1 : Etat déclaré des dents et des gencives du jeune selon le groupe d âge (n=1482) ,7 20,2 22,6 22, Etat déclaré des dents et des gencives Moyen à très mauvais Bon à très bon % ,3 79,8 77,4 77, ans 13 ans 16 ans Total Groupe d'âge Source : OSL_Enquête Jeunes Il était demandé aux jeunes de qualifier l état de santé de leurs dents et de leurs gencives. Globalement, 77,5% d entre eux déclarent que leurs dents et leurs gencives se trouvent dans un bon ou très bon état. 88
97 Figure 9.2 : Association entre le fait de déclarer avoir des dents et gencives au moins dans un bon état et le sexe, le groupe d âge, la catégorie socio-professionnelle du père, la catégorie socio-professionnelle de la mère, le réseau d enseignement et la filière d enseignement (n=1224) Catégorie socioprofessionnelle du père Groupe d'âge Sexe Filles Garçons 16 ans 13 ans 11 ans 0,74 0,74 0, ,23 1,28 1,30 *** p < 0,001 Catégorie socioprofessionnelle de la mère 0,65* 0,89 0,97 0,99 1 Réseau d'enseignem ent Libre 1 1,05 Filière d'enseignement n = 572 0, Source : OSL_Enquête Jeunes Le sentiment d avoir des dents et des gencives dans un bon ou très bon état est moins présent chez les jeunes dont la mère est ouvrière peu ou pas qualifiée que chez les jeunes dont la mère est employée qualifiée ou cadre. 89
98 Figure 9.3 : Indice OHI-S_DI selon l état déclaré des dents et des gencives du jeune (n=1371) 100 7,5 1, ,6 80 OHI-S_DI 70 41,7 2,00-3,00 1,00-1,99 0,17-0, % , , ,8 0 3,6 Moyen à très mauvais Etat déclaré des dents et gencives Bon à très bon Source : OSL_Enquête Jeunes L objectif de ce graphique est de savoir s il existe une relation entre la présence de débris mous évaluée lors de l examen dentaire et la déclaration des jeunes sur l état déclaré de santé de leurs dents et leurs gencives. Lorsque les jeunes déclarent avoir des dents et des gencives dans un bon ou très bon état, ils sont proportionnellement trois fois plus nombreux à avoir des dents sans dépôt (indice OHI -S_DI = 0). La proportion de jeunes ayant un indice OHI-S_DI compris entre 0,17 et 0,99 est aussi plus élevée pour les jeunes ayant déclaré avoir au moins une bonne santé bucco-dentaire. Les jeunes qui ont déclaré avoir des dents et gencives dans un état «moyen à très mauvais» ont plus fréquemment des indices OHI-S_DI plus élevés. Il y a donc une certaine cohérence entre l état de santé bucco-dentaire déclaré par le jeune et l hygiène orale évaluée par le dentiste. Toutefois, il est important de signaler que parmi les jeunes qui ont déclaré avoir des dents et gencives dans un bon ou très bon état, 30,3 % présentent un indice OHI-S_DI 1. 90
99 Figure 9.4 : Comparaison entre la déclaration du jeune sur l état de santé de ses dents et ses gencives et les indices CAOF (n=1370) et DPSI (n=913) Source : OSL_Enquête Jeunes Il y a proportionnellement plus de jeunes ayant déclaré avoir des dents et des gencives dans un état «moyen à très mauvais» lorsque la bouche est atteinte (CAOF > 0) ou lorsque les gencives ne sont pas saines (DPSI > 0) La différence de n entre les deux indices CAOF et DPSI, tient au fait que ce dernier est calculé uniquement pour les élèves du secondaire. 91
100 Figure 9.5 : Proportion de jeunes qui ont eu mal aux dents ou aux gencives au cours des 3 derniers mois (n=1606) 9,7 Douleur au cours des 3 derniers mois (%) 22,2 Non Oui Ne me rappelle plus 68,1 Source : OSL_Enquête Jeunes jeunes sur 10 (68,1 %) environ ont déclaré ne pas avoir ressenti de douleur aux dents ou aux gencives au cours des 3 mois précédant l enquête. 1 jeune sur 10 (9,7 %) ne s en rappelle plus. Ils sont 22,2 % à déclarer avoir ressenti une douleur aux dents ou aux gencives. Toutefois, la douleur peut être liée à une dent de lait qui va tomber, et non pas à une pathologie dentaire. 92
101 Figure 9.6 : Réponse du jeune face à sa peur d aller chez le dentiste selon le sexe (n=1608) Source : OSL_Enquête Jeunes Globalement, 13,3 % des jeunes déclarent avoir peur du dentiste. Les filles (18,4 %) sont significativement plus nombreuses que les garçons (8,8 %) à le déclarer. 93
102 Figure 9.7 : Comparaison entre la peur d aller chez le dentiste et l indice CAOF (n=1421) ,6 16,4 80 Peur du 70 Peur Pas peur 60 % ,4 83, Bouche indemne (CAOF = 0) Indice CAOF Source : OSL_Enquête Jeunes Lorsque le dentiste a estimé que la bouche du jeune était atteinte (CAOF > 0), il y a significativement plus de jeunes qui déclarent avoir peur du dentiste. 94
103 DISCUSSION 1. Bilan carieux De nombreuses études ont mis en évidence une importante diminution de la carie dentaire chez l enfant ces dernières années, que ce soit en Belgique ou dans les pays industrialisés (Azogui-Lévy et al., 2012; Badet et al., 2004; Bourgeois et al., 2005; Brodeur et al., 1998; Calvet et al., 2013; Ciucchi, 2012; Lardinois et al., 2009; OMS, 2003; Tellier, 2006; Trentesaux et al., 2011; Vanobbergen et al., 2001; Van Nieuwenhuysen et al., 2000 et 2002). Les résultats de notre Enquête conduisent à un constat identique. En effet, l indice CAOD moyen confirme la tendance tandis que la proportion de jeunes indemnes de carie tend à augmenter au cours du temps en Belgique. En province de Luxembourg, en 2012, l indice CAOD moyen chez les jeunes de 12 ans est de 0,92 et 61,1 % des jeunes ont une bouche indemne de carie. Ces résultats concordent avec ceux obtenus lors de l enquête sur la santé bucco-dentaire de 2009 (INAMI, 2011) et ceux de l étude d Azogui-Lévy et al. (2012) et répondent déjà pleinement à l objectif fixé par l OMS et la FDI pour 2020, soit un indice CAOD moyen inférieur à 1,5. Toutefois, notre étude a montré qu il existe un gradient significatif en fonction de l âge. En effet, si 60,4 % des enfants du groupe d âge 11 ans ont une bouche indemne de carie, ils ne sont plus que 30,5 % dans le groupe d âge 16 ans, soit presque deux fois moins. Un même gradient significatif en fonction de l âge est observé lorsque l indice CAOD est supérieur à 2 et lorsque l indice CAOF est supérieur à 5. L étude de Brodeur et al. (1998) réalisée auprès d enfants de 6 ème primaire et de 2 ème secondaire au Québec montre que, de manière générale, très peu de dents permanentes sont extraites pour cause de carie, que très peu de faces cariées sont en attente de traitement et que plus de 90 % de la carie est traitée. Ces résultats peuvent être mis en parallèle avec ceux de notre Enquête. En effet, l indice A moyen (nombre de faces dentaires extraites pour cause de carie) est nul dans le groupe d âge 11 ans et est de 0,59 dans le groupe d âge 16 ans. L indice C (nombre de faces dentaires cariées) passe respectivement de 0,25 à 0,74 entre les groupes d âge 11 ans et 16 ans. L indice de restauration quant à lui reste constant, environ 85 % des caries sont traitées, et ce, dans les trois groupes d âge. Le déclin de la carie chez les enfants a débuté il y a une trentaine d années et les différentes études citées prouvent que la baisse se poursuit. Par contre, les inégalités sociales par rapport à cette affection persistent et s accentuent; la carie est concentrée chez un groupe d enfants provenant plus souvent des milieux socialement moins favorisés (Brodeur et al., 1998). 95
104 De même, plusieurs études confirment que ce sont dans les catégories les plus fragilisées que l on retrouve un état de santé bucco-dentaire déficient (Azogui-Lévy et al., 2005 et 2012; Badet et al., 2004; Calvet et al., 2013; Ciucchi, 2012; le rapport de l INAMI sur la santé bucco-dentaire, 2011; Madrid et al., 2009; Tellier, 2006; Van Nieuwenhuysen et al., 2002; Van Steenberghe, 2003; Vanobbergen et al., 2010; Watt et al., 1999). Cette enquête a permis de mettre en évidence que le pourcentage de jeunes présentant une bouche atteinte était significativement plus important avec l avancée en âge, mais aussi lorsque le père est sans emploi, lorsque le jeune suit l enseignement de qualification et lorsque les parents exercent des professions peu ou pas qualifiées. De ces constatations, une information utile peut être tirée pour les programmes de prévention et de promotion de la santé : ces programmes doivent être adaptés aux jeunes issus de milieux moins favorisés mais ils doivent aussi s adresser à l ensemble de la population puisque l indice CAOF augmente significativement avec l âge (Tellier, 2006). Les premières molaires définitives apparaissent vers l âge de 6 ans, en même temps que tombent les premières dents de lait. Leur éruption passe souvent inaperçue car elles poussent à l arrière des molaires de lait, loin dans le fond de la bouche. Leur positionnement rend également un brossage de qualité plus difficile (Axelsson, 2000; Bourgeois et al., 2005; Brodeur et al., 1998; De Clerck et al., 2002; FSD, 2013). Notre étude a confirmé que ce sont les premières molaires (dents de 6 ans) puis les secondes molaires (dents de 12 ans) qui sont particulièrement atteintes. Une forte dégradation de ces dents est également observée en fonction de l âge. La dent de 6 ans est donc la «dent de tous les dangers» et justifie à elle seule des actions en promotion de la santé bucco-dentaire destinées aux enfants à partir de 6 ans (Tellier, 2006). Le bilan carieux des premières molaires permanentes chez l enfant fait par ailleurs partie des indicateurs essentiels de santé bucco-dentaire (Bourgeois et al., 2005). L étude de Warnakulasuriya et al. (2010) met en lumière au travers de plusieurs études réalisées dans le monde un lien entre le tabagisme actif et la carie dentaire. La Fondation pour la Santé Dentaire (2013) explique que le tabac diminue la fonction protectrice de la salive face aux bactéries responsables des caries. Notre étude s est intéressée à l indice CAOF en fonction du statut tabagique des jeunes du groupe d âge 16 ans. Toutefois, nous n avons pu tirer aucune conclusion significative. En effet, peu importe si le jeune est fumeur ou non, le pourcentage de jeunes présentant une bouche atteinte (CAOF > 0) est identique. Cela est vraisemblablement lié au fait que le jeune fume depuis trop peu de temps et que les effets nocifs du tabac sur les dents n ont pas encore pu se manifester. Ce constat peut servir d argument pour inciter les jeunes à arrêter de fumer avant que leur santé bucco-dentaire ne soit affectée. 96
105 2. Soins dentaires Visite chez le dentiste Bien qu une bonne alimentation et une bonne hygiène bucco-dentaire soient essentielles, des soins professionnels sont également nécessaires pour maintenir une santé bucco-dentaire optimale. Des consultations dentaires régulières permettent d anticiper des pathologies et affections bucco-dentaires, de les prévenir et de les traiter précocement chez les personnes de tous les âges (Bourgeois et al., 2005). L Enquête Jeunes montre que 93,8 % des jeunes ont déclaré s être déjà rendus chez le dentiste et 49,0 % déclarent se rendre au moins deux fois par an chez ce dernier. Parmi les jeunes ayant déjà consulté un dentiste, 71,0 % l ont visité au cours de l année écoulée. Ces résultats sont généralement plus encourageants que ceux obtenus dans d autres études détaillées ci-dessous. Selon l enquête nationale de santé de 2008 (ISP, 2013), les jeunes de moins de 18 ans ont en moyenne 1,4 contact par an avec le dentiste contre 2,4 avec le médecin généraliste. En outre, l étude de Van Steenberghe et al. (2003) montre que la population belge porte trop peu d attention à sa santé buccale. Celle-ci souligne que 15 % de jeunes enfants âgés de 6 à 12 ans ne sont jamais allés chez le dentiste. Cette situation est particulièrement interpellante, parce que c est l âge où les habitudes de brossage des dents et d alimentation s acquièrent. Il paraît important de repérer un état de brossage insuffisant et les éventuelles caries qui en découleraient le plus tôt possible. Falez et al. (2005) montre d une part, une large sous-consommation de soins dentaires par les enfants alors qu ils sont censés voir le dentiste au moins deux fois par an et d autre part, une diminution de la fréquence de consultation chez le dentiste en fonction de l âge. Ce dernier constat est corroboré par notre Enquête. Des inégalités sociales sont également rencontrées dans notre étude à ce sujet. Le fait de déclarer s être déjà rendu chez le dentiste est beaucoup moins présent chez les jeunes dont les parents exercent des professions peu ou pas qualifiées. Des résultats similaires sont également obtenus dans les études de Van Steenberghe et al. (2003) et Van Nieuwenhuysen et al. (2002). Parmi le faible nombre de jeunes qui se ne sont jamais rendus chez le dentiste, les raisons évoquées sont diverses : le fait de n avoir jamais ressenti de douleur aux dents, puis la tradition familiale de ne jamais aller chez le dentiste et enfin le risque que cela ne coûte trop cher. Le rapport de l INAMI sur la santé bucco-dentaire (2011) cite également le fait de ne pas avoir mal aux dents et les problèmes financiers comme raisons justifiant la non-fréquentation du dentiste. Bourgeois et al. (2005) met en avant d autres raisons pouvant influencer la non-fréquentation du dentiste. On retrouve une moindre éducation, la taille de la famille et la perception de la santé du jeune. 97
106 Selon Bourgeois et Falez (2005), les classes socio-économiques les plus défavorisées présentent plus fréquemment un moins bon état de santé mais ce sont également celles qui recourent le moins aux services de prévention et aux services de soins. Scellements D après Bourgeois (2005), l Europe a été lente à accepter le scellement comme mesure préventive pour la santé bucco-dentaire des enfants, alors que c est un traitement qui ne présente que des avantages lorsqu il est appliqué aux dents permanentes juste après leur éruption. L utilisation appropriée du scellement des puits et fissures pourrait réduire considérablement la présence des caries occlusales chez les enfants d âge scolaire. En Belgique, c est un traitement préventif intégré dans la nomenclature INAMI depuis de très nombreuses années (1989). Notre Enquête montre que globalement 22,9 % des jeunes examinés sont porteurs d au moins un scellement. De plus, un fort gradient est observé entre les groupes d âge (20,6 % des jeunes du groupe d âge 11 ans sont porteurs d au moins un scellement, ils sont 28,3 % dans le groupe d âge 13 ans). Le rapport de l INAMI sur la santé bucco-dentaire (2011) et l étude de De Clerck et al. (2002) confirment les chiffres obtenus pour le groupe d âge 13 ans. En effet, 28,0 % des jeunes de ans sont porteurs d au moins un scellement selon le rapport INAMI et 24,6 % à l âge de 12 ans selon l étude de De Clerck. Selon l étude Brodeur et al. (1998) réalisée au Québec, la proportion de jeunes porteurs d au moins un scellement ne varie pas par rapport à l âge puisque peu importe que l élève soit en 6 ème primaire ou en 2 ème secondaire, ils sont 29 % à avoir au moins un agent de scellement. En Amérique du Nord, le scellement est un acte préventif davantage intégré par la population et les professionnels, et ce depuis de nombreuses années. La pose d agents de scellement est recommandée chez les jeunes dont le risque carieux est élevé. Il reste sans doute à établir le consensus des professionnels sur les critères qui définissent le risque carieux élevé et à les diffuser largement auprès des professionnels de santé et du grand public (Tellier, 2006). Etat des gencives Bien que la gingivite soit une pathologie bénigne dans son premier stade, elle doit être évitée et contrôlée tant chez l adulte que chez l enfant par une bonne hygiène bucco-dentaire quotidienne. L inflammation gingivale peut en effet déboucher avec le temps sur la parodontite. La parodontite est considérée comme l une des pathologies chroniques les plus répandues chez l être humain. Lorsqu elle n est pas traitée, une pathologie parodontale sévère peut présenter un risque pour l état de santé général et le bien-être (Bourgeois et al., 2005). 98
107 L Enquête Jeunes dresse un constat assez négatif. Au total, 11,4 % seulement des jeunes des groupes d âge 13 et 16 ans ont des gencives parfaitement saines, 33,0 % présentent un saignement au sondage, 55,0 % du tartre et 0,6 % présentent une parodontite. Saignement au sondage et tartre sont assez répandus chez les jeunes de la province de Luxembourg, preuve que les gestes réflexes d une bonne hygiène dentaire ne sont pas acquis. Carvalho et al. (2001) concluait déjà en 2001 que l hygiène buccale chez les adolescents bruxellois nécessitait d être améliorée pour réduire la prévalence élevée de gingivite. Le rapport de l OMS (2003) indique également que dans le monde, la plupart des enfants présentent des signes de gingivite. Par contre, dès 1998, l étude de Brodeur décrivait au Québec une situation plus positive avec 69,5 % des jeunes de 2 ème secondaire avec un parodonte sain ou uniquement du saignement et 29,6 % des jeunes avec au moins une dent avec du tartre. Les disparités en matière de santé parodontale sont associées au poids de ces pathologies et de ces troubles, qui touchent de façon disproportionnée les adultes en fonction de la catégorie socio-économique. Plus ces pathologies sont traitées tôt, plus des soins tardifs coûteux et générateurs d inégalités sociales de santé supplémentaires seront évités. (Bourgeois et al., 2005). Les effets secondaires du tabagisme sur la cavité buccale sont bien documentés, et la consommation de tabac est clairement associée à la présence et à la sévérité des maladies parodontales (Bourgeois et al., 2005; FSD, 2013; OMS, 2003). Chez l adulte, le tabagisme serait responsable de plus de la moitié des cas de parodontite (OMS, 2003). De la même manière que pour l indice CAOF, notre étude s est intéressée à l indice DPSI en fonction du statut tabagique des jeunes du groupe d âge 16 ans. Encore une fois, aucune conclusion significative n a pu être tirée. En effet, peu importe si le jeune est fumeur ou non, le pourcentage de jeunes présentant une gencive non saine (DPSI > 0) est identique. Ici aussi, la durée d exposition tabagique relativement courte n est peut-être pas suffisante pour constater d atteinte gingivale. 99
108 3. Hygiène orale et conclusion dentaire Le dentiste examinateur a estimé que l état des dents et des gencives était satisfaisant chez un jeune sur deux (54,2 %). Globalement, les deux tiers des jeunes présentent un indice OHI-S_DI = 1, ce qui correspond à une hygiène moyenne. Toutefois, l hygiène orale des jeunes s améliore avec l âge. En effet, si 5,3 % des jeunes du groupe d âge 11 ans présentent un indice OHI-S_DI = 0, ils sont 10,7 % dans le groupe d âge 16 ans. De plus, si 35,0 % des jeunes du groupe d âge 11 ans obtiennent un indice OHI-S_DI 2, ce pourcentage redescend à 15 % chez les jeunes du groupe d âge 16 ans. L étude de Brodeur et al. (1998) montre également l amélioration de l hygiène buccale en fonction de l âge. Malheureusement, la différence de classification de l indice OHI-S_DI empêche toute comparaison avec les résultats de notre propre enquête. Brodeur met également en avant une forte relation entre l indice de débris mous et le brossage des dents. Chez les enfants de 2 ème secondaire, 17,2 % des individus qui se brossent les dents moins de deux fois par jour ont une mauvaise hygiène buccale contre seulement 5,4 % de ceux qui se brossent les dents au moins deux fois par jour. En province de Luxembourg, 79,2 % des jeunes déclarent se brosser les dents au moins deux fois par jour. Cette fréquence du brossage est actuellement recommandée pour un résultat optimal (Bourgeois et al., 2005). Les filles sont plus nombreuses à le déclarer. Ce constat est d ailleurs confirmé par l étude de Stevens et al. (1997) réalisée auprès de jeunes de 10 à 18 ans en Flandre. Notre étude a également mis en avant une relation entre la fréquence du brossage des dents et l indice OHI-S_DI. En effet, lorsque le jeune déclare se brosser les dents au moins deux fois par jour, il y a proportionnellement plus de jeunes avec un indice OHI-S_DI faible. De même, ils sont proportionnellement plus nombreux à avoir un état de brossage évalué de manière satisfaisante par le dentiste lorsqu ils se brossent les dents au moins deux fois par jour. Les résultats de notre enquête montrent aussi un état de brossage évalué comme satisfaisant par le dentiste plus fréquent chez les filles (quel que soit l âge) et chez les jeunes fréquentant l enseignement de transition. Les études de Van Nieuwenhuysen et al. (2002) et Levin et al. (2010) arrivent à ces mêmes conclusions. L utilisation accrue chez les enfants de dentifrice au fluor a été clairement associée à la diminution de la prévalence et de la sévérité des caries. Même si les pathologies bucco-dentaires les plus courantes sont évitables, une large proportion de la communauté n est toujours pas correctement informée ou ne fait pas encore l objet des actions nécessaires de promotion de la santé bucco-dentaire. Par ailleurs, les enfants sont particulièrement susceptibles d être fortement influencés par les comportements de leurs parents. Sensibiliser les mères aux comportements appropriés pour promouvoir une bonne santé bucco-dentaire peut les rendre considérablement plus sûres d elles-mêmes dans la prise en charge de la santé bucco-dentaire de leurs enfants (Bourgeois et al., 2005). 100
109 En province de Luxembourg, si une fille sur quatre (26,2 %) seulement sait que le fluor est l élément important du dentifrice dans le groupe d âge 11 ans, ce pourcentage augmente fortement en fonction de l âge pour atteindre la proportion de deux filles sur trois (66,9 %) dans le groupe d âge 16 ans. Toutefois, l évolution de notre société voit l implication du père dans l éducation des enfants prendre une place de plus en plus importante 4. Traumatismes Des études récentes menées dans des pays industrialisés ont révélé que la prévalence des traumatismes dentaires était en augmentation, variant de 4 à 33 % chez les enfants de 12 à 14 ans. Une proportion non négligeable des traumatismes dentaires est liée aux activités sportives, aux activités dans les écoles ou sur les terrains de jeux, aux accidents de la circulation ou aux actes de violence. Dans les pays industrialisés, les coûts de la prise en charge de l urgence et du suivi des patients atteints de traumatismes dentaires sont élevés (OMS, 2003). Notre étude montre que globalement 9,8 % des jeunes présentent au moins une dent traumatisée. Il y a significativement plus de garçons mais il n y a pas d augmentation significative avec l âge, signe que les traumas touchent les dents définitives dans leurs premières années de présence en bouche. 5. Orthodontie Selon une estimation de Bourgeois et al. (2005), la proportion d enfants nécessitant des soins orthodontiques se situe entre 30 et 40 %. Toutefois, peu d études mesurent le poids global de l orthodontie en termes d équité et d accès aux soins pour les enfants et les adolescents européens. Notre enquête montre que 44,3 % ont déjà porté ou portent actuellement un traitement orthodontique. Ce chiffre correspond au pourcentage évoqué dans l étude de Bourgeois. Il existe, du fait de problèmes financiers et de difficultés d accès, des disparités flagrantes dans les prestations de soins orthodontiques en fonction du statut socio-économique. Il est probable que le manque de couverture financière et le faible taux de remboursement des soins orthodontiques fassent une différence dans l accès aux soins (Bourgeois et al., 2005). Notre étude confirme également les inégalités sociales dans les prestations de soins orthodontiques. En effet, le fait de porter un traitement orthodontique est moins fréquent lorsque le jeune fréquente l enseignement de qualification et lorsque les parents exercent des professions peu ou pas qualifiées. Dans le rapport de l INAMI sur la santé bucco-dentaire (2011), une fréquence de consultation plus régulière est observée chez les jeunes portant un appareil orthodontique. Ce rapport évoque l hypothèse que cette régularité de consultation serait liée au traitement orthodontique. 101
110 Notre étude a également montré que, parmi les jeunes suivis (ou ayant été suivis) pour un traitement orthodontique, deux jeunes sur trois déclarent avoir consulté le dentiste il y a moins de 6 mois. Il est donc pertinent de se demander si les enfants qui sont suivis (ou ont été suivis) pour un traitement orthodontique sont mieux suivis par le dentiste ou si cela peut venir du fait que le jeune associe le praticien orthodontiste au dentiste traitant, alors qu il s agit de deux professionnels distincts. Ce même rapport présentait également la fréquence d anomalies dento-faciales antérieures. La malocclusion n est pas une affection, mais plutôt un ensemble de malpositions dentaires qui, dans certains cas, peuvent avoir des répercussions sur la qualité de vie (OMS, 2003). Pour la tranche d âge ans, une malocclusion verticale a été enregistrée dans 13,4 % des cas et une malocclusion horizontale dans 4,0 % des cas. Une tendance similaire est observée dans notre étude puisque 19,7 % des jeunes du groupe d âge 11 ans présentent une malocclusion verticale et 10,9 % présentent une malocclusion horizontale. 6. Consommation de snacks et sodas Les effets sur la santé dentaire d une consommation croissante de boissons sucrées ou édulcorées constituent de plus en plus une préoccupation de santé publique (Bourgeois et al, 2005; INSPQ, 2010; OMS, 2003). En raison de leur teneur élevée en sucre et/ou leur niveau d acidité, la consommation de boissons sucrées ou édulcorées favorise la carie dentaire, les anomalies de développement de l émail, l érosion dentaire et les maladies parodontales (Fortin, 2010; INSPQ, 2010; OMS, 2003). Ces boissons sucrées augmentent les apports caloriques et attaquent les dents (FSD, 2008). Notre Enquête a montré que la majorité des jeunes (86,4 %) a conscience que la consommation de sodas sucrés peut avoir un impact sur la santé des dents. Cependant, le fait de savoir ne suffit pas à empêcher une toute grande majorité d en consommer au moins deux fois par semaine. En ce qui concerne la consommation de boissons édulcorées (light), ils ne sont que 49,3 % à connaître l impact de ces boissons sur la santé des dents. En outre, quatre jeunes sur dix environ sont incapables de donner une réponse quelle que soit leur fréquence de consommation. L Enquête Jeunes a également montré que lorsque les jeunes déclarent consommer des sodas sucrés ou light au moins deux fois par semaine, ils sont significativement plus nombreux avec une bouche atteinte (indice CAOF > 0). Ce fait est corroboré par l étude de Calvet et al. (2013). Des changements importants dans notre environnement ont remplacé l eau, élément vital pour l hydratation, par les boissons sucrées. En conséquence, les jeunes semblent avoir perdu le goût de l eau. De grandes enquêtes canadiennes révèlent que la consommation quotidienne d eau serait insuffisante chez les enfants et les adolescents âgés de 3 à 19 ans. Par ailleurs, plus les jeunes avancent en âge, moins ils ont tendance à consommer de l eau (Québec en forme, s.d.). 102
111 Notre étude montre que 15,5 % des jeunes dans le groupe d âge 11 ans déclarent ne jamais consommer d eau à l école et 23,6 % dans le groupe d âge 16 ans. De plus, 10,5 % des jeunes du groupe d âge 11 ans déclarent que s ils souhaitent boire de l eau à l école, l accès y est difficile. Ce pourcentage augmente à 35,8 % dans le groupe d âge 16 ans. Le fait de ne pas consommer d eau à l école diffère également en fonction de la filière d enseignement. En effet, 31,7 % des jeunes de l enseignement de qualification déclarent ne pas boire d eau contre 17,9 % dans l enseignement de transition. De plus, quatre jeunes sur dix (40,0 %) dans l enseignement de transition et trois jeunes sur dix (29,7 %) dans l enseignement de qualification déclarent que l accès à l eau dans leur école est difficile. 7. Représentations Notre étude a montré qu un peu moins d un jeune sur deux (44,0 %) estime que les problèmes dentaires ne sont pas moins importants que les autres problèmes de santé. L étude de Banchereau et al. (2002) offre des résultats relativement similaires. D après cette étude, 55,0 % des adolescents de Rhônes-Alpes et Auvergne déclarent que les problèmes dentaires sont aussi importants que les autres problèmes de santé. L Enquête Jeunes a pu mettre en évidence que 77,5 % des jeunes ont déclaré avoir des dents et gencives au moins dans un bon état. Notre enquête a voulu également comparer l état de santé des dents et des gencives perçu par le jeune lui-même avec les indices OHI-S_DI, CAOF et DPSI mesurés lors de l examen dentaire. Pour chacun de ces indices, plus celui-ci était élevé, plus le nombre de jeunes déclarant avoir des dents et gencives au moins dans un bon état était faible. Il y donc bien une concordance entre la perception du jeune et les résultats de l examen dentaire. Dans notre enquête, un jeune sur cinq (22,2 %) a déclaré avoir ressenti une douleur aux dents ou aux gencives au cours des 3 mois précédant l enquête. Le rapport de l INAMI sur la santé bucco-dentaire (2011) observe un pourcentage similaire dans la tranche d âge ans avec 20,2 %. Notre étude a analysé si le fait d avoir peur du dentiste était associé à l indice CAOF. Globalement, 13,3 % des jeunes ont peur du dentiste. Les filles sont significativement plus nombreuses à le déclarer. Les jeunes qui déclarent avoir peur du dentiste ont plus fréquemment une bouche atteinte (CAOF > 0). Notre étude montre que la peur est davantage présente chez les enfants ayant fait l expérience de carie, et donc l expérience de soins. Ces résultats vont dans le même sens que l étude de Van Steenberghe (2003) qui montre que 20 % des enfants craignent le dentiste, ce qui s explique par le fait qu ils ne consultent qu en cas d urgence ou pour des traitements d une certaine gravité. Il s ensuit un cercle vicieux : ils consultent tardivement, postposent les soins, ce qui ne fait qu aggraver l état bucco-dentaire du jeune. 103
112 104
113 CONCLUSION En réalisant cette première Enquête Jeunes, l Observatoire de la Santé de la Province de Luxembourg a voulu donner une image représentative de la santé bucco-dentaire chez les jeunes scolarisés en province de Luxembourg. La rareté des études épidémiologiques dentaires en Fédération Wallonie-Bruxelles et la possibilité de croiser les données des examens dentaires avec des informations sur les comportements de santé en font une étude inédite en province de Luxembourg. Tous les principaux indicateurs en santé bucco-dentaire ont été analysés, en suivant les recommandations les plus récentes en termes d indices, afin d obtenir des résultats au plus proche de la réalité. L examen de bouche réalisé dans les écoles par les dentistes formés et expérimentés de la Fondation pour la Santé Dentaire a été généralement très bien perçu par les élèves. Cette étude confirme ce qui a été évoqué dans la littérature. La santé bucco-dentaire doit rester plus que jamais une priorité majeure en termes de santé publique. En effet, même si certains résultats (proportion de jeunes de 12 ans indemnes de carie, proportion de jeunes ayant déjà consulté un dentiste, ) qui émanent de cette enquête sont encourageants, certains déterminants sont toutefois associés à un risque élevé de problèmes bucco-dentaires. A de nombreuses reprises, cette étude a mis en évidence des inégalités sociales en fonction du statut socio-économique (la situation socio-professionnelle des parents, le statut d emploi des parents, la filière d enseignement, ) avec un risque plus important dans les classes socio-économiques moins favorisées d avoir une atteinte carieuse, de ne pas se rendre chez le dentiste, de ne pas bénéficier d un traitement préventif (scellement), ni d un traitement orthodontique, d avoir des dents et gencives dans un moins bon état, d avoir une moins bonne hygiène buccale, d avoir un comportement alimentaire inadapté. Cette enquête peut donc servir de base pour mieux informer les professionnels de santé, les décideurs politiques et les instances officielles en charge de la santé. En effet, ceux-ci ont un rôle prépondérant à jouer dans la mise en place et/ou l amélioration des programmes et des interventions en promotion de la santé bucco-dentaire chez les jeunes, et particulièrement dans la réduction des inégalités de santé. L idéal serait toutefois de pouvoir réitérer ce type d enquête afin de mettre en évidence des tendances et des évolutions dans les comportements et l état de santé des jeunes en matière de santé bucco-dentaire. Une des perspectives de l Observatoire de la Santé de la Province de Luxembourg est de renforcer la collaboration avec les Centres de santé PSE sur la thématique de la santé bucco-dentaire par la mise en place d interventions d éducation pour la santé et de Promotion de la Santé. 105
114 Au vu de cette enquête, il semble notamment nécessaire de travailler sur l acquisition de compétences individuelles en matière de savoir (importance du fluor, utilité du fil dentaire et des brossettes interdentaires, fréquence du brossage, nombre de rinçages, effets délétères des boissons sucrées et des boissons édulcorées, utilité des consultations préventives, connaissance de la gratuité des soins jusqu au 18 ème anniversaire, ) et de savoir-faire (qualité et fréquence du brossage des dents). Il semble également important de travailler à l amélioration de l environnement scolaire, notamment en termes d offre alimentaire (faciliter l accès à l eau et à des collations saines, ). Enfin, il ne faudra pas négliger les représentations et les aspects culturels liés à la santé bucco-dentaire et à la consultation chez le dentiste (peur, crainte, habitudes familiales, ). Les bonnes pratiques de santé dentaire s installent dans l enfance. Les services de promotion de la santé à l école sont un maillon important de la promotion de la santé des jeunes. Une seconde perspective sera de discuter avec eux des moyens de suivi possibles à mettre en œuvre pour s assurer que les enfants soient effectivement pris en charge pour un suivi professionnel, ainsi que pour les soins éventuellement nécessaires. Une autre perspective pourrait être l introduction de certaines questions de santé bucco-dentaire dans le questionnaire de santé rempli par les parents avant le passage de l enfant à la visite médicale. Cela permettrait d avoir une composante à part entière du suivi bucco-dentaire de l enfant. 106
115 BIBLIOGRAPHIE Axelsson P. Diagnosis and risk prediction of dental caries. Volume 2. Quintessence Book, p. 263 Azogui-Lévy S., Rochereau T. Comportements de recours aux soins et santé bucco-dentaire Institut de recherche et documentation économie de la santé. 2005, n 94 : 1-8 Azogui-Lévy S., Rochereau T. Pourquoi s intéresser à la santé bucco-dentaire? Repères épidémiologiques et économiques. La Santé de l Homme. INPES. Janvier-février 2012, n 417 : p.5-6 Badet C., Richard B. Etude Clinique de la carie (Dental Caries). EMC-Dentisterie : Baillon-Javon E., Cohen F., Heiwy C. Principes généraux de prévention en santé bucco-dentaire. La Santé de l Homme. INPES. Janvier-février 2012, n 417 : p.9-12 Banchereau C., Doussin A., Rochereau T., Sermet C. L évaluation sociale du bilan bucco-dentaire : la BBD a-t-il atteint sa cible?. Centre de Recherche d Etude et de Documentation en Economie de la Santé.Octobre. 2002, n 57 Boissonnat-Pelsy H., Tiebot I. Estime de soi et santé bucco-dentaire. La Santé de l Homme. INPES. Janvier-février 2012, n 417 : p Bourgeois D., Llodra Carlos J., Norblad A., Pitts N. A selection of essential oral health indicators. Health surveillance in Europe. Catalogue 2005 Brodeur JM., Benigeri M., Oliver M., Williamson S., Payette M. Etude sur la santé buccodentaire des écoliers québécois de sixième année - Résultats détaillés de la région Montréal-Centre et comparaisons avec l ensemble du Québec. Ministère de la santé et des services sociaux du Québec. Québec, Direction générale de la Santé publique; 1998 Calvet L., Moisy M. Etudes et résultats. La santé bucco-dentaire des enfants : Des inégalités dès le plus jeune âge. (en ligne) (consulté le 12/08/2013). Disponible à partir de : URL : Carvalho JC., Van Nieuwenhuysen JP., D Hoore W. Hygiène buccale et conditions gingivales des enfants de 12 ans dans la région de Bruxelles. Revue belge de médecine dentaire. 2001, 56 (4) : 1-17 Cellule Interuniversitaire d Epidémiologie. Rapport final du projet : système d enregistrement et de surveillance de la santé bucco-dentaire de la population belge (en ligne) (consulté le 21/08/2013). Disponible à partir de : URL : C.H.U de Nantes. Service de stomatologie et de chirurgie maxillo-faciale. Traumatologie dentaire. (en ligne) (consulté le 28/06/2013). Disponible à partir de : URL : Ciucchi B. Cartographie de la carie dentaire chez les enfants à Genève, indicateurs d inégalités sociales?. Clinique dentaire de la jeunesse. (en ligne) (consulté le 26/04/2013). Disponible à partir de : URL : ge.ch/dares/silverpeaswebfileserver/cartographie_de_la_carie_dentaire_forum_iss 22_mai_2012. pdf?componentid=kmelia1153&sourcefile= pdf&mimetype=application/pdf&directory=attachment/images/ De Clerck D., Vanobbergen J., Martens L., Lesaffre E., Bottenberg P., Hoppenbrouwers K. Niveau de la santé bucco-dentaire des enfants flamands (Belgique) Signal. 2002; 1-51 Doméjean S., Bourgeois D., Tubert-Jeannin S. Appendix - Manual Criteria - International Caries Detection and Assessment System (ICDAS II). (en ligne) (consulté le 26/04/2013). Disponible à partir de : URL : French%20Criteria%20manual%20ANNEXE%20DE%20L%20ICDAS%20II-final.pdf Dental Espace. L orthodontie chez l enfant et l adulte. (en ligne) (consulté le 28/05/2013). Disponible à partir de : URL : Eurobaromètre. La santé dentaire : Rapport. TNS Opinion et Social Falez F., Lange B. Une urgence de santé publique : La santé bucco-dentaire des enfants. Union nationale des mutualités socialistes. Février 2005 Fondation pour la Santé Dentaire. La santé dentaire des enfants en Belgique. (en ligne) (consulté le 26/04/2013). Disponible à partir de : URL : 107
116 Fondation pour la Santé Dentaire. L eau comme boisson à l école. (en ligne) (consulté le 04/07/2013). Disponible à partir de : URL : Fondation pour la Santé Dentaire. La dent de 6 ans. Dent de tous les dangers. (en ligne) (consulté le 02/07/2013). Disponible à partir de : URL : Fondation pour la Santé Dentaire. Le tabac, ce n est pas qu une question d haleine. (en ligne) (consulté le 05/07/2013). Disponible à partir de : URL : Fortin C. L impact des boissons sucrées sur l état des dents et de la bouche. Bulletin santé publique. 2010, 32 (3) : Haute Autorité de Santé. Appréciation du risque carieux et indications du scellement prophylactique des sillons des premières et deuxièmes molaires permanentes chez les sujets de moins de 18 ans. (en ligne) (consulté le 30/05/2013). Disponible à partir de : URL : INAMI. Rapport final du projet : système d enregistrement et de surveillance de la santé bucco-dentaire de la population belge (en ligne) (consulté le 16/05/2013). Disponible à partir de : URL : fr/studies/study53/pdf/rapport.pdf INAMI. Nombre de dispensateurs de soins individuels. (en ligne) (consulté le 10/06/2013). Disponible à partir de : URL : INAMI. Soins dentaires pour les jeunes de moins de 18 ans. (en ligne) (consulté le 19/07/2013). Disponible à partir de : URL : Institut Santé Publique. Belgian Health Interview Survey Interactive analysis. (en ligne) (consulté le 30/08/2013). Disponible à partir de : URL : Institut National de Santé Publique Québec. Boissons énergisantes : risques liés à la consommation et perspectives de santé publique. Novembre 2010 Kwan S., Petersen PE., Pine CM., Borutta A. Health-promoting schools: an opportunity for oral health promotion. Bulletin of the World Health Organization. September 2005, 83 (9): Lardinois J., Guéders A., Geerts S. Le point sur les données actuellement disponibles en épidémiologie de la carie chez les enfants belges. Revue Med Liège. 2009, 64 (11): Levin K., Currie C. Adolescent toothbrushing and the home environment: sociodemographic factors, family relationships and mealtime routines and disorganization. Community dentistry and oral epidemiology. 2010, 38 (1): Lewit EM. Child indicators: dental health. The future of Children. 1998, 8 (1): Madrid C., Abarca M., Pop S., Bodenmann P., Bouferrache K. Santé buccale: determinants sociaux d un terrain majeur des inégalités. Revue médicale Suisse. 30 septembre 2009 Major and chronic disease Report Task Force on Major and chronic diseases of DG Sanco s Health Information Strand Ministère de la Communauté française. Programme quinquennal de promotion de la santé (en ligne). Sine dato. (consulté le 21/05/2013). Disponible à partir de : URL : editor/dgs_editor/documents/publications/promotion_de_la_sante_-_prevention/pq2004.pdf Obry-Musset AM. Epidémiologie de la carie dentaire chez l enfant. Arch Pédiatric. 1998, 5: Oral Health Database. Simplified Oral Hygiene Index/ OHI-S. (en ligne) (consulté le 20/08/2013). Disponible à partir de : URL : Organisation Mondiale de la Santé. Rapport sur la santé bucco-dentaire dans le monde en (en ligne) (consulté le 26/04/2013). Disponible à partir de : URL : Organisation Mondiale de la Santé. Santé bucco-dentaire. (en ligne) (consulté le 26/04/2013). Disponible à partir de : URL : Québec en forme. Pour que les jeunes boivent d avantage d eau, de lait et de substituts de lait, et réduisent leur consommation de boissons sucrées et énergisantes. (en ligne). Sine dato. (consulté le 04/07/2013). Disponible à partir de : URL : 108
117 Santé Canada. Santé bucco-dentaire. (en ligne) (consulté le 26/04/2013). Disponible à partir de : URL : gc.ca/hl-vs/oral-bucco/index-fra.php Santé Canada. Effets de la santé bucco-dentaire sur l état de la santé général. (en ligne) (consulté le 26/04/2013). Disponible à partir de : URL : Société belge de parodontologie. Le Test DPSI: Indice de Santé gingivale et parodontale. (en ligne) (consulté le 20/08/2013). Disponible à partir de : URL : Stevens AM., Maes L., Peeters R. L hygiène dentaire chez les jeunes de 10 à 18 ans en Flandre. Résultats d une enquête scolaire. Revue belge de médecine dentaire.1992, 2 : Tellier V. Santé bucco-dentaire des jeunes Hennnuyers. Mémoire de Licence. Sciences de la Santé Publique. Liège. Université de Liège. 2006, 68p Trentesaux T., Sandrin-Berthon B., Stuckens C., Hamel O., Hervé C. La carie dentaire comme maladie chronique, vers une nouvelle approche clinique. Santé Publique/ Education thérapeutique. 2011, 40 (2) : Van Nieuwenhuysen JP., Carvalho JC. On dental health in belgian population approaching the 21 st century. Public health. 2000, 57 : Van Nieuwenhuysen JP., Carvalho JC., D Hoore W. Le point sur la carie dentaire en Belgique et dans les pays voisins. Revue belge de médecine dentaire. 2002, 57 (3) : Van Nieuwenhuysen JP., Carvalho JC., D Hoore W. Caries reduction in Belgian 12-year-old children related to socioeconomic status. School of dentistry and school of public health. 2002, 60 : Van Steenberghe D., Perl G. Recommandations pour la santé buccale en Belgique. Mars 2003 Vanobbergen J., Martens L., Declerck D. Caries prevalence in Belgian children: a review. International Journal of paediatric Dentistry. 2001, 11: Vanobbergen J., De Visschere L., Daems M., Ceuppens A., Van Emelen J. Sociodemographic determinants for oral health risk profiles. International Journal of Dentistry. 2010, Article ID , 4 pages Warnakulasuriya S., Dietrich T., Bornstein MM., Casals Peidro E., Preshaw PM., Walter C., Wennström JL., Bergström J. Oral health risks of tobacco use and effects of cessation. International Dental Journal. 2010, Vol 60 (6-29) Watt R., Sheiham A. Inequalities in oral health: a review of the evidence and recommendation for action. British dental journal. 1999, 187 (1): 6-12 World Federation of Public Health Assocations. Oral Health for Children. (en ligne) (consulté le 03/06/2013). Disponible à partir de : URL : 109
118 110
119 ANNEXES Annexe 1 : Croquis du positionnement des 32 dents 111
120 Annexe 2 : Codification ICDAS Annexe 3 : Nombre moyen de faces dentaires atteintes cariées, obturées ou absentes par type de dents et par groupe d âge Groupe d âge 11 ans Groupe d âge 13 ans Groupe d âge 16 ans 112
121 Annexe 4 : Croquis des 4 types de malocclusion 4a : Béance 4b : Recouvrement 4c : Overjet 4d : Prognathisme 113
122 Annexe 5 : Indice Dutch Periodontal Screening Index (DPSI) Score 0 Score 1 Score 2 Score 3 Score 4 Gencive saine, aucun traitement n est nécessaire. Saignement au sondage. Le brossage dentaire et le nettoyage interdentaire doivent être améliorés. Tartre. Un détartrage est nécessaire. Parodontite. Un examen complémentaire doit être fait. Risque de perte de dents. Un examen et traitement approfondis doivent être envisagés. Annexe 6 : Croquis des surfaces évaluées pour déterminer l indice DPSI 114
123 Annexe 7 : Croquis des surfaces évaluées pour déterminer l indice OHI-S Annexe 8 : Indice simplifié d hygiène buccale, débris mous (OHI-S_DI) Score 0 Score 1 Score 2 Score 3 Pas de dépôt, ni coloration. Léger dépôt ne recouvrant pas plus d 1/3 de la surface de la dent ou coloration sans autre dépôt peu importe la surface de la dent couverte. Léger dépôt recouvrant plus d 1/3 mais pas plus de 2/3 de la surface de la dent. Léger dépôt recouvrant plus de 2/3 de la surface de la dent. 115
124 116 Annexe 9 : Conclusion dentaire remplie par le dentiste à la fin de l examen
125 Annexe 10 : Questionnaire de santé bucco-dentaire 117
126 118
127 119
128 120
129 121
130 122
131 123
132 124
133 125
134 126
135 127
136 128
137 129
138 130
139 131
140 Annexe 11 : Lettre d information destinée aux parents de l adolescent Date du jour Madame, Monsieur, Chers Parents, Cette année, votre enfant se rendra au Centre de santé pour y passer la visite médicale. Lors de celle-ci, nous lui demanderons de bien vouloir compléter un questionnaire et de participer à la réalisation de mesures biométriques (poids, taille, tour de taille et tension artérielle). Il s agit d une enquête sur la santé des jeunes en province de Luxembourg que nous menons conjointement avec le Service Prévention-Santé de la Province de Luxembourg. Le but de cette enquête est d assurer un suivi de la santé des jeunes à long terme. L enquête concerne spécifiquement la santé bucco-dentaire. Dans ce cadre, des dentistes formés et expérimentés de la Fondation pour la Santé Dentaire viendront dans les écoles pour réaliser un examen de bouche environ deux semaines avant la visite médicale. Les résultats de cet examen vous seront remis avec ceux de la visite médicale. L ensemble des écoles participantes à cette enquête ont marqué leur accord et offrent leur pleine collaboration. Toutes les réponses au questionnaire ainsi que les données personnelles de votre enfant seront traitées de manière strictement confidentielle. Elles serviront à mieux cerner la santé de votre enfant et à fournir les éléments nécessaires pour mieux orienter les politiques de santé. Elles aideront également les professionnels à mieux cibler leurs programmes et actions destinés aux jeunes. Si vous voyez un inconvénient à la participation de votre enfant à cette enquête, nous vous demandons de nous remettre un document écrit stipulant votre objection le plus rapidement (journal de classe). Nous restons à votre disposition pour tout renseignement complémentaire. En vous remerciant d avance pour votre confiance, nous vous prions d agréer, Madame, Monsieur, chers Parents, nos meilleures salutations. M. DEMELENNE Premier Directeur sp. ff. 132
141 Annexe 12 : Lettre envoyée au comité d éthique de l hôpital IFAC de Marche-en-Famenne Madame la Présidente, Concerne : Enquête jeunes / avis éthique. L Observatoire de la Santé de la Province de Luxembourg désire, par votre intermédiaire, soumettre au comité d éthique de l IFAC Hôpital Princesse Paola un protocole d étude épidémiologique concernant la santé des jeunes en province de Luxembourg. Cette étude a été initiée en 1997 par l Observatoire de la Santé de Hainaut et est depuis menée chaque année dans cette province. Elle a permis de mettre en évidence la présence de divers facteurs de risque cardiovasculaire chez les jeunes ainsi que l influence de l environnement socio-économique sur leur santé. Fort de cette expérience et grâce à leur soutien méthodologique, l Observatoire de la Santé de la Province de Luxembourg souhaite débuter cette enquête sur son territoire en collaboration avec les Centres de santé scolaire PSE (Promotion de Santé à l Ecole) et PMS (Psycho-Médico-Sociaux de la Fédération Wallonie-Bruxelles). Le public ciblé par cette enquête concerne les adolescents scolarisés de 6 ème primaire, 2 ème et 4 ème secondaires. Cinq cents élèves par année, soit un total de 1700, seront interviewés lors de leur visite médicale systématique au Centre de santé entre septembre 2010 et mars Cette enquête comporte deux volets. Le premier vise un suivi épidémiologique à long terme ; il comprend un questionnaire général sur les comportements de santé de base (alimentation, activité physique, consommation de tabac et d alcool) ainsi que des mesures biométriques (poids, taille, tour de taille, tension artérielle). Ce questionnaire, auto-administré pendant la visite médicale, pourra être utilisé pour de futures enquêtes afin de mesurer l évolution. Le deuxième volet porte sur une thématique spécifique, en l occurrence l hygiène bucco-dentaire pour l enquête Il comprend également un questionnaire auto-administré pendant la visite médicale, ciblant les habitudes en matière d hygiène et de soins dentaires ainsi qu un examen de bouche réalisé par la Fondation pour la Santé Dentaire. Ces examens de bouche se dérouleront dans les écoles sélectionnées deux semaines avant la visite médicale pour permettre d intégrer les résultats de l examen aux résultats de la visite médicale. L examen de bouche porte sur la présence ou non de lésions aux dents et aux gencives et sur la présence ou non d anomalies orthodontiques importantes. Il sera totalement atraumatique (pas d utilisation de sonde, etc.). Vous trouverez en annexe le protocole reprenant en détails les différentes étapes de l enquête, les conventions établies entre les deux Observatoires et avec la Fondation pour la Santé Dentaire, le questionnaire proposé, le document de la Fondation pour la Santé Dentaire reprenant les résultats de l examen de bouche et enfin les courriers adressés aux écoles et aux parents. Nous restons à votre disposition pour toute information complémentaire. En vous remerciant de l intérêt porté à ce projet, nous vous prions de recevoir, Madame la Présidente, nos respectueuses salutations. Patricia Deckers Directrice f.f 133
142 Annexe 13 : Conclusion de l examen dentaire envoyée aux parents concernant la qualité du brossage et l état des dents et des gencives Date : Classe : Concerne : Nom : Prénom : Chers Parents, Dans le cadre de l «Enquête Jeunes » réalisée par le Service Prévention Santé de la province de Luxembourg, votre enfant a été examiné par un dentiste. A la suite de cet examen, nous vous informons que : L état des dents et des gencives est satisfaisant Une visite chez votre dentiste apparaît nécessaire Votre enfant a besoin d un traitement immédiat Nous vous recommandons de consulter rapidement votre dentiste Du point de vue brossage des dents, celui-ci a été jugé : à améliorer satisfaisant Nous vous rappelons l importance de rendre visite à votre dentiste chaque année pour un examen bucco-dentaire, même s il vous semble qu il n y a pas de problème. La plupart des soins dentaires sont intégralement remboursés, et ce jusqu au 18 ème anniversaire (sauf en ce qui concerne l orthodontie) lorsque votre dentiste applique les honoraires conventionnés. Demandez-lui conseil. L équipe de dentistes FONDATION pour la SANTE DENTAIRE 134
143 ABRÉVIATIONS CPITN : Community Periodontal Index of Treatment Needs DPSI : Dutch Periodontal Screening Index FDI : Fédération Dentaire Internationale FSD : Fondation pour la Santé Dentaire ICDAS : International Caries Detection and Assessment System IFAC : Intercommunale hospitalière Famenne Ardenne Condroz INAMI : Institut National d Assurance Maladie-Invalidité INSPQ : Institut National de Santé Publique du Québec KUL : Katholieke Universiteit Leuven OHI-S : Oral Hygiene Index Simplified OHI-S_CI : Oral Hygiene Index-Simplified (Présence de tartre) OHI-S_DI : Oral Hygiene Index-Simplified (Débris mous) OMS : Organisation Mondiale de la Santé OR : Odds Ratio OSH : Observatoire de la Santé du Hainaut OSL : Observatoire de la Santé de la Province de Luxembourg PMS : Psycho-Médico-Sociaux PSE : Promotion de la Santé à l Ecole SPSS : Statistical Package for the Social Sciences UGent : Universiteit Gent WFPHA : World Federation of Public Health Associations WHO : World Health Organization 135
144 136
145 TABLE DES FIGURES ET TABLEAUX Figure 2.1 : Evolution de l indice CAOD moyen chez les jeunes de 12 ans au cours du temps Figure 2.2 : Etat de la bouche (indice CAOD) selon le groupe d âge (n=1546)...21 Figure 2.3 : Catégories du statut dentaire selon la répartition de l indice CAOD (n=826) Figure 2.4 : Etat de la bouche (indice CAOD) chez les jeunes du groupe d âge 16 ans selon la filière d enseignement (n=560) Figure 2.5 : Proportion de jeunes de 12 ans indemnes de carie (CAOF = 0) au cours du temps...24 Figure 2.6 : Etat de la bouche (indice CAOF) selon le groupe d âge (n=1546)...26 Figure 2.7 : Percentiles des indices CAOF selon le groupe d âge Figure 2.8 : Etat de la bouche (indice CAOF) selon le statut d emploi du père (n=1389) Figure 2.9 : Association entre le fait d avoir un indice CAOF > 0 (bouche atteinte) et le sexe, le groupe d âge, la catégorie socio-professionnelle du père, la catégorie socio-professionnelle de la mère, le réseau d enseignement et la filière d enseignement (n=1231) Figure 2.10 : Distribution du nombre de faces cariées non traitées selon l état de la bouche (indice CAOF) (n=826) Figure 2.11 : Distribution du nombre de faces obturées selon l état de la bouche (indice CAOF) (n=826) Figure 2.12 : Nombre moyen de faces dentaires atteintes cariées, obturées ou absentes par type de dents. (I) Incisives; (C) Canines; (P) Prémolaires; (M) Molaires (n=826) Figure 2.13 : Etat des dents du jeune selon le groupe d âge (n=1510) Figure 2.14 : Comparaison entre la déclaration du jeune sur la présence d une carie (soignée ou non) et l indice CAOF (n=1436) Figure 2.15 : Comparaison entre l état de la bouche (indice CAOF) et le statut tabagique des jeunes du groupe d âge 16 ans (n=531) Figure 3.1 : Consultation chez le dentiste selon le groupe d âge (n=1608) Figure 3.2 : Raisons évoquées pour justifier le fait de ne jamais avoir consulté le dentiste (n=84) Figure 3.3 : Association entre le fait d avoir déclaré s être déjà rendu chez le dentiste et le sexe, le groupe d âge, la catégorie socio-professionnelle du père, la catégorie socio-professionnelle de la mère, le réseau d enseignement et la filière d enseignement (n=1324) Figure 3.4 : Comparaison entre l état de la bouche (indice CAOF) et la déclaration du jeune sur le fait de s être déjà rendu chez le dentiste (n=1484) Figure 3.5 : Fréquence de consultation chez le dentiste (n=1606) Figure 3.6 : Fréquence de consultation chez le dentiste selon le groupe d âge (n=1195) Figure 3.7 : A quand remonte la dernière consultation du jeune chez le dentiste parmi les jeunes ayant déjà consulté ce dernier (n=1506) Figure 3.8 : Comparaison entre les déclarations du jeune concernant les fréquences réelle et idéale de consultation chez le dentiste (n=1113)
146 Figure 3.9 : Présence de scellement selon le groupe d âge (n=1547)...46 Figure 3.10 : Présence de scellement chez les jeunes du groupe d âge 16 ans selon la filière d enseignement (n=560)...47 Figure 3.11 : Evaluation du besoin en soins parodontaux (indice DPSI) selon le groupe d âge (n=1013)...49 Figure 3.12 : Comparaison entre l état des gencives (indice DPSI) et le statut tabagique des jeunes du groupe d âge 16 ans (n=531)...50 Figure 4.1 : Fréquence du brossage des dents selon le sexe (n=1604)...54 Figure 4.2 : Indice OHI-S_DI selon la fréquence déclarée du brossage des dents (n=1481)...55 Figure 4.3 : Comparaison entre l état du brossage évalué par le dentiste et la fréquence déclarée du brossage des dents (n=1479)...56 Figure 4.4 : Comparaison entre la fréquence réelle et la fréquence idéale du brossage des dents selon les déclarations du jeune (n=1604)...57 Figure 5.1 : Conclusion du dentiste sur l état des dents et gencives (n=1544)...60 Figure 5.2 : Etat du brossage des dents considéré comme satisfaisant par le dentiste selon le sexe et le groupe d âge (n=1544)...61 Figure 5.3 : Etat du brossage des dents chez les jeunes du groupe d âge 16 ans selon la filière d enseignement (n=558)...62 Figure 5.4 : Indice OHI-S_DI selon l état du brossage évalué par le dentiste (n=1544)...63 Figure 6.1 : Présence de traumatisme sur les dents définitives selon le groupe d âge (n=1547)...66 Figure 6.2 : Proportion de jeunes présentant au moins un traumatisme selon le sexe (n=1547)...67 Figure 7.1 : Présence d un traitement orthodontique chez les jeunes du groupe d âge 16 ans selon le sexe (n=558)...70 Figure 7.2 : Présence d un traitement orthodontique chez les jeunes du groupe d âge 16 ans selon la filière d enseignement (n=558)...71 Figure 7.3 : Présence d un traitement orthodontique chez les jeunes du groupe d âge 16 ans selon le statut d emploi de la mère (n=519)...72 Figure 7.4 : Association entre le fait de porter un traitement orthodontique et le sexe, la catégorie socioprofessionnelle du père, la catégorie socio-professionnelle de la mère, le réseau d enseignement et la filière d enseignement (n=442)...73 Figure 7.5 : Comparaison entre la présence d un traitement orthodontique selon la déclaration du jeune du groupe d âge 16 ans et la présence d un traitement orthodontique selon l examen du dentiste (n=529)...74 Figure 7.6 : Laps de temps écoulé depuis la dernière visite chez le dentiste selon la présence d un traitement orthodontique chez les jeunes du groupe d âge 16 ans (n=462)...75 Figure 8.1 : Consommation de sodas sucrés et light selon la connaissance du jeune de leurs effets néfastes sur la santé des dents (n=1608)...80 Figure 8.2 : Comparaison entre la connaissance du jeune des effets néfastes des sodas sucrés ou light sur la santé des dents et la fréquence de consommation de ces boissons (n=1606)
147 Figure 8.3 : Comparaison de l état de la bouche (indice CAOF) selon la fréquence de consommation de sodas sucrés ou light (n=1482)...82 Figure 8.4 : Boire de l eau et accès à l eau potable dans l école selon le groupe d âge (n=1604)...83 Figure 8.5 : Boire de l eau et accès à l eau potable dans l école chez les jeunes du groupe d âge 16 ans selon la filière d enseignement (n=593)...84 Figure 8.6 : Proportion de jeunes ayant acheté des produits à l école la semaine précédant l enquête selon le sexe (n=1608)...85 Figure 9.1 : Etat déclaré des dents et des gencives du jeune selon le groupe d âge (n=1482)...88 Figure 9.2 : Association entre le fait de déclarer avoir des dents et gencives au moins dans un bon état et le sexe, le groupe d âge, la catégorie socio-professionnelle du père, la catégorie socio-professionnelle de la mère, le réseau d enseignement et la filière d enseignement (n=1224)...89 Figure 9.3 : Indice OHI-S_DI selon l état déclaré des dents et des gencives du jeune (n=1371)...90 Figure 9.4 : Comparaison entre la déclaration du jeune sur l état de santé de ses dents et ses gencives et les indices CAOF (n=1370) et DPSI (n=913)...91 Figure 9.5 : Proportion de jeunes qui ont eu mal aux dents ou aux gencives au cours des 3 derniers mois (n=1606)...92 Figure 9.6 : Réponse du jeune face à sa peur d aller chez le dentiste selon le sexe (n=1608)...93 Figure 9.7 : Comparaison entre la peur d aller chez le dentiste et l indice CAOF (n=1421)...94 Tableau 1.1 : Nombre d enfants interrogés selon le groupe d âge et le sexe...14 Tableau 1.2 : Répartition des jeunes selon la filière d enseignement...15 Tableau 1.3 : Répartition des jeunes selon le réseau d enseignement...15 Tableau 1.4 : Répartition des jeunes selon les arrondissements...16 Tableau 1.5 : Répartition des jeunes selon les facteurs socio-économiques...17 Tableau 2.1 : Valeur moyenne de l indice CAOF et de ses composantes selon le groupe d âge...30 Tableau 4.1 : Hygiène buccale (indice OHI-S_DI) selon le sexe et le groupe d âge (n=1547)...53 Tableau 7.1 : Proportion de jeunes du groupe d âge 11 ans présentant un ou plusieurs types de malocclusions (n=544)
148 La version simplifiée peut être téléchargée sur (Santé bucco-dentaire) Tél. : Fax : [email protected] EN COLLABORATION AVEC l OBSERVATOIRE DE LA SANTE DE LA PROVINCE DU HAINAUT ET LA FONDATION POUR LA SANTE DENTAIRE Editeur responsable : Pierre-Henry GOFFINET, Directeur général, Place Léopold Arlon Service provincial Social et Santé Service Prévention-Santé Observatoire de la Santé Rue de la Station, 49 - B-6900 MARLOIE
Le contexte de la profession en santé dentaire publique...5
Table des matières Introduction...1 Module 1 Le contexte de la profession en santé dentaire publique...5 Chapitre 1..Historique de la profession d hygiéniste dentaire en santé dentaire publique au Québec...7
Santé bucco-dentaire des enfants : des inégalités dès le plus jeune âge
ét udes et résultats N 847 juillet 213 Santé bucco-dentaire des enfants : des inégalités dès le plus jeune âge La santé bucco-dentaire des enfants s est nettement améliorée ces vingt dernières années.
Combien coûtent vos soins dentaires?
Combien coûtent vos soins dentaires? Enquête nationale MC sur les soins dentaires Alliance nationale des Mutualités chrétiennes 03-04-2014 Research & Development Bram Peters et Pauline van Cutsem Table
etudes Les coûts des soins dentaires pour l assurance obligatoire et pour le patient
etudes Les coûts des soins dentaires pour l assurance obligatoire et pour le patient Une publication des Mutualités Libres Rue Saint-Hubert, 19-1150 Bruxelles T 02 778 92 11 [email protected] RÉDACTION Leclercq
PLAN D ACTION DE SANTÉ DENTAIRE PUBLIQUE 2005 2015. Bilan régional des activités 2012 2013
PLAN D ACTION DE SANTÉ DENTAIRE PUBLIQUE 2005 2015 Bilan régional des activités 2012 2013 PLAN D ACTION DE SANTÉ DENTAIRE PUBLIQUE 2005 2015 Bilan régional des activités 2012 2013 est une production
Retrouvez votre Sourire! Les implants dentaires peuvent vous aider à retrouver un sourire naturel.
Retrouvez votre Sourire! Les implants dentaires peuvent vous aider à retrouver un sourire naturel. La Valeur d un Sourire 2 Qu est ce qu un implant dentaire? 3 Comparaison entre implant et dent naturelle
Pourquoi des soins dentaires scolaires? Les objectifs des soins dentaires scolaires
Pourquoi des soins dentaires scolaires? Dans tous les cantons des lois, des ordonnances et des décrets régissent l organisation et la mise en œuvre des soins dentaires scolaires; il s agit pour partie
CH Marches de Bretagne/Mme ROUANET 05/06/2015 2
Choix thème HBD souvent insuffisante dans la population en générale HBD nombreux bénéfices médicaux, psychologiques et sociaux Plusieurs fonctions (mastication, déglutition et esthétique) permis par les
Les gencives et la santé générale. Qu est-ce qu une maladie des gencives? d autres types de problèmes de santé ou en causer de nouveaux.
Les gencives et la santé générale Nous savons tous que la prévention est l une des clés du maintien de la santé générale. Nous faisons de l exercice et nous surveillons notre alimentation pour nous aider
Stratégies de prévention de la carie dentaire
RECOMMANDATIONS EN SANTÉ PUBLIQUE Stratégies de prévention de la carie dentaire Synthèse et Recommandations Mars 2010 1 Les recommandations et synthèse de cette évaluation sont téléchargeables sur www.has-sante.fr
REGARDS SUR L ÉDUCATION 2013 : POINTS SAILLANTS POUR LE CANADA
REGARDS SUR L ÉDUCATION 2013 : POINTS SAILLANTS POUR LE CANADA Regards sur l éducation est un rapport annuel publié par l Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) et portant sur
KIT (de soins) POUR IMPLANT APORIS
KIT (de soins) POUR IMPLANT APORIS KIT (de soins) POUR IMPLANT APORIS Soins et nettoyage d implant Les implants peuvent résister toute une vie De nouvelles dents peuvent représenter une amélioration de
Information pour le patient
Information pour le patient Plus de qualité de vie avec des implants dentaires SWISS PRECISION AND INNOVATION. 1 Table des matières Quelle est l importance des dents pour notre qualité de vie? 4 Qu est-ce
Enquête sur la santé des résidents des foyers Adoma de Saint-Quentin-en-Yvelines
Direction de l action sociale, de l habitat et de la santé publique 12 ème congrès national des ORS Territoires et Santé des populations 9 et 10 novembre 2010 Enquête sur la santé des résidents des foyers
L hygiène buccale et dentaire chez la personne âgée
L hygiène buccale et dentaire chez la personne âgée Un constat En France Si les Français déclarent user 1,5 6 brosses à 4,4 dents et 22 tubes de dentifrice par an, Journée CCLIN Paris Nord ARELIN NPC 10
Sociologie des joueurs en ligne
Mars 2013 Sociologie des joueurs en ligne Enquête ARJEL 2012 Autorité de régulation des jeux en ligne 2 Propos introductifs à l enquête sur la sociologie des joueurs Au-delà de la publication trimestrielle
La science derrière Sonicare AirFloss
La science derrière Sonicare AirFloss Table des matières Enlèvement de la plaque 1 Réduction de la gingivite et élimination de la plaque 2-4 Maintien de saines habitudes de brossage 5 Sécurité 6 Préférence
INTRODUCTION. en améliorant la prise en charge de l'hygiène bucco-dentaire dans ces établissements, en facilitant l'accès aux soins bucco-dentaires.
INTRODUCTION I. MOTIFS DE L'ENQUETE L'accès aux soins bucco-dentaires des personnes âgées dépendantes peut être problématique avec pour conséquence un mauvais état de santé bucco-dentaire, d'autant plus
La santé bucco-dentaire au cabinet OMS. Problèmes majeurs. Santé bucco-dentaire et santé générale. Santé. Déterminants sociaux et santé bucco-dentaire
La santé bucco-dentaire au cabinet Santé OMS Déterminants sociaux et santé bucco-dentaire Colloque MPr 14 septembre 2011 Dr J-P Carrel Division de stomatologie, chirurgie orale et radiologie dento-maxillo-faciale
EN COLLABORATION AVEC LE SERVICE INFIRMIER DE LA SANTE SCOLAIRE DE L INSPECTION ACADEMIQUE DU DOUBS
EN COLLABORATION AVEC LE SERVICE INFIRMIER DE LA SANTE SCOLAIRE DE L INSPECTION ACADEMIQUE DU DOUBS UN DISPOSITIF : 3 OBJECTIFS COMPLEMENTAIRES Apprendre... et habituer les enfants aux Apprendre... bonnes
EN BELGIQUE, LES MUTUELLES NE REMBOURSENT PAS LES
EN BELGIQUE, LES MUTUELLES NE REMBOURSENT PAS LES SÉANCES DE LOGOPÉDIE POUR LES ENFANTS DONT LE QUOTIENT INTELLECTUEL EST INFÉRIEUR À 86 PAR THOMAS DABEUX ANAHM ASBL 29 OCTOBRE 2014 Des études récentes
Le protecteur buccal : tout à fait génial!
Le scellement des puits et fissures : bien sûr! Les crevasses des surfaces masticatrices emprisonnent facilement les débris d aliments et les bactéries, favorisant ainsi la carie. Dès que les premières
Monitoring des données relatives au poids effectué par les services médicaux scolaires des villes de Bâle, Berne et Zurich
Promotion Santé Suisse Editorial Feuille d information 1 Les données de poids de plus de 13 000 enfants et adolescents dans les villes suisses de, et ont été collectées pour l année scolaire 2012/2013
Exploitation et analyse des données appliquées aux techniques d enquête par sondage. Introduction.
Exploitation et analyse des données appliquées aux techniques d enquête par sondage. Introduction. Etudes et traitements statistiques des données : le cas illustratif de la démarche par sondage INTRODUCTION
La couverture complémentaire santé des jeunes
La couverture complémentaire santé des jeunes en France et dans les Pays de la Loire 2013 Décembre www.santepaysdelaloire.com Auteur Sandrine David, Dr Anne Tallec, Observatoire régional de la santé (ORS)
Brochure Patients. Les implants dentaires : Une solution naturelle et élégante pour retrouver confiance en soi.
Brochure Patients Les implants dentaires : Une solution naturelle et élégante pour retrouver confiance en soi. Les implants dentaires : la meilleure option de traitement. Qu est-ce qu un implant dentaire?
La mobilité professionnelle revêt
Mobilité professionnelle 17 Du changement de poste au changement d entreprise, en passant par la promotion : la mobilité des Franciliens Les salariés franciliens, notamment les cadres, ont une propension
Enquête auprès des parents
Projet Brosse à dents débutant Institut für Hygiene und Arbeitsphysiologie ETH-Zentrum, Clausiusstr. 25 8092 Zürich Adresse électronique: [email protected] Enquête auprès des parents
LUTTER POUR UNE MEILLEURE SANTÉ : QUE PEUT-ON FAIRE DANS NOTRE QUARTIER?
LUTTER POUR UNE MEILLEURE SANTÉ : QUE PEUT-ON FAIRE DANS NOTRE QUARTIER? Résumé des trois enjeux présentés lors de l Assemblée publique du comité de lutte en santé de la Clinique communautaire de Pointe-Saint-Charles
La santé bucco-dentaire en France
La santé bucco-dentaire en France Sylvie Azogui-Lévy Maître de conférence des universités, praticien hospitalier Marie-Laure Boy-Lefèvre Professeur des universités, praticien hospitalier Département de
Le niveau de revenus des ménages est associé à la couverture vaccinale par le vaccin pneumocoque conjugué chez les enfants d'ile-de-france
Le niveau de revenus des ménages est associé à la couverture vaccinale par le vaccin pneumocoque conjugué chez les enfants d'ile-de-france Jean-Paul Guthmann, Pierre Chauvin, Yann Le Strat, Marion Soler,
À L A D I S P O S I T I O N D E S M E M B R E S D E S Y N D I C A T S A F F I L I É S À L A C E N T R A L E D E S S Y N D I C A T S D U Q U É B E C
R É G I M E C O M P L É M E N T A I R E 1 D E S O I N S D E N T A I R E S J À L A D I S P O S I T I O N D E S M E M B R E S D E S Y N D I C A T S A F F I L I É S À L A C E N T R A L E D E S S Y N D I C
Les Français et l assurance santé
Mai 2013 Contacts : 01 45 84 14 44 Jérôme Fourquet Magalie Gérard pré[email protected] Les Français et l assurance santé pour Note méthodologique Etude réalisée pour : Groupama Assurances Echantillon :
DÉCISIONS À PRENDRE AVANT DE COMMENCER
CHAPITRE 2 DÉCISIONS À PRENDRE AVANT DE COMMENCER Ce chapitre s adresse aux directeurs de programme, à leurs partenaires nationaux, aux coordinateurs d enquête et au personnel technique. Il vous aidera
Résultats des Comptes de la Santé 2012 en RD Congo
REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO MINISTERE DE LA SANTE PUBLIQUE Secrétariat Général PROGRAMME NATIONAL DES COMPTES NATIONAUX DE LA SANTE «PNCNS» Résultats des Comptes de la Santé 2012 en RD Congo Pr ELOKO
Comment les pratiques en milieu scolaire agissent-elles au regard des inégalités sociales de santé? Regard sur trois continents
Comment les pratiques en milieu scolaire agissent-elles au regard des inégalités sociales de santé? Regard sur trois continents Rencontre francophone internationale sur les inégalités sociales de santé
Prévention de la carie dentaire chez les enfants avant 3 ans Mai 2006
Prévention de la carie dentaire chez les enfants avant 3 ans Mai 2006 Dossier petit enfant - Direction Générale de la Santé - Marysette Folliguet - version 24 Mai 1 Remerciements Sont remerciés pour la
Hygiène Bucco Dentaire en EHPAD. 1 ère Réunion du groupe de travail régional «Espace Le Bien Vieillir» Angers Le 19 Janvier 2012
Hygiène Bucco Dentaire en EHPAD 1 ère Réunion du groupe de travail régional «Espace Le Bien Vieillir» Angers Le 19 Janvier 2012 Pourquoi un groupe régional Hygiène Bucco dentaire en EHPAD ARLIN Pays de
Comité Santé en français de Fredericton. Évaluation de l offre active des services de santé de première ligne. Rapport de sondage-final
Comité Santé en français de Fredericton Évaluation de l offre active des services de santé de première ligne Rapport de sondage-final Mai 2006 Table des matières 1.0 Sommaire. 1 2.0 Introduction..2 3.0
Modèles prédictifs belges de l absentéisme pour cause de maladie ou d accident.
Modèles prédictifs belges de l absentéisme pour cause de maladie ou d accident. Avant-propos L étude belge sur le stress au Travail, en abrégé BELSTRESS est une étude multidisciplinaire et longitudinale
Transports sanitaires
Observatoire régional de la santé des Pays de la Loire Juillet 2015 www.santepaysdelaloire.com La santé observée dans les Pays de la Loire Transports sanitaires L'essentiel En 2014, 5,6 millions de patients
Précarité sociale et recours aux soins dans les établissements de soins du Tarn-et-Garonne
O B S E R V A T O I R E R E G I O N A L D E L A S A N T E D E M I D I - P Y R E N E E S Précarité sociale et recours aux soins dans les établissements de soins du Tarn-et-Garonne Novembre 2007 SYSTEME
RÉSUMÉ DES PROTECTIONS ASSURANCE SOINS DENTAIRES RÉGIME DE BASE À L INTENTION DES MEMBRES ORDRE DES COMPTABLES PROFESSIONNELS AGRÉÉS DU QUÉBEC
RÉSUMÉ DES PROTECTIONS ASSURANCE SOINS DENTAIRES RÉGIME DE BASE À L INTENTION DES MEMBRES ORDRE DES COMPTABLES PROFESSIONNELS AGRÉÉS DU QUÉBEC TABLE DES MATIÈRES ASSURANCE SOINS DENTAIRES RÉGIME DE BASE
«Panorama transfrontalier de l économie sociale et solidaire»
Une implantation forte de l Economie Sociale et Solidaire de part et d autre de la frontière. Forte de plus de 13 000 établissements et de plus de 200 000 emplois sur le territoire transfrontalier, l économie
Rédiger et administrer un questionnaire
Rédiger et administrer un questionnaire Ce document constitue une adaptation, en traduction libre, de deux brochures distinctes : l une produite par l American Statistical Association (Designing a Questionnaire),
Les Français ais et l assurance l
Mai 2013 Contacts: 01 45 84 14 44 Jérôme Fourquet Magalie Gérard pré[email protected] Les Français ais et l assurance l santé pour Note méthodologique Etude réalisée pour : Groupama Assurances Echantillon
Règlement sur le Service dentaire scolaire
Règlement sur le Service dentaire scolaire du 15 mai 2003 RDCo 430.42 Le Conseil de ville de Bienne, se fondant sur l'article 40, chiffre 2, lettre b du Règlement de la Ville de Bienne du 9 juin 1996 1,
A quels élèves profite l approche par les compétences de base? Etude de cas à Djibouti
A quels élèves profite l approche par les compétences de base? Etude de cas à Djibouti Hamid Mohamed Aden, Directeur du CRIPEN, Djibouti Xavier Roegiers, Professeur à l Université de Louvain, Directeur
Circulaire n 5051 du 04/11/2014
Circulaire n 5051 du 04/11/2014 Collaboration entre les Centres psycho-médico-sociaux, le Service de médiation scolaire et le Service des équipes mobiles missions et rôles Réseaux et niveaux concernés
Une vision d avenir. Il était deux petits navires. Mise en contexte. Rapport Perrault. Forum des générations (2004) En bref...
Une vision d avenir Il était deux petits navires Alain Poirier, directeur national de santé publique et sous-ministre adjoint février 200 En bref... Mise en contexte Une mise en contexte Quelques données
Lambotte J.-M. Géographe-Urbaniste. Chercheur au Lepur ULg. Semaine Universitaire Luxembourgeoise de l'environnement - Libramont - 15-11-2011
Aménagement rural et développement durable Dépendance à la voiture en milieu rural : le cas de la Province du Luxembourg Constats, enjeux et pistes de solutions à moyen-long terme via l aménagement du
Profil professionnel
Profil professionnel Contenu 1. Introduction 5 2. La profession en bref 7 3. Cahier des charges et compétences 8 d une hygiéniste dentaire dipl. ES 4. Exigences posées à l hygiéniste dentaire dipl. ES
L Enseignement religieux au Luxembourg. Sondage TNS-ILRES Juillet 08 N 11
L Enseignement religieux au Luxembourg Sondage TNS-ILRES Juillet 08 11 5 av. Marie Thérèse L-2132 Luxembourg tél.: 44743-501 [email protected] www.sesopi-ci.lu 978-2-9599806-3-3 Documentation Etude
Etude Elfe, Le de de e v nir de 20 000 en a f n a t n s
Etude Elfe, Le devenir de 20 000 enfants Le projet ELFE I Quelques informations sur le projet ELFE Objectifs scientifiques Echantillon des enfants ELFE Outils de communication Perspectives du déroulement
Définition, finalités et organisation
RECOMMANDATIONS Éducation thérapeutique du patient Définition, finalités et organisation Juin 2007 OBJECTIF Ces recommandations visent à présenter à l ensemble des professionnels de santé, aux patients
Les étudiants dans le rouge : l impact de l endettement étudiant
Page1 Volume 4, numéro 1 Les étudiants dans le rouge : l impact de l endettement étudiant Extraits de «Endettement étudiant : État des lieux, déterminants et impacts», Fédération étudiante universitaire
L ACCÈS aux SOINS DENTAIRES des PERSONNES DÉFAVORISÉES au QUÉBEC
L ACCÈS aux SOINS DENTAIRES des PERSONNES DÉFAVORISÉES au QUÉBEC PROBLÉMATIQUE ET PISTES DE SOLUTIONS PAUL ALLISON, CHRIS ALLINGTON ET JUDIANN STERN Faculté de médecine dentaire Université McGill MONTRÉAL
Année de parution 2 numéro 2 avril-mai-juin 2004
ECRIT PERIODIQUE Autorisation de fermeture Gent X n BC 6739 België - Belgique PB PP Gent X BC 6739 CAAMI-info Année de parution 2 numéro 2 avril-mai-juin 2004 Editeur responsable: Joël LIVYNS, Administrateur
LA BONNE PROPHYLAXIE DES DENTS SAINES, UNE VIE DURANT
CHEF DE FILE EN BROSSESÀ DENTS CHEF DE FILE EN BROSSETTES INTERDENTAIRES CHEF DE FILE EN ÉDUCATION LA BONNE PROPHYLAXIE DES DENTS SAINES, UNE VIE DURANT Un savoir qui motive Un savoir-faire qui assure
L'Obésité : une épidémie?
Communiqué de presse 5 mars 2014 L'Obésité : une épidémie? Résultats de l'étude MGEN «Habitudes de vie et surpoids» 3 Français sur 4 se jugent en bonne santé, 1 sur 2 est en surpoids, 16% sont obèses 2/3
Synthèse Contrat. d Objectifs. Diagnostic Les services de l automobile En Midi-Pyrénées. Réalisation Observatoire régional emploi, formation, métiers
Synthèse Contrat d Objectifs Diagnostic Les services de l automobile En Midi-Pyrénées Réalisation Observatoire régional emploi, formation, métiers Rédaction Christiane LAGRIFFOUL () Nadine COUZY (DR ANFA
Livre Blanc des mutuelles étudiantes de proximité
Livre Blanc des mutuelles étudiantes de proximité PROPOSITIONS POUR AMÉLIORER LA SANTÉ ÉTUDIANTE LA SECURITÉ SOCIALE DES ÉTUDIANTS Le réseau national des mutuelles étudiantes de proximité MEP ı MGEL ı
Inégalités sociales de santé et accès aux soins. Inégalités sociales de santé et protection sociale 2006-07 Psychomot 1 UPMC/VHF
Inégalités sociales de santé et accès aux soins INEGALITES SOCIALES DE SANTE Définition : Inégalités/ sociales /de santé Inégalités face à la mort Comparaisons européennes Les maladies inégalitaires Inégalités
Rapport sur la santé bucco-dentaire dans le monde 2003
Organisation mondiale de la Santé Poursuivre l amélioration de la santé bucco-dentaire au XXI e siècle l approche du Programme OMS de santé bucco-dentaire Rapport sur la santé bucco-dentaire dans le monde
COMMUNIQUÉ DE PRESSE. La microfinance : un outil important de réinsertion sociale en Belgique depuis 10 ans
COMMUNIQUÉ DE PRESSE 14,7% de la population belge sous le seuil de pauvreté 1 La microfinance : un outil important de réinsertion sociale en Belgique depuis 10 ans Forte hausse des demandes de microcrédits
CONFIANCE DANS L INDUSTRIE AGRO-
CONFIANCE DANS L INDUSTRIE AGRO- ALIMENTAIRE AU QUÉBEC RÉSULTATS D UNE CONSULTATION DES ACTEURS DU SECTEUR AGROALIMENTAIRE AU SUJET DE LEUR CONFIANCE ENVERS LEURS PERSPECTIVES FUTURES Préparé pour l Union
Ma vie Mon plan. Cette brochure appartient à :
Ma vie Mon plan Cette brochure est pour les adolescents(es). Elle t aidera à penser à la façon dont tes décisions actuelles peuvent t aider à mener une vie saine et heureuse, aujourd hui et demain. Cette
Sécurité et insécurité alimentaire chez les Québécois : une analyse de la situation en lien avec leurs habitudes alimentaires
Sécurité et insécurité alimentaire chez les Québécois : une analyse de la situation en lien avec leurs habitudes alimentaires INSTITUT NATIONAL DE SANTÉ PUBLIQUE DU QUÉBEC Sécurité et insécurité alimentaire
CONTRAINTES PSYCHOLOGIQUES ET ORGANISATIONNELLES AU TRAVAIL ET SANTE CHEZ LE PERSONNEL SOIGNANT DES CENTRES HOSPITALIERS:
CONTRAINTES PSYCHOLOGIQUES ET ORGANISATIONNELLES AU TRAVAIL ET SANTE CHEZ LE PERSONNEL SOIGNANT DES CENTRES HOSPITALIERS: Infirmier(e)s et aides soignant(e)s ETUDE ORSOSA État de santé, conditions de travail
SANTE ET RECOURS AUX SOINS DES JEUNES EN INSERTION
Master 2 de Recherche en Santé Publique Parcours HSR SANTE ET RECOURS AUX SOINS DES JEUNES EN INSERTION Document réalisé par Sarah ROBERT Directeur de stage Pierre Chauvin Laboratoire d accueil Equipe
Fiche qualité relative à l enquête Santé et Itinéraire Professionnel 2010 (SIP) Carte d identité de l enquête
Fiche qualité relative à Santé et Itinéraire Professionnel 2010 (SIP) Nom Années de Périodicité Panel (suivi d échantillon) Services concepteurs Service réalisant Sujets principaux traités dans Carte d
BEP Auxiliaire Prothèse Dentaire BO n 35 du 30 Septembre 2010
Marie-Pascale Schammé Inspectrice de L Éducation Nationale Sciences Biologiques et Sciences Sociales Appliquées Académie de ROUEN Document de référence académique BEP Auxiliaire Prothèse Dentaire BO n
9.11 Les jeux de hasard et d argent
9.11 Les jeux de hasard et d argent Maud Pousset, Marie-Line Tovar 288 Les jeux de hasard et d argent (JHA) constituent une activité ancienne et répandue, mais longtemps interdite. Leur offre s est étoffée,
Principe d un test statistique
Biostatistiques Principe d un test statistique Professeur Jean-Luc BOSSON PCEM2 - Année universitaire 2012/2013 Faculté de Médecine de Grenoble (UJF) - Tous droits réservés. Objectifs pédagogiques Comprendre
Mission France Réseau Social Dentaire Val de Marne 2015
Mission France Réseau Social Dentaire Val de Marne 2015 Objectif AOI Accompagner une amélioration de la santé dentaire de populations démunies Pays en développement France AOI - France - Val de Marne Faciliter
QUELS SONT LES FRAIS COUVERTS?
Vous avez demandé la couverture au titre de l assurance dentaire. Le Conseil de la rémunération et des nominations dans les collèges (le Conseil) peut modifier aux moments opportuns le régime d'assurance
Spécialité auxiliaire en prothèse dentaire du brevet d études professionnelles. ANNEXE IIb DEFINITION DES EPREUVES
ANNEXE IIb DEFINITION DES EPREUVES 51 Epreuve EP1 : ANALYSE ET COMMUNICATION TECHNOLOGIQUES UP1 Coefficient 4 Finalité et objectifs de l épreuve L épreuve vise à évaluer la capacité du candidat à mobiliser
Une école adaptée à tous ses élèves
PRENDRE LE VIRAGE DU SUCCÈS Une école adaptée à tous ses élèves PLAN D'ACTION EN MATIÈRE D'ADAPTATION SCOLAIRE Québec Ministère de l'éducation Une école adaptée à tous ses élèves PRENDRE LE VIRAGE DU SUCCÈS
Baromètre BVA Santé. Vieillissement & Silver économie - Vague 1 - pour Orange Healthcare et MNH
Baromètre BVA Vieillissement & Silver économie - Vague 1 - pour Orange Healthcare et MNH en partenariat avec le Figaro avec le concours scientifique de la Chaire de Sciences Po Fiche technique Recueil
TABLE DES MATIÈRES. Bruxelles, De Boeck, 2011, 736 p.
STATISTIQUE THÉORIQUE ET APPLIQUÉE Tome 2 Inférence statistique à une et à deux dimensions Pierre Dagnelie TABLE DES MATIÈRES Bruxelles, De Boeck, 2011, 736 p. ISBN 978-2-8041-6336-5 De Boeck Services,
médicale canadienne, l Institut canadien d information sur la santé, Santé Canada et le Collège royal des médecins et chirurgiens du Canada.
DEPUIS PLUSIEURS ANNÉES, la Fédération des médecins omnipraticiens du Québec (FMOQ) interroge ses membres sur plusieurs aspects touchant leur pratique professionnelle à l aide de sondages, de groupes de
LE SOURIRE, plus qu un atout séduction, le reflet d une bonne santé et d un bien-être au quotidien. Dossier de presse Avril 2012
Dossier de presse Avril 2012 * LE SOURIRE, plus qu un atout séduction, le reflet d une bonne santé et d un bien-être au quotidien *du sens et de la simplicité Plus qu un atout séduction Dans une société
S T N E D S E D S IN O S
Soins des DENTS Contenu Soins des dents 134 Comment le professionnel procède-t-il pour se faire rembourser des soins dentaires? 137 Pourquoi le professionnel/fournisseur demande-t-il à votre client de
Sommaire. - 1 - La méthodologie... 1. - 2 - Les résultats de l'étude... 4
FM N 111528 Contact Ifop : Frédéric Micheau Département Opinion et Stratégies d'entreprise [email protected] 35 rue de la gare 75019 Paris Tél : 01 45 84 14 44 Fax : 01 45 85 59 39 pour Les Français
23. Interprétation clinique des mesures de l effet traitement
23. Interprétation clinique des mesures de l effet traitement 23.1. Critères de jugement binaires Plusieurs mesures (indices) sont utilisables pour quantifier l effet traitement lors de l utilisation d
Tableau 1 : Structure du tableau des données individuelles. INDIV B i1 1 i2 2 i3 2 i4 1 i5 2 i6 2 i7 1 i8 1
UN GROUPE D INDIVIDUS Un groupe d individus décrit par une variable qualitative binaire DÉCRIT PAR UNE VARIABLE QUALITATIVE BINAIRE ANALYSER UN SOUS-GROUPE COMPARER UN SOUS-GROUPE À UNE RÉFÉRENCE Mots-clés
Moins d accidents et moins de victimes en 2009
DIRECTION GÉNÉRALE STATISTIQUE ET INFORMATION ÉCONOMIQUE COMMUNIQUE DE PRESSE 12 avril 2011 Moins d accidents et moins de victimes en 2009 Les chiffres des accidents de la route portant sur 2009 viennent
TABAC : PREMIER BILAN SUR L APPLICATION DE LA LOI EVIN EN MILIEU SCOLAIRE. Dossier de Presse
TABAC : PREMIER BILAN SUR L APPLICATION DE LA LOI EVIN EN MILIEU SCOLAIRE Dossier de Presse Contacts presse OFDT : Julie-Emilie Adès/ 01 53 20 95 16 / [email protected] MILDT: Patrick Chanson / 01 44 63 20
METHODOLOGIE GENERALE DE LA RECHERCHE EPIDEMIOLOGIQUE : LES ENQUETES EPIDEMIOLOGIQUES
Enseignement du Deuxième Cycle des Etudes Médicales Faculté de Médecine de Toulouse Purpan et Toulouse Rangueil Module I «Apprentissage de l exercice médical» Coordonnateurs Pr Alain Grand Pr Daniel Rougé
Impact du mobile banking sur les comportements d épargne et de transferts à Madagascar. Florence Arestoff Baptiste Venet
Impact du mobile banking sur les comportements d épargne et de transferts à Madagascar Florence Arestoff Baptiste Venet 1 Introduction : contexte du contrat de recherche Ce contrat de recherche fait suite
CECOP. Centre d études et de connaissances sur l opinion publique. Les Français, leur épargne et leur retraite
CECOP Centre d études et de connaissances sur l opinion publique Les Français, leur épargne et leur retraite FD/EP N 113015 Contacts Ifop : Frédéric Dabi / Esteban Pratviel Département Opinion et Stratégies
Carlo Diederich Directeur Santé&Spa. Tél. + 352 23 666-801 / [email protected]
Carlo Diederich Directeur Santé&Spa Tél. + 352 23 666-801 / [email protected] Mondorf Healthcare at work Nouveau service destiné aux entreprises en collaboration avec les Services de Médecine du Travail
10 REPÈRES «PLUS DE MAÎTRES QUE DE CLASSES» JUIN 2013 POUR LA MISE EN ŒUVRE DU DISPOSITIF
10 REPÈRES POUR LA MISE EN ŒUVRE DU DISPOSITIF «PLUS DE MAÎTRES QUE DE CLASSES» JUIN 2013 MEN-DGESCO 2013 Sommaire 1. LES OBJECTIFS DU DISPOSITIF 2. LES ACQUISITIONS PRIORITAIREMENT VISÉES 3. LES LIEUX
Les palmarès du bonheur professionnel
Les palmarès du bonheur professionnel Viavoice Le Nouvel Observateur Octobre 2013 Viavoice Paris. Études Viavoice & conseil 9 rue Huysmans, 75 006 Mieux Paris. comprendre + 33 (0)1 40 l opinion 54 13 90
d évaluation Objectifs Processus d élaboration
Présentation du Programme pancanadien d évaluation Le Programme pancanadien d évaluation (PPCE) représente le plus récent engagement du Conseil des ministres de l Éducation du Canada (CMEC) pour renseigner
ACCRÉDITATION DES CENTRES PRIVÉS ET DES PROGRAMMES DE FORMATION PROFESSIONNELLE EN HAÏTI. Formulaire de demande d une autorisation de fonctionnement
ACCRÉDITATION DES CENTRES PRIVÉS ET DES PROGRAMMES DE FORMATION PROFESSIONNELLE EN HAÏTI Formulaire de demande d une autorisation de fonctionnement Juin 2011 Projet d accompagnement de l INFP dans la révision,
BELGIQUE. Septième session de la Conférence des Etats Parties à la Convention relative aux Droits des Personnes handicapées
BELGIQUE Septième session de la Conférence des Etats Parties à la Convention relative aux Droits des Personnes handicapées Ouverture de la Conférence DECLARATION DE S.E. Mme BENEDICTE FRANKINET AMBASSADEUR
Cohorte Observatoire Musculosquelettique (COMETT) Pénibilité et Vieillissement
TITRE DU CONSORTIUM : Cohorte Observatoire Musculosquelettique (COMETT) Pénibilité et Vieillissement RESPONSABLES : Alexis Descatha, UMS 011, Villejuif ; Yves Roquelaure, LEEST, Angers ; Bradley Evanoff,
