Modèle de détermination des tarifs d'interconnexion. Guide d'utilisation pour les régulateurs de télécommunication
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- Isabelle Labelle
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1 Modèle de détermination des tarifs d'interconnexion Guide d'utilisation pour les régulateurs de télécommunication
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3 Modèle de détermination des tarifs d'interconnexion Guide d'utilisation pour les régulateurs de télécommunication Groupe Banque Mondiale Préparé sous la direction de Paul Noumba UM Départment global TIC Groupe Banque mondiale BANQUE MONDIALE X PPIAF
4 Copyright 2003 Cc guide est publié par PPIAF (Public-Private Infrastructurc Advisory Facility). PPIAF est Banque internationale pour la reconstruction une institution multilatérale qui octroie des dons permettant aux pays en développement et le développement de bénéficier des travaux d'assistance technique nécessaire à la modernisation et à l'expan- BANQUE MONDIALE sioni dc leur infrastructure par une plus grande implication du secteur privé. Pour plus 1818 H Street,NW d'information sur PPIAF, le lecteur est prié de consulter le site Internet ci-après Washington, DC Les conclusions, interprétations et résultats exprimés dans ce guide n'engagent que la Téléphone responsabilité de leurs auteurs. Bien que la Banque monidiale et PPIAf adhèrent aux thè- Site web Tous droits réservés Fait aux États-Unis d'amérique Premier tirage février 2003 I ses développées dans ce guide, celles-ci ne reflètent pas nécessairement leur position officielle ni celles des membres de leur conseil d'administration ou celles de leurs institutions affiliées. La Banque mondiale et PPIAF ne garantissent en aucun cas la pertinence ou la véracité des informations contenues dans ce guide, et ne sauraient donc être tenues pour responsables des conséquences résultant de leur emploi. Les frontières, couleurs, dénominations ou autre information reproduites sur les cartes géographiques pouvant être conte- nues dans ce guide ne sauraient être interprétées conmie étant l'expression d'une position officielle de PPIAF ou de la Banque mondiale sur le statutjuridique desdits territoires ou des tracés de frontières ainsi reproduits. Ce guide ainsi que le modèle de coût qui lui est attaché sont protégés. La Banque mondiale détient les droits d'auteur de ce guide et du modèle de coût au nom de la Banque mondiale et de PPIAE Toutefois, la Banque mondiale encourage la dissémination de ce guide et est disposée à concéder gratuitement ses droits pour tout usage non lucratif. Les demandes d'autorisation de reprographie devront être adressées à : Copyright Clearance Center, Inc., 222 Rosewood Drive, Danvers, MA 01923, U.S.A., téléphone , fax , ou à travers le site Internet ci-après Pour toute question relative à cette publication ou toute demande d'information pour commander des copies du guide et du modèle de coût, le lecteur est invité à s'adresser à PPIAF en consultant son site web ( ou par courrier à l'adresse ci-après PPIAF c/o the World Bank 1818 H Street, NW Washington, DC Télécopie: Courriel: [email protected] ISBN
5 Tables des matières Avant-Propos vii Introduction I Synthèse 3 Objectifs généraux 3 Les principes de la modélisation 3 Guide d'utilisation 5 Le modèle 6 Conclusion 7 1. Les principes de la modélisation 9 La régulation de l'interconnexion 9 Les ressources essentielles 9 La tarification des ressources essentielles 10 L'orientation vers les coûts 10 Les méthodes de détermination des coûts 11 Les coûts génériques d'une firme multiproduits 11 Critères économiques d'appréciation des coûts 12 Les notions de coût économique 13 Les spécificités temporeiles des coûts 14 La méthode CMILT appliquée aux pays africains 15 Le principe des CMILT 15 La définition de l'incrément 19 Définition de l'incrément 20 Les spécificités des réseaux africains 21 Principes, logique et pratique de la modélisation 25 Les principes de la modélisation 25 La logique de la modélisation 27 La pratique de la modélisation Guide d'utilisation 32 Entrée des hypothèses 33 Hypothèses de demande 33 Hypothèses techniques sur le réseau 36 Hypothèses liées à l'exploitation 40 Hypothèses sur les facteurs de routage 40 v
6 Tables des matières Hypothèses sur les coûts 41 Hypothèses sur le réseau mobile 45 Hypothèses sur les coûts d'exploitation 47 Les feuilles résultat 48 Les résultats 48 L'impression des rapports 49 Le test de sensibilité des résultats 50 La gestion du modèle Le fonctionnement du modèle bottom-up 53 Rappel des principes de base 53 Logique des feuilles de calculs intermédiaires 54 Les capacités ("Capa") 54 Les capacités de transmission ("Capa ElTr") 54 Les coûts 58 Les coûts totaux ("Tot") 60 Les calculs des réseaux mobiles 60 Conclusion 61 Annexes 63 Annexe 1: Approche économique des coûts 63 Calcul sans prise en compte du progrès technique 63 Calcul avec prise en compte du progrès technique 64 Partie récurrente et non récurrente du recouvrement des coûts 65 Annexe 2: Approche du coût du capital 65 Valeurs comptables et valeurs de marché 66 Effet de l'impôt sur les bénéfices 66 Appréciation de re et de rd* 67 Annexe 3: Les solutions en concentrateurs radio 67 Bibliographie 69 Tableau I Nombre d'abonnés selon le trafic par abonné (en me) 68 Figures I Les coûts d'une firme multiproduits: un exemple sur cinq produits li 2 Passage des coûts historiques comptables aux coûts économiques (CMILT) 17 3 Structure des coûts 18 4 Exemple d'architecture d'un réseau IRT (TRT-Lucent) 68 Encadrés I Différentes définitions retenues pour les subventions croisées 14 2 l'erlang 37 3 Dimensionnement du réseau SDH 55 vi
7 Avant - Propos Ce guide présente une approche plus précise pour estimer les redevances d'interconnexion en Afrique subsaharienne, en utilisant un modèle de coût "bot- tom-up" qui est inclus sous forme d'un CD inséré dans la couverture du livre. Le guide est organisé en quatre parties. La première partie rappelle les principes de détermination des tarifs d'interconnexion et mointre comment les modèles technico-économiques permettent d'y répondre. La seconde partie présente les différentes feuilles de calcul qui composent le modèle de coût. La troisième partie commente de manière détaillée et approfondie les différents modu- les de calcul. La quatrième partie comprend des annexes. Ce guide fait aussi partie d'un effort collectif en cours pour renforcer les institutions réglementaires, ce qui est l'une des priorités soulignées dans la nouvelle stratégie du Groupe Banque mondiale pour le secteur des technologies de l'information et des communica- tioins ( Nous espérons voir le modèle de coût ci-inclus personlalisé par les ARTs et utilisé efficacement pour résoudre les conflits d'interconnexion qui sont devenus endémiques en Afrique. Mohsent A. Khalil L'impact social et économique considérable de la révolution de l'information et des communiicationis a poussé les décideurs politiques dans la majeure partie de l'afrique subsaharienne à réformer le secteur des télécommunications, à travers la mise en oeuvre de politiques de libéralisation. Dans un marché libéralisé, unl cadre réglementaire pro-concurrence est crucial pour assurer des règles du jeu équitables et attirer l'investissenment privé. Dans ce contexte, il était essentiel que les Agences de Régulationi des Téléconununications (ART) en Afrique subsahariennie se penclhenit sur les questions d'interconnexion afin d'établir unl environnemenit concurrentiel, qui en fin de parcours réduira les prix atlx consoirmmateurs et par conséquent augmentera l'accès et l'abordabilité des services de téléconununications. Cependant, déterminier des charges d'interconnexion est une tâche complexe et hautement litigieuse, et l'absence de prix de référence pertinents pour l'afrique complique la situation encore davantage. Certaines ARTs ont essayé de s'appuyer sur des références internationales pour décider des redevances d'interconnexion. Bien que cette approche puisse être un point de départ satisfaisant, elle n'est pas toujours appropriée, parce qu'elle peut ne pas prendre en compte certains paramètres spécifiques au pays, qui affectent la fonction coût. vii
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9 Introduction Plusieurs pays d'afrique subsaharienne ont entrepris, les tarifs d'interconnexion sont souvent déterninés au avec l'assistance technique de la Banque mondiale, des prorata des prix de détail correspondants. A défaut de projets de réforme de leur secteur des télécommunica- règles de partage de revenus, certaines agences de régutionis niettant en oeuvre des politiques de libéralisation lation (AR) ont essayé de s'appuyer sur des comparaide marché, de privatisation et de création d'autorités sons internationales (benchmarking) pour déterminer de régulation indépendantes ou autonomes. L'objectif les tarifs d'interconnexion. Bien que cette approche principal de ces réformes était d'améliorer de façon puisse être un point de départ satisfaisant, elle n'est pas significative l'accès aux services de télécommunica- toujours pertinente parce qu'elle ne prend pas en tions à travers la mise en place d'un cadre réglemen- compte certains paramètres spécifiques qui affectent la taire favorable au développement des investissements fonction coût. privés. Au début de la réforme du secteur en Afrique, dans De nouvelles législations et réglementations adop- les années 90, on croyait que l'opérateur historique fixe tées dans la majorité des pays d'afrique subsaharienne maintiendrait sa position dominiante à long terme. Le ont ainsi reconnu un droit d'interconnexion à tous les récent développement explosif du cellulaire a contredit opérateurs et fournisseurs de services de télécoimmunii- cette prédiction. Dans la plupart des pays, les opérateurs cations. Elles font également obligation à l'opérateur mobiles raccordent davantage d'abonnés que l'opérahistorique de disposer d'une offre d'interconnexion, et teur fixe. Ceci est déjà le cas au moins pour 33 pays énoncent les principes généraux devant guider la africains en Les opérateurs cellulaires ont donc détermination des charges d'interconnexion. La acquis en très peu de temps' un pouvoir de marché responsabilité de négocier et de conclure les conven- significatif et sont en train de devenir des acteurs domnitions d'interconnexion est néanmlloins laissée aux par- nants. La réglementation des tarifs d'interconnexion ne ties en cause. devrait donc plus seulement porter sur les appels se ter- La détermination des charges d'interconnexion à minant sur le réseau fixe, mais elle devrait également partir des principes génériques codifiés dans les lois concerner les appels en provenance ou se terminant sur nationales s'est rapidement heurtée à de nombreuses les réseaux des opérateurs mobiles. insuffisances en ternies de connaissance de la structure C'est la raison pour laquelle, le département des des coûts par les opérateurs et régulateurs. Ces difficul- Technologies de l'information et de la Communicatés structurelles expliquent probablement le fait que la tion du Groupe de la Banque mondiale a jugé utile de plupart des accords d'interconnexion approuvés jus- développer et de mettre à la disposition des régulateurs qu'à maintenant par les régulateurs africains soient de et opérateurs africains, un modèle économique de simples accords de partage de revenus, en ce sens que détermination des coûts d'interconnexion. Ce modèle
10 Modèle de détermination des tarifs d'interconnexion tiques sectorielles du département des Technologies de l'information et de la Communication du groupe de la Banque mondiale, a dirigé l'équipe composée de consultants du cabinet BIPE SA (France) animée par Monsieur Laurent Gille 4 et Madame Lucile Simon. L'équipe a bénéficié des-contributions et commentaires écrits de la part de Marie Françoise Marie-Nelly (Pro- gram Manager, AFRCE-Banque Mondiale) et de Messieurs Antonio Estache (WBI, Banque mondiale), David Satola (LEGPS, Banque mondiale) et de Daniel Benitez (IDEI, Université de Toulouse, France). Une reconnaissance particulière va à nos collègues et plus particulièrement à Mesdames Lizmara Kirchner, Car- mel Charles, Lucy Cueille, et à MonsieurYann Burtin pour leur appui pour finaliser ce projet. Enfin, ce travail n'aurait pu être mené à bon terme s'il n'avait bénéficié du soutien indéniable de la part des opérateurs, régulateurs, consultants et équipemen- tiers du Burkina Faso, de Côte d'ivoire, du Sénégal et de France. Notre espoir est que cet outil soit personnalisé par les régulateurs nationaux ou leur association régionale et contribue effectivement au règlement des nombreux conflits d'interconnexion qui opposent les opérateurs fixe et mobile. calcule les coûts d'interconnexion pour les appels fixe à fixe, pour les appels fixe à mobile et vice versa. Il appartient à la famille des modèles «Bottom Up». Le modèle conçu par le BIPE est inspiré de celui construit par Europe Economics 2 (EE) pour le compte de la Commission Européenne, disponible à l'adresse URL suivante 3 : telecompolicy/en/study-en.htm Toutefois, la prise en compte des spécificités africaines a conduit l'équipe de projet à reconstruire complètement la structure du modèle et à spécifier un paramétrage pertinent pour les pays pour lesquels l'outil sera utilisé. De plus, le modèle développé par le BIPE permet l'estimation des coûts d'interconnexion pour le trafic allant du fixe vers le mobile, ce qui n'est pas le cas du modèle EE. Le modèle de coût est disponible à l'adresse Internet (URL) suivante: http//: Ce guide a été réalisé grâce à un don octroyé par PPIAE Sa publication- a été financée par le Programme d'integration Regionale-Region Afrique-Banque Mondiale. Paul Noumba Um, de la division des poli- Notes 1. Dans la plupart des cas, les opérateurs générique "bottom-up" capable de détermi- guide d'utilisateur qui est largement décrit mobiles ont rattrapé et dépassé le nombre ner les charges d'interconnexion dans les pays dans le rapport principal [EN 440 kb] ainsi d'abonnés raccordés au réseau fixe en seule- membres de l'union Européenne en s'ap- qu'un résumé exécutif [EN.E65kb]. ment six ou douze mois. puyant sur la méthodologie des Coûts 4. Responsable du Pôle Régulation et 2. Europe Economics peut être contacté à Moyens Incrémentaux à Long Terne Réseau au BIPE au moment de la réalisation l'adresse suivante: Chancery House, (CMILT). Cette étude a été preparée à la de ce travail. Chancery Lane, London WC2A lqu, Tele- demande de la Commission européenne par phone: (+44) (0) , Fax: (+44) le cabinet European Economic Research Ltd (0) (Europe Economics). Le rapport se décom- 3. Voir Avril Rapport final préparé par pose en deux parties : (i) un modèle de coût le cabinet Europe Economics sur un modèle sous format MS-Excel [.EN.4 Mb] et (ii) un 2
11 Synthèse ce modèle estime également les coûts d'interconnexion d'un réseau mobile. Les coûts de cinq catégories de services d'intercon- nexioin soint estimés par le modèle pour le réseau fixe. Si le modèle nécessite l'entrée des informations permettant de caractériser le réseau, il tente d'endogéneiser au maxi- mum un certain nombre de paramètres cruciaux, tels les facteurs de routage, et propose de nombreuses valeurs par défaut, pour pallier à de fréquentes lacunes des systèmes d'information des opérateurs dans ce domaine. Il est des- tiné à offrir aux régulateurs et aux opérateurs non seule- ment un outil d'aide à la décision, mais également un stimulant pour mieux appréhender les logiques de la régulation d'un secteur ouvert à la concurrence où sub- sistent de fortes positions dominantes. Les principes de la modélisation L'obligation d'interconnexion de réseaux en concur- rence s'impose: il ne saurait être question de dupliquer une infrastructure dispendieuse et de contraindre les utilisateurs à souscrire à un abonnement pour chaque réseau existant. Par ailleurs, dans une économie de marché, la liberté de négociation et de contractualisa- tion doit s'exercer dans le cadre de cette obligation. Mais, une fois ces principes posés, il est nécessaire de tenir compte d'éventuelles disparités qui pourraient rendre ces négociations inéquitables: ce peut être le cas dès lors qu'une des parties est en situation dominante sur le marché considéré. Objectifs généraux Les négociations relatives aux coûts d'interconnexion dans les pays africains deviennent unl enjeu majeur au fur et à mesure que les marchés s'ouvrent. Si la plupart des législations contiennent des dispositions déclinanit les principes économ-iiques qui devraient présider à la détermination des tarifs d'interconnexion, rares sont les régulateurs à pouvoir les mettre concrètement en oeuvre. Ne disposant pas de l'information, des outils et des meilleures pratiques en la matière, les régulateurs ne peuvent pas arbitrer de manière adéquate les négociations sur les tarifs d'intercoinnexion et sont dans l'incapacité de juger si les tarifs auxquels parviennenit les parties sont orientés vers les coûts. Les modèles construits pour les pays développés s'appliquent difficilement aux pays africains. En effet, les réseaux africains sont de petite taille quoique très étendus. Ils font appel à des architectures et des technologies spécifiques pour concilier un marché de faible importance et une desserte la plus large possible. C'est dans ce contexte que le BIPE, à la demande de la Banque Mondiale, a développé un modèle spécifique de détermination des coûts d'interconnexion pour les pays africains. Ce modèle appartient à la famille des modèles CMILT' de type bottom-up, c'està-dire qu'il vise la déternination des tarifs d'interconinexion en reconstruisant un réseau africain efficace utilisant les meilleures technologies disponibles et reflétant les coûts actuels de ces technologies. De plus, 3
12 Modèle de détermination des tarifs d'interconnexion Dans ce cas, les réglementations des télécommuni- Plus précisément, on retient un modèle CMILT de cations prévoient un certain nombre de garde-fous: type bottom-up. d'une part, une intervention du régulateur pour avali- Les méthodes CMILT estiment les coûts engendrés ser des conditions équitables d'interconnexion, et d'au- par l'offre d'un sous-ensemble de services faisant appel tre part, un principe supplémentaire d'orientation des aux mêmes éléments de réseau. Les coûts considérés tarifs d'interconnexion vers les coûts. sont ceux qui seraient évités si ces services n'étaient pas Il est donc nécessaire pour les régulateurs de pou- offerts. Pour comprendre et appliquer ces méthodes, un voir apprécier l'orientation vers les coûts des tarifs certain nombre de considérations relatives à la nature d'interconnexion qui sont proposés par l'opérateur his- des coûts sont nécessaires. Elles sont rappelées dans la torique, en position dominante lorsque s'ouvrent les première partie de ce rapport. Notamment, il faut délimarchés. Apprécier cette orientation vers les coûts miter le sous-ensemble de l'activité dont on cherche à nécessite de pouvoir maîtriser la détermination des apprécier les coûts, sous-ensemble nommé incrément. coûts des services d'interconnexion. Pour l'estimation du coût des services d'intercon- Mais, un opérateur de télécommunication exerce nexion, l'incrément retenu est formé des éléments de une activité complexe. Il met en oeuvre des réseaux réseau appartenant au réseau dit général, c'est-à-dire créés par le biais d'investissements lourds et étalés dans partagés entre les utilisateurs à l'exception des éléments le temps. Il offre un portefeuille de services qui sont de réseau dédiés aux usagers dont le dimensionnement plus ou moins interdépendants, c'est-à-dire font sou- ne varie pas du fait des services d'interconnexion. vent appel aux mêmes ressources productives. De plus, Le modèle proposé tient compte de la spécificité certains services sont vendus au détail (sur le marché des réseaux africains. Celle-ci s'exprime sur plusieurs final) tandis que d'autres, tels les services d'intercon- points: nexion, sont vendus à d'autres opérateurs et forment ce * Un faible volume de lignes déployé sur des territoique l'on pourrait appeler une offre de gros. Apprécier res importants; les coûts d'une gamme de services nécessite donc dans * Une concentration du trafic sur un petit nombre un tel contexte de pouvoir allouer les coûts encourus d'agglomérations; aux différentes activités de l'opérateur. * Un réseau de transit quasi-inexistant et un réseau de Différentes méthodes d'allocation des coûts ont été transmission de faible capacité; proposées par les économistes. Certaines sont basées * La présence fréquente de systèmes de concentration sur la comptabilité de l'opérateur et consistent à rurale recourant à des systèmes radio de type AMRT; allouer les coûts historiques aux différents services * La présence possible de réseaux domestiques par selon des principes édictés par les régulateurs. D'aut- satellite. res, au contraire, estiment les coûts en reconstituant les Ces spécificités sont prises en compte dans le réseaux à partir des technologies actuelles disponibles. modèle. Notamment, les concentrateurs radio ruraux Il est généralement considéré que ces dernières, sont intégrés dans l'incrément. dénommées méthodes des coûts moyens incrémen- Le modèle tient compte de 6 types de noeuds et 5 taux à long terme (CMILT) sont les plus indiquées types d'artères entre ces noeuds que résume le tableau pour estimer les coûts des services d'interconnexion. suivant: Noeuds CTI CT CAA URAD SC ST CTI _. Vers CTI CT-CT CT-CAA CAA CAP-CAA URAD-CAA (Lien local) SC _ = = SC-ST 4 S T. 4
13 Synthèse Le modèle tient compte de deux niveaux de Guide d'utilisation transit, le transit international (CTI) et le transit domestique, souvent absent. Les fonctions de transit Le Guide d'utilisation qui est proposé en deuxième sont en effet fréquemment assurées par les Commuta- partie accompagne l'utilisateur, à partir du menu, dans teurs locaux (Comnmutateurs à Autonomiiie d'achemi- l'alimentation du modèle et l'obtention des résultats. nement - CAA) sur lesquels sont raccordés des Ayant choisi une langue de travail (anglais ou franabonnés. Sur les CAA, viennent se greffer des URAD çais), l'utilisateur est d'abord invité à alimenter le (Unités de raccordement d'abonnés distantes). Enfin, modèle en inputs. Deux types d'hypothèses sont nécesles concentrateurs radio de technologie AM\RT sont saires: caractérisés par des stations centrales (SC) et des sta- * des hypothèses qui dépendent spécifiquement du tions terminales (ST). réseau analysé et qui le caractérisent en terme de La modélisation des coûts retient une approche dimensionnement et de structure. Les valeurs cor- 1. à long terme, c'est-à-dire que tous les coûts sont respondantes doivent être impérativement indirendus variables, y compris les investissements quées dans les cases bleues prévues à cet effet; dimensionnés pour le trafic écoulé * des hypothèses pouvant être communies à plusieurs 2. prospective, c'est-à-dire que le modèle considère réseaux et qui sont indiquées par défaut. Ces hypoles coûts actuels et non les coûts historiques; thèses peuvent être modifiées par l'utilisateur si 3. efficace, le modèle prenant en compte les meilleu- celui-ci juge les valeurs par défaut non pertinentes. res techniques dans le cadre néanm11oins d'une Deux cas se présentent: approche dite "scorched node" retenant la topolo- - les valeurs par défaut sont alors non calculées et gie existante des noeuds ; sont inscrites dans des cases en vert clair et pour- 4. économique, et non pas comptable, consistanit ront ultérieurement être modifiées dans les notammenit à transformer en anniuités constantes mêmes cases. équivalentes les coûts d'investissements ; - les valeurs par défaut sont calculées à partir des 5. bottom-up, consistant à reconstruire le réseau informiiations renseignlées par l'utilisateur. Dans ce selon les principes précédents; cas, les valeurs sont inscrites sous forme de 6. basée sur une seule unité d'oeuvre, la minute de tableau, à droite des cellules en bleu clair vierges comnmiunication. prévues à cet effet. Le modèle se présente sous la forme d'un classeur Une fois l'ensemiible des hypothèses indiquées ou Excel doté de 21 feuilles, dont 7 sont accessibles par validées, l'utilisateur peut prendre connaissance des une feuille Menu d'interface. Il donne les coûts d'in- résultats. Ceux-ci contiennent un certain nombre de terconnexion de cinq services d'interconnexion sur les tableaux: réseaux fixes (interconnexion locale, interconnexion * le premier tableau donne les coûts à la minute des simple transit, interconnexion double transit, intercon- différents éléments de réseau (noeuds et artères); nexion transit, interconnexion transit internationial) et * le deuxième donne les coûts des services d'interde deux services d'interconnexion sur réseaux mobiles conniexioni, sous trois formes: (terminaison et collecte). - une première ligne fournit les coûts d'intercon- Ce travail est inspiré de la modélisationi proposée nexion moyens tels qu'ils résultent de l'applicapar Europe Economics dans sonl étude pour la Com- tion des facteurs de routage retenus; mission européenne. Toutefois, hormis une présenta- - une deuxième ligne fournit les coûts d'intercontion voisine, le modèle proposé est largemenit nexion en éliminant les coûts des concentrateurs reconstruit pour tenir compte des spécificités africai- radio AMRT; nes. Son élaboration doit beaucoup aux concours - enfin, un tableau traduit les coûts moyens ainsi apportés par des opérateurs et régulateurs africains ainsi calculés en tarifs en tenant compte des niveaux que par des constructeurs de matériels. de modulation horaire en vigueur;
14 Modèle de détermination des tarifs d'interconnexion Puis, viennent des tableaux similaires simplifiés l'investissement et le coût d'exploitation des diffépour les réseaux mobiles. rents éléments de réseau. Ces coûts sont formés de Ayant pris connaissance de ces résultats, l'utilisateur quatre composantes tels que reprises dans le tableau peut affiner certaines hypothèses, ou tester la sensibilité ci-dessous. des résultats par rapport à un jeu de 6 paramètres retenus compte tenu de leur importance, à savoir: Coûts Coûts * Le niveau du trafic à l'heure chargée (en % du tra- d'investissement.d'exploiion Coûts attribuables fic total) ;Coû communs * La variation en % de la longueur totale des tranchées ; Les coûts comimiuns sont issus d'hypothèses expri- * La variation en % de l'effectif de personnel affecté mées en % des coûts attribuables, tant pour l'investisseau réseau général; ment que pour l'exploitation. Ceux-ci sont la plupart * La variation du coût annuel moyen d'un employé; du temps déterminés à partir des hypothèses de travail * Le surcoût en % du marché pour l'acquisition des décidées par le régulateur. biens d'équipement; Pour leur part, les coûts attribuables sont calculés de * La variation du poids de la dette dans la structure manière exhaustive en identifiant de manière précise, financière. les éléments de réseau ayant concouru à la réalisation Les modifications constatées dans les résultats peu- de l'offre d'interconnexion. vent être conservées ou annulées. Enfin, les coûts d'exploitation sont formés de deux Enfin, ces résultats peuvent être imprimés dans un termes: rapport qui reprend l'ensemble des hypothèses sous * le coût de maintenance et d'exploitation directe de jacentes. l'élément de réseau (pièces détachées, part matérielle de la maintenance préventive et corrective, Le modèle énergie consommée, etc.) calculé au prorata des coûts respectifs d'investissement; Le modèle est détaillé dans la troisième partie de ce * le coût en personnel affecté à l'exploitation. rapport. Sa logique globale est assez simple : Il importe de souligner à ce stade que le coût en 1. le modèle est construit à partir d'une nomenclature personnel est difficile à évaluer au prorata des coûts d'éléments de réseau bien connus (noeuds et artères) ; d'investissement lorsque la taille des réseaux reste 2. chaque service utilise dans des proportions différen- embryonnaire. Dans ce dernier cas, les coûts d'investistes ces éléments. Le nombre moyen d'utilisations sement sont grevés de facteurs spécifiques qui rendent d'un élément de réseau par un service permet de moins pertinente toute corrélation entre les coûts calculer les facteurs de routage. Grâce à ces facteurs d'exploitation et les coûts d'investissement. Par conséde routage, le modèle calcule la charge totale sup- quent, l'effectif en personnel à renseigner est celui d'un portée en minutes de trafic par chaque élément de opérateur efficace exploitant un réseau comparable. Le réseau ; calcul des coûts salariaux de l'opérateur est réparti sur 3. le modèle dimensionne certains éléments de tous les éléments de réseau en fonction des hypothèses réseaux (notamment de transmission) dans le cadre fournies par l'utilisateur. de la topologie décidée par l'utilisateur; Les coûts d'investissement sont calculés par élément 4. le modèle agrége l'ensemble des coûts pour chaque de réseau. Pour ce faire, le volume de trafic affecté à élément de réseau et en déduit un coût à la minute ; chaque élément de réseau à l'heure chargée sert de 5. le modèle calcule les coûts d'interconnexion en base à son dimensionnement. On décompte ensuite les fonction de l'utilisation des services d'intercon- volumes de trafic écoulé à travers chaque élément de nexion des différents éléments de réseau. réseau. Grâce aux prix unitaires relatifs aux éléments de En définitive, pour calculer le coût des services réseau, on en déduit le coût total de l'investissement d'interconnexion, le modèle distingue le coût de pour chaque catégorie d'éléments de réseau. 6
15 Synthèse Les coûts d'exploitation, et les coûts non attribua- bles lui sont ensuite affectés, ce qui permet de déterui- ner un coût global unitaire par minute écoulée. Affectés au trafic d'interconnexion, ces coûts à la minute permettent de calculer le coût des services d'interconnexion. Ceux-ci sont alors modulés par le gradient horaire appliqué aux services de détail. Les centres de commutation (URAD, CAA, CT, CTI) sont les noeuds du système et leurs coûts d'inves- tissement sont répartis en deux composantes: coûts fixes et coûts variables en fonction des BHE (Business Hour Erlangs transformés en 2 Mbps) du nombre d'a- bonnés. Les artères ou liaisons relient les noeuds. Elles sont donc d'abord caractérisées par la nature des noeuds qu'elles relient. Les artères font l'objet de calculs se * 12 feuilles formant le coeur du modèle qui seront explicitées par la suite; * 4 feuilles spécifiques aux réseaux mobiles (dont les résultats apparaissent sur la feuille résultat général); * 1 feuille d'étude de la sensibilité du modèle à quelques paramètres; * 3 feuilles de gestion spécifique (deux feuilles pour ainsi: l'édition des rapports fixe et mobile et une feuille de gestion des deux langues et des valeurs par défaut). Les 12 feuilles du modèle général se répartissent * 4 feuilles recueillant les hypothèses; * 1 feuille calculant le trafic pour dimensionner les éléments de réseaux; * 2 feuilles dimensionnant la transmission et les situant à deux niveaux: infrastructures; * un niveau dit transmission, qui permet notamment * 3 feuilles de calcul des coûts (commutation, transde déterminler les équipements électroniques de transmission, principalemenit ceux intervenant sur * 1 feuille pour récapituler les coûts totaux (y comles anneaux SDH ; mission et infrastructures); pris les coûts communis) et permettant de calculer * unl niveau dit infrastructure qui permet de détermi- les coûts unitaires par minute et par élément de ner le type de substrat utilisé pour la réalisation des artères. En général, les infrastructures sont réalisées à l'aide de trois types de technologies : des tranchées pour la pose des câbles (fibre optique), des faisceaux hertziens terrestres (FH) et des liaisons par satellite. Les tranchées sont ventilées par géo-types (urbain, réseau; * 1 feuille de présentation des résultats. Le synoptique ci-après donne une représentation synthétique du modèle de coût de détermination des charges d'interconnexion. périurbain, rural) correspondant à différentes technologies d'enfouissement (enrobé, allégé, pleine terre). Hypothses Demande utas Les faisceaux hertziens sont caractérisées par la nature "Demand" Tech LFoaRout" "tg des pylônes utilisés (légers, moyens ou lourds). Trafic Trafic Les artères sont dimensionnées par le trafic à."gpa". l'heure chargée exprimée en capacité (Mbps). Elles Tiansmissionm T i nrmfrasuret sonit dimensionnées pour le réseau téléphonique com- Dimensionnement Caamuté et les liaisons louées que le réseau général sup- Coûts commucatio TransmissionInfrastructurea porte. Des hypothèses sur le partage de certains. i éléments infrastructurels avec d'autres réseaux (par Résultats resus" exemple réseaux d'accès) permettent de partager des coûts qui ne sont pas entièrement supportés par le réseau général. Les feuilles de calcul du modèle sont ordonnées pour prendre en charge les différentes étapes qui vien- Conclusion L'analyse et l'utilisation de ce modèle apportera aux nent d'être décrites. régulateurs et opérateurs Africains: Le modèle comprend 21 feuilles structurées ainsi: * une meilleure compréhension des logiques écono- * une feuille meniu pour la navigation de l'utilisateur; miques de l'interconnexion; 7
16 Modèle de détermination des tarifs d'interconnexion * une estimation des coûts d'interconnexion; des contextes socio-économiques et géographiques * une possibilité d'estimer la sensibilité des coûts à un des Etats africains. Un modèle bottom-up reporte certain nombre de facteurs. de facto la charge du benchmarking sur des hypo- Un modèle n'est jamais parfait. Il simplifie et réduit thèses du modèle dont la variabilité doit être beauinévitablement une réalité toujours plus complexe qui coup moins forte (prix unitaire des équipements par résulte d'une suite de décisions et de contingences exemple, ou proportion de coûts communs, etc.). qu'un modèle, aussi complet soit-il, n'arrivera jamais à Il existe tout de même un débat sur la pertinence saisir en totalité. Mais, la réalité comptable n'est sou- des approches de détermination des tarifs d'interconvent pas plus satisfaisante. nexion. Faisant appel à des modèles technico-écono- Aussi, ce modèle bottom-up de type CMILT doit- miques qui reproduisent très imparfaitement la réalité il constituer un outil d'aide à la décision. Ce modèle doit complexe d'un réseau opérationnel. Au-delà du fait permettre de progresser dans cette voie en mettant à qu'il n'existe aucune solution miracle en la matière, il leur disposition un outil de travail et de simulation illustre également que toutes les méthodes disponibles tenant compte des spécificités des réseaux africains. révèlent à l'usage des imperfections essentielles. Néan- Par ailleurs, cette démarche peut avoir deux fortes moins, il importe de souligner que cette méthode préincidences en matière de systèmes d'information régle- sente l'avantage d'aider les opérateurs et les régulateurs mentaires: à mieux connaître la structure, le niveau et la dyna- * aider à définir les informations que le régulateur mique des coûts des réseaux de façon à apprécier le doit absolument suivre, de façon à pouvoir rensei- "bon" niveau des tarifs d'interconnexion. gner ce type de modèle cette exigence d'informa- Cette connaissance approfondie des coûts permet tions devrait aller jusqu'à la collecte d'informations d'appréhender plus facilement d'autres questions comptables analytiques permettant d'apprécier un importantes de la réglementation telles que le coût de certain nombre de ratios clés (par exemple, la part l'accès universel, le coût des liaisons louées ou le niveau des coûts communs attribuables aux différents pro- du facteur X représentant les gains en productivité à duits) ; prendre en compte dans une régulation des prix de * reporter la charge du benchmarking sur un faisceau type price cap. Elle peut également faciliter la résolud'informations entrées en inputs de ce modèle. Si tion des conflits d'interconnexion auxquels sont l'intérêt d'un benchmarking des tarifs d'intercon- confrontés les régulateurs. Cette démarche analytique nexion pratiqués en Afrique reste important, il est sera utile à tous ceux qui se préoccupent de la dynaclair que celui-ci ne peut fournir que des fourchet- inique des marchés et de l'industrie des télécomumunites relativement larges compte tenu de la diversité cations. Note 1. Coûts moyens incrémentaux à long terme. 8
17 Les principes de la modélisation La régulation de l'interconnexion La plupart des pays africains ont adopté au cours des dix dernières années des législations ouvrant leur marché des télécommunications, ou en tout cas, certains segments de ces marchés, à la concurrenice. Notamment, deux à cinq opérateurs mobiles ont été généra- lemenit autorisés à offrir leurs services. En ce qui concernie les réseaux fixes, la situation est plus variée et des licences disposant de droits exclusifs temporaires ont été fréquemiiment accordées aux opérateurs histo- menit conclus entre les parties, sous réserve de la prise en compte d'exigences de droit public telles que prévues dans la réglementationi. Néanmoins, la régulation doit tenir compte de l'asymétrie de taille entre les opé- rateurs. Les ressources essentielles On entend par ressources essentielles des ressources qu'il serait non économique de dupliquer et qui devraient de ce fait être ouvertes à tout utilisateur qui en ferait la demanide. Ce sont en quelque sorte des resriques. sources qui doivent être niises en conmunu entre les Dans la plupart des pays africains, un régulateur indépendant ou autonome a été mis en place, la régu- Dans certains secteurs d'infrastructure, cette ouverlation de l'interconnexion apparaissant avec l'expé- rience commile l'une des principales missions assignées aux régulateurs 1. En effet, une fois autorisés, les IioU- qu'une compagnie aérienne exploite pour son seul compte un aéroport qu'elle détiendrait.toute compaveaux opérateurs doivent interconnecter leurs réseaux au moiius avec l'opérateur historique: cette obligation est présente dans toutes les législations de fa,çon à ce que deux abonnés téléphoniques puissent se joindre en toute circonstance. Cette obligation d'interconnexion soulève des questions de nature technique (commenit réaliser concrètement l'intercoiinexion),juridique (quels types d'accord doivent être conclus) et écononiques (à quel tarif le service d'interconnexion doit-il être rendu). Nous nous intéressons ici essentiellemenit au problème des tarifs d'interconnexion. La majeure partie des réglementations en vigueur prévoit que les accords d'interconniiexioni soient libre- acteurs économiques qui ont besoin d'y recourir. ture apparaît évidente. Ainsi, on ne saurait admettre gnie qui souhaite ouvrir une ligne sur cette ville, dès lors qu'elle a été autorisée par l'etat, doit pouvoir le faire sans construire un deuxième aéroport. D'une part, il ne serait pas raisonniable d'ouvrir uni second aéroport, et d'autre part la concurrence pourrait être faussée si la première compagnie pouvait exploiter sur son aéroport 50 lignes aériennes de plus que la seconde. En effet, pour amortir un aéroport dont la construction engage d'importanits coûts fixes, ceux-ci doivent être répartis sur un nombre élevé de lignes aériennes. Pour éviter de telles duplications, il est nécessaire de séparer l'exploitation de la plate-forme aéroportuaire de l'exploitation commilerciale des lignes aériennes. 9
18 Modèle de détermination des tarifs d'interconnexion Certains segments des réseaux fixes de télécommu- deforce économnique qui lui permiet de se comnporter, dans une nications peuvent être considérés comme étant des res- nmesure appréciable, de manière indépendante de ses concursources essentielles. Pour les mêmes raisons que celles rents, de ses clients et en fin de comnpte des consommateurs. envisagées pour un aéroport, il serait non économique Lorsqu'une entreprise est puissante sur un marché particulier, de dupliquer ces segments. En effet, à défaut d'inter- elle peut égalemenit étre considérée comme puissante sur un connexion, tout nouvel entrant qui souhaiterait offrir marché étroitement lié, lorsque les liens entre les deux marchés unl service téléphonique devrait construire son propre sont tels qu'ils perm ettent d'utiliser sur un des deux mlarchés, réseau de terminaison et de collecte des clients finaux. par effet de levier, la puissance détenue sur l'autre marché, ce qui ren force la puissance de l'entreprise sur le 'u -. On La tarification des ressources essentielles retient en général comme critère de dominance la Si l'interconnexion s'impose et est imposée par les détention d'une part du marché supérieure à 25%3. Là réglementations, la conclusion et la gestion des accords où des autorités de la concurrence ont mis en place d'interconnexion sont en général laissées à l'apprécia- une jurisprudence en la matière, il est d'usage de se tion des parties, comme c'est le cas de tout accord référer à cette jurisprudence. Tous les opérateurs histocommercial consenti entre acteurs privés, dès lors que riques, beaucoup restant encore en situation de monoceux-ci respectent la législation en vigueur'. pole, doivent donc être considérés comme opérateurs Néanmoins, cette négociation ne devrait pas être puissants. Le risque posé par un opérateur puissant est entièrement laissée à l'appréciation des acteurs en pré- qu'il impose aux tiers un tarif discriminatoire 4. sence lorsqu'il existe une forte dissymétrie entre ces Pour réguler ces accords, le régulateur utilise en derniers. Dans un tel cas en effet, l'acteur dominant, général un certain nombre d'outils: qui n'a pas besoin de l'interconnexion, pourrait imllpo- * La séparation comptable des différentes activités des ser des conditions inéquitables au nouvel entrant, pour opérateurs puissants, pour permettre de vérifier lequel cette interconnexion est vitale. Notamment, les notanunent la non discrimination des tarifs 5 ; tarifs consentis pourraient condamner tout nouvel * La publication d'une offre de référence suffisamexploitant à une cessation d'activité s'ils se situent à des ment détaillée comprenant une description des offniveaux qui placent soii offre "hors jeu". res pertinentes réparties en divers éléments selon les Cette régulation doit s'appliquer aux situations de besoins du marché, accompagnée des modalités et dominance du marché. Dans le cas contraire, tout nou- conditions correspondantes, et notamment des vel entrant devrait pouvoir accéder à une intercon- prix; nexion à un tarif concurrentiel grâce à la multiplicité * La validation de cette offre de référence des offreurs de services d'interconnexion et au fait que * En cas d'absence d'offre de référence, la validation ceux-ci, dans une situation concurrentielle, sont à des conditions d'interconnexion présentes dans les priori autant demandeurs qu'offreurs de services d'in- accords d'interconnexion. terconnexion vis-à-vis des nouveaux entrants. Mais, si un acteur domine tout ou partie du marché, son inté- L'orientation vers les coûts rêt n'est pas de faciliter l'interconnexion. Il a donc une Non discrimination et transparence ne sont pas les seuforte incitation à exiger des conditions et entre autres, les obligations imposées aux opérateurs puissants en des tarifs discriminatoires, pour protéger ses propres matière d'interconmexion. Il est en effet de plus en plus activités. souvent requis que les tarifs soient orientés vers les Il est donc nécessaire de déterminer d'abord quels coûts. Cette obligation ne doit pas toutefois être entensont les critères de dominance (ou de puissance) et à due dans un sens trop restrictif. En effet, la concurrence quelles obligations doivent être soumis les exploitants peut être confortée par la construction d'infrastructures en situation de dominance. La nouvelle régulation alternatives, qui tireraient notamment le meilleur parti européenne spécifie que "une entreprise est considérée du progrès technologique. Le contrôle des tarifs doit s'ocomme puissante sur le marché si, individuellement ou pérer quand il y a un risque que ceux-ci soient trop éleconjointement avec d'autres, elle se trouve dans une position vés ou lorsqu'il y a un risque de «squeeze» (des tarifs se 10
19 I Les principes de la modélisation situant à des niveaux trop bas). Le squeeze tarifaire peut Les coûts génériques d'une firme multiproduits éliminer la concurrence, soit vers l'aval, soit vers l'amont. D'une manière générique, une firme multiproduits D'une manière générale, "l'imposition d'un contrôle des fait face à différents types de coûts. Ceux-ci sont repréprix par les autorités réglenentaires nationales ne doit pas avoir sentés schématiquement et définis ci-dessous. d'incidence négative sur la concurrence à long terme, ni décourager l'investissement dans des infrastructures différentes. Les Figure I Les coûts d'une firme multiproduits autorités réglemneniaires nationiales tiennenit compte des investis- Iun exemple sur cinq produits sements réalisés par l'opérateur et des risques encourus" 6. Produit Produit Produit Produit Produit L'orientation vers les coûts ne doit donc pas signi- A B D E fier la vente à un coût marginal. C'est bien d'un coût Co t N ariable Coû Va riable moyen dont il est question, mais d'un coût moyen qui intègre les éventuelles économies d'échelle et d'envergure réalisées par l'opérateur qui doit offrir des services d'interconnexion. L'objectif est alors de s'assurer que Cûts Di ec ement tt ibutabi s les tarifs offerts par l'opérateur puissant soient ceux ix 25 Co hs Fixes d'un opérateur "efficace". Pour vérifier l'orientation vers les coûts de tarifs, deux grandes approches sont possibles: Coûts joints Coûts joints * Une approche par comparaison (étalonnage) qui vise à comparer les tarifs offerts dans différents contextes. En général, les conditions économiques différent d'un pays à l'autre et peuvent s'expliquer par des considérations spécifiques au marché, à la géographie ou à d'autres conditions économiques Coûts Communs ou socio-économiques particulières. Cette Coûts directs ou coûts directement méthode ne permet donc que d'appréhender des fourchettes de tarifs. attribuables: il s'agit des frais des inputs qui sont nécessaires seulement pour produire un service spéci- * Une approche analytique qui consiste à examiner fique ou une série de services et qui ont leur propre les coûts présentés par un exploitant donné. Là encore, différentes méthodes d'allocation des coûts sont possibles que nous examinerons ci-dessous. identité pour des motifs comptables, par exemple leur propre compte ou sous-compte. Ainsi, cette notion désigne l'ensemble des frais qui peuvent être directe- Ainsi la régulation des télécommunications ment imputés à un produit déterminé, que ces frais impose-t-elle, pour les raisons que nous avons évo- soient fixes ou variables. D'un point de vue éconoquées, un contrôle de l'orientation vers les coûts des tarifs d'interconnexion pour les opérateurs dominants. Le présent modèle qui est bâti sur une des méthodes d'allocation des coûts se veut un outil d'aide à la déter- mination de cette orientation pour les régulateurs et les opérateurs d'afrique subsaharienne. Les méthodes de détermination des coûts Il y a plusieurs façons d'aborder la formation des coûts. proportions fixes. Un coût représente le montant, exprimé généralement en monnaie, des charges nécessaires à l'acquisition ou à Coûts communs: Coûts partagés par tous les servila production d'un bien ou d'un service. mique, il s'agit des coûts qui sont directement liés à un produit ou un service (tous les coûts engendrés par le(s) service(s) en question et pas par d'autres services). Ils sont économisés si ce service n'est pas produit. Coûts joints: Coûts partagés par une famille de service (par exemple, les coûts des bâtiments dans le réseau téléphonique). Il s'agit des coûts des inputs qui produisent nécessairement plus d'un produit dans des ces de la firme (par exemple, les coûts fixes des licen-
20 Modèle de détermination des tarifs d'interconnexion ces). Il s'agit des coûts des inputs produisant plusieurs outputs différents avec la possibilité de varier les proportions des services produits. La somme des coûts joints et des coûts communs constitue les coûts partagés. Ces coûts peuvent être attribués aux différents services selon des clés de répartition plus ou moins arbitraires établies sur la base de relations causales. Quand cette attribution peut se faire sur une base non arbitraire reflétant la relation des coûts avec les coûts directement attribuables, on parle de coûts indirectement attribuables. Quand cette répartition ne peut s'opérer que sur une base arbitraire, on parle de coûts non attribuables. Au sein des coûts directement attribuables, on distingue généralement les coûts fixes des coûts variables: Coûts fixes: Ils représentent la part des charges de l'entreprise liée à son existence et à la mise en place de soii appareil industriel et commercial. Ils sonit généralement constitutifs d'une capacité de production qui évolue par seuils. Ce sont notamment les équipements faisant l'objet d'un investissement à priori. Ces coûts ne sont fixes que relativement, car ils ne sont pas totalement indépendants du niveau d'activité de la firme. En effet, en cas d'une mutation importante de la taille de l'entreprise, les coûts fixes varieront à cause du changement de structure. Ces modifications ne sont cependant ni nécessaires en deçà de certains seuils, ni proportionnelles. Ils sont considérés comme indépendants du volume de production et sont supportés par la firme, en toute hypothèse, même si elle ne fonctionne pas. Au sein des coûts fixes, on peut isoler des coûts irrécupérables (sunk costs) qui sont perdus si l'activité est arrêtée (Coût d'entrée sur un marché, coût fixe non récupérable à la sortie). tion) ainsi que des charges de commercialisation variables (frais de livraison, courtages, commissions, indemnités, actions comumierciales... ). Ils ne sont pourtant pas forcément strictement proportiornels à l'évolution de l'activité en raison des modifications qui peuvent être enregistrées dans le rendement des facteurs d'activité selon le niveau auquel celle-ci se situe, selon l'évolution des techniques employées et le rythme adopté pour les opérations de production. Aussi, dans leur traitement économique, ils sont dépendants du volume de produc- tion. Ils peuvent varier de façon directement proportion- nelle avec la production (matières premières) ou de façon non directement proportionnelle (dépenses de salaire). La somme des coûts fixes, des coûts variables, des coûts joints et des coûts communs constitue le coût total ou coût global. Ce dernier est directement lié à l'output (plus on produit, plus le coût total augmente). Des économies d'échelle sont présentes quand les coûts unitaires baissent avec le niveau d'out- put et des économies de variété existent lorsque plu- sieurs outputs sont produits de maniière moins chère ensembles que séparément. Cette typologie des différents coûts auxquels une firme fait face a le mérite de la simplicité et permet de visualiser directemenit les problèmes courant d'alloca- tion des coûts. Cependant, celle-ci ne permet pas de prendre en considération des critères de coûts rencon- trés dans la littérature économique qui constitue un raffinement des critères précédents. Critères économiques d'appréciation des coûts La prise en compte d'une dimension plus économique des différents types de coûts permet unl élargissement des concepts et une meilleure compréhension des critères. La scission entre coûts fixes et coûts variables comprend une forte composante " temporelle ". Ainsi, les Coûts variables: Frais variables ou charges d'exploitation, coûts fixes correspondent à une notion de long terme, ils sont étroitement liés au niveau et à l'évolution des tandis que les coûts variables impliquent le court opérations de production et de commercialisation de terme. Cette distinction permet notamment de l'entreprise. Lorsque certaines opérations sont arrêtées, réconcilier analyse économique et analyse comptable si les frais variables correspondants disparaissent, lorsqu'elles l'on considère que, à long terme, les coûts fixes devienévoluent, ils évoluent dans le même sens. Les frais varia- nenit des coûts variables. bles sont notamment constitués par les charges de matiè- A partir du coût total défini ci-dessus, il est possible res premières, de main d'oeuvre employée à la de dériver deux notions fondamentales : le coût moyen production, d'énergie (utilisée également à la produc- et le coût marginal. 12
21 Les principes de la modélisation Coût moyen: Prix de revient, il s'agit du coût uni- coûts si l'on est en présence d'économies d'échelle et taire obtenu en divisant le coût total par le nombre de variété, auquel cas ces coûts sont inférieurs au coût d'unités produites. Il décroît puis croît (au moins à moyen encouru. Un moyen de corriger ce problème court terme) avec l'output selon que le coût total aug- consiste à considérer des coûts moyens incrémentaux à mente ou diminue plus ou moins que linéairemenit. Le long terme, car tous les coûts sont variables. Mais il coût moyen total correspond à la somme des coûts reste alors à financer les coûts joints et commiluns, d'où moyenis variables et des coûts fixes moyenis. la nécessité de définir les coûts incrémentaux à long ternie pour le service ou l'élément total. Coût marginal: Frais correspondant à la variation D'autres concepts de coût existent qui ne nous d'un montant total des coûts liée à la variation du seront pas utiles dans cette note volume d'activité. En économiiie, il est défini comme le supplément de coût nécessaire à la production d'une Les notions de coût économique unité supplémenitaire (coût de la dernière unité pro- La notion de coût économique consiste à ramener à duite). Mathématiquement, il s'écrit comme la dérivée une année de base une série de coûts s'étalant dans le première du coût total par rapport à la quantité pro- temps. Sommer l'ensemiible de ces coûts ne permet pas duite. Les critères de coût moyeni et de coût marginal de mesurer leur importance économique. En effet, si sont les concepts de base de l'économiiie des coûts et on dispose en année O d'une somme Q, on attendra de sont définis pour un bien qui est produit par une firme cette somme que placée aux conditions du marché mono-produit. (taux d'intérêt i), elle rapporte l'année 1 la somme Lorsque l'on passe à une firme multiproduits,la for- Q*(l+i), l'année 2 la somme Q*(1+i)?, l'année n, la mulation des concepts change relativement peu. En sommnue Q*(l+i)n, etc. effet, les coûts de production de plusieurs biens par une Inversement, dépenser une sommile D en année n, firme dépendent des quantités produites de chaque c'est prévoir aujourd'hui une sommile D/(l+i)'. La bien et des proportions dans lesquels ils sont produits. bonne mesure d'une série de dépenses consiste donc à Il faut donc distinguer la situation où ces proportions actualiser ces dépenses, c'est-à-dire diviser les dépenses ne changent pas de celle où elles varient. On parle alors de l'anniée n par la somme 1/(1 +i)". «i» est considéré de coût radial et de coût incrémental. Le coût marginal comme le coût du capital, c'est-à-dire le coût qui s'apreprésente le prix planclher théorique que la firme doit plique à un emprunt ou le coût de la rémunérationi de recouvrir à court terme. capitaux placés sur des marchés financiers. «i» est en quelque sorte le taux de rendement minimal requis Coût moyen radial: En l'absence de changement de pour la ressource finanicière. D'où l'importance du la composition de la production miultiple, le concept coût du capital dans les calculs de la détermination des pertinenit est celui de coût moyen radial (i.e. à propor- coûts. tion de produits constanite). On parlera alors de * Coût actualisé total L'investissement initial 9 - la Coût moyen incrémental: Quand un changemiienit valeur de revente à l'année terminale actualisée + de proportion a lieu, le concept est celui de coût incré- les frais d'exploitation actualisés. mental moyen défini comme le coût moyeni associé à * Coût de revient économique ou coût moyen un produit ou utn groupe de produits parmi ceux que temporel: C'est l'anluité constante équivalente au fabrique la firme concernée. Ce coût incrémental coût total actualisé (cf. l'appendice mathémiiatique). moyen d'un groupe de produit est décroissant avec * Coût marginal temporel: Pour une anniée n, en l'augmentation du nombre de groupes de produits. l'absence de valeur de revente, il est égal aux frais Les coûts marginaux, radiaux et incrémentaux sont d'exploitation. Si la valeur de revente est non nulle, en théorie des coûts qui ne prennent en compte que la c'est la somme des frais d'exploitation et de l'écart partie variable avec la production des coûts. Tarifer à entre la valeur de revente actualisée en n-1 par rapces coûts ne permet pas de récupérer l'ensemble des port à la valeur de revente en n. 13
22 Modèle de déterminauon des tarifs d'interconnexion Différentes méthodes traitent donc différemment l'allocation des coûts. Prises indépenidanmment les unes des autres, chacunie trouve une légitimité dans les choix opérés et fait apparaître certains avantages et inconvé- nients. Par abus de langage, on distingue traditionnelle- ment quatre grands types de méthodes qui n'onit pas toutes la même portée pratique. Certaines sont des méthodes d'allocation des coûts au sens strict, d'autres sont des méthodes de tarification dont découlent des principes d'allocation. On considère en général quatre grandes méthodes d'allocation des coûts: 1. La méthode des coûts complètement distribués 2. La méthode dite ECPR; 3. Les méthodes de Ramsey-Boiteux et Laffont- Tirole, tenant compte de la demande; 4. Les méthodes des coûts incrémentaux à long terme. Il n'existe pas de méthode miracle. Chacune est basée sur un raisonnement économique qui peut être critiqué ou défendu selon le point de vue où l'on se place. Le modèle développé est bâti sur la méthode des coûts incrémentaux à long ternie qui sera développée plus avant dans ce qui suit. Cette méthode peut être reliée à la méthode des coûts complètement distribués (dite FDC, Fully Distributed Costs), qui enregistre le détail des dépenses historiques et affecte ces dernières à des produits, à l'aide d'une procédure de répartition en cascade, où les coûts sont regroupés par nature et par fonction, selon une hiérarchie de nomenclatures Les spécificités temporelles des coûts Coût historique: Coût constaté du bien au moment où il entre dans la comptabilité (coût d'achat ou coût de production). Ce coût peut évidemment ne plus représenter le coût réel du bien au bout de plusieurs années pour une série de raisons: usure, obsolescence, dépréciation de la monnaie, vieillissement. Coût prospectif efficace ou de long terme: Opposé au coût historique, évalué en s'appuyant sur le prix des meilleures technologies et en supposant un dimensionnement optimal des installations. I'ourquoi a-t-on besoin de tous ces concepts? En règle générale, une firme produit plusieurs outputs. Sa fonction de coûts présente des caractéristiques intéressantes en ce sens qu'il est moins coûteux de produire ensembles ces outputs que de les produire séparément: le coût totalement alloué de production d'un output est moins élevé que le coût isolé de production de cet output. Sinon, la firme aurait intérêt à les produire séparément. C'est la raison d'être des coûts joints et communs qui assurent ces économies d'envergure."séparer" ces coûts entre produits est une tâche délicate. Selon les méthodes, on obtient une séparation qui "avantage" tel ou tel critère ; de façon générale, on cherche une séparation des coûts qui évite au maximum les subventionis croisées entre services, notion qui reste elle-même à préciser dans chaque contexte. L'encadré suivant présente les définitionis des subventions croisées données parjamison (1998) : Encadré I I Différentes définitions retenues pour les subventions croisées' 0 * Du point de vue de l'économie publique, la subvention ventions croisées entre produits ne sauraient être soutenables croisée se produit dans une industrie de réseau lorsqu'une firme pour les firmes qui les pratiqueraient. Une action du régulateur réglementée utilise des revenus d'un marché sur lequel elle jouit est donc nécessaire pour s'assurer que de tels transferts ne disd'un monopole ou d'une position dominante pour subventionner tordent pas la concurrence. ses activités sur les marchés sur lesquels elle fait face à la concur- * Du point de vue de l'allocation des coûts, et dans le cas rence. La subvention croisée est donc considérée comme une d'une entreprise multiproduits, le prix de chaque produit ou serpratique anti-concurrentielle dans la mesure où la firme régulée vice doit couvrir l'ensemble des coûts qui lui sont directement peut couvrir les coûts résultant de ses activités concurrentielles attribuables et contribuer à la couverture des coûts communs par les revenus dégagés par l'activité pour laquelle elle bénéficie généraux. Lorsque ceci n'est pas le cas, il peut être argumenté d'une situation de monopole. Dans le cas particulier des obliga- que le produit ou service concerné bénéficie d'une subvention tions de service universel (OSU), les subventions croisées: (a) croisée. s'effectuent dans le sens inverse à savoir des activités économi- * Selon Baumol-Faulhaber, la subvention croisée se produit quement viables vers celles qui ne le sont pas; (b) ont lieu parce lorsque le prix d'un service ne couvre pas son coût incrémental, que des réglementations les imposent; et (c) ne se produiraient et que malgré cela la firme productrice continue de faire un propas en l'absence d'une politique gouvernementale en leur faveur. fit normal (assurant par exemple une rémunération raisonnable En définitive, dans un marché parfaitement concurrentiel, les sub- du capital investi). 14
23 Les principes de la modélisation emboîtées. Dans sa version originale, cette approche optimaux par la concurrence. Les méthodes d'évaluaqui repose sur une comptabilité analytique complète et tion nécessitent ainsi une articulation entre les modèles fiable, se heurte à la difficulté d'allouer les frais joints et technico-éconiomiques et les modèles comptables. les coûts communs à plusieurs produits. Les méthodes CMILT sont aujourd'hui considérées Les méthodes CMILT (Coûts moyens incrémen- commile celles capables de donner le bon "signal" écotaux à long ternie) sont basées sur les coûts incrémen- noml-ique aux march-és, incitant à l'entrée tout en protaux. On en distingue deux types. Une CMILT tégeant la capacité d'investissement. top-downv qui est une méthode analytique. Elle établit les coûts incrémiientaux en aditionnant les coûts directe- La méthode CMILT appliquée aux pays africains ment attribuables au service et en leur ajoutant une quote-part des coûts joints, déterminée à l'aide de clés Le principe des CMILT de répartition comptables. Celle-ci conduit à des coûts La méthode des coûts moyens incrémentaux à long davantage historiques que de long ternie. Une CMILT terme (CMILT), dénommée LRAIC (Long 1<un Avebottoîîî-uip, méthode constructiviste, qui consiste à simu- rage Incremental Costs) en anglais, estime les coûts ler les services à l'aide d'une maquette techlnique incor- supplémentaires induits pour la production d'un serporant les dernières technologies disponibles, puis à vice, par rapport aux coûts déjà induits par la producdéduire les CMILT du chiffrage économique de cette tion d'un portefeuille d'autres services. Les coûts maquette (produit des CMILT miinimalistes). Cette incrémiientaux d'un service ou élémenit A représentent méthode retient plus spécifiquemenit l'attention des en quelque sorte l'éconornie de coûts qui résultent de régulateurs et des économistes dans les secteurs d'infras- la non production ou non mise en oeuvre de A, ou en tructure. En effet, le coût incrémental, notion spécifique d'autres termes, les coûts encourus pour produire A en des firmes ou des industries multiproduits, représente le sus du portefeuille de produits existants. coût additionnel pour produire un service courant oui La notion de long terme consiste à prendre les anticipé versus ne pas le produire à long ternie. En d'au- coûts occasionnés en se plaçant sur une perspective à tres ternies, il inclut tous les coûts d'usage et les coûts long terme, c'est-à-dire en considérant également les fixes dus à la fourniture du service et qui ne seraient pas coûts d'investissements nécessités par le service ou l'éapparus si le service n'avait pas été fourni. La méthode lémenit. L'idée est de rendre le plus "variables" possible du CMILT prend donc en compte les coûts fixes causés les coûts fixes entraînés par une production ou une par les services d'interconniiexioni, miais ne prend pas en niise en oeuvre. Les coûts incrémentaux à long terme compte les coûts conmmuns qui ne varient pas propor- d'un service ou d'un élément A représentent donc tionnellement avec la production. l'ensemble des coûts qui pourraient être évités si A n'é- Il convienit de raisoniier à long terme ou en termies tait pas produit ou mis en oeuvre. Les coûts incrénlemede développemenit, c'est-à-dire en intégrant les équipe- taux compreninent donc l'ensemble des coûts ments et investissements qui seront à terme mis en place directement attribuables à A, qu'ils soient variables pour satisfaire un supplément de demanide sans dégra- (dépendant du niveau du trafic à capacité donnée) ou der la qualité de service. Il s'agit d'analyser systémati- fixes (constitutifs de la capacité). quement comment l'évolution du trafic déterminie le Mais A peut également recourir à des éléments, serdimenisioninemiient et l'architecture des réseaux. L'avan- vices ou fonctions nécessités de façon conjointe avec tage essentiel de cette dernière méthode est de recons- d'autres services ou éléments. Les coûts incrémentaux, truire le réseau tel qu'il serait effectivement si on avait à nimêe de long terme, stricto-sensu, ne prennent en le construire maintenant et d'allouer les coûts à chaque compte le partage de ces coûts que s'il s'agit de coûts activité. Elle est ainsi basée sur des coûts prospectifs et joints (au prorata de leurs incidence) et non de coûts non sur des coûts historiques. L'évaluation fiable des communs 1. coûts moyens incrémenltaux de LT nécessite des infor- Néanmloins, les coûts incrémiientaux, tels qu'ils sont mations techniques, économiques et comptables perti- définis stricto-sensu, peuvent difficilement servir de nentes, en particulier en l'absence de révélation des prix base à la tarificatiorî de l'accès aui service om à l'élémnenit, dans 15
24 Modèle de détermination des tarifs d'interconnexion la mesure où ils ne couvrent qu'une partie des coûts. 2. Que les coûts sont les coûts actuels. Dès lors que A utilise également d'autres "coûts", il est On articule ainsi peu à peu avec une méthode des nécessaire de les considérer pour autant qu'une relation coûts complètement alloués (FDC - Fully Distributed de causalité existe, c'est-à-dire que A ne pourrait être Costs). Cette méthode, comptable et historique, nous produit sans la mise en oeuvre des services, éléments ou l'avons vu, consiste à ventiler tous les coûts d'une firme fonctions qui suscitent ces coûts. On parle alors de entre ses différents produits, en attribuant les coûts Total Service (TS) ou Total Element (TE) LRIC, soit directement attribuables aux différents produits, et en TSLRIC outelric: ces méthodes consistent donc à répartissant les coûts joints et communs aux différents allouer les coûts joints et communs pertinents 12 selon produits selon des clés de répartition les plus "pertides méthodes d'allocation qui doivent être précisées. nentes". La différence entre la méthode FDC et la méthode Enfin, il est nécessaire de préciser qu'elle est la TSLRIC avec cotits et technologies historiques réside donc nature de coût que l'on retient. Deux possibilités sont seulement dans la non prise en compte des cofits commh1uns non généralement considérées, chacune d'elles pouvant pertinents. En suivant les méthodes des coûts incrémendonner lieu également à une alternative: taux, on arrive à des coûts décroissants en ôtant des 1. Les coûts historiques forment une première option. couches de coûts non efficaces. En général, les métho- La méthode consiste donc à évaluer les coûts sur la des TSLRIC ou TELRIC ne sont retenues qu'en base de leur expression comptable" 3, éventuelle- considérant les coûts actuels, c'est-à-dire notamment ment redressée de l'inflation ; pour les coûts fixes, des coûts de renouvellement 2. Les coûts dits prospectifs (Forward Looking) ou (modern equivalent asset). actuels sont les coûts qui seraient encourus si l'on On obtient ainsi une famille de méthodes de coûts reconstruisait l'appareil de production au jour du incrémentaux. Il y a donc bien nécessité de préciser les calcul. principes qu'il faut retenir pour l'évaluation des coûts La première approche est souvent qualifiée d'appro- de façon à ce que l'opérateur historique offrant un che top-down et la seconde de bottom-up: elle néces- produit A puisse déterminer la nature des coûts qui s'y site en effet la construction d'une maquette simulanit la appliquent et en évaluer le montant. production de A de façon à en déterminier le coût. La notion de coûts incrémentaux à long terme Cette maquette est d'autant plus utile dès lors que (TELRIC) se référe à ce qu'il est convenu d'appeler l'on introduit une considération de progrès technique également des coûts économiques. Dans les faits, on dans l'évaluation des coûts. En effet, la production de A utilise des coûts moyens dénommllés TELRAIC en à la date t par un opérateur historique peut résulter anglais, soit CMILT (Coûts moyens incrémentaux à d'investissemenits réalisés au cours des périodes anté- long terme) en français. rieures et mobilisant une technologie dépassée. Dès La réglementation des coûts d'interconnexioni lors, on peut considérer de travailler sur la technologie introduit donc d'autres notions en matière de coûts. La (notammenit l'architecture de réseau) historique ou sur première est celle de la spécificité des cotts, la seconde la meilleure architecture disponible à la date t ; on a celle de la pertinence des cofits. donc une alternative qui consiste à retenir le système L'incrémlent est en général relatif à un ensemble de servihistorique de production (à coûts historiques ou à ces utilisanit le lméme outil de production. Dans cette coûts actuels) ou le système de production actuel le famille, on cherche la détermination des coûts d'un plus efficace (en général à coûts actuels, car les prix ne service donné (par exemple les services d'interconsont pas disponibles rétrospectivement). Pour des rai- nexion au sein des services téléphoniques). Les coûts sons pratiques, on retient en général (nous reviendrons spécifiques de ce service donné, c'est-à-dire les coûts sur ce point) une architecture "historique moyenne"14. directemient attribuables à ce service 15, ne doivent pas Mais, on suppose alors: entrer dans la détermination des coûts de l'incrément. 1. Que l'opérateur est un opérateur efficace, c'est-à- Ainsi, les coûts de conmiercialisation des services télédire qu'il minimise ses coûts pour un volume de phoniques au détail sont des coûts spécifiques de ces production donné; services non partagés avec les services d'intercon- 16
25 Les principes de la modélisation Figure 2 Passage des coûts historiques comptables aux coûts économiques (CMILT) f~lzzi... ; _ ~~~~ _ Coûts Ajustement Ajustement Ajustement TELRIC Ajustement TELRIC Ajustement LRIC historiques "coûts "durée de vie "fournisseur historique "coûts FL "coûts FL entièrement communs économique" efficient" "top-down" actuels" "bottom-up" joints et alloués non communs FDC pertinents" pertinents" Ajustement LRIC Forward looking Total Incrément sont liés par une fornie de causalité, directe ou indi- recte, au service rendu d'interconinexion. La mise en évidence d'un lien de causalité suppose une analyse technique approfondie des règles de formation des coûts dans les réseaux de télécommunications ainsi que dans les activités normales d'un opérateur de télé- commi-uniicationis. Les coûts coimmuns comprennent par exemple les coûts de recherche et développement, les coûts relatifs aux frais de siège et à la structure opé- rationnelle de l'opérateur, les coûts des personnels sor- tis de fonction, en cessation d'activité ou sortis temporairemenit de fonction, les coûts relatifs au déve- loppemenit de l'image de l'opérateur, les coûts cor- respondant aux bâtimenits noni affectés etc. Parmi ces coûts, le régulateur doit apprécier ceux qui sont perti- nents et ceux qui ne le sont pas. Seuls les coûts coim- muns pertinents peuvent faire l'objet d'une affectation proportionnelle aux coûts pris en compte dans l'inter- conniexion. Cette discriminiationi des coûts est présen- tée sur le schéma suivant nexion. Inversement, les services d'interconnexion génèrent des coûts spécifiques qui ne doivent pas être comptabilisés avec les coûts de l'incrément :c'est le cas par exemple pour les coûts de co-localisation des équipemenits du nouvel entrant, les coûts de liaison entre le réseau de l'opérateur historique et son propre réseau, le coût des services de gestion (par exemple coût de modification des systèmes informatiques, coût spécifique de facturation, coût du service gérant l'interconnexion etc.) qui doivent être répercutés sur les clients de ce service. Composés en général de coûts variables et de coûts fixes (d'investissement), ces coûts spécifiques peuvent faire l'objet d'une tarification additionnielle (sur des unités d'oeuvre qui peuvent être différentes) et peuvent faire l'objet d'un recouvremiient sous la double forme de coûts récurrents et non récurrents (cf. annexe 1). La notion de pertinenice affecte le traitement des coûts joints et comnnuns. Ceux-ci ne doivent être appliqués à l'incrément considéré que dans le cas où ils
26 Modèle de détermination des tarifs d'interconnexion Figure 3 j Structure des coùts Coûts speci iqu s_, _oûts Nor. pécifiques répartition utilisées peuvent induire des subventions croisées plus ou moins fortes selon le point de vue auquel on se place. _ Coûts Var bles Le choix des méthodes TELRIC conduit donc à un certain arbitrage et se traduit par le choix d'un çurseur entre des valeurs plutôt hautes, favorables a priori aux opérateurs historiques et des valeurs plutôt basses favo- Co F et rables aux nouveaux entrants. Pour positionner ce curseur, deux types de considération sont avancées: _ *- Des considérations "théoriques" tentent de limiter i Coûts joints Pertinents la fourchette admissible en proposant d'une part Coûts Joints Non Pertinents Coûts Joincs que la fourchette soit contrainte par la miise en place, + ~~~~Coûts Coût_ Communs Pertinents Communs Pertinents d'un système éliminant les subventions croisées, et d'autre part, que les estimations obtenues ne Coûts Communs Non Pertinents conduisent pas à des coûts supérieurs aux coûts de production isolée des services considérés. A noter que le risque de surévaluation des coûts * Des considérations "politiques" sur le bon niveau fixes communs peut favoriser une stratégie opportu- du signal à adresser aux marchés pour que ceux-ci niste de la part du monopole qui peut alors arguer de choisissent entre investissement et achat à l'opéracoûts communs élevés pour réaliser un " squeeze " en teur historique (play or pay, faire ou faire faire). imputant aux services d'interconnexion des coûts qui Deux préoccupations sont ici à prendre en compte: relèvent en réalité du segment où l'opérateur se trouve (a) ne pas faire supporter à l'opérateur historique face à ses concurrents conduisant à des distorsions de des tarifs d'interconnexion inférieurs à ses coûts, (b) concurrence importantes sur ce marché. Aussi, est-il fixer les tarifs d'interconnexion à un niveau qui nécessaire de veiller à ce que les coûts communs attri- permet d'obtenir une allocation efficace des resbués à l'incrément soient justifiés, et reflètent les coûts sources. des opérateurs les plus efficaces. Si le tarif d'interconnexion est fixé à un niveau Face à cette approche théorique, la pratique inférieur au coûts pertinents encourus par l'entreprise, conduit à un certain nombre d'interrogations d'ordre ceci peut conduire à des subventions croisées vers ce méthodologique que nous pouvons synthétiser par les service et donner de mauvais signaux au marché 17. deux réflexions suivantes: Une tarification en dessous du "bon" niveau peut éga- 1. Selon les services ou parties de réseau considérées, la lement mettre en péril les infrastructures alternatives méthode TELRIC peut s'avérer moins favorable aux en les rendant arbitrairement moins demandées et nouveaux entrants que la méthode FDC. En effet, si donc moins rentables. Mais si le tarif d'interconnexion A fait l'objet historiquement de dépréciations importan- est trop élevé, ceci est susceptible de fausser également tes et si les coûts actuels sont peu différents, voire supérieurs le marché en faisant basculer la demande vers des aux coilts historiques, on peut aboutir à une évaluation infrastructures de fait moins efficacees, et ne fait pas TELRIC-FL supérieure à l'évaluation FDC" 6. peser sur l'opérateur historique les pressions le contrai- 2. De plus, les méthodes retenues peuvent faire varier gnant à améliorer son efficacité. assez sensiblement les évaluations effectuées. Il appartient au régulateur, à l'aide de modèles qui Notamment, la segmentation des services ou élé- lui permettent de comprendre laforination, la structure, le ments peut conduire à des coûts directement attri- niveau et la dynamique des prix, de déterminer, dans le buables plus ou moins importants entraînant des contexte dans lequel il se trouve, quel est le "bon" coûts joints et communs pertinents qui croissent niveau des prix. Pour cela, il fixe de façon exogène un avec la finesse de la segmentation. L'affectation des certain nombre d'hypothèses qui seront affinées au fur coûts reste complexe dans la mesure où les clés de et à mesure des itérations. 1 18
27 Les principes de la modélisation Il est malheureusement fréquent que ni les régula- On retient en général une égalité entre le coût du teurs, ni même les opérateurs, n'aient pas une bonne service de collecte et celui du service de livraison. connaissance des coûts des réseaux qu'ils régulent ou Cette égalité est plutôt établie par principe et par qu'ils exploitent. La méthode bottom-up FL-TEL- défaut de données sur d'éventuelles différences de rou- RIC, outre sa justification économique, présente l'a- tage de ces deux types de communication qui pourvantage indéniable de contraindre à l'amélioration de raient être liées à des différences entre les populations l'information des acteurs sur les coûts, à rendre plus d'abonnés recevant des appels d'autres réseaux et celles transparent le marché des services d'interconnexion et émettant des appels vers les autres réseaux. Au total, à donner aux acteurs des éléments favorisant les déci- cinq services d'interconnexion sont retenus sions d'investissements. Nous proposons dans ce qui suit de présenter les Originequestions générales et particulières que soulève la destination méthode CMILT dans le cadre de l'interconnexion. Point d'interface Correspondant_ Réseau Nous ne considérons dans le modèle que la question Commutateur local Local commutateur de Simple de la tarification des services d'interconnexion stricto- transit dans zone transit...~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~ sensu. Nous n'aborderons pas tout ce qui a trait aux Commutateurüde P Double Transit services spécifiques liées aux co-localisations nécessai- transit autre zone transit domestique Commutateur res à Transit ces services et à leur gestion. intemational intemationai La définition de l'incrément Le transit domestique est en général calculé conmie Les services d'itnterconnexion la différence entre le double transit et le siniple transit. Les services d'interconnexion sont les services offerts Le transit international est une surcharge qui s'applique aux opérateurs tiers (autres réseaux fixes, mobiles, four- aux communications internationales. nisseurs de service) soit pour collecter du trafic, soit Le schéma suivant synthétise les services d'interpour le livrer vers un correspondant ou un autre connexion. Il montre les points d'entrée selon la nature réseau. On distingue en général quatre grandes catégo- du service. Le service international tel qu'il est conçu ries de trafic dans le modèle est un transit international avec point d'entrée dans la zone de transit où se situe le CTI. Si le Origine-destination point d'entrée est dans une autre zone, il faut ajouter le 7_. éseau R fcolecte de trafic Transit domestique coût du transit domestique. L L.ra,.,r, je irji;.: Trj,n:,rî.r,5îi'r,-,;l. Transit d ue Intervient aussi la nature du point de collecte ou de livraison du trafic. Traditionnellement, on considère Double transit ne e trois possibilités pour ce point d'interfaçage: transite na * le commutateur local sur lequel est rattaché le correspondant, le service étant qualifié alors de local; t at on * le commutateur de transit de la zone de transit où se situe le correspondant, le service étant alors qualifié Simple de simple transit; transit zone e st * le commutateur de transit d'une autre zone que Point d'entrée celle sur laquelle se situe le correspondant, le service Local fixe Point de sorcie étant alors qualifié de double transit. e 19
28 Modèle de détermination des tarifs d'interconnexion Définition de l'incrément Un opérateur de réseaux de téléconmtunications offre ilculer le Aboment ment Communie Cmuication oatinmun S-ric Sevc Service Srve en général différents types de service. Pour calculer le Abonne- cation longue supplé- d'inter coût de ces services, il faut retenir une segmiienitation ment locale distance mentaire connexion des services qui puisse être valorisée par la structure des Service de vente au détail X X X X coûts encourus. Service àva X _... On classe traditionnellemient les services selon leur Sried nature con-merciale : service local, service longue dis- transport.... tance, service international, services a valeur ajoutée... mple.... tels qu'ils ressortent d'une nomenclature tarifaire pour tjranst x les services qui sont commercialisés. Mais, c'est là une transit X grille qui ne prend en compte que la tarification varia- Service ble, la tarification fixe (frais de raccordemenit et abon- d'accès X X X nement périodique) venant compléter la tarification variable pour former les revenus de l'opérateur. Une autre façon de classer les services, qui permet de mieux approcher les coûts, est d'utiliser différenits Cette matrice montre les correspondances qui peuvent exister entre les produits élémentaires de l'oéléments de réseau, l'on constate qu'il existe trois gran- pérateur (les intitulés des lignes horizontales placées des catégories d'élément de réseau: en première colonne) et les produits vendus commer- * Les éléments qui sont dédiés aux usagers, c'est-à-dire cialement (les intitulés des colonnes placées en preutilisés uniquement par un aboiné. On retient sous l'appellation de réseau local ou de réseau d'accès, la ligne qui relie un aboimé à son commutateur de ratta- chement et ne peut être utilisée que par cet abonné; mière ligne). Elle inidique pour chaque service les composantes de coût qui peuvent lui être imputées. Cette matrice n'est pas exhaustive. On pourrait y ajouter une colonne exprimant les services des liaisons * Les éléments qui sont partagés entre usagers, c'est- louées qui recourent à certaines ressources du réseau à-dire mis alternativemenit à la disposition des diffé- rents usagers en fonction de leur requête, ou en d'autres termes alloués temporairement à l'usage d'un abonné. Pour les services téléphoniques de base, c'est ce que l'on appelle le réseau général (core or conveyance network en anglais); général. Mais, ces services sont liés entre eux, que ce soit sur le plan horizontal ou vertical. Il y a en d'autres termes une éconiomie à les produire ensemble, dénomnmée économiiie d'envergure ou de variété (economy of scope en anglais). * Enfin, les éléments qui sont utilisés pour la presta- De plus, il faut considérer qu'au niveau des prix de tion de services complémentaires ou supplémenitaires, par exemple les services de cartes téléphoniques ou les services offerts par les architectures de réseau de pénétration commerciale. Ainsi, les frais de raccorintelligent. On peut qualifier ces trois services de service d'ac- détail, unl opérateur peut vouloir retenir une structure qui ne soit pas orientée vers les coûts, pour des raisons dement peuvent être élevés et l'abonnement réduit ou au contraire l'iniverse. Cette liberté tarifaire, pour cès, de service de transport et de service à valeur ajou- autant qu'elle n'introduit pas de squeeze (c'est-à-dire tée. Le service de transport peut lui-miiêmiie se qu'elle n'éliminie pas du marché de nouveaux décomposer, comme on l'a vu, entre différents services élémentaires selon les points de collecte et de livraison du trafic. On peut alors établir une correspondance entrants) doit être préservée. Il s'agit alors de définir une relation entre les activités de vente au détail pour lesquels le prestataire final achète des services élémenentre ces services élémentaires et les services "coimmer- taires (repris horizontalement dans le tableau ci-descialisés" pour illustrer l'articulation écononhiique qui doit en résulter: sus) pour les reconditionner selon la logique à deux niveaux suivants 20
29 Les principes de la modélisation Vente au Raccordement Communication Communication Setvice Service détail Abonnement locale longue distance supplémentaire d'interconnexion Activité vente détail x x x x Service àva x.. i Service transport de _..._. Local X x I ~~~~~~~..._ _. _._ _... _. _._._. _ _ Simplu1e transit _ X DouUeÏtransrX X Service d'accès x... Cette activité de vente au détail comprend toutes services de détail et les services élémentaires. En d'autles fonctions de relation et gestion du client final. Elle res termes, l'ouverture des marchés impose pour les intervient sur tous les services qui doivent être coill- opérateurs dominianits une certaine orientationi vers les mercialisés auprès des clients finaux. L'activité de vente coûts de leurs services et de ce fait fréquemmilenit une au détail achète l'ensemble des prestations des services restructuration tarifaire pour éliminer le plus gros des horizontaux pour produire les services vendus aux péréquations tarifaires existantes 1 8. Certaines marges consommateurs finaux, en transformant en composan- de manoeuvre subsistent néanmoins. tes tarifaires les coûts élémentaires.au cours de ce pro- De ces considérationis découle la conception de cessus, le régulateur doit s'assurer que les tarifs des l'incrémiient considéré pour le calcul des coûts des serservices d'interconnexion soient inférieurs aux tarifs vices d'interconnexion. L'incrément comprend le des services de détail correspondants. réseau général, c'est-à-dire hors le réseau d'accès qui La méthode incrémlentale permet de distinguer les rassemble les éléments de réseau dédiés à des usagers. coûts attribuables des coûts non attribuables. Elle Ce réseau général assure l'offre d'une large palette consiste à s'interroger pour savoir si la production de de services. Outre les services d'intercoinexion, il perservices "horizontaux" est accrue dès lors qu'on ajoute met l'offre des services téléphoniques de l'opérateur chaque service "vertical" au panier des autres services. qui le détient. Mais, il permet en plus l'offre d'autres Ainsi, si l'on prend les services d'interconniiexioin, services, notaniiiiient les services de liaisons louées, soit on constate trois phénomènes: à destination de clients finaux (entreprises), soit pour * La prestation de services d'interconnexion ne constituer l'infrastructure d'autres réseaux, opérés par modifie pas le service de vente au détail, car celui- d'autres opérateurs, ou par le même opérateur, par ci ne concerne que la vente aux abonnés finaux; exemple le réseau télex, un réseau de transmission de * La prestation de services d'interconnexion ne données par paquet sur un protocole X25 ou Frame modifie pas le service d'accès, car la capacité mise Relay, un réseau IP, voire dans de nombreux pays, un en place et sa maintenance ne doivent pas évoluer réseau de transmissioni de programmes de radio et télépour prendre en charge l'écoulement de ce trafic vision. supplémentaire ; Par ailleurs, ce réseau général partage des équipe- * Par contre, tous les services de transport sont menits avec d'autres réseaux, notamment en milieu impactés par l'ampleur du trafic résultant des servi- urbain le réseau d'accès dont il emprunte fréquemces d'interconnexion. ment les conduites. Le réseau général partage donc Ceci signifie que le coût des services d'accès doit nombre de ses équipements ou ressources avec d'autres être couvert par les services téléphoniques vendus au réseaux. Il s'agit bien ici de coûts joints pertinents. détail. Commi-e cette approche affecte la concurrence qui pourra émaner des autres opérateurs en matière de Les spécificités des réseaux africains services téléphoniques, il s'ensuit qu'une certaine Les réseaux africains présentent de fortes particularités forme de corrélation aux coûts doit intervenir entre les par rapport aux réseaux des pays développés. Si l'on 21
30 Modèle de détermination des tarifs d'interconnexion consommation moyenne par habitant serait beaucoup plus importante si le déploiement des réseaux était plus important. Cette Afrique se caractérise donc par un très faible niveau de demande, lié à la faible solvabilité qu'en- traîne unl faible niveau de richesse. Mais ce potentiel initial peut croître rapidement, cette demande étant considère la situation géographique, démographique et économique des pays d'afrique subsaharienne, à l'exclusion des pays d'afrique australe plus développés, on peut qualifier le pays moyen Afriland qui résulte de l'agrégation des données relatives aux 40 pays qui appartiennent à ce champ et auxquels s'adresse ce modèle 19. Le réseau moyen africain extrêmement sensible: En dénommant Afriland ce pays moyen fictif, les com- o Aux baisses tarifaires paraisons ressortent ainsi o Au déploiement géographique des réseaux o A la croissance du marché global, tout nouveau raccordement suscitant des opportunités nouvelles de Afrique à bas comimiunication. revenus Union En termes de réseau, le réseau fixe connaît un et basse euro- Pays déploiemenit restreint. En Afriland, le réseau fixe Situation télédensité péennc moyen 99 (40 pays) (15 pays) Afriland UE Ratio compte en moyenne lignes, et le nombre d'a- Super bonnés aux réseaux mobiles est supérieur dans trois ficie " km2 km2 kmn2 km pays sur quatre, au nombre d'abonnés des réseaux fixes. Piop ula tion millions millions millions millions 1.67 Celui-ci, grâce aux services de prépaiement, s'élève à Densrté environ abonnés desservis par deux ou trois de popu- opérateurs. lation (hab/a2) Il faut noter qu'environ 80% du parc et 80% du tra- GDP/ fic restent concentrés dans la capitale. Le potentiel de.ca,pita; 300e 21000e 300c 21000e déploiement du réseau à l'intérieur du pays reste (milliards important, malgré son coût fort élevé. Si l'on retient un euros) i 17 rapport 20/80 entre la capitale et le reste du pays (20% liganscee de la population, 80% du parc et du trafic), on obtient princi- en Afriland une télédensité de 2% dans la capitale et de pales_ % dans le reste du pays, pour une télédensité Télé-noyned.% densité OQ5% 53.2 ' 0.5% 53.2% 100 moyenne de 0.5%. De'nsité,.' Ceci a des conséquences importantes sur l'architecde lignes ture des réseaux, relativemenit différente de ce qu'elle pak , peut être dans un pays développé. En règle générale, on constate les spécificités suivantes: Plus grand (plus du double) et moins peuplé que le o Le réseau de transit est quasi-inexistant, et les foncpays moyen de l'ue, Afriland présente une densité de tions de transit sont assurées par un petit nombre de population 4 fois inférieure, ce qui constitue en soi un commutateurs d'abonnés, notamment ceux de la handicap en termes de coût de réseau. A cela s'ajoute capitale et éventuellement des deux ou trois plus une richesse moyenne 70 fois moindre qui se traduit grosses villes du pays. par une télédensité moyenne 100 fois moindre. Si l'on o De ce fait, le réseau de transmission présente une reconstitue le marché des télécommunications d'afri- land, on est conduit à estimer la consommation moyenne de services téléphoniques à un peu plus de topologie particulière. Quand des boucles SDH se mettent en place, elles desservent généralement les commutateurs et leurs centres satellites d'une 20 minutes par an et par habitant. même région. En moyenne, seulement 20 à 25% de la population o Chaque réseau a hérité dans les années 90 d'une accède à un réseau sans déplacement excessif. La topologie issue des technologies alors disponibles, 22
31 Les principes de la modélisation avec un petit nombre de commutateurs numé- lisateurs du concentrateur. Le trafic d'interconnexion riques. Aujourd'hui, on pourrait presque imaginer contribue au dimensionnement de ces systèmes et il est dans nombre de pays un réseau dôté d'un seul com- donc naturel qu'ils soient compris dans l'incrément mutateur sur lequel se raccorderaient des unités dis- retenu. tantes de concentration d'abonniés. La structure Ces systèmes, s'ils sont installés en nombre, grèvent historique n'est donc pas optimale, mais constitue de façon importante les investissements effectués dans pour l'opérateur historique un héritage incontour- les réseaux, présentant un coût à la ligne particulièrenable. menit élevé. Il est probable que dans un avenir proche, * Pour desservir les zones éloignées et peu denses (en des technologies de type GSM fixe seront plus adaptées population et en accès), les opérateurs ont installé pour la desserte de ces abonnés à condition que les des architectures spécifiques dédiées au monde réseaux ainsi constitués supportent à la fois un trafic rural, notamment des systèmes de concentration mobile et unl trafic fixe. d'abonnés en aval des unités de raccordement d'a- Compte tenu de leur importance économique, on a boinés sur les commutateurs. Pouvant desservir de considéré deux types de coûts des services d'intercon- 8 à 256 abonnés, ces "prolongements" ont notamii- nexion: ment consisté en systèmes hertziens à partage de 1. un coût "avec systèmes AMRT" qui résulte de la canaux selon une technologie de partage temporel prise en compte des concentrateurs radio; (dite TDMA en anglais ou AMRKT en français 20 ). La 2. un coût "sans systèmes AMRT" où l'on ne prend plupart des pays africains ont de multiples concen- pas en compte le coût des éléments de réseau cortrateurs radio (systèmes AMRT) dont le coût à la respondant à ces systèmes. ligne est particulièrement élevé 21. Cette approche fait ressortir des différences consi- L'irruption de la fibre optique est relativement dérables, ce qui permettra au régulateur de déterminer récente dans le contexte africain. En effet, les capa- en toute connaissance de cause et en fonction de la cités nécessaires ne justifiaient pas jusqu'à récem- politique d'accès universel retenue, le périmètre à retenient des infrastructures de transmission en fibres nir pour l'incrément. optiques dont les capacités étaient bien supérieures aux besoins. Devenues malgré tout concurrenitielles Noeuds et artères grâce aux baisses importantes de prix dont elles ont Pour modéliser le réseau général, il convient donc de le fait l'objet, les technologies optiques s'imposenit décrire. Cette description s'opère en déterminant les aujourd'hui dans de nombreuses situations. Mais il types de noeud qui y sont présents et la nature des artèreste ull gros parc de transmissioni hertzien en ser- res qui les relient. Les noeuds caractérisent en général vice. une fonction de coimmutation tandis que les artères * Dans certains pays ayant de larges zones peu ou pas forment l'architecture de transmission. habitées (déserts ou forêts denses), les réseaux satel- Un réseau africain a été modélisé en prenant en litaires domestiques se sont imposés pour relier ces compte 6 types de noeuds et 5 types d'artères. zones. Qualifiés de Domsat (Domestic Satellite), ces Les noeuds sont les suivants: réseaux restent importants dans certains pays. * Des unités de raccordement distantes d'abonnés Le modèle proposé cherche à tenir compte de tou- (URAD) 2 2, qui ne disposent pas de capacité de tes ces spécificités de façon à ce que le calcul des coûts commutation propre sauf en cas de rupture de la puisse être le plus proche de celui souhaité, ce qui liaison avec le central de rattachement (host). On a n'empêche évidemment pas de prendre en compte les considéré comme URAD les petits centraux exigences d'efficacité requises par cet exercice. ruraux qui subsistent en de nombreux pays mais Notamment, les concentrateurs radio de type aussi les derniers centraux électromécaniques AMRT ont été inclus dans l'incrément. En effet, les encore en service. En effet, dans la quasi-totalité des circuits qui sont mis en oeuvre sur ces systèmes ne sont situations, ceux-ci sont remplacés par des URAD et pas dédiés à un usager, niais partagés entre tous les uti- non par des centraux indépendants. 23
32 Modèle de détermination des tarifs d'interconnexion * Des commutateurs dits à autonomie d'achemine- Nœuds CTI CT CM URAD SC ST ment (CAA) 23 sur lesquels viennent se raccorder les CT_ URAD. Certains de ces centraux ont une capacité CT _ Vers CTI CT-CT CT-CMA..A de transit. CM CAA-CAA (Lien * Des centraux de transit (CT) 24 "purs", très peu U.-- SC-ST SC~~~~~~~~~~~~CS nombreux dans le contexte africain, mais qui sont ST _ intégrés dans le modèle pour pouvoir prendre le cas des réseaux où ils sont présents. On notera que la liaison entre CAA et SC (ou entre * Des centres de transit international (CTI) 2 5. Ces une URAD et la station centrale d'un système TDMA) centres sont rarement pris en compte dans la modé- est une liaison locale qui n'est pas prise en compte du lisation opérée dans les pays développés, où l'on fait de la co-localisation quasi-générale de ces deux considère le transit international comme le transit noeuds. national compte tenu du maillage important des réseaux internationaux. Ce n'est pas le cas en Le tranisit Afrique où l'infrastructure internationale reste Le transit pose problènme dans la structure des réseaux importante et spécifique et où le transit internatio- africains. En effet, compte tenu de la petite taille des nal peut être distingué comme tel dans les services réseaux, ce sont en général les conmmutateurs d'abond'intercoinexion. nés qui assurent la fonction de transit: il existe rare- * Enfin, les systèmes AMRT donnent lieu à deux ment un niveau de transit spécifique avec des types de noeuds: commutateurs ne produisant que du transit sauf éven- - Des stations centrales (SC) 26 accolées en général tuellement pour le transit international. à des commutateurs qui préparent les signaux Dans les réseaux plus grands, les zones locales sont pour les envoyer dans ces systèmes de transmis- en général regroupées dans des zones de transit. On sion spécifiques ; désigne alors par simple transit le service qui consiste à - Des stations terminales (ST) 27, placées dans les collecter ou livrer un appel dans la zone de transit du villages desservis, et qui connectent les aboninés commutateur de transit qui sert de point d'accès et par par ces concentrateurs au réseau téléphonique double transit le même service mais dont le point d'acnational. cès appartient à une autre zone de transit. Les artères de transmission sont au nombre de cinq Dans un réseau qui ne possède pas de niveau de types: transit en tant que tel, la distinction entre local et sim- * Des liaisons URAD-CAA, reliant les unités de rac- ple transit peut être délicate, le trafic déposé ou collecté cordement distantes à leur central de rattachement sur un commutateur faisant fonction de transit pouvant où s'opère la commutation du trafic ; être destiné ou provenir d'un abonné raccordé à ce * Des liaisons entre CAA, qui peuvent aussi concer- même commutateur. Pareillement, les notions de simner les liaisons des CAA vers les CT, dans la mesure ple et de double transit peuvent être ambiguës, la où la fonction de transit est en général prise en notion de zone de transit n'étant pas obligatoirement charge par des centraux d'abonnés. définie par le régulateur. * Des liaisons spécifiques entre centres de transit Avant toute chose, il est donc nécessaire de s'entenlorsque ceux-ci existent (CT-CT) ; dre sur la hiérarchie des services entre le service d'inter- * Des liaisons vers les CTI, si ceux-ci sont spécifiques connexion local (intra-caa, simple transit et double (dans certains cas, la fonction de CTI peut aussi être transit), hiérarchie qui doit résulter d'une décision de prise en charge par unl CAA) ; nature réglementaire sur la délimitation du trafic local * Les liaisons internes aux systèmestdma entre sta- et des zones de transit. Deux solutions sont possibles: tions centrales et stations terminales. * Soit, la délimitation des zones locales de l'opérateur Ainsi, si l'on place les noeuds dans une matrice croi- historique sert de base à cette hiérarchie, selon une sée, les artères retenues sont les suivantes logique à spécifier 24
33 Les principes de la modélisation * Soit, cette délimitation suit une structure adminiis- Les principes de la modélisation trative, de façon à déconnecter la tarification de la topologie et des clhoix commerciaux fait par l'opé- Une approche à long terne (Lotig Runtt) rateur historique. La méthode CMILT retient une approche dite à long terme, c'est-à-dire dans laquelle a été rendu variable Les litmites dut tiodèle l'essentiel des coûts fixes. La méthode prévoit la La prise en compte des spécificités africaines conduit à reconstruction durant l'année I de l'ensemble des certaines limites dans l'utilisation du modèle. Le modèle réseaux inclus dans l'incrément pour produire l'ensemest défini pour répondre plus spécifiquemenit à la modéli- ble des services formant l'incrément. sation de "petits" réseaux, notamment dans la façon dont Dans une approche incrémentale, entrent dans les a été considéré le réseau de transit. Il ouvre la possibilité de coûts à considérer tous les coûts qui pourraient être configurer le réseau de transmission sans rechercher d'op- évités ou modulés en cas de variation de la quantité de tirnisation. Il ne détaille pas les réseaux de conduite, en ne services fournis. Se situer sur le long terme permet de croisant pas le géo-type (urbain, périurbain, rural) avec la considérer tous les coûts relatifs aux investissements nature des tranchées (enrobées, allégées, pleine terre). dans les réseaux. Il doit s'appliquer typiquemenit à des réseaux de moins d'un nmilliotn ou d'tin demni m1illioni de lignes, à la Une approche prospective structure relativement "aplatie". Retenir une approche prospective, c'est considérer Enfin, il ne comprend pas de module d'optimisa- dans la détermination des coûts les meilleures technotion du réseau, contrairement à des modèles similaires logies disponibles, et les coûts actuels de ces technoretenus pour les pays développés. Il serait en effet illusoire logies. de vouloir optimiser Ut1 réseaui dont la télédensité estfré'qiuem- De façon pragmatique, cela revient à considérer les nienit itférieure à 1% sans disposer de donn1ées imtportanites technologies numériques aujourd'hui disponibles suir la localisation effectivte de la demnauide, les donn1ées dém1o- commercialemlient. Dans ce type d'approche, on remgraphiques étanit instifflsantes pouir y procéder. Compte tenu place donc les matériels anciens par des matériels de l'importance accrue des accès collectifs (télécen- "équivalents" nmodernes, c'est-à-dire plus efficaces et tres... ) et de la non satisfaction probable de la demanide plus économiques. On conlçoit aisément qu'il est diffipotentielle, la base sur laquelle une telle optimisation cile de faire autrement dans une optique dite bottompourrait être effectuée est de plus délicate à définir. On up, c'est-à-dire de reconstitution des coûts. En effet, retient donc la structure topologique du réseau existant certains matériels encore en service (des centraux éventuellement modifiée pour tenir compte des élé- électromécaniques par exemple) ne sont plus fabriqués mentis obsolètes (vieux centraux électro-mécainiques et ne sont plus efficaces. Souvent amortis dans les encore en service): on a là un facteur qui peut faire comptes des opérateurs, ils n'ont plus aucune valeur l'objet de négociation entre opérateurs et régulateurs. "historique". En transmission, cette option signifie retenir dès Principes, logique et pratique de que c'est possible des boucles optiques SDH, aujourla modélisation d'hui la solution la plus flexible, efficace et économique. Toutefois, il se peut pour différentes raisons Le modèle que nous proposons permet donc de recons- (volume de trafic, considérations géographiques... ) tituer selon la méthode CMILT les coûts du réseau que ce ne soit pas le cas, auquel cas le modèle permetgénéral pour estimer le coût des services d'intercon- tra de prendre en compte d'autres architectures. nexion des pays d'afrique subsaharienne en tenant Pour ce qui est des coûts à prendre en compte, compte de leurs spécificités. ceux-ci doivent être estimés aux prix d'acquisition Avant d'aborder la logique de la modélisation, IIous actuels. En effet, la décision faire ou faire faire (investir rappelons les quelques grands principes retenus dans le ou acheter des services) que doivent implicitement cadre de ces méthodes. prendre les nouveaux entranits doit s'opérer selon les 25
34 Modèle de détermination des tarifs d'interconnexion conditions économiques prévalant au moment où la Au delà du choix des meilleures technologies à décision est prise. structure de réseau existante, la question de l'efficacité se pose aussi en matière d'exploitation du réseau. Les Une approche efficace technologies numériques de façon générale, mais plus La modélisation des coûts doit refléter un opérateur précisément les solutions de supervision et de gestion efficace, c'est-à-dire produisant les services de l'incré- du réseau existant actuellement, permettent d'économent au meilleur coût compte tenu des techniques miser des facteurs de production, des m 2 de bâtiments, disponibles. L'idée qui prévaut ici est qu'un opérateur de la main d'oeuvre etc. Régulateurs et opérateurs doialternatif entrant sur le marché optimiserait bien évi- vent déterminer ensemble quelles sont les solutions demment le réseau qu'il serait conduit à mettre en optimales. En aucun cas, un tel modèle CMILT ne doit oeuvre. Il est donc nécessaire que le modèle simule un prendre en compte des sureffectifs issus des gestions réseau optimisé, en d'autres termes, qu'il simule un antérieures, l'ouverture du marché à la concurrence réseau qui se situe sur la frontière de production, mini- devant constituer une forte incitation pour l'opérateur misant les équipements et les inputs pour produire la historique à améliorer son efficacité, exigence relativequantité de services demandés. ment facile à tenir dans le contexte d'un réseau qui se Cette exigence soulève néanmoins, un certain nom- développe. bre de questions, notanmment en ce qui concerne l'architecture des réseaux. Un opérateur historique hérite, Une approche économiiique et non pas comptable comme nous l'avons déjà évoqué, d'une topologie de Pour aboutir à un coût annuel, il est nécessaire de réseau largement conditionnée par les générations suc- transformer l'ensemble des coûts à long terme encoucessives de technologies qui se sont succédés sur les 20 rus, y compris ceux résultant des investissements, en ou 30 dernières années ou même parfois plus. Il y a une valeur annuelle. Une approche comptable conduialors deux approches possibles de l'efficacité: rait à considérer des amortissements annuels basés sur * Soit on modélise un réseau rendant les services une durée de vie comptable et calculés selon une attendus en faisant table rase de l'héritage et en méthode qui est généralement dépendante de certaines optimisant au mieux la topologie et l'architecture options fiscales ouvertes à l'entreprise (amortissement pour minimiser le coût de production. Cette appro- linéaire, dégressif ou accéléré selon les cas). che qualifiée de "scorched earth" est délicate car Le coût que nous cherchons à déterminer est un différentes optionis peuvent en général être retenues coût qui doit arbitrer entre deux objectifs éconopour reconstruire ex nihilo un réseau neuf selon la miques: constituer une incitation à l'entrée des hiérarchie que l'on retient pour certains critères concurrents et constituer une incitation à l'investissesecondaires (en termes de qualité, de sécurité par ment de l'opérateur qui ouvre ses ressources. exemple). Cette décision "économique" sera prise par les uns * Soit on retient la topologie existante du réseau, ou les autres au vu d'un certain nombre de calculs écoc'est-à-dire l'emplacement concret des noeuds du nomiiiques mettant en relief les bénéfices attendus de réseau comme base de travail, en reconstruisant en l'activité. Dans cette approche économiiique, les quelque sorte un réseau «topologiquement > iden- séquences des coûts et des recettes seront ramenés à tique, mais en retenant pour chacun des noeuds et une valeur annuelle moyenne selon des techniques entre les noeuds les meilleures technologies. Cette d'actualisation présentées en annexe 1. Le modèle approche, qualifiée de "scorched node" est celle qui retient la transformation des coûts d'investissement en est en général retenue, ce qui est aussi le cas dans coûts économiques annuels selon la méthode proposée notre modèle. en annexe. Si la topologie du réseau apparaît à l'évidence éloi- Cette approche nécessite l'introduction d'un coût gnée de la frontière de productioni actuelle, le régula- du capital, coût d'accès à la ressource financière, expliteur peut prendre en compte une configuration de cité dans l'annexe 2. Cette méthode permet éventuelréseau qui paraîtrait plus proche de cette frontière. lement de prendre en compte l'incidence du progrès 26
35 Les principes de la modélisation technique qui rend plus rapidement obsolètes les équi- ment et de clôture des appels, et le temps des appels pements. Le modèle propose une option permettanit de inefficaces. prendre en compte ou noni l'incidenice du progrès De plus, certains organes peuvent être partiellemenit technique selon la méthode explicitée en annexe 1. dimenisionniiés en fonctioni du nombre d'appels, notamment les organes de commutation qui doivent traiter Unie approchic couistructiviste chaque tentative d'appel: une mesure qui a longtemps Deux méthodes alternatives principales peuvent être caractérisé la puissance des commutateurs était le nomutilisées pour estimer les coûts moyens incrémiientaux à bre de tentatives d'appels à l'heure chargée (BHCA long terme: le modèle top-downi et le modèle bot- Business Hour Call Attempts). tom-up. Ces deux approches peuvenit être Aujourd'hui, compte tenu de la puissance des prorésumées ainsi: cesseurs disponibles et le coût décroissant des mémiioi- * l'approche top-down utilise les données comptables res, le nombre d'appels n'est plus un paramètre d'un opérateur et alloue les coûts à différents services fondamiienital du coût des machines. Les constructeurs sur la base des relations entre les coûts et les services. s'accordent pour dire que la durée totale des appels Des hypothèses ont besoin d'être faites pour ramener (mesurée en Erlangs) et le nombre d'abonnés accédant les coûts historiques à leurs valeurs actuelles. à la machine sont les deux paramètres les plus influenits * L'approche bottom-up implique le développement sur les coûts. Le nombre d'appels reste déterminanit des modèles technico-économiiiques (modèles d'in- essentiellemenit pour le coût engendré par l'occupation génierie) afin de calculer les coûts des élémenits de temporelle des éléments de réseau non facturée (temps réseau nécessaires pour fournir des services particu- d'attente et appels infructueux), mais ces coûts peuvent liers en supposant des technologies modernies et des évidemment être répercutés sur le coût à la minute. méthodes d'exploitation efficaces. Nous n'avonis donc retenu dans ce modèle qu'un coût En principe les deux méthodes doivent conduire à la minute, largement représentatif de la structure des aux mêmes types de résultats si les méthodes d'exploi- coûts dans uil réseau modernie. La notion de distance est tation efficace et de dépréciation ainsi que le recours prise en compte à travers les trois notions de local, simaux coûts actuels sont similaires. ple transit et double transit. La plupart des régulateurs Le modèle proposé appartient à la deuxième caté- retiennienit cette structure simplifiée qui évite d'avoir à gorie: il s'agit d'un modèle bottom-up, reconstruisanit mesurer les communiicationis par origine-destination. les coûts des élémenits de réseau. De plus, la baisse constante des coûts de transmission induite par les technologies optiques rend le coût de la Les un1ités d'oeuvre distance de plus en plus faible en comparaison des aut- Le modèle doit déterminer les coûts d'interconniexioni res coûts. unitaires. Il nécessite donc de retenir les unités qui serviront de base à cette mesure. Traditionnellemiienit, la La logique de la modélisation minute a toujours été retenue commile une unité essen- La logique globale du modèle est assez simple tielle des réseaux commutés. L'occupation des organes 1. le modèle part d'une nomenclature d'éléments du réseau est en effet une occupationi spatiale (les coill- (noeuds et artères); munîications) et une occupation temporelle (la durée 2. chaque service utilise dans des proportions différendes communications). Traditionnellement, la durée tes ces éléments.a travers des facteurs de routage, le cumulée des communications, mesurée en minutes, est modèle calcule la charge totale supportée en minuconsidérée comme le paramètre important de détermi- tes de trafic par chaque élément. nation des coûts. 3. le modèle dimensionne certains éléments de Certains tarifs d'intercoinnexion et certains modèles réseaux (notammilent de transmission) dans le cadre prennent également en compte le nomiibre de commu- de la topologie saisie; nications (nombre d'appels). Chaque appel génère en 4. le modèle agrége l'ensemble des coûts pour chaque effet un temps non facturé qui est le temps d'établisse- élément de réseau; 27
36 Modèle de détermination des tarifs d'interconnexion 5. le modèle calcule les tarifs d'interconnexion en et du coût unitaire de chaque élément. Pour ce faire, le fonction de l'usage par les services d'intercon- montant du trafic affecté à chaque éléimient de réseau à nexion des différents éléments de réseau. l'heure chargée sert de base à son dimensionnement, Explicitons chaque étape. puis au décompte des volumes unitaires de chaque élé- Le réseau est considéré comme constitué d'élé- ment. Grâce aux données de prix unitaire de ces éléments de réseau: ceux-ci sont de deux types (des ments, le coût total de l'investissemenit de chaque noeuds et des artères) : toute communication ou tout élément est calculé : les coûts d'exploitation, puis les service d'interconnexion (qui est une forme particu- coûts non attribuables lui sont alors affectés et un coût lière de communication) emprunte en moyenne x fois global à la minute écoulé par chaque élément est alors chacun de ces éléments (x pouvant varier de 0 à produit. Affectés au trafic d'interconnexion, ces coûts à quelques unités au maximum). Ces facteurs x sont la minute permettent de calculer le coût des services appelés les facteurs de routage. d'interconnexion. Ceux-ci sont alors modulés par le On peut ainsi déterniiner combien de minutes de gradient horaire appliqué aux services de détail. trafic (tous trafics confondus) ces éléments de réseau Pour plus de lisibilité, le modèle construit les coûts supportent. Par ailleurs, le modèle calcule le coût d'in- sur trois étapes : les noeuds sont considérés comme des vestissement et de l'exploitation de ces éléments de éléments de commutation et leurs coûts d'investisseréseau. Ces coûts sont formés de quatre composantes: ment sont régis avec des parts fixes et des parts variables au BHE (Business Hour Erlangs transformés en 2 Coûts Coûts Mbps) et à l'abonné. d'investissement dexploitation Les artères relient les noeuds. Elles sont donc d'a- Cts_atnbuables _... _... bord caractérisées par la nature des noeuds qu'elles relient. Les artères font l'objet de calculs se situant à deux niveaux: Les coûts communs sont issus d'hypothèses expri- * un niveau dit transmission, qui permet notamment mées en % des coûts attribuables, tant pour l'investisse- de déterminer les équipements électroniques de ment que pour l'exploitation. transmission, principalement sur les anneaux SDH; Les coûts d'exploitation sont formés de deux termes: * un niveau dit infrastructure qui permet de détermi- * un coût proportionnel aux investissements qui est ner le substrat des artères ; les infrastructures comun coût de maintenance et d'exploitation directe prennent trois types de technologies : des tranchées, en quelque sorte de l'élément de réseau (pièces des faisceaux hertziens (FH) et des liaisons par sateldétachées, part matérielle de la maintenance pré- lite. ventive et corrective, énergie consommée, etc.), et Les tranchées sont ventilées par géo-types (urbain, * un coût du personnel affecté à l'exploitation. périurbain, rural) correspondant à différentes techno- Sur de petits réseaux très étendus, le coût en per- logies d'enfouissement (enrobé, allégé, pleine terre). sonnel ne peut guère être évalué en % des coûts d'in- Les faisceaux sont caractérisées par la nature de leurs vestissement. De plus, ceux-ci sont grevés de facteurs pylônes (légers, moyens ou lourds). spécifiques très variables qui rendent difficiles cet assu- Les artères sont dimensionnées par le trafic à l'heure jettissement des coûts d'exploitation. Il est donc chargée exprimée en capacité (Mbps). Elles sont demandé au titre des hypothèses le volume de person- dimensionnées pour le réseau téléphonique commuté nel requis par un opérateur efficace pour exploiter le et les liaisons louées que le réseau général supporte. Des réseau et le calcul des coûts salariaux de ce personnel hypothèses sur le partage de certains éléments infrasest réparti sur les éléments de réseau en fonction des tructurels avec d'autres réseaux (par exemple réseaux hypothèses fournies. d'accès) permettent de partager des coûts qui ne sont Ce sont évidemment les coûts d'investissement qui pas entièrement supportés par le réseau général. font l'objet du maximum de calculs à partir de l'esti- Les feuilles de calcul du modèle sont ordonnées mation du volume requis de chaque élément de réseau pour prendre en charge ces différentes étapes. 28
37 Les principes de la modélisation Le modèle comprend 21 feuilles structurées ainsi pratique d'arbitrage, dans le cadre d'une politique sec- * une feuille menu pour la navigation`de l'utilisateur; torielle donnée. En matière de détermination des * 12 feuilles formant le coeur du modèle explicitées coûts, la théorie économ--ique propose un certain nomci-après ; bre de modèles qui présentent des avantages et des * 4 feuilles spécifiques aux réseaux mobiles (dont les inconvénients selon les critères que l'on considère. Ces résultats apparaissent sur la feuille résultat général) ; avantages et inconvénients sont minorés ou accrus * 1 feuille d'étude de la sensibilité du modèle à cer- selon la qualité et la pertinence de l'information dispotains paramètres ; * 3 feuilles de gestion spécifique (deux feuilles pour De façon pratique, la modélisation se résume bien meilleures informations disponibles permettant d'aainsi: l'édition des rapports fixe et mobile et une feuille de gestion des deux langues et des valeurs par défaut). Les 12 feuilles du modèle général se répartissent nible. souvent à améliorer l'information existante: Elle contraint à rechercher très concrètement les limenter le modèle. Cette recherche conduit le * 4 feuilles recueillant les hypothèses; régulateur à dresser la liste des informations qu'il * 1 feuille calculant le trafic pour dimensionnier les doit réclamer aux opérateurs concernés et à mettre éléments de réseaux ; en place les procédures permettant de valider les * 2 autres feuilles dimensionnant la transmission et les informations qui lui sont transmises (par exemple infrastructures ; par des moyens d'audit comptable, d'élaboration de * 3 feuilles de calcul des coûts (commutation, trans- comptes analytiques, de présentation de factures, mission et infrastructures) ; etc.) 28 ; * 1 feuille de récapitulation des coûts totaux (y com- * Elle transfere de facto à un niveau plus fin l'exipris les coûts comununs) et de calcul des coûts uni- taires par minute et par élément ; gence de benchmarking d'un certain nombre de données ; la comparaison des tarifs d'intercon- * 1 feuille de présentation des résultats. nexion entre pays est certes utile pour éviter des situations extrêmes, mais ne permet guère d'approvant Le coeur du modèle est synthétisé sur le schéma sui- cher au plus près les tarifs qui devraient être appliqués dans un contexte déterminié. En effet, divers facteurs peuvent créer de la diversité entre les tarifs Facteurs Coûts (télédensité, couverture du territoire, géographie, Hypothèss Demande Réseau Routage "UCostsar climat, etc.). Eni reportant sur les lhypothèses du modèle et non sur ses résultats l'exigence de coiii- Trafic Trafic 4 paraison, la pratique de la modélisation permet de rechercher des comparaisons sur des paramètres Dimensionnement.n " op plus homogènes entre pays (prix unitaires des maté-?"costs Infra" s Il faut insister fortement sur cet aspect essentiel Coûts Commutadion Transmission?n Jlf, Infrastructure l w riels resesotedusn en sortie d'usinie par a exeimple). xml) CosttSw 'CostsTrI Résultats TRtauxltésultats "toi Lrs_<a Il est décrit plus en détail dans la troisième partie de ce guide. La pratique de la modélisation Il nous faut insister en conclusion de cette première partie sur le fait que la régulation est avant tout une de la régulation le modèle est là avant tout pour fia- biliser une infornmation qui est par nature souvent approximative et asymétrique. Tout d'abord, il fait passer ce besoin d'un niveau macro (les coûts d'inter- connexion) à un niveau plus micro et moins sujet à controverses (les coûts des éléments de réseau, les données essentielles de trafic etc.). Le modèle pro- cure une occasion pour chaque régulateur de parfaire sa connaissance des réseaux dont il a la régulation en mettant en place des procédures récurrentes de 29
38 Modèle de détermination des tarifs d'interconnexion recueil d'informations. Cette collecte de données ressources essentielles à des tarifs prohibitifs et/ou doit être effectuée selon des procédures formalisées discriminatoires. Sous certaines hypothèses, on peut et récurrentes, tout en préservant la confidentialité moontrer qu'il existe un risque que ces modèles estide certaines données ainsi collectées. Au niveau afri- ment un coût insuffisant pour inciter l'opérateur hiscain, le développement de ce type de modèle milite torique à investir, par exemple du fait du risque lié à pour un partage sous-régional voire continental des la pérennité de l'activité des nouveaux entrants. informations les plus pertinentes de façon à favoriser L'existence d'un ensemble de paramètres soumis à la fertilisation croisée des expériences et des infor- négociation laisse penser que de nombreux paramèmations. tres ne seront sans doute pas évalués à leur juste Les modèles CMILT, comme tous les modèles niveau (celui qui minimise les coûts), mais à des d'ailleurs, ne règlent pas tous les problèmes. Nombre niveaux sub-efficaces. Le risque d'un coût préjudid'hypothèses doivent être décidées de façon com- ciable à l'acteur dominant est dans ce genre de confimune ou contradictoire entre l'opérateur dont le guration réduit. réseau fait l'objet de l'évaluation et le régulateur. C'est La pratique de la modélisation affine donc la d'ailleurs ull des intérêts du modèle que de jauger connaissance des coûts (en structure, en niveau et en l'impact de deux valeurs divergentes d'une niême dynamique) pour tous les acteurs qui y participent. variable. Les variables les plus sensibles sont vraisem- Point n'est besoin de souligner combien cette connaisblablement: sance est souvent mauvaise pour des activités qui pro- * La topologie du réseau retenue (nombre et situa- duisent de façon jointe un large portefeuille de tion des noeuds) ; services. En travaillant sur un outil commun, opéra- * Certaines données sensibles du trafic (% du trafic à teurs et régulateurs peuvent mieux apprécier l'origine l'heure chargée par exemple); des coûts, et la sensibilité des résultats aux hypothèses. * La croissance du trafic à intégrer dans les calculs En formalisant le débat sur les coûts, ces modèles doi- * Le volume du personnel "efficace" ; vent permettre d'aller plus rapidement et efficacement * Le niveau des coûts du pays considéré par rapport à à une décision des régulateurs "comprise" par les firun niveau international ; mes régulées. * Le niveau des coûts joints et communs De plus, ce processus gagne beaucoup à s'exercer de * La prise en compte ou non des concentrateurs façon récurrente, année après aimée, de façon à affiner TDMA. la connaissance des coûts à partir notamment de l'amé- L"'influence" d'une négociation vraisemblablement lioration des hypothèses et éventuellement des contradictoire sur les hypothèses peut être déroutante. logiques de construction des coûts et comprendre ainsi Toutefois, on doit considérer: leur dynamique. C'est dans cet esprit que ce modèle a I. qu'elle permet au moins de fixer des fourchettes été élaboré. Sa mise en pratique permettra de mettre en admissibles pour les coûts ; exergue ses lacunes ou ses imperfections et donc de 2. que ces fourchettes peuvent être réduites par une contribuer à l'améliorer. collecte d'informations efficace, notamment auprès A noter que le modèle fourni contient les hypothède réseaux similaires (benchmarking de certaines ses par défaut d'un pays africain subsaharien moyen hypothèses); que nous avons nommé Afriland. Cette initialisation 3. que de ce fait la critique d'une inadéquation doit permettre à chaque utilisateur de modifier peu à "théorique" des modèles CMILT tombe assez lar- peu les hypothèses tout en ayant à sa disposition gement. l'exemple d'une structure. Il se peut qu'au cours de Explicitons ce dernier point. En régulant les prix cette modification, les résultats deviennent inaccessid'interconnexion, la législation vise principalement à bles (non calculables) du fait d'incohérences qui ne éviter que les nouveaux entrants n'accèdent à des seront levées que progressivement. 30
39 Les principes de la modélisation I Notes I. Des obligations d'intérêt général peuvent 9. Qu'on suppose ici réalisé l'année 1 (sinoni, 17. Les opérateurs entrants peuvent alors choiêtre inmposées, par exemple l'accès aux nu- il fatudrait prendre la séquenice actualisée des sir de ne pas investir dans le développemenit de méros d'urgence. coûts d'investissemenit). leurs propres réseaux dans la mesure où l'utili- 2. Article 13 du projet de Directive relative 10. MarkAJaniisoni,cf. sation des infrastructures de l'opérateur histoà un cadre réglemenitaire commiiuni pour les centers/purc/primilary/jamiiisoni/ilricinig.pdf. riquie leur revient moinis cher. Ce qui peut inréseaux et les services de commi1uniicatiolns 11. Rappelonis qu'on parle de coûts joints duire des entrées inefficaces sur le marché et électroniques, Com(2001) 380, Conunission quanid les coûts sonit encourus par deux ou faire dériver le systènme vers unl équilibre autodes Commi1uniautés Européennes. plusieurs produits dans le mêm11e procédé de destmicteur, lorsque la rémunération de l'opé- 3. Cette mesure suppose préalablement de prodtictioni eni proportion constante. On rateur historique n'incite pas suffisament à définir le marché pertinent, c'est-à-dire celui parle de coûts coiiimmins quand les coûts mobiliser les investissements supplémentaires. sur lequel la puissance doit être mesurée: il sont enicourus par plusieurs produits et res- 18. ldans ce contexte, pour les opérateurs s'agit en général du marché qtui rassemble tent inichiangés quelle que soit la proportion qui pour une raison ou une autre n'auraient des produits entre lesquels, du point de vue relative de ces produits (par exeniple les sa- pas procédé aux restructurations tarifaires des clients, des substitutionis et complémeni- laires des fonictionis au siège des opérateurs), niécessaires, il petit subsister une nécessité de tarités significatives sonit présentes ou possi- c'est-à-dire que quianid un premier produit subvention de certains services excédentaires bles. est offert, le second est obtenu par le mênie vers certains services déficitaires. Dans ce cas, 4. Définition du projet de Directive relative procédé de production sans coût supplé- les deux phénomènes doivent être distinà l'accès aux réseaux de commiiunications menltaire. gués: le service d'interconnexion doit meélectroniques et aux installations associées, 12. C'est-à-dire qui présentenit un1e relation surer la valeur de ces services orientée vers ainsi qu'à leur interconnexioni, Com(2001) de causalité. les coûts et un éventuel "déficit d'accès" 369, Commnission des Commnu1iiautés Euro- 13. Oni parle aussi de embedded costs ou ac- temporaire (jusqu'à ce que la restructuration péenn1es. counting costs. tarifaire soit réalisée), doit venir compenser 5. Le régulateur peut imposer obliger une 14. Notammiiiienit en reprenanit la topologie la péréquation tarifaire en vigueur. entreprise intégrée verticalemenit à rendre du réseau historique, c'est-à-dire les mémes 19. Il s'agit grossièrement des pays africains ses prix de gros et ses prix de transferts inter- localisations d'équipements d'intercon- dont le PIB par tête est inférieur à 1000 euros. nies transparents, dans les cas où l'analyse du nexion interines au réseau (commltutation, 20.Time Division Multiple Access oul Accès marché révèle qtue l'opérateur concernié concentrationi, distribution etc.). Option Multiple à Répartition dans le Temps. fournit des ressources qui sont essentielles à qualifiée de "scorched node" consistant donc 21. On présente en annexe 3 ces concentrad'autres fournisseurs de services, alors qu'il à reteniir la hiérarchie réelle du réseau et les teurs radio. est lui-méime en concurrence avec eux sur le règles de gestion du trafic actuelles. Imaginier 22. Dites Remote Concentrator Units mensie marché en aval. (Com(2001) 369). un réseau optimal souléverait uni certain (RCU) en anglais. 6. Com(200 1) 369. nomilbre de critiques sur sur sa faisabilité, soin 23. Local Switch ou Host Switch (LS) en an- 7. Définition économique stricte. éventuelle opérationnalité, sur l'impact de glais. 8. Notamment les notions de coût d'oppor- cette architecture virtuelle sur d'autres tarifs, 24. Transit ortandenm Switch (TS) en anglais. tuniité (dans notre contexte, coût qui permiiet etc. 25. Initernational Switch (IS) en anglais. à celtii qui vend la ressotirce à un tiers "gros- 15. Qui ne seraient encourus en aucune 26. Central Station (CS). siste" une rémunération équivalente à celle façon si ce service n'était pas offert. 27.Terminal station (TS). qu'il aurait obtenue en le vendant sur le 16. Ce qui explique que dans de nombreux 28. Parmii ces procédures, doivent aussi figumiiarché final. Ce coût est donc le prix de pays, la miiéthode FDC ait été considérée rer la question de la protection des données vente nooins le coût de la vente atu détail. Il comme plus favorable aux nouveatux en- transmises (qui petuvent relever du secret est équivalent pour le fournisseur de vendre tranlts el] miatière d'accès à la boucle locale, comimiercial). Cette réflexion peut aussi sur le marché interimiédiaire ou stir le marché où les coûts de génie civil prédominent, mais conduire à l'éventuelle amélioration des texfinal. C'est en quelque sorte un coût d'accès miioins favorable en matière d'intercon- tes réglementaires pour permettre le recueil pour des revendeurs). nexion. de ces informations. 31
40 Guide d'utilisation Le modèle est relativement simple à utiliser. Il comp- Une fois la langue choisie, apparaît la feuille de rend pour l'utilisateur une interface simple située sur la commandes (feuille "menu") feuille menu. Le modèle a été écrit pour fonctionner comme ",. I-. ilir ' un classeur du logiciel Microsoft Excel. Compte 3 =.. '.. tenu des macros utilisées, il nécessite le recours à la.2 iiy çth6sa Z 1 3Fl.el J Rapp.. version 2000 et suivantes de MS Office Excel. La t- taille du programme est inférieure à 1 Moctet. Il 'G L 1 ' ' '. e peut donc être diffusé sur disquette..7 1 A l'ouverture du programme, il est demandé à l'u-,9 ' S.' j tilisateur s'il veut activer les macros qui y sont présen- : tes. Si ce programme a été téléchargé directement par 5., l'utilisateur d'un site sûr, l'utilisateur peut lancer l'ac- 2 ' tivation des macros, indispensables aux fonctions de la :i.. -i- ; r ' A A'-. :~/ ; r'., feuille menu.d I d Cette feuille comprend trois colonnes de com- _ It t mandes: wsxebuvtr rusfalm[ie wufurs enfi-*le xr4 * à gauche, une colonne permettant d'accéder aux f «ç Cj 5 txce;[tresle feuilles où doivent être renseignées les hypothèses requises par le modèle Une deuxième fenêtre, si les macros sont activées, demande à l'utilisateur de -x spécifier la langue d'utilisation : français ou anglais. En choisissant une langue de travail, le modèle se présentera avec des intitulés dans cette langue. Englich Françai 32
41 Guide d'utilisation * au centre, quelques commandes permettant de * CeDlules vert clair : renseignements par défaut pouchoisir l'option de la méthode d'annualisation et de vant être modifiés; ces hypothèses peuvent être retourner aux valeurs par défaut ; communes à différents réseaux. * à droite, des commandes permettant de visualiser ou * Cellules bleu clair : valeurs par défaut pouvant être d'imprimer les résultats et de tester leur sensibilité. modifiées. Ces valeurs par défaut faisant l'objet d'un ATTENTION: l'utilisateur doit sauvegarder calcul, sont présentées en général dans un tableau sous des noms adéquats les fichiers renseignés situé à droite qu'il ne faut pas toucher: un tableau qu'il souhaite conserver. Il est conseillé de sau- vierge de couleur bleu clair est là pour saisir d'évegarder le modèle régulièrement au cours du ventuelles valeurs différentes des valeurs par défaut. renseignement des hypothèses. Cellules vert foncé : cellules résultat de calculs ne En bas de cette feuille, le code couleur retenu pour devant en aucun cas être modifiées. les feuilles d'hypothèses est rappelé. Il est préferable de ne pas modifier le modèle sans en avoir acquis une connaissance intime. L'ensemble des Entrée des hypothèses feuilles est accessible, l'ensemble des formules sont présentées dans les cases correspondantes, de façon à permettre Les hypothèses sont présentes sur 5 feuilles auxqueles don- au lecteur d'appréhender la totalité des calculs qui sont nent acces les 5 boutons placés à gauche sur la feuile menlu: effectués. Mais, toute modification' qui se situe en dehors * Hypothèses de demande; des feuilles accessibles par les boutons de la feuide Menu * Hypothèses réseau ; (et des cases vertes foncées de ces feuilles) peut altérer la * Facteurs de routage; totalité du modèle. * Hypothèses sur les coûts * Hypothèses spécifiques au réseau mobile. Hypothèses de demande De chaque feuille d'hypothèse, un bouton situlé en La feuille "demand" à laquelle on accède via le bouton haut à gauche permet de revenir à la feuille menu. Nous "Hypothèses de demande" du menu attend les inforallons examiner successivement les hypothèses requises. mations suivantes Le code couleur utilisé est le suivant: * Cellules bleues : hypothèses exogènes à renseigner. Données de trafic: Ces hypothèses caractérisent le réseau et sont Le trafic de l'opérateur historique doit être décomposé indispensables au modèle. selon les lignes présentes dans le tableau qui comprend Marge de croissance (%) Trafic existant sur le réseau de nombre Durée moyenne nombre d'appels nombre l'opérateur historique de minutes des appels aboutis de minutes Local téléphonique 200, ,666,667 10% Appels Intemet 10_ ,667 20% Longue distance 40, ,000,000 10% * entrant - i S ,5% * sortant I % ~- - domestique % domestique _ 60,000,000 20%,_ *intemationai 1 l'o I _ * locale '= ,500,000 20% *lbngue distance 2 _,02,500,000 :0.8 20% Autres trafics (Kiosque, accès X25 etc.. < - 50b, ,667 5% 33
42 Modèle de détermination des tarifs d'intertonnexion 11 catégories de trafic. Dans la prenmiière colonne doit offerts. Cinq niveaux tarifaires sont possibles: un tarif être placé le trafic total en minutes de la dernière année heure pleine, un tarif réduit heures creuses, éventuelleconnue. Dans la deuxième colonne, la durée moyenne ment un tarif week-end et deux autres tarifs si la disen minutes (avec au moins 1 ou 2 décimales) de crimiination tarifaire est plus fine que ces trois premiers chaque type de communication. Le nombre total d'ap- tarifs. Dans la première colonne, on saisira en % sur pels sera alors calculé automatiquement dans la troi- chaque niveau tarifaire la répartition du trafic global. siènie colonne. Enfin, dans la quatrième colonne, doit Sur la deuxième colonne, on saisira le niveau de être renseignée la progression attendue du nombre de chaque tarif en considérant que le tarif heure pleine est ninutes qui sera prise en compte pour le dimension- pris égal à 100. Si par exemple, le tarif heure pleine est nement du réseau. de 60 unités monétaires et le tarif réduit de 40 unités Cette progression doit être réaliste, voire modérée. monétaires, on mettra 40/60*100=66.7 dans la En effet, il ne saurait être question dans cette démarche seconde case de la deuxième colonne de ce tableau. de prévoir un sur-dimensionnement important du réseau amorti sur le trafic actuel et donc notamient sur le trafic d'interconnexion. L'exercice d'appréciation Gradient Gradient Tarfis Tai.; des coûts devant être conduit annuellemnenit, il paraît justi- Plein 85% fié de considérer l'augmentation du trafic sur l'année Réduit % 70 3 en cours, augmentation que doit pouvoir accepter le. réseau construit fictivemenit en début d'année, autre 2 - Suivent des valeurs nécessaires au calcul Moyenne a:979 Statistiques de trafic appels efficaces appels inefficaces Temps moyen pour Les gradients horaires qui sont calculés en colonne répondre en seconde seront utilisés pour calculer les tarifs d'intercon- 14 d : j~;i-.nlr,~tii.:.: chargée de l'année (en pourcentage du total) Aboinnés Tout d'abord, le temps moyen de réponse des appels efficaces et inefficaces pris par défaut à 15 et 30 secon- des, puis le pourcentage d'appels efficaces pris égal à 75%. Ces valeurs peuvent être modifiées. Vient ensuite une valeur clé qui est le pourcentage du nexion relatifs sur ces différentes plages tarifaires. Dans la deuxième partie de cette feuille, sont réclamées des donmées sur les abonnés et leur mode de raccordement. On demande d'abord la structure topologique du réseau sous la forme du nombre de noeuds du réseau trafic total que représente l'heure chargée qui sera prise en Information. compte pour le dimensionnement du réseau. Cette valeur s l.l S 1 T est estimée par défaut à 0.04% (= ), mais peut être Nêmbr e - modifiée. Si l'on considère qu'il y a dans une année 335 jours chargés (11/1 2 ième de l'année) avec 7.5 heures char- total de noeuds gées par jour, on obtient 2513 heures: une de ces heures. représente 1/2513 du trafic annuel, soit 0.04%. Le chiffre raccordés placé par défaut représente donc cette heure moyenne I.,...._. annuelle. Cette variable est extrêmement sensible, puisqu'elle détermine directement le dimensionnement du - réseau. Elle doit donc être soigneusement renseignée. '"' Puis, on demande les données permettant de calcu- -- c.. ler le gradient horaire selon les niveaux tarifaires rfei::r k;jt 34
43 Guide d'utilisation La première ligne de ce tableau contient le nombre nombre de noeuds raccordés entre eux par boucle total de noeuds de chaque catégorie. On comptera: SDH. * Comme URAD (Unité de raccordement d'abon- Le tableau suivant saisit les données relatives à la nés distantes) le nombre total d'urad comprises connexion d'abonnés: dans le réseau, mais on assimilera à des URAD les vieux centraux électromécaniques et les centraux Forme de ia connexion d'abonné ruraux autonomes qui seraient aujourd'hui avanta- Pourcentage dont geusemenit remplacés par des URAD ; de lignes Capacité systèmes * Comme CAA (Centres à Autonomie d'achemine- installées: installée AMRT ment) les centraux disposant de leur propre coeur de - URAD et commutateurs chaîne raccordant des abonnés même s'ils disposent ruraux également d'une fonction de transit domestique ou -CAA internationale. On décomptera comme CAA ceux Total ; dont % sur CAA des vieux centraux électromécaniques ou des cen- ayant une fonction traux ruraux autonomes qui seraient aujourd'hui de transit avantageusement remplacés par des CAA; p dont a sur C.. n'ayat pas une * Comme CT (Centres de transit) les centraux assu- fonction de transit rant exclusivement du transit domestique; I * Comme CTI (Centres de transit international) les Pourcentage de lignes dont dont dont centraux assurant exclusivement du transit interna- d'abonnés Capacité reliés par reliés systèmes tional; connectés à raccordée satellite hors SDH AMRT * Comme SC les stations centrales de concentrateurs cmurad commutateurs et radio AMRT ; il s'agira ici de stations équivalentes à ruraux des stations d'une capacité de 256 lignes, taille -CAA.. moyenne la plus fréquente 2 ; IJrsl J - l * Comme ST les stations terminales de systèmes AMRT équivalentes à 40 abonnés. Les deux premières lignes doivent contenir la Sur la deuxième ligne de ce tableau, on décomptera capacité installée sur les URAD et directement sur ceux des noeuds de la première ligne qui sont raccordés les CAA (ou sur les centraux assimilés URAD et par satellite (systèmes domestique de satellite) au réseau CAA). La capacité totale installée apparaît sur la ligne général du pays. En général ne sont raccordés par satel- suivante à côté de laquelle on indique également la lite que des URAD ou des CAA. capacité totale des systèmes AMRT (en nombre d'a- Les autres noeuds dans un réseau moderne bonnés possibles sur les stations terminales). Les deux devraient être raccordés entre eux par des boucles lignes suivantes permettent de saisir la proportion de SDH. Toutefois, ces boucles ne sont pas toujours en ces lignes (URAD et CAA) qui sont raccordées sur des service, soit par retard d'investissement, soit parce que CAA ayant également une fonction de transit et celles le niveau de trafic ne le justifie pas. Sur la troisième qui ne le sont pas. Ces données permettent d'affiner le ligne de ce tableau, on décomptera (en dehors des calcul des facteurs de routage. noeuds raccordés par satellite) ceux des noeuds de la La suite de ce tableau permet de rentrer des informapremière ligne qui ne doivent pas être considérés tions sur le parc d'abonnés (capacité raccordée), en discomme raccordés par des boucles SDH. Il s'agit là tinguant naturellement les raccordements sur des URAD d'une précision qui représente un arbitrage en matière des raccordements directs sur les CAA. On saisit: d'efficacité laissé à l'appréciation des régulateurs. Ces * Dans la première colonne, le nombre total des noeuds seront en effet considérés comme étant raccor- abonnés au réseau; dés par faisceaux hertziens, à un coût supérieur au coût * Dans la seconde colonne, le nombre d'abonnés racdes boucles SDH. La dernière ligne calcule alors le cordés à des noeuds reliés par satellites 35
44 Modèle de détermination des tarifs d'interconnexion * Dans la troisième colonne, le nombre d'abonnés * Nombre de CAA ayant une fonction de transit raccordés à des noeuds reliés ni par satellites, ni par * Nombre de centraux (CAA-CT) sur lesquels interdes boucles SDH ; vient l'interconnexion avec des réseaux mobiles; * Enfin, en quatrième colonne, le total des abonnés * Ratio du trafic moyen d'un abonné AMRT par raccordés par des systèmes AMRT. rapport à un abonné non AMRT (en général infé- Viennent ensuite quelques données complémentai- rieur à 1); res nécessaires * Proportion des appels de longue distance entre CAA bénéficiant de routes directes; * Proportion de routes directes entre les CAA ayant Liaisons louées Nombre Marge de croissance (%) une fonction de transit. Liaisons louées analogiques (équivalent 64kbit/s)...,,,, Hypothèses ", "",,,,, techniques "", ",... sur le réseau Liaisons louées numériques On accède à cette deuxième feuille ("tech") contenant les hypothèses complémentaires sur le réseau par le Nombre de zones tarifaires... bouton "Hypothèses réseau" du menu. Cette feuille onombre de CAAnasi t une permet de saisir les hypothèses sur la structure du fonction de transit o_mr -....e-"ca,- Nombre de CMA-CT "'CT"-vec,réseau. avec....._.rsa interconnexion aux réseaux mobiles... Hypothèses liées à la... comn1lttation Ratio du trafic moyen d'un On débute par un petit nombre d'hypothèses pour les- quelles des valeurs par défaut sont proposées: abonné TDMA / abonné non TDMA Proportion d'appels longue distance directs entre CAA Proportion de routes directes entre CAA transit Tout d'abord, le nombre de liaisons louées analo- giques et numériques exprimées en équivalents 64 kbps, et leur marge de croissance à prendre en compte pour le dimensionnement du réseau. Rappelons que Co-localisation des commutateurs Pourcentage de commutateurs de transit co-localisé avec des CAA 50% Nombre maximum de noeuds sur toutes les liaisons utilisant le réseau général doivent être un anneau SDH _ Nombre maximum prises en compte, c'est-à-dire: de noeuds sur un "'ring" 1 6 * Les liaisons télégraphiques et télex; Niveau d'utilisation des * Les liaisons commercialisées auprès d'utilisateurs noeuds de commutation <%) URAD CAA CT CTI privés ou publics (banques, transporteurs, adminis- Capacité utilisée en Eriongs 95% 95% 95% 80% trations, police, armée etc.); * Les liaisons commercialisées auprès des opérateurs tiers (réseaux mobiles... ) ; La première hypothèse a trait au pourcentage de * Les liaisons utilisées pour la constitution de réseaux commutateurs de transit co-localisés avec des CAA de de transmission de données (réseaux X25, Frame Relay, IP etc.) ; façon à ne pas compter deux fois les bâtiments cor- respondants. Si le réseau ne comprend pas de commu- * Les liaisons utilisées pour le transport de program- tateurs de transit, cette hypothèse n'a pas besoin d'être mes de radio et de télévision. renseignée. Puis, viennent un certain nombre d'informations permettant d'affiner le calcul par défaut des facteurs de routage: * Nombre de zones tarifaires locales; africains. La deuxième hypothèse a trait au nombre maximal de noeuds sur un anneau SDH. Il est pris par défaut à 16, ce qui sera rarement une contrainte pour les pays 36
45 I Guide d'utilisation Enfin, on modifiera éventuellement pour les besoins du dimensionnement du réseau la troisième ligne en indiquant le niveau d'utilisation moyen de chaque type de noeud. * En seconde ligne, les Erlangs par circuit utilisés pour dimensionner le réseau. Ces deux facteurs cumulés sont utilisés pour dimensionner la transmission. Le deuxième est également utilisé pour le dimensionnement des ports en sortie des commutateurs. Le tableau suivant saisit la structure du réseau de transmission pour les routes SDH.A droite, on trouvera les capacités utilisés pour chaque niveau de la hiérar- chie SDH qui correspondent aux capacités des normes internationales. Hypothlèses liées à la transmission Une artère est un lien de transmission reliant deux noeuds du réseau. Par contre, une route est une liaison entre deux noeuds qui peut utiliser au besoin, un ou plusieurs liens de transmission. Une boucle, un anneau ou une liaison comprennent donc un certain nombre de routes selon leur topologie et le nombre de noeuds connectés. URAD- CAA- Mix de systèmes STM CAA CAA-CT vers CTI SC-ST dans un réseau de Niveau d'utilisation des transmission totalement éléments de transmission SDH % (,0) 80X 60S ). 60% Distribution des liens de trafic 70% 80% 50% -C AA-CAACT vers CTI Erl<"ng pv1 ctuî......osw 0.ô.. 0 i,,. Oto _-- --, STM-I...F Longueur moyenne des STM 4 routes de transmission à.. STM 16 travers tous les géo-types STM 6 en mètres Total = 00_ 0_t 0 O9 Note: ceci peut étre modifié pour prendre en compte les capactés requises En première ligne, le niveau d'utilisation des éléments de transmission en %; Chaque type de route est réparti par capacité, pour permettre le calcul du nombre de routes et la mesure des éléments d'électronique de transmission nécessai- Encadré 21 l'erlang Un Erlang est le nombre d'heures de trafic dans l'heure. Les mesures de trafic en Erlang sont réalisées pour aider les constructeurs de réseaux à comprendre les modèles de trafic Le trafic à l'heure chargée en Erlangs est le volume de trafic qui est dans leur réseau voix. Ceci est essentiel pour réussir la topologie écoulé pendant l'heure la plus chargée de fonctionnement du sys- du réseau et établir la taille des groupes (trunk group sizes). tème téléphonique. Un Erlang est défini comme l'unité de mesure Un peu d'histoire... Agner Krarup Erlang est né en 1878 à du trafic écoulé pendant l'heure la plus chargée.a proprement Linborg au Danemark. Il fut un pionnier dans l'étude du trafic parler, un Erlang représente l'utilisation continue d'une voie télé- téléphonique et a proposé une formule pour calculer la part des phonique (voice path). En pratique, il est utilisé pour décrire le appelants servis par un commutateur de village qui devrait attenvolume total de trafic d'une heure. dre pour obtenir quelqu'un à l'extérieur du village. En 1909, il Par exemple, si un groupe d'utilisateurs fait 30 appels en une publie son premier travail The Theory ofprobabilities and Telephone heure et que chaque appel a une durée moyenne de S minutes, Conversations. Il obtient la reconnaissance du monde entier pour alors le nombre d'erlangs que ceci représente est calculé comme ces travaux et sa formule est acceptée pour utilisation par l'ofsuit: fice Général des Postes de Grande Bretagne (General Post Office of the UK). Il a travaillé pendant 20 ans à la Copenhagen Tele- Minutes de trafic dans l'heure = nombre d'appels x durée = phone Company, jusqu'à sa mort en Pendant les années 30x5= , l'erlang devint l'unité acceptée de la mesure du trafic télé- Heures de trafic dans l'heure = 150 / 60 = 2.5 Erlangs phonique et sa formule est toujours utilisée maintenant dans la Trafic = 2.5 Erlangs mise en place des réseaux modernes de télécommunications. 37
46 Modèle de détermination des tarifs d'interconnexion res. Cette indication pourra être modifiée pour l'ajus- URAD- CAAter par rapport au nombre maxinmal de noeuds par route Longueur (mètres) CAA CCA-CT vers CTI Total autorisée. Les calculs ont lieu sur la feuille "Capa ElTr". Longueur totale de Puis, on saisit unl certain nonibre d'indications tranchée par lien de transmission nécessaires au dimensionnement du réseau, dont la Longueur totale du plupart sont renseignées par défaut réseau hertzien par lien de transmission Longueur moyenne des (Fermneture SDH) (rmeure du.. faisceaux hertaiens entre pylônes (mètres) 40 0I? réseau hertzien par entre.istance les réeénérateurs (en mètres) t bien de transmission Niveau dàutilisation des liaisons louées OUQ( S (non_sh Diversité des multiplexeurs STM et LTES Total (en mètres). o. (pourcentage)et l_( l''<. Autres équipements~~ ~~ ~ On ~~ y ~ distingue par type de lien, la longueur totale Cross connects de transmission par commutateur (en mètres) de: de transit international (e ère)d diversité des régénérateurs Tranchées qui accueilleront des fibres supportant les Nombre de stations relais des systèmes AMRT liens SDH iveau d'utilisation de la capacité satellite o Réseau hertzien clôturant des boucles SDH (Domsat - en %) Réseau hertzien supportant les liaisons non SDH. Le premier indicateur indique la distance moyenne entre pylônes de faisceaux hertziens installés (en hiiè- tres). La valeur par défaut est prise égale à 40 km. Cette longueur dépend du relief, des plans d'eau, etc. Le deuxième indicateur indique la distance Puis, on a besoin d'une indication de la répartition des coûts qui devra être retenue pour ventiler les coûts des liaisons CAA-CAA-CT entre le réseau CAA-CAA (dans une même zone de transit) et le réseau CT-CT (entre zones de transit) moyenne entre régénérateurs sur anneaux SDH (prise CAA-CAA CT-CT par défaut égale à 64 km). Le niveau d'utilisation des liaisons louées est pris égal à 100%. Ceci signifie que les Répartition des coûts transmission et infrastructure cntre simple et... - ~~~double transit 75% 25%6 liaisons seront considérées comme chargées à 100% en trafic pour le décompte des miniutes de trafic permet- tant le calcul des coûts à la miniute, Les indicateurs de diversité sont des indicateurs permettant de prendre en charge le surdimensionne- ment des équipements pour tenir comiipte de la topolo- milieu sub-urbain (et qui seront construites en allégie réelle par rapport à une topologie optimisée. On saisit également ici: On s'intéresse ensuite au réseau de tranchées pour déterminer, par type de liaison, celles des tranchées qui sont en milieu urbain (et qui seront considérées conmmne des tranchées enrobées), celles qui sont en gées) et celles qui sont en milieu rural (auquel cas les câbles seront posés en pleine terre). Les données sont - les éventuels brasseurs numériques (cross-connects) entrées en % de telle façon que le total fasse 100% par utilisés pour le raccordement des CTI ; - le nombre de station relais des systèmes AMRT; type de liaison. - le niveau d'utilisation de la capacité du système satel- Proportion de la litaire requise par le réseau domestique DOMSAT. longueur totale de tranchée dans chaque géo-type (%) URAD-CAA CAA-CAA-CT vers CTI Hypotlhèses liées aux inifrastructtres - urbain (conduite Cette partie de la feuille "tech" va permettre de saisir. enrobée) l'ensemble des hypothèses nécessaires à la détermina- -osuburbain (conciuite allégée) tion de la taille des infrastructures rural. Le premier tableau saisit la longueur totale des (pleine ter-re) _ infrastructures par type de technologie utilisée 38
47 Guide d'utilisation on s'intéresse aux routes non SDH (dont a fait l'hypo- thèse qu'elles étaient toutes desservies par faisceaux hertziens) en demandanit le nombre de routes par type de lien équipés en FH, puis leur répartition par capacité (en %) entre faisceaux de 34, 8 et 2 Mbps. Ces trois types de tranchées correspondent aux géo-types décrits dans le modèle de coût. Puis, on renseigne quelques indicateurs complémentaires sur le réseau de câbles Mutualisation des tranchées Pourcentage de tranchées mutualisées par.géo-type -ur-bain._-... u_ba n I% r de pylônes partagés -- ",,-s,,n_,,,,,,,"""_.~ sur différentes dsur routes Puis viennent les éléments permettant de calculer le coût des sites de faisceaux hertziens Réseau é dorsale....ine _ I Pourcentage des tranchées mutualisées attribuable au réseau général 25% Iyèmes AMRT l Câbles s.. ''~''~'~"~'~'~'~'~ Pourcentage hertziens ~~~~~~~~~~servis de liens par - LJRAD CAA- Nombre de câbles par conduite 1 Idifférents pylônes CM CAA-CT vers CTI SC-ST _~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~ L Tout d'abord, le pourcentage de tranchées mutuali- - Lourd _. l _ oov 0 0, 0 0S sées par géo-types, c'est-à-dire partageant avec Total _ 0% 0 _ d'autres réseaux leur capacité, et notamment d'abord avec le réseau d'accès (mais ce peut-être éga- lement un réseau câblé, un réseau privé de transmission (police...) etc.). Un câble posé en pleine terre est en général dédié à unl seul type de réseau. * La proportion de pylônes partagés entre routes, d'une part pour le réseau backbone hertzien du réseau général et d'autre part pour le réseau AMKT; * Dans le cas où une tranchée est mutualisée, le pour- selon leur nature: * Ensuite, la répartition des pylônes par type de lien centage de sa capacité attribuable au réseau général. - Pylône léger (inférieur à 40 mètres) Lorsqu'une tranchée est partagée, le réseau général - Pylône moyen (entre 40 et 60 mètres) n'en occupe en général qu'une part réduite (25% - Pylône lourd (supérieur à 60 mètres). par défaut). Enfin, sont demanidées des informiiations sur le par- * Le nomiibre de câbles par conduite (en général 1). tage de certains coûts entre notamment le réseau géné- Viennent ensuite les hiypotlhèses relatives aux fais- ceaux hertziens. ral et le réseau d'accès 1 Faisceaux hertziens ' ' Access/ Core/ Other/ URAD- CMA- E Coûts de sites Accès Coeur Autre Fermeture de boucles SDH CAA CAA-CT vers CTI Pourcentage des sites l Nombre de routes _ j t d'urad attribué au service 50% 50% 0%/_ U \ S ' ~~~~~~~~~~~~~~Pourcentage des sites de URAD- CAA- CAA attribué au service 50_/e 50% 0% Routes non SDH CAA CAA-CT vers CTI Pourcentage des sites Nombre de routes. ST-AMRT attribué au service 30% 70% 0% i Pourcentage des coûts de site 8 Mbps ~~-~~~ 'alloué à la transmission! 2rMbps b_p...., (Op posé 1._ à la commutation) 2.% %_._. _. _ ~~ ~~0%-- ~ Pourcentage des coûts AMRT X i alloué à la transmission (opposé à la commutation). 5% On demande d'abord combien d'anneaux SDH sont fermés par des faisceaux sur chaque type de lien: cette fermeture s'opère en faisceaux 155 Mbps. Puis, Par défaut, sont attribués au réseau général * 50% des coûts de site d'urad et de CAA 39
48 Modèle de détermination des tarifs d'interconnexion 70% des coûts de site des stations terminales de sys- nation des facteurs de routage si les valeurs par défaut tèmes AMRT. calculées ne lui convienne pas. Par défaut sont attribués à la commutation (par Les trois premiers tableaux sont les facteurs de rouopposition à la transmission au sein des coûts attribués tage du réseau fixe, les trois derniers ceux du réseau au réseau général) : mobile modélisé. * 25% des coûts de site (et donc 75% à la transmis- Dans chaque cas, les deux premiers tableaux indision); quent combien de fois en moyenne chaque type de * 15% des coûts des systèmes AMRT (et donc 85% à communication utilise chaque élément de réseau, le la transn-ission). premier pour les éléments "noeuds" et le second pour les éléments "artères". Le dernier indique combien de Hypothèses liées à l'exploitation fois chaque type de service d'interconnexion utilise en Enfin, on s'interroge dans cette feuille "tech" sur le moyenne ces mêmes éléments, noeuds et artères. volume et la répartition du personnel affecté au réseau ATTENTION: dès lors qu'un tableau général. Il s'agit du personnel d'exploitation - mainte- "vierge" est rempli (même une seule case) par nance à l'exclusion de tout personnel d'ingénierie et l'utilisateur, il sera pris en compte Tout tableau d'installation. se substituant au tableau par défaut doit donc Il est demandé d'une part, le volume total de ce être rempli en totalité. Certaines cases peuvent personnel selon les trois niveaux d'activité (commuta- évidemment rester vides, mais l'ensemble des tion, transmission et infrastructure) et leur répartition cases qui sont non nulles doivent être renseipar type de noeud ou de lien correspondant (le total de gnées. L'utilisateur peut spécifier un tableau sans chaque ligne devant faire 100%): avoir à tous les spécifier. Le premier tableau concerne les noeuds: Personnel Number- (réseau général) Nombre - Facteurs de routage URAD CAA CT CTI SC ST Commutation Local téléphonique TasmissionApesltrt Infrastructure _L_o_n_ Longue distance _ - Ventilation URAD CAA CT CTI SC ST lfmt. ationai Commutation 25% 25% 0% 5% 15% 30% - entrant URAD- CAA- vers - sortant CAA CAA-CT CTI SC-ST çpels vers les _ Transmission 15% 50% 5% 30% I 'obiles..._...,......, _. _.~. et u.. Infrastructure 15% 50% 5% 30% omestqu... Ippels à partir Jes n obiles - domestique Hypothèses sur les facteurs de routage irn ma onae_... On accède à la feuille "RoutFact" par le bouton Fac- - local._ teurs de routage du menu. Cette feuille contient 12 longue distance Autres trafics tableaux contenant les facteurs de routage, c'est-à-dire (Kiosque, les coefficaces permettant d'affecter le trafic à chaque accès X25 etc.) élément de réseau dont le coût est par ailleurs calculé Ces 12 tableaux sont répartis en 6 séries de deux par deux. A droite, est placé un tableau donnant des Ainsi, sur la première ligne, doivent être indiqués facteurs de routage par défaut calculés à partir des combien en moyenne chaque communication locale informations fournies dans les deux feuilles précéden- téléphonique traverse d'urad, de CAA, de CT etc. tes. A gauche est présenté un tableau similaire vierge Et ainsi de suite pour tous les types de communications dans lequel l'utilisateur peut entrer sa propre détermi- selon leur nature. 40
49 Guide d'utilisation Le deuxième tableau exige les mêmes renseigne- Hypothèses sur les coûts ments pour les différents types de liens, en y ajoutant On accède à la feuilje "UCosts" par le bouton Coûts les liaisons louées du nienu. Cette feuille comprend quatre grandes séries d'hypothèses: URAD- CAA- 1. des hypothèses générales sur les coûts Facteurs de routage CMA CAA-CT vers CTI SC-ST 2. des hypothèses sur les coûts communs à appliquer Appels Local Internet L. aux coûts attribuables qui sont calculés par le Appels Internet Longue oè le; Logedistance iidl international 3. des hypothèses sur les coûts uinitaires de chaque élé- -entrant _... _. iment de réseau pour le réseau fixe sortant Appels vers.4. des hypothèses complélimenitaires pour le réseau les mobiles mobile. -domestique Appels à partir des mobiles j Hypothèses générales domestque.... Ces hypothèses sont importanites. Elles concernent - atonal -inte-- L tout d'abord la monnaie dans laquelle les résultats Interconnexion - local seront présentées et les coûts calculés. Le n1om0i de cette - ongue distance monnaie est sollicitée en première ligne, puis son taux Autres Liautres louées.... d de change en euros. Eî_aîso.s ou s Enfin, le troisième tableau recueille les mêmes Monnaie informations pour chaque service d'interconnexion Monnaie locale Transit Nom Taux de du modèle vs Euro Euro Intra- Simple Double inter- change vis à vis de l'euro CAA transit transit Transit national Droits de Commutation Doits e _ -F;AD.._......_. _... _... _ [ -... de transit _ 35.0%.de CM _,._. _._ _ Srcût CT ~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~----- Surcoûrt CT..... marché 0.0% Total CTI _... Transports et assurances 4.0% 140% ST,_..,. - _.--. _.. Monnaié....._,..e - T n_ssion = du modèle Euro Monnaie locale tcurad-caa CT Coût annuel tc_.,..--.par employé_ S,O " ,000,000 Vers CTI Méthode - -- '--- ~-'' '-M-'od ISC-ST }dao -; 3 ic--t J tissement:. I annuité économique sans l --, -.,..,., prise en compte de Ce troisième tableau couvre à la fois les noeuds et I,'évoluton des prix l-rf~: _ f. 2 annuité économique avec les artères, placés ici en ligne alors que les services sont prise en compte de en colonne. Mais, le principe est le même.. l'évolution des ptix Les trois tableaux qui suivent sur cette feuille - _- - concernen-t selon le même principe le réseau Le modèle pouvant éventuellement être calculé mobile. dans une autre monnaie que la monnaie locale, le taux 41
50 Modèle de détermination des tarifs dinterconnexion de change de la monnaie locale vis à vis de l'euro est pour une compréhension plus fine de cette notion. également sollicité. Le modèle réclame le taux de Pour résumer cette option, les annuités économiques change vis à vis de l'euro pour deux raisons: fournissent un coût annuel moyen d'investissement 1. l'euro est la monnaie de référence de nombreux tenant compte du coût du capital et de la durée de vie pays africains pour lesquels non seulement la zone de chaque équipement. L'option 2 applique stricteeuropéenne fournit les principaux partenaires com- ment cette méthode, sans tenir compte de l'évolution merciaux, mais de plus, l'euro est liée de façon fixe des prix. (FCFA par exemple) ou relié d'une façon ou d'une L'option 1 prend en compte l'évolution des prix de autre à la monnaie nationale. chaque élément de réseau. Si les prix diminuent, cela 2. tous les coûts unitaires par défaut sont exprimés en revient à accélérer l'amortissement. Si les prix augmeneuros. tent, cela équivaut à ralentir l'amortissement. Puis le modèle demande trois taux affectant le coût Puis viennent les éléments clés des calculs finandes investissenments: ciers: 1. le premier est le niveau des droits de douane et de 1. les données nécessaires au calcul du coût du capital, transit applicables au pays: ce taux peut être très qui est le taux d'actualisation sur lequel sont basés élevé et n'est pas généralement récupérable. Il est tous les calculs d'annuités économiques constantes appliqué dans le modèle à tous les équipements (cf. annexe 2); importés (mais pas aux travaux qui sont produits 2. le volant du fonds de roulement que l'utilisateur localement). souhaite prendre en compte dans la détermination 2. le second est un surcoût marché, applicable égale- des coûts (en % du total des coûts attribuables et ment aux équipements importés. Les pays afri- communs, investissement et exploitation). C'est un cains subissent par rapport aux prix surcoût net à manier avec prudence. internationaux un surcoût qui dépend de conditions spécifiques de ce marché, notamment du volume des commandes. Les coûts unitaires sont Part de la dette c.ir: re::c"r,:e: r,r:,,r: Taux sans risque souvent à un niveau plus élevé, compte tenu des Taux moyen du mrnché financier. I m faibles volumes commandés ou du faible pouvoir ',ht",, r. qje tejt-i de négociation vis à vis des grands constructeurs PTmu de s..ue (sur endettement)..., ~~~~~~Taux d'lmposition des benéfices internationaux. i _ 3. le troisième, variable selon les pays, est le taux.%du ) Provision pour fonds de roulement M.) moyen de frais de transports et d'assurances appliqué aux importations du pays. Ce taux est nettement plus élevé pour les pays enclavés que pour les pays côtiers disposant d'un grand port. Le coût du capital est calculé au moyen de six Le cumul des ces trois surcoûts est calculé en bas à paramètres qui apparaissent ensuite. Ces paramètres droite pour avoir une idée des surcoûts qui s'appli- sont explicités dans l'annexe 2 à laquelle il est préféquent aux prix internationaux. rable de se reporter pour ceux qui ne sont pas fami- Il est ensuite demandé le coût salarial annuel moyen liers avec ces notions. Le coût du capital qui résulte d'un employé dans la monnaie locale. Ce coût s'ob- des hypothèses est présenté ensuite dans une cellule tient facilement en divisant la totalité des frais de per- vert foncé. sonnel de l'opérateur par le nombre d'employés sur Résumons ici le principe de ce calcul. L'opérateur l'année écoulée. qui offre les services d'interconnexion recourt princi- Le modèle demande également de spécifier la façon palement à deux types de ressources financières: la dont l'utilisateur souhaite que soient calculées les dette et les fonds propres (equity). Le premier paramèannuités économiques. On se reportera en annexe 1 tre saisit la part de la dette dans ces ressources (la part 42
51 Guide d'utilisation des fonds propres est alors le complémiient à 1 de la part Par défaut, on a retenu des taux équitables: 5% sur de la dette). l'investissement, 10% sur l'exploitation. Ces deux types de ressources sont financés à des taux différents qui sont basés sur le taux de la ressource communs _... ~~~~~~~~~Coûts communs sans risque (saisi comme deuxième paramètre). Les affectés en% URAD CAA CT CTI SC ST fonds propres connaissent une prime de risque calculé aux investissements 5% 5% 5% à partir du rendement moyen du marché des actions à l'exploitation 1% :10%0% 10%` 0% local (paramètre 3) et d'un facteur spécifique au secteur Coûts communs URAD- CAA- CT- vers (coefficace bêta - paramètre 4). La dette se voit appli- affectés en % CAA CMA-CT CT CTI SC-ST quer une prime de risque spécifique (paramètre 5). aux investissements 5% 5% 5% 5% 5% Enfin, le taux d'impositioni des bénéfices permet d'a- àll'ex.loitation 0%._. _.. 0 _ 0Y juster ce calcul. Hypotlhèses siur les coi2ts commun11111s La seconde partie de la feuille concerne le taux des coûts commiiuns. Il n'existe pas de norme stricte en la matière. Le taux de coûts communs applicable ne doit pas être obligatoirement le taux constaté dans une analyse comptable. Il s'agit des meilleurs taux consta- tés sur des opérateurs équivalents. C'est une donnée qui devrait largement résulter de comparaisons entre opérateurs africains de façon à déterniiner entre opé- rateurs équivalents les meilleures pratiques, c'est-à- dire les taux présentés par les opérateurs les plus de réseau considérés. Comnme le montre l'extrait suiefficaces. Les coûts commnuns en matière d'investissenment comprennent par exemple le parc automobile, les investissements des frais communs spécifiques (siège social etc.), répartis sur le total de l'activité attribuable. Ainsi, le parc automobile est avant tout utilisé pour le réseau d'accès. Les coûts communs sont légèremenit supérieurs pour les frais d'exploitation. Hypothièses de couits uniiitaires Enfin, cette feuiule comprend des hypothèses de coûts unitaires pour tous les postes de coûts liés aux éléments vant, pour chaque ligne sont attendues 9 valeurs Valeur par Valeur défaut résiduelle Coûts Prix des Hypothèse Pr'ix en pourcentage d'exploitaéquipe- utilisateur des Coûts Tendance Evolution du coût tion en ments Monnaie équipe- d'installation Durée d'évolution du coût des équipe- pourcentage Monnaie locale ments (% des coûts de vie des prix capital et ments en du coût locale FAB Euros FAB en capital) (années) (%) des prix capital en capital Coûts fixes de l'équipement _ I% i -8% 0.92 _ 1% 3.0%_ Coût de site de 'I'équpement lo 38-1% % 5.0% Coût par ligne _ 10 10% 12-8% % 2.0% Coût par bloc numérique _ I SO 10% 12 _
52 Modèle de détermination des tarifs d'interconnexion Nous détaillons ces valeurs les unes après les autres 6. 6è`e colonne (H): tendance d'évolution des prix. Il 1. Première colonne de valeurs (Colonne C): elle s'agit de la tendance de long terme d'évolution des contient le résultat du calcul du coût unitaire (ne prix du poste de coût de l'équipement considéré pas la toucher). Cette valeur est issue, soit de la pris en moyenne annueule (+ ou - x% par an). Cette valeur par défaut placée en troisième colonne colonne contient une valeur par défaut générale- (exprimée en euros), soit de la valeur entrée par l'u- ment admise qui peut être modifiée par l'utilisateur. tilisateur en deuxième colonne: 7. 7è'e colonne (1): cette colonne contient le taux, a. A partir de la valeur par défaut exprimée en résultant de la valeur prise commnue coût de capital et euros, sont appliqués les taux de change et les de l'évolution des prix, qui est retenu dans le calcul trois taux prévus pour les équipements importés de l'annuité économique constante dans l'option 1 (douane, surcoût marché et transports). d'annualisation. b. A partir d'une valeur estimée par l'utilisateur 8. 8èm` colonne J) valeur résiduelle en pourcentage (entrée en colonne 2 (Colonne D) et qui prime du coût en capital de l'équipement au bout de sa sur la valeur par défaut) en moninaie locale sont durée de vie ; cette valeur résiduelle actualisée est appliqués éventuellement le taux de conversion déduite du coût en capital dans le calcul de l'ansi la monnaie retenue n'est pas la monnaie locale nuité économique constante. Elle doit surtout et deux des trois taux prévus pour les équipe- jouer pour les bâtiments et plus généralement les ments importés (douane et transport, mais pas le sites où le foncier conserve une valeur résiduelle surcoût marché). forte: cette colonne contient une valeur par défaut 2. 2èmc colonne (D): donnée entrée par l'utilisateur généralement admise qui peut être modifiée par comnie coût unitaire plus adapté que le coût par l'utilisateur. défaut; donnée en monnaie nationale qui prime 9. 9è"I'e colonne (K): coût d'exploitation encouru par sur le coût par défaut. l'équipement en % du coût du capital. Comme 3. 3 ème coloine (E): valeur par défaut du coût unitaire nous l'avons souligné, ce coût est le coût d'exploiexprimée en euros. tation-maintenance directement encouru par l'é è`e colonne (F): coût d'installation de l'équipement quipement hors coûts de personnel comptés par (en % des coûts en capital). Ce coût coniprend les ailleurs. Il s'agit des pièces de rechange, des frais de coûts éventuels d'ingénierie (survey, planification, réparation, des dépenses en consonmnables de l'édesign etc.), les coûts de suivi et éventuellenient quipement (énergie, etc). Cette colonne contient d'inspection de la fabrication, les coûts d'installation à une valeur par défaut généralement admise qui peut proprement parler, les coûts de mise en service et de être modifiée par l'utilisateur. test et les coûts de formation (sur site ou à l'étranger). Le nombre de postes de coûts unitaires s'élève à 68 Cette colonne contient une valeur par défaut généra- et comprend: lement admise qui peut être modifiée par l'utilisateur. * 18 rubriques pour la commutation 5 5ème colonne (G): durée de vie ; il s'agit ici d'une. 24 rubriques pour la transmission (électronique durée de vie économique et non d'une durée de SDH, faisceau hertzien, pylônes); vie comptable. Cette durée sera implicitement * 9 rubriques pour les infrastructures (câbles et ajustée si l'option 1 d'annualisation est retenue conduites); pour tenir compte d'une éventuelle obsolescence. 4 postes d'autres coûts (dont une relative aux technologique de l'équipement. Cette durée de vie mobiles); est conditionnée par la longévité opérationnelle de * 13 postes de coûts spécifiques aux mobiles. l'équipement, par l'accès aux pièces détachées etc. Ces rubriques diffèrent pour certaines d'entre elles Cette colonne contient une valeur par défaut du modèle général: généralement admise qui peut être niodifiée par. pour les postes de coût relatif à des équipements l'utilisateur. fournis localement ou à des constructions locales 44
53 Guide d'utilisation (bâtiments, génie civil), les frais sur équipements Les coûts de site méritent certaines précisions. En importés ne sont pas appliqués. effet, le site comprend un certain nombre d'éléments * Certaines rubriques relèvent de coûts d'exploita- dont les principaux sont les suivants tion: répéteur Domsat par exemple, ou la location * coût du foncier; des lignes spécialisées pour les réseaux mobiles. * coût du/des bâtiments et de l'aménagement du ter- * Enfin, une partie des investissements n'est pas iden- rain (clôture, voie d'accès etc.); tifiée à travers des postes de coût spécifiques, mais * coût spécifiques de l'aménagemenit du bâtiment est déterminée comme une proportion d'une (faux planclhers, climatisation, protection contre la assiette de coût prédéterminée. Le modèle retient foudre, etc.); quatre assiettes pour ces investissemiients complé- * coût de l'énergie (poste de coût souvent élevé). mentaires : D'une manière générale, un bâtiment va abriter - Les investissemiients en commutation : ce poste plus d'une fonction: doit comprendre tout ce qui est nécessaire au * c'est par exemple le cas des bâtiments hébergeant fonctionnement des services de télécommunica- des équipements de commutation et des équipetions de base et qui n'est pas compris dans le prix ments de transmission; des équipemenits tels qu'ils ont été saisis. C'est par * c'est également le cas lorsque le même bâtiment exemple le cas de la signalisation SS7, des points assure des fonctions pour le réseau général et des de transfert des signaux (PTS - en général com- fonctions pour le réseau d'accès, et éventuellement pris avec les conuniutateurs), des coûts relatifs à la d'autres activités (par exemple, hébergement de synchronisation, les coûts des systèmes de gestion cabines publiques, d'une agence commerciale etc.). centralisée du réseau, et éventuellement des Les coûts de site doivent donc être partagés. Ce parmaquettes de formation. tage se fait à l'aide des informations contenues dans la - Les investissements en transmission: ce poste feuille "tech" déjà passée en revue. regroupe tout ce qui est gestion centralisée, Compte tenu du fait que les prestations et équiperelève d'alarmes, équipements de test et d'instal- ments présents dans les sites sont fournis localement, le lation non compris dans les livraisons de maté- coût des sites s'y rapportant ne sont pas assujettis aux riels, et éventuellement les ateliers de réparation. trois taux spécifiés dans le modèle (douane, surcoût - Les investissements en infrastructures nécessaires marché, transports). Il en est de même des coûts liés à des opérations de maintenance (matériel de aux pylônes des sites hertziens. test) ou pour la pose et l'installation d'ouvrages et autres systèmes techniques. Hypothèses sur le réseau mobile - Les investissemenits pour les réseaux mobiles : il De nombreuses hypothèses présentes dans les feuilles s'agit des terminaux ou autres équipements équi- précédentes sont utilisées pour le calcul des coûts d'invalents dont les coûts ne sont pas repris dans les terconnexion des réseaux mobiles, notamment les prix unitaires des équipements de réseaux mobi- coûts unitaires présents dans la feuille des coûts. les discutés. Néanmoins, un certain nombre d'éléments de En général, le coût d'un élément de réseau est demande et d'éléments techlniques sont nécessaires décomposé en trois catégories de postes de coût: pour la détermination des coûts du réseau mobile. Ils 1. le coût fixe de l'équipement : il s'agit d'un coût fixe sont saisis sur la feuille "mobile" à laquelle on peut indépendant de la capacité de l'équipement ou très accéder via le bouton "hypothèses mobile" sur la feuille peu variable avec la capacité (coeur de chaîne d'un de commanide (menu). coiiiiutateur, racks, baies de gestion ). La feuille est structurée en trois grandes parties 2. les coûts variables avec la capacité (abonnés, BHE, 1. hypothèses sur la demande; nombre de fibres etc.) 2. hypothèses sur les abonnés et le réseau 3. le coût du site où est installé l'équipement. 3. hypothèses sur les coûts d'exploitation. 45
54 Modèle de détermination des tarifs dinterconnexion Hypothèses de demande Cette partie permet de saisir les éléments agrégés du trafic véhiculé par le réseau mobile, de façon similaire à ce qui est fait pour le réseau fixe zone d'action du même MSC, du nmême BSC et de la nmêiie BTS. Hypothèses suir les abonn1és et le réseau Cette partie contienit les informations spécifiques au réseau mobile nécessaire à la détermination des coûts, notamment: Marge de croissance (%) Trafic existant Durée 1. la capacité installée sur les MSC et le nombre d'asur le réseau de Nombre moyenne nombre nombre l'opérateur de des d'appels de bonnés mobile minutes appels aboutis minutes _......Number Interne au réseau Capacité installée (MSC)..._....._ Abonnés (forfaits) vers un reseau fa... mobile Abonnés (prépayés) vers le réseau fixe.r,l.-,t.. 2. les niveaux d'utilisation des équipements d'un réseau mobile du.n. r.éseau- fixe_... Niveau d'utilisation AUtl U nr@! '..,( des nceuds de Autre (CRM...) F- commutation (%) MSC BSC-BTS Capacité utilisé en Erlangs 95% 80% Seuls changent les types de communication. Niveau d'utilisation MSC-MSC MSC-BSC BSC-BTS Ensuite, on saisit dans cette partie des éléments sinù- des éléments de laires à ceux requis pour le réseau fixe, mais qui peuvent transmission (9%1) 90% 70% 60% avoir des valeurs différentes pour le réseau moble Erlangs par circuit MSC BSC BTS 3. les informations sur les noeuds % d'appels intemes utilisant le même... 80% 60% 20% appels appels Information sur les noeuds MSC BSC BTS Statistiques de trafic efficaces inefficaces Nombre total de Temps moyen pour répondre noeuds (total) en seconde BSC colocalisées avec Pourcentage d'appels efficaces 77% des MSC Trafic dans l'heure la plus chargée de l'année (npourcentage du total) les données sur les BTS Gradient Trafic (/O) Tarifs Gradient horaire 100 = _peal Plein i C Données BTS Total per BTS week end..- Nombre de autre I communications partrx 4 < x < 8 autre 2 Nombre total detrx Moyenne ( _ (Canaux full duplex) 6 < x c 16 Nombre de secteurs En sus, on indique la proportion des appels internes (cellules) I < x < 6 Nombre de sites.i ayant pour destinataire un correspondant situé dans la 46
55 Guide d'utilisation Il s'agit là de doinées moyennes du réseau. On demande le nombre moyen de comamunications transmiiises par TRX (le TRX étant l'équipemenit radio gérant la transmission au niveau de la station de base. Ce nombre est en général compris entre 4 et 8. On fournit ensuite: (i) le nomiibre total de TRX en Il s'opère de faço`n automatique pour le calcul de l'électronique par niveau de capacité. Si ce décompte qui apparaît dans les cellules F76:H79 ne correspond pas à la réalité, l'utilisateur peut entrer ses données dans les cellules C76:E79. service sur toutes les stations de base, (ii) le nomiibre en cellule C81. de secteurs desservis par les BTS, et (iii) le nombre de sites de BTS. Ces valeurs sont divisées par le nombre de BTS de façon à valider que les valeurs moyennies obtenues se situent bien dans les fourchettes techlio- logiques en vigueur placées en référence à droite. Le nombre total de pylônes physiques est à entrer Puis, le modèle demanide la répartition des pylônes entre ceux instaulés sur les toits, et ceux nécessitant des structures spécifiques [pylônes légers («40 mètres), moyens (entre 40 et 60 mètres) et lourds (>60 mètres)]. 7. Liaisons louées utilisées par le réseau mobile 5. les données sur le réseau de transmissioni propre au - réseau mobile. En général, les réseaux mobiles se FLiaisons louées MSC- MSC- BSCsont déployés rapideneteuilis(équiv. 2 Mbps) MSC BSC BTS sont déployés rapidemenit en utilsanit: Urbaines * Soit des liaisons louées aux opérateurs en place, * Soit des liaisons hertziennes détenues en propre Non urbaines - Nombre dont on cherche ici à cerner les caractéristiques - lorngueu totale (km) longueur totâ r) r _ tréseau den La description des liaisons louées utilisées est pré- «transmission Isentée en différenciant le nombre de liaisons par type MSC- MSC- BSC- de lens pour les liaisons urbaines, et non urbaines. Faisceaux hertziens MSC BSC BTS Total Nombre de routes 0 Longueur totale (m) Hypothèses sur les coûts d'exploitation Répar- Oni trouve sur la feuille mobile les données nécessaires Répartition ti aseution p Répartition du total longueu au calcul des coûts de persoiiel et leur ventilation par Par capacité de routes totale fonction et type d'élémiienit i55 Mbps._,,.-.-_..._... _ Mbps JrPer-sonnel 18 Mbps _} 1~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~ esne (exploitation Number- + 2 Mbps l du l réseau) Nombr-e..._._. Commutation 6. le décompte des équipements électroniques et du Transmission nombre de pylônes - Comtation MSC BSC BTS Commutation 2S5% 25% 50% Electronique MSC- MSC- BSC- MSC- I._ MSC-1 BSC-. I Transmission MSC-MSC 5% MSC-BSC 5% BSC-BTS 80% de transmission MSC BSC BTS MSC BSC BTS t 135 M'bps _. O On trouve sur la feuille des coûts en deuxième par- 38 Mbps....0 tie les hypothèses nécessaires pour les coûts conmiuns i 2 Mbps G les données inscrites par défaut peuvent être modifiées. Nombre total j _ de pylônes I _ Coûts communs Répartition d es pylône s part e _ BSC BTS - sur toits _ aux investissements -. 5% 5% 5% - Léger là l'exploitation 10% 10% 1 10% j -Moyen I I - Coûts communs i-lourd., affectés en % MSC-MSC MSC-BSC BSC-BTS t ~~~~~ ~~~~ ~ aux -nvesussme---- I.% % axinvestissements. 5%5%5 là i'exploitation 10% 10% 10j % 47
56 Modèle de détermination des tarifs dminterconnexion Les feuilles résultat Dans chaque partie, on trouve: * En prernier lieu, les coûts à la miunute par élément Une fois entrées les hypothèses requises, l'utilisateur de réseau a à sa disposition quatre boutons à droite sur la feuille * Ensuite, les coûts obtenus pour les services d'intermienu pour visualiser, imprimer et tester la sensibilité connexion. Ce sont les coûts des éléments multides résultats. Ces boutons activent quatre feuilles : pliés par les facteurs de routage des services 1. Une feuille résultat permettant de visualiser les d'interconnexion (nombre d'utilisation de chaque résultats obtenus ; élément par chaque service) 2. Deux boutons permiettant d'imprimer des rapports Pour la réseau de téléphonie fixe, ces coûts sont de simulation. Un bouton correspondant à la simu- dédoublés :(i) les coûts tels qu'ils résultent du modèle lation relative au réseau fixe, un autre bouton à la en tenant compte des systèmes AMRT, (ii) puis les simulation du réseau m-obile. Chaque rapport conm- coûts résultant calculés sans prendre en compte les prend les résultats et toutes les hypothèses qui sont systèmes AMRT. Cette distinction permet de mesurer nécessaires à son obtention, mais ne donne pas les le poids des systèmes AMRT dans le coût des services résultats intermédiaires qui peuvent être visualisés d'interconnexion. Le régulateur devra trancher s'il dans les différentes feuilles de calcul. doit ou non considérer ce surcoût dans la détermina- 3. Un bouton m-enant à une feuille spécifique sur tion des coûts d'interconnexion. S'il décide de ne pas laquelle il est possible de tester la sensibilité des résul- les prendre en compte dans la détermination des tats à un petit nombre de paramètres pré-détermrinés, coûts des services d'interconnexion; le régulateur devra alors les intégrer dans le coût du service ou de Les résultats l'accès universel. Dans ce dernier cas, il restera de plus La feuille de résultats est structurée en deux parties. En à démontrer que l'équilibre économ-ique des concentête de la feuille, on trouvera les résultats relatifs au trateurs radio n'est pas atteint, notamment quand on réseau fixe et en seconde partie, les résultats relatifs aux prend en comipte les appels entrants sur ces éléments réseaux mobiles. de réseau. Commutation URAD CAA Coûutepa sc T'ransmission URAD-C,AA Vers CTI SC-ST~~~~~~~~~~~~~~~~~~ intra- Simple Double Transit O CAA tr-ansit transit Transit intemnational ~jsd'interconnexion (avec systèmes AMRT) Charjes d~nerconnexion (hors systèmes AmrT~.-. "Meilleure pratique" en heure de pointe sur le continent africain (Monnaie locale) "Meilleure pratique' en heur-e de pointe en.eurpe (onaieç..-- (Suite dlu tableau à~ la page 49)~ 48
57 (Suite du tobleau de la page 49) Chrges dnterconnexion 1 ntra- Simple Double Transit Euros centimes CAA ~ transit transit Transit international "Meilleure pratique" en heure de po~inte sur le continent africain Meilleure pratique" en heure de pointe en Europe (Euro centimes) Un paramètre clé, la prise en compte ou non de l'é- volution des prix dans l'annuahisation, peut être géré directement sur la feuille de contrôle (feuille menu). Les coûts sont exprimés dans la monnaie retenue sur la feuille des coûts unitaires. Ils sont convertis en euros aux fins de comparaison. Les coûts obtenus sont en fait des coûts moyens. Ils sont ensuite miodulés selon les tranches horaires avec les gradients qui ont été spécifiés dans la feuille des hypothèses de demande. L'impression des rapports Ces résultats et les hypothèses qui y conduisent peu- vent être imprimés dans un rapport. Sur la feuille menu, il est possible de lancer l'im- Période de peso la journée * Des résultats et hypothèses du réseau fixe char-gée * Des résultats et hypothèses du réseau mobile (monnaie/i1 00) En lançant l'impression, il est d'abord demandé de Transit Sans péréqua- Intra- Simple Double inter- fournir un nom pour la simulation imprimée qui sera tion CA transit transit Transit national mentionnée en haut du rapport d'impression de façon Pointe à conserver l'identification de la simulation. Cette Creuse week-end mention n'est pas obligatoire. autre 2 Etie2e le rnom de la simulaion Pour les mobiles, les résultats sont plus sommaires. Le modèle fournit le coût à la minute des éléments de réseau et le coût des services d'interconnexion. Il per- - - met par ailleurs de discrinminer la terminaison et la collecte d'appels si les hypothèses de facteurs de routage le Puis, l'impression s'opère via la visualisation d'un spécifient. aperçu de l'impression qui permet éventuellement de changer le format pour l'adapter à l'imprimante dispo- Commutation Coût par minute nùble. Elle s'effectue en général sur 8 pages. j-ok Trans,mission_ LCharges d'interconnexion O Collecte Livraison 49
58 I Modèle de détermination des tarifs d'interconnexion En cliquant sur le bouton "imprimer" dans la barre. La longueur totale des tranchées (Somme des celludu haut, on fait apparaître la boite de sélection de l'im- les C48 à E48 de la feuille "Tech"); primante. Le personnel (somme des cellules C105 à C107 de la feuille "tech"); - Llix Le coût annuel d'un employé (Cellule E16 de la Irnprimriartte - - d.: feuille "Ucosts") NoF: CDES?O EPL-5800 Advanced S État: Inacùve ~ Poréé Le surcoût marché (Cellule C12 de la feuille État Inactive où: EPUSB1: "Ucosts") Commentafre : r ier dans Le poids de la dette dans la structure financière Type: C (èlection EPSON EPL-5600 Advanced - un Ner Nombre de copies I [D/(D+E)] (Cellule C21 de la feuille "Ucosts")... Pour chacune de ces variables, on peut appliquer <l Eeui>s séletionnées r1 - I i Corpies 1une modification qui intervient soit en pourcentage Ir CLasseur entier L>2 LIls es l -eétenrdue sle (longueur totale des tranchées, personnel, coût annuel!jout ld'un employé) soit en plus ou en moins sur la valeur C _ages) Ee. [77 k c. ffld'origine qui est déjà un pourcentage (trafic à l'heure Aperçu O Annuler 1 chargée, surcoût marché, part de la dette). Cette modification peut-être apportée soit en On peut alors spécifier l'imprimante et les paramè- entrant directement une valeur dans la cellule prévue à tres de l'impression. cet effet, soit à l'aide des curseurs verticaux qui agissent La même démarche s'applique pour l'impression du à la hausse ou à la baisse sur la variable considérée. rapport mobile. Une fois retenue des variations de ces variables, il faut les appliquer au calcul. Pour cela, il faut appuyer Le test de sensibilité des résultats sur le bouton "Test". Une fois obtenue une première détermination des coûts d'interconnexion, il est possible de tester la sen sibilité de ces résultats à un certain nombre de paramè- T e le I Test I xr les sensibilié tres clés. Pour ce faire, on se dirige vers la feuille "Sens" à ` partir du bouton Sensibilités" de la feuille menu. Cette feuille se présente ainsi Sur les colonnes E et F, apparaissent les valeurs originales et les nouvelles valeurs des paramètres de sensi- F bilité. 'o-.-'-- A t - -il mer5 A droite apparaissent alors les nouveaux résultats i "_.- -t0.t. qu'il est possible de comparer aux anciens dans le 1 ~ tableur suivant. O[*i@Xj 1;2 nls él s ' ej a Une fois constatés les effets de la variation des paramètres, il est possible d'effectuer à nouveau des modit * g fications, e; M _ Hl puis wx d'en _ [ aa tester <> r à nouveau les incidences avec le bouton "test". A EZ Avant de quitter la feuille, il faut soit intégrer les L2Ziw ; *' _ 8 _ j J._..._ J frésultats obtenus, soit annuler toutes les modifications testées. Ceci s'opère en appuyant sur le bouton "Fixer A gauche, on trouve l'intitulé des 6 paramètres clés les sensibilités" qui ouvre une boite de dialogue retenus pour tester la sensibilité des résultats. Ce sont: demandant: a Le trafic à l'heure chargée (en % du total) (Cellule a Soit de valider les modifications effectuées C31 de la feuille "Demand");. Soit de les annuler. 50
59 Guide d'utilisation A Char"cs d'interconnexion B: Charges d'nterconnexion avec péréquation AMRT Avant changement 1 Simple Double Transit Intra-Ct transit transit Transit international A nciennes valeurs B Apres chffrement Simple Double Transit Intra-CAA transit transit Transit intemational A. Nouvelles valeurs _-_ _-_ B [ L...-- B. Variation Simple Double Transit lntra-caa transit transit Transit intemational A~~~~~~~~~~~~~~~ F..._ Différences Pour valider appuyer OK; Pour changer appuyer Annuler x * Restaurer toutes les valeurs par défaut présentes sur le modèle d'origine. OK ~1 Annuler... evc. 11_l;-;l--_.*I - Si l'utilisateur conserve les valeurs originales, le modèle revient à sa situation de départ. S'il décide de conserver les valeurs qui résultent du teste de sensibilité, les valeurs testées seront prises comme.*yi " nouvelles valeurs dans le modèle. Pour conserver à la fois les anciennes et les nouvelles valeurs, il est nécessaire de sauvegarder le modèle avec les anciennes valeurs sous un nom et le modèle avec les nouvelles valeurs sous un autre nom. Une fois validées, il est possible d'imprimer un nouveau rapport à partir de la feuille "Menu". La gestion du modèle Une fois une simulation effectuée, il est prudent de la sauvegarder sous un nom adéquat. Il est ainsi possible de sauvegarder autant de simulations que l'on souhaite (sous des noms différents). Un modèle vierge doit être conservé de façon séparée de façon à pouvoir effectuer une nouvelle simulation à partir de données nouvelles. Dans le cas où un tel modèle n'a pas été conservé, il est possible grâce à deux boutons gris présents sur le Menu de: * Effacer toutes les données entrées par l'utilisateur; Ces deux opérations peuvent être effectuées isolément l'une de l'autre. En résumé, l'utilisation du modèle nécessite: 1. l'entrée des hypothèses requises et l'éventuelle modification des valeurs par défaut présentes, sur chacune des 5 feuilles accessibles par les boutons situés à gauche du menu; 2. la visualisation des résultats à l'aide du bouton situé en haut à droite; 3. le test de la variation de ces résultats à un certain nombre de paramètres clés en actionnant la feuille Sensibilités; 4. l'impression de rapports présentant les résultats obtenus et les hypothèses sous-jacentes. j l 1 51
60 Modèle de détermination des tarifs d'interconnexion Note importante Si le modèle ne fournit pas de résultats (valeurs absentes dues à un problème logique tel qu'une division par zéro etc.), c'est probablement parce que les hypothèses entrées ne sont pas cohérentes entre elles. Notamment, le mode de calcul de la capacité des anneaux SDH suppose que l'utilisateur ait entré des hypothèses cohérentes entre la répartition des systèmes SDH par capacité et le niveau global de la capacité requise issue du trafic. Dans ce cas, l'utilisateur doit valider pas à pas ses hypothèses, soit en modifiant notanmient la répartition de la capacité des systèmes SDH (cellules C26-E31 de la feuille "Tech"), soit en entrant plus profondément dans la logique des calculs de la feuille "Capa ElTr" explicitée ci-après et dans laquelle se trouvent en cellules C39 et C67 des avertisseurs ("Check") invitant l'utilisateur à valider ses hypothèses. I Notes 1. Non seulement des formules, niais aussi de la mise en page (ajout ou suppression de h- gnes ou de colonnes), etc. 2. Ainsi, un système TDMA raccordé sur un central qui comprendrait une capacité dc 512 abonnés sera-t-il compté pour deux SC. 52
61 4> Le fonctionnement du modèle bottom-up Cette partie présente plus en détail le modèle proposé. en éléments de réseau. Ces éléments sont au nombre de Le modèle est construit sous Excel2000 et Visual Il dont 6 types de noeuds et 5 types d'artères. Basic. On doit toutefois noter ici qu'en termes de dinien- Les feuilles de calculs intermédiaires sont toutes des sionnement, les liens CAA-CAA et CT-CT sont feuilles de calcul Excel2000. confonidus sous un même intitulé CAA-CAA-CT La structure centrale du modèle est donné sur le pour tenir compte du fait que fréquemment, dans les schéma suivant: réseaux africains, les centraux d'abonnés servent de centraux de transit et qu'il existe de nombreux réseaux sans centraux de transit. Ce n'est qu'au moment du Hypothès efacteurs D Coûts calcul des coûts que l'on différencie selon la nature du 'Demand" Réeau FactRout" units lien (CAA-CAA, CT-CT). Cette séparation des coûts Tr{ "Capafic Dimensionnement "Capa Eltr" {"Capa=intra" est faite grâce à l'information saisie en ligne 54 de la feuille "Tech" qui affecte le coût global entre les deux types de liens. Chaque élémenit génère un certain nombre de poscoûts commutatio Transmission lnfrastructure tes de coûts (par exemple des coûts d'équipement et cs "costs Tr'_ lco des coûts de site). Résultats Résults catotaux Le modèle estime en premier lieu le trafic total et le trafic à l'heure chargée : c'est l'objet de la feuille "Capa". Puis, il en déduit un dimenisionnement du réseau sur deux plans: Les quatre feuilles contenant les hypothèses néces- * L'électronique de transmission (feuille "Capa ElTr") saires ont été décrites dans le guide de l'utilisateur pré- * Les infrastructures (feuille "Capa Infra"). senté dans la partie précédente. Nous allons ici décrire Une fois ce dimensionnement spécifié, il calcule les les 7 feuilles de calcul intermédiaires de façon à facili- coûts du réseau pour chaque élément: ter la compréhension du modèle. * Les noeuds font l'objet d'un décompte de coûts sur la feuille "Costs Sw"; Rappel des principes de base * Les coûts des artères sont décomposés sur deux feuilles: Le modèle est bâti sur la décomposition du réseau géné- - Sur la feuille "Costs Tr" sont calculés les coûts de ral (cf. en partie 1 la délimitation de ce réseau général) transmission 53
62 Modèle de détermination des tarifs d'interconnexion - Sur la feuille "Costs Infra" sont calculés les coûts k. Le trafic total écoulé par le Réseau Téléphonique d'infrastructures. Comniuté (RTC) et celui induit par les liaisons Une feuille récapitule ensuite les trafics totaux et les louées est ensuite déterminé. coûts totaux (y compris les coûts communs) et déter- Ainsi, on dispose par élément de réseau du trafic mine les coûts unitaires (feuille "Tot"). La feuille total supporté à l'heure chargé. "Result" présente ces coûts et détermine les coûts des services d'interconnexion à partir des facteurs de rou- Les capacités de transmission ("Capa EITr") tage de ces services. Cette feuille détermine le nombre d'équipements de Nous proposons dans ce qui suit un aperçu plus fin transmission nécessaires. Ces équipements sont princide chacun des calculs intermédiaires. palement les ADM (Add-Drop Multiplexers) et les équipements de terminaison des anneaux SDH selon la Logique des feuilles de calculs intermédiaires capacité requise (STM 1, 4,16 et 64). a. Cette feuille reprend tout d'abord les résultats du cal- Les capacités ("Capa") cul de capacités pour les éléments de transmission. Cette feuille calcule le trafic total et le trafic à l'heure b. Puis, on lui applique un facteur d'ajustement. Il s'achargée à partir du nombre de minutes déclaré par type git d'une hypothèse complémentaire permettant d'appel dans la feuille demande. éventuellement de surdimensionner les artères. Ce a. Ce volume de trafic est d'abord redressé du temps facteur est pris égal à 1 par défaut. Il peut être ajusté non facturé nécessaire à l'établissement des appels ici (ligne 10) de façon à prendre en compte des facaboutis (Colonne C: nb d'appels * temps moyen teurs exceptionnels pour certains types de liens 1. pour répondre en secondes appels efficaces /60) ; c. Le modèle calcule ensuite la part de cette capacité qui b. Puis, il est redressé du temps occupé par les appels n'est pas traitée par des liens SDH à partir des raccorinfructueux (colonne D: colonne C + nb d'appels dements d'abonnés non connectés sur liens SDH. infructueux* temps moyen pour répondre en Pour le transit international, on considère par défaut secondes appels inefficaces /60) ; que les liens vers le centre de transit international sont c. Puis, il est redressé de la marge de croissance des des liens point à point SDH. Si ce n'est pas le cas, on minutes indiquée sur la feuille demande; doit indiquer ici la proportion de ces liens qui ne sont d. Ce dernier volume de trafic (facturé et non facturé pas en technologie SDH (cellule El1). avec marge de croissance) est ventilé par élément de d. On en déduit ensuite la capacité (en Mbit/s) qui réseau (4 noeuds et 3 artères non compris les élé- doit être desservie en SDH, en Domsat et en liens ments des concentrateurs radio qui ne font pas l'ob- terrestres non SDH (lignes 12 à 14). jet d'un dimensionnement sur le trafic), à partir des e. Le modèle récupère ensuite le nombre de noeuds et facteurs de routage présent sur la feuille "RoutFact"; leur positionnement sur les liens (lignes 17 et 18) et e. Il est ainsi possible d'obtenir le trafic en minutes le mix de systèmes SDH pour les différentes catésupporté par chaque élément de réseau ; gories de liens (lignes 27 à 30). f. Ce trafic total est transformé en trafic en Erlang à La feuille s'intéresse ensuite aux trois types de liens l'heure chargé (BHE) pour les noeuds et les artères ; desservis par des technologies SDH: les liens URADg. Puis, il est ajusté pour tenir compte du taux d'utili- CAA, les liens CAA-CAA-CT et les liens vers le CTI. sation des capacités de chaque élément ; Pour chaque type de liens, le modèle calcule, selon h. En ce qui concerne les artères, ces BHE sont trans- la logique du modèle Europe Economics, le nombre de formés en Mbits/s; boucles STM nécessaires en tenant compte du nombre i. Le même calcul est appliqué aux liaisons louées maximal de noeuds par boucle déclarée en feuille dont le nombre est transformé en Mbits/s ajusté "tech" (cellule C10). pour la croissance, puis affecté aux artères ; Cette estimation se fait sur un réseau "virtuel" dans j. La capacité totale des liaisons louées est ensuite ajus- lequel les URAD sont reliées aux CAA par un premier tée des taux d'utilisation des éléments de réseau et du système de boucles et les CAA entre eux et aux CT taux d'utilisation des liaisons louées elles-mêmes; dans un second système de boucles. 54
63 Le fonctionnement du modèle bottom-up La calcul s'opère en répartissant la capacité requise * Le nombre de ADM et de MUX de terminaison et le nombre de noeuds présent dans chaque type de (2*nomiibre de boucles + nombre total de liens par niveau de capacité des boucles STM. Il y a noeuds); réajustement de la répartition si une boucle ne * Le nombre de régénérateurs. contient pas au moins 3 noeuds. On en déduit par Ce calcul est opéré pour les liens URAD-CAA et niveau de capacité des boucles (STM 1, 4, 16 et 64) CAA-CAA-CT. Les liens vers les CTI sont supposés * Le nombre de boucles; en liaisons point à point SDH et sont plus simples à * Le nombre moyen de noeuds par boucle calculer. * Le nombre de routes physiques par boucle (nombre L'encadré suivant précise la logique de ce calcul de noeuds +1); spécifié dans le modèle Europe Econormics: Encadré 3 Dimensionnement du réseau SDH (exemple des liens URAD-LS) Les équipements de transmission requis sont évalués par type de liens. * Capacité requise en Mbit/s = Capacité totale requise en MbiSs (ajustée) prise dans la section hypothèse de la même feuille. * Distribution de la capacité requise (Mbit/s) STM I = capacité requise * mix de système STM i total (les deux données sont prises dans cette feuille) (A) STM4= idem (B) STM 16= idem (C) STM64= idem (D) * Nombre de noeuds = nombre de RCU (URAD) pris dans la même feuille, section hypothèses. * Nombre total de noeuds par capacité STM I (part des STM I dans le total des systèmes par le nombre de noeuds) capacité requise en STMI(A) Capacité requise pour tous les STM(z A - B - C - D) Même formule pour les systèmes STM4, STM 16 et STM64. * Nombre total d'anneaux par capacité. * nombre de RCU (URAD) * colonne i: ce nombre est déterminé à l'aide d'une fonction logique SI(argument logique ; vrai alors; faux sinon) STMI : nombre de noeuds par capacité pour les STMI nombre maximum de noeuds sur un anneau (feuille "technique") capocité requise en STMI capacité maximum d'un équipement SDH Si alors on prend le premier terme; sinon on prend le deuxième. colonne 2: le résultat précédent * par la capacité maximum d'un équipement SDH (même feuille dans hypothèses) La même procédure est appliquée pour les systèmes STM4, STM 16 et STM64. * Nombre de noeuds en plus nécessaires pour avoir au moins 3 noeuds par anneau: fonction logique. (nombre d'urad(3 * Ydes anneaux par capacités; alors marqué "check"; Si sinon plusieurs cas sont possibles représentés par des fonctions logiques: 3 * (nombre total d'anneaux STM I - nombre total de noeuds (URAD)))O; Si alors on prend ce chiffre + Sl(3 * la même chose pour STM4); + SI(3 * la même chose pour STM 6); + Si(3 * la même chose pour STM64); sinon O (Sute à la page 56) 55
64 Modèle de détermination des tarifs d'intertonnexion Encadré 3 Dimensionnement du réseau SDH (exemple des liens URAD-LS) (suite) * Si pour le calcul précédent on obtient " check ", c'est-à-dire que le nombre d'urad est inférieur à 3* la somme des anneaux par capacité alors on recalcule le nombre total d'anneaux par capacité STM 1, STM4, STM 16 et STM 64 par une fonction logique SI. * On recalcule le nombre total de noeuds par capacité (STM I, STM4, STM 16 et STM64) ajusté I comme une fonction logique toujours en fonction du calcul du nombre de noeuds supplémentaires nécessaires pour avoir 3 noeuds par anneau au moins. Par exemple pour STM I (la même formule est appliquée pour les autres capacités) C39(numéro de la cellule) ="check" ;alors on prend un chiffre dans le tableau recalculé précédent i.e. Si nombre de noeuds * nombre d'anneaux STM I / nombre total d'anneaux toutes capacités; 3 * le nombre total d'anneaux par capacité> nombre total de noeuds (URAD) sinon on reprend une fonction logique Si alors prendre 3 * le nombre total d'anneaux par capacité ; sinon prendre le nombre total noeuds * Réallocation des noeuds sur les anneaux par capacité Colonne 1: par exemple pour les systèmes STM I (la même formule est appliquée pour les autres capacités) C39 ="check" ;alors prendre le nombre de noeuds ci - dessus; Sisinon Si((le nombre de noeuds - 3 * le nombre d'anneaux))o;alors prendre ce nombre ; sinon prendre 0) Colonne 2: C39 ="check" ;olors prendre 0I Si sinon prendre (colonne I STM 1 colonne I) * le nombre de noeuds supplémentaires nécessaires pour avoir 3 noeuds par anneau * Le nombre total de noeuds par capacité ajusté 2: Par exemple pour STM I (la même formule est appliquée pour les autres capacités) C39 ="check" ;alors on prend le nombre de noeuds ajusté I arrondi; sinon Si S(le nombre de noeud ajusté i = nombre total d'anneaux, on prend le nombre total de noeud ajusté I arrondi; sinon on prend le nombre total de noeud ajusté 1- les noeuds réalloués précédents colonne2 l * Le nombre moyen de noeuds par anneau Par exemple pour STM I (la même formule est appliquée pour les STM4, STM 16 et STM64): Si (nombre total de noeuds par capacité ajusté 2 = 0 alors 0; C39 ="check" ; alors SI~ sinon le nombre total de noeuds par capacité ajusté 2 le nombre total d'anneaux ajusté sinon Si(le nombre total de noeuds par capacité ajusté 2 = 0; alors 0; sinon le nombre total de noeuds par capacité ajusté 2 le nombre total d'anneaux * Nombre moyen de routes physiques par anneau STM I = SI(nombre moyen de noeuds par anneau = 0 ; sinon on prend le nombre moyen de noeuds par anneau + 1) * Nombre moyen de routes physiques par anneau STM4=même formule que STM I * Nombre moyen de routes physiques par anneau STM i 6=même formule que STM I * Nombre moyen de routes physiques par anneau STM64=même formule que STM I. (Su6e à la page 57) 56
65 Le fonctionnement du modèle bottom-up Encadré 3 Dimensionnement du réseau SDH (exemple des liens URAD-LS) (suite) * Nombre total de routes physiques (C39 ="check"; alors sommeprod (nombre moyen de routes physiques * nombre total d'anneaux par capacité ajusté pour b98 ="check"; sinon sommeprod ( nombre moyen de routes * nombre total d'anneaux par capacité) La fonction sommeprod donne la somme des produits des'éléments correspondants de plusieurs matrices: * Nombre de systèmes de terminaison = nombre total de routes physiques (ci-dessus) *2 * Nombre de multiplexeurs (Gateway MUX etadm) par capacité: Par exemple pour STM 1: Si(C39 ="check" ; alors 2 * le nombre total d'anneaux ajusté pour tenir compte de B98 ="check"; sinon 2 * le nombre total d'anneaux) +le nombre de noeud par capacité ajusté 2 * Nombre de régénérateurs: arrondisup distance moyenne RCU-LS (feuille "technique") ïo0'1 * la diversité des régénérateur (feuille "technique") distance moyenne entre régénérateur (feuille "technique")) * nombre total de routes physiques La fonction arrondi sup(z,o) arrondi le résultat du rapport z à l'entier supérieur. Puis, la feuille récapitule les stations du système a. On compte d'abord les tranchés non mutualisées Domsat et calcule la capacité requise en répéteurs avec d'autres réseaux sur le total des tranchées par équivalents 8Mbps. géo-type et type de lien (lignes 15 à 18); b. Puis, les tranchées mutualisées (lignes 20 à 23) Les capacités cn infrastructures ("Capa Infra") c. Sur ces tranchées mutualisées, on retient la part Cette feuille dimenisionne les infrastructures. Cefles-ci attribuable au réseau général; sont de deux types: d. Le cumul de cette part plus les tranchées non * Des tranchées et des conduites contenanit des mutualisées donnent le total de tranchées à prendre câbles; eii compte. * Des faisceaux hertziens. La longueur des câbles s'en déduit en fonction du Les tranchées sont de trois types selon leur empla- nombre de câbles déclaré par conduite (1 par défaut, cernent géographique : cellule "Tech" C70). * Enrobée en milieu urbain; Le métrage de fibres requis est calculé par * Allégée en milieu péri-urbain; ailleurs : il est égal à la longueur moyenne des routes * La pose se fait en pleine terre en milieu rural. de transmission tous géo-types confondus ("Tech" Il n'est pas prévu de pose aérienne qui semble res- ligne 22) multipliée par le nombre de routes phyter exceptionnelle et ne se justifier que par une éven- siques issus de la feuille "Capa ElTr" (route entre tuelle infrastructure aérienne disponible. deux ADM) par 4 (nb de fibres par route). En divisant le métrage de fibres par le métrage de câbles, on Traichiées en déduit un nombre moyeni de fibres par câble et de Le premier tableau récapitule la longueur des tranchées là la capacité minimale du câble par arrondi supépar géo-type (lignes 7 à 10). Puis s'opère le décompte des rieur vers les capacités disponibles (6, 12, 24, 36, 48 tranchées à prendre eii compte dans le calcul des coûts: et 96 fibres). 57
66 Modèle de détermination des tarifs d'interconnexion Réseati hertzien c. Puis, sont calculés les coûts économiques en Pour ce qui est du réseau hertzien, deux cas sont pré- annuité moyenne de ces investissements selon la vus: formule tenant compte du mode d'annualisation * Le cas de la fermeture de boucles SDH pour des choisi (taux d'actualisation avec ou sans incidence raisons de nature géographique (plans d'eau, mon- de l'évolution des prix des équipements) tagnes, traversée de pays étrangers etc.); * Le cas de liens non SDH. Annuité = investissement / phi (durée de vie, La fermeture de boucles SDH s'opère à des capacités de 155 Mbit/s. Les liens non SDH ne sont prévus que pour des capacités inférieures. Sinon, il serait plus avantageux de mettre ces noeuds sur les boucles SDH. annexe 1. Les faisceaux hors boucles SDH sont donc destinés à prendre en compte les liaisons de petite capacité hors des zones où des boucles SDH pourraient être écono- miques. Quatre niveaux de capacité sont retenus : 34, 8 et 2 Mbit/s. lément, sont ajoutés des investissements complécule : Pour chaque type de lien et de technologie, on cal- taux d'actualisation) où phi est la fonction d'annualisation présentée en d. Puis, sont calculés les coûts d'exploitation pour chaque poste de coût envisagé. A noter que: * Aux investissements spécifiques découlant des dimensionnements présentés pour chaque type d'é- mentaires tenant compte du fait que tous les a. le nombre de systèmes radio à partir du nombre de équipements n'ont pas été pris en compte (lignes routes, de la longueur des réseaux et de la distance 128 à 131 de la feuille Ucosts, cf. description des moyenne des bonds; hypothèses). b. le nombre de pylônes et la répartition de ces pylô- * Aux coûts d'exploitation, sont ajoutés les frais de nes par importance (léger, moyen et lourd) en répartition par élément de réseau et du coût uni- tenant compte d'une mutualisation entre routes de ces pylônes ; personnel résultant du personnel déclaré, de sa taire moyen de ce personnel ("Ucosts C16). c. les équipements d'antenne nécessaires. Passons maintenant en revue les différentes feuilles C'est ici également que s'effectue le calcul des pylônes nécessaires aux systèmes de type AMRT. Les coûts Les coûts sont calculés sur trois feuilles distinctes, une pour les coûts de la commutation ("Costs Sw"), une pour les coûts de transmission ("CostsTr") et une pour Coûts de la commnuntation ("Costs Sw") Cette feuille calcule les coûts selon la méthode présen- tée ci-dessus pour les 6 types de noeuds. Cinq postes de coût sont retenus. Ceux-ci ne sont pas valides pour tous les noeuds comme l'indique le tableau suivant les coûts des infrastructures ("Costs Infra"). Ces trois feuilles sont structurées de la même façon: URAD CMA cr CTI SC ST C Coûts fixes du a. On trouve en tête de ces feuilles un récapitulatif des commutateur volumes d'équipements prévus et éventuellement Coût d site du les indications nécessaires au partage des coûts 'ommutateur _- Coût par liane... _ obtenus; ~Coût par bloc b. Puis, sont calculés les coûts d'investissement par 4m'. type d'équipement et poste de coût. La formule assris coûts l l appliquée est la suivante: Investissement = volume requis* coût unitaire*(1 +frais d'installation(en %))* (1-valeur résiduelle/(l+durée de vie)^(coût du capital)) Notamment: * Il n'existe pas de coût à la ligne pour les centres de transit (CT et CTI); 58
67 Le fonctionnement du modèle bottom-up * Il n'existe pas de coût de site pour les stations cen- Ici, également, de nombreux postes ne s'appliquent trales des systèmes AMRT (colocalisées avec les pas à tous les liens. La part complémentaire des sites de cominutateurs ou des URAD) ; commutation affectée à la transmission est prise en * le coût des cartes d'abonnés est décompté du coût compte ici. Pour le réseau Domsat, la station centrale par ligne des stations centrales ; est prise en compte au niveau du transit et les stations * Il n'existe pas de coût par bloc numérique pour les locales au niveau des CAA. équipements des concentrateurs radio. Au niveau des frais d'exploitation, deux postes s'a- Le volume des équipements est issu des feuilles joutent: "Demand" et "Capa" (pour les ports 2 Mbit/s). Le 1. les frais des répéteurs du réseau Domsat nombre de sites à prendre en compte est ajusté de deux 2. les frais de personnel. façons: - par la part attribuée au réseau général Coats d'infrastructure ("Costs Infra") - par la part attribuée à la comnmutation par opposi- Cette feuille construite comme les précédentes prend tion à la transmission. en compte un grand nonmbre de postes de coûts - Coûts des câbles; Coûts de la transmission ("Costs Tr") - Coûts du génie civil C'est sur cette feuille et la suivante (coûts d'infrastruc- - Coûts des systèmes hertziens. ture) que réapparaissent les 5 types d'artères par éclate- Le tableau suivant synthétise les éléments pris en ment du lien CAA-CAA-CT en deux liens compte: CAA-CAA et CT-CT. La liste des équipements sur lesquels porte le calcul URAD- CAA- CT- Vers est la suivante: Câble: CA CAA CT CTI Câble 6 fibres Mètres I < URAD- CM- Vers 1 Câble 12 fibres Mètres. CAA CMA CT-CT CTI SC-ST Câble 24 fibres Mètres j STM I âl _ 6fbe èrs- _TM4 ~ * Câble 48 fibres Mètres.._1_6... _.._... _-.. Câble 96 fibres Mètres _. ç STM_ _. _ Conduite (mètres) - Urbains Sub-urbain _ Régénérateul Cross connects I numériques.... _ *1~ Systèmes de. Conduite (mètres) terminaison de artagée Urbain Sub-urbain b Systèmnes de. Rural. _ I terminaison de. * :... : tçnp ÇTM 4 - H~~~~~~~~~~~~ertzien -:s-. _, _e URAD- tsystème CAA- CT- Vers SCterminaison de radio CA\ CAA CT CTI ST ligne STM Mps Nombre Systèmes de3 Mp Nombre terminaison de 8 Mbps Nombre ';- 'TM 43-1 : 2 Mbps. U :... Nombre.r",. - -, - Equipement r., 1a,, I.. TClM... ^ d'antenne i Sites hertziens i Domsat _. _.=- _. avec. s environnement ~-;, i Station locale. _ Nombre total Domsat. de pylônes par dimension a Sites de.. -Léger Nombre _.._ Nombr.e _ _. _. Léger commutation - Moyen Nombre Autres cot i _ Lourd Nombre associes coûts associés. L.5._. 59
68 Modèle de détermination des tarifs d'interconnexion Les calculs sont sim-ilaires à ceux des autres feuilles de coûts. Les coûts totaux ("Tot') La feuille "Tot" consolide l'ensemble des donniées calculées de façon intermédiaire, Elle reprend les élémients de trafic total efficace ("Capa colonne C") et les affecte aux éléments de reseau (comminutation et transmnission). Pour la transmission, on ajoute au trafic téléphoniique un équivalent mrnnutes de la capacité des liaisons louées. Par ailleurs, cette feuille reprend les coûts économiiques annuels relatifs aux investissemients et les coûts d'exploitation pour tous les élémients de réseau et y ajoute les coûts commiuns en proportion- des coûts d'investissemi-ent et d'exploitation, tels qu'ils sont détermlinés par les lignes 34 à 40 de la feuille "Ucosts". Ce faisanit, on obtient successivemient pour les éléments de col-ninutation et les éléments de transmiission l'ensemible du trafic en nminutes qu'ils supportent et l'ensemible de leurs coûts. La division de l'un par l'autre donne le coût un-itaire à la m--inute de chaque élémient de réseau. Les calculs des réseaux mobiles Trois feuilles sont consacrées aux calculs intermédiaires des coûts d'interconnexion pour les services de collecte et de term-inaison sur réseau mobile. Le réseau mobile est modélisé avec 3 types de noeuds (MSC, BSC et BTS) et trois t-ypes de liens reliant ces noeuds: MSC-MSC, MSC-BSC, BSC- BTS. La capacité du réseau miobile ("CapaMob",) Selon le mi-ême principe que pour le réseau fixe, le trafic total et le trafic à l'heure chargée sont calculés pour le réseau mobile par élément de réseau. Le coût du réseau mnobile ("Costs Mob") Le calcul des volumes d'équipem-ents requis et des coûts s'opère sur la même feuille. La feuille des coûts est simiilaire à celle des feuilles de coût du réseau fixe (volumie d'équipements, investissements, coûts annuali- sés, coûts d'exploitation). Son contenu est structuré sur îes types d'équipe- nients suivants Commutation MSC BSC j BTS Equipéernets nombre Site nombre Li nes d'abonnés (variab!le)_... _nombre TRX nombre Bloc primaire numérique (port 2 mbit/s) - Nombre de ports Hertzien --. ~~~~~~~ ~ ~~~~~~~ (fc-bsc ~ ~~MSC-MSmC BS-ÈsdBT S *155 Mbps nombre Mb~ps nobr 8 Mbps nombre 2 Mb nombre Sites hertziens avec environnement.. Nombre total de pylônes par- dimension -sur toits -Moyen -Léser nombre nombre.. - Lourd ~~~~~~~~~~~nombre ~~~~~~~~nombre Liaisons louées MSC-MSC MSC-BSC BSC-BTS Urbaine.- nombre In,terubanenombre interurbaine Kmj MSC BSC BTS Personnel nombrei ~ MSC-MSC MSC-BSC BSC-BTS Personnel nombre 60
69 Le fonctionnement du modèle bottom-up Le calcul repose donc sur: traits bleus ou rouges, les liens vers des feuilles différen- * Des équipements de commutation fonction du tes par une flèche pointant vers un petit tableau: nombre d'équipements, des abonnés et des TRX O installés ; * Des systèmes hertziens permettant les raccorde- _ ments des équipements distants aux centraux; O _.- O 0 * Ou des capacités louées aux opérateurs de réseaux T fixes; * Le personnel engagé dans l'exploitation du réseau. En double ciquant sur cette flèche, on fait apparaî- Les liaisons louées n'entrent en ligne de compte tre la liste des cellules de destination que l'on peut qu'en frais d'exploitation. atteindre facilement Les coûts totaux du réseau mobile ("Tot Mob") I La structure de la feuille est identique à celle du réseau fixe, hornis le fait qu'aucun système de péréquation Atteindre: n'est rnis en oeuvre. '[Interco Africa BIPE,xls]Costs Tr!$F$32 '[Interco Africa BIPE.xls]Costs Tr!$E$28 l[nterco Africa BIPE.xls]Costs Tr!$E$29 Conclusion '[Interco Africa BIPE.xls]Costs Tr!$E$30 [Interco Africa BIPE.xls]Costs Tr!$E$31. J [Interco Africa BIPE.xls]Costs Tr!$E$32 Cet aperçu du contenu du modèle ne peut être appro- '[Interco Africa BIPE.xls]Costs Sw!$H$32 fondi qu'en étudiant chaque relation. '[Interco Africa BIPE.xls]Costs Sw!$H$33 LA.. ~~~[Interco Africa BIPE.xls]Costs Sw!$G$32 fie Le modèle est relativement développé en calculs '[Interco Africa BIPE.xls]Costs SWI$G$33 intermédiaires pour faciliter son appropriation. = _ - L'appropriation du modèle peut utilement être Référence: conduite en utilisant les fonctionnalités d'assistance Il - _ d'excel, notamment la recherche de liens de dépen- dance entre cellules. Excel fournit à la demande, cellule Cellules... L K Annuler par cellule, les liens qui alimentent ou dépendent de la.. _. cellule choisie. Pour les afficher, il suffit d'appeler dans la comnmande "Outils" l'outil "Audit" et d'afficher la barre de commande suivante: On peut ainsi visualiser aisément les relations entre cellules. Cet outil permet également d'afficher la source des erreurs (cf. le manuel d'utilisation d'excel pour plus de précisions). IoolgIl I Ce faisant, cet outil ouvert doit favoriser la t > E> réflexion sur la formation des coûts et leur structure. Il doit permettre aux régulateurs de mieux cerner la Les deux icônes à gauche permettent d'afficher et question de l'orientation vers les coûts au terme d'un d'effacer les liens vers les cellules amont de la cellule débat contradictoire avec les opérateurs sur les hypochoisie et les deux icônes suivantes les liens vers les cel- thèses du modèle. Tel qu'il est construit, ce modèle lules aval. peut faire l'objet d'une appropriation par ses utilisa- Cette visualisation prend la forme suivante: les teurs et être développé dans un sens qui le rende plus liens existant sur la même feuille sont signifiés par des proche des spécificités de tel ou tel réseau. 1 61
70 Modèle de détermination des tarifs d'interconnexion Note 1. Ainsi, le modèle Europe Economics utilise pour les liens entre centres de transit (TS) la formule d'ajustement suivante formalisant un type de maiuage: nombredets 3 tîombredets 2 no,nbredets +_ 1* nombroedets nombredets
71 À Annexes Annexe 1: Approche économique des coûts Nous posons (pin (fonction phi) la fonction' La métlhode des CMILT sur le plan économique N N i + N revient à calculer le coût économique de l'exploitation (P Y,i" + i(1 + de l'élément de réseau. Comme défini ci-dessus, le coût total actualisé de la Calcul sans prise en compte du progrès technique mise en oeuvre de l'investissement 10 sur la période N Le coût actualisé total d'utilisation d'un équipemenit est égale à CN soit la sonmme actualisée de l'investissependant N années en l'absence de progrès technique menit initial, des frais d'exploitation - maintenance s'écrit actualisés moins la valeur de revente actualisée de l'équipement à la date N. Compte tenu de l'expression CN~, =10O+ N retenue pour fn=fo on obtient f j, VN reeu nor 0 (+ i)' (l +i)n NV CN = IO+ - N Où: N 1 V * N est la durée de vie économique de l'investisse- =, ( - (1+ i)n ment ; n l'année courante; * est le coût de l'investissement supposé payé à = + op N VN_ l'année 0, ou la somme actualisée à l'année O des ( + i) coûts d'investissements si ceux-ci sont répartis sur plusieurs années ; Il est alors nécessaire de considérer le codt moyen * f nles frais d'exploitation - maintenance de l'année économique annuel de la mise en oeuvre de cet investis- n, n=1,2,,n; ces frais sont généralement crois- sement, qui correspond au CMILT. Pour ce faire, on sants dans le temps, mais on fait en général l'hypo- considère l'annuité constan1te équivalente au coût total thèse qu'ils sont constants et égaux à fo ; actualisé qui représente le coût d'imputation annuel * Vn est la valeur de revente à l'année N (avec par (c'est-à-dire la somnie qui, versée chaque année de conventionv 0 =I 0 ). l'année 1 à N, permet le remboursemiient de celui-ci) 63
72 Modèle de détermination des tarifs d'interconnexion CN CN I V 1 que l'entreprise serait disposée à payer pour acquérir XN = N N + f un matériel identique (même âge, même caractéris- N (pn i (P i (1+,) (pni tique) si l'équipement considéré venait à lui faire (1 (+ i)"défaut ou encore comme le coût d'opportunité qui 1 I \ + serait engendré par la perte de ce matériel. Ceci peut p ; N+ encore être interprété comme le surcoût résultant d'un renouvellement anticipé de N*-n années (N* est sa Le coût annuel total est la somme durée de vie économique et n son âge). Cette dernière * du total de l'investissement moins la valeur rési- définition revient à créer la fiction d'un marché de duelle actualisée, le tout actualisé par phi (N,i) ; l'occasion parfait. En effet, sur un tel marché, aucun * des frais d'exploitation annuels. entrepreneur n'accepterait d'acheter un équipement La somme XN dépensée chaque année pendant N usagé plus cher que le coût net qu'il subirait s'il était anniées équivaut au coût CN; il revient au même de contraint de racheter prématurément du neuf. De dépenser CN tout de suite ou de consentir au flux même, aucun entrepreneur n'accepterait de vendre un annuel XN pendant N années. Ce sont ces formules équipement moins cher que le coût net entraîné par le que nous utilisons dans le modèle sans considérer l'é- remplacement de celui-ci. Selon cette définition, la volution des prix des équipements. valeur résiduelle d'un matériel neuf à la date n=0 est sa valeur d'achat puisque le perdre aussitôt acheté oblige Calcul avec prise en compte du progrès technique à l'acheter à nouveau au même prix. Sa valeur rési- Dans le cas où il y a progrès technique, il est nécessaire duelle en N* est nulle car le perdre à la date où il aurait de faire intervenir la filière de renouvellement interve- dû être remplacé n'entraîne aucun surcoût. Par hyponant toutes les N années. thèse, le matériel remplacé le sera à l'identique et ceci sur une durée théoriquement infinie. Le prix maxi- DN_=CN+ CN CN + CN imum que l'on est prêt à payer pour un équipement DN =CN + ~ + ~ (1 + i)n (1 + i) 2N + i) kn d'âge n est déterminé en comparant les coûts obtenus, soit en se procurant un équipement d'âge n identique Celui-ci est la somme d'une série géométrique et au matériel considéré, soit en achetant tout de suite un on peut l'écrire équipement neuf. De façon plus précise, la valeur d'usage Un est telle que soient égaux les coûts actualisés CN (I + i)n CN correspondant aux deux solutions possibles: DN = = N - paiement du prix Un à l'année n, exploitation du 1- (I+i) -1 matériel considéré de l'année n+l à l'année N, (i + revente en N initialement prévue, renouvellement à l'identique sur une période de durée infinie à partir Si on rapproche cette expression de celle de l'an- de l'année N; nuité constante équivalente au coût CN, il vient que: - achat à l'année n d'un équipement neuf, exploitation pendant N années, puis renouvellement à l'i- DN = XN dentique sur une période de durée infinie. La valeur d'usage Un est alors le prix maximum que revient économique que celui obtenu avec le maté- riel considéré. On utilise fréquemment dans les calculs économiques la valeur du matériel au cours de sa durée de vie. C'est notanmment le cas lorsque se pose la question l'entreprise est prête à payer pour poursuivre avec un matériel identique l'exploitation au même coût de de la valorisation du parc de ces matériels à une date N N quelconque. On appelle valeur d'usage (encore appelée U VN XN* valeur résiduelle) d'un équipement, le prix maximum (i + i) k=n+l (i + i)k (1 + )N k=+i (i +i) 64
73 Annexes En remplaçant, le coût de revient économique par la somme des frais d'exploitation fk et de l'amortisse- d'un facteur g qui est la décroissance des prix sur la période considérée. menit économique ak (a =XN-ff), on obtient Partie récurrente et non récurrente du recouvrement U" N ak + VN des coûts (i +i k="+l (i + + Une fois déterminé un coût économique annuel C pour un service donné, on peut souhaiter le recouvrir Par différence des relations correspondant à deux sous une forme récurrente R,, redevable à chaque années consécutives, on obtient période t d'utilisation, sur la durée de vie T de la ressource productive, et une forme non récurrente R 1 U,,_l _ U" an soit encore, recouvrable l'année 1. (I+ i)'lî (1 + i) (I + i) Le principe qui doit prévaloir est que la somme actualisée des Rt augmentée de la partie non récura, = (1 + i) * U,,. -Un rente RP soit égale au total C à recouvrir, soit où (1+i)Un i est la valeur actualisée à l'année n de la G ' R, valeur d'usage Un_* C = R+ 1Z 1 L'amortissement économique s'interprète ainsi comme une perte de valeur d'usage actualisée 2. L'a- On retient en général de recouvrir les frais spécimortissement économique est donc un coût annuel fiques d'interconnexion (frais de colocalisation, de racreprésentant l'usage du capital. De manière plus cordement entre opérateurs etc.) à la partie non pratique, cet amortissement économique peut être récurrente et les frais d'usage du réseau (collecte et terobtenu en retirant du coût de revient économique le minaison d'appel) à la partie récurrente. montant des frais d'exploitation à chaque temps n. Le modèle présenté ici ne traite pas des frais spéci- Prenons des hypothèses simplificatrices. Supposons fiques. que VN=O et un progrès technique régulier avec le temps. Si le coût d' l'investissement décroît de façon Annexe 2: Approche du coût du capital régulière à un taux g, alors, In (1 + =Io/ g) ti Le coût du capital des opérateurs doit refléter le coût n,, = 10 I (1 + g)" d'opportunité des fonds investis dans les composants de On désigne alors par h le taux composé défini par (1+h)=(1+i)*(1+g). On retient par ailleurs des frais d'exploitation constants dans le temps, f=f n. Dans le premier cas, l'amortissemenit économiiique est égal à l'anniuité constante équivalente aux coûts d'investissements. Le progrès technique revient alors à accroître le taux d'actualisation i d'une somme g, c'està-dire le prendre égal à h. On a alors: réseau et les autres actifs connexes. Il reflète traditionnellement les élénments suivants: * le coût moyen (pondéré) de l'endettement pour les différents moyens de financement détenus par chaque opérateur; * le coût des fonds propres, mesuré par le rendement que les actionnaires exigent pour investir dans le réseau, compte tenu des risques liés à cet investissement; * la valeur des capitaux empruntés et des fonds propres. N Ces informations peuvent alors servir à déterminer XN = + f = N +f le coût moyen pondéré du capital (CMPC ou"weigh- X Nh P i (Ph 1 ted average cost of capital" ou WACC) selon la formule puisque j=i (croissance des frais d'exploitation nulle) Ainsi, prendre en compte le progrès technique revient à accroître le taux de rémunération du capital i suivante: WACC = re. E/(D+E) + rd.d/(d+e) 65
74 Modèle de détermination des tarifs d'interconnexion où re est le coût des fonds propres, rd est le coût de taux empruntés et des fonds propres pour un opérateur l'endettement, E est la valeur totale des fonds propres et dans son ensemble, il n'est pas facile de déterminer ces D est la valeur totale de la dette productive d'intérêt. valeurs pour chacune des activités de l'opérateur. Cela Le calcul du WACC pour un opérateur donné est dû au fait que les décisions relatives au financement considéré globalement serait relativement direct - à par emprunt sont dans une large mesure des décisions condition de faire abstraction des discussions possibles d'entreprise déterminées par différents facteurs, sur le calcul précis et la valeur des données d'entrée des comme les facilités d'eniprunt historiques et des consiformules du WACC. Toutefois, les régulateurs doivent dérations de gestion fiscale. Il en découle que l'endetétablir si l'application du coût du capital global repré- tement de l'entreprise risque de ne pas correspondre senté par le WACC est appropriée pour les activités spécifiquement aux besoins de financement de ses difréglementées des opérateurs. Si c'est le cas, le WACC férentes activités. global peut servir à déterminer les redevances d'inter- Aux fins de la fixation des prix, les régulateurs et les connexion. opérateurs s'intéressent au capital moyen employé pen- Autrement, les régulateurs peuvent tenir compte du dant une période donnée plutôt qu'au capital employé fait que différentes primes de risque s'appliquent nor- à un moment déterminé, par exemple la fin de l'exermalement à des activités différentes, ce qui pourrait se cice financier. Cela se justifie par le fait qu'un "instantraduire par des différences au niveau du coût des fonds tané" de la situation à un moment quelconque risque propres 're ', même si la structure financière est la de ne pas être représentatif du niveau moyen du capital même. Si c'est le cas, il pourrait y avoir unwacc dif- engagé par les opérateurs. Spécifiquement, le solde du férent pour chaque branche d'activité ou chaque acti- fonds de roulement à un moment donné peut ne pas vité décomposée (télécommunications mobiles, être représentatif des besoins moyens en liquidités sur télévision par câble ou services internationaux). une période prolongée. La comptabilité séparée des L'économie financière et le comportement réel des opérateurs doit donc indiquer le capital moyen engagé investisseurs enseignent que le coût des fonds propres plutôt qu'un solde de fin d'exercice. 're' est égal au coût de l'endettement sans risque, auquel s'ajoute une prime de risque qui dépend de l'activité Valeurs comptables et valeurs de marché sur laquelle porte l'investissement et du marché finan- La très forte valorisation des opérateurs de télécommucier sollicité. Les activités où la concurrence est la plus nications en a soulevé la question du choix vive comportent habituellement un risque plus élevé. pour E d'une valeur comptable (fonds propres inscrits Le coût de l'endettement 'rd' varie également entre au bilan) ou d'une valeur de marché (capitalisation activités et entre sociétés mais dans une mesure moin- boursière). Il est généralement retenu que le coût du dre que le coût des fonds propres 're' pour un marché capital doit refléter la rémunération minimale globalefinancier donné. En ce qui concerne la structure du ment attendue par l'ensemble des apporteurs de fonds capital (E et D), elle devrait également refléter le bilan (actionnaires et créanciers). A ce titre, la valeur E doit de chaque activité principale. Lorsqu'il n'existe qu'un plutôt refléter la capitalisation boursière, pour autant seul bilan principal pour plusieurs activités, il est accep- que celle-ci ne résulte pas d'une bulle spéculative. En table de supposer que ces activités partagent la même effet, dans ce dernier cas, il y a inefficacité des marchés structure du capital. Dans ce cadre, on peut normale- financiers. Régulateurs et opérateurs doivent donc en ment supposer que le coût de l'endettement 'rd' est le la matière se mettre d'accord sur une sorte de structure même pour toutes les activités, sauf si leurs bilans sont financière cible où la capitalisation est cohérente avec sensiblement différents. l'anticipation des bénéfices futurs. Le WACC doit être appliqué à une valeur en capi- Cette appréciation est importante. En effet, le levier tal pour les composants de réseau et les autres actifs d'endettement (rapport D/E) peut être très différent connexes afin de déterminer le rendement à atteindre selon que l'on considère une valeur comptable de E ou grâce aux redevances d'interconnexion. Alors qu'il est une valeur boursière. Or, comme re est supérieur à rd, relativement simple de déterminer la valeur des capi- l'effet de ce choix sur lewacc peut être considérable. 66
75 Annexes Effet de l'impôt sur les bénéfices en général un taux de rendement correspondant à l'ac- Dans la formule du WACC, re représente le coût requis tivité globale (pour les raisons rappelées en tête de cette sur le capital action et rd le coût de la dette finanicière. annexe), la prime de risque tend donc à décroître Celui-ci se situe avant impôt, c'est-à-dire que quand l'activité d'interconnexion croît. rd=rd*.(1-q), où rd* est le taux actuariel de la dette Si rf et rm sont donnés par le marché financier consifinancière et q le taux d'imposition des bénéfices. déré, le régulateur doit apprécier le coefficace beta P de L'utilisation du WACC dans la détermination de l'opérateur et l'adapter pour tenir compte de la part dans tarifs n'est pas d'usage courant et conduit à l'adapter. son activité de l'interconnexion. c mesure donc une Tel qu'il est défini ci-dessus, lewacc est net d'impôt. élasticité de la sensibilité du titre de l'opérateur aux Or, le tarif d'un service est fixé avant impôt. Il est donc variations de l'indice de marché 3 : si la rentabilité du nécessaire de relever le WACC du taux d'imposition marché varie de 1 point, la rentabilité du titre varie de, des bénéfices et d'utliser un WACC corrigé: point. ldans le contexte africain, les opérateurs de télécomimlunications sont en général considérés comme des WACC*= re E (1+0) D+E * D D+E valeurs moins risquées que la valeur moyeine du marché: b est donc en général inférieur à 1. Pour ce qui est de rd*, il est en général calculé ou rd* représente le taux actuariel de la dette finan- coîruiie le taux sans risque auquel s'ajoute une primie sp cière. (spread ou debt premium) propre à l'opérateur considéré. Ce taux peut être apprécié soit à partir des valeurs de Appréciation de re et de rd* marché (taux sans risque plus prime) soit à partir des re et rd* se calculent à partir d'un taux de référence dit valeurs contractuelles présentées par l'opérateur (coût taux sans risque, correspondant en général au rende- annuel moyen pondéré de l'endettement de l'opérateur). ment des obligations sans risque (obligations d'etats) à Ainsi, le WACC pris en compte dans le modèle long terme (10 ans).a ce taux, il faut ajouter la prime s'exprime ainsi: de risque correspondante à l'activité considérée et au type de financement considéré. WACC* = rf + E ((rm-pn) D La prime de risque peut être appréciée sur les fluc- (1 + 0) D + E D+E tuations passées de la valeur, ou mieux sur les fluctuations Pour le calculer, nous avons donc besoin de: de valeurs similaires (appréciation sectorielle) de façon à * D/(V+E), part de la dette sur le total de la structure appréhender ce qu'il est conveniu d'appeler la droite de financière (qui nous permet de déduire E/(D+E)) ; ce marché, liant la rentabilité attendue au niveau de risque. ratio est parfois dénommé level of gearing or leverage Le rendement des actions s'exprime alors ainsi: * rf, taux sans risque du marché financier considéré * rm, taux moyen du marché financier considéré (croissance attendu de l'indice boursier de réference) ou: * P,l note de risque de la valeur * rf est le taux sans risque (risk free return) * sp, prime de risque de l'opérateur * rm est le taux moyen attendu sur le marché (par * 0, taux d'imposition des bénéfices. exemple le taux représenté par un indice de réfé- Ces 6 valeurs sont requises pour calculer le WACC. rence du marché de type Dow Jones, S&P, CAC Des valeurs par défaut sont proposées. etc.) (level of market return) Pour plus de précisions sur l'application de ces * 1 est un coefficace de pondération du différentiel concepts, on pourra se reporter àalexander et al. (1999). de marché (equity beta). Il est généralement admis que l'interconniexion Annexe 3: Les solutions en concentrateurs radio représente un risque moindre que l'activité de téléphonie fixe qui elle-même représente un risque moindre Il n'existe plus aujourd'hui qu'un très petit nombre de que l'activité de téléphonie mobile. Conmme on retient fabricants de concentrateurs radio en technologie 67
76 Modèle de détermination des tarifs d'interconnexion AMRT. En effet, le rachat de Lucent TRT par SRT, l'a- Figure 4 Exemple d'architecture d'un réseau IRT bandon de telles solutions par les majors tels Alcatel ou I (TRT-Lucent) Siemens, font que SRT et NEC et quelques petits stoss d.,ntc constructeurs issus de pays à faible densité (Australie) e2 4_'W> restent les derniers fournisseurs de ces technologies d}'smr. désormais concurrencées par d'autres solutions (GSM,n. fixe, satellite etc.) 7 jwo C%7aB La station centrale (SC) se connecte au réparti- teur de l'autocommutateur du réseau public. La SC est reliée par voie hertzienne aux stations distantes. Le sous-ensemble radio peut être déporté et relié par câble ou radio en 2 Mbit/s. La station répétrice SR sert de relais entre sites non vus par la station centrale. La station répétrice peut offrir jusqu'à 120 circuits à 64 kbit/s ou 240 circuits à 32 kbit/s. La station terminale ST (SDE sur le schéma) rac- corde les abonnés. La station terminale peut raccorder des abonnés câblés ou bien par une solution DECT. Les concentrateurs radio sont particulièrement adaptés aux zones rurales de faibles densités avec des écarts importants entre chaque village. Ils permettent des raccordements d'abonnés très éloignés du central (jusqu'à 1600 kilomètres) et peuvent supporter des contraintes d'environnement propres aux régions rurales: par exemple alimentation électriques assurée par des panneaux solaires. Un bond entre stations peut aller jusqu'à 50 kilomètres. Ces systèmes peuvent fonctionnler dans les bandes des 500 MHz, 1,5GHz, 2,5 GHz et 3,5 GHz. Le dernier bond peut être filaire ou bien sans fil grâce à une terminaison DECT ou autre. Ces systèmes offrent des services téléphoniques de base et de publiphonie, des services de télécopie groupe 3, des services de transmission de données ainsi que les services de base RNIS (2B+D). Ils utilisent la distribution par Accès Multiple A par Répartition dans le Temps (AMRT) qui permiet itableau I Nombre d'abonnés selon le trafic par abonné d'optimiser le spectre disponible. Les stations nodales et (en me) distantes connectées n'utilisent qu'une seule paire de Trafic par abonné Nombre d'abonnés fréquence. Ils utilisent souvent des antennesyagi ~~~~~ La capacité de ces systèmes peut aller jusqu'à 4096 _ abonnés et un trafic de 188 E, mais est très modulable par paliers de 256 abonnés. Il faut noter que ces calculs sont effectués pour un taux de perte de 1%. En fait, la l i1 500 capacité de trafic est plus importante car les appels locaux ne consomment pas de ressources. En effet deux abonnés raccordés à la même station peuvent commu niquer sans occuper un canal. Note on suppose que 30% des appels sont locaux sinon le systènme perd entre 5% et 15% d'abonnés. Notes 1. Somme géométrique de raison 1/( l+i) prunté à un taux égal au taux d'actualisation. Si S, = a + a 2 + a a", alors on a les _(1 + i) = -(1 La perte nominale de valeur d'usage coréquations suivantes : i(l + j)" i (l + i)n respond donc à la part de remboursement en Sn - Snl = a" et a + as_ 1 = S,, d'où il vient capital de cette annuité. La valeur d'usage corque 2. Si l'on donne une interprétation plus finan- respond ainsi au capital non encore remboursé. I - at cière : l'amortissement économique représente 3. Ou plus exactement, le quotient de la co- 1-a l'annuité au moyen de laquelle on pourrait variance d'une valeur mobilière sur la vaen posant a=1/(l+i), on obtient 1-a=ia et: rembourserl'investissement initial s'il était em- riance du marché. 68
77 Annexes Bibliographie Alexander I., A. Estache, and A. Oliveri. Jdy Monopolist," IniterationalJomrnal of indns- Theory and Practice" 'Journial of Regula "A Few Things Transport Regula- trial Organiization 16: tory Economicis 10: tors Should Know About Risk and the Econiomiiides, N. and L.J. White "Ac- Laffont,J.J. and J.Tirole Coeinpetition in Cost of Capital," Mimeo, The World cess and Interconnection Pricing: How Telecomiiunications, Munich Lcctures,The Bank Institute. Efficace is the 'Efficace Conmponent Pri- MIT Press, 2,d edition Arnistrong, M "Network Intercon- cing Rule'?" Antitnrst Builletin 40: 557- Laffont,JJ., P. Rey and J.Tirole "Netnection in Telecomiiuunications," Econio work Competition: 1. Overview and Non mie Journal 108: Jamison, M "Regulatory techniques discriminatory Pricing; Il. Discrimina- Armstrong, M., C. Doyle and J. Vickers for addressing interconnection, access, tory Pricing," RANDJoumral ofeconomiis (1996), "The Access Pricing Problenm: A and cross-subsidy in telecoimitunica- 29:1-56. Synthesis," Journal of Industrial Economies tions", in Infrastructure Regulation and Sidak, J.G. and D. Spulber "Thse Tra- 44: Market Reforn: Principles and Practice, gedy of tise Telecommons: Government Arnistrong,M.aidJ.Vickers "TheAc- Margaret Arblaster and Mark A.Jaiiiisoni, Pricing of Unbundled Network Elecess Pricing Problem with Deregulation: eds.,australian Competition and Consu- ments Under tise Telecomnmunications A Note,"Jouruial oflndstnrial Econorniis 46: mer Coisisissioin anid the Public Utility Act of 1996,' Colunibia Lawv Revietv 71: Research Benitez D., A. Estache, M. Kennett and C. Janmison, M "Does Practice Follow Spulber, D. and J.C. Sidak "Network Ruzzier. Juily "Are cost nmodels Principle? Applying Real Options Prin- Access Pricing and Deregulation," Indususeful for telecoms regulators in develo- ciples To Proxy Costs in US Telecommu- try and Corporate Clhange 6: ping countries? Policy Researeli Working nications" in Real Options:Tlie New lu- Valletti T. and A. Estache. March "The Paper, 2384,Tise World Bank Institute. vestiseit Tiseory and its Insplicationis for theory of access pricing: an overview for BIPE " What teleconi regulation for Teleconinmunications Econonmics, Janies infrastructure regulators" Tlie,1Vorld Banik low-incomiie African counitries?", Study Alleman and Eli Noam, editors, Boston: Institute, for the European Conimissioni, available Kluwer-Acadexisic Pubhshers, wbi/regulation/wp.htm. on Laffont, J. J "Translating Principles Valletti, T "The Practice of Access i_acp.hitnil. Into Practice." EDI Regulatory Reforîn Pricinig:Telecoms in the UK",TiseWorld Economides, N "The Econoniics of Disciussion Paper. Washington, D.C.: World Bank, EDIIRP nimnieo. Networks," Interniationial Jouirial of Induis- Bank. Wildiman, S.S "Interconnection Pritrial Organization 14: regulation/wp.htnm. cing, Stranded Costs, asid tise Optimal Economides, N "Tise Incentive for Laffont, J.J. and J. Tirole "Creating Regulatory Contract:' Industrial and Cor- Non-price Discriuiination by an Input Conspetitiors Through Interconnection: porate Cl'ange 6:
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81 i I~~~~~~~~~I J o. 2:, " - -p SJal,eiln68> «
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84 La libéralisation du marché des télécommunications a favorisé le développement de la concurrence en Afrique subsaharienne. Mais en l'absence d'outils de référence de détermination des coûts d'interconnexion, les régulateurs peuvent difficilement trouver un terrain d'entente avec les opérateurs. Ce guide d'utilisation et son modèle de coût permettront aux régulateurs et aux opérateurs des marchés en développement de déterminer les coûts d'interconnexion et facilitera la résolution des conflits d'interconnexion opposant les opérateurs de réseaux fixes et à ceux des réseaux mobiles. Le modèle de coût proposé dans le CD-ROM ci-attaché calcule les tarifs d'interconnexion en reconstituant les coûts auxquels ferait face un opérateur efficace, utilisant les meilleures technologies disponibles sur le marché. Il appartient à la famille des modèles «Bottom Up», et s'appuie sur la méthodologie des Coûts Moyens Incrémentaux de Long Terme (CMILT). Il. prend en compte les spécificités des réseaux africains: taille embryonnaire des réseaux fixes, importance des infrastructures de desserte rurale, prédominance des Faisceaux Hertziens, explosion des réseaux et services mobiles, et faible capacité de,régulation. S BANQUE MONDIALE PPIAF BANQUE MONDIALE PPIAF 1818 H Street, NW PPIAF Program Management Unit Washington, DC c/o Banque mondiale États-Unis d'amérique 1818 H Street, NW, MSN Téléphone: Washington, DC Télécopie: États-Unis d'amérique Site web: Téléphone: Courriel: [email protected] Télécopie: Site web: Courriel: [email protected] l ISBN
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