ANNECY, 10 rue André Theuriet
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- Jeannine Leboeuf
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1 Rhône-Alpes Département de Haute-Savoie (74) ANNECY, 10 rue André Theuriet Code INSEE : N o de site : Arrêté de prescription de fouille archéologique n o Arrêté de désignation n o 2008/1007 Code opération Patriarche : Rapport final d Opération Volume I/III Textes Sous la direction de Bastien Ju l i ta Avec la collaboration de : Tony Si lv i n o, Cyril Ba z i l l o u, Rodolphe Ni c o t, Thierry Ar g a n t, Laudine Ro b i n, Catherine Lat o u r-ar g a n t Archeodunum SA D.R.A.C. Rhône-Alpes Service Régional de l Archéologie SCI MGM ANNECY 2, P.A.E des pays du Mont-Blanc Gollion, Novembre 2008
2 Avertissement Les rapports de fouille constituent des documents administratifs communicables au public dès leur remise au Service Régional de l Archéologie, suivant les prescriptions de la loi n o du 17 juillet modifié relative à l amélioration des relations entre l administration et le public. Aux termes de la circulaire du 26 mars 1993, ils pourront être consultés ; les agents des Services régionaux de l archéologie rappelleront à tout demandeur les droits de propriété littéraires et artistiques possédés par les auteurs et les contraintes qui en résultent pour tout consultant. Les prises de notes et les photocopies sont utilisées pour un usage exclusivement privé et non destiné à une utilisation collective (article L122-5 du code de la propriété intellectuelle). Toute reproduction du texte accompagnée ou non de photographies, cartes ou schémas, n est possible que dans le cadre du droit de courte utilisation, avec les références exactes et complètes de l auteur et de l ouvrage. Par ailleurs, l exercice du droit à la communication exclut, pour ses bénéficiaires ou pour les tiers, la possibilité de reproduire, de diffuser ou d utiliser à des fins commerciales les documents communiqués (Loi n o du 17 juillet, art. 10) Le non respect de ces règles constitue un délit de contrefaçon puni par l article 425 du code pénal.
3 ANNECY, 10 rue André Theuriet Rapport final d Opération Illustration de couverture : Vue générale du chantier en direction du nord. Sous la direction de Bastien Julita Avec les collaboration de Tony Silvino, Cyril Bazillou, Rodolphe Nicot, Thierry Argant, Laudine Robin, Catherine Latour-Argant Rédaction Bastien Julita Plans et mises au net Bastien Julita Mise en page Alexandre Moser
4 Sommaire Volume I/III - Textes Annexes... 4 Fiche signalétique du site... 8 Générique de l opération... 9 Notice scientifique Fiche d état du site Arrêté de prescription Arrêté de désignation Projet scientifique et technique Introduction Géoréférencement du site L enregistrement des données Contexte archéologique Mode d intervention et déroulement des travaux Description des vestiges Stratigraphie et chronologie Le substrat naturel Les couches anthropiques La zone Les trous de poteaux Le niveau de sol en cailloutis [1007] Le fossé [1023] Les structures médiévales [1020, 1021, 1022] La fosse [1096] L anomalie [1122] La zone Les trous de poteaux Le cailloutis [1003] Les fosses [1033, 1037, 1074, 1075, 1076] en relation avec le sol [1003] Les fosses isolées [1027, 1028, 1029, 1032, 1093, 1105, 1120] L ensemble de fosses [1070, 1071, 1072, 1073, 1130] La perturbation [1030] Le fossé [1008] Mobilier et études spécifiques Le mobilier céramique Ensemble 1 : III e s. ap. J.-C Description... 50
5 Proposition de datation Ensemble 2 : IV e s Présentation du mobilier Proposition de datation Ensemble 3 : période gallo-romaine indéterminée Ensemble 4 : période contemporaine Le petit mobilier (par Cyril Bazillou) Les outils Pièce de machine Les mesures Le mobilier, l immobilier Les scories et les parois de four Les clous Synthèse Etude de la faune Méthodologie Période gallo-romaine, le III e siècle Caractères généraux Eléments de description des espèces Conclusion Période gallo-romaine, le IV e siècle Caractères généraux Eléments de description des espèces Conclusion Période antique Caractères généraux Eléments de description des espèces Conclusion Synthèse sur la faune La faune Le mobilier en verre La numismatique Monnaie 1 (fig. 33 et 34) Monnaie 2 (fig. 35 et 36) Analyse palynologique Prélèvement des échantillons Problématique Traitement chimique des échantillons Résultats Conclusion Synthèse La chronologie Les vestiges Conclusion Blibliographie... 77
6 Volume II/III - Figures Liste des figures Figures Planches Volume III/III - Annexes Annexe 1 inventaire des Unités Stratigraphiques (US) Annexe 2 inventaire du mobilier archéologique céramique verre petit mobilier faune Annexe 3 inventaire des documents graphiques Annexe 4 inventaire des photographies numériques Annexe 5 inventaire de la documentation numérique Détails du contenu de DN Annexe 6 inventaire de la documentation écrite Annexe 7 inventaire des caisses de moblilier...179
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8 ANNECY, 10 rue André Theuriet. Rapport final d Opération Fiche signalétique du site Localisation du site Région : Rhône-Alpes Département : Haute-Savoie (74) Commune : Annecy (010) Adresse : 10 rue André Theuriet Cadastre : parcelle BM 15p Propriétaire : SCI MGM ANNECY 2, P.A.E des pays du Mont-Blanc Coordonnées Lambert : x = / y = Altitude NGF : m Opération archéologique N arrêté de prescription : Arrêté de désignation : 2008/1007 Code opération patriarche : Maître d ouvrage : SCI MGM ANNECY 2, P.A.E des pays du Mont-Blanc Nature de l intervention : Opération d archéologie préventive pour la construction d un collectif de logements et de garages Opérateur chargé des travaux : Archeodunum SA Responsable d opération : Bastien Julita, Sébastien Freudiger (adjoint) Investigation, documentation : Christophe Cantin, Yannick Dellea, Marcia Haldemann, Alexandre Michel, Rodolphe Nicot Date de l intervention : 11 février au 14 mars
9 Générique de l opération Intervenants scientifiques : Colette Laroche (Service régional de l archéologie, DRAC Rhône-Alpes) Joël Serralongue (Chef du service archéologique départemental, Haute-Savoie) Intervenants administratifs : C. Laroche (Service régional de l archéologie, DRAC Rhône-Alpes) P. Hauser, L. Orengo (Archeodunum S.A.) C. Cordier (SCI MGM ANNECY 2, P.A.E des pays du Mont-Blanc) Intervenants techniques et scientifiques : Phase terrain Bastien Julita (archéologue, responsable d opération) Sébastien Freudiger (archéologue, responsable adjoint) Yann Buzzi (topographe) Yannick Dellea (archéologue) Marcia Haldemann (archéologue) Christophe Cantin (technicien) Alexandre Michel (technicien) Rodolphe Nicot (technicien) Phase rapport Bastien Julita : coordination, rédaction, mise au net des minutes de terrain Tony Silvino : étude céramologique Cyril Bazillou : étude du petit mobilier Rodolphe Nicot sous la direction de Stéphane Carrara (archéologue, numismate) : détermination numismatique Thierry Argant : étude de la faune Laudine Robin : étude du mobilier en verre Catherine Latour-Argant (A.R.P.A.) : étude palynologique Yannick Dellea : saisie des inventaires Marcia Haldemann : saisie des inventaires Benjamin Clément : mise en caisse et inventaires 9
10 ANNECY, 10 rue André Theuriet. Rapport final d Opération Notice scientifique La société Archeodunum SA a réalisé une opération de fouille préventive dans la commune d Annecy (Haute- Savoie, 74) au 10 rue André Theuriet au cours des mois de février et mars 2008, dans le cadre de la construction d un bâtiment d habitation (Maître d ouvrage SCI MGM ANNECY 2, P.A.E des pays du Mont-Blanc). Cette intervention a porté sur un site gallo-romain exploré sur une superficie de 894 m 2. Elle fait suite à la fouille effectuée en 2007 sur la parcelle attenante au n 8 de la rue André Theuriet et qui fait partie du même projet immobilier. La couche anthropique la plus ancienne datée du IIe s. ap. J.-C qui a été identifiée sur la parcelle adjacente, n a pas été retrouvée ici. L occupation du site est datée exclusivement par le comblement des structures en creux qui a livré du mobilier du III e et IV e s. ap. J.-C. Cette occupation du site entre le II e s.1 et le IV e s. ap. J.-C. a vraisemblablement perduré de manière ponctuelle au Haut Moyen Age et jusqu à des périodes modernes. La mise au jour d une nouvelle structure médiévale et la découverte de tessons modernes dans le fossé [1008] viennent étayer ces hypothèses. Deux zones empierrées occupent une surface de 10.5 m 2 et 140 m 2 dans la moitié sud du chantier. Elles constituent sans doute des niveaux de sol en cailloutis dont le plus grand est la prolongation d un aménagement repéré sur la parcelle du 8 rue André Theuriet. Un grand fossé (1.6 m de large pour 0.6 m de profond) d orientation nord/ouest-sud/est traverse la zone fouillée. Son orientation correspond à celle des parcelles représentées sur la Mappe Sarde (1730). Il est donc possible qu il s agisse d une limite de parcellaire relativement récente. La moitié ouest du chantier comporte dix-sept trous de poteaux, un petit fossé d orientation est-ouest, deux fosses ainsi qu un empierrement datant du Moyen Âge au nord-ouest. Un ensemble de dix-sept fosses se répartissent inégalement dans la moitié est du chantier qui comporte aussi onze trous de poteaux. Il n a pas été possible de restituer une quelconque construction à partir de ces faits trop dispersés dans l espace. Ce site constitue le seul exemple connu sur la rive nord du lac, si l on exclut les zones d accès latérales que sont le portus et les pentes du mont Veyrier. Implanté dans une zone marécageuse peu propice à l installation humaine, il est aussi le seul site situé en dehors des principaux axes routiers. Dès lors, la découverte de cette nouvelle zone d occupation dans un secteur considéré comme inhospitalier permet de reconsidérer les données concernant les constructions périurbaines du vicus et leur lieu d implantation. Elle démontre que certaines zones, a priori inhospitalières et en marge des grands axes de circulation, ne sont pas forcément inoccupées. La nature du site n a pas pu être clairement établi. En l absence d indices déterminants attestant une activité artisanale, l hypothèse d un établissement rural à vocation agricole nous semble la plus pertinente. Mots-clés : Antiquité romaine : III-IVe siècle ap. J.-C. Etablissement agricole / exploitation des ressources naturelles. Fosse, fossé, trou de poteau, dépôt métallique. 1 Les vestiges découverts du n 8 et n 10 de la rue André Theuriet appartiennent à un même site. Même si les couches précoces datées du II e s. ap. J.-C. n ont pas été mises en évidence au n 10, elles doivent être intégrées au raisonnement sur la chronologie. 10
11 Fiche d état du site La fouille au 10 de la rue André Theuriet concerne une surface de 894 m 2. L intégralité de la parcelle a été décapée mécaniquement de 0.50 à 1.00 m jusqu au niveau d apparition des vestiges. Ces derniers se situaient à environ quatre-vingts centimètres sous la surface du terrain. Ils étaient dans l ensemble très arasés et ont, par endroits, été perturbés par quelques chablis. Il s agit principalement de structures en creux. Les vestiges ont tous été coupés par la moitié et le terrain naturel a été atteint sur l ensemble de la parcelle. 11
12 ANNECY, 10 rue André Theuriet. Rapport final d Opération Arrêté de prescription 12
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15 Arrêté de désignation 15
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23 Projet scientifique et technique Projet scientifique et technique d intervention (PSTI) Commune de Annecy (74) Construction d un immeuble Dénommée «Annecy 10 rue André Theuriet» Présenté par le bureau Archeodunum S.A. Maître d ouvrage de l opération : Opérateur archéologique : MGM P.A.E. des pays du Mont-Blanc Passy F Le Fayet Archeodunum S.A. En Crausaz CH 1124 Gollion Agrément en qualité d opérateur d archéologie préventive délivré le (J.O. du 16/02/2005) Contrat : 2007/015 N d opération : SRA
24 ANNECY, 10 rue André Theuriet. Rapport final d Opération Contrat d opération d archéologie préventive- C 2007/015 N chantier :SRA /09/07) page 2 Site : Annecy 10 rue André Theuriet Maître d ouvrage : SCI MGM ANNECY 2 Dossier déposé au titre de : -la loi n du 17 janvier 2001 relative à l archéologie préventive, texte consolidé avec la loi n (NOR : MCCX L) ; - l ordonnance n du 20 février 2004, relative au code du patrimoine ; -au décret n du 3 juin 2004 relatif aux procédures administratives et financières en matière d archéologie préventive (NOR : MCCX D) ; -la loi n du 9 août 2004 relative au soutien à la consommation et à l investissement ; -aux arrêtés du 25 août 2004, du 8 juillet 2004, du 16 septembre 2004, du 27 septembre 2004 précisant le décret n à l arrêté du 27 janvier 2005 portant agrément en qualité d opérateur d archéologie préventive de la société Archeodunum S.A., publié au Journal Officiel de la République Française n 39 du 16 février
25 Contrat d opération d archéologie préventive- C 2007/015 N chantier :SRA /09/07) page 3 Site : Annecy 10 rue André Theuriet Maître d ouvrage : SCI MGM ANNECY 2 Sommaire du dossier I. Présentation générale du projet p. 20 II. Projet scientifique et technique de l intervention de p. 20 terrain II.1 Contexte archéologique de l opération p. 20 II.2 Résultats du diagnostic p. 20 II.3 Rappel des objectifs de la fouille p. 20 II.4 Proposition de protocole d intervention pour la fouille p. 21 II.4.1 Décapage du terrain et détection des structures p. 21 II.4.2 Intervention sur les vestiges p. 21 III. Projet scientifique et technique pour l étude postfouille p. 21 IV. Projet technique d intervention sur le terrain p. 22 V. Quantitatif prévisionnel de l opération p. 22 V.1. Quantitatif prévisionnel des moyens archéologiques p. 22 V.2. Quantitatif prévisionnel des moyens techniques p. 23 VI. Constitution prévisionnelle de l équipe de fouille p. 24 VII. CVs p
26 ANNECY, 10 rue André Theuriet. Rapport final d Opération Contrat d opération d archéologie préventive- C 2007/015 N chantier :SRA /09/07) page 4 Site : Annecy 10 rue André Theuriet Maître d ouvrage : SCI MGM ANNECY 2 I. Présentation générale du projet En juin 2007, un diagnostic archéologique a été réalisé par l INRAP à Annecy au 10 rue André Theuriet, parcelle BM 15. Le projet, soutenu par la société MGM, prévoit la construction d un immeuble et d un parking souterrain. Le caractère positif des diagnostics a impliqué une prescription de fouille préventive sur la parcelle BM 15. II. Projet scientifique et technique de l intervention de terrain II. 1 Contexte archéologique de l opération L opération aura lieu dans la plaine bordière entre l agglomération antique d Annecy, le vicus de Boutae, et le lac. L agglomération se développe à partir du milieu du premier siècle avant J.-C., les monuments publics étant érigés dès la fin du premier siècle après J.-C. L abandon du vicus est daté de la fin du 3 e siècle début du 4 e siècle après J.-C. Hormis des constructions repérées de part et d autre de l embouchure du Thiou indiquant peut-être la présence d un aménagement portuaire, la plaine située entre l agglomération antique et le lac demeure méconnue. Aucun aménagement de berge ni épave d embarcation n a été découvert sur le pourtour du lac. Il est probable que le niveau actuel du lac corresponde à celui de l époque romaine, ce qui permet d espérer combler un jour ces lacunes. On peut toutefois raisonnablement penser que le lac était exploité pour la pêche et le transport. Durant le printemps 2007, les fouilles réalisées au 8 rue André Theuriet, situées au sud-est de la parcelle concernée, ont livré une forte densité de vestiges. La couche anthropique la plus ancienne identifiée dans la zone explorée est datée du II e s. ap. J.-C. Elle marque ainsi le début de l occupation du site. Le comblement des structures en creux a livré du mobilier de la première moitié du IV e s. ap. J.-C. Cette occupation du site entre le II e s. et le IV e s. ap. J.-C. a vraisemblablement perduré de manière ponctuelle au Haut Moyen Age et jusqu à des périodes modernes. Un grand nombre de trous de poteaux (plus d une centaine sur 1600 m 2 ) et quelques structures linéaires (solins et sablières) formant des bâtiments ont été mis au jour. Le tiers central de la parcelle comporte une densité de vestiges nettement plus élevée que les deux autres tiers. Ces structures appartiennent sans aucun doute à plusieurs constructions qui se sont succédé. Leur très grand nombre et l insuffisance des données chronologiques ne permettent de proposer que des hypothèses de restitution. À proximité de ces vestiges ont été identifiés un puits, un foyer, un silo et une fosse contenant des céréales carbonisées. Deux fossés parallèles d orientation est-ouest ont été découverts au sud de la zone où se concentrent les trous de poteaux. Il s agit peut-être d une limite de parcellaire antique. Deux zones empierrées, repérées sur une surface de 50 m 2 et 150 m 2, recouvrent une partie de ces vestiges. Elles constituent sans doute des niveaux de sol en cailloutis appartenant à une phase plus tardive. Dans le tiers nord-est du chantier, trois sablières semblent délimiter une petite construction, datant peut-être du Moyen Âge. Un grand fossé d orientation nord/ouest - sud/est traverse la zone fouillée. Son orientation correspond à celle des parcelles représentées sur la Mappe Sarde (1730). Il est donc possible qu il s agisse d une limite de parcellaire relativement récente. Le site fouillé au 8 rue André Theuriet est implanté dans une zone marécageuse peu propice à l installation humaine. Il est aussi le seul site situé en dehors des principaux axes routiers. Dès lors, la découverte de cette nouvelle zone d occupation dans un secteur considéré comme inhospitalier permet de reconsidérer les données concernant les constructions périurbaines du vicus et leur lieu d implantation. Elle démontre que certaines zones, a priori inhospitalières et en marge des grands axes de circulation, ne sont pas forcément inoccupées. La nature du site n a pas pu être clairement établi. En l absence d indices déterminants attestant une activité artisanale, l hypothèse d un établissement rural à vocation agricole semble la plus pertinente. 26
27 Contrat d opération d archéologie préventive- C 2007/015 N chantier :SRA /09/07) page 5 Site : Annecy 10 rue André Theuriet Maître d ouvrage : SCI MGM ANNECY 2 II. 2 Résultats du diagnostic Trois sondages ont été réalisés par A-C. REMY lors du diagnostic. La reconstitution des séquences sédimentaires est totalement comparable à celles répertoriées durant les diagnostics (Hénom et alii, 2006, Remy et alii, 2006) et la fouille (Freudiger et Julita, 2007, en cours de dépôt) de la parcelle attenante BM 14 au 8 rue Andrée Theuriet. À l intérieur de celles-ci a été reconnu un niveau d occupation antique à la cote altimétrique 447,20-447,42 m, soit 0,70 à 0,90 m en dessous du sol actuel. Il s agit d un sol épais de 0,10 m, contenant des fragments de terre cuite, des charbons de bois et des blocs calcaires centimétriques et décimétriques. Des fosses ovalaires, creusées à partir de ce niveau, ont également été mises en évidence. Les diagnostics ont aussi révélé la présence de solins, trous de poteau et rigoles ou drains. Enfin, un fossé d orientation nord-ouest/sud-est, large de 1 m et profond de 0,50 m, a été identifié dans la partie nord-ouest de la parcelle. Le mobilier provenant des structures en creux permet de dater ces ensembles de la fin du 2 e début du 3 e siècle après J.-C. La chronologie et la nature de ces vestiges sont tout à fait analogues aux structures mises en évidence dans la parcelle adjacente au 8 rue André Theuriet et permettent d envisager le développement spatial de ce site à la parcelle concernée. II. 3 Rappel des objectifs de la fouille Les objectifs de la fouille, fixés par le Service Régional de l Archéologie dans son cahier des charges, sont les suivants : - Compléter les résultats de la fouille du 8 rue André Theuriet et tenter de préciser la fonction de ces aménagements et leur datation. - Préciser la datation du grand fossé. II. 4 Proposition de protocole d intervention pour la fouille La fouille envisagée devra permettre d atteindre les objectifs fixés par la prescription en optimisant l intervention technique sur le terrain. II. 4.1 Décapage du terrain et détection des structures Un décapage extensif sera réalisé à l aide d une pelle mécanique de gabarit équivalent à 16 T équipée en curage et suivi par un archéologue. Le décapage s arrêtera au niveau de lisibilité des vestiges. Dans la partie étudiée du terrain, les vestiges apparaissent à 0,70-0,90 m. Les sondages de diagnostic seront redégagés et vidés. Les structures archéologiques, une fois repérées et marquées au sol, seront systématiquement nettoyées. Un plan détaillé des structures sera ensuite réalisé. II. 4.2 Intervention sur les vestiges L intervention sera «classique», les vestiges ne présentant pas de particularité notable, il est toutefois possible qu une mini-pelle soit utilisée de façon ponctuelle sous surveillance archéologique. Les structures fossoyées, hors découverte particulière, seront fouillées par moitié. Ce travail pourra être éventuellement complété par une vidange totale des structures, si cette stratégie s avère pertinente à la compréhension du vestige et à l organisation générale du site. Pour les vestiges linéaires (fossés) on procédera à un échantillonnage sur la base duquel une fouille complète pourra être décidée (en tronçons). Le niveau de sol sera décapé manuellement par tronçon. Deux coupes stratigraphiques au minimum seront ménagées sur l emprise de la fouille : l une d entre elles sera axée sur le lac. 27
28 ANNECY, 10 rue André Theuriet. Rapport final d Opération Contrat d opération d archéologie préventive- C 2007/015 N chantier :SRA /09/07) page 6 Site : Annecy 10 rue André Theuriet Maître d ouvrage : SCI MGM ANNECY 2 Un soin particulier sera apporté lors du décapage à la lecture continue des vestiges linéaires et aux alignements de trous de poteau. Le mobilier sera individualisé par unité stratigraphique. Les vestiges seront systématiquement relevés précisément en plan et photographiés. Les structures fossoyées seront également relevées en coupe. Enfin, des analyses sur des échantillons significatifs pourront être mis en œuvre si elles s avèrent utiles à la compréhension des vestiges (analyses C14, anthracologiques, géophysiques ). III. Projet scientifique et technique pour l étude post-fouille La fouille projetée entre dans une typologie habituelle d interventions en zone péri-urbaine : en ce sens, l exploitation post-fouille des données ne devrait pas poser de problème particulier et n appelle pas de moyens spécifiques à préciser dans le projet d intervention. Toutefois il convient d en rappeler les principaux thèmes et objectifs : 1) Elaboration du plan-masse complet de la zone étudiée et préparation des plans synthétiques de phasage permettant la compréhension des informations consignées dans le rapport. 2) Etude du mobilier, lavage, dessin et conditionnement. 3) Elaboration des inventaires nécessaires (mobilier, structures, documentation etc.) 4) Etudes paléo environnementales, géomorphologiques et datation physiques éventuelles. 5) Mise en contexte de la fouille et confrontation des résultats. 6) Elaboration du rapport final d archéologie préventive. L ensemble de ces opérations seront menées conformément aux normes en vigueur, particulièrement celles définies par les arrêtés du 25 août 2004, du 8 juillet 2004, du 16 septembre 2004, du 27 septembre 2004 précisant le décret n
29 Contrat d opération d archéologie préventive- C 2007/015 N chantier :SRA /09/07) page 7 Site : Annecy 10 rue André Theuriet Maître d ouvrage : SCI MGM ANNECY 2 IV. Projet technique d intervention sur le terrain Les moyens techniques nécessaires à l avancement et à la bonne conduite des travaux de décapage et d évacuation des terres, ainsi que les travaux de débroussaillage, de coupe d arbre, de dessouchage et d évacuation des débris végétaux, seront pris en charge par le maître d ouvrage (voir détail en V.2.2). Le raccordement topographique de la zone fouillée devra être réalisé par le maître d ouvrage, à sa charge, en concertation avec l opérateur quant à leur nombre et à leur emplacement. Ce travail devra être réalisé impérativement avant le démarrage des fouilles sur la base du système NGF en coordonnées Lambert II (X, Y et Z). La mise en sécurité du chantier, à l exception de la clôture du chantier prise en charge par le maître d ouvrage, sera réalisée par l opérateur et à la charge de ce dernier. Les fouilles profondes seront signalées par un cordon de rubalise fixé sur des piquets. Ce dispositif de signalisation sera complété par une série de panneaux mentionnant le caractère d interdiction de l accès au chantier aux personnes non concernées. Aucune remise en état des terrains ne sera exécutée par l opérateur. Le maître d ouvrage pourra recevoir, sur sa demande, un plan comportant les éléments planimétriques et altimétriques nécessaires pour assurer une description complète des décaissements exécutés. V. Quantitatif prévisionnel de l opération V.1 Quantitatif prévisionnel des moyens archéologiques Ainsi que le prévoit le cahier des charges, une affectation prévisionnelle des moyens humains peut être envisagée comme suit : Préparation de l opération : 5 journées/homme Mise hors terre des vestiges : 8 journées/homme Fouilles des vestiges sur le terrain : environ 150 journées/homme Soit une équipe de 5 personnes (en moyenne) pour la phase terrain d une durée prévisionnelle de 6 semaines (30 jours ouvrés) composée d un archéologue responsable d opération spécialisé en archéologie gallo-romaine, d un archéologue adjoint spécialisé en archéologie gallo-romaine. L équipe comptera 3 techniciens de fouille et un topographe. Post-traitement des données et réalisation du rapport : - Lavage du mobilier, tri, dessin et conditionnement : 20 journées/homme - Réalisation des inventaires des mobiliers, des documents graphiques, photographiques, audiovisuels, écrits (fiches d enregistrement), conformes aux arrêtés des 16 et 27 novembre 2004 : 10 journées/homme - Mise au net des plans et des dessins (topo/dao) : 10 journées/homme - Etudes du mobilier et études spécialisées (géomorphologie, anthropologie, ) : 33 journées/homme. - Réalisation du rapport final d archéologie préventive conforme à la législation (arrêté du 27 novembre 2004) comprenant la rédaction d un document scientifique auquel seront joints tous les documents nécessaires à la présentation de l opération menée par l opérateur et des données collectées ainsi que la réalisation d un ordonnancement des archives de fouille destinées à leur bonne conservation : 40 journées/homme. - Une provision forfaitaire pour analyse est prévue (voir devis) 29
30 ANNECY, 10 rue André Theuriet. Rapport final d Opération Contrat d opération d archéologie préventive- C 2007/015 N chantier :SRA /09/07) page 8 Site : Annecy 10 rue André Theuriet Maître d ouvrage : SCI MGM ANNECY 2 V. 2 Quantitatif prévisionnel des moyens techniques 1) Logistique chantier / base de vie: - 1 bungalow ou équivalent équipé en réfectoire/vestiaire, - 1 conteneur à outils, - 1 bloc sanitaire chimique hommes/femmes 2) Terrassements : Pour mémoire, rappelons que les moyens techniques seront pris en charge par l aménageur auprès de l entreprise SAGRAVE. Le décapage sera réalisé exclusivement sous la direction de l opérateur. Par ailleurs, les travaux d évacuation seront également pris en charge par l aménageur. - pelle sur chenilles (16T) équipée en curage (godet de 2 m ou plus) avec chauffeur et carburant durée prévisionnelle: 5 jours ouvrés - pelle sur pneus (15T) équipée BRH avec chauffeur et carburant durée prévisionnelle: 1 jours ouvrés - mini-pelle à chenilles avec chauffeur et carburant durée prévisionnelle: 10 jours ouvrés 30
31 Contrat d opération d archéologie préventive- C 2007/015 N chantier :SRA /09/07) page 9 Site : Annecy 10 rue André Theuriet Maître d ouvrage : SCI MGM ANNECY 2 VI. Personnel mobilisable pour l intervention constitution prévisionnelle de l équipe de fouille Responsable d opération : (Coordination générale de l opération, gallo-romaniste, relations avec les spécialistes et les laboratoires) - Bastien JULITA Responsable adjoint : - Sébastien FREUDIGER Spécialiste pour les aspects céramologiques : - Tony SILVINO Datation : CDRC de Lyon. Organismes pressentis pour la stabilisation des objets : -Objets métalliques : LAM, Jarville La Malgrange -Objets et matière organiques : ArchNuclear, Grenoble -Objets en autres matériaux. Utica, Saint-Denis Topographie, dessin: - Yann BUZZI Techniciens : À définir en accord avec le responsable d opération après acceptation du présent projet. 31
32 ANNECY, 10 rue André Theuriet. Rapport final d Opération Fig. 1. Carte IGN Annecy. Référence 32
33 10 rue André Theuriet Fig. 2. Carte IGN Annecy. Référence 33
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35 1. Introduction 1.1. Géoréférencement du site Les quatre bornes utilisées pour référencer le chantier en coordonnées Lambert ont été implantées par le cabinet de M. Alain Chappaz, Géomètre Expert L enregistrement des données La surface fouillée au no 10 de la rue André Theuriet a été divisée en deux zones. Elles se répartissent comme suit : zone 1 : moitié ouest du site ; zone 2 : moitié est du site. Le fossé [1008] marque la limite entre les deux zones. Il est rattaché à la zone 2. Lors de la fouille, des numéros d US ont été attribués à chacune des couches fouillées ([1001 à 1149]). Pour les différencier des US de la fouille du 8 rue André Theuriet elles débutent au numéro Des US complémentaires aux observations de terrain ont été déterminées après la fouille. La dénomination des faits archéologiques correspond au N de l US négative du fait précédée de la mention «St.». Lorsque la structure ne présente pas de creusement, c est le numéro de l US positive constituant la structure qui est utilisé. Les minutes de terrain ont été réalisées au 1/10 e,1/20e et 1/50 e selon les besoins. Elles sont numérotées de G01-G40. Certaines structures (St. [1003, 1007, 1033, 1037, 1072]) ont été relevées par procédé photogrammétrique. Ces relevés portent les numéros G41 à G43. Comme convenu préalablement avec M me C. Laroche (DRAC Rhône-Alpes), la documentation photographique a été réalisée au moyen d appareils numériques. Chaque prise de vue porte un numéro de 1 à n. Le mobilier individualisé est inventorié au sein de chaque US par une numérotation continue. Le lot de mobilier mis au jour comporte 16 objets ou fragments d objets ainsi que 3 monnaies. Le métal, le verre, les restes fauniques et les matériaux de construction ont également été répertoriés par US. Au vu de la stratigraphie peu développée, et en accord avec M me C. Laroche, il a été décidé de ne pas établir de diagramme stratigraphique Contexte archéologique Le vicus de Boutae est une agglomération secondaire dépendant de la cité de Vienne. Installé en retrait du lac d Annecy dans la plaine des Fins, il couvre une superficie approximative de 26 hectares. Cet habitat s est développé au croisement de trois grandes voies romaines, notamment l axe de Genève à Lyon et la voie impériale reliant la Gaule à l Italie par le col du Petit Saint-Bernard. Les premières traces d occupation romaine datent de la seconde moitié du I er s. avant J.-C. et se superposent à un habitat gaulois. Le vicus atteint son apogée dans le courant du II e s. ap. J.-C. où il compte alors un forum, une basilique, des thermes et un théâtre. Le III e s. est marqué par deux incendies qui détruisent une majeure partie de l agglomération. Une occupation tardive du site est attestée au IV e et V e s. Par la suite, l occupation s est déplacée sur d autres sites comme les coteaux d Annecy-le-Vieux et le portus 35
36 ANNECY, 10 rue André Theuriet. Rapport final d Opération à l embouchure du Thioux qui accueille la ville médiévale centre ville actuel. Au niveau microrégional, l agglomération antique d Annecy se caractérise par un grand nombre de sites gravitant autour du vicus et fonctionnant certainement en synergie avec celui-ci (Broise 1984 a p ). Les vestiges mis au jour au 10 de la rue André Theuriet prolongent le site du 8 de la même rue (Freudiger, Julita 2007). L ensemble se trouve hors des zones archéologiques connues (Broise 1984 b fig. 2). Le vicus de Boutae et le portus, situé sous l agglomération médiévale, se situent en effet à un peu plus d un kilomètre. D autres sites, nettement plus éloignés, prennent place le long des rives du lac d Annecy, comme les villae rurales d Annecy-le-Vieux et de Saint-Jorioz (fouille Archeodunum SA, rapport en cours). Le site de la rue André Theuriet se trouve aussi hors des zones d accès naturels au lac que sont le Crêt du Maure et le pied du Mont Veyrier. Seules quelques découvertes isolées marquent une présence antique sur la rive nord du lac d Annecy. Cette opération a donc permis de compléter les connaissances sur une zone archéologique nouvellement mise au jour Mode d intervention et déroulement des travaux La zone fouillée correspond à la parcelle BM 15p. Le projet de construction d un bâtiment avec parking excavé a justifié la fouille de l ensemble de la surface jusqu au terrain naturel. La parcelle était occupée par un jardin et une maisonnette qui a été démolie avant notre intervention. Les fondations peu profondes de cette construction n ont causé aucun dommage aux vestiges. Sur le pourtour du chantier, une berme de 1.5 m a été maintenue au pied des murs mitoyens. L ensemble de la surface a été décapé mécaniquement jusqu au niveau d apparition des vestiges afin de favoriser leur lecture en plan. Chaque fait archéologique a été dégagé et relevé en plan. Conformément au cahier des charges du SRA, les structures en creux ont été fouillées par la moitié et relevées en coupe (fig. 6). La seconde moitié des structures les plus significatives a également été fouillée. Les couches de remplissage des principales fosses ont fait l objet d une analyse palynologique dans le but de caractériser la couverture végétale des abords du site à l époque romaine (cf. 3.6 Analyse palynologique). 36
37 2. Description des vestiges 2. Description des vestiges 2.1. Stratigraphie et chronologie Le substrat naturel 2 Le site présente une stratigraphie régulière des couches géologiques sur l ensemble de la parcelle. Ces couches argileuses montrent une sédimentation de dépôts lacustres de faible vitesse pouvant résulter des débordements fréquents du lac d Annecy et laissent supposer une couverture marécageuse sur le site précédant l occupation romaine. Dans ces couches argileuses (US [1050, 1061] = US [50, 55]), un horizon de matière organique décomposée, perceptible sous la forme d un liseré argileux de couleur gris noir, a été identifié à l altitude moyenne de m lors du diagnostic (Remy 2007). Il avait été vu à / m lors des sondages effectués sur la parcelle attenante (cf. Vérot-Bourrély et alii 2006 a, p. 8). Cet horizon (US [160] = US [54] = US 2006[23] = US 2007[11]) a été retrouvé sur l ensemble du site et représente probablement les restes d un paléosol. Au contraire de ce qui a été observé sur la parcelle attenante, cette couche accuse un léger pendage et tend à remonter en direction du nord (altitude moyenne observée dans les coupes effectuées au nord du site : / m). Ces couches recouvrent un ensemble plus limoneux ( US [1085, 1090, 1091, 1092, 1121, 1136] = US [323, 324, 325, 326, 327]) dont l épaisseur maximale, observée à un seule endroit (coupe G30 cf. fig. 27), est de minimum 1 m (épaisseur confirmée par les sondages de diagnostic de 2007 (Remy 2007, p. 9)) ; soit 0.20 à 0.40 m de plus que sur la parcelle BM 14. Cet épaississement renforce l impression de remontée des couches en direction du nord. Ces limons sont assez argileux, mais dénotent d un phénomène de sédimentation légèrement plus rapide que pour les niveaux supérieurs. Leur couleur est à dominante grise, avec des variations de nuances de jaune à orange. Sous ces limons argileux, une couche de sable, graviers et galets (US [1135] = US [451, 452]) a été atteinte en un seul endroit (coupe G30, fig. 27) à l altitude de m. Le niveau d apparition des sables et graviers est identique à celui observé au 8 de la rue André Theuriet et marque également le sommet de la nappe phréatique. Cette terrasse graveleuse a été observée de manière plus précise lors des sondages de 2007 (Remy 2007) où une légère pente est-ouest a pu être mise en évidence (altitude mesurée du sommet de la couche m à l est et m à l ouest). Ce niveau correspond au delta du Fier lors de la déglaciation. La différence d une vingtaine de centimètres s explique par le fait que nous avons intégré les couches sableuses de l exhaussement alluvial dans cet ensemble, dont le toit a été repéré à m lors des sondages de 2007 (Remy 2007, p. 8-9). 2 Lorsque les US attribuées lors des sondages de diagnostic sont mentionnées, l année d opération est indiquée avant le numéro cité entre crochets Les couches anthropiques La majorité des faits archéologiques sont implantés dans le terrain naturel US [1050]. La couche anthropique dite «d arrivée» (US [16, 332]), datée du II e s. ap. J.-C. qui a été identifiée sur la parcelle contiguë BM 14, n a pas été mise en évidence ici. Les vestiges sont directement recouverts par une épaisse couche moderne (US [1110], m d épaisseur en moyenne) de sédimentation limono argileuse présentant des oxydations ferriques. La stratigraphie peu développée des couches anthropiques 37
38 ANNECY, 10 rue André Theuriet. Rapport final d Opération ne permet d appréhender les relations entre les différentes structures que de façon très limitée. Un ensemble de couches [1002, 1004, 1057, 1139], sans doute de remblai, sont présentes de manière inégale sur l ensemble du site. Malheureusement le niveau d ouverture des structures en creux n est pas identifiable dans ces couches et celui-ci n est repéré qu au niveau du terrain géologique. Cette situation complique encore d avantage la compréhension de la chronologie générale du site. Le mobilier des couches supérieures, récolté lors du décapage mécanique et du nettoyage de surface, est moderne (US [1001, 1002, 1004, 1005, 1006]). De manière globale, le site est plutôt pauvre en mobilier et nombre de structures n ont pu être datées précisément. Une datation générale du III-IVe s. de notre ère semble néanmoins se dégager. Comme au n 8 de la rue André Theuriet, des niveaux médiévaux ont été identifiés. Par contre, la présence d un bruit de fond du Ier s. av. J.-C. et du Ier ap. J.-C. (Freudiger, Julita 2007, p. 35) n a pas été confirmée. Les structures se répartissent en deux zones distinctes (fig. 5). La première (zone 1) coïncide avec les zones 2 et 3 fouillée en 2007 (Freudiger, Julita 2007, vol.2 fig. 4). Elle se distingue par une densité relativement élevée de trous de poteaux. La seconde (zone 2) correspond à la zone 1 de la fouille de 2007 (Freudiger, Julita 2007, vol.2 fig. 4). Elle présente une forte proportion de fosses. La limite entre ces deux zones est par ailleurs matérialisée par un fossé tardif ([1008] = [258]) qui pérennise peut-être une limite de parcellaire plus ancienne. Nous traiterons donc séparément les structures de la zone 1 et celles des zones La zone 1 Cette surface présente une concentration de trous de poteaux, un fossé, un niveau de circulation dans la partie sud ainsi qu une zone de fosses superposées. La densité de structures est néanmoins plus faible que dans la zone 2. Les vestiges semblent s étendre dans toutes les directions au-delà des limites du chantier. Un empierrement médiéval, implanté dans les couches recouvrant les vestiges d époques romaine, a également été mis au jour. Cette zone est contiguë à la zone 2 fouillée en 2007 (fig. 5). La nature des vestiges est semblable bien que beaucoup moins dense, confirmant l impression de diminution du nombre des vestiges en direction du nord observée alors (Freudiger, Julita 2007, p ). 3 St. [1010, 1011, 1012, 1013, 1014, 1015, 1016, 1017, 1018, 1019, 1024, 1048, 1049, 1051, 1052, 1055, 113] Les trous de poteaux 3 La zone 1 a livré 17 trous de poteaux. Ces structures ont été identifiées au sommet du terrain géologique [1050] dans lequel elles sont implantées. Leur niveau d apparition n a pas pu être observé car il se confond totalement avec les couches en place et notamment les remblais [1057, 1139] qui semblent antérieurs à la majorité des structures et le fond de la couche [1110] qui scelle l ensemble du site. Cet état de fait explique en partie la faible profondeur observée pour ces structures. Stratigraphiquement, la position de ces trous de poteaux reste très incertaine. De plus, la très faible quantité de mobilier récolté seules deux structures ont livré du matériel n a pas permis une sériation plus fine. Nous pouvons d ores et déjà écarter la structure [1010] qui est d époque contemporaine (cf. 3.1 Le mobilier céramique). Ces trous de poteaux mesurent entre 0.15 et 0.40 m de diamètre, dont plus de 50% ont une dimension moyenne de 0.20 à 0.30 m. Seule la structure [1048], qui a une forme rectangulaire de 0.4 par 1 m, présente des mesures hors de cette four- 38
39 2. Description des vestiges chette. En plan, leur forme est circulaire ou quasi circulaire dans la majorité des cas. Le creusement est indifféremment plat, en pointe ou arrondis. Leur profondeur varie de 0.03 à 0.27 m avec une moyenne arithmétique de 0.08 m. On note la présence de pierres de calage dans un cas sur quatre. Ces valeurs sont globalement plus faibles d environ 25% par rapport à celles mesurées au 8 rue André Theuriet (Freudiger, Julita, 2007, p ). Ces chiffres reposent sur un nombre statistiquement restreint d éléments et ne permettent pas de mettre en évidence un changement caractéristique dans le faciès de cet espace (zone 1 (2008) et zones 2 et 3 (2007)). La trace d un poteau a été mise en évidence dans un seul cas [1015]. Dans deux autres structure [1024, 1049] l espace libre entre les pierres de calages nous a permis de déduire la position ainsi que les dimensions de leur poteau respectif. Les données ainsi récoltées nous laissent entrevoir des poteaux d un diamètre de 0.10 à 0.15 m. La section de ces poteaux n a pas pu être déduite, sauf dans la structure [1015] où une trace triangulaire semble nous indiquer que le niveau d observation est bas est qu il se situe le long de la pointe taillée du poteau. Pour restituer d éventuelles constructions, nous nous sommes basés sur les alignements repérés en plan. Malgré une répartition assez claire des structures, l interprétation et la mise en phase de celles-ci restent très sommaires en raison notamment de l absence de relation stratigraphique entre les faits. De plus, l absence quasi-totale de mobilier empêche toute sériation chronologique. Nos hypothèses revêtent donc un caractère provisoire et les chances qu elles se voient confirmées un jour semblent minces. Les trous de poteaux [1049, 1051, 1052] sont les seules structures de ce type au sud du fossé [1023]. Elles forment un ensemble hétérogène isolé qui ne paraît se rattacher ni aux autres trous de poteaux ni aux alignements mis en évidence dans la zone 2 des fouilles de 2007 (Feudiger, 2007). Les observations faites lors de la fouille laissent supposer que ces trois structures, en particulier le fait [1049], sont postérieures au niveau de sol [1007] et traversent le remblai [1137]. On peut dès lors avancer l hypothèse qu ils appartiennent à une structure couvrant ce niveau de sol car ils semblent en limiter l extension au nord-ouest. Il n est cependant pas possible de savoir s ils appartiennent à un bâtiment ou plus simplement à une palissade. Quoi qu il en soit, de tels aménagements ne sauraient être reconstitués ici, faute d éléments. Les trous de poteaux [1011, 1024, 1048] sont parfaitement alignés. Localisés en bordure nord du fossé [1023], ils ne suivent pas tout à fait la direction de ce dernier, mais forment un angle de 10 avec lui. L espacement entre eux est assez régulier (4 et 4.8 m). Les structures [1011, 1024] sont de facture classique, de forme ronde, très peu profondes (respectivement 0.03 et 0.08 m). Le fait [1048] diffère fortement de ces dernières. Il est composé d une fosse d implantation quadrangulaire (1 x 0.4 m) recevant un bloc de calcaire de 0.45 x 0.25 m, plat en surface et qui sert certainement de socle à un poteau. La nature particulière de ce fait exclut son appartenance à une structure linéaire de type palissade pour des raisons évidentes de statique. Ce type de poteau sur socle semble plutôt convenir comme soutiens central de charpente. La structure [1048], et par extension l alignement auquel il appartient, marquerait donc le centre d un bâtiment. Il nous manque cependant de trop nombreux éléments pour pouvoir confirmer cette hypothèse. Les trous de poteaux [1013, 1014, 1015, 1016, 1017, 1018] forment un ensemble cohérent. Leurs dimensions sont variables (de 0.2 à 0.4 m de diamètre pour une profondeur de 0.05 à 0.11 m) mais restent dans une fourchette assez restreinte. Ils présentent tous un remplissage de limon argileux brun foncé. Ils dessinent l angle est d un bâtiment centré sur la structure [1015] ainsi qu un cloisonnement interne à la construction [1014, 1016, 1017]. L espacement entre les poteaux est régulier (entre 2.7 et 4.6 m) et plus particulièrement dans le carré formé par les structures [1014, 1015, 1016, 1017] où la différence de mesure (espace moyen de 2.8 m) est de 0.2 m. L angle ouest de cette bâtisse se trouve malheureusement au droit d une zone 39
40 ANNECY, 10 rue André Theuriet. Rapport final d Opération inaccessible et irrémédiablement détruite par l implantation d une ancienne citerne à fuel. Il paraît cependant tout à fait plausible de restituer un édifice en terre et bois (bâtiment 1, en violet, fig. 7) à cet endroit. L absence totale de mobilier ne permet pas de dater cette éventuelle construction. Il n a pas été possible de rattacher les trous de poteaux [1012, 1019, 1055, 1137] à un quelconque alignement. Leur facture ainsi que leur remplissage limono argileux brun foncé semblent les rattacher aux autres faits de la zone. Le trou de poteau [1019] avait été fouillé lors de la campagne de sondages de 2007 (calage de poteau F2, Remy, 2007, p. 14). La structure [1010] présente des caractéristiques assez proches des autres trous de poteaux, mais l analyse céramique a néanmoins révélé une date contemporaine pour ce fait. Ce constat nous invite donc à une grande prudence pour l examen des autres structures Le niveau de sol en cailloutis [1007] Ce cailloutis couvre une surface d environ 10.5 m 2 à l angle sud du chantier et se prolonge sous les bermes sud-est et sud-ouest, hors de l emprise de la fouille (fig. 8). Ce niveau de sol n a pas été observé lors de la fouille de la parcelle BM 14. La limite sud-est se trouve donc sous la berme séparant les deux chantiers ce qui donne une extension supplémentaire de 3 m au maximum dans cette direction. Les limites de cette structure n étaient pas franches et il est difficile de restituer la surface dans son ensemble, notamment en direction du nord-est où l empierrement prenait la forme de lambeaux. La bordure nord-ouest est un peu plus nette et semble marquée par la présence de trois trous de poteaux [1049, 1051, 1052] sans pour autant qu une relation chronologique claire ait pu être établie. Sa surface relativement plane se situe à une altitude moyenne de m. Son épaisseur varie de 0.05 à 0.10 m. Ce niveau est principalement constitué de galets, de petits moellons et de fragments de tuiles romaines (imbrices et tegulae) pris dans une matrice limono argileuse brun gris foncé. Dans la moitié est, la proportion de fragments de terre cuite architecturale atteint 50% des matériaux constituants. Ces fragments font partie d un phénomène similaire à l US[8] (Freudiger, Julita, 2007, p.40-41) et indiqueraient donc la présence d une construction avec couverture en tuiles à cet endroit. La couche contient également un peu de matériel anthropique et notamment de la céramique, du métal (clous) et de l os. Aucun trou de poteau n est présent sous ce sol comme c est le cas dans la parcelle contiguë. Le mobilier archéologique recueilli est peu abondant. Cependant, l analyse a permis de dater cette structure du IV e s. ap. J.-C. (cf. 3.1 le mobilier céramique). Cet élément peut être un indice pour tenter de dater les niveaux de sol similaire mis au jour lors de la fouille de 2007 (US [3,7]). L US [3] à une fourchette chronologique large allant du I er au IV e s. ap.j.-c. et l US [7] n a pas pu être datée faute de mobilier. Une date tardive paraît donc envisageable d autant plus que cela correspond à une phase rencontrée sur l ensemble des deux chantiers. Néanmoins, stratigraphiquement, rien n indique que ces trois cailloutis soient contemporains Le fossé [1023] La structure [1023] est un fossé d orientation nord-est sud-ouest. Il mesure environ 0.40 m de large. Son niveau d ouverture n était pas lisible et il se distingue seulement dans le terrain naturel [1050] (fig. 9). La coupe effectuée le long de la berme ouest a permis de montrer qu il recoupe le remblai [1139] mais ses limites au dessus 40
41 2. Description des vestiges de cette couche à partir de l altitude de m ne sont pas identifiables. La profondeur maximale est de 0.20 m ce qui est assez faible mais paraît suffisant pour une structure drainante ou simplement destinée à marquer une limite dans l espace. Le fond suit une très faible pente de l ordre de 0.4 % en direction du nord-est. Ce chiffre n est pas significatif et ne permet pas d établir s il y a circulation d eau ou non dans ce fossé. Son tracé au nord-est devient plus flou ; il semble s arrêter de manière abrupte dans le terrain. Bien que strictement perpendiculaire au fossé [1008], Il n est pas en connexion avec lui. Faute d éléments datant on ne peut exclure qu ils soient contemporains Les structures médiévales [1020, 1021, 1022] Les US [1020, 1021, 1022] forment en fait un seul et même empierrement (altitude supérieure m) (fig. 10). Celui-ci est constitué d un niveau de moellons décimétriques non équarris ainsi que de quelques rares fragments de tuiles, vraisemblablement romaines, disposés sans organisation particulière. La forme générale rappelle un «L» de 3 m par 2 m. Les moellons de l US [1021] à l angle du «L» semblent délimiter un cercle de 0.45 m de diamètre environ (fig. 11). La coupe ne révèle pas de creusement d un éventuel trou de poteau et l absence de rubéfaction et de charbon tend à montrer qu il ne s agit pas d un foyer. Les structures sont implantées dans un remblai US [1057] qui n a pas pu être daté faute de mobilier et qui repose lui-même directement sur le terrain géologique [1050]. L étude céramique (cf. 3.1 le mobilier céramique) a néanmoins permis de montrer que le mobilier récolté entre les pierres comprenait des tessons d époque médiévale mais la fonction de ces structures reste indéterminée. La présence d aménagements médiévaux n est pas pour étonner car quelques artéfacts de cette période (notamment l US [90]) avaient été identifiés lors de la fouille de la parcelle voisine (Freudiger, Julita, 2007, p. 46) La fosse [1096] La fosse [1096] (altitude supérieure m) mesure 1.60 m de diamètre et 0.48 m de profondeur. Elle est apparue lors du dégagement du fossé [1008] et a été en partie entamée par le creusement de ce dernier (fig. 12). Elle est de forme ronde. Son profil est arrondi et régulier. Son remplissage [1097] de limon argileux brun très foncé contenait dix objets en métal ainsi que quelques tessons gallo-romains. Les artefacts en fer sont principalement des outils et des pièces de quincaillerie. Ce dépôt d objets encore en état de servir est très certainement volontaire (cf. 3.2 Le petit mobilier). Cette pratique des dépôts métalliques est connue pour le III e siècle de notre ère (Orengo 2007). Elle indiquer une raréfaction, voire un défaut dans l approvisionnement en matières premières, trahissant par là même une période plus troublée que la Pax Romana L anomalie [1122] L anomalie [1122] est un phénomène anthropique complexe mal identifié (fig. 13) (altitude supérieure m). Ceci est notamment dû au fait que seul un quart de la structure a été explorée. Elle s étend, en effet, largement sous la berme nord-ouest du chantier (fig. 4). Elle a été identifiée uniquement en coupe. En plan, son extension était masquée par le fossé [1008] et la fosse [1096] qui lui sont postérieures. La stratigraphie laisse supposer que l anomalie [1122] est une grande fosse. Les 41
42 ANNECY, 10 rue André Theuriet. Rapport final d Opération dimensions maximales de la structure ne sont pas connues, mais elle mesure au minimum 1.70 m de diamètre et 1.10 m de profondeur. On distingue trois phénomènes différents dans les remplissages. Une première couche [1145] couvre le fond ainsi que tout le bord sud-ouest de la fosse. C est un limon argileux tacheté beige et gris composé sans doute d un mélange de couches géologiques remaniées [1050, 1060, 1061, 1085, 1090, 1091,1092]. Cette couche est-elle un premier remplissage ou le résultat d un creusement chaotique? Les limites très floues entre cette couche et le terrain géologique en place nous font pencher en faveur de cette dernière hypothèse. Ensuite, deux couches [1124, 1146] remplissent la fosse jusqu à son sommet. Elles sont constituées de limon argileux brun foncé contenant quelques rares nodules de terre cuite. Seule une différence de compacité l US [1146] étant plus meuble que l US [1124] les distinguent. En coupe, l aspect concave de l interface entre l US [1145] et l US [1124] pose la question d un éventuel surcreusement dans le premier remplissage. Le dernier remplissage [1144], constitué de limon argileux (provenant sans doute d un mélange des couches géologiques [1092] et [1121]), semble lui aussi être le comblement d un surcreusement. Son profil en sape sous les comblements [1124] et [1146] à l ouest rappelle la forme de plusieurs fosses de la zone 2 (cf. 2.3 La zone 2). En l état, il est impossible de déterminer si l US [1144] constitue une phase de remplissage liés à [1124] et [1146] ou s il fait partie d une nouvelle structure en creux. Aucun élément de datation n a été retrouvé dans le fait [1122] et seule une fouille plus étendue de la structure pourrait nous apporter des précisons quant à sa nature et sa chronologie. Cependant, même dans l éventualité où la parcelle attenante (BM 16) serait fouillée, une grande partie de l anomalie risque de se retrouver sous les bermes réglementaires séparant les deux chantiers La zone 2 La zone 2 est limitée à l ouest par le fossé [1008] (fig. 4). Ce fossé recoupe le cailloutis [1003] qui couvre la moitié sud de l espace. La zone présente une forte concentration de fosses de grande taille et quelques trous de poteaux. 4 St. [1025, 1026, 1034, 1035, 1036, 1053, 1054, 1058, 1077, 1078, 1079] Les trous de poteaux 4 La zone 1 a livré un ensemble de 11 trous de poteaux. Outre le fait [1058], les structures se répartissent en deux groupes. Le premier (US [1034, 1035, 1036, 1053, 1054]) est vraisemblablement en relation avec le cailloutis [1003]. Le second (US [1025, 1026, 1077, 1078, 1079]) s étend en bordure du groupe de fosses présentes au nord de la zone. Le niveau d apparition de ces trous de poteaux se situe entre et m. Ces mesures correspondent à celles observées dans la zone 1 du chantier de 2007 ( à m. cf. Freudiger, Julita, 2007, p. 47), mais il n a malheureusement pas été possible de rattacher ces structures aux alignements mis en évidence au 8 de la rue André Theuriet. Les trous de poteaux [1025, 1026, 1078, 1079] ont une morphologie similaire. Ils mesurent environ 0.30 m de diamètre et entre 0.05 et 0.10 m de profond. Leur espacement est relativement régulier et oscille entre 1 et 2 m et ils forment un angle de 110 au niveau du fait [1079]. Le trou de poteau [1077] a des dimensions plus réduites (diamètre de 0.16 m) et n est pas tout à fait aligné avec [1078] et [1079]. En l état, il n est pas possible de déterminer s il fait partie de cet ensemble de structures. L angle très ouvert que forment ces trous de poteaux (120 si l on inclut la structure [1077]) indique qu il est peu probable que nous soyons en présence de l angle d un 42
43 2. Description des vestiges bâtiment. Il est possible que cet ensemble constitue plutôt un pan de palissade délimitant deux espaces. L ensemble des fosses [1070, 1071, 1072, 1073, 1130] parait, en effet, limité au sud par ces structures. Les trous de poteaux [1034, 1035, 1053, 1054] ont un diamètre de 0.37 à 0.65 m et une profondeur oscillant entre 0.10 et 0.26 m. Les structures [1053, 1054] traversent le cailloutis [1003]. Les faits [1034, 1035] se situent quant à eux en bordure de ce niveau de sol et n ont pas de relation stratigraphique directe avec lui. Ils possèdent tous des pierres de calage et sont assez bien marqués dans le terrain géologique. Nous pouvons dès lors proposer de restituer l emplacement et le diamètre supposé du poteau. Ce dernier a été estimé respectivement à 0.35, 0.33, 0.20 et 0.15 m. En plan, ces faits ne forment pas d alignement particulier. Ils présentent une facture similaire aux structures [225] et [399] et sont assez proches bien que moins profonds que les trous de poteaux [106, 405, 383, 384] (Freudiger, Julita, 2007, p ). Malheureusement, ils ne prolongent aucun des côtés du bâtiment formé par ces derniers (bâtiment 7, Freudiger, Julita, 2007, vol. 2 fig. 7) et qui devrait théoriquement se prolonger jusque sur cette parcelle. Les trous de poteaux [1036, 1058] sont des structures isolées. Leurs dimensions respectives sont 0.27 et 0.35 m de diamètre et 0.21 et 0.07 m de profond. Le fait [1036] fonctionne éventuellement de pair avec la structure [1035]. Le trou de poteau [1058] n a pas pu être rattaché à un quelconque alignement Le cailloutis [1003] Le niveau de sol [1003] (fig. 14) couvre une surface d environ 140 m 2 (inclus les 32 m 2 occupés par les US [1056, 1087, 1088, 1089] cf. infra) et repose directement sur le terrain géologique [1050]. Son sommet relativement plan est à m. Les limites de cette structure sont relativement bien marquées mais particulièrement irrégulières (fig. 8). Ce cailloutis constitue le direct prolongement du fait [7] 5 (fig. 5). Ensemble, ils totalisent une surface de 210 m 2 si on ajoute la surface non fouillée comprise sous la berme séparant les parcelles BM 14 et BM 15p. L épaisseur de cette surface empierrée varie de 0.05 à 0.10 m. Elle est principalement constituée de galets et de fragments de tuiles romaines ainsi que de quelques petits blocs de calcaire. Elle contient en outre, un peu de céramique, de métal (principalement des clous) et un peu d os. A l est, le cailloutis présente en surface un aspect patchwork avec des différences de facture, notamment dans le calibre des galets. Ces zones (US [1056, 1087, 1088, 1089]) sont globalement plus grossières dans leur réalisation. Leurs limites sont floues et l ensemble se fond en un seul et même niveau. Après décapage, il s est avéré que ces couches étaient des aménagements liés au comblement de fosses creusées dans ou en bordure du cailloutis principal. Elles constituent le dernier niveau de comblement des fosses [1033, 1037, 1074] et sont très certainement le fait d une volonté de réaménagement de cette partie de la surface en espace de circulation. 5 Freudiger, Julita, 2007, p Les fosses [1033, 1037, 1074, 1075, 1076] en relation avec le sol [1003] Un ensemble de cinq fosses [1033, 1037, 1074, 1075, 1076] a été délimité après le décapage de la zone est du cailloutis [1003]. Ces fosses étaient très proches les unes des autres et leurs limites se recoupaient par endroits. La structure [1033] est une fosse de forme irrégulière (diamètre moyen 3.5 m, altitude supérieure m) (fig. 15). Le profile observé en coupe et aussi irrégulier (fig. 16). Sa profondeur est de 0.55 m sauf dans le tiers est où un surcreusement de 43
44 ANNECY, 10 rue André Theuriet. Rapport final d Opération l ordre de 0.20 m est présent. Outre cette irrégularité, le fond est relativement plat. Le bord est vertical à l est alors qu à l ouest il est excavé en sape (fig. 17). Cette sape peut atteindre jusqu à 0.30 m de porte-à-faux. Ce profil en épaule n est pas sans rappeler celui des silos, mais cette caractéristique n est présente que sur la moitié du pourtour de la fosse. Son remplissage principal [1086] est composé de limon argileux brun foncé contenant des lentilles plus jaunes (il a livré deux monnaies à l altitude m, cf. 3.4 Etude numismatique). Il est recouvert par une couche [1087] contenant de nombreux moellons et des éclats de terre cuite architecturale ainsi qu un grand bloc de calcaire très friable (dimension 0.60 x 0.30 x 0.30 m) le tout pris dans une matrice très semblable à la couche inférieure. La présence de ces nombreuses pierres peut être considérée comme un aménagement destiné à assainir la zone et faciliter la circulation sur le comblement de cette fosse. Un lit de galets triés [1088] de 0.05 à 0.20 m de diamètre reposants sur cette couche vient renforcer cette hypothèse d aménagement d une surface de circulation. Cette circulation est d ailleurs certainement en rapport avec le niveau de sol [1003] (cf. le cailloutis [1003]) entamé par cette fosse. Une fois la fosse comblée, la surface a alors été réaménagée pour reprendre le niveau de circulation [1003]. Il en résulte cet effet «patchwork» observé sur la photogrammétrie (fig. 8). Le comblement semble avoir subi des problèmes de tassement dû au foisonnement. Il en résulte un enfoncement du niveau de galets en direction du centre de la fosse. Ce phénomène est d ailleurs assez important puisqu une différence de 0.30 m d altitude a été observé entre les galets posés sur le bord est et ceux au centre de la structure. La fosse [1037] a des dimensions en plan relativement semblable au fait [1033] (altitude supérieure m), mais présente une forme quadrangulaire plus régulière (3.5 x 3.5 m) (fig. 18). En coupe, elle présente la même particularité de forme que la fosse [1033] avec un creusement en sape (environ 0.20 m) uniquement au sud-est de la structure (fig. 19). Son fond est régulier et plat, par contre sa profondeur est beaucoup mois importante que celle de la fosse [1037] avec 0.50 m au maximum. Elle présente un remplissage principal [1084] d argile limoneuse gris jaune moucheté contenant peu d inclusions anthropiques. Cette couche est recouverte, comme la fosse [1053], par une épaisseur de moellons et de fragments de terre cuite architecturale pris dans une matrice hétérogène. Cette couche contient en outre quelques éléments notables comme un fragment de fût de colonne en grès jaune portant des traces de rubéfaction ainsi que plusieurs objets en fer, et notamment une herminette. Il est difficile de préciser la relation entre la fosse [1037] et le sol [1003] car les limites entre ce dernier et la couche [1056] sont passablement floues. Néanmoins, la différence d aspect entre ces deux surfaces laisse supposer que le sol a été refait à cet endroit et donc que la fosse [1037] est postérieure à ce niveau. La fosse [1074] est de forme ovale (altitude supérieure m). Ses dimensions en plan sont plus modestes que celles de [1033] et [1037] (diagonale de 2 x 1.20 m). Par contre, elle est profonde de 0.60 m et présente aussi un remplissage principal [1141] d argile limoneuse recouverte pas une couche [1089] contenant de nombreux moellons (fig. 20). Ses limites avec le fait [1033] n ont pu être précisées et il est impossible de déterminer leur relation chronologique. Les fosses [1075] et [1076] (altitude supérieure m) sont des structures de forme irrégulière gravitant autour du fait [1037]. Leurs dimensions sont modestes avec moins de 0.80 m pour les grandes diagonales. La fosse [1075] a un fond plat et des bords plus ou moins droits (fig. 21) alors que la fosse [1076] présente une forme lenticulaire. Leur profondeur respective est de 0.29 et 0.07 m. Leur remplissage, assez similaire, ne comporte que quelques très petits fragments de terre cuite architecturale et de charbons. 44
45 2. Description des vestiges La fonction de ces fosses reste énigmatique. Elles partagent des caractères communs 6 ; une altitude supérieure aux alentours de m, un fond plat, des bords généralement verticaux et la présence d un ou deux remplissages composés principalement d argile limoneuse. Les comblements des structures fouillées en 2007 sont datées du IVe s. ap. J.-C. Si un des remplissages de la fosse [1037] partage la même datation, l ensemble paraît plus précoce avec une datation au IIIe s. ap. J.-C. Néanmoins la faible quantité de mobilier récolté nous oblige à la plus grande prudence concernant ces datations (cf. 3.1 le mobilier céramique). Le comblement des fosses est volontaire et leur surface a été aménagée de manière à pouvoir y circuler. Les divers remplissages de ces fosses donnent un terminus post quem du IVe s. ap. J.-C. pour l aménagement de ce niveau de circulation. Ce niveau hétérogène [1056, 1087, 1088, 1089] est de facture plus grossière que le niveau de sol [1003]. Cependant, les limites entre ces couches et le cailloutis principal sont floues et se fondent les unes dans les autres. Cet état de fait semble indiquer qu à un moment donné l ensemble de ces couches ne formaient qu un seul et même niveau de sol. 6 Les fosses [1033] et [1037] ont des dimensions supérieures aux plus grandes fosses retrouvées au 8 rue André Theuriet (dimensions respectives 3.5 et 2.5 m) Les fosses isolées [1027, 1028, 1029, 1032, 1093, 1105, 1120] Les fosses [1027, 1028, 1093, 1105, 1120] forment un ensemble très dense de structures (cf. plan fig. 4) (altitude supérieure m). Elles présentent des dimensions similaires avec un diamètre oscillant entre 1.2 et 1.5 m et une profondeur un peu plus variable comprise entre 0.40 et 0.90 m. Leur remplissage respectif est composé d argile limoneuse difficilement différenciable si ce n est une légère variation de teinte de brun beige à brun moyen. Les faits [1028] et [1120] présentent des couches plus claires et plus limoneuses au fond de leur creusement. Le sédiment de ces couches (US [1107, 1116, 1118]) ressemble à celui des couches géologiques encaissantes. Elles peuvent être interprétées comme des effondrements de la paroi ou provenir du creusement même des fosses. En surface, seule la fosse [1027] a pu être différenciée du reste de l ensemble en raison de la présence de blocs calcaires. Cette structure avait d ailleurs déjà été identifiée lors des sondages de diagnostic (fosse F23, Remy 2007, p. 13). L ensemble de ces fosses se recoupent et leur ouverture respective n a pas pu être déterminée (fig. 22). Les recoupements sont multiples et la fosse [1120] n est apparue qu en coupe car elle est entièrement occultée par les trois faits postérieures [1028, 1093, 1105]. L absence totale de matériel archéologique, outre la présence de petits fragments de tuiles romaines, n a pas permis de dater ces fosses dont l utilisation reste inconnue. De même, les raisons de ces multiples creusements dans un espace aussi restreint restent inexpliquées. La fosse [1029] (altitude supérieure m) est très semblable à l ensemble de fosses [1027, 1028, 1093, 1105, 1120] et se situe d ailleurs à moins de 2 m de celles-ci. Ses dimensions (diamètre moyen 1.60 m pour 0.72 m de profondeur) (fig. 23) sont dans la fourchette observée pour l ensemble précité. Elle présente, comme les faits [1028] et [1120], deux remplissages distincts. Un premier remplissage (US [1115, 1114]) à la texture proche du terrain géologique et un second (US [1095]) d argile limoneuse brun foncé remplissant la structure jusqu en surface. Ces éléments indiquent que la fosse [1029] est sans doute liée à l ensemble de structures [1027, 1028, 1093, 1105, 1120]. Cette structure a été repérée lors des sondages de diagnostic (fosse F19, Remy 2007, p. 13). La fosse [1032] est un élément isolé (altitude supérieure m). Son diamètre est de 0.75 m pour une profondeur de 0.30 m. En coupe, elle présente un profil dissymétrique (fig. 24) ; évasé à l ouest, il est creusé en sape sur 0.10 m à l est. Le remplissage homogène sur toute la hauteur est constitué d un limon légèrement argilo sableux brun foncé extrêmement compact, contenant de très petits fragments de 45
46 ANNECY, 10 rue André Theuriet. Rapport final d Opération tuiles et de charbon ainsi que de petits nodules de torchis brûlé. La structure [1032] a été légèrement entamée par une construction moderne L ensemble de fosses [1070, 1071, 1072, 1073, 1130] 7 (Freudiger, Julita 2007, Analyse chimique des argiles par A. Langlois p ). Ces structures sont concentrées à l angle nord du chantier. Très proches les unes des autres, elles se recoupent en de nombreux endroits. La lecture en plan est de ce fait assez malaisée et, dans certains cas, même les coupes n ont pas permis de déterminer leurs limites. Ces faits se répartissent en deux groupes. Les zones excavées de forme polygonales [1071, 1073] et les fosses quasi-circulaires [1070, 1072, 1130]. Les faits [1071, 1073] (fig. 25) sont des grandes surfaces (respectivement 8 x 4 m et 4.5 x 4.5 m ; altitude supérieure m) creusées peu profondément dans le terrain géologique. Le fait [1071] présente des bords verticaux et un fond particulièrement plat (fig. 26 et 27). Ce dernier présente deux niveaux différents (fig. 26). La fosse est donc profonde de 0.14 cm au nord-ouest et de 0.46 m au sud-est. La structure [1073] a aussi un fond relativement plat mais des bords plus évasés. Sa profondeur est de 0.30 m en moyenne. Le tiers est de la fosse est fortement perturbé par un chablis et l observation du profil de la fosse à cet endroit s en trouve fortement péjorée. Les deux fosses présentent chacune un seul comblement [1098, 1102] de limon argileux brun foncé homogène et assez compact. L US [1098] contenait une petite quantité de céramiques qui a permis de dater ce remplissage du IV e s. ap. J.-C. La fonction de ces fosses est difficile à déterminer. Les formes sont très irrégulières et peu communes. L hypothèse de fond de cabane peut être avancée compte tenu du fait que l on peut distinguer un rectangle au sein de ces fosses. Mais l absence de trous de poteaux au fond de ces dernières nous oblige cependant à pondérer cette proposition. En revanche, il s agit peut-être de fosses creusées pour l extraction d argile limoneux. Ce matériau, qui peut servir en partie au façonnage des céramiques 7, paraît également adapté à la construction en pisé. Le fond plat de la fosse [1071] correspond à l interface avec des couches plus limoneuses ce qui pourrai étayer cette hypothèse. Les fosses [1070, 1072, 1130] (altitude supérieure m) recoupent le fait [1071] (fig. 28). Elles ont un diamètre de 1.5 m pour les faits [1070] et [1130] et de 2.5 m pour [1072] et une profondeur respective de 0.30, 0.80 et 1 m. Les fosses [1070] et [1130] ont un remplissage de limon argileux brun gris (respectivement US [1101, 1131]). Au contraire, la fosse [1072] présente plusieurs remplissages successifs (fig. 29 et 30). Deux couches de limon argileux de couleur assez clair [1133, 1134], issues sans doute du colluvionnement des couches naturelles lors de la phase ouverte de la fosse, sont présentes au fond. Vient ensuite le comblement principal [1099]. Cette couche est principalement constituée de gros fragments de tuiles romaines (tegulae et imbrices confondues) prises dans une matrice de limon argileux brun noir foncé. Elle contient, en outre, de nombreux charbons et des nodules de torchis ayant brûlé. Cette US couvre tout le fond de la fosse et remonte jusqu à son ouverture au sud. La structure semble ainsi avoir été remplie avec ce déblai depuis le sud uniquement. Le pendage des lits de tuiles en direction du nord vient conforter cette idée de déversement depuis le bord sud. Cette couche provient probablement d un bâtiment avec couverture en tuiles ayant été détruit par les flammes. Nous n avons aucune trace d un tel événement sur les parcelles fouillées en 2007 et Il paraît cependant peu probable que de tels déblais soient transportés sur une longue distance et l on peut dès lors supposer la présence d un bâtiment à proximité, peut être sous la parcelle BM 16. Le dernier comblement de la fosse [1072] est une couche similaire à celles remplissant les faits [1070] et [1130]. La fonction de ces fosses n a pas pu être précisée. 46
47 2. Description des vestiges La perturbation [1030] Le fait [1030] est une fosse contemporaine contenant le squelette d un chien. L espace thoracique était encore creux et un tesson de céramique récent (morceau de tasse) se trouvait dans le sédiment du comblement. Pour des raisons sanitaires évidentes, aucun de ces éléments n a été prélevé. La présence de cette inhumation moderne d animal domestique au droit d un bosquet au fond d un jardin n a rien d étonnant Le fossé [1008] La délimitation que nous avons établie entre les zones 1 et 2 coïncide avec le tracé d un fossé (US [1008] = [258]) rectiligne d orientation nord/ouest-sud/est. Sa largeur à l ouverture est de 1.6 m et sa profondeur varie de 0.40 à 0.50 m. On observe un pendage nord-sud de l ordre de 0.34%. Cette pente est moins importante qu au n 8 de la rue André Theuriet où elle avait été mesurée à 2.6%. Le remplissage du fossé (fig. 31) présente une couche épaisse de 0.20 à 0.30 m de limon argileux gris brun (US [1111] = [442]). L hypothèse que cette couche résulte d un dépôt lent consécutif à la circulation d eau paraît toujours possible (Freudiger, Julita 2007, p. 45). La partie supérieure du remplissage (US [1009] = [441]) est un limon argileux légèrement sableux. Cette couche se distingue très mal de la couche [1110] et le niveau d ouverture n est pas directement lisible mais a dû être extrapolé à partir des coupes. Ce fossé se poursuit au Nord. Le fossé [1008] entame le niveau de sol [1003] ainsi que les fosses [1096] et [1123] (fig. 32). Le matériel récolté dans ce fossé se limite à quatre tessons dont trois d époque moderne. Cette information assez maigre pour l ampleur de la structure apporte un élément non négligeable. En effet, la datation de ce fossé se limitait à un tpq du IV e s. ap. J.-C. mais une datation plus tardive paraissait probable (Freudiger, Julita 2007, p ). 47
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49 3. Mobilier et études spécifiques 3.1. Le mobilier céramique Tony Silvino L opération au n 10 de la rue André Theuriet à Annecy a livré un ensemble pauvre en céramique avec seulement 149 fragments inventoriés. Outre la présence de quelques éléments contemporains, la majorité de la collection est d origine antique. Deux horizons chronologiques ont été appréhendés pour la période gallo-romaine malgré des quantités assez faibles de mobilier. Si le premier correspond au III e s. ap. J.-C., le second se situe au siècle suivant. Faute d éléments discriminants, un troisième ensemble regroupe les Unités Stratigraphiques dont la proposition de datation ne peut se limiter qu à la période gallo-romaine. Certaines périodes repérées sur le site mitoyen du n 8 de la rue André Theuriet n ont pas été décelées ici, à savoir les niveaux du II e s. et du Haut Moyen Age (Freudiger, Julita 2007). En revanche, l analyse des céramiques confirme bien les occupations tardo-antique et bien évidemment contemporaine. De manière générale, l ensemble du mobilier céramique reste très fragmentaire et peu varié. Si l analyse stratigraphique du site ne permet pas d affiner les datations, l étude des monnaies peut apporter quelques données complémentaires quant à la chronologie. Nous avons décidé, par ailleurs, de prendre en compte dans cette étude les récipients en pierre ollaire, dans la mesure où ils ont servi de vases culinaires. Il faut signaler dans certains lots la présence de fragments de vases à pâte calcaire posant quelques problèmes d inventaire. Ces pâtes calcaires savonneuses sont très mal conservées et il est souvent difficile de les rattacher à un répertoire précis : cruches ou pots en commune claire, jattes ou plats à pâte claire, céramique peinte ou engobée, revêtement argileux tardif ayant perdu l engobe. Afin de ne pas avoir à les classer dans une production précise, une catégorie «pâte calcaire indéterminée» a été créée, dans laquelle sont insérées toutes les pâtes calcaires non identifiées. Parmi les méthodes de comptages, deux types ont été utilisés : le Total des Tessons (TT) et le Nombre Minimum d Individus (NMI). Ce mode de calcul vise à déterminer le nombre de vases, d après le nombre total des lèvres après collage. Un tableau général est proposé pour chaque US ou ensemble d US, exposant pour chaque catégorie de céramique, les différents types de production attestés, avec le nombre de tessons et d individus. Les remarques d ordre statistique sur la répartition typologique sont ici à proscrire compte tenu de la faiblesse des données quantitatives. 49
50 ANNECY, 10 rue André Theuriet. Rapport final d Opération Ensemble 1 : III e s. ap. J.-C. Catégorie de production Type de production US 1084 US 1086 US 1087 US 1095 TT NMI TT NMI TT NMI TT NMI Céramique fine Sigillée Gaule du Centre / Sigillée Gaule du Sud 2 1 CRA Divers Céramique commune Commune grise 3 / 4 2 Commune Allobroge 1 1 Commune rouge / Commune claire 2 / 7 2 Pâte calcaire indéterminée Amphore Bétique 3 / Indéterminé / Total Tableau 1 : Quantification de l ensemble 1 8 Une production est supposée à Annecy, mais n a pas pu âtre démontrée pour le moment. 9 Il ne s agit pas d une denrée à base d huile, dans la mesure où la poix ou la résine sont incompatibles avec les corps gras. Cet ensemble rassemble 53 tessons pour un nombre minimum de 20 individus, mis au jour principalement dans des fosses. L analyse de ces céramiques ne peut apporter qu un horizon chronologique relativement large Description Les céramiques fines se rapportent tout d abord aux sigillées gauloises, dont les productions du sud font figurent de parents pauvres avec seulement deux fragments de panse inventoriés. Parmi les sept fragments originaires des ateliers du Centre, apparaissent des parois à décor moulé. Aucun type précis n a pu être identifié. Les productions à revêtement argileux sont représentées, par ailleurs, par huit tessons. Il s agit d une vaisselle de table à pâte calcaire, dont le revêtement argileux mat ou semi-brillant présente parfois des reflets métallescents ou luisants. Il ne s agit pas véritablement du type de vaisselle dite «sigillée luisante», qui lui a valu sa dénomination par N. Lamboglia (Lamboglia 1958). Les formes inventoriées ici se rattachent plutôt aux premières productions, dérivées pour la plupart du répertoire des sigillées classiques, dont les ateliers se situent principalement dans les régions alpines (Collectif 1986) 8. Les formes inventoriées sont trois bords appartenant probablement à des coupes hémisphériques Lamboglia 2/37, dérivées du Drag. 37, un mortier à bandeau Drag. 45, ainsi qu un second exemplaire à collerette (planche 1, n 1). Par ailleurs, un fragment de bord très altéré semble appartenir aux céramiques peintes. Quant à la jatte carénée à pâte calcaire grise, il s agit probablement d un élément résiduel. Concernant les céramiques communes, la vaisselle culinaire à pâte siliceuse est représentée tout d abord par des productions à pâte grise, qui ont livré principalement des fragments de panse. Il faut signaler tout de même la présence d un plat à lèvre externe renvoyant à la vaisselle dite «Allobroge» (planche 1, n 2). Par ailleurs, les céramiques communes rouges se résument essentiellement en un bord de pot à lèvre oblique présentant une pâte siliceuse à gros dégraissant (planche 1, n 3). Il faut noter la présence de résines sur le bord et à l intérieur de la panse, attestant probablement d une utilisation comme vase de stockage 9. Parmi les fragments de panse, un exemplaire est décoré de petites cases rectangulaires exécutées à la molette. A l instar des productions précédentes, la vaisselle à pâte calcaire est représentée essentiellement par des fragments de parois. On peut toutefois noter l existence d un bord de cruche à lèvre moulurée. Enfin, comme nous l avions signalé en introduction, deux fragments à pâte calcaire n ont pas pu être classés dans un type de production précis. Concernant le mobilier amphorique, seules des panses de conteneurs indéterminés de Bétique ont été inventoriées. 50
51 3. Mobilier et études spécifiques Proposition de datation Les données quantitatives de cet ensemble ne permettent pas de proposer une datation fine. Seul un horizon chronologique assez large peut être appréhendé. Parmi les céramiques fines, les sigillées du centre de la Gaule appartiennent aux productions grésées à vernis rouge commercialisées à partir du II e s. (Picon 1989). Concernant les céramiques à revêtement argileux, les fragments inventoriés correspondent aux premières productions savoyardes, circulant abondamment dans cette région entre le milieu du IIe s. et le siècle suivant (Collectif 1986). Pour les formes repérées, les coupes Lamboglia 2/37, très populaires dans la région, sont attestées dans les ateliers régionaux à partir du milieu du II e s. (Thonon) et jusqu au V e s. (Portout) (Collectif 1986 ; Pernon, Pernon 1990). Il en va de même pour les mortiers Drag. 45. Toutefois, sur les sites de comparaison locaux, ces vases sont essentiellement datés du III e s. (Collectif 1986 ; André 2003). Malgré la pauvreté de formes discriminantes pour les céramiques communes, la chronologie des uniques vases inventoriés conforte celle des céramiques à revêtement argileux. Concernant la vaisselle dite «Allobroge», elle est attestée sur les sites de consommation à partir de la deuxième moitié du II e s., pour circuler abondamment au siècle suivant, voire au début du IV e s. (Laroche 2003). Pour le pot à lèvre oblique, il s agit d une forme récurrente dans les contextes locaux du III e s. (Batigne Vallet 2003). La panse décorée à la molette, appartenant probablement à un pot, est également caractéristique de cette période. En définitive, l analyse chronologique de ces céramiques semble orienter la datation vers le III e s. La présence de deux monnaies ne va pas à l encontre de cette proposition de datation. Si l as de Nîmes est probablement résiduel, le denier en argent de Domitien peut encore circuler au III e s. Son usure et le type de métal de cette monnaie peuvent en témoigner Ensemble 2 : IV e s. Cet ensemble regroupe 49 fragments de céramique pour 14 individus inventoriés, provenant d un niveau empierré, ainsi que de plusieurs fosses. S ajoutent à cet ensemble quatre fragments de vase en pierre ollaire. Catégorie de production Type de production US 1007 US 1037 US 1056 US 1098 US 1131 TT NMI TT NMI TT NMI TT NMI TT NMI Céramique fine Sigillée Gaule du Centre 1 1 CRA/sigillée luisante Céramique commune Commune noire 4 1 Commune rouge 4 1 Commune claire 2 1 Pâte calcaire indéterminée 7 / / Amphore Bétique 1 1 Lyon 1 1 Indéterminé 1 1 Divers Pierre ollaire Total Présentation du mobilier La céramique fine est dominée par les productions à revêtement argileux type sigillée luisante, avec onze fragments pour cinq individus. Les formes attestées sont une coupe à panse carénée Lamboglia 1/3, une assiette indéterminée et Tableau 2 : Quantification de l ensemble 2 51
52 ANNECY, 10 rue André Theuriet. Rapport final d Opération un gobelet à col tronconique dérivé du Niederbieber 33. Deux fonds pourraient appartenir également à ce type de vase (planche 1, n 4 et 5). Des fragments de panse de sigillée de Gaule centrale figurent également dans ce lot. Parmi les céramiques communes à pâte siliceuse, signalons la présence d une jatte à bord rentrant à pâte grise, ainsi que plusieurs fragments de panse et de fonds à pâte rouge grossière. Pour la vaisselle à pâte calcaire, une anse de cruche a été repérée. Quant aux vestiges amphoriques, une anse semble se rattacher au conteneur à saumures Almagro 51C originaire de Bétique. Le bord de la Lyonnaise 3 (Dressel 9 similis) est ici en position résiduelle. Pour finir, quatre fragments de vase en pierre ollaire ont été inventoriés. Issue des vallées alpines, la pierre ollaire, matériau aisé à travailler et doté de caractéristiques thermiques hors du commun, était utilisée pour façonner des récipients. Dictées par les contraintes techniques propres au tournage de ce matériau, les formes rencontrées ne sont guère variées. Parmi les fragments rencontrés dans cet ensemble, un fond, une panse décorée de sillons et un bord appartiennent probablement à des vases tronconiques. Les traces de suie présentes sur les parois internes confirment leur fonction de vase culinaire Proposition de datation L horizon chronologique de cet ensemble repose en grande partie sur les données apportées par les céramiques à revêtements argileux de type luisante. Comme nous l avons vu précédemment, cette production est attestée dans cette région dès le milieu du II e s. jusqu au V e s. (Collectif 1986). Seule l évolution des formes nous permet de préciser la datation. En effet, les coupes carénées type Lamboglia 1/3 constituent d excellents indicateurs chronologiques. Ces formes apparaissent au cours du IV e s. non seulement sur différents sites de consommation régionaux (Collectif 1986, pl. 13 et 14), mais également en Suisse (Paunier 1981 ; Collectif 1986, pl. 13). Dans la région lyonnaise, son taux de fréquence reste très important entre le IV e s. et la première moitié du V e s. (Ayala 1998 ; Silvino 2007). Pour les gobelets à col tronconique, s ils apparaissent dès le début du III e s., leur étude morphologique, notamment le col, permet de constater une évolution typo-chronologique, à l instar des productions métallescentes (Desbat, Picon 1996). Malheureusement, l absence des cols sur les exemplaires de cet ensemble ne permet pas d établir de remarques d ordre chronologique. Pour la jatte à lèvre en bourrelet rentrante, il s agit probablement d un élément résiduel dans la mesure où elle est reconnue à Genève (Paunier 1981, n 643, 644 et 646) ou à Thonon (Batigne-Vallet 2006, p , pl. 192, n 15 et 16), dans des contextes de la fin du I er s. ap. J.-C. Quant aux amphores, les types Almagro 51C sont produits à partir du début du III e s. dans la péninsule ibérique. Ils continuent à être commercialisés abondamment au siècle suivant en Gaule (Etienne, Mayet 2002). Pour finir, les fragments de pierre ollaire constituent un élément chronologique supplémentaire. Utilisés régionalement et relativement peu courants jusqu au III e s. ap. J.-C., les produits en pierre ollaire connaissent une diffusion à grande échelle à partir du siècle suivant. Elle est employée de façon continue jusqu au Haut Moyen Age (Lhemon 2003). L analyse de ces objets, bien que peu nombreux, permet de proposer le IV e s. comme datation. Cet ensemble rejoint par conséquent les lots mis au jour sur la parcelle voisine, dont le mobilier a pu être daté de la première moitié du IV e s. (Freudiger 2007). 52
53 3. Mobilier et études spécifiques Ensemble 3 : période gallo-romaine indéterminée Catégorie de production Type de production US 1048 US 1097 TT NMI TT NMI Céramique commune Commune noire 1 / 5 / Commune rouge / Pâte calcaire indéterminée 1 / 2 / Amphore Bétique 1 / Total / Cet ensemble regroupe deux structures en creux dont la fouille a livré un mobilier céramique peu abondant, qui par conséquent ne permet pas d appréhender un horizon précis. Seule la technique des céramiques mises au jour oriente la datation vers la période gallo-romaine. Toutefois, un rattachement aux deux horizons antiques décrits précédemment peut être établi. Au total, treize fragments ont été comptabilisés pour un vase seulement. Parmi le mobilier céramique recueilli, les céramiques communes rouges et noires ne sont représentées que par des fragments de panse, dont un décoré à la molette. Il en va de même pour le mobilier amphorique. Tableau 3 : Quantification de l ensemble Ensemble 4 : période contemporaine Catégorie de production Type de production US 1001 US 1002 US 1004 US 1005 US 1006 TT NMI TT NMI TT NMI TT NMI TT NMI Céramique résiduelle antique 16 / 2 / 3 / 1 / 2 / Pierre ollaire 7 / 1 / 2 / Céramique contemporaine Meillonnas 1 1 Glaçure sur engobe 1 1 Total 23 / 2 / 4 / Catégorie de production Type de production US 1009 US 1010 TT NMI TT NMI Céramique résiduelle antique 1 / Pierre ollaire Céramique contemporaine Meillonnas 3 1 Glaçure sur engobe 2 1 Total Tableau 4 : Quantification de l ensemble 4. Le mobilier provient des couches de surface ainsi que des comblements d un fossé et d un trou de poteau. Sur les 42 fragments récoltés, sept seulement appartiennent à la période contemporaine. Le reste correspond à du mobilier antique résiduel se rattachant aussi bien au Haut-Empire qu à l Antiquité tardive. L ensemble contemporain se résume à des fragments glaçurés sur engobe, ainsi que des tessons d assiettes originaires des ateliers de Meillonnas (Ain). Outre cette production, qui peut appartenir à une époque antérieure, la chronologie de ce lot se situe entre le XIX e et le XX e s. 53
54 ANNECY, 10 rue André Theuriet. Rapport final d Opération 3.2. Le petit mobilier Cyril Bazillou Les objets étudiés ici ne sont pas assez marqués sur un plan typo-chronologique pour que ces derniers puissent facilement confirmer les datations proposées par la céramique. La méthode de classement et d inventaire adoptée dans cette étude se base sur la méthodologie proposée par J-P. Guillaumet (Guillaumet 2003). Les objets décrits ci-après sont ceux ayant un intérêt significatif. Ils ont fait l objet d une pesée et de mesures individuelles ainsi que d une recherche bibliographique, pour les autres il faut se reporter à la fiche d inventaire. Les identifications et les mesures ont été réalisées sans l intervention de moyens de restauration, mais ceux dont l état de corrosion le nécessitait ont fait l objet de radiographies au centre de restauration et d études archéologiques municipal de Vienne. Le mobilier est classé par catégories fonctionnelles. Selon la classification Guillaumet, le corpus comprend des objets appartenant à la production, aux poids et mesure, au mobilier et à l immobilier ainsi que des objets non-classifiés. Les détails techniques proviennent de discussions avec Jean-Michel Bonnon, forgeron et membre de l association «forge provençale». Cf. annexe Les outils N 1. US : 1001 N inv : Matériau : Pierre polie. Dimensions : L. : 5,6 cm. Larg. du tranchant : 4 cm. Poids : 66 gr. Datation : Néolithique. Bibliographie : Piel-Desruisseaux 2004, p Pétrequin et al. 1995, p22, Petite herminette en pierre polie de forme triangulaire et ébréchée par la pelle mécanique. Le tranchant est arrondi. Les productions majoritaires dans la région des Alpes sont en pierre dite «pierre verte des Alpes» ce qui semble correspondre à cet exemplaire mais on retrouve des haches de cette matière jusque sur la façade atlantique. Ce terme générique regroupe des roches de la famille des éclogites, des amphibolites ou encore des serpentinites. Le polissage sur toute la surface de l objet ne correspond à aucune fonction utilitaire. Des études d archéologie expérimentale ont évaluées qu une heure de travail de polissage ne permettait de traiter que l équivalent de 5 g à 20 g de pierre bien qu il soit plus rapide sur ce type de roche à grains fins que sur du silex. En l absence d emmanchement, il est très difficile de distinguer une hache d une herminette. Nous avons classé notre exemplaire en tant qu herminette en nous basant selon les critères de taille mis au point par P. Vouga (Pétrequin 1995) qui réserve l appellation de hache aux exemplaires de plus grandes tailles. Son usage perdure jusqu aux alentours de av. J-C. N 2. US : N inv. : Matériau : Fer. Dimensions : L. : 26 cm. Diam. de l œil : 2,4 cm. 54
55 3. Mobilier et études spécifiques Poids : 895 gr. Datation : Antiquité tardive? Bibliographie : Hofmann 1985, N 24 planche XII p29. Gaitzsch 2005, K5 planche 25. Outil composé d une extrémité avec un tranchant horizontal et d une autre plus réduite avec un tranchant vertical. Selon les auteurs, l usage de cet outil convient aux travaux agricoles ou à l artisanat du bois. Le nom allemand de cet objet ne concerne d ailleurs pas sa fonction mais son apparence : «Kreuzhaue» que l on peut approximativement traduire par taillants en croix. R. Marichal lui donne le nom de houe. Le diamètre de l œil est trop faible pour supporter un manche suffisamment long permettant une utilisation à deux mains. Des exemplaires similaires retrouvés à Pergame sont datés de l antiquité tardive (Gaitzsch 2005). Dans le cadre d une utilisation agricole cet outil peut servir pour le travail superficiel du sol, que ce soit pour casser les mottes de terre, creuser des trous ou désherber. Le tranchant horizontal s utilisant de la même manière qu une houe et le vertical comme une petite hache pour couper les racines. L usage artisanal qui semble moins probable combinerait les usages de la hache et de l herminette, les dimensions réduites du tranchant vertical le limitant à de petits travaux d appoint. Un outil actuel possédant le même usage agricole est nommé pioche-hache, marre, picole, pioche piémontaise selon les régions. Il s agit en revanche d un outil lourd ( 2 kg), la masse de celui-ci le rapproche plus des actuels décintroirs de maçon. N 3 US : N inv. : Matériau : Fer Dimensions : L. : 36,4 cm. Larg. : 5,9 cm. Haut. du ressaut : 1,8 cm. Diam. de la virole : 4 cm. Diam. int de la virole : 3,3 cm. Poids : 779 gr. Datation : Gallo-romaine? Outil agricole avec ressaut de renfort sur la lame, conçu pour une utilisation par un droitier. On retrouve plus fréquemment le dos renforcé sur les faux, mais il peut aussi être présent sur les faucilles. La virole est encore présente sur la soie. La lame, incomplète, ne permet pas une identification sûre, mais sa position tangentielle par rapport à l emmanchement est plutôt caractéristique des faucilles. A. Duvauchelle regroupe ce type d outils sous l appellation de couteaux agricoles (Duvauchelle 2005, p93-97). Ce terme générique comprend les faucilles employées pour récolter les céréales et couper l herbe, les serpettes qui permettaient d émonder les arbres, de couper les feuillages ou l osier pour le fourrage et la vannerie, les serpes utilisées pour couper les branchages relativement épais, les couteaux à émonder et les faux qui servent à faucher l herbe. Pour les faucilles, le tranchant lisse est le plus adapté à la moisson en terre humide (Duvauchelle 2004, p96.) et présente par rapport au tranchant dentelé l avantage de pouvoir être réparé par le moissonneur lui-même qui peut lui redonner du fil sans intervention d un forgeron. On l utilise pour couper des gerbes poignée par poignée en tenant les tiges d une main et en ramenant l outil vers soit de l autre main. Aucun parallèle antique n a été trouvé. Dans le cas d une faux, le fauchage de l herbe s effectuerait à la volée dans un mouvement de balayage. 55
56 ANNECY, 10 rue André Theuriet. Rapport final d Opération Si la faucille est connue dès la préhistoire, la faux, quand à elle, n apparaît au nord des Alpes qu avec la conquête romaine. N 4 US : N inv. : Matériau : Fer Dimensions : L. 21,7 cm. Larg. de la table : 5,5 cm. Poids : 975 gr. Datation : Gallo-romaine? Bibliographie : Duvauchelle 2005, N 2 planche 1, p.149. Enclumette/tas avec table quadrangulaire et une longue tige pointue à planter ou à ficher. De poids réduit, elle était destinée à être plantée dans un billot qui devait être ferré pour éviter l éclatement ou coincée avec des coins en bois dans un bloc porte-outil. De par ses dimensions et sa forme elle est quasiment identique à l enclume N 2 de A. Duvauchelle qui la rattache à un outil de chaudronnier. En revanche la comparaison avec le catalogue d un fabricant d outils modernes la classerait plutôt dans la catégorie des enclumes servant à redonner le tranchant et la tension d une lame de faux ou de faucille. L absence de dispositif anti-enfoncement et la relative instabilité que devait lui donner sa base vont à l encontre d une utilisation intensive ou une installation directement dans le sol. N 5 US : N inv. : Matériau : Fer. Dimensions : L. conservée : 16,9 cm. Larg. des lames : 4,8 cm. Poids : 146 gr. Datation : Gallo-romaine? Bibliographie : Duvauchelle 2005, p Paire de forces dont seules les pointes sont manquantes. Les forces sont des ciseaux à ressort pouvant convenir à de très nombreux usages que ce soit dans le domaine domestique, agricole, artisanal, la toilette ou la médecine. Le ressort en oméga correspond à l une des deux formes utilisées à l époque romaine. La typologie la plus utilisée, celle de W.-H. Manning, se base sur la longueur totale pour tenter de déterminer la fonction. Cet exemplaire se rattache au type 2 qui regroupe les forces ayant une taille comprise entre 15 cm et 30 cm. Ce type est celui qui présente les possibilités d utilisation les plus larges il n est pas donc pas possible d attribuer à cette paire de forces une fonction précise. Cet outil apparaît dès la Tène A et se rencontre encore aujourd hui pour la tonte des animaux ou pour les exemplaires de taille inférieure à 10 cm pour couper des fils dans l industrie textile. N 6 US : N inv. : Matériau : Fer. Dimensions : Long. : 13,7 cm. Long. Totale : 16,5 cm. Larg. du tranchant : 5,5 cm. Poids : 474 gr. Datation : Antiquité tardive Bibliographie : Marichal 2000, N 24 Fig. 7, P.146. Sedlmayer 2000, p184. Manning 1984, F17 planche
57 3. Mobilier et études spécifiques Outil à douille ouverte avec un corps massif et un tranchant convexe. Une partie du manche en bois semble conservée par minéralisation. Un exemplaire morphologiquement proche est identifié par R. Marichal comme une hache présentant des similitudes avec les socs d araires. D autres exemplaires similaires se retrouvent chez H. Sedlmayer et sont identifiés comme des herminettes datant de l Antiquité moyenne ou tardive. Bien que cet objet puisse correspondre à un outil de travail du bois, une utilisation dans le cadre agricole n est donc pas à exclure comme le note W.-H. Manning qui le rattache à un objet servant comme désherboir de charrue mais aussi pour les exemplaires dont la taille est suffisante à une houe Pièce de machine N 7 US : N inv. : Matériau : Terre cuite. Dimensions : Diam. : 2,9 cm. Epaisseur : 0,5 cm. Diam. int. : 0,5 cm. Poids : <1 gr. Datation : Gallo-romaine? Bibliographie : Guillaumet 2004, p63. Fusaïole très usée possédant à l origine une forme circulaire. À l époque romaine et protohistorique les fusaïoles sont parfois simplement taillées dans un tesson de céramique. Le poids de cet exemplaire est trop faible pour une utilisation en tant que volant d inertie qui favorise le mouvement de rotation donné par les doigts au fuseau, il semble donc qu il est servi en tant que coince fil en haut du fuseau ou alors d anneau d arrêt en cas de positionnement en bas du fuseau. Ces objets se rencontrent dès le Néolithique et perdurent jusqu à l industrialisation Les mesures N 8 US : N inv. : Matériau : Plomb et fer. Dimensions : Haut. de la partie en plomb : 6,7 cm. Diam. max. : 5,9 cm. Diam. extrémité inf. : 1,9 cm. Diam. extrémité sup. : 3 cm. Larg. de la bande centrale : 1,1 cm. Haut. totale : 8,0 cm. Poids : 1105 gr. Datation : Gallo-romaine? Bibliographie : Mutz Contrepoids de balance de type «statera/romaine» de forme bi-cylindrique. Le corps du poids est en plomb, les deux extrémités sont plates. Le système de fixation est constitué par un anneau en fer pris dans le corps en plomb et portant encore un petit fragment des éléments supérieurs en forme d alpha. Ce type de balance est composé d un fléau à deux bras. Sur le premier, qui peut lui aussi être muni d un poids, on suspend l objet dont la masse doit être connue. L autre bras, d une longueur supérieure, est gradué. C est le déplacement du contrepoids sur ce bras qui permet de connaître la masse de l objet par lecture de la graduation au point d équilibre. 57
58 ANNECY, 10 rue André Theuriet. Rapport final d Opération L unité de mesure romaine la plus proche de la masse de cet objet est le scrupulum qui équivaut à 1125 gr tandis que 4 livres romaines correspondent à 1296 gr. Cette balance était fréquemment utilisée pour les tractations commerciales concernant la plupart du temps des masses inférieures à 30 kg. Le plus ancien exemplaire connu date de 200 av. J-C. et son usage perdure jusqu à l époque contemporaine Le mobilier, l immobilier N 9 US : N inv. : sans numéro. Matériau : Alliage base cuivre. Dimensions : Long. 6,4 cm. Poids : 9 gr. Datation : Antiquité? Petit bord de petit récipient, en tôle et de forme légèrement arrondie. Cet exemplaire est trop fragmentaire pour qu il soit possible d en dire plus. N 10 US : N inv : Matériau : Fer. Dimensions : Long. : 8,4 cm. Poids : 46 gr. Datation : Gallo-romaine? Bibliographie : Masurel Fragment de clé à fonctionnement par retrait de section carrée. Deux dents sont conservées et l une des extrémités présente un début de courbure. Un exemplaire similaire et dans le même état de conservation a été retrouvé dans les fouilles de Ce mode de fonctionnement de serrure est le plus courant à la période protohistorique, mais son usage se maintient à l époque romaine. Les dents de la clé tournées vers l arrière pénètrent par retrait dans les gardes et dégagent les ressorts. Un mouvement latéral permet alors l ouverture de la serrure. N 11 US : N inv. : sans numéro. Matériau : Fer. Dimensions : Long. : 8,9 cm. Haut. : 3,5 cm. Poids : 37 gr. Datation : de l Antiquité à l époque contemporaine. Bibliographie : Guillaumet 2004, p136. Partie mâle d un petit gond à pointe. Sur le corps à angle droit vient s encastrer la tête cylindrique de la penture. D après J.-P. Guillaumet ces éléments se fixent dans le montant de bois ou de pierre de l ouverture d un bâtiment. Les dimensions réduites de cet exemplaire conviendraient mieux à un usage dans le cadre d une porte de meuble ou d un volet. Utilisés par paires, ils se retrouvent de l époque romaine jusqu à nos jours. N 12 US : N inv. : Matériau : Fer 58
59 3. Mobilier et études spécifiques Dimensions : Long. : 16,8 cm. Larg. de la tête : 5 cm. Poids : 94 gr. Datation : Gallo-romaine Bibliographie : Manning 1984, p Fiche en «T». D après W.-H. Manning, ce type de fixation est très commun et peut répondre à une multitude de fonctions. La plus connue étant celle de fixer les tubuli aux murs des thermes. L extrémité inférieure est manquante ce qui ne permet pas d écarter l hypothèse d une utilisation en tant que clavette voir de clavette de char comme dans le cas de l exemplaire R72. Des pièces similaires ont été retrouvées dans le char romain de Saintes et sont rattachées à des pièces servant à maintenir en place les parties démontables de la caisse ou des superstructures. N 13 US : N inv. : Matériau : Fer. Dimensions : Diam. Int. : 24,5 cm. Diam. ext. : 28,7 cm. Diam. de l attache de l anse : 1,1 cm. Poids : 504 gr. Datation : Antiquité? Cerclage destiné à être fixé sur l extrémité supérieure d un seau. Les fixations pour l anse sont constituées par un pincement du métal formant un «U» inversé». La section ronde et l absence de traces résiduelles permettent de supposer que ce cerclage était destiné à un récipient en bois et non en bronze. Les utilisations d un récipient d un tel diamètre peuvent être nombreuses : arrosage, transport de matières solides ou liquides Les non-classifiés. Cette catégorie comprend les objets dont l identification n est pas suffisamment sûre pour permettre un classement dans les catégories précédentes. N 14 US : N inv. : Matériau : Fer. Dimensions : Long. : 26,7 cm. Larg. : 1,2 cm. Poids : 153 gr Datation : Antiquité Grande tige de section carrée avec un décrochement à mi-longueur, la courbure du métal à l une des extrémités pourrait trahir la présence d un manche en bois tandis que l autre extrémité est effilée. Ce type d emmanchement est incompatible avec une utilisation par percussion à l aide d un autre outil qui aurait pour effet de faire éclater le bois. La recherche de parallèles antiques n a donné aucun résultat, les exemplaires de formes proches étant de dimensions beaucoup plus réduites. Ils sont en outre classés comme alènes or la pointe large et massive de cet objet ne semble guère se prêter à un tel usage. Il pourrait s agir d un élément de grill. N 15 US : 1097 N inv. : Matériau : Fer. 59
60 ANNECY, 10 rue André Theuriet. Rapport final d Opération Dimensions : Diam. 10 cm. Larg. : 4,7 cm. Poids : 543 gr. Datation : Gallo-Romaine? Bibliographie : Alfonso 2004, N 7 fig.100. Bouchette 1998, P Cerclage de fer dont les extrémités ne semblent pas avoir été soudées. Les identifications possibles varient une fois de plus en fonction des publications. L absence d une nervure de renfort sur la partie externe écarte la possibilité qu il s agisse d une frette de canalisation. En revanche l hypothèse d une frette de moyeu de char n est pas à écarter. Le diamètre réduit situerait cette frette en bout de moyeu, la partie en contact avec les rayons étant de diamètre plus important. Sa fonction serait d en empêcher l éclatement. Malgré l absence d oreilles externes qui caractérisent ce genre d objet il pourrait aussi s agir d une cage de moyeu dont le rôle est de servir d habillage interne au moyeu au contact de l essieu. N 16 US : N inv. : Matériau : Fer. Dimensions : Long. 22 cm. Diam. Int. du crochet : 2,2 cm. Poids : 839 gr. Datation : Antiquité? Crochet d attache de section rectangulaire avec plaque quadrangulaire soudée sur la tige. Deux ailettes de renforts joignent le dessous de la plaque à la tige. La forme générale de l objet se rapproche de celle d une branche de crémaillère, mais l épaisseur de la section va à l encontre de cette hypothèse. Cette épaisseur serait suffisante pour supporter une traction de plusieurs centaines de kilo, des traces de martelage sont visibles sur la partie coudée servant de crochet. Nous n avons pu trouver aucun parallèle connu nous permettant d assurer une identification précise pour cette pièce. Il pourrait s agir d un élément de char ou d un tirant de toiture Les scories et les parois de four. La quantité de scories recueillies est faible et répartie dans 8 US, dont les couches de décapage, avec une masse totale de 1572 gr pour 20 restes. Il en va de même pour les parois de four avec un seul petit fragment pesant 61 gr. Il faut signaler la présence de 3 scories de fer en forme de calotte découvertes isolément traduisant une activité de forge plutôt que de réduction Les clous. Les clous et tiges de clous sont présents dans 8 US avec une masse totale de 349 gr pour 36 individus. Selon la typologie Guillaumet (Guillaumet 2003, p50.), nous pouvons distinguer 4 clous se rattachant à la catégorie des clous de menuiserie dont 3 découverts dans le remplissage du fossé [1033] et seulement 1 clou de construction. 60
61 3. Mobilier et études spécifiques Synthèse. US Fer (en gr.) Alliage base-cuivre (en gr.) Plomb (en gr.) Masse totale (en gr.) Masse/NMI (en gr.) / , / / / / 52 10, / / / / / 50 8, / / 41 13, / / 22 7, , / / / / / / 31 7, / / 29 9, / / / Total ,09 Le mobilier métallique issu de cette fouille est relativement pauvre sur le plan quantitatif. Seules 15 US sur 148 contiennent ce type d artéfact. De plus, la masse totale de ces derniers est inférieure à 9 kg. Sa répartition et sa composition sont, par ailleurs, très inégales. La couche de décapage mécanique [1001], la couche [1056] qui correspond au remplissage de la fosse [1037] et la couche [1097] correspondant au remplissage de la fosse [1096] regroupent la majorité du corpus tant en nombre qu en qualité, les autres US ont livré un mobilier de type détritique très maigre, composé majoritairement de clous et de tiges de clous. L US [1001] doit être considérée à part. En effet, c est une unité stratigraphique artificielle regroupant le vrac du mobilier provenant du décaissage mécanique de la parcelle. Le matériel détritique, outre le fait qu il est techniquement mort, présente du fait de sa masse et de ses dimensions réduites, des difficultés de recyclage qui peuvent justifier son abandon. Par contre, la présence d un outil isolé encore en état d usage, accompagné d un morceau de plomb facilement utilisable, comblement de fosse [1056] daté du IV e siècle de notre ère est assez surprenante et pourrait traduire un dépôt volontaire. En revanche celle d outils eux aussi en état d usage dans le comblement de la fosse [1097] ne fait, quant à elle, aucun doute quant à l intentionnalité de cet abandon. Ces deux couches sont les seules dont les objets ont une masse moyenne supérieure à 100 gr. Cette pratique du dépôt connue à l âge du fer, avait presque complètement disparue avec la conquête avant de reprendre durant le III e s. de notre ère (Orengo 2007, p ). La résurgence de cette pratique coïncide avec la désorganisation de l approvisionnement en matière première et une hausse très probable de la rareté et donc du coût de cette dernière. En effet, durant ce que l on appelle la Pax Romana, les centres de production métallurgique se concentrent et se centralisent pour redistribuer leur production à grande échelle y compris par voie maritime. Avec le début des troubles du Bas-Empire au milieu du III e s. de n. ère, on assiste à un retour à une exploitation locale de faible ampleur et à une généralisation de la récupération des métaux. Phénomène que l on rencontre vraisemblablement ici. Les dépôts de cette époque peuvent être liés à une volonté de mise à l abri d une ressource possédant une valeur marchande et aisément dissimulable, d un regroupement d objets en vue d un futur recyclage mais aussi d une intention cultuelle. Dans Tableau 5 : Récapitulatif des découvertes métalliques par US. 61
62 ANNECY, 10 rue André Theuriet. Rapport final d Opération le cas qui nous intéresse, le bon état apparent des outils, leur diversité, la présence d outillage agricole ainsi que le fait qu il s agisse d une couche de remplissage et la masse relativement réduite de l ensemble ne permettent pas de tirer de conclusions définitives. Ce dépôt se rapproche de ceux étudiés par M. Feugère dans le cadre de son étude sur la villa antique de Valentine (Feugère 2000, p ). Ces dépôts datés du III e, IV e et V e s. concernaient eux aussi du matériel agricole, de la quincaillerie ainsi que des pièces de véhicule. Il les interprète, pour la plupart d entre eux, comme les témoins d un enfouissement dans une situation de danger ponctuel mais en gardant pour le cas de la villa de Valentine la possibilité qu un agriculteur ait trouvé une utilité à des objets hors d usage ou abandonné par un autre. Ce comblement de fosse a finalement livré 10 objets mais présente une absence totale de mobilier détritique que l on retrouve généralement dans un contexte d habitat. Cependant, la masse totale de ces objets est nettement supérieure au total des découvertes métalliques de toutes les autres US combinées. Malgré les incertitudes, une majorité de ces objets pourraient trouver leur place dans le cadre d une exploitation agricole. Il convient de rappeler que les résultats des fouilles et de l analyse carpologique des fouilles de l année précédente situées au 8 rue André Theuriet concluaient aussi à une occupation datant principalement de l antiquité tardive et signalaient la présence de lieux de stockage de céréales. En conclusion, l étude du petit mobilier permet en partie malgré l impossibilité de se baser sur une typo-chronologie de confirmer et de développer les conclusions de l étude céramologique à savoir une occupation majoritairement datable du III e et IV e s. y compris pour le remplissage [1097] ainsi que l absence d éléments pouvant être rattachés aux périodes du Haut-Empire, Médiévales et Modernes présents dans les fouilles de l année précédente. Des scories de foyer ainsi que les outils retrouvés attestent d une activité artisanale et agricole et permettent de mieux cerner le profil d occupation au Bas-Empire de ce site en périphérie de l agglomération antique. Le rapprochement des découvertes de la couche [1097] avec des dépôts datés de la même période est typique des pratiques qui semblent être directement liées au contexte d insécurité que l on retrouve un peu partout en Gaule durant l antiquité tardive Etude de la faune Thierry Argant Méthodologie Le mobilier osseux issu de la fouille archéologique préventive du 10 rue André Theuriet à Annecy (Haute-Savoie) provient essentiellement de structures en creux (fosses) et de quelques niveaux empierrés. Des remblais contemporains ont également livré du mobilier osseux remanié. L étude qui suit utilise les méthodes classiques de l archéozoologie, telles qu elles sont décrites dans les «Eléments d archéozoologie» (Chaix et Méniel, 2001). En outre, des collections de comparaison sont utilisées pour des compléments d identification des ossements. Une annexe ostéométrique regroupe des mesures prises sur les ossements antiques. Ces dernières sont données en millimètres et suivent les normes de la base OSTEO d après A. Von den Driesch (Desse et al., 1986). 62
63 3. Mobilier et études spécifiques Trois ensembles ont été isolés pour l antiquité. Un premier groupe concerne des structures datées par la céramique du III e siècle. Un second comprend les structures attribuées de la même façon au IV e siècle et un dernier lot regroupe des US attribuées à l antiquité mais sans plus de précision chronologique. Le reste du mobilier, provenant de structures médiévales ou modernes et très probablement d origine antique, n a pas fait l objet d une analyse détaillée. Seuls les comptages sont fournis (cf. vol.3, comptage du mobilier ostéologique). Une première synthèse est tentée sur les niveaux antiques, en remettant ces ensembles dans leur contexte local, encore peu connu Période gallo-romaine, le III e siècle Caractères généraux Le mobilier osseux provient de trois fosses (ST [1029, 1033, 1037]). Sa faible abondance ne permettra pas d aller très loin dans l étude de la structure de l alimentation carnée dans le vicus de Boutae. Les ossements sont dans l ensemble bien conservés, de couleur marron, autorisant une bonne lecture des traces. Fait F1029 F1033 F1037 NRt espèce/us Bos taurus bœuf Sus domesticus porc Capriné NRd Mammifère grande taille Mammifère taille moyenne NRt Tableau 6 : Annecy. 10 rue André Theuriet. III e siècle. Nombre de restes par espèces et par fait. La liste de taxons se résume aux espèces du cortège domestique. La large prédominance des restes de bovins traduit probablement un biais taphonomique lié à une collecte différentielle des éléments les plus gros Eléments de description des espèces Le Bœuf Le bœuf est représenté par des os de toutes les parties du squelette. Un fémur gracile provient d un bœuf de petite taille, sans qu il soit possible de caractériser davantage la population. Les 15 ossements appartiennent tous à des individus adultes indifférenciés. Le Porc Avec trois restes, le porc est difficile à décrire. Un os coxal et une scapula portent des traces de découpe. Ils sont accompagnés par une incisive. Les Caprinés Les Caprinés, parmi lesquels il est impossible de différencier les chèvres des moutons, et malgré leur faible effectif, livrent une série non dénuée d intérêt. À côté d une mandibule appartenant à un individu relativement âgé, on dispose en effet d un métatarse et de trois moitiés distales de tibia. Ces derniers évoquent la même pièce de viande, c est-à-dire le jarret. 63
64 ANNECY, 10 rue André Theuriet. Rapport final d Opération Conclusion Les restes de faune provenant des structures attribuées au III e siècle sont au nombre de 36, dont 27 déterminés spécifiquement. Seule la triade domestique est représentée, dominée par le bœuf. Les restes de porcs et de Caprinés appartiennent indubitablement à des rejets de consommation, tout comme ceux de bœuf Période gallo-romaine, le IV e siècle Caractères généraux Le mobilier osseux provient d une fosse (St [1037]) et d une surface empierrée (US [1007]). Les ossements sont dans l ensemble bien conservés, de couleur marron. Aucune trace de charognage ou de combustion n affecte ce matériel. Tableau 7 : Annecy. 10 rue André Theuriet. IV e siècle. Nombre de restes par espèces et par Fait. Fait F 1037 NRt % du Espèce/US NR3 Bos taurus bœuf % Sus domesticus porc % Capriné % NR Equidé Canis familiaris chien NRd Mammifère grande taille Mammifère taille moyenne NRt La liste de taxons se résume aux espèces du cortège domestique. La triade domestique, largement dominante, est ici accompagnée d un Equidé et du chien. La large prédominance des restes de bovins traduit probablement un biais taphonomique lié à une collecte différentielle des éléments les plus gros Eléments de description des espèces Le Bœuf Le bœuf est représenté pour moitié par des restes de la région de la tête. Le reste est essentiellement composé de restes du membre postérieur, auquel il faut ajouter deux os appartenant au membre antérieur et deux phalanges. Le Porc Le porc n est représenté que par des mandibules et des incisives isolées appartenant à des individus adultes (plus de 18 mois). Seul un troisième métacarpien évoque le reste du squelette. Les Caprinés Les Caprinés ne sont attestés que par deux restes, c est-à-dire une mandibule et un axis portant des traces de découpe longitudinale latérale. L Equidé Un équidé indéterminé est représenté par une molaire supérieure et un métacarpien droit complet. Sa grande longueur externe (231 mm) permet d évaluer une taille au garrot de 148 cm. Son indice de gracilité est de 13,7, ce qui en fait un cheval aux extrémités fines. 64
65 3. Mobilier et études spécifiques Le chien Cette espèce est attestée par 4 restes appartenant à un même individu aux dents très usées. On dispose en effet du crâne explosé -, des deux hémi-mandibules et de l axis. Il s agit d un chien de taille moyenne très âgé. Les éléments recueillis proviennent très probablement du remaniement d un squelette complet Conclusion Les restes de faune provenant des structures attribuées au IV e siècle sont au nombre de 66, dont 37 déterminés spécifiquement. La triade domestique est bien représentée, dominée par le bœuf. On note également la présence d un Equidé et d un chien. En l absence de traces de découpes, les restes de ces deux derniers taxons proviennent très probablement du remaniement de carcasses enterrées à proximité des structures de cette époque Période antique Caractères généraux Plusieurs structures antiques difficiles à rattacher à la stratigraphie du site ont livré quelques éléments de faune. Les ossements sont dans l ensemble bien conservés, de couleur marron. Aucune trace de charognage ou de combustion n affecte ce matériel. Espèce / US NRt Bos taurus bœuf Capriné Equidé Vulpes vulpes renard NRd Mammifère grande taille NRt La liste de taxons se résume à quatre espèces dont trois domestiques. Le bœuf et un Capriné sont ici accompagnés d un Equidé. Un tibia est attribué en outre à un renard. La large prédominance des restes de bovins et d Equidés traduit probablement un biais taphonomique lié à une collecte différentielle des éléments les plus gros. Tableau 8 : Annecy. 10 rue André Theuriet. Antiquité. Nombre de restes par espèces et par Fait Eléments de description des espèces Le Bœuf Le bœuf est représenté par des vertèbres lombaires, un fragment de maxillaire, un métacarpe et deux tibias, dont un appartient à un veau. Les os longs sont cassés en milieu de diaphyse. Ces éléments assez gros proviennent potentiellement de carcasses remaniées. Le Capriné Il s agit d une deuxième molaire inférieure gauche appartenant à un individu adulte. L Equidé Les restes d Equidés sont les plus nombreux dans ce lot antique. Deux individus sont représentés par une mandibule chacun, dont l une est complète (droite, US [1048]). L US [1097] livre un ensemble tibia-talus ainsi qu un métatarse malheureusement cassé. L US [1117] livre enfin deux vertèbres cervicales, dont un axis et une 65
66 ANNECY, 10 rue André Theuriet. Rapport final d Opération scapula. Tous ces éléments appartiennent à des individus adultes et ne présentent aucune trace. Le talus, par ses dimensions, évoque plus les chevaux gaulois de taille petite à moyenne que des gros chevaux gallo-romains. La taille et la faible fragmentation des ossements d Equidés militent en faveur d un remaniement de carcasses abandonnées Conclusion Les restes de faune provenant des structures antiques au sens large sont au nombre de 22, dont 16 déterminés spécifiquement. Ces quelques restes évoquent plutôt des ossements provenant de carcasses remaniées par les aménagements successifs que des restes de consommation Synthèse sur la faune La faune Tableau 9 : Annecy. 10 rue André Theuriet. Antiquité. Nombre de restes par espèces et ensemble chronologique. Espèce/période III e s. IV e s. Antiquité Bos taurus bœuf Sus domesticus porc Capriné NR Equidé Canis familiaris chien Vulpes vulpes renard NRd Mammifère grande taille Mammifère taille moyenne NRt Les lots antiques du 10 rue André Theuriet ne regroupent pas des ensembles très importants. La triade domestique est largement dominante, et en son sein, le bœuf semble privilégié. Toutefois, le bon état de conservation et la faible fragmentation des restes laissent penser que des biais taphonomiques et de technique de fouille soient à l origine d une surreprésentation des restes les plus gros. La liste de faune est complétée par un équidé de taille petite à moyenne, par un chien domestique et par le renard, dont la présence est ici plus qu anecdotique. Ces nouveaux ensembles viennent s ajouter à une liste encore réduite d études de faune concernant le vicus de Boutae. La première date de 1997 et concerne des niveaux très précoces (Argant, 1997 ; Kuntz, Serralongue, 1996). En 2002, l aménagement de la ZAC Galbert a donné lieu à l étude de plusieurs ensembles sur les lots C.C.I. et Halpades (Lalaï, in Gabayet et al., 2002). À chaque fois il s agit de lots peu importants (tableau 10 ci-dessous). La première tendance qui se dégage de l analyse de ces lots est une tendance à l augmentation de la part des bovins dans les assemblages fauniques au cours du temps. On constate en effet qu au premier siècle, leur taux ne dépasse guère les 40 % du NR3 (nombre de restes de la triade), dans la lignée de ce qui semble être déjà le cas au I er siècle avant J.-C., alors qu il atteint, voire dépasse largement, les 50% au III e et IV e siècle. Cette augmentation de la part des bœufs semble se faire essentiellement aux dépens des porcs. Cette première approche devra être vérifiée par d autres études portant si possible sur des dépotoirs domestiques plus riches. Il est en effet noté pour la ZAC Galbert 66
67 3. Mobilier et études spécifiques que les ossements de bœuf témoignent essentiellement du premier stade de découpe bouchère (Lalaï, op. cit.) et ne reflètent donc pas nécessairement l état de la consommation finale. La faible importance des lots et le risque constaté de biais taphonomique et technique limitent encore plus la portée de ces premières conclusions. Bos taurus Sus domesticus Capriné 100% 90% 80% 70% 60% 50% 40% 30% 20% 10% 0% Annecy - Ier s. av.jc (41) Galbert CCI - Ier s. (29) Galbert Halpades - Ier s. (114) Galbert Halpades - IIe s. (73) Theuriet - IIIe s. (27) Theuriet - IVe s. (31) Galbert CCI - VIe s. (23) Il faut également signaler que sur la ZAC Galbert les poules sont relativement bien représentées. D autres espèces domestiques, telles que le chien et des Equidés sont également mentionnés sur la plupart des sites mais sans lien a priori avec la consommation humaine. Enfin, parmi la faune sauvage, on note d ores et déjà a Annecy la présence du lièvre (ZAC Galbert), du renard (rue André Theuriet) et de l ours brun (Argant, 1997). Tableau 10 : Annecy. 10 rue André Theuriet. Antiquité. Distribution des restes au sein de la triade domestique sur différents sites du vicus de Boutae (entre parenthèses : NR3) Le mobilier en verre Laudine Robin Le site du n 10 de la rue André Theuriet n a livré qu une faible quantité de fragments de verre, une caractéristique qui se retrouve pour le matériel céramique. Seulement cinq fragments ont été découverts. Il semble difficile de proposer un NMI puisque aucune forme n est présente hormis le fragment de perle en verre qui peut être comptabilisé comme étant un seul objet. La faible quantité de fragments, ainsi que les caractéristiques de chacun d entre eux nous poussent pourtant à y voir autant d objets que de fragments. Les typologies usitées sont les suivantes : Is. (Isings 1957), AR (Rütti 1991) et les abréviations utilisées : P (panse), A (anse) et O (objet). Pour les périodes les plus anciennes, nous avons un fragment de perle bleu cobalt tacheté blanc (planche 7, n 1). Un type présent à l Âge du Fer, plus particulièrement à la période de La Tène ancienne. L étude céramique propose pourtant une datation du IV e s. apr. J.-C., il paraît donc probable que cette perle soit résiduelle. 67
68 ANNECY, 10 rue André Theuriet. Rapport final d Opération Quelques verres, notamment des fragments de panses incolores semblent correspondre à la période contemporaine. Parmi le reste des fragments, un certain nombre se rattachent à des formes connues de l antiquité mais correspondent probablement à un matériel résiduel. Une panse de bol à côte (Is. 3, AR 2.1 ou 2.2) très fragmenté, a été découverte, en verre bleuté, façonnée par la technique du moulage (planche 7, n 2). Dans un verre vert-bleu, une panse de barillet se situe dans le même phasage (planche 7, n 3). Une fois de plus, le fragment ne permet pas de déduire avec précision la forme de l objet, il pourrait correspondre à des cruches comportant une ou deux anses (Is. 89 ou 128). Ces deux fragments, quoique résiduels, n auraient pas permis de préciser la datation par leur seule présence. Les bols à côte sont fabriqués dès le I er s. av. J.-C. et semble être une production importante au siècle suivant mais sont pourtant connus dans des contextes plus tardifs, peut-être à cause de leur solidité (Foy et Nenna 2001, p.170). Les barillets ont été façonnés sur de longues périodes à partir du I er s. apr. J.-C. jusqu au IV e s. ( Cabart 2006). Le matériel en verre est par conséquent très faible au niveau quantitatif et qualitatif. Il ne permet aucunement de préciser la chronologie du site car les éléments datables sont résiduels La numismatique Rodolphe Nicot sous la direction de Stéphane Carrara Monnaie 1 (fig. 33 et 34) Répertoriée sous le n , provenant de l US [1086]. Denier, 95 ou 96 ap. J.-C., frappé à Rome (Argent, 18 mm, 6 h, 2,86g pour un poids théorique sous ce règne de 3, 53g), équivalent à 4 sesterces. Avers : IMP CAES DOMIT AVG GERM P M TR P [XIIII, XV ou XVI], «Imperator Caesar Domitianus Augustus Germanicus Pontifex Maximus Tribunicia Potestate [Quartum decimum, Quintum Decimum, Sextum Decimum]», L empereur César Domitien Auguste Germanique, grand pontife, revêtu de sa quinzième ou seizième puissance tribunicienne. Tête laurée de Domitien à droite. Revers : IMP XXII COS XVII CENS P P P, «Imperator duovicesimum Consul septimum decimum Censor Perpetuus Pater Patriae», Vingt-deuxième salutation impériale, consul pour la dix-septième fois, censeur perpétuel, père de la patrie. Minerve, marchant à droite, combattant, casquée, vêtue du chiton, avec l égide, brandissant une javeline de la main droite, et de la gauche, tenant un bouclier. Minerve ou Pallas est l une des principales divinités représentées sur le monnayage de Domitien. Le renouvellement de la puissance tribunicienne pour cet empereur se faisait le 13 septembre. L empereur est devenu grand pontife en 81 et cette même année, il recevait le titre de père de la patrie. Domitien est censeur perpétuel depuis 85, c est à dire qu il a le droit de vérifier la liste des citoyens et de modifier l album sénatorial à vie. Il est donc maître de la position sociale des Romains. Il a reçu sa vingt-deuxième salutation impériale en 92, il a revêtu son dix-septième consulat en 95. La titulature de l avers (GERM) rappelle le titre de Germanicus que Domitien 68
69 3. Mobilier et études spécifiques a reçu en 83 pour commémorer sa victoire sur les Germains et l organisation des champs Décumates sur le limes rhéno-danubien. Observation sur la monnaie : L avers de cette monnaie n est pas très bien centré : elle présente un défaut de frappe et une forte usure. La titulature de Domitien (IMP CAES DOMIT AVG) située sous et à l arrière de la tête de l empereur n est lisible qu à la binoculaire. La fin de la titulature, située face au portrait impérial, reste lisible malgré une forte usure. Seul le nombre de puissance tribunicienne est illisible ; alors que ce chiffre nous permettrait d affiner à l année près la datation de la monnaie. Le revers présente aussi d importantes traces d usure mais qui ne nuisent en rien à la compréhension : le lettrage des titres impériaux de cette face a même plus de relief, seul le IMP est difficilement lisible. En somme, cette monnaie porte les stigmates, de part son usure prononcée, d une longue période de circulation, peut-être jusqu à son enfouissement dans la structure fossoyée [1033] Bibliographie : RIC 187, Cohen 288 (2f) (si TR P XIIII), monnaie courante ; RIC 190, Cohen 292 (si TR P XV), monnaie courante ; RIC 197 B (si TR P XVI), monnaie rare car l empereur a été investi de sa seizième puissance tribunicienne 5 jours avant son assassinat, le 18 septembre Monnaie 2 (fig. 35 et 36) Répertoriée sous le n , provenant de l US [1087]. Demi Dupondius COL NEM (as), 9/8 à 3 av. J.-C., frappé à Nîmes, Gaule, groupe 3 (Bronze, 13 mm, 14 h, 5,79 g pour un poids théorique de la troisième émission : 13,27 g). Avers : [IM]P // [DIVI F], «Imperator Divi Filius», L imperator fils du divin. Nous n avons plus que le buste d Auguste lauré, à droite. Nous pouvons juste discerner la lettre P de [IMP], au-dessus à gauche de l empereur ; c est le vestige d une partie de la titulature du princeps. A l origine, cette monnaie comportait aussi le buste d Agrippa, coiffé de la couronne rostrale, à gauche et donc adossé à celui d Auguste qui porterait une couronne de chêne. Revers : COL [NEM], «Colonia Nemausus», Colonie de Nîmes. Il ne nous reste que la partie postérieure du crocodile attaché à un palmier par une chaîne dont nous distinguons seulement la partie reliée à l arbre (au moins un maillon) : celui-ci partage en deux la légende COL NEM. Nous avons deux bouts de ruban flottant à droite du palmier. A gauche, se trouve une couronne. Les pattes arrières du crocodile semblent reposer sur une branche de palmier. Celles-ci paraissent extrêmement frêles par rapport à la grosseur du corps de la bête. Observation sur la monnaie : Malgré l usure de l avers, il nous est possible d affirmer qu Auguste est lauré car nous voyons nettement une boucle et deux brins de rubans longeant la nuque impériale. La partie la plus «bombée» de la chevelure impériale présente une importante usure alors que les parties présentant le moins de relief, tels les yeux, le nez et la bouche, semblent pratiquement intacts, disons en bon état. Le revers est bien conservé malgré une usure sur l abdomen du crocodile avec la «disparition» des écailles. En tout cas, cette monnaie a dû connaître une assez longue période de circulation. 69
70 ANNECY, 10 rue André Theuriet. Rapport final d Opération En 82 av. J.-C., la production de monnaies de bronze est suspendue à l atelier de Rome après des productions sporadiques durant tout le II e siècle av. J.-C. et une réduction du poids de ces mêmes monnaies en 91 av. J.-C. De là, couper une pièce est devenu une pratique répandue en cas de pénurie en numéraire pour faire plus de petites monnaies. Ce phénomène a culminé à la fin de la République, entre les années 30 av. J.-C. jusqu en 10 de notre ère environ. Cette pratique du coupage a donc touché les gros as de la République et les dupondii augustéens frappés à Nîmes : en effet, ces deux séries ont sur l avers deux effigies, deux têtes, donc en les coupant, la demi-monnaie conservait une effigie entière. Notre monnaie appartient à la troisième émission de ces dupondii de la colonie de Nîmes, frappés entre 9/8 et 3 av. J.-C. De part le poids, la première et la seconde émission ( entre 27 av. J.-C. à 9 av. J.-C. ; 17 g environ) sont à exclure ; de part l absence du P P («Pater Patriae», Père de la Patrie) à l avers accostant les deux bustes, la quatrième émission (entre 2 av. J.-C. à 14 ap. J.-C.) ne peut pas être envisagée. Enfin, nous dirons que si la première émission de ces monnaies est assez rare, les autres sont bien plus courantes. Bibliographie : RIC 158, RPC 524, Ashmolean Museum Analyse palynologique Catherine Argant Prélèvement des échantillons Les 4 échantillons prélevés sur le site du 10 rue André Theuriet à Annecy (74) proviennent de fosses mises au jour lors de l opération d archéologie préventive. Ils sont issus des US suivantes : US [1097] (IV e siècle de notre ère) US [1086] (III e siècle de notre ère) US [1101] US [1084] (III e siècle de notre ère) Problématique Cette étude a pour objectif de restituer une image de la végétation à partir de l analyse palynologique du sédiment de ces fosses Traitement chimique des échantillons Après tamisage, les échantillons ont été traités selon la méthode classique de concentration en liqueur dense (Thoulet d=2), avec décarbonatation par HCl et désilicification par HF. L observation des fonds de culots est réalisée sous microscopie optique à l objectif x Résultats Les résultats sont donnés sous la forme d un tableau de comptage et de pourcentage 70
71 3. Mobilier et études spécifiques (fig. 37). Seuls les échantillons présentant une somme pollinique satisfaisante (>300 grains de pollen) ainsi qu une diversité taxinomique suffisante donneront lieu à une interprétation (Reille 1990). Même si l échantillon issu de l US [1086] n enregistre que 163 grains de pollen, cette somme se révèle suffisante pour permettre une interprétation du paysage contemporain de la période du comblement de la fosse. A partir de ces résultats est réalisé un diagramme simplifié d anthropisation (fig. 38) mettant en évidence l importance de l impact anthropique et ses conséquences sur le paysage à partir des formations végétales ainsi définies (Barbier 2001) : Groupements de végétation des AP Forêt alluviale Chênaie Boisements lointains de type montagnard Cultures Groupements de végétation des NAP Rudérales Prairiales Hygrophiles et aquatiques Plantes colonisatrices Taxons Alnus (aulne), Corylus (noisetier) Quercus (chêne) Pinus (pin), Abies (sapin), Picea (Epicea) Juglans (noyer) Taxons ASTEROIDEAE, APIACEAE, CHENOPODIACEAE, URTICACEAE, Polygonum Aviculare, CARYOPHYLLACEAE, Plantago POACEAE CYPERACEAE, NYMPHAEACEAE, Polygonum persicaria Spores monolètes et trilètes L analyse pollinique du comblement de la fosse US [1086] montre un paysage relativement bien partagé entre la végétation arborée (AP=45,4%) et les plantes herbacées (NAP=44,2%). Le couvert arboré se compose de conifères colonisant les versants lointains (Abies, Pinus, Picea) dont le taux atteint 42,3% de la végétation représentée, et de feuillus se développant aux alentours du lieu de prélèvement. On perçoit le faible écho d une forêt alluviale (1,2%) et de chênes qui ne semblent persister que sous la forme de bosquets (1,8%). Le taux très important enregistré par les boisements lointains (42,3%) révélerait un paysage très ouvert aux alentours du site. En effet, l absence d un couvert arboré à proximité du lieu de prélèvement favorise le dépôt des pluies polliniques issues des boisements des versants. On remarque la présence d un grain de pollen de noyer évoquant la culture de cette essence par les populations locales. Parmi les plantes herbacées, le diagramme simplifié d anthropisation rend compte de l importance d une prairie humide à carex (28,2%) colonisant les abords du site. L humidité édaphique engendrée par la présence du lac est très certainement à l origine du développement de ces plantes hygrophiles. L unique grain de pollen de Nymphaeaceae témoigne par ailleurs de l existence d une zone d eau calme ou faiblement courante proche du lieu de prélèvement. La prairie sèche à Poaceae (graminés) reste très discrète (1,2%). Les plantes rudérales dont la présence est liée à l occupation humaine se révèlent assez bien diversifiées et représentées, totalisant 10,4% de la végétation recensée. Les grains de pollen de Polygonum type aviculare et de Plantago lanceolata, indiquent un piétinement fréquent du sol d origine humaine ou animale à proximité du lieu de prélèvement. Ces taxons évoqueraient la présence d aires dévolues à la pâture du bétail aux alentours du site. Tableau 11. Echantillon US [1086] Conclusion Sur les quatre échantillons analysés issus du site du 10 rue André Theuriet à Annecy, un seul fournit des résultats pouvant faire l objet d une interprétation qui reste déli- 71
72 ANNECY, 10 rue André Theuriet. Rapport final d Opération cate et soumise à conjecture en raison de la faible somme pollinique enregistrée. Néanmoins, cet échantillon daté du III e siècle de notre ère, révèle un paysage relativement ouvert aux alentours du site dont l espace semble en partie occupé par une prairie humide à carex. Aucune activité céréalière n a été détectée malgré la présence de plantes rudérales, seule une activité pastorale peut être évoquée. Le noyer apparaît comme l unique témoin de pratiques agricoles. Les spectres polliniques montrent également le développement manifeste de forêts de conifères sur les sommets et les versants proches. 72
73 4. Synthèse 4.1. La chronologie La faible quantité de mobilier récolté et la stratigraphie peu développée n ont pas permis d établir une chronologie précise des vestiges. Sur l ensemble des structures, le comblement de seulement trois fosses a pu être daté du III e s. ap. J.-C. Trois autres fosses, ainsi qu un niveau de sol ont, quant à eux, livré du mobilier du IV e s. ap. J.-C. Quelques tessons médiévaux et modernes ont également été découverts dans un empierrement [1020, 1021, 1022] et dans le remplissage du fossé qui traverse l ensemble du site ([1008] = [258]). Ce fossé qui recoupe le puits [379] dont l abandon est daté de la première moitié du IV e s. ap. J.-C. sur la parcelle voisine, est assurément plus tardif. En effet, la découverte de tessons de Meillonnas indique une fourchette pour son abandon comprise entre le XV e s. et le XIX e s. ap. J.-C. Cette datation très récente tendrait à confirmer son appartenance au parcellaire de la Mappe Sarde (1730) comme nous l avions supposé à l issue de la fouille du 8 rue André Theuriet (Freudiger, Julita 2007, p. 75). Si on ne peut négliger une possible continuité chronologique du site entre la période romaine tardive et le Haut Moyen Age, les structures strictement médiévales sont encore trop rares pour pouvoir caractériser cette période. De fait, l occupation du site a vraisemblablement perduré au Haut Moyen Age et jusqu à des périodes modernes de manière ponctuelle. La fouille du 10 rue André Theuriet complète les découvertes effectuées au n 8 de la même rue. Les éléments mis au jour confirment une occupation principale romaine tardive avec quelques éléments médiévaux. Malheureusement le mobilier céramique s est avéré passablement rare et la fouille n a pas permis d éclairer plus avant la compréhension du site Les vestiges Le site a livré une occupation romaine tardive sous la forme de deux niveaux de sol en cailloutis. Aux abords de ces structures, on dénombre 28 trous de poteaux et 18 fosses dont le comblement n a généralement pas pu être daté, mais qui semblent liées à cette phase d occupation. Deux fossés plus récents viennent recouper une partie de ces structures et appartiennent vraisemblablement à un parcellaire moderne. La zone ouest regroupe deux tiers des trous de poteaux. Une partie d entre eux dessine vraisemblablement l angle est d un bâtiment. Les autres n ont pas pu être rattachés à une structure. Au sud de cette zone, un niveau de sol empierré, en assez mauvais état, a été dégagé. Sa facture est similaire aux autres cailloutis du site. Il ne se prolonge pas jusqu au 8 rue André Theuriet. Ces dimensions sont donc modestes en regard des autres niveaux de sol. Une couche de démolition de tuiles laisse supposer la présence d une construction au droit de ce cailloutis. Cependant, aucune trace d un tel bâtiment n a pu être mise en évidence. Un empierrement médiéval a été mis au jour au nord de la zone. Il se prolonge vraisemblablement au-delà des limites du chantier. Sa fonction n a pas pu être précisée. La zone orientale présente une grande concentration de fosses ainsi qu un niveau de sol recouvrant le tiers sud de la surface. Ce dernier est le direct prolongement du cailloutis [7] dégagé en Il n a pas pu être daté faute de mobilier. Certaines fosses recoupent ce niveau de sol. Leur remplissage est recouvert d aménagements 73
74 ANNECY, 10 rue André Theuriet. Rapport final d Opération 10 (Freudiger, Julita 2007, Analyse chimique des argiles par A. Langlois p ). de circulation assez similaire au cailloutis. On suppose donc au moins deux phases d utilisation de ce niveau de sol, une avant le creusement des fosses et une après leur remblaiement. Au nord, deux grandes fosses irrégulières présentent un profil à fond plat correspondant peut-être à des fonds de cabane. Néanmoins, aucun autre élément ne vient étayer cette hypothèse et elles peuvent aussi résulter d une exploitation de l argile. Les fosses de la zone orientale présentent une grande variété de formes. Elles contenaient moins de rejet de démolition que les structures du 8 de la rue André Theuriet et aucune n était remplie de blocs calcaires. Il est probable que ces fosses sont le résultat d un travail d extraction de l argile. L étude du substrat argileux 10 indique en effet qu il a pu être en partie utilisé pour la fabrication de poterie locale ou pour la construction en pisé. Au vu de la répartition aléatoire de ces fosses et du caractère varié de leur forme, il paraît néanmoins difficile d envisager une exploitation rationalisée de cette ressource. Un grand fossé (St. [1008] = [258]) (1.6 m de large pour 0.5 m de profond) vraisemblablement lié à un parcellaire tardif traverse la zone fouillée suivant une orientation nord-ouest sud-est. Son tracé coïncide avec l orientation générale présente sur la Mappe Sarde et pourrait donc appartenir à ce parcellaire. Un petit fossé [1023] (largeur : 0.40 m profondeur : 0.20 m) d orientation nord-est sud-ouest a été mis au jour dans la zone 1. Son tracé rectiligne est perpendiculaire au fossé [1008], mais il ne rejoint pas ce dernier. Il est cependant probable qu ils fassent partie du même parcellaire Conclusion La fouille au 10 rue André Theuriet complète la fouille du 8 rue André Theuriet qui a apporté de nouvelles connaissances des abords de l agglomération antique de Boutae. Dans un secteur d environ 2 km autour du vicus, plusieurs sites ruraux ou situés dans le suburbium ont été mis au jour. Ils se situent le long des principaux axes routiers (notamment le portus, les villae d Annecy-le-Vieux et des Barattes). Le site fouillé au 8 et 10 rue André Theuriet est le seul connu sur la rive nord du lac, si l on exclut les zones d accès latérales que sont le portus et les pentes du mont Veyrier, complétant ainsi nos connaissances des environs de l agglomération au IV e s. ap. J.-C. Il est aussi le seul site situé en dehors des axes routiers (le site est distant d environ 1 km des deux routes qui longent les rives du lac). Ce terrain qui était vraisemblablement marécageux et semblait peu propice à l installation humaine nous incite à reconsidérer l occupation du territoire aux abords du vicus. On constate en effet que des zones, à priori inhospitalière et éloignée des grands axes de circulation, ne sont pas forcément inoccupées. La nature de l occupation de ce site, malgré la fouille d une nouvelle parcelle, n a pas pu être clairement établi. Les nombreux objets métalliques liés à l artisanat nous conduisent à reconsidérer notre position sur la fonction du site. Nous avions privilégié jusque-là l hypothèse d une zone d habitat périphérique. Cependant la présence de mobilier lié a des activités artisanales ainsi que la présence au 8 rue André Theuriet d aménagement pour le stockage des céréales indique peut-être qu il s agit plutôt d un site lié à des activités agricoles ou tout du moins de production primaire (extraction et l argile pour la construction et /ou exploitation du bois). La découverte d un dépôt métallique cadre aussi avec l idée d exploitation des ressources. D autre part, l analyse palynologique nous indique que le site est peu propice à la culture et à l élevage. D ailleurs, Les restes osseux de la triade domestique proviennent très vraisemblablement uniquement de la consommation. Le site est en milieu ouvert mais humide. Il présente donc bien les caractéristiques d un marécage de bord de lac. 74
75 4. Synthèse Les résultats des fouilles effectuées en 2007 et 2008, respectivement au 8 et 10 de la rue André Theuriet, indiquent que ce secteur était occupé et aménagé sur une surface importante. L extension de la fouille n a cependant pas apporté d éléments significatifs pour appréhender avec précision la nature de cette occupation. Malgré le mauvais état de conservation du gisement et la fugacité des vestiges, la fouille des parcelles voisines demeurent le seul moyen de mesurer l étendue de ce site et de préciser son organisation. 75
76
77 5. Blibliographie Alfonso 2004 ALFONSO (G.) La villa gallo-romaine de Champ Madame à Beaumont (Puy-de-Dôme), DARA, 27, André 2003 ANDRE (I.) Etude d un lot de céramiques à revêtement argileux à Annecy (Haute-Savoie), SFECAG, Actes du congrès de Saint-Romain-en-Gal, 2003, p Argant 1997 ARGANT (T.) Annecy, étude archéozoologique, in, Kuntz L., Annecy, Boutae, av. du Stand, av. des Romains, rue Vogt, rue Romanet, SRA-RA, AFAN. [Rapport de diagnostic]. Ayala 1998 AYALA (G.) Lyon Saint-Jean : évolution d un mobilier céramique au cours de l Antiquité tardive, RAE, 49, 1998, p Barbier, Burnouf et Visset 2001 BARBIER (D.), BURNOUF (J.), VISSET (L.) Les diagrammes société/végétation : un outil de dialogue interdisciplinaire pour la compréhension des interactions Homme/Milieu, Quaternaire, 12 (1-2), p Batigne-Vallet 2006 BATIGNE-VALLET (C.) Thonon «Clos Banderet». In : BATIGNE-VALLET (C.) (dir.) Les céramiques communes d époque romaine en Rhône-Alpes (Ier s. av. J.-C. Ve s. ap. J.-C.) : morphologie, techniques et diffusion, rapport de fin de 2 e année d exercice, Bertrandy et alii 1999 BERTRANDY (F.), CHEVRIER (M.) et SERRALONGUE (J.) Carte archéologique de la gaule. La Haute-Savoie (74), Paris, Bouchette et alii 1998 BOUCHETTE (A.) et collaborateurs Le char romain du musée archéologique de Saintes, Saintes, Broise 1984 a BROISE (P.) Le vicus gallo-romain de Boutae et ses terroirs, Annesci 24, Annecy, Broise 1984 b BROISE (P.) Le vicus gallo-romain de Boutae et ses terroirs, Annesci 25, Annecy, Cabart 2006 CABART (H.) Les Barillets. In : Corpus des signatures et marques sur verres antiques, 1, France, Ss la direction de D. Foy et M.-D. Nenna. Aix-en-Provence Lyon : AFAV, 2006, p Castella et alii 1999 CASTELLA (D.) et collaborateurs La nécropole gallo-romaine d Avenches «En Chaplix», volume 2 : étude du mobilier, cahiers d archéologie Romande n 78, Chaix et Méniel 2001 CHAIX (L.), MENIEL (P.) Eléments d archéozoologie. Paris : éditions Errance, 2001 [2 e édition]. Collectif 1986 Groupe de travail sur les sigillées claires, Céramiques tardives à revêtement argileux des Alpes du nord et de la vallée du Rhône, Figlina, 7, 1986, p Desbat, Picon
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80 ANNECY, 10 rue André Theuriet. Rapport final d Opération Remy 2007 REMY (A.-C.) Rapport de diagnostique, juin 2007, 10 rue André Theuriet, Annecy (74), Bron, Rütti 1991 RÜTTI (B.) Die römischen Gläser aus Augst und Kaiseraugst : 13/1 : text ; 13/2 : Katalog und Tafelen. Augst : Römermuseum Augst, Silvino 2007 SILVINO (T.) Lyon. La fouille du Parc Saint-Georges : le mobilier céramique de l Antiquité tardive, RAE, 56, 2007, p Vérot-Bourrély et Alii 2006 a VEROT-BOURRELY (A.), HENON (P.), POOLE (M.), COUTEAU (S.) Rapport de diagnostique, août 2006, 21 avenue d Albigny et 8 rue André Theuriet, Annecy (74), Bron, Vérot-Bourrély et Alii 2006 b VEROT-BOURRELY (A.), SILVINO (T.), REMY (A. C.) Rapport de diagnostique, septembre 2006, 8 rue André Theuriet, Annecy (74), Bron,
81 Rhône-Alpes Département de Haute-Savoie (74) ANNECY, 10 rue André Theuriet Code INSEE : N o de site : Arrêté de prescription de fouille archéologique n o Arrêté de désignation n o 2008/1007 Code opération Patriarche : Rapport final d Opération Volume II/III Figures Sous la direction de Bastien Ju l i ta Avec la collaboration de : Tony Si lv i n o, Cyril Ba z i l l o u, Rodolphe Ni c o t, Thierry Ar g a n t, Laudine Ro b i n, Catherine Lat o u r-ar g a n t Archeodunum SA D.R.A.C. Rhône-Alpes Service Régional de l Archéologie SCI MGM ANNECY 2, P.A.E des pays du Mont-Blanc Gollion, Novembre 2008
82 Avertissement Les rapports de fouille constituent des documents administratifs communicables au public dès leur remise au Service Régional de l Archéologie, suivant les prescriptions de la loi n o du 17 juillet modifié relative à l amélioration des relations entre l administration et le public. Aux termes de la circulaire du 26 mars 1993, ils pourront être consultés ; les agents des Services régionaux de l archéologie rappelleront à tout demandeur les droits de propriété littéraires et artistiques possédés par les auteurs et les contraintes qui en résultent pour tout consultant. Les prises de notes et les photocopies sont utilisées pour un usage exclusivement privé et non destiné à une utilisation collective (article L122-5 du code de la propriété intellectuelle). Toute reproduction du texte accompagnée ou non de photographies, cartes ou schémas, n est possible que dans le cadre du droit de courte utilisation, avec les références exactes et complètes de l auteur et de l ouvrage. Par ailleurs, l exercice du droit à la communication exclut, pour ses bénéficiaires ou pour les tiers, la possibilité de reproduire, de diffuser ou d utiliser à des fins commerciales les documents communiqués (Loi n o du 17 juillet, art. 10) Le non respect de ces règles constitue un délit de contrefaçon puni par l article 425 du code pénal.
83 ANNECY, 10 rue André Theuriet Rapport final d Opération Illustration de couverture : La fosse [1097] en cours de fouille. Sous la direction de Bastien Julita Avec les collaboration de Tony Silvino, Cyril Bazillou, Rodolphe Nicot, Thierry Argant, Laudine Robin, Catherine Latour-Argant Rédaction Bastien Julita Plans et mises au net Bastien Julita Mise en page Alexandre Moser
84 ANNECY, 10 rue André Theuriet. Rapport final d Opération Liste des figures Figures Fig. 1. Carte IGN Annecy. Référence Fig. 2. Carte IGN Annecy. Référence Fig. 3. Extrait cadastral. 10 rue André Theuriet, parcelle BM15p. Fig. 4. Plan schématique des vestiges. (éch. : 1/200) Fig. 5. Plan schématique des vestiges au 8 et 10 de la rue André Theuriet. (éch. : 1/200) Fig. 6. Plan des coupes. (éch. : 1/200). En rouge, les coupes illustrées dans le rapport. Fig. 7. Proposition de restitution des constructions en terre et bois. Fig. 8. Relevé photogrammétrique des zones empierrée US [1007, 1003]. (éch. : 1/100). Fig. 9. Coupes stratigraphique du fossé [1023] vues en direction du sud-ouest. Fig. 10. Vue verticale de l empierrement US [1020, 1021, 1022]. Fig. 11. Vue en détail de l US [1021]. Fig. 12. Vue verticale de la fosse [1096]. Fig. 13. Coupe stratigraphique de l anomalie [1122] vue en direction du nord-ouest et du sud-ouest. Fig. 14. Vue de la zone empierrée [1003] prise en direction du nord-est. Fig. 15. Vue verticale de la fosse [1033]. Fig. 16. Coupe stratigraphique de la fosse [1033] vue en direction du sud. Fig. 17. Vue de la fosse [1033] après vidange. Fig. 18. Vue verticale de la fosse [1037]. Fig. 19. Coupe stratigraphique de la fosse [1037] vue en direction de l est. Fig. 20. Coupe de la fosse [1074] vue en direction du nord. Fig. 21. Coupe de la fosse [1075] vue en direction du nord-est. Fig. 22. Coupe stratigraphique des fosses [1093, 1105, 1120] vue en direction du sud-ouest. Fig. 23. Vue de la fosse [1029] après vidange. Fig. 24. Coupe de la fosse [1032] vue en direction du nord-ouest. Fig. 25. Vue des fosses [1071, 1073]. Fig. 26. Coupe stratigraphique de la fosse [1071] vue en direction de l ouest. Fig. 27. Coupe de la fosse [1071] vue en direction de l ouest. Fig. 28. Vue des fosses [1072, 1130]. Fig. 29. Coupe stratigraphique des fosses [1072, 1130] vue en direction de l est. Fig. 30. Coupe des fosses [1072, 1130] vue en direction de l est. Fig. 31. Coupe stratigraphique du fossé [1008] vue en direction du sud-est. Fig. 32. Coupe du fossé [1008] vue en direction du sud-est. Fig. 33. Monnaie 1 : Denier de Domitien, Avers. Fig. 34. Monnaie 1 : Denier de Domitien, Revers. 84
85 Fig. 35. Monnaie 2 : Demi dupondius de Nîmes, avers. Fig. 36. Monnaie 2 : Demi dupondius de Nîmes, revers. Fig. 37. Résultats de l analyse playnologique. Fig. 38. Diagramme simplifié d anthropisation. Planches Planche 1-1, céramique à revêtement argileux ; 2, commune Allobroge; 3, commune rouge ; 4 et 5, sigillée luisante. Echelle 1/3 (dessin A. Saison) Planche 2 - mobilier lithique, obj. 1 serpentine. Mobilier métallique, obj. 2, 3, 4, fer. Echelle 1/2 (dessin C. Bazillou) Planche 3 - mobilier métallique, obj. 5, 6 fer, obj. 8 plomb. Mobilier céramique, obj. 7 céramique. Echelle 1/2 (dessin C. Bazillou) Planche 4 - mobilier métallique, obj. 9 alliage base-cuivre, obj. 10, 11, 12 fer. Echelle 1/2 (dessin C. Bazillou) Planche 5 - mobilier métallique, obj. 13 fer. Echelle 1/2 (dessin C. Bazillou) Planche 6 - mobilier métallique, obj. 14, 15, 16 fer. Echelle 1/2 (dessin C. Bazillou) Tiré à part Tiré à part - Plan «pierre à pierre» (éch.: 1/100) 85
86
87 FIGURES
88 ANNECY, 10 rue André Theuriet. Rapport final d Opération Fig. 1. Carte IGN Annecy. Référence 88
89 Figures 10 rue André Theuriet Fig. 2. Carte IGN Annecy. Référence 89
90
91 Y= Y= Rue Andrü Theuriet X= X= X= X= X= Y= Y= Y= X= X= X= X= Garages n 18 X= n 56 Y= n 48 HF n 62 X= HF HF HF n 16 Y= Y= HF verre n 15p2 10 rue André Theuriet Parcelle BM 15p Y= Y= n 15 n 41 Parkings n 15p1 Y= n 14 X=894. Parkings Puits Vügütation n 13 Y= Parkings Parkings n 53 Y= ANNECY / 10 rue André Theuriet Fig. 3. Extrait cadastral. 10 rue André Theuriet, parcelle BM15p. (éch.: 1/500). DAO: B. Julita. n 11 X=894.
92
93 trou de poteau fosse N fosse à tuiles foyé fossé couche cailloutis silo X= X= Y= X=894. bac à grain puit empierrement/solin sablière anomalies modernes limites de zone Zone Zone Zone 1 (2007) Y= ANNECY / 10 rue André Theuriet Fig. 4. Plan schématique des vestiges (éch. 150 : 1/200). 113 DAO: 135 B. Julita. Zone 2 (2007) m m
94
95 N Zone Zone X=894 Y= m Y= Zone 3 (2007) Zone 2 (2007) Zone 1 (2007) trou de poteau fosse fosse à tuiles foyé fossé couche cailloutis silo X= bac à grain puit empierrement/solin sablière anomalies modernes limites de zone 421 ANNECY / 10 rue André Theuriet Fig. 5. Plan schématique des vestiges au 8 et 10 de la rue André Theuriet, (éch. : 1/200). DAO: B. Julita.
96
97 Figures N G m 1073 G36 G G30 fig G27 fig G fig. 13 G G40 G33 fig. 13 G G G G G G9 G23 fig G26 G G34 G G G G G13 fig. 16 G G G G G G G G G6 G16 fig G G G2 G G G G7 G37 fig G37 fig. 9 G18 fig G G29 G29 G ANNECY / 10 rue André Theuriet Fig. 6. Plan des coupes (éch. : 1/200). En rouge, les coupes illustrées dans le rapport. DAO: B. Julita 97
98 ANNECY, 10 rue André Theuriet. Rapport final d Opération Bâtiment 1 (proposition de restitution) 1096 Extention possibles du bâtiment Zone Zone Y= X= X= ANNECY / 10 rue André Theuriet Fig. 7. Proposition de restitution des constructions en terre et bois (éch.: 1/200). DAO: B. Julita 98
99 Figures N m Son dag e IN RAP ANNECY / 10 rue André Theuriet RAP e IN dag S on Fig. 8. Relevé photogrammétrique des zones empierrée US [1007, 1003] (éch. : 1/150). DAO: S. Freudiger. 99
100 ANNECY, 10 rue André Theuriet. Rapport final d Opération m m moderne m m m m ANNECY / 10 rue André Theuriet Fig. 9. Coupes stratigraphique du fossé [1023] vues en direction du sud-ouest (éch.: 1/10.). DAO: B. Julita 100
101 Figures Fig. 10. Vue verticale de l empierrement US [1020, 1021, 1022]. Fig. 11. Vue en détail de l US [1021]. 101
102 ANNECY, 10 rue André Theuriet. Rapport final d Opération Fig. 12. Vue verticale de la fosse [1096]. 102
103 m m moderne m m m m ANNECY / 10 rue André Theuriet Fig. 13. Coupe stratigraphique de l anomalie [1122] vue en direction du nord-ouest et du sud-ouest (éch.: 1/20). DAO: B. Julita.
104
105 Figures Fig. 14. Vue de la zone empierrée [1003] prise en direction du nord-est. Fig. 15. Vue verticale de la fosse [1033]. 105
106
107 m m m m m m ANNECY / 10 rue André Theuriet Fig. 16. Coupe stratigraphique de la fosse [1033] vue en direction du sud (éch.: 1/20). DAO: B. Julita.
108
109 Figures Fig. 17. Vue de la fosse [1033] après vidange. Fig. 18. Vue verticale de la fosse [1037]. 109
110
111 m m m m m m ANNECY / 10 rue André Theuriet Fig. 19. Coupe stratigraphique de la fosse [1037] vue en direction de l est (éch.: 1/20). DAO: B. Julita.
112
113 Figures Fig. 20. Coupe de la fosse [1074] vue en direction du nord. Fig. 21. Coupe de la fosse [1075] vue en direction du nord-est. 113
114 ANNECY, 10 rue André Theuriet. Rapport final d Opération m m ? ANNECY / 10 rue André Theuriet Fig. 22. Coupe stratigraphique des fosses [1093, 1105, 1120] vue en direction du sud-ouest (éch.: 1/20). DAO: B. Julita m m 114
115 Figures Fig. 23. Vue de la fosse [1029] après vidange. Fig. 24. Coupe de la fosse [1032] vue en direction du nord-ouest. 115
116 ANNECY, 10 rue André Theuriet. Rapport final d Opération Fig. 25. Vue des fosses [1071, 1073]. 116
117 m m m m ANNECY / 10 rue André Theuriet Fig. 26. Coupe stratigraphique de la fosse [1071] vue en direction de l ouest (éch.: 1/20). DAO: B. Julita.
118
119 Figures Fig. 27. Coupe de la fosse [1071] vue en direction de l ouest. Fig. 28. Vue des fosses [1072, 1130]. 119
120
121 m? m m m ANNECY / 10 rue André Theuriet Fig. 29. Coupe stratigraphique des fosses [1072, 1130] vue en direction de l est (éch.: 1/20). DAO: B. Julita.
122
123 Figures Fig. 30. Coupe des fosses [1072, 1130] vue en direction de l est. 123
124
125 m m moderne m 1050? m m m ANNECY / 10 rue André Theuriet Fig. 31. Coupe stratigraphique du fossé [1008] vue en direction du sud-est (éch.: 1/20). DAO: B. Julita.
126
127 Figures Fig. 32. Coupe du fossé [1008] vue en direction du sud-est Fig. 33. Monnaie 1 : Denier de Domitien, Avers. Fig. 34. Monnaie 1 : Denier de Domitien, Revers. Fig. 35. Monnaie 2 : Demi dupondius de Nîmes, avers. Fig. 36. Monnaie 2 : Demi dupondius de Nîmes, revers. 127
128 ANNECY, 10 rue André Theuriet. Rapport final d Opération N échantillon 1097 % 1086 % 1101 % 1084 % Pinus Corylus Quercus Alnus Abies Picea Juglans AP NAP Spores POACEAE APIACEAE ASTEROIDEAE CHENOPODIACEAE CARYOPHYLLACEAE URTICACEAE Polygonum type Persicaria Polygonum type Aviculare Plantago lanceolata RANUNCULACEAE NYMPHAEACEAE CYPERACEAE pollens indeterminés Spores monolètes Spores trilètes Total Fig. 37. Résultats de l analyse playnologique % % AP NAP Boisements lointains Culture (noyer) Hygrophiles et aquatiques Chênaie Rudérales Plantes colonisatrices Forêt alluviale/aulnaie Prairiales Figure 2 : DIagramme simplifié d'anthropisation (échantillon us 1086) ANNECY / 10 rue André Theuriet Fig. 38. Diagramme simplifié d anthropisation. DAO: C. Latour-Argant 128
129 PLANCHES
130 ANNECY, 10 rue André Theuriet. Rapport final d Opération US 1084/4 1 US 1095/3 2 US 1084/5 3 US 1098/1 US 1131/2 4 5 Annecy / 10 rue André Theuriet PLANCHE 1-1, céramique à revêtement argileux ; 2, commune Allobroge; 3, commune rouge ; 4 et 5, sigillée luisante. (éch.: 1/3). DAO: A. Saison 130
131 Planches N N N 1 (1001-1) N 2 (1056-3) N 3 ( ) N 4 (1097-9) ANNECY / 10 rue André Theuriet PLANCHE 2 - mobilier lithique, obj. 1 serpentine. Mobilier métallique, obj. 2, 3, 4, fer. (éch.: 1/3). DAO: C. Bazillou 131
132 ANNECY, 10 rue André Theuriet. Rapport final d Opération Z N 6 (1097-5) N 5 (1097-6) N 7 (1089-1) N 8 (1097-3) ANNECY / 10 rue André Theuriet PLANCHE 3 - mobilier métallique, obj. 5, 6 fer, obj. 8 plomb. Mobilier céramique, obj. 7 céramique (éch.: 1/2). DAO: C. Bazillou 132
133 Planches N 9 (Sans num.) N 10 (1001-3) N N 11 (Sans num.) N 12 (1097-8) ANNECY / 10 rue André Theuriet PLANCHE 4 - mobilier métallique, obj. 9 alliage base-cuivre, obj. 10, 11, 12 fer. (éch.: 1/2). DAO: C. Bazillou 133
134 ANNECY, 10 rue André Theuriet. Rapport final d Opération N 13 (1097-2) ANNECY / 10 rue André Theuriet PLANCHE 5 - mobilier métallique, obj. 13 fer. (éch.: 1/3). DAO: C. Bazillou 134
135 Planches N 15 (1097-4) N 14 (1097-5) Z N 16 (1097-7) ANNECY / 10 rue André Theuriet PLANCHE 6 - mobilier métallique, obj. 14, 15, 16 fer. (éch.: 1/2). DAO: C. Bazillou 135
136 ANNECY, 10 rue André Theuriet. Rapport final d Opération N 1 (US ) N 2 (US ) N 3 (US ) ANNECY / 10 rue André Theuriet PLANCHE 7 - obj. 1, 2 et 3 verre (éch.: 1/1.). DAO: L. Robin 136
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