Le financement de l économie

Dimension: px
Commencer à balayer dès la page:

Download "Le financement de l économie - 2010"

Transcription

1 Le financement de l économie Delphine Lahet Thème L objectif de ce cours est d analyser les canaux de financement de l économie, notamment le financement par les banques, dans une logique macro-économique. Les banques ont-elles une spécificité pour ce financement? Dans la majorité des économies matures, après les réformes de libéralisation des activités bancaires et financières des années 80, le poids les marchés financiers dans le financement de l économie a augmenté au détriment de celui des banques. Pourtant, en France, tout du moins, la part des banques reste majoritaire. En effet, elles sont indispensables pour les services qu elles rendent aux ANF (collecte de dépôts, octroi de crédit, fournitures de moyens de paiement), aux marchés financiers (fonctionnement, intermédiaires, introduction en bourse, liquidité, détermination des prix ). On s attardera sur les réformes et la structure du système financier français ainsi que sur les évolutions récentes du système bancaire français, et sur la notion d intermédiation par les banques. Plan P0. Introduction 1. Les deux circuits du financement : banque et marché 2. La baisse du poids des banques dans le financement de l économie 3. Banques et marchés : concurrents ou compléments? PI. La spécificité des banques pour le financement et le fonctionnement de l économie C1. Le concept d intermédiation 1. La justification de l existence d un intermédiaire entre l emprunteur ultime et le prêteur ultime 2. L intermédiation par les banques a. Le rôle de transformation des banques b. Les avantages de l intermédiation par les banques pour les différents acteurs de l économie C2. Développements et fonctionnement des systèmes bancaires 1. Caractéristiques d un système bancaire moderne 2. Fonctions d intermédiation rendues par les banques PII. Le système financier français : mutations et composantes C1. Les réformes et leurs conséquences sur l intermédiation des banques 1. Les lois des années 80 a. 1 ère réforme : une libéralisation financière radicale de l activité bancaire b. 2 ième réforme : la création d un grand marché unique de capitaux 2. Les nouvelles formes d intermédiation a. Le financement de l économie par les banques à travers les marchés b. Les nouveaux acteurs de l intermédiation c. Peut-on parler de désintermédiation? 3. La LSF de Les directives européennes C2. Les marchés de capitaux en France 1. Les possibilités de financements sur les marchés 2. Explosion du financement par les marchés et de l épargne financière

2 C3. Les EC en France : caractéristiques et évolutions 1. Un système bancaire concurrentiel, homogène et toujours plus concentré 2. Le crédit bancaire : un produit d appel en hausse 3. L épargne : une ressource diversifiée pour les banques, réglementée, à évolution mitigée Conclusion : les autorités de tutelle en France Bibliographie Aglietta M. (2001), Macroéconomie financière, Tome 1, Financement, croissance et cycle, Repère. Banque de France, Diverses statistiques (Analyses, Stat Info en 2010), Cahiers français (2006), Le financement de l économie, n 331, mars-avril. Comité consultatif du secteur financier (2006), Les enjeux économiques et sociaux de l industrie bancaire, mai, sous la direction de M. Pastré. Comité des EC et des EI, CECEI (2006, 2007, 2008, 2009), Rapport annuel sur exercice précédent, juillet. Commission bancaire (2006, 2007, 2008, 2009), Rapport annuel sur exercice précédent, juin. Crédit Agricole, Direction des études économiques (2007), Perspectives sur Croissance et épargnecrédit, CA Eco France, N 12 avril + le n de juillet Crédit Agricole, Direction des études économiques (2009), Perspectives sur Croissance et épargnecrédit, «France, une sortie de récession délicate», CA Eco France, Note trimestrielle, n 21, juillet. FBF, divers rapports d activité. Gouteron S. et Fam E. (2009), «Les crédits nouveaux à l habitat des ménages : tendances récentes», Bulletin de la Banque de France, n 177, 3 ème trim. Lahet D. (2003), Les crises financières : mécanismes de déclenchement et de contagion, e-theque, Découverte, Le Roux J. (2010), «La détention par les non-résidents des actions des sociétés françaises du CAC 40 à la fin 2009», Bulletin de la Banque de France, n 180, 2 ème trim. Mosquera Yon T. (2010), «Evolution de la monnaie et du crédit en France en 2009», Bulletin de la Banque de France, n 179, 1 er trim. Plihon D. (2004), La monnaie et ses mécanismes, Repères, La Découverte. Plihon D., Couppey-Soubeyran J., Saïdane D. (2006), Les banques : acteurs de la globalisation financière, Les études de la Documentation française. Quignon L. (2006), Le crédit à la consommation face à la hausse des taux, Conjoncture, BNPP, juin. Saïdane D. (2006), La nouvelle banque, Revue Banque Edition.

3 Quelques chiffres * En décembre 2009, encours total du crédit des EC au secteur privé (financier et non financier) = 1864 Md (107,5+1756,6). +14% en 2007 ; + 6,8% en 2008 ; +0,2% en Plus précisément, crédit des EC aux E non financières (dec 09) : 770,4 Md (dont Investissement 325,2 et trésorerie 185 et autres ). +13,7% en 2007 ; 9,5% en 2008 ; - 0,9% en 2009 (dont -14% pour le crédit Trésorerie). Crédit des EC aux M (déc 09) : 986 Md (dont habitat 735 et conso 162 et autres ). + 11% en 2007 ; 7,3% en 2008 ; 4% en *En France, l endettement auprès des banques représentait 50% de l EIT en 2006, 49% de l EIT en 2002 contre 63% en L endettement auprès des marchés représentait 39% de EIT en 2006, 40% en 2002 contre 30% en 93. Sur 1993/2004, les financements de marché ont augmenté plus rapidement (+143%) que le crédit bancaire (+29%) (source Plihon) *A l actif des banques françaises, la part des Crédits à la clientèle est passée de 84% en 1980 à 38% en 2002 et à 30% en 2009 ; celle des dépôts a chuté de 73% à 37%, et à 23% en * Entre 1994 et 2004, le taux d intermédiation étroit est passé de 54% à 39.5% et à 41,1% en Et le taux large de 75% à 57%, puis 53,7% en *Crédit immobilier : Crédit immo à Taux fixe/c total endettement immo/pib durée moyenne All 70% 54% 25 ans Esp Fr en 2007 Finlande Grèce RU Belg (source Pastré 2006) *En France, à l actif, la part des titres est passée de 5% en 1980 à 47% en Au Passif, les ressources collectées par émission de Titres sont passées de 6% à 52%. *Etude de Plihon (2006) : Explosion des marchés monétaire et financier en France Encours fin année Md Action Obligation+TCN Total en % PIB fr * Taux de détention des actions françaises du CAC 40 par les non résidents : % * Non résidents 44,9 41,1 40,2 42,3 Dont : Zone euro 18,4 17 USA 16,2 15,6

4 RU 4,2 2,7 Japon 1,3 1,3 Correspond à une reprise des IDE en France *Les bilans des EC fr représentaient 4390Md fin 2004, 5275 en 2005 et 6040 en 2006, 7120 en 2007 et 7710 en 2008, et 7656 en *A l échelle nationale, les 5 grands réseaux gèrent 80% des 72 M de comptes courants et des 149M de comptes épargne. * Chiffres CECEI 2009 sur exercice 2008 : Nbre d EC All Esp Fr Gr It Pol RT RU * De plus source Saïdane (2006), le nombre d EC représente en All 30% du nombre total d EC dans la zone euro et 28% du total de l actif dans la zone euro ; pour le RU, c est 8 et 23, France 13 et 14, It 11 et 7, Esp 5 et 6, PB 2 et 5, Belg 1 et 3. * CECEI 2009 sur exercice 2008 : Nbre de guichet All Esp Fr Gr It Pol RT RU *Les cinq premiers groupes français représentent 76% du total du bilan du secteur bancaire, 89% du crédit aux entrepreneurs individuels, 81.65% du crédit aux particuliers, 73% du crédit aux sociétés non financières, 85% du crédit habitat, 80.5% crédit à l équipement, 68% du crédit à la consommation, et 82% des dépôts en 2004 et 76%. (arrondi) * Les banques de droit commun détiennent 40.8% des Crédits aux résidents au 31 décembre 2005, collectent 41% des DAV auprès des ANF. Pour les banques mutualistes, les chiffres sont C : 36.3% et D 30.9%. Pour les Soc fin : C 11.4% et D 1.2%. Pour les Inst fin spé : C 0.7% et D 0.02%. *Le taux de bancarisation des Ménages français est de 98%, le plus élevé des grands pays européens (moyenne européenne 80%)

5 *Le taux d endettement des M français : 74% de leur revenu disponible brut en 2008 ; 76% en *source Banque de France 2010 Taux endettement %RDB %PIB des Ménages Fr 74, ,8 All 89, ,2 It 56 59, ,7 Esp 127,5 124, RU 154,3 145,9 97,5 100 Zone euro 90,5 91, *L endettement immobilier : 489Md euros fin octobre 2005, 579 en 2006, 653Md en Md en en % du PIB français. *Les Crédits à la Consommation représentent 120 Md euros, 134 en 2006, 141 Md en Md en en soit 10-15% du PIB. *En 2004, le taux d épargne des français est de 15.5% (S/revenu disponible brut), 15.1% en 2006, 15,8% en ,4% fin ,2% en (16,8% en 2002) *Source FBF/BdF : en 2004, 41% du patrimoine des ménages français est constitué de Dépôts à CT, PEL, 6% de titres en détention directe, 12% de titres en OPCVM, et 41% en Assurance vie. Source BdF 2007 : 36% Assurance vie ; 24% Epargne liquide ; 10% Epargne bloquée ; 30% titres ( dont actions 17%, FCP 3%...) BdF n 180 2è trim 2010 : Patrimoine financier des M fr Part en % Ass vie 39,3% 38,9 Dépôts bancaires 31,9 34,3 Actions 18 15,5 OPCVM 8,9 9,2 TCN 2,1 2

6 *Le total des ressources (liquides) collectées en Md = DaV + compte d épargne-livret + DaT<2ans + DaT > 2 ans (source Banque de France 2010) Encours Md DAV total (M, SNF, autres) (dont M) (247) (244) (263) Tx de croiss annuel +6% -3,8% +6,8% 2. Compte sur livret total Tx de croiss annuel +5% +4% +3% 3. DAT<2ans Tx de croiss annuel +100% +45% -29% 4. DAT>2ans Tx de croiss annuel -6,7% -5,9% +38% TOTAL Tx de croiss annuel +6% +7% DONT pour les comptes d épargne à régime spécial : Encours Md Livret ordinaire (imposable) Livret A et bleu *** 140,8 164,4 183,4 Livret jeune 7 7,4 7,2 LDD CEL et PEL et 190,4 36,7 et 168,7 36,6 et 173,8 LEP et PEP 60 et et 29,3 58,3 et 29 Autres DaT pour SNF Taux de croissance des comptes d épargne à régime spécial : Tx de croiss Livret +5% +11% +3% DAT>2ans (PEL ) -6% -5% +38% * Flux d épargne (source Banque de France 2010) Flux, Md Dépôts d épargne Ass vie OPCVM et actions < à 10Md et parfois négatif cotées

Pioneer Investments, 27 février 2003

Pioneer Investments, 27 février 2003 Pioneer Investments, 27 février 2003 1995-2002 Heurs et malheurs des épargnants européens par André Babeau Président du Comité d orientation Conseiller Scientifique au BIPE 1 Le choc de l année 2000 la

Plus en détail

Le financement de l économie est le cœur de métier des banques françaises

Le financement de l économie est le cœur de métier des banques françaises Le financement de l économie est le cœur de métier des banques françaises Dans un contexte difficile depuis le début de la crise de 2008, les encours de crédits accordés par les banques françaises ont

Plus en détail

Comptes financiers des agents non financiers. France Zone euro

Comptes financiers des agents non financiers. France Zone euro ANALYSE Comptes financiers des agents non financiers 3ème trimestre 213 mise à jour 28/2/214 Contact : DGS-DSMF sesof@banque-france.fr Sociétés non financières : financement Les flux nets d emprunts bancaires

Plus en détail

Résultats du 3 e trimestre et des 9 premiers mois de 2011. 10 novembre 2011

Résultats du 3 e trimestre et des 9 premiers mois de 2011. 10 novembre 2011 Résultats du 3 e trimestre et des 9 premiers mois de 2011 10 novembre 2011 Avertissement Cette présentation peut comporter des informations prospectives du Groupe, fournies au titre de l information sur

Plus en détail

3C HAPITRE. 56 Les actifs financiers des résidents 58 Les passifs financiers des résidents 62 La masse monétaire et ses contreparties

3C HAPITRE. 56 Les actifs financiers des résidents 58 Les passifs financiers des résidents 62 La masse monétaire et ses contreparties IEOM RAPPORT ANNUEL 2008 3C HAPITRE 56 Les actifs financiers des résidents 58 Les passifs financiers des résidents 62 La masse monétaire et ses contreparties 54 3 < L ÉVOLUTION MONÉTAIRE EN 2008 L ÉVOLUTION

Plus en détail

LA CONNAISSANCE DES COMPTES FINANCIERS ET NON FINANCIERS DES ACTEURS FINANCIERS

LA CONNAISSANCE DES COMPTES FINANCIERS ET NON FINANCIERS DES ACTEURS FINANCIERS LA CONNAISSANCE DES COMPTES FINANCIERS ET NON FINANCIERS DES ACTEURS FINANCIERS Fabrice LENGLART INSEE Comptes nationaux Bruno LONGET - Banque de France - SESOF CNIS 22 juin 2009 Plan I Place des activités

Plus en détail

L assurance française : le bilan de l année 2012

L assurance française : le bilan de l année 2012 L assurance française : le bilan de l année 2012 1 L assurance française : le bilan de l année 2012 1 2 L environnement économique et financier : accalmie et incertitude Le bilan d activité : résistance

Plus en détail

BULLETIN TRIMESTRIEL DE CONJONCTURE

BULLETIN TRIMESTRIEL DE CONJONCTURE INSTITUT D EMISSION DES DEPARTEMENTS D OUTRE MER BULLETIN TRIMESTRIEL DE CONJONCTURE Suivi de la conjoncture financière et bancaire N 125 3 ème trimestre 2005 Décembre 2005 IEDOM SAINT-PIERRE ET MIQUELON

Plus en détail

CHAPITRE 2 LA MONNAIE

CHAPITRE 2 LA MONNAIE CHAPITRE 2 LA MONNAIE L économie de troc est une économie dont l échange est simple, elle montre vite ses limites car elle a du mal à donner une valeur à un bien, elle oblige le déplacement de deux échangistes

Plus en détail

Dominique Durant. CNIS 20 octobre 2005

Dominique Durant. CNIS 20 octobre 2005 Dominique Durant CNIS 20 octobre 2005 Plan de l intervention 1. Principes de construction des comptes financiers trimestriels 1.1 adossement aux comptes annuels 1.2 des méthodes d estimation et de contrôle

Plus en détail

Didier Davydoff 19 avril 2012

Didier Davydoff 19 avril 2012 Didier Davydoff 19 avril 2012 60 50 49 51 55 40 33 30 20 20 2009 2010 2011 10 8 0 Collecte nette de l'assurance vie Collecte nette de l'épargne bancaire 2 3 4 5 6 7 Où va la fuite de cotisations d assurance

Plus en détail

SEMINAIRE du CRIES Le logement en Midi-Pyrénées

SEMINAIRE du CRIES Le logement en Midi-Pyrénées SEMINAIRE du CRIES Le logement en Midi-Pyrénées Quelle information pour éclairer les politiques de l habitat? Les statistiques de la Banque de France Patrick BERGER Directeur Régional Le 15 novembre 2012

Plus en détail

Avant-propos Introduction. Première partie

Avant-propos Introduction. Première partie 9782100533015-Delap-tdm.qxd 12/08/09 7:41 Page V Table des matières Avant-propos Introduction XI XIII Première partie La monnaie, de l historique aux formes et fonctions actuelles Dunod. La photocopie

Plus en détail

7 mai 2013. Résultats du 1 er trimestre 2013

7 mai 2013. Résultats du 1 er trimestre 2013 7 mai 2013 Résultats du 1 er trimestre 2013 AVERTISSEMENT Cette présentation peut comporter des informations prospectives du Groupe, fournies au titre de l information sur les tendances. Ces données ne

Plus en détail

Programme ESSEC Gestion de patrimoine

Programme ESSEC Gestion de patrimoine Programme ESSEC Gestion de patrimoine Séminaire «L investissement immobilier» Généralités sur l immobilier François Longin 1 www.longin.fr Généralités sur l immobilier Statistiques de l immobilier L immobilier

Plus en détail

Observatoire du crédit immobilier

Observatoire du crédit immobilier Observatoire du crédit immobilier 12 e édition conférence de presse - 10 novembre 2010 Christian Camus Directeur général de Meilleurtaux.com 12 e Observatoire du crédit immobilier Meilleurtaux Des taux

Plus en détail

Graphiques 1 Répartition par type d instrument des placements financiers des ménages français

Graphiques 1 Répartition par type d instrument des placements financiers des ménages français Focus n 1 1 juillet 1 L épargne des ménages français : davantage drainée par les produits réglementés qu orientée par les mécanismes de marché En flux annuels, l épargne des ménages se situe en France

Plus en détail

Quelles perspectives de croissance en 2014 et 2015? 23 octobre 2014

Quelles perspectives de croissance en 2014 et 2015? 23 octobre 2014 Quelles perspectives de croissance en 214 et 215? 23 octobre 214 1 Quelles perspectives de croissance en 214 et 215? 1. Croissance mondiale contrastée 2. ZE : croissance et inflation revues en baisse 3.

Plus en détail

Les mécanismes de transmission de la politique monétaire

Les mécanismes de transmission de la politique monétaire Chapitre 5 Les mécanismes de transmission de la politique monétaire Introduction (1/3) Dans le chapitre 4, on a étudié les aspects tactiques de la politique monétaire Comment la BC utilise les instruments

Plus en détail

COMMUNIQUE DE PRESSE LE MARCHE FRANÇAIS DE LA GESTION EN 2014

COMMUNIQUE DE PRESSE LE MARCHE FRANÇAIS DE LA GESTION EN 2014 COMMUNIQUE DE PRESSE LE MARCHE FRANÇAIS DE LA GESTION EN 2014 DYNAMISME CONFIRME MALGRE LA FAIBLESSE CHRONIQUE DE L EPARGNE LONGUE EN ACTIONS 1 En France, les encours globaux sous gestion (mandats et OPC)

Plus en détail

Les origines et les manifestations de la crise économique et financière. par Professeur Nadédjo BIGOU-LARE Université de Lomé

Les origines et les manifestations de la crise économique et financière. par Professeur Nadédjo BIGOU-LARE Université de Lomé Les origines et les manifestations de la crise économique et financière par Professeur Nadédjo BIGOU-LARE Université de Lomé Plan Introduction 1. Origines de la crise financière: les «subprimes» 2. Les

Plus en détail

Epargne longue: l intérêt des ménages

Epargne longue: l intérêt des ménages Epargne longue: l intérêt des ménages Didier Davydoff Entretiens de la FAIDER, 6 avril 2009 I A quoi sert l épargne longue? II Volumétrie de l épargne longue III Les produits d épargne longue 3 Motivations

Plus en détail

Thème 2 : la monnaie et les banques : le carburant de notre économie

Thème 2 : la monnaie et les banques : le carburant de notre économie Thème 2 : la monnaie et les banques : le carburant de notre économie L activité économique repose sur trois rouages : Monnaie besoins production répartition consommation Échanges Marché 2 «La monnaie n

Plus en détail

Chapitre 3. La répartition

Chapitre 3. La répartition Chapitre 3. La répartition 1. La répartition de la valeur ajoutée La valeur ajoutée (1) Valeur ajoutée : solde du compte de production = > VA = P CI = > Richesse effectivement créée par les organisations

Plus en détail

le point sur l assurance française

le point sur l assurance française 2014 le point sur l assurance française conférence de presse de la FFSA maison de l assurance / mercredi 25 juin 2014 2014 le point sur l assurance française le bilan les perspectives 2 1/ La situation

Plus en détail

Licence d Economie et de Gestion Licence MASS Cours de Manon Domingues Dos Santos. Introduction Générale

Licence d Economie et de Gestion Licence MASS Cours de Manon Domingues Dos Santos. Introduction Générale Licence d Economie et de Gestion Licence MASS Cours de Manon Domingues Dos Santos Politique Economique Introduction Générale 1. Crise des «subprimes» et politique économique 1.1.Une explosion des crédits

Plus en détail

Épargne des ménages * 1 er trimestre 2012

Épargne des ménages * 1 er trimestre 2012 Tableau de bord Épargne des ménages * 1 er trimestre 212 * Y compris institutions sans but lucratif au service des ménages (ISBLSM) Méthodologie disponible sous : http://www.banque-france.fr/fileadmin/user_upload/banque_de_france/economie-et-

Plus en détail

L Etat et le financement de l économie

L Etat et le financement de l économie L Etat et le financement de l économie Présentation du rapport public thématique Jeudi Le financement de l économie Intermédiation Epargne ménages secteur financier Etat sociétés non financières ménages

Plus en détail

Les assurances de personnes en 2013

Les assurances de personnes en 2013 Club Est-France 18 octobre 2013 1 Situation fin août 2013 Une collecte nette vie de 9,7 Mds (cotisations en hausse de 8 %, prestations en baisse de 13 %) Un encours de 1 436 Mds (+ 4 % sur un an) Des prestations

Plus en détail

Le Financement Du Secteur Privé : Pour Une Meilleure Contribution Du Secteur Privé

Le Financement Du Secteur Privé : Pour Une Meilleure Contribution Du Secteur Privé Le Financement Du Secteur Privé : Pour Une Meilleure Contribution Du Secteur Privé Mr Abderrahim Bouazza Directeur de la Supervision Bancaire Bank Al-Maghrib Rabat, le 19 octobre 2010 Plan 1ère partie

Plus en détail

Le suivi du financement des PME à la Banque de France

Le suivi du financement des PME à la Banque de France Le suivi du financement des PME à la Banque de France Elisabeth Kremp Observatoire des entreprises, Banque de France CNIS 9 avril 2010 1. La BdF dispose avec la Centrale des risques d une information riche

Plus en détail

Plan LA BANQUE CONCLUSION INTRODUCTION. 1. Définition de la Banque ; 2. Types de banques ; 3. Les produits bancaires ; 4. La Clientèle de la banque ;

Plan LA BANQUE CONCLUSION INTRODUCTION. 1. Définition de la Banque ; 2. Types de banques ; 3. Les produits bancaires ; 4. La Clientèle de la banque ; LA BANQUE Plan INTRODUCTION 1. Définition de la Banque ; 2. Types de banques ; 3. Les produits bancaires ; 4. La Clientèle de la banque ; 5. Opérations de banque. CONCLUSION INTRODUCTION La banque est

Plus en détail

Indicateurs clés des statistiques monétaires Mai 2014

Indicateurs clés des statistiques monétaires Mai 2014 Indicateurs clés des statistiques monétaires Mai 2014 En glissement mensuel, l agrégat M3 a enregistré en mai une hausse de 1,4% pour s établir à 1 026MMDH. Cette évolution résulte principalement de l

Plus en détail

Crise financière et perspectives économiques

Crise financière et perspectives économiques Crise financière et perspectives économiques Genval, le 26 janvier 2009 Guy QUADEN Gouverneur de la Banque nationale de Belgique 2/ 19 La crise financière en bref Première phase (jusque septembre 2008)

Plus en détail

QUELS PLACEMENTS POUR VOTRE ARGENT? ACTUALISATION 2015

QUELS PLACEMENTS POUR VOTRE ARGENT? ACTUALISATION 2015 QUELS PLACEMENTS POUR VOTRE ARGENT? ACTUALISATION 2015 A INTERVENANTS Nicolas Bouzou Directeur fondateur d Asterès Hervé Hatt Président de Meilleurtaux.com I NOTRE DÉMARCHE II LES PLACEMENTS ÉTUDIÉS III

Plus en détail

L'évolution de la monnaie et du crédit en 2012 Une distribution des crédits plus dynamique en France que dans la zone euro

L'évolution de la monnaie et du crédit en 2012 Une distribution des crédits plus dynamique en France que dans la zone euro L'évolution de la monnaie et du crédit en Une distribution des crédits plus dynamique en que dans la zone euro Kloé MASSELIER Direction des Statistiques monétaires et financières Service des Analyses et

Plus en détail

Réforme du Code des assurances :

Réforme du Code des assurances : Réforme du Code des assurances : orienter l épargne des Français vers les entreprises Pierre Moscovici, ministre de l économie et des finances «Une des priorités de mon action est de réconcilier l épargne

Plus en détail

Partie 2 : Qui crée la monnaie?

Partie 2 : Qui crée la monnaie? Partie 2 : Qui crée la monnaie? Marché monétaire Masse monétaire Banque centrale Prêteur en dernier ressort Notions clés I. La mesure de la création monétaire : la masse monétaire La masse monétaire n

Plus en détail

CRISES BANCAIRES : COMPRENDRE POUR MIEUX PRÉDIRE

CRISES BANCAIRES : COMPRENDRE POUR MIEUX PRÉDIRE Fouad MACHROUH CRISES BANCAIRES : COMPRENDRE POUR MIEUX PRÉDIRE armattan TABLE DES MATIERES INTRODUCTION GÉNÉRALE CHAPITRE 1 : ORIGINES ET MODALITÉS DE RÉSOLUTION DES CRISES BANCAIRES 19 INTRODUCTION 21

Plus en détail

STRICTEMENT CONFIDENTIEL

STRICTEMENT CONFIDENTIEL STRICTEMENT CONFIDENTIEL Tableau de bord de l Epargne en Europe Janvier 2008 Toute représentation ou reproduction, intégrale ou partielle, faite sans le consentement de l'auteur ou de ses ayants droits,

Plus en détail

REFORME DU SECTEUR FINANCIER AU MAROC

REFORME DU SECTEUR FINANCIER AU MAROC Comité d experts de la FEMIP Luxembourg 7-8 mars 2005 REFORME DU SECTEUR FINANCIER AU MAROC Zouhair CHORFI Directeur du Trésor et des Finances Extérieures 1 Introduction Secteur financier marocain à la

Plus en détail

Table des matières. La monnaie, de l historique aux formes et fonctions actuelles. Première partie. Avant-propos Introduction

Table des matières. La monnaie, de l historique aux formes et fonctions actuelles. Première partie. Avant-propos Introduction Table des matières Avant-propos Introduction IX XIII Première partie La monnaie, de l historique aux formes et fonctions actuelles Dunod. La photocopie non autorisée est un délit. Chapitre 1. Les raisons

Plus en détail

Bienvenue dans votre FIBENligne

Bienvenue dans votre FIBENligne Bienvenue dans votre FIBENligne Retrouvez dans votre FIBENligne toutes les nouveautés FIBEN et l ensemble des services que la Banque de France met à votre disposition pour vous aider dans votre maîtrise

Plus en détail

2. Présentation de la comptabilité nationale

2. Présentation de la comptabilité nationale 2. Présentation de la comptabilité nationale Introduction (1) Comptabilité nationale : Système Européen des Comptes (SEC 95) => Technique de synthèse statistique représentation quantifiée de l économie

Plus en détail

Partie II. Economie monétaire

Partie II. Economie monétaire Partie II Economie monétaire Partie II - Chapitre 3 L offre de monnaie II-3.a) Introduction Structure d économie monétaire hiérarchisée II-3.a) Introduction Modes de création monétaire Modes de création

Plus en détail

ELEMENTS DE COMPTABILITE NATIONALE

ELEMENTS DE COMPTABILITE NATIONALE ELEMENTS DE COMPTABILITE NATIONALE Cours de M. Di Roberto Université Victor Segalen Bordeaux 2 Bibliographie Ce cours s inspire largement des ouvrages essentiels suivants. Merci à leurs auteurs. BOSSERELLE

Plus en détail

Chapitre III : Qui gère la monnaie? Le cas de la France

Chapitre III : Qui gère la monnaie? Le cas de la France Chapitre III : Qui gère la monnaie? Le cas de la France I. Les acteurs du circuit monétaire A) Les détenteurs de monnaie : les ANFR AIF ANFR = agents non financiers résidents AIF = autres intermédiaires

Plus en détail

Crise de la dette souveraine et fragilité du secteur bancaire dans la zone euro

Crise de la dette souveraine et fragilité du secteur bancaire dans la zone euro Crise de la dette souveraine et fragilité du secteur bancaire dans la zone euro EAS FSEG Mahdia Tunis - BCT- 29 novembre 2011 1-0rigine de la crises 2 - Spécificités de cette crise par rapport à la crise

Plus en détail

EPARGNE, INVESTISSEMENT, SYSTEME FINANCIER

EPARGNE, INVESTISSEMENT, SYSTEME FINANCIER EPARGNE, INVESTISSEMENT, SYSTEME FINANCIER Chapitre 25 Mankiw 08/02/2015 B. Poirine 1 I. Le système financier A. Les marchés financiers B. Les intermédiaires financiers 08/02/2015 B. Poirine 2 Le système

Plus en détail

ECO France. Perspectives 2007 2008 CROISSANCE & ÉPARGNE-CRÉDIT. Contexte macro-économique : la croissance, défi du nouveau quinquennat

ECO France. Perspectives 2007 2008 CROISSANCE & ÉPARGNE-CRÉDIT. Contexte macro-économique : la croissance, défi du nouveau quinquennat Direction des Études Économiques Perspectives 2007 2008 CROISSANCE & ÉPARGNE-CRÉDIT Trimestriel N 12 Avril 2007 Contexte macro-économique : la croissance, défi du nouveau quinquennat En 2006, l économie

Plus en détail

Epargne longue : la nouvelle donne

Epargne longue : la nouvelle donne Epargne longue : la nouvelle donne Septembre 2008 Etude disponible le 1 er septembre 2008 Les objectifs Traiter les questions de fond -réglementation, fiscalité, taille et segmentation du marché, etc.-

Plus en détail

Les marchés européens du crédit immobilier en 2013. Une étude du Crédit Foncier

Les marchés européens du crédit immobilier en 2013. Une étude du Crédit Foncier Les marchés européens du crédit immobilier en 2013 Une étude du Crédit Foncier rappel méthodologique Cette étude porte sur les marchés du crédit immobilier en au 31 décembre 2013. Pour faciliter la lecture

Plus en détail

Indicateurs clés des statistiques monétaires Juin 2015

Indicateurs clés des statistiques monétaires Juin 2015 Indicateurs clés des statistiques monétaires Juin 2015 En glissement mensuel, l agrégat M3 a enregistré, en juin 2015, une hausse de 2,% pour atteindre 1 7,8 MMDH. Cette évolution est attribuable principalement

Plus en détail

Chapitre X : Monnaie et financement de l'économie

Chapitre X : Monnaie et financement de l'économie Chapitre X : Monnaie et financement de l'économie I. Le financement de l'économie Financement = fait d'apporter des fonds à un individu, une entreprise, ou à soi-même. A) Les différents types de financement

Plus en détail

L ACCES AU CREDIT BANCAIRE DES ENTREPRISES

L ACCES AU CREDIT BANCAIRE DES ENTREPRISES L ACCES AU CREDIT BANCAIRE DES ENTREPRISES Banque de France DIRECTION GENERALE DES STATISTIQUES DIRECTION DES STATISTIQUES MONETAIRES ET FINANCIERES DIRECTION DES ENQUETES ET DES STATISTIQUES SECTORIELLES

Plus en détail

Inter-commission Environnement et développement durable - Système financier et financement de l économie

Inter-commission Environnement et développement durable - Système financier et financement de l économie Direction générale des Statistiques Réunion du 05/11/2015 Inter-commission Environnement et développement durable - Système financier et financement de l économie DGS-DSMF-SEFT OPC (1) : dispositif réglementaire

Plus en détail

LE FINANCEMENT DES ENTREPRISES

LE FINANCEMENT DES ENTREPRISES le Financement des entreprises, un soutien indispensable à l économie parlons de la banque... LE FINANCEMENT DES ENTREPRISES UN SOUTIEN INDISPENSABLE À L ÉCONOMIE Mars 2014 Retrouvez les chiffres actualisés

Plus en détail

Chapitre VII : Définition et mise en oeuvre de la politique monétaire

Chapitre VII : Définition et mise en oeuvre de la politique monétaire Chapitre VII : Définition et mise en oeuvre de la politique monétaire I. Objectifs et instruments de la politique monétaire A) Les objectifs des politiques économiques Une politique économique = toute

Plus en détail

CHAPITRE 4 - Monnaie, financement de l économie et politique monétaire MONNAIE, FINANCEMENT DE L'ECONOMIE ET POLITIQUE MONETAIRE

CHAPITRE 4 - Monnaie, financement de l économie et politique monétaire MONNAIE, FINANCEMENT DE L'ECONOMIE ET POLITIQUE MONETAIRE Chapitre 4 MONNAIE, FINANCEMENT DE L'ECONOMIE ET POLITIQUE MONETAIRE SECTION 1 : Qu'est ce que la monnaie? I Definition Deux definitions sont communement admises : - La monnaie est définie comme l ensemble

Plus en détail

Comparaison européenne des niveaux et des choix d'épargne des ménages

Comparaison européenne des niveaux et des choix d'épargne des ménages Comparaison européenne des niveaux et des choix d'épargne des ménages Mai 2005 Rapport de OEE-Etudes pour la F.F.S.A. TABLE DES MATIÈRES I. COMPORTEMENTS D'EPARGNE ET D'INVESTISSEMENT DES MENAGES EUROPÉENS

Plus en détail

FINANCEMENT DU DEFICIT BUDGETAIRE AU MAROC

FINANCEMENT DU DEFICIT BUDGETAIRE AU MAROC FINANCEMENT DU DEFICIT BUDGETAIRE AU MAROC Rabat, 19 octobre 21 M. Ahmed HAJOUB Adjoint au Directeur du Trésor et des Finances Extérieures chargé du pôle macroéconomie I- Consolidation budgétaire: expérience

Plus en détail

UNE ÉVALUATION DU SEUIL DE RENTABILITÉ DE LA PRODUCTION DE CRÉDIT

UNE ÉVALUATION DU SEUIL DE RENTABILITÉ DE LA PRODUCTION DE CRÉDIT UNE ÉVALUATION DU SEUIL DE RENTABILITÉ DE LA PRODUCTION DE CRÉDIT Le seuil de rentabilité de la production de crédit est défini comme le taux en deçà duquel les établissements vendraient à perte leur production

Plus en détail

1 les mécanismes de la crise financière

1 les mécanismes de la crise financière De la crise financière à la crise économique Michel Husson, 2009 1. Les mécanismes de la crise financière 2. les canaux de transmission à l économie réelle 3. les deux racines de la crise 4. les perspectives

Plus en détail

BASE DE DONNEES - FRANCE

BASE DE DONNEES - FRANCE BASE DE DONNEES - FRANCE SOMMAIRE Partie I Démographie Partie II Retraite Partie III Economie générale Partie IV Epargne/Finances Partie V Finances publiques Partie I - Démographie Évolution de la population

Plus en détail

Moyen terme 2014-2018

Moyen terme 2014-2018 Moyen terme 2014-2018 ATTENTES DES UTILISATEURS POUR LA PERIODE 2014-2018 Selon les entretiens réalisés par le Cnis au 2 è semestre 2012 COMMISSION «SYSTEME FINANCIER ET FINANCEMENT DE L ECONOMIE» POUR

Plus en détail

ECO France. Perspectives 2007 CROISSANCE & ÉPARGNE-CRÉDIT. Contexte macro-économique : croissance au potentiel, sans plus

ECO France. Perspectives 2007 CROISSANCE & ÉPARGNE-CRÉDIT. Contexte macro-économique : croissance au potentiel, sans plus Direction des Études Économiques Trimestriel N 11 Janvier 2007 Perspectives 2007 CROISSANCE & ÉPARGNE-CRÉDIT Contexte macro-économique : croissance au potentiel, sans plus Après un premier semestre exceptionnel,

Plus en détail

Séance 9. Vue d ensemble du système financier. 1- Fonctions du système financier

Séance 9. Vue d ensemble du système financier. 1- Fonctions du système financier Séance 9 Vue d ensemble du système financier 1- Fonctions du système financier Fonction : transférer des fonds des agents économiques : intermédiaire entre les agnets à besoin de financement (emprunteur)

Plus en détail

La baisse des taux : un puissant soutien au pouvoir d achat des ménages depuis l élection de François Hollande. 1 9 m a i 2 0 1 5

La baisse des taux : un puissant soutien au pouvoir d achat des ménages depuis l élection de François Hollande. 1 9 m a i 2 0 1 5 La baisse des taux : un puissant soutien au pouvoir d achat des ménages depuis l élection de François Hollande 1 9 m a i 2 0 1 5 Intervenants Nicolas Bouzou Directeur fondateur d Asterès Hervé Hatt Président

Plus en détail

Études. Des effets de la réglementation des produits d épargne sur le comportement de placement des ménages

Études. Des effets de la réglementation des produits d épargne sur le comportement de placement des ménages Des effets de la réglementation des produits d épargne sur le comportement de placement des ménages Depuis 25 ans, la structure de l épargne financière des ménages a été singulièrement modifiée par l essor

Plus en détail

Favoriser l épargne longue

Favoriser l épargne longue Favoriser l épargne longue Contexte et réglementations assurance 6è Forum International Economique et Financier de Paris, 6 juin 2013 Introduction générale et sommaire Allocation d actifs des assureurs

Plus en détail

Crise de la dette publique Quelles causes? Comment en sortir?

Crise de la dette publique Quelles causes? Comment en sortir? Crise de la dette publique Quelles causes? Comment en sortir? Dominique Plihon Université Paris Nord Conseil Scientifique d Attac Membre des Economistes Atterrés 29 août 2015 Plan de la présentation 1/

Plus en détail

Crédit hypothécaire : croissance durable

Crédit hypothécaire : croissance durable Union Professionnelle du Crédit Communiqué de presse Crédit hypothécaire : croissance durable Bruxelles, le 6 mai 2011 Au cours du premier trimestre de 2011, 24 % de crédits hypothécaires de plus ont été

Plus en détail

Canada. Extrait de : Statistiques bancaires de l'ocde : Notes méthodologiques par pays 2010

Canada. Extrait de : Statistiques bancaires de l'ocde : Notes méthodologiques par pays 2010 Extrait de : Statistiques bancaires de l'ocde : Notes méthodologiques par pays 2010 Accéder à cette publication : http://dx.doi.org/10.1787/bank_country-200-fr Canada Merci de citer ce chapitre comme suit

Plus en détail

Le financement des PME

Le financement des PME Le financement des PME Elisabeth Kremp Observatoire des entreprises, Banque de France CNIS 22 juin 2009 1 Le financement des entreprises : un enjeu de 1000 milliards en 2008, dont les trois quarts en lignes

Plus en détail

BASE DE DONNÉES FRANCE

BASE DE DONNÉES FRANCE BASE DE DONNÉES FRANCE 2013 SOMMAIRE Partie I Démographie Partie II Retraite Partie III Economie générale Partie IV Epargne / Finances Partie V Finances publiques Partie I - Démographie Évolution de la

Plus en détail

Ce document a été mis en ligne par le Canopé de l académie de Bordeaux pour la Base Nationale des Sujets d Examens de l enseignement professionnel.

Ce document a été mis en ligne par le Canopé de l académie de Bordeaux pour la Base Nationale des Sujets d Examens de l enseignement professionnel. Ce document a été mis en ligne par le Canopé de l académie de Bordeaux pour la Base Nationale des Sujets d Examens de l enseignement professionnel. Ce fichier numérique ne peut être reproduit, représenté,

Plus en détail

Résultats 2009 : Succès de l offre de banque en ligne - Ouvertures de comptes : +20% - Nombre d ordres : +10%

Résultats 2009 : Succès de l offre de banque en ligne - Ouvertures de comptes : +20% - Nombre d ordres : +10% Points clés Résultats 2009 : Succès de l offre de banque en ligne - Ouvertures de comptes : +20% - Nombre d ordres : +10% Des résultats solides Produit net bancaire : 200 MEur (+1% à périmètre et change

Plus en détail

INDICATIONS COMPLÉMENTAIRES

INDICATIONS COMPLÉMENTAIRES eduscol Sciences économiques et sociales - Première ES Science économique 4. La monnaie et le financement Ressources pour le lycée général et technologique Fiche 4.3 : Qui crée la monnaie? INDICATIONS

Plus en détail

Identifier les modes de financement de l activité économique et comprendre le fonctionnement du marché des capitaux

Identifier les modes de financement de l activité économique et comprendre le fonctionnement du marché des capitaux Module 6 : Comprendre comment l'activité économique est financée et analyser les conséquences de la globalisation financière 6.1 : Identifier les modes de financement de l'activité économique et analyser

Plus en détail

Conseil de surveillance du 29 août 2007 GROUPE CIC

Conseil de surveillance du 29 août 2007 GROUPE CIC Conseil de surveillance du 29 août 2007 GROUPE CIC Résultats consolidés s juin 2007 Résultats juin 2007 Groupe Par métierm 2 Résultats du groupe CIC en millions Réalisé Réalisé Variation Réalisé juin 2007

Plus en détail

BANQUE CENTRALE EUROPÉENNE COMMUNIQUÉ DE PRESSE

BANQUE CENTRALE EUROPÉENNE COMMUNIQUÉ DE PRESSE Paris, le 2 juillet 2014 BANQUE CENTRALE EUROPÉENNE COMMUNIQUÉ DE PRESSE STATISTIQUES RELATIVES AUX SOCIÉTÉS D ASSURANCE ET AUX FONDS DE PENSION DE LA ZONE EURO : PREMIER TRIMESTRE 2014 Au premier trimestre

Plus en détail

France. Extrait de : Statistiques bancaires de l'ocde : Notes méthodologiques par pays 2010

France. Extrait de : Statistiques bancaires de l'ocde : Notes méthodologiques par pays 2010 Extrait de : Statistiques bancaires de l'ocde : Notes méthodologiques par pays 2010 Accéder à cette publication : http://dx.doi.org/10.1787/bank_country-200-fr Merci de citer ce chapitre comme suit : OCDE

Plus en détail

ENSAE, 1A Maths. Roland Rathelot roland.rathelot@ensae.fr. Septembre 2010

ENSAE, 1A Maths. Roland Rathelot roland.rathelot@ensae.fr. Septembre 2010 Initiation à l économie ENSAE, 1A Maths Roland Rathelot roland.rathelot@ensae.fr Septembre 2010 Les ménages (1/2) Les ressources des ménages La consommation L épargne Les ménages comme agents économiques

Plus en détail

Publication de comptes financiers du secteur privé non-financier

Publication de comptes financiers du secteur privé non-financier Luxembourg, le 21 avril 211 Publication de comptes financiers du secteur privé non-financier Dans la mesure où le Service Central de la Statistique et des Etudes Economiques (STATEC) n'est pas encore à

Plus en détail

Le patrimoine économique national en 2013 Deuxième année de stabilité

Le patrimoine économique national en 2013 Deuxième année de stabilité Le patrimoine économique national en 2013 Deuxième année de stabilité Fabienne Monteil Direction générale des Statistiques Banque de France Sylvain Humbertclaude et Léa mauro Division Synthèse générale

Plus en détail

Structure du patrimoine des ménages et assurance vie

Structure du patrimoine des ménages et assurance vie Structure du patrimoine des ménages et assurance vie Résumé L assurance-vie est une composante essentielle du patrimoine financier des ménages. Les encours d assurance-vie atteignaient 1 391 milliards

Plus en détail

Les banques françaises peuvent-elles encore financer l économie? Faculté des Sciences économiques de Poitiers

Les banques françaises peuvent-elles encore financer l économie? Faculté des Sciences économiques de Poitiers Les banques françaises peuvent-elles encore financer l économie? Faculté des Sciences économiques de Poitiers Intervention de Jacques Fournier Directeur général des Statistiques Banque de France 16 janvier

Plus en détail

Vers une meilleure prise en compte de l intermédiation financière en comptabilité nationale

Vers une meilleure prise en compte de l intermédiation financière en comptabilité nationale Vers une meilleure prise en compte de l intermédiation financière en comptabilité nationale La comptabilité nationale recense deux types de production des intermédiaires financiers. La première est directement

Plus en détail

La crise des dettes souveraines*

La crise des dettes souveraines* La crise des dettes souveraines* ANTON BRENDER, FLORENCE PISANI & EMILE GAGNA (*) La découverte 1. Table des matières I Dette souveraine, dette privée II D une crise à l autre III Le piège japonais IV

Plus en détail

Mardi 23 octobre 2007. Séminaire. Schumann-bourse

Mardi 23 octobre 2007. Séminaire. Schumann-bourse Mardi 23 octobre 2007 Séminaire Schumann-bourse La Bourse : environnement économique et monétaire Définition de la bourse et de son rôle dans l'économie Influence des taux d'intérêts Déterminer les cycles

Plus en détail

Chapitre IV : La création monétaire

Chapitre IV : La création monétaire Chapitre IV : La création monétaire I. La hausse tendencielle de la masse monétaire hausse tendencielle = augmentation en moyenne Historiquement, il y a eu des contextes où la masse monétaire a pu décroitre

Plus en détail

La création monétaire, la politique monétaire et les prix : Le rôle de la Banque nationale suisse

La création monétaire, la politique monétaire et les prix : Le rôle de la Banque nationale suisse La création monétaire, la politique monétaire et les prix : Le rôle de la Banque nationale suisse Iconomix Journée d économie politique Lausanne, 22 novembre 2013 Michel Peytrignet, Consultant Ancien chef

Plus en détail

12. Le système monétaire

12. Le système monétaire 12. Le système monétaire Le rôle de la monnaie est fondamental. Imaginez une situation où aucun moyen de paiement ne ferait l unanimité : - Economie de «troc». - On échange des biens et services contre

Plus en détail

Intégration monétaire et financière Bilan et perspectives. Samuel Guérineau Sylviane Guillaumont

Intégration monétaire et financière Bilan et perspectives. Samuel Guérineau Sylviane Guillaumont Intégration monétaire et financière Bilan et perspectives Samuel Guérineau Sylviane Guillaumont 1 Deux volets : L intégration monétaire L intégration financière 2 L intégration monétaire Une intégration

Plus en détail

Cardif Multiplus Perspective

Cardif Multiplus Perspective Cardif Multiplus Perspective CONTRAT D ASSURANCE VIE FONDS EUROCROISSANCE Composez le futur de votre épargne Communication à caractère publicitaire BNP Paribas Cardif, La référence en partenariat d assurance

Plus en détail

(en millions d'euros) 31 décembre 2006 31 décembre 2005

(en millions d'euros) 31 décembre 2006 31 décembre 2005 Groupe CIC Chiffres clés (en millions d'euros) 31 décembre 2006 31 décembre 2005 Activité Total du bilan 214 313 195 835 Crédits à la clientèle y compris crédit bail 90 312 75 558 Dépôts de la clientèle

Plus en détail

Le secteur bancaire syrien, levier de reprise Réalités et Perspectives

Le secteur bancaire syrien, levier de reprise Réalités et Perspectives Le secteur bancaire syrien, levier de reprise Réalités et Perspectives Juin 2013 Agenda Facteurs de développement du secteur bancaire syrien Le secteur bancaire syrien: performance solide, mais La Syrie

Plus en détail

Infos financières Décembre 2014

Infos financières Décembre 2014 Infos financières Décembre 14 Évolutions monétaires à Saint-Pierre-et-Miquelon au septembre 14 ÉVOLUTION FINANCIÈRE ET BANCAIRE INTERNATIONALE Conséquence d une activité mondiale plus faible que prévu

Plus en détail

LA CRISE JAPONAISE DES ANNÉES 1990

LA CRISE JAPONAISE DES ANNÉES 1990 LA CRISE JAPONAISE DES ANNÉES 1990 Lionel Artige Introduction à la Macroéconomie HEC Université de Liège La crise japonaise des années 1990 1980-1991 1991-2002 Taux de croissance annuel moyen du PIB par

Plus en détail