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1 PNIA PROGRAMME NATIONAL D investissement AGRICOLE CÔTE D IVOIRE

2 CÔTE D IVOIRE PNIA- PROGRAMME NATIONAL D investissement AGRICOLE MINISTÈRE DE L AGRICULTURE

3 CÔTE D IVOIRE PNIA- PROGRAMME NATIONAL D INVESTISSEMENT AGRICOLE FILIERE BANANE PLANTAIN Culture de case à l origine, le bananier plantain a, depuis les années 50, connu une grande expansion grâce à son association avec le café et le cacao. La banane plantain est le premier produit vivrier de la zone forestière et la production nationale est évaluée à t par an. Les bananes sont généralement associées aux jeunes plantations de cacao et de café et leur extension est surtout liée à ces deux cultures. Cependant l on trouve depuis quelques années, des plantations entières de bananiers. La récolte couvre normalement sur toute l année même si on observe une pénurie saisonnière d avril à septembre. La production autoconsommée à environ 60 %, fait également l objet d un commerce interne entre les régions de production et les centres urbains. Aujourd hui, elle donne lieu à des exportations croissantes aussi bien au niveau sous-régional qu international. Evolution des productions La production de bananes a subi un bond remarquable de 2007 à Elle est passée de tonnes à tonnes. Evolution des superficies Source : DSDI / MINAGRI (estimation) Organisation de la filière Les acteurs de la filière sont généralement les femmes. Elles se regroupent dans certain cas en coopératives agricoles Source : DSDI / MINAGRI (estimation) Production (tonnes) PERFORMANCES Résultats de la recherche agronomique Au plan scientifique, des moyens, des techniques et des procédés ont été mis au point pour améliorer la qualité de la banane plantain sur les marchés, accroître sa durée de vie économique et augmenter les rendements des bananeraies Un répertoire de technologies adaptées et à coûts relativement réduits, des procédés existants et pouvant être adoptés en matière de conservation et de transformation de l igname et de la banane plantain est disponible auprès de la Société Ivoirienne de Technologie Tropicale (I2T). CONSERVATION / TRANSFORMATION Malgré une autosuffisance relative en banane plantain, l on constate

4 son indisponibilité sur nos marchés à une période de l année. Cette indisponibilité est liée aux nombreuses pertes post-récoltes (environ 30 à 40% de la production), à l accès difficile aux grands centres de production, aux difficultés de conservation et à la faible transformation de ces produits. Traditionnellement la banane plantain est consommée sous diverses formes (foutou, foufou, aloco, etc.) Des procédés modernes permettent de transformer la banane plantain en chips, cossettes, farine stabilisée et confiture. COMMERCIALISATION En Côte d Ivoire, le secteur de la banane plantain est dominé par les femmes qui le contrôlent depuis la production jusqu à la commercialisation. La banane plantain produite en Côte d ivoire est aussi vendue dans la sous-région, au Mali, au Burkina Faso. Le transport de la Côte d Ivoire vers le Burkina se fait par voie ferroviaire. Tandis que le transport au mali est beaucoup plus difficile du fait de l absence de voie ferroviaire. Par ailleurs, le marché de la banane plantain existe en France et en Belgique depuis plus d une trentaine d années. Il s agit d un marché en expansion dont les principaux consommateurs sont originaires des zones tropicales (Afrique, Asie, Amérique latine et Antilles). ANALYSE PROSPECTIVE Forces - Conditions climatiques favorables - Prix intéressants en période de pénurie Faiblesses - Problème de conservation - Faible transformation de la production Menaces Perte du potentiel génétique Opportunités/enjeux Existence d un marché intérieur et de débouchés sous-régionales PERSPECTIVES Actions déjà menées Etude réalisée par Ivoirienne de Technologie Tropicale (I2T), «L état des lieux et de diffusion des techniques de transformation et de conservation post récolte de l igname et de la banane plantain». le PPAAO/ WAAPP par le MINAGRI Programmes de recherche, de conseil et de vulgarisation formation appui aux OPA) réaliser par FIRCA Interventions spécifiques envisagées dans le PNIA Appuyer la production intensive de la banane plantain. Produire des semences de pré-base et de base performantes de coton et de vivriers Mettre en place une parafiscalité sur les produits vivriers Appuyer les jeunes et les femmes dans la production de vivriers CÔTE D IVOIRE PNIA- Programme National d Investissement Agriole 3 MINISTÈRE DE L AGRICULTURE i mmeuble caistab - p lateau 16 BP 783 Abidjan 16 Tél.: 00(225)

5 CÔTE D IVOIRE PNIA- PROGRAMME NATIONAL D INVESTISSEMENT AGRICOLE FILIERES ANANAS ET BANANE La profession fruitière est née en Côte d Ivoire dans les années 50 avec la production de la banane et ensuite celle de l ananas. La banane est le 6ème produit agricole exporté par la Côte d Ivoire et le secteur emploie directement ouvriers agricoles. Avec une valeur ajoutée de 44,7 milliards de F CFA en 2007, le secteur de la banane a réalisé 7% de la valeur ajoutée agricole. La Côte d Ivoire demeure aujourd hui la deuxième origine de la banane Concernant l ananas, il fournit 0,6 % du PIB national, 1,6 % du PIB agricole et occupe 11% des ha consacrés à la culture fruitière en Côte d Ivoire. L «Ananas de Côte d Ivoire» occupe le second rang sur le marché européen. Zones de production La banane est produite dans les localités du sud (Azaguié, Agboville, Tiassalé), du sud-est (Aboisso) et de l est (Abengourou). Les zones de production de l ananas sont l est du fleuve Comoé (Bonoua, Adiaké et Aboisso) et les localités de Dabou, Tiassalé, Azaguié, Agboville. Organisation de la filière Il existe deux faîtières au niveau des filières banane et ananas : l Organisation Centrale des producteurs-exportateurs d Ananas et de Bananes (OCAB) créée en 1991 et l OBAM-CI créée depuis Au niveau de l ananas, on trouve environ 1000 petits producteurs qui réalisent environ 45 % à 55 % des exportations ivoiriennes d ananas. Source : OCAB Evolution de la production La production d ananas en décroissance depuis près d une décennie. Quant à la banane, depuis l année 2000, la production annuelle avoisine environ tonnes et le rendement moyen est de 45 tonnes / ha. PERFORMANCES Evolution des superficies En 1997, la bananeraie ivoirienne occupait ha avant de chuter à en La culture de l ananas occupe une superficie totale d environ ha. (à confirmer DCR) Source : OCAB

6 Typologie des exploitations En général, on distingue deux types d exploitation de bananes en fonction de la superficie : les petites exploitations (en moyenne sur 100 ha) ou et les grandes exploitations (en moyenne 500 ha). Au niveau de l ananas, l on compte environ petits planteurs traditionnels. A l opposé, se rencontrent des exploitations de type industriel appartenant à de grands groupes de distribution de fruits dans le monde, l exportation, avec des exploitations de superficie moyenne de 500 ha. CONSERVATION / TRANSFORMATION Les stations de conditionnement de bananes en Côte d Ivoire sont globalement conformes en termes d organisation du travail et d infrastructures de traitement. Les points faibles à relever portent sur le pesage des régimes en entrée, les convoyeurs de plateaux de fruits et de cartons. Le matériel de convoyage des plateaux de fruits et des cartons ou colis de bananes sont à renouveler sur l ensemble des sites. Concernant l ananas, seulement une infime partie de la production nationale est destinée à la transformation par deux usines, CONFIPRAL à Abidjan et SAFCO à Tiassalé. Les produits de transformation de l ananas sont essentiellement des jus et des tranches en conserve COMMERCIALISATION Il est à noter que l OCAB et l OBAM-CI n interviennent pas dans la commercialisation. Les exportations pour la banane représentent en moyenne 70 % de la production brute. L introduction d une nouvelle variété (MD2) d ananas sur le marché mondial, plus prisée par les consommations a une incidence négative sur les exportations ivoiriennes et sur les productions (abandon de la culture par les petits producteurs). L ananas est essentiellement produit pour l exportation à raison de 80 % vers l Europe, principalement la France. - les conditions difficiles d accès au foncier Ananas Disparition des petits planteurs due à la mévente Menaces Banane - la très faible part de capitaux ivoiriens dans la filière - Résistance grandissante des pathogènes Ananas Poids de la concurrence internationale sur le marché européen Opportunités/enjeux Banane Nouveaux marchés sur la sous-région et l Afrique et de l Europe sont des opportunités Ananas Marché européen en pleine expansion PERSPECTIVES Interventions spécifiques envisagées dans le PNIA Installer des unités pilotes de transformation de la mangue et de l ananas Créer des blocs de culture de plantations de type villageois Apporter un appui à la fourniture de vitro-plants de variété MD2 Apporter un appui à l installation des planteurs villageois sur des blocs de cultures Apporter un appui en vue de l amélioration des outils de production et du cadre de vie des travailleurs Apporter un appui à la commercialisation des produits des plantations villageoises Apporter un appui au développement du marché local et sous régional ANALYSE PROSPECTIVE Forces Banane - la disponibilité en terres - la reconversion variétale à partir de Vitro Plants achevée à 98% - les installations modernes du quai fruitier Ananas - les conditions pédoclimatiques favorables à la culture de l ananas, - la maîtrise des techniques culturales Faiblesses Banane - la faiblesse des rendements sur certaines plantations CÔTE D IVOIRE PNIA- Programme National d Investissement Agriole 3 MINISTÈRE DE L AGRICULTURE i mmeuble caistab - p lateau 16 BP 783 Abidjan 16 Tél.: 00(225)

7 CÔTE D IVOIRE PNIA- PROGRAMME NATIONAL D INVESTISSEMENT AGRICOLE filiere ANACARDE L anacardier a été introduit en Côte d Ivoire par la SATMACI et la SODEFOR entre 1959 et 1960, dans le cadre de la politique de reboisement initié par l Etat, pour lutter contre les menaces de désertification. Depuis 2005, la noix de cajou engrange d importants revenus pour l Etat ainsi que pour les acteurs de la filière. En 2008, la Côte d Ivoire est devenue le premier producteur africain. Cette filière génère d importantes ressources financières à l Etat. En 2006, les recettes d exportation de la filière sont estimées à 52,3 milliards F CFA et à 77 milliards en Zones de production L anacardier est produit dans 11 régions de la Côte d ivoire situées au centre et Nord à savoir : Zanzan ; Vallée du Bandama, Savanes, Denguelé, Worodougou, N zi Comoé, Lacs, Haut Sassandra, Marahoué, Bafing ; Moyen Comoé. Organisation de la filière La Filière Anacarde ivoirienne est organisée autour des principaux acteurs que sont : les producteurs (individuels ou regroupés en OPA). les pisteurs (employés des acheteurs) les acheteurs (indépendants ou employés d exportateurs) les exportateurs (locaux ou étrangers) les unités de transformation (industrielles, semi-industrielles ou artisanales) structures d appui : ARECA, FIRCA, CNRA, ANADER, RONGEAD, INADES etc ha en 2005 (Recensement ANADER) puis à environ ha en Le tableau ci-dessous illustre bien cette croissance vertigineuse des terres cultivées : Années Superficies plantées (1000 ha) 8,22 265, Source : DSDI Evolution de la production Elle se caractérise par une expansion prodigieuse de la production avec le franchissement, pour la première fois, du seuil des tonnes de noix en Hormis la contraction de 2003 à tonnes, l envolée de la production va s accélérer jusqu en 2009 avec plus de tonnes. PERFORMANCES Le CNRA a identifié huit (8) individus d anacardier sur la station de Lataha ayant un potentiel de production en noix de 1,1 à 2 kg/arbre, soit 1,1 à 2 tonnes de noix/ha pour une densité de 100 pieds/ha) et de taux d amande intéressants (outturn de 44 à 49). Evolution des superficies Les superficies cultivées d anacardier, ont considérablement évolué au cours de ces dernières décennies, passant même de ha en 1970 à Source : ARECA Typologie des exploitations Les exploitations d anacardier sont de type familial. Les vergers individuels ont une superficie entre 0.5 et 3 ha en moyenne selon RONGEAD-INADES (2010) et entre 13 ha (Korhogo) et 23 ha (Dianra) selon l enquête de l AFD (2010).

8 TRANSFORMATION / CONSERVATION Deux grandes catégories de transformateurs à savoir : les usines industrielles sont celles qui atteignent la capacité minimale pour accéder au marché international (1 000 tonnes de noix brutes transformées par an). Seulement 4 sont fonctionnelles (OLAM, Agrimaxi, CKFCI, COPABO) et transforment 8% la production nationale. les unités artisanales produisent moins d un container d amandes par mois et accèdent difficilement au marché international. Seulement trois coopératives ont une capacité de plus 100 tonnes/an chacune. Evaluation des pertes post-récolte Les estimations évaluent entre 10 et 15% de la production qui est perdue à cause des mauvaises pratiques de récolte et de post-récolte. (Source : Diagnostic de la filière anacarde) SYSTEME DE COMMERCIALISATION La démarche suivie pour l élaboration du prix de la campagne part du prix du marché mondial assimilé au prix de cotation de l amande à la bourse de Cochin. Pour transposer ce prix de l amande en prix de la noix, il faut intégrer dans le calcul le rendement à la transformation et les coûts de transformation de la noix en Inde. Le groupage des produits et la collecte des produits dans les grandes villes sont généralement assurés respectivement par les pisteurs et les grossistes. La marge des pisteurs est le plus souvent comprise entre 5 et 20 F CFA/kg (source diagnostic 2012). ANALYSE PROSPECTIVE Forces Climat des zones de production favorable à la culture de l anacarde Potentiel important de production Engouement des paysans pour la culture Croissance annuelle d environ 16% de la production Culture assurant les revenus réguliers Manque d organisation de la campagne (non respect de la date d ouverture de la campagne) Non respect du prix d achat déclaré de campagne Problème de contrôle de la qualité Problème de la détermination du prix d achat Faiblesse de la capacité actuelle de transformation industrielle Absence de valorisation des produits dérivés de l anacarde Opportunités/enjeux Les possibilités d implantation d usines et la création d emplois dans les zones de production ivoiriennes. PERSPECTIVES Actions déjà menées par le Gouvernement Certaines études ont été lancées par le Ministère de l Agriculture, avec le concours de la Banque Mondiale et d autres bailleurs de fonds. Il s agit de : - Analyse des risques et traçabilité dans la Filière Anacarde - Stratégie de développement de la transformation - Stratégie opérationnelle pour le développement du secteur anacarde en Côte d Ivoire Interventions spécifiques envisagées dans le PNIA Renforcement des systèmes et dispositifs de multiplication des semences et matériels biologiques Réhabilitation et équipement des centres de recherche Renforcement des capacités techniques des OPA et de leurs faîtières Réhabilitation des infrastructures existantes et création de nouvelles infrastructures Création d observatoires pour les principales filières Renforcement de la production d anacarde Renforcement des capacités techniques des OPA Faiblesses Absence de matériel végétal sélectionné Non suivi des itinéraires techniques Faiblesse des rendements Mauvaises conditions de collecte et de stockage de la production affectant la qualité des noix Absence de fermes semencières pour l approvisionnement des planteurs en plants ou graines de variétés sélectionnées Absence de statistiques fiables de production par région et au niveau national Difficulté d accès au financement Circuit de commercialisation de la noix long et complexe (intervenants occasionnels ou saisonniers) CÔTE D IVOIRE PNIA- Programme National d Investissement Agriole 3 MINISTÈRE DE L AGRICULTURE i mmeuble caistab - p lateau 16 BP 783 Abidjan 16 Tél.: 00(225)

9 CÔTE D IVOIRE PNIA- PROGRAMME NATIONAL D INVESTISSEMENT AGRICOLE FILIERE CACAO La filière cacao reste l une des filières clés de l économie ivoirienne par sa forte contribution largement à l essor de l économie ivoirienne (avec le café, 15% à la formation du Produit Intérieur Brut et près de 40% des recettes d exportation du pays). Elle fait vivre environ de personnes La Côte d Ivoire est 1er producteur mondial de cacao depuis plus de 20 ans et participe à hauteur de 40% à la production mondiale de cacao. Evolution des productions Le cacao est produit sur l ensemble de la zone forestière, c est-à-dire les zones Est, Sud-Est, Sud, Sud-Ouest, Centre-Ouest et Ouest. Organisation de la filière Les acteurs principaux de la filière sont les producteurs (environ ) et leurs principales organisations, les acheteurs-exportateurs et leurs groupements, la structure de gestion de la filière (Conseil du Café et du Cacao). PERFORMANCES Le Centre National de Recherche Agronomique a mis en œuvre une nouvelle variété, le «cacao Mercédès», à haut rendement et qui produit à partir de 18 mois avec deux à trois tonnes par hectare/saison. Source : CCC Evolution de la production Depuis la campagne 1995/1996, la production nationale a franchi le seuil de tonnes de fèves et semble plafonner depuis le début des années 2000 autour de 1,3 millions de tonnes. Evolution des superficies Les superficies plantées concernent aussi bien les parcelles en production que celles portant les jeunes plants. Source : CCC

10 Typologie des exploitations Les exploitations sont généralement de taille moyenne comprise entre 3 ha et 5 ha et de type familial avec un rendement moyen de l ordre de kg/ha. TRANSFORMATION Quatre industriels (SACO, UNICAO, CEMOI, CARGILL) transforment entre 20 et 30% de la production nationale de cacao (pâte, poudre et beurre) contre un objectif de 50%. COMMERCIALISATION En début de chaque campagne du cacao, le prix d achat au producteur du kilogramme de cacao est fixé par l Etat (prix indicatif). Malheureusement les acheteurs ou les pisteurs pratiquent d autres prix qui représentent les prix réels payés aux producteurs (prix au producteur). La collecte du cacao est assurée par : - les coopératives (20% de la production) ; - les exportateurs (15% de la production) ; - les traitants (65% de la production). La commercialisation extérieure du cacao est assurée par les exportateurs agréés par l Etat ou multinationales de Négoces. Ils effectuent le contrôle de qualité au déchargement en fonction du taux de grainage, du nombre de fèves pour 100 g de produit, de l humidité, du moisi et du taux d acidité. ANALYSE PROSPECTIVE Forces - les résultats de la recherche sur la filière - la bonne maîtrise de la commercialisation extérieure - la maitrise des bonnes pratiques - l existence d un bon dispositif d encadrement Faiblesses - la qualité des fèves ne respectant pas les normes internationales et entraînant des décotes à l exportation - la faible productivité - la non maîtrise de la commercialisation intérieure - la faible organisation des producteurs Menaces - le vieillissement des vergers (âge moyen 20 ans) - le swollen shoot Opportunités/enjeux Mise en œuvre de la nouvelle réforme visant à garantir un prix rémunérateur aux producteurs PERSPECTIVES Actions déjà menées par le Gouvernement Mise en œuvre du Programme de vente anticipée à la moyenne (PVAM) Il s agit de vendre à des prix attractifs la production nationale un an avant la récolte sous le format d une commande passée à l international. Ce type d opération permettra de stabiliser à l avance les prix et de garantir un prix unique d achat. Mise en place d une plate forme des PPP Actions des Partenaires privés 1- Plan Cacao de Nestlé 2- Cacao durable de Mars Inc. : 3- Action de certification de GIZ Interventions spécifiques envisagées dans le PNIA Réhabiliter 3 champs semenciers Appuyer l installation de pépiniéristes privés Vulgariser les hybrides de cacao Mercédès Mettre en place un projet de renouvellement des vergers de cacaoyers Installer des unités pilotes de valorisation des sous-produits du cacao Apporter un appui institutionnel au programme 2QC dans la filière café-cacao Apporter un appui institutionnel et technique aux agro-industriels qui font la promotion des référentiels privés de certification Encadrer les initiatives privées de certification CÔTE D IVOIRE PNIA- Programme National d Investissement Agriole 3 MINISTÈRE DE L AGRICULTURE i mmeuble caistab - p lateau 16 BP 783 Abidjan 16 Tél.: 00(225)

11 CÔTE D IVOIRE PNIA- PROGRAMME NATIONAL D INVESTISSEMENT AGRICOLE FILIERE CAFE La filière café contribue avec le cacao à hauteur de 15% à la formation du Produit Intérieur Brut et près de 40% des recettes d exportation du pays). En 1997/98, la Côte d Ivoire était le quatrième exportateur mondial de café Robusta et premier exportateur africain. Aujourd hui, la Côte d Ivoire occupe la cinquième place de producteur au niveau mondial. Evolution des superficies La superficie plantée est actuellement d environ (à vérifier avec DCR) hectares répartis sur l ensemble de la zone forestière. Zones de production Le café est produit sur l ensemble de la zone forestière, c est-à-dire les zones Est, Sud-Est, Sud, Sud-Ouest, Centre-Ouest et Ouest. Organisation de la filière Les acteurs principaux de la filière sont les producteurs ( ) et leurs principales organisations, les acheteurs-exportateurs et leurs groupements, la structure de gestion (Conseil du Café et du Cacao). PERFORMANCES Deux nouveaux hybrides de caféier ayant un potentiel de production supérieur à 2,5 t/ha ont été mis au point. Une méthode de germination directe des semences en sachets est proposée pour la réalisation des pépinières. (à confirmer avec DCR) Source : CCC/ Statistiques douanières/dcpe Evolution de la production La production de café qui se situait entre tonnes et tonnes, a amorcé, à partir des années un déclin en raison de la baisse des prix. La production caféière qui était de tonnes à tonnes de 2001 à 2003, soit une baisse de production de 35%.

12 - la bonne maîtrise de la commercialisation extérieure - l existence d un bon dispositif d encadrement Faiblesses - la faible organisation des producteurs - le coût élevé de main d œuvre - la gouvernance de la filière Menaces - le vieillissement des vergers - l abandon des plantations caféières dans les régions de forte production - Reconversion des caféiculteurs dans la culture d hévéa et autres cultures de rente. Source: CCC/ Statistiques douanières/dcpe Typologie des exploitations La caféiculture est faite sur de petites exploitations dont la taille oscille entre 1,5 et 5 ha avec des rendements très moyens de 350 Kg/ha de café marchand. TRANSFORMATION Les produits de la transformation locale du café sont le café soluble et le café torréfié. Cette transformation (environ 25% de la production locale) est effectuée par trois grandes unités qui sont CAPRAL-NESTLE, SAT et SICOB. COMMERCIALISATION La collecte du café est assurée par : - les coopératives (20% de la production) ; - les exportateurs (15% de la production) ; - les traitants (65% de la production). La commercialisation extérieure du café est assurée par les exportateurs agréés par l Etat. ANALYSE PROSPECTIVE Forces - les résultats de la recherche Opportunités / enjeux Mise en œuvre de la nouvelle réforme visant à garantir un prix rémunérateur aux producteurs PERSPECTIVES Actions déjà menées par le gouvernement Elaboration d une stratégie de relance de la culture du café(voir DCR). La Côte d Ivoire s est inscrit dans la politique de revitalisation et de relance de la culture du café engagée par la communauté caféière mondiale. Programme de vente anticipée à la moyenne (PVAM) Il s agit de vendre à des prix attractifs la production nationale un an avant la récolte sous le format d une commande passée à l international. Ce type d opération permettra de stabiliser à l avance les prix et sur la base de ce marché global, de garantir un prix unique d achat. Interventions spécifiques envisagées dans le PNIA Réhabiliter 20 centres de bouturages de café Mettre en œuvre un projet de recépage des caféiers Apporter un appui institutionnel au programme 2QC dans la filière café-cacao Apporter un appui institutionnel et technique aux agro-industriels qui font la promotion des référentiels privés de certification Encadrer les initiatives privées de certification et soutenir les acteurs qui veulent y accéder. CÔTE D IVOIRE PNIA- Programme National d Investissement Agriole 3 MINISTÈRE DE L AGRICULTURE i mmeuble caistab - p lateau 16 BP 783 Abidjan 16 Tél.: 00(225)

13 CÔTE D IVOIRE PNIA- PROGRAMME NATIONAL D INVESTISSEMENT AGRICOLE filiere canne a sucre Originaire de l Inde, la canne à sucre fut introduite en Afrique au 16è siècle. Les premières parcelles expérimentales (Niéky, Oumé, Zuénoula, Bouaflé, Niakaramandougou et Ferkessédougou) ont été plantées en Ce n est qu en 1971 que s est concrétisée la volonté de développer cette spéculation, avec la création en octobre de la même année, de la Société d Etat pour le Développement des Plantations de Canne à Sucre (SODESUCRE) dans le but de booster la production de canne à sucre. Un programme de plantation villageoise de canne a été initié en 1987/88 autour du complexe de Borotou. Ce programme a été poursuivi et étendu aux complexes de Zuénoula, Ferké 1 et Ferké 2. En 2006, on estimait à plus de emplois saisonniers et emplois permanents, les apports des complexes sucriers au secteur pour une masse salariale d environ 13 milliards de Francs CFA. Zones de production Les principales zones de production de la canne sont les régions suivantes : la région des savanes, la région du Denguélé, la région du Worodougou, la région du Bafing et la région de la Marahoué. Organisation de la filière La Filière canne à sucre ivoirienne est organisée autour des principaux acteurs que sont : - les producteurs villageois ( environ 1 500) - les organisations de producteurs - les unités agro-industrielles - les commerçants - les industries de seconde transformation dépendants (proches des employés permanents vivant en famille). Le chiffre d affaires estimé des planteurs de cannes individuels est 1,21 milliard F CFA (soit en moyenne annuelle, de 800 à F CFA par planteur). Evolution des superficies Les plantations industrielles de canne qui totalisent ha, dont ha irrigables et celles en cannes villageoises, de Ha. La superficie récoltée de cannes pour la campagne est de Ha. La répartition des superficies des domaines est la suivante : Ferké 1 : Ha ; Ferké 2 : Ha ; Borotou : Ha et Zuénoula : Ha. Les détails sont mentionnés dans le tableau ci-contre : Années Superficies plantées (1000 ha) Source : Ministère de l Agriculture/DSDI Evolution de la production De 1997 à ce jour, la production de sucre a été toujours supérieure à tonnes avec un rendement moyen de 76,30 tonnes de cannes par hectare. Le rendement moyen de canne par hectare, est 61,90 tonnes de cannes par hectare pour les cannes industrielles et 44,75 tonnes de cannes par hectare pour les cannes villageoises Le tableau ci-dessous montre l évolution de la production de canne à sucre en 2008 et 2009 au niveau de SUCRIVOIRE: PERFORMANCES La masse salariale des deux sociétés SUCAF et SUCRVOIRE représentait, en 2005, un montant de l ordre de 11,5 milliards F CFA pour employés avec

14 Structure Libellé SUCRIVOIRE Superficie (ha) Production de cannes (tonnes) Plantation Industrielle (P.I.) Plantation Villageoise (P.V.) Source :DSDI Typologie des exploitations Les exploitations de canne à sucre sont de deux (2) types : les exploitations industrielles qui s étendent sur de grandes surfaces et les plantations villageoises ayant une superficie moyenne de 1 ha. Les prix de vente de Sucaf et de Sucrivoire sont de 390 Fcfa/kg pour le sucre roux granulé ; 420 Fcfa/kg pour le sucre blanc granulé et 511 Fcfa/kg pour le sucre morceau. Exportation du sucre Après la dévaluation du FCFA de 1994, le sucre ivoirien devenu compétitif fait l objet d une demande importante de la part des pays limitrophes. Les exportations vers l UEMOA sont constituées de 37 % de sucre roux et de 63 % de sucre blanc. Ces exportations de sucre blanc se répartissent en 80 % de sucre granulé et 20 % de sucre morceau. Les exportations à destination de l UE représentent 76 % et celles à destination de l UÉMOA 24 %. TRANSFORMATION Six complexes ont été créés essentiellement au Nord et au Centre Nord, dotés chacun d une usine de traitement de cannes : - Ferké 1, décembre 1974 ; - Ferké 2, décembre 1978 ; - Borotou Koro, janvier 1979 ; - Sérébou Comoé, février 1979 ; - Katiola Marabadiassa, décembre 1979 ; - Zuénoula, janvier De ces six complexes, seulement quatre sont fonctionnels actuellement. Ce sont : Borotou, Zuénoula, Ferké 1 et Ferké 2. Les deux autres (Sérébou- Comoé : ha et Katiola-Marabadiassa : ha) ont été fermés en 1984 et reconvertis en périmètres vivriers et semenciers. Ces complexes sucriers sont depuis la privatisation sont main deux structures : SUCAF et SUCRIVOIRE. En moyenne, les sucreries mettent en œuvre annuellement 1,6 millions t de canne et obtiennent t de sucre (soit un «taux de conversion» de la canne au sucre de 10,22 %) et t de mélasse. SYSTEME DE COMMERCIALISATION Achat des cannes aux producteurs Les prix d achat aux producteurs n ont cessé de s améliorer depuis 1991/92. Le prix du kilogramme de canne est passé de 6 F CFA en 1991/92 à 8.5 F en 95/96 puis à 13 F en 98/99. Les récoltes des producteurs sont achetées par les différents complexes sucriers. Commercialisation intérieure du sucre Sur le marché national, l ensemble des deux sucreries a commercialisé t de sucre roux (48 %) et t de sucre blanc (52 %). La commercialisation du sucre blanc se répartit en t de sucre granulé (66 %) et t de sucre morceau (34%). Les Industries de Seconde Transformation (IST), avec des achats d environ t représentent quelque 18 % de l ensemble des ventes totales de l ensemble Sucaf Sucrivoire. CÔTE D IVOIRE PNIA- Programme National d Investissement Agriole 3 MINISTÈRE DE L AGRICULTURE i mmeuble caistab - p lateau 16 BP 783 Abidjan 16 Tél.: 00(225) ANALYSE PROSPECTIVE Forces - climat des zones de production favorable à la culture de la canne à sucre - un potentiel important de production - un marché existant au niveau local et mondial - engouement certain des populations villageoises pour la culture de canne à sucre - existence de plantations privées - existence d un itinéraire technique performant et adapté - rentabilité potentielle de l activité importante Faiblesses - Faible implication pour les opérations manuelles - Mauvaise organisation pour les travaux de groupe - Approvisionnement en intrant à améliorer - Importation de sucre malgré la capacité théorique de l industrie sucrière à satisfaire les besoins nationaux Opportunités / enjeux Les possibilités d extension du programme des plantations villageoises et d implantation ou de réhabilitation des unités de transformation abandonnées en vue de la création de nombreux emplois. PERSPECTIVES Actions déjà menées par le Gouvernement Le Ministère de l Agriculture (MINAGRI) a mis en place avec l appui de l Union Européenne en décembre 2007, une Cellule d Appui au Programme Sucre (CAPS) en vue de l exécution d un plan d actions élaboré pour le développement du secteur Actions spécifiques envisagées dans le PNIA Les actions prévues au niveau de la filière canne portent sur : - Renforcement de la production de cannes villageoises, - Renforcement des capacités des producteurs et de leurs organisations

15 CÔTE D IVOIRE PNIA- PROGRAMME NATIONAL D INVESTISSEMENT AGRICOLE filiere Coton En Côte d Ivoire, le coton joue un rôle primordial dans le développement socioéconomique des populations paysannes du Nord et du Centre pour lesquelles il constitue, avec l anacarde l une des principales sources de revenus. Bien qu il ne soit pas le principal produit agricole d exportation, le coton occupe, depuis les années 1970, une place importante dans le développement rural du Nord et du Centre de la Côte d Ivoire, où il représentait traditionnellement le poumon de l économie rurale. En 2001, la filière représentait environ 7% des exportations du pays et générait un chiffre d affaires en devises de l ordre de 100 milliards de FCFA. Zones de production La production du coton s étend actuellement sur la moitié du territoire ivoirien dans les 10 régions suivantes : le Bafing, le Worodougou, la Vallée du Bandama, les Lacs, le N zi Comoe, la Marahoué, le Haut-Sassandra, le Denguelé, les Savanes, le Zanzan. Organisation de la filière La filière coton est organisée autour des principaux acteurs suivants : - les Producteurs (plus de ) ; - les Sociétés Cotonnières : - les fournisseurs d intrants - les Sociétés de filature/textile - une société de trituration ; - les structures d appuis de la filière coton : ARECA ; FIRCA ; CNRA - les structures de contrôle de la pesée : ACE-CI ; CCI ; INTERCOTON particulièrement la multiplication de semences de base et le contrôle de la pureté variétale. Evolution des superficies Les superficies cultivées en coton ont considérablement baissée ces dernières années. Le tableau suivant présente l évolution des superficies en hectares : Années Superficies (1000 ha) Source : DSDI Evolution de la production La production de coton graine a connu une évolution remarquable pour atteindre les tonnes en et Depuis la campagne 2003/2004, la production de coton graine a amorcé une tendance baissière, malgré un rebond enregistré au cours de la campagne 2004/2005. Le graphique ci-après présente l évolution de la production de coton graine de 2005 à 2009 : PERFORMANCES Les chercheurs du CNRA ont mis actuellement en place un programme minimum de recherche en collaboration avec les sociétés cotonnières. Ce programme porte sur la conservation du matériel végétal, la reconstitution des génotypes, la poursuite de la production de semences de base. Il concerne Source : ARECA/INTERCOTON

16 Typologie des exploitations La production de coton en Côte d Ivoire est le fait de petits planteurs qui opèrent sur des exploitations d environ trois hectares en moyenne et allant de 1 à 7 hectares. Ces superficies sont partagées avec les cultures vivrières. Il existe de gros producteurs, en nombre réduit, qui cultivent entre 20 et 30 hectares par campagne. Ces gros producteurs utilisent des tracteurs ou ont recours à la culture attelée. TRANSFORMATION Les produits issus de la transformation du coton graine sont le coton fibre, le tissu de coton, l huile de table coton et le tourteau pour l alimentation des animaux. Six unités de transformation du coton existent à ce jour : - Filature et tissage : deux usines COTIVO à Agboville et FTG à Bouaké ; UTEXI fermé - Imprimeurs : La Société Ivoire Textile et ; UNIWAX SA situé à Abidjan ; - Triturateur : TRITURAF pour l huile de table de haute qualité Existence des magasins de stockage La capacité nationale d égrenage de coton graine est estimée entre à tonnes. SYSTEME DE COMMERCIALISATION En début de campagne, le prix bord champ du coton graine est déterminé par l interprofession INTERCOTON sur la base du prix mondial et validé par l Etat. Les systèmes de commercialisation dans la filière coton sont : - Coton graine : La pesée se fait sur les marchés de collecte de coton où l on rencontre les représentants des sociétés cotonnières et des coopératives. Sur certains marchés, existe le cahier de l exploitant qui comprend le poids marchand, le montant de son crédit en matériels agricoles, intrants, insecticides et pesticides. Le prix d achat du kg 1er choix a été de 185 F CFA pour la campagne 2009/2010 et celui de 2010/ F CFA/kg ; - Coton fibre et graine de coton : Six sociétés cotonnières sont chargées de commercialiser les deux produits sur les marchés national et international. Les sociétés effectuent des ventes spots et à terme avec des négociants de fibre de coton et autres filateurs des pays d Asie et d Europe. ANALYSE PROSPECTIVE Forces - Climat des zones de production favorable de pratique de la cotonculture - Partenariat entre sociétés cotonnières et coopératives pour la fourniture des intrants - Subvention de l engrais par l interprofession - existence d un itinéraire technique performant et adapté - rentabilité potentielle de l activité importante CÔTE D IVOIRE PNIA- Programme National d Investissement Agriole 3 MINISTÈRE DE L AGRICULTURE i mmeuble caistab - p lateau 16 BP 783 Abidjan 16 Tél.: 00(225) Faiblesses - le manque de station de recherche coton adaptée - les difficultés d approvisionnement des producteurs en semences de qualité et en temps opportun - l accroissement du risque financier aussi bien au niveau du planteur qu au niveau des égreneurs - le renchérissement du prix des facteurs de production, leur insuffisance et leur disponibilité à temps - l obsolescence des unités de production, leur endettement et le personnel vieillissant. Opportunités / enjeux Les possibilités d implantation d unités de transformation, pourvoyeurs d emplois dans les zones de production PERSPECTIVES Actions déjà menées par le Gouvernement - l Octroie d une subvention de l ordre de 7 milliards de FCFA pour les engrais pour la campagne ; - la suspension en 2011 du droit d enregistrement de 2,5 FCFA/kg de coton fibre exporté ; - l élaboration et l adoption de la loi des Interprofessions Agricoles; - l apurement des arriérés de l ex LCCI vis-à-vis des producteurs de coton graine et des travailleurs, d un montant (4,5 milliards de FCFA) - l exécution de la 1ère phase du programme de relance de la culture attelée (2 milliards de FCFA) ; - la réalisation du programme pilote d appui à la restructuration et la professionnalisation des OPA de la filière d un montant de 1 milliard de FCFA ; - la réalisation d une étude pour la mise en place d un fonds de garantie dans la Filière Coton. Interventions spécifiques envisagées dans le PNIA Reconstitution des banques de gênes de coton ; Réhabilitation et équipement des centres de recherches ; Réhabilitation des infrastructures existantes et création de nouvelles infrastructures ; Réintroduction de la culture attelée, Développement d un artisanat de service et de fabrication d outils et de pièces de rechanges pour la culture attelée ; Redynamisation du dispositif de conseil agricole ; Relance de la production de coton etc

17 CÔTE D IVOIRE PNIA- PROGRAMME NATIONAL D INVESTISSEMENT AGRICOLE FILIERE HEVEA L hévéaculture constitue aujourd hui, un secteur dynamique en pleine expansion. Elle occupe le 4ème rang des produits d exportation en Côte d Ivoire avec un revenu global de 162 milliards de FCFA pour tonnes, au cours de l année Notre pays est classé 1er producteur africain et 7ème producteur sur le plan mondial. La Côte d Ivoire est le 1er pays exportateur africain du Caoutchouc Naturel. Zones de production La production hévéicole se concentre dans la partie Sud du pays (sud, sudest, sud-ouest). Elle s étend de plus en plus dans les zones Centre et Est au détriment du café et du cacao. Les localités les plus productrices sont Bonoua, Anguédédou, Sikensi, Dabou, San-Pedro, Grand-Bereby, Soubré, Gagnoa et Bettié. Organisation de la filière C est une filière bien organisée avec à sa tête l Association des Professionnels du Caoutchouc Naturel de Côte d Ivoire créé en L APROMAC est la structure unique de représentation de la filière auprès des pouvoirs publics. Elle regroupe en son sein les planteurs d hévéa, les usiniers exportateurs, les manufacturiers, les industriels, les instituts de recherche, les sociétés commerciales et les structures d encadrement. PERFORMANCES Recherche/Développement Les recherches portent sur l amélioration génétique, l agronomie physiologie, la défense des cultures et la technologie. - les différentes associations avec l hévéa ; - la connaissance du potentiel de production, etc. Evolution des superficies En 1999, la superficie totale est passée à ha dont ha de plantations industrielles (57%) et ha de plantations villageoises (43%). Source : APROMAC Evolution de la production en poids sec La production de caoutchouc a progressé de manière exponentielle, passant de tonnes en 1995 à et tonnes en Les résultats sont nombreux. Toutefois, il convient de noter pour l essentiel: - les clones des séries Irca 1300 et 1400 ; - la détermination de l intervalle de densités tolérables pour une bonne rentabilité ;

18 - une organisation dynamique efficace et solidaire - une recherche agricole performante - un conseil agricole redynamisé - un circuit de financement interne naissant Source : APROMAC Typologie des exploitations Il existe deux types d exploitations : les plantations villageoises et les plantations industrielles. TRANSFORMATION La transformation primaire est assurée par les sociétés agro-industrielles (SAPH, SOGB, TRCI,..). Par contre, il convient de noter l absence quasi-totale de la deuxième transformation. La quasi-totalité de la production est exportée vers les pays européens et américains, à l exception d une faible partie (a peine 1%) traitée par les industries suivantes : la Compagnie du Caoutchouc de Pakiddié (CCP), la Société ivoirienne de Gant en Latex (SIGAL), la Société Ivoirienne de Traitement de Latex (SITL) et Zenith Plastique. COMMERCIALISATION Le prix d achat du caoutchouc aux planteurs est fixé mensuellement par l APROMAC sur la base du prix FOB Singapour selon une formule acceptée de tous. Le planteur d hévéa reçoit 61% et l usinier 39% du prix FOB. L APROMAC organise l achat, la vente et la commercialisation interne du caoutchouc naturel. ANALYSE PROSPECTIVE Forces - la disponibilité de terres exploitables Faiblesses - la faible exploitation des zones déclarées marginales - l absence de crédit pour des raisons d importants impayés - l insuffisance des transferts de technologie - le taux élevé de seedlings dans les nouvelles plantations souvent mal réalisées - le déficit en main d œuvre qualifiée - l accès difficile à certaines plantations pour faute de pistes d accès. Menaces Pression foncière dans la zone traditionnelle de culture de l hévéa Opportunités / enjeux - Efficacité des transferts de technologies - Adaptation des itinéraires techniques ; - Choix judicieux des clones ; - Formation et activation d un réseau de communication à travers l APROMAC PERSPECTIVES Actions déjà menées Mise en place du Fonds de Développement de l Hévéaculture (FDH) qui ambitionne de créer ha d ici 2020 et produire tonnes de caoutchouc Subvention de l achat des plants Interventions spécifiques envisagées dans le PNIA Appuyer l installation de pépiniéristes privés Relancer les programmes villageois et industriels de replantation dans les anciennes zones de production avec du matériel végétal amélioré Créer des plantations avec du matériel végétal amélioré dans de nouvelles zones Consolider les organisations professionnelles des producteurs et définir un nouveau cadre contractuel entre les différents partenaires de la filière CÔTE D IVOIRE PNIA- Programme National d Investissement Agriole 3 MINISTÈRE DE L AGRICULTURE i mmeuble caistab - p lateau 16 BP 783 Abidjan 16 Tél.: 00(225)

19 CÔTE D IVOIRE PNIA- PROGRAMME NATIONAL D INVESTISSEMENT AGRICOLE FILIERE MAÏS Le maïs (aussi appelé blé d Inde au Canada) est une plante tropicale herbacée annuelle de la famille des Poacées (graminées), largement cultivée comme céréale pour ses grains riches en amidon, mais aussi comme plante fourragère. Originaire d Amérique centrale, le maïs est signalé en golfe de guinée dès le XVI e siècle. En 1999, la superficie totale est passée à ha dont ha de plantations industrielles (57%) et ha de plantations villageoises (43%). Evolution de la production Zones de production La culture du maïs est présente dans trois régions essentielles qui font ensemble 68% de la production totale de cette culture. Il s agit des régions des Savanes avec 49,78 %, du haut Sassandra avec 9,27% et le Denguelé avec 8,79%. Organisation de la filière Les acteurs de la filière sont les producteurs, les commerçants et les transformateurs (traditionnels et modernes). PERFORMANCES Le Centre National de Recherche Agronomique a mis en œuvre des variétés de 90 et 120 jours ayant un potentiel allant de 5 à 7 tonnes à l hectare. Evolution des superficies Source : DSDI / MINAGRI (estimation) Typologie des exploitations Les exploitations sont de type familial de petites tailles (0,5 3 ha) et des exploitations de tailles moyennes ha. TRANSFORMATION Le maïs est utilisé pour la préparation de boissons (le tchapalo, la bière, le whisky, etc.). Les grains de certaines variétés sont éclatés et consommés sous le nom de Bon-maïs. Aussi, le maïs, réduit en farine est préparé sous forme de bouillies, de galettes cuites ou encore sous une forme plus compacte appelé Kabatoh en langue malinké. Source : DSDI / MINAGRI (estimation)

20 COMMERCIALISATION Le prix du maïs est variable sur le marché en Côte d Ivoire. Ce prix dépend généralement de la position géographique de produit à vendre. Il faut noter par ailleurs que les entreprises de fabrication d aliment, qui sont les grands consommateurs du maïs, se situent à Abidjan et environs. Ce qui fait différer les prix selon qu on est à Abidjan ou à l intérieur du pays. On distingue le prix de gros et le prix de détail. Le prix de gros est le prix auquel les acheteurs grossistes achètent le maïs aux producteurs et le prix de détail est celui auquel certains détaillants revendent aux consommateurs. ANALYSE PROSPECTIVE Forces Faiblesses - instabilité et la non maîtrise des prix ; - insuffisance d encadrement des producteurs ; - Coût élevé des intrants (engrais, pesticides). Menaces - aléas climatiques. Opportunités / enjeux - Existence d un marché local et sous-régional. PERSPECTIVES Actions déjà menées par le gouvernement - Projet d appui à la multiplication de semences de maïs de variétés sélectionnées (WAAPP/ANADER) ; - Appui aux producteurs de maïs (Projet PPMS) ; Interventions spécifiques envisagées dans le PNIA Sensibiliser les producteurs de maïs et de soja aux avantages des semences améliorées ; Appuyer la production de maïs et de soja ; Mettre en place un programme de crédit semence en partenariat avec les OPA ; Appuyer la commercialisation du maïs et du soja ; Mettre en place des mécanismes de soutien des prix aux producteurs ; CÔTE D IVOIRE PNIA- Programme National d Investissement Agriole 3 MINISTÈRE DE L AGRICULTURE i mmeuble caistab - p lateau 16 BP 783 Abidjan 16 Tél.: 00(225)

21 CÔTE D IVOIRE PNIA- PROGRAMME NATIONAL D INVESTISSEMENT AGRICOLE FILIERE MANGUE Fer de lance de la diversification fruitière de la Côte d Ivoire, la mangue tient aujourd hui une place importante pour le développement économique de la région Nord du pays, jusqu à présent axée essentiellement sur la culture du coton. C est le troisième fruit exporté par la Côte d Ivoire après l ananas et la banane. Sur les marchés internationaux, la Côte d Ivoire occupe le deuxième rang des pays fournisseurs de mangue après le Brésil. Aujourd hui, la mangue fait partie des cinq fruits les plus consommés dans le monde après l orange, la banane, le raisin et la pomme. La crise ivoirienne a occasionné en 2002 environ 3 milliards de perte pour ce fruit dont l exportation procurait 7 milliards par trimestre aux populations du Nord avant le conflit armé. Organisation de la filière Depuis 1995, l OCAB a pris en main la filière et s attelle à organiser et à promouvoir les exportations de mangues, avec le soutien du Gouvernement et de l Union Européenne. Afin d augmenter ses parts de marché dans la commercialisation des mangues en Europe, la Côte d Ivoire a entrepris la réorganisation de la filière mangue. Enfin une politique de coopération avec les autres producteurs (Mali, Burkina Faso) est mise en place afin de coordonner la réorganisation de la filière. PERFORMANCES Recherche Une technique de conservation de la pulpe fraîche de mangue par infusion humide sucrée a été étudiée sur les fruits des variétés Keitt et Brooks. Des infusions de différentes compositions ont été testées. Cette méthode, qui conserve la fraîcheur de la pulpe de mangue en augmentant l arôme, pourrait s appliquer à d autres fruits périssables. De nouvelles formulations ont été proposées pour lutter contre les cochenilles farineuses et l anthracnose. Zones de production Le verger de manguier est principalement concentré dans la zone Nord du pays, notamment dans les régions de Korhogo, Sinématiali et Ferkéssédougou (2000 ha) ; Boundiali (200 ha), Odienné (150 ha) et Bouaké (1500 ha). Cette zone est très favorable à la culture de la mangue en raison de la bonne alternance qui existe entre saisons sèches et saisons humides. La majeure partie de ces vergers se situe aux environs immédiats des villes, et le long des axes routiers ou de pistes praticables. Evolution des superficies Le verger de manguier en Côte d Ivoire occupe au total environ ha repartis de la façon suivante Evolution des productions Etant donné les conditions dans lesquelles ils sont implantés et cultivés, les manguiers ont un rendement maximum de trois à sept tonnes par hectare, c est-à-dire le 1/3 de celui que permettraient des conditions optimales de culture (10 à 15 T/Ha pour la variété Kent, 15 à 20 T/Ha pour les variétés Keitt et Palmer). Les densités de plantation restent très variables, avec 100 à 200 plants à l hectare.

22 Typologie des exploitations La Côte d Ivoire dispose d un important verger de manguier traditionnel et de quelques plantations de type moderne. La production actuelle de mangue est assurée essentiellement par des petits producteurs individuels dont les superficies cultivées varient entre 2 à 3 ha et des coopératives la production dans le Nord de la Côte d Ivoire. A cette production, s ajoutent celles provenant de deux plantations de type industriel de 60 et 350 ha. CONSERVATION / TRANSFORMATION La transformation de la mangue fraîche en sous produits de la mangue à forte valeur ajoutée pourrait contribuer à l amélioration du revenu des producteurs et à la création de PME de transformation. La filière mangue subit les pertes considérables entre production exportable et exportations. Les pertes postrécolte sont en effet estimées à environ 30 à 35% de la production totale (soit tonnes perdues en 2001, pour l équivalent de 3,3 milliards de FCFA/an). Un programme de production de pulpe de mangue destinée à l exportation avait été initié. Mais, cette production aux bonnes perspectives d écoulement à l exportation est arrêtée depuis la cessation des activités du complexe en 1985.Les produits dérivés : - concentré à 62 brix- pulpe à cubes de mangues pour les fabricants de yaourts et de crèmes glacées. La transformation était assurée par l unité SODEFEL de Sinématiali dont la capacité de traitement était de 40 tonnes / jour durant deux mois. Cette usine est fermée depuis plusieurs années. COMMERCIALISATION Principalement destinée à la consommation locale jusque dans les années 80, la production de mangue est aujourd hui tournée vers l exportation. Les quantités exportées sont passées de tonnes en 1996 à plus de tonnes en Les mangues non exportées sont acheminées sur les marchées locaux. Mais ces fruits se détériorent rapidement, occasionnant d importantes pertes après récolte, estimées à 40% de la production. ANALYSE PROSPECTIVE Faiblesses - Filière non organisée - Absence d unités de transformation - Pertes post récole élevées - Coût de revient des fruits trop élevé - Productivité encore moyenne à faible - Pression fiscale sur la filière - Promotion insuffisante sur les marchés extérieurs. Menaces Nombreux problèmes sanitaire dont la mouche des fruits, la cochenille farineuse, l anthracnose Opportunités / enjeux Existence d un marché mondial et sous-régional PERSPECTIVES Actions menées pour le développement de la filière mangue Formation aux nouvelles techniques de lutte contre les mouches des fruits de la mangue (CNRA) Renforcement des capacités techniques des producteurs de mangues et la préparation à la certification (FIRCA/CABINET ENVAL) Concertation pour la relance du conseil et de l encadrement des producteurs de mangues (FIRCA/MINAGRI/ OCAB/CNRA) Interventions spécifiques identifiées dans le PNIA / PID Installation d unités pilotes de transformation de la mangue et de l ananas. CÔTE D IVOIRE PNIA- Programme National d Investissement Agriole 3 MINISTÈRE DE L AGRICULTURE i mmeuble caistab - p lateau 16 BP 783 Abidjan 16 Tél.: 00(225)

23 CÔTE D IVOIRE PNIA- PROGRAMME NATIONAL D INVESTISSEMENT AGRICOLE Organisations professionnelles agricoles (OPA) LE MOUVEMENT COOPERATIF EN COTE D IVOIRE Recherche Les coopératives sont des groupements d au moins sept personnes physiques ou morales ayant des intérêts communs, exerçant une activité commune dans une circonscription administrative déterminée en vue de s enrichir et de s entraider mutuellement. Il s agit d organisations de type particulier de forme civile ou commerciale, apolitique et non confessionnelle et régies par la loi N du 23 Décembre Les principes coopératifs universels sont les suivants : - l adhésion libre et volontaire et ouverte à tous ; - le pouvoir démocratique exercé par les membres ; - la participation économique des membres ; - l autonomie et l indépendance ; - l éducation, la formation et l information ; - la coopération entre coopératives ; - l engagement envers la communauté. A ce titre, la coopérative revêt deux caractères : entreprise (création de richesses et investissement) et association (solidarité, bien-être, respect mutuel). Historique du mouvement en Côte d Ivoire Quatre lois marquent véritablement l évolution du mouvement coopératif en Côte d Ivoire : - la loi N du 05 Août 1966 : création de la coopérative en deux étapes (étape pré-coopérative (Groupement à Vocation Coopérative) obligatoire, transitoire et évolutive vers la 2nde étape (coopérative)) ; - la loi N du 21 décembre 1972 : faisait obligation aux GVC de se muer en coopérative au bout de 3 ans ; - la loi N du 1er juin 1977 a consacré les coopératives à caractère civil (étape GVC obligatoire) et les coopératives à caractère commercial (étape de pré-coopérative pas obligatoire). Elle a également consacré le développement des coopératives dans les différents secteurs d activités de l économie ; - la loi N du 23 décembre 1997 actuellement en vigueur a vu la déconcentration de la délivrance des agréments (en région administrative), l élaboration d une étude de faisabilité, l obligation de résultat positif, la gestion de la coopérative par des professionnels, l exonération des coopératives sur le bénéfice. La dernière loi est en cours d élaboration dans le cadre de l acte uniforme OHADA et présente déjà des défaillances en l occurrence la non exigence d une étude de faisabilité, du manque d un cadre de structuration et du changement des instances pour l immatriculation des coopératives; tout cela aidant à retarder son adoption. Structuration du mouvement coopératif Les organisations coopératives sont organisées en cinq échelons qui sont : Coopératives de base Unions de coopératives Fédérations (une par filière) Confédération (ensemble des fédérations) Chambre Nationale d Agriculture (CNA). Statistiques L on dénombre à ce jour : coopératives dont 2134 coopératives de café-cacao, 298 coopératives coton et 189 coopératives d anacarde ; unions de coopératives ; - 4 fédérations de coopératives; - 19 micro finances ; - 40 COOPEX. Ce sont environ 242 milliards de F CFA que brassent toutes ces entreprises coopératives en terme de chiffre d affaires par an, dont 180 milliards de F CFA pour le café-cacao, 32 milliards de F CFA pour le coton, 30 milliards de F CFA

24 pour les CREP/COOPEC. En outre, ces entreprises coopératives offrent environ emplois permanents et près de emplois temporaires en périodes d intenses activités. PROBLEMATIQUE L analyse de l efficacité des coopératives montre que leur indice d efficacité est compris entre 27% et 92% soit une moyenne de 32,6%. L on note également que seulement 9% des coopératives sont efficaces. Et l inefficacité des autres coopératives est à 83% d ordre endogène (organisation fonctionnement) et à 17% d ordre exogène (le manque de mesures d accompagnement de la politique du mouvement coopératif). Les défaillances endogènes et exogènes observées sont entre autres : - la prolifération de coopératives dans certaines filières ; - la mauvaise gestion des dirigeants des coopératives ; - la mauvaise répartition des excédents entre les membres ; - la confiscation du pouvoir coopératif par des non coopérateurs ; - les conflits récurrents au sein des coopératives et la politisation du règlement des différends ; - le problème de financement des activités des coopératives ; - le manque d inspection, de contrôle et d encadrement des coopératives. PERSPECTIVES Pour la résolution de ces problèmes ; l Etat de Côte d Ivoire envisage : la mise à jour et la publication de la liste officielle des coopératives ; le recensement des exploitations, des exploitants et l établissement de la liste et des cartes professionnelles des agriculteurs ; l organisation de la représentativité des producteurs selon l ordonnance du 21 décembre 2011 relative aux OIA ; la restructuration de la Chambre Nationale d Agriculture ; le renforcement des capacités techniques du personnel d appui aux coopératives du MINAGRI et de l ANADER la définition et la mise en œuvre d actions d accompagnement des coopératives, des Fédérations et des interprofessions agricoles (formation, encadrement, inspection ; etc.) la définition et la mise en œuvre d une stratégie de financement des coopératives l élaboration de canevas de rapports techniques annuels de suivi des coopératives. Interventions spécifiques envisagées dans le PNIA Former et recycler les personnels techniques des OPA et OPEP Promouvoir l emploi de personnel technique qualifié dans les OPA et OPEP Faire l étude diagnostique des forces et faiblesses du cadre légal actuel Elaboration des textes réglementaires du cadre révisé CÔTE D IVOIRE PNIA- Programme National d Investissement Agriole 3 MINISTÈRE DE L AGRICULTURE i mmeuble caistab - p lateau 16 BP 783 Abidjan 16 Tél.: 00(225)

25 CÔTE D IVOIRE PNIA- PROGRAMME NATIONAL D INVESTISSEMENT AGRICOLE FILIERE PALMIER A HUILE Le secteur palmier à huile en Côte d Ivoire s est développé grâce à la politique de diversification de l Etat décidée dès l indépendance. Le modèle de développement était axé sur la mise en place de blocs agroindustriels à l intérieur desquels se situe une usine d extraction d huile de grande capacité. A la périphérie de ces blocs, existent des plantations villageoises. La filière palmier à huile a connu plusieurs étapes de développement : Le premier plan palmier : période de 1963 à 1985 Le deuxième plan palmier : période de 1985 à 1995 Privatisation de la filière : Juin 1995 Zones de production Le palmier à huile est une culture des régions humides, il est cultivé dans la partie sud de la zone forestière, de l est à l ouest, jusqu à une latitude nord de 20 km de Divo. Organisation de la filière La filière Palmier à Huile ivoirienne est organisée autour des principaux acteurs que sont : - Les planteurs de palmier à huile et leurs organisations professionnelles ; - Les sociétés agricoles de 1ère transformation ; - Les industries de 2ème transformation ; - Le secteur de transformation artisanale de l huile de palme. Evolution des superficies Les superficies plantées concernent aussi bien les parcelles en production que celles portant les jeunes plants. Source: BNETD / estimations DSDI ( ) AIPH 2009 PERFORMANCES La Côte d Ivoire tient une place privilégiée dans le dispositif de recherche sur le palmier à huile au niveau mondial. Les activités de recherche se déroulent sur les stations du CNRA de la Mé et de Dabou

26 Evolution de la production - Une recherche agronomique disposant du matériel végétal performant ; - Des industries de transformation compétitives. Faiblesses - Faible rendement enregistré par rapport au potentiel de production du matériel végétal ; - mauvaise qualité de la récolte affectant la productivité et le taux d extraction ; - insuffisance de financement des programmes de renouvellement et d extension ; - mauvais état des pistes de dessertes villageoises. Source : BNETD / estimations DSDI ( ) AIPH 2009 Typologie des exploitations Il existe de grandes plantations industrielles et les plantations villageoises de taille moyenne. TRANSFORMATION La production d huile de palme brute est assurée par les industries de première transformation (PALM-CI, PALMAFRIQUE, SIPEF-CI ). La production d huile de palme raffinée est dominée par deux principales sociétés que sont UNILEVER et SANIA. Le secteur de la transformation artisanale assure une partie de la production de régimes de palmes tant pour la première transformation (huile rouge) que pour la seconde transformation (savonnerie). COMMERCIALISATION Un nouveau mécanisme de prix en vigueur depuis 2004 et réactualisé en février 2009 permet de fixer mensuellement les prix de l huile de palme brute et du régime de palme. Menaces - Pression foncière dans certaines zones de tradition de culture du palmier ; - Concurrence déloyale (entrée frauduleuse de produits importés d Asie à des prix battant toute concurrence) - Volatilité des cours mondiaux Opportunités / enjeux Besoins en huile croissants sur les marchés surtout sur le marché mondial avec l avènement des biocarburants ; PERSPECTIVES Actions déjà menées par le gouvernement Réalisation de l étude diagnostic de la filière palmier à huile Réalisation de l évaluation environnementale stratégique Interventions spécifiques envisagées dans le PNIA Appuyer l installation de pépiniéristes privés Relance du 3ème plan palmier Relancer les programmes villageois et industriels de replantation dans les anciennes zones de production avec du matériel végétal amélioré Créer des plantations avec du matériel végétal amélioré dans de nouvelles zones propices Consolider les organisations professionnelles des producteurs et définir un nouveau cadre contractuel entre les différents partenaires de la filière pour stimuler la compétitivité de la filière ANALYSE PROSPECTIVE Forces - Un écosystème favorable ; CÔTE D IVOIRE PNIA- Programme National d Investissement Agriole 3 MINISTÈRE DE L AGRICULTURE i mmeuble caistab - p lateau 16 BP 783 Abidjan 16 Tél.: 00(225)

27 CÔTE D IVOIRE PNIA- PROGRAMME NATIONAL D INVESTISSEMENT AGRICOLE La filière PAPAYE La culture intensive du papayer en Côte d Ivoire a été révélée au grand public grâce au Projet de Promotion et de Diversification des Exportations Agricoles (PPDA) en... Plusieurs variétés sont cultivées en Côte d Ivoire. Ce sont essentiellement des variétés: - Solo N 8 : il s agit de la variété la plus cultivée. Elle possède une chair orange et pèse en moyenne 300 à 400 g ; - Sunrise : la chair est rouge et la variété possède les mêmes caractéristiques que le Solo ; - Sunset : la chair est rouge et la variété possède les mêmes caractéristiques que le Solo ; - Waïmanolo : la chair est jaune et le fruit pèse en moyenne 300 à 600 g. La papaye solo est parmi les espèces de papaye les plus cultivées en Côte d Ivoire on rendement est de 14 tonnes par hectare. La production s élève à tonnes dont 600 tonnes sont exportées.. La Côte d Ivoire constitue la deuxième origine en ce qui concerne l approvisionnement du marché Européen en papaye. Zones de production Les principales zones de production de la papaye sont : la zone d Azaguié et Yamoussoukro. Les régions de Tiassalé, Lakota et Divo sont également des zones propices à la production de papaye. PERFORMANCES La papaye Solo est un petit fruit de 350 à 450 grammes, à la densité de 2000 à 2500 pieds/ha et au rendement de 14 tonnes/ha de fruits dont 80 % d excellente qualité, c est-à-dire exportables. Evolution des superficies Les superficies cultivées de papaye sont restées stables, autour de 60 ha, depuis 1997: Source : site du Ministère de l Agriculture Evolution de la production La production de papaye en côte d ivoire connait une évolution remarquable ces dernières années. Le tableau suivant illustre bien cette progression : Années Production ( t) Source : Statistiques DSDI Organisation de la filière Les acteurs de la filière sont les d exploitants exportateurs (environ une vingtaine), les planteurs professionnels (anciens producteurs de banane) et certaines grosses entreprises agricoles de la place (Plantafrique SCB). La filière est à ce jour gérée par 2 principales associations de producteurs exportateurs qui sont : l OCAB et l UPEF-CI.

28 TRANSFORMATION A l instar des autres fruits cultivés en Côte d ivoire, près de 90% de la production est destinée à l exportation. Il n existe pas d unité de transformation de papaye en Côte d Ivoire. SYSTEME DE COMMERCIALISATION Commercialisation intérieure La consommation locale est d environ 40% de la production totale soit 960 T/ an et vendu sur les marchés urbains pour un prix de 200 FCFA/kg. Commercialisation extérieure Le prix à l exportation de la papaye Solo s établit à 500 FCFA/kg FOB. Ce prix est relativement stable du fait de la régularité de la production obtenue grâce à divers efforts d irrigation des plantations. Les exportations de papaye sur les marchés européens ont atteint 1100 T en 2005 pour une valeur FOB d environ 0,55 milliards de FCFA (500 F/Kg FOB). Les revenus versés aux exploitants sont estimés à 0,22 milliards de FCFA (production - consommation locale - pertes). ANALYSE PROSPECTIVE Forces - climat des zones de production favorable à la culture de la papaye - un marché existant au niveau local et mondial - rentabilité potentielle de l activité importante Faiblesses - Manque de nouvelles variétés améliorées - Manque d infrastructure de transformation - Absence de promotion de la culture de papaye - Filière peu orgnanisée Menaces - Forte pression parasitaire notamment dans la zone d azaguié, notamment la virose du papayer Opportunités / enjeux La transformation de la papaye et l amélioration du matériel végétal sont des options envisageables. La filière devra être mieux organisée; PERSPECTIVES Actions déjà menées par le Gouvernement Le Ministère de l Agriculture (MINAGRI) a réalisé un symposium pour organiser les filières mangue et papaye en vue les rendre compétitives afin qu elles procurent des revenus substantiels aux différents acteurs, participant ainsi à la lutte contre la pauvreté dans le monde rural. Les prévisions de production globale à exporter, à l horizon 2015, pour ces deux spéculations sont de tonnes de mangues et tonnes de papaye. Actions spécifiques envisagées dans le PNIA L action prévue au niveau de la filière papaye porte sur : - Développement des cultures non traditionnelles d exportation, CÔTE D IVOIRE PNIA- Programme National d Investissement Agriole 3 MINISTÈRE DE L AGRICULTURE i mmeuble caistab - p lateau 16 BP 783 Abidjan 16 Tél.: 00(225)

29 CÔTE D IVOIRE PNIA- PROGRAMME NATIONAL D INVESTISSEMENT AGRICOLE FILIERE RIZ En Côte d Ivoire comme dans beaucoup de pays d Afrique de l Ouest, le riz est devenu l aliment de base des urbains. Du fait de l urbanisation croissante et de la croissance démographique, la consommation est passée à plus de 1,3 million tonnes par an. Le riz est la première céréale consommée (60 kg/hab/ an) et représente en volume un peu plus de 10% des productions vivrières. Zones de production Les zones de productions sont : la région des savanes, la région des montagnes, la région du Moyen Cavally, la région du Worodougou, la région du fromager, la région du Nzi Comoé, la région du haut Sassandra, la région du Bafing, la région de la vallée du Bandama, la région du Bas Sassandra et la région des Lacs. (Actualiser avec les nouvelles dénominations) Organisation de la filière Les acteurs de la filière sont les producteurs en coopérative sur les périmètres aménagés et les producteurs individuels pour la culture du riz pluvial, les usiniers disposant de petites unités de transformation et les commerçants assurant la commercialisation sur le marché local. PERFORMANCES Résultats de la recherche agronomique La recherche a développé plusieurs technologies : - des variétés de riz à haut rendement et résistantes aux maladies ; - des doses optimales d engrais minéral en riziculture pluvial et en riziculture irriguée ; - des densités optimales de riz et de maïs cultivés en association. Evolution des superficies La superficie totale cultivée est supérieure à ha dont 95 % en condition pluviale et 5 % en riziculture irriguée. Source : DSDI MINAGRI Evolution de la production De 1999 à 2009, la production nationale est passée de tonnes à tonnes. En termes de rendement, la riziculture pluviale est passée de 0,5 tonnes/ha à 0,8 tonnes/ha. Quant à la riziculture irriguée, les rendements sont passés de 2,5 tonnes/ha à 4,5 tonnes/ha. Source : DSDI MINAGRI

30 Typologie des exploitations TRANSFORMATION La production annuelle est de tonnes de riz blanchi Il existe à ce jour, 2 rizeries industrielles fonctionnelles sur 10 installées. L on dénombre également environ 5660 petites unités de transformation de paddy. COMMERCIALISATION De 1999 à 2009, les importations de riz en Côte d Ivoire sont passées de tonnes à tonnes. A ce jour, la Côte d Ivoire importe 50 % de sa consommation. De manière générale, le prix en paddy oscille entre 80 et 150 F CFA le kilogramme. ANALYSE PROSPECTIVE Forces - Existence d une loi sur le foncier rural ; - Existence d importantes ressources en terre - Existence de structures de recherche et de production de semences sélectionnées, d encadrement - Existence d un réseau hydrographique dense alimenté par des pluies abondantes - Existence de coopératives et d association de riziculteurs - Existence de nombreuses petites unités de transformation de paddy adaptées à l atomisation de la production de paddy Faiblesses - le coût élevé des intrants - la sous-utilisation des périmètres aménagés - l accès difficile aux bas-fonds pour certains riziculteurs (problème foncier) - la faiblesse du prix d achat du paddy - la faiblesse des rendements (riz pluvial) - Absence de promotion du riz local Menaces Riziculture pluviale - l irrégularité et l insuffisance des pluies - la baisse de la fertilité chimique des sols - la prévalence de certains parasites Riziculture irriguée - la non maîtrise de l eau d irrigation - la panachure jaune, la pyriculariose et la toxicité ferreuse Opportunités / enjeux Existence d une demande intérieure croissante PERSPECTIVES Actions déjà menées par le gouvernement Adoption de la Stratégie Nationale de Développement de la Filière Riz visant à porter la production ivoirienne à tonnes de riz blanchi en 2015, puis à tonnes en Interventions spécifiques envisagées dans le PNIA Réhabiliter et équiper 3 centres semenciers de vivriers (riz, oignon, maïs et soja) Aménager des bas-fonds et pleines inondables pour la riziculture Appuyer la production de riz pluvial. Créer un fonds de soutien à la filière riz Faciliter l accès aux intrants Mettre en place un dispositif de sécurisation des contrats de production entre riziculteurs et transformateurs ou commerçants Mettre en place un programme de labellisation du riz local CÔTE D IVOIRE PNIA- Programme National d Investissement Agriole 3 MINISTÈRE DE L AGRICULTURE i mmeuble caistab - p lateau 16 BP 783 Abidjan 16 Tél.: 00(225)

31 CÔTE D IVOIRE PNIA- PROGRAMME NATIONAL D INVESTISSEMENT AGRICOLE FILIERE RACINES ET TUBERCULES La présente fiche décrit deux spéculations à savoir le manioc et l igname. Le manioc est une plante d une grande plasticité sur le plan climatique et pédologique, se retrouvant ainsi largement répandue dans le pays. C est à la fois une production autoconsommée et une culture de rente. Elle constitue l une des productions vivrières les plus consommées en Côte d Ivoire. L igname occupe la 1ère place des productions vivrières avec une contribution estimée à 49% en 2008 et procure des ressources financières à une frange importante des petits producteurs. La Côte d Ivoire est le 2ème producteur mondial d igname. aux ravageurs. Evolution des superficies Selon le Recensement National Agricole de 2001, les superficies exploitées respectivement pour l igname et de manioc sont de ha et ha. Zones de production Le manioc est produit au sud, à l est, à l ouest, au centre et au centre-nord du pays. L igname est cultivée sur l ensemble du territoire national précisément par ordre d importance, dans les régions suivantes : Gbeke, San-Pedro, Haut- Sassandra, Worodougou, Tiassa-Agneby, Lagunes, Gontougo, Poro, Marahoué et Kabadougou. Organisation de la filière Les acteurs de la filière manioc sont les producteurs, les transformateurs traditionnels en général des femmes et les transformateurs industriels. La filière igname est constituée principalement de petits producteurs et de commerçants. Les femmes sont actives aussi bien dans la production, la transformation que dans la commercialisation. Source : DSDI MINAGRI (estimation) Evolution de la production Les productions annuelles moyennes du manioc et de l igname sont respectivement de 2,3 millions tonnes/an et de 5,5 millions tonnes/an. PERFORMANCES Résultats de la recherche agronomique Au niveau de la recherche, plusieurs variétés améliorées d igname et de manioc ont été mise au point par le Centre National de Recherche Agronomique. Ces variétés à fort potentiel sont tolérantes aux maladies et

32 - faible durée de vie des tubercules frais Igname - l accès difficile aux semenceaux de qualité - les pertes post-récoltes - le déficit en matière de conservation Menaces - Existence des ravageurs et de maladies - baisse de la fertilité des sols - l instabilité des pluies Source : DSDI MINAGRI (estimation) TRANSFORMATION Le manioc est transformé sous forme de couscous de manioc (attiéké) traditionnel ou industriel. Il existe de nombreux produits dérivés du manioc: gari, farine panifiable associé au blé pour la fabrication du pain, amidon, bière, liqueur, tapioca, colle, etc. Quant à l igname sa transformation n a véritablement pas été amorcée malgré la production du produit «Bon foutou» par Nestlé-CI. Les pertes post-récoltes de l igname sont estimées à 20 à 30% de la production du fait du déficit en matière de conservation. COMMERCIALISATION Le manioc est vendu directement après récolte car il n existe aucune méthode de conservation post-récolte satisfaisante. Au niveau de l igname, la demande subit une continuelle augmentation (105 kg à 120 kg par tête par an). Cette augmentation associée à sa forte valeur marchande explique la croissance continue de la production au cours de ces dernières années. Opportunités / enjeux Demande forte dans la sous région pour l igname et au niveau national pour le manioc PERSPECTIVES Actions déjà menées par le Gouvernement La recherche a été approndie au niveau de sces deux spéculations en vue de l augmentation de la production et la conse Interventions spécifiques envisagées dans le PNIA Appuyer les jeunes et les femmes dans la production de vivriers Mettre en place une parafiscalité sur les produits vivriers. Inventorier et reconstituer les banques de gênes des cultures vivrières Mettre en place des fermes pilotes de production intensive d igname dans les zones de prédilection Mettre à disposition des semenceaux d igname Mettre à disposition des boutures de manioc. ANALYSE PROSPECTIVE Forces - Conditions agro-climatiques favorables - Existence de variétés sélectionnées à haut rendement Faiblesses Manioc - Existence des ravageurs et de maladies - l approvisionnement en boutures - Filière non organisée - Pertes post récoltes - Manque de technologies de transformation et de conservation - Difficultés d approvisionnement en boutures CÔTE D IVOIRE PNIA- Programme National d Investissement Agriole 3 MINISTÈRE DE L AGRICULTURE i mmeuble caistab - p lateau 16 BP 783 Abidjan 16 Tél.: 00(225)

33 CÔTE D IVOIRE PNIA- PROGRAMME NATIONAL D INVESTISSEMENT AGRICOLE Filière CULTURES MARAICHERES Depuis très longtemps, les populations autochtones de Côte d Ivoire cultivent autour des cases des tomates, des piments et des aubergines, destinés à la consommation familiale. D activité agricole marginale, le maraîchage est devenu depuis les années une production spéculative non négligeable dans les systèmes production, conduisant à une véritable spécialisation régionale et saisonnière. Les activités de productions de ces cultures occupent une frange importante de la population constituée de près de 60% de femmes et de jeunes des zones urbaines et périurbaines. Les principaux produits maraichers cultivées en cote d ivoire sont : tomate ; gombo ; aubergine ; oignon ; piment ; concombre ; courge, carotte etc. Zones de production Bien que les légumes soient produits sur l ensemble du pays, les zones qui contribuent le plus à l offre globale sont : l Est, le Centre-Est, le Centre. ainsi que les 3 principales villes du pays : Abidjan, Bouaké et Yamoussoukro. Organisation de la filière La filière est peu organisée avec comme rincipaux acteurs sont : - les producteurs et leurs organisations de ; - les distributeurs et les revendeurs d intrants - les livreurs d intrants ; - les commerçants et les transporteurs. PERFORMANCES Au cours de la période , plusieurs lignées de cultures maraîchères et protéagineuses à haut rendement et tolérantes aux maladies, ont été sélectionnées (CNRA). occupées par les maraîchers se présente comme ci-après : N REGIONS Superficies ha % 1 Lacs Sud Comoé Moyen Comoé Agnéby Moyen Cavally Marahoué Fromager Haut Sassandra Bas Sassandra Montagnes Lagunes zone forestière ,4 13 zone savane ,6 Evolution de la production En 2010, la production nationale des légumes était estimée à plus de tonnes dont tonnes pour les légumes de type européen et tonnes pour les légumes traditionnels selon le plan directeur de l horticulture de Côte d Ivoire 2006/2025. Le tableau ci dessous donne l évolution de la production des principaux produits maraîchers de 2005 à 2009 : Evolution des superficies Selon le RNA 2001 du Ministère de l Agriculture, la répartition des superficies

34 - existence d un marché local et régional vaste pour la commercialisation - existence d un itinéraire technique performant et adapté - rentabilité potentielle de l activité importante - existence d un SIM Source : DSDI Typologie des exploitations Du fait l indisponibilité des terres cultivables, des problèmes fonciers et de la faiblesse de leurs moyens, les producteurs maraîchers ne cultivent que de petites superficies. Ils travaillent le plus souvent individuellement. Les exploitations, en majorité de type familial sont caractérisées par des associations culturales souvent dominées par la tomate, et la laitue. TRANSFORMATION / CONSERVATION Faiblesses - Pression foncière - Engagement faible de l Etat en matière de production maraichère - Forte pression parasitaire - Faible productivité des cultivars locaux - Faible maitrise des itinéraires techniques - Insuffisance des infrastructures de stockage - Méconnaissance des technologies de conservation - Système d information des marchés peu dynamique - Difficultés d accès au crédit - Condition malsaines de production en zone urbaine et péri-urbaine Enjeux La production en maraichers ne couvre 60 % des besoins nationaux (site CNRA). Il importe d envisager des programmes maraichers d envergure permettant à la Côte d ivoire de combler ses déficits et d exporter dans la sous-région. La transformation de certains produits localement demeure un défi à relever. Autrefois, la transformation des produits maraichers était assurée par la SODEFEL. Les technologies de conservation et de transformation des maraichers sont peu développées et leurs valeurs alimentaires sont méconnues. Evaluation des pertes post-récolte Les pertes post-récolte en produits maraichers sont assez élevées du fait de la méconnaissance des technologies de conservation, du mauvais état des routes ou pistes et des tracasseries routières. Elles sont estimées à plus de 15 % de la production nationale. SYSTEME DE COMMERCIALISATION Les produits récoltés sont en priorité destinés à la vente et le surplus à la consommation. Le maraîchage urbain et périurbain participe effectivement à l approvisionnement des populations urbaines. Pour la ville d Abidjan, les produits sont vendus directement sur les sites de production ou sur les marchés de la ville. Par contre, à Yamoussoukro, une partie des produits alimente les marchés de la ville et le reste est convoyé à Abidjan pour y être commercialisé. L enquête menée à Abidjan et Yamoussoukro, montre que la commercialisation des légumes-feuilles, par exemple, y est dominée par les femmes issues de différentes couches sociales (Mahyao,2009). Les revenus des acteurs de la filière sont très variables selon les villes et les saisons ; le revenu mensuel estimé varie ainsi de FCFA pour un producteur à Yamoussoukro à FCFA pour un producteur à Abidjan en passant par F CFA pour une détaillante à Abidjan en saison des pluies (Assouma et al., 2008). ANALYSE PROSPECTIVE Forces - climat tropicale favorable à la culture des maraichers - main d œuvre importante en occurrence les femmes - source d emplois et de revenus pour de nombreuses populations - engouement certain des populations villageoises PERSPECTIVES CÔTE D IVOIRE PNIA- Programme National d Investissement Agriole 3 MINISTÈRE DE L AGRICULTURE i mmeuble caistab - p lateau 16 BP 783 Abidjan 16 Tél.: 00(225) Actions déjà menées par le Gouvernement Au plan national, quelques projets ont été exécutés ces dernières années pour améliorer la production des légumes produits en zones urbaines. On peut citer : - le projet sur l horticulture urbaine et périurbaine, en cours depuis 2001 dans les villes de Yamoussoukro et de Bingerville, qui bénéficie de l appui de la FAO. - Au niveau de la recherche, entre 2006 et 2008, deux projets ont été menés, l un sur l amélioration durable des productions des légumes-feuilles et le second sur la promotion des légumes traditionnels dans les zones urbaines et périurbaines de Côte d Ivoire. -un projet d étude de faisabilité de la culture maraîchère hors sol (hydroponique) a été mené avec succès en 2008 dans la commune de Treichville avec l appui de la FAO. Grâce à l engouement suscité par cette nouvelle technologie, le gouvernement vient de bénéficier d un programme de coopération technique pour le renforcement des capacités institutionnelles et d appui à l installation de modules hydroponiques àabidjan. Il faut noter que le plan directeur pour le développement de l horticulture en Côte d Ivoire, élaboré en 2005, a inscrit l horticulture urbaine et périurbaine comme une priorité dans les activités à mettre en œuvre Il faut également noter la mise en œuvre des projets tels PPMS, PRAREP et autres. Actions spécifiques envisagées dans le PNIA Les actions prévues au niveau de la filière maraichers portent sur : - Renforcement des systèmes de production, de multiplication, de diffusion et de contrôle de la qualité des semences - Développement des programmes de recherche - Amélioration de l accès aux petits matériels d irrigation - Amélioration de la maintenance des aménagements et équipements d irrigation - Amélioration des conditions de stockage et de conservation des produits agricoles - Renforcement des capacités des producteurs et de leurs organisations - Amélioration de l organisation de la commercialisation primaire des produits agricoles - Accroissement de la production de maraîchers - Construction d infrastructures commerciales - Création de pistes de desserte et amélioration de l état des routes rurales

35 CÔTE D IVOIRE PNIA- PROGRAMME NATIONAL D INVESTISSEMENT AGRICOLE MINISTÈRE DES EAUX ET FORETS

36 CÔTE D IVOIRE PNIA- PROGRAMME NATIONAL D INVESTISSEMENT AGRICOLE FILIERE RESSOURCES EN EAU CONTEXTE En 1996, l État de Côte d Ivoire a montré sa volonté politique de faire la réforme du secteur de l eau en créant le Haut Commissariat à l Hydraulique (HCH) et en lui confiant les missions suivantes : l élaboration d un projet de loi portant Code de l Eau et des textes subséquents; la conception et la mise en place d organes institutionnels de gestion intégrée des ressources en eau; l élaboration d un projet de politique financière du secteur de l eau; la formulation d un plan d actions à court, moyen et long termes en matière de gestion des ressources en eau. La dernière étape de ce long processus a été faite avec la validation du Plan d Actions National de Gestion Intégrée des Ressources en Eau (PLANGIRE) les 5 et 6 juin PROBLEMATIQUE DE LA GESTION DES RESSOURCES EN EAU Comment collecter et traiter les données sur l eau? Comment produire les informations sur l eau? Comment diffuser les informations? Comment prévenir les conflits d usage d eau ; Comment assurer une gestion équitable de l eau? Comment financer les activités relatives à l eau? Comment assurer la sécurité de l eau et la durabilité environnementale? Etc. ETAT DES LIEUX DES RESSOURCES EN EAU Cadre institutionnel et réglementaire la loi n du 23 décembre 1998 portant code de l eau; le système d information géographique dans le bassin du fleuve Bandama (1999) ; le document de politique et de stratégies en matière de gestion intégrée des ressources en eau ; le programme national hydraulique. Le Ministère des Eaux et Forêts, à travers la Direction des Ressources en Eau a repris en main les dossiers relatifs à la GIRE et continué la réforme comme suit : Plan Directeur de Gestion Intégrée des Ressources en Eau en janvier 2001 ; Bilan et Perspectives, Gestion Intégrée des Ressources en Eau, en octobre 2003 ; Validation de quinze (15) de décrets d application de la loi portant Code de l Eau en février 2008 ; Etat des lieux des ressources en eau en mars 2010 ; Hiérarchisation des problèmes des ressources en eau en mars 2010 ; Formulation de la vision nationale de l eau à l horizon 2040 en mai 2010 ; Élaboration et Validation du document de Politique nationale de l eau en mai 2010 ; Élaboration et Validation de l étude relative au Cadre Institutionnel de Gestion Intégrée des Ressources en Eau en juillet 2011 ; Élaboration et Validation de l étude relative au Financement de la Gestion Intégrée des Ressources en Eau en juillet 2011 ; Élaboration de la nomenclature des Installations, Ouvrages, Travaux, Activités (IOTA) (en cours) ; Élaboration du Plan d Actions National de Gestion Intégrée des Ressources en Eau (PLANGIRE) ; L Etat des connaissances des ressources en eau Eaux atmosphériques le réseau météorologique a connu d énormes difficultés dans les zones Centre, Nord et Ouest en raison de la crise sociopolitique. Eaux de surface Il existe un réseau hydrométrique national mais ce réseau n est pas suivi comme il le devrait ; les données ne sont pas publiées ; de nombreuses stations sont en panne et les données relevées sur celles qui fonctionnent ne sont pas toujours fiables du fait que les jaugeages ne sont pas refaits régulièrement ; Eaux souterraines il n existe qu un réseau piézométrique au niveau du bassin sédimentaire pour la nappe dite «nappe d Abidjan» ; il n existe pas de réseau pour le suivi des eaux du socle ; Qualité des eaux La connaissance des caractéristiques physico-chimiques et bactériologiques de l eau permet de déterminer son degré de potabilité ou de pollution pour prévenir les risques de contamination et de santé publique. les ressources en eau de surface de Côte d Ivoire ne font pas l objet d un suivi systématique de la qualité ; il n existe pratiquement pas de données relatives à la qualité des ressources en eau, à l exception des analyses effectuées sur les eaux souterraines à la réalisation de certains forages ;

37 il n existe pas un système de suivi permanent de la qualité de ces ressources en eau. Cela ne permet pas d élaborer la carte nationale de qualité de l eau. Bassins versants transfrontaliers en Afrique de l Ouest Bassins versants transfrontaliers et nationaux REFORME DU SECTEUR DE L EAU Formulation de la Vision Nationale de l Eau : Horizon 2040 «Une Côte d Ivoire où les ressources en eau sont utilisées et gérées de manière équitable et viable pour le développement socio-économique et la coopération sous-régionale dans un environnement de développement durable où chaque personne a accès à l eau saine pour tous les usages et à un assainissement adéquat.» Axes de la Politique Nationale de l Eau Améliorer le cadre institutionnel de gestion des ressources en eau ; Adopter et appliquer les réformes juridiques et réglementaires de gestion intégrée des ressources en eau ; Mettre en place un système national d information sur l eau; Mettre en place un réseau national de collecte de données sur les ressources en eau ; Mettre en œuvre la stratégie d assainissement et les mesures de protection des ressources en eau ; Mettre en place des mécanismes de financement durable de la GIRE ; Renforcer les capacités de gestion des acteurs du secteur de l eau ; Promouvoir la formation, la recherche et l Information-Éducation-Communication ; Réduire les risques liés à l eau et améliorer la gestion des situations de crise ; Promouvoir la coopération sous-régionale et internationale pour la gestion des ressources en partage ; Promouvoir les mesures d atténuation et d adaptation aux changements climatiques ; Promouvoir l égalité, l équité et le genre dans la GIRE ; Promouvoir les valeurs culturelles et spirituelles relatives à l eau. Plan d Actions National de GIRE (PLANGIRE) Le PLANGIRE comprend trois (3) domaines Domaine n 1 : Environnement habilitant; Domaine n 2 : Rôles institutionnels; Domaine n 3 : Instruments de Gestion. Bassins versants transfrontaliers et nationaux Année Secteur 106 m3/an % 106 m3/an % AEP + Industries Agriculture Elevage Totaux m3/an % m3/an % Source : Gestion Intégrée des Ressources en Eau en Côte d Ivoire : Bilan et Perspectives Octobre 2003 ; Ministère des Eaux et Forêts Le PLANGIRE est décliné en : Seize (16) résultats et ; Quarante-deux (42) actions. Le Coût total du PLANGIRE est de : Vingt milliards ( ) de FCFA. PERSPECTIVES (1) Table ronde pour le financement du PLANGIRE ; (2) Mise en œuvre du PLANGIRE ; (3) Création de l Agence Nationale de l eau de Côte d Ivoire (ANECI) ; (4) Création du Fonds National de Gestion Intégrée des Ressources en Eau (FNGIRE). Production d électricité par barrage hydroélectrique (GWh) Année Barrage Ayamé 1 65,7 73,78 60,93 68,04 74,22 89,43 Ayamé 2 104,68 130,88 107,91 120,37 114,76 141,53 Kossou 143,49 156,05 153,32 164,04 206,75 89,47 Taabo 582,48 534,98 601,23 713,42 577,10 393,99 Buyo 861,31 896,84 796,41 758,43 767,72 711,10 Fayé 5,95 7,71 9,69 6,24 7,59 11,42 Totaux 1763,1 1880,3 1729,3 1831,5 1748,1 1436,9 Source : SOPIE ; La Côte d Ivoire en chiffres Edition 2007 CÔTE D IVOIRE PNIA- Programme National d Investissement Agriole 3 MINISTÈRE DES EAUX ET FORETS i mmeuble caistab - p lateau 16 BP 783 Abidjan 16 Tél.: 00(225)

38 CÔTE D IVOIRE PNIA- PROGRAMME NATIONAL D INVESTISSEMENT AGRICOLE FILIERE FORET CONTEXTE L unanimité est encore aujourd hui, plus qu hier, faite sur le rôle primordial que joue la forêt dans le maintien des processus écologiques et dans la protection de l environnement. La forêt qui couvrait une superficie d environ 16 millions d hectares en 1900 est aujourd hui à moins de 3 millions hectares. Cette couverture végétale, qui garantissait l équilibre écologique favorable à l agriculture sur laquelle la Côte d Ivoire a bâti son développement, a subi une influence anthropique importante. Le taux d occupation est passé successivement de 20% dans la décennie à plus de 50% aujourd hui. Le domaine forestier permanent de l Etat (forêts classées, parcs nationaux et réserves) (19%) et le domaine Rural (78% du territoire) constituent les deux principaux domaines forestiers du pays. Le domaine Forestier Permanent de l Etat, particulièrement les forêts classées, n a pas échappé aux grands reculs au profit de plantations et cultures agricoles de rente ou vivrières. PROBLEMATIQUE Les principaux problèmes à résoudre sont les suivants : Les défrichements des forêts classées par les populations à des fins agricoles ; Le dépérissement de certaines essences de plantations ; La réduction du potentiel ligneux ; L insuffisance du cadre juridique et institutionnel du reboisement ; L insuffisance des ressources financières et matérielles; L exploitation frauduleuse et abusive des produits forestiers. Production de plants forestiers : Mobilisation de semences de qualité dans les parcelles semencières et verger à graines ; Production de plants améliorés dans les centres de bouturage et dans les conteneurs rigides de Téné, Sangoué et Tiebissou. Pépinière en conteneurs rigides en forêt classée de Téné Reboisement ha de plantations forestières industrielles créés dans les forêts classées (Teck, Framiré, Fraké, Cedrela, Gmelina...) ha de reboisements de reconversion avec des essences (Iroko, Niangon, Acajou, Tiama, Bété ) créés ; ETAT DES LIEUX L état des lieux de la mise en œuvre de la politique forestière fait ressortir que la situation sociopolitique de décembre 1999 n a pas permis la bonne exécution des orientations de cette politique dont la mise en œuvre a démarré en août Ce bilan met en évidence la nécessité et l urgence de se pencher sur un certain nombre de problématiques, compte tenu de la gravité des risques encourus. Toutefois un certain nombre d acquis est à relever malgré la guerre qu a connue la Côte d Ivoire. Composantes L aménagement forestier : 86 plans d aménagement et de gestion de forêts classées rédigés pour une superficie totale de hectares soit 61,4% de la superficie totale gérée par la SODEFOR. Source : SODEFOR

39 ha reboisés par les concessionnaires des périmètres d exploitation forestière dont ha (soit 75,4%) dans le domaine rural et ha (soit 24,6%) dans les forêts classées. Analyse prospective Forces expertise dans la gestion durable des forêts ; mise en place de gisement important (plus de ha de reboisements réalisés) ; présence de l administration forestière dans toutes les régions. Faiblesses insuffisance et inadéquation des financements du secteur forestier; insuffisance de l appui des autorités judiciaires, administratives et politiques ; défrichements à des fins agricoles ; exploitation forestière irrationnelle. Source : DRCF/MINEF Socio économie Intégration des populations à la gestion forestière la création des commissions paysan-forêts (CPF) ; Contractualisation des occupations agricoles qui vise à réduire la dégradation de la couverture forestière à travers une stabilisation des implantations agricoles par le reboisement. Micro projet Production de miel par les riverains de la forêt classée de Bossematié Sous traitance des travaux forestiers au profit des groupements de femmes et jeunes des forêts classées participent au processus de réduction de la pauvreté ; Opportunités volonté affichée de l Etat dans la préservation du patrimoine forestier ; révision du code forestier ; prise en compte des mécanismes internationaux sur les questions écologiques (REDD+, MDP ) ; sécurisation des reboisements en forêts classées. Menaces développement d infrastructures socio-économiques dans les massifs forestiers ; incendies de forêt ; développement de l exploitation minière ; forte pression démographique sur les ressources forestières; déclassement des forêts. Perspectives Mise en œuvre du Plan National d Action de Reboisement sur cinq (05) ans (2011 à 2015) ; Vulgarisation/Promotion de l Agroforesterie ; Renforcement de la participation des populations à la gestion des forêts ; Intégration de l aspect genre dans les travaux forestiers pour favoriser la participation de tous ; Poursuite la contractualisation des occupations agricoles dans les forêts classées ; Création d un centre de production de semences forestières ; Création d une structure chargée de promouvoir le reboisement dans le domaine rural ; Poursuite de la professionnalisation progressive des riverains dans la filière bois (scieries mobiles, production de charbon avec des fours métalliques, sylviculture) ; Mise en place d une stratégie efficace de protection des forêts ; Mise en place d un mécanisme de financement durable ; Développement d une industrie de transformation plus poussée du bois ; Progression vers la certification des forêts et la traçabilité du bois ; Développement de partenariat Public/Privé Promotion de la foresterie communautaire, privé et des collectivités. Sous traitance des travaux forestiers par des groupements de femmes CÔTE D IVOIRE PNIA- Programme National d Investissement Agriole 3 MINISTÈRE DES EAUX ET FORETS i mmeuble caistab - p lateau 16 BP 783 Abidjan 16 Tél.: 00(225)

40 CÔTE D IVOIRE PNIA- PROGRAMME NATIONAL D INVESTISSEMENT AGRICOLE FILIERE FAUNE CONTEXTE et problématique La faune de la Côte d Ivoire présente des intérêts multiples en raison de sa grande diversité. La faune ivoirienne est gérée dans trois d habitats : les Parcs Nationaux et Réserves (PNR), les forêts classées et le domaine rural. Elle subit des pressions anthropiques qui ne cessent d avoir des effets néfastes et conduisent, dans la plupart des cas, à la dégradation ou à la disparition des habitats des animaux qui met en danger plusieurs espèces. En effet, la fermeture de la chasse en 1974 n a pas produit les effets escomptés, mais plutôt une réduction importante des ressources fauniques à travers le développement d un commerce actif de viande de gibier alimenté par un braconnage intense. Photo n 1 : Grande aigrette Egretta alba en période de migration Face à cette situation, des réflexions sur une meilleure gestion de la faune retiennent l attention de l autorité : - La loi de 1965, modifiée en 1994 est-elle adaptée aux exigences des conventions signées ratifiées par la Côte d ivoire? - Comment concilier la pérennité des ressources fauniques et la satisfaction des besoins alimentaires en protéines animales de la population? - Comment collecter des données sur toutes les espèces de faune? - Quelles stratégies mettre en place pour gérer durablement les espèces fauniques? - Comment assurer le financement pérenne des activités de la faune? Etat des lieux de la faune Caractéristiques de la faune ivoirienne La Côte d Ivoire fait partie des grands pays ayant une grande diversité faunique et des endémismes spécifiques. On dénombre 8791 espèces d organismes et animaux terrestres (6974 espèces) et aquatiques (1.817 espèces). Notons pour les familles d espèces les plus remarquables que la Côte d Ivoire compte : espèces d insectes ; 232 espèces de mammifères ; 730 espèces d oiseaux ; 134 espèces de reptiles ; 581 espèces de mollusques ; 496 espèces de poissons ; 302 espèces de crustacés Gestion de la faune Au niveau national De 1960 à 1974 : Abondance faunique gérée par les services forestiers et autorisant l exercice de la chasse sportive ; 1974 : Massacre d éléphants et de buffles entrainant la prise d un arrêté de fermeture de la chasse et le démantèlement des services forestiers. Aujourd hui : Gestion des ressources fauniques confiée à la Direction de la Faune et des Ressources Cynégétiques (DFRC) du Ministère des eaux et Forêts. La DFRC a initié depuis 2003 un ensemble de travaux afin de permettre l élaboration d une Politique de gestion durable de la ressource à elle confiée : - Elaboration de la Stratégie de gestion durable des éléphants (adoptée en 2004) ; - Elaboration d un projet de surveillance de la faune aviaire dans le cadre de la prévention et de la lutte contre la grippe aviaire (2007) ; - Préparation d une loi complétant et modifiant celle de 1994 relative à la protection de la faune et à l exercice de la chasse ; Photo n 2 : Guêpier nains Merops pusillus matinaux aux alentours de la lagune Ebrié, espèces Résidentes

41 - Réalisation de travaux spécifiques sur la faune (étude sur les conflits hommeshippopotames au lac de Kossou), la conduite d inventaires faune (oiseaux, mammifères) afin d évaluer la richesse faunique de sites particuliers, l étude sur la commercialisation du gibier, la pré-identification de zones à vocation cynégétiques et l identification de sites habitats d éléphants) ; - Intervention dans les conflits homme-faune (chimpanzés, hippopotames, éléphants) - Proposition de différents projets sur la faune (recensement des commerçants de gibier, démantèlement des marchés d ivoire, formation à la connaissance de la faune, etc.). Au plan International La Côte d Ivoire a adhéré à la plupart des conventions dont l objet est la gestion durable de la faune dans toute sa diversité et dans les différents habitats notamment la RAMSAR : Convention sur les zones humides ; CMS est la convention sur les espèces migratrices ; CITES : Convention sur le commerce International des espèces de faune et de flore menacées d extinction ; AEWA : Accord sur les Oiseaux d Eau Migrateurs. Statut de la faune au niveau réglementaire Après son accession à l indépendance, la Côte d Ivoire a pris un certain nombre de décisions au niveau réglementaire pour la gestion de ses ressources fauniques. Ainsi, il y a eu : - La loi n du 4 août 1965 relative à la protection de la faune et à l exercice de la chasse ; - Le décret n du 15 septembre 1966, fixant le régime des permis de chasse et les modalités de leurs attributions ; - Le décret n du 15 septembre 1966, réglementant le trafic, la circulation, l importation, l exportation des trophées d animaux protégées et spectaculaires et de leurs dépouilles ; - Le décret n du 15 septembre 1966, portant statut et réglementation de la procédure de classement des réserves naturelles, intégrales ou partielles et des parcs nationaux Un Avant-projet de loi modifiant et complétant la loi n du 4 août 1965 relative à la protection de la faune et à l exercice de la chasse telle que modifiée par la loi n du 16 août 94 est actuellement en cours de validation. Faiblesses Mauvaise application des lois prises dans le cadre de la protection de la faune ; Faiblesse des moyens humains, logistiques et financiers des acteurs du secteur; Développement du braconnage intensif ; Feux de brousse incontrôlés ; Extensions agricoles et les infiltrations des paysans dans les aires protégées ; Absence de mécanisme de financement pérenne des activités de protection de la faune ; Inexistence de fiscalité en matière de faune et des activités connexes; Insuffisance de données sectorielles sur les différentes espèces de la faune. Menaces Taux de croissance démographique élevé de la population (3,59%) ; Taux de population rurale élevé (49%) et pauvre ; Disparition de certaines espèces de faune notamment : l éléphant, les chimpanzés et les crocodiles. Opportunités Promotion de l élevage de gibier ; Existence de différents projets sur la faune (recensement des commerçants de gibier, démantèlement des marchés d ivoire, formation à la connaissance de la faune, etc.) ; Prise de mesures pour la réouverture de la chasse ; Conduite d inventaires fauniques (oiseaux, mammifères) afin d évaluer la richesse faunique de sites particuliers. Perspectives Dans la perspective d un développement durable de la faune en Côte d Ivoire, particulièrement dans les cinq prochaines années, les principales actions suivantes sont envisagées : Finaliser et mettre en œuvre le programme de la réouverture de l exercice de la chasse et réglementer le commerce de gibier ; Instituer l inventaire périodique de la faune national (pour les espèces majeures) ; Adopter et mettre en œuvre la fiscalité sur la faune ; Adopter l avant- projet de loi portant révision de la loi sur la chasse et la protection de la faune en préparation et prendre les textes d application nécessaires ; Identifier, créer et développer des zones à vocation cynégétique ; Mettre en œuvre le programme éléphant et les autres programmes relevant du développement de la faune ; Développer des activités d élevage du gibier comme alternative à la lutte contre le braconnage pour éviter la dégradation du potentiel existant ; Appliquer les activités des traités et conventions sur la faune (adapter nos lois, appliquer les directives, payer nos cotisations, certaines conventions sont gérées ailleurs) ; Susciter l appui de la recherche scientifique et technique. Photo n 3 : Un Cob de buffon Kobus kobdans la savane de la région de Bouaké Analyse prospective Forces Diversité biologique remarquable constituée de espèces, faisant de la Côte d Ivoire la «clé de voute» écologique de l Afrique de l Ouest ; Existence d une réglementation très fournie ; Création d une centaine de fermes privées d élevage de gibiers est une importante contribution à la lutte contre le braconnage ; Adhésion de la Côte d Ivoire à la plupart des conventions dont l objet est la gestion durable de la faune dans toute sa diversité. Photo n 4 : Faune sauvage CÔTE D IVOIRE PNIA- Programme National d Investissement Agriole 3 MINISTÈRE DES EAUX ET FORETS i mmeuble caistab - p lateau 16 BP 783 Abidjan 16 Tél.: 00(225)

42 CÔTE D IVOIRE PNIA- PROGRAMME NATIONAL D INVESTISSEMENT AGRICOLE EXPLOITATION ET INDUSTRIE DU BOIS CONTEXTE et problématique La côte d ivoire disposait d un couvert forestier de 16 millions d hectares en La croissance économique enregistrée jusque dans les années 80 s est faite au détriment de ses ressources forestières. Aujourd hui la zone forestière est quasiment réduite à quelques lambeaux de forêts secondaires, isolés au sein d une succession de plantations agricoles et de jachères. Problématique - la raréfaction du bois et les crises socio politiques entrainent d année en année la régression des usines en activités - dégradation accentuée du couvert forestier - surexploitation des essences principales - méconnaissance des essences secondaires - méconnaissance du potentiel ligneux - dégression du nombre des industries du bois Etat des lieux Exploitation durable de bois d œuvre et d ébénisterie L exploitation forestière a essentiellement concerné la forêt dense humide et ses essences nobles. La production de bois d œuvre a connu une augmentation de 1900 à 1977, un pic de m3 a été enregistré en 1977 avec les grandes plantations agricoles de l Etat au cours de la décennie 70. Après 1980, il y a eu une décroissance jusqu à aujourd hui. La moyenne au cours des cinq dernières années est 1,07 millions de m3. Exploitation durable des produits secondaires de la forêt De 1999 à 2010, 6178 permis d exploitations de produits secondaires ont été délivrés. Ces permis portent sur la production du charbon de bois et de bois de feu, l exploitation d huile de palme, la transformation de résidus de sciage, l exploitation des Garcinia utilisés comme cure-dent, la récolte de Thaumatococcus danielli dont les feuilles sont utilisées pour l emballage des vivres sur le marché tandis que les fruits très riches en sucre sont exportés pour la fabrication d édulcorants, l exploitation artisanale et spontanée de fleurs, de feuilles, de fruits d arbres et d arbustes pour la pharmacopée humaine et vétérinaire, de lianes, de bambou et de rotins pour un usage artisanal, industriel et commercial, etc. Année 2002 Charbon de bois (t) Bois de chauffe (t) 953,30 Circulation et Transformation des résidus de scierie (m3) , , , , , , , , Industrie du bois L industrialisation de la filière bois en Côte d Ivoire a été encouragée par le Gouvernement à travers les différentes politiques mises en place depuis Depuis cette période, l implantation de l industrie de première transformation du bois a connu une évolution rapide et diversifiée comme l illustre le graphique suivant. Année Volumes (m3)

43 Commercialisation des produits forestiers Commercialisation du bois d œuvre Jusqu en 1973, l essentiel du commerce du bois en Côte d Ivoire se faisait sous forme de grumes, la part de la transformation étant encore faible. A partir de cette date, les décrets du 11 octobre 1973 portant obligation aux entreprises de premières transformation du bois d assurer l approvisionnement du marché local en produits finis et semi- finis, puis du 6 septembre 1995 portant interdiction de l exportation des bois bruts, équarris et en plot vont modifier la typologie de la commercialisation du bois. L industrie forestière reste un important pourvoyeur de recettes et de devises pour le pays avec un chiffre d affaires annuel dépassant les 200 milliards de FCFA, et offre entre et emplois directs et indirects. Le nombre d emplois générés entre 2003 et 2009 est consigné dans le graphique suivant. Valorisation des produits forestiers secondaires La valorisation des produits forestiers secondaires en Côte d Ivoire se caractérise par des ébauches de transformation. Il existe plusieurs catégories soumises à transformation : Produits forestiers non ligneux (PFNL) Les PFNL en Côte d Ivoire contribuent à la génération des revenus des populations riveraines de la forêt et sont utilisés pour satisfaire les besoins de subsistance pour l alimentation, la pharmacopée traditionnelle, l artisanat, l ornement et les pratiques religieuses ou socioculturelles. Les PFNL les plus importants incluent les fruits (Thaumatococus daniellii), les graines (Griffonia spp.), les feuilles (Desmodium adscendens), les plantes médicinales (Prunus africana), les rotins, etc. La transformation de la plupart de ces produits est rudimentaire et traditionnelle. Il existe cependant des formes plus élaborées de transformation qui ont lieu soit à partir de la méthode traditionnelle, soit par la méthode industrielle. C est le cas des fruits de Thaumatococcus daniellï qui servent à produire des édulcorants et des graines de griffonia utilisé pour la fabrication de produits anti dépressifs. Produits forestiers ligneux En termes de valorisation des produits forestiers ligneux, la carbonisation du bois se fait aussi bien de façon rudimentaire à l aide de meules traditionnelles que de fours métalliques encore très peu utilisés en Côte d Ivoire. D autres espèces forestières telles que le rotin, le bambou, le raphia et beaucoup d autres plantes lianescentes connaissent un début de valorisation à travers le séchage, le fascinage et le façonnage en objets d art et en meubles. En Côte d Ivoire, le traitement appliqué n assure pas une bonne durabilité des ouvrages issus de ces matériaux. Au niveau de ces produits, les données disponibles sont celles de la commercialisation du charbon de bois. Commerce intérieurs Le marché local représente environ m3 de débités par an. En baisse sensible depuis les années 80, il stagne ces dernières années du fait de la conjoncture économique ivoirienne et ce, malgré un taux de croissance démographique de près de 3 % par an avec son corollaire d urbanisation galopante. Notons que les statistiques du marché local sont difficiles à saisir. Année Volumes (m3) , , , 728 Commerce extérieur (exportation) Malgré les efforts d incitation à la deuxième et troisième transformation, les produits industriels restent dominés par la première transformation. Les grumes qui apparaissent à l exportation sont des bois de plantation (Teck et Gmelina). L évolution des volumes de produits forestiers exportés sur la période de 2004 à Les exportations de produits forestiers ivoiriens pour l année 2010 sont en grande partie destinées au marché européen avec ,192 m3 soit 55,78 % des volumes exportés ; le reste des exportations se partageant entre l Afrique et l Asie qui enregistrent respectivement ,058 m3 soit 30,82 % et , 350 m3 soit 8,21 %. L Amérique et l Océanie viennent en CÔTE D IVOIRE PNIA- Programme National d Investissement Agriole 3

44 dernière position avec respectivement , 400 m3 soit 5,18 % et 100, 056 m3 soit 0,02%. Le fromager qui sert à la fabrication de feuilles de placages déroulés occupe la 1ère place des essences exportées avec un volume moyen de ,232 m3 sur total moyen de ,583 m3 exportés, enregistrés de 2006 à 2010, soit 27 %. Il devance le Samba en 2ème position avec un volume moyen de 85095,086 m3 soit 14%. Commercialisation des produits secondaires Le commerce des produits forestiers secondaires se déroule en grande partie sur le marché local. Il concerne principalement le bois de chauffe et le charbon de bois et accessoirement les produits forestiers non ligneux. Notons que depuis 2007, la commercialisation des produits issus des résidus de sciage a été intégrée dans la gestion des produits secondaires par l administration forestière. Le charbon de bois fabriqué à partir des rebuts d Azobé de manière industrielle par la société THANRY est commercialisé sur le marché international. Certains produits forestiers non ligneux tels que les fruits de Thaumatoccocus et les graines de Griffonia sont également exportés en Europe et en Asie Année TOTAL charbon de bois (t) Bois de feu (t) 578, , ,30 953,3 442,6 408, Transformation et Circulation des résidus de scierie (m3) Analyse prospective Forces - Existence des textes réglementaires ; - Disponibilité de la main d œuvre qualifiée; - Conditions climatiques favorables pour le développement de la forêt ; - Secteur pourvoyeur d emploi ; - Organisation du secteur en syndicats. CÔTE D IVOIRE PNIA- Programme National d Investissement Agriole 3

45 - Volonté politique ; - Développement considérable du tissu industriel forestier ; - Marché extérieur porteur et diversifié. - Diversité alimentaire ; - développement de la pharmacopée ; - Développement de l écotourisme. - Exportation par voie maritime organisée ; - Diversité des produits commercialisés ; - Marchés local, sous-régional et international porteurs ; - Conteneurisation des produits (sécurité du transport) ; - Service de transit dynamique. - Exportation par voie maritime organisée pour le charbon de bois industriel ; - Marché local porteur pour les produits secondaires ; - Marché potentiel à l international pour le charbon de bois industriel ; Faiblesses - Méconnaissance du potentiel forestier de la Côte d Ivoire - Gaspillage des ressources forestières en matière d exploitation - Manque de professionnalisme des exploitants forestiers - Insuffisance de la mise en œuvre des exigences du cahier des charges - Insuffisance des normes de gestion durable des forêts dans l exploitation forestière - Inadaptation de la fiscalité forestière. - Absence de stratégie de gestion de des produits secondaires - Insuffisance des mesures incitatives pour les 2ème et 3ème transformations - Absence de cadre de suivi du cours du bois sur le marché international Menaces - Pratique de l agriculture extensive - Appauvrissement des périmètres en ressources exploitables - Recrudescence de l exploitation forestière frauduleuse - Raréfaction des essences à gros diamètres (essences usuelles) - Défrichement incontrôlé dans les forêts classées et les forêts du domaine rural Perspectives - Faire l inventaire forestier national campagnes de sensibilisation ; - Mettre en œuvre des projets pilotes de plantations intensives ; - Encourager l agroforesterie ; - Faire le zonage du domaine rural - Mener une campagne de sensibilisation au reboisement ; - Mettre en place un fonds de soutien à la mise en défends et à l enrichissement des ilots forestiers résiduels. - Renforcer les capacités des exploitants forestiers ; - Mettre en œuvre un plan simple de gestion des PEF ; - Mettre en œuvre l écocertification et adhérer à l action FLEGT - Renforcer les capacités des exploitants forestiers pour les rendre plus professionnels - Elaborer les textes régissant les coopératives forestières - Réviser la fiscalité forestière - Professionnaliser et responsabiliser les exploitants de produits secondaires - Créer des gisements bois-énergie dans les périmètres - Promouvoir les essences peu exploitées - Mettre en place une stratégie de gestion durable des PFN CÔTE D IVOIRE PNIA- Programme National d Investissement Agriole 3 MINISTÈRE DES EAUX ET FORETS i mmeuble caistab - p lateau 16 BP 783 Abidjan 16 Tél.: 00(225)

46 CÔTE D IVOIRE PNIA- PROGRAMME NATIONAL D INVESTISSEMENT AGRICOLE MINISTÈRE DES RESSOURCES ANIMALES ET HALEUTIQUES

47 CÔTE D IVOIRE PNIA- PROGRAMME NATIONAL D INVESTISSEMENT AGRICOLE FILIERE PECHE Les objectifs de développement de la pêche consiste à : (i) assurer la gestion durable et responsable des ressources halieutiques ; (ii) accroître les parts de marché des productions intérieures et (iii) assurer la valorisation optimale des capacités. Contexte Située le long du golfe de Guinée, la Côte d Ivoire, avec un littoral de 550 km, s étend sur une superficie de km². Le réseau hydrographique ivoirien relativement dense, se caractérise par 4 principaux fleuves (Bandama, Comoé, Sassandra et Cavally) ; 6 barrages hydroélectriques (Ayamé 1, Ayamé 2, Kossou, Taabo, Buyo et Faé) ; plus de 30 barrages hydro-agricoles et plus de 400 barrages agro-pastoraux. Le secteur de la pêche procure près de emplois directs et fait vivre plus de personnes principalement dans la pêche artisanale et la transformation des produits. Le poisson reste la première source de protéine animale avec une consommation per capita de 15 kg/hab/an (2005). La consommation nationale de produits de pêche est estimée à plus de tonnes de poisson dont tonnes (soit plus de 80%) sont importées pour une valeur de plus de 100 milliards de FCFA. La contribution du secteur de la pêche et de l aquaculture au PIB total est passée de 0,3% en 2004 à 0,2% en Elle participe pour 0,9% au PIB agricole (segment production). Zones de pêche La pêche est pratiquée tant en mer, en eau continentale qu en lagune. Elle est ainsi pratiquée dans une zone économique exclusive de 200 milles, le long d un littoral de 550 km, 1200 km2 sur un plan d eau lagunaire de 1200km2 et 1760 km2 de retenues d eau hydro-électrique et hydro-agricoles et enfin 3000 km de réseau hydrographique. PERFORMANCES Evolution de la production La production de la pêche artisanale est passée de tonne en 1992 pour une valeur de millions FCFA à tonne en 2007 pour une valeur de millions FCFA. Quant à la production de la pêche industrielle, elle était de tonne pour une valeur de millions en 1992 contre tonnes en 2007 pour une valeur de millions FCFA. La production a une tendance baissière dans l ensemble. Espèces exploitées Les espèces varient selon les milieux. Ce sont notamment les ressources marines composées d espèces démersales (Sciaenidae, Sparidae, etc.), des grands pélagiques migrateurs (thonidés), des petits pélagiques côtiers et des crustacés. Les ressources lagunaires riches d environ 153 espèces (ethmalose, petit pélagique, les crabes) et Les ressources continentales.

48 Niveau de modernisation ou Typologie des exploitations La pêche se décline en pêche artisanale et industrielle. La pêche artisanale se pratique en mer, en lagune et en eau continentale. Bien qu elle soit la plus ancienne, elle demeure toujours mal connue. La pêche industrielle quant à elle porte essentiellement sur la pêche chalutière, la pêche sardinière et la pêche crevettière.. Faiblesse du cadre institutionnel (une sous-direction): faible niveau de coopération entre les divers intervenants (recherche, ministères, institutions privées et parapubliques) ; Faiblesse du niveau organisationnel des acteurs limitant leur capacité à participer activement à la gestion du secteur ; Taux d analphabétisme élevé au niveau des acteurs (pêche artisanale) SYSTEME DE CONSERVATION ET TRANSFORMATION La transformation des produits de pêche comprend la transformation artisanale (le fumage, le salage et le séchage) et la transformation industrielle. Trois conserveries de thon (SCODI, PFCI et Castelli-ci) d une capacité de production annuelle de tonnes, opèrent dans le secteur de la transformation industrielle. Les principaux produits finis sont les conserves de thon et les longes de thon. Aussi, sont transformés les sous-produits de l industrie thonière pour la production de farine de poisson destinée à la fabrication d aliments de bétail. COMMERCIALISATION Circuit de commercialisation La commercialisation des produits de la pêche comporte deux circuits principaux: le circuit des produits frais et le circuit des produits transformés. Les productions chalutière et sardinière sont vendues à la criée aux mareyeurs agréés. Les poissons de premier choix et les crevettes sont vendus dans de grands hôtels d une part, et conditionnés pour être exportés vers l Europe d autre part. En ce qui concerne la pêche artisanale, il existe deux types de marchés : le marché primaire et le marché secondaire. Le premier type se déroule uniquement au débarquement et concerne les produits frais (poissons, mollusques, crustacés), tandis que le secondaire concerne aussi bien les produits frais que transformés, contrairement au marché primaire. Cependant, du point de vue organisationnel, il se scinde en marché de gros ou d expédition et en marché de détail ou domestique. Existence d infrastructures de commercialisation Les infrastructures de commercialisation concernent les ports de pêches (Abidjan et San-Pedro) et leur hall de criées et les débarcadères majoritairement installés pour la pêche continentale. Parallèlement à ces infrastructures, sont installés des marchés de poison dans les communes et des chambres froides (entrepôts frigorifiques). ANALYSE PROSPECTIVE Faiblesses Absence de mécanismes de financement adaptés au secteur des pêches ; Mauvais encadrement de l activité ; Déficit d information sur l ensemble du secteur avec pour conséquence la faiblesse des outils de prise de décision ; Forces Existence des plans d eau lagunaire, continentale ; Volonté manifeste des acteurs à s investir dans le développement de la pêche; Industrie halieutique performante avec disponibilité d entreprise de transformation ; Existence d une Autorité compétente fonctionnelle ; Existence d un réseau de centres de recherche et d universités, Menaces Pollution du milieu maritime (développement du secteur pétrolier), lagunaire et continental, Conflit de gestion des pêcheries entre la pêche industrielle et la pêche artisanale maritime les pratiques de pêche illicite non déclarée et non règlementée. Opportunités Forte demande nationale et régionale en produits halieutiques Existence d un Accord de Partenariat Economique (APE), Création de la zone d entreprise franche pour la transformation des produits de pêche ; Harmonisation des politiques et de la réglementation en pêche et aquaculture au sein des pays membres de l UEMOA. PERSPECTIVES CÔTE D IVOIRE PNIA- Programme National d Investissement Agriole 3 MINISTÈRE DES RESSOURCES ANIMALES ET HALEUTIQUES i mmeuble caistab - p lateau 16 BP 783 Abidjan 16 Tél.: 00(225) Actions déjà menées par le gouvernement ou les PTF Le Programme pour des moyens d existence durables dans la pêche (PMEDP) exécuté par la FAO et financé par le DFID ( ). Dans le cadre de ce projet, des expérimentations de senne de plage «améliorés» ont été menées avec les communautés de pêche; Le projet UNIDO/GEF sur le Grand écosystème marin du courant de Guinée (en cours) a organisé des cours et ateliers de formation sur l évaluation des stocks et le suivi, le contrôle et la surveillance; Actions envisagées dans le PNIA Des projets de développement du secteur sont élaborés pour le développement de la filière. Les actions principales visent le renforcement de l appui institutionnel en matière de suivi, de contrôle et de surveillance des pêches, le renforcement des capacités du secteur, l augmentation rationnelle (pêche responsable) de la production et l appui à la commercialisation et à la promotion de l industrie de transformation des ressources halieutiques.

49 CÔTE D IVOIRE PNIA- PROGRAMME NATIONAL D INVESTISSEMENT AGRICOLE FILIERE EN DEVELOPPEMENT GENERALITES Le développement technologique, la poussée démographique et le développement agricole avec son corollaire de feux de brousse, ont le plus souvent poussé l homme à surexploiter les ressources naturelles sans quelquefois se soucier d en assurer leur renouvellement. Cette destruction inconsidérée de la flore s est accompagnée du massacre de la faune sauvage à des fins commerciales et alimentaires. Ainsi, l Etat ivoirien, dans le cadre de sa nouvelle politique en matière de production animale, a mis un accent particulier sur la contribution de nouvelles filières dans le contexte de développement local. Les filières en développement sont constituées entre autres par l apiculture, la cuniculture, l héliciculture, l aulacodiculture, la ranaculture et la sériciculture Espèces exploitées Les filières en développement regroupent les aulacodes (genre Thryonomys), les lapins, les achatines (genres Achatina), les abeilles (genre Apis), les grenouilles (genre Rana) et les vers à soie (genre Bombix). Zones de production Les élevages regroupés dans ce groupe se pratiquent dans toutes les régions du pays avec une prédominance dans les zones centre et sud de la Côte d Ivoire. L apiculture est pratiquée au Nord, au centre et quelque peu à l ouest. Mais la production de miel est surtout traditionnelle avec des pratiques rudimentaires. La production totale de miel est estimée à kg en 1991 pour une valeur de 8 millions de Fcfa. Figure 1 : vue d intérieure d une ruche La cuniculture ou l élevage des lapins est pratiquée dans le centre de la C.I et aux alentours d Abidjan. C est un élevage plutôt de type familial. La production annuelle est environ lapins. Figure 2 : Lapin en élevage L héliciculture ou élevage d escargots est une activité récente en C.I. L escargot est très prisé dans beaucoup de régions du pays. Cependant, il ne fait que l objet d activité de cueillette, car il existe à l état naturel. L héliciculture est encore au stade pilote, mais offre des perspectives de développements eu égard aux qualités nutritives de ce produit. Figure 3 : Achatina achatina

50 L aulacodiculture ou élevage d agoutis dont des essais prometteurs de production sont initiés dans la région de la marahoué méritaient d être poursuivis, car la notoriété de cette viande dite viande de brousse en fait un mets très prisé dans la sous région et particulièrement en C.I. CONSERVATION / TRANSFORMATION De tous les produits, seul le miel entre dans un cycle de transformation après l extraction et le conditionnement. Quant au lapin, l aulacode et l achatine, ils sont consommés directement après abattage. COMMERCIALISATION Chaque éleveur fixe son prix en fonction de la période de vente et des caractéristiques du marché cible. Le marché national semble ne pas être un facteur limitant de la commercialisation de ces produits. Par ailleurs, certains circuits de commerce international se profilent au fur et à mesure. La distribution se fait à travers des circuits traditionnels où les femmes occupent une place prépondérante (escargot notamment). Figure 4 : Thryonomys swinderianus en élevage La sériciculture ou élevage du vers à soie bénéficie d un programme de développement dans le centre du pays, des résultats somme toute modestes, ont été obtenus. La filière est en berne depuis le début de la crise sociopolitique de Figure 5 : Crysalide (à gauche) et vers à soie (droite) PERFORMANCES Plusieurs travaux ont été réalisés pour la domestication des espèces animales en question et se poursuivent notamment avec les aulacodes (alimentation, santé,,) et les achatines à l université d Abobo-Adjamé (UAA). Evolution des fermes Le recensement de 2008 a permis d identifier plus de 1000 exploitants en cuniculture, 77 fermes séricicoles en cessation, 4 fermes ranacoles, une cinquantaine de ferme achatinicoles, 150 fermes aulacodicoles et plus de 450 fermes apicoles. Typologie des exploitations D après les résultats du recensement, l on peut dire que les fermes sont en phase de modernisation pour la plupart : adoption de ruches en apiculture, construction de bâtiment en dur avec des cages en aulacodiculture et cuniculture, etc. ANALYSE PROSPECTIVE Forces - Existence de Ressources humaines pour l encadrement ; - Marché national fortement demandeur. Faiblesses - Faible organisation professionnelle ; - Difficultés de commercialisation des productions ; - Faible productivité des élevages ; - Insuffisance de financement. Menaces Les principales menaces peuvent être liées à l instabilité sociale et la survenue d épizootie. Opportunités / enjeux - Amélioration de la couverture des besoins par la production nationale. - Diversification des sources de protéines animales. PERSPECTIVES Actions déjà menées par le gouvernement ou les PTF A ce jour, seule la production aulacodicole a connue un réel financement avec le projet PACIL, l UAA, le LACENA, l EFAP et l ANADER. Avec l appui de l ex GTZ, l apiculture a connu un début de développement dans la région centre nord du pays, quand la sériciculture se faisait en relation avec le Japon. L élevage des achatines est quant à lui le résultat d instituts nationaux de recherche et l UAA. CÔTE D IVOIRE PNIA- Programme National d Investissement Agriole 3 MINISTÈRE DES RESSOURCES ANIMALES ET HALEUTIQUES i mmeuble caistab - p lateau 16 BP 783 Abidjan 16 Tél.: 00(225)

51 CÔTE D IVOIRE PNIA- PROGRAMME NATIONAL D INVESTISSEMENT AGRICOLE FILIERE RUMINANT GENERALITES Contexte La Côte d Ivoire qui n avait pas de tradition pastorale avant l indépendance, a constitué un élevage national dynamique en quelques décennies grâce à une politique volontariste qui s est manifestée par la mise en place d une réglementation et d une fiscalité adaptées, la négociation d accords internationaux, et l investissement dans les infrastructures, et dans l encadrement de l élevage des ruminants. Cependant, force est de constater que cette politique nationale a été infléchie au cours de la dernière décennie, avec le désengagement progressif de l Etat au profit d un secteur privé, le recentrage de l Etat sur ses missions de service public et un accent particulier mis sur les productions à cycles courts (porcs, volailles, pisciculture). Depuis 1990, avec la survenue des crises successives qu a traversées la Côte d Ivoire, les nombreux acquis se sont malheureusement anéantis alors que la demande en viande est de plus en plus forte. Races exploitées Races bovines : Taurins (N dama et Baoulé) ; Zébus et races exotiques (Montbéliard et Holstein) Zones de production Le cheptel bovin, ovin et caprin est concentré dans le nord avec 80% des effectifs, y compris la quasi totalité du cheptel transhumant et des bœufs de traits. Le reste du troupeau est réparti au centre (13%) et au sud (7%) du pays. L élevage laitier moderne se développe avec quelques dizaines d élevages autour de Bouaké et d Abidjan et contribue à 15 % environ de la production nationale. Organisation de la filière La filière est organisée autour des producteurs, des encadreurs, convoyeurs, et transformateurs. PERFORMANCES Evolution des fermes Les fermes sont installées et suivies avec l appui de la SODEPRA jusqu à sa dissolution en La relève a été assurée par d autres projets (Projet noyaux d élevage, projets BAD, le PADPR, PE2C). Depuis 2010, le PADE-CI assure l installation de nouvelles fermes et l identification des anciennes fermes qui ont survécu aux crises. Evolution de la production Pour l ensemble des 3 spéculations, la tendance est évolutive. Dans la période 1990 à 2009 le cheptel est passé de à pour les bovins, de à pour les ovins et de 880 à pour les caprins. Figure 1 : Bovins N Dama Races Ovine et caprine locales - Mouton Djallonké - la chèvre naine - sahéliens ovins et caprins. Figure 2 : Mouton Djalonké et chèvre Naine (Katiola) Figure 3 : Evolution de la production de ruminants (en milliers de têtes)

52 La productivité numérique globale, en Côte d Ivoire est estimée à 13,2% pour les taurins, 15,5% zébus, 22 % caprins et 25 % ovins. Evolution des importations La Côte d Ivoire dépense au moins 20 milliards de FCFA/an pour importer de la viande, des abats et dérivés pour un volume annuel de plus de tonnes. Les abats ou cinquième quartier, bien que considérés comme n entrant pas dans la consommation humaine, sont plus importés que la viande. (coupeurs). Enfin, interviennent des transporteurs (taxi ou pousse-pousse), qui assurent la livraison des viandes et des abats entre l abattoir et les marchés de détail. ANALYSE PROSPECTIVE Forces - Prise en compte des acquis et expériences des projets antérieurs ; - Disponibilité de cadres formés ; - Existence de structures de recherche, d encadrement et de laboratoires dans le secteur agricole (CNRA, ANADER, LANADA) ; - Disponibilité en C.I de 11 millions d hectares de parcours naturel, de 16 ha de champs semencier et 500 ha de pâturage artificiel. Faiblesses - Manque de formation des éleveurs ; - insuffisance de financement adapté à la création d élevage moderne ; - Inorganisation des circuits de commercialisation et l insuffisance d infrastructure d accès aux marchés ; - Faible productivité des élevages (insuffisance de matrices performantes) Figure 4 : Importation de viandes, abats et dérivés En plus, la C.I importe du bétail vif des pays de l Hinterland. De 2004 à 2009, elle a importé têtes de bovins et têtes de petits ruminants. Quant aux produits laitiers, le cumul des importations est passé de tonnes avec une valeur de 26,0 milliards en 2007 à tonnes avec une valeur de 41,7 milliards en 2008, soit une hausse de 55,6% pour la quantité et de 60,7% pour la valeur CAF. Typologie des exploitations 3 systèmes bien différenciés : un système traditionnel extensif, un système traditionnel amélioré et un système moderne pratiqué par les ranches et stations. A côté de ces systèmes, il faut ajouter le système des bœufs de culture attelée plus pratiqué dans la zone des savanes. CONSERVATION ET TRANSFORMATION Réfrigération, salaison et fumage sont utilisés pour conserver la viande. Les abattoirs qui constituent les seuls infrastructures de transformation sont malheureusement très anciens, obsolètes et pour la plupart dans un état d entretien déplorable. COMMERCIALISATION Bien que très rares dans l ensemble du pays, les marchés à bétail collectent, présentent et vendent les animaux vifs. C est là que s approvisionnent les bouchersabattants et chevillards. Le lait est vendu dans des kiosques et des supermarchés avec un réseau de distribution qui couvre Abidjan et les principales villes de l intérieur. Le lait local non transformé est vendu essentiellement par les peuls. Toutefois, certains projets de développement ont initié des mini-laiteries et essaient d asseoir une organisation de la collecte, la transformation et la commercialisation. Au stade de la transformation distribution, les opérateurs secondaires sont constitués par les employés des bouchers, intervenant au stade de l abattoir (égorgeurs, dépouilleurs, fendeurs, préparateurs des viscères) et à celui de la distribution Menaces - Instabilité politique ; - Recrudescence des épizooties ; - Avènement des calamités naturelles Opportunités / enjeux - Amélioration de la couverture des besoins par la production nationale. - Diversification des sources de protéines animales. PERSPECTIVES Actions déjà menées par le Gouvernement ou les PTF - Création de projets de développement d élevage (PASA-HPV, PROGIRS, PADECI, PAGERPA) ; - harmonisation des taxes à l importation ; - Facilitation des conditions d installation des privés ; - Règlement des conflits agriculteurs-éleveurs ; - Apport logistique et technique des PTF. Actions envisagées dans le PNIA - Amélioration de la couverture sanitaire ; - Amélioration de l accès des éleveurs aux facteurs de production ; - Renforcement des capacités des éleveurs avec la mise en place d un programme cohérent de formation des acteurs de développement ; - Amélioration génétique ave la poursuite du programme d amélioration génétique des races locales en s appuyant sur les bases de sélections en milieu rural ; - Formation et installation de bouchers, chevillards et commerçants de viandes ; - Construction de 14 marchés et parcs à bétail ; - Construction de 86 points de vente de viande, 12 points de vente de lait, 4 centres de collecte et conditionnement du lait ; - Construction d un abattoir moyen, 3 mini abattoirs et 34 mini rôtisseries ; - Développement de l intégration agriculture-élevage ; - Renforcement de la structuration des éleveurs autour de problématiques communes : gestion des parcours, aspects sanitaires, commercialisation. CÔTE D IVOIRE PNIA- Programme National d Investissement Agriole 3 MINISTÈRE DES RESSOURCES ANIMALES ET HALEUTIQUES i mmeuble caistab - p lateau 16 BP 783 Abidjan 16 Tél.: 00(225)

53 CÔTE D IVOIRE PNIA- PROGRAMME NATIONAL D INVESTISSEMENT AGRICOLE FILIERE AQUACULTURE (Objectif de développement de la filière) GENERALITES PERFORMANCES Contexte Le poisson est la principale source de protéines animales du consommateur ivoirien. Mais, la production nationale de poissons reste insuffisante en dépit du potentiel naturel dont bénéficie ce pays côtier. Environ tonnes en 2002 et tonnes en La consommation per capita se situe entre 11 et 14 kg/habitant/an pour une population totale estimée à 17,7 millions d habitants en La forte demande de poissons de consommation domestique et la faible capacité nationale à la satisfaire ont concouru à positionner l aquaculture comme une des réponses à cette problématique. L aquaculture lagunaire est une activité pratiquée depuis les années 80 en eau saumâtre ou en eau douce. Quant à l aquaculture continentale, elle est une activité encore essentiellement rurale, secondaire et généralement pratiquée sur de petites fermes, dans de petits étangs d eau douce de faible productivité. D une façon générale, il s agit majoritairement de la pisciculture, ou élevage de poissons. Espèces exploitées Les espèces «piscicoles» à forte potentialité zootechnique qui ont fait et continuent de faire l objet d un élevage extensif, semi-intensif ou intensif se répartissent selon les milieux d élevage comme indiqué ci-dessous: en lagune : Oreochromis niloticus, Oreochromis aureus, Chrysichthys nigrodigitatus, et Sarotherodon melanotheron en eau douce : Oreochromis niloticus, Heterobranchus longifilis, Clarias gariepinus. Parmi ces espèces, les tilapias et particulièrement O. niloticus, restent les plus exploités en Côte d Ivoire. Aussi, sont élevés des poissons d ornement, généralement des cichlidés, à Grand-Bassam et 95% de la production sont exportés. Place dans l économie nationale En 2001, les secteurs de la pêche et de l aquaculture ont représenté 3,1 % du PIB agricole et 0,74 % du PIB total. Le solde commercial a été alors excédentaire de plus de 30 milliards de francs CFA, malgré un déficit en volume ( tonnes d importation pour tonnes d exportation). Une baisse est constatée à partir de 2003 où le secteur a représenté 0,3 % du PIB total (2005). La contribution de chaque type de pêche (industrielle, artisanale) et l aquaculture à la production nationale est respectivement de 1,57% ; 35,07% ; 63,37% pour l année Résultats de la recherche agronomique Les structures de recherche intervenant dans l élevage du poisson en Côte d Ivoire sont : le CRO, le CNRA, les Universités et la station expérimentale d aquaculture de Layo. Le tilapia Sarotherodon melanotheron, l Heterobranchus isopterus et la carpe herbivore chinoise Ctenopharyngodon idellus ont été introduits et exploités dans les stations piscicoles. Ces deux dernières espèces font toujours objet d amélioration génétique dans les instituts nationaux de recherche (CRO, CNRA et Universités) en vue de leur utilisation comme poissons d élevage. Des espèces indigènes potentiellement intéressantes comme Lates niloticus, Labeo coubie et Distichodus rostratus sont également étudiées. Les recherches sur le mâchoiron portant sur sa biologie (reproduction) en vue de développer son élevage se sont avérées concluantes. Les recherches ont abouti à la maitrise d un système d élevage fiable qui a pu être transféré vers le secteur du développement. Les rendements moyens des différents systèmes de production sont : Système extensif: de 1 à 1,5 tonnes de poisson par hectare par an. Système semi-intensif: de 6 à 8 tonnes/ha/an, avec un potentiel de 15 tonnes/ha/an. Système intensif en étang: plus de 20 tonnes/ha/an ; Elevages en enclos en milieu lagunaire: 40 tonnes/ha/an. Evolution des fermes Selon leur superficie, les étangs sont regroupés en 6 types d unités, notamment les Unités de 10 ha (les moins utilisées), les unités de 1ha, de 0,5 ha et 0,25ha. Les étangs piscicoles de moins d un demi-hectare sont les plus utilisés. Ils sont passés de 600 en 1983 à 7500 étangs en 1990 soit une superficie de 1500 ha contre 55 ha en Zones de production L aquaculture est plus pratiquée dans la zone Sud avec quelques fermes à l Ouest et l Est grâce aux différents projets initiés par le gouvernement, les partenaires au développement et le privé. Organisation de la filière Les principaux acteurs de la filière sont : les aquaculteurs privés (APDRACI, ANAQUA-CI,.), les Vendeurs de Poissons, les Provendiers, les Techniciens d Encadrement et les Consommateurs. Figure 1 : évolution des fermes piscicoles

54 Evolution de la production Depuis 2000, la production annuelle totale a atteint tonnes et est estimée à 1,5 milliards FCFA, soit l équivalent de 3 millions de dollars EU (Anonyme, 2000). En 2003, la production aquacole nationale a baissé pour atteindre une moyenne de 866 tonnes. Figure 2 : évolution de production totale de la pisciculture en Côte d Ivoire Niveau de modernisation ou Typologie des exploitations Les exploitations sont de plusieurs types. Ce sont soit des exploitations avec de petits plans d eau ou des fermes de subsistance, soit des exploitations à petite ou grande échelle commerciale. Les systèmes de production varient de l extensif à l intensif en étangs en passant par le semi-intensif (avec une alimentation composée). En milieu lagunaire, on a aussi l élevage en enclos SYSTEME DE CONSERVATION/TRANSFORMATION Transformation primaire La transformation du poisson peut être industrielle (conserverie) ou artisanale. Les principales techniques de transformation artisanale appliquées seules ou en association, sont : le fumage, le salage et le séchage. Techniques de conservation Le choix de la méthode de conservation dépend du produit de départ, des propriétés désirées du produit fini, de la disponibilité des sources d énergie (bois, essence, pétrole, électricité, soleil), des équipements de stockage, des matériaux d emballage disponibles et des moyens financiers. Il est parfois nécessaire de combiner plusieurs méthodes, par exemple le salage et le séchage de la viande, ou l ajout d un acide et la stérilisation. La Fermentation et la mise en boîte sont deux autres techniques de conservation du poisson souvent utilisées. Evaluation des pertes post-capture Les pertes poste-captures sont importantes de l ordre de 25 à 30%. Elles sont dues aux mauvais conditionnements. Le produit transformé et conservé par le fumage s effrite et fait l objet d attaque par des bactéries. Egalement, l absence de chaînes de froid de la capture jusqu aux débarcadères favorise l altération du poisson frais SYSTEME DE COMMERCIALISATION Mécanisme de fixation des prix Du producteur au détaillant en passant chez le grossiste au demi-grossiste, il y a des charges de Transport, le coût de production est majoré de 12% à 30% pour donner le prix du poisson. Acteurs de commercialisation Ce sont les femmes qui s adonnent à la distribution du poisson, elles s organisent souvent en groupements pour mener cette activité. Grossistes (Pisciculteurs), détaillants (commerçantes des marchés, restaurateurs) ANALYSE PROSPECTIVE Forces Existence de nombreux plans d eau lagunaire, continental et de vastes bas-fonds ; Forte demande nationale et sous régionale en poissons ; Existence d un réseau de centres de recherche et d universités ; Disponibilité d une main d œuvre qualifiée ; Existence d une Autorité compétente fonctionnelle ; Industrie halieutique performante avec disponibilité de sous-produits pour la fabrication d aliments pour poisson. Faiblesses Absence de tradition d élevage aquacole ; Insuffisance de structures d encadrement, Absence de structures de financement des pisciculteurs, inefficacité des techniques de conservation et de transformation ; non maitrise de l itinéraire technique de certaines espèces par les promoteurs installés ; Faiblesse du cadre politique et règlementaire ; Difficile accès aux intrants de production (alevins performants, aliments de qualité, etc.) ; Absence de laboratoire spécialisé en pathologie aquacole. Menaces Insuffisance de formation et d organisation des acteurs ; difficultés de mobilisation des ressources financières ; ignorance des incidences environnementales sur les élevages ; insuffisance de l encadrement technique en quantité et en qualité ; Instabilité politique ; absence de rigueur dans la gestion technique et financière. Opportunités / enjeux Dans le sous-secteur de la pisciculture, il existe d innombrables opportunités parmi lesquelles : l installation d unités industrielles de production d aliments concentrés pour poissons ; l implantation d unités industrielles de production de filets adaptés à certaines espèces ; installation de stations d alevinage ; la création d entreprises modernes de production, de transformation, de transport, de conservation et de commercialisation du poisson. PERSPECTIVES Actions déjà menées par le gouvernement et les PTF française (AFD, FAC), et exécuté avec l assistance technique de SEPIA International, organisme français d ingénierie en aquaculture ; Le Projet d Appui à la Profession Piscicole du Centre - Ouest ( ) sur financement du FAC, d ONG françaises et de localités décentralisées de France, avec comme partenaire technique, l AFVP (Association Française des Volontaires du Progrès) ; Le Projet Opération Jacqueville Aquaculture ( , puis volet aquaculture du PAGDRH) financé par les ressources des Accords de Pêche CI-UE ; Le Projet d Appui à la Profession Piscicole de l Est ( ) sur financement de la coopération belge ; Le Volet pisciculture du Projet de Développement Intégré de la Région Forestière Ouest ou Projet BAD Ouest ( ) sur financement de la BAD ; Le projet Blohorn Aquaculture ( ) sur initiative privée de ex-entreprise Blohorn. Actions envisagées dans le PNIA Mise en place du Projet d Appui au Développement de l Aquaculture d un coût global de 18,884 milliards F CFA. CÔTE D IVOIRE PNIA- Programme National d Investissement Agriole 3 MINISTÈRE DES RESSOURCES ANIMALES ET HALEUTIQUES i mmeuble caistab - p lateau 16 BP 783 Abidjan 16 Tél.: 00(225)

55 CÔTE D IVOIRE PNIA- PROGRAMME NATIONAL D INVESTISSEMENT AGRICOLE FILIERES HORS-SOL La Côte d Ivoire est déficitaire en produits carnés comme la plupart des pays de l Afrique subsaharienne. Le développement de l élevage hors sol demeure un axe important dans la stratégie de réduction du déficit en protéines animales pour l amélioration de la couverture de la demande nationale. La situation actuelle du secteur avicole ivoirien est marquée par les nombreux problèmes d approvisionnement en intrants, les faibles performances des élevages et les problèmes liés à la qualité et à la normalisation des produits avicoles. Zones de production L élevage traditionnel du porc est assez répandu en C.I tandis que l élevage moderne reste concentré principalement autour d Abidjan. Les porcins se rencontrent un peu partout sauf dans la région du Kabadougou où ils sont inexistants. Ils sont très faiblement représentés dans le Bafing et dans le Worodougou. Les plus fortes concentrations des effectifs de porcins se retrouvent dans les régions du Poro (17,43 %) et des Lagunes (12 %) (RNA 2001). Quant au secteur porcin, les contraintes majeures identifiées sont : les faibles performances techniques des élevages mettant en péril la rentabilité des exploitations ; les conditions d abattage très insatisfaisantes gênant la valorisation des carcasses et entretenant des suspicions défavorables à la consommation de la viande de porc ; les mécanismes de commercialisation insuffisamment valorisés. Pour chacune de ces secteurs, des initiatives sont en cours d élaboration pour relancer la dynamique après les contrecoups de la peste porcine africaine et de la grippe aviaire. Espèces exploitées Porcs : Les espèces utilisées en côte d Ivoire sont les exotiques (Large white, Landrace et Pietrain) dans une perspective de production commerciale. Figure 1 : Porc Large white Volaille : L aviculture moderne utilise des souches ISA BROWN, HY-LINE, ARBOR ACRES, COOBS, HUBARD Place dans l économie nationale La contribution spécifique de ces spéculations à l économie nationale reste difficile à capter du fait du manque de données. Cependant, l élevage contribue pour 8% au PIB agricole. En 1995, l élevage porcin fournissait 15% de la consommation de protéines animales pour un chiffre d affaire de 6,44 milliards de francs. Figure 2 : Poule pondeuse Hy-Line Place dans l économie nationale La contribution spécifique de ces spéculations à l économie nationale reste difficile à capter du fait du manque de données. Cependant, l élevage contribue pour 8% au PIB agricole. En 1995, l élevage porcin fournissait 15% de la consommation de protéines animales pour un chiffre d affaire de 6,44 milliards de francs. Zones de production L élevage traditionnel du porc est assez répandu en C.I tandis que l élevage moderne reste concentré principalement autour d Abidjan. Les porcins se rencontrent un peu partout sauf dans la région du Kabadougou où ils sont inexistants. Ils sont très faiblement représentés dans le Bafing et dans le Worodougou. Les plus fortes concentrations des effectifs de porcins se retrouvent dans les régions du Poro (17,43 %) et des Lagunes (12 %) (RNA 2001). L aviculture en milieu rural, est pratiquée par la majorité des ménages. Ainsi, l aviculture familiale est présente sur toute l étendue du territoire avec une forte concentration dans la partie septentrionale et Nord du pays, avec en moyenne plus de 1000 volailles par village. La région des Savanes (Nord) fournit 40% des effectifs de volailles du secteur familial tandis que la région du Zanzan (Nord Ouest) fournit 30% des effectifs. La production avicole moderne est concentrée autour des grands centres urbains, avec une forte prédominance de la région des lagunes.

56 ORGANISATION DE LA FILIERE La filière avicole ivoirienne est sans doute la plus puissante, la plus complète et la plus intégrée en Afrique de l Ouest. Elle regroupe la quasi totalité des métiers avicoles (accouveurs, importateurs de médicaments vétérinaires, usines de fabrication d aliments, conditionneurs d œufs de consommation, abatteurs de volailles et une multitude de grossistes et revendeurs). Plusieurs organisations animent la filière : L Interprofession Avicole Ivoirienne (IPRAVI) L Union des Aviculteurs de C.I (UACI) L Association des Industriels du secteur Avicole (INTERAVI) L Association Nationale des Aviculteurs de Côte d Ivoire (ANAVICI) L Association Nationale des Revendeurs de Volailles de CI (ANAREV-CI) Le Groupement des Vétérinaires Grossistes (GVG). La filière porcine a amorcée son organisation avec la mise en place d une interprofession : INTERPORCI, avec l incorporation de l APPORCI, l UNEGABY et la coopérative des vendeuses de porcs (Grâce divine) et des charcutiers. PERFORMANCES L Etat encourage les actions visant à améliorer le potentiel génétique des animaux notamment par croisement des races, l introduction de semences et d animaux performants vivants. Ainsi, la sélection chez les porcs a débuté dès 1934 avec la création de la ferme porcine de Korhogo qui a entrepris des croisements d absorption entre la race locale et la race Large White. Le relai à été pris par des opérateurs privés. La sélection en aviculture a été initiée par l Etat avec la création de la Ferme d Elevage de Bingerville dès Plus de 10 millions de poussins d un jour sont distribués par an. Evolution des fermes Des recensements ponctuels ont été organisés au niveau de ces deux filières : Filière porcine en 2007 ayant identifié éleveurs de porcs et Filière avicole en 2012 ayant identifié éleveurs de volailles. EVOLUTION DE LA PRODUCTION La filière porcine est dominée par UNEGABY et APPORCI qui contrôlent 80% de la production moderne ( têtes et 1300 éleveurs) en CONSERVATION / TRANSFORMATION SIVAC, FOANI-service, COCOSERVICE, COQIVOIRE, PROVETO, SICS, GID, ABC et SAFAL sont des structures qui, pour la plupart, disposent des abattoirs pour la transformation des produits. Les animaux abattus sont conservés aux travers de techniques de froid ou de salaison. COMMERCIALISATION Il n existe pas de structure homologuée pour fixer les prix des produits. La concurrence et le marché guident les opérateurs. Ces deux filières développent des points de distribution (œuf, viande) dans plusieurs communes d Abidjan et même à l intérieur du pays. Des charcutiers, grossistes et détaillants interviennent dans le circuit de commercialisation des produits avicoles et porcins. ANALYSE PROSPECTIVE Forces - animaux très Prolifiques ; - Cycle de production relativement court ; - Facilité de contrôle ; - Disponibilité des intrants ; - Disponibilité de personnel qualifié. Faiblesses - Sensibilité aux épizooties ; - Insuffisance de production des accouveurs industriels. Menaces Résurgence des épizooties Opportunites / Enjeux Face au déséquilibre entre l offre et la demande, l implantation de nouveaux couvoirs, la création d industries de fabrication d aliment porc et volaille, d entreprises de transformation des produits (viande et œufs) se présentent comme de grandes opportunités pour le secteur privé. PERSPECTIVES - la diffusion génétique avec la restructuration de la SIVAC; - l appui aux opérateurs de la filière avec l amélioration de la productivité des exploitations, l amélioration des capacités de mise en marché et la promotion des produits d élevage ; - mise en œuvre du Plan Stratégique de Relance de la Filière Avicole (PSRA) ; - la lutte contre les pathologies majeures et la mise en place de mesures de protection sanitaire dans les élevages. - l organisation et la structuration des organisations professionnelles avec une action de renforcement des capacités et un appui en matière de management. Figure 3 : Productions d élevage (en TEC pour les viandes et tonne pour les œufs) Actions envisagées dans le PNIA - Amélioration de la Productivité Avicole ; - Installation de 5230 Exploitants en aviculture traditionnelle ; - Relance de la filière porcine ivoirienne par l amélioration génétique. Typologie des exploitations Les exploitations modernes coexistent avec des fermes traditionnelles. CÔTE D IVOIRE PNIA- Programme National d Investissement Agriole 3 MINISTÈRE DES RESSOURCES ANIMALES ET HALEUTIQUES i mmeuble caistab - p lateau 16 BP 783 Abidjan 16 Tél.: 00(225)

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