Mémoire de fin d étude THEME

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1 Centre Africain d Etudes Supérieures en Gestion Institut Supérieur de Comptabilité, de Banque et de Finance (ISCBF) Master Professionnel en Comptabilité et Gestion Financière (MPCGF) Promotion 3 ( ) Mémoire de fin d étude THEME ANALYSE DU PROCESSUS DE L OCTROI DE CREDIT AUX PETITES ET MOYENNES ENTREPRISES AU SENEGAL DANS UN SYSTEME FINANCIER DECENTRALISE: CAS DE L UM- PAMECAS Présenté par : Dirigé par : Mme Gnazale Ela KOUASSI Alexis Responsable de la cellule de contrôle de gestion du CESAG Octobre 2012

2 DEDICACES Nous dédions ce mémoire à: notre père céleste, pour la grâce qu il nous accorde ; notre mère, notre père et toute notre famille, pour les sages conseils et les sacrifices consentis; nos frères et sœurs, pour le soutien sans faille; notre époux et nos enfants, pour la joie qu ils me procurent. GNAZALE Ela, Promotion 3-MPCGF ; ISCBF-CESAG Page i

3 REMERCIEMENTS Nous tenons à remercier : notre Seigneur, pour nous avoir comblé de force et d inspiration pour venir à bout de ce travail; nos parents pour leurs efforts et leur soutien constant; monsieur YAZI Moussa; monsieur CHABI Bertin; le corps professoral de l ISCBF et tout le personnel du CESAG ; le Directeur Général de l UM-PAMECAS et toute son équipe ; la Directrice du CFE de l UM-PAMECAS et son équipe ; tous les stagiaires de la promotion MPTCF ( ) ; tous ceux qui, de près ou de loin, ont contribué moralement ou matériellement à l'aboutissement de ce travail. GNAZALE Ela, Promotion 3-MPCGF ; ISCBF-CESAG Page ii

4 LISTE DES SIGLES ET ABBREVIATIONS ACDI : Agence Canadienne pour le Développement International ADA : Appui au Développement Autonome AFSSEF : Accès des Femmes Sénégalaises aux Services Financiers AGR : Activité Génératrice de Revenus APD : Aide Publique au Développement BCEAO : Banque Centrale des Etats de l Afrique de l Ouest BNDS : Banque Nationale de Développement du Sénégal BSK : CA : CC : CESAG : CFE : CGAP : CIF : COOPEC : CS : DGA : DID : F CFA : FCBS : FCCS : IMCEC : IMF: KFW: OMD : ONGs : ONU : PAS : PED : PEVD : PFR : PIB : Banque Sénégalo-Kowétienne Conseil d Administration Comité de Crédit Centre Africain d Etudes Supérieures en Gestion Centre Financier aux Entrepreneurs Group Consultatif Aux Pauvres Confédération des Institutions Financières de l Afrique de l Ouest Coopératives d Epargne et de Crédit Conseil de Surveillance Directeur Général Adjoint Développement International Desjardins Franc de la Communauté Financière Africaine Fonds de Contrepartie Belgo Sénégalais Fonds de Contrepartie Canado-Sénégalais Institutions Mutualistes et Coopératives d Epargne et de Crédit Institutions de Microfinance Kreditanstalt Für Wiederaufbau Objectifs du Millénaire pour le Développement Organisations Non Gouvernementales Organisation des Nations Unies Programmes d Ajustement Structurel Pays En Développement Pays En Voie de Développement Personne à Faible Revenu Produit Intérieur Brut GNAZALE Ela, Promotion 3-MPCGF ; ISCBF-CESAG Page iii

5 PP : Personne Pauvre PPA : Parité du Pouvoir d Achat PVD : Pays en Voie de Développement SEEP: Small Enterprise and Education Promotion SFD : Systèmes Financiers Décentralisés SOFISEDIT : Société Financière pour le Développement de l'industrie SONABANK : Société Nationale de Banque UEMOA : Union Economique et Monétaire Ouest Africaine UMOA : Union Monétaire Ouest Africaine UM-PAMECAS : Union des Mutuelles du Partenariat pour la Mobilisation de l Epargne USD: VAD: et le Crédit au Sénégal United States Dollars Visite A Domicile GNAZALE Ela, Promotion 3-MPCGF ; ISCBF-CESAG Page iv

6 LISTE DES TABLEAUX Tableau 1 : Propositions d analyse de processus d octroi de crédit des différents auteurs dans la microfinance Tableau 2 : La démarche d analyse du processus d octroi de crédits Tableau 3 : Tableau synthétique des ratios de liquidité sur les normes financières des institutions de Microfinance Tableau 4 : Frais de dossiers Tableau 5 : Résultat des grandes étapes du processus Tableau 6 : Identification des points de contrôle interne sur les fonctions Tableau 7 : Analyse et commentaires Tableau 8 : Forces et faiblesses GNAZALE Ela, Promotion 3-MPCGF ; ISCBF-CESAG Page v

7 LISTE DES ANNEXES Annexe 1 : Organigramme de l UM-PAMECAS Annexe 2 : Questionnaire Annexe 3 : Questionnaire de satisfaction des clients / demandeurs GNAZALE Ela, Promotion 3-MPCGF ; ISCBF-CESAG Page vi

8 TABLE DES MATIERES DEDICACES... i REMERCIEMENTS... ii LISTE DES SIGLES ET ABBREVIATIONS... iii LISTE DES TABLEAUX... v LISTE DES ANNEXES... vi TABLE DES MATIERES... vii INTRODUCTION GENERALE... 1 PARTIE I : CADRE THEORIQUE DE L ETUDE... 8 CHAPITRE 1 : LES DIFFERENTS TYPES DE CREDITS PROPOSES PAR LA MICROFINANCE AUX PME Définition de la microfinance Objectif de la microfinance Les acteurs de la microfinance Les activités de la microfinance L épargne Le crédit Les différentes catégories de crédit Généralités sur la Petite et Moyenne Entreprise (PME) Définition de la PME Les caractéristiques des PME L importance des PME dans l économie CHAPITRE 2 : LE PROCESSUS D OCTROI DE CRÉDIT AUX PME PAR UNE MICRO FINANCES Les besoins et les sources de financement des PME Les besoins de financement Les besoins à court terme Les besoins à moyen et long terme Les autres besoins financiers Les sources de financement Le financement interne ou l autofinancement Le financement externe ou l endettement GNAZALE Ela, Promotion 3-MPCGF ; ISCBF-CESAG Page vii

9 2.2. Les acteurs du processus d octroi de crédit L analyse du processus d octroi de crédit Etude du dossier de crédit du client L expression du besoin Le montage et la validation du dossier de crédit L instruction du dossier et la décision d octroi La visite du terrain Etude du dossier de crédit par le comité de crédit Analyse et commentaire du contrôle interne crédit La signature du contrat de prêt et la mise en place du crédit Octroi de crédit et gestion des risques L octroi de crédit La gestion des risques Typologie des risques liés au processus d octroi du crédit Avantages et conséquences de l analyse du processus d octroi de crédit CHAPITRE 3 : LA METHODOLOGIE DE L ETUDE Le modèle d analyse Construction du modèle d analyse La prise de connaissance des dispositifs du contrôle interne L évaluation et l appréciation du processus d octroi de crédits La présentation et analyse des résultats Les outils de collecte de données L entretien Le questionnaire L analyse documentaire Le traitement et l analyse de ces données PARTIE II : CADRE PRATIQUE DE L ETUDE CHAPITRE 4 : PRÉSENTATION DE UM-PAMECAS Historique, mission, objectifs et vision Les produits de services L épargne Le crédit Les services La structure organisationnelle GNAZALE Ela, Promotion 3-MPCGF ; ISCBF-CESAG Page viii

10 Les organes statutaires Les organes de directions Le Centre Financier aux Entrepreneurs (CFE) du PAMECAS CHAPITRE 5 : DESCRIPTION DU PROCESSUS DE L OCTROI DES CRÉDITS AUX PME PAR PAMECAS Les conditions d octroi de crédits en général L adhésion Les apports et les garanties Les commissions et autres frais Le déboursé des prêts La durée et le recouvrement Taux d intérêt,pénalité et déboursement Les différentes étapes du processus d octroi de crédit au niveau du CFE Introduction du membre et prise de rendez vous L analyse de la demande La validation de l information L analyse financière et l instruction du prêt au comité Présentation du dossier au Comité Le comité technique Le comité d acceptation La décision d octroi de crédit Le suivi des prêts Le recouvrement CHAPITRE 6 : RESULTATS ET ANALYSE DU PROCESSUS D OCTROI DE CREDIT DE L UM-PAMECAS ET RECOMMANDATIONS Les résultats Les résultats au niveau des principales phases d octroi de crédit Résultat au niveau des fonctions intervenant dans le processus de crédit L analyse de résultat Forces et faiblesses Recommandations Recommandations pour de meilleures conditions d octroi du crédit Recommandations pour un processus d octroi de crédit performant Recommandations pour la direction de l UM- PAMECAS GNAZALE Ela, Promotion 3-MPCGF ; ISCBF-CESAG Page ix

11 Recommandations pour la Direction d exploitation Recommandations pour la direction du CFE Recommandations pour les analystes du crédit CONCLUSION GENERALE ANNEXES BIBLIOGRAPHIE GNAZALE Ela, Promotion 3-MPCGF ; ISCBF-CESAG Page x

12 INTRODUCTION GENERALE

13 Le fonctionnement du système financier mondial, bouleversé par la succession des crises financières internationales, a entrainé d énormes perturbations dans les économies mondiales, secouant fortement les banques de la zone UEMOA. Les pays en voie de développement, à l instar des pays développés, ont ainsi vu leur économie touchée par ces crises. Les divergences issues des tentatives de résolution de ces crises ont entraîné une baisse de liquidités dans les banques publiques et privées. Pour faire face à cette situation, plusieurs plans ou programmes ont été élaborés par les Etats et les gouvernements. De ce fait, la mise en œuvre des programmes d'ajustement structurel (PAS) des années 1980 a contribué à la baisse considérable des investissements publics dans les pays. La Crise bancaire dans toute la zone UEMOA durant la période était due à la défaillance des systèmes de gestion des risques, à la mauvaise supervision des banques et à l ingérence de l État dans le système bancaire. La période était également marquée par les paniques et l instabilité dans la zone et dans les institutions financières. Au Sénégal, huit (08) banques représentant 20 à 30% des actifs du système financier ont périclité. Il s agissait de : la Banque Nationale de Développement du Sénégal (BNDS) en 1990, la Société Financière pour le Développement de l'industrie (SOFISEDIT) en 1989, la Société Nationale de Banque (SONABANK), l'union Sénégalaise de Banque (USB) en 1989, l Assurbank en 1990, la Banque Sénégalo-Kowétienne (BSK) en 1990, etc. Bien que le système bancaire soit caractérisé par l offre de services financiers à des personnes physiques et /ou morales, nous pouvons noter que c est juste une minorité de la population qui bénéficie de ces services à l exception des personnes pauvres (PP) et des personnes à faible revenu (PFR). En réalité, ces personnes (PP et PFR) n arrivent pas à remplir les conditions exigées (documents d identité, garantie, dépôt minimum etc.) par la banque pour bénéficier d un crédit. Cette inaccessibilité est un facteur qui limite fortement l accès à l investissement, au crédit et à l épargne. Comme palliatif à cette marginalisation des PP et des PFR vivant en milieu rural et urbain et du secteur informel périurbain et urbain, la Microfinance est apparue comme une solution. Elle est perçue comme un outil générateur de revenu permettant l insertion des exclus du système bancaire classique et une stratégie de développement durable pour lutter contre les nombreuses dimensions de la pauvreté (Mosley, 1998, Kevane, 2001 et Morduch, 2003). Par exemple, les revenus générés par une activité financée par la Microfinance permettent non seulement à cette activité de se développer mais contribuent GNAZALE Ela, Promotion 3-MPCGF ; ISCBF-CESAG Page 2

14 également au revenu du ménage et par la même occasion à la sécurité alimentaire, à l'éducation des enfants, à la prise en charge des soins de santé etc. Ainsi, permet-elle la promotion du petit entreprenariat par la création d entreprises viables...etc. Le secteur de la Microfinance a maintes fois été considéré comme un enjeu économique et financier de développement pour les autorités monétaires nationales. Il est régulé dans la zone UEMOA par la Banque Centrale des Etats de l Afrique de l Ouest (BCEAO) et se traduit fondamentalement par la mise en place d une réglementation. Elle a édicté aussi des normes prudentielles auxquelles sont soumis les dirigeants des différents Systèmes Financiers Décentralisés (SFD) pour mesurer leur pérennité et leur viabilité. La BCEAO a engagé un vaste programme de restauration bancaire pour assainir le secteur, mais également améliorer le système d'intermédiation financière dans son ensemble. Les politiques de développement des pays de l Union Economique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA) se sont orientées vers une libéralisation de leur économie avec le retrait progressif de l Etat des sphères productives. Se substituant à l Etat dans le secteur de production, le développement du secteur privé s est traduit par l apparition de nombreuses unités de productions qui, pour l essentiel, sont restées au stade d Unités de Production Informelles (UPI), de Micros Entreprises (ME) ou de Petites et Moyennes Entreprises (PME). En tant qu intermédiaire entre les micros et les grandes entreprises, les PME occupent une place de choix dans l activité du secteur privé et participent activement à la contribution à la création d emplois, à la distribution du revenu ou à une meilleure insertion dans une économie de plus en plus ouverte, à la lutte contre la pauvreté. Du fait de leur faible intensité capitalistique, leur développement suppose une ingéniosité et une capacité de création d emploi ce qui leur permet, contrairement aux grandes entreprises, de s adapter rapidement et à faibles coûts à l évolution de l activité économique et d obtenir des avantages compétitifs sur le marché. Les PME contribuant fortement à la formation des PIB des économies de nos pays (20% du PIB au Sénégal), les Etats de l UEMOA ont mis en place des politiques de crédits formalisées afin de fournir aux PME un accès plus facile aux micro-financements dont elles ont besoin. Ces politiques intègrent des processus d octroi de crédit qui décrivent les conditions ou critères qui permettent aux PME de bénéficier d'un service financier en GNAZALE Ela, Promotion 3-MPCGF ; ISCBF-CESAG Page 3

15 respectant les conditions d'ouverture d'un compte, d accès au crédit et des informations relatives au fonctionnement. L UM-PAMECAS, un des plus grands réseaux de microfinance au Sénégal, a mis en place un processus d octroi de crédit pour accompagner les PME dans leur activité. Cependant, ce processus connaît des défaillances dans son exécution par le non respect de certains éléments de ses étapes à savoir : - personnalité : la politique ne prend pas en compte la capacité juridique des entreprises; - intégrité du demandeur : les états financiers produits par les PME ne sont pas certifiés et ne comportent aucune signature de l administration fiscale ; - garantie : le nantissement du matériel professionnel n est pas pertinent car un matériel peut se trouver dans une situation inutilisable avant le terme de l emprunt ; - suivi de l activité : la fiche de suivi de l activité financée ne se retrouve pas le plus souvent dans le dossier de l emprunteur; - etc. Le non-respect des éléments cités ci-dessus entraine un suivi difficile des emprunteurs et peut remettre en cause le développement durable de la Microfinance. Dans la pratique, une bonne application de la procédure de contrôle interne serait nécessaire pour résoudre le problème posé. En effet, ceci pourrait consiste en une meilleure prise en compte des éléments du processus dans l octroi du crédit. Selon le TD Canada Trust (2012), le processus d octroi de crédit doit tenir compte de l'évaluation de la capacité de l emprunteur à gérer le fardeau financier que représente le crédit, à un moment donné. Cette capacité se modifie en fonction des fluctuations de la situation financière. Ceci permet de dire que le processus d octroi de crédit variera en fonction des activités et de besoins de financement exprimés. L'analyse du processus d'octroi serait la solution liée au problème posé parce qu'elle permettrait une nette maîtrise : GNAZALE Ela, Promotion 3-MPCGF ; ISCBF-CESAG Page 4

16 - des différentes étapes du processus d octroi ; - du temps de réalisation de chaque étape ; - de la pertinence des éléments du processus d octroi de crédit ; - des différents problèmes rencontrés à chaque étape. Dès lors, quelle analyse faire du processus d'octroi de crédit pour une meilleure gestion dudit processus? De cette question principale découlent les questions spécifiques suivantes: - quelles sont les caractéristiques des Petites et Moyennes Entreprises financées par UM-PAMECAS? - quelle est la meilleure démarche pour l'octroi d'un crédit à une PME? - quels sont les critères d éligibilité de financement de l UM-PAMECAS? - quelles sont les modalités de financement de l UM-PAMECAS? - comment se fait l'analyse d'un processus d'octroi de crédit? - la démarche choisie pour l octroi de crédit est-elle conforme aux normes et aux standards? - est-ce que cette démarche choisie protège l UM-PAMECAS? - comment apporter des perspectives d amélioration au financement? - quelle est l'efficacité du processus d'octroi d'un prêt actuel au PAMECAS? La réponse à ces interrogations nous amène à traiter le thème suivant: «Analyse du processus de l octroi de crédit aux des Petites et Moyennes Entreprises au Sénégal dans une institution de micro finance : cas de l UM-PAMECAS». L'objectif de cette étude est de «contribuer à l amélioration du processus d octroi de crédits des Petites et Moyenne Entreprise dans les institutions de micro finance». Les objectifs spécifiques qui en découlent sont : - vérifier la conformité de la démarche choisie pour l octroi de crédit aux normes et aux standards ; - s assurer de la sécurité de l UM-PAMECAS par cette démarche ; - vérifier l'efficacité du processus d'octroi d'un prêt actuel au PAMECAS. - proposer la démarche pour l'octroi d'un crédit à une PME ; GNAZALE Ela, Promotion 3-MPCGF ; ISCBF-CESAG Page 5

17 - définir des caractéristiques des Petites et Moyennes Entreprises financées par UM- PAMECAS ; - préciser les critères d éligibilité de financement de l UM-PAMECAS ; - définir les modalités de financement de l UM-PAMECAS ; - apporter des perspectives d amélioration au financement. Les intérêts qui pourraient se dégager de cette étude sont relatifs au PAMECAS, au lecteur et au stagiaire. - pour l UM-PAMECAS : cela lui permettra d être en position de force par rapport aux autres concurrents. En effet, les PME seront plus aptes à faire confiance aux institutions de micro finance et développer un partenariat qui repose sur une expression plus précise de leur besoin et un sens de responsabilité plus élevé susceptible de les sortir de leurs propres limites dans lesquelles elles s encerclent souvent en se situant entre le secteur informel et les grandes entreprises par une gestion hybride. - pour le stagiaire : c est une grande opportunité, car elle lui permettra de mettre en pratique les connaissances théoriques acquises au cours de notre formation. Cette étude permettra à l UM-PAMECAS de corriger le disfonctionnement et la défaillance dans le processus de l octroi aux Petites et Moyennes Entreprises. Enfin, ce mémoire comprend deux (02) parties essentielles à savoir : Une première partie qui expose les éléments conceptuels du «Cadre théorique» de ce mémoire et repose sur trois (03) chapitres, à savoir : - le premier chapitre donnera un aperçu du concept de la microfinance et des PME; - le second chapitre traitera de la question du financement des PME par la microfinance et l analyse du processus d octroi de crédit ; - et le troisième chapitre sera consacré à la description de la méthodologie adoptée pour cette étude. La deuxième partie de ce travail de mémoire, intitulée «Cadre pratique» sera également déclinée en trois (03) chapitres, qui sont : GNAZALE Ela, Promotion 3-MPCGF ; ISCBF-CESAG Page 6

18 - le quatrième chapitre qui est le premier chapitre de cette partie portera sur la présentation de l institution cible de notre étude, c est-à-dire PAMECAS ; - le second chapitre qui est le chapitre (5) de l étude va s appesantir sur les descriptions des pratiques de PAMECAS dans l octroi de crédit des membres ; - le troisième chapitre (chapitre 6) enfin sera consacré à l analyse des résultats de notre travail afin de proposer des recommandations. GNAZALE Ela, Promotion 3-MPCGF ; ISCBF-CESAG Page 7

19 PARTIE I : CADRE THEORIQUE DE L ETUDE

20 La situation économique mondiale montre que les PME constituent le secteur pourvoyeur de ressources financières, créateurs d emploi et répondant aux besoins importants de la population de base. Cependant, elles parviennent difficilement à faire financer leurs activités par les banques de la place. En effet, ces dernières estiment qu elles ne disposent pas suffisamment de documents comptables, de garanties, d une gestion cohérente. En d autres termes, elles constituent des risques pour la structure de financement. Face à cette situation, chaque Etat essaie de mettre en place différents mécanismes dont la microfinance pour le financement de ces PME. Qu est ce que la micro finance? Dans cette première partie, le cadre théorique sur la microfinance sera présenté. Il sera traité les généralités sur la microfinance et ses opérations dans le chapitre 1. Par ailleurs, après avoir traité le financement des PME par les microfinances et l analyse du processus d octroi de crédit dans le second chapitre, il sera mis en évidence enfin le modèle d analyse à appliquer au PAMECAS dans le dernier chapitre de cette partie. GNAZALE Ela, Promotion 3-MPCGF ; ISCBF-CESAG Page 9

21 CHAPITRE 1 : LES DIFFERENTS TYPES DE CREDITS PROPOSES PAR LA MICROFINANCE AUX PME Ce chapitre offre une brève description du secteur de la microfinance, des PME et les différents types de crédits octroyés à ces dernières. Il s agit de donner la définition, l objectif, les acteurs, les différents services ou produits proposés par la microfinance d une part, et d autre part les types de financement des PME. De généralité sur la microfinance Dans cette section, il sera présenté la microfinance, son objectif, ses acteurs et les activités liées Définition de la microfinance La microfinance peut être définie de plusieurs manières. Dans tous les cas, elle part d un constat, celui de la dépendance des populations non bancarisées envers les usuriers et prêteurs sur gage dont le but, sous couvert de respectabilité sociale, n en demeure pas moins l accaparement maximal des biens du débiteur. Avec les siècles se sont développés trois (3) grands types de systèmes financiers populaires : - le système de prêt sur gage pratiquant un taux d intérêt minimal, destiné uniquement à couvrir les frais de gestion de l entreprise a été créé en Italie en Il provient d une inspiration catholique appelé le Mont-de-piété ; - les systèmes de crédit mutuel / coopératives d épargne et de crédit s est développé avec un véritable mouvement de bancarisation de masse, à l initiative de notables et parfois avec le soutien de l Etat ; - dans les années 1970 et au début des années 1980, simultanément au Bangladesh et en Bolivie, puis dans divers pays en développement, de nouveaux systèmes ont été crées pour lutter contre les pratiques des usuriers afin de sortir les plus pauvres de la misère. Basés sur le microcrédit destiné aux activités productives, garantis par un système de caution solidaire, ces nouveaux systèmes ont ensuite développé tous types de services financiers, dont la collecte de l épargne, tout en maintenant la priorité du crédit productif sur la thésaurisation. Les concepts modernes de GNAZALE Ela, Promotion 3-MPCGF ; ISCBF-CESAG Page 10

22 «microcrédit» et de «microfinance» étaient nés, de même que celui de l «Institution de microfinance», ou IMF (LHERIAU, 2005 :6). - le micro-crédit a été «initié» par le Professeur Yunus qui a aussi créé la Grameen Bank au Bangladesh. Elle repose sur un constat et un principe très simple : les plus pauvres des pauvres n'ont pas accès aux banques, et donc au crédit, car ils ne peuvent offrir de garanties matérielles ou financières. Grâce à son évolution fulgurante au fil des décennies, la Microfinance est considérée comme un moyen efficace de création de microprojets et donc de création de richesse et un outil de lutte contre la pauvreté. Elle peut aujourd hui recouvrir quatre (4) notions : - dans son acception la plus simple, elle consiste en la mise en place des financements spécifiques, à savoir des microcrédits en faveur de personnes non «bancables» et pour des activités génératrices de revenus ; - le plus souvent, dans les PED, elle vise à l extension de la bancarisation des populations exclues du secteur bancaire, en leur offrant la possibilité de disposer d un compte en banque pour y déposer leurs économies et servir de support à des opérations de crédit ; - en sus des opérations de sécurisation de l épargne et d octroi de (micro)crédits, les Institutions de microfinance ou «IMF» offrent de plus en plus souvent des moyens de paiement et en premier lieu des virements de fonds, nationaux ou internationaux (par exemple au sein de l UEMOA ou de la CEMAC), dont Nord-Sud (rapatriement des fonds des travailleurs migrants); la microfinance peut ainsi contribuer au développement des PED en permettant l acheminement des fonds jusque dans les villages et les quartiers, ce que les banques «classiques» ne font pas ou mal; - enfin, les IMF ont parfois un rôle de fourniture des autres services non bancaires, financiers (micro assurance) ou non (centrale d achat pour les membres et d une manière générale toute société de service filiale et/ou partenaire de l IMF, comme la téléphonie mobile au Bangladesh avec Grameen Phone) (LHERIAU, 2005 :19). Quelle que soit l approche retenue en matière de microfinance, il importe de ne pas perdre de vue son objectif hautement social et humain. A ce titre, LHERIAU (2009 : 38) dans son œuvre fait référence à quelques propos de certains diplomates des nations Unie ci-dessous GNAZALE Ela, Promotion 3-MPCGF ; ISCBF-CESAG Page 11

23 pour illustrer parfaitement les enjeux de la microfinance et les possibilités entrouvertes par son développement. - Adechi, Ambassadeur du Bénin auprès des Nations Unies «...La microfinance est une approche participative du développement permettant aux gens de prendre le contrôle sur leurs vies et de devenir autonomes il n est pas nécessaire de disposer de moyens considérables pour avoir des idées créatives en affaires, pour épargner en fonction de ses propres priorités et pour, au final, planifier son avenir». - Annan, Ancien Secrétaire général de l ONU «L accès durable à la microfinance aide à réduire la pauvreté en permettant la génération de revenus et la création d emplois, en donnant la possibilité aux enfants d aller à l école et aux familles d avoir accès à des soins médicaux et en permettant aux gens de faire les choix qui répondent au mieux à leurs besoins. Ensemble, nous pouvons et nous devons construire des secteurs financiers accessibles à tous qui aident les gens à améliorer leurs conditions de vie». - Brown, Administrateur du Programme des Nations Unies pour le Développement «La microfinance est bien plus qu un simple outil pour la génération de revenus. En renforçant les rapports de force en faveur des pauvres, et en particulier des femmes, elle est devenue un des mécanismes clés pour l atteinte des Objectifs du Millénaire pour le Développement, et plus spécifiquement pour l atteinte de la cible globale de réduction de moitié, de l extrême pauvreté et de la faim, à l horizon 2015». Cet aspect social présenté précédemment a été soutenu également par d autres auteurs dont LELART (2005 :1) en ces termes : «La microfinance repose sur le lien social et s'en sert"..."la microfinance est une finance de proximité, proximité géographique bien sûr, car les personnes se connaissent et se cautionnent parfois mutuellement, mais surtout culturelle. Elle est toujours adaptée aux besoins, c'est pourquoi elle innove en permanence : ce sont des services d'assurance, ce sont aussi les services de transferts de fonds utilisés par les migrants». Par ailleurs, en plus de l aspect social, certains auteurs présentent l importance de l aspect finance et micro. En effet, selon SOULEMANE (2007 : 16), «La microfinance désigne tout au moins dans son acception financière, au sens large, les prestations de services de «petite taille» dans GNAZALE Ela, Promotion 3-MPCGF ; ISCBF-CESAG Page 12

24 le domaine de l épargne du crédit et de l assurance. De fait, les institutions de MF offrent effectivement des produits de «petite taille» relativement adaptés aux besoins de la population spécifique : les prêts de campagnes de soudures, d équipement, de services d épargne et d assurance. Généralement cette population est caractérisée par son niveau de pauvreté et l inaccessibilité des prestations des services financiers offertes par le secteur formel. Si l aspect «finance» se prête à une définition plus aisée, il en va autrement pour l aspect «micro». La diversité des définitions telle quelle apparaît à la lumière de la littérature spécialisée peut être regroupé sous quatre (04) catégories : une définition de nature quantitative cherchant à caractériser la microfinance par la taille des transactions, une définition de nature plus institutionnelle qui voit dans la microfinance des modalités d économie d échange fondées sur la solidarité et la proximité, une définition au sens large qui pousse la microfinance au-delà des frontières strictes de la finance et enfin une définition normative qui conçoit les institutions de microfinance comme des alternative aux échecs du marché dans le domaines spécifiques de financement des petites et micro- activités productives. Selon BOUYO (2012 : 32) «la microfinance désigne les dispositifs permettant d offrir de très petits crédits à des familles très pauvres pour les aider à exercer des activités productrices ou génératrices de revenus leur permettant de développer à la longue, de très petites entreprises» Objectif de la microfinance Selon NDONGO (2010 : 157) «la microfinance est un objectif de développement économique. Elle est un support en soi à l économie nation en créant des richesses et en développement l emploi». En effet, elle a pour objectif essentiel d insérer à travers l appui à la création d activités d auto-emploi, les populations pauvres dans le circuit économique de leur pays. A cet effet, elle constitue un moteur de la croissance économique et permet d assurer l équilibre financier du secteur avec des financements répétitifs et progressifs. En d autres termes, la microfinance a un double objectif : GNAZALE Ela, Promotion 3-MPCGF ; ISCBF-CESAG Page 13

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