ANALYSE DES PRIX RAPPORT ANNUEL 2014 DE L INSTITUT DES COMPTES NATIONAUX

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1 Institut des comptes nationaux ANALYSE DES PRIX RAPPORT ANNUEL 2014 DE L INSTITUT DES COMPTES NATIONAUX OBSERVATOIRE DES PRIX

2 Pour de plus amples informations : SPF Économie, P.M.E., Classes moyennes et Energie Peter Van Herreweghe City Atrium Rue du Progrès Bruxelles Tél.: Courriel :

3 Introduction Ce document constitue le sixième rapport annuel de l'icn sur l'évolution des prix à la consommation. La loi du 8 mars 2009, modifiant la loi du 21 décembre 1994 portant sur les dispositions sociales et diverses, prévoit que le SPF Économie assure l observation et l analyse des prix pour le compte de l ICN. Avec la loi du 3 avril 2013 portant sur l insertion du livre V (intitulé La concurrence et les évolutions de prix) dans le Code de droit économique, l Observatoire des prix a vu son champ d études s étendre et peut désormais procéder aux analyses nécessaires en matière de prix (tant en termes d évolution que de niveau), de marges et de fonctionnement du marché. En 2014, l'observatoire des prix a publié ses rapports trimestriels dans les délais impartis. A la demande du précédent ministre fédéral de l'économie et des Consommateurs, Monsieur Vande Lanotte, il a également réalisé une étude ponctuelle sur les prix, les marges et le fonctionnement du marché des appareils auditifs en Belgique 1. En outre, une analyse des coûts et des prix dans les différents maillons de la filière laitière a également été réalisée 2. Dans le courant de 2015, une analyse similaire de la filière porcine sera finalisée. Ce rapport annuel s'articule comme suit : Dans la première partie de ce rapport annuel, l'observatoire des prix se penchera sur l inflation totale en Belgique ainsi que sur le rythme de progression des prix des cinq grands groupes de produits, à savoir : les produits énergétiques, les produits alimentaires transformés et non transformés, les services et, enfin, les biens industriels non énergétiques. Pour chaque groupe de produits, le présent rapport s intéressera tout d abord à l inflation en Belgique et dressera ensuite une comparaison avec les principaux pays voisins (Allemagne, France et Pays-Bas). L indice des prix à la consommation harmonisé (IPCH), établi conformément à la méthodologie européenne, constitue de loin la principale source de données de ce rapport. Tous les mois, Eurostat publie l'ipch selon la classification COICOP. En outre, l Observatoire des prix a élargi l'analyse aux données détaillées de l indice national des prix à la consommation (pour l'évolution individuelle de certains produits ou services) ou à d autres statistiques d instances officielles (DG Statistique-Statistics Belgium, CE, FMI...). Outre l'analyse récurrente sur l'évolution des prix, ce rapport annuel inclut également quatre sujets additionnels. La deuxième partie de ce rapport annuel examinera en détail l évolution des prix des services en Belgique et dans les pays voisins. La partie suivante de ce rapport annuel sera consacrée à l évolution des prix immobiliers en Belgique ainsi qu à ses déterminants. Plusieurs indicateurs seront également examinés afin d estimer la valorisation du marché belge de l'immobilier. À l'instar du précédent rapport annuel, un chapitre spécifique sera consacré aux déterminants des différences de prix avec les principaux pays voisins et abordera plus spécifiquement les facteurs ayant un grand impact sur les prix dans le commerce de détail belge. La dernière partie de ce rapport présentera le screening horizontal des secteurs qui vise à identifier des secteurs où la probabilité est plus élevée d'avoir un fonctionnement du marché moins effectif. En d'autres termes, le screening fournit une indication sur le fonctionnement du marché dans les secteurs de marché et constitue dès lors uniquement un signal d'alerte. Conformément au cahier des charges qui fixe les modalités selon lesquelles les institutions associées à l ICN exécutent leurs missions, le présent rapport a été approuvé à la fin février par le conseil d administration de l ICN et a reçu un avis positif du Comité scientifique. 1 Étude sur les prix, les marges et le fonctionnement du marché des appareils auditifs en Belgique. 2 Mise à jour de l'étude sur la filière laitière. 3

4 Table des matières Introduction...3 Table des matières...4 Résumé...6 I Inflation en I.1 Inflation totale en I.1.1 Inflation totale en Belgique...8 Focus: La part des biens et services touchés par une inflation négative I.1.2 Inflation totale dans les pays voisins principaux I.2 Inflation pour l énergie en I.2.1 Inflation pour l énergie en Belgique Focus: Impact de la réforme du mécanisme d'indexation sur la composante énergétique I.2.2 Inflation pour l énergie dans les pays voisins principaux I.3 Inflation pour les produits alimentaires transformés en I.3.1 Inflation pour les produits alimentaires transformés en Belgique I.3.2 Inflation pour les produits alimentaires transformés dans les pays voisins principaux Focus : Évolution récente des prix des boissons alcoolisées et du tabac I.4 Inflation pour les produits alimentaires non transformés en I.4.1 Inflation pour les produits alimentaires non transformés en Belgique I.4.2 Inflation pour les produits alimentaires non transformés dans les pays voisins principaux I.5 Inflation pour les services en I.5.1 Inflation pour les services en Belgique I.5.2 Inflation pour les services dans les pays voisins principaux I.6 Inflation pour les produits industriels non énergétiques en I.6.1 Inflation pour les produits industriels non énergétiques en Belgique I.6.2 Inflation pour les produits industriels non énergétiques dans les pays voisins principaux II Évolution des prix des services en Belgique et dans les pays voisins principaux FOCUS : La composition du groupe de produit des services varie en fonction des pays III Évolution des prix de l'immobilier et des déterminants sous-jacents en Belgique III.1 Introduction III.2 Évolution des prix de l'immobilier en Belgique par rapport aux pays voisins III.2.1 Évolution des prix de l'immobilier III Évolution des prix de l'immobilier en Belgique entre le premier trimestre 1980 et le troisième trimestre III Évolution des prix nominaux de l'immobilier dans les principaux pays voisins III.3 Déterminants de l'évolution des prix de l'immobilier en Belgique III.3.1 Déterminants de la demande III Revenu réel disponible des ménages III Taux d'intérêt réel III Facteurs démographiques III Taux de chômage III Loyers réels III Régime fiscal III Conditions de crédit pour un emprunt hypothécaire III Patrimoine financier des ménages III.3.2 Déterminants de l'offre III.4 L'immobilier belge est-il surévalué ou sous-évalué?

5 IV Déterminants des écarts de prix dans le commerce de détail entre la Belgique et ses pays voisins IV.1 Les facteurs ayant une grande importance sur les prix IV.1.1 Les prix et conditions d achat VI.1.2 TVA et autres impôts IV.1.3 Coûts salariaux, productivité du travail et marge bénéficiaire IV.1.4 Stratégie d entreprise IV.1.5 Échelle géographique, densité de population et niveau de vie IV.1.6 Préférences des consommateurs IV.1.7 Loi IKEA VI.2 Coûts salariaux, productivité et rentabilité du commerce de détail à prédominance alimentaire (NACE 47.11) VI.2.1 Méthodologie VI.2.2 Conclusions V Le fonctionnement du marché en Belgique - Screening horizontal des secteurs V.1 Introduction V.2 Indicateurs V.3 Indicateur composite : méthodologie et analyse des résultats V.3.1 Méthodologie V.3.2 Analyse V Industries V Services V.4 Conclusion Liste des abréviations Annexes Annexe 1 : Aperçu des variations de prix des produits et des services entre 2013 et Annexe 2 : Inflation en 2014 à taux de taxation actuels et constants en Belgique et dans les pays voisins principaux Annexe 3 : Inflation en Belgique et dans les trois pays voisins principaux en Annexe 4 : Annexe Annexe 6 : Tableaux supplémentaires de la partie IV relative aux déterminants des écarts de prix dans le commerce de détail Annexe 7 :

6 Résumé 1. En 2014, l'inflation totale en Belgique, mesurée sur la base de l'ipch, s est établie en moyenne à 0,5 %, contre 1,2 % en Ce recul de l inflation s explique principalement par l'évolution des prix des produits alimentaires non transformés. L inflation de ce groupe de produits a en effet ralenti de 4,4 % en 2013 à -1,3 % en Comme en 2013, ce sont néanmoins les produits énergétiques qui ont apporté la contribution négative la plus élevée à l'inflation totale (de -0,7 point de pourcentage). 2. L inflation sous-jacente s est relativement stabilisée par rapport à l année précédente pour atteindre en moyenne 1,6 % en 2014 (contre 1,7 % en 2013). La baisse du rythme de progression des prix des produits alimentaires transformés (2,2 % en 2014 contre 3,2 % en 2013) et des biens industriels non énergétiques (0,5 % contre 0,8 %) a en effet été compensée en grande partie par une inflation plus forte des services (2,3 % contre 1,9 %). 3. L inflation totale de nos principaux pays voisins (Allemagne, France et Pays-Bas) a également poursuivi son ralentissement (0,7 % en moyenne en 2014, contre 1,4 % en 2013), mais elle reste supérieure en moyenne à celle de la Belgique (0,12 point de pourcentage en faveur de la Belgique). Principalement les produits énergétiques et, dans une bien moindre mesure, les produits alimentaires non transformés, ont été à l origine de cet écart d inflation en faveur de notre pays. L'inflation sous-jacente a ralentie dans nos principaux pays voisins jusqu à 1,1 %, et elle est donc restée inférieure à celle observée en Belgique. 4. Après avoir enregistré une inflation négative en 2013 (-4,6 %), les prix des produits énergétiques ont à nouveau chuté en 2014, de 6,0 % en moyenne par rapport à l année précédente. Pour les carburants et le mazout de chauffage, la baisse des prix à un an d écart a été de respectivement 3,7 % et 7,1 % en moyenne en 2014 (contre une inflation de -4,6 % et -5,9 % en 2013). L'évolution des prix de ces deux produits est fortement liée au cours du pétrole qui, exprimé en euro, a fléchi en moyenne de 9,4 % entre 2013 et La contraction des cours du pétrole sur le marché international ainsi que la quasi-stabilité de l euro par rapport au dollar ont contribué à ce repli. Pour l électricité, les consommateurs ont vu le prix final de l électricité baisser en moyenne de 9,6 % au cours de la période sous revue (contre -0,9 % en 2013). Cette inflation négative de l électricité s explique principalement par la baisse temporaire du taux de TVA de 21 % à 6 % depuis avril 2014, et de manière moindre de la diminution du prix de vente de la composante énergétique (-3,8 %). A taux de taxation constants, les prix à la consommation de l électricité en 2014 seraient néanmoins restés quasi stables sur base annuelle (-0,4 %), suite à l augmentation des tarifs de réseau. Le prix à la consommation du gaz naturel a quant à lui baissé de 5,6 % sur un an (contre -8,5 % en 2013) en raison principalement de la diminution du coût de la composante énergétique (-8,9 %), les tarifs de réseaux étant restés stables. 5. Chez nos principaux pays voisins, l'inflation de l'énergie à un an d écart s est révélée négative en 2014 (-1,6 %), mais de manière moins prononcée qu en Belgique. L écart d inflation pour l énergie était donc à l avantage de notre pays, principalement en raison de la plus forte diminution des prix de l électricité en Belgique et dans une moindre mesure des prix du gaz. Les chiffres de la CREG révèlent que le coût de la facture totale d électricité et de gaz naturel (le total pour toutes les composantes, en ce compris les tarifs de réseaux, la TVA et les diverses taxes) était respectivement 12,6 % et 6,8 % moins élevé en Belgique en 2014 comparativement à la moyenne des pays voisins. Les différences de prix d'un pays à l'autre sont toutefois significatives. 6. En 2014, les prix des matières premières alimentaires (exprimés en euros) ont reculé de 10,3 % en moyenne par rapport à l'année précédente. Les prix à la production de l industrie alimentaire, bien qu ils soient en légère baisse depuis mai 2014, ont quant à eux affiché une inflation de 0,9 % en glissement annuel. Néanmoins, les prix à la consommation des produits alimentaires transformés ont coûté 2,2 % de plus en 2014 comparativement à un an plus tôt. Le ralentissement de l inflation pour cette catégorie de produits a été principalement favorisé par le recul de l inflation pour le pain et les céréales (de 2,9 % en 2013 à 0,1 % en 2014), les boissons alcoolisées (de 5,2 % à 3,2 %) et le sucre, confiture, chocolat (de 3,4 % à 0,0 %). L'inflation de ce groupe de produits est également en recul dans les principaux pays voisins et atteignait 1,6 % en C est principalement le tabac (+6,9 % en Belgique contre +4,0 % en moyenne dans nos pays voisins) qui a contribué de manière significative à cet écart d'inflation en notre défaveur. 6

7 7. Le rythme de progression des prix des produits alimentaires non transformés s'est fortement réduit en 2014, devenant même négative (-1,3 % contre 4,4 % en 2013). Ce ralentissement de l inflation résulte principalement de la forte diminution sur un an des prix des fruits (-4,5 %) et légumes (-7,4 %), en raison des prix élevés pour ces produits en 2013 dû aux conditions climatiques moins favorables et de prix relativement bas en 2014 à cause d une offre plus abondante (en raison entre autres du boycott de la Russie). Concernant la viande et le poisson, l inflation a ralenti, passant de respectivement 4,0 % et 3,7 % en 2013 à 1,0 % et 2,0 % en Dans nos pays voisins, l'inflation des produits alimentaires non transformés a également été négative (-0,9 %). 8. Le rythme de progression des prix des services s est légèrement accéléré en 2014 pour s établir à 2,3 % (contre 1,9 % en 2013), en raison entre autres d une hausse de l inflation pour les services de logement. Dans les principaux pays voisins, l inflation pour les services s est également légèrement accélérée cette année (en moyenne 1,6 %), mais restant néanmoins à un niveau inférieur à celui de la Belgique. Entre 2008 et 2014, les prix à la consommation des services ont progressé en moyenne plus rapidement en Belgique (10,4 %) que dans les pays voisins (8,7 %) et ils ont également contribué le plus à l écart d inflation totale entre la Belgique et les pays voisins. Les services y contribuant principalement sont les services de restaurants et cafés, de l entretien et de la réparation de véhicules (comprenant entre autre les tarifs horaires des garagistes), culturels (comme les tickets de cinéma) et de téléphones. 9. En 2014, l'inflation des biens industriels non énergétiques atteignait en moyenne 0,5 % en Belgique, soit un niveau légèrement supérieur aux principaux pays voisins (0,1 %). 10. L évolution des prix de l immobilier fait également l objet d une étude spécifique dans ce rapport. Entre le premier trimestre 2005 et le troisième trimestre 2014, les prix nominaux de l immobilier en Belgique ont augmenté de 54,2 %. L Allemagne et la France ont enregistré des hausses de prix de 16,1 % et 28,7 % respectivement, alors que les Pays-Bas ont connu un recul de 6,7 %. Sur base des indicateurs price-to-rent en price-toincome, le marché belge de l immobilier a connu une surévaluation de respectivement 54,9 % et 49,3 % au troisième trimestre En comparant le price-to-rent ratio à l'évolution du taux d'intérêt réel à long terme, la surévaluation est estimée à 14,7 % au cours du trimestre considéré, tandis que le ratio interest-adjusted affordability indique quant à lui, une surévaluation de 13,9 %. Selon des estimations de l Observatoire des prix le marché immobilier belge serait évalué correctement. Toutefois, aucun des cinq indicateurs n est parfait, c est pourquoi la BCE par exemple utilise conjointement les résultats des différents indicateurs d'estimation. 11. En ce qui concerne les différences de niveaux de prix entre la Belgique et les principaux pays voisins, l Observatoire des prix s est penché en détails sur les facteurs explicatifs ayant une grande importance sur les prix dans le commerce de détail belge. Parmi ceux exerçant une influence à la hausse sur les prix belges, on retrouve l échelle géographique, les prix d achat, les coûts salariaux, et la TVA. Inversement, la densité de la population et la productivité du travail exercent un impact en faveur des prix belges. Pour certains facteurs importants (stratégie des entreprises, marge bénéficiaire et préférences des consommateurs), il est par contre difficile d évaluer leur impact. Sur base d une analyse des comptes annuels des entreprises du secteur du commerce de détail à prédominance alimentaire (NACE 47.11) en Belgique et dans les principaux pays voisins, réalisée au moyen de la base de données financières Amadeus, l'observatoire des prix a constaté que le coût salarial par travailleur, la productivité nominale et la marge d'exploitation nette ont été plus élevés en Belgique que dans chacun des pays voisins, chaque année de la période 2008 à Quant au coût salarial unitaire, les différences entre les pays étaient moins prononcées. 12. Dans le cadre de ses missions, l Observatoire a élaboré un screening horizontal des secteurs, où le fonctionnement du marché de différents secteurs d activité est analysé sur la base de neuf indicateurs. Un indicateur composite, synthétisant les indicateurs individuels, a été créé afin de donner un aperçu global du fonctionnement d un marché par secteur. Les secteurs où le risque d un fonctionnement du marché moins favorable est relativement plus élevé que pour les autres sont ainsi identifiés. Cependant, les résultats du screening horizontal doivent être interprétés avec prudence. Le screening fournit seulement une indication sur le fonctionnement du marché des secteurs marchands et constitue dès lors uniquement un signal d alerte. Un screening horizontal sera toujours suivi par des études plus approfondies sur des secteurs particuliers. 7

8 I Inflation en I.1 Inflation totale en 2014 I.1.1 Inflation totale en Belgique Après avoir connu une légère croissance en 2013, le niveau moyen des prix à la consommation, mesuré sur base de l IPCH, est resté relativement stable en moyenne en 2014, bien qu'une tendance à la baisse a été enrégistré au cours de l'année. Les mois traditionnels de soldes, janvier et juillet, échappent toutefois à cette tendance. En 2014, l indice des prix à la consommation harmonisé en Belgique s élevait en moyenne à 110,4 (année de base 2008=100). L indice de l'inflation sous-jacente, qui ne tient pas compte de l évolution des prix des produits énergétiques et des produits alimentaires non transformés, a quant à lui poursuivi sa croissance cette année. Entre 2008 et 2014, les indices de l inflation totale et de l inflation sous-jacente ont néanmoins connu une progression similaire, soit de respectivement 10,4 % et 10,8 %. Au cours de la même période, les prix à la consommation des produits énergétiques ont enregistré une croissance de 5,2 % en moyenne. Après avoir atteint leur niveau maximum mi- 2012, ils ont en effet fortement chuté entre septembre 2012 et mai 2013 et entre mars et décembre La baisse des prix énergétiques en 2014 est liée principalement à la forte diminution des prix de l électricité, en raison de la baisse du taux de TVA depuis avril, mais aussi, surtout à la fin de 2014, de la diminution du prix du gaz et des produits pétroliers (carburants et combustibles liquides). Graphique 1 : Évolution récente de l IPCH, de l indice relatif à l inflation sous-jacente et des prix à la consommation des produits énergétiques (Indice 2008=100) IPCH (axe de gauche) Inflation sous-jacente (axe de gauche) Produits énergétiques (axe de droite) Sources : CE, SPF Économie, DG Statistique-Statistics Belgium 3 L inflation moyenne d un trimestre est calculée en tant que variation en pourcent de la moyenne simple des indices du trimestre concerné par rapport à la moyenne simple des indices du trimestre correspondant de l année précédente. 4 Par souci de comparabilité avec les évolutions dans d autres pays européens, l analyse est fondée sur l indice des prix à la consommation harmonisé (IPCH). 8

9 En 2014, l inflation totale s est établie en moyenne à 0,5 %, contre 1,2 % en La baisse de l'inflation totale peut être attribuée en grande partie au groupe des produits alimentaires non transformés (qui a connu une diminution de l inflation de 4,4 % en 2013 à -1,3 % en 2014). Ce recul de l inflation totale, qui a débuté au troisième trimestre 2011 (3,6 %), s est ainsi poursuivi jusqu au quatrième trimestre 2014 (0,0 %). Il s agit du niveau d inflation le plus bas depuis le quatrième trimestre 2009 (-0,2 %). Elle a même atteint -0,4 % en décembre dernier. Ces dernières années, le profil de l inflation totale a été déterminé dans une large mesure par l évolution des prix des produits énergétiques. L inflation énergétique, négative depuis le premier trimestre 2013, s est encore affaiblie au cours de l année Elle est ainsi passée en moyenne de -4,6 % en 2013 à -6,0 % en Au quatrième trimestre 2014, les produits énergétiques ont même coûté en moyenne 8,2 % de moins en glissement annuel. Graphique 2 : Évolution récente de l inflation totale, de l inflation sous-jacente et des prix des produits énergétiques (Taux de variation par rapport au mois correspondant de l année précédente) Inflation totale (axe de gauche) Inflation sous-jacente (axe de gauche) Produits énergétiques (axe de droite) Sources : CE, SPF Économie, DG Statistique-Statistics Belgium L inflation sous-jacente, quant à elle, s est relativement stabilisée par rapport à l année précédente pour atteindre en moyenne 1,6 % en 2014 (contre 1,7 % en 2013). La baisse du rythme de progression des prix des produits alimentaires transformés (2,2 % en 2014 contre 3,2 % en 2013) et des biens industriels non énergétiques (0,5 % contre 0,8 %) a en effet été compensée en grande partie par une inflation plus forte des services (2,3 % contre 1,9 %). Au quatrième trimestre 2014, l inflation sous-jacente a continué de ralentir pour atteindre 1,3 %. 9

10 En ce qui concerne les cinq grands groupes de produits 5 de l IPCH, les principales variations de prix entre 2013 et 2014 peuvent être résumées comme suit : En 2014, les produits énergétiques ont coûté 6,0 % de moins en glissement annuel (contre -4,6 % en 2013). Négative depuis le premier trimestre 2013, l inflation énergétique a continué de s affaiblir au cours de l année En décembre 2014, les prix ont ainsi diminué de 11,3 % sur base annuelle. Cette forte diminution à la fin de 2014 est le résultat principalement de la baisse de prix du gaz et des produits pétroliers, ainsi que la forte diminution des prix à un an d'écart pour l'électricité suite à la baisse du taux de TVA de 21 % à 6 % depuis avril À taux de taxation constants, l inflation énergétique se serait établie à -3,7 % en La contribution à la baisse de ce groupe de produits à l inflation totale s est ainsi élevée à -0,7 point de pourcentage. Le rythme de progression des prix des produits alimentaires transformés a ralenti jusqu à 2,2 % en La contribution de ce groupe de produits à l inflation totale s est élevée à 0,3 point de pourcentage. L inflation des produits alimentaires non transformés a fortement chuté, passant de 4,4 % en 2013 à -1,3 % en 2014, en raison principalement d une offre plus abondante pour les fruits et les légumes due à de conditions climatiques favorables en 2014 et du boycott de la Russie pour ces produits. Avec le poids le moins important dans le panier (8,2 %), ce groupe de produits a contribué à -0,1 point de pourcentage à l inflation totale. L inflation des services a augmenté et elle s est élevée en moyenne à 2,3 % en Ce groupe de produits, dont la pondération est la plus importante dans le panier à la consommation (39,5 %), a contribué à hauteur de 0,9 point de pourcentage à l inflation totale. En 2014, le consommateur a déboursé en moyenne 0,5 % de plus pour les biens industriels non énergétiques par rapport à La contribution à l inflation totale s est ainsi limitée à 0,1 point de pourcentage. L indice santé 6, qui est utilisé notamment pour l indexation des allocations sociales et des salaires dans le secteur public, se situait en moyenne 0,4 % au-deçà du niveau observé en L indice-pivot, fixé actuellement à 101,02 points (indice 2013=100), n a pas été dépassé cette année. 7 Pour rappel, les derniers dépassements de l indice-pivot datent de 2012 (en janvier et en novembre). 5 Comme chaque année, le schéma des pondérations de l indice des prix à la consommation harmonisé (IPCH) a été adapté en Cet ajustement a été basé sur la version 2012 des comptes nationaux (et adapté en fonction de l évolution des prix en 2013) et a été complété (principalement pour les niveaux inférieurs) à l aide des données détaillées provenant notamment de l'enquête sur le budget des ménages. Pour les pondérations des cinq grands groupes de produits au sein de l IPCH, les glissements suivants ont été opérés en Belgique : le poids des produits énergétiques dans le panier à la consommation a diminué de 0,4 point de pourcentage et s est ainsi élevé à 10,9 % L importance des produits alimentaires transformés et des produits alimentaires non transformés ont par contre augmenté de 0,3 et 0,1 point de pourcentage, pour atteindre respectivement 13,5 % et 8,2 %. Quant aux services et biens industriels non énergétiques, leur poids est resté quasiment constant. Voir aussi l'annexe 2 dans le premier rapport trimestriel L indice santé est basé sur l indice des prix à la consommation national (IPCN) dont la méthodologie diffère sur différents points de celle de l IPCH, entre autres en ce qui concerne le schéma de pondération. 7 Selon les dernières prévisions du Bureau fédéral du Plan (12/02/2015), l indice-pivot ne devrait pas être dépassé en

11 Tableau 1 : Évolution récente de l inflation de l indice des prix à la consommation harmonisé (Taux de variation à 1 an d écart, sauf indication contraire) IV IV I II III IV oct nov déc Poids 1 Produits énergétiques 6,0-4,6-6,0-5,5-3,6-5,5-6,9-8,2-6,2-7,3-11,3 10,9 Produits alimentaires transformés 3,1 3,2 2,2 2,8 2,3 2,8 2,4 1,2 1,5 1,1 1,1 13,5 Produits alimentaires non transformés a 3,4 4,4-1,3 1,7 0,5-1,8-1,9-2,1-2,4-1,8-2,1 8,2 Services 2,5 1,9 2,3 2,1 2,2 2,5 2,2 2,1 2,3 2,0 2,0 39,5 Biens industriels non énergétiques 0,9 0,8 0,5 0,8 0,7 0,6 0,4 0,2 0,3 0,2 0,2 27,9 p.m. Inflation sous-jacente b 2,1 1,7 1,6 1,8 1,7 1,9 1,6 1,3 1,5 1,2 1,3 80,9 p.m. Indice santé c 2,7 1,2 0,4 1,0 1,1 0,4 0,1 0,0 0,1 0,0 0,0 92,8 Inflation totale 2,6 1,2 0,5 0,9 1,0 0,8 0,4 0,0 0,3 0,1-0,4 100,0 Sources : CE, SPF Économie, DG Statistique-Statistics Belgium a Fruits, légumes, viandes et poissons. b Mesuré par l IPCH, hors produits alimentaires non transformés et produits énergétiques. c Indice national des prix à la consommation, hors tabac, boissons alcoolisées, essence et diesel. 1 p.m. Poids en 2014 (en %) Graphique 3 : Contribution à l'inflation totale (En points de pourcentage, moyennes trimestrielles et annuelles) Biens industriels non énergétiques Services Produits alimentaires transformés Produits alimentaires non transformés Energie IPCH Sources : CE, SPF Économie, DG Statistique-Statistics Belgium Comme indiqué précédemment, le niveau moyen des prix à la consommation en Belgique a connu une croissance de 10,4 % entre 2008 et 2014 (soit une croissance moyenne de 1,7 % par an). Au cours de la période analysée, les prix des produits énergétiques principalement et, dans une moindre mesure, des produits alimentaires non transformés ont connu une forte volatilité. Les prix de certains produits énergétiques sont en effet fortement liés au cours du pétrole, tels que le mazout de chauffage et les carburants (voir aussi I.2). Depuis 2008, les prix à la consommation des produits énergétiques n ont finalement progressé que de 5,2 %, soit une croissance largement inférieure à celle du niveau moyen des prix à la consommation 8. Les prix à la consommation des produits alimentaires non transformés, dont font partie les fruits et légumes et qui subissent des fluctuations de prix saisonnières, ont augmenté légèrement plus fort 8 Plus précisément, entre janvier et juillet 2008, les prix énergétiques ont atteint 18,9 % de croissance en moyenne, pour ensuite s effondrer de 23,2 % entre juillet 2008 et juillet Les prix sont ensuite repartis à la hausse jusqu en avril 2012 (+44,0 %). Après une stabilisation de courte durée, les prix énergétiques ont chuté de 17,4 % entre septembre 2012 et décembre

12 que l indice total, soit de 10,9 % en moyenne sur la période sous revue. Les prix des produits alimentaires transformés se sont appréciés de 15,1 % par rapport à 2008, soit une progression plus élevée que pour l indice moyen. Concernant les prix à la consommation des services, ils ont également connu une évolution supérieure à celle de l indice moyen (+13,3 % entre 2008 et 2014). Les prix des biens industriels non énergétiques ont pour leur part connu une croissance limitée (+5,5 %). Les prix de ce groupe de produits connaissent chaque année en janvier et en juillet une correction à la baisse en raison de la période des soldes. Graphique 4 : Évolution de l IPCH et des prix à la consommation des cinq grands groupes de produits (Indice 2008=100) IPCH Produits alimentaires transformés Produits industriels non énergétiques Sources : CE, SPF Économie, DG Statistique-Statistics Belgium Services Produits alimentaires non transformés Produits énergétiques Focus: La part des biens et services touchés par une inflation négative L inflation totale en Belgique s est nettement ralentie en En décembre dernier, elle a même atteint -0,4 % (sur base de l IPCH). Au niveau des biens et services pris en compte dans le panier à la consommation (IPC national), l inflation négative ne concerne pour le moment qu un nombre limité de ceux-ci, soit 31,1 % en moyenne en Il s agit donc en moyenne de 128 témoins sur un total de 412. Cependant, au cours de l année, ce taux s est progressivement accru, passant de 28,8 % au premier trimestre 2014 à 35,6 % au dernier trimestre 2014 et même 37,7 % en décembre. En 2009, année durant laquelle l inflation s était également établie à un niveau très faible (0,0 %), la part des biens et services enregistrant une inflation négative était en moyenne de 23,1 %, soit 8 points de pourcentage de moins qu en En 2014, un plus grand nombre de biens et services ont donc connu une baisse de prix sur base annuelle. 9 L analyse porte sur la période de janvier 2008 à décembre Elle est basée sur les données mensuelles des témoins de l IPC (mais pas sur les micro données), à l exception des catégories articles d'habillement et chaussures (COICOP 3) et appareils ménagers (COICOP 5.3) étant donné le changement de méthodologie pour ces produits depuis janvier Chaque mois, le nombre total de témoins est comptabilisé en fonction de trois niveaux d inflation (>= 0,1 % comme taux de variation positive, entre -0,1 % et 0,1 % pour les produits et services sans variation de prix à un an d écart, <= -0,1 % comme taux de variation négative). 12

13 Tableau 2 : Évolution de la part des biens et services dans le panier à la consommation sans variation de prix à un an d écart, avec un taux de variation positif et avec un taux de variation négatif (En % du nombre total de produits) IPC Taux de variation positif 82,5 73,7 70,6 74,7 78,4 75,7 65,9 Sans variation de prix 2,4 3,2 5,0 3,5 2,7 2,5 3,0 Taux de variation négatif 15,1 23,1 24,4 21,8 18,9 21,8 31,1 Sources : SPF Économie, DG Statistique-Statistics Belgium Au niveau des groupes de produits, il apparaît que ce sont les produits énergétiques qui étaient principalement touchés par une inflation négative en 2014, soit 88,6 % d entre eux. En 2009, 68,8 % des produits énergétiques ont connu une inflation négative. Viennent ensuite les produits alimentaires non transformés et les produits alimentaires transformés pour lesquels la part des produits enregistrant une inflation négative s est élevée respectivement à 45,4 % et 33,8 % en 2014 (contre 33,4 % et 28,0 % en 2009). Pour ces trois groupes de produits, il y a eu un choc positif d offre en 2014 dû entre autres à l offre plus abondante du pétrole (en raison de la croissance de la production de pétrole de schiste) et des produits alimentaires (par exemple pour les fruits et les légumes, en raison de conditions météorologiques favorables et de l'embargo russe). Quant à la part des services et des biens industriels non énergétiques dont les prix ont baissé sur base annuelle, elle s élève respectivement à 8,7 % et 32,4 % en 2014 (contre 8,6 % et 20,2 % en 2009). Tableau 3 : Évolution de la part des biens et services dans le panier à la consommation avec un taux de variation de prix négatif (En % du nombre total de produits) Nombre total de produits * Energie 19 14,2 68,8 16,7 2,5 21,3 73,8 88,6 Produits alimentaires transformés 86 4,8 28,0 39,8 23,2 19,4 15,6 33,8 Produits alimentaires non transformés 66 22,7 33,4 26,5 27,0 22,4 16,6 45,4 Services 109 8,7 8,6 13,0 8,7 6,6 10,4 8,7 Biens industriels non énergétiques ,7 20,2 24,2 31,6 26,6 29,9 32,4 Sources : SPF Économie, DG Statistique-Statistics Belgium *Il s agit du nombre total de produits et services analysés au sein de chaque catégorie concernée, en I.1.2 Inflation totale dans les pays voisins principaux En 2014, comme en Belgique, l inflation totale dans chacun des pays voisins a poursuivi son ralentissement entamé en Sur l ensemble de l année sous revue, l inflation moyenne des pays voisins 10 s élevait à 0,7 % (elle était de 1,4 % en 2013). Pour rappel, celle-ci était de 0,5 % en Belgique (contre 1,2 % en 2013). Comme en 2007, 2009 et 2013, l inflation moyenne des pays voisins s est donc révélée supérieure à celle en Belgique. L écart s élevait à un peu plus de 0,1 point de pourcentage en notre faveur pour 2014 (pour rappel, en 2013, cet écart était de 0,25 point de pourcentage en notre faveur). Les Pays-Bas, avec une inflation de 0,3 % (contre 2,6 % en ), affichaient un taux inférieur à la Belgique en En Allemagne, l inflation totale s élevait à 0,8 % (1,6 % en 2013) et en France, elle était de 0,6 % (1,0 % en 2013). Au cours de l'année, l inflation totale s est ralentie en Belgique et en moyenne dans les pays voisins, et au quatrième trimestre 2014, finalement, l'inflation totale en Belgique s est révélée inférieure à celle de chacun des pays voisins (0,0 % en Belgique, par rapport à 0,4 % dans les pays voisins en moyenne). En 2014, l'inflation totale à taxes indirectes constantes s'est révélée inférieure en moyenne dans les pays voisins (0,4 %) par rapport à la Belgique (0,7 %) Moyenne pondérée par les poids de chaque pays en 2014 publiés par Eurostat. 11 Les Pays-Bas ont connu une forte chute de leur taux d inflation durant le dernier trimestre 2013 et le premier trimestre 2014, suite principalement à l effet de base découlant d un taux d inflation temporairement élevé causé par la hausse de la TVA en octobre 2012 jusqu à 21 %. 12 Sur la base de l'ipch à taux de TVA et d accises constants, calculé pour la Belgique par la Direction générale Statistique et publié par Eurostat, l'inflation totale en 2014 se serait élevée en Belgique à 0,7 % (à la place de 0,5 %), en France à 0,1 % (à la place de 13

14 Graphique 5 : Évolution trimestrielle de l inflation totale et de l inflation sous-jacente en Belgique et dans les pays voisins principaux 6 5 Inflation totale 3,5 3,0 Inflation sous-jacente (Taux de variation à 1 an d écart) ,5 2,0 1,5 1,0 0, , Belgique Allemagne France Sources : CE, SPF Économie, DG Statistique-Statistics Belgium Pays-Bas Moyenne pays voisins L inflation sous-jacente des pays voisins s est ralentie, en moyenne, de 0,2 point de pourcentage en 2014 par rapport à 2013, pour atteindre 1,1 % (pour rappel, l inflation sous-jacente en Belgique est passée de 1,7 % à 1,6 % entre 2013 et 2014). De ce fait, l écart d inflation sous-jacente avec la Belgique s est amplifié cette année et a atteint 0,5 point de pourcentage en défaveur de la Belgique (il était de 0,4 point de pourcentage en 2013). Cette diminution de l inflation sous-jacente des pays voisins en 2014 est surtout le fait des Pays-Bas, où celle-ci est descendue à 0,7 % (2,8 % en 2013). 13 En Allemagne, l inflation sous-jacente s est légèrement ralentie, jusqu à atteindre 1,3 % (1,4 % en 2013). En France, elle a légèrement progressé et est parvenue à 0,9 % (contre 0,8 % en 2013) 14. Au cours de la période sous revue, c est-à-dire à partir du premier trimestre 2008, l inflation sous-jacente en Belgique s est révélée chaque trimestre supérieure à la moyenne des trois pays voisins. 0,6 %) et aux Pays-Bas à 0,1 % (à la place de 0,3 %). L inflation allemande n aurait quant à elle pas été modifiée (0,8 %). En France, pour rappel, le 1 er janvier 2014, le taux de TVA normal a été relevé de 19,6 % à 20 % et le taux intermédiaire a été augmenté de 7 % à 10 % (d'application sur les produits agricoles non transformés et sur une liste restreinte de services dont les restaurants). En Belgique, seuls les groupes des aliments transformés et de l énergie affichent une variation de leur inflation à impôts indirects constants par rapport à la situation actuelle. Cela résulte principalement des hausses d accises sur le tabac et l alcool et de la diminution du taux de la TVA sur l électricité. 13 En raison d un taux d inflation temporairement élevé en 2013 causé par une hausse de la TVA en octobre 2012 aux Pays-Bas (voir plus haut). 14 À impôts indirects constants, l'inflation sous-jacente en Belgique aurait été de 1,5 % (à la place de 1,6 % actuellement), en France de 0,3 % (à la place de 0,9 %) et aux Pays-Bas de 0,6 % (à la place de 0,7 %). L inflation sous-jacente allemande n aurait quant à elle pas été modifiée (1,3 %). 14

15 Tableau 4 : Inflation pour l IPCH et principaux groupes de produits en Belgique et dans les pays voisins principaux en 2014 Belgique Moyenne des pays voisins (Taux de variation à 1 an d écart, sauf indication contraire) Allemagne France Pays-Bas Poids en 2014 (en %) Moyenne pays Belgique voisins Energie -6,0-1,6-2,0-0,8-1,5 10,9 11,1 Produits alimentaires transformés 2,2 1,6 2,6 0,6 1,3 13,5 12,0 Produits alimentaires non transformés -1,3-0,9-0,7-0,8-1,6 8,2 6,4 Services 2,3 1,6 1,4 1,8 1,3 39,5 43,9 Biens industriels non énergétiques 0,5 0,1 0,5-0,3-0,4 27,9 26,6 Inflation sous-jacente 1,6 1,1 1,3 0,9 0,7 80,9 82,5 IPCH 0,5 0,7 0,8 0,6 0,3 100,0 100,0 Sources : CE, SPF Économie, DG Statistique-Statistics Belgium En 2014, l écart d inflation total entre la Belgique et ses pays voisins s est donc révélé en faveur de notre pays, avec une différence de 0,12 point de pourcentage. Seuls les produits énergétiques et, dans une bien moindre mesure, les produits alimentaires non transformés, ont été à l origine de cette inflation totale plus faible en Belgique. Ces deux groupes de produits ont connu des baisses de prix sur base annuelle plus prononcées en Belgique. Pour l énergie, la contribution était de 0,5 point de pourcentage à l écart d inflation en faveur de notre pays et pour les aliments non transformés, elle était d un peu moins de 0,1 point de pourcentage. Pour tous les autres groupes de produits, la Belgique a affiché en 2014 une inflation supérieure à celle des pays voisins en moyenne. Les services ont, en effet, apporté une contribution de 0,2 point de pourcentage. Les biens industriels non énergétiques et les produits alimentaires transformés, ont chacun contribué à 0,1 point de pourcentage à l écart d inflation. Graphique 6 : Contribution annuelle de chaque composante de l IPCH à l écart d inflation entre la Belgique et les pays voisins principaux (En points de pourcentage) 2,0 1,5 1,0 0,5 0,0-0,5-1, Biens industriels non énergétiques Services Produits alimentaires transformés Produits alimentaires non transformés Energie Ensemble IPCH Sources : CE, SPF Économie, DG Statistique-Statistics Belgium Entre 2008 et 2014, le niveau moyen des prix à la consommation a progressé de 8,7 % en moyenne dans les pays voisins (en Allemagne +8,7 %, en France +8,2 % et aux Pays-Bas +10,5 %), contre une augmentation de 10,4 % en Bel- 15

16 gique. 15 Ce sont les services qui ont apporté la plus importante contribution cumulée en défaveur de notre pays au cours de ces six dernières années (+13,3 % entre 2008 et 2014 en Belgique, contre 9,5 % dans les pays voisins en moyenne), suivis par les produits alimentaires transformés (qui ont connu cependant des niveaux de prix élevés en 2008), les biens industriels non énergétiques et, dans une moindre mesure, les aliments non transformés. Les produits énergétiques ont quant à eux contribué à réduire l écart cumulé entre la Belgique et les pays voisins au cours de ces six dernières années (+5,2 % en Belgique contre +13,9 % en moyenne dans les pays voisins). Cependant, l évolution des prix des produits énergétiques s est révélée être très volatile au fil des ans. Par exemple, pour la période , l énergie avait livré une des plus importantes contributions à l écart d inflation cumulée à long terme mais cette fois au détriment de la Belgique. L indice des prix pour l inflation sous-jacente a lui progressé, en moyenne de 7,8 % depuis 2008 pour les pays voisins (7,6 % en Allemagne, 7,3 % en France et 10,6 % aux Pays-Bas), contre une hausse de 10,8 % en Belgique. Graphique 7 : Évolution trimestrielle de l IPCH et de l indice relatif à l inflation sous-jacente en Belgique et dans les pays voisins principaux (Indice 2008=100) Inflation totale Inflation sous jacente Belgique Allemagne France Sources : CE, SPF Économie, DG Statistique-Statistics Belgium I.2 Inflation pour l énergie en 2014 I.2.1 Inflation pour l énergie en Belgique Pays-Bas Moyenne pays voisins Après avoir enregistré une inflation négative en 2013 (-4,6 %), la baisse des prix à un an d écart des produits énergétiques était encore plus prononcée en L inflation énergétique est passée de -3,6 % à -8,2 % entre le premier trimestre et le quatrième trimestre de l année sous revue. Durant huit trimestres consécutifs, l inflation énergétique a ainsi été négative. Les prix à la consommation pour l ensemble des produits énergétiques ont diminué en moyenne de 6,0 % en 2014 par rapport à l année précédente. 15 À taux de taxation constants, l IPCH aurait progressé, en moyenne, de 8,2 % dans les pays voisins entre 2008 et 2014 (en Allemagne +8,7 %, en France +7,8 % et aux Pays-Bas +7,7 %), contre une augmentation de 10,4 % en Belgique, soit une progression identique à la situation actuelle pour la Belgique et l Allemagne. 16

17 En 2013, l inflation négative des produits énergétiques avait contribué au ralentissement de l inflation totale. En 2014, la chute de l inflation énergétique a ralenti davantage l inflation totale. La contribution de ce groupe de produits s est ainsi élevée à -0,7 point de pourcentage (contre -0,5 point de pourcentage en 2013) sur une inflation totale de 0,5 % (1,2 % en 2013). Cette contribution négative des produits énergétiques est principalement le résultat d une forte diminution des prix à un an d écart pour l électricité, en raison de la baisse temporaire du taux de TVA de 21 à 6 % depuis avril 2014, mais aussi surtout au cours du quatrième trimestre de la baisse de prix du gaz et des produits pétroliers (carburants et combustibles liquides). Tableau 5 : Évolution récente des prix à la consommation des produits énergétiques (Taux de variation à 1 an d écart, sauf indication contraire) IV Contribution 1 Poids IV I II III IV oct nov déc Combustibles solides 3,9 3,4 0,9 3,1 2,3 1,1 0,6-0,3-0,2-0,4-0,4 0,0 0,6 Combustibles liquides 10,1-5,9-7,1-6,8-6,7-1,8-5,4-14,2-9,2-11,7-21,7-1,0 14,1 Gaz 8,0-8,5-5,6-8,5-2,7-5,1-9,7-4,9-4,6-5,0-5,2-1,2 20,9 Carburants pour transports routiers 6,5-4,6-3,7-6,1-4,7-1,3-2,4-6,3-2,8-4,8-11,2-1,4 38,7 Electricité 1,9-0,9-9,6-1,7-1,0-14,3-12,4-10,8-11,0-10,8-10,7-2,5 25,8 Énergie 6,0-4,6-6,0-5,5-3,6-5,5-6,9-8,2-6,2-7,3-11,3-6,0 100,0 Sources : CE, SPF Économie, DG Statistique-Statistics Belgium 1 Contribution à l inflation du groupe en 2014 (en points de %), 2 p.m. Poids en 2014 (en %) Les prix à la consommation du mazout de chauffage et des carburants sont déterminés principalement par l évolution du cours du pétrole sur les marchés internationaux. Les prix de l électricité et du gaz sont pour leur part découplés explicitement par rapport aux cours du pétrole depuis octobre Après avoir atteint un pic en mars 2012 (125 USD/baril), le cours du pétrole en USD a fortement fluctué en 2013 pour s établir finalement à 109 USD/baril en moyenne, soit une baisse de 2,7 % sur un an. En 2014, le cours du pétrole a légèrement progressé au premier semestre (+3,9 % entre janvier et juin 2014), pour ensuite s orienter fortement à la baisse (-44,4 % entre juin et décembre 2014). En décembre 2014, le cours du pétrole a même atteint son niveau le plus bas depuis mai En 2014, les cours ont ainsi chuté de 9,0 % en moyenne pour atteindre 99 USD/baril. En raison de la quasi-stabilité de l euro par rapport au dollar au cours de la période sous revue (+0,4 % entre 2013 et 2014), le cours du pétrole, exprimé en euro, a enregistré une baisse à un an d écart de 9,4 %, s établissant ainsi à 74 EUR/baril en La chute du cours du pétrole (en USD) survenue cette année s explique en grande partie par la croissance de l offre mondiale de pétrole, soutenue par la production des pays membres de l OPEP ainsi que par la production de pétrole non conventionnel américain (pétrole de schiste). Par ailleurs, la faible progression (réelle et anticipée) de la demande mondiale de pétrole suite au ralentissement économique observé en Europe et en Chine a également pesé sur les cours. 16 Comme précisé dans les rapports précédents, le gouvernement a adopté le 21 décembre 2012 (Moniteur belge du 15 janvier 2013) deux arrêtés royaux fixant la liste exhaustive des critères admis pour l'indexation des prix de l électricité et du gaz par les fournisseurs. Ces critères visent entre autres à assurer que les paramètres d indexation reflètent davantage les coûts réels des fournisseurs d énergie. En octobre 2013, le dernier contrat de gaz a été découplé du cours du pétrole. 17 Insee, Prix du pétrole et des matières premières importées. 18 International Energy Agency, «IEA releases Oil Market Report for 2014». 17

18 Graphique 8 : Prix à la consommation des produits énergétiques (Indice 2008=100) Electricité Gaz Combustibles liquides Carburants Total produits énergétiques Brent (euro) Sources : Insee 19, CE, SPF Économie, DG Statistique-Statistics Belgium Suite au cours moyen du pétrole beaucoup moins élevé en 2014 qu en 2013, les carburants et les combustibles liquides (mazout de chauffage), dont les prix réagissent quasi instantanément aux fluctuations du cours du pétrole, ont enregistré en 2014 une baisse annuelle de prix de respectivement 3,7 % et 7,1 % en moyenne (contre une inflation de -4,6 % et -5,9 % en 2013). Il est à noter qu au quatrième trimestre 2014, l inflation a même atteint -6,3 % pour les carburants et -14,2 % pour les combustibles liquides. Plus spécifiquement, le prix maximum moyen du diesel s est établi à 1,42 EUR/litre (TVA incluse) en 2014, soit 6 cents de moins que l année précédente. En décembre 2014, le prix maximum du diesel n a seulement atteint que 1,26 EUR/litre. Pour l essence (super 95), le prix maximum moyen en 2014 était de 1,60 EUR/litre (TVA incluse), soit une baisse de 5 cents par rapport à 2013 (et seulement 1,40 EUR/litre en décembre 2014). Quant au prix maximum moyen du gasoil de chauffage (moins de 2000 l), il était de 0,81 EUR/litre (TVA incluse) en 2014, soit 6 cents de moins qu un an plus tôt (0,65 EUR/litre en décembre 2014). En ce qui concerne les prix à la consommation de l électricité et du gaz, les principales composantes sont la composante énergétique et les tarifs de réseaux (distribution et transport). Divers impôts et taxes exercent également une influence non négligeable sur l évolution de ces prix 20 21, comme c est le cas avec la baisse de la TVA pour l électricité depuis avril L évolution du cours du pétrole est basée sur les données publiées par l Insee, «International prices of imported raw materials - Brent crude oil (London) - Prices in euros per barrel». 20 Le poids relatif des différentes composantes varie fortement entre la facture d électricité et celle de gaz. En effet, sur base des données de 2014 pour le profil de consommation-type considéré (profil de consommation Dc1 pour l électricicté, soit une consommation annuelle de kwh en mono-horaire, et un profil de consommation D3 pour le gaz, soit une consommation annuelle de kwh), la composante énergétique a représenté en moyenne 37 % de la facture totale d électricité alors que le poids des tarifs de réseaux (qui comprennent les coûts de la distribution et du transport) s est élevé à 52 %. Pour la facture de gaz, la composante énergétique (y compris les tarifs de transport) a atteint 57 % alors que le poids des tarifs de réseaux (coûts de distribution) a été de 24 %. Par ailleurs, les poids des différentes composantes peuvent fortement varier selon le type de client considéré (profil de consommation et niveau de tension du raccordement), les zones de distribution, les régions et les fournisseurs. 18

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