L actualité décryptée sous toutes ses formes

Dimension: px
Commencer à balayer dès la page:

Download "L actualité décryptée sous toutes ses formes"

Transcription

1 20 Le magazine de la Junior Entreprise HEC de Lausanne L actualité décryptée sous toutes ses formes Finance / Échanges / Start-ups / Technologie / Société / HEC Lausanne

2 Formations linguistiques pour cadres & professionnels Immersion linguistique totale Formations ultra intensives pour un maximum de progrès en un minimum de temps Cours spécialisés (RH, finance, droit, business, etc.) Développement de son réseau de contacts Environnement multiculturel Découvrez également nos autres programmes: Séjours linguistiques pour étudiants, adultes et professionnels, dès 16 ans Plus de 20 langues, 50 pays et 250 destinations Large choix de formules de cours pour tous niveaux Préparation aux examens officiels, reconnus internationalement Programmes de cours PLUS (sports, culture, aventure) Gap Year: Programmes long terme Trimestre, semestre, année académique Année multilingue Cours + stage en entreprise Cours + volontariat Cours + job rémunéré (job club) ESL - Montreux Grand-Rue Montreux t e [email protected] ESL - Genève Rue du Marché Genève t e [email protected] ESL - Lausanne Escaliers du Grand Pont 7 (Place de l Europe) 1003 Lausanne t e [email protected]

3 introduction Editorial Chères lectrices, chers lecteurs, C est avec grande joie que l équipe de l EM vous présente sa 20ème édition du magazine annuel de la Junior Entreprise HEC. Pierre Berthaud, Coline Chabloz et Maxime Weill, équipe EM, année 2013 / 2014 La mise sur pied de cette publication est un challenge considérable, qui nous tient en haleine pendant toute une année. Les défis nous attendent au moindre virage : de la recherche de thèmes d actualités, jusqu au bouclement du budget, en passant par la recherche d auteurs Fort heureusement, la grande cohésion qui existe au sein de notre groupe, et une expérience accumulée depuis bientôt 30 ans, vous offrent aujourd hui l opportunité d explorer cette nouvelle édition. Au menu : des étudiants, des professeurs, des entrepreneurs et des spécialistes. Ils vous donneront un aperçu de leur vision sur l actualité, de leurs pratiques et du monde dans lequel ils opèrent, pour certains depuis près de 30 ans. L équipe de la Junior Entreprise profite de ces quelques lignes pour remercier tous nos sponsors, nos auteurs, ainsi que tous les acteurs qui ont permis la création de ce numéro de l EM. Ce fut un plaisir de collaborer dans le but de fournir, aux étudiants et aux professionnels, un ouvrage qui informe, apprend, et donne envie d explorer. La découverte, c est l aventure dans laquelle vous vous engagez, en tournant ces pages. Alors laissez-vous emporter et surprendre le temps d une lecture! Nous vous souhaitons bien du plaisir. EM N /

4 EM, un magazine édité par la Junior Entreprise HEC de Lausanne Éditeur Junior Entreprise HEC Lausanne, Responsables de la publication Coline Chabloz, Maxime Weill et Pierre Berthaud Design, concept, mise en page Pigment Design & Communication, Crédits images Corbis, Keystone, istockphoto, DR Couverture Cameron Davidson/Corbis Impression, reliure Atar Roto Presse SA, Satigny Distribution Universités suisses, EPFL et milieux professionnels de Suisse Romande Copyright 2014 Junior Entreprise HEC Lausanne 2 EM N / 2015

5 EM N /

6 24 Pour une mobilité étudiante Cronodeal Le jour où la finance a tué l économie 14 Sommaire Introduction 1 Éditorial 4 Sommaire 6 Mot du Président 7 Préface du Doyen 8 Faits marquants ans de l EM! Finance 14 Le jour où la finance a tué l économie Échanges 21 3ème année HEC, un nouveau départ 22 Interviews d'étudiants 24 Pour une mobilité étudiante... Start-ups 30 BSFWire Sàrl 31 Cronodeal 32 It's Adil 33 Palmyra 34 QuestionMe 4 EM N / 2015

7 Quel avenir pour les Smart Watches? Facebook et la stratégie Pacman 51 Un monde en Parallaxe Technologie 38 Le Cloud Computing en Les Smart Watches auraient-elles déjà leur avenir derrière elles? 51 Un monde en Parallaxe. Qu est-ce que le Parallaxe dans le WebDesign? Société 58 Le nouveau match de Tinder 64 Facebook et la stratégie Pacman HEC Lausanne 72 Les nouveaux acteurs du corps professoral Junior Entreprise HEC 76 Présentation 78 Business Game 79 HEC Challenge Golf Cup 84 Membres 2013/2014 EM N /

8 introduction Mot du Président Assidus lecteurs, vous tenez enfin entre vos mains ce nouvel EchosMoney. Nicolas Claret, Président de la Junior Entreprise HEC Lausanne, année 2013 / 2014 Revu et corrigé pour son 20ème anniversaire, c est donc le «re-baptisé» EM, ayant atteint sa pleine maturité, que vous vous apprêtez à feuilleter. Cette parution est une nouvelle preuve du travail de qualité que fournissent les équipes de la Junior Entreprise année après année. Et bien que cet évènement puisse vous paraître ponctuel, c est grâce à une équipe aussi brillante que soudée ainsi qu à des rédacteurs de génie, en la personne de Coline Chabloz, Pierre Berthaud et Maxime Weill, que vous pouvez faire glisser le papier de ce magazine sous vos doigts. Par ailleurs, cette 20ème de «l EM» démontre également toute la capacité d adaptation de la Junior Entreprise dans ces temps de grands changements, pour toujours être à la page, aussi bien dans la réalisation de nos mandats pour nos clients que pour nos activités annexes, dont ce magazine est un des piliers. Et bien que le format papier ne soit plus aussi choyé qu il y a quelques années, et sans passer pour autant pour des puristes, nous avons décidé après mure réflexion de garder celui-ci qui symbolise, selon moi, un des esprits des 30 ans d expérience de la Junior Entreprise. Il ne me reste dorénavant plus qu à remercier nos incroyables sponsors, nouveaux ou plus anciens, avec lesquels nous travaillons main dans la main pour tenter de trouver la meilleure alternative, aussi bien pour eux que pour nous ; avant de laisser la place à des articles riches en surprises et divertissement qu ont rassemblé cette année la dévouée équipe de la 20ème édition. 6 EM N / 2015

9 introduction Préface du Doyen Chers lecteurs, Le magazine EM que vous venez d ouvrir célèbre son 20e anniversaire. Lancé en 1995, il n a eu de cesse de changer au fil des années. L équipe de la Junior Entreprise, association d HEC Lausanne, apporte un soin particulier aux contenus du magazine. Son défi : réunir à la fois les dernières actualités de la faculté et de sa vie associative ainsi qu aborder l économie internationale et l innovation. Thomas von Ungern-Sternberg Doyen de la faculté HEC de Lausanne Cette diversité de thèmes se retrouve au sommaire de la présente édition, que ce soit le dossier sur la finance, les articles sur les nouveaux professeurs, les échanges internationaux ou les start-up lancées par des étudiants. Autant de contenus qui reflètent l excellence de l enseignement et de la recherche de la faculté de même que le professionnalisme et l esprit entrepreneurial de nos étudiants. A HEC Lausanne, nous offrons un cadre favorisant la réussite dans les études, dans la recherche ou dans les affaires au travers de différents services (mobilité, Centre de carrière ) et de nos nombreux échanges internationaux (partenariats, swissnex ). Et ce magazine est finalement à l image de la faculté : une institution vivante, dynamique et ouverte vers l extérieur. Je vous souhaite une très bonne lecture de l EM et de belles découvertes! EM N /

10 introduction Faits marquants Cette date fera peut être bientôt partie des livres d histoire de nos chers gymnasiens, personnifiant ainsi un rebondissement majeur dans la relation entre la Russie et les Etats-Unis. Viktor Ianoukovytch, le président Ukrainien nouvellement déchu, fuit son pays laissant son peuple avec un dilemme cornélien : choisir entre son passé soviétique ou son envie de renouveau en se tournant vers l Ouest. C est alors que nous avons pu assister à un climat de quasi-guerre froide, pourtant impensable jusqu alors depuis l éclatement du bloc ; malgré quelques frasques notables telles que l annexion de la Géorgie en 2008 par des séparatistes formés par le Kremlin ou la crise du bouclier antimissile en mer Baltique. Cependant, 2014 fut une année à marquer du sceau russe et commença par des Jeux Olympiques organisés à Sotchi d une main de fer par le président Poutine ainsi que la continuelle opposition de ce dernier à une intervention armée de l ONU dans le conflit syrien ; sans oublier cette mobilisation russe suite à la crise sociale en Ukraine dérivant par scission du pays entre les indépendantistes pro-russes et le reste de la population. Au final, serait-il possible que la Russie soit encore le seul pays pouvant tenir tête à la politique dictée par les Etats-Unis plus de 20 ans après la chute de l URSS? Vous avez surement pensé à cet évènement avant le décollage de l avion vous menant à votre destination paradisiaque estivale et cela sans même connaître précisément cette date. Au début du mois de mars de cette année nous avons appris la disparition du vol MH370 de la Malaysia Airlines reliant Kuala Lumpur à Pékin avec plus de 230 personnes à son bord. Ce n est pas la première catastrophe aérienne que nous avons vécu, pourtant cela marqua particulièrement les esprits : personne ne peut encore dire ce qu il s est passé ce 8 mars à 1h38. De plus, près de 6 mois après cette triste disparition, le gouvernement malaisien n a toujours pas reconnu le potentiel décès des voyageurs laissant donc les familles sans aucune réponse. Bien que cette catastrophe fut suivie par un nouveau crash dans la même compagnie la menant vers une faillite quasi-assurée et relança une énième fois le débat public sur la sécurité aérienne ; n oubliez pas que l avion reste de loin le transport le plus sûr avec 0,035 décès par 100 millions de passagers-kilomètres. Texte : Julia Salomon 1 Texte : Nicolas Claret 8 EM N / 2015

11 L USS (Union Syndicale Suisse) propose en Avril 2014 une initiative pour fixer le salaire minimum à CHF Les médias du monde s emparent du sujet, et le bruit semble se faire plus fort dans les pays voisins qu en Suisse elle-même. Comme souvent, c est en France qu on en entend le plus parler mais, cette fois-ci, cela fait sourire. En effet, avec un salaire minimum à environ Euros 1 700, c est avec un rictus que les français répondent à cette annonce. Et si nous amenions la réflexion plus loin...? Qu en disent les Indiens avec, en moyenne, $128 par mois? Vous me direz que c est incomparable, et je vous donnerais raison, mais la réflexion, ici, ne se contente que du nécessaire. Le nécessaire pour vire heureux et en bonne santé est, à mon sens, le plus important. Certes, il est juste de vitupérer bruyamment pour avoir plus de justice, mais à quoi bon se plaindre quand d autres languissent en silence...? Bref, le 18 mai le vote se fera, et nous saurons si le peu de salariés touchant moins de 4 «briques» pourra se goinfrer un peu plus de big M ou de bacon cheese... Critique facile, mais rationnelle, d un de ces gars qui se goinfrent irrationnellement L élimination humiliante du Brésil par l Allemagne (7-1) en demi-finale du Mondial est un nouveau désastre national pour le «pays du futebol» où la Seleçao est un puissant vecteur de l identité brésilienne. Larmes, abattement, résignation, un silence d enterrement s est abattu sur le Brésil et ses 200 millions de supporteurs, dès la première mi-temps écrasé par les Allemands à Belo Horizonte (5-0). La pire défaite de l histoire du Brésil en Coupe du monde, rappelle forcément le drame du «Maracanazo», la déroute de 1950 face à l Uruguay (2-1) au stade Maracana de Rio de Janeiro, qui avait brisé le rêve des Brésiliens de remporter leur première coupe du monde. Le 16 juillet 1950, il y a 64 ans, les 200 milles supporteurs du Maracana et tout un peuple avaient sombré, pour des années, dans le désespoir de cette défaite qui les renvoyait à leur historique de citoyens du monde de seconde zone. La peine et l humiliation sont d autant plus douloureuses cette fois-ci car le match a eu lieu à domicile, lors d un Mondial réputé être le plus cher de l Histoire, et l un des plus terriblement contesté par les mouvements sociaux brésiliens. Texte : Pierre Berthaud 3 Texte : Adrien Born EM N /

12 Un avion de ligne de la Malaysia Airlines est abattu en vol par un missile alors qu il survolait l Est de l Ukraine. 298 personnes se trouvaient à bord du vol MH17 qui assurait la liaison entre Amsterdam et Kuala Lampur. Tous sont morts. Ce fut d une part un drame de l aviation civile, mais également une explosion de la crise diplomatique que connaissait cette zone de frontière depuis déjà plusieurs mois. L armée ukrainienne et les séparatistes pro-russes, qui s affrontaient déjà violemment dans la région du crash se sont accusés mutuellement d avoir abattu l avion. Immédiatement, une multitude de versions différentes se sont contredites et les accusations ont fusé. Suite aux réclamations de plusieurs dirigeants occidentaux ainsi que du Conseil Général de l ONU, une enquête internationale a été ouverte, sous l égide de l ONU, pour déterminer les causes du crash et tenter d établir la vérité. Si aujourd hui, plusieurs mois après la catastrophe, les indices s accumulent contre les séparatistes, nous ne sommes toujours pas en mesure d établir de manière fiable qui sont les responsables. En revanche, c est suite à cet événement que l Union Européenne a décidé de renforcer sa pression sur Moscou. Texte : Margaux Girard-Soppet Voilà cent ans que celle que l on appelle La Grande Guerre, marqua un tournant dans l Histoire du continent européen. De ce constat, d une réflexion humaine des plus primaires et futiles, l Union européenne naquis, avec pour perspective, une réconciliation qui aspirait à garantir la pérennité de la paix. Une telle vocation supposait indubitablement un travail de déconstruction des raisons qui avaient conduit l homme dans ses retranchements les plus haineux. Il apparaissait alors nécessaire d élaborer un sens commun, dans le respect d aspirations nationales bien souvent divergentes. Or et cela est plus que dramatiquement regrettable l absence d une union européenne de la commémoration de la Première Guerre mondiale est une triste illustration, d un échec fort redouté. Au-delà d un système économique réprimé dans sa croissance là n est pas le sujet, mais un tel désastre devait incontestablement être souligné! - l Union européenne a pitoyablement échoué dans l élaboration de l essence même de sa conception. J irais même à dire, que l Union européenne a détourné son but idéal, pour faire de son revers de médaille, une nouvelle déconcertante! - réalité. Dit en des termes familiers, la diplomatie européenne a comblé un trou, en en creusant un autre. 6 Texte : Marine Loriol 10 EM N / 2015

13 30 07 C est dans la chaleur de l été et dans le sang, que le 8 juillet 2014, l armée israélienne entame une nouvelle offensive sur la bande de Gaza. Suite à de nombreux actes criminels perpétrés de part et d autre de la frontière par les 2 ennemis de toujours, le premier ministre Netanyahou lance une opération militaire visant à stopper les tirs de roquettes et détruire les tunnels de contrebande qui approvisionnent l arsenal du Hamas A 17 ans, Malala Yousafzai, étudiante en Grande-Bretagne, devient la plus jeune lauréate du Prix Nobel de la Paix et un véritable exemple pour tous. La jeune Pakistanaise qui a tenu tête aux Talibans dirigeant la région dans laquelle elle vivait avec sa famille, au péril de sa vie, obtient la récompense ultime pour son combat en faveur de l'éducation des filles dans le monde et plus généralement pour les droits des enfants. Un accomplissement qui ne fait que la motiver davantage à poursuivre ses efforts pour un monde plus juste. Cela démontre que les enfants peuvent jouer un rôle majeur dans la défense de leurs propres droits, et place la jeune héroïne au même rang que Martin Luther King ou Nelson Mandela. C est également la 3ème fois que les droits de l enfant ont été distingués par le Prix Nobel de la Paix. A l heure où j écris 14 ces mots, il y a déjà des milliers de civils innocents qui sont morts sous les bombes, dans un conflit qui les prend en otage. L avenir nous dira ce qu il en adviendra, en espérant que cela cesse au plus vite,... 3 semaines déjà! 8 Texte : Maxime Weill 7 Texte : François Ortelli EM N /

14 introduction 20 ans de l'em! C est en septembre 1995 que fût imprimé le premier Echos Money. Au départ, l idée de créer un magazine qui aurait pour objectif principal de refléter les valeurs fondamentales de la Junior Entreprise : Rapprocher l étudiant du monde professionnel. Ainsi, le challenge était de taille. Mais c est avec une persévérance et un enthousiasme à toutes épreuves que les différentes équipes responsables du magazine se sont montrées à la hauteur de ce projet ambitieux, se passant le flambeau depuis maintenant 20 ans. Finalement, afin de revenir sur ces 20 années de publications, nous avons pu recueillir les impressions et souvenirs d une ancienne membre de la Junior Entreprise HEC, Mélanie Malhamé, qui elle aussi fut en charge d un exemplaire anniversaire, la dixième édition du magazine. Un grand merci à l'ensemble de nos partenaires présents depuis la première édition du magazine en EY, PWC, KPMG, Altran, Switel, Citco Bank, BCV, Crédit Suisse, Deloitte, HEC Lausanne, Jaguar, UBS, Théorème SA, Charles Georges, Newtone Associates, Charles Chouéri, SroKundig, ESL, Career Days, Hermès, Moderna, Virgile formation, Ikea Business, et BNP. 12 EM N / 2015

15 Quelle expérience professionnelle as-tu tirée de cette année éditoriale? La relation avec les intervenants, le démarchage des sponsors, la négociation de contrats de sponsoring, la réalisation graphique et l impression du magazine toutes ces choses qui sont une expérience hors pair équivalente à beaucoup d expériences professionnelles en entreprise. Quel a été ton meilleur souvenir de cette expérience? Définitivement le moment où nous avons reçu l exemplaire imprimé du magazine. Sinon, une virée au salon de l auto avec l équipe en quête d un intervenant sur l industrie automobile a aussi été un moment mémorable! Quel a été ton plus gros défi pour cette dixième édition? La retranscription des interviews! Pas facile quand on n y est pas habitué. En dehors de cela, gérer un magazine tel que l Echos Money est un réel défi en soi! Un gros projet où tout est à faire : de la définition des thèmes, à la réalisation et l envoi des magazines. Qu est-ce qui t'as motivé à postuler au poste de l EchosMoney pour votre entrée à la Junior Entreprise? Je trouvais très intéressant le double challenge de l Echos Money : définir un contenu qui soit toujours d actualité à la sortie du magazine et trouver des sponsors afin d en financer l édition. Quels étaient les objectifs du magazine? Notre objectif principal était de trouver des sujets et thèmes susceptibles de capter l attention de jeunes étudiants mais également de professionnels et spécialistes des domaines parcourus. Lis-tu toujours l EchosMoney? Oui! Dès que je l ai entre les mains. Que penses-tu avoir apporté au magazine? Cette année nous avons financièrement pu nous permettre de changer de designer et avons réalisé un magazine beaucoup plus moderne que les éditions précédentes. EM N /

16 finance Le jour où la finance a tué l économie La crise financière de a marqué le début d un ralentissement économique dont les effets se font encore ressentir. Serait-il devenu permanent? La question n est pas illégitime. Texte : Eva Zaki Conseillère en investissement, Parfinance SA 14 EM N / 2015

17 Il y a des raisons de penser que l absence de croissance fera durablement partie de notre paysage économique. Pour une raison très simple : la croissance reflète l état de santé de l économie réelle, non de l économie financière. Il est donc difficile de tricher. Le surendettement des ménages, destiné à créer une croissance «achetée à crédit», connaît toujours une fin brutale. Ce que les gouvernements et les banques centrales ont réussi à faire pendant la crise, c est à stabiliser la solvabilité des banques et des Etats. Ils s en sont largement félicités. Mais la réalité est moins flatteuse pour l économie réelle. Celle-ci continue à souffrir de 5 troubles «chroniques» : 1. Déficit de crédit aux PMEs. 2. Consommation essoufflée. 3. Incapacité des politiques monétaires à générer le niveau d inflation souhaitable. 4. Création d emplois éloignée des niveaux requis pour absorber la force de travail. Photo : Antonin Kratochvil/VII/Corbis A quoi l on peut ajouter : 5. Le «décrochage» observé en 2013 entre les marchés actions, très haussiers, et la faiblesse de l économie réelle sur la même période. EM N /

18 Photo : Jay Lazarin/iStockphoto «L économie est en crise, et en cas de faillite, ce n est pas nous qui serons sauvés». La hausse spectaculaire des marchés financiers en 2013 a été qualifiée par certains économistes de «bulle d actifs». Ils la trouvaient très semblable à celle qui a éclaté il y a 7 ans. En effet, le prix des actions est gonflé par les «injections monétaires» des quatre grandes banques centrales (Réserve Fédérale américaine, Banque d Angleterre, Banque du Japon et Banque Centrale Européenne). On dit qu elles pratiquent des politiques monétaires «non conventionnelles», mais celles-ci sont en réalité devenues permanentes. Elles consistent à soutenir (par l achat de dette) les marchés financiers et immobiliers et à maintenir les taux d intérêt au plancher. Ceci est censé inciter les entreprises à emprunter et investir. Mais les entreprises petites et moyennes ne s y trompent pas : «l économie est en crise, et en cas de faillite, ce n est pas nous qui serons sauvés». Donc : réduire la voilure. Leurs grandes sœurs multinationales délocalisent et restructurent. Bien loin de l image de «croissance» projetée par les marchés financiers, l économie réelle subit l impact de la dette et des déficits publics. Et la consommation n était pas vraiment vigoureuse avant la crise : elle n était due qu à un fort endettement des ménages. Enfin, les réponses à la crise n ont pas été génératrices de croissance. Au lieu d investir dans les projets qui augmentent la richesse d un pays et créent des emplois, les gouvernements se sont contentés de sauver le secteur financier. 16 EM N / 2015

19 Or celui-ci n a d autre obligation que d enrichir ses actionnaires. Aujourd hui, nous faisons face à une «panne» économique. L aboutissement de 40 ans de dérèglementation à la fois dans le commerce et dans la finance. La politique néolibérale, en ôtant toute barrière au commerce des services financiers, a de même ôté les barrières aux abus, aux conflits d intérêts, à la manipulation de données comptables et au crime financier. Une fois les abus commis, il a été difficile pour les régulateurs de punir des institutions dont la capitalisation boursière égale (et dépasse) le Produit Intérieur Brut des Etats. A présent, il nous est impossible d assurer la sécurité économique du plus grand nombre. Chaque ménage peut être victime d une crise financière globale provoquée par l éclatement d une bulle spéculative sur un marché de dérivés financiers de l autre côté de la planète, ou sur son territoire national. Photo : Antonin Kratochvil/VII/Corbis Le moment précis d un tel accident est impossible à définir, car nul ne connaît le détail qui provoquera l affolement, puis les faillites en cascade. Aujourd hui, la vigilance n est pas un vain mot, alors que le secteur financier atteint des degrés de complexité historiques, qu il brasse des montants astronomiques (notamment en produits dérivés), qu il dispose d outils peu règlementés tels le trading algorithmique (le fameux «trading haute fréquence») capables de déstabiliser le système financier dans son ensemble. Tout cela est assorti d un passe-droit légal extraordinaire pour les patrons de l industrie. Et, pour certains, l immunité juridique et l assurance du soutien public en cas de faillite. Nous disposons donc d éléments qui engagent à la prudence. Les déséquilibres structurels qui caractérisent l économie actuellement (faible demande, chômage élevé, risque de déflation, croissance anémique et fardeau dette publique / déficit budgétaire) mettent en lumière derrière le calme apparent une grande vulnérabilité. Chaque ménage peut être victime d une crise financière globale provoquée par l éclatement d une bulle spéculative. Derrière les discours rassurants, un simple grain de sable dans les rouages du système peut suffire à exposer l état réel de l économie «à marée basse», une fois que l excédent de liquidités se sera retiré des marchés qu il avait inondés EM N /

20 Échanges Partir sans se retourner, découvrir de nouvelles cultures et faire de nouvelles rencontres, tel est l ambitieux projet d étudiants de 3ème année HEC de l université de Lausanne. Ceux-ci partent réaliser un à deux semestre dans une université à l étranger. 21 3ème année HEC, un nouveau départ 22 Interviews d'étudiants 24 Pour une mobilité étudiante... Photo : Keith Dannemiller/Corbis 18 EM N / 2015

21 EM N /

22 UNLEASH YOUR POTENTIAL. Start fulfilling your ambitions with Start fulfilling your ambitions with EY. We are a global organization EY. We are global organization that can take you wherever you that can take you wherever you want to go in your career and in want to go in your career and in your life. Make the most of your your life. Make the most of your talents and help us build a better talents and help us build better working world. working world. Find out more at: Find out more at: #betterworkingworld #betterworkingworld EY refers to Ernst & Young Ltd, Basel, a member firm of Ernst & Young Global Limited, London, a UK company limited by guarantee. ED None. EY refers to Ernst & Young Ltd, Basel, a member firm of Ernst & Young Global Limited, London, a UK company limited by guarantee. ED None.

23 échanges 3ème année HEC, un nouveau départ Photo : furtaev/istockphoto Partir en échange sur une année ou sur un semestre : une occasion unique de vivre une expérience internationale des plus enrichissantes dans le cadre de ses études! Texte : Myriam Bango Assistante Communication, HEC Lausanne Cette possibilité est offerte aux étudiants HEC durant leur troisième année de Bachelor grâce à plus de 100 partenariats internationaux*. Outre l acquisition d une langue étrangère et l adaptation à un nouvel environnement, effectuer un échange représente surtout un avantage sérieux sur un CV. Les cours suivis durant l échange seront, de plus, validés par la Faculté et le diplôme reçu sera celui de HEC. Les plus-values d un échange universitaire sur son CV Tout d abord, la découverte d une nouvelle culture et l apprentissage ou l approfondissement d une langue étrangère représentent des avantages indéniables dans un marché du travail en constante évolution où il est crucial de se différencier. L échange universitaire démontre que l étudiant(e) a fait preuve de flexibilité et prise d initiative. De plus, avoir passé un ou deux semestres dans une autre université permet à l étudiant(e) de mettre en avant ses capacités d adaptation et d organisation, ce qui est de plus en plus apprécié des recruteurs. La mobilité universitaire permet aussi d acquérir des compétences que l étudiant(e) n aurait pas trouvées dans son université d attache. Par exemple, dans les pays anglo-saxons, où la communication et les présentations de rapports prennent beaucoup plus de place qu à HEC Lausanne. Sans oublier les nombreux avantages du réseau créé sur place. Ce dernier permet d avoir un pied dans le pays pour trouver plus facilement un stage ou 1er emploi. * Afin de bénéficier d un échange dans le cadre des accords SEMP (Ex-Erasmus), accords généraux Unil ou accords facultaires HEC, les étudiants de niveau Bachelor doivent déposer leur candidature durant la deuxième année HEC. EM N /

24 Interviews Lucie bailloux et ferdinand heckel Lucie 21 ans, Ferdinand 23 ans Propos recueillis par Coline Chabloz Dans quel pays es-tu partie? Lucie : A Milan, en Italie Ferdinand : A Lausanne Combien de temps a duré ton échange à l étranger? L : Deux semestres F : Deux semestres Dans le cas où tu avais postulé à plusieurs écoles / universités, s agissait-il de ton premier choix de destination? L : Oui F : Non Quelles sont les motivations qui t ont poussé à passer un ou deux semestres à l étranger? L : La langue, la renommée de l université Bocconi... Mais j ai surtout choisi l Italie pour sa culture et la dolce vita! F : Je voulais améliorer mon français. Il est beaucoup plus facile d apprendre une langue pendant les études qu après, lorsqu on travaille déjà. Raconte-nous un souvenir marquant! L : Les soirées dehors aux Colonne di san Lorenzo où tous les étudiants se retrouvent. Surtout lorsqu on réalise qu on est en mars et que la Suisse est encore sous la neige! F : Une fois, un ami dans ma résidence d origine tunisienne a préparé un repas de son pays : de la salade grillée. Je n avais jamais mangé de la salade grillée avant! 22 EM N / 2015

25 Lors de ton inscription, astu rencontré des difficultés quant au choix des enseignements? L : J ai choisi la filière économie politique et c est vrai que ça a été assez compliqué de trouver des cours qui correspondaient à mes préférences, les exigences d HEC et l emploi du temps. Mais avec pas mal de recherches et beaucoup d s, on y arrive! F : Alors que le premier semestre avait débuté, un cours a été annulé! Lors de mon deuxième semestre, j ai assisté à un enseignement dans lequel le professeur a fait des choses complètement différentes que dans la description du cours sur Internet. Quand les étudiants lui demandaient s il allait couvrir telle ou telle partie du cours, il répondait : «Oui, plus tard», mais en réalité, cela n a jamais été fait. En fait, ces difficultés m ont aidé à mieux m organiser. Qu as-tu pensé du niveau exigé par l école/université sur place? L : Plus ou moins dans la continuité de ce que j avais fais ici à Lausanne avant. F : J étais assez surpris de la quantité de matière fournie en cours, je m attendais à plus. Toutefois, du fait que les questions posées aux examens étaient très compliquées, cela m a obligé à m imposer un bon rythme de travail. As-tu subi un choc culturel? Si oui, explique-nous. L : Non, l Italie n est pas si différente de la Suisse et je connaissais déjà bien le pays! F : Dans mon ancienne Université, la bibliothèque ouvrait chaque samedi à 9h du matin. A 8h40, les étudiants attendaient devant la porte et à 9h pile, ils se ruaient pour réserver des places assises. Ensuite, tout le monde ressortait boire un café. Ici, beaucoup d étudiants rentrent chez eux les weekends, et ne restent pas à l Université le samedi. J étais un peu déçu jusqu à la fin de mon séjour où j ai découvert qu il y avait beaucoup d autres opportunités de rencontrer des personnes. Quelles sont les raisons qui te pousseraient à retourner dans ce même pays? Au contraire, si tu n as pas été satisfait, explique-nous. L : Le coût de la vie qui permet de vraiment en profiter, on peut bien manger pour le prix d une boisson sur Lausanne. La façon qu ont les italiens d oublier le travail dès qu ils en sortent pour profiter du reste... Même si l expérience m a beaucoup plue pour des études, je ne pense pas que ce soit un pays dans lequel je retournerais pour travailler. Même après avoir étudié dans les meilleures universités beaucoup de jeunes ont du mal a trouver du travail et sont obligés de s expatrier. F : Je remercie toutes les personnes qui m ont parlé français. En arrivant à Lausanne, je pensais que tout le monde allait insister pour me parler anglais ou allemand. De plus, je m attendais à un choc culturel beaucoup plus important, ce qui m a réconforté. Par conséquent, j ai développé un fort intérêt pour la culture suisse lors de mon séjour lausannois. Si tu devais donner un conseil aux étudiants qui souhaitent partir en échange, lequel serait-il? L : La troisième année est faite pour ça alors autant en profiter! Les professeurs savent bien que les étudiants en échange ne veulent pas qu étudier et il me semble qu ils en tiennent compte! F : Soyez le plus ouvert possible, et commencez à vous organiser le plus tôt possible! EM N /

26 Photo : Keystone/Christian Beutler échanges Pour une mobilité étudiante... La récente décision de la Suisse de limiter les entrées de ressortissants étrangers sur son territoire n a pas été sans générer de vives émotions hors de ses frontières. 24 EM N / 2015

27 Dans son édition internationale, le New York Times affiche le résultat de la votation helvétique sur sa Une : «Les citoyens suisses approuvent de nouvelles restrictions en matière d immigration». «Les nations les plus prospères craignent de plus en plus que leur système de protection sociale ne soit plus capable de gérer l afflux de travailleurs provenant des pays économiquement plus faibles de l Europe de l Est». Texte : Yves Mayaud Agrégé des Facultés de droit Professeur à l Université, Panthéon-Assas Paris II Il n est pas de notre propos de nous ériger en juge de ce qui relève de sa souveraineté, manifestée ici par un choix de politique internationale. Nous voulons seulement, en qualité d universitaire, faire ressortir, sinon les conséquences d une telle mesure, du moins son éloignement des attentes du monde étudiant. Un monde qui vit aujourd hui une forte sensibilité d échanges, au service de connaissances qui se veulent les plus ouvertes possibles, dans un souci d approfondissement légitime, tant les grandes écoles et les facultés les plus prisées d un pays ne sauraient, à elles-seules, contenir ce que le savoir produit au fil des générations et ce que ses applications laissent espérer de progrès. La mobilité étudiante n est pas un luxe, ni un effet de mode tenant à quelques générations. Elle est une réalité inscrite dans des besoins ressentis, avec des retombées éminemment positives, tant pour ceux qui apprennent, que pour ceux qui instruisent. Les premiers ne peuvent que se ressentir des enseignements qu ils rejoignent, et nombre de publications et de thèses témoignent de la richesse de ces «apports extérieurs». Quant aux seconds, loin de perdre ce qu ils pourraient considérer comme relevant d une paternité méritant d être jalousement gardée, ils gagnent en reconnaissance et en prestige, pour être des «référents», et pour stimuler leurs acquis. EM N /

28 Les manifestations se multiplient en ce mois de mars 2014 contre l'exclusion de la Suisse des programmes européens Erasmus+ et Horizon Environ 200 étudiants étaient réunis devant le Rolex Learning Center de l'epfl et plus de 1'000 personnes devant le Palais fédéral à Berne. Photos : Keystone/Laurent Gillieron; Peter Schneider Mieux encore, c est par une large coopération internationale que les projets scientifiques les plus ambitieux peuvent aboutir, et que la recherche, tant fondamentale qu appliquée, a quelque chance de prospérer. La prospection intellectuelle n est plus à dimension individuelle de nos jours, elle a besoin, sauf à se neutraliser ellemême, d une collaboration étroite entre les plus grands spécialistes. C est dire combien est importante une politique de partenariat pour un Etat, dont les instances universitaires, scientifiques, voire culturelles, comptent parmi les meilleures. Qu ils soient entrants ou sortants, les étudiants doivent pouvoir compter sur ce qui participe de plus en plus de leur cursus, qu il s agisse des programmes Erasmus en Europe, d accords plus ponctuels hors de l espace européen, autant d instruments de choix pour des enseignements délocalisés, des diplômes innovants, des formations intégrées Un tel mouvement peut difficilement être déserté, sauf à se couper d une dynamique porteuse et à déstabiliser ce qui engage les personnes et les institutions. Certaines universités majeures comptent jusqu à 3'000 étudiants étrangers, telle l Université Paris II, héritière de l ancienne Faculté de droit de Paris, avec 14% de ses effectifs, et une filière franco-suisse... Ces réalités parlent d elles-mêmes, qui laissent deviner le niveau des relations engagées, avec ce qu elles impliquent de nécessaire pérennité EM N / 2015

29 Certaines universités majeures comptent jusqu à 3'000 étudiants étrangers, telle l Université Paris II Photo : DR EM N /

30 Start-ups Motivés par des rencontres et leur soif de découverte, les étudiants sont aujourd hui de plus en plus ouverts à l auto-entrepreneuriat, créant parfois leur start-up avant même l obtention de leur diplôme. Nous vous proposons ici les projets d étudiants de l université de Lausanne et de l EPFL qui ont voulu mettre à profit leurs connaissances à travers une idée ingénieuse, aujourd hui au stade de start-up. 30 BSFWire Sàrl 31 Cronodeal 32 It's Adil 33 Palmyra 34 QuestionMe Photo : Peter Wurmli, Camenzind Evolution 28 EM N / 2015

31 EM N /

32 start-ups BSFWire Sàrl Dans un monde où 95% des utilisateurs d'internet disent ne plus pouvoir s'en passer, nous vous offrons la possibilité de créer des sites qui feront la tendance de demain. Étant tous étudiants sur le campus EPFL-UNIL, nous jouissons du dynamisme que représente l'école Polytechnique Fédérale de Lausanne. C'est ainsi que nous mobilisons nos savoirs afin de vous apporter l'innovation nécessaire pour créer des plateformes Web innovantes, dotées des technologies et du design les plus récents. Les PME trouvent sur Internet un potentiel énorme pour diffuser un bouche-à-oreille positif sur leurs produits et services. C'est dans cette optique que BS- FWire Sàrl est née. Apporter l'innovation et la technologie nécessaires afin de vous permettre de perfectionner vos outils de communications. Service : Plateformes Web Le développement de vos plateformes sera effectué par des étudiants de l'école Polytechnique Fédérale de Lausanne issus des départements d'informatique et Systèmes de communications. Tous sont des programmeurs ayant déjà une expérience dans l'élaboration de plateformes Web dans le monde du travail. Nous vous proposons ainsi : Création plateforme Web Implémentation de Modules Web-Mastering Création de programmes Design L'augmentation du nombre de smartphones/tablettes numériques dans la population suisse est considérable. Afin de répondre à ce besoin, nous vous proposons également l adaptation de votre site pour smartphones/tablettes. 30

33 start-ups Cronodeal Nous sommes une société de commerce en ligne qui fonctionne avec des enchères inversées. Pour faire simple, tu peux obtenir tous types de biens au prix le plus bas possible. Alessandro, comment t es venue l idée? L idée m est venue pendant un cours de «Système d information». On parlait des enchères inversées, puis au lieu d écouter le professeur, j ai commencé à penser au futur Cronodeal. A la fin du cours, tout le monde avait des notes sur le cours, et moi j avais des idées et un plan. Comment as-tu su que c était le moment de concrétiser cette idée? Ce n est pas facile d avoir de nouvelles idées. Alors quand on en a, il ne faut pas trop hésiter et se lancer! Le plus important est de réaliser que l on a rien à perdre. Quels conseils est-ce que vous donneriez à tous les jeunes entrepreneurs qui ne se sont pas encore lancés? Comme dirait Jean-Claude Dusse dans le film «Les bronzés font du ski» : «Alors si je peux me permettre de te donner un conseil, c est oublies que tu n as aucune chance, vas-y, fonce! On ne sait jamais, sur un malentendu ça peut marcher». Il faut se lancer et ne pas attendre trop longtemps. Car plus vous attendez, plus il est possible que quelqu un ait la même idée et la concrétise à votre place. 31

34 start-ups It's Adil Nous sommes une entreprise de services du bassin Lémanique qui vend à votre place tous les biens dont vous ne savez pas quoi faire, le tout rapidement et à des prix attractifs! Comment est né le concept It s Adil? Tout a commencé lorsque je voulais rendre service à ma famille, en les aidant à vendre un ou plusieurs objets. Je les valorisais sur des plateformes internet ou des magazines et je réussissais rapidement à tout vendre. Par la suite, j ai compris qu il y avait une réelle demande pour ce genre de services. Je me suis entouré d amis croyant en cette idée et c est de là qu It s Adil est née. Qui sont les clients qui font appel à vos services? Le premier cercle de nos clients, les «vendeurs» de biens, sont des personnes de plus de 35 ans, occupés par leur carrière, ou par leur famille, leurs loisirs. Pour eux, vendre par eux-mêmes est une mauvaise utilisation de leur temps. Nous sommes là pour eux. Il y a également les entreprises et finalement, bien entendu, le cercle des étudiants. Quels conseils donner à ceux qui hésitent encore à fonder leur start-up? Vas-y fonce! La plus grande force est de ne pas se poser trop de questions et d agir. Quand on a l idée, il faut aller de l avant encore et encore, toujours dans la même direction. C est le fait de se fixer plusieurs buts périodiques qui permet de voir une croissance. Entourez-vous de personnes qui partagent vos idées et qui sont réellement motivées. 32

35 start-ups Palmyra Nous importons des dattes d Arabie Saoudite et les vendons à des magasins et grandes surfaces en Suisse. Après huit mois d activité, nous avons près de trente clients dans toute la Suisse, dont quelques «grands» tels que Migros, Loeb, Schwarzenbach. D où vous est venue l idée? Notre associé Hazem est spécialisé en FMCG (biens de grande consommation). Etant un grand consommateur de dattes, il s est vite rendu compte qu il manquait des dattes de bonne qualité sur le marché Suisse. Nous étions un groupe d amis, et avons profité de cette occasion pour créer une entreprise. Nous parlons ainsi l anglais, le français, l allemand, l arabe, le persan, et avons été formés en marketing, sciences alimentaires, sciences économiques et commerce. Quels étaient les différents dilemmes que vous avez rencontrés? Nous avons dû former notre ligne directrice afin de savoir quelle clientèle nous visions et quel genre de produits nous voulions proposer. Nous avons commencé par des produits et emballages très élégants, avec un maximum d efforts fournis par nous-mêmes en Suisse. Au bout d un moment, nous connaissions mieux la demande du marché et nous nous sommes adaptés afin d avoir des choix de produits et d emballages plus restreints mais qui correspondaient davantage à la demande. Les autres dilemmes que nous avons rencontrés étaient typiques : charges imprévues, dépendance vis-àvis de nos fournisseurs avec qui il n est pas toujours facile de faire affaire, tensions au sein de l équipe. Où vous projetez-vous à l avenir? Nous projetons de travailler sur d autres produits que les dattes, et d étendre notre marché en dehors de la Suisse. Pour ce faire, nous souhaitons d abord devenir forts et stables sur le marché Suisse. 33

36 start-ups QuestionMe Gagnant du Prix Start Lausanne 2014, QuestionMe est un site Web et une application mobile qui invite ses utilisateurs (le marché cible de ans) à répondre quotidiennement à des questions. Le principe est simple, à chaque fois qu un utilisateur répond à une question, il augmente ses chances de gagner des lots ou des offres spéciales. Pour les entreprises, QuestionMe est un nouveau moyen d atteindre le marché des ans. Comme l explique Antoine Costa, co-fondateur, «QuestionMe offre une solution innovante aux entreprises pour se faire connaître d un marché difficile à atteindre et également un moyen de connaître l opinion de ses clients». En mars dernier, les jeunes entrepreneurs ont lancé une version Beta qui a réuni 600 utilisateurs et récolté 40'000 réponses en 14 jours. Un test qui a poussé l équipe de QuestionMe à revenir cet automne sur la région Lausannoise avant de s étendre en Suisse Romande. L équipe ne cache d ailleurs pas son intention : «nous voulons devenir un outil de communication alternatif pour atteindre les ans en Suisse et à l étranger». Si vous voulez en savoir plus sur QuestionMe ou suivre l aventure de ces jeunes entrepreneurs, n hésitez pas à vous rendre sur leur site internet. 34

37 choisir le on master préparer son cv décrocher un premierjo planifier sa carrière trouver le stage idéal Le Centre de Carrière HEC Lausanne est là pour vous aider Bâtiment Internef bureau 146 (tout près de la cafétéria)

38 Technologie A une époque où les nouveautés technologiques s amoncèlent sans pour autant retarder l obsolescence des nouveaux produits qu elles engendrent, il est plus qu aisé pour le consommateur de se retrouver rapidement dépassé. Faisons dès lors le point sur certaines avancées technologiques majeures de notre vie de tous les jours. 38 Le Cloud Computing en Les smart watches auraient-elles déjà leur avenir derrière elles? 51 Un monde en Parallaxe. Qu est-ce que le Parallaxe dans le WebDesign? Photo : Reuters 36 EM N / 2015

39 EM N /

40 technologie Le Cloud Computing en 2014 Peut-on imaginer en 2014 un monde sans réseaux sociaux, sans moteurs de recherche, ou sans commerce électronique? Difficile pour ceux qui ont vécu les introductions successives de ces technologies, et impossible pour les plus jeunes. Texte : Prof. Edouard Bugnion Département d Informatique et Communication, EPFL Photo : Christian Kober/JAI/Corbis 38 EM N / 2015

41 En effet, ces produits sont passés en quelques années du stade de l introduction entrepreneuriale à celui de phénomène de société. Bien que très différentes, ces innovations reposent sur un principe commun : l accès universel à l Internet, réseau mondial sans frontières et basé sur des standards ouverts, qui permet à chacun de consommer et de produire le contenu électronique de son choix. Conçu à l origine pour interconnecter des réseaux locaux existants, les standards Internet sont aujourd hui à la base des technologies de communications digitales, avec ou sans fils. Contrairement à l approche centralisée de la téléphonie classique, l architecture décentralisée d Internet a permis son évolution rapide, nourrie par l innovation technologique et l entreprenariat. L émergence du «cloud computing» s inscrit dans l évolution et les principes d Internet : aujourd hui, de puissants centres de calculs y sont connectés directement et fournissent l infrastructure nécessaire aux services en ligne pour leurs besoins en calcul et stockage de données. Le cloud, c est l ouverture de cette infrastructure à des tiers en leur offrant un accès immédiat, élastique, et à bas coût. En démocratisant l accès aux infrastructures modernes, le cloud a déjà permis l émergence d une nouvelle vague de services en ligne innovants et totalement dématérialisés, allant de l échange de documents à la télévision sur demande, et qui n auraient peut-être pas vu le jour sans l existence du cloud. Le développement de ces services, souvent disponibles dans le monde entier, n est pas sans conséquences lorsqu ils traitent et stockent des données privées, confidentielles et personnelles. D une part, les cadres juridiques ont peu anticipé l évolution des technologies, au plan national ou international. Le cloud pose donc directement la question de la souveraineté de l information digitale stockée, traitée, et accédée dans différents pays. D autre part, et comme toute technologie nouvelle, ces services doivent être déployés de manière informée, afin de minimiser par exemple les risques de vol ou de perte de données. Pour un jeune entrepreneur, la question n est pas de savoir si le cloud va changer nos habitudes il est déjà incontournable et la majorité des startups actuelles de haute technologie opèrent déjà de cette manière mais plutôt d anticiper les tendances technologiques afin de pouvoir en tirer un avantage compétitif. EM N /

42 Interview Opposant au Cloud Computing Grégoire Weill, CEO Helvemed SA, (Medtech) Propos recueillis par Coline Chabloz Avez-vous déjà été approchés par des compagnies offrant leurs services de gestion des données à distance (Cloud Computing)? Oui, à plusieurs reprises. Avez-vous déjà envisagés d'utiliser cette technologie et ainsi dématérialiser vos données professionnelles? Oui, c est effectivement une option que nous avons envisagé. Quelles sont vos craintes visà-vis de cette technologie? Qu'est-ce qui vous a empêché de «passer le pas»? Nous avions des doutes sur la sécurité des données. Avoir son propre serveur n'est pas un inconvénient aujourd'hui étant donné que la maintenance, le suivi des sauvegardes et autres opérations peuvent être réalisés à distance par un fournisseur informatique. De plus, en matière de coût, nous n'avons pas trouvé un intérêt substantiel à dématérialiser. Quelles sont selon vous les avantages d'un système avec serveur «in-office»? Le fait de posséder un système réel, concret. Le fait aussi de savoir, en principe, où se trouvent les données physiquement. Avec le «Cloud», nous avons l'impression de ne pas maitriser entièrement nos données et quid si le fournisseur disparaît ou est absorbé. Sans doute «Old school» mais «secure» tout du moins. Cela dit, nous renouvelons le parc tous les trois ans par sécurité. Envisagez-vous dans les années à venir d'opter pour des solutions de Cloud Computing? Pas pour le moment, nous venons de changer tout notre hardware. 40 EM N / 2015

43 Interview Partisan du Cloud Computing Jérôme Weill CEO Saniswiss SA, (Medtech) Propos recueillis par Coline Chabloz Pourquoi avez-vous souhaité franchir le pas de la dématérialisation de vos données? Quel en a été l'élément déclencheur? Ce sont des problèmes techniques à répétions et une maintenance catastrophique du prestataire. Une réflexion sur les coûts nous a convaincu. Savez-vous où sont situées vos données actuellement? Absolument dans une salle blanche à Fribourg et l autre à Morges, nous avons visité celle de Morges. Pas vraiment, nous avons néanmoins conservé un petit serveur back-up dans nos locaux. Quels sont selon vous les avantages du Cloud Computing? L évolution en fonction du développement de la taille de l entreprise et du nombre d utilisateurs, une parfaite maintenance à un seul endroit, une uniformité du système pour chaque collaborateur. Finalement, un rapport coût / prestation excellent ainsi que la sécurité de la préservation des données et une assistance technique simple. Ralenti le transfert de donnée, cela peut s avérer trop lent, voir même énervant selon le serveur dont on se connecte. Pensez-vous que toutes les entreprises passeront le pas de la dématérialisation de données? Sans aucun doute. Avez-vous des craintes quant à cette technologie? Quel est selon vous son principal défaut? EM N /

44 technologie Les Smart Watches auraient-elles déjà leur avenir derrière elles? Les Smart Watches sont de retour en force dans l actualité technologique depuis bientôt 2 ans. Comme à l accoutumée cela commence par beaucoup de bruit, de nombreuses annonces, des acteurs qui se positionnent puis des produits qui arrivent en vague sur le marché. On a l impression que nous ne pourrons pas y échapper, que c est le dernier jouet high-tech auquel nous allons tous succomber. Avec maintenant un recul de quelques mois par rapport aux produits lancés il est intéressant de faire le point sur ce qu il en est vraiment et d analyser le phénomène. Texte : Christophe Berthaud Consultant International, Altaïr Group Photo : AP Photo/Marcio Jose Sanchez 42 EM N / 2015

45 EM N /

46 Président et CEO de Sony Mobile Communications Kunimasa Suzuki présente la smartwatch de Sony au World Mobile Congress à Barcelone. On parle de retour puisque le sujet est déjà ancien, presque quinze ans pour le discours et environ dix ans depuis les premières tentatives. Cette 2ème vague est cependant plus importante, avec une offensive des grandes compagnies de l électronique grand public, Samsung, Sony, mais aussi Motorola et Google. Le principe de la Smart Watch est simple : avoir au poignet un objet qui donne l heure, mais qui aussi, par une certaine forme d intelligence embarquée, permet d offrir d autres fonctions, en principe utiles. Les premières tentatives de étaient essentiellement menées par Microsoft, avec quelques marques horlogères, européennes et américaines. Les produits étaient centrés sur l information : météo, actualité, alertes, cours de bourse, Les Smartphones n existaient pas encore. On utilisait des modules radio FM pour recevoir les informations. Pour diverses raisons cela n a pas fonctionné. L une des principales était la nécessité d équiper les antennes terrestres d émission FM de modules spéciaux pour pouvoir couvrir les territoires. En réalité la catégorie de produit «Smart Watch» n existe pas, on est en train d essayer de l inventer. La situation était celle de la poule et l œuf : un investissement énorme pour peu d objets au départ, mais en même temps la faiblesse de la couverture réseau ne permettait pas de développer les ventes. Alors arrêt de l expérience. Aujourd hui les Smart Watches réapparaissent, mais dans un contexte où le Smartphone, avec ses multiples possibilités et infinies applications, a envahi le monde : une adoption phénoménale depuis le premier iphone en 2007, avec 1 milliard d unités vendues en En conséquence les produits proposés aujourd hui comme Smart Watch utilisent tous la connexion du Smartphone pour accéder au réseau 3G/4G et la montre est appariée au téléphone par une liaison Bluetooth. Dans un monde où le futur de l humanité semble dépendre de la connexion à Internet d une infinité d objets, tout cela semble bien pensé : on est dans la prolongation naturelle d un objet au succès immense, et tout le monde devrait plus ou moins rapidement saisir l occasion d acquérir une telle montre. 44 EM N / 2015

47 Photo : AP Photo/Marcio Jose Sanchez Et pourtant il semblerait bien que l on se trouve face à un échec commercial qui se confirme toujours plus au fil des mois. L origine de l initiative étant les grandes entreprises du téléphone mobile, elles font ce qu elles savent naturellement faire : un «petit téléphone» qu elles proposent de porter au poignet. Leurs Smart Watches ne sont que des extensions du téléphone. Alors cela amène à poser une question simple : qui a besoin d un «petit téléphone» au poignet, avec les mêmes fonctions, en sachant qu il est nécessaire de conserver le grand à proximité pour que cela fonctionne? On peut bien sûr imaginer quelques circonstances de la vie quotidienne où cela pourrait avoir un intérêt. Les exemples les plus fréquemment cités sont les réunions, pour la discrétion, ou la conduite automobile, à cause du danger, et donc de l accessibilité immédiate d un objet au poignet. Les applications proposées sont similaires à celles d un Smartphone mais en nombre restreint, beaucoup présentant en outre un assez faible intérêt. Il semble que les développeurs n aient pas toujours eu le temps de les mettre au point, sans doute poussés par les délais de mise sur le marché. Aux nombreux bugs s ajoute la difficulté de trouver ces applications, de les charger et de les installer. Toutes choses qui aujourd hui sont peu acceptables par le consommateur moyen. Mais on cumule cependant, pour assurer les fonctions d un téléphone mobile, un nombre assez conséquent d inconvénients liés à la taille réduite d une montre : un écran petit, donc une lisibilité faible s il y a beaucoup d informations ; une navigation difficile malgré un écran tactile, la taille d un doigt par rapport à l objet étant ce qu elle est ; un petit processeur, donc peu puissant, entraînant des capacités de traitement lentes et limitées ; une taille mémoire ne permettant de stocker par exemple que peu de musique ou de photos ; une batterie de faible capacité, très sollicitée par l électronique embarquée, et ne permettant qu une autonomie de quelques heures. En conséquence une montre, même qualifiée de Smart, aura toujours des capacités fonctionnelles beaucoup plus limitées que celles de son compagnon, le Smartphone. Cela se double, en tout cas pour ce qui a été proposé ces derniers mois, par des problèmes techniques dont certains trouveront sans doute une solution si les ingénieurs font l effort nécessaire : une instabilité importante de la liaison Bluetooth, rendant peu fiable la liaison montre-téléphone ; une transmission souvent lente des données du téléphone vers la montre ; des «operating system» sommaires ; des fonctions audio poussives ; une mise en route et gestion compliquées des applications. EM N /

48 Enfin les designs proposés sont peu attractifs, limités par la nécessité d assurer des fonctionnalités minimales et les contraintes d intégration de nombreux composants dans un espace très réduit. La priorité a été clairement donnée au fait de faire entrer le maximum de choses dans le volume d une grosse montre, beaucoup plus qu à la beauté de l objet, même si les fabricants s en défendent. Photo : Bizuayehu Tesfaye/ZUMA Press/Corbis De ce qui est décrit on en déduit que l on nous propose des objets au design discutable, qui ne font rien de plus qu une montre classique s ils ne sont pas liés avec un téléphone mobile, qui sont supposés faire ce que fait un Smartphone, mais en beaucoup moins bien, qui proposent un nombre d applications limité et mal conçues, pour un prix relativement élevé (de CHF 150 à 350 environ). Il est donc difficile d imaginer qu un consommateur, même passionné de technologie, puisse percevoir une grande valeur d usage à un tel produit, et sortir sa carte de crédit avec enthousiasme. Actuellement peu de personnes ont une idée claire de ce qu est une Smart Watch, et très peu de celles que nous connaissons en ont une ou en ont essayé une. Le sujet éveille un peu d intérêt, de la curiosité certainement. On est face à un concept, mais qui ne correspond à aucun besoin particulier du consommateur. En réalité la catégorie de produits «Smart Watch» n existe pas, on est en train d essayer de l inventer. Le challenge est donc d importance, pas impossible à atteindre, mais loin d être gagné d avance. Quand il n y a aucun besoin clairement identifié du consommateur, il faut développer un concept fort, en tout cas suffisamment puissant pour qu il nous entraine à changer nos habitudes et à l adopter. La nouvelle smartwatch Gear Circle de Samsung dévoilée au 2015 CES International à Las Vegas. 46 EM N / 2015

49 Photo : Joan Cros Garcia/Demotix/Corbis Visiteurs sur le stand Sony au MWC 2014, à Barcelone. Une montre est «smart» par ce qu elle fait, qui peut être plus ou moins complexe. C est ce qui s est produit avec de nouvelles technologies, comme le téléphone mobile ou Internet. Qui aurait imaginé il y a vingt ans que des millions de gens marcheraient dans la rue avec la main sur l oreille? Qui se souvient comment on travaillait, trouvait des informations et était en contact avec nos proches sans s et sans Google? Ces exemples restent des exceptions, ce sont des «révolutions industrielles». Elles entraînent un mouvement d ensemble de la société, et personne en particulier ne peut s en approprier le mérite exclusif. Dans le domaine des produits, pour avoir une chance de succès planétaire, il faut non seulement arriver avec un concept fort et fédérateur, mais aussi avec une vision. C est ce qui s est produit avec le Walkman, le premier Mac ou le PC. C est ce qu il fallait pour mettre au point Word ou Excel. C est ce qu Apple a su faire plusieurs fois avec le ipod, le iphone, puis le ipad. Ils ne correspondaient vraiment à aucune demande particulière à leur apparition, mais étaient accompagnés d une vision, juste, et nous finissons par les adopter largement. Ces produits ont su transformer nos pratiques et nos habitudes, mais aussi certains secteurs industriels (la musique), tout en intégrant pleinement des environnements nouveaux de services (itunes, Apple Store). Une quarantaine de compagnies dans le monde travaillent sur le sujet des Smart Watches. Les leaders sont les géants du téléphone mobile (Samsung, Motorola, Sony), suivis de nombreuses petites compagnies qui s appuient sur la plate-forme existante du Smartphone, largement répandue, pour construire leur offre. Certaines start-ups ont même réussi à lever des millions de dollars en capital pour leur développement, avec bien évidemment l espoir de la réussite. Mais il est sans doute naïf, et semble-t-il très insuffisant, de croire que, parce que le Smartphone est un succès immense, le prolonger au poignet est un concept suffisant : on essaie de faire faire à une montre des choses pour lesquelles elle n est pas adaptée et que font très bien d autres objets. EM N /

50 Insuffisant aussi le sentiment d effet de masse créé par les milliards investis tant en développement qu en promotion, insuffisant aussi le bruit médiatique entretenu internationalement. En fait tout cela n a rien de tout à fait étonnant. Le monde industriel est assez conservateur et aime peu le risque. Il suit en général longtemps les mêmes tendances, codes, règles et raisonnements. La montre est porteuse de valeurs, intimement liées à la personne, elle raconte une histoire. C est un objet de rêve, précieux, dont on est fier, et que l on garde et transmet. La marque en est un élément essentiel. Parfois, soudain, certains pensent que quelqu un a eu la bonne idée, alors tout le monde se précipite derrière. Parfois c est vrai et cela marche, parfois la voie est sans issue. C est pourtant en suivant des chemins inexplorés que Nicolas Hayek a sauvé l industrie horlogère suisse avec Swatch Group et que Jeff Bezos a transformé la distribution des livres à l échelle mondiale avec Amazon. L émergence d une nouvelle catégorie de produits n est jamais chose facile. Il y a souvent beaucoup d échecs qui précèdent, pour ceux qui se rappellent du Newton ou du Palm Pilot par exemple. Aucun produit nouveau n est adopté largement en quelques semaines. Le succès fait rapidement oublier qu il est le résultat d années de tâtonnements, de mise au point, de travail acharné et de persévérance sur de longues années. Le premier ipod est sorti en 2001, il a fallu 3 années d efforts intenses et soutenus pour que le succès commercial se dessine enfin en Dans le cas des Smart Watches on essaie de marier des mondes très différents ; c est un peu l histoire de «la carpe et le lapin». Du point de vue de leur fonctionnalité, de leur usage, de la technologie bien sûr, mais aussi sur le plan émotionnel et de la symbolique, la montre et le Smartphone sont des objets fondamentalement différents. La montre est porteuse de valeurs, intimement liées à la personne, elle raconte une histoire. C est un objet de rêve, précieux, dont on est fier, et que l on garde et transmet. La marque en est un élément essentiel. Le téléphone mobile est un objet avant tout utilitaire, technologique, où la marque et le design jouent un rôle, mais auquel on demande avant tout d être fiable et efficace. Il est courant de dire qu une montre est un «fashion statement». 48 EM N / 2015

51 Connaissez-vous beaucoup de personnes qui envisagent d être porteuse d un «technology statement»? Le monde de l électronique grand public est celui de l obsolescence: une version chasse la précédente sur la base de cycles de un à deux ans. La subvention par les opérateurs de télécommunications fait que presque personne ne paie son Smartphone à son prix réel, ce qui en dégrade irrémédiablement la valeur. Une montre est payée à son prix, le modèle économique est stable depuis deux cent cinquante ans. Elle conserve voire augmente sa valeur au fil du temps, se vend aux enchères. On en possède éventuellement plusieurs, que l on conserve et choisi de porter selon l humeur ou l occasion. Qui a dans son tiroir de vieux téléphones mobiles qu il contemple, entretient et utilise au gré de la saison ou de ses activités? Le monde de l horlogerie est relativement stable, bâtit sur des marques souvent séculaires. Cela ne l empêche pas d être considérablement innovateur et dynamique, ce qui assure son expansion constante et régulière. Au contraire le monde de la technologie et de l électronique grand public est en perpétuel changement ; il se renouvelle et se réinvente par cycles de dix ans. Au début des années 2000 les héros s appelaient Nokia, Motorola ou BlackBerry. Aujourd hui ce sont Apple, Samsung et Google. Ce n est pas par hasard si ce sont les grands du téléphone mobile qui sont à la pointe de cette nouvelle initiative sur les Smart Watches. Le marché des Smartphones arrive maintenant à maturité. Ils font tous plus ou moins la même chose ; la différentiation va se faire sur le design, les matériaux et la marque ; le marché va se segmenter par les prix, du bas au haut de gamme, avec de nouveaux entrants sur le segment inférieur. Les marges ont commencé à s éroder, et ces grands acteurs doivent impérativement trouver de nouveaux relais de croissance pour maintenir leur position et satisfaire leurs actionnaires. Ce qui précède montre que la situation actuelle, pour des Smart Watches basées sur un tel concept, était prévisible dans une large mesure. On peut donc s étonner de la faiblesse d analyse et de clairvoyance de grands industriels pour se lancer avec autant d énergie sur la base d un concept assez faible et sans intégrer des facteurs essentiels. Ce pourrait aussi être l arrogance qui gagne souvent les leaders d un marché. Mais très souvent on a pu constater que les compagnies d ingénieurs négligent trop les éléments intangibles, «soft», qui sont déterminants pour un succès ; et qu elles qualifient parfois de «chance», a posteriori, faute d avoir su les appréhender. Cela est moins surprenant de la part des financiers du capital-risque dont la clairvoyance n est sans doute pas la qualité principale : quand on joue beaucoup, on finit par gagner parfois, d autant plus si l on rejoint l entreprise quand le succès se dessine. Tout ceci ne condamne pas pour autant les Smart Watches, bien au contraire. Cela montre simplement que la voie qui a été empruntée depuis deux ans ne mène sans doute pas très loin. Il faut donc en définir une (des) autre(s) et continuer à essayer. Chaque secteur industriel qui s intéresse aux Smart Watches apportera probablement une réponse différente, et sans doute plusieurs segments vont apparaître, dédiés à des familles d applications. Ce qui est sans doute à éviter, c est que les choix soient pilotés par la technologie : celle-ci doit rester au service d une idée. Elle ne saurait être une fin en soi ; elle permet seulement de mettre en œuvre un projet ou de s en rapprocher. Si elle ne le permet pas, c est qu il est peut-être encore trop tôt, il faut continuer à développer. Il n est pas certain que la connexion permanente au réseau soit indispensable du point de vue du consommateur, comme le laisserait entendre la vulgate hightech. Une montre est «smart» par ce qu elle fait, qui peut être plus ou moins complexe. La connexion au réseau n est qu un élément de fonctionnalité, utile ou non, selon l application, pour échanger des données. Il convient de noter que des montres «smart» existent depuis un moment déjà. EM N /

52 Alors qui et quand? Difficile à dire. Samsung dévoile le modèle Gear 2 au MWC 2014 à Barcelone. Photo : Robert Ramos/Demotix/Corbis Peu de compagnies dans l histoire récente de la technologie ont été à l origine de la création d une nouvelle catégorie de produit. La seule a avoir su répéter ces tentatives avec succès est Apple ; qui a finalement décidé de franchir le pas, mais avec un produit qui n est pas prêt puisque l annonce, sans doute sous la pression des analystes financiers, précède le lancement de plusieurs mois. Des produits comme ceux de Suunto ou la famille des T-Touch de Tissot, équipés de capteurs et de capacités de calcul, sont «smart» au sens d une intelligence embarquée permettant d assurer certaines fonctions. Elles ont connu un succès commercial constant depuis quinze ans. Une Smart Watch doit être dotées de fonctions qu elle fera mieux qu un autre instrument, parce que portée au poignet et en contact permanent avec le corps. C est dans cette direction qu il convient de chercher. Au vu des images, difficile de prétendre que c est vraiment une montre, même avec un peu d or. Elle fonctionne aussi en extension du téléphone, n aura pas davantage d autonomie, et cumule beaucoup des inconvénients majeurs soulignés comme freins au succès. Alors attendons encore un peu et voyons si la marque à la pomme, au-delà de l euphorie qui entoure cette annonce, saura faire des Smart Watches une nouvelle révolution, ouvrant une voie dans laquelle s engouffrera à nouveau la compétition. A moins que l industrie horlogère suisse ne nous réserve, elle, des surprises? 50 EM N / 2015

53 technologie Un monde en Parallaxe. Qu est-ce que le Parallaxe dans le WebDesign? Imaginez-vous dans un train à l arrêt ; vous voyez par la fenêtre un autre train qui démarre dans le sens opposé. Vous avez alors l impression que c est vous qui êtes en mouvement. C est sur ce principe que repose l effet Parallaxe. Texte : Rémi Sabonnadiere Responsable vente & communication, BSFWire sàrl EM N /

54 «Les effets Parallaxes permettent de créer des sites interactifs et époustouflants. Cependant, la présence d effets dynamiques dans un site web peut en affecter l adaptabilité ainsi que le temps de chargement». Les sites utilisant les effets Parallaxes les plus époustouflants : discover.store.sony.com/be-moved flatvsrealism.com nouvelleoctavia.fr Photos : Sony Corporation 52 EM N / 2015

55 Avantages Fluidité Dynamisme Innovation Défauts Temps de chargement Peu d informations Peu fonctionnel Les sites utilisant les effets Parallaxes sobres et élégants : thechrisbox.com/#adidas-battle-pack chemicalromance.fr/graisses-industriellespates-de-montage-lubekrafft.php boy-coy.com/#home EM N /

56 L animation de l environnement permet de créer des platesformes web dynamiques qui feront la tendance de demain. Des images superposées défilent à des vitesses différentes lorsque l utilisateur se déplace sur la page à l aide du scroll ou de la souris. Ce différentiel de vitesse induit donc une sensation de mouvement chez l utilisateur, et ainsi une interactivité qui était jusqu alors inexistante dans les sites classiques. Il est par conséquent primordial d afficher une longue page, pas seulement confinée à la taille de l écran de l ordinateur! Histoire du WebDesign Le Web Design est apparut il y a 24 ans par l apparition du langage HTML (Hypertext Markup Language), mais c est en 1991 que Tim Berner-Lee utilise ce langage pour créer le premier site web. Il est par ailleurs l un des fondateurs du World Wide Web, autrement connut sous le nom de web, souvent confondu par abus de langage avec Internet. En , l utilisation du JavaScript et du Flash permet d introduire l animation sur les sites internet. On en compte à l époque à travers le monde. Ce chiffre peut paraître dérisoire aujourd hui comparé au plus de sites web enregistrés en moyenne chaque jour dans le monde. C est grâce à l apparition du langage CSS (Cascading Style Sheets) en 1996 puis le CSS 3 en 1999, développé par W3C, que le Web Design va connaitre un formidable bond en avant en permettant des réalisations de grandes qualités. C est dans cette même période qu apparait le PHP (Hypertext Preprocessor), langage permettant de faciliter la création de pages web dynamiques. La mise en ligne de logiciels open-source, de Template (modules prédéfinis) ainsi que l apparition en 2010 du language HTML 5 ont marqué un pas décisif dans la démocratisation et l accessibilité du Web. La mise sur le marché de smartphones et de tablettes interactives a obligé les Webdesigners à s adapter à de nouvelles tailles d écrans. Il existe de nos jours de nombreux sites web permettant aux utilisateurs de créer par euxmêmes leurs propres plateformes. Et le Parallaxe là-dedans? Eh bien, il s agit simplement d une utilisation ingénieuse du JavaScript! Le parallaxe est à consommer avec modération Les sites utilisant des effets dynamiques jouissent d une grande notoriété au sein des réseaux sociaux et plusieurs prix récompensant les designs les plus innovants ont été créés (cf : The site of the day). Le parallaxe par scrolling est particulièrement intéressant car il crée une interactivité entre l utilisateur et la plateforme. Lors des présentations de sites en Parallaxe auxquelles j ai assistées, tout le monde était à plusieurs reprises intrigué et amusé par cette animation provoquée avec sa souris ou son trackpad. L effet Parallaxe est principalement utilisé pour les sites d affichages/ vitrines car le mouvement peut aisément affecter la fonctionnalité et la clarté du site. L effet Parallaxe est principalement utilisé pour les sites d affichages/vitrines car le mouvement peut aisément affecter la fonctionnalité et la clarté du site. 54 EM N / 2015

57 Les sites utilisant l effet Parallaxe ont moins pour but d informer que d impressionner. Il peut néanmoins gêner l interaction homme-machine en créant une atmosphère désordonnée. En effet, il est possible que si un site internet est trop dynamique et déstructuré, l utilisateur se sente mal à l aise. De plus, une trop grande quantité d effets, d images HD peut rendre le site trop «lourd» et provoquer un temps de chargement trop long. Les sites utilisant l effet Parallaxe ont moins pour but d informer que d impressionner. Vous pourrez cependant lire au prochain paragraphe comment concilier esthétisme et informations. Qu en est-il du prix d une telle plateforme? Les agences de Design vous diront bien évidemment que cela demande une grande quantité de travail ne serait-ce que pour imaginer les effets. Un site utilisant des effets Parallaxe nécessite plus de travail que pour une plateforme standard, par conséquent, il sera nettement plus onéreux. Pour un travail de qualité, il faut compter entre 3000 et 5000 CHF. Les astuces Parmi tous les types d utilisateurs de plateformes web, il est important de souligner que certains d entre eux recherchent principalement l esthétisme alors que d autres privilégient la fonctionnalité. Pour un site contenant beaucoup d informations, un bon compromis est le suivant : une page d accueil épurée avec un effet dynamique ne nécessitant pas de scrolling (par exemple : des nuages qui bougent). Une barre de menu contenant les liens vers les informations à transmettre puis un onglet «Découvrir» ou encore des flèches indiquant qu il faut scroller. Une fois que l utilisateur a cliqué sur cet onglet, il est amené vers une longue page où vous pourrez présenter vos produits phares, les différents atouts de votre société etc, tout en gardant une structure simple et accessible. Il est néanmoins important que l onglet soit bien visible pour que la majorité des utilisateurs aient la curiosité de visiter la page animée. Si vous souhaitez présenter un produit, il est préférable de faire apparaitre un onglet «Description» redirigeant ainsi l utilisateur vers une fenêtre Pop-Up ou une nouvelle page web du site. Si vous souhaitez simplement en mettre plein la vue aux visiteurs de votre site, il est alors préférable de n afficher que très peu de texte et ainsi de laisser la magie opérer. Mais il faut bien se rendre compte que dans quelques années, le Parallaxe se sera démocratisé et fera sûrement partie intégrante des sites de présentation. Pour que votre site ait une durée de vie correcte, il est préférable d incorporer directement le Parallaxe à votre plateforme web principale. Pour surprendre l utilisateur il est possible d instaurer des effets par un scrolling de gauche à droite à la place du haut en bas conventionnel (il faut néanmoins le préciser à l utilisateur à l aide de flèches). EM N /

58 Société Plus le temps passe, plus la possibilité d accroître ses réseaux sans se mouvoir est grande. Un réseau d amis? Facebook ; professionnel? LinkedIn ; amoureux? Tinder ; etc. Nous proposons au lecteur un aperçu sur les entreprises qui ont su se faire une place dans la société d aujourd hui ainsi que leur stratégie de développement. 58 Le nouveau match de Tinder 64 Facebook et la stratégie Pacman Photo : Tim Clayton/Corbis 56 EM N / 2015

59 EM N /

60 Société Le nouveau match de Tinder Tinder est une application de réseautage social fonctionnant sur Android et ios. Elle a été lancée en septembre 2012 par quatre Américains. Texte : Maxime Weill Étudiant en 3ème année à HEC Lausanne Un nom parfait Le nom «Tinder» correspond à la matière combustible qui permet à un feu de s allumer. C est donc un élément qui prend deux corps, qui les met en contact et qui rajoute à ce contact une étincelle, «le match», pour arriver à un feu (la rencontre). La métaphore est donc toute trouvée pour cette application aux 100 millions de «likes» ou «dislikes» journaliers. Tinder, application phare de 2013 et 2014, est une manière amusante pour faire de nouvelles rencontres intéressantes autour de vous. «Swipez» vers la droite si une personne vous plaît ou vers la gauche pour l'ignorer. Si vous plaisez également à quelqu'un, une affinité est créée! Vous pouvez ensuite discuter avec l une de vos affinités pour apprendre à mieux la connaître et qui sait, peut être la rencontrer! Aller à l'essentiel Avec Tinder, oubliez le superflu, la photo est l élément le plus important : un des fondateurs (Sean Rad) disait notamment qu au final, on accorde une importance indéniable au physique, et ce physique détermine si l on va apprécier le mental. C est l étape première. Si l on n aime pas le physique, on n aimera pas le mental. Ce constat peut paraitre simple voire même simpliste et pourtant 99% des sites de rencontres sont complètement passés à côté de cette idée. Tinder c'est finalement une nouvelle manière de s exprimer et de partager avec des amis (et plus si affinités!). Tinder est beaucoup plus romantique que de se rencontrer dans un café. Le téléphone aujourd hui est quelque chose de très intime, c est comme s il faisait partie de chacun d entre nous. C est juste une nouvelle façon de rencontrer des gens, et cela amène à des rencontres réelles, ce qui revient à des activités que l on fait normalement comme aller dans un bar, mais en ayant la possibilité de draguer en amont de façon privée. Tinder se refuse à dévoiler le nombre total de ses utilisateurs, mais a précisé avoir enregistré un million de nouveaux utilisateurs pour les seuls États-Unis pendant les 60 jours couvrant la fin de 2013 et le début de EM N / 2015

61 En chiffres : Photos : Ringo Chiu/ZUMA Press/Corbis; Geo Rittenmyer/Corbis téléchargements par jour. Une des applications avec le plus fort taux de croissance de l App Store. 13 milliards de «likes» ou «dislikes» ont été cliqués depuis le lancement de l app en septembre employés travaillent à plein temps pour Tinder à Los Angeles, en Californie. 65 demandes en mariage ont uni des couples rencontrés sur Tinder. 85% des utilisateurs sont aux Etats-Unis (automne 2013), mais le nombre d utilisateurs européens est en très forte croissance, notamment en France, au Royaume-Uni, aux Pays-Bas. 60% des utilisateurs ont entre 18 et 24 ans, et l utilisateur moyen se connecte 11 fois par jour sur l application. Co-Fondateurs de Tinder, Sean Rad au centre (CEO), Justin Mateen à gauche, et Jonathan Badeen à droite. EM N /

62 Entretien avec EDOUARD GAUSSEN International Growth Manager chez Tinder Propos recueillis par Pierre Berthaud 60 EM N / 2015

63 Qu est-ce qui fait le succès de Tinder? D où est venue l idée «Tinder»? Après avoir réalisé qu il y avait certes beaucoup de réseaux sociaux existants, permettant de connecter des personnes se connaissant au préalable, nous nous sommes rendus compte qu aucun d entre eux ne permettaient de rencontrer de nouvelles personnes d une manière amusante et sécurisée. L anonymat est-il le secret d une interaction spontanée? Une part du succès de Tinder peut être expliquée par le «double opt-in process» qui signifie que deux utilisateurs ne peuvent être jumelés que s ils ont tous deux aimés le profil de l autre. C est un paradigme très différent de celui des autres plates-formes sociales, où il y a un écosystème ouvert complet. Un chiffre à retenir? 1 milliard de profils sont passés au crible par les utilisateurs, ce qui résulte à environ 11 millions de «match» par jour! Tinder émule les interactions du monde réel. Lorsque vous entrez dans une pièce, la première chose que vous remarquez à propos de quelqu un c est son apparence physique. Vous décidez ensuite si vous voulez ou non vous engager dans une conversation avec cette personne. Ce processus est très similaire à Tinder, en effet, les utilisateurs peuvent regarder les profils d autres utilisateurs, décider ensuite si ils sont intéressés puis potentiellement commencer une conversation. Pourquoi Tinder plus qu une autre application de rencontre? Tinder relie les gens de façon simple et ludique En utilisant votre profil facebook, Tinder analyse les «graphiques sociaux» des utilisateurs pour faire remonter à la surface les candidats potentiels, grâce notamment à la géolocalisation, le nombre d amis en commun, d intérêts en commun, etc. Qu a changé Tinder du point de vue des relations sociales? Depuis le lancement de Tinder en septembre 2012, des millions de nouveaux liens ont été créés. Des couples, des relations de travails ou des amitiés sont créées tous les jours répondant ainsi à un des problème fondamental de l humanité, qui est le désir constant de rencontrer de nouvelles personnes. On entend parler de «soirées Tinder», quel en est le concept et est-ce pour bientôt en Suisse? Tinder profite de son omniprésence dans les milieux mondains pour organiser des évènements dans le monde entier. Ces activités se déroulent dans le même état d esprit que l application, basée ainsi sur la rencontre et la découverte de nouvelles personnes. Une soirée de lancement a déjà eu lieu à Genève, notamment au Baroque en juin Bien d autres évènements sont encore à venir Quels sont les projets de Tinder à court et à long terme? Nous mettons encore l accent sur la croissance du nombre d utilisateurs ainsi que rendre l expérience d utilisation encore meilleure. Par exemple, en résolvant le problème de la création de nouveaux liens, Tinder a créé un autre problème qui est d apprendre à mieux connaître ces liens, à mieux découvrir les personnes. Voilà pourquoi nous avons lancés «Moments». Les «Moments» sont des photos que les utilisateurs diffusent à tous leurs «matchs». C est une façon amusante de se reconnecter et une excellente manière de s exprimer envers de nouvelles rencontres et ainsi les connaître encore plus profondément. EM N /

64 Entretien avec ROMAIN 22 ans / Responsable marketing chez Procter & Gamble Propos recueillis par Pierre Berthaud 62 EM N / 2015

65 280 matchs, test de séduction ou réelles aventures? Pourquoi utilises-tu Tinder? C est marrant car c est une question que mes ami(e)s me posent très souvent. Premièrement je tiens à dire que ce n est pas du tout dans le but absolu de trouver une copine (rire). Je prends plus l application comme quelque chose de drôle qui me permettrait éventuellement de faire des rencontres sans prise de tête quelconque et en général sans aboutissement final sérieux. Tinder me permet également de voir si mon profil plaît aux demoiselles de la région ce qui est toujours gratifiant, mais encore une fois, tout cela reste dans un esprit sympathique et non sérieux. Que t as apporté l application jusqu alors? Jusqu à maintenant, je dirais que l application m a tout d abord apporté beaucoup de fous rires dus à des conversations parfois déjantées que j ai pu avoir avec certaines filles. Cela m a également apporté des anecdotes croustillantes à raconter à mes potes les lendemain de soirées étudiante. Enfin, cela m a permis de rencontrer des personnes réellement intéressantes et fort sympathiques avec lesquelles j ai pris plaisir à boire des verres même si il est clair que cela ne représente vraiment pas la majorité de mes «matchs» (rire). Honnêtement ce ne sont clairement pas 280 réelles aventures mais plus un test de séduction. Disons que c est un jeu dans lequel j essaye de dépasser les paliers de 50, 100, 200 matchs etc J aime me challenger avec mes potes qui ont également l application et qui, pour ceux qui habitent de grandes villes, montent pour certains jusqu à 2000 matchs. Est-ce que la dématérialisation qu offre Tinder a changé ta vision de la séduction? Personnellement, Tinder n a rien changé car ce coté immatériel existait déjà avec Facebook. De plus, ne prenant pas l application au sérieux, cela ne change en rien ma vision de la séduction d autant plus que, sur cette plateforme en particulier, celleci n est pas tant dégradée que ça comparativement à des sites de rencontres plus «directs». Je trouve normal que les gens aient des moyens plus aisés de faire des rencontres, surtout dans une vie étudiante active dans laquelle seules les soirées nous permettent ce genre d interaction. Après, je ne ressens pas ce coté «femme facile» qu évoquent certains utilisateurs à l égard de Tinder. La plupart de mes conversations suite à des matchs sont des plus banales et la présence de demoiselles plus facilement abordables n est pas plus élevée sur l application qu en boite de nuit par exemple (rire). Si Tinder était payant, achèterais-tu l application? Par nécessité jamais. Tinder est quelque chose de marrant, un passe temps, mais je ne me verrais pas dépenser de l argent pour cela. Maintenant il est vrai que l effet de mode joue beaucoup et qu à un prix minime tel que un ou deux francs, j achèterais certainement l application, mais plus par effet de mode que par réel besoin. Je pense tout de même que devoir payer pour l application dénaturerait son but premier à savoir la facilitation de rencontres et que la gratuité est quand même un des attraits premiers de Tinder comparativement aux autres sites de rencontre du marché tels que «Hot or not» aux Etats-Unis. EM N /

66 Société Facebook et la stratégie Pacman En avril 2012, Facebook achetait Instagram pour $1 milliard. Logique, notèrent les observateurs, que le réseau social le plus populaire du web s offre la plateforme privilégiée d échange de photos. Cela n était cependant qu une mise en bouche. Texte : Guillaume Cettou Alumni HEC En février 2014, ce dernier réitérait en achetant Whatsapp, l application mobile de messagerie instantanée, pour $19 milliards. Bien que l acquisition en elle-même ne surprenne personne, ce montant dépassait l entendement. En mars dernier, rebelote : Facebook annonçait l acquisition d Oculus VR pour $2 milliards, une société créant des technologies de réalité augmentée comme ses fameuses lunettes 3D Oculus Rift. Bien que proposant une expérience qualifiée de bluffante par ceux qui ont pu l utiliser, nombreux s interrogeaient sur la pertinence de cette acquisition pour le réseau social, apparaissant comme une folie de nouveau riche. En effet, alors qu Instagram et Whatsapp demeurent tout comme Facebook des entreprises de software, Oculus opère lui sur le marché du hardware. Pourquoi Facebook est-il donc prêt à casser sa tirelire pour acquérir ces startups à des montants astronomiques et pourquoi s aventure-t-il en dehors de son domaine d expertise? Grandir ou mourir Sur le marché du web, la stagnation n existe pas, il faut croître ou mourir. Une fois «has been», impossible de revenir dans la course. Le manque de barrière à l entrée, l innovation et la gratuité des services rendent le marché très dynamique. L exemple de MySpace est encore dans toutes les mémoires. Alors que fin 2008, le réseau social possédait environ 75 millions d Utilisateurs Actifs Mensuels (UAMs), il n en possédait plus que 30 millions en 2011, passant d une valeur de $12 milliards à son heure de gloire pour n être revendu par NewsCorp que pour un maigre $35 millions en juin Ainsi, lorsqu une plateforme perd de son attrait, il est très difficile de récupérer les utilisateurs autrement qu en acquérant leur nouvelle destination. Lorsque Facebook acheta Instagram ou lorsqu il tenta en vain d acheter Snapchat, il ne faisait que tenter de regagner le cœur des adolescents, se plaignant que Facebook était devenu un site pour adultes postant des photos de leurs enfants. Lorsque Yahoo acquit Tumblr en 2013, il ne cherchait qu à booster ses revenus en attirant des utilisateurs entre 15 et 25 ans qui considéraient alors Yahoo comme désuet, pour revigorer sa division publicité. Outre rester dans le vent, Facebook doit également évoluer sur les accès qu il propose. 64 EM N / 2015

67 Photo : Kim Kulish/Corbis Photo : Jason Madara/Galeries/Corbis Sur le marché du web, la stagnation n existe pas, il faut croître ou mourir. Une fois «has been», impossible de revenir dans la course. Un des neuf data centers de Facebook, situé aux Etats-Unis. Chaque jour ce sont plus de 300 million de nouvelles photos qui sont publiées par les utilisateurs sur le plus grand réseau social du monde. EM N /

68 Le marché est aujourd hui dominé par les tablettes et les smartphones. L ère du PC est révolue. BI Intelligence rapporte par exemple que le smartphone est passé d une pénétration au niveau global (i.e., smartphone par habitant) de 5% à 22% entre 2009 et 2014 alors que le PC passait de 14% à 20% durant la même période. Signe de ce revirement vers le mobile, Facebook annonçait que lors du dernier trimestre 2012, le nombre d utilisateurs PC avait été dépassé par le nombre d utilisateurs mobiles avec 680 millions de UAMs. Aujourd hui, ceux-ci ont dépassé le milliard. Aussi, puisqu il est primordial pour les sites internet de s affirmer comme la plateforme de référence (il ne peut y avoir qu un seul Facebook), il vaut mieux parfois reconnaître son échec et acquérir les champions. Comme le montre ce graphique qui liste l historique des acquisitions par les géants du web (e.g., Google, Microsoft, Yahoo), il s agit tout simplement de la plus grosse acquisition jamais effectuée. Pas un moindre accomplissement lorsqu on sait que Facebook présentait des revenus en 2013 de «seulement» $7.8 milliards contre $59 milliards pour Google ou $77 milliards pour Microsoft. Prix d'acquisition de startups par les géants du Net (en milliards) Facebook Whatsapp $ Yahoo Tumblr $ Google Motorola Mobility $ Microsoft Visio $ ebay PayPal $ L acquisition de type «Pac Man» ne s arrêtait cependant pas là. En novembre 2013, Mark Zuckerberg proposa, en vain, $3 milliards à Snapchat, la start-up de messagerie instantanée qui fait fureur auprès des adolescents permettant d envoyer des messages et photos qui s effacent après 10 secondes. Photo : Mark Blinch/Reuters 66 EM N / 2015

69 Microsoft Skype Microsoft Nokia phone business Microsoft aquantive Yahoo Broadcast.com AOL Netscape $ 8.5 $7.2 $ 6 $ 5.7 $ Microsoft Navision Microsoft Fast Search & Transfer Microsoft Yammer AOL Mapquest Facebook Instagram $1.3 $1.2 $1.2 $1.1 $ ebay BillMeLater $ Amazon Zappos $ EM N /

70 Environ 90% des revenus de Facebook proviennent de la publicité dont plus de la moitié sur mobile. Un réseau social représente une formidable plateforme pour placer son message. En chiffres : 300 Mios, le nombre de photos uploadées par jour 30%, la commission prélevée par Facebook sur les transactions payantes effectuées dans les applications 70, le nombres de langues dans lesquelles Facebook est disponible $7,87 miads, le chiffre d affaire 2013 Vue aérienne du siège de Facebook à Menlo Park CA sur la baie de San Francisco. 68 EM N / 2015

71 Photo : Proehl Studios/Corbis Lorsque Google acheta YouTube en 2006, il ne cherchait qu à accroitre son pouvoir de référencement en possédant un outil de recherche video populaire qu il pourrait ensuite revendre aux publicitaires, popularité que Google Video ne put jamais atteindre. Plus récemment, l achat de Beats par Apple permettra à la marque à la pomme de rattraper son retard sur les leaders du marché de la musique en streaming tel que Spotify grâce au service Beats Music. Accroître ne signifie cependant pas uniquement augmenter la taille de son budget ou augmenter ses revenus comme le firent les grands conglomérats des années 1960, encore faut-il le faire en accord avec son business model. Par exemple, l acquisition de Skype par ebay (alors mené par l actuel CEO de HP Meg Whitman) en 2005 reste à ce jour l une des plus grosses erreurs de la Silicon Valley. ebay espérait en effet que Skype devienne le premier moyen de communication pour les acheteurs et les vendeurs de son site d e-commerce. L acquisition fut un échec pour la simple raison que l ecosystème d ebay (acheteurs, vendeurs et tiers) reposait sur l anonymat de ses membres, anonymat que Skype venait remettre en question. Aucun revenu significatif ne fut jamais généré par ce biais. La question majeure intervient donc : quel est le véritable business model de Facebook? Facebook : à la fois plateforme et cultivatrice d information Facebook est avant tout une cultivatrice d information privée : elle la recueille auprès de ses utilisateurs et la revend au plus offrant, à savoir les publicitaires. Cette activité est son cœur de métier. En effet, environ 90% des revenus de Facebook proviennent de la publicité dont plus de la moitié sur mobile. Un réseau social représente une formidable plateforme pour placer son message. La captivité du consommateur est grande puisqu il faut dérouler le feed de la page d accueil (là où tous les messages s affichent). Point de zapping possible. Aussi, l audience peut être parfaitement ciblée. EM N /

72 Photo : Paul Taggart/Corbis En ce 18 mai 2012, Facebook entre en bourse et est estimé à plus de 100 milliards de dollars. Les sceptiques qualifieront les acquisitions de Whatsapp ou Instragram comme de simples manœuvres pour éteindre des concurrents directs. Plus que tout autre moyen de communication, un réseau social permet de différencier le consommateur selon une quantité inégalée de critères : ses données personnelles mais également ses préférences, son histoire, ses relations. Qu il s agisse de son rôle de plateforme ou celui du cultivateur d information, Facebook se doit de maximiser le nombre d utilisateurs actifs et la quantité d information que ceuxci échangent quotidiennement. Grâce à l acquistion d Oculus VR, Facebook montre cependant qu il est plus qu un simple réseau social. Il se révèle également être une plateforme entre utilisateurs et développeurs, tout comme ebay ou Amazon le sont entre acheteurs et vendeurs, en permettant à des sociétés telles que Zynga (créatrice de Farmville) de distribuer leurs applications. Oculus VR pourrait ainsi s affirmer comme le vecteur d innovation de ces dix prochaines années, un choc comme le furent Google ou Apple. En effet alors que les technologies de réalité augmentée font fantasmer la Silicon Valley depuis un quart de siècle, un problème récurrent empêchait l industrie de décoller : les prototypes existants créaient une sensation de nausée. 70 EM N / 2015

73 Oculus Rift est parvenu à régler ce problème en limitant le décalage entre le mouvement des yeux et la vitesse de réponse de l écran tout en offrant une vision à 90 grâce au travail acharné d un étudiant de vingt-et-un ans Palmer Luckey et John Carmack (créateur des jeux vidéo Doom et Quake et de leur moteur graphique révolutionnaire). Les possibilités de cette technologie sont immenses : suivre une classe d espagnol, regarder un film d action ou explorer la ville de vos rêves devient désormais possible. Facebook deviendrait alors le vecteur de tous ces contenus. Bingo. $19 milliards n est rien lorsqu on peut créer sa propre monnaie Bien que l on comprenne pourquoi Facebook a entrepris cette série d acquisitions, la question du prix subsiste : était-il obligé de débourser $22 milliards de dollars pour trois startups aux revenus conjugués ne dépassant pas le milliard? Non seulement il peut se le permettre mais le risque de manquer cette opportunité n en était que plus grand. Premièrement, Facebook n a dépensé, dans l exemple de Whatsapp, «que» $4 milliards de dollars en cash. Le reste se présente sous forme d actions Facebook. Suite à l entrée en bourse et la valorisation extrêmement élevée de celleci, la société peut d une certaine manière imprimer sa propre monnaie en distribuant ses actions. Le risque est, de plus, partagé entre les actionnaires. Deuxièmement, la diminution du nombre de MAUs et surtout leur niveau d activité, est reconnu par Facebook lui-même comme le risque principal pour sa performance à long terme. Il est donc prêt à payer un premium pour acquérir des utilisateurs et des plateformes d échange pour soutenir ses sources principales de revenu. Enfin troisièmement, $22 milliards pour Instagram, Whatsapp et Oculus combinés peut s avérer comme un deal très lucratif si leur stratégie s avère payante. Dans le cas de Whatsapp et ses $400 mio. d utilisateurs (+25 millions d augmentation par mois), s il parvient à les monétiser comme sur Facebook (i.e., environ $1-2 par utilisateur), il ne lui faudra que quelques années pour couvrir les $4 milliards de cash dépensés. Dans le cas d Oculus VR, si la réalité augmentée devient effectivement une technologie inévitable, alors cette acquisition pourrait bien apparaître comme un coup de génie tant les sources de revenus sont, en théorie, immenses. L intégration, clé de la réussite Les sceptiques qualifieront les acquisitions de Whatsapp ou Instragram comme de simples manœuvres pour éteindre des concurrents directs. Cet argument ne tient cependant pas sur le long terme. L absence de barrière à l entrée et la nature volatile de l industrie web forcent Facebook à croître et évoluer plutôt que de simplement dompter la concurrence. Le réseau social investit donc pour continuer à asseoir sa domination et demeurer la plateforme d échange d information entre utilisateurs préférée du Web, au risque de s éloigner de ce qu il fait de mieux. Ce risque n est rien, cependant, comparé à celui de rester statique et de finir sur la trop longue liste de sites web passés aux oubliettes. Pour y parvenir, encore faudra-t-il parvenir à intégrer Whatsapp et Oculus Rift sans «manger» le capital sympathie de ces marques. Personne ne souhaite voir apparaître des publicités sur ses messages Whatsapp et encore moins de voir Oculus Rift ne servir qu à grandir ses plantations dans Farmville. La communauté de «gamers» s était d ailleurs offusquée de l acqusition d Oculus VR, craignant que la folie créatrice serait mise sous l éteignoire au profit de la recherche de «likes» et d utilisateurs. Mark Zuckerberg se doit donc de développer une vision cohérente entre toutes ces communautés : de l adulte postant des photos sur Facebook, à l adolescent échangeant des vidéos sur Snapchat, en passant par le joueur de jeu-vidéo pur souche. Source : rapports annuels 2013, time.com, businessinsider.com EM N /

74 hec lausanne Les nouveaux acteurs du corps professoral Diane Pierret Diane Pierret a rejoint le département de finance à HEC Lausanne en tant que professeur assistante en prétitularisation conditionnelle le 1er août Auparavant, elle était chercheuse au Volatility Institute de la New-York University Stern School of Business. En 2014, elle a obtenu son doctorat en statistiques de l'université Catholique de Louvain, ses recherches portant sur la modélisation de la dépendance dynamique en séries financières. Au travers de ses recherches sur le risque systémique, elle a développé un vif intérêt pour l intermédiation bancaire et financière. Ses recherches les plus récentes portent sur l interaction empirique entre la solvabilité et le risque lié aux liquidités des banques. Son papier sur l évaluation des tests de résistance macroprudentielle, conjointement rédigé avec Viral V. Acharya et Robert Engle (Journal of Monetary Economics), a suscité l intérêt des différentes banques centrales et instances politiques en Europe et aux États-Unis. 72 EM N / 2015

75 Marianne Schmid Mast Marianne Schmid Mast est professeur ordinaire en comportement organisationnel à HEC Lausanne depuis le 1er août Elle a obtenu un doctorat en psychologie de l Université de Zurich en 2000 puis a reçu une bourse de recherche postdoctorale du Fonds National Suisse (FNS) afin de poursuivre ses recherches dans le domaine de la psychologie sociale et de la personnalité à Northeastern University aux Etats-Unis. Après quatre ans passés là-bas, elle est revenue en Suisse et a obtenu un poste de professeur FNS en psychologie sociale à l Université de Fribourg. En 2006, elle est devenue professeur ordinaire de psychologie du personnel au département de la psychologie du travail et des organisations de l Université de Neuchâtel. Ses recherches concernent la façon dont les individus interagissent dans les hiérarchies, perçoivent et communiquent verbalement et non verbalement: comment les premières impressions affectent les interactions, comment les gens se forgent une opinion précise des autres, et comment les communications des médecins affectent les résultats de leurs patients. Elle est actuellement Associate Editor du Journal of Nonverbal Behavior. Roberto Steri Roberto Steri est professeur assistant en prétitularisation conditionnelle au département finance depuis le 1er août 2014 à HEC Lausanne. Roberto Steri a obtenu un doctorat en finance de l Université de Bocconi, sa thèse portant sur la relation entre les décisions des entreprises et les prix de leurs titres financiers. Au cours de ses études supérieures, le professeur Steri a passé trois ans en tant que professeur invité à la Duke University s Fuqua School of Business. Il s est également spécialisé dans la conception d un mécanisme et de ses applications financières ainsi que sur la finance d entreprise dynamique et les méthodes de calcul. Le professeur Steri a reçu plusieurs prix et bourses au cours de ses études universitaires en finance et ingénierie. Avant de rejoindre le milieu académique, il a travaillé dans les services de conseil et d investissement bancaires ainsi que dans les secteurs de la banque, du transport ou de la mode. EM N /

76 hec lausanne Anette Mikes Anette Mikes est professeur ordinaire en comptabilité et contrôle depuis le 1er août 2014 à HEC Lausanne. Auparavant, elle a été professeur assistante au département de comptabilité et de gestion à la Harvard Business School, où elle a lancé (avec le professeur Robert Kaplan) le programme d Executive Education «Risk Management for Corporate Leaders». Elle a obtenu un doctorat de la London School of Economics (LSE), où sa thèse fut la première étude de terrain sur la gestion des risques dans les institutions financières. Sa publication ultérieure «Gestion des risques et des cultures calculatives» a remporté le Prix David Solomons en Elle est également titulaire d'un Master en économie et finance de la Budapest University of Economics et d un Master en comptabilité et finance, avec distinction, de la London School of Economics. La professeur a aussi travaillé sur les pratiques de gestion des risques dans les organisations non financières à hauts risques, comme la société canadienne de l'énergie Hydro One, et le Programme Mars (NA- SA s Jet Propulsion Laboratory). Joël Wagner Joël Wagner est professeur ordinaire en sciences actuarielles depuis le 1er juillet 2014 à HEC Lausanne. Joël Wagner porte le titre de Docteur ès Sciences en Mathématiques de l EPFL. Il a notamment travaillé sur des recherches en mathématiques dans les domaines de l analyse et de la simulation numérique chez le Professeur Jacques Rappaz à l'epfl. Il a également effectué deux séjours de recherche à l Université de Houston (Texas, USA) chez le Professeur Jiwen He. En 2013 il est élu à la direction de l Institut d Economie des Assurances et termine sa thèse d habilitation sous la direction du Prof. Hato Schmeiser. Depuis le début de l année 2014, il est privat-docent de l Université de St-Gall avec venia legendi en gestion d entreprises avec spécialisation en gestion du risque. 74 EM N / 2015

77 Boris Nikolov Boris Nikolov est professeur assistant en prétitularisation conditionnelle en finance depuis le 1er août 2014 à HEC Lausanne. Boris Nikolov est un professeur assistant au Swiss Finance Institute de l'université de Lausanne. Il a obtenu un Bachelor en économie à l'université de Genève ainsi qu un Master et un doctorat en finance à l'université de Lausanne. Avant de rejoindre l'université de Lausanne, Boris Nikolov travaillait à la Simon Graduate School of Business de l'université de Rochester. Il a également été chercheur invité à la Wharton School de l Université de Pennsylvanie. Les principaux domaines de recherche et d enseignement du professeur Nikolov concernent la finance d'entreprise. Ses travaux portent sur des sujets tels que les effets de frictions financières sur l'investissement des entreprises, la structure du capital et la politique de trésorerie des entreprises ainsi que l estimation structurelle des modèles dynamiques et la gouvernance d'entreprise. Periklis Andritsos Periklis Andritsos est professeur ordinaire en systèmes d information depuis le 1er août 2014 à HEC Lausanne. Il a obtenu son Bachelor en génie électrique et informatique à l Université technique nationale d Athènes en Grèce. Il est également titulaire d un Master et d un doctorat en informatique de l Université de Toronto. En 2008, il a co-fondé Thoora.com, une start-up spécialisée dans la collecte et la présentation des réactions des usagers à l actualité sur les réseaux sociaux (Twitter, blogs etc.). Il a également enseigné l'informatique à l'université de Trento et à l'université libre de Bozen-Bolzano, en Italie. Avant de rejoindre HEC Lausanne, il a été professeur assistant à la faculté de l'information à l'université de Toronto. EM N /

78 junior entreprise hec lausanne Junior Entreprise HEC Lausanne Fondée en 1985, La Junior Entreprise de la faculté des HEC Lausanne est une association gérée par les étudiants, qui propose ses services aux entreprises. Présentation Elle réunit les compétences des meilleurs étudiants HEC en fin de programme Bachelor et de spécialisation Master. Elle bénéfice également de l appui du corps professoral de la faculté ainsi que de précieux conseils distillés par certains de ses partenaires d envergure internationale. La Junior Entreprise de la faculté des HEC Lausanne est intégrée au sein du réseau européen JADE (Junior Association for Development in Europe) qui regroupe plus de 300 Juniors Entreprises issues des meilleures Écoles et Universités européennes. Nos atouts La Junior Entreprise HEC Lausanne se distingue par son expérience, son professionnalisme, son dynamisme et le rapport qualité-prix des services offerts. Active depuis plus de 30 ans, la «JE», comme on la surnomme, a déjà collaboré avec plus de 500 entreprises de toutes tailles actives dans divers secteurs. La motivation et l ambition des étudiants génèrent une implication et une volonté de se surpasser sans égale. Cet engagement allié à des méthodes rigoureusement appliquées garantissent à la «Junior Entreprise» les principaux éléments lui permettant de fournir des services de qualité. De plus, le statut non lucratif de l association lui permet de vendre des services de haute valeur ajoutée à des tarifs très compétitifs. Notre démarche Suite à la réception de l appel d offre, l association rédige gratuitement un avant projet constituant une proposition quant au déroulement du mandat, en fonction des besoins spécifiques du client. La réalisation du mandat est confiée à un chef de projet sélectionné pour sa motivation et ses capacités à mener à bien le projet. La fonction des membres de la «JE» est d assurer le suivi et la qualité tout au long de l étude, ainsi que de maintenir un contact régulier avec le mandant. Au terme de la mission, un rapport confidentiel lui est remis. 76 EM N / 2015

79 Veuillez nous contacter pour de plus amples informations : Junior Entreprise HEC Internef, CH-1015 Dorigny Tél Fax : facebook.com/je.hec.lausanne instagram.com/jehec Les compétences de la Junior Entreprise HEC s étendent à divers domaines : Marketing Études de marché Stratégies d entreprise Réingénierie des processus d affaires Études de positionnement Enquêtes d opinion Communication Organisation et gestion d événements Campagnes promotionnelles Consciente que les start-up doivent indéniablement faire face à des questions juridiques soulevées par l'exercice de leurs activités, la Junior Entreprise a su faire preuve d'innovation en ciblant ces besoins et est heureuse d annoncer l'extension de son champ d'action à certains aspects juridiques. Juridique Réalisation de contrats en tout genre Conseils en fiscalité d'entreprise Conseils et/ou réalisation de contrats cadres Conseils en matière de conditions générales possibilités statuaires et réglementaires Finance Business plans Études de faisabilité Études de produits financiers EM N /

80 junior entreprise hec lausanne Business Game Le temps d une journée, le Business Game permet aux étudiants de Bachelor et Master de mettre en pratique leurs compétences d analyse ainsi que leur créativité. Cette année a eu lieu la première édition du Business Game, réunissant des étudiants de différentes universités à travers la Suisse romande. Confrontés à une étude de cas, les équipes ont défendu leur analyse traitant sur l implantation d une PME en Chine. Cette expérience leur a permis de découvrir les particularités du monde des affaires chinois, guidés par les précieux conseils des professeurs Jean-Philippe Bonardi et Marc Laperrouza, ainsi que Maître John Liebeskind. Pour clore cette belle journée, c est autour d un généreux apéritif qu ont pu se rencontrer professeurs et étudiants. La Junior Entreprise souhaite remercier ses partenaires, notamment l Unil, ESL et UBS, les invités présents ainsi que tous les participants qui ont permis à l événement de se dérouler à merveille. C est alors avec grand plaisir que nous vous retrouverons au printemps de l année prochaine pour une seconde édition, pleine d énergie, d innovations et riche en surprise. Dans un deuxième temps, le professeur Jean-Pierre Lehmann (IMD) a animé la conférence China and the Challenge of Global Capitalism, abordant entre autres la protection intellectuelle et les stratégies d implantation. 78 EM N / 2015

81 junior entreprise hec lausanne HEC Challenge Golf Cup Outre la réalisation de mandats, l un des principaux défis de la Junior Entreprise est l organisation d une compétition de golf réunissant étudiants et entrepreneurs afin de partager leur expérience professionnelle et estudiantine. Soucieux de créer de nouveaux liens entre professionnels et étudiants, nous sommes ravis de réunir chaque année, le temps d un parcours et d un dîner, ces deux mondes si proches mais qui méritent cependant plus d occasions de se rencontrer. Lors de cette 23ème édition qui s est déroulée le 2 mai au Golf Club de Lausanne, les participants ont eu le plaisir de recevoir dès leur arrivée notre «Welcome Pack» grâce à l apport de nos différents sponsors dont notamment Société Générale, Lacoste et Label Ecriture. Sur le parcours, et malgré une météo peu clémente, un turn gourmand mélangeant saveurs italiennes du traiteur Mauro et vins valaisans de la maison Bonvin permettait aux joueurs de se ressourcer avant d attaquer les 9 derniers trous. A la fin du parcours, les joueurs ont pu tester leur petit jeu avec un concours de putting organisé par la marque MLA et un concours d approche récompensé par Diamantaire Associés. Ils ont également pu jouir des plaisirs de la conduite avec des essais de voitures Porsche. Cette fabuleuse journée se termina par un cocktail offert par le Bar Mobile du Beau-rivage Palace Lausanne pendant la remise des prix et par un dîner durant lequel la tombola su combler les plus chanceux. Nous tenions à remercier chaleureusement nos généreux partenaires dont Société Générale, Lacoste, Label Ecriture, Porsche et Golf Events Magazine sans qui nous n aurions pas pu vous présenter une telle compétition, ainsi que tous nos autres sponsors qui ont rendu cette journée inoubliable. L engouement de la part des joueurs mais également des sponsors nous laisse croire que la Coupe de Golf sera reconduite pour de nombreuses années. Nous vous attendons donc nombreux pour la 24ème édition qui promet, encore une fois, d être une journée des plus exceptionnelle. Vos organisateurs, Laure Muffat, Gizem Cubukcu et Adrien Born EM N /

82

83 espace partenaire Poggio ai Santi Poggio ai Santi est passé en moins de dix ans, du classique Bed & Breakfast au mini-groupe dynamique dans le secteur touristique. Terrain de jeux : la côte toscane et l écologie Segment de marché : haut de gamme, tendance Les propriétaires ont choisi d utiliser le plus possible la «différence» comme un atout et la «singularité» comme un produit. La plus grande partie du public ignore la Toscanesur-Mer, qui compte près de 400 kilomètres de littoral, sans compter les îles de l Archipel. Avec une propriété agricole de près de 40 hectares, un balcon sur les collines à 4km de la côte, l offre de Poggio ai Santi combine les charmes de la Toscane siennoise ou florentine, avec la beauté des parcs naturels maritimes : une nature intacte, incroyablement préservée, que l on appelle ici la Maremma. Pour souligner plus encore cette particularité, la propriété a choisi de surprendre : on oublie les chambres traditionnelles, et on offre des suites, vrais «open space» inspiré des hôtels du sud-est asiatique. L ensemble du mobilier est le fruit de chinage attentif et de restauration simple, laissé au bon goût de Francesca, l âme de Poggio ai Santi. Le parc, trois hectares destinés aux hôtes, recueille des centaines d arbres et de fleurs méditerranéennes et d outre mer, mais aussi d anciennes essences fruitières indigènes, plantées ici avec l appui de l Université de Pise. Parce qu à Poggio ai Santi, on tient à l environnement et on s y implique énormément : les deux restaurants s alimentent aux légumes du potager, aux herbes et épices du maquis, aux fruits du domaine et à la basse- cour de la ferme (poulets, canards et lapins), le tout biologique depuis le siècle dernier (1997). Près de 3'000 oliviers offrent une merveilleuse huile d olive biologique et d appellation d origine contrôlée, un double label rare et utile, dans un monde de surfeurs sur règles européennes. Enfin, deux serres (basse-cour et potager d hiver) sont couvertes par 700 m2 de panneaux photovoltaïques, pour produire pratiquement l entier de la consommation électrique annuelle de Poggio ai Santi. A Poggio ai Santi, on décline tout en «S» : Space, Silence, Soul, Spirit and Smile Poggio ai Santi en chiffres : 12 suites, réparties dans un parc de 3 hectares Un restaurant gastronomique, «Il Sale» Un traiteur avec tables, à la Marina de San Vincenzo, «Il Salino» Un Bar-Lounge, pour les couchers de soleil en été, «Il Sal8» Un domaine de 38 hectares, principalement planté en oliveraie Huile d olive d excellence «Poggio ai Santi» Miel, confitures et autres produits de la ferme Quatre vins sélectionnés de la région Costa degli Etruschi (Bolgheri) Ouvert toute l année (fermeture 7 janvier-13 février) EM N /

84 espace partenaire HEC Espace Entreprise Organisé par l association d étudiants HEC Espace Entreprise, le Prix Strategis jouit d une grande notoriété sur le campus et dans le monde de l entrepreneuriat suisse. Pourtant, peu connaissent son histoire, ses débuts et la vision de ceux qui l ont lancé. Nous dévoilons ici ce qui se cache derrière l emblématique chèque de 50'000.- offert à une start-up prometteuse, et espérons vous donner envie d assister à la prochaine édition. Il y a 22 ans maintenant, soit en 1993, tandis que l économie helvétique avait les yeux rivés sur son système financier florissant, le concept de l entrepreneuriat et le mot start-up étaient méconnus du grand public, voire ignorés de certains spécialistes. Trois étudiants modernes et visionnaires de HEC Lausanne imaginèrent alors un projet permettant de promouvoir le monde des start-ups, au sein d une économie lémanique encore réticente face aux paris risqués. Pour parvenir à insuffler une dynamique nouvelle dans l environnement universitaire et économique régional, ils allaient créer un prix qui récompenserait la meilleure start-up de Suisse romande et qui serait décerné lors d une cérémonie à l Université de Lausanne. Même s il semble aujourd hui tout à fait en adéquation avec la réalité économique dans laquelle nous vivons, ce projet ne séduisait à l époque que peu d investisseurs et de partenaires. Ainsi, les récompenses furent pendant longtemps un article dans Bilan et une montre Ebel pour les lauréats. Les participants étaient surtout motivés par le renom qu apportait un prix de l entrepreneuriat dont le concept était inédit dans la région. Aussi, le Prix Strategis devait et doit toujours sa crédibilité à son jury qui fut toujours composé d acteurs reconnus dans la sphère suisse de l innovation. Au fil des ans, les inscrits se firent de plus en plus ambitieux et innovants. L entrepreneuriat accrut sa place dans le paysage économique suisse à mesure que les start-ups se développaient. Le Prix Strategis allait largement profiter de cette nouvelle tendance et de la pertinence du choix de ses gagnants. Les lauréats les plus connus de ses débuts restent sans doute LeShop et JobUp qui ont remporté le Prix Strategis en 1999 et 2004 respectivement. De plus, le fondateur de LeShop, Christian Wanner, joua un rôle essentiel dans l essor du Prix Strategis en tant que membre du jury et sponsor. Fort de ses distinctions judicieuses, le Prix Strategis acquit une certaine réputation qui sut attirer l intérêt des médias, notamment avec des articles dans Bilan, Le Temps. En 2009, à l occasion de sa 17ème édition, le Prix Strategis atteignit enfin son prize-money actuel, les fameux 50'000 CHF. Cette avancée extraordinaire se fera grâce à un jury investi et de qualité, à des sponsors fidèles et à des étudiants qui surent croire en un projet que beaucoup pensaient irréalisable. Gardons à l esprit que le Prix Strategis est organisé par une association étudiante bénévole, HEC Espace Entreprise, fait unique en Suisse. Strategis a su tirer avantage de ses «handicaps» (changement d équipe annuel notamment), créant une forte amitié entre ses membres, un investissement personnel considérable et une volonté de progresser à la mesure des ambitions des parties prenantes. 82 EM N / 2015

85 Depuis cinq ans, le Prix Strategis a gagné en prestige, grâce à une organisation de plus en plus professionnelle et à la renommée de lauréats à la pointe de l innovation, en témoigne leur présence dans le top 10 du dernier classement des 100 meilleures start-ups de Suisse effectué par startup.ch et la Handelszeitung. A ce propos, les plus récents vainqueurs se distinguent même par une 2ème et 4ème place, tel L.E.S.S. dont la réussite remarquable assoit définitivement le bien-fondé du Prix Strategis. Marc Burki, fondateur et CEO de Swissquote, main speaker du Prix Strategis 2014 Désormais, les grands défis qui attendent les futures équipes de l association seront de conserver les liens existants avec les partenaires les plus fidèles, mais aussi d en créer des nouveaux afin d assurer l avenir du prix. Une autre de leurs missions sera d apporter une reconnaissance toujours accrue au Prix Strategis, et ainsi de rappeler que les étudiants de HEC Lausanne sont des précurseurs dans le domaine de l entrepreneuriat et assurément les entrepreneurs de demain. Équipe organisatrice 2014 Texte : Grégoire Pichard, membre HEC Espace Entreprise Luc Zufferey, Président, HEC Espace Entreprise EM N /

86 junior entreprise hec lausanne Membres 2013 / 2014 Le bureau adresse ses remerciements à toutes les personnes qui ont participé à cette édition. Président Nicolas Claret Vice-Président Tristan Eisenhart Business Game Carole Toussin Margaux Frey Marc-Aurèle Divernois Informatique Jonathan Zimmermann EM Magazine Coline Chabloz Pierre Berthaud Maxime Weill Coupe de Golf Laure Muffat Gizem Cubukcu Adrien Born Communication Julia Salomon Romain Rousseau Administration Philippe Vorlet François Ortelli Cercle des Anciens Sarah Dunning Jean-Michel Fäh Juriste Marine Loriol 84 EM N / 2015

87 Design : UN GRAND PLUS POUR LA RÉALISATION DE VOS PROJETS RÉALISATION DE MANDATS ORGANISATION D ÉVÈNEMENTS ÉDITION D UN MAGAZINE Création Création d opportunités Design :

88 The opportunity of a lifetime Grow your own way Chez nous, tu poursuis une carrière à ta mesure, enrichie par une formation continue individualisée et professionnelle et par un coaching «on & off the job». Au sein de notre réseau mondial qui compte spécialistes, tu traites des projets exigeants, d envergure nationale et internationale, et crées de la valeur ajoutée pour nos clients. Tu côtoies les meilleures équipes et plus de 60 nationalités. Nous attendons de ta part une soif de connaissances et une grande envie d apprendre, une ouverture à la nouveauté et le sens des responsabilités. Il est essentiel pour nous que tu aies l esprit d équipe, car c est en équipe que se crée la meilleure valeur ajoutée. Voici le deal : Nous offrons beaucoup et attendons beaucoup en retour. Curieux? Vas voir sous: PwC. All rights reserved. PwC refers to PricewaterhouseCoopers AG, which is a member firm of PricewaterhouseCoopers International Limited, each member firm of which is a separate legal entity.

Garth LARCEN, Directeur du Positive Vibe Cafe à Richmond (Etats Unis Virginie)

Garth LARCEN, Directeur du Positive Vibe Cafe à Richmond (Etats Unis Virginie) Garth LARCEN, Directeur du Positive Vibe Cafe à Richmond (Etats Unis Virginie) Commentaire du film d introduction de l intervention de Garth Larcen et son fils Max, entrepreneur aux U.S.A. Garth Larcen

Plus en détail

GROUPE DE SPECIALISTES SUR UNE JUSTICE ADAPTEE AUX ENFANTS (CJ-S-CH) QUESTIONNAIRE POUR LES ENFANTS ET LES JEUNES SUR UNE JUSTICE ADAPTEE AUX ENFANTS

GROUPE DE SPECIALISTES SUR UNE JUSTICE ADAPTEE AUX ENFANTS (CJ-S-CH) QUESTIONNAIRE POUR LES ENFANTS ET LES JEUNES SUR UNE JUSTICE ADAPTEE AUX ENFANTS Strasbourg, 17 février 2010 [cdcj/cdcj et comités subordonnés/ documents de travail/cj-s-ch (2010) 4F final] CJ-S-CH (2010) 4F FINAL GROUPE DE SPECIALISTES SUR UNE JUSTICE ADAPTEE AUX ENFANTS (CJ-S-CH)

Plus en détail

Parmi les nombreuses expériences qui transforment

Parmi les nombreuses expériences qui transforment DES ÉTUDES À L ÉTRANGER Parmi les nombreuses expériences qui transforment votre curriculum vitae de petit franchouillard en celui de véritable citoyen du monde, le passage par un séjour d études est une

Plus en détail

Questionnaire ERASMUS

Questionnaire ERASMUS Questionnaire ERASMUS Généralités Université, Pays, Ville Ecole Polytechnique Fédérale de Lausanne (EPFL), Suisse, Lausanne Type d'échange Erasmus Année d'échange 2013-2014 Période d'échange 1 an Année

Plus en détail

Questions typiques d entrevue

Questions typiques d entrevue Questions typiques d entrevue 1- Parlez-moi de vous? Question la plus importante de l entrevue; pourrait être la seule. Soyez bref. Ne tombez pas dans le piège de donner tout en détail. Ne dépassez pas

Plus en détail

CHARLES DAN Candidat du Bénin pour le poste de Directeur général du Bureau international du Travail (BIT)

CHARLES DAN Candidat du Bénin pour le poste de Directeur général du Bureau international du Travail (BIT) CHARLES DAN Candidat du Bénin pour le poste de Directeur général du Bureau international du Travail (BIT) FACONNER ENSEMBLE L OIT DU FUTUR «Pour tout ce qui a été, merci. Pour tout ce qui sera, oui.» (Dag

Plus en détail

Eco-Fiche BILAN DE L ANNEE 2012 QUELLES PERSPECTIVES POUR 2013? 1

Eco-Fiche BILAN DE L ANNEE 2012 QUELLES PERSPECTIVES POUR 2013? 1 Eco-Fiche Janvier 2013 BILAN DE L ANNEE 2012 QUELLES PERSPECTIVES POUR 2013? 1 Retour sur l année 2012 : l atonie En 2012, le Produit Intérieur Brut (PIB) s est élevé à 1 802,1 milliards d euros, soit

Plus en détail

Remise de l Ordre National du Mérite à M. David LASFARGUE (Résidence de France 7 novembre 2014) ----------

Remise de l Ordre National du Mérite à M. David LASFARGUE (Résidence de France 7 novembre 2014) ---------- Remise de l Ordre National du Mérite à M. David LASFARGUE (Résidence de France 7 novembre 2014) ---------- Cher David Lasfargue, Mesdames, Messieurs, C est toujours un honneur et un plaisir pour un Ambassadeur

Plus en détail

SEMESTRE D ETUDE A MONASH UNIVERSITY SUNWAY MALAYSIA

SEMESTRE D ETUDE A MONASH UNIVERSITY SUNWAY MALAYSIA Adrian LAMBLIN SEMESTRE D ETUDE A MONASH UNIVERSITY SUNWAY MALAYSIA Bonjour à tous, Je m appelle Adrian et je reviens de Malaisie où j ai effectué un semestre d étude à Monash University Malaysia qui fut

Plus en détail

5 clés pour plus de confiance en soi

5 clés pour plus de confiance en soi ASSOCIATION JEUNESSE ET ENTREPRISES Club SEINE-ET- MARNE 5 clés pour plus de confiance en soi Extrait du guide : «Vie Explosive, Devenez l acteur de votre vie» de Charles Hutin Contact : Monsieur Jackie

Plus en détail

L innovation numérique

L innovation numérique ç ç 2ème Colloque ISD «Information Systems Dynamics» Programme International de Recherche L innovation numérique au service de la transformation des entreprises Chapitre 5 Colloque jeudi 23 septembre 2010

Plus en détail

Compte rendu : Bourse Explora Sup

Compte rendu : Bourse Explora Sup Compte rendu : Bourse Explora Sup J ai effectué un stage d un mois et demi passionnant au sein de l école de langue anglaise LTC à Brighton. J ai eu par la suite la chance d être embauchée durant un mois

Plus en détail

«Selon les chiffres de la BNS, l évasion fiscale prospère»

«Selon les chiffres de la BNS, l évasion fiscale prospère» «Selon les chiffres de la BNS, l évasion fiscale prospère» * Précision apportée par l auteur, publiée le 26 novembre. Voir en fin d'article Gabriel Zucman vient de publier un livre, «La Richesse cachée

Plus en détail

Grow your own way. Tes possibilités de carrière. www.pwc.ch/careers. The opportunity of a lifetime:

Grow your own way. Tes possibilités de carrière. www.pwc.ch/careers. The opportunity of a lifetime: www.pwc.ch/careers Grow your own way Tes possibilités de carrière The opportunity of a lifetime: Audit Conseil juridique et fiscal Conseil économique Services internes Une mine d expériences: éditorial

Plus en détail

Etudiants et jeunes diplômés : les aspirations professionnelles

Etudiants et jeunes diplômés : les aspirations professionnelles et jeunes diplômés : les aspirations professionnelles Sondage de l Institut CSA pour LinkedIn Février 203 Sommaire Fiche technique du sondage p 3 Des jeunes optimistes pour eux-mêmes malgré un contexte

Plus en détail

LAURENT FABIUS, MINISTRE DES AFFAIRES ETRANGERES

LAURENT FABIUS, MINISTRE DES AFFAIRES ETRANGERES LAURENT FABIUS, MINISTRE DES AFFAIRES ETRANGERES Tout à l heure, le Président de la République m a demandé, avec le Premier ministre, de vous apporter un certain nombre d éléments sur le contexte dans

Plus en détail

Rapport de fin de séjour Mobilité en formation :

Rapport de fin de séjour Mobilité en formation : Rapport de fin de séjour Mobilité en formation : A. Vie pratique : J ai effectué mon Master 1 de droit public en Erasmus à Copenhague d août 2009 à fin mai 2010. Logement : Accès au logement : J ai pu

Plus en détail

Migration: un plus pour la Suisse Relations entre État social et migration: la position de Caritas

Migration: un plus pour la Suisse Relations entre État social et migration: la position de Caritas Migration: un plus pour la Suisse Relations entre État social et migration: la position de Caritas Prise de position de Caritas_mars 2011 Migration: un plus pour la Suisse En bref: Quel est l effet de

Plus en détail

Préparation d une maturité avec mention bilingue français-allemand ou français-anglais

Préparation d une maturité avec mention bilingue français-allemand ou français-anglais Préparation d une maturité avec mention bilingue français-allemand ou français-anglais Dans les écoles de maturité des gymnases du canton de Vaud Edition 2014 Département de la formation, de la jeunesse

Plus en détail

Un autre regard sur. Michel R. WALTHER. Directeur général de la Clinique de La Source 52 INSIDE

Un autre regard sur. Michel R. WALTHER. Directeur général de la Clinique de La Source 52 INSIDE 52 INSIDE Un autre regard sur Michel R. WALTHER Directeur général de la Clinique de La Source Directeur général de la Clinique de La Source, Michel R. Walther est né en 1949 au Maroc de parents suisses.

Plus en détail

Portrait de Femme Meryem Benotmane SSM

Portrait de Femme Meryem Benotmane SSM Portrait de Femme Meryem Benotmane SSM Etre un homme ou une femme ne fait pas grande différence au fond au regard du projet. Ce qui importe c est l investissement de chacun et la richesse des collaborations.

Plus en détail

Bachelor in Business. programme post-bac en 3 ans

Bachelor in Business. programme post-bac en 3 ans Bachelor in Business programme post-bac en 3 ans Bienvenue à l ISC Paris Andrés Atenza Directeur Général de l ISC Paris Formation généraliste, le Bachelor in Business de l ISC Paris vous donne toutes les

Plus en détail

Créer son institut de Beauté Esthétique à domicile

Créer son institut de Beauté Esthétique à domicile Créer son institut de Beauté Esthétique à domicile Vous souhaitez créer votre institut ou devenir indépendante en réalisant des soins à domicile? Vous ne savez pas quelles démarches entreprendre et quelles

Plus en détail

Prix de la bourse commémorative communautaire Kim Halliday. (Une division de la bourse commémorative Ron Smyth)

Prix de la bourse commémorative communautaire Kim Halliday. (Une division de la bourse commémorative Ron Smyth) Prix de la bourse commémorative communautaire Kim Halliday (Une division de la bourse commémorative Ron Smyth) Le comité du fonds de la bourse commémorative Ronald P. Smyth et Centraide de la région du

Plus en détail

Origines possibles et solutions

Origines possibles et solutions Ne plus avoir peur de vieillir «Prends soin de ton corps comme si tu allais vivre éternellement, Prends soin de ton âme comme si tu allais mourir demain.» Introduction Ce petit document est la résultante

Plus en détail

1 er guide PDF. Comment démarrer?

1 er guide PDF. Comment démarrer? 1 er guide PDF Comment démarrer? Bonjour, vous avez décidé de faire carrière dans les Relations Humaines. Et vous avez choisi Kapler Magazine. Bravo, c est le meilleur choix. Voyons maintenant comment

Plus en détail

Vingt-cinq questions posées lors d une entrevue

Vingt-cinq questions posées lors d une entrevue Vingt-cinq questions posées lors d une entrevue Cette section vous propose une synthèse des questions les plus susceptibles d être posées en entrevue de sélection. Cette section peut vous aider lors de

Plus en détail

La promotion de la pluralité linguistique dans l usage des nouvelles technologies de l information et de la communication

La promotion de la pluralité linguistique dans l usage des nouvelles technologies de l information et de la communication Intervention de M. Khamsing Sayakone, Président de la section Lao de l APF à la 32 ème session de l APF (30juin-3 juillet 2006, Rabat, Maroc) (31 La promotion de la pluralité linguistique dans l usage

Plus en détail

LA CRISE GAGNE LES CÔTES FRANÇAISES

LA CRISE GAGNE LES CÔTES FRANÇAISES Acte II LA CRISE GAGNE LES CÔTES FRANÇAISES Scène 1 Les Français craignent pour leur épargne Je ne compte plus les personnes qui, depuis la fin du mois de septembre, m ont demandé si elles devaient retirer

Plus en détail

L enfant sensible. Un enfant trop sensible vit des sentiments d impuissance et. d échec. La pire attitude que son parent peut adopter avec lui est

L enfant sensible. Un enfant trop sensible vit des sentiments d impuissance et. d échec. La pire attitude que son parent peut adopter avec lui est L enfant sensible Qu est-ce que la sensibilité? Un enfant trop sensible vit des sentiments d impuissance et d échec. La pire attitude que son parent peut adopter avec lui est de le surprotéger car il se

Plus en détail

Investissements et R & D

Investissements et R & D Investissements et R & D Faits marquants en 2008-2009 - L investissement de l industrie manufacturière marque le pas en 2008 et se contracte fortement en 2009 - Très fort recul de l utilisation des capacités

Plus en détail

La BNS capitule: Fin du taux plancher. Alain Freymond (BBGI Group SA)

La BNS capitule: Fin du taux plancher. Alain Freymond (BBGI Group SA) La BNS capitule: Fin du taux plancher Alain Freymond (BBGI Group SA) Changement radical de politique monétaire le 15/1/2015 Les taux d intérêt négatifs remplacent le taux plancher 1. Abandon du taux plancher

Plus en détail

2 ANNÉES intensives pour un Bachelor (BAC + 3) en management

2 ANNÉES intensives pour un Bachelor (BAC + 3) en management 2 ANNÉES intensives pour un Bachelor (BAC + 3) en management Double-diplôme INSEEC BACHELOR/FACulté DE PHARMACIE Bachelor en Management Un double-diplôme inseec bachelor / faculté de pharmacie CAleNDRieR

Plus en détail

Les ordinateurs pour apprendre à lire et écrire à l âge adulte : L opinion de ceux qui apprennent à lire et écrire en Ontario

Les ordinateurs pour apprendre à lire et écrire à l âge adulte : L opinion de ceux qui apprennent à lire et écrire en Ontario Les ordinateurs pour apprendre à lire et écrire à l âge adulte : L opinion de ceux qui apprennent à lire et écrire en Ontario Par Jean Lock Kunz et Spyridoula Tsoukalas Conseil canadien de développement

Plus en détail

mai COMMENTAIRE DE MARCHÉ

mai COMMENTAIRE DE MARCHÉ mai 2014 COMMENTAIRE DE MARCHÉ SOMMAIRE Introduction 2 En bref 3 INTRODUCTION L heure semble au découplage entre les Etats-Unis et l Europe. Alors que de l autre côté de l Atlantique, certains plaident

Plus en détail

FAQ Foire aux questions. Sur cette page, vous trouverez les réponses à toutes vos questions relatives aux études de la musique en Europe.

FAQ Foire aux questions. Sur cette page, vous trouverez les réponses à toutes vos questions relatives aux études de la musique en Europe. FAQ Foire aux questions Sur cette page, vous trouverez les réponses à toutes vos questions relatives aux études de la musique en Europe. FAQ Foire aux questions POURQUOI MOI? 1. Pourquoi entreprendre des

Plus en détail

TAKE THE LEAD! * MANAGEMENT - GESTION - FINANCE - ENTREPRENEURIAT

TAKE THE LEAD! * MANAGEMENT - GESTION - FINANCE - ENTREPRENEURIAT MANAGEMENT - GESTION - FINANCE - ENTREPRENEURIAT CYCLE BACHELOR PROFESSIONNEL Accès à Bac, Bac+1, Bac+2/Prépa CYCLE MASTÈRE PROFESSIONNEL ** Accès à Bac+3, Bac+4 Titre certifié par l État niveau II Bac+3

Plus en détail

de manager du commerce de détail

de manager du commerce de détail Diplôme fédéral de manager du commerce de détail Le diplôme dans le commerce de détail le plus hautement reconnu en Suisse. La formation du commerce de détail pour le commerce de détail: Préparation à

Plus en détail

Certif icat Exécutif en Management etaction Publique Certificate of Advanced Studies (CAS) in Public Administration

Certif icat Exécutif en Management etaction Publique Certificate of Advanced Studies (CAS) in Public Administration Certif icat Exécutif en Management etaction Publique Certificate of Advanced Studies (CAS) in Public Administration Formation destinée aux cadres des secteurs public et parapublic - L ESSENTIEL EN BREF

Plus en détail

RÉUNION DES MINISTRES DE L'ALIMENTATION, DE L'AGRICULTURE ET DE LA PÊCHE DES PAYS MEMBRES DU CIHEAM 9ÈME DECLARATION FINALE

RÉUNION DES MINISTRES DE L'ALIMENTATION, DE L'AGRICULTURE ET DE LA PÊCHE DES PAYS MEMBRES DU CIHEAM 9ÈME DECLARATION FINALE 9ÈME RÉUNION DES MINISTRES DE L'ALIMENTATION, DE L'AGRICULTURE ET DE LA PÊCHE DES PAYS MEMBRES DU CIHEAM La Valette 27 septembre 2012 DECLARATION FINALE page 1 A l invitation de S.E. George Pullicino,

Plus en détail

Prisca CHABROLIN Année 2010-2011

Prisca CHABROLIN Année 2010-2011 Prisca CHABROLIN Année 2010-2011 I- Présentation de l entreprise A. Fonction B. Caractéristiques C. Tuteurs du stage II- Carnet de bord A. Horaires B. Activités III-Travaux A. Fiches de crédits à marge

Plus en détail

LA LETTRE DE L EPARGNE ET DE LA RETRAITE DU CERCLE DE L EPARGNE. N 3 juillet 2014

LA LETTRE DE L EPARGNE ET DE LA RETRAITE DU CERCLE DE L EPARGNE. N 3 juillet 2014 LA LETTRE DE L EPARGNE ET DE LA RETRAITE DU CERCLE DE L EPARGNE N 3 juillet 2014 L Edito de Philippe Crevel L épargnant des temps nouveaux frappe à la porte En 2017, les «digital natives» auront pris le

Plus en détail

Retenir les meilleurs talents

Retenir les meilleurs talents Adecco Finance Focus Retenir les meilleurs talents Lundi matin, 9 h Vous vous réjouissez de commencer une nouvelle semaine de travail productif. Vous êtes en pleine forme. Alors que vous entamez votre

Plus en détail

Dossier de presse Holimeet

Dossier de presse Holimeet Dossier de presse Holimeet Mardi 9 juin 2015 [email protected] holimeet.fr Table des matières Communiqué Présentation de Holimeet 3 4-5 Le concept Holimeet, dans la mouvance du tribalisme planétaire La

Plus en détail

Stratégies favorisant ma réussite au cégep

Stratégies favorisant ma réussite au cégep Source de l image :daphneestmagnifique.blogspot.ca Stratégies favorisant ma réussite au cégep par Services adaptés du Cégep de Sainte-Foy Table des matières UN GUIDE POUR TOI!... 2 STRATÉGIES DE GESTION

Plus en détail

Le rapport de fin de séjour : Vienne (Autriche)

Le rapport de fin de séjour : Vienne (Autriche) Vie pratique Le rapport de fin de séjour : Vienne (Autriche) Logement L université dans laquelle j ai effectué mon séjour d étude nous proposait au préalable un site sur les logements en résidence étudiante.

Plus en détail

IUP Management de Saint Etienne. Rapport de Fin de Séjour. Bournemouth Angleterre

IUP Management de Saint Etienne. Rapport de Fin de Séjour. Bournemouth Angleterre ROUCHON Déborah Licence Sciences de Gestion IUP Management de Saint Etienne Rapport de Fin de Séjour Bournemouth Angleterre Avril - Mai - Juin 2011 I / Vie pratique Logement J ai passé la première semaine

Plus en détail

l intermédiation actions les dérivés actions l asset management

l intermédiation actions les dérivés actions l asset management TALENTS F RST PROFIL du Groupe Créée en 1990, Exane est une entreprise d investissement spécialisée sur trois métiers : l i n t e r m é d i at i o n ac t i o n s, exercée sous la marque Exane BNP Paribas,

Plus en détail

Sommaire. A la une...2-3. Témoignage client...4. Prochain rendez-vous...6. Syselcom : l actu...7. Contact Us

Sommaire. A la une...2-3. Témoignage client...4. Prochain rendez-vous...6. Syselcom : l actu...7. Contact Us Sommaire A la une...2-3 ¾ L évolution du Cloud Computing et ses défis Témoignage client...4 ¾ OneSolutions SA Les événements SyselCloud...5 ¾ RoadShow SolvAxis - SyselCloud Prochain rendez-vous...6 ¾ SyselCloud

Plus en détail

La rue. > La feuille de l élève disponible à la fin de ce document

La rue. > La feuille de l élève disponible à la fin de ce document La rue Grandir, qu est-ce que cela signifie vraiment? Un jeune qui a vécu isolé dans les rues de Paris témoigne. Cette fiche pédagogique propose de découvrir une réalité peu connue de la France d aujourd

Plus en détail

L évolution (révolution) du métier d enseignant-chercheur est-elle favorable à une plus grande employabilité?

L évolution (révolution) du métier d enseignant-chercheur est-elle favorable à une plus grande employabilité? 1 L évolution (révolution) du métier d enseignant-chercheur est-elle favorable à une plus grande employabilité? Prof. Gérard CLIQUET Président de la CIDEGEF IGR-IAE, Université de Rennes 1, FRANCE L année

Plus en détail

Document d information n o 1 sur les pensions

Document d information n o 1 sur les pensions Document d information n o 1 sur les pensions Importance des pensions Partie 1 de la série La série complète des documents d information sur les pensions se trouve dans Pensions Manual, 4 e édition, que

Plus en détail

«Tout modèle a ses limites»

«Tout modèle a ses limites» Conférence de presse annuelle du 31 mars 2015 Mark Branson Directeur «Tout modèle a ses limites» Mesdames, Messieurs, Peter Giger et moi-même allons nous intéresser à l utilisation de modèles pour le calcul

Plus en détail

BACHELOR. HES-SO Valais-Wallis rte de la Plaine 2 3960 Sierre +41 27 606 89 11 [email protected] www.hevs.ch

BACHELOR. HES-SO Valais-Wallis rte de la Plaine 2 3960 Sierre +41 27 606 89 11 info@hevs.ch www.hevs.ch BACHELOR HES-SO Valais-Wallis rte de la Plaine 2 3960 Sierre +41 27 606 89 11 [email protected] www.hevs.ch «PERSPECTIVES PROFESSIONNELLES» TÉMOIGNAGES Gilles DIND Suisse Tourisme, directeur des marchés d Europe

Plus en détail

Entre vos clients et vous UNE RELATION À PROTÉGER. Entre vos futurs clients et vous UNE RELATION À CONQUÉRIR

Entre vos clients et vous UNE RELATION À PROTÉGER. Entre vos futurs clients et vous UNE RELATION À CONQUÉRIR Entre vos clients et vous UNE RELATION À PROTÉGER La relation avec vos clients est précieuse. Rien n est jamais acquis dans ce monde interconnecté et hyperconcurrentiel où la technologie peut faire et

Plus en détail

Projet de loi de régulation et de séparation des activités bancaires Intervention générale

Projet de loi de régulation et de séparation des activités bancaires Intervention générale Nom du sénateur Eric Bocquet Groupe Communiste Républicain Citoyen Sénateur du Nord Paris, le 19 mars 2013 Projet de loi de régulation et de séparation des activités bancaires Intervention générale Monsieur

Plus en détail

La question financière. www.guidesulysse.com

La question financière. www.guidesulysse.com 1 La question financière Connaître le coût des études à Montréal, faire un budget efficace et réaliste, trouver des moyens pour financer ses études et comprendre les conséquences de l endettement, voilà

Plus en détail

CONCEPT Notre Temps - Vivre bien, Vivre mieux Notre Temps - Vivre bien, Vivre mieux Notre Temps - Vivre bien, Vivre mieux

CONCEPT Notre Temps - Vivre bien, Vivre mieux Notre Temps - Vivre bien, Vivre mieux Notre Temps - Vivre bien, Vivre mieux new 3 12 2014 CONCEPT Notre Temps - Vivre bien, Vivre mieux est la déclinaison suisse du célèbre magazine français lancé en 1968. Alors précurseur sur la cible des 50 ans et plus, il est aujourd hui le

Plus en détail

Enquête exclusive CampusFrance - TNS Sofres Les étudiants étrangers en France : image et attractivité

Enquête exclusive CampusFrance - TNS Sofres Les étudiants étrangers en France : image et attractivité Enquête exclusive CampusFrance - TNS Sofres Les étudiants étrangers en France : image et attractivité Sommaire. Présentation de l étude. Recommandation de venir en France Les étudiants étrangers en France

Plus en détail

Ecole erber. Dossier de Presse. Le 20 octobre 2011 Inauguration l Ecole Kerber. Une école indépendante, laïque et gratuite

Ecole erber. Dossier de Presse. Le 20 octobre 2011 Inauguration l Ecole Kerber. Une école indépendante, laïque et gratuite Dossier de Presse,,,, Une école indépendante, laïque et gratuite Le 20 octobre 2011 Inauguration l Ecole K Une nouvelle chance pour des enfants de pouvoir apprendre dans les meilleures conditions. Ecole

Plus en détail

Le Programme virtuel MentorVirtuel contribue à créer de précieux liens!

Le Programme virtuel MentorVirtuel contribue à créer de précieux liens! Le Programme virtuel MentorVirtuel contribue à créer de précieux liens! Daniel est un étudiant de quatrième année en génie minier à l Université de la Colombie-Britannique. Il aimerait travailler pour

Plus en détail

LUNDI DE LA SORBONNE : Lundi 6 février 2012. Conjuguer un diplôme à l international, quelle valeur ajoutée pour l insertion professionnelle?

LUNDI DE LA SORBONNE : Lundi 6 février 2012. Conjuguer un diplôme à l international, quelle valeur ajoutée pour l insertion professionnelle? LUNDI DE LA SORBONNE : Lundi 6 février 2012 Conjuguer un diplôme à l international, quelle valeur ajoutée pour l insertion professionnelle? Martine Azuelos, responsable du Master Langues et Affaires Economiques

Plus en détail

Rapport de fin de séjour à Bruxelles

Rapport de fin de séjour à Bruxelles Rapport de fin de séjour à Bruxelles Introduction Durant l année de mon master 2 Histoire-Histoire de l art à l Université Pierre Mendes France de Grenoble je devais réaliser un stage de 2 mois minimum.

Plus en détail

Réduire la pauvreté : comment les collectivités territoriales peuvent-elles être des catalyseurs du développement économique pro-pauvre?

Réduire la pauvreté : comment les collectivités territoriales peuvent-elles être des catalyseurs du développement économique pro-pauvre? Réduire la pauvreté : comment les collectivités territoriales peuvent-elles être des catalyseurs du développement économique pro-pauvre? Les trois dernières décennies ont été marquées par des progrès impressionnants

Plus en détail

Il y a un temps pour tout «Il y a un temps pour tout et un moment pour chaque chose», dit l Ecclésiaste signifiant ainsi à l homme qui veut accéder à

Il y a un temps pour tout «Il y a un temps pour tout et un moment pour chaque chose», dit l Ecclésiaste signifiant ainsi à l homme qui veut accéder à Il y a un temps pour tout «Il y a un temps pour tout et un moment pour chaque chose», dit l Ecclésiaste signifiant ainsi à l homme qui veut accéder à la sagesse qu il lui faut, avant tout, adapter ses

Plus en détail

M. Jean-Yves Le Drian, Ministre de la défense. Discours pour les vingt ans du lancement du satellite Hélios IA

M. Jean-Yves Le Drian, Ministre de la défense. Discours pour les vingt ans du lancement du satellite Hélios IA MINISTÈRE DE LA DÉFENSE M. Jean-Yves Le Drian, Ministre de la défense Discours pour les vingt ans du lancement du satellite Hélios IA A Toulouse, le 9 juillet 2015 Seul le prononcé fait foi Page 1 sur

Plus en détail

Le M.B.A. professionnel

Le M.B.A. professionnel Le M.B.A. professionnel Un M.B.A. à temps partiel pour les professionnels qui travaillent un programme unique Le nouveau M.B.A. professionnel de la Faculté de gestion Desautels de l Université McGill est

Plus en détail

Université Paris-Dauphine

Université Paris-Dauphine Université Paris-Dauphine MBA Management Risques et Contrôle Responsabilité et management des performances L Université Paris-Dauphine est un établissement public d enseignement supérieur et de recherche,

Plus en détail

Est-ce que les parents ont toujours raison? Épisode 49

Est-ce que les parents ont toujours raison? Épisode 49 Est-ce que les parents ont toujours raison? Épisode 49 Fiche pédagogique Le thème du 49 e épisode dirige l attention sur une question fondamentale lorsqu il s agit de développer la pensée des enfants,

Plus en détail

En partenariat avec N 172 - AVRIL 2014

En partenariat avec N 172 - AVRIL 2014 En partenariat avec N 172 - AVRIL 2014 En partenariat avec N 172 - AVRIL 2014 Editorial Editorial Par François PAULUS (1989), Président du Jury Quand vous lirez ces lignes nous serons en avril 2014, et

Plus en détail

L action du gouvernement espagnol et de l Institut de la jeunesse concernant le Pacte européen pour la jeunesse

L action du gouvernement espagnol et de l Institut de la jeunesse concernant le Pacte européen pour la jeunesse L action du gouvernement espagnol et de l Institut de la jeunesse concernant le Pacte européen pour la jeunesse Institut de la jeunesse Madrid Les débuts de toute chose sont toujours petits. Cicéron La

Plus en détail

L OUTIL NUMERIQUE CARACTERISTIQUES ET FONCTIONNALITES

L OUTIL NUMERIQUE CARACTERISTIQUES ET FONCTIONNALITES L OUTIL NUMERIQUE CARACTERISTIQUES ET FONCTIONNALITES Aujourd hui, le numérique est partout. Il se retrouve principalement dans les nouvelles technologies, mais également dans l art, les livres, notre

Plus en détail

Considérations sur la crise et le marché intérieur 1

Considérations sur la crise et le marché intérieur 1 Considérations sur la crise et le marché intérieur 1 Auteurs : Jacques Potdevin : Président de la Fédération des Experts comptables Européens (FEE - Federation of European Accountants 2 ) de 2007 à 2008.

Plus en détail

Licence en 1 an en Asie

Licence en 1 an en Asie Licence en 1 an en Asie POST BTS/DUT Votre licence en 1 an 1 2 Asie Votre licence en 1 an le plus grand et le plus peuplé des continents ARCTIC Ocean Bearing Sea N O R T H P a c i F i c Ocean DUBAÏ Arabian

Plus en détail

Sandra. «Un huissier de justice, c est un chef d entreprise» Huissière de justice (Actihuis) INFO PLUS A CONSULTER

Sandra. «Un huissier de justice, c est un chef d entreprise» Huissière de justice (Actihuis) INFO PLUS A CONSULTER Sandra Huissière de justice (Actihuis) «Je ne savais pas ce que je voulais faire. Enfin si, je savais que je ne voulais pas faire de Droit car j en avais une image trop rigide. Après mon Bac ES (ex B),

Plus en détail

Economiste d entreprise BACHELOR OF SCIENCE

Economiste d entreprise BACHELOR OF SCIENCE Economiste d entreprise BACHELOR OF SCIENCE LES HAUTES ÉCOLES SPÉCIALISÉES Les Hautes écoles spécialisées (HES), dénommées aussi University of Applied Sciences, constituent un élément majeur du système

Plus en détail

Ambassador s Activities

Ambassador s Activities Ambassador s Activities 2013 Distributor: French Embassy in the UK - Press and Communications Services - 58 Knightsbridge, SW1X 7JT London E-Mail: [email protected] Web: Intervention de SEM Bernard

Plus en détail

TIM S.A., une aventure d Homme

TIM S.A., une aventure d Homme Comité d entreprise 1 Sommaire Edito de M. Hans-Jürgen Hellich, Directeur Général de Tim SA p. 9 Edito de Cyril Terrière, Secrétaire du Comité d Entreprise Tim SA p. 11 Itinéraires croisés d une entreprise

Plus en détail

Les Cahiers de la Franc-maçonnerie

Les Cahiers de la Franc-maçonnerie Les Cahiers de la Franc-maçonnerie N O 25 : QU EST-CE QU UNE «PLANCHE», À QUOI SERT-ELLE, QU EXIGE-T-ELLE DE CELUI QUI LA PRÉSENTE? Par le «Collectif des cahiers» «La planche» : l angoisse! Un ami, brillant

Plus en détail

Avantages économiques procurés par le secteur des assurances

Avantages économiques procurés par le secteur des assurances 6 Avantages économiques procurés par le secteur des assurances Sans les assurances, rien ne va plus dans notre monde moderne Le secteur des assurances constitue un pilier central de l économie helvétique

Plus en détail

Directeur de la communication Philippe DEBONDUE Presse - Marion WAYSENSON F. 04 90 80 81 32

Directeur de la communication Philippe DEBONDUE Presse - Marion WAYSENSON F. 04 90 80 81 32 SUR LES SEJOURS LINGUISTIQUES DOSSIER DE PRESSE Mercredi 15 février de 13 h à 17 h Ancienne caserne des pompiers rue Carreterie Avignon Directeur de la communication Philippe DEBONDUE Presse - Marion WAYSENSON

Plus en détail

REVUE DE PRESSE Wecan.fund propose une alternative au prêt bancaire

REVUE DE PRESSE Wecan.fund propose une alternative au prêt bancaire Wecan.fund propose une alternative au prêt bancaire La nouvelle plateforme genevoise de «crowdlending» permet aux particuliers de prêter aux PME. 06/05/2015 Henry Buxant vous présente le crowdlending en

Plus en détail

Discours à la communauté d affaires française Montréal, 6 février 2014 Résidence du Consul général

Discours à la communauté d affaires française Montréal, 6 février 2014 Résidence du Consul général Discours à la communauté d affaires française Montréal, 6 février 2014 Résidence du Consul général Version du 30-01 08h30 Monsieur l Ambassadeur, Monsieur le Consul général, Madame la Conseillère, Chers

Plus en détail

L OBSERVATOIRE DES CRÉDITS AUX MÉNAGES. Tableau de bord. 25 ème rapport annuel. Michel Mouillart Université Paris Ouest 29 Janvier 2013

L OBSERVATOIRE DES CRÉDITS AUX MÉNAGES. Tableau de bord. 25 ème rapport annuel. Michel Mouillart Université Paris Ouest 29 Janvier 2013 L OBSERVATOIRE DES CRÉDITS AUX MÉNAGES 25 ème rapport annuel Tableau de bord Michel Mouillart Université Paris Ouest 29 Janvier 2013 La photographie des ménages détenant des crédits que propose la 25 ième

Plus en détail

Stages Erasmus à l étranger

Stages Erasmus à l étranger BROCHURE ERASMUS PARTIE 1 GENERALITES FEVRIER 2012 Stages Erasmus à l étranger HAUTE ECOLE GALILEE ISSIG Institut Supérieur de Soins Infirmiers Galilée TABLE DES MATIERES Avant-propos : - Prends le large

Plus en détail

Rapport de fin de séjour

Rapport de fin de séjour DEQUEANT Kean Grenoble INP Génie Industriel 2013 Rapport de fin de séjour UNIVERSITY OF QUEENSLAND - AUSTRALIE Explo Ra Sup L Australie a toujours tenu une grande place dans mon cœur. Nation jeune et prospère,

Plus en détail

UN PROJET SCIENTIFIQUE ET CULTUREL POUR LA SOCIÉTÉ DE LA CONNAISSANCE

UN PROJET SCIENTIFIQUE ET CULTUREL POUR LA SOCIÉTÉ DE LA CONNAISSANCE UN PROJET SCIENTIFIQUE ET CULTUREL POUR LA SOCIÉTÉ DE LA CONNAISSANCE Le regroupement du Palais de la découverte et de la Cité des sciences et de l industrie en un seul établissement apporte les atouts

Plus en détail

NETWORKING WITH EDHEC ALUMNI

NETWORKING WITH EDHEC ALUMNI NETWORKING WITH EDHEC ALUMNI 1. RÉSEAUTER C EST D ABORD UN ÉTAT D ESPRIT 2. QUEL COMPORTEMENT ADOPTER? Bonnes pratiques Erreurs à éviter Quelques conseils spécifiques aux Réseaux Sociaux RÉSEAUTER C EST

Plus en détail

GLION EN BREF. Mme Alexia Robinet Responsable Senior des Relations Publiques Internationales

GLION EN BREF. Mme Alexia Robinet Responsable Senior des Relations Publiques Internationales GLION EN BREF Personne de Contact: Addresse: Mme Alexia Robinet Responsable Senior des Relations Publiques Internationales Laureate Hospitality Education Rue du Lac 118, 1815 Clarens Suisse Contacts: Tél

Plus en détail

Comité des produits Discours du Directeur général. 29 mai 2012 1 DISCOURS D OUVERTURE DU DIRECTEUR GÉNÉRAL AU COMITÉ DES PRODUITS.

Comité des produits Discours du Directeur général. 29 mai 2012 1 DISCOURS D OUVERTURE DU DIRECTEUR GÉNÉRAL AU COMITÉ DES PRODUITS. Comité des produits Discours du Directeur général. 29 mai 2012 1 DISCOURS D OUVERTURE DU DIRECTEUR GÉNÉRAL AU COMITÉ DES PRODUITS 28 mai 2012 Madame la Représentante permanente adjointe de Sri Lanka, Présidente

Plus en détail

«seul le prononcé fait foi»

«seul le prononcé fait foi» «seul le prononcé fait foi» Discours à l occasion de la réunion du Pacte de Responsabilité et de Solidarité Lundi 26 mai 2014 Lesparre-Médoc Mesdames et Messieurs les Parlementaires Mesdames et Messieurs

Plus en détail

Activités autour du roman

Activités autour du roman Activité pédagogique autour du roman Un chien différent, de Laura Cousineau ISBN 978-2-922976-13-7 ( 2009, Joey Cornu Éditeur) Téléchargeable dans la rubrique Coin des profs sur 1 Activités

Plus en détail

Ta formation, ton avenir

Ta formation, ton avenir Ta formation, ton avenir Une formation auprès d une banque suisse Etre au cœur de l action p. 4 Des employeurs attractifs et accessibles p. Un accès rapide à d autres formations bancaires p.12 11 www.swissbanking-future.ch

Plus en détail

DOSSIER DE PRESSE. Services de change et de gestion des paiements internationaux

DOSSIER DE PRESSE. Services de change et de gestion des paiements internationaux DOSSIER DE PRESSE Services de change et de gestion des paiements internationaux Janvier 2014 Fiche d identité de FX4Biz Date de création 2012 : FX4Biz Belgique Type de société SA de droit Belge au capital

Plus en détail

RÉFLÉCHIR AUX ENJEUX DU CRÉDIT

RÉFLÉCHIR AUX ENJEUX DU CRÉDIT Activités éducatives pour les élèves de 10 à 11 ans RÉFLÉCHIR AUX ENJEUX DU CRÉDIT NIVEAU : PRIMAIRE GROUPE D ÂGE : ÉLÈVES DE 10 À 11 ANS SOMMAIRE DE L ACTIVITÉ Après avoir étudié les types de paiement,

Plus en détail

Compte rendu. Jeudi 21 mai 2015 Séance de 11 heures 15. Mission d information commune sur la banque publique d investissement, Bpifrance

Compte rendu. Jeudi 21 mai 2015 Séance de 11 heures 15. Mission d information commune sur la banque publique d investissement, Bpifrance Compte rendu Mission d information commune sur la banque publique d investissement, Bpifrance Jeudi 21 mai 2015 Séance de 11 heures 15 Compte rendu n 25 Audition, ouverte à la presse, de M. Patrice BÉGAY,

Plus en détail