{b 1,b 2,...,b n } h. 1.2 Examples d applications possibles

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Chapitre 1 Induction par rêgles La notion de rêgle est très simple, mais elle offre un outil très puissant qui va nous permettre de modéliser plein de concepts utiles en informatique. 1.1 Notion de rêgles Définition 1. On appelle rêgle sur A un élément (h, B) A 2 A, et on l écrit habituellement h B h est la tête (head en anglais) de la rêgle, B le corps (body). Lorsque B est un ensemble fini, on dit que la rêgle est finitaire. On note parfois une rêgle sous la forme d une fraction du style rêgle d inférence : {b 1,b 2,...,b n } h On utilise souvent une notation allégée : h au lieu de h h b 1,...,b n h {b 1,...,b n } mais attention à l ambiguité pour h b 1 quand b 1 est aussi un ensemble. 1.2 Examples d applications possibles Nous donnons maintenant des examples pour illustrer la variété des applications possibles des rêgles, mais brièvement et sans entrer dans les détails. 7

Logique. onpeut représenter les rêgles d inférence comme ModusPonens : P Q, P Q Q {P Q, P } Graphe orienté. a b d c e f b a c a a b d b c e f e d f Questions fréquentes : quels sont les successeurs immédiats d un nœud. Quels nœuds peut-on atteindre à partir d un nœud ou un ensemble de nœuds donnés (fermeture transitive)? Relation binaire. x R y y x On parle d ailleurs du graphe d une relation. Fermeture transitive x R + y et réflexive transitive x R y. Structures de données. Les listes d entiers : type intlist = nil int::intlist nil x::l l x N Syntaxe abstraite. Les formules de la logique propositionelle. Etant donné un ensemble V de variables propositionelles : F ::= p F F F F F (p V ) p ( p V ) F 1 F 2 {F 1,F 2 } F 1 F 2 {F 1,F 2 } F {F } Pour mieux comprendre ce qu on vient d écrire ci-dessus, on adopte le point de vue qu une formule de la logique propositionelle est un arbre décoré par des symboles : p (q r) p q r 8

Parmis tous les arbres décorés qu il est possible d écrire, il y en a qui ne correspondent pas à des formules bien formées : p q p p q r Les schémas tels que F 1 F 2 {F 1,F 2 } seront instantiés pour tous les arbres décorés F 1 et F 2, qu ils correspondent à des formules bien formées ou non. On aura ainsi une infinité de règles : les règles ne correspondant pas à des formules bien formées ne seront simplement jamais applicables. Grammaires hors-contexte. Considérons un alphabet A et la grammaire hors-contexte des palindromes sur A : S ǫ S a S a S a a A a A ǫ a a m a m a A a A, m A Fonctions récursives. Considérons la fonction factorielle : fact(0) = 1 fact(n + 1) = (n + 1) fact(n) qu on modélise par le système de rêgles suivant : (0,1) (n + 1,(n + 1) x) (n, x) n, x N Les entiers. On considère la construction des entiers proposée par von Neumann : 0 x + x {x} x {x} {x} Ce qui nous donne : 0 = 1 = { } 2 = {, { }} 3 = {, { }, {, { }}}. Mais les entiers ainsi définis ont des propriétés additionelles inattendues : n n + 1 et n n + 1 9

On écrit B A pour l ensemble des fonctions de A dans B. Un sous ensemble de A peut être décrit par sa fonction caractéristique A {0,1}. Donc on peut identifier l ensemble des parties de A avec l ensemble des fonctions caractéristiques sur A, c est à dire {0,1} A. Or, dans la représentation de von Neumann, {0,1} c est 2. D ou la notation 2 A pour l ensemble des parties de A. 1.3 Image d un ensemble par des rêgles Soit R un ensemble de rêgles, fini ou infini. H(R) = {h h B R} B(R) = {B h B R} têtes de rêgles corps de rêgles On notera alors B(R) la réunion de tous les corps de rêgles. Définition 2 (image). Soit R un ensemble de rêgles et X un ensemble quelconque. On note T R (X) l image de X par R définie par : T R (X) = {h (h B) R, B X} Dans un graphe orienté, T R (X) est l ensemble des successeurs immédiats des nœuds X. En logique, T R (X) est l ensemble des déductions immédiates sur la base des prémisses X. T R ( ) est l ensemble des têtes de faits T R ( ) = ssi il n y a aucun fait T R ( B(R)) = H(R) Théorème 1. T R est une fonction croissante : X Y T R (X) T R (Y ) Preuve. (h B) R, si B X, alors B X Y. Donc si h T R (X) alors h T R (Y ) Définition 3 (fermé). Un ensemble X est dit fermé, ou encore clos ou stable, pour R ssi T R (X) X Autrement dit, par T R on ne sort pas de X ; ou encore : on ne gagne rien. Ce qui signifie : (h B) R : B X h X est fermé ssi R ne contient aucun fait. 10

Définition 4 (cohérent/cofermé). Un ensemble X est dit cohérent ou cofermé pour R ssi X T R (X) Autrement dit : on ne perd rien. Définition 5 (fixe). Un ensemble X est dit fixe pour R si il est fermé et cohérent (cofermé) pour R, c est à dire ssi T R (X) = X Considérons l ensemble de rêgles suivant : a b a,b e e c a,c d b, c et maintenant examinons certains ensembles pour voir s ils sont fermés et/ou cohérents : X T R (X) fermé cohérent {a} F T {a} {a} T T {a,b} {a,b} T T {a,d} {a} T F {d} {a} F F quels sont les ensembles fixes (points fixes) de ce système de rêgles? Ce sont les ensembles suivants : {a}, {a,e}, {a,b}, {a,b, e}, {a,c}, {a,c,e}, {a,b, c, d}, {a,b, c, d, e}. De manière générale, onatoujoursuntreilliscompletdepoints fixes. Pourquoi? D abord pourquoi a-t-on un point fixe? On se rapelle que T R ( ) est l ensemble des têtes de faits. On notera que pour tout X fixe, T R ( ) T R (X) H(R). Donc, puisque T R est croissante, il existe un ensemble X entre T R ( ) et H(R) tel que T R (X) = X. Bien sur, si R ne contient aucun fait, alors est un point fixe. Si X 1 et X 2 sont deux points fixes (donc H(R)), alors, puisque T R est croissante, T R (X 1 ) T R (X 1 X 2 ), pareil pour T R (X 2 ). Or T R est croissante et bornée par H(R), donc il existe un ensemble Y entre X 1 X 2 et H(R) tel que T R (Y ) = Y. On peut prouver l unicité : c est à dire qu il existe un plus petit point fixe plus grand que X 1 et X 2. On peut procéder de même vers le bas. 1.4 Ensemble défini inductivement Il existe au moins un fermé pour R, à savoir H(R). Donc on peut considérer l intersection de tous les fermés, qu on appelle ind(r). 11

Théorème 2 (ind(r) est fermé). ind(r), l intersection de tous les fermés pour R, est fermé pour R Preuve. Soit X fermé pour R. Alors, par définition de ind(r) comme le plus petit fermé, ind(r) X. Puisque T R est croissante, T R (ind(r)) T R (X). Donc T R (ind(r)) T R (X) X car X est fermé. Puisqu on a T R (ind(r)) X pour tout X fermé : T R (ind(r)) {X X est fermé pour R } = ind(r) ind(r) est le plus petit (au sens de ) ensemble fermé pour R. Définition 6 (définitioninductive). ind(r) est l ensemble défini inductivement par R On dit aussi que R est une définition par induction de cet ensemble. Dans l example précédent ind(r) = {a}. On notera que T R ( ) ind(r) H(R), donc ind(r) = ssi R ne contient aucun fait. Nous verrons par la suite qu on peut également définir ind(r) comme la limite d une suite croissante d ensembles : X 0 =, X i+1 = T R (X i ) i N. 1.5 Fermeture Lanotiondefermeture, cloture, oustabilité, estune variante de présentation. Définition 7 (fermeture). Soit R unensemblede rêgles, etx unensemble, la cloture Clo R (X) d un ensemble X par un système de rêgles R est le plus petit ensemble fermé pour R qui contient X. Théorème 3. C est aussi l ensemble défini inductivement en ajoutant à R tous les faits x pour tout x X : Clo R (X) = ind(r {x x X}) Inversement, un ensemble défini inductivement est la fermeture de. 1.6 Démonstration par induction C est un procédé qui permet parfois de prouver que ind(r) P, c est à dire que tous les éléments de ind(r) ont la propriété P. 12

technique : on montre que P est fermé pour R. Ceci prouve P pour les faits et propage cet invariant par les rêgles. suffisant : puisqu on montre ind(r) P et que ind(r) est le plus petit fermé. méthode : Montrer que T R (P) P. Autrement dit : pour chaque rêgle (h B) R, on montre que B P h P. En particulier, pour chaque fait, h P il se peut que P soit trop faible La condition B P est apelée hypothèse d induction. Il se peut que ind(r) P sans qu on puisse le démontrer par cette méthode parce que P esttropfaible : autrementdit, ind(r) aune structureriche, mais l invariant P ne reflète qu un aspect assez pauvre de cette structure ; un aspect qui n est pas suffisant pour prouver ce qui nous interesse vraiment. Il est donc souvent commode de prouver une propriété plus forte que P, c est à dire avec plus de conditions restrictives. Le remède, c est de trouver un F P tel que F est fermé. S il est vrai que ind(r) P, alors un tel F existe. La méthode de démonstration par induction s applique naturellement à la notion de fermeture en ajoutant les faits convenables. 1.7 Plus petit ensemble fixe Théorème 4 (plus petit fixe). ind(r) n est pas seulement le plus petit fermé pour R, c est aussi le plus petit ensemble fixe pour R. Preuve. Par définition, ind(r) est fermé. On vérifie par induction que ind(r) est cohérent pour R. T R (ind(r)) est fermé (prouvez le), c est à dire : T R (T R (ind(r))) T R (ind(r)). Or ind(r) est fermé, donc T R (ind(r)) ind(r), et puisque T R est croissante, T R (T R (ind(r))) T R (ind(r)) Note : La fermeture de X par R n est pas nécessairement fixe ; c est seulement en ajoutant les x pour x X qu elle le devient. On se referera au chapitre suivant pour d autres informations concernant la notion de fermeture. 13

1.8 Examples de définitions inductives Considérons la grammaire hors-contexte définie par les productions suivantes : S ǫ S a S b On a bien l intuition qu elle engendre le language a n b n : on le prouvera par induction. Pour cela, on se ramène à un ensemble infini de rêgles : ǫ a m b {m} m {a,b} Le language engendré par la grammaire est l ensemble défini inductivement par ces rêgles. On montre par induction que c est ensemble des mots de la forme a n b n pour n N. 1.9 Induction structurelle Considérons la définition inductive des listes d entiers dans un univers U de termes : nil n::l l n N, l U Pour montrer, par induction structurelle, que toutes les listes d entiers satisfont une propriété P, on montre nil P et l P n::l P pour tout n N. L induction structurelle, c est l induction sur les rêgles qui caractérisent la formation des éléments d un type de données. 1.10 Comparaison avec la récurrence Récurrence simple. méthode de démonstration : [0 P n N (n P n + 1 P)] N P Preuve de correction : considérons X = {k N k P }. Si X est non-vide, il a un plus petit élément, etc... Cette méthode coincide avec la démonstration par induction sur R défini comme suit : 0 n + 1 n pourquoi? parce que ind(r) = N. preuve par induction. n N 14

Récurrence complète. (induction forte ur N). méthode : [0 P n : ( m < n : m P) n P] N P Cette méthode coindice avec l induction sur R défini comme suit : n {m N m < n} n N C est à dire l ensemble infini des rêgles : 0 1 {0} 2 {0,1} 3 {0,1,2}. Certaines démonstrationse font plus naturellement parrécurrence complète, par example : tout entier 2 se décompose en produits de facteurs premiers. Attention! La récurrence simple est un cas particulier de l induction structurelle (utilise une construction particulière des entiers : celle de Peano). La récurrence complète est un cas particulier de l induction Noethérienne (utilise l ordre sur N). 1.11 Exercices Exercice 1. On considère la fonction factorielle f : N N : f(x) = si x = 0 alors 1 sinon x f(x 1) On peut la modéliser par l ensemble infini de rêgles suivant : (0,1) (x + 1,(x + 1) z) {(x,z)} x,z N L ensemble définiinductivement parcesrêglesest la fonction factorielle (on se rappelle qu une fonction est une relation, c est à dire un ensemble de couples (x,f(x))). On montre par induction que cela calcule bien la factorielle; c est à dire que les couples sont de la forme (n, n!). 15

Exercice 2. On considère la définition d une fonction f : (N N) N suivante : f(x,y) = si x = y alors 0 sinon 1 + f(x + 2,y + 1) Donner les rêgles de la définition inductive correspondante. En calculant quelques valeurs de f, formuler une hypothèse de ce que f calcule. Prouver cette hypothèse par induction sur les rêgles de la définition inductive. 16