Recueil de textes. Le modèle de la fiche de lecture Exemple de fiche de lecture

Dimension: px
Commencer à balayer dès la page:

Download "Recueil de textes. Le modèle de la fiche de lecture Exemple de fiche de lecture"

Transcription

1 Introduction à la méthodologie et au cursus universitaires & Présentation des méthodes des sciences sociales Nicolas Jounin Mardi, 12-18h Recueil de textes Le modèle de la fiche de lecture Exemple de fiche de lecture Textes : I. Les inégalités sociales et la ville II. Enquêter sur les riches III. Dynamiques d un quartier bourgeois IV. Sociabilité et militantisme bourgeois V. La mode, le luxe et les classes sociales

2 Le modèle de la fiche de lecture (pour ce cours) Chaque fiche de lecture devra comporter quatre parties, répondant à quatre questions : 1) De quoi parle l auteur? (= Quel est le sujet, le thème principal?) 2) Que dit l auteur à propos de ce dont il parle? (= Quel est son propos sur le sujet? Quelle est sa thèse?) 3) Comment l auteur défend-il ce qu il dit? (Sur quoi se repose-t-il pour développer sa thèse?) Quels sont ses arguments? Sur quel type d enquête, quels matériaux (entretiens, observations, questionnaires ) se repose-t-il? (Attention : tous les auteurs étudiés n ont pas forcément réalisé d enquête, ou bien l enquête réalisée n est pas apparente dans l extrait étudié ; dans ces cas-là, il faut préciser dans la fiche de lecture que le matériau empirique n apparaît pas.) 4) Qu en pensez-vous? Êtes-vous d accord avec ce que défend l auteur? Si oui/non, pourquoi? Quelles nouvelles questions cela vous pose-t-il? Quelles pistes de recherche, quelles méthodes d enquête cela vous inspire-t-il pour le cas du Triangle d or? Vocabulaire Dans les textes que vous allez lire, vous ne connaîtrez pas certains mots. Quand vous tombez sur un terme dont vous ne saisissez pas le sens, il ne faut pas le laisser de côté, mais faire une recherche pour savoir ce qu'il veut dire. Le dictionnaire est votre outil du début à la fin de vos études (et audelà), comme il l'est encore et toujours pour vos enseignants. Si, après avoir cherché dans le dictionnaire, vous ne comprenez toujours pas le sens de ce mot, du moins dans le contexte, faites-le savoir sur votre fiche de lecture afin que je puisse vous l'expliquer. Vous pouvez également le demander directement en cours.

3 Un exemple de fiche de lecture PINÇON Michel, PINÇON-CHARLOT Monique, Les ghettos du gotha. Au cœur de la grande bourgeoisie, Michel Pinçon et Monique Pinçon-Charlot, Paris, Seuil, 2007, pp «Le boulevard périphérique, autoroute urbaine entourant Paris, constitue une barrière visuelle, sonore et matérielle qui conforte l opposition entre Paris et sa banlieue. Sur ses 35,5 kilomètres, construits entre 1956 et 1973, circulent chaque jour plus de un million de véhicules. Mais selon que l on est riche ou pauvre le périphérique change de physionomie. Au nord et à l est il a un air rébarbatif au point que l on cherche avant tout à le fuir. Il tranche à vif dans le tissu urbain, ayant repris le tracé des fortifications élevées dans les années Bruyant, malodorant, obstacle infranchissable, sinon par les passages peu engageants des anciennes portes de la ville, datant de l époque où elle était enfermée dans ses remparts, il vient parachever l accumulation de cités d HBM ou d HLM, de stades, de gymnases, de casernes, de lycées, d entrepôts de la voirie parisienne, de déchetteries, de parkings de la fourrière, qui, établis à l emplacement des bastions et des murailles militaires, continuent, de marquer la séparation de la capitale d avec son pays. ( ) Mais, à l ouest, à partir de la porte d Asnières, le paysage change. Apaisé, en tranchée, enterré, le périphérique se fait discret. On le traverse sans en prendre conscience. (...) Les débats ont été ardents pour ménager le confort des Neuilléens. Ainsi entre Bernard Lafay, conseiller municipal du 17è arrondissement, et Achille Peretti, maire de Neuilly. Le premier défendait un parcours du boulevard périphérique qui lui aurait fait longer la Seine à Neuilly où il aurait emprunté le boulevard Koenig. Achille Peretti était en opposition totale avec un tracé qui mettait en danger les quartiers résidentiels de sa localité (ParisPresse, 11 mars 1965). Son idéal, qui est devenu la réalité, était de préserver à la fois sa ville et le bois de Boulogne en réalisant le périphérique en souterrain. Le conseiller du 17è en objectait le coût exorbitant en raison de la nature du sol, argileux et sablonneux dans la traversée du bois, et des frais de fonctionnement d une telle infrastructure qui doit être généreusement éclairée et ventilée en permanence. C est pourtant la solution qui fut retenue, certainement la plus agréable pour tous les riverains potentiels de cette autoroute urbaine à ce point de son parcours. ( ) Le boulevard périphérique est exemplaire de l hypocrisie de l égalitarisme républicain. Le discours et les premières impressions plaident pour une autoroute urbaine qui fait le tour de Paris dans la plus grande indifférence quant aux quartiers traversés, ou plutôt effleurés. Mais un examen plus attentif montre que ce boulevard aérien disparaît sous terre à l ouest, passant en quelque sorte par la porte de service. Au nord et à l est, il en prend à son aise et permet de jeter un regard indiscret sur les immeubles qu il serre de près. ( ) [A l ouest] Aussi modeste que le métro, lorsqu il n est pas aérien, le périphérique assure donc en catimini et en sous-sol un trafic intense. Et cette discrétion permet un face-à-face consensuel entre des voisins, Neuilléens et Parisiens, qui se connaissent et s estiment, habitant un arrondissement chic et une banlieue attrayante. Les portes qui exigent de passer sous le périphérique et les implantations diverses qui dissuadent toute promenade à l est deviennent plaisantes à l ouest. La porte Maillot est devenue une véritable place avec en son centre un espace vert, accessible par des souterrains, qui offre toute quiétude au promeneur. L expédition vaut la peine d être tentée : rien à voir avec la porte de la Chapelle, on est ici à l air libre, la circulation passe en tranchée et en souterrains. Le trafic est d une intensité comparable à celui de l échangeur de la Chapelle : il vient de l Etoile, ou de la Défense, et le croisement entre cet axe et le boulevard périphérique ouest n a rien à envier à celui du périphérique et de l autoroute du Nord. Mais, dans le 16è arrondissement, on a tout simplement escamoté un échangeur qui est plus vaste que la place de l Etoile. De cet espace vert, certes entouré par le ronflement des moteurs, la vue est imprenable sur l avenue de la Grande- Armée et l Arc de Triomphe sur sa butte. De l autre côté, le regard porte sans obstacle jusqu à la Grande Arche, après avoir parcouru l axe central de Neuilly et s être un peu attardé sur la forêt de

4 tours qui montent la garde devant la Défense. Un endroit d une ampleur rare qui fait prendre la mesure de la vision des urbanistes d autrefois qui n avaient aucune réticence devant la grandeur. Il est vrai qu ils étaient au service du roi. La ville est un lieu de sédimentation, voire de fossilisation des inégalités, qui inscrit dans sa structure et ses paysages le produit des rapports sociaux auxquels elle sert de cadre et de miroir.» De quoi parlent les auteurs? Ils parlent des inégalités urbaines et sociales à partir de l exemple du périphérique à Paris. Que défendent les auteurs à ce propos? Les inégalités sociales ont un impact sur la manière dont la ville est organisée : «La ville est un lieu de sédimentation, voire de fossilisation des inégalités, qui inscrit dans sa structure et ses paysages le produit des rapports sociaux auxquels elle sert de cadre et de miroir.» Comment démontrent-ils ce qu ils défendent? 1) Ils prennent un exemple, le périphérique. 2) D abord, ils reprennent un discours commun, pour le contester : le périphérique semble être une route uniforme qui sépare de la même manière Paris de la banlieue. 3) Mais en réalité il n a pas partout la même allure : aérien au nord et à l est, proche des habitations, il est en revanche enterré à l ouest à l approche de Neuilly-sur-Seine. Il est donc beaucoup plus gênant au nord et à l est. 4) Il construit ainsi de manières différentes la frontière entre Paris et sa banlieue : le fait que le périphérique soit aérien, qu il casse les perspectives, qu il soit difficile ou pénible (en particulier à pied) de traverser les portes établit une plus grande frontière entre Paris et sa banlieue nord et est ; tandis qu à l ouest, l enterrement du périphérique, l aménagement des portes permettent des passages plus faciles et des perspectives plus dégagées, qui donne moins aux banlieusards et aux Parisiens l impression d habiter dans des villes différentes. 5) Cette construction qui favorise l ouest parisien est coûteuse. Elle est le résultat d un lobbying intense de la part du maire de Neuilly dans les années 1960, qui a été entendu par l Etat. C est parce qu il s agit d une population privilégiée que l Etat a accepté ces aménagements, qui ont en retour contribué à favoriser cette population (par exemple en valorisant leur patrimoine immobilier, tandis que les immeubles près du périphérique au nord et à l est étaient affectés par sa construction). C est par ailleurs un investissement très lourd, qui engage pour des décennies, et donc inscrit durablement dans le paysage urbain le choix de favoriser telle ou telle catégorie de population : c est en ce sens que l on peut parler de la ville comme lieu de sédimentation des inégalités. Qu en pensez-vous? Là c est libre

5 I. Les inégalités sociales et la ville

6 LANDAIS Camille, PIKETTY Thomas, SAEZ Emmanuel, Pour une révolution fiscale. Un impôt sur le revenu pour le XXIè siècle, Paris, Seuil, «La République des idées», 2011, pp «Pour résumer, chaque adulte, dans la France d aujourd hui, dispose d un revenu moyen avant impôt de euros par an (2800 euros par mois) et possède un patrimoine moyen de euros, soit l équivalent de près de six années de revenu moyen. En 2010, ce patrimoine total se décompose en deux parties presque parfaitement égales : d une part, le logement (valeur des résidences principales et secondaires, nette des dettes) et, d autre part, les actifs financiers et professionnels (qui représentent grosso modo la valeur des entreprises). (...) En raison de la crise financière, la fortune des Français a très légèrement baissé depuis 2008, où elle atteignait 9500 milliards d euros ( euros par adulte). Mais si l on remet ces chiffres en perspective, on se rend compte que les patrimoines ne se sont jamais aussi bien portés depuis un siècle. Le patrimoine privé représente actuellement l équivalent de près de six années de revenu national, contre moins de quatre années dans les années 1980, et moins de trois années dans les années Il faut remonter à la Belle Epoque ( ) pour retrouver une telle prospérité des fortunes françaises, avec des patrimoines privés atteignant l équivalent de six, voire sept années de revenu national. Ce lent phénomène de reconstitution des fortunes est un processus historique fondamental et complexe, mêlant des aspects économiques, politiques, boursiers, militaires, sociaux, que nous avons analysés par ailleurs, et qui ne peut être examiné ici de façon détaillée. Le point important qui nous intéresse ici est que nous sommes dans une période historique où les patrimoines (et les revenus qui en sont issus) se portent très bien et ont beaucoup progressé ces dernières décennies, alors que la production et les revenus du travail croissent à un rythme relativement faible. ( ) Dans la France de 2010, le patrimoine moyen de euros par adulte dissimule des disparités considérables. Pour des millions de personnes locataires de leur logement (ou propriétaires lourdement endettés, avec un actif net à peine positif), le patrimoine se résume souvent à quelques milliers d euros : au mieux deux ou trois mois de salaire d avance sur un compte bancaire ou un livret d épargne et non pas plusieurs années de revenus. De fait la répartition des patrimoines actuellement en vigueur en France ( ) a la forme suivante. Les 50% des Français les plus pauvres en patrimoine, soit 25 millions de personnes sur une population adulte totale de 50 millions, possèdent en moyenne euros de fortune. Collectivement, ils détiennent à peine 4% du patrimoine total. Inversement, les 10% des Français les plus riches en patrimoine (5 millions de personnes) possèdent en moyenne plus de 1,1 million d euros de fortune. Collectivement, ils détiennent 62% du patrimoine total. Entre ces deux groupes, les 40% du milieu (20 millions de personnes) possèdent en moyenne euros et détiennent 34% du patrimoine total. Pour fixer les idées, ces trois groupes sociaux peuvent être désignés comme les pauvres, les classes moyennes et les riches. Ce type de répartition des patrimoines moins de 5% pour les pauvres, environ 30% à 35 % pour les classes moyennes, plus de 60% pour les riches se retrouve dans la plupart des pays européens. Aux Etats-Unis, la concentration des fortunes est plus extrême encore. Dans tous les pays, et à toutes les époques pour lesquelles nous disposons de données, les pauvres possèdent toujours moins de 10% du patrimoine total, les riches plus de 50%.

7 Il y a un siècle, vers , la part du décile supérieur était encore plus élevée : elle dépassait 90% du patrimoine total. Autrement dit, les 10% les plus riches détenaient la quasi-totalité du capital : il n existait pas de classe moyenne, dans le sens où les 40% du milieu étaient presque aussi pauvres que les 50% du bas. Ne nous y trompons pas : l émergence d une classe moyenne patrimoniale au cours du XXè siècle, c'est-à-dire l émergence d un large groupe social ne possédant pas énormément individuellement (avec euros de patrimoine, on n est plus pauvre, sans être vraiment riche), mais assez nombreux pour posséder collectivement un tiers du patrimoine national, constitue sans nul doute un développement historique majeur, aux conséquences sociales et politiques considérables. Il reste que les 10% les plus riches possèdent toujours près de deux tiers du patrimoine national (et les quatre cinquièmes du patrimoine financier) et que les 50% les plus pauvres n ont jamais rien possédé. Aujourd'hui comme hier, le patrimoine est très concentré.»

8 PINÇON Michel, PINÇON-CHARLOT Monique, Sociologie de Paris, Paris, La Découverte, 2004/2008, pp «La spirale des vingt arrondissements semble mimer la centralité du pouvoir. On les parcourt du 1er au 20è en suivant une ligne continue qui s éloigne du cœur de la capitale. La numérotation part des vieux quartiers centraux de la rive droite, des anciennes Halles et de l Hôtel de Ville (1er au 4è arrondissement). On passe sur la rive gauche avec la Sorbonne, le Quartier latin, Saint-Germain-des-Prés (5è et 6è). Le 7è arrondissement, c est le faubourg Saint- Germain, un quartier qui fut périphérique, gagné à partir du XVIIè siècle sur des terres maraîchères et conventuelles. Créé pour l aristocratie, il devint, après la Révolution, celui de la démocratie : on y trouve l Assemblée nationale et de nombreux ministères. On passe rive droite par le 8è arrondissement, celui du faubourg Saint-Honoré et des Champs-Elysées. Quartier du pouvoir politique encore avec le palais présidentiel et le ministère de l Intérieur, mais aussi quartier des affaires et de l argent, qui avait son centre autrefois dans le 9è. Avec les 10è et 11è on atteint les anciens quartiers populaires et industrieux, aujourd'hui en voie d embourgeoisement. Du 12è au 20è, les arrondissements périphériques sont composés de quartiers résidentiels. Ils commencent par une petite bourgeoisie intellectuelle au sud, se poursuivent par la haute société des quartiers chics à l ouest et se terminent par les plus grandes concentrations de logements sociaux de la capitale au nord-est. Sans être en mesure de situer immédiatement tous les arrondissement les uns par rapport aux autres, les Parisiens les identifient par leur numéro, évocateur d un milieu social, de monuments, d activités. Tout Parisien construit sa représentation de la capitale sur la base du découpage en arrondissements. Il en maîtrise la symbolique sociale : résider dans le 7è ou le 19è n a pas le même sens. Habiter un beau quartier ou un quartier populaire, cela vous marque déjà socialement. C est aussi le cas pour les commerces et les sociétés : on n imagine pas un grand couturier boulevard Barbès. Ni une boucherie hallal avenue Montaigne. La symbolique de la centralité parisienne est redoublée par le système de numérotation des immeubles mis en place en 1905 : pour les rues perpendiculaires à la Seine, les numéros commencent depuis le fleuve, c'est-à-dire depuis le centre. Les lignes de division de la société se superposent à celles de la ville, la société structurant la ville à son image. Les grands bourgeois ont créé sur les terres maraîchères de l Ouest parisien de beaux quartiers aux larges avenues et aux immeubles richement décorés. Ces formes urbaines cristallisent, objectivent et renforcent la position dominante de ceux pour qui sont bâties ces demeures. De même que les modestes immeubles de rapport des quartiers périphériques du nord et de l est de Paris expriment, par l absence de décoration des façades, par l exiguïté des logements et l étroitesse des rues, la position dominée de ceux qui y ont à vivre.»

9 II. Enquêter sur les riches

10 PINÇON Michel, PINÇON-CHARLOT Monique, Voyage en grande bourgeoisie, Paris, PUF, Quadrige, 1997, pp «La ville oppose ses beaux quartiers aux banlieues populaires. Les contrastes sont suffisamment marqués, dans la région Ile-de-France, pour qu on puisse, de Neuilly à Aubervilliers, en parcourir les rues comme on irait des dirigeants de sociétés aux ouvriers spécialisés, des inspecteurs des Finances aux petits employés. Parcours initiatique qui, à travers le symbolisme pléthorique de la rue, apprend à démêler le langage des pierres, des vitrines, des attitudes corporelles, des accents, de tout ce qui, en passant le plus souvent inaperçu, ne cesse pourtant de proclamer les différences et les inégalités. Aussi n est-il pas indifférent d habiter là plutôt qu ailleurs. On peut alors traiter la ville comme l un des paramètres de la définition complète de la position sociale. Il n y a pas de réussite sociale digne de ce nom qui ne s accompagne d une résidence qui l exprime et la manifeste. La ville est également un maître persévérant dans les apprentissages sociaux qui vous disent où vous êtes nés, dans la ville mais aussi dans la société, et qui vous apprennent les manières, les goûts, les espoirs ou les désespoirs qui donneront la tonalité de ce que vous avez à vivre. La ville est de la société faite chose, elle est donc diverse, contrastée, multiple et formidablement significative. Tout parle dans la rue, dans les immeubles, dans les lieux publics. Comme les agents ne peuvent se déprendre de leur hexis corporelle, qui par définition leur colle à la peau, les quartiers, les rues sont des produits involontaires de la multitude des grands et petits gestes de la vie quotidienne. Personne n échappe à la logique urbaine et ce que sont les individus, ils le doivent, pour une part, aux espaces où ils ont vécu et où ils vivent. Comment alors pourrait-on comprendre l interaction dynamique entre l espace social et l espace urbain sans prendre en compte les beaux quartiers? Si la ville est un système urbain, homologue au système social, si la ville est une cristallisation spatiale des rapports sociaux, la recherche ne saurait ignorer aucune des parties entrant dans ce système de relations. Mais ce qui est une évidence sociologique se heurte à la logique politique et administrative de la demande sociale de recherche sur la ville. D où l effet d autocensure. Il existe bien peu de travaux sur les classes privilégiées, et moins encore dans leur rapport à la ville. Grâce à des financements du Plan urbain, nous avons pu apporter notre contribution au comblement de cette lacune 1. Ainsi nous avons pu montrer que les grandes familles parisiennes de l aristocratie et de la bourgeoisie privilégient un entre-soi sans faille. Alors qu elles pourraient choisir d habiter n importe où en région Ile-de- France, puisqu elles ne subissent aucune contrainte économique, elles résident de fait dans quelques arrondissements de l ouest de Paris, le VIIè, le VIIIè, le nord du XVIè et le sud du XVIIè arrondissement, et dans quelques rares communes de l ouest résidentiel dont Neuilly constitue l archétype. Les contraintes sociologiques ne leur laissent donc aucune autre adresse possible dans le reste de l agglomération. Les raisons qui président à des choix aussi marqués tiennent à la fois à des processus agrégatifs, la recherche de l entre-soi, et à des processus de ségrégation accompagnés de stratégies explicites d évitement des autres groupes sociaux. L analyse de la ville ne saurait faire l impasse sur ces espaces privilégiés où vivent ceux à qui la fortune a souri. De la même façon qu on ne peut faire abstraction des classes dominantes dans la construction théorique de l espace social, on ne peut laisser dans l ombre leurs quartiers pour comprendre, à la fois, le système urbain et les principes d homologie qui transposent le système des relations entre les groupes sociaux à celui qui unit et divise l espace urbain.» 1 Le Plan urbain a contribué au financement de Quartiers bourgeois, quartiers d affaires et a complètement financé Grandes Fortunes. Mais pour Dans les beaux quartiers, premier ouvrage de la série, nous n avions pas obtenu de crédits.

11 PINÇON Michel, PINÇON-CHARLOT Monique, Quartiers bourgeois, quartiers d affaires, 1992, Paris, Payot, pp «Ce sont plutôt les touristes, et singulièrement les touristes fortunés, qui ont l idée de faire des rues du Triangle d or un lieu de flânerie. Et encore autant la foule se presse sur les Champs-Elysées tout proches, autant les badauds sont clairsemés sur les trottoirs de l avenue Montaigne ou de la rue François-Ier. Ce n est pas qu il n y ait rien à voir dans ces rues, contrairement à ce que la plupart des promeneurs des Champs répondent lorsqu on leur demande pourquoi, en bas de l avenue, il ne leur arrive jamais de tourner à droite, vers l Alma. Dior, Cartier, Vuitton, Nina Ricci, Jean-Louis Scherrer, le théâtre des Champs-Elysées et les ventes de la galerie Drouot, le Plaza-Athénée et ses salons valent bien le détour, pourtant, comme disent les guides touristiques. Certains s y risquent comme ce couple d instituteurs nantais en vacances à Paris qui a poussé jusqu à l avenue Montaigne pour faire les vitrines de grands couturiers dont ils ont eu connaissance par les publicités. Elle dit avoir été éblouie par les vitrines de Dior et de Chanel, entre autres. Pour autant, ils n ont pas osé franchir les portes de boutiques, la violence symbolique qu ils ont subie dans ce quartier étant telle qu ils ne se sont pas sentis autorisés à pousser la moindre porte de magasin, alors qu elle en avait tellement envie. Et cependant, comme pour tout commerce, l entrée est libre. Il n est pas nécessaire d acheter quoi que ce soit pour être autorisé à flâner entre les robes, les foulards, les sacs, les cravates, les bijoux. Il n est pas indispensable d être marchand de tableaux pour aller admirer, en passant, les toiles de Picasso, de Derain, de Renoir et de tant d autres peintres illustres, exposées régulièrement dans la galerie et les salles de ventes, que la Compagnie des commissaires-priseurs de Paris a aménagées, pour ses opérations de prestige, dans le théâtre des Champs-Elysées. On peut, sans être industriel japonais ni prince du Moyen-Orient, se promener dans les salons du Plaza-Athénée et même boire boire au bar un verre qui ne sera pas ruineux, dans l ambiance chaleureuse qu entretient le pianiste de l établissement. Or, sans avoir même la pensée d aller jusqu à de telles extrémités, c est déjà du seul fait d arpenter les trottoirs de ces artères pourtant parfaitement libres que se gardent la quai-totalité des promeneurs français ou étrangers, qui montent et descendent les Champs-Elysées par milliers, à quelques mètres de là. L intimidation fait aussi partie de la violence symbolique. Pour que cette dernière soit efficace, c'est-à-dire pour que les hiérarchies sociales soient pratiquement respectées, même si elles sont idéologiquement contestées, il faut en effet que les dominés soient intimidés par l univers des dominants. La timidité sociale est l une des armes les plus sûres du maintien de la domination et de la reproduction des hiérarchies. Même de gauche, nos instituteurs nantais ne se sentaient pas autorisés à pénétrer dans cet univers de la richesse où s accumulent toutes les formes de capitaux. Entrer chez Dior, lorsqu on n a rien à y faire, c est comme passer de l autre côté de l iconostase dans les églises orthodoxes, c est franchir la limite entre le profane et le sacré, outrepasser ses droits et ses possibilités, défier des forces qui ne sont pas à sa mesure. La démesure peut être bien plus fortement ressentie encore lorsque la position sociale est plus modeste, comme pour les jeunes filles hébergées par le foyer de jeunes travailleuses du centre Chaillot-Galliera, 28, avenue George-V. Il dépend de la paroisse de Saint-Pierre-de-Chaillot dont l église se dresse avenue Marceau, à deux pas. La prudence semble interdire aux pensionnaires de jeter ne fusse qu un regard sur des vitrines qui proposent des objets extraordinaires à des prix qui ne le sont pas moins. C est trop cher, dit l une d elles, j aurais trop peur d y laisser mon portemonnaie. Ce qui prouve qu elle avait tout même entrevu ces merveilles en passant, mais craintivement, comme un infidèle qui aurait aperçu la Kaaba. Mathilde, élève dans un lycée technique du VIè arrondissement, prend tous les jours le métro à la station George-V, ce qui l amène à passer quotidiennement devant le Carré d or. Elle ne s est jamais senti le droit ni le courage d y entrer. La pauvreté incite au réalisme. Tandis que le jeune couple d instituteurs met en avant une timidité sociale, comme si l obstacle économique n était pas rédhibitoire pour lui, les pensionnaires du foyer font valoir avant tout que les prix de ces objets précieux n appartiennent pas à l univers économique dans lequel elles vivent tant bien que mal.

12 Les jeunes filles du foyer ne se trouvent pas véritablement à leur place dans cet univers urbain qui n est pas fait pour elles. A tort ou à raison, elles ressentent le regard des autres comme désapprobateur, peut-être méprisant. Ce qui me frappe, quand on sort en jean, c est qu on a l impression que les gens se demandent : Qu est-ce qu elles font là? remarque amèrement Chantal, styliste à la recherche d un emploi. Le regard qu elle perçoit n est sans doute pas totalement imaginaire on s en rendra compte en examinant comment les habitants légitimes de ces quartiers parlent de la foule des promeneurs des Champs-Elysées. Je n envie pas les gens qui sont autour de moi, dit-elle, des fois je les plains, pour leurs manières, pour leurs contraintes à dépenser, ces personnes coincées qui veulent donner une certain image d elles-mêmes, et là je rigole! Peutêtre rit-elle un peu jaune, mais cela doit lui faire du bien quand même. Toutefois, le fait d habiter avenue George-V introduit, comme à leur corps défendant, ces jeunes filles que rien ne destinait à résider en de tels parages dans un monde auquel elles n auraient jamais eu accès autrement. Leur adresse magique provoque des : Dis donc, tu ne te fais pas chier! lorsqu elles annoncent résider entre l Alma et l Etoile. Car ce n est pas à Grigny-la-Grande Borne ou aux Quatre mille de La Courneuve qu elles risqueraient de croiser Delon, Belmondo, Depardieu ou Johnny Halliday, comme lorsqu ils viennent assister aux projections de rushes dans les salles des sociétés de production ou qu ils sortent du Fouquet s en compagnie du réalisateur et du producteur de leur prochain film. Malgré elles, malgré leur réserve, elles ne sont pas sans éprouver quelque vague fierté de côtoyer ce beau monde, comme tous ceux que la modestie de leur condition qu ils soient gardiens d immeubles, femmes de ménage ou gens de l hôtellerie, voire sociologues incline à se prévaloir d un commerce occasionnel, même involontaire, avec quelques grands.»

13 PINÇON Michel, PINÇON-CHARLOT Monique, Voyage en grande bourgeoisie, Paris, PUF, Quadrige, 1997, pp «Ayant perçu de cette manière l univers où nous allions devoir travailler, il était inévitable que nous fassions un effort pour ne pas trancher trop brutalement parmi ceux qui allaient devenir nos interlocuteurs. Cette préoccupation fut aussi la nôtre à l occasion d enquêtes dans d autres milieux sociaux où le respect de l interviewé et le souci d obtenir un entretien qui ne soit pas un tissu de banalités convenues étaient indissociables. Il en fut ainsi dans la vallée de la Meuse, dans un univers ouvrier, où il aurait été mal venu d afficher ou une décontraction trop voyante, ou une élégance choquante dans un environnement pauvre et austère, du moins sous l angle de la tenue vestimentaire 2. De même dans la recherche sur la chasse à courre, sans vouloir le moins du monde se faire passer pour des chasseurs chevronnés, il aurait été absurde de se présenter aux rendez-vous en chaussures de ville et vêtu autrement que de kaki ou de teintes sombres et peu voyantes. Dans cette attitude le souhait de ne pas compliquer les choses pour soi-même, en rendant encore plus délicat un tête-à-tête qui sera de toute façon difficile à gérer, entre aussi en ligne de compte. Mais la motivation essentielle est d abord ici de se donner les meilleures chances de recueillir un discours aussi confiant que possible. Il s agit d une certaine façon de se montrer digne d intérêt, et de convaincre du sérieux de l entreprise. Dans le cas de la grande bourgeoisie, l euphémisation des distances se doit déjà de combattre ce que la sociologie peut éveiller comme image négative dans un milieu qui est fondamentalement conservateur. Elle est une condition, sinon nécessaire, du moins favorable au bon déroulement de l entretien auprès de familles qui n apprécient guère les manquements aux convenances, fussent-elles vestimentaires. L enquête a d ailleurs bien confirmé l importance du soin accordé à la présentation de soi, qu il s agisse du vêtement ou, d une façon plus générale, de l hexis corporelle. Quand on appartient à ce groupe, on se doit en quelque sorte d avoir de la classe, autrement dit de montrer par son apparence même, par son corps, que l on fait partie d une certaine élite, de la classe dominante. Véritable carte de visite, cette présentation de soi est le résultat de toute une éducation, d une discipline du corps, qui, dans ses formes achevées, permet de montrer une élégance naturelle, modalité somatique de ce miracle social qui transforme les caractères acquis en qualités innées, alchimie essentielle à la légitimation des rapports de domination. De ce miracle le sociologue endimanché est bien incapable. Raide et emprunté dans un costume qui lui est imposé par les circonstances, il ne peut faire illusion face à un aristocrate ou un grand bourgeois aussi à l aise dans son costume croisé qu un cadre dans le survêtement de son jogging dominical. Or ces considérations vestimentaires sont loin d être négligeables du point de vue du résultat de la recherche. Si l on admet que, en situation d entretien, les réponses fournies à l enquêteur sont toujours des réponses spécifiques adaptées à l interlocuteur, aux attentes que l on a à son égard ou qu il a lui-même à l égard de la situation 3, et que cette adaptation à l interlocuteur dépend de la façon dont il est perçu, donc de son apparence, une partie des résultats de l enquête dépendront de la perception de l intervieweur par l interviewé. Ainsi certains discours sur les promeneurs des Champs-Elysées, sur la faune qu ils constituent, n auraient pas pu être tenus à des enquêteurs en blue-jeans, puisqu aussi bien le stigmate qui permettait de caractériser cette foule comme faune était justement le port de ce type de pantalon et plus généralement sa tenue négligée. Dans les propos enregistrés auprès des derniers habitants du quartier des Champs-Elysées, dans le cadre de la recherche sur la transformation des quartiers bourgeois en quartiers d affaires, la référence implicite à une certaine prestance corporelle est toujours présente parce qu elle permet de juger de la correction d une tenue et donc de l appartenance ou non au même monde. Les références au laisser-aller, sous le rapport de la dignité du maintien, qui doit s exprimer par le refus de s accroupir, d occuper une position basse, à ras de 2 Michel Pinçon, Désarrois ouvriers. Familles de métallurgistes dans les mutations industrielles et sociales, Paris, L Harmattan, coll. Logiques sociales, Liliane Kandel, Réflexions sur l usage de l entretien notamment non directif et sur les études d opinion, Epistémologie sociologique, n 13, 1972.

14 terre, apparaît dans les entretiens : Il y a des types par terre qui vendent n importe quoi... Tous ces vendeurs à la sauvette devraient partir, tous ceux qui traînent par terre, tout devrait être ramené à une certaine hauteur... On voit des mendiants partout, accroupis sous les porches. Le soir il y a plein de gens qui traînent, maintenant on voit des gens qui s assoient dix minutes par terre. Les gens ne savent plus rester debout.» La perception des hiérarchies sociales passe donc par la posture du corps et l opposition entre le bas et le haut du monde social renvoie à l opposition par terre/debout, avachi/digne. Cette sensibilité à l hexis corporelle, qui n est sans doute pas spécifique aux hautes classes, mais qui varie dans ses critères d appréciation, à elle seule interdirait, sauf à risquer de recueillir un discours parfaitement aseptisé, destiné à un auditeur dont on se méfie, de se présenter pour l entretien en ayant revêtu la panoplie de l intellectuel.»

15 III. Dynamiques d un quartier bourgeois

16 PINÇON Michel, PINÇON-CHARLOT Monique, Les ghettos du gotha. Au cœur de la grande bourgeoisie, Michel Pinçon et Monique Pinçon-Charlot, Paris, Seuil, 2007, pp «Le point de vue de la famille Jacqueline de Beaumont parle volontiers de sa propriété en Bretagne près de Pont-Aven et de Moëlan-sur-Mer, car il n y que là, dit-elle que j ai pu sauver l environnement. Nous avions trois kilomètres de bord de mer, c était magnifique! Et cela attirait la convoitise de tous les promoteurs. Je n ai pas voulu de promoteurs car je sais bien qu il y a des choses plus importantes que l argent. Nous avons vendu au Conservatoire du littoral pour que ce paysage splendide soit conservé à tout jamais dans son intégralité. C était une propriété agricole qui avait été achetée vers 1870 par le grand-père de mon mari. Il y avait plusieurs fermes sur 200 hectares de terres. C était trois kilomètres de littoral, mais avec de la profondeur dans les terres. Le bord de mer était découpé par des criques et des plages dont une qui était accessible par le chemin des goémons car c est par là que les charrettes descendaient pour récolter les précieuses algues dont on fumait les terres. Le fait que la bande de terre longeant la mer soit devenue publique ne change pas grand-chose dans les loisirs balnéaires de la famille. Puisque, de toute façon, on ne pouvait pas empêcher les gens d y aller... Parce que le maire avait décidé que le littoral était d usage public. Je suis assez contente parce que personne ne pourra gâcher ce site. La propriété s étend sur un bras de mer que l on appelle la rivière de Merrien, une sorte de fjord où l on pratique l ostréiculture et qui débouche sur la pleine mer. C est superbe! De l autre côté, on trouve le port de Doëlan et ses petites maisons blanches, qui ont le plaisir d avoir la vue sur notre côte sauvage au point que les habitants de Doëlan n ont pas supporté la couverture qui protégeait notre piscine! Le grand-père de mon mari avait épousé Mademoiselle de Tréveneuc, de famille bretonne. L hiver, il chassait à courre à Hennebont, et l été il naviguait sur son bateau, le Pétrel, qu il amarrait dans notre petit port. Ses marins, le soir, en costumes de marins, servaient le dîner, pieds nus sur les parquets du château, comme ils l étaient sur le pont du bateau! Et les petites femmes de chambre étaient toutes en coiffe! Lorsque ma belle-mère est arrivée dans cette propriété en 1923, elle a eu l impression d être dans un pays étranger, dont elle ne parlait pas la langue, le breton. Le personnel ne parlait pas français, et pour aller chercher le pain, nous leur donnions un panier, en leur disant barán, barán. Vers les années cinquante, c était encore le cas. Les personnes âgées aussi parlaient très mal le français et me tutoyaient avec le plus grand respect! Nous avons eu l idée de vendre au Conservatoire du littoral après la lecture d un article dans un journal. Nous avons d ailleurs été les premiers à le faire dans les années soixante-dix. Comme nul ne peut être sûr de ses descendants, il était préférable d assurer la pérennité de ce site splendide. Cette propriété appartient aujourd'hui à mes petits-fils qui y vont beaucoup et qui l entretiennent avec passion, y ayant même ajouté un jardin japonais. Le point de vue du Conservatoire «C était en effet au tout début de la création du Conservatoire du littoral, confirme Emmanuel Lopez, qui en est aujourd'hui le directeur. Ce devait être en 1977, car la loi de création du Conservatoire date de 1975 et la mise en service effective de l établissement public de La propriété de Madame de Beaumont a été la première acquisition en Bretagne. Je me souviens d avoir tout de suite compris que cette famille avait une vision intelligente de l avenir de cette propriété. Elle conservait la partie bâtie, qu elle occupait. Cette famille estimait qu elle n était pas en mesure de contrôler la pression des voitures ou du camping sauvage. Il fallait une autorité légitime pour protéger ce site, avec un garde ayant la capacité de verbaliser. Ce qui n est pas possible ni pour des personnes privées, ni pour des associations ; l accès à la mer est perçu comme un droit, comme un bien public. Donc même un garde privé n aurait pas pu interdire tel ou tel pique-nique. Cette famille avait compris cela. Juridiquement le Conservatoire du littoral garantit la pérennité de la protection. Le terrain est

17 inaliénable, le Conservatoire ne peut pas le revendre. Ils avaient donc avec nous une garantie de pérennité avec un transfert des responsabilités sur la collectivité publique. Ce qui n est pas scandaleux, car la collectivité publique, de fait, avait pris possession de ce terrain avec une fréquentation très forte que la famille n était pas en mesure de contrôler. C était intelligent, et je garde un bon souvenir de cette opération, car le domaine était vaste. Il y avait une partie naturelle en bord de mer, de la lande et des ajoncs, de Moëlan était alors président du conseil général, on avait coordonné tout ça et on l avait fait acheter par le département. Celui-ci avait évidemment les mêmes objectifs de protection. C était le début du Conservatoire. Aujourd'hui, avec le recul, nous aurions peut-être tout repris, l espace naturel et l espace agricole. Dans ce cas-là, on était dans une négociation intéressante, parce qu amiable, avec un plus affectif. En Bretagne la structure foncière est spécifique. Ce sont quelques grandes propriétés aristocratiques, mais pour le reste le littoral a toujours été habité puisque la piraterie a été éliminée depuis longtemps, alors qu elle était encore active en Corse et en Provence, jusqu au début du XIXè siècle. En Bretagne, la structure foncière est donc très éclatée, avec pour règle de petites parcelles. Il y a par exemple 295 propriétaires pour la seule pointe du Raz. Le point de vue des sociologues Dans cette opération chacun a trouvé son compte. Les intérêts de la famille et les objectifs d intérêt général, ici représenté par le Conservatoire du littoral, étaient convergents. La volonté de contrôler les usages faits des bords de mer était commune. La transaction, dont nous ne connaissons pas le montant, s est effectuée à l amiable. Quand il n y a pas accord, on va devant le juge, précise Emmanuel Lopez. Mais dans 80% des cas, ce n est pas nécessaire. Ce sont les Domaines qui font les estimations. Si la famille de Jacqueline de Beaumont s est garantie contre toute initiative immobilière, elle s est aussi acquis la reconnaissance de tous les amoureux des rivages. Ce gain symbolique assoit la légitimité de la présence d une famille qui n est pas originaire de la région. Madame de Beaumont, avec un franc-parler teinté d humour, admet que sa famille a été gagnante dans l opération. Aujourd hui, cela ne change rien : je vais à la mer comme avant et je ne paie plus l entretien des chemins. Ceux-ci, soigneusement balisés, permettent d agréables promenades sur les hauteurs dominant l océan. Hors saison, on y croise de temps à autre un couple âgé dans un paysage de plein vent, fait de vagues, de rochers et de landes sauvages. Les résidences de la famille, disséminées sur le plateau, à l abri de haies et de portails au maniement électrifié, sont discrètes et le touriste de passage ne prendra pas conscience de leur présence. Emmanuel Lopez, au nom du Conservatoire, exprime le même objectif que la famille, dans un langage plus administratif. Ils avaient donc avec nous une garantie de pérennité avec un transfert de responsabilité sur la collectivité publique. Dans ce cas encore, le pragmatisme de la bourgeoisie a pris le dessus en privilégiant l intérêt de la famille à long terme plutôt qu à courte vue. Cette attitude correspond à une capacité de prévision acquise dans la nécessité de se projeter dans l avenir pour assurer la transmission aux générations suivantes, pour maintenir la dynastie familiale. Elle suppose aussi une capacité financière qui mette à l abri de la nécessité, de l urgence, de telle sorte que des intérêts matériels, immédiats, ne remettent pas en question des considérations à plus long terme. (...) «Les grandes familles de la noblesse et de la bourgeoisie ancienne inscrivent leur existence dans des espaces variés, mais toujours protégés. L appartement parisien bénéficie du périmètre de sauvegarde et de mise en valeur du faubourg Saint-Germain. La maison de famille dans l Oise est située à l intérieur des limites du Parc naturel régional Oise-Pays de France. Le chalet à Gstaad, en Suisse, est construit là où le règlement d urbanisme est si draconien que les nouvelles fortunes ellesmêmes hésitent à s y risquer. La maison en Bretagne, qui vient de Madame, est bien à l abri depuis que le Conservatoire du littoral a pris la responsabilité des terrains en bord de mer. Ce qui ne peut que rencontrer un consensus général. Qui, aujourd'hui, pourrait envisager de raser un hôtel particulier du faubourg Saint-Germain? Qui pourrait concevoir de réaliser une piste de karting dans la forêt d Halatte, ou d ouvrir un casino sur la pointe du Raz? L une des forces de la grande

18 bourgeoisie est d incarner l intérêt général, parce qu elle contrôle les espaces les plus précieux, parce qu elle possède les demeures, les œuvres et les ancêtres qui ont fait la richesse symbolique de la France.»

19 PINÇON Michel, PINÇON-CHARLOT Monique, Quartiers bourgeois, quartiers d affaires, 1992, Paris, Payot, pp. 7-9 «Les grandes familles de l aristocratie fortunée et de la bourgeoisie ancienne habitent les beaux quartiers. Mais si elles ont les moyens de choisir leur lieu de résidence, elles n en subissent pas moins la dure concurrence pour l espace et l occupation des immeubles de ces rues aux noms chargés de prestige social. Dans les grandes agglomérations et singulièrement dans celle de Paris, les dirigeants des entreprises industrielles ou bancaires, les directeurs des commerces de luxe, les États étrangers pour leurs ambassades voire autrefois les ministres à la recherche d hôtels particuliers dignes d abriter leurs services leur envient et leur ont toujours envié ces belles adresses, attribut du pouvoir parmi d autres, affirmation publique de la prééminence des positions atteintes. Lentement mais inexorablement, une lame de fond puissante tend toujours à substituer bureaux et boutiques de luxe aux demeures des princes et aux appartements des vieilles familles bourgeoises. En balayant ceux qui créèrent un quartier, sa réputation et son prestige, en ruinant ce qui en faisait la valeur urbaine incomparable, elle détruit, en s en emparant, les qualités de ces quartiers d exception. Un néologisme désigne ce processus de dégradation, celui de boulevardisation. Les Grands Boulevards, lieu d élection de la bonne société sous le Second Empire et jusqu au début du siècle, donnent l exemple même de cette dérive urbaine qui menace les quartiers les plus recherchés. L avenir des Champs-Elysées inquiète aujourd'hui les propriétaires riverains qui voient avec appréhension se préciser le mouvement de dépréciation de cette avenue autrefois si prisée. D ailleurs, ses habitants et ses commerces de luxe l ont déjà prudemment délaissée. Vitrine fallacieuse du luxe de pacotille pour les familles banlieusardes en promenade dominicale pour pour les touristes des tours operators, la plus belle avenue du monde est devenue un enfer urbain pour les descendants de ceux qui, autrefois, y avaient leur hôtel particulier. Pour les grandes entreprises, les industries du luxe et les administrations centrales, comme pour les familles de l aristocratie et de la bourgeoisie, il importe en effet d avoir une belle adresse. Ce sont d abord ces familles qui en fondent les qualités en leur donnant leurs lettre de noblesse. Le renom et le prestige de ces familles, la valeur architecturale de leur habitat et le raffinement de leur mode de vie confèrent aux beaux quartiers, comme le nom d un grand couturier aux vêtements sortant de ses ateliers, une griffe, c'est-à-dire plus qu une marque, l authentification de l appartenance à un univers hors de l ordinaire. Ici, ce sont des quartiers qui bénéficient de cette griffe spatiale, dont l appropriation devient alors enjeu de lutte sociale. Familles et affaires se trouvent mises en concurrence pour occuper un espace dont la valeur symbolique est d autant plus élevée qu il constitue l un des biens les plus rares et les plus difficilement reproductibles, donc particulièrement convoité. Résidences des familles fortunées, sièges sociaux et commerces de luxe paraissent inexorablement liés dans la dynamique de leur localisation. Colons poussés vers les terres vierges par la rapacité de nouveaux arrivants, les grandes familles paraissent ainsi beaucoup moins libres encore de la localisation de leur résidence que les déterminations sociologiques à court terme ne pouvaient le laisser entrevoir. La colonisation des hôtels particuliers de la noblesse par les ministères, dans le faubourg Saint-Germain, a commencé dès après la Révolution. Le processus s est répété tout au long des XIXè et XXè siècles avec l envahissement par le secteur tertiaire des Grands Boulevards puis des Champs-Elysées et du VIIIè arrondissement. Mais la multiplication des activités, quel que soit leur niveau de qualité, induit un certain nombre de nuisances. De plus, elle provoque une hausse vertigineuse des valeurs immobilières dans le secteur. Les deux facteurs se conjuguent pour contribuer au départ des grandes familles. La présence de plus en plus massive de salariés étrangers à la bonne société réduit puis anéantit ce qui faisait pour elle l intérêt des beaux quartiers, à savoir la certitude d y être entre soi. La cohabitation des familles privilégiées et des employés modestes, que métro et RER ramènent chaque matin de leurs banlieues lointaines, suppose un affrontement des modes de vie, des manières d être, de tout ce qui, dans le

20 comportement en apparence le plus anodin, révèle l appartenance de classe. Tandis que s estompe aux yeux des résidents bourgeois ce qui faisait naguère l attrait de ces quartiers et que se fait jour dans leur esprit l envie de les quitter, la hausse des prix immobiliers, au moins jusqu à une époque toute récente, rend les offres des marchands de biens et des promoteurs de plus en plus tentantes.»

Dossier de presse 2013

Dossier de presse 2013 Dossier de presse 2013 Immeuble Le Méliès, 261 rue de Paris 93100 Montreuil Tél. 0142853952 Fax 0149950601 www.vacancesetfamilles.fr fede@vacancesetfamilles.asso.frfr 1 SOMMAIRE Présentation Vacances et

Plus en détail

Enquête sur l importance du patrimoine en Suisse. réalisée pour l Office fédéral de la culture

Enquête sur l importance du patrimoine en Suisse. réalisée pour l Office fédéral de la culture Département fédéral de l'intérieur DFI Office fédéral de la culture OFC Enquête sur l importance du patrimoine en Suisse réalisée pour l Office fédéral de la culture Juillet 2014 Table des matières 1.

Plus en détail

Détention des crédits : que nous enseignent les évolutions récentes?

Détention des crédits : que nous enseignent les évolutions récentes? 1 Numéro 200, juin 2013 Détention des crédits : que nous enseignent les évolutions récentes? I) Un taux de détention en baisse La détention au plus bas historique A la fin de l année 2012, seulement 48,6%

Plus en détail

Nous avons besoin de passeurs

Nous avons besoin de passeurs 1 Nous avons besoin de passeurs «Lier pratiques culturelles et artistiques, formation tout au long de la vie et citoyenneté» François Vercoutère Du point de vue où je parle, militant d éducation populaire

Plus en détail

Image de Nevers et de l action touristique locale. Etude réalisée en mai juin juillet 2007

Image de Nevers et de l action touristique locale. Etude réalisée en mai juin juillet 2007 Image de Nevers et de l action touristique locale Etude réalisée en mai juin juillet 2007 Image de Nevers dans la presse en 2006 Presse nationale : Nevers est très peu citée dans la presse nationale sauf

Plus en détail

BAROMETRE SUR LE FINANCEMENT ET L ACCES AU CREDIT DES PME

BAROMETRE SUR LE FINANCEMENT ET L ACCES AU CREDIT DES PME pour BAROMETRE SUR LE FINANCEMENT ET L ACCES AU CREDIT DES PME - Vague 2 - Juin 2009 Note méthodologique Etude réalisée pour : KPMG et CGPME Echantillon : Echantillon de 402 dirigeants d entreprise, représentatif

Plus en détail

Petit éclairage sur la loi Duflot et les nouvelles mesures annoncées. Allègement de la fiscalité sur la plus-value lors de la vente d un terrain :

Petit éclairage sur la loi Duflot et les nouvelles mesures annoncées. Allègement de la fiscalité sur la plus-value lors de la vente d un terrain : Petit éclairage sur la loi Duflot et les nouvelles mesures annoncées Allègement de la fiscalité sur la plus-value lors de la vente d un terrain : Cela pourra avoir l effet inverse que celui escompté car

Plus en détail

France 2010 - DIVJEUSEIN10. Arguments. pour convaincre. TOUTES LES BONNES RAISONS de participer au dépistage organisé du cancer du sein

France 2010 - DIVJEUSEIN10. Arguments. pour convaincre. TOUTES LES BONNES RAISONS de participer au dépistage organisé du cancer du sein France 2010 - DIVJEUSEIN10 Arguments pour convaincre TOUTES LES BONNES RAISONS de participer au dépistage organisé du cancer du sein Arguments pour convaincre Le cancer du sein touche autour de 50 000

Plus en détail

BAROMETRE SUR LE FINANCEMENT ET L ACCES AU CREDIT DES PME

BAROMETRE SUR LE FINANCEMENT ET L ACCES AU CREDIT DES PME pour BAROMETRE SUR LE FINANCEMENT ET L ACCES AU CREDIT DES PME - Vague 5 - Contacts : Frédéric Dabi / Flore-Aline Colmet Daâge Avril 2010 Note méthodologique Etude réalisée pour : KPMG et CGPME Echantillon

Plus en détail

Etude auprès des seniors sur leurs perceptions, leurs pratiques et retours d expérience Picardie / France

Etude auprès des seniors sur leurs perceptions, leurs pratiques et retours d expérience Picardie / France Etude auprès des seniors sur leurs perceptions, leurs pratiques et retours d expérience Picardie / France Juillet 2015 - Occurrence pour CCMO mutuelle Sommaire Contexte et méthodologie 3 1. Préparation

Plus en détail

Etude OpinionWay pour ZUPdeCO : L impact de l accompagnement scolaire

Etude OpinionWay pour ZUPdeCO : L impact de l accompagnement scolaire www.zupdeco.org Communiqué de presse Avril 2015 Etude OpinionWay pour ZUPdeCO : L impact de l accompagnement scolaire Difficultés d apprentissage, décrochage, accompagnement scolaire et perception de réussite

Plus en détail

e-mail : Etude «les Français et leur pharmacien»

e-mail : Etude «les Français et leur pharmacien» Contacts Ipsos : Patrick KLEIN Tél : 01 41 98 97 20 e-mail : patrick.klein@ipsos.com Sonia BENCHIKER Tél : 01 41 98 95 08 e-mail : Etude «les Français et leur pharmacien» sonia.benchiker@ipsos.com Rapport

Plus en détail

LE «logement idéal» vu par les consultants

LE «logement idéal» vu par les consultants LE «logement idéal» vu par les consultants de l ADIL-Espace Info Energie du Loiret 2012 Du 3 e trimestre 2011 au 1 er trimestre 2012, l ADIL-Espace Info Energie du Loiret a interrogé ses consultants, quel

Plus en détail

La mutualisation du stationnement

La mutualisation du stationnement La mutualisation du stationnement Eric GANTELET, Président SARECO SARECO est un bureau d études spécialisé sur les questions de stationnement qui conseille les collectivités territoriales depuis la définition

Plus en détail

1. Un partenariat innovant

1. Un partenariat innovant 1. Un partenariat innovant Foncière des Régions et AOS Studley ont en commun le succès du projet immobilier d un utilisateur, Suez environnement. Grâce au conseil expert d AOS Studley et aux savoir-faire

Plus en détail

un entretien avec Sofian Aït Mamer et Leïla Lazaar, animateurs sportifs à Paris et Asnières

un entretien avec Sofian Aït Mamer et Leïla Lazaar, animateurs sportifs à Paris et Asnières un entretien avec Sofian Aït Mamer et Leïla Lazaar, animateurs sportifs à Paris et Asnières SUR LE TERRAIN Leïla Lazaar est maîtresse auxiliaire, elle attend d être titularisée dans un lycée professionnel

Plus en détail

1 ère session : Les passagers changent-ils avec la crise?

1 ère session : Les passagers changent-ils avec la crise? 1 ère session : Les passagers changent-ils avec la crise? 1.3 - Attitudes et comportements des consommateurs Franck Lehuédé (CREDOC) «Depuis une soixantaine d années, le CREDOC observe les comportements

Plus en détail

Rapport de fin de séjour

Rapport de fin de séjour Rapport de fin de séjour Université Pierre Mendès France - Università degli studi Bicocca Vie pratique Logement Type de logement Pour ce séjour j ai fait le choix de trouver un appartement en collocation

Plus en détail

Parcours d acquisition de la résidence principale : du rêve à la réalité. Une étude du Crédit Foncier

Parcours d acquisition de la résidence principale : du rêve à la réalité. Une étude du Crédit Foncier Parcours d acquisition de la résidence principale : du rêve à la réalité Une étude du Crédit Foncier synthèse En avant-première du Salon National de l Immobilier (3-6 avril 2014, Paris), le Crédit Foncier

Plus en détail

Devenir propriétaire de son logement

Devenir propriétaire de son logement GUIDE PRATIQUE DES NOUVELLES MESURES Devenir propriétaire de son logement Photos Patrick Modé www.logement.gouv.fr www.cohesionsociale.gouv.fr www.anah.fr Accession à la propriété. Les règles ont changé.

Plus en détail

France ViewPoint. Le marché résidentiel Haut de Gamme à Paris David TRAN, Chargé d études RÉSUMÉ

France ViewPoint. Le marché résidentiel Haut de Gamme à Paris David TRAN, Chargé d études RÉSUMÉ CBRE www.cbre.fr/fr_fr/etude Le marché résidentiel Haut de Gamme à Paris David TRAN, Chargé d études RÉSUMÉ Depuis 2012, les signes de ralentissement se sont progressivement multipliés sur le marché résidentiel

Plus en détail

ORIENTATION D AMÉNAGEMENT ET DE PROGRAMMATION PIÈCE 3-11 SECTEUR GALERIES LAFAYETTE

ORIENTATION D AMÉNAGEMENT ET DE PROGRAMMATION PIÈCE 3-11 SECTEUR GALERIES LAFAYETTE ORIENTATION D AMÉNAGEMENT ET DE PROGRAMMATION PIÈCE 3-11 SECTEUR GALERIES LAFAYETTE Photo aérienne Ville d Annecy prise de vue : mai 2008 1 LE SECTEUR GALERIES LAFAYETTE LOCALISATION GÉOGRAPHIQUE DU SECTEUR

Plus en détail

Habiter ma ville. Résumé de la politique d habitation de la Ville de Gatineau

Habiter ma ville. Résumé de la politique d habitation de la Ville de Gatineau Habiter ma ville Résumé de la politique d habitation de la Ville de Gatineau L habitation constitue une composante essentielle à la qualité de vie des citoyens et une préoccupation constante dans l ensemble

Plus en détail

GEOGRAPHIE : La France

GEOGRAPHIE : La France GEOGRAPHIE : La France [La France : ce territoire qui représente une nation et qui a ses frontières est : un ETAT 22 régions, 95 départements et 60 millions d habitants + les DOM-TOM qui ont changé de

Plus en détail

Veuillez lire attentivement ce mode d emploi avant de commencer l étude de votre cours audio.

Veuillez lire attentivement ce mode d emploi avant de commencer l étude de votre cours audio. Veuillez lire attentivement ce mode d emploi avant de commencer l étude de votre cours audio. Mode d emploi du cours audio REUSSIR Tout d abord, félicitations pour l achat de ce cours et pour la décision

Plus en détail

Vous êtes coach, thérapeute, professionnel de la relation d aide, du bien-être ou du

Vous êtes coach, thérapeute, professionnel de la relation d aide, du bien-être ou du Vous êtes coach, thérapeute, professionnel de la relation d aide, du bien-être ou du développement personnel, vous avez lancé votre activité il y a quelques semaines ou quelques mois et vous aimeriez la

Plus en détail

Envoyez nous un email Dakar-immo@ggbsenegal.com avec une description de votre bien et quelques photos.

Envoyez nous un email Dakar-immo@ggbsenegal.com avec une description de votre bien et quelques photos. Bien à louer Vous avez un bien de luxe, de haut et très haut standing(une demeure de charme, villas, appartements et commerce) que vous désirez louer c est notre travail et notre spécialité, nous nous

Plus en détail

VIVRE DE BELLES RÉUSSITES

VIVRE DE BELLES RÉUSSITES Mise en contexte : Dans le cadre d une activité de formation basée sur une analyse en groupe de récits exemplaires de pratiques d enseignants expérimentés, des futurs enseignants du préscolaire/primaire

Plus en détail

Comment être heureux en Amour. Découvrez l ERREUR N 1 que nous commettons toutes dans nos vies amoureuses et comment l éviter

Comment être heureux en Amour. Découvrez l ERREUR N 1 que nous commettons toutes dans nos vies amoureuses et comment l éviter Comment être heureux en Amour Découvrez l ERREUR N 1 que nous commettons toutes dans nos vies amoureuses et comment l éviter A propos de l auteure Régine Coicou est coach en rencontre et relation amoureuse.

Plus en détail

Enquête auprès de 4 générations de primo-accédants ayant souscrit un prêt au Crédit Foncier de France

Enquête auprès de 4 générations de primo-accédants ayant souscrit un prêt au Crédit Foncier de France Enquête auprès de 4 générations de primo-accédants ayant souscrit un prêt au Crédit Foncier de France Rapport rédigé par : Jean-Daniel Lévy, Directeur du Département Opinion & Corporate Marion Desreumaux,

Plus en détail

Observatoire Orange Terrafemina vague 14. La ville connectée. Sondage de l institut CSA

Observatoire Orange Terrafemina vague 14. La ville connectée. Sondage de l institut CSA Observatoire Orange Terrafemina vague 14 La ville connectée Sondage de l institut CSA Fiche technique du sondage L institut CSA a réalisé pour Orange et Terrafemina la 14 ème vague d un baromètre portant

Plus en détail

Mémoire déposé dans le cadre de la révision du schéma d aménagement et de développement de la Ville de Gatineau

Mémoire déposé dans le cadre de la révision du schéma d aménagement et de développement de la Ville de Gatineau 1971 ST-LOUIS, GATINEAU (QUÉBEC) J8T 4H6 R.B.Q 2592 3533-93 Mémoire déposé dans le cadre de la révision du schéma d aménagement et de développement de la Ville de Gatineau Lots 3 966 254 et 2 957 115 MISE

Plus en détail

Enquête globale transport

Enquête globale transport Enquête globale transport N 21 Avril 215 La mobilité en Île-de-France Le stationnement, un levier majeur des politiques de déplacements Les voitures à disposition des ménages franciliens ne circulent en

Plus en détail

Méré Aurélien FIIFO1 RAPPORT DE STAGE

Méré Aurélien FIIFO1 RAPPORT DE STAGE Méré Aurélien FIIFO1 RAPPORT DE STAGE Avril 2001 Préambule J ai effectué un stage du 1 er au 23 avril 2001, dans l entreprise E.C.E.L.I. dont le siège se situe à Luisant (Eure-Et-Loir). Ce rapport détaillera

Plus en détail

Ma maison, mon tout & tout pour ma maison

Ma maison, mon tout & tout pour ma maison Observatoire de la vie à la maison Ma maison, mon tout & tout pour ma maison ILIV, observatoire de la vie à la maison, a mené une enquête représentative auprès de plus de 4.000 Belges sur l influence de

Plus en détail

OBSERVATOIRE DES FAMILLES EN DEUX SEVRES

OBSERVATOIRE DES FAMILLES EN DEUX SEVRES OBSERVATOIRE DES FAMILLES EN DEUX SEVRES FAMILLES ET HABITAT SYNTHESE DE L ENQUETE 2011 Page 1 Plus que jamais d actualité, le logement ou l habitat dans son ensemble reste un refuge pour la famille, un

Plus en détail

GEF. Le parcours professionnel des diplômé(e)s de grandes écoles. Regards croisés hommes/femmes. Grandes Écoles au Féminin

GEF. Le parcours professionnel des diplômé(e)s de grandes écoles. Regards croisés hommes/femmes. Grandes Écoles au Féminin Ipsos Public Affairs / GEF Février 2007 Le parcours professionnel des diplômé(e)s de grandes écoles Regards croisés hommes/femmes GEF Qui sommes-nous? Créé en janvier 2002, GEF regroupe 9 associations

Plus en détail

A La Garenne-Colombes (92), le jardin de La Défense

A La Garenne-Colombes (92), le jardin de La Défense INVESTISSEMENT EN NUE-PROPRIETE IMMOBILIER ANCIEN Le Parc Médéric A La Garenne-Colombes (92), le jardin de La Défense La Garenne-Colombes, une ville au charme protégé La Garenne-Colombes est une ville

Plus en détail

Etude sur la mobilité locative

Etude sur la mobilité locative pour Etude sur la mobilité locative Septembre 2011 1 La méthodologie 2 2 Note méthodologique Etude réalisée pour : PERL Echantillons : Echantillon de 502 actifs, locataires et éligibles au logement social,

Plus en détail

Les 10 règles indispensables pour réussir vos achats immobiliers. http://www.investir et immobilier.com

Les 10 règles indispensables pour réussir vos achats immobiliers. http://www.investir et immobilier.com Les 10 règles indispensables pour réussir vos achats immobiliers http://www.investir et immobilier.com Sommaire Sommaire... 2 1. Bien définir son objectif et sa stratégie... 3 2. Acheter dans un secteur

Plus en détail

Je venais de raccrocher par deux fois mon téléphone et je me tenais au milieu du couloir, face à la porte de la salle de bains, ma pensée errant à l

Je venais de raccrocher par deux fois mon téléphone et je me tenais au milieu du couloir, face à la porte de la salle de bains, ma pensée errant à l Je venais de raccrocher par deux fois mon téléphone et je me tenais au milieu du couloir, face à la porte de la salle de bains, ma pensée errant à l opposé vers celle, coulissante, de la penderie, dans

Plus en détail

RAPPORT DE FIN DE SEJOUR ERASMUS

RAPPORT DE FIN DE SEJOUR ERASMUS RAPPORT DE FIN DE SEJOUR ERASMUS a/ Vie pratique Au cours de mon année Erasmus à Almeria, j ai habité dans deux logements. Tout d abord au début de l année, j ai cherché mon premier logement grâce au service

Plus en détail

Définition du domaine de la GESTION

Définition du domaine de la GESTION Nom : Groupe : 51 Tu peux vouloir lire la définition ou répondre au questionnaire ou même faire les deux pour constater si ce domaine t intéresse. Définition du domaine de la GESTION La gestion est synonyme

Plus en détail

LE LOGEMENT SOCIAL À CRAN-GEVRIER

LE LOGEMENT SOCIAL À CRAN-GEVRIER LE LOGEMENT SOCIAL À CRAN-GEVRIER «500 à 600 logements sociaux vont être construits dans notre ville entre 2014 et 2020» L édito de Pierre GEAY, Adjoint au maire chargé du Logement LE LOGEMENT, C EST NOTRE

Plus en détail

Les villages, les villes

Les villages, les villes p28-29 Les villages, les villes Notre commune compte-t-elle plus ou moins de 2 000 habitants? Si elle compte plus de 2 000 habitants, c est une ville. Si elle compte moins de 2 000 habitants, c est un

Plus en détail

ANALYSE URBAINE INSERTION INTERCALAIRE RAPPORT DE PRÉSENTATION

ANALYSE URBAINE INSERTION INTERCALAIRE RAPPORT DE PRÉSENTATION INSERTION INTERCALAIRE ANALYSE URBAINE ZPPAUP Montpellier Gambetta Clemenceau Figuerolles Rapport de présentation Juillet 2006 Page 21 ANALYSE URBAINE Zone de Protection du Patrimoine Architectural, Urbain

Plus en détail

Guide pour réussir son investissement en Loi PINEL

Guide pour réussir son investissement en Loi PINEL Guide pour réussir son investissement en Loi PINEL Comment réussir son investissement en loi Pinel? Le dispositif Pinel est une loi de défiscalisation particulièrement intéressante. Elle remplace avantageusement

Plus en détail

BAROMETRE DES FEMMES ENTREPRENEURES

BAROMETRE DES FEMMES ENTREPRENEURES BAROMETRE DES FEMMES ENTREPRENEURES Avec le soutien de : 2, rue de Choiseul CS 70215 75086 Paris Cedex 02 Tél. : (33) 01 44 94 40 00 Fax : (33) 01 44 94 40 01 www.csa.eu SA au capital de 1 571 600 Siren

Plus en détail

RELATION BANQUE ENTREPRISE - FINANCEMENT DE LA PME

RELATION BANQUE ENTREPRISE - FINANCEMENT DE LA PME RELATION BANQUE ENTREPRISE - FINANCEMENT DE LA PME Par A. AIT-AIDER. Directeur Régional de la BNA. L Entreprise, la Banque : voilà deux acteurs centraux de l environnement économique dont le destin est

Plus en détail

InvestirLoiPinel.fr vous propose des conseils pour votre investissement immobilier en Loi Pinel. Au travers d un réseau de partenaires fiables et

InvestirLoiPinel.fr vous propose des conseils pour votre investissement immobilier en Loi Pinel. Au travers d un réseau de partenaires fiables et 1 InvestirLoiPinel.fr vous propose des conseils pour votre investissement immobilier en Loi Pinel. Au travers d un réseau de partenaires fiables et reconnus, InvestirLoiPinel.fr vous met en relation avec

Plus en détail

Joel HORTEGAT- Les Auberges de Jeunesse 1. MEDIACOACH Les plans cadrage. Lecture de l image et pratique de l image

Joel HORTEGAT- Les Auberges de Jeunesse 1. MEDIACOACH Les plans cadrage. Lecture de l image et pratique de l image Joel HORTEGAT- Les Auberges de Jeunesse 1 MEDIACOACH Les plans cadrage Lecture de l image et pratique de l image Introduction Amateur de cinéma, ayant participé moi-même à des tournages, téléspectateur

Plus en détail

Bienvenue dans l univers de We Group

Bienvenue dans l univers de We Group Bienvenue dans l univers de We Group Le 19 mai 2005 Laurent Jaquier fonde la société We Group SA avec son siège social à Bulle. We Group SA est une société indépendante soumise au secret professionnel

Plus en détail

Deux regards sur la société des individus

Deux regards sur la société des individus Deux regards sur la société des individus Véronique GUIENNE Dans leurs derniers ouvrages, Robert Castel et François Dubet s interrogent sur la recherche en sociologie et son utilité sociale et politique.

Plus en détail

Les principales méthodes d évaluation

Les principales méthodes d évaluation Attention : Cette fiche n a pas pour objet de fixer administrativement la valeur des biens. Elle ne doit pas être assimilée à une instruction administrative. Elle propose les principales méthodes d évaluation

Plus en détail

Pau et le Grand Pau vivent plutôt bien leur éloignement aux grands centres de décision.

Pau et le Grand Pau vivent plutôt bien leur éloignement aux grands centres de décision. Les enjeux du territoire Le développement de Pau, de son agglomération et maintenant du Grand Pau rappelle celui de villes, d agglomérations et d aires urbaines sensiblement comparables, avec des logiques

Plus en détail

II- ETUDE DE CAS 1) Habiter une ville de pays riche : Paris

II- ETUDE DE CAS 1) Habiter une ville de pays riche : Paris II- ETUDE DE CAS 1) Habiter une ville de pays riche : Paris Je situe Paris : continent, pays, richesse PARIS SITUER (continent/ pays/ type de société) TYPE DE VILLE HABITAT DECRIRE MOBILITES ACTIVITES

Plus en détail

Rapport de stage. Travail présenté à Mer et Monde. Par Yohann Lessard

Rapport de stage. Travail présenté à Mer et Monde. Par Yohann Lessard Rapport de stage Travail présenté à Mer et Monde Par Yohann Lessard Université Laval Le 25 octobre 2014 Formation préparatoire Nos formatrices étaient Amélie et Raphaelle. Nous avons abordé plusieurs thèmes,

Plus en détail

L évolution du pouvoir d achat immobilier selon l âge des ménages. Paris et 12 communes d Ile-de-France

L évolution du pouvoir d achat immobilier selon l âge des ménages. Paris et 12 communes d Ile-de-France c re di tfo nc i e r.c o m U N E É T U D E I S S U E D U PA R T E N A R I AT C H A I R E V I L L E E T I M M O B I L I E R E N T R E L U N I V E R S I T É PA R I S - D A U P H I N E E T L E C R É D I T

Plus en détail

EN TEMPS DE CRISE. Quelle place pour la culture en temps de crise? Lorsqu ils sont confrontés à des difficultés économiques,

EN TEMPS DE CRISE. Quelle place pour la culture en temps de crise? Lorsqu ils sont confrontés à des difficultés économiques, LES EUROPEENS ET LA CULTURE EN TEMPS DE CRISE Quelle place pour la culture en temps de crise? Lorsqu ils sont confrontés à des difficultés économiques, les Européens ont-ils le temps, l argent, voire tout

Plus en détail

L AMOUR EST UN SOUFFRE-BONHEUR

L AMOUR EST UN SOUFFRE-BONHEUR Sismographe L AMOUR EST UN SOUFFRE-BONHEUR Mon Petit Éditeur Retrouvez notre catalogue sur le site de Mon Petit Éditeur : http://www.monpetitediteur.com Ce texte publié par Mon Petit Éditeur est protégé

Plus en détail

Comment réaliser une enquête par questionnaire?

Comment réaliser une enquête par questionnaire? Comment réaliser une enquête par questionnaire? 1. L objectif d une enquête : L enquête de satisfaction est un baromètre qui permet de prendre le pouls de la clientèle. Simple et peu coûteuse, elle révèle

Plus en détail

Le guide «Génération Voisins»

Le guide «Génération Voisins» ET SI ON S AIDAIT ENTRE GÉNÉRATIONS? Le guide «Génération Voisins» Édito Pourquoi agir? Vieillissement, perte d autonomie, isolement et rupture du lien social. Ces mots ne laissent personne indifférent.

Plus en détail

Les Français et les nuisances sonores. Ifop pour Ministère de l Ecologie, du Développement Durable et de l Energie

Les Français et les nuisances sonores. Ifop pour Ministère de l Ecologie, du Développement Durable et de l Energie Les Français et les nuisances sonores Ifop pour Ministère de l Ecologie, du Développement Durable et de l Energie RB/MCP N 112427 Contacts Ifop : Romain Bendavid / Marion Chasles-Parot Département Opinion

Plus en détail

Analyse factuelle de BVA

Analyse factuelle de BVA Analyse factuelle de BVA I. Evolution des déplacements 48% des habitants ont diminué au moins un type de déplacements Parmi les types de déplacements testés, ce sont les déplacements en ville et en voiture

Plus en détail

Association!Cinéma!l Ecran!!!! lundi!8!septembre!2014! 14,!passage!de!l Aqueduc! 93200!SaintADenis! Tel!:!0149336688!!

Association!Cinéma!l Ecran!!!! lundi!8!septembre!2014! 14,!passage!de!l Aqueduc! 93200!SaintADenis! Tel!:!0149336688!! AssociationCinémal Ecran lundi8septembre2014 14,passagedel Aqueduc 93200SaintADenis Tel:0149336688 Introduction Projetd extensionducinémal ECRAN Le cinéma l Ecran dans le centreaville existe depuis 1991(sa

Plus en détail

MODELE D UN RAPPORT DE STAGE DE BAC PRO ELECTROTECHNIQUE

MODELE D UN RAPPORT DE STAGE DE BAC PRO ELECTROTECHNIQUE MODELE D UN RAPPORT DE STAGE DE BAC PRO ELECTROTECHNIQUE [Prénom Nom] Rapport sur le stage effectué du [date] au [date] Dans la Société : [NOM DE LA SOCIETE : Logo de la société] à [Ville] [Intitulé du

Plus en détail

"Les Femmes européennes et le crédit"

Les Femmes européennes et le crédit "Les Femmes européennes et le crédit" 7 mars 2005 Introduction A l occasion de la journée de la femme, la Fédération Bancaire Française s est interrogée avec l Ifop, sur la relation que les Femmes européennes

Plus en détail

Residhome Asnières Park. Asnières-sur-Seine (92)

Residhome Asnières Park. Asnières-sur-Seine (92) Residhome Asnières Park Asnières-sur-Seine (92) ASNIÈRES-SUR-SEINE, À QUELQUES MINUTES DU CENTRE DE PARIS Entre Paris et La Défense, à proximité des Bords de Seine, Asnières-sur-Seine bénéficie d une situation

Plus en détail

les Contrats de mariage, les régimes matrimoniaux

les Contrats de mariage, les régimes matrimoniaux Personnes et familles Vie familiale / vie à deux les Contrats de mariage, les régimes matrimoniaux www.notaires.paris-idf.fr Vie familiale, vie à deux LES CONTRATS DE MARIAGE ET LES RÉGIMES MATRIMONIAUX

Plus en détail

Les Français et le Grand Age

Les Français et le Grand Age Les Français et le Grand Age Fédération Hospitalière de France / TNS Sofres Mai 2013 En préambule Le vieillissement de la population et la prise en charge du grand âge : un enjeu crucial dans l agenda

Plus en détail

Monsieur le Ministre, Monsieur le Maire, Monsieur le Président du Comité National Tchèque, Mesdames, Messieurs,

Monsieur le Ministre, Monsieur le Maire, Monsieur le Président du Comité National Tchèque, Mesdames, Messieurs, Monsieur le Ministre, Monsieur le Maire, Monsieur le Président du Comité National Tchèque, Mesdames, Messieurs, En tant que Président du Club HLM International, je tiens tout d abord à vous remercier pour

Plus en détail

CONFERENCE SUR L ELABORATION DU PLAN LOCAL D URBANISME

CONFERENCE SUR L ELABORATION DU PLAN LOCAL D URBANISME CONFERENCE SUR L ELABORATION DU PLAN LOCAL D URBANISME MERCREDI 6 OCTOBRE 2010 Compte-rendu de la conférence qui s est tenue en public, en salle des fêtes de l Hôtel de Ville, le 6 octobre en présence

Plus en détail

1- Hôpital des Sœurs grises. 2- Église Notre-Dame

1- Hôpital des Sœurs grises. 2- Église Notre-Dame 1- Hôpital des Sœurs grises Plusieurs classes de personnes viennent en mes murs. Qu elles soient riches ou pauvres elles ont, pour la majorité, un point en commun. Elles viennent se faire soigner par des

Plus en détail

Les étudiants dans le rouge : l impact de l endettement étudiant

Les étudiants dans le rouge : l impact de l endettement étudiant Page1 Volume 4, numéro 1 Les étudiants dans le rouge : l impact de l endettement étudiant Extraits de «Endettement étudiant : État des lieux, déterminants et impacts», Fédération étudiante universitaire

Plus en détail

Pour la première fois, depuis 2008, Il y a plus d urbains que de ruraux. Mais la croissance urbaine a surtout lieu dans le Sud.

Pour la première fois, depuis 2008, Il y a plus d urbains que de ruraux. Mais la croissance urbaine a surtout lieu dans le Sud. Pour la première fois, depuis 2008, Il y a plus d urbains que de ruraux. Mais la croissance urbaine a surtout lieu dans le Sud. A gauche, une ville. A droite, une ville. Pourquoi autant de différences?

Plus en détail

PROJET DE RESTAURATION DE L ANCIEN COUVENT DE LA VISITATION. Monument Historique. Place de la République 72000 LE MANS

PROJET DE RESTAURATION DE L ANCIEN COUVENT DE LA VISITATION. Monument Historique. Place de la République 72000 LE MANS PROJET DE RESTAURATION DE L ANCIEN COUVENT DE LA VISITATION Monument Historique Place de la République 72000 LE MANS 01 PRÉSENTATION DE LA VILLE Le Mans Paris Rennes Nantes Le Mans À seulement 50 minutes

Plus en détail

QUATRE ÉLÉMENTS À NE PAS SOUS-ESTIMER DANS LE CONTEXTE D UNE TRANSMISSION D ENTREPRISE

QUATRE ÉLÉMENTS À NE PAS SOUS-ESTIMER DANS LE CONTEXTE D UNE TRANSMISSION D ENTREPRISE QUATRE ÉLÉMENTS À NE PAS SOUS-ESTIMER DANS LE CONTEXTE D UNE TRANSMISSION D ENTREPRISE Table des matières 1. Introduction... 1 2. Développement... 2 2.1. Droit successoral, réserve des héritiers... 2 2.2.

Plus en détail

Enquête globale transport

Enquête globale transport Enquête globale transport N 15 Janvier 2013 La mobilité en Île-de-France Modes La voiture L EGT 2010 marque une rupture de tendance importante par rapport aux enquêtes précédentes, en ce qui concerne les

Plus en détail

CECOP. Centre d études et de connaissances sur l opinion publique. Les Français, leur épargne et leur retraite

CECOP. Centre d études et de connaissances sur l opinion publique. Les Français, leur épargne et leur retraite CECOP Centre d études et de connaissances sur l opinion publique Les Français, leur épargne et leur retraite FD/EP N 113015 Contacts Ifop : Frédéric Dabi / Esteban Pratviel Département Opinion et Stratégies

Plus en détail

Peut-on encore devenir propriétaire en France?

Peut-on encore devenir propriétaire en France? Peut-on encore devenir propriétaire en France? 1 locataire sur 2 se résigne à ne jamais le devenir Pour la première fois en 2010, le logement devenait la quatrième préoccupation des Français derrière l

Plus en détail

2.2 LE SECTEUR RUE AUBOIN/PORTE POUCHET

2.2 LE SECTEUR RUE AUBOIN/PORTE POUCHET 2.2 LE SECTEUR RUE AUBOIN/PORTE POUCHET 2.2.1 CONTEXTE, ENJEUX La recomposition urbaine du secteur délimité par les boulevards Périphérique, Victor Hugo et du Général Leclerc - dit «Triangle» - est un

Plus en détail

L OMI, l Observatoire du management immobilier, créé

L OMI, l Observatoire du management immobilier, créé 48 4 MANAGEMENT IMMOBILIER : COMMENT LES ENTREPRISES GÈRENT LEUR SIÈGE SOCIAl Par Ingrid Nappi-Choulet, professeur à l ESSEC, fondatrice et responsable de l Observatoire du management immobilier. 4.1 /

Plus en détail

Baromètre du commerce équitable Malongo - TNS SOFRES Edition 2006

Baromètre du commerce équitable Malongo - TNS SOFRES Edition 2006 Baromètre du commerce équitable Malongo - TNS SOFRES Edition 2006 Fiche technique Sondage réalisé pour : MALONGO Dates de réalisation : Les 22 et 23 mars 2006 Échantillon national de 1000 personnes, représentatif

Plus en détail

Evaluation du SCoT. Coût résidentiel : pouvoir d achat des. ménages pour se loger et se déplacer

Evaluation du SCoT. Coût résidentiel : pouvoir d achat des. ménages pour se loger et se déplacer Evaluation du SCoT Coût résidentiel : pouvoir d achat des ménages pour se loger et se déplacer Présentation aux partenaires et aux membres du groupe de travail de l action n 5 du PLH 24/11/2014 Contexte

Plus en détail

Selon ce sondage en ligne mené à l échelle nationale du 10 au 23 septembre 2014 :

Selon ce sondage en ligne mené à l échelle nationale du 10 au 23 septembre 2014 : SOMMAIRE À LA DIRECTION Dans un nouveau sondage mené à l échelle nationale auprès de 3 000 Canadiens par Greenberg Quinlan Rosner Canada pour le compte de l Institut Broadbent, on a posé des questions

Plus en détail

Les règles de base de fonctionnement d un marché

Les règles de base de fonctionnement d un marché C HAPITRE 1 Les règles de base de fonctionnement d un marché Qu est-ce qu un marché? Un marché est un endroit matérialisé ou non où peuvent se rencontrer des agents économiques qui ont des besoins complémentaires,

Plus en détail

Prêts pour l avenir. Dans vos propres murs. Devenir propriétaire: les clés pour réaliser son rêve.

Prêts pour l avenir. Dans vos propres murs. Devenir propriétaire: les clés pour réaliser son rêve. Prêts pour l avenir. Dans vos propres murs. Devenir propriétaire: les clés pour réaliser son rêve. Prêts pour l avenir. Etre propriétaire est un rêve aussi vieux que le monde. Acquérir un logement, ce

Plus en détail

LMNP PARIS. Maisons-Laffitte (78) Censi-bouvard / CLASSIQUE

LMNP PARIS. Maisons-Laffitte (78) Censi-bouvard / CLASSIQUE LMNP Censi-bouvard / CLASSIQUE PARIS Maisons-Laffitte (78) MAISONS-LAFFITTE A seulement quelques kilomètres à l ouest de Paris, dans le département des Yvelines, Maisons-Laffitte jouit d une situation

Plus en détail

Parlons vrai, créons ensemble. www.groupe-sodec.com

Parlons vrai, créons ensemble. www.groupe-sodec.com www.groupe-sodec.com Accompagner les projets des villes et des territoires Nos projets de centres commerciaux sont aussi les vôtres. La confiance et l écoute réciproques sont les meilleurs garants de leur

Plus en détail

Ville de Neuilly-sur-Seine

Ville de Neuilly-sur-Seine DEPARTEMENT DES HAUTS DE SEINE Ville de Neuilly-sur-Seine P l a n l o c a l d u r b a n i s me Pièce n 3 : Orientations d Aménagement et de Programmation (OAP) PLU approuvé Sommaire de L OAP: LES ORIENTATIONS

Plus en détail

ENTRETIENS, VIE EN ENTREPRISE, VIE DE TOUS LES JOURS 5 CONSEILS EN OR POUR AVOIR LA SWISS ATTITUDE

ENTRETIENS, VIE EN ENTREPRISE, VIE DE TOUS LES JOURS 5 CONSEILS EN OR POUR AVOIR LA SWISS ATTITUDE Travailler- en- Suisse.ch ENTRETIENS, VIE EN ENTREPRISE, VIE DE TOUS LES JOURS 5 CONSEILS EN OR POUR AVOIR LA SWISS ATTITUDE A lire absolument si vous voulez avoir une approche professionnelle sur le marché

Plus en détail

Philippe Villemus. Qui est riche? La vérité sur les riches, les pauvres et les autres... Groupe Eyrolles, 2007 ISBN : 978-2-212-53990-5

Philippe Villemus. Qui est riche? La vérité sur les riches, les pauvres et les autres... Groupe Eyrolles, 2007 ISBN : 978-2-212-53990-5 Philippe Villemus Qui est riche? La vérité sur les riches, les pauvres et les autres..., 2007 ISBN : 978-2-212-53990-5 En synthèse, qu est-ce qu être riche? «Pour un pays comme pour un individu, ce n est

Plus en détail

COMMENT TRAVAILLER EFFICACEMENT?

COMMENT TRAVAILLER EFFICACEMENT? COMMENT TRAVAILLER EFFICACEMENT? Afin de vous éviter de vains efforts et pour vous épargner de précieuses heures de travail, voici quelques conseils qui guideront votre préparation. Travailler avec régularité

Plus en détail

Politique de placements

Politique de placements Politique de placements Le 7 octobre 2010 Politique de placements Table des matières 1. La mission de la Fondation pour le développement des coopératives en Outaouais 2. Les principes de la gouvernance

Plus en détail

QMF-6. Questionnaire de Motivation à la réussite en Formation RÉSULTATS. Yann FORNER XV41ZUJK 15/04/2010 TATA. Féminin. Lycéens.

QMF-6. Questionnaire de Motivation à la réussite en Formation RÉSULTATS. Yann FORNER XV41ZUJK 15/04/2010 TATA. Féminin. Lycéens. Questionnaire de Motivation à la réussite en Formation Yann FORNER RÉSULTATS Nom: Sexe: 15/04/2010 Féminin Âge: 17 Étalonnage: Lycéens Introduction Le Questionnaire de Motivation en situation de Formation

Plus en détail

1. Les comptes de dépôt et d épargne

1. Les comptes de dépôt et d épargne 1. Les comptes de dépôt et d épargne 1.1 Les comptes de dépôt 1.1.1 Le taux de possession d un compte de dépôt Le premier constat est celui d un accès important aux comptes de dépôt, quelle que soit la

Plus en détail

Enquête sur la France des classes moyennes Vague 3

Enquête sur la France des classes moyennes Vague 3 Enquête sur la France des classes Vague 3 Tome 2 : Focus sur l école FD/JF/FG/MCP N 112507 Contacts Ifop : Frédéric Dabi / Jérôme Fourquet / Fabienne Gomant / Marion Chasles-Parot Département Opinion et

Plus en détail

Les Français et les sites de rencontre

Les Français et les sites de rencontre 13 février 2012 Présentation des résultats N 110 080 Contacts : François Kraus francois.kraus@ifop.com 01 72 34 94 64 / 06 61 00 37 76 Les Français et les sites de rencontre Sondage réalisé à l occasion

Plus en détail

Géographie. Chapitre n. L organisation du territoire français

Géographie. Chapitre n. L organisation du territoire français Géographie Chapitre n. L organisation du territoire français I) L agglomération parisienne Problématiques : Comment se manifestent le poids et le rayonnement de Paris? Quels sont les contrastes territoriaux

Plus en détail