Investir dans le financement alternatif

Dimension: px
Commencer à balayer dès la page:

Download "Investir dans le financement alternatif"

Transcription

1 Consommer moins et mieux Cahier 3 Investir dans le financement alternatif

2 Dans ce cahier n 3 : Investir dans le financement alternatif Ethique et solidaire ne sont pas des adjectifs que l'on associe spontanément au monde de la finance. Et pourtant, depuis plusieurs dizaines d'années, des possibilités, de plus en plus nombreuses, sont offertes à celles et ceux qui ne sont plus d'accord avec la manière dont leur argent est investi dans la finance classique et qui souhaitent que celui-ci soit mis à disposition de projets solidaires, humains et respectueux de l'environnement. Toutefois, malgré ces alternatives, l'immense majorité des avoirs financiers de nos concitoyens sont encore confiés à des banques et à des institutions financières qui les investissent dans des projets économiques, industriels ou purement financiers qui ne respectent pas toujours l'homme et son cadre de vie. Industrie de l'armement, productions fortement polluantes et spéculation financière sont encore et toujours alimentées par l'immense majorité des sommes placées en banque par de simples épargnants. L épargnant peut changer tout cela! Il peut éviter d être complice de ces investissements, exiger des institutions financières un minimum de transparence dans la manière dont elles gèrent notre argent. Le rendement maximal de notre épargne a un prix qui ne s obtient qu au détriment de la planète et des millions de travailleurs, d'hommes et de femmes exclus du système économique mondial. Il est temps d'investir dans la solidarité et la justice! ENSEMBLE POUR ALLER PLUS LOIN : SE FORMER, DÉBATTRE, AGIR En publiant ce cahier, notre objectif est de vous proposer un support d information, de formation, de débat et d action. Nous vous invitons à consulter le cahier n 8 du dossier «Multinationales, Mondialisation et Commerce Equitable». Vous y trouverez méthodes et idées pour aller plus loin. VOTRE AVIS NOUS INTÉRESSE Avis, commentaires, questions, coups de gueule, coups de cœur, coups de main nous intéressent. Partage de ce qui se dit, de ce qui se fait. Le site est ouvert pour recueillir tout cela. Et le partager avec d autres. CONSOMMER MOINS ET MIEUX Cahier 1. Choisir Made in dignity L analyse de la démarche Made in dignity de commerce équitable Cahier 2. Soutenir une agriculture biologique L analyse de modèles de développement agricole Cahier 3. Investir dans le financement alternatif L analyse de la démarche de financement solidaire Cahier 4. Choisir une consommation durable et solidaire L analyse de la filière des vêtements de seconde main Cahier 5. Economiser l énergie et les ressources naturelles L analyse de l empreinte écologique Cahier 6. Consommer moins et mieux 4 critères pour une consommation critique et responsable Cahier 3 Investir dans la finance alternative Un schéma d analyse Page 3 Les explications du schéma d analyse Pages 4 à 8 Des articles de presse pour prolonger la réflexion Pages 9 Des actions alternatives : Crédal Page 10 et 11 Dossier Consommer moins et mieux 2

3 Les entreprises à finalité strictement économique (y compris les entreprises d'armement, polluantes, peu respectueuses des droits des travailleurs ) Les organisations à finalité sociale ou environnementale Financement, prise de participation. Les banques Intérêts, Services, Crédits Les consommateurs épargnants Epargne solidaire Financement Les acteurs de la finance alternative Exclusion bancaire Spéculation Lutte contre l'exclusion bancaire Le système financier international (spéculation financière, système boursier )

4 Les banques et les épargnants SOMMES-NOUS DEVENUS DÉPENDANTS DES BANQUES? Les banques offrent des services de plus en plus nombreux à leurs clients particuliers. Parmi les plus importants, la mise à disposition d'un ou de plusieurs comptes en banque avec les moyens de payement qui les accompagnent (virement ou cartes électroniques), les ouvertures de crédit (à la consommation, hypothécaire, ) par le biais de prêts ou de cartes de crédit. Mais aussi la valorisation de l'épargne au moyen du classique livret d'épargne ou de multiples autres formes de placement de l'argent déposé. Ces services font partie de notre vie quotidienne et il est devenu extrêmement difficile de s'en passer. Nous sommes donc de plus en plus dépendants des banques et elles le savent. LES EXCLUS DU SERVICE BANCAIRE La loi du 24 mars 2003 instaure pour tout consommateur le droit au service bancaire de base, auprès de la banque de son choix. Et pourtant, l'exclusion bancaire est un phénomène qui prend de plus en plus d'ampleur. On estime à ce jour que plus de personnes en Belgique sont touchées par cette exclusion. Elle se traduit par le refus d'ouverture du compte par la banque, le refus de délivrer une carte de paiement (Mister Cash, Bancontact), le refus d'effectuer des opérations aux guichets et enfin par la clôture du compte. Les conséquences sont multiples : problèmes administratifs, problèmes psychologiques (image de soi, sentiment d'exclusion ), problèmes de logement (impossibilité de déposer une garantie, difficulté pour payer l'eau, l'électricité ), problèmes liés à la vie professionnelle (payement du salaire ), etc. LE CRÉDIT : LE COEUR DE L'ACTIVITÉ BANCAIRE! Qu il s agisse de l'etat, des entreprises, des institutions ou des particuliers, le recours au crédit est une pratique courante dans notre société. Que ce soit pour financer l'achat d'une maison, investir dans un outil de production ou dans la construction d'un équipement public, les différents acteurs se tournent vers des institutions de crédit qui sont majoritairement des banques. Aujourd'hui, on emprunte de l'argent non seulement pour financer un gros investissement (une maison, une voiture) mais également pour les dépenses quotidiennes. C est ce que l on appelle le crédit à la consommation. Cette pratique crée une plus grande dépendance du client vis-à-vis de sa banque. LES EXCLUS DU CRÉDIT Mais, face à des situations d'endettement voire de surendettement, des personnes sont exclues de cette possibilité de recours au crédit. Il en va de même pour de nombreuses PME ou pour des indépendants, pour des entreprises à finalité sociale qui ne trouvent plus auprès des banques les ouvertures de crédit qui leur permettraient de développer leurs activités économiques. Le problème est tel que FEBELFiN, la Fédération financière, qui regroupe les banques et les institutions de crédit en Belgique, consacre plusieurs pages de son mémorandum au formateur de juin 2003 à expliquer que la situation n'est pas aussi catastrophique que l'on veut bien le dire. LE BELGE SPÉCIALISTE DU "BAS DE LAINE" La somme totale placée par des particuliers sur un livret d'épargne dépassait, début 2005, les 150 milliards d'euros (Le Soir, janvier 2005). Et ce chiffre ne dit rien des économies investies sous d'autres formes (obligations, bons de caisse, placements boursiers). On l'aura compris, les sommes ainsi mises à la disposition des banques sont énormes. Mais que font les banques de tout cet argent? Dossier Consommer moins et mieux 4

5 Les banques et les entreprises QUE FONT LES BANQUES AVEC NOTRE ARGENT? Financer les entreprises. Les banques et les groupes financiers dont elles dépendent utilisent les sommes considérables dont elles disposent et qui proviennent entre autres de l'épargne des particuliers pour financer l'activité économique, pour financer des entreprises. Ce financement peut prendre plusieurs formes : de la prise directe de participation dans des entreprises, au prêt bancaire classique en passant par l'octroi de garantie vis-à-vis de fournisseurs. N'importe quelles entreprises? Ce rôle devient problématique pour les citoyens, épargnants soucieux d'un monde plus juste quand les activités économiques ainsi financées ne répondent pas aux critères éthiques minimaux. C'est le cas pour l'industrie de l'armement mais aussi pour celles qui ne respectent pas les droits fondamentaux des travailleurs et l'environnement ou compromettent le développement durable de notre planète. Dans la transparence! Secret bancaire, concurrence, opacité des structures économiques et financières Il est très difficile de savoir aujourd'hui ce que font les banques avec notre argent, où elles l'investissent et sous quelle forme. Même si de nombreuses banques offrent aujourd'hui à leurs clients des possibilités de placements éthiques, la très grande majorité de leurs investissements reste consacrée à l'économie classique dont une part non négligeable ne respecte ni l'homme ni son environnement. Un exemple : le financement de l'industrie des mines antipersonnel Singapore Technologies Engineering est une importante société cotée en bourse à Singapour. De son propre aveu, l'activité militaire représentait en 2002, 57% de son chiffre d'affaires. De nombreuses sources confirment que cette activité militaire comprend la fabrication de mines terrestres antipersonnel. L'usage, la commercialisation et la fabrication de ces mines font l'objet d'une condamnation sur la scène internationale depuis une dizaine d'années. Un traité international, à l initiative du Canada et de la Belgique, a été signé à Ottawa, en décembre 1997, par 122 pays. L'étude de Netwerk Vlaanderen a démontré qu'en 2004 plusieurs institutions bancaires belges ou actives en Belgique (AXA, DEXIA, ING, FORTIS, KBC) avaient investi dans Singapore Technologies Engineering et qu'elles proposaient à leurs clients des fonds qui investissent dans cette même société. Tout ceci alors que la Belgique est un pays précurseur dans la lutte contre les mines antipersonnel et que plusieurs de ces institutions bancaires (KBC, ING) déclarent ne pas investir dans ce type d'activité. Pour aller plus loin : "Bombes à fragmentation, mines terrestres, bombes nucléaires et armes à l uranium appauvri" une recherche sur les liens financiers entre les banques et les producteurs de certains systèmes d'armement controversés avril Disponible sur le site Cahier 3 : Investir dans le financement alternatif 5

6 Spéculation financière MONDIALISATION ET SPÉCULATION En raison de la globalisation financière, la liberté de circulation des capitaux internationaux est devenue la norme. Les politiques fiscales visent essentiellement à favoriser les opérateurs financiers et les transnationales. L objectif final étant de leur permettre d investir où ils veulent, quand ils veulent et à des conditions qu ils fixent eux-mêmes. La liberté pratiquement incontrôlée de circulation des capitaux a également mené au développement et à la croissance illimitée de flux de capitaux spéculatifs. La volatilité de ces flux rend les marchés financiers instables, augmente les déséquilibres et menace les investissements productifs. La globalisation des marchés financiers a mené, ces dix dernières années, à une série de graves crises financières (la crise bancaire européenne en , la crise "tequila" à partir du Mexique en , du Sud-Est asiatique en , la crise russe en 1998, la crise "samba" au Brésil en 1999 et les récentes crises qui se sont succédées en Turquie, en Argentine, au Brésil, en Uruguay, etc.). Ces débâcles financières frappent de plein fouet les économies réelles et entraînent dans leur sillage de dramatiques crises sociales. ET LES BANQUES DANS TOUT ÇA? Les banques sont des entreprises comme les autres qui maximalisent leur profit au bénéfice de leurs actionnaires. Elles disposent de sommes considérables qui leur sont confiées par les épargnants. Nous l'avons vu, elles investissent en partie cet argent dans le financement de l'activité économique des entreprises. Mais elles en injectent également une partie, directement ou indirectement, dans des opérations de spéculation sur des titres boursiers ou sur le taux de change de certaines monnaies. Elles contribuent donc largement à l'existence de la spéculation financière internationale, à ses excès et ses dérives. UNE TAXE SUR LES TRANSACTIONS FINANCIÈRES! Pour enrayer la spéculation destructrice, l'idée circule depuis plus de 30 ans d'instaurer une taxe, même minime (0,01%) sur les principales transactions financières. La Belgique (en juillet 2004) et d'autres pays européens comme la France ont adopté des lois qui instituent le principe d'une telle taxe (dite taxe Tobin). Toutefois, cette taxe n'entrera en vigueur que quand tous les autres pays de la zone Euro en auront fait de même! Pour aller plus loin : le réseau "Action contre la spéculation financière" sur le site Dossier Consommer moins et mieux 6

7 Le financement alternatif Derrière le terme de financement alternatif se cache des réalités assez différentes. De l'investissement socialement responsable et des placements éthiques au crédit solidaire et à l'épargne de proximité en passant par le label éthique, il y a de nombreuses formules répondant à des enjeux divers. L'INVESTISSEMENT SOCIALEMENT RESPONSABLE De nombreuses banques et institutions financières proposent depuis quelques années à leurs clients des possibilités d'investissements éthiques. Elles garantissent ainsi que les entreprises et institutions financées par ces fonds respectent un certain nombre de règles en matière sociale et environnementale. Le problème de ces fonds réside dans le doute que peut avoir l'investisseur, l'épargnant, sur le respect de ces critères éthiques. C'est cette préoccupation qui a amené au début des années 90, le monde associatif belge à mettre sur pied le label Ethibel. Celui-ci est octroyé aux fonds d'investissements socialement responsables (ISR) qui investissent uniquement dans des entreprises sélectionnées sur la base du modèle d'évaluation global d'ethibel. A savoir une liste de contrôle détaillée basée sur des "critères de durabilité" dans quatre domaines : la politique sociale interne, la politique environnementale, la politique sociale externe et la politique éthico-économique. Pour en savoir plus : Réseau Financement Alternatif : Le label Ethibel : LES BANQUES ÉTHIQUES La plus connue des banques éthiques en Belgique est la Banque Triodos. Elle se présente comme une banque d'épargne à part entière : «la Banque Triodos veut contribuer à la mise en place d'une société ( ) qui respecte la personne, la nature et la culture. La Banque Triodos finance des entreprises, des institutions et des projets à valeur ajoutée sociale, environnementale et culturelle, grâce aux moyens que lui confient des épargnants et des investisseurs désireux d'encourager le développement des entreprises socialement responsables.» (www.triodos.be) A la différence des autres banques, Triodos garantit que l'ensemble de son activité bancaire est socialement responsable. LES CHIFFRES DU FINANCEMENT ALTERNATIF EN BELGIQUE A sa création en 1984, le marché éthique belge se composait quasi exclusivement de produits d'épargne (Krekelsparen en 1984 et l'epargne Cigale en 1987). Les produits de placements éthiques - pour l'essentiel des sicav - n'ont, quant à eux, connu un réel essor qu'à partir de Fin 2001, le marché bancaire éthique en Belgique pesait 1,6 milliard d'euros, répartis pour 84% en produits d'investissement (1,3 milliard euros) et pour 16% en produits d'épargne (260 millions Euros). Grâce aux 1,3 milliard d'euros placés en fonds d'investissement socialement responsable, environ 1,5% du capital total placé l'est de manière éthique ou durable. A l échelle européenne, la Belgique se place en 5ème position et représente 8% du capital socialement responsable placé en Europe (Source SIRI Group). Source: Cahier 3 : Investir dans le financement alternatif 7

8 Le financement alternatif LES INITIATIVES DE FINANCEMENT SOLIDAIRES Certains épargnants et investisseurs souhaitent favoriser des solidarités. Ils sont alors disposés à consacrer une partie, voire la totalité, des revenus générés par leur épargne à une initiative solidaire. Certaines institutions financières ont également décidé de consacrer un pourcentage des sommes déposées par les épargnants qui en font la demande à ces mêmes initiatives. Ce fut pendant longtemps le cas de l'épargne Cigale. La coopérative CREDAL n'est pas une banque. Elle permet toutefois à celles et ceux qui souhaitent investir dans la solidarité de le faire par le biais de parts de coopérateur. Avec l'argent ainsi mis à sa disposition, CREDAL investit dans des projets sociaux qui n'ont pas ou peu accès au crédit bancaire classique. Pour en savoir plus sur CREDAL, lisez la fin du cahier. Enfin, au bout de la logique de solidarité, les groupes d'épargne de proximité, comme les Ecus baladeurs en Brabant wallon, la Fourmi solidaire à Tournai ou le Pivot à Herve, expérimentent depuis plusieurs années un autre usage de l'argent en mettant l'accent sur une solidarité de proximité. «expérimenter de façon systématique le caractère socialement constructeur d'une circulation d'argent éclairée par la conscience altruiste» comme le dit Geneviève Petit à propos des Ecus baladeurs. RESPECT +, INVESTISSEZ DANS LE COMMERCE ÉQUITABLE Le commerce équitable a de l'avenir, Oxfam-Magasins du monde en est convaincu et le prouve tous les jours en Belgique francophone avec ses partenaires du Sud et plus de bénévoles. Pour donner toutes ses chances à ce projet, Oxfam-Magasins du monde se dote d'une centrale de distribution plus performante. C'est l'outil de tout un mouvement pour importer des produits Made in Dignity d'une centaine de groupes de producteurs du Sud, distribuer les produits dans 300 Magasins du monde-oxfam et coordonner les actions des bénévoles et des sympathisants pour un commerce équitable et une mondialisation solidaire. Respect + est une formule simple et utile de financement solidaire qui permet de soutenir ce projet. Vous prêtez votre argent à Oxfam-Magasins du monde : une ou plusieurs fois 250 à un taux d intérêt de 0 ou 3%. (plus d informations sur EN CONCLUSION Un produit solidaire peut l'être : par l'affectation (par l'épargnant et/ou la banque ) d'une partie (ou de la totalité) de l'intérêt généré par un placement éthique à un projet de solidarité. (Par exemple l'épargne Cigale - Fortis) par le placement direct du montant de l'épargne dans un projet de solidarité par le biais d'une association de financement alternatif. L'intérêt produit par l'argent est alors souvent limité. (Par exemple : CREDAL ou "Respect +" d'oxfam-magasins du monde) Dossier Consommer moins et mieux 8

9 ENTRETIEN De nouvelles tendances dans les portefeuilles PAR ISABELLE de LAMINNE Mis en ligne le 10/09/ ENTRETIEN Le monde financier bouge à l'instar de ce qui se passe dans le monde. Les grands mouvements environnementaux, socialement responsables ou pacifiques, qui émergent aux quatre coins de la planète ont un impact dans les milieux de la finance. Cet impact se traduit essentiellement à travers la demande pour des fonds éthiques. Nous avons interrogé Philippe Druart, chief economist à la Banque Nagelmackers (membre de Delta Lloyd Group). «Effectivement, nous observons une demande croissante pour les fonds éthiques dans le cadre de notre gestion de fonds. Cette demande n'émane pas spécifiquement de notre clientèle privée mais provient surtout de notre clientèle institutionnelle. Dans les fonds de pension, par exemple, dont les conseils d'administration sont composés de travailleurs et de représentants du patronat, nous observons une augmentation de la demande de gestion éthique. Ce n'est pas une demande majoritaire mais plutôt une tendance que nous observons depuis deux ans», constate Philippe Druart. Cette demande viendrait d'un certain climat qui règne actuellement dans la société : un climat qui prône une plus grande éthique dans les affaires, un plus grand respect de l'environnement et des règles sociales plus respectueuses dans la sphère du travail. Les fonds éthiques ont fait leur apparition dans le monde anglo-saxon et en Hollande. Ils émanent de l'esprit calviniste dont sont issues ces sociétés. Ils permettent de faire de l'argent en se donnant bonne conscience. «Cette demande de fonds éthiques vient de la société et nous essayons d'y répondre par des solutions adéquates», ajoute Philippe Druart. Une seconde tendance que l'on peut observer dans les portefeuilles est un changement dans la façon d'appréhender l'investissement. Si l'on se replace dans le contexte de l'éclatement de la bulle spéculative, des événements du 11 septembre 2001 et de la guerre en Irak, on remarque que les investisseurs n'appréhendent plus le risque en actions de la même façon. On ne peut nier qu'il y a un «avant» 11 septembre et un «après» 11 septembre. Les événements qui se sont déroulés il y a trois ans ont profondément modifié les équilibres traditionnels : les oppositions politiques et religieuses se radicalisent, la montée des tensions et les enjeux liés à la maîtrise des ressources naturelles créent de nouveaux besoins. Ces aspects géopolitiques ont une influence sur l'économie et donc sur la gestion des portefeuilles patrimoniaux et sur les portefeuilles des sicav. «Actuellement, on constate que les primes de risque sur les marchés sont énormes. Nous avons tout lieu de penser que ces primes vont rester élevées car le marché a trouvé un nouveau risque d'incertitude à grande échelle. Nous sommes entrés dans une période d'incertitude majeure concernant le pétrole. On peut considérer que dans le cours du baril, qui est actuellement entre 40 et 45 dollars, il y a 10 dollars de prime de risque liée à la situation géopolitique», estime Philippe Druart. Dans le choix des valeurs dans les portefeuilles, cette incertitude se marque, par exemple, par une surpondération des valeurs pétrolières. A noter aussi que les fonds éthiques ont beau avoir le vent en poupe, le secteur de l'armement a, lui, très bien performé ces derniers temps. Dans les investissements, il y a toujours un lien avec la réalité du monde qu'il soit économique, social ou politique. Depuis le 11 septembre 2001, les gestionnaires ont pris conscience d'un nouveau type de risque. On estime aujourd'hui que les valeurs du SP 500 sont sous-évaluées de près de 35 pc par rapport à ce qu'elles devraient être sans ce facteur de risque supplémentaire. Les grandes tendances éthiques, les conflits géopolitiques qui agitent la planète se reflètent donc aussi dans le portefeuille de l'épargnant traditionnel et dans la demande des investisseurs pour certains produits financiers. La Libre Belgique Retour Cet article provient de

10 CREDAL INVESTISSEZ DANS VOS VALEURS Avec CREDAL, nous sommes bien dans le domaine de la finance solidaire, bien au-delà du produit d'épargne éthique proposé par une banque. Il s'agit ici de donner à mon argent une vraie valeur de solidarité, une utilité sociale. Peu importe l'intérêt que j'en tire. Avec celui d'autres épargnants, il permet à des associations, des entreprises sociales mais aussi des indépendants et des particuliers exclus du système bancaire traditionnel, de construire des projets collectifs ou individuels à haute valeur humaine ajoutée. Fondée en 1984, d une réflexion sur l'éthique de l'épargne, par deux associations soucieuses de proposer une alternative crédible et solidaire, la coopérative à finalité sociale s'est développée au cours de ces 20 années pour devenir un acteur incontournable du financement alternatif en Belgique francophone. CREDAL EN 5 QUESTIONS CREDAL : banque ou pas? CREDAL n'est pas une banque! Même si a priori les services offerts ressemblent à ceux d'une banque d'épargne et de crédit. CREDAL est une coopérative à finalité sociale. Ce qui suppose que les épargnants deviennent coopérateurs. En effet, chaque fois qu'un épargnant répond à l'appel à l'épargne lancé par CREDAL, il acquiert en fait des parts de coopérateur. Ce statut de coopérative assure à CREDAL un fonctionnement particulièrement transparent. Comment devenir épargnant chez CREDAL? Rien de plus simple! Il suffit d'opter pour l'une des deux formules : "bâtisseur" ou "investisseur". La part de coopérateur "bâtisseurs" est de 100 et est remboursable à sa valeur nominale. La part "investisseur" est de 500 et offre un "intérêt" qui couvre l'inflation. On l'aura compris, investir son épargne chez CREDAL c'est investir dans la valeur humaine de solidarité plutôt que dans une valeur financière. Puis-je obtenir un prêt chez CREDAL? CREDAL accorde, sous certaines conditions, des crédits à trois types de bénéficiaires : Tout d'abord, des crédits de différentes natures (court terme, long terme, trésorerie, investissement ) pour des ASBL ou des entreprises solidaires. Ensuite du micro-crédit pour des entrepreneurs indépendants exclus du système bancaire. Enfin, du crédit social à la consommation pour des particuliers qui n'ont plus d'autres accès au crédit bancaire classique. Si vous faites partie d'une de ces trois catégories vous pouvez introduire une demande de crédit qui sera étudiée avec le plus grand soin. Contrairement à certaines entreprises de crédit qui font beaucoup de publicité, CREDAL ne cherche pas des clients à tout prix. Par contre, l'équipe de professionnels tente de trouver pour chaque demande qui lui est faite la meilleure solution, «la vraie voie dans laquelle ils pourront trouver une vie qui leur convienne». Qui contrôle ce que CREDAL fait de mon argent? Le statut de coopérative qui fait que chaque épargnant mais aussi chaque client, chaque emprunteur, devient coopérateur, assure à CREDAL un fonctionnement particulièrement démocratique. Epargnants et emprunteurs sont, à l'assemblée générale des coopérateurs, aux premières loges pour contrôler l'usage de l'argent confié à CREDAL. Tout coopérateur connaît donc l'usage précis qui est fait de son argent. Est-ce que mon argent est bien utilisé à CREDAL? Contrairement aux banques traditionnelles, même éthiques, pour CREDAL, la croissance n'est pas une fin en soi. Dans cette perspective, la recherche de fonds n'est activée qu'en cas de besoin. Chaque coopérateur épargnant est ainsi assuré que son argent est effectivement utilisé à du crédit solidaire plutôt qu'à dormir sur un compte. En 2002, 92,3 % des fonds placés finançaient des projets solidaires (Rapport d'activités 2002 de CREDAL, p.22) Dossier Consommer moins et mieux 10

11 SOUTENIR DES PROJETS SOLIDAIRES ET CONSTRUIRE UNE SOCIÉTÉ PLUS HUMAINE. Plus de 160 projets solidaires bénéficient des crédits de CREDAL. Ils travaillent dans des domaines aussi variés que l'encadrement de personnes handicapées, de jeunes en difficultés, de toxicomanes, de sans-abri ; que l'accompagnement de chômeurs de longue durée ou de bénéficiaires du revenu d'intégration ; que les maisons médicales ou des entreprises à finalité sociale. Tous ces projets ont une haute valeur sociale ajoutée. LE MICRO-CRÉDIT : ÇA EXISTE EN BELGIQUE AUSSI! Quand on parle de micro-crédit, on pense souvent aux pays du Sud. Et, il est vrai que c'est dans ces pays que le micro-crédit a vu le jour et s'est développé. Le phénomène a pris une telle ampleur que l'onu a décidé de déclarer 2005 année du micro-crédit. Depuis quelques années, cette façon originale d'encourager l'activité économique a même émigré chez nous! Un micro-crédit, c'est quoi? Chez CREDAL, le micro-crédit est défini comme un petit crédit remboursable mensuellement qui sert à financer une activité économique, durable et rémunératrice pour son porteur. Aussi ajusté que possible aux besoins des activités, de façon à limiter le poids de la dette et le risque de l'emprunt, il est proposé à des indépendants ou candidats indépendants à qui les banques ont refusé le financement. Une des spécificités du micro-crédit chez CREDAL, c'est l'accompagnement : depuis l'origine de la demande jusqu'au remboursement, l'équipe de CREDAL rencontre les personnes et analyse les paramètres de l'activité économique. LE CRÉDIT SOCIAL : UNE RÉPONSE CONCRÈTE À L'EXCLUSION BANCAIRE. Le "Prêt 5 sur 5" Prêter de l argent à un taux préférentiel à des personnes ou des ménages en état de précarité et les accompagner pendant la période du remboursement. Tel est l'objectif de l'asbl Osiris, filiale de CREDAL créée pour mener des projets de crédit social en faveur des particuliers. Les situations de plus en plus fréquentes de surendettement et d'exclusion du service bancaire rendaient une initiative en la matière bien nécessaire. Un projet qui en est encore au stade expérimental. Rénover sa toiture, installer un nouveau chauffage plus économique, acheter du matériel spécialement adapté à un handicap ou encore se former. Voici des investissements qui, pour de nombreuses personnes précarisées, ne sont souvent possibles que si quelqu'un accepte de leur donner un petit coup de pouce. Restent alors des initiatives comme le "Prêt 5 sur 5"! Pour en savoir plus sur le "Prêt 5 sur 5", le cahier de la revue Labiso (Laboratoire des innovations sociales) est consacré entièrement à ce sujet et accessible en ligne sur www. labiso.be Pour en savoir plus Place de l'université, Louvain-la-Neuve tel. : fax : Cahier 3 : Investir dans le financement alternatif 11

12 pour les conditions de travail pour l environnement pour ma santé et mon bien-être pour un autre modèle de société ÉDITEUR RESPONSABLE: DENIS LAMBERT - RUE PROVINCIALE WAVRE - DESIGN : SPECULOOS OXF-2173

Guide de l'investisseur éthique. Les questions à se poser pour investir éthique

Guide de l'investisseur éthique. Les questions à se poser pour investir éthique Les questions à se poser pour investir éthique Ce guide reprend les questions les plus fréquentes que se pose toute personne intéressée à investir de manière socialement responsable sur le marché belge.

Plus en détail

ANGERS Le 12 novembre 2009. L'économie et les finances solidaires. - le réseau des CIGALES - les finances solidaires - à quoi sert mon épargne?

ANGERS Le 12 novembre 2009. L'économie et les finances solidaires. - le réseau des CIGALES - les finances solidaires - à quoi sert mon épargne? ANGERS Le 12 novembre 2009 L'économie et - le réseau des CIGALES - - à quoi sert mon épargne? - Aujourd'hui, est-ce que je sais à quoi sert mon épargne? Me produire des intérêts (réponse factuelle) Financer

Plus en détail

FORMATIONS RESEAU FINANCITE

FORMATIONS RESEAU FINANCITE FORMATIONS RESEAU FINANCITE 1 - Marchés publics et Investissement Socialement Responsable (ISR) Vous voulez garantir la gestion éthique et socialement responsable de l argent public dont vous êtes responsable

Plus en détail

L'investissement socialement responsable en Belgique

L'investissement socialement responsable en Belgique L'investissement socialement responsable en Belgique Synthèse 2013 AUTEURS Bernard Bayot, Directeur Annika Cayrol, Chargée de recherche Isabelle Diémé, Stagiaire Table des matières Contexte législatif

Plus en détail

COMMUNIQUÉ DE PRESSE. La microfinance : un outil important de réinsertion sociale en Belgique depuis 10 ans

COMMUNIQUÉ DE PRESSE. La microfinance : un outil important de réinsertion sociale en Belgique depuis 10 ans COMMUNIQUÉ DE PRESSE 14,7% de la population belge sous le seuil de pauvreté 1 La microfinance : un outil important de réinsertion sociale en Belgique depuis 10 ans Forte hausse des demandes de microcrédits

Plus en détail

Impact +, un crédit solidaire pour des entrepreneurs qui bousculent les codes

Impact +, un crédit solidaire pour des entrepreneurs qui bousculent les codes Impact +, un crédit solidaire pour des entrepreneurs qui bousculent les codes DOSSIER DE PRESSE Faire du business autrement. C est la volonté de cette nouvelle génération d entrepreneurs, collectifs ou

Plus en détail

BTS BANQUE. L épargne solidaire. 1. Qu est-ce que l épargne solidaire? Document 1 :

BTS BANQUE. L épargne solidaire. 1. Qu est-ce que l épargne solidaire? Document 1 : BTS BANQUE L épargne solidaire 1. Qu est-ce que l épargne solidaire? Document 1 : Fondée sur un principe de responsabilité et de fraternité, l épargne solidaire se caractérise par le choix de l épargnant

Plus en détail

EPARGNE SOLIDAIRE EPARGNER ET INVESTIR AUTREMENT

EPARGNE SOLIDAIRE EPARGNER ET INVESTIR AUTREMENT Membres du groupe AGASSANT Benoit BAGHERZADEH Morvarid BERNARD Colette BERTHAUD Jean-Marc BIGLIAZZI Yves CORNILLIE Nelly DUPUIS Anne MARCLET Jeanne MARKEL Susan PASTOR Geneviève THERET Jean-Pierre VILLERS

Plus en détail

L'appel public à l'épargne, pour quel besoin de financement? (2/3)

L'appel public à l'épargne, pour quel besoin de financement? (2/3) L'appel public à l'épargne, pour quel besoin de financement? (2/3) Lors d'une précédente analyse, nous avions présenté deux outils d'appel public à l'épargne qui bénéficient d'un régime légal favorable

Plus en détail

Notre approche pour les investissements en bourse

Notre approche pour les investissements en bourse blt Notre approche pour les investissements en bourse Introduction Ce document présente la troisième version de la stratégie d investissement dans les entreprises cotées en bourse adoptée par Triodos Investment

Plus en détail

Chapitre IV : La création monétaire

Chapitre IV : La création monétaire Chapitre IV : La création monétaire I. La hausse tendencielle de la masse monétaire hausse tendencielle = augmentation en moyenne Historiquement, il y a eu des contextes où la masse monétaire a pu décroitre

Plus en détail

L'appel public à l'épargne, un outil de financement méconnu? (1/3)

L'appel public à l'épargne, un outil de financement méconnu? (1/3) L'appel public à l'épargne, un outil de financement méconnu? (1/3) Pour une entreprise issue de l'économie sociale, il n'est pas toujours facile de financer ses activités. Pourtant, un outil de financement

Plus en détail

ÉPARGNER : INFORMATIONS UTILES

ÉPARGNER : INFORMATIONS UTILES ÉPARGNER : INFORMATIONS UTILES TABLE DES MATIÈRES 1.QU'EST-CE QUE L'ÉPARGNE?... 3 2.POURQUOI ÉPARGNER?... 3 3.COMMENT ÉPARGNER?... 4 4.LES CARACTÉRISTIQUES DU COMPTE D'ÉPARGNE... 5 4.1.LA LIQUIDITÉ DU

Plus en détail

PLATEFORME DE LA FINANCE SOLIDAIRE EN BOURGOGNE. Avec le soutien de

PLATEFORME DE LA FINANCE SOLIDAIRE EN BOURGOGNE. Avec le soutien de PLATEFORME DE LA FINANCE SOLIDAIRE EN BOURGOGNE Avec le soutien de L épargne solidaire, c est quoi? L épargne solidaire se caractérise par le choix de l épargnant de placer son épargne au bénéfice d activités

Plus en détail

Évaluation citoyenne des banques - ATTAC et Les Amis de la Terre

Évaluation citoyenne des banques - ATTAC et Les Amis de la Terre Évaluation citoyenne des banques - ATTAC et Les Amis de la Terre Spéculation et prises de risques 1. Votre groupe bancaire a-t-il des filiales, ou participations dans des filiales, domiciliées dans les

Plus en détail

Guide pratique de L INVESTISSEMENT SOCIALEMENT RESPONSABLE

Guide pratique de L INVESTISSEMENT SOCIALEMENT RESPONSABLE Guide pratique de L INVESTISSEMENT SOCIALEMENT RESPONSABLE Investissement socialement responsable... Quand durable rime avec rentable Peu connus du grand public il y a encore quelques années, les fonds

Plus en détail

INTERROGATION ECRITE N 3 PFEG INTERROGATION ECRITE N 3 PFEG

INTERROGATION ECRITE N 3 PFEG INTERROGATION ECRITE N 3 PFEG Q1 - Quelle est la différence entre une banque de détail et une banque de gros ou universelle? Une banque de détail reçoit des dépôts de ses clients et leur accorde des crédits. Elle se limite aux métiers

Plus en détail

Identifier les modes de financement de l activité économique et comprendre le fonctionnement du marché des capitaux

Identifier les modes de financement de l activité économique et comprendre le fonctionnement du marché des capitaux Module 6 : Comprendre comment l'activité économique est financée et analyser les conséquences de la globalisation financière 6.1 : Identifier les modes de financement de l'activité économique et analyser

Plus en détail

Les Français et les outils financiers responsables : notoriété, perception et intérêt

Les Français et les outils financiers responsables : notoriété, perception et intérêt Les Français et les outils financiers responsables : notoriété, perception et intérêt Pour : Arnaud de Bresson / Vanessa Mendez De : Jennifer Fuks / Charles-Henri d Auvigny chdauvigny@opinion-way.com Tél

Plus en détail

Exemples de contrats d'assurance-vie solidaires labellisées Finansol

Exemples de contrats d'assurance-vie solidaires labellisées Finansol Exemples de contrats d'assurance-vie solidaires labellisées Finansol Assurance-vie Entraid'Epargne Carac http://finansol.org/fr/quels-sont-les-produits-labellises/produit/assurance-vie-entraid-epargnecarac.html

Plus en détail

ENTREPRISES D ECONOMIE SOCIALE ET FINANCES ÉTHIQUES CONVERGENCES NATURELLES?

ENTREPRISES D ECONOMIE SOCIALE ET FINANCES ÉTHIQUES CONVERGENCES NATURELLES? ENTREPRISES D ECONOMIE SOCIALE ET FINANCES ÉTHIQUES CONVERGENCES NATURELLES? analyse Décembre 2008 Eric Dewaele Chargé de projets SAW-B Les réserves financières des entreprises travaillent-elles dans le

Plus en détail

Épargne solidaire. Les relations de la finance solidaire (En millions d euros au 31/12/2012) Épargne bancaire. Épargne salariale

Épargne solidaire. Les relations de la finance solidaire (En millions d euros au 31/12/2012) Épargne bancaire. Épargne salariale Les relations de la finance solidaire (En millions d euros au 31/12/2012) RESSOURCES Épargne bancaire 4 690 Épargne solidaire 1 718 675 1 042 Livrets, OPCVM, Contrats d assurance-vie, 2 577 Épargne salariale

Plus en détail

LES BANQUES. I. Les différents services proposés par les banques :

LES BANQUES. I. Les différents services proposés par les banques : LES BANQUES I. Les différents services proposés par les banques : Les services bancaires représentent l ensemble des produits proposés par une banque. Les services bancaires les plus connus sont : Epargne

Plus en détail

Guide pratique de L INVESTISSEMENT SOCIALEMENT RESPONSABLE

Guide pratique de L INVESTISSEMENT SOCIALEMENT RESPONSABLE Guide pratique de L INVESTISSEMENT SOCIALEMENT RESPONSABLE Investissement socialement responsable... Quand durable rime avec rentable Peu connus du grand public il y a encore quelques années, les fonds

Plus en détail

é p a r g n e r é t h i q u e

é p a r g n e r é t h i q u e Introduction «Ne choisissez pas les placements éthiques pour l éthique. Il faut en attendre des performances similaires aux placements classiques, auxquelles nous ajoutons gratuitement un supplément éthique.»

Plus en détail

Exemples de contrats d'assurance-vie solidaires labellisées Finansol

Exemples de contrats d'assurance-vie solidaires labellisées Finansol Exemples de contrats d'assurance-vie solidaires labellisées Finansol Assurance-vie Entraid'Epargne Carac http://finansol.org/fr/quels-sont-les-produits-labellises/produit/assurance-vie-entraid-epargnecarac.html

Plus en détail

Les actionnaires individuels et l Investissement Socialement Responsable

Les actionnaires individuels et l Investissement Socialement Responsable pour et l Investissement Socialement Responsable Juin 2007 Sommaire Note méthodologique A. La connaissance de l Investissement Socialement Responsable B. L image de l Investissement Socialement Responsable

Plus en détail

LE ROLE DES BANQUES DANS LE FINANCEMENT DE L'ECONOMIE

LE ROLE DES BANQUES DANS LE FINANCEMENT DE L'ECONOMIE LE ROLE DES BANQUES DANS LE FINANCEMENT DE L'ECONOMIE Une économie nationale est confrontée en permanence au problème du financement de l activité de tous les agents qui la composent. Son fonctionnement

Plus en détail

Université d Oran / Faculté des Sciences Commerciales Spécialité : 4 eme

Université d Oran / Faculté des Sciences Commerciales Spécialité : 4 eme Université d Oran / Faculté des Sciences Commerciales Spécialité : 4 eme Finance / Module : Les Techniques Bancaires Fiche N 7 : La Relation Banque - Particuliers I)- Les Comptes et Les Placements Bancaires

Plus en détail

Entreprendre Autrement avec l économie sociale et solidaire

Entreprendre Autrement avec l économie sociale et solidaire Entreprendre Autrement avec l économie sociale et solidaire L conomie sociale et solidaire regroupe un ensemble d entreprises de toutes tailles et de tous secteurs d. -Entreprise d insertion de menuiserie

Plus en détail

Comment financer le microcrédit en Belgique?

Comment financer le microcrédit en Belgique? Comment financer le microcrédit en Belgique? Secteur majoritairement non-rentable, le marché du microcrédit belge reste en 2012 restreint : 643 crédits décaissés pour un montant total de 5,54 millions

Plus en détail

Les incitants à l'épargne sont-ils équitables en Belgique?

Les incitants à l'épargne sont-ils équitables en Belgique? Les incitants à l'épargne sont-ils équitables en Belgique? Fiscalité de l'épargne (1/2) Le Belge est, d'après les statistiques disponibles, un des meilleurs épargnants d'europe. Pourtant, plus d'un quart

Plus en détail

En conséquence, toutes les banques qui souhaitent notes de commerce, doit obtenir l'autorisation de la Commission.

En conséquence, toutes les banques qui souhaitent notes de commerce, doit obtenir l'autorisation de la Commission. Le système bancaire Shvetsarii caractérisé par des règles strictes. Toutes les banques et institutions financières impliquées dans les activités bancaires, doivent s'inscrire auprès de la Commission bancaire

Plus en détail

à l'économie sociale et solidaire

à l'économie sociale et solidaire Guide des aides à l'économie sociale et solidaire en Haute-Normandie L'édito du président ÉDITO 2 Désireuse de redynamiser un tissu économique territorial parfois fragilisé, tout en encourageant localement

Plus en détail

Fondation de Luxembourg Politique d Investissement Socialement Responsable (ISR)

Fondation de Luxembourg Politique d Investissement Socialement Responsable (ISR) Fondation de Luxembourg Politique d Investissement Socialement Responsable (ISR) 1. Objet La Fondation de Luxembourg a reçu une dotation initiale de la part de l'etat et de l'oeuvre Nationale de Secours

Plus en détail

Notre approche pour les investissements en bourse

Notre approche pour les investissements en bourse TlB Notre approche pour les investissements en bourse Introduction Ce document présente la stratégie d investissement dans les entreprises cotées en bourse adoptée par Triodos Investment Management B.V.*

Plus en détail

CINQ PROPOSITIONS POUR FAIRE FACE AUX CONSÉQUENCES DU VIEILLISSEMENT CONSOLIDER ET GARANTIR LES PENSIONS COMPLÉMENTAIRES

CINQ PROPOSITIONS POUR FAIRE FACE AUX CONSÉQUENCES DU VIEILLISSEMENT CONSOLIDER ET GARANTIR LES PENSIONS COMPLÉMENTAIRES CINQ PROPOSITIONS POUR FAIRE FACE AUX CONSÉQUENCES DU VIEILLISSEMENT DÉMOGRAPHIQUE Le vieillissement de la population place les autorités publiques devant un immense défi. Celui-ci consiste, dans le cadre

Plus en détail

LES LBO. Une technique particulière de financement des entreprises

LES LBO. Une technique particulière de financement des entreprises LES LBO Une technique particulière de financement des entreprises Les LBO («leverage buy-out») font aujourd hui la une de l actualité financière et économique. Plus de 5000 entreprises françaises seraient

Plus en détail

assurance vie universelle IDENTIFICATEUR DE PROFIL D INVESTISSEUR DE L'ASSURANCE VIE UNIVERSELLE

assurance vie universelle IDENTIFICATEUR DE PROFIL D INVESTISSEUR DE L'ASSURANCE VIE UNIVERSELLE assurance vie universelle IDENTIFICATEUR DE PROFIL D INVESTISSEUR DE L'ASSURANCE VIE UNIVERSELLE IDENTIFICATEUR DE PROFIL D INVESTISSEUR DE L ASSURANCE VIE UNIVERSELLE L'assurance vie universelle réunit

Plus en détail

Cela a notamment conduit à l accroissement de la rentabilité du capital au détriment du travail dans toutes les économies occidentales.

Cela a notamment conduit à l accroissement de la rentabilité du capital au détriment du travail dans toutes les économies occidentales. 1 Contribution de Jean Pierre BRARD, député apparenté communiste de Seine Saint Denis, et de Bernard VERA, sénateur communiste de l Essonne, membres du groupe de travail Assemblée nationale Sénat sur la

Plus en détail

QU'EST-CE QU'UNE COOPÉRATIVE D'HABITATION?

QU'EST-CE QU'UNE COOPÉRATIVE D'HABITATION? QU'EST-CE QU'UNE COOPÉRATIVE D'HABITATION? Une coopérative d'habitation, c'est un immeuble ordinaire, petit ou grand, neuf ou âgé - mais toujours rénové -, où habitent des personnes qui sont à la fois

Plus en détail

La finance solidaire au Québec : enjeux et perspectives

La finance solidaire au Québec : enjeux et perspectives La finance solidaire au Québec : enjeux et perspectives Conférenciers Stéphane Chabot, Réseau d investissement social du Québec (RISQ) Lucie Villeneuve, Réseau québécois du crédit communautaire (RQCC)

Plus en détail

L expertise ISR de la Banque Triodos doublement primée en Belgique :...

L expertise ISR de la Banque Triodos doublement primée en Belgique :... 1 sur 5 6/04/2011 12:00 Rechercher Flux RSS Lettre d'informations Twitter FaceBook Livret Epargne Solidaire Assurance Vie Solidaire Fonds ISR Avantages fiscaux Accueil du site > Actualités de l épargne

Plus en détail

Le crédit social à la consommation : une solution en faveur de personnes exclues des crédits bancaires classiques.

Le crédit social à la consommation : une solution en faveur de personnes exclues des crédits bancaires classiques. Le crédit social à la consommation : une solution en faveur de personnes exclues des crédits bancaires classiques. Ce 28 octobre, l a.s.b.l. Osiris - Crédal - Crédit Social organisait un colloque intitulé

Plus en détail

Mobiliser l épargne pour l investissement productif. Pistes de réflexion stratégique en matière de fiscalité de l épargne individuelle

Mobiliser l épargne pour l investissement productif. Pistes de réflexion stratégique en matière de fiscalité de l épargne individuelle Mobiliser l épargne pour l investissement productif Pistes de réflexion stratégique en matière de fiscalité de l épargne individuelle 18 Juin 2014 1. Introduction La frilosité de l épargnant belge suite

Plus en détail

Montréal, le 12 juillet 2013. Cap Finance 4200, rue Adam, Montréal (QC), H1V 1S9

Montréal, le 12 juillet 2013. Cap Finance 4200, rue Adam, Montréal (QC), H1V 1S9 MÉMOIRE DÉPOSÉ AUPRÈS DU GOUVERNEMENT FÉDÉRAL DANS LE CADRE DE LA CONSULTATION PORTANT SUR LA SUPPRESSION PROGRESSIVE DES CRÉDITS D IMPÔT ATTACHÉS AUX FONDS DE TRAVAILLEURS CAP finance appuie les fonds

Plus en détail

LEXIQUE - A A B C D E F G H I J K L M N O P Q R S T U V W X Y Z. Actuaires / Actuariat. Actifs représentatifs

LEXIQUE - A A B C D E F G H I J K L M N O P Q R S T U V W X Y Z. Actuaires / Actuariat. Actifs représentatifs LEXIQUE - A Actuaires / Actuariat Un actuaire est un professionnel spécialiste de l'application du calcul des probabilités et de la statistique aux questions d'assurances, de finance et de prévoyance sociale.

Plus en détail

Pourquoi investir dans la pierre? Les principales lois fiscales

Pourquoi investir dans la pierre? Les principales lois fiscales Pourquoi investir dans la pierre? Pour réduire sa fiscalité Pour épargner intelligemment Pour préparer sa retraite Pour protéger ses proches Pour créer des revenus Pour transmettre un patrimoine Les principales

Plus en détail

Ethique et solidarité : jusqu où les institutions financières sont-elles prêtes à s engager?

Ethique et solidarité : jusqu où les institutions financières sont-elles prêtes à s engager? Ethique et solidarité : jusqu où les institutions financières sont-elles prêtes à s engager? Le plus souvent sous la pression active des militants et des investisseurs, les banques s engagent dans la voie

Plus en détail

Les hommes et femmes politiques restent soumis à leurs oukases. Les citoyens n ont rien à dire.

Les hommes et femmes politiques restent soumis à leurs oukases. Les citoyens n ont rien à dire. FINANCE-LA-NEUVE INTERPELLE Nous sommes un groupe de citoyens issus des Cafés citoyens «Repenser l économie» organisés en 2010 à Louvain-la-Neuve en collaboration avec la Maison du Développement Durable

Plus en détail

Soirée d'information sur la crise financière

Soirée d'information sur la crise financière Soirée d'information sur la crise financière 6 ème Sciences Economiques 18 novembre 2008 Questions abordées I. Quelle est l'origine de la crise? II.Comment les subprimes se sont retrouvées dans nos banques

Plus en détail

Communiqué de presse. Rapport 2009 de l Observatoire de la Microfinance

Communiqué de presse. Rapport 2009 de l Observatoire de la Microfinance Paris, le 22 septembre 2010 Communiqué de presse Rapport 2009 de l Observatoire de la Microfinance Le deuxième rapport annuel de l Observatoire de la microfinance met en relief des évolutions notables

Plus en détail

Test: Vérification des connaissances logique entrepreneuriale et managériale Cours sur les finalités de l entreprise

Test: Vérification des connaissances logique entrepreneuriale et managériale Cours sur les finalités de l entreprise Sommaire 22.08.2011 AG PME Test: Vérification des connaissances logique entrepreneuriale et managériale Cours sur les finalités de l entreprise Au Delà Du Profit : philosophie d'une entreprise française

Plus en détail

PRIORITÉS POUR LE BUDGET FÉDÉRAL DE 2012

PRIORITÉS POUR LE BUDGET FÉDÉRAL DE 2012 PRIORITÉS POUR LE BUDGET FÉDÉRAL DE 2012 DOCUMENT PRÉPARÉ PAR L ASSOCIATION CANADIENNE DES COMPAGNIES D ASSURANCE MUTUELLES À L INTENTION DU COMITÉ PERMANENT DES FINANCES DE LA CHAMBRE DES COMMUNES Août

Plus en détail

Nikolaos Karavasilis 23 février 2015

Nikolaos Karavasilis 23 février 2015 Nikolaos Karavasilis 23 février 2015 Résumé du projet de Guide de l OCDE pour des chaînes d'approvisionnement agricoles responsables, qui était soumis a consultation en janvier-février 2015 Dans les années

Plus en détail

Université d Oran / Faculté des Sciences Commerciales Spécialité : 4 eme. Fiche N 2 : Banque et Monnaie

Université d Oran / Faculté des Sciences Commerciales Spécialité : 4 eme. Fiche N 2 : Banque et Monnaie Université d Oran / Faculté des Sciences Commerciales Spécialité : 4 eme Finance / Module : Les Techniques Bancaires Fiche N 2 : Banque et Monnaie I)- Principes Généraux : 1)- Définition du Terme Monnaie

Plus en détail

Questionnaire Identificateur de Profil d investisseuse ou D investisseur. vie Universelle. L'Équitable, compagnie d'assurance vie du Canada

Questionnaire Identificateur de Profil d investisseuse ou D investisseur. vie Universelle. L'Équitable, compagnie d'assurance vie du Canada Questionnaire Identificateur de Profil d investisseuse ou D investisseur vie Universelle L'Équitable, compagnie d'assurance vie du Canada Concevoir votre portefeuille d'épargne et de placements Votre contrat

Plus en détail

Les enjeux et clés de succès des entreprises familiales. kpmg.fr

Les enjeux et clés de succès des entreprises familiales. kpmg.fr Les enjeux et clés de succès des entreprises familiales kpmg.fr 1 Les enjeux et clés de succès des entreprises familiales Les enjeux et clés de succès des entreprises familiales 2 La gestion de la trésorerie,

Plus en détail

Le budget de trésorerie

Le budget de trésorerie Le budget de trésorerie Dans la première section, nous verrons les principes généraux de construction d'un budget de trésorerie. Dans la deuxième, nous appliquerons ces principes à un cas particulier et

Plus en détail

Patrimoines. La pierre angulaire d'une planification financière solide une gestion des dettes judicieuse

Patrimoines. La pierre angulaire d'une planification financière solide une gestion des dettes judicieuse Patrimoines La pierre angulaire d'une planification financière solide une gestion des dettes judicieuse Il y a deux ans, David emménage dans une autre ville. Il meuble sa nouvelle maison et règle plusieurs

Plus en détail

La mondialisation. A - Les investissements directs sont, en majeure partie concentrés dans les pays étrangers.

La mondialisation. A - Les investissements directs sont, en majeure partie concentrés dans les pays étrangers. La mondialisation I - Les investissements directs Le mouvement des capitaux est impressionnant (1400 milliards de $ par jour environ ), mais ce n'est peut être pas ce qui est le plus inquiétant. La vraie

Plus en détail

A quoi sert une banque? corrigé 1 Le micro trottoir : «A quoi sert une banque?»

A quoi sert une banque? corrigé 1 Le micro trottoir : «A quoi sert une banque?» 1 Le micro trottoir : «A quoi sert une banque?» Lien avec la finance pour tous : à quoi sert une banque? (http:///-la-banque-a-quoi-ca-sert-.html) sur le site Synthèse commune sous forme de schéma ROLE

Plus en détail

Le développement du micro crédit personnel (MCP) : une contribution à l insertion sociale

Le développement du micro crédit personnel (MCP) : une contribution à l insertion sociale Le développement du micro crédit personnel (MCP) : une contribution à l insertion sociale Résumé de l étude France Bénévolat pour la Caisse des dépôts (FCS) Auteur : Jean Beaujouan Décembre 2007 1 Présentation

Plus en détail

Création d'enercoop en Rhône-Alpes

Création d'enercoop en Rhône-Alpes Création d'enercoop en Rhône-Alpes Présentation et plan d avancement Mai 2009 Le Projet Créer une coopérative régionale ayant, entre autres activités, la commercialisation, en exclusivité, de l'offre Enercoop

Plus en détail

EXAMEN ET MISE A JOUR DES POLITIQUES DE SAUVEGARDE ENVIRONNEMENTALE ET SOCIALE DE LA BANQUE MONDIALE

EXAMEN ET MISE A JOUR DES POLITIQUES DE SAUVEGARDE ENVIRONNEMENTALE ET SOCIALE DE LA BANQUE MONDIALE EXAMEN ET MISE A JOUR DES POLITIQUES DE SAUVEGARDE ENVIRONNEMENTALE ET SOCIALE DE LA BANQUE MONDIALE Plan des consultations avec les parties prenantes extérieures pendant la phase 2 de l examen et de la

Plus en détail

Et si l économie sociale créait une mutuelle d épargne solidaire?

Et si l économie sociale créait une mutuelle d épargne solidaire? Et si l économie sociale créait une mutuelle d épargne solidaire? Les entreprises d'économie sociale placent encore souvent leurs réserves dans des banques classiques. Aujourd hui, la crise financière

Plus en détail

BANQUE FRANÇAISE MUTUALISTE. La banque des agents du secteur public. BFM, partenaire du groupe Société Générale

BANQUE FRANÇAISE MUTUALISTE. La banque des agents du secteur public. BFM, partenaire du groupe Société Générale BANQUE FRANÇAISE MUTUALISTE La banque des agents du secteur public BFM, partenaire du groupe Société Générale BFM, LA BANQUE Plus d un million de clients en métropole et dans les DOM 190 626 prêts BFM

Plus en détail

Ce document a été mis en ligne par le Canopé de l académie de Bordeaux pour la Base Nationale des Sujets d Examens de l enseignement professionnel.

Ce document a été mis en ligne par le Canopé de l académie de Bordeaux pour la Base Nationale des Sujets d Examens de l enseignement professionnel. Ce document a été mis en ligne par le Canopé de l académie de Bordeaux pour la Base Nationale des Sujets d Examens de l enseignement professionnel. Ce fichier numérique ne peut être reproduit, représenté,

Plus en détail

THEME 5 DEVELOPPER LES OUTILS FINANCIERS ALTERNATIFS : MONNAIES COMPLEMENTAIRES, INVESTISSEMENT CITOYEN, EPARGNE SOLIDAIRE, BANQUES ETHIQUES

THEME 5 DEVELOPPER LES OUTILS FINANCIERS ALTERNATIFS : MONNAIES COMPLEMENTAIRES, INVESTISSEMENT CITOYEN, EPARGNE SOLIDAIRE, BANQUES ETHIQUES THEME 5 DEVELOPPER LES OUTILS FINANCIERS ALTERNATIFS : MONNAIES COMPLEMENTAIRES, INVESTISSEMENT CITOYEN, EPARGNE SOLIDAIRE, BANQUES ETHIQUES CONSTRUIRE UNE FINANCE ALTERNATIVE 1 Sommaire Table des matières

Plus en détail

Centrale des crédits aux particuliers

Centrale des crédits aux particuliers Centrale des crédits aux particuliers Analyse des données statistiques 2013 La Centrale des crédits aux particuliers est un outil qui vise à lutter contre le surendettement grâce à l'enregistrement de

Plus en détail

Start2Save CBC. Quelques arguments de poids. Une solution pour vous? Score produit : Profil de risque du client : Compte d épargne réglementé

Start2Save CBC. Quelques arguments de poids. Une solution pour vous? Score produit : Profil de risque du client : Compte d épargne réglementé Compte d épargne réglementé Donnez un stimulant supplémentaire à votre argent avec Start2Save CBC Mettez chaque mois un montant de côté et votre fidélité sera récompensée! Un investissement sûr en ces

Plus en détail

Renseignements. Additionnels

Renseignements. Additionnels Renseignements Additionnels au Rapport annuel 2007 Renseignements additionnels au Rapport annuel 2007 I. Tableaux des rendements 1 Rapport des vérificateurs... 1 2 Notes générales... 2 3 Valeurs à court

Plus en détail

Comment consommer plus responsable avec La Poste

Comment consommer plus responsable avec La Poste Comment consommer plus responsable avec La Poste Agir et consommer responsable, qu est-ce que ça veut dire? C est choisir des produits plus respectueux de l environnement et plus solidaires, pour limiter

Plus en détail

Théorie keynésienne : le rôle de la monnaie

Théorie keynésienne : le rôle de la monnaie Théorie keynésienne : le rôle de la monnaie Le rôle de la monnaie Toute la théorie keynésienne repose sur la prise en compte de l'existence de la monnaie. Si la monnaie n'existait pas, les ménages devraient

Plus en détail

Complémentarité du commerce équitable et de la microfinance

Complémentarité du commerce équitable et de la microfinance Complémentarité du commerce équitable et de la microfinance (Compte rendu de la table ronde du 21 septembre 2006) BIM n - 10 octobre 2006 Association des Centraliens & CERISE Le BIM d'aujourd'hui nous

Plus en détail

Analyse de la demande L'entreprise qui désire obtenir un financement de la SODEC doit déposer un plan d'affaires.

Analyse de la demande L'entreprise qui désire obtenir un financement de la SODEC doit déposer un plan d'affaires. APPROCHE D AFFAIRES En matière de financement des entreprises, l'intervention de la Société de développement des entreprises culturelles (SODEC) s effectue dans les différents domaines du secteur de la

Plus en détail

QU EST-CE QU UNE BANQUE? 1 RE PARTIE Questions et réponses sur le thème des banques

QU EST-CE QU UNE BANQUE? 1 RE PARTIE Questions et réponses sur le thème des banques Les banques en tant qu intermédiaires financiers Qu est-ce qu une banque? Une banque est une entreprise dont l activité principale consiste à recevoir l épargne en dépôt, à accorder des crédits et à fournir

Plus en détail

POLITIQUE D INVESTISSEMENT

POLITIQUE D INVESTISSEMENT Centre local de développement DE LA MRC DE ROUYN-NORANDA POLITIQUE D INVESTISSEMENT FONDS LOCAL D INVESTISSEMENT (FLI) ADOPTÉE : 26 mars 2014 MAJ : Mars 2014 Mai 2003 Avril 2001 Janvier 2001 Août 1999

Plus en détail

À quoi sert une banque?

À quoi sert une banque? À quoi sert une banque? Trois fonctions clés La banque remplit trois fonctions essentielles. Elle collecte, gère vos dépôts, et vous fournit des moyens de paiement (chéquier, carte bancaire, ordre de virement

Plus en détail

DÉCISIONS DES QUI COMPTENT RENSEIGNEMENTS ADDITIONNELS AU RAPPORT ANNUEL 2006

DÉCISIONS DES QUI COMPTENT RENSEIGNEMENTS ADDITIONNELS AU RAPPORT ANNUEL 2006 DES DÉCISIONS QUI COMPTENT RENSEIGNEMENTS ADDITIONNELS AU RAPPORT ANNUEL 2006 Renseignements additionnels au Rapport annuel 2006 I. Tableaux des rendements 1 Rapport des vérificateurs... 1 2 Notes générales...

Plus en détail

Top Rendement Invest 1

Top Rendement Invest 1 Fiche info-financière Assurance-vie pour une combinaison des branches 21 et 23 Top Rendement Invest 1 Type d assurance-vie Assurance-vie individuelle avec taux d intérêt garanti (branche 21). En ce qui

Plus en détail

Le Belge et les investissements durables.

Le Belge et les investissements durables. Le Belge et les investissements durables. BANQUE & ASSURANCES Le Belge préfère les placements durables même s il ne sait pas précisément ce que cela signifie Préface Investir de manière socialement responsable,

Plus en détail

Souscrire ou acheter des obligations

Souscrire ou acheter des obligations Imprimé avec des encres végétales sur du papier PEFC par une imprimerie détentrice de la marque Imprim vert, label qui garantit la gestion des déchets dangereux dans les filières agréées. La certification

Plus en détail

Financement des investissements en faveur du développement des énergies renouvelables

Financement des investissements en faveur du développement des énergies renouvelables Financement des investissements en faveur du développement des énergies renouvelables *** Appel à projets en direction des établissements bancaires : le prêt «Energies renouvelables en Poitou-Charentes»

Plus en détail

PERFORMANCE DES IMF SOCIALE. MOHAMED ALLOUCH Directeur Général Attawfiq Micro-Finance

PERFORMANCE DES IMF SOCIALE. MOHAMED ALLOUCH Directeur Général Attawfiq Micro-Finance PERFORMANCE SOCIALE DES IMF MOHAMED ALLOUCH Directeur Général Attawfiq Micro-Finance SOMMAIRE Performance sociale : Définition et principes Comment mesurer la performance sociale? Performance sociale en

Plus en détail

L Investissement Socialement Responsable Activités pour l élève

L Investissement Socialement Responsable Activités pour l élève L Investissement Socialement Responsable Activités pour l élève Introduction Document : Vidéo de présentation de l ISR www.semaine-isr.fr Exercices À partir de la vidéo présentée, répondez aux questions

Plus en détail

ET SI ON ARRÊTAIT DE PAYER?

ET SI ON ARRÊTAIT DE PAYER? ET SI ON ARRÊTAIT DE PAYER? La dette publique belge et les alternatives à l austérité 2012 Quelques questions 1. Pourquoi s intéresser à la dette publique? 2. D où ne vient pas la dette publique belge?

Plus en détail

INTERDICTION DES FINANCEMENTS DES ENTREPRISES IMPLIQUEES DANS DES ACTIVITES INTERDITES LIEES AUX ARMES A SOUS-MUNITIONS (30 mars 2010)

INTERDICTION DES FINANCEMENTS DES ENTREPRISES IMPLIQUEES DANS DES ACTIVITES INTERDITES LIEES AUX ARMES A SOUS-MUNITIONS (30 mars 2010) INTERDICTION DES FINANCEMENTS DES ENTREPRISES IMPLIQUEES DANS DES ACTIVITES INTERDITES LIEES AUX ARMES A SOUS-MUNITIONS (30 mars 2010) Un cadre juridique international la Convention d Oslo interdisant

Plus en détail

Stabilité financière et banques centrales

Stabilité financière et banques centrales André ICARD Stabilité financière et banques centrales Préface de Jean-Claude Trichet Président de la Banque Centrale Européenne C3 ECONOMICA 49 rue Héricart, 75015 Paris TABLE DES MATIERES Préface Avant-propos

Plus en détail

Une nouvelle vision de l épargne des ménages. Professeur honoraire à l université Paris-Dauphine. Un mauvais exemple qui vient de loin

Une nouvelle vision de l épargne des ménages. Professeur honoraire à l université Paris-Dauphine. Un mauvais exemple qui vient de loin Politique économique Une nouvelle vision de l épargne des ménages André Babeau Professeur honoraire à l université Paris-Dauphine La notion d épargne, et plus spécifiquement d épargne des ménages, est

Plus en détail

Démystifions le fonctionnement d'une caisse populaire. REMERCIEMENTS

Démystifions le fonctionnement d'une caisse populaire. REMERCIEMENTS Démystifions le fonctionnement d'une caisse populaire. REMERCIEMENTS Remerciements Nous tenons à remercier tous les apprenants qui fréquentent le Centre l'ardoise. Des nombreuses qualités qui façonnent

Plus en détail

Investissement direct : Comment réduire les risques?

Investissement direct : Comment réduire les risques? Investissement direct : Comment réduire les risques? Investir directement dans une coopérative, dans une association fait partie des choses que vous souhaitez mettre en place dans un avenir proche? Si

Plus en détail

Fiche info-financière Assurance-vie pour une combinaison des branches 21 et 23. Top Rendement 1. Type d assurance-vie

Fiche info-financière Assurance-vie pour une combinaison des branches 21 et 23. Top Rendement 1. Type d assurance-vie Fiche info-financière Assurance-vie pour une combinaison des branches 21 et 23 Top Rendement 1 Type d assurance-vie Assurance-vie individuelle avec taux d intérêt garanti (branche 21). En ce qui concerne

Plus en détail

Analyse 2012/17 31 octobre 2012

Analyse 2012/17 31 octobre 2012 Analyse 2012/17 31 octobre 2012 État des lieux des "pensions complémentaires" dans un état critique! À découvrir dans cette analyse «Épargne pension. Épargnez-vous un job d étudiant à la retraire!». On

Plus en détail

Centrale des crédits aux entreprises : les organismes de microcrédit devraientils y participer?

Centrale des crédits aux entreprises : les organismes de microcrédit devraientils y participer? Centrale des crédits aux entreprises : les organismes de microcrédit devraientils y participer? Des recommandations au sujet de la Centrale des crédits aux particuliers ont déjà été formulées par le Réseau

Plus en détail

Actif(s) Tout bien utile ou de valeur possédé par une personne physique ou morale ou par tout autre organisme.

Actif(s) Tout bien utile ou de valeur possédé par une personne physique ou morale ou par tout autre organisme. Actif(s) Tout bien utile ou de valeur possédé par une personne physique ou morale ou par tout autre organisme. Actif réalisable Espèces ou autres avoirs que la société prévoit d'utiliser dans le cadre

Plus en détail

Crelan sort renforcée de sa fusion: le bénéfice du Groupe augmente de 36%

Crelan sort renforcée de sa fusion: le bénéfice du Groupe augmente de 36% B r u x e l l e s, l e 2 6 f é v r i e r 2015 Crelan sort renforcée de sa fusion: le bénéfice du Groupe augmente de 36% Crelan récolte 200 millions EUR de capital coopératif et accueille plus de 25.000

Plus en détail

Épargne et investissement. L épargne...

Épargne et investissement. L épargne... Épargne et investissement Les marchés financiers en économie fermée V2.3 Adaptépar JFB des notes de Germain Belzile L épargne... Une personne désire se lancer en affaires (bureau de services comptables)

Plus en détail

COMMENT OPTIMISER SA GESTION DE DEVISES?

COMMENT OPTIMISER SA GESTION DE DEVISES? Dossier spécial Après une reprise observée en 2012 et 2013 (de l ordre de 2 et 2,5 %), l Organisation Mondiale du Commerce prévoit une croissance du commerce international de l ordre de 4 à 4,5 % en 2014.

Plus en détail