THEME DU MEMOIRE : LE PROGRAMME D AJUSTEMENT STRUCTUREL APPLIQUE A DJIBOUTI
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- Jean-Luc Germain
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1 MAHAMOUD HADJI MOHAMED DESS Mention IF Année Universitaire THEME DU MEMOIRE : LE PROGRAMME D AJUSTEMENT STRUCTUREL APPLIQUE A DJIBOUTI Institut d Administration des entreprises de Brest Université de science économique de Bretagne occidentale Maître de mémoire : Mr D. NAMUR 0
2 REMERCIEMENTS Je tiens d abord à remercier monsieur le Ministre de l Economie, des Finances et de la Planification Chargé de la Privatisation Monsieur Yacin Elmi Bouh, le chef de service de la comptabilité de la banque centrale de Djibouti Monsieur Hassan Moussa, ainsi que le directeur de ressources humaines de Djibouti télécom Monsieur Mahamoud Moussa, pour les différents entretiens qu ils m ont accordé concernant mon mémoire. Je remercie également Monsieur Namur de m avoir guider tout au long de mon mémoire, sans oublier la patience et la disponibilité qu il a eu à mon égard pour répondre à toutes mes questions. Enfin mes remerciement s adresse particulièrement à Monsieur Cadiou responsable de l IAE option «ingénièrie financière», à tous mes professeurs, à l équipe de la banque centrale, du ministère des finances pour leur accueil, pour leur gentillesse et de l IAE notamment mon tuteur Monsieur Namur pour ses conseils méthodologiques ainsi que pour sa collaboration tout au long de ce mémoire. 1
3 INTRODUCTION Le fonds monétaire international suscite un intérêt constant dans le monde de l économie, de la finance et du développement. Les universitaires étudient son rôle dans système monétaire international. La presse suit les décisions qu il prend et les avis qu il formule concernant les grands pays. Les responsables les pays en développement examinent l aide financière qu il peut leur apporter et les politiques qu il préconise. Enfin, des organisations non gouvernementales critiquent son action et demandent des nouvelles règles de fonctionnement. Certains économistes comparent le FMI comme «pyromane» que «pompier». Par ailleurs, Le FMI poursuit les objectifs suivants : promouvoir la stabilité économique et prévenir les crises ; contribuer à la résolution des crises, lorsqu elles se produisent ; promouvoir la croissance et réduire la pauvreté. Pour atteindre ces objectifs, il exerce trois activités principales : surveillance, assistance technique et prêts. Le FMI s attache à promouvoir la croissance et la stabilité économique à l échelle mondiale en encourageant les pays à adopter des politiques économiques saines. La surveillance est l évaluation faite en profondeur la situation économique de chaque pays par le FMI. Le FMI offre aux pays membres assistance technique et une formation gratuite et celle-ci porte sur la politique budgétaire et la politique de change, le contrôle et la réglementation du système bancaire et financier, et les statistiques. L une des toutes premières interventions de la banque mondiale en Afrique a eu lieu en 1953, une mission arrivait au Nigeria sur invitation du gouvernement colonial. Depuis le Nigeria est en relation constante avec la Banque mondiale et le FMI. Au cours de la décennie 80, pas moins de trente pays d Afrique ont été soumis à des programmes d ajustement. L intervention du FMI débute le 15 avril 1996, à Djibouti, suite à un conflit civil qui a opposé le gouvernement Djiboutien aux maquisards et qui a dévasté le peu d infrastructures qui tenaient debout. Djibouti se situe au nord-est de l Afrique. Ses voisins sont l Ethiopie, la Somalie et l Erythrée. Ce mémoire présente la relation entre le fonds monétaire international et Djibouti. En quoi le programme d ajustement structurel ou les solutions standards que préconisent le FMI peuvent elles améliorer ou dégrader, ou avoir des répercutions positives ou négatives sur la situation économique des pays qui sont en crise tel que «Djibouti»? Nous allons dans un premier temps décrire la situation économique de Djibouti. Dans un deuxième temps, l analyse technique du programme d ajustement structurel mis en place à Djibouti. 2
4 PREMIERE PARTIE - L ECONOMIE DJIBOUTIENNE Chapitre I - Djibouti : quelques données pour mieux comprendre le pays 1-Informations générales Superficie : km2 Capitale : Djibouti Langue officielle : Français, Arabe et autres langues Somali, Afar Religion Islam (94%) et Christianisme (6%) 2-Situation géographique La république de Djibouti est située dans la corne de l Afrique au niveau du détroit de Bad-el- Mandeb qui réunit la Mer Rouge et le golfe de l Aden. Elle est comprise entre le 13 ème et le 11 ème degré de latitude Nord et entre le 41 ème et le 44 ème de longitude. Le territoire de Djibouti est composé à 90% par le désert, sans cours d eau permanent (170mm de pluie par an). Le relief volcanique est tourmenté, entre un point culminant à 2010m et un point bas à 174m au dessous du niveau de la mer. Les rivalités sont fortes entre les ethnies : les Afars et les Issas. 3-Climat Le pays est en grande partie semi-désertique avec un peu de terre arable. La température varie de 25 C en période fraîche à plus de 38 C en période chaude. 4-Population La population totale s élève à habitants dont une forte proportion (65%) et se trouve à Djibouti-ville. Les nombreux étrangers:français, Ethiopiens, Somaliens, Yéménites, Grecque, Hindoue vivent à Djibouti en paix avec la population locale. Le taux de croissance naturelle de la population est de 2,8%. Le pays connaît un taux de chômage d environ 60.8% des difficultés dans les domaine sociaux de l éducation et de la santé et une population très jeune dans laquelle 57% a moins de 20 ans. Selon un rapport de la banque mondiale établit en 1996 moins de 40% des enfants sont scolarisés, l espérance de vie est d environ 50 ans, alors que le taux de mortalité infantile et maternelle sont respectivement élevés. Ces indicateurs sont plus mauvais que ceux des pays d Afrique. 5-Economie L économie de Djibouti est une économie intégrée particulièrement dépendante de l extérieur tant pour ses activités économiques et commerciales que pour le financement de ses dépenses publiques. La majorité de la richesse existante à Djibouti provient des dépenses de base et des apports des bailleurs de fonds. La présence de cette base souligne la position stratégique exceptionnelle de Djibouti au sortir du détroit de Bab el Mandeb vers lequel convergent le trafic maritime notamment entre l Europe et les pays de l Océan Indien et du Golfe Persique. Djibouti avait et a actuellement une économie entièrement dépendante de la présence des forces françaises stationnées à Djibouti (dont le poids économique est estimé à 1milliard de FF) et le point d entrée du commerce éthiopien ; une quasi-absence de secteur agricole et d industrie ; un coût élevé de la main d œuvre malgré sa faible qualification et son manque de productivité L économie de Djibouti est caractérisée par une structure particulière et très déséquilibrée. L économie dépend essentiellement des services portuaires et diverses prestations associés ainsi que la présence militaire et de l assistance financière française. De ce fait, la décision du retrait progressif de la présence militaire française, l expansion du port d Aden et autres ports régionaux, ou la concurrence est très serrée en matière de 3
5 transbordement, sans compter l impact, toujours perçu, de la guerre civile de Par ailleurs -Le secteur tertiaire couvre environ 75% du PIB. Aux premiers rangs de ces activités figurent : Le secteur public qui participe pour environ 30% de la formation du PIB. Le commerce d importation qui occupe une place prépondérante. Le secteur du transport (port, chemin de fer, aéroport) qui constitue le véritable atout de l économie du pays. Les infrastructures dans ce domaine sont très développées. Le secteur privé structuré comme les banques, les assurances et les télécommunications est très développé et engendre des flux commerciaux très importants pour le pays. Le secteur financier est très efficace et mérite un intérêt particulier. En effet, Djibouti est dotée : D une monnaie ayant une parité fixe au dollar US (1$US = 177,721 FDJ) et librement convertible. D une liberté totale de mouvement monétaire et financier, d une absence de contrôle de change, d un régime fiscal libéral et d un code d investissement incitatif. D une zone franche et d une ouverture sur l extérieur facilitée par son appartenance au COMESA, à l ACP et enfin à la Ligue Arabe. Les télécommunications En mars 1998, le gouvernement djiboutien s est engagé dans le mouvement mondial de restructuration et de libéralisation du secteur des télécoms pour faire de Djibouti un passage obligé pour le développement du trafic international des télécommunications. Et ce, en tirant profit des opportunités d ouverture sur le monde à moindre coût grâce aux câbles sous-marins intercontinentaux, qu engendre la bonne position géographique du pays. En octobre 1999, la fusion des activités des télécommunications nationales de l ex Office des Postes et Télécommunications (OPT) et celles internationales de la Société des Télécommunications Internationales de Djibouti (STID) a donné naissance à la société anonyme Djibouti Télécom, opérateur unique des activités de télécommunications à Djibouti. Son capital social est chiffré à 4 milliards FDJ et est entièrement détenu par l Etat, mais sera dans un futur proche ouvert à d autres partenaires privés de taille mondiale. Evolution du chiffre d'affaires de Djibouti Télécom, Chiffre d'affaires en millions FDJ CA téléphonie fixe Ca GSM CA internet CA minitel CA téléx CA câble Autres Autres produits Source : Djibouti Télécom 4
6 Au terme de l année 2002, Djibouti Télécom a réalisé de bonnes performances avec un chiffre d affaire de millions FDJ, en hausse de 32,1% par rapport à Le chiffre d affaires total engendré pour l année 2002 a été largement dominé par celui de la téléphonie fixe qui s est situé à hauteur de millions FDJ et a enregistré une croissance de près de 27%. Arrêté à 572 millions FDJ, le chiffre d affaires de la téléphonie mobile a réalisé une hausse fulgurante de plus de 796% pour la période sous revue, en comparaison des 64 millions FDJ enregistrés en Ceci peut essentiellement s expliquer par l accessibilité et l utilisation étendue du téléphone portable pour l ensemble de la population djiboutienne. Situé à 165 millions FDJ à fin 2002, contre 120 millions FDJ en 2001, le chiffre d affaires dégagé par l Internet s est sensiblement amélioré (+36,8%) et représente près de 3% du chiffre d affaires global. Les activités de câble et de télex ont enregistré respectivement une baisse de 27,9% et de 42,9%. Le minitel, quant a lui, avec un chiffre d affaires de 3,5 millions FDJ en 2002 et une croissance de 3,4% d une année à l autre, a maintenu sa position. A l issue de l année sous revue, l ensemble des charges, en hausse de 11,4%, a atteint millions FDJ. Parmi celles-ci, les charges du personnel en progression de 18,5% d une année à l autre, ont compté pour millions FDJ, soit près de 36% du total des charges liées à l exploitation. Arrêté à millions FDJ, le résultat net de l exercice sous revue a réalisé une forte croissance en comparaison des 676 millions FDJ enregistrés en 2001 (+136,3%) Evolution du résultat net de Djibouti Télécom, Millions FDJ Total des produits Total des charges Résultat Net Source : Djibouti Télécom Mines et industrie Prédominance des services. Djibouti possède peu de ressources naturelles exploitables. Son secteur tertiaire est par conséquent particulièrement développé, représentant désormais 80% de l économie. Le pays tente de tirer avantage de sa situation géographique, sur l une des voies maritimes les plus fréquentées du monde. Il aspire, à terme, à se transformer en un important centre de transit de marchandises. Le port de Djibouti, qui représente un tiers des recettes de l Etat, qui est également le poumon économique du pays, est très actif, surtout en raison du trafic vers l Ethiopie. Il traite en moyenne, un total de conteneurs chaque année. Djibouti compte développer à Doraleh, un terminal pétrolier (second port) capable de stocker tonnes de produits raffinés. Une zone franche, commerciale et industrielle, de 5
7 m² devrait voir le jour en Le réseau des télécoms du pays est très moderne (câble sous-marins reliant l Asie, l Afrique et l Europe occidentale). Ces atouts contribuent au développement du secteur bancaire, ainsi qu à celui des assurances et des services liés au transport. Djibouti constitue une place financière sûre. -Le secteur primaire représente 3% du PIB en raison de la dureté du climat, des coûts productifs élevés ainsi que des ressources naturelles limitées. Agriculture Des conditions climatiques difficiles. Le climat, chaud et aride, ne favorise guère le secteur agricole. Ses activités sont essentiellement concentrées dans l élevage et surtout l extraction de sel dans le lac Assal, qui constitue la première source de recettes d exportation du pays. Les cultures agricoles, quant à elles, se limitent au café, ainsi qu aux fruits et aux légumes. Cette faiblesse de la production agricole nationale est à l origine d une situation de déficit alimentaire pour Djibouti. Les pouvoirs en place se voient ainsi contraints d importer de la nourriture. Plusieurs pays et d organismes internationaux fournissent par ailleurs des aides au développement. -Le secteur secondaire est très peu développé et compte pour 17,8% dans la formation du PIB. Si l on fait abstraction de l eau, de l énergie (10%) et du BTP en stagnation, les activités industrielles restent très faibles et reposent sur un secteur parapublic dont certaines unités sont en cours de privatisation. Le bâtiment et les travaux publics Au titre des constructions publiques, la Direction de l Habitat et de l Urbanisme a enregistré en 2002 la clôture de plusieurs chantiers initiés en 2001 et financés par la Banque Africaine de Développement. Ces projets concernent les infrastructures publiques, en particulier les écoles dans les milieux ruraux et dans certains quartiers de la capitale. Ainsi, plusieurs localités des districts d Ali-Sabieh et de Dikhil et deux quartiers à Djibouti ont vu aboutir les travaux relatifs aux écoles. Parallèlement à ces réalisations, l année 2002 a été l occasion de lancer dans les secteurs sociaux 8 autres projets, et la construction d un pavillon d hospitalisation chirurgicale à l hôpital Peltier. Un important projet de développement urbain a également démarré en 2002, avec la construction de logements de la cité Hodane à Balbala. Le secteur a été également marqué par les constructions entreprises au Camp Lemonier pour le compte des forces américaines. Concernant les chantiers privés, au total 17 d entre eux ont été achevés et agréés par les services compétents, soit le même nombre qu en arrêts de chantiers ont été prononcés, contre 16 un an auparavant, soit plus du double. Chapitre II- L économie Djiboutienne Au terme de l année 2002, le taux de croissance de l économie nationale s est élevé à 2,6% en termes réels, soit une amélioration de 0,7 point par rapport à celui de l année dernière. Cette progression du PIB, qui a permis d atténuer la détérioration du revenu par habitant, a été soutenue par les performances réalisées dans le secteur des transports et communications. L indice des prix à la consommation (IPC) a enregistré un accroissement de 1,5% entre décembre 2001 et décembre Calculée sur la base de l indice moyen mensuel, l inflation de la période sous revue s est située à 0,6%, contre 1,8% un an auparavant. Le ralentissement 6
8 de cet indicateur s explique par la baisse des prix des produits pétroliers, des transports et communications, combinée à une faible variation des prix des autres fonctions. Evolution de la production sectorielle en millions FDJ Composantes PRIMAIRE ,1 SECONDAIRE ,9 Industries (1) ,1 Bâtiment et Travaux Publics ,1 Electricité et eau ,7 TERTIAIRE Commerce et Tourisme ,4 Transports et communications ,7 Banques et Assurances ,2 Services non marchands ,7 Autres services marchands ,1 PIB au coût des facteurs ,3 Taxes indirectes nettes ,1 Var. 02/01 en % PIB Nominal ,3 (1) Inclus l extraction de sel Source : Autorités djiboutiennes, FMI et BM Handicapé par l aridité du climat, les sécheresses à répétition et la rareté des précipitations, le secteur primaire a pourtant enregistré une croissance annuelle de 3,1%. Contribuant à hauteur de 14% à la création de richesse de l économie, le secteur secondaire a connu de son côté, une progression d environ 5%, soutenue notamment par la vigueur de la branche eau-électricité et le démarrage du projet de construction des logements sociaux de la Cité Hodane à Balbala. Au niveau de la balance des paiements, le déficit chronique du compte courant qui s est stabilisé à millions FDJ fin 2002 (soit une aggravation de 385 millions FDJ par rapport à 2001), continue à avoir un impact négatif sur la formation du PIB. 7
9 8 Evolutions comparées du PIB réel et de l'inflation, en % PIB réel Inflation Source : Autorités djiboutiennes et services du FMI Le secteur primaire ne représente qu aux alentours de 3% du PIB et comprend surtout une production maraîchère, un élevage pastoral et une pêche artisanale. A fin 2001, le secteur secondaire s est inscrit en hausse de 7,6% en glissement annuel, après 6,5% une année auparavant. Ces résultats encourageants ont été obtenus grâce à la bonne tenue du sous-secteur bâtiment et travaux publics et de la branche électricité-eau Valeur ajoutée du secteur secondaire, millions FDJ Energie et eau Industries manufacturières BTP Industries extractives Source : Autorités djiboutiennes et services du FMI Poursuivant leur progression, les industries extractives ont été marquées en 2001, pour la troisième année consécutive, par une nette accélération compte tenu de la forte demande de sel émanant de l Ethiopie. 8
10 1- La balance des paiements Au terme de l année 2001, le solde de la balance des paiements de Djibouti s est nettement amélioré avec un excédent de millions FDJ. Ce résultat positif enregistré par la balance globale provient essentiellement de l atténuation du déficit de la balance courante qui se monte à millions FDJ, contre millions en Balance des paiements en millions FDJ Var. 2001/00 Balance commerciale ,8% Exportations, fab ,4% Importations, fab ,7% Services et Revenus (net) ,9% Crédit ,7% Débit % Transferts sans contrepartie (net) ,5% Officiels ,9% Privés ,8% Balance Courante (transf. off. inclus) ,5% Balance Courante (hors transf. offic.) ,9% Balance Courante (hors transf. budg.) ,9% Capitaux ,7% Investissements directs ,7% Capitaux publics ,6% Erreurs et omissions ,7% BALANCE GLOBALE ,5% FINANCEMENT ,5% Réserves off. nettes (augmentation=-) ,1% Banques commerciales % Financements exceptionnels % Source : BCD 9
11 Principaux soldes de la balance des paiements, millions FDJ Paiements courants Mouvements de capitaux Balance Globale Source : BCD 2- La balance des transactions courantes Avec une baisse de plus de 66% d une année à l autre, le solde déficitaire du compte des transactions courantes s est fortement redressé durant l année Interprété d un point de vue conjoncturel, ce résultat encourageant du solde des échanges courants peut être attribué en premier lieu à l accroissement des excédents des services et en second lieu au recul du déficit commercial. Compte des transactions courantes en millions FDJ Var. 2001/00 Biens Services Revenus Transferts courants Total balance courante en pourcentage du PIB 0,6 7,2 2,3 Source : BCD Dans le même temps, la balance des revenus a enregistré une baisse importante pour revenir à un niveau sensiblement identique à celui de l exercice
12 Principales composantes de la balance courante, millions FDJ Biens Services Revenus Transferts Transactions courantes Source : BCD 3- Les échanges commerciaux Après une détérioration du solde de la balance commerciale au cours de l année 2000, les échanges commerciaux de la période sous revue, ont enregistré une fois de plus un déficit de millions FDJ. L amélioration de 3,8% du solde des échanges de biens qui est structurellement déficitaire du fait d une demande intérieure fortement tributaire de l extérieur, est attribuable plus au ralentissement des importations qu à une hausse des exportations. Malgré le recul des exportations des produits locaux, les exportations des marchandises ont globalement progressé de 0,4% à cause de la croissance de 1,2% des réexportations des marchandises en provenance de l Ethiopie. Quant aux importations, en affichant en valeur un montant total de millions FDJ au cours de l année 2001, ont accusé une baisse de près de 3% imputable au ralentissement de la demande intérieure. Balance commerciale en millions FDJ Var. 2001/00 Exportations, fab ,4% Importations, fab ,7% Balance commerciale ,8% Source : BCD En 2002, les ressources de la clientèle ont été composées de bons de caisse et de comptes à terme dont les parts respectives dans la structure globale sont, respectivement, de 31,7% et 20,7%. 11
13 Dépôts auprès des banques selon la nature en millions FDJ Composantes Var. 02/01 en % Comptes à vue ,1 Comptes sur livrets ,6 Comptes à terme ,8 Bons de caisse ,9 Total ,5 Source : BCD 4- Les dépôts selon les devises et les différentes catégories de déposants La ventilation des dépôts selon les devises montre que les ressources en FDJ se sont confortées de 25,3% puis, dans une moindre mesure, celles en dollars américains de 12,8% tandis que les ressources en autres devises ont baissé de 3,9%. La part des ressources clientèle en dollars américains est la plus importante en totalisant 51,4%, celle des ressources en FDJ 45,3% et la part des autres devises est tombée à environ 3,2% de l ensemble des ressources. Cette situation s expliquerait par le fait que la clientèle constituée pour la plupart de sociétés ou d entrepreneurs individuels ont préféré déposer leurs ressources en dollars américains en raison de leurs activités de commerce alors que la progression des dépôts en FDJ est due à la baisse des taux d intérêt sur les devises. Dépôts auprès des banques selon les devises en millions FDJ Composantes Var. 02/01 en % Francs Djibouti ,3 Dollars US ,8 Autres devises ,9 Total ,5 Source : BCD Concernant les différentes catégories de clientèle, les sociétés et entrepreneurs individuels, ont vu leurs dépôts diminuer de 38,2% au cours de l exercice Par contre, les autres catégories ont vu leurs ressources augmenter dans l ensemble au cours de la période sous revue. Dépôts auprès des banques par catégorie de déposants en millions FDJ Composantes Var. 02/01 en % Entreprises et Ets publics Stés et entrep. individuels ,2 Particuliers ,2 Divers ,5 Total ,5 Source : BCD 5- L évolution des intérêts créditeurs L année 2002 a enregistré des taux d intérêts créditeurs très sensiblement à la baisse par rapport à l année
14 Evolution des intérêts créditeurs en pourcentage Opérations Taux 1 er trim. 2 ème trim. 3 ème trim. 4 ème trim. annuels 1. Particuliers Taux annuels Comptes sur livrets 2,60 0,92 0,92 0,92 0,92 0,92 Comptes à terme 2,90 1,20 1,15 1,06 1,01 1,11 Bons de caisse 3,20 0,53 0,47 0,37 0,34 0,43 2. Entreprises Comptes sur livrets 3,01 0,58 0,58 0,58 0,58 0,58 Comptes à terme 3,04 1,31 1,27 1,18 1,13 1,22 Bons de caisse 3,20 0,88 0,82 0,70 0,67 0,77 Source : BCD En comparant les taux appliqués aux entreprises et ceux appliqués aux particuliers en fonction des différents produits de placement, il semble que les particuliers sont plus intéressés par les comptes d épargne sur livrets. 1,4 1,2 1 Comparaison des taux d'intérêts créditeurs entre les particuliers et les entreprises Taux d'intérêt 0,8 0,6 0,4 0,2 0 Comptes sur livrets Comptes à terme Bons de caisse Particuliers Entreprises 13
15 6- L évolution des prix à la consommation L évolution du niveau général des prix sur l année 2002, retracée par le taux de croissance de l Indice des Prix à la Consommation (IPC), indique une hausse modérée des prix intérieurs. Variations mensuelles de l'ipc en % 0 Déc.00 Mars Juin Sept. Déc.01 Mars Juin Sept. Déc.02-2 IPC global Produits alimentaires Logement et énergie Transports Source : MEFPP En effet, avec un accroissement de cet indice de 1,5% en glissement annuel contre 1,4% en 2001, la hausse des prix se limite à +0,1 point de base alors que les prévisions des services du FMI tablaient sur une croissance de 2% de l indice. Cette augmentation des prix est le produit d une croissance positive des principales fonctions de consommation, à savoir le tabac (+9,2%), le poste transports (+0,7%) et les produits alimentaires (+2,9%). Cependant, l évolution négative des prix du poste Logements-Eau- Electricité (-0,9%) et du poste Hôtels-Cafés-Restaurants (-1,4%) a légèrement atténué la variation du niveau général des prix. 7- Le niveau de l emploi Les difficultés de caractérisation et de suivi du marché du travail demeurent persistantes et se retrouvent tant au niveau des statistiques sur la taille de la population active, le taux de chômage qu au niveau de la centralisation des données relatives à l évolution du marché du travail (créations et destructions par type d emplois et par secteurs d activités) et plus globalement à la tendance et aux grandes orientations de ce marché. Ainsi, les résultats des enquêtes EDAM de 1996 et 2002 relatives à l emploi révèlent une véritable crise du marché du travail avec un taux de chômage en 2002 de 59,5% en forte croissance par rapport à son niveau de 1996 (44,1%). Parmi ces chômeurs 50,4% déclarent être à la recherche d un premier emploi. Le chômage touche beaucoup les jeunes de moins de 30 ans (76,1%) et les femmes (68,6%). Pour le suivi de l évolution du marché du travail, le Service National de l Emploi (SNE) et l Organisme de Protection Sociale (OPS) restent, toutefois, les principaux organismes publics pourvoyeurs de données, malgré une insuffisance en moyens humains et financiers pour le premier et des problèmes de mises à jour de ses fichiers pour le second. 14
16 Chapitre III-La spécificité Djiboutienne 1- Un Etat omniprésent et inexistant Lors de l élaboration d un projet et sa mise en place par un organisme non gouvernemental (ONG), ONG se heurte à la carence d un Etat omniprésent dès que les conflits d intérêts interviennent, mais inexistant lorsqu il s agit de formuler des politiques sectorielles ou de les exécuter. Cette carence, souvent doublée d un important pouvoir de blocage, explique la lenteur et souvent l absence de parution des textes de loi. L Etat n existe pas en tant qu entité juridique mais comme un groupement d intérêt d un certains nombres d individus appartenant à des clans et des clubs très fermés, ayant des convictions et des intérêts personnels. L absence de l état se traduit aussi par la paupérisation des services publics : les salaires des fonctionnaires, après avoir été diminués, sont payés irrégulièrement depuis 1989 à Les budgets de fonctionnement restent virtuels fautes de dotations d être versées et ne permettent pas la maintenance des investissements réalisés par les bailleurs de fonds. Les conditions difficiles de fonctionnement des différents départements ministériels, ainsi que la dégradation de la situation matérielle de la fonction publique constituent des facteurs de démotivations des cadres Djiboutiens. La dégradation des véhicules, des biens mobiliers et immobiliers accélère la fuite des cerveaux vers les pays occidentaux (ex : Canada). Tout ceci freine la politique de relève de l assistance technique des différents bailleurs (ex : France), favorise un fort développement de la corruption et Djibouti peut sans doute être considéré comme un exemple de «bonne gouvernance» qui a des conséquences particulièrement néfastes sur le développement du Pays. 2- Un lourd héritage du passé L indépendance relativement récente de Djibouti n a pas encore permis une véritable mutation des mentalités, notamment au sein du pouvoir politique qui n a pas pris pleinement conscience que l avenir est désormais largement entre ses mains et que le recours à l assistance technique et aux bailleurs de fonds ne peut tenir lieu de stratégie dans la plupart des secteurs. Jusqu en 1991, les financements massifs dont Djibouti a bénéficie lui ont permis de maintenir un niveau de vie très supérieur à celui qui aurait été le sien sur la base de ses ressources propres. Cette situation d assistance n a certainement pas favorisé l internalisation du processus de développement. Depuis cette date, ces financements sont en constante diminution, mais les Djiboutiens comptent largement sur cette manne pour résoudre les difficultés. 3-La période 1989 et 1998 Après une indépendance tardive, et jusqu à la fin des années 80, Djibouti a avant tout constitué un enjeu militaire, dont l importance était renforcée par la dominante marxiste des pays voisins (Somalie, Ethiope ). L année 1989 avec l effondrement du mur de Berlin et la disparution progressive du monde bipolaire) représente pour Djibouti une date charnière. Les années n ont pas été des années de reconstruction nationale, mais au contraire des années ou la situation de Djibouti s est détériorée : d abord, les charges accumulées lors de la période de guerre et le coût de l armée ont pesé plus lourdement et l Etat a puisé des ressources ou il en existait notamment dans les entreprises publiques ; ensuite, l illiquidité en particulier du trésor public a conduit à l inexistence des budgets de fonctionnement et à l instauration de systèmes de compensation ; enfin, l administration, au service d un Etat sans crédit, s est installée dans un Etat de non droit. 15
17 4- L année 1995 et 1997 En 1995, la situation s est dégradée, l activité reculant à cause essentiellement de la diminution de la demande intérieure et du trafic portuaire. Celui-ci concurrencé par les ports de Berbera (en Somalie) et d Assab (en Erythrée). D où l apparition du déficit budgétaire. L Etat emprunte aux banques commerciales et entreprises publiques. La dégradation de la position extérieure conduit à la perte de réserves internationales brutes. Le programme de 1996 préconisé par le FMI était : Réduction de la masse salariale (80% des recettes publiques en 1994) ; Démobiliser ; Reforme de la fonction publique ; Déficit public sera ramené de 11,7% à 6,12% en 95 par la diminution de la masse salariale et augmentation des recettes. Djibouti aura connu en 1997 une année politique, économique et sociale particulièrement troublée. Arrestation des principaux chefs de l opposition, grèves à répétition dans le secteur public, persistance des tensions avec le FMI et les bailleurs de fonds, effrayés par le manque de rigueur budgétaire manifesté par le gouvernement du président Hassan Gouled Aptidon. Sur le plan économique, les aides françaises et européennes ont permis au gouvernement de respecter ses engagements budgétaires et d obtenir ainsi le deuxième décaissement du Fonds monétaire international, repoussé jusqu alors en raison d un retard dans le paiement des arriérés de la dette Djiboutienne. Quoi qu il en soit, la situation économique était loin d être bonne, les aides étrangères continuant d être gaspillées en dépenses militaires pour assurer la lutte contre Afars et Issas. Chapitre IV- Historique des relations entre le FMI et Djibouti 1- La situation économique de 1991 à 1995 (avant le FMI) Compte tenu de la structure du PIB et du régime monétaire, la croissance de Djibouti dépend en fait des facteurs externes, notamment de la demande régionale des services et de l aide étrangère. Il s en est suivi par conséquent une diminution de la demande de services du Port dans la première moitié de la décennie passée ainsi que de l aide extérieure. Le PIB nominal n a pratiquement pas augmenté depuis Entre 1991 et 1995, le PIB nominal s est accrue en moyenne de 2,1% par an, taux nettement inférieur au taux d accroissement démographique (de l ordre de 2,8%) et au taux d inflation (4,8%). Cette stagnation s est traduite par une diminution du solde de la balance des paiements. Le déficit de la balance commerciale représentait 47% du PIB en 1991, ce déficit est de moins en moins compensé comme dans les années précédentes par l excédent de services et les transferts de l aide extérieure. Ainsi, depuis 1991, le solde de la balance des opérations courantes a continué à se détériorer avec comme résultat une accumulation des arriérés extérieurs et une diminution des réserves officielles (le ratio de couverture des importations est passé de 6,3 mois à moins de 5 mois). De même, le budget de l Etat est structurellement déficitaire et le déficit est généralement comblé par des apports étrangers, essentiellement des dons. En 1991, le déficit budgétaire représentait 17% du PIB. Avec l éclatement du conflit dans le Nord à la fin de l année 1991, la situation s est considérablement détériorée : le quadruplement des effectifs des forces armées et de la sécurité entraînant une explosion des dépenses salariales de l Etat (plus de 30% d augmentation entre 1991 et 1992), déficit du budget de l ordre de 27% du PIB, un cumul d arriérés auprès des entreprises publiques et des fournisseurs privés. Parallèlement, les contributions extérieures constituées pour une bonne partie par des dons et les financements sur projets ont diminué de manière considérable (de plus de 50% entre 1991 et 1995). 16
18 Contraint par la particularité de son régime monétaire (currency board), L Etat n avait donc plus d autres alternatives que de recourir à l emprunt, auprès des entreprises publiques mettant ces dernières dans une situation financière critique et de cumuler des arriérés auprès des fournisseurs, puis à partir de 1995 auprès des salariés de l administration. 2- Quand et pourquoi le FMI est venu à Djibouti La situation budgétaire devenant intenable en 1995, le gouvernement a entamé des discussions avec le FMI pour la conclusion d un accord de confirmation (stand-by) entré en vigueur en avril L histoire post-coloniale de Djibouti est caractérisée par le conflit armé qui s est déroulé de 1991 à 1994, dont les conséquences ont été catastrophiques pour l économie et les finances publiques. Le recrutement de troupes, composées de plusieurs milliers de soldats, a gonflé la masse salariale et le nombre de soldats enrôlés à l armée a quadruplé en une année, passant de 4000 à D abord, Djibouti venait de subir trois chocs internes et externes : 1/ Elle sortait d un conflit civil au cours de laquelle la taille des forces armées est passée de 4000 à en une seule année ; 2/ Elle subissait l afflux massif de réfugiés estimés à personnes fuyant les pays voisins Ethiopie et Somalie ; 3/ L armée française source des revenus décidait de réduire sa présence, elle pèse 40% dans la formation du PIB. Ces trois éléments ont rendu l ajustement économique indispensable et l appel au FMI une nécessité incontournable. Ensuite, Djibouti était en période de crise comme le démontre l évolution du taux de croissance économique demeurée négative entre 1993 (-0,20%) jusqu à 1996 (-3,8%), l économie du pays s installait dans un cycle structurel de crise. La crise économique de notre pays se caractérisait par des symptômes classiques au niveau du budget au cours de la décennie écoulée : Baisse continue du taux de croissance du PIB Poids énorme de la masse salariale (65% du budget de fonctionnement) (19% du PIB) Accumulation effrénée des dettes de l Etat Perte de crédibilité de l Etat Taux d inflation situé à 7% en 1992 Enfin, la crise est un problème Djiboutien et aussi un problème de gestion. Depuis 1991 à 1994 avec la guerre civile, le budget de Djibouti n a cessé de subir un déficit. L administration djiboutienne est le principal employeur. Or, nous savons que celle-ci est totalement improductive. Il aurait fallu que l employeur soit le secteur privé et public parce que ils sont productifs. Le gouvernement djiboutien a eu un manque de vision et n a pas mis en place des projets de développement avec les moyens financiers importants qu il disposait : Construire beaucoup d écoles, pour développer l éducation, des centres de formation techniques et professionnels. Il faut développer les infrastructures de santé, parce qu il est toujours plus facile de prévenir que de guérir, pour avoir une population en bonne santé et entraîner une meilleure productivité. Il faut également construire des infrastructures de base telles des routes ou des réservoirs de stockage d eau. Au lieu d investir dans des infrastructures socio-économiques qui auraient servi de base pour attirer les investisseurs, Djibouti a préféré la simplicité quand elle avait des moyens financiers énormes parce que les investisseurs aiment bien avoir toutes les infrastructures nécessaires pour pouvoir développer leurs activités. C est le sureffectif des années fastes qui a provoqué l étranglement de l administration. 17
19 DEUXIEME PARTIE LE PROGRAMME D AJUSTEMENT STRUCTUREL Les différents programmes économiques appliqués à Djibouti Le PSF est le troisième type de programme économique de Djibouti signé par le FMI. Auparavant, il y a eu deux programmes : l Accord de Confirmation dit Stand By (avril avril 1999) et le FRPC (octobre 1999-janvier 2003). C est le 29 décembre 1978, au lendemain de son indépendance que Djibouti a adhéré au FMI. Mais ce n est que le 15 avril 1996 qu elle fera appel pour la première fois à l assistance du FMI. Cette assistance va se matérialiser à travers le programme et reforme économique appuyé par un accord de confirmation ou «Stand By». Chapitre I- Le Stand-by 1-Définition de la politique d ajustement structurel et de la conditionnalité 1-1-L ajustement structurel Définir C est l ensemble des remèdes prescrits par le FMI et la Banque mondiale aux pays en développement pour les «ajuster» à l environnement économique et financier international. Ces mesures sont généralement considérées comme une application stricte du «monétarisme international». La réduction du poids de l Etat est censée donner plus de flexibilité à l économie et à améliorer les équilibres extérieurs. Terrain fertile pour l application des plans d ajustement structurels (PAS), le continent africain, par la complexité et la diversité des problèmes qui s y posent, en montre les limites, voire les dangers. Le contenu de la politique d ajustement Les politiques préconisées sont, en général, de trois types : Le réajustement monétaire : la dévaluation vise à rendre les produits nationaux plus compétitifs et à renchérir, et donc dissuader, les importations. L austérité interne : la contraction de la demande interne est recherchée par des mesures restreignant les dépenses budgétaires et la consommation des ménages. La contraction du déficit public est obtenue principalement par les limitations de dépenses, mais aussi par des hausses d impôts. L action sur la demande des ménages prend la forme d une rigueur salariale et d une politique de «vérité des prix» : en raison de la suppression des subventions, les prix correspondent mieux aux coûts, mais le coût de la vie augmente fortement. La libéralisation de l économie est mise en œuvre dans les rapports avec l extérieur : ouverture aux produits, remise en cause des mesures de protectionnistes, et aux capitaux étrangers, limitation du contrôle des changes. Mais elle se traduit par la réduction du rôle de l Etat dans l économie : réduction des subventions et vérité des prix, privatisations, réduction des dépenses publiques. 1-2-La conditionnalité Définition 18
20 Le principe permettant l accès à de nouveaux prêts, à des rééchelonnements ou à des réductions de dettes est soumis à certaines conditions. Ainsi, le FMI assortit les prêts qu il octroie de l obligation de mettre en place des mesures de stabilisation de l économie, et la Banque mondiale assujettit ses propres prêts à la mise en œuvre de politique d assainissement interne. La conditionnalité peut aussi se référer au respect des droits de l homme, à la lutte contre le terrorisme, etc. En vertu de la «conditionnalité», un programme économique est élaboré par les experts du Fonds et son acceptation par le pays conditionne l octroi du crédit ; en cas de réalisation insuffisante du plan, le fonds suspend ses crédits. Les objectifs de la conception traditionnelle de la conditionnalité L objectif affiché de la conditionnalité est de «redonner une position viable à la balance des paiements dans un contexte de stabilité des prix et de croissance économique soutenue, tout en évitant l emploi de mesures contraires à la liberté du commerce et des paiements extérieurs». Quatre principes sous tendent les interventions du Fonds dans le cadre de la conditionnalité. Financement international et ajustement interne vont de pair : l octroi de crédits par le FMI suppose la mise en œuvre et l application d un programme d assainissement visant à rééquilibrer la balance des paiements. L objectif de rétablissement de l équilibre de la balance des paiements est privilégié, la croissance et l emploi ne constituant pas des objectifs prioritaires. S inspirant des préceptes des économistes orthodoxes et plus précisément monétaristes, les politiques font dépendre l ajustement d actions centrées sur la demande. Selon cette optique, les déficits extérieurs résultent de prix internes trop élevés par rapport aux prix mondiaux, de l excès de la demande interne et d une insuffisance de l épargne nationale. Le rééquilibrage passe donc par une contraction de la demande interne tout particulièrement de la consommation censée limiter la hausse des prix et de permettre la reconstitution de l épargne. Enfin, l ajustement suppose une libéralisation de l économie, l idée étant que la liberté de mouvement des marchandises et des capitaux, d une part, et la stimulation de l initiative privée, d autre part, sont les conditions nécessaires au rétablissement de l économie. 2-Le Stand by ( ) Le rôle majeur du FMI est d accorder aux pays membres des prêts d urgence pour les aider à faire face à des besoins pressants de financement de leur balance de paiements à la suite d une catastrophe naturelle ou d un conflit armé. L aide financière d urgence est assortie de décaissements rapides et s accompagne de conseil de politiques économiques ainsi que dans de nombreux cas d une assistance technique». Pour la première tranche de crédit les pays membres doivent seulement démontrer leur volonté de rééquilibrer leur balance des paiements. Pour les tranches de crédit supérieures, u accord de confirmation dit accord de Stand-By fondé sur des politiques de stabilisation couvrant un ou deux ans est requis. Cette assistance s est matérialisée pour Djibouti par un accord Stand-By de 14 mois d un montant de 8,25 millions DTS soit 11,9 millions de USD. Mais compte tenu de certaines difficultés dans son exécution cet accord s est étendu sur 36 mois et a pris fin en avril Le FMI arrive à Djibouti en 95 après un problème interne notamment un déficit public important. L aide du FMI a été dans un premier temps de résorber l équilibre et de proposer des mesures structurelles qui consistait à lutter contre le gaspillage, de bien affecter les 19
21 ressources, qu il est des variables économiques saines et de mettre les bases d une perspective de développement existante. Cette politique imposé par le FMI, vise, selon une stricte logique néo-libérale, à réduire le déficit commercial et l endettement : dévaluation de la monnaie, baisse de la demande interne (réduction des dépenses publiques, hausse des impôts, blocage des salaires, augmentation des taux d intérêt, limitation de l endettement public). Pour réussir un quelconque ajustement le FMI a préconisé : de combler ce déficit pour freiner la multiplication des arriérés D équilibrer leur gestion La compression de l effectif pour alléger les charges de l état, se préoccuper du devenir du personnel licencier et des chômeurs existants déjà, faciliter aux départs en retraite anticipée ou même normale (licencier) Démobiliser aussi tous ces effectifs qui ne sont plus nécessaires sur le plan de sécurité puisque Djibouti est en paix avec lui-même et avec ses voisins 2-1-Les mesures structurelles appliquées à Djibouti ont donné des effets positifs en matière d austérité interne. Le plan de réinsertion Le gouvernement djiboutien avait un problème avec le FMI et la Banque Mondiale en ce qui concerne les opérations de réinsertion. En effet, la Banque Mondiale qui devait normalement financer les caisses de sécurités sociales pour prendre en charge ceux qui doivent partir en retraite et les agents démobiliser à refuser de financer les caisses de retraite sans trouver des programmes de réinsertion. Les autorités djiboutiennes doivent présenter des projets réalistes, bien conçus, bien ficelés qui aient de la substance pour pouvoir convaincre les bailleurs de fonds (BAD, BID, FADES, Banque Mondiale ). Ensuite, il faut de la crédibilité non seulement dans la conception mais également dans la gestion des projets. Et actuellement, il existe des agences qui démontrent ce sérieux et qui prouvent que ce pays possède des cadres compétents, capables de concevoir et de gérer, comme il se doit, des projets d insertion, des projets de construction et des projets de développement. FMI préconise le gel des salaires pour contracter la demande intérieure Pour ce qui est de la masse salariale, les autorités djiboutiennes ont fait un grand effort. La masse salariale a été diminuée de 20% : en diminuant quelque peu les salaires nominaux et les différentes primes. Alors qu il aurait fallu mettre en place les solutions de retraite anticipée, de retraite normale et accélérer la démobilisation. Tout le monde sait qu à Djibouti il y a des fonctionnaires qui ne sont pas présents et qui continuent de toucher des salaires «les fonctionnaires fantômes ou les bras cassés» selon une expression djiboutienne. Ces fonctionnaires fantômes sont des hommes, femmes, qui travaillent dans les différents services de l administration (policier, gendarme, militaire, fonctionnaire ) et qui bénéficient des faveurs de l Etat parce qu ils sont proches au président, au 1 er ministre ou parce que ils sont membres des partis politiques. Ces faveurs se matérialisent par la perception de leurs salaires sans être présent à leur poste, des avantages en nature (logement et voiture de fonction, bons d essence ) et quand ils atteignent l âge de la retraite, leurs noms ne figurent pas sur la liste des retraités. C est injuste pour ceux qui sont présents et qui sont là, tous les jours à leur travail. Dans le domaine de retraites, beaucoup de personnes sont encore-là parce que les caisses de retraite ne sont pas alimentées. 20
22 La compression de la masse salariale par un triple action : réduction de 20% des effectifs de la fonction publique, baisse de 20% des salaires de l Etat et amorce de la démobilisation du personnel de sécurité (police et armée) La réduction des effectifs ou de la masse salariale a été difficile : Année Déficit de -8,1% -4,4% -1,9% 1% -2,9% -3,8% la masse salariale Ces opérations devraient permettre à Djibouti de dégraisser un peu les effectifs mais ces genres de mesures d accompagnement font défaut pour des raisons politiques et sociales. Au niveau sociale, le gouvernement craint les grèves, les émeutes, les violences dans les rues de Djibouti et au niveau politique, les militaires, les fonctionnaires et une partie de la population urbaine exercent des pressions permanentes sur le gouvernement. Le déficit s est accru en 1997 parce qu il y a eu des problèmes de réalisation du programme d ajustement structurel. Alors, qu il était prévu que le déficit baisse. En 1998, avec l arrivée de l actuel ministre de l économie et des finances une bonne reprise. En 1999, il y a eu l élection d un nouveau président, donc automatiquement des nouvelles visions, des nouvelles dépenses et un renforcement de l administration. Ces baromètres sont retournés en rouge pour l année 1999 et Stabiliser les finances publiques L assainissement financier a été atteint lorsque les mesures ont été appliquées avec rigueur. Djibouti a réalisé des efforts pour stabiliser les finances publiques en mettant en place des mesures de contrôle des procédures d admission et de paiement des dépenses publiques. Jadis, certains d opérations liées au budget passaient directement au trésor, sans qu elles aient eu auparavant, les visas d engagement et d ordonnancement nécessaire pour qu elles soient payées. Il ne peut pas payer une dépense sans les visas nécessaires et donc certains dépenses contournaient la réglementation en vigueur. Si Djibouti veut vraiment de la rigueur dans la gestion du budget, il faut passer par les différents stades de contrôle de la dépense. Le ministre de l économie et des finances a introduit un instrument moderne de gestion rigoureux qui est «le plan de trésorerie». Ce qui veut dire qu une dépense ne peut être engagée, ni ordonnancée, ni payée que s il y a vraiment des recettes ou du cash, au trésor. L économie a besoin de mouvements de fonds, a besoin de cash pour maintenir sa santé. Aujourd hui pour payer une dépense, c est devenue un véritable parcours de combattant pour les techniciens du ministère des finances. Malgré toutes les volontés de gestion, il existe des contraintes d Etat ou d autres priorités imprévues. Les problèmes de gestion économique et financière sont liés à des enjeux sociopolitiques. Combler le déficit Le FMI préconise qu il faut réduire le déficit du budget de l Etat avant de trouver un financement. On comble le déficit en augmentant les recettes. Pour augmenter les recettes, la première décision réaliste est l augmentation des taxes, qui, à son tour, risque d entraîner une inflation. En effet, il y aura une augmentation des prix des produits. L augmentation des taxes ne veut pas dire augmenter le taux d imposition sur les opérations économiques ou les ménages mais c est améliorer l assiette de l impôt et le recouvrement de l impôt à Djibouti. En effet en matière d assiette de l impôt, il y a des personnes qui ne sont pas imposés. Il faut la justice et l équité pour les opérateurs économiques et les ménages devant l impôt. En ce qui concerne le recouvrement, il est anormal que certains ne payent pas leurs impôts. Afin de 21
23 réduire la demande interne ainsi que l endettement, les autorités djiboutiennes ont augmenté les taux d intérêt et limiter l endettement public. 2-2-Le programme d ajustement structurel améliore l économie de Djibouti du fait de l obtention des variables macro-économiques saines et la stabilité politique. L évolution des prix a la consommation L évolution du niveau général des prix sur l année 2002, retracée par le taux de croissance de l Indice des Prix à la Consommation (IPC), indique une hausse modérée des prix intérieurs. Variations mensuelles de l'ipc 2 en % 0 Déc.00 Mars Juin Sept. Déc.01 Mars Juin Sept. Déc.02-2 IPC global Produits alimentaires Logement et énergie Transports Source : MEFPP En effet, avec un accroissement de cet indice de 1,5% en glissement annuel contre 1,4% en 2001, la hausse des prix se limite à +0,1 point de base alors que les prévisions des services du FMI tablaient sur une croissance de 2% de l indice. Cette augmentation des prix est le produit d une croissance positive des principales fonctions de consommation, à savoir le tabac (+9,2%), le poste transports (+0,7%) et les produits alimentaires (+2,9%). Cependant, l évolution négative des prix du poste Logements-Eau- Electricité (-0,9%) et du poste Hôtels-Cafés-Restaurants (-1,4%) a légèrement atténué la variation du niveau général des prix. La stabilité politique L ordre public et la sécurité règnent à Djibouti, depuis que le président de la république a invité tous les partis d opposition à s associer au développement du pays en leur offrant des sièges de député. Depuis le décret de réforme constitutionnelle du 21 janvier 1992, le multipartisme et la démocratie étaient à l ordre du jour. La démocratie Djiboutienne se distingue de la démocratie européenne. En effet, la différence réside dans le choix entre le système des pays occidentaux et le système politique, judiciaire, sociale mis en place par nos aïeux ou ancêtres. Certaines personnalités politiques qui considèrent le FMI et la Banque mondiale comme des instruments d ingérence dans les affaires politiques. Le FMI et la banque mondiale ont introduit «la bonne gouvernance» (la cour de compte, le multipartisme, service de contrôle et de recouvrement, la cour de justice ). Le président actuel essaie de suivre la politique française, notamment du président Jacques Chirac, en créant «l UMP». Comme nous savons que les guerres civiles en Afrique crée un environnement hostile à 22
24 l investissement et à la croissance, le plus important pour l économie d un pays est la stabilité politique et la cohésion sociale. 2-3-Ce programme appuyé par l accord de Stand-By avec le FMI a permis d atteindre les objectifs suivants (d après FMI) : Le rétablissement de la croissance économique La croissance de l économie de Djibouti s est détériorée à cause des crises internes et externes, passant en 1993 de 0,20% à 3,8% pour l année En raison d une diminution de l aide au développement qu il percevait, le gouvernement djiboutien a été amené à soumettre l économie de son pays à des mesures d austérité, ainsi qu à mettre en place des reformes structurelles. Par ailleurs, il continue de subir des pressions de la part du FMI en matière fiscale. Dans de telles conditions, le déficit budgétaire n a guère été important, l inflation est restée faible. Le taux de croissance est en hausse par rapport à 2001 (en 2002 il est de 1,6%).Les bons résultats économiques sont essentiellement liés à une augmentation de la présence militaire étrangère à Djibouti depuis septembre 2002 (lutte contre le terrorisme) et la reprise qui a suivi. L augmentation également de la part du secteur primaire (3,11%) notamment la pêche, le tourisme (période d été) et le sel. Le secteur tertiaire (83% du PIB) s est considérablement amélioré grâce aux mesures prises pour restructurer, développer et activités affichées par le port, le transport, aéroport, le commerce, le télécommunication, hôtellerie et BTP(bâtiment travaux public). Taux de croissance ,20% -3,8% 0% 1% 1,5% 1,6% 23
25 24
26 La diminution de l inflation à 2% L hyper-inflation a été de manière générale réduite mais au prix d un contrôle sévère du crédit et de la masse monétaire. Un pays ne doit pas vivre au-dessus de ses moyens afin de ne pas créer un besoin de financement. Le FMI est particulièrement attentif à l inflation. Djibouti a dépensé plus qu il n a reçu en rentrées fiscales et en aides étrangères, ce qui a conduit à un déficit budgétaire notamment celui le déficit des opérations courantes. Djibouti a financé son déficit grâce à la planche à billet d ou l apparition de l inflation. Cette politique imposé par le FMI, vise, selon le choix des monétaristes, la priorité est la lutte contre l inflation et non contre le chômage. Si l inflation inquiète tant, c est qu une inflation trop élevée entraîne souvent une croissance faible, celui-ci un chômage massif. En effet, il est désormais bien établi que ce sont les ménages les plus démunis qui subissent les effets de la hausse des prix, car ils voient leurs revenus s éroder et ils ne peuvent pas protéger leur épargne. L inflation, mesuré par l évolution de l indice à la consommation, est un bon indicateur qui a bien réagit aux efforts des autorités djiboutienne car il est de 7% en 1992 et passe à 2% en Evolutions comparées du PIB réel et de l'inflation, en % PIB réel Inflation 2-4-Les impacts négatifs des mesures d ajustement se ressentent sensiblement sur les couches les plus vulnérables de la population djiboutienne et les résultats de la dernière enquête sur les ménages réalisée en juillet 2002 indiquant 45.2% de pauvres illustrent cette situation. Une population vulnérable Les politiques recommandées par le FMI font l objet de critiques, souvent sévères, émanant en particulier des pays concernés, en raison tout d abord des conséquences sociales qui en résultent. Le relèvement des tarifs de transports (Bus et minibus) et le prix de certains produits laitiers, fourniture de bureau, la mendicité des enfants dans les rues de la capitale. Ces politiques, en effet, se traduisent, au moins à court terme, par une réduction souvent dramatique du niveau de vie des couches sociales populaires. Programme d ajustement structurel conduit «au désajustement social : inégalités, vives tensions sociales» et donne des effets négatifs. L écart entre les pauvres et les riches s est accru. 25
27 Les causes sont multiples : Revenus urbains sont en baisse du fait des économies budgétaires Réduction des emplois publics Suppression des subventions Réduction de l activité économique Hausse du chômage (à Djibouti : il est de 59% en 2004) Le chômage s est accru et la pauvreté s est généralisé à toutes les couches sociales populaires. Le taux de pauvreté se situe à 59%, 10% se situe en dessous du seuil de pauvreté,et est plus élevé parmi les réfugiés (d origine somalien, éthiopiens, érythréens) et les nomades qui représentent respectivement 28% et 19% de la population. Ainsi, le filet de protection informel pour les groupes vulnérables est inadéquat. Avec un effectif de personne plus important le niveau de vie des agents de l Etat a probablement diminué de près de 60 à 70% en dix ans y compris les mesures d ajustement. La chute importante du revenu moyen par habitant a contribué à élever le niveau de la pauvreté tout la croissance du chômage. L inégalité es revenus est un facteur d instabilité dans la mesure ou elle renforce les divergences d intérêt. Cependant, en dépit des efforts entrepris, le solde budgétaire reste préoccupant et les arriérées sembleraient ne pas être maîtrisées. Le Solde Budgétaire En 2002, le solde budgétaire intérieur s est situé à 2% du PIB alors que le programme prévoyait un excédent à 0,3% du PIB. Sur base ordonnancement, le solde budgétaire a affiché un déficit équivalent à 1,4% du PIB, contre un déficit de 1,8% du PIB en Au total, les résultats budgétaires ont reflété les efforts importants fournis par les autorités au cours de l année Toutefois, il convient de souligner que le déficit budgétaire, en s établissant à millions FDJ, a dépassé l objectif initial du programme, qui tablait sur un déficit de 741 millions FDJ. Contrairement à l exercice 2000, les pouvoirs publics ont apuré 701 millions FDJ d arriérés contre un objectif initialement prévu de millions FDJ. Cette contre-performance traduit tant la faiblesse des financements extérieurs que les manques à gagner en matière de recettes. Evolution du financement du solde budgétaire (base ordonnancements) en millions FDJ Var. 2001/00 Solde budgétaire ,0% Arriérés ,4% Financement interne ,6% Financement externe ,1% Source : MEFPP En forte augmentation de 68,5% au cours de l année sous revue, le déficit base caisse a été beaucoup plus important qu en S établissant à millions FDJ fin 2001, le déficit base caisse a été financé par des ressources extérieures et des concours bancaires. 26
28 6 Financement du solde budgétaire 3 en % du PIB Solde budgétaire Financement Arriérés La Banque Centrale de Djibouti a contribué à hauteur de 538 millions au titre des financements liés aux tirages auprès du FMI et du FMA, comparativement à une projection de 817 millions FDJ. L écart provient du non-décaissement du tirage prévu par le FMA au titre de la Facilité élargie. Les banques commerciales ont, quant à elles, contribué pour un montant de 19 millions FDJ au financement du déficit budgétaire de l année Le financement extérieur net a connu, en 2001, un accroissement substantiel en se situant à millions FDJ, contre 626 millions FDJ une année auparavant. De plus, la conclusion tardive de la seconde revue du programme appuyé par le FMI, n a pas permis de bénéficier de financements extérieurs plus importants comme prévu initialement dans les projections (2.690 millions FDJ). Le niveau des dépenses publiques est très préoccupant conduisant à une situation de délabrement des services d Etat, de blocage ou chômage technique, de démotivation, voire de discrédit. Les dépenses de l exercice 1999 sont au même niveau que celles de Après une réduction de plus de 20%, les dépenses de personnel restent assez stables mais ne parviennent pas à atteindre le niveau de même si une éventuelle indexation pouvait le rapprocher en volume. Fin 2001, les dépenses courantes de l Etat ont été ramenées à millions FDJ, contre millions FDJ une année auparavant. Après avoir culminé à 30% en 1999 et en 2000, le ratio dépenses courantes/pib est revenu à 27,2% à la fin de l année Ce recul a surtout concerné les dépenses d équipements, les dépenses d entretien et les charges d intérêts. La masse salariale, principale composante des dépenses courantes (soit 53,5%, contre 49,4% en 2000) a crû d environ 200 millions FDJ en douze mois. Cette hausse est essentiellement imputable aux retards d exécution du programme de démobilisation dont le coût net a été de 206 millions FDJ au lieu de 572 millions FDJ prévus dans le programme initial. Les postes en matériels et fournitures ont accusé une évolution négative ( millions FDJ) par rapport à l année précédente. Ces dépenses n ont guère dépassé que de 9 millions FDJ les projections du programme (4.700 millions FDJ) contrairement à l année 2000 caractérisée par des charges exceptionnelles (Conférence pour la Somalie, épidémies et sécheresse). Les dépenses d entretien se sont réduites de 715 millions FDJ à 515 millions FDJ d une année à l autre. Elles ont affiché un niveau inférieur à celui initialement prévu (650 millions FDJ). 27
29 Les dépenses de transferts qui avaient sensiblement augmenté une année auparavant, ont fléchi de 6,1% en revenant à millions FDJ en 2001, après millions FDJ en en % Composition des dépenses totales de l'etat, Salaires Matériels Transferts Investissements Autres Enfin, les dépenses de développement social financées par des ressources extérieures ont reculé de millions FDJ à millions FDJ en une année, notamment en raison de la faiblesse des financements sous forme de dons. Cette année encore, les efforts ont été concentrés sur les secteurs prioritaires de l éducation et de la santé. Réduction des dons et réduction de l investissement En 2001, les dons publics ont sensiblement reculé de 21,8% par rapport à l année précédente et de 8,4% comparativement aux objectifs du programme. Cette décroissance a notamment affecté les projets d investissements publics (-46,1%) et les programmes sociaux (-15,2%). Globalement, les transferts sous forme de dons extérieurs ne représentent plus que 5% du PIB, contre 6,6% du PIB en 2000, en atteignant millions FDJ fin décembre Les dépenses d investissements se sont encore rétrécies à millions FDJ en 2001, après millions FDJ l année précédente. Le recul des dépenses destinées aux investissements est exclusivement imputable à la baisse des financements provenant de l assistance extérieure (- 13,8% en un an). Contraction des dépenses publiques Ces critiques reprochent au FMI de toujours prêcher des mesures de contraction des dépenses publiques alors que ces mesures conduisent inévitablement à une réduction drastique de la demande intérieure et surtout à l annulation de projets d investissements publics indispensables au développement, tels que les grandes infrastructures. Plus inquiétant encore, tout en répétant que l investissement dans le capital humain est la clé du tournant en Afrique, la banque mondiale a relevé que l effort d éducation(construction d école, fourniture en matériel scolaire, effectif grandissant des enfants et l insuffisance des enseignants ) est en recul par rapport à ce qu il était, il y a encore quelques années dans plusieurs pays(comme à Djibouti, conséquence à la fois de la croissance démographique et de l insuffisance des ressources allouées. Réduction de l investissement des secteurs sociaux La détérioration de l état de santé social du pays provoquée par les mesures d ajustement. La tendance à la baisse des investissements en direction des secteurs sociaux s est confirmée cette année encore où millions FDJ ont été engagés, contre millions FDJ une 28
30 année auparavant, soit un recul de 51%. Cette tendance à la baisse des investissements s explique, dans une large mesure, par l arrivée à terme de la plupart des projets engagés PIP des secteurs sociaux, millions FDJ Education / formation Santé Affaires sociales Source : MEFPP En 2002, le secteur Education/Formation n a pu bénéficier que de 687 millions FDJ du portefeuille d investissements publics alors qu il lui a été alloué millions FDJ en 2001 et millions FDJ en Les ressources utilisées par ce secteur en 2002 proviennent exclusivement de prêts. Un premier prêt d un montant de 369 millions FDJ concédé par la BAD, est destiné au projet éducation II. Deux autres prêts sont intervenus, l un de la BID d un montant de 25 millions FDJ pour renforcer le programme d alphabétisation des filles et l autre de l IDA à hauteur de 293 millions FDJ qui a servi à l amélioration des capacités des écoles. La même tendance baissière est observée pour les allocations en direction du secteur de la santé avec 356 millions FDJ investis en 2002 alors que ce secteur avait utilisé une année auparavant des ressources d un montant de 465 millions FDJ. Avec des dons de l OMS (108 millions FDJ) et du FNUAP (106 millions FDJ), ce secteur a pu mettre en œuvre divers projets de santé. Un autre don de la France de 106 millions a permis, quant à lui, de poursuivre la réhabilitation de l hôpital Peltier, tandis qu un prêt de 36 millions FDJ octroyé par l IDA a été utilisé dans le renforcement des services de santé en matière de lutte contre le VIH/SIDA. Enfin le secteur des Affaires sociales, totalisant des décaissements à hauteur de 582 millions FDJ contre millions FDJ une année auparavant, n a pas échappé au mouvement de recul des investissements. L ADETIP arrive en tête des bénéficiaires de ces décaissements avec 405 millions FDJ suivi du Fonds Social de Développement avec 117 millions et enfin le programme destiné à la réinsertion des démobilisés (PRAC) avec 60 millions FDJ. Ces sommes ont été utilisées dans les divers projets socio-économiques menés par ces institutions dans le cadre de leurs missions respectives. Dans le même temps, la part des dépenses d investissements financée sur les ressources intérieures a été augmentée de 178 millions FDJ d une année à l autre. 29
31 Les arriérés ne sont pas maîtrisés Les arriérés d impôts entraînent des arriérés des salaires. Pour Djibouti, comme il y a des arriérés des salaires il suffit de collecter ces arriérés d impôts pour payer deux mois de salaire. Ces arriérés des salaires sont du au blocage des salaires pour baisser la demande interne. A Djibouti, l impôt est prélevé à la source, donc ce n est pas les salariés qui ne paient pas l impôt mais ceux qui ont des revenus extra salariaux. L impôt doit être payé parce qu il sert à faire fonctionner l appareil de l Etat, il sert à faciliter l entretien des structures qui sont au service de la population telles : les écoles, les dispensaires, les hôpitaux, l eau, les routes Aujourd hui, à Djibouti, dans les services publics, les fonctionnaires perçoivent leurs salaires le vingt-cinq (25) de chaque mois et dans le privé, les salariés sont rémunérés à la fin du mois. L augmentation du chômage A Djibouti, la moitié de la population active serait au chômage et 40% du PIB proviendrait de la présence militaire française. Le pays pourrait également tirer d importants bénéfices (emploie et aide financière) de la présence militaire allemande, italienne et américaine. Les Etats-Unis notamment ont établi un contingent de 1000 soldats dans le camp Lemonnier, pouvant ainsi surveiller la région dans le cadre du conflit irakien, ainsi que le Yémen. L arrivé de cette manne (l armée américaine, française..) est bénéfique en matière d emploi et d aide financière. En 2002, Djibouti a reçu une aide américaine de 8.7 millions de dollars. Les difficultés de caractérisation et de suivi du marché du travail demeurent persistantes et se retrouvent tant au niveau des statistiques sur la taille de la population active, le taux de chômage qu au niveau de la centralisation des données relatives à l évolution du marché du travail (créations et destructions par type d emplois et par secteurs d activités) et plus globalement à la tendance et aux grandes orientations de ce marché. La reforme de la fonction publique provoque du chômage. Ainsi, les résultats des enquêtes EDAM de 1996 et 2002 relatives à l emploi révèlent une véritable crise du marché du travail avec un taux de chômage en 2002 de 59,5% en forte croissance par rapport à son niveau de 1996 (44,1%). Parmi ces chômeurs 50,4% déclarent être à la recherche d un premier emploi. Le chômage touche beaucoup les jeunes de moins de 30 ans (76,1%) et les femmes (68,6%). Pour le suivi de l évolution du marché du travail, le Service National de l Emploi (SNE) et l Organisme de Protection Sociale (OPS) restent, toutefois, les principaux organismes publics pourvoyeurs de données, malgré une insuffisance en moyens humains et financiers pour le premier et des problèmes de mises à jour de ses fichiers pour le second. Les données relatives à l évolution du marché du travail Au terme de l année 2002, le SNE n a enregistré que demandes d emploi, contre en Cette baisse de 9% de la demande ne reflète pas une tendance du marché du travail mais plutôt le rôle amoindri du SNE. En effet, depuis la déréglementation du marché de l emploi, le SNE dont la mission ne se résume plus qu à la centralisation des données relatives au marché du travail à des fins statistiques ne reçoit cependant de la part des employeurs locaux qu une faible proportion du nombre des embauches directes effectuées au cours d une année. Cette situation est reflétée par la faiblesse des offres d emploi qui lui sont adressées (28 offres en 2002). Le SNE a pu néanmoins placer 634 demandes d emploi en 2002, contre 56 pour l année dernière. Ce service a enregistré 606 embauches issues de confrontations directes des offres et des demandes sur le marché du travail, contre 848 une année auparavant. L Organisme de Protection Sociale (OPS) aurait efficacement complété les données du SNE étant donné que toute nouvelle embauche ainsi que toute fin d activité salariale doivent être déclarées auprès de lui. Toutefois, la mise à jour des fichiers de l OPS souffre de défauts de déclarations (non déclarations ou déclarations tardives). Ainsi, cet organisme, ayant enregistré 569 affiliations et 363 radiations, soit 206 créations nettes d emplois en 2002, si l on approche 30
32 ces chiffres des données du SNE, les différences qui apparaissent proviennent des insuffisances de régularisation auprès des deux organismes. Cependant, il ressort des tendances et des évènements observés que 2002 fut une bonne année pour le marché du travail en termes de créations d emplois, notamment grâce : la présence de contingents militaires étrangers avec leurs effets positifs directs et indirects sur le niveau de l emploi ; au contexte économique favorable reflété par les créations de nouvelles activités dans le privé (104 nouvelles activités en 2002, contre 92 en 2001 et 72 en 2000 selon la Direction des Recettes et des Domaines) propice à l embauche. Il faudrait, par ailleurs, ajouter à cette évolution positive du marché du travail, la volonté ferme du Gouvernement d accompagner la réduction du chômage par des politiques appropriées. Chapitre II-La FRPC (18 octobre janvier 2003) La facilité pour la réduction de la pauvreté et pour la croissance répond à l échec des programmes d ajustement traditionnels dans les pays les plus pauvres. Cette facilité met l accent sur la croissance, la lutte contre la pauvreté, les reformes structurelles et un financement extérieur adapté sur une période de trois ans. Le FRPC comporte des prêts d un montant relativement élever, elles exigent des efforts importants dans le domaine structurel et font l objet d une conditionnalité rigoureuse, telle que les visites régulières des missions du fonds, et des critères quantitatifs à respecter avant chaque tirage. Ce programme économique triennal élaboré en juillet 1999 par les autorités Djiboutiennes a été avalisé par le Fmi le 18 octobre L institution financière a accepté d apporter à ce programme un appui financier de 19,082 millions de DTS, soit 26,5 millions de USD sur trois ans. La FRPC est un programme économique évolutif. Tous les six mois une revue est effectuée conjointement par les experts FMI et les Responsables Djiboutiens. Il s agit de faire un état des lieux, décortiqué ce qui a été accompli par rapport à ce qui été prévu. Et chaque revue qui se conclue donne lieu à un décaissement. Le plan de décaissement initial prévu était le suivant : Le 18 octobre 1999, à la signature de 2,786 millions DTS, soit 3,79 millions USD Le 15 février 2000, suite à la première revue, 2,786 DTS, soit 3,79 millions USD Le 15 août 2000, suite à la deuxième revue, 2,786 DTS, soit 3,79 millions USD Le 15 février 2001, suite à la troisième revue, 2,786 DTS soit 3,79 millions USD Le 15 août 2001, suite à la quatrième revue, 2,786 DTS soit 3,79 millions USD Le 15 février 2002, suite à la cinquième revue, 2,786 DTS soit 3,79 millions USD Le 15 août 2002, suite à la sixième et dernière revue, 2,786 DTS soit 3,79 millions USD Par rapport au programme ci-dessus, l exécution de la FRPC a été la suivante : La Première Revue, achevée le 25 juillet 2000, a donnée lieu à un décaissement de 2,726 millions de DTS, soit 3,6 millions USD. La Deuxième Revue, le 30 novembre 2001, elle a donnée lieu à un décaissement de 3,635 millions DTS soit 5millions USD. La Troisième et Dernière Revue, 20 décembre 2002, elle a donné lieu à un décaissement de 4,543 millions de DTS soit 6 millions USD. La première revue du FRPC a été achevée en juillet 2000 ; quant à la deuxième, elle n est pas encore achevée en raison de faibles performances dans l exécution du programme de réformes convenue. En effet, les objectifs n ont pas été atteints (en 2000 déficit budgétaire est de 1,8% du PIB), les arriérés ont continué de s accumuler, pour atteindre prés de 25% du PIB à fin 31
33 2000. Ces arriérés constituent un obstacle croissant au fonctionnement normal de l Etat et à sa crédibilité. Sur l ensemble du programme et des réformes économiques, la République de Djibouti a obtenu 13,63 millions DTS (soit 18,2 millions USD) au lieu des 19,082 millions DTS initiaux (26,5 millions USD). Toutes les actions appuyées par les ressources de la FRPC ou dans le cadre FASR, avaient pour objectif de faire du secteur privé le moteur de la croissance, ce qui est la vocation de Djibouti et ce afin de réaliser les six objectifs suivants : Placer l économie sur un sentier de croissance élevée et soutenue Relever le revenu par habitant Réduire le chômage Faire reculer la pauvreté Réaliser la viabilité extérieure Améliorer les indicateurs sociaux Le succès des six objectifs énoncés ci-dessus, reposera sur des réformes structurelles profondes. Au cœur des réformes de la FRPC, se trouve l accélération de la croissance. Celleci ne peut se concrétiser que si le secteur privé réagit favorablement aux réformes : réforme budgétaire, privatisation et lutter contre la bureaucratie. Le transport et les services ont été placés au centre de la politique de croissance. Un effort particulier a été apporté au fonctionnement des services publics et aux dépenses sociales relatives à l éducation et la santé. L investissement est vital à la stratégie de croissance, dans ce programme triennal on est passé d un taux d investissement de 5% à 9%. Le programme économique triennal appuyé par les ressources de la FRPC a permis de : Surmonter les obstacles qui continuent de freiner la croissance : rigidités et distorsions, coûts de production importants, impôts et taxes élevés (par exemple la taxe passe de 33% à 8%). Elargir et approfondir sensiblement le programme de réformes structurelles Prendre en charge et mettre en valeur les ressources humaines seules capables de réaliser une croissance accélérée Entreprendre la lutte contre la pauvreté dans le cadre d un filet social Réduire le poids de l Etat dans l économie Améliorer la gestion du budget, en diminuant la pression fiscale et en rendant le système fiscal plus élastique Revoir l intervention de l Etat d une part en réduisant la masse salariale et d autre part en orientant les dépenses plus vers les services publics productifs secteur social afin d en améliorer le rendement Optimiser le niveau d intermédiation du secteur financier qui souffre d une faiblesse dans ce domaine en raison du non-respect des contrats de prêts par les agents économiques, dû aux faiblesses du système judiciaire Prendre des mesures pour lutter contre la vulnérabilité de la balance des paiements qui repose sur une base d exportation étroite, une forte importation, des revenus d expatriés, et de l assistance financière étrangère Résoudre les problèmes de manque d eau et de déboisement Améliorer les infrastructures de base Développer l agriculture en milieu oasien, l élevage, la pêche et les services C est durant l exécution de ce programme qu un nouvel instrument de gestion a été mis en place. Il s agit du plan de trésorerie. Il permet de mieux suivre l exécution du budget et de 32
34 contenir le déficit dans une limite inférieur à 3% du PIB. Ceci est chose impossible pour mon pays. C est pour ces raisons, que l inflexion de l intervention du FMI, qui s est opérée dans la deuxième moitié des années 80, met l accent sur la croissance et les réformes structurelles, donc sur l offre. 1-Le programme d ajustement structurel améliore l économie de Djibouti du fait de la mise en place en place des reformes structurelles. D après le président de république de Djibouti monsieur Ismaël Omar Guelleh : c est nous qui avons besoin de rigueur et de discipline. Ces reformes sont dures et difficiles. Les reformes économiques et financières ou tout autre reforme essentielle sont de l intérêt de Djibouti. Car, même sans l intervention d un programme d ajustement, il faut moderniser le fonctionnement de l appareil administratif de l Etat et moderniser l économie afin que le pays soit mieux préparé. La deuxième étape des reformes s appuie donc sur les éléments suivants : l achèvement du Programme de démobilisation, l adoption d un programme de retraite et la réforme de la fonction publique. Ensemble, ces éléments oeuvreront en faveur d un certain nombre d aspects de l économie, à savoir : la réduction de la masse salariale ; réforme des fonds des impôts et la réforme de la gestion de l administration et du budget ; la réforme des fonds de pension ; restructuration des dépenses budgétaires pour une meilleure qualité des dépenses ; important programme de privatisation visant la structure et la gestion des six principales entreprises publiques, ainsi que les réformes y relatives ; déréglementation et autres réformes juridiques. Y compris les réformes des codes du travail et du commerce, et l établissement de tribunaux commerciaux ; réformes du système bancaire ; enfin, rétablissement des opérations de la supervision bancaire. Dans le cas des arriérés des fonds de pension, ils empêchent l Etat d entreprendre des mesures correctives au niveau de la masse salariale et de liquider les dossiers des fonctionnaires en âge de retraite ; d une façon plus générale ceux-ci empêchent l Etat d entreprendre une réforme pourtant si nécessaire de la fonction publique. Des problèmes additionnels de contrôle financier et fiduciaire viennent en outre de surgir, telles que les dépenses exceptionnelles effectuées hors budget, qui n ont pas suivi les procédures budgétaires établies. Ce dérapage est reflété en partie par des dépenses plus élevées que prévues. Ces dernières ont été réalisées pour l achat de matériel et des fournitures pour le compte des élections présidentielles et de la conférence pour la réconciliation en Somalie, financées par le gouvernement djiboutien. Par ailleurs, le déficit de compte courant s est aggravé, passant à 6,5% du PIB en Certaines mesures correctives identifiées et mises en œuvre actuellement concernent la gestion budgétaire et la discipline financière, et il faudrait pouvoir observer un certain progrès avant que l achèvement du deuxième FRPC ne soit effectif. En ce qui concerne la gestion et contrôle budgétaire, les actions entreprises sont les suivantes : Revue de la loi organique datant de 1968 et l adoption d un nouveau cadre juridique des finances publiques dont la mise en œuvre est prévue en 2002 ; Adoption graduelle d une nouvelle nomenclature basée sur une classification fonctionnelle et économique, le contrôle des paiements par anticipation ; l adoption d un système de régies d avance Mise au point d un système de gestion des ressources sur base cash du trésor ; revue des consommations des prestations publiques d eau, d électricité et de téléphone par l Etat et ses démembrements, puis établissement d une liste des bénéficiaires, et vérifications techniques 33
35 des compteurs ; Inventaire et audit des arriérés du secteur privé ; le secteur restant devrait être entamé sous peu. En ce qui concerne les fonds de pension et la fonction publique, l Etat envisage l adoption paramétrique et institutionnelle pour septembre 2004, qui devrait réduire les avantages et améliorer la gestion. En ce qui concerne la réforme des entreprises publiques, une unité de privatisation a été mise en place, un coordinateur nommé, et une note de stratégie sur la privatisation approuvée par les autorités. Les autorités ont procédé à une séparation entre les télécommunications nationales et les activités postales puis en fusionné les communications internationales. Ceci est une erreur en effet actuellement la poste ne vit plus. Ses salariées sont payées par Djibouti télécom alors qu on devrait développer d autres produits telle que la création d un compte d épargne, les courriers entre service. Actuellement, à Djibouti il existe «des plantons» c est à dire des personnes qui ramènent et distribuent les courriers du ministère ou d un service aux autres services concernés. Western Union a un guichet à la banque de BCIMR au lieu de la poste, il existe d autres agences de transfert des courriers à long distance avec un temps record ou de transfert d argent qui ne sont taxées par l Etat très faiblement Pour finir, l Etat doit améliorer la collaboration entre les diverses agences de l Etat et les décideurs. Reforme de la fonction publique Elle consiste à licencier, à retirer de son budget les fonctionnaires «fantômes» qui y étaient inscrits sans être effectivement employés, geler l emploi en limitant les recrutements sauf pour l éducation et la santé, appliquer les règles du départ à la retraite, rationalisation du cadre institutionnel, la réduction des effectifs, la revue du barème des salaires, l évaluation des qualifications, formation des cadres le but d apporter plus d efficacité et de transparence dans la gestion, en effet, la taille de la fonction publique ne peut être maintenue, les agents de la fonction publique n ont pas les qualifications requises et la corruption est un grave problème. Réformes structurelles La législation du travail ne permet pas la flexibilité salariale, salaires sont en moyenne cinq fois supérieurs à ceux des pays voisins, ce qui entrave la compétitivité du pays. L objectif est de promouvoir la transparence et la gestion rigoureuse des deniers publics. La création de la cour des comptes, l adoption d un code de travail (faciliter de création d emploi), d un code d investissement, d un code du commerce par l assemblée. Ces différents domaines (travail, commerce ) allégeront la bureaucratie et rendront plus effectif le fonctionnement de la justice et également plus efficience la gestion économique. Mise en place d une redevance de 1US$/tonne pour alimenter le fonds routier nécessaire au maintien d un réseau routier viable. Réformes du secteur financier Le système bancaire repose essentiellement sur l existence de deux banques, filiales de deux banques françaises importantes qui se partagent 90% du marché. Ces deux banques qui respectent les règles prudentielles de gestion contribuent à la bonne santé de ce secteur. La BND a décidé d appliquer le principe de notification aux banques de la place, la liste des mauvais payeurs. Afin d encourager l accès au crédit aux petits emprunteurs, il a été décidé de lancer un programme de coopératives de crédit en l an 2000 à travers la banque de Développement qui a été laissée en sursis. Les taux d intérêts positifs en termes réels restent très élevés et identiques deux banques de la place ; Le système de caisse d émission sera maintenu, il est un facteur de stabilité du système monétaire et financier du pays. La rigueur budgétaire renforcera l intégrité de la caisse d émission notamment par l amélioration de la position des avoirs nets en devises étrangères de la BND. 34
36 La dette En ce qui concerne la dette, une politique prudente en la matière sera menée, en plafonnant la dette officielle sur des bases non concessionnelles. La dette bilatérale représente 40% de la dette totale et est détenue par sept créanciers : Italie, France, Emirats arabes unis, Koweït, Arabie saoudite, Chine et Espagne soit millions FDJ. Le montant des arriérés au titre de cette représente 3% de leur total, et relève de la responsabilité des entreprises publiques bien que garantie par l Etat. Une demande sera faite soit au Club de Paris, soit aux créanciers directement afin de pouvoir bénéficier d un rééchelonnement aux conditions de Naples. Cela réduirait le service de la dette. La dette multilatérale de l Etat représente plus de 50% de la dette du pays : FAD IDA FMI BID FADES OPEP FIDA FMA BEI. Les autorités djiboutiennes envisagent de prendre contact avec leurs créanciers du Club de Paris cette année afin d obtenir le rééchelonnement leur dette extérieure dont les arriérées s élevaient fin 2003 à 21,6 millions $ soit 3,5% du PIB. Le Fonds monétaire international s est déclaré satisfait, fin mai, des résultats de Djibouti en matière fiscale, mais il n en va pas de même des indicateurs monétaires. En effet, le gouvernement djiboutien a accumulé de nouveaux arriérés de paiements vis-à-vis de ses bailleurs de fonds. Fin mars 2004, il avait accumulé 90 millions FDJ ( $) de nouveaux arriérés de paiements en partie à cause de retards administratifs. Depuis lors, 55 millions FDJ ( $) ont été remboursés, tandis que le reste correspond au service de la dette envers l Espagne. Pour leur part, les entreprises publiques djiboutiennes avaient également accumulé de nouveaux arriérés de paiement extérieur à la fin mars vis-à-vis de l Italie. Réforme fiscale L assiette de l impôt à améliorer et l efficience du système avec une fiscalité indirecte plus rentable et une fiscalité directe plus rationnelle notamment au niveau des revenus. Djibouti doit attirer les investisseurs il faut une simplification de la réglementation d installation pour toutes les activités économiques, financières et commerciales. Il existe beaucoup de lenteur administrative et en matière de gestion économique, il y a un principe fondamental qui est la rapidité d exécution. La simplification du système fiscal améliorera la rentabilité des impôts, droits et taxes et réduira la pression fiscale. Ceci encouragera les activités économiques privées et rendra plus fluide tant le commerce intérieur qu extérieur. Réduction du nombre de taux de la TIC ( taxe intérieure de consommation ) ramené de sept à trois(7 à 3).La création d un impôt unique sur la consommation permettra d alléger le poids relatif des impôts sur le revenu (ITS :impôts sur les traitements et salaires, CP : Contribution patriotique, BIC :impôts sur les bénéfices commerciaux, IPM : impôts sur les bénéfices des personnes morales, l augmentation des recettes notamment TPS : taxe sur les prestations de service et la taxe sur la Khat(plant considérée en occident comme une drogue et importé d Ethiopie) Privatisation L objectif est d améliorer l efficacité opérationnelle des actifs, plus de flexibilité et de liberté dans l économie, de réduire les coûts d exploitation, les prix, de renforcer la compétitivité. Les entreprises non viables seront liquidées. L Etat possède six grandes entreprises :Port, Aéroport, EDD, ONED, OPT et STID. Ces entreprises publiques, à l exception du port, sont financièrement insolvables. Les six entreprises publiques ne se trouvent pas, toutes, dans le même état. Certaines ont une valeur réelle, c est le cas du port et des télécommunications. D autres ont un endettement important et nécessitent un investissement lourd, c est le cas de L EDD et l ONED Les activités d exploitation du port et de l aéroport sont confiées a une société de Dubaï et non pas les actifs. La privatisation permet de lutter contre la faiblesse de qualité de service fournis à un coût élevé par les entreprises publiques. Le manque également de compétitivité et de flexibilité des prix renforce l inefficacité et les pertes financières, ce qui 35
37 accroît le fardeau sur le budget de l Etat. De ce fait l investissement privé est largement entravé par les monopoles publics. Le port et l aéroport ont été privatisés, la laiterie de Djibouti et la pharmacie de l indépendance ont également subi la même mesure. Les deux autres secteurs à savoir l EDD et l ONED sont très sensibles comme par ailleurs pour le secteur des télécoms. Il est essentiel que le capital de Djibouti télécoms soit ouvert aux investisseurs nationaux et étrangers afin de chercher de nouveaux capitaux ainsi que les techniques et technologies que l Etat ne possède pas. Au moment de l ouverture du capital il faut faire des appels d offres à la Nation (journal), à la télévision, à la radio et faire une commission parlementaire de sélection des dossiers. Et dans aucun pays du monde, la gestion administrée de l économie n a jamais réussi. 2- Les effets négatifs du FRPC Enfin, le FMI tend à privilégier la demande au détriment de l offre, et donc le court terme au moyen terme : la réduction des déficits ne peut être obtenue de façon durable que par une action sur la compétitivité de l économie (investissement, formation, équipement collectifs ), alors que les programmes de réajustement affaiblissent les structures productives. Ainsi les quinze pays les plus endettés ont enregistré, entre 1981 et 1986, une chute de 8% en termes réels du PIB par habitants. Pour apprécier la réussite du PAS : stabilité macroéconomique, la croissance du PNB, l élimination des goulets d étranglement structurels et la protection des groupes vulnérables. L organisation relève que, parmi les vingt-quatre pays pour lesquels on dispose d informations statistiques permanentes, seules l île Maurice a atteint les quatre objectifs simultanément et des pays comme l Ethiopie, la république démocratique du Congo, la Somalie et la Tanzanie n en ont atteint aucun. Djibouti a atteint deux (plus ou moins),: la stabilité macroéconomique, l élimination des goulets d étranglement (par la création de l ADETIP (agence d exécution des travaux d intérêt public) et la construction des infrastructures :routes ) et elle n a pas atteint la protection des groupes vulnérables et la croissance du PNB. Il faut rester prudent avec les résultats statistiques fournis par les autorités djiboutiennes et continuer d atteindre les trois objectifs (la stabilité macroéconomique ). Par ailleurs, les réajustements par la demande n ont pas toujours les effets attendus : ainsi la hausse des prix des importations n est pas de nature à réduire des importations incompressibles et il en résulte une aggravation et non une réduction du déficit extérieur. Il plonge le pays dans une récession. Le PNB/habitant s est détérioré en passant de 1210 (1994) à 890 (2004) Le FMI préconise la privatisation A Djibouti, on privatise les entreprises publiques solvables (le télécom, le port, l aéroport, la laiterie de Djibouti) et non ceux qui sont insolvables (EDD, ONED). Le plan de privatisation préconisé par le FMI concernant les entreprises publiques ne tient aucun compte de l impact social. Mal négociées, ces privatisations causeront de grands dégâts sur la population. Ainsi, les entreprises publiques ne doivent pas être «bradées» au bénéfice de quelques privilégiés spéculateurs. Certains économistes djiboutiens privilégient un programme de privatisation qui définisse comme priorité la construction d infrastructures de communication (routes, autoroutes ex : Djibouti-hargeisa ; chemin de fer ) créeront des emplois. Bien planifiées et privilégiant l impact social, les privatisations deviendront le moteur de la reprise du développement et de l intégration de la population djiboutienne. Rien ne prouve que la privatisation va résoudre le problème des entreprises si on connaît d avance que ce gouvernement ou que les différents directeurs de ses entreprises publiques sont corrompus. La privatisation ne doit pas bénéficier aux dirigeants et hommes politiques djiboutiens, comme en Russie, ce qui peut conduire à un déséquilibre économique. 36
38 Chapitre III-Le programme de suivi par le Fonds (Janvier Décembre 2004) La république de Djibouti, consciente du fait que l effort à accomplir est encore important a négocié avec le fonds monétaire international un programme de suivi par le fonds (PSF). PSF est un programme économique volontariste puisqu il n y a pas à la clé un décaissement quelconque. Ce programme se veut comme la suite logique de la FRPC. Il s agit de réaliser les reformes structurelles qui n ont pas été achevée lors de la FRPC et de finaliser les mesures qui doivent être prises pour améliorer la situation budgétaire et financière de l Etat. Djibouti: Principaux Indicateurs Economiques et Financiers, Est Proj. Revenu national et prix PIB réel (variation annuelle en pourcentage) Prix à la consommation (moyenne annuelle) (En pourcentage du PIB) Opérations consolidées de l'état Total des recettes et des dons 2/ Dépenses totales Déficit global (base ordonnancement) Variations des arriérés (baisse: -) Solde global (base caisse) Arriérés intérieurs de l'état (stock) / (Variations en pourcentage de la monnaie au sens large, de décembre à décembre) Monnaie et crédit Monnaie au sens large Avoirs extérieurs nets Avoirs intérieurs nets (En pourcentage du PIB, sauf indication contraire) Secteur extérieur Solde des transactions courantes Balance globale Dette extérieure officielle après rééchelonnement 4/ Avoirs extérieurs bruts de la banque centrale en mois d'importations 5/ Taux de change Taux de change effectif réel 6/(variation de fin d'année en
39 pourcentage, dépréciation: -) Sources: autorités djiboutiennes; et estimations et projections des services du FMI. 1/ Basée sur des données officielles disponibles jusqu'en novembre / Y compris les recettes additionnelles des Etats-Unis et de hi France a partir de / Les données sur les arriérés intérieurs comprennent les arriérés de salaires, les arriérés envers les fournisseurs privés et publics de biens et services et les arriérés envers les caisses de retraite. 4/ Dette contractée ou garantie par l'administration centrale ou les entreprises publiques. 5/Importations de biens destines à la consommation intérieure et de services, hors revenus des facteurs. 6/ Données disponibles jusqu'en juin Le PIB réel se dégrade de 1999 à 2001 et il se redresse en 2003 selon les estimations. Le prix à la consommation est resté stable (2%). Le résultat obtenu est du à une baisse des prix des articles de l habillement, les spectacles et les loisirs. Le déficit du solde budgétaire du à l augmentation des dépenses courantes et aux arriérés des salaires, des fournisseurs. 1- Perspectives économiques à moyen terme Le pays doit mettre en œuvre les reformes soutenues par le FMI. Cela permettra une augmentation modeste du revenu par habitant et de la consommation privée, à condition que l économie ne souffre d aucun choc grave et inattendu. Ces perspectives de croissance à court terme semblent réalistes avec une moyenne de 1.6% pour la période Les restrictions budgétaires attendues et les réductions supplémentaires de la masse salariale devraient afficher un déficit budgétaire de 1 ou 2% du PIB. La réalisation d une épargne budgétaire, minime mais graduelle, permettrait à Djibouti d atteindre le double objectif d une augmentation des dépenses courantes et du capital effectuées sur les programmes sociaux et d une réduction progressive de ses arriérés budgétaires. Au regard de la croissance de la population, la consommation réelle par habitant pourrait également se stabiliser dans le meilleur des cas. Il faudrait recourir dans l ensemble à une épargne nationale supplémentaire (épargne budgétaire) pour relever le niveau des investissements. Le projet de Doraleh (terminal à conteneurs et zone franche industrielle et commerciale) permettra la création des emplois. Le cadrage élaboré par le FMI indique des perspectives modestes pour l économie pour les prochaines cinq années Taux de croissance du PIB à prix constants 1,3 1,9 1,6 1,7 2,4 2,3 Inflation 2,5 2,0 2,0 2,0 2,0 2,0 Taux de croissance du PIB par tête à prix -1,6-1,0-1,3-1,3-0,5-0,7 constants Recettes et dons publics 29,8 30,9 31,0 31,2 30,8 31,1 Dépenses courantes 28,0 27,8 26,8 26,4 25,7 24,9 Excédent/déficit courant 1,8 3,1 4,2 4,8 5,1 6,2 Dépenses d investissement 2,6 5,3 4,0 4,4 4,5 4,9 Excédent/déficit budgétaire -0,7-2,3-0,2 0,4 0,6 1,6 Source :FMI Le scénario retenu est la continuation de la croissance lente observée dans le passé récent sous l influence d une baisse de la part des dépenses publiques dans le PIB au cours de Le taux de croissance à prix constants reste en dessous du taux de croissance de la population 38
40 pendant toute la période et ne permet pas une augmentation des revenus par tête. La pauvreté ne peut que s aggraver dans ces conditions. Cette période de croissance lente serait accompagnée d une lente amélioration des finances publiques. La balance fiscale passerait d une situation de déficit (0,7% du PIB) en 2001 à un léger excédent en 2006 (1,6% du PIB). Cet ajustement est le résultat d un effort de réduction de la part des dépenses dans le PIB. En même temps Djibouti devra réussir une augmentation à la fois de la part de ces dépenses et de leur montant absolu en direction des secteurs sociaux : éducation et santé. Ceci montre l importance de la reforme administrative qui sera conduite au cours des prochaines années, le dégraissage de la fonction publique étant le moyen privilégié afin d atteindre ces objectifs. Cependant, ce scénario reste insuffisant dans le cadre d un programme de réduction de pauvreté et de croissance. Les niveaux des prix relatifs, les structures des salaires et les déficits chroniques et structurel des finances publiques et balance commerciale dans un environnement de croissance quasi inexistant posent la problématique de la compétitivité et l éventualité d une dévaluation de notre monnaie. 2-Développement du Port et des services connexes Djibouti intéresse Dubaï parce que le port de Dubaï est saturé et il faut trouver d autre lieu pour désengorger. Le port de Djibouti et ses services connexes offrent les meilleures perspectives de croissance. Un contrat de gestion pour l autorité portuaire de Dubaï devrait améliorer la gestion. Afin de lutter contre le goulet d étranglement actuel dû aux mauvaises conditions du corridor de transport vers l Ethiopie, Djibouti entreprend la réhabilitation des routes notamment le corridor de transport vers la frontière éthiopienne. Chapitre IV- Des Interventions contestées Le FMI souhaite que Djibouti libéralise son marché financier surtout bancaire pour attirer les investisseurs, chose faite. Il existe aussi une deuxième façon pour attirer les investisseurs. Il faut envoyer des signaux forts à ceux là en mettant en place une stabilité économique comme la Chine. Les pays en développement accusent que les programmes préconisés par le fonds sont néfastes à la croissance et au développement, de toujours recourir à une cure d austérité, d accroître la pauvreté, et de forcer le remboursement des dettes contractées auprès des banques commerciales. Certains économistes reprochent au fonds monétaire international d appliquer toujours le même modèle de référence à tous les pays quelle que soit leur situation particulière, et de ne pas prendre en compte les spécificités des pays en développement. Elle affirme que les programmes d ajustement du fonds se trompent d objectifs en s acharnant, dans les pays en développement, sur les réformes macroéconomiques alors que les vrais problèmes sont ailleurs. En effet, le vrai problème à Djibouti est une mauvaise gestion des biens de l Etat. Le FMI n a pas bonne presse à Djibouti, car dans le passé cet organisme s est fait remarquer dans des décisions et des mesures antisociales. Il y a eu souvent des révocations, des compressions d effectifs dans la fonction publique, bref une augmentation du chômage avec ses conséquences sociales négatives. Certains économistes djiboutiens considèrent que les mesures préconisées par le FMI n ont rien à voir avec le contexte social, ni avec la création d emplois, ni même avec le développement d un pays. Par exemple, il privilégie les investissements dans le secteur géothermique capable d assurer le remboursement, ou bien il cible le secteur minier qui dispose déjà d infrastructures existantes et que l on peut «dégraisser» 39
41 en vue d optimaliser la production. Le FMI n a jamais investi dans la prospection ou la recherche dans le secteur de pêche à Djibouti. Aucun investissement pour l enseignement, pour la santé ou pour la construction d infrastructures de communication (routes, chemin de fer) ou l électrification des zones rurales Nous avons certes besoin du FMI, mais cela n est pas une raison pour subir passivement ses diktats. Le programme donne des effets négatifs sur la vie des djiboutiens en matière d emploi parce que le chômage est élevé, la pauvreté s est généralisée et le mal se situe au fond des djiboutiens : c est une mauvaise gestion qui existe encore aujourd hui à Djibouti, mais déguisé au niveau de la comptabilité. A Djibouti, il faut lutter contre la corruption, les détournements de fond, les salaires élevés, le manque de civisme et de responsabilité parce que tout ceci affecte la performance macroéconomique. Un groupe d intérêt s approprie l Etat et use de leur pouvoir pour préserver les monopoles, entraver la concurrence, empêcher les reformes et préfère souvent les prêts ou les aides qu ils peuvent dépenser comme ils veulent au détriment de l investissement direct contrôlé par des cadres d entreprise étrangère ou par des cadres étrangers basés sur place. La corruption endémique est réelle notamment les différents responsables monnayent leur collaboration avec les différentes entreprises privées (boutiques, restaurants, bars, boîtes ) de la place, comme elle existe en Russie. Il faut que le FMI réduise véritablement l intervention de l Etat, l ordre politique, dans l économie et lui donner des impératives d ordre social ( construction des écoles, hôpitaux.). Il faut un Etat fort qui se tourne vers l économie de marché. En dépit du non-paiement du traitement des fonctionnaires, notamment les arriérés et de l affairisme manifesté par des amis du pouvoir, Djibouti peut devenir une place financière internationale ou un paradis fiscal comme les Bahamas, le Luxembourg parce que c est un petit marché d environ de habitants, mais ce pays est un tremplin vers les autres pays de la Corne d Afrique, et notamment l Ethiopie avec ses 60 millions d habitants. La chine envisage de faire de Djibouti un pays de transit pour ses marchandises vers toute l Afrique(Est, Ouest et Centrale) Pour les libéraux le FMI et la banque mondiale sont deux énormes bureaucraties dont le principal objectif est de s auto perpétuer. Ils considèrent par ailleurs que le FMI ne prône pas assez le libéralisme, qu il recommande souvent d augmenter les impôts pour réduire le déficit budgétaire, et qu il privilégie le crédit comme indicateur pour la politique monétaire davantage qu un agrégat de type M1, cher aux monétaristes. A Djibouti, l étroitesse du marché ne permet pas de participer au libéralisme. Le FMI est aussi critiqué pour vanter la hausse systématique des taux d intérêt, de façon à encourager l épargne et décourage les fuites de capitaux alors que, dans les pays en développement, l épargne est peu élastique aux taux de rémunération car le système financier n est pas suffisamment sophistiqué pour offrir des placements attractifs. L esprit d entreprendre fait défaut à Djibouti en raison du manque d éducation et l apport de capital, parfois insuffisant, est nécessaire pour créer une entreprise en raison de manque de crédit bancaire. L épargne est faible à Djibouti parce que les individus épargnent en prévision de leur besoin. A Djibouti, il y a un véritable problème de financement de l industrialisation. En effet, l absence de systèmes bancaires organisés et fiables, les épargnants djiboutiens expriment logiquement une préférence pour une épargne concrète : terres, propriété, bétail ces mesures représentent une défense efficace contre l inflation. A Djibouti, il y a un véritable défaut d un marché de capitaux parce que les transferts de fond d épargnant à ceux qui désirent investir ne sont pas aisés, cela constitue un empêchement d entretenir les outils de production déjà existant. 40
42 LE FMI et la Banque Mondiale sont des institutions opaques «d après Joseph E. Stiglitz» (source le journal le monde diplomatique). La guerre contre le terrorisme était une splendide aubaine pour le pouvoir d Ismaël Omar Guelleh, président de la république de djibouti. En effet, l arrivée de 1100 soldats américains, de 2700 soldats français déjà stationnés à Djibouti, ainsi que des militaires allemands et italiens constituent une rente militaire. Celle-ci a des effets économiques importantes. Après une visite du président Guelleh à Paris en octobre 2002, 10 millions d euros ont été déboursés et un changement de l assiette fiscale laissait espérer prés de 5 millions d euros supplémentaires dans les caisses de l Etat Djiboutien. Le FMI a aussi décidé de faire fi des conditionnalités liant son aide, malgré le caractère fictif de la comptabilité dans le secteur public djiboutien, et a autorisé un crédit de 6 millions de dollars. Djibouti a les faveurs des Etats-Unis, ce qui fait que le FMI débloque facilement les crédits. Djibouti abandonne sa souveraineté économique en échange de l aide dont le pays a besoin. Paradoxalement, une bonne partie de cet argent «lutte contre le terrorisme et non contre la pauvreté»n a pas servi, en fin de compte, à aider Djibouti mais à mettre en place des infrastructures (construction des routes, travaux de l aéroport, du port ), mais à renforcer la sécuriser pour les différents contingents militaires qui viendront à Djibouti. Les Américains ne paient pas la taxe de l aéroport, ni celui du port, leurs marchandises quittent le port et l aéroport sans être fouillé, ni inquiété moyennant une aide substantielle chaque année. 41
43 CONCLUSION Le PSF est un programme de reformes économiques et financiers qui repose sur la volonté des autorités djiboutiennes qui veulent un programme qui fixe des objectifs, pose des repères, un programme qui constitue une feuille de route économique pour l année Le PSF accompagnera le document stratégique de lutte contre la pauvreté (DSRP), qui vient d être adopté par les conseils d administration du FMI le vendredi 4 juin 2004 et de la banque mondiale le 8 juin Les reformes, préconisées par le FMI dans le cadre du FASR, sont destinées d une part au renforcement des capacités humaines et institutionnelles et d autre part à améliorer le fonctionnement de l économie en général et de l administration au sens large. Toutefois, l objectif principal du Stand by reste fragile et mitigé en terme de finances publiques. La privatisation des actifs et activités du secteur public introduira plus de flexibilité et de liberté dans l économie en général. Nous pouvons trouver toutes les informations concernant les différents programmes économiques que Djibouti a signé avec le Fonds et l état des relations entre le FMI et Djibouti sur le site web du FMI ( en version anglaise. Par ailleurs, nous pouvons dire que les limites de ce mémoire sont une opacité de l information de la part des autorités djiboutiennes, du représentant du FMI (qui n a jamais voulu reprendre à mes questions et me priant de m adresser au ministre de l Economie, des finances et de la Planification chargé de la Privatisation) sur les vrais accords, les chiffres réels, les statistiques, les vrais entretiens ou les mésententes entre le FMI et Djibouti. Ces accords conclus dans le plus grand secret, loin de regard de certains économistes djiboutiens et également la population djiboutienne. Les prolongements nécessaires du travail sont un débat politique ouvert, le lancement d études au sein de nos partis politiques, la mise en place des programmes de recherche et de réflexions de nos parlementaires et de nos économistes, une franche collaboration entre les ressortissants djiboutiens à l étranger et le parlement. 42
44 BIBLIOGRAPHIE OUVRAGES A. Euzéby, Introduction à l économie politique, PUG 2000 A. Beitone et M. Bassoni, Problèmes monétaires internationaux, A.Colin 1994 P. Lenain, Le FMI, Repères 2002 J.P. Faugère et C. Voisin, Le système financier et monétaire international, Nathan Joseph.E.Stiglitz, la grande illusion, fayard ARTICLES Joseph.E.Stiglitz, FMI : la preuve par l Ethiopie, le monde diplomatique d avril 2002 La banque mondiale et le FMI, la tribune, mardi 28 octobre 2003 Les avantages d une voix européenne unique : le cas du FMI, problème économique, 13 août 2003 SITE INTERNET
45 ANNEXES ANNEXE-I- CRADAGE MACRO-ECONOMIQUE ANNEXE-II-MATRICE DU PROGRAMME
46 TABLE DES MATIERES GLOSSAIRE REMERCIEMENTS P1 INTRODUCTION P2 PREMIERE PARTIE - L ECONOMIE DJIBOUTIENNE CHAPITRE I- Djibouti : quelques données pour mieux comprendre le pays 1-Informations générales 2-Situation géographique 3-Climat 4-Population 5-Economie P3 CHAPITRE II- L économie Djiboutienne 1- La balance des paiements 2- La balance des transactions courantes 3- Les échanges commerciaux 4- Les dépôts selon les devises et les différentes catégories de déposants 5- L évolution des intérêts créditeurs 6- L évolution des prix à la consommation 7- Le niveau de l emploi P6 CHAPITRE III- La spécificité Djiboutienne 1-Un Etat omniprésent et inexistant 2-Un lourd héritage du passé 3-La période 1989 et L année 1995 et 1997 P7 CHAPITRE IV- Historique des relations entre le FMI et Djibouti 1-La situation économique de 1991 à 1995 (avant le FMI) 2-Quand et pourquoi le FMI est venu à Djibouti P16 45
47 DEUXIEME PARTIE - LE PROGRAMME D AJUSTEMENT STRUCTUREL CHAPITRE -I- Le Stand-by 1-Définition de la politique d ajustement structurel et de la conditionnalité 1-1-L ajustement structurel 1-2-La conditionnalité 2-Le Stand by ( ) 2-1-Les effets positifs du PAS en matière d austérité interne. 2-2-Les variables macro-économiques saines et la stabilité politique. 2-3-Ce programme appuyé par l accord de Stand-By 2-4-Les impacts négatifs PAS P18 CHAPITRE II- La FRPC (18 octobre janvier 2003) 1-Le FRPC améliore l économie de Djibouti 2-Les effets négatifs du FRPC P31 CHAPITRE III- Le programme de suivi par le Fonds (Janvier-Décembre 2004) 1-Perspectives économiques à moyen terme 2-Développement du Port et des services connexes P37 CHAPITRE IV Des Interventions contestées P39 CONCLUSION P42 BIBLIOGRAPHIE P43 ANNEXES P44 46
48 GLOSSAIRE ADETIP : Agence Djiboutienne d Exécution des Travaux d Intérêt Public AFD : Agence Française de Développement AID : Aéroport International de Djibouti BAD : Banque Africaine de Développement BCD : Banque Centrale de Djibouti BM : Banque Mondiale CDE : Chemin de Fer Djibouto-Ethiopien COMESA : Common Market for Eastern and Southern Africa DSRP : Document Stratégique pour la Réduction de la Pauvreté EDD : Electricité de Djibouti FDJ : Franc Djibouti FAD : Fonds Africain de Développement FADES : Fonds Arabe de Développement Economique et Social FMI : Fonds Monétaire International FRPC : Facilité pour la Réduction de la Pauvreté et la Croissance IDA : International Development Association IGAD : Intergovernmental Authority on Development MEFPP : Ministère de l Economie, des Finances et de la Planification, chargé de la Privatisation MTS : Maritime and Transit Services NEPAD : Nouveau Partenariat de Développement pour l Afrique ONED : Office National des Eaux de Djibouti OPEP : Organisation des Pays Exportateurs de Pétrole PAID : Port Autonome International de Djibouti PAM : Programme Alimentaire Mondial PNUD : Programme des Nations-Unies pour le Développement PRAC : Programme de Réinsertion des Anciens Combattants SCAC : Service de Coopération et d Action Culturelle de l Ambassade de France TOFE : Tableau des Opérations Financières de l Etat TM : Tonnes Métriques UE : Union Européenne UNICEF : United Nations Children s Fund 47
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