La gestion des déchets dans les établissements de santé
|
|
|
- Martial Dumas
- il y a 9 ans
- Total affichages :
Transcription
1 La gestion des déchets dans les s de santé Panorama réglementaire & propositions pratiques de mise en œuvre Mise à jour 2008
2 Remerciements Pour leur engagement, sont remerciés les s : CH de Montperrin Clinique Saint François CH de Saint Malo CH public du Cotentin Hôpital Léopold Bellan Hôpital Cochin (AP-HP) Pour leur participation active à la réalisation de ce guide, sont remerciées les institutions : Ministère de la santé et des sports Direction de l hospitalisation et de l organisation des soins Bureau ingénierie et techniques hospitalières Direction générale de la santé Bureau environnement extérieur et produits chimiques Ministère de l écologie, de l énergie, du développement durable et de l aménagement du territoire (MEEDDAT) Direction générale de la prévention des risques Bureau de la planification et de la gestion des déchets Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (ADEME) Fédération nationale des activités de la dépollution et de l environnement (FNADE) Pour leurs relecture attentive et précisions apportées, sont remerciées les institutions : Fédération hospitalière de France (FHF) Fédération de l hospitalisation privée (FHP) Fédération des s hospitaliers et d aide à la personne (FEHAP) Haute autorité de santé (HAS) Assistance publique - hôpitaux de Paris (AP- HP), siège Pour leurs travaux, sont remerciées les sociétés de conseil : Pour toute information concernant les travaux de la MeaH : Pierre-Etienne HAAS Hervé LABORIE François ENGEL [email protected] [email protected] [email protected]
3 Lexique ADR Accord européen relatif au transport international des marchandises dangereuses par route ANDRA Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs ASN Autorité de sûreté nucléaire ATNC Agents transmissibles non conventionnels BO Bulletin officiel BSDD Bordereau de suivi des déchets dangereux CCLIN Centre de coordination et de lutte contre les infections nosocomiales CERFA Centre d enregistrement et de révision des formulaires administratifs CNIL Commission nationale de l informatique et des libertés DAE Déchets d activité économique DAOM Déchets assimilés aux ordures ménagères DAS Déchets d activités DASRI Déchets d activités à risques infectieux Déchets d activités à risques infectieux et assimilés DBO5 Demande biologique en oxygène sur 5 jours DCO Demande chimique en oxygène DEEE Déchets d'équipements électriques et électroniques DGPR Direction générale de la prévention des risques DGS Direction générale de la santé DHOS Direction de l hospitalisation et de l organisation des soins DMIA Dispositifs médicaux implantables actifs DRIRE Direction régionale de l'industrie de la recherche et de l'environnement GE Grand emballage GRV Grand récipient pour vrac HAU usagées ICPE Installation classée pour la protection de l environnement ISDD Installation de stockage de déchets dangereux ISDI Installation de stockage de déchets inertes JO Journal officiel JOUE Journal officiel de l union européenne MNU non utilisés MEEDDAT Ministère de l écologie, de l énergie, du développement durable et de l aménagement du territoire OM Ordures ménagères OPCT Objet piquant coupant tranchant Plan départemental d élimination des déchets ménagers et assimilés PET Polyéthylène téréphtalate PREDAS Plan régional d élimination des déchets d activités PREDIS Plan régional d élimination des déchets dangereux industriels spéciaux Plan régional d'élimination des déchets dangereux PVC Polychlorure de vinyle UIOM Usine d incinération d ordures ménagères
4 Avant-propos Réglementation abondante, interprétations variables d un à l autre, il est parfois difficile d apporter une réponse simple et concise aux problématiques liées à la gestion des déchets pourtant récurrentes des s de santé. Le présent guide répond à quelques questions réglementaires majeures auxquelles les 6 s partenaires du chantier MeaH «optimiser le circuit des déchets» ont été confrontés. Références aux textes, éléments d interprétations et «bonnes» pratiques associées y sont rapportés afin que les professionnels hospitaliers (directeurs d, responsables déchets / environnement / qualité, responsables des services techniques / logistiques, responsables des achats, responsables sécurité ) puissent bénéficier d éclairages opérationnels et pragmatiques issus des travaux de leurs pairs. Enfin, car les évolutions de la réglementation imposent à chacun une veille active et régulière, le lecteur trouvera en dernière page quelques liens «Internet» vers des sites officiels relayant une information plus complète et actualisée. Qu est-ce qu un déchet? Selon le Code de l environnement, un déchet est le résidu d'un processus de production, de transformation ou d'utilisation, ainsi que toute substance, matériau, produit ou plus généralement tout bien meuble abandonné ou que son détenteur destine à l'abandon. Les textes relatifs à la gestion des déchets sont principalement regroupés dans les documents suivants : Code de l'environnement : livre V, titre IV «déchets» Code de la santé publique : articles R à 14 Code général des collectivités territoriales : articles R à 29 Les déchets font l objet d une nomenclature, décrite dans l annexe II de l article R du Code de l environnement (anciennement décret n du 18 avril 2002) et plus généralement dans le Code de l environnement R à 11 relatif à la classification des déchets par type d activité Guide technique sur l élimination des déchets d activités à risques, Ministère de l emploi et de la solidarité, décembre 1999
5 De quelle réglementation les déchets des s de santé relèvent-ils? Les aspects réglementaires des déchets issus des s de santé sont de 2 natures : 1. Les obligations relevant de la réglementation propre aux s de santé (Code de la santé publique) : les déchets d activités (DAS) 2. Les obligations relevant de la réglementation propre à toute entreprise produisant des déchets : les déchets d activité économique (DAE) La gestion des déchets résulte à la fois d obligations nées de ces 2 cadres réglementaires et des spécificités locales imposées par : le plan régional d élimination des déchets dangereux (), anciennement plan régional d élimination des déchets dangereux industriels spéciaux (PREDIS), fondé par le Code de l environnement en son article L et comprenant un volet intégré ou spécifique aux déchets d activités le plan régional d élimination des déchets d activités (PREDAS) le plan départemental d élimination des déchets ménagers et assimilés () les collectivités territoriales et les prestataires qui peuvent imposer certaines contraintes dans les déchets collectés des décisions volontaires liées à des démarches citoyennes et enfin des décisions prises en interne. Les rejets des eaux usées des s de santé relèvent des dispositions réglementaires relatives à l assainissement. Étude du CCLIN Paris Nord ( liquides.pdf) Code de la santé publique : articles L à 16 Code de l environnement : articles R à 5
6 DASRI Déchets radioactifs (ANDRA) OPCT DASRI Pr. sanguins Déchets anat. t > 100 jours Radios > m²/an DAS Déchets d activités de soins DMIA DAOM Anticancéreux Déchets chimiques dangereux Recharges ou recyclages DEEE Piles et accumulateurs Néons Encombrants DAE Déchets d activités économique Boues épuration Égouts Eaux pluviales (filtre + bassin déc.) Bois vidange Intérieur Extérieur Contraintes locales Batteries Filière sécurisée Non broyés Broyés Valorisation du papier Démarches citoyennes Valorisation du carton Valorisation du verre Valorisation du métal DAOM Valorisation du plastique Filières citoyennes Déchets dangereux Filières obligatoires déchets
7 Les DASRI Les déchets d activités à risques infectieux (DASRI) sont constitués des déchets présentant un risque infectieux du fait de la présence de microorganismes viables ou de leurs toxines. D autre part, même en l absence de risque infectieux, sont également à considérer systématiquement comme DASRI : les matériaux piquants, coupants ou tranchants après utilisation, qu ils aient été ou non en contact avec un produit biologique, les flacons de produits sanguins à usage thérapeutique incomplètement utilisés ou arrivés à péremption ainsi que les déchets non aisément identifiables. Le petit matériel fortement évocateur d une activité et pouvant avoir un fort impact psycho-émotionnel (tubulures, sondes, drains, canules, etc.) est également souvent assimilé à des DASRI. Code de la santé publique : article R Le conditionnement, le marquage, l'étiquetage et le transport des DASRI sont soumis aux dispositions relatives au transport des matières dangereuses. Les risques liés aux DASRI sont principalement des risques infectieux et des risques psycho-émotionnels (seringues, flacons non détruits). Tri des DASRI : Les déchets d'activités à risques infectieux et assimilés doivent être, dès leur production, séparés des autres déchets. Tous les déchets mélangés avec des DASRI doivent être traités et éliminés comme des DASRI. Il est recommandé d établir et de mettre à jour périodiquement les protocoles de tri au sein de chaque ou unité. Plusieurs écueils doivent être évités : le laxisme, la complexité, la banalisation. Des contrôles périodiques de contenu des emballages et de durée d entreposage sont souhaitables. Conditionnement des DASRI : Arrêté du 24 novembre 2003 modifié relatif aux emballages des déchets d activité à risques infectieux et assimilés et des pièces d origine humaine Circulaire n 296 du 30 avril 1996 relative au conditionnement des déchets d activités à risques infectieux et assimilés et à l application du règlement pour le transport des matières dangereuses par route Circulaire DHOS/E4/DGS/SD7B/DRT/CT2 n du 11 janvier 2005 relative au conditionnement des déchets d activités à risques infectieux et assimilés Circulaire n 554 du 1 er septembre 1998 relative à la collecte des objets piquants, tranchants souillés (non parue au JO, NosoBase n 5957)
8 Les DASRI Les DASRI sont placés dès leur production dans des emballages spécifiques. Lors de leur enlèvement pour un traitement extérieur, si ces emballages ne répondent pas aux exigences de la réglementation sur le transport des matières dangereuses (arrêté dit ADR du 1 er juin 2001 relatif au transport des marchandises dangereuses par route), ils doivent être placés dans un suremballage agréé/homologué ADR : grand emballage (GE) ou grand récipient pour vrac (GRV). primaires (ceux dans lesquels les DASRI sont collectés dans les unités) : Les emballages primaires des DASRI sont à usage unique, de couleur jaune dominante. Ils doivent pouvoir être fermés temporairement en cours d utilisation puis définitivement. Ce sont des contenants qui peuvent être homologués au titre de l arrêté dit ADR. Ils doivent notamment être adaptés aux types de déchets produits, aux conditions de leur production et aux spécificités internes et externes de la filière d élimination. Plusieurs types de conditionnement sont disponibles et doivent répondre à des exigences normalisées : boîtes à aiguilles et mini collecteurs pour les objets piquants coupants, sacs pour DASRI mous, caisses carton avec sac plastique, fûts et jerricanes, etc. Les grands emballages (GE) et grands récipients pour vrac (GRV) : Le GE et le GRV sont destinés à recevoir des DASRI préalablement conditionnés. Homologués pour le transport au titre de l arrêté dit ADR, ils sont réutilisables après avoir été nettoyés et désinfectés par l entreprise destinataire sur le site de destruction. Le producteur (l de santé) doit être identifié sur ces emballages. Les véhicules sont nettoyés et désinfectés après chaque déchargement (arrêté du 1 er juin 2001 modifié, dit ADR articles 12 et 43). Entreposage des DASRI dans l de santé : Arrêté du 7 septembre 1999 relatif aux modalités d entreposage des déchets d activités à risques infectieux et assimilés et des pièces Arrêté du 24 novembre 2003 modifié, articles R et 7 du Code de la santé publique La congélation, le compactage et la réduction sont interdits. L entreposage des DASRI des s produisant moins de 5 kg de DASRI par mois ne nécessite pas de local spécifique mais un simple entreposage à l écart des sources de chaleur et à l abri du public.
9 Les DASRI Pour les s produisant plus de 5 kg de DASRI par mois, les DASRI peuvent être successivement entreposés dans un local d entreposage intermédiaire puis un local d entreposage centralisé avant enlèvement. À propos des points d entreposage dans les unités de soins : ils doivent être réservés à l unique entreposage des DASRI et des produits souillés ils doivent être identifiés et avoir une signalisation apparente des risques à l entrée du local ils doivent avoir une superficie adaptée au volume stocké, être ventilés, éclairés et nettoyés régulièrement ils doivent être protégés contre les dégradations, le vol, les animaux, la chaleur et les intempéries les DASRI doivent y être emballés l entreposage directement sur le sol est interdit. À propos des points d entreposage en dehors des unités de soin, en plus des points précédents : le sol et les parois doivent être lavables ils doivent être dotés d une arrivée d eau et d une évacuation des eaux de lavage vers le réseau des eaux usées, munie d'un dispositif d'occlusion hydraulique avec un disconnecteur permettant d'empêcher les retours d'eau les emballages non autorisés pour le transport sur la voie publique doivent être placés dans des GRV et GE spécifiques aux DASRI, fermés et complètement lavables. Délais d élimination des DASRI : Production de DASRI 5 kg / mois : délai d élimination 3 mois Production de DASRI 100 kg / semaine : délai d élimination 7 jours Production de DASRI > 100 kg / semaine : délai d élimination 72 heures Les contraintes de délais dépendent des quantités produites sur un même site. Transport et traçabilité des DASRI : Le producteur des déchets est responsable de ses déchets jusqu à leur élimination finale. Il peut déléguer cette tâche, mais non sa responsabilité : une convention doit être signée entre l producteur de DASRI et le prestataire choisi pour collecter et éliminer les déchets (apport volontaire ou collecte à domicile). Cette convention est renouvelable tous les ans (exemple de convention type dechets/convention.pdf) un bordereau de suivi des déchets est émis au moment de la collecte des DASRI, chacune des parties conserve un exemplaire en attendant de recevoir une attestation de destruction. Il comporte les informations relatives à toutes les parties concernées (producteur, transporteur, éliminateur), les indications de volume ou de poids confié, et la date à laquelle les déchets sont effectivement remis. Ce document accompagne le lot jusqu à son élimination.
10 Les DASRI le dernier volet du bordereau de suivi des déchets attestera la destruction effective des déchets. Il est émis : soit mensuellement si la production est supérieure à 5 kg par mois soit annuellement si la production est inférieure à 5 kg par mois, par le biais d'un état récapitulatif. Tous ces documents doivent être conservés pendant 3 ans. Le transport effectué par un producteur dans son véhicule personnel ou de service d'une quantité inférieure à 15 kg n'est pas soumis à l'adr. Le règlement ADR s applique pour les traversées de voies publiques. Si l on veut mettre des points de collecte séparés par une voie publique, il faut trouver un emplacement où faire stationner les véhicules de ramassage. Le stationnement est interdit sur la voie publique. Dans le cadre de la directive européenne 96/35/CE du 3 juin 1996, depuis le 1 er janvier 2000, toutes les entreprises qui chargent, transportent ou déchargent des matières dangereuses (donc des DASRI) sont tenues de s adjoindre les conseils d un ou de plusieurs conseillers à la sécurité. Celui-ci travaille soit en externe, et peut avoir plusieurs clients, soit en interne pour le compte d une seule entreprise. Arrêté du 7 septembre 1999 relatif au contrôle des filières d élimination des déchets d activités à risques infectieux et assimilés et des pièces Circulaire DHOS/E4 n du 3 juillet 2003 relative à la désignation de conseillers à la sécurité pour le transport de marchandises dangereuses dans les s de santé Guide technique «Élimination des déchets d activités à risques», Ministère de la santé, seconde édition de septembre 1999
11 Les DASRI Le traitement des DASRI : Arrêté du 20 septembre 2002 modifié relatif aux installations d incinération et de co-incinération de déchets non dangereux et aux installations incinérant des déchets d activités à risques infectieux Arrêté du 20 septembre 2002 modifié relatif aux installations d'incinération et de co-incinération de déchets dangereux Circulaire du 26 juillet 1991 relative à la mise en œuvre des procédés de désinfection des déchets contaminés Circulaire DGS/DPPR n du 29 mai 2000 relative à diverses mesures concernant les appareils de désinfection des déchets d activités à risques infectieux et assimilés Circulaire DGS/DHOS/DGAS/DSS n du 14 mars 2001 relative aux précautions à observer lors de soins en vue de réduire les risques de transmission d agents transmissibles non conventionnels 2 types de traitements sont autorisés : 1. Le traitement par incinération, qui peut s opérer actuellement dans 2 contextes différents : a. L incinération dans des usines spécifiques aux déchets dangereux : dans les usines dédiées aux DASRI ou traitant des déchets dangereux. b. La co-incinération en UIOM : dans des installations pratiquant une introduction directe dans le four, dans le cadre d une combustion commune avec des OM. Dans ce dernier cas les DASRI sont introduits dans les incinérateurs à hauteur de 10% maximum des OM, et ne peuvent pas être incinérés en phase de démarrage ou d arrêt. Il est à noter que l'incinération in situ (four d'incinération réservé à l'usage d'un de santé et implanté dans son enceinte) a totalement disparu tant en France métropolitaine qu'en outremer. 2. Le prétraitement par désinfection (dit «banalisation») : Ces dispositifs permettent de réaliser un prétraitement des DASRI par broyage (ou autre technique) associé à une désinfection physique et/ou chimique. L'objectif est double : réduire la contamination des déchets au plan microbiologique pour réduire les risques infectieux modifier les déchets solides dans leur apparence et leurs caractéristiques physiques pour réduire les risques mécaniques et psychologiques.
12 Les DASRI Le prétraitement doit être effectué sur un appareil de désinfection dont le procédé est validé au niveau national par une circulaire DGS-DGPR. La «banalisation» peut s effectuer au sein de l, au sein d un autre de santé (mutualisation de moyens) ou chez un prestataire. Attention, cette solution du prétraitement par banalisation est limitée, car certains déchets sont interdits à la désinfection : les déchets cytotoxiques et plus généralement les déchets chimiques dangereux les déchets susceptibles de contenir des agents transmissibles non conventionnels (ATNC) les objets métalliques de grande taille. Les DASRI désinfectés sont assimilables aux OM et peuvent donc suivre les filières correspondantes, à l exception du compostage. Ils peuvent donc être éliminés par incinération ou mis en installation de stockage comme les OM. La valorisation matière n est cependant pas envisageable. Les prestataires chargés de l élimination des OM acceptent a priori les résidus issus de la désinfection des DASRI, à condition qu un tri efficace et qu une collecte spécifique DASRI aient été réalisés au sein de l, et que l puisse certifier que les déchets ainsi «banalisés» ont bien été désinfectés par des procédés agréés.
13 Les pièces humaines ou animales Code de la santé publique : articles R à 12 (anciennement décret n du 6 novembre 1997 relatif à l élimination des déchets d activités de soins à risques infectieux et assimilés et des pièces ) Arrêté du 7 septembre 1999 relatif au contrôle des filières d élimination des déchets d activités à risques infectieux et assimilés et des pièces Arrêté du 7 septembre 1999 relatif aux modalités de d entreposage des déchets d activités à risques infectieux et assimilés et des pièces Arrêté du 24 novembre 2003 modifié relatif aux emballages des déchets d activité à risques infectieux et assimilés et des pièces d origine humaine Les pièces d origine humaine correspondent à des fragments d organes ou de membres, aisément identifiables par un nonspécialiste. Elles doivent être incinérées dans un crématorium. Ces déchets sont collectés dans des emballages adaptés sur lesquels sont inscrits les éléments d identification du producteur. Ils doivent être entreposés à des températures comprises entre 0 et 5 C pendant 8 jours au maximum dans des enceintes frigorifiques exclusivement réservées à cet usage, avec un accès réservé. Les cadavres d animaux non infectés et les pièces d'origine humaine ne peuvent être entreposés dans la même enceinte frigorifique ou de congélation. Lorsque l' de santé dispose d'une chambre mortuaire, les pièces d'origine humaine peuvent être entreposées dans une case réfrigérée de cet équipement, réservée à cet effet. Un bordereau de suivi doit être établi et un registre des pièces numérotées doit être tenu par l'. Les bordereaux doivent être conservés pendant 3 ans. Les pièces d'origine animale destinées à l'abandon sont éliminées conformément aux dispositions du Code rural (chap. VI articles R à 13). Le transport des pièces est soumis aux exigences de l ADR. Les déchets correspondant à des fragments non aisément identifiables par un non-spécialiste doivent emprunter la filière des DASRI. Les placentas sont assimilés aux DASRI.
14 Les déchets d activité radioactifs Code de la santé publique Protection de la santé et environnement Prévention des risques sanitaires liés aux milieux et sécurité sanitaire environnementale Rayonnements ionisants Code de l environnement : articles L à L Circulaire DGS/SD7D/DHOS/E4 n du 9 juillet 2001 relative à la gestion des effluents et des déchets d activités contaminés par des radionucléides (bulletin officiel 2001, n 32 ; ) Arrêté du 30 octobre 1981 modifié relatif aux sources non scellées médicales Arrêté du 23 juillet 2008 portant homologation de la décision n 2008-DC-0095 de l Autorité de sûreté nucléaire du 29 janvier 2008 fixant les règles techniques auxquelles doit satisfaire l élimination des effluents et des déchets contaminés par les radionucléides, ou susceptibles de l être du fait d une activité nucléaire Les déchets d activité radioactifs doivent être triés dès leur production selon leur période radioactive. Déchets ou effluents contaminés par des radionucléides de période radioactive < 100 jours : Les déchets ou effluents sont entreposés dans l pour décroissance radioactive (pour un délai supérieur à 10 fois la période la plus longue des radionucléides présents), puis évacués vers la filière adaptée, après vérification du niveau d activité résiduel qui ne doit pas excéder 2 fois le bruit de fond local ambiant : en l'absence de risques infectieux et chimique, les déchets sont dirigés vers les filières de déchets ménagers et les effluents liquides vers le réseau public de collecte des eaux usées urbaines en présence de risques infectieux, ils sont dirigés vers la filière des DASRI (l arrêté du 7 septembre 1999 relatif aux modalités de stockage ne s applique pas aux déchets radioactifs, cf. article 1 er, les exigences de délai de décroissance au niveau des s de santé prennent le pas sur les exigences de délai DASRI) en présence de risques chimiques, ils sont dirigés vers la filière adaptée des déchets d'activités à risque chimique. Déchets ou effluents contaminés par des radionucléides de période radioactive > 100 jours : L ANDRA assure la reprise des déchets liquides et solides provenant de l'utilisation de radionucléides de période supérieure à 100 jours. Note : la décision ASN du 29 janvier 2008 permet sous certaines conditions d envisager un traitement par décroissance des effluents contenant des radionucléides dont les produits de filiation seraient de période supérieure à 100 jours. Sources scellées radioactives : Leur reprise est assurée par le fournisseur, au plus tard au bout de 10 ans (article R du Code de la santé publique).
15 Les déchets radiographiques Arrêté du 23 janvier 1997 du Ministère de l environnement rubrique n 2950 relatif au traitemen t et développement des surfaces photosensibles à base argentique Circulaire n du 4 août 1980 relative à la récupération de l argent contenu dans les films utilisés en radiologie médicale L utilisation d appareils de radiographie produit 2 types de déchets : les clichés (erreurs ou élimination d archives) et les bains de révélation fixation qui contiennent des sels d argent. Pour les clichés il existe 2 seuils : m² pour les installations soumises à déclaration ICPE m² pour les installations soumises à autorisation ICPE. Les déchets constitués de clichés argentiques produits par une installation dont la production est inférieure à m²/an sont assimilés à des OM. Sinon ils sont éliminés via des filières spécialisées, souvent des associations qui valorisent les sels d argent récupérés. Les produits de traitement utilisés pour la révélation, la fixation et le rinçage des clichés radiologiques sont des déchets chimiques dangereux. L utilisation d appareils de récupération d argent est obligatoire en radiologie médicale traitant plus de m² de clichés argentiques par an. En dessous de ce seuil les rejets autorisés sont définis par l arrêté 2950 du 23 janvier 1997 (ph, quantité d argent rejetée, MES, DCO, DBO5). Si ces seuils sont dépassés, la collecte doit être faite en bidon, et la destruction doit être effectuée en centre agréé. Note : il existe des films bi-couches qui multiplies par conséquent leur surface argentiques par un facteur 2. Par ailleurs, les archives et les erreurs doivent être intégrées au calcul de la surface de production de déchets.
16 Les amalgames Arrêté du 30 mars 1998 relatif à l'élimination des déchets d'amalgame issus des cabinets Circulaire DGS/DE/DPPR n du 18 avril 1996 relative à la gestion du risque mercuriel dans l activité médicale Les amalgames contiennent du mercure, et sont donc classés comme déchets dangereux. On distingue : les déchets d'amalgames secs issus de la préparation des plombages (déchets secs d'amalgames ou contenus dans le pré-filtre et capsules de pré-dose). Ils doivent être conditionnés dans des emballages spécifiques répondant aux critères suivants : identifiés à usage unique étanches à l'eau en toute position résistants à la perforation stables présentant une fermeture provisoire et une inviolabilité complète lors du transport. les déchets d'amalgames humides provenant du crachoir ou de l'aspiration : ils sont évacués dans le réseau d'eaux usées après passage dans un séparateur d'amalgame (obligatoire pour tous les cabinets, publics ou privés depuis le 7 avril 2001), qui retient 95% au moins en poids de l'amalgame. Le séparateur d'amalgame doit être placé au plus près de la confluence des sources de rejet et les résidus récupérés régulièrement éliminés afin que le rendement initial de l'appareil soit maintenu. 3 bordereaux spécifiques aux déchets d'amalgames permettent de suivre ces derniers sur l'ensemble de la filière de valorisation : CERFA n 10785*01 : bordereau de prise en charge CERFA n 10786*01 : bordereau de suivi CERFA n 10787*01 : bordereau d'envoi (lorsque le producteur se charge lui-même de la transmission des déchets au prestataire chargé de la valorisation) émis et signé par le producteur de déchets et joint à l'envoi des déchets au destinataire final. Ces bordereaux doivent être conservés pendant 3 ans et tenus à la disposition de l'ordre national des chirurgiens dentistes et des services de l'état.
17 Les dispositifs médicaux implantables actifs (DMIA) Article R du Code général des collectivités territoriales Directive 2006/66/CE du 6 septembre 2006 du Parlement européen et du Conseil relative aux piles et accumulateurs ainsi qu aux déchets de piles et d accumulateurs et abrogeant la directive 91/157/CEE (dispositif médical actif non implanté) La famille des implants médicaux actifs regroupe principalement les stimulateurs cardiaques, les défibrillateurs, les pompes à insuline, les stimulateurs neurologiques ou musculaires (pour le contrôle de l incontinence notamment) et les implants auditifs. Ils relèvent de la filière des déchets dangereux. 2 filières d élimination sont envisageables : retour fabricant (DMIA usagé ou relevant de la matériovigilance) prestataire spécialisé. Pour les DMIA relevant de la matériovigilance, les fabricants préconisent d utiliser un emballage de retour sous la forme d une poche scellée type matériel à stériliser ou boîte plastique hermétique. Pour les DMIA relevant d une filière déchets ou de la reprise de DMIA usagés, l emballage secondaire peut être un conteneur rigide, fermé hermétiquement avec un couvercle d une couleur spécifique (pour éviter toute confusion avec le code couleur DASRI jaune). Les dispositifs doivent être désinfectés lors de leur explantation par les médecins ou les thanatopracteurs (attention, pour certains DMIA, risque de décharge de 750 Volts). Il est souhaitable d établir des protocoles de désinfection, d entreposage, de transport et d élimination. La mention de la décontamination doit figurer sur l emballage et le protocole doit être joint au dispositif médical. Le fabricant ou le prestataire doit assurer la traçabilité de ces déchets par un bordereau de suivi. Les quelques DMIA radioactifs usagés résiduels doivent être collectés par l ANDRA.
18 Les médicaments Guide de recommandations ADEME spécifique aux médicaments anticancéreux Circulaire n 678 du 3 mars 1987 relative à la manipulation des médicaments anticancéreux en milieu hospitalier Circulaire interministérielle DHOS/E4/DGS/SD7B/DPPR n du 13 février 2006 relative à l élimination des déchets générés par les traitements anticancéreux «classiques» : Les médicaments périmés sont repris par les grossistes répartiteurs ou suivent une filière d élimination par incinération (note : la filière CYCLAMED est réservée aux MNU des ménages). anticancéreux : Les traitements anticancéreux sont susceptibles de générer, soit lors de la préparation du médicament, soit lors de son administration au patient, plusieurs types de déchets : les médicaments anticancéreux concentrés : médicament avant préparation, reste de médicament, médicament périmé, etc. Ils sont éliminés suivant la filière incinération des déchets dangereux garantissant une incinération à C les déchets souillés de médicaments anticancéreux : dispositifs médicaux et matériels utilisés pour l administration (présentant alors simultanément un risque infectieux et chimique), poches, tubulures, compresses, gants, etc. Ces déchets sont éliminés suivant une filière DASRI «incinération». Ils ne peuvent en aucun cas être dirigés vers une filière DASRI par «prétraitement» par des appareils de désinfection les déchets assimilés aux OM : emballages non souillés, instruments non souillés et équipements individuels de protection tels que charlottes, surbottes, masques, etc. Ils sont éliminés en tant qu OM. L de protocoles ad hoc est souhaitable dans les unités concernées.
19 Les déchets à risques chimiques Articles R à 11 du Code de l environnement Arrêté du 2 février 1998 modifié relatif aux prélèvements et à la consommation d eau ainsi qu aux émissions de toute nature des ICPE soumises à autorisation Arrêté du 24 décembre 1998 relatif à l'interdiction de mettre sur le marché des thermomètres médicaux à mercure destinés à mesurer la température interne de l'homme Circulaire DH/DGS n du 20 juillet 1999 relati ve à l interdiction d utiliser des thermomètres médicaux à mercure destinés à mesurer la température interne de l homme dans les s de santé Articles R à 41 du Code de l environnement relatifs aux substances dites PCB Principe de précaution et de sécurité chimique, Les solvants, réactifs de laboratoires, bases et acides concentrés, colorants, peintures, produits d imprimerie (macules d'impression, encres et vernis, bains de fixateurs et révélateurs, solutions de mouillage, solvants, films, plaques, etc.) sont des produits chimiques dangereux. La fiche de sécurité des produits chimiques fournie par les fabricants comporte un volet élimination. Ces produits doivent être stockés de préférence dans leur emballage d origine, ou dans un emballage fourni par le fabricant, et étiquetés selon la réglementation des produits chimiques. Les déchets chimiques doivent être stockés dans un local ventilé, équipé d'un extincteur. Les produits doivent être étiquetés, rangés, classés afin d'éviter tout mélange incompatible. Le sol doit être stable et le local éloigné de toute zone à risques. Il est recommandé de placer les conditionnements dans des bacs de rétention contenant un produit absorbant type vermiculite. En fonction de l'importance du stockage, ce local ventilé peut relever de la réglementation des ICPE.
20 Les déchets à risques chimiques La dilution des produits chimiques ou dangereux n est pas une démarche autorisée : il est interdit de rejeter tout produit chimique dans le réseau des eaux usées. Ils doivent être rassemblés dans des conteneurs étanches, si possible les récipients d origine, et collectés par une société agréée vers des centres de traitement spécialisés. Le risque présenté par les effluents mixtes chimicobiologiques est à la fois un risque infectieux et un risque toxique. La gestion des déchets à double risque (chimique et infectieux) doit se faire au cas par cas. D une manière générale, l élimination de déchets à risques chimiques dans les installations de traitement ou de prétraitement des DASRI n est pas autorisée. L'arrêté du 20 septembre 2002 relatif à l exploitation des installations d incinération ou de co-incinération stipule qu il est interdit de procéder à l'incinération, en usine spécifique DASRI ou en installation de coincinération, des déchets dangereux donc des déchets suivants, même provenant d's : les lots de sels d'argent, produits chimiques utilisés pour les opérations de développement, clichés radiographiques périmés, etc. les lots de déchets à risques chimiques et toxiques les lots de déchets mercuriels les déchets radioactifs les pièces et cadavres d'animaux destinés à la crémation ou à l'inhumation. Pour plus d information consulter le CD-ROM TRILAB édité par l ADEME. Il est également possible de s appuyer sur les préconisations issues d'un guide à destination des s public d'enseignement supérieur ou de recherche de mai 2002 : L utilisation des produits phytosanitaires engendre également des déchets au potentiel toxique important. Les produits non utilisés, périmés ou les emballages font l objet d une filière spécifique d élimination.
21 Les toners d impression Les cartouches d encre peuvent être rechargées jusqu à une cinquantaine de fois. La récupération et le reconditionnement des cartouches reposent sur 2 modes d'organisation : la reprise, par le distributeur ou par une entreprise de reconditionnement, au moment de la livraison de cartouches neuves ou reconditionnées le regroupement, par des collecteurs (le plus souvent des structures associatives) qui les revendent à des entreprises de reconditionnement. Le reconditionnement consiste à aspirer le toner résiduel ; nettoyer, réviser et tester les éléments d assemblage ; remplacer les pièces défectueuses ; remplir le réservoir d'encre et soumettre la cartouche reconditionnée à un test d'impression. La poudre d encre (toner d impression) est ensuite éliminée par incinération en usine d incinération des déchets dangereux (UIDD).
22 Les déchets d'équipements électriques et électroniques (DEEE) Directive 2002/96/CE du parlement européen et du Conseil du 27 janvier 2003 relative aux déchets d équipements électriques et électroniques Décret n du 20 juillet 2005 codifié aux articles R à 206 du Code de l environnement Les déchets d équipements électriques et électroniques comprennent souvent des substances ou composants dangereux (accumulateurs, condensateurs, tubes cathodiques, cartes de circuits imprimés ), et présentent par ailleurs un important potentiel de recyclage (plastiques, métaux ferreux et non ferreux ). Il convient de ce fait de s en défaire via la filière spécialisée. Les producteurs d'équipements électriques et électroniques professionnels doivent assurer l'organisation et le financement de l'enlèvement et du traitement des déchets issus des équipements électriques et électroniques professionnels mis sur le marché après le 13 août 2005, sauf s'ils en ont convenu autrement avec les utilisateurs dans le contrat de vente de l'équipement. Les lampes fluorescentes (tubes «néon» et lampes fluorescentes ou fluocompactes) sont des lampes à décharge dans lesquelles le mercure émet des ultraviolets que la couche fluorescente transforme en rayonnement visible. Un tube fluorescent normal contient 5 mg de mercure gazeux. De ce fait, les tubes hors d usage doivent être stockés entiers et être évacués par la filière spécialisée. L éco-organisme Recylum, société agréée par l État, assure au niveau national, pour le compte des producteurs, la prise en charge de la collecte et du traitement des lampes fluorescentes. Les lampes à incandescence ne nécessitent en revanche pas de traitement spécifique et doivent être traitées en mélange avec les autre déchets non dangereux.
23 Les piles et accumulateurs usagés Décret n du 12 mai 1999 modifié relatif à la mise sur le marché des piles et accumulateurs et à leur élimination, codifié aux articles R à 136 du Code de l environnement Arrêté du 26 juin 2001 relatif à la communication des informations concernant la mise sur le marché, la collecte, la valorisation et l'élimination des piles et accumulateurs Directive 2006/66/CE du Parlement européen et du Conseil du 6 septembre 2006 relative aux piles et accumulateurs ainsi qu'aux déchets de piles et d'accumulateurs, en cours de transposition en droit national Dans le cadre de la réglementation actuellement en vigueur, les utilisateurs de piles et d'accumulateurs autres que les ménages sont tenus de collecter ou de faire collecter, valoriser ou faire valoriser, éliminer ou faire éliminer leurs piles ou accumulateurs usagés, qu'ils soient ou non incorporés à des appareils. Ces déchets, souvent dangereux du fait des substances qu ils contiennent, ne doivent pas être mélangés à d'autres déchets. Si les volumes sont importants, les conteneurs peuvent être différenciés par nature de piles ou d accumulateurs. Pour satisfaire à la réglementation, des conventions qui mettent en œuvre les dispositifs de collecte et d élimination doivent être passées avec des récupérateurs ou des affineurs. Les utilisateurs de piles ou accumulateurs autres que les ménages qui importent ou introduisent pour leur propre usage des piles ou des accumulateurs sont tenus de transmettre à l ADEME des déclarations par catégorie des quantités annuelles qu'ils ont importées ou introduites. Dans le cadre de la nouvelle réglementation issue de la transposition de la directive 2006/66/CE, les distributeurs de piles et d accumulateurs portables et automobiles devront reprendre gratuitement les piles et accumulateurs portables et automobiles usagés du même type que ceux qu ils commercialisent qui leur sont apportés par les utilisateurs.
24 Les huiles usagées (HAU) et filtres à graisse Règlement CE 1774/2002 interdisant l usage des HAU dans l alimentation animale et reprécisant l interdiction de déversement dans les égouts Les huiles ne doivent en aucun cas être déversées ou rejetées dans les égouts ou dans les poubelles d'ordures ménagères. Les HAU doivent être stockées dans des fûts isolés et identifiés, placés sur rétention dans le local "déchets" s il en existe un. Elles ne doivent pas être souillées ou diluées par d'autres produits. La collecte des HAU doit être assurée par une entreprise spécialisée. La majorité des HAU est valorisée en bio diesel (valorisation énergétique), les HAU peuvent être également valorisées en lubrifiant ou en huile de décoffrage (valorisation matière).
25 Les gravats Article L du Code de l environnement Arrêté du 15 mars 2006 relatif aux installations de stockage de déchets inertes Il s agit de déchets inertes produits par le secteur du bâtiment : le béton, les briques, les tuiles, les céramiques, les carrelages, les matériaux à base de plâtre. Attention, le plâtre n est pas un matériau inerte. Tous les intervenants dans l acte de construire, sans exception, sont concernés et impliqués dans l élimination des déchets. C est à l ensemble de cette chaîne que revient la responsabilité de gérer le traitement et l élimination des déchets. En général un accord est réalisé lors de la commande. L utilisation d un bordereau de suivi de déchets inertes est facultative. Il permet cependant de retracer les différentes phases d élimination de ces déchets et de clarifier les responsabilités de chacun. La valorisation des déchets inertes, notamment en travaux publics, est fortement encouragée. Ils peuvent par ailleurs être stockés dans des installations de stockage de déchets inertes (anciens centres de stockage de classe 3).
26 Les rejets/effluents liquides et atmosphériques Ces démarches sont différentes des démarches d élimination des déchets, mais peuvent conduire à surveiller des pratiques de rejet dans les réseaux d assainissement ou dans l atmosphère, et donc amener (pour les effluents liquides principalement) à mettre en œuvre des démarches spécifiques de tri et d entreposage, ainsi que de mettre en place les filières de collecte et d élimination correspondantes. Les effluents liquides / eaux usées : Code général des collectivités territoriales (articles L à 12-5 et R à 21) Code de la santé publique (articles L à 15 et R à 13) Code de l environnement (articles R à 56) Étude du CCLIN Paris Nord : iquides.pdf Circulaire n 429 du 8 avril 1975 relative à la gestion des eaux usées des s de santé avant élimination dans les canalisations communales Code de l environnement articles L et suivants pour les installations classées Les déversements d eaux usées (hors eaux pluviales) des s de santé doivent faire l objet d une autorisation de déversement des collectivités concernées. D une façon générale, il est interdit d introduire dans les systèmes de collecte, directement ou par l intermédiaire de canalisations d immeubles, diluée ou non, toute matière solide, liquide ou gazeuse susceptible d être la cause, soit d un danger pour le personnel d exploitation ou pour les habitants des immeubles raccordés au système de collecte, soit d une dégradation des ouvrages d assainissement et de traitement, soit d une gêne dans leur fonctionnement. Cela peut concerner par exemple : les cuisines et restaurants (eaux grasses et HAU) les laboratoires (déchets chimiques dangereux) les installations de développement des radiographies argentiques (déchets chimiques dangereux) les déchets liquides radioactifs la préparation des médicaments anticancéreux etc. Chacun de ces cas fait l objet d une démarche spécifique décrite dans le présent guide, qui mérite d être codifiée dans l. Les autres installations susceptibles d être concernées dans les s de santé sont les installations faisant l objet d une déclaration ou autorisation ICPE, qui doivent faire l objet a minima d une auto surveillance, ou de contrôles plus stricts selon le régime du classement : Déclaration (D) Déclaration avec contrôle périodique (DC) Autorisation (A) Autorisation avec servitude (AS)
27 Les rejets/effluents liquides et atmosphériques On peut citer, par exemple les : installations de combustion, si leur puissance thermique maximale est supérieure à 2 MW blanchisseries, laveries si elles traitent plus de 500 kg de linge sec par jour installations de réfrigération ou de compression si la puissance absorbée est de plus de 50 kw installations de stockage d oxygène de plus de 2 tonnes installations de stockage en réservoir de liquides inflammables de plus de 10 m 3 dépôts de gaz liquéfiés de plus de 6 tonnes installations de stockage d oxyde d azote de plus de 200 kg ateliers de réparation et d entretien de véhicules à moteur si leur surface est supérieure à 500 m² Parcs de stationnement supérieurs à 250 véhicules Appareils ou matériels imprégnés de PCB ou PCT (30 litres ou plus). La surveillance des rejets d eaux usées des installations classées porte principalement sur le ph, la température, la concentration en substances organiques, le taux de matières en suspension, ainsi que la DCO et la DBO 5 jours. Pour plus de détails, il est souhaitable de prendre contact avec les DRIRE, les collectivités ou les exploitants traitant les eaux usées de l. Les effluents gazeux : Code de la santé publique Protection de la santé et de l environnement Prévention des risques sanitaires liés aux milieux et sécurité sanitaire environnementale Pollutions atmosphériques et déchets : articles L à 2-3 et Articles R à 14 Les s de santé doivent surveiller les émissions de fumées et rejets gazeux de leurs installations de combustion si leur puissance thermique maximale est supérieure à 2 MW. Le niveau de rejets applicable dépend de la nature, de la taille et de l ancienneté de l installation. Les principaux paramètres à surveiller pour les chaufferies sont les valeurs-limites de rejet des NOx (dénitrification des gaz de combustion), des SOx (désulfuration des fumées), des dioxines et furanes (adsorption / catalyse), des composés organiques volatils (COV), ou les rejets de monoxyde de carbone. Par ailleurs, comme pour les effluents liquides, les effluents gazeux des installations faisant l objet d une déclaration ou autorisation ICPE doivent faire l objet a minima d une auto surveillance (voir ci-dessus).
28 Les filières complémentaires L obligation ou non de les créer dépend notamment des quantités produites. Les déchets de bois : Règlement sanitaire départemental type Articles L à 6 du Code de la construction et de l'habitation Ils sont classés en 3 catégories : la biomasse et le bois exempt de toute contamination les bois faiblement adjuvantés (palettes, panneaux, bois d'ameublement) les bois traités à la créosote, aux CCA (cuivre, chrome et arsenic) et les bois ignifugés qui sont des déchets dangereux. Ces 3 catégories de déchets doivent être traitées par des organismes spécialisés (recyclage, fabrication de combustibles ou substrats, réemploi après réparation). Comme tout déchet, les déchets de bois ne doivent être ni abandonnés, ni brûlés à l'air libre. Les déchets de bois traités ou souillés doivent être collectés et gérés comme les déchets par lesquels ils ont été souillés (solvants, peintures...). Les déchets de bois non traités sont collectés par des collecteurs de déchets non dangereux qui en prennent en charge le ramassage, le stockage et le broyage. Les déchets de bois traités ou souillés par des substances dangereuses doivent être collectés par des prestataires spécialisés et suivis grâce à l émission d un bordereau de suivi des déchets dangereux (BSDD). Les palettes de taille standard peuvent facilement être réparées et réutilisées. Les palettes usagées en fin de vie peuvent être valorisées (valorisation matière ou énergétique) ou éliminées par les filières de bois traités, selon le cas. Les déchets métalliques : Circulaire du 10 avril 1974 relative aux dépôts et activités de récupération de déchets de métaux ferreux et non ferreux, JO du 8 mai 1974 Articles R à 72 du Code de l environnement pour les emballages détenus par les entreprises Articles R et suivants du Code de l environnement sur les véhicules hors d usage Les dépôts de ferrailles sont soumis à la réglementation des installations classées à partir d'une surface de 50 m². Les déchets de métaux ne doivent être ni abandonnés, ni brûlés à l'air libre (le brûlage des câbles électriques à l'air libre en vue de récupérer les métaux, particulièrement polluant, est strictement interdit). Les ferrailles de récupération doivent transiter par les circuits des récupérateurs. Elles sont valorisées en quasi-totalité par la sidérurgie (essentiellement en aciérie) et par les fonderies de fonte et d'acier.
29 Les filières complémentaires Les huiles de vidange auto : Articles R à 16 du Code de l environnement Arrêté du 28 janvier 1999 relatif aux conditions d élimination des huiles usagées, JO du 24 février 1999 Les huiles usagées et les lubrifiants ne doivent être ni abandonnés, ni brûlés à l'air libre. Ils ne doivent pas être déversés dans les réseaux d'évacuation d'eaux usées, ni rejetés dans le milieu naturel ou les ordures ménagères. Ils doivent être collectés dans des fûts destinés à cet usage et par des ramasseurs agréés. Les huiles de vidange usagées sont recyclées dans la fabrication de nouvelles huiles de base ou utilisées comme combustible de substitution, notamment de combustibles fossibles. Les batteries de voitures (cf. piles et accumulateurs usagés) : Articles R à 136 du Code de l environnement Les batteries hors d usage sont des déchets dangereux. Elles sont collectées dans des bacs étanches et transportées comme tels. Les entreprises chargées du recyclage neutralisent l acide, puis broient les batteries et récupèrent les différents composants. Le plomb est fondu puis affiné. Les extincteurs : Les poudres peuvent être soit recyclées dans l industrie des engrais, soit traitées comme des déchets toxiques, et les pièces métalliques sont recyclées. L élimination se fait en installation de stockage de déchets dangereux (ISDD, anciens centres de stockage de classe 1). Les pneumatiques usagés : Articles R à 11 du Code de l environnement Articles R à 152 du Code de l environnement Arrêté du 23 juillet 2004 modifié relatif à la communication d'informations relatives à la mise sur le marché et l'élimination des pneumatiques Arrêté du 8 décembre 2003 relatif à la collecte des pneumatiques usagés, JO du 20 décembre 2003 Les distributeurs et détenteurs doivent remettre leurs pneus usagés soit à des collecteurs agréés, soit à des exploitants d'installations d'élimination autorisées et agréées. Ils sont tenus d'éliminer ou de faire éliminer les stocks de pneumatiques usagés dont ils disposaient au 1er juillet 2004 avant le 1 er juillet Ils doivent transmettre à l'ademe leurs déclarations annuelles de quantités de pneumatiques usagés qu ils ont éliminés ou faits éliminer avant le 31 mars de chaque année.
30 Les documents Code de déontologie (article du Code de la santé publique R ) Décret d application de la Loi n du 4 mars 2002 (article L du Code de la santé publique) Loi relative à l informatique, aux fichiers et aux libertés Loi n du 6 janvier 1978, modifiée le 1 er juillet 1994 Décret n du 4 janvier 2006 relatif à l hébergement des données des données de santé à caractère personnel Instruction interministérielle DAF/DPACI/2007/014 DHOS/E1/DAF/DPCAI n du 14 août 2007 Les s de santé sont tenus de constituer pour chaque patient un dossier médical regroupant toutes les informations de santé le concernant. Ces éléments sont recueillis lors de sa prise en charge dans l (article R du Code de la santé publique). Les informations concernant la santé des patients sont soit conservées au sein des s de santé qui les ont constituées, soit déposées par ces s auprès d un hébergeur agréé en application des dispositions correspondantes. Le directeur de l' doit veiller à ce que toutes les dispositions soient prises pour assurer la garde et la confidentialité de ces dossiers (article R. 1112, alinéa 2). Sauf cas particuliers, la durée de conservation en est de 20 ans à compter de la date du dernier séjour ou de la dernière consultation externe du patient dans l (article R ). La décision d élimination est prise par le directeur de l après avis du médecin responsable de l information médicale. Dans les s publics de santé et les s de santé privés participant à l exécution du service public hospitalier, cette élimination est en outre subordonnée au visa de l administration des archives, qui détermine ceux de ces dossiers dont elle entend assurer la conservation indéfinie pour des raisons d intérêt scientifique, statistique ou historique. 2 filières de destruction des documents sont possibles : le broyage sur place, à l aide d outils dédiés (soit dans les services, soit en centralisé) ; le broyat peut alors être évacué dans les OM ou être valorisé la destruction par des entreprises spécialisées (mise à disposition de conteneurs, puis transport et traitement spécifique, dans l' ou à l'extérieur). Par ailleurs, la CNIL a autorisé les applications informatiques qui seront mises en œuvre au sein des s et par les professionnels de santé participant à l expérimentation du dossier médical personnel, dans les s retenus par le Groupement d intérêt public du dossier médical personnel (GIP-DMP). La CNIL préconise le chiffrement des bases de données et des canaux de télétransmission, ainsi que la mise en place de certificats électroniques individuels pour les personnes qui utilisent les données.
31 Comment les, PREDAS et influent-t-ils sur l organisation des filières? Ce sont des documents de planification. Les décisions prises par les personnes morales de droit public et leurs concessionnaires doivent être compatibles avec ces derniers : les concernent les déchets dangereux les PREDAS, inclus dans les, concernent les déchets d activités les concernent les déchets ménagers et assimilés. Le peut, dans certaines régions, rajouter des contraintes supplémentaires au traitement de certains types de déchets. Ces contraintes portent principalement sur les déchets d activités économiques et en particulier sur les filières concernant les déchets dangereux (produits chimiques ). Le peut par exemple recommander la non prise en charge de certains types de déchets dans les OM, ou préconiser certaines filières spécifiques à la région. La prise de connaissance détaillée du est importante avant de procéder à l élaboration des filières au sein d un. Les collectivités locales et exploitants d installations de traitement peuvent également imposer des prescriptions ou restrictions.
32 Quelles sont les filières de valorisation de déchets? Les déchets verts : Règlement sanitaire départemental type Les déchets végétaux ne doivent être ni abandonnés, ni brûlés à l'air libre. Comme tous les déchets fermentescibles, ils ne doivent pas être mis en décharge mais doivent faire l'objet d'une valorisation. Ils font généralement l objet de compostage dans des centres spécialisés et peuvent également être traités par méthanisation. : Pour optimiser la gestion interne et la récupération des papiers-, le tri à la source dans les s est nécessaire, en particulier la séparation des déchets de bureau et des d'emballages du reste des OM. Ces déchets peuvent ensuite être valorisés dans des filières ad hoc. Il existe des filières, des filières papiers, et des filières communes. Déchets des cuisines : Articles 29 et 83 du règlement sanitaire départemental type Articles R et suivants du Code général des collectivités locales : dispositions relatives à l eau et l assainissement Les déchets ne doivent pas être abandonnés. Les broyeurs d éviers sont interdits. Les déchets sont assimilables aux déchets ménagers. Cependant, ces déchets peuvent faire l'objet d'une valorisation. Dans ce cas, ils doivent être collectés séparément. A la suite du Grenelle de l'environnement, le projet de Loi «engagement national pour l'environnement» prévoit de rendre obligatoires, à compter de 2012, le tri et la valorisation des déchets organiques pour les gros producteurs de déchets.
33 Quelles sont les filières de valorisation de déchets? et déchets d emballages : Articles R à 74 du Code de l environnement relatif aux déchets d'emballage dont les détenteurs ne sont pas les ménages Les emballages primaires non souillés sont assimilés à des ordures ménagères. Pour les détenteurs de déchets d'emballages dont la production hebdomadaire est supérieure ou égale à litres, les seuls modes d'élimination autorisés sont la valorisation par réemploi, recyclage ou toute autre action visant à obtenir des matériaux réutilisables ou de l'énergie. Ils sont traités dans les filières de valorisation (réemploi, recyclage, valorisation thermique). Les emballages primaires souillés sont traités dans la même filière que les produits qui les ont pollués (en particulier s ils sont dangereux), ou éliminés avec les ordures ménagères. Le MEEDDAT a signé, le 23 octobre 2008, une convention avec Eco- et des entreprises de grandes marques de l agro-alimentaire pour atteindre le taux de recyclage de 75 % des emballages ménagers d ici 2012, objectif inscrit dans la Loi de mise en oeuvre du Grenelle de l'environnement. Le verre : Le verre creux consigné est trié, nettoyé puis réemployé. Le verre plat et le verre creux non consigné (gobelets, bocaux, bouteilles, pots) est transformé en calcin (ou verre broyé) et trié pour être réintroduit dans le cycle de fabrication du verre. Les plastiques : Articles R à 11 du Code de l environnement Note DPPR/SEI/CV du 13 janvier 2000 relative aux rubriques À l heure actuelle la majorité du recyclage concerne les flaconnages en PVC, polyéthylène et PET (bouteilles d eau, de jus de fruits ). Ce sont des thermoplastiques. Les thermoplastiques représentent 80 % du tonnage des déchets plastiques. Les thermoplastiques, sous l'action de la chaleur, fondent et reprennent leur rigidité en refroidissant. Cette propriété permet de les recycler sous forme de matière première. Les thermodurcissables représentent 20 % du tonnage des déchets plastiques. Les thermodurcissables sont infusibles et ne peuvent donc pas être recyclés sous forme de matière première. Leur valorisation se limite à l'incinération et, de façon très ponctuelle, à une utilisation comme charges dans les résines vierges.
34 A quelles questions doivent répondre les règles établies par chaque? Des protocoles de tri doivent être établis pour chaque. Du fait des spécificités, il est important que soient élaborés ces protocoles pour tous les déchets produits (DASRI, autres DAS, DAE, DAOM). Ils tiennent compte de chaque nature d activité réalisée dans l, de la réglementation concernant tous les types de déchets, des contraintes du site et des caractéristiques du. Les changes adultes sont-ils des DASRI? Les protections pour adultes incontinents ne sont pas des DASRI par nature. Elles sont à éliminer par la filière des déchets ménagers et assimilés sauf si un risque infectieux existe. A cet égard, elles peuvent de manière exceptionnelle être classées par les s en tant que DASRI pour des patients placés en isolement. Les flacons de médicaments sont-ils des DASRI? Les flacons de médicaments ne sont pas des DASRI par nature. Ils peuvent se retrouver dans les DASRI s ils sont souillés ou utilisés par des patients en isolement. Les lingettes pour nettoyer le sol sont-elles des DASRI? Les lingettes ne sont pas des DASRI par nature. Elles peuvent se retrouver dans les DASRI si elles sont souillées par des agents biologiques à risque. Les corps des seringues sont-ils des DASRI? Les corps de seringues ne sont pas des DASRI par nature. Il est recommandé, dans les protocoles des s, de les classer dans les DASRI pour des raisons psycho-émotionnelles. Les plateaux sont-ils des DASRI? Les plateaux ne sont pas des DASRI par nature. Ils peuvent se retrouver dans les DASRI s ils sont souillés par des produits biologiques à risque. En revanche, les haricots sont en général souillés (compresses ) et peuvent être classés dans les DASRI. Les sacs poubelles dans les cabinets de toilette sont-ils des DASRI? Les sacs poubelles ne sont pas des DASRI par nature. Ils peuvent de manière exceptionnelle être classés par les s en tant que DASRI si utilisés pour des patients placés en isolement.
35 A quelles questions doivent répondre les règles établies par chaque? Comment mesure-t-on le délai entre la production et l élimination des DASRI? Il s agit, au sens strict des textes, du délai entre le moment auquel le DASRI est produit et son élimination. Ceci signifie donc que les temps de conservation dans le local de production, puis dans les locaux intermédiaires, les temps de transport, et les temps de prise en charge par l entreprise chargée de l incinération sont compris dans ce délai. Dans la pratique il est souhaitable d évacuer très vite les DASRI des unités qui les produisent (une fois par jour, si possible, dès que les 100 kg hebdomadaires sont atteints dans l ) et de faire en sorte que les délais d entreposage intermédiaire soient inférieurs à 24 heures. Quelle taille doivent avoir les lieux d entreposage? La taille des lieux d entreposage doit être adaptée à l activité des unités qui y sont rattachées et à la logistique (un ou plusieurs enlèvements par jour). Peut-on collecter les OM et les DASRI en même temps? Il n est pas interdit de collecter plusieurs natures de déchets en même temps. En revanche, si un sac de DASRI s éventre, toutes les OM du roll / GRV deviennent alors DASRI. Dans la pratique, il n est en général pas recommandé de les transporter, même provisoirement, dans un même contenant. Qui est responsable des déchets? Qui est le producteur? Le responsable de la bonne élimination des déchets est le directeur de l. La traçabilité des déchets est donc un élément important pour l producteur, dans la mesure où elle lui permet de prouver qu il a pris les dispositions nécessaires pour remplir correctement ses obligations. En cas d incident, l exploitation de ces données permet de rechercher les solutions possibles avec les parties concernées. Par ailleurs, afin de maîtriser la bonne application des dispositions internes et des protocoles établis dans l ou de les faire évoluer, il est possible de faire des campagnes de relevés de poids et de volumes des déchets collectés dans les différentes filières, à la sortie des principales unités productrices, et de surveiller les zones géographiques pour lesquelles les circuits sont parfois mal séparés. Y a-t-il une réglementation particulière concernant les circuits internes de DASRI? Non, à partir du moment où les DASRI sont dans des emballages fermés. Sauf exception, il n est donc pas interdit de faire passer des déchets emballés dans les moyens de transport verticaux (ascenseurs, montecharges). La désinfection et le nettoyage doivent être prévus, en particulier en cas d accident ou de fuite (cf. par analogie les problèmes de transport routier).
36 Où chercher des informations complémentaires? Les sites d informations pour se tenir au courant Sites institutionnels : Ministère de la santé et des sports urable Guide technique «Élimination des déchets d'activités à risques» : ide_dechets.pdf Guide d accès à la réglementation et aux recommandations relatives à la construction et au fonctionnement technique des s de santé etabs/accueil.htm Ministère de l écologie, de l énergie, du développement durable et de l aménagement du territoire (MEEDDAT) Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (ADEME) Institut national de recherche et de sécurité (INRS) Guide «déchets infectieux - élimination des DASRI et assimilés» : Organisation mondiale de la santé (OMS) /fr Agences régionales ou départementales, par exemple Guide «déchets» de l'observatoire des déchets d'activités du Nord Pas de Calais : df Fiches CCIP : Sites prestataires : SITA VEOLIA
37 Réglementation abondante, interprétations variables d un à l autre, il est parfois difficile d apporter une réponse simple et concise aux problématiques liées à la gestion des déchets pourtant récurrentes des s de santé. Le présent guide répond à quelques questions réglementaires majeures auxquels les 6 s partenaires du chantier MeaH «optimiser le circuit des déchets» ont été confrontés. Références aux textes, éléments d interprétations et «bonnes» pratiques associées y sont rapportés afin que l ensemble des professionnels hospitaliers puisse bénéficier d éclairages opérationnels et pragmatiques issus des travaux de leurs pairs. Mise à jour 2008
Gestion des déchets dangereux dans les entreprises
Actualités Gestion des déchets dangereux dans les entreprises Avril 2012 - Fiche n 1 Rédigée par Margot Liatard CCIR Champagne-Ardenne Qu est ce qu un déchet dangereux? Les déchets dangereux sont des déchets
MODE OPERATOIRE NORMALISE : Date d application :
1 / 14 Prénom / Nom Date, signature Rédacteur : Tony Jamault Vérificateur : Anthony Loussouarn Approbation : Isabelle Calard Table des matières 1 OBJECTIF DU MODE OPERATOIRE ET DOMAINE D APPLICATION...
Emis le : 5/08/2011 Mis à jour : 10/2014
Emetteur : CRMA Limousin Page 1 sur 6 1. Quelle réglementation s applique à mon entreprise? Emis le : 5/08/2011 Toute entreprise artisanale ou industrielle est soumise au règlement sanitaire départemental.
ENGAGEMENTS ISO 14001 ET GESTION DES DECHETS. L exemple de l agence 13/84. Service Hygiène et Sécurité Agence 13/84
ENGAGEMENTS ISO 14001 ET GESTION DES DECHETS L exemple de l agence 13/84 Service Hygiène et Sécurité Agence 13/84 Présentation Rappel de l engagement ISO 14001 de l ONF Quelques généralités sur la gestion
Déchets infectieux Élimination des DASRI et assimilés Prévention et réglementation
Déchets infectieux Élimination des DASRI et assimilés Prévention et réglementation L Institut national de recherche et de sécurité (INRS) Dans le domaine de la prévention des risques professionnels, l
Métallerie / Serrurerie
Votre activité peut être liée à celles de traitement de surface/polissage et de décapage. Si vous êtes dans ce cas, reportezvous aux fiches correspondantes. 1 Les déchets Les déchets issus de votre activité
COLLECTE DES DECHETS MENAGERS : Recommandations techniques applicables lors de la conception de voiries, lotissements et immeubles
COLLECTE DES DECHETS MENAGERS : Recommandations techniques applicables lors de la conception de voiries, lotissements et immeubles Rappel : Organisation de la collecte des déchets sur le secteur de SAINT-BRIEUC
Guide 2015. Ordures ménagères
Guide 2015 Ordures ménagères CDC de Podensac 12 rue du M al Leclerc-de-Hauteclocque Tel 05 56 76 38 00 [email protected] www.cc-podensac.fr EDITO Bernard Mateille Président de la CDC Maire de
Notice explicative du formulaire CERFA n 12571*01 relatif au bordereau de suivi des déchets dangereux
Notice explicative du formulaire CERFA n 12571*01 Décret n 2005-635 du 30 mai 2005 Arrêté du 29 juillet 2005 Notice explicative du formulaire CERFA n 12571*01 relatif au bordereau de suivi des déchets
Recycler mes lampes? Une idée lumineuse. En plus d être économiques, les lampes basse consommation se recyclent!
Recycler mes lampes? Une idée lumineuse En plus d être économiques, les lampes basse consommation se recyclent! Prévu par deux règlements européens relatifs à l éco-conception des lampes, le retrait progressif
Fénelon pour contribuer au tri sélectif et à la valorisation des déchets que nous produisons?
LYCEE FENELON : démarche Qualycée en cours Quels sont les efforts réalisés à Fénelon pour contribuer au tri sélectif et à la valorisation des déchets que nous produisons? 16/03/2015 tri sélectif à Fénelon
GUIDE DE BONNES PRATIQUES POUR LA COLLECTE DE PILES ET ACCUMULATEURS AU LUXEMBOURG
GUIDE DE BONNES PRATIQUES POUR LA COLLECTE DE PILES ET ACCUMULATEURS AU LUXEMBOURG Version 1.0 1 Avant-propos Ce guide de bonnes pratiques a été préparé pour fournir des informations concernant la collecte
4-DECHETS INDUSTRIELS SPECIAUX (DIS) HORS ACTIVITES SCIENTIFIQUES
4-DECHETS INDUSTRIELS SPECIAUX (DIS) HORS ACTIVITES SCIENTIFIQUES Cette partie regroupe l'ensemble des déchets pouvant être générés par les activités courantes d'un établissement d'enseignement supérieur
TOULOUSE : ZAC de Garonne - Chemin de Chantelle - 31200 - Tél : 05 34 51 12 00
TOULOUSE : ZAC de Garonne - Chemin de Chantelle - 31200 - Tél : 05 34 51 12 00 L entreprise Professionnel dans la collecte, le traitement et la valorisation de déchets industriels depuis plus de 80 ans
Le Centre industriel de regroupement, d entreposage et de stockage
Le Centre industriel de regroupement, d entreposage et de stockage Sommaire L Andra dans l Aube : un exploitant industriel exemplaire Le Centre industriel de regroupement, d entreposage et de stockage
5-DECHETS INDUSTRIELS BANALS (DIB)
5-DECHETS INDUSTRIELS BANALS (DIB) Les DIB regroupent l'ensemble des pouvant être générés par les activités courantes d'un établissement d'enseignement supérieur, à l'exclusion des présentant un risque
MINISTÈRE DES AFFAIRES SOCIALES ET DE LA SANTÉ SANTÉ SANTÉ PUBLIQUE. Santé environnementale. Direction générale de la prévention des risques
SANTÉ SANTÉ PUBLIQUE Santé environnementale MINISTÈRE DE L ÉCOLOGIE, DU DÉVELOPPEMENT DURABLE ET DE L ÉNERGIE MINISTÈRE DES AFFAIRES SOCIALES ET DE LA SANTÉ Direction générale de la prévention des risques
Partie C1 «Déchets de boues et autres déchets organiques non dangereux produits en 2008»
- Centre de tri ou déchèterie : catégorie à utiliser seulement si la destination finale n'est pas connue. Il s'agit en pratique d'une étape intermédiaire de collecte des déchets. Cette catégorie comprend
BORDEREAU DE SUIVI DES DECHETS
BORDEREAU DE SUIVI DES DECHETS Pour une meilleure traçabilité Une nouvelle réglementation vient clarifier les règles de traçabilité du circuit des déchets dangereux Chambre de Métiers et de l'artisanat
CONVENTION POUR LA COLLECTE DES DECHETS D ACTIVITES DE SOINS A RISQUES INFECTIEUX (DASRI)
3, rue Malakoff Immeuble le forum 38031 Grenoble cedex 01 : 04 76 59 59 59 Fax : 04 76 59 57 26 CONVENTION POUR LA COLLECTE DES DECHETS D ACTIVITES DE SOINS A RISQUES INFECTIEUX (DASRI) Convention pour
Intitulé du stage. Initiation à l'environnement industriel Jeudi 15 et vendredi 16 septembre 2011
Intitulé du stage Dates Initiation à l'environnement industriel Jeudi 15 et vendredi 16 septembre 2011 Recherche et réduction des rejets de Substances Dangereuses dans l'eau Mardi 20 septembre 2011 Mardi
Valorisation matière (réutilisation, récupération, recyclage, compostage, biométhanisation)
GUIDE JURIDIQUE : LES PRINCIPALES RÉGLEMENTATIONS RELATIVES AUX DÉCHETS Dernière révision du document : février 2013 Ce guide propose une approche simplifiée des textes de lois relatifs aux déchets en
DÉCHETS MÉNAGERS. Mode d emploi. Point info 01 46 12 75 20. www.ville-montrouge.fr
DÉCHETS MÉNAGERS Mode d emploi Point info 01 46 12 75 20 www.ville-montrouge.fr C ollecte sélective en porte à porte, ramassage des encombrants, déchetterie, etc., la Ville de Montrouge propose une palette
Bio nettoyage au bloc opératoire
Bio nettoyage au bloc opératoire Béatrice CROZE Infirmière hygiéniste Service d hygiène et d épidémiologie novembre 2012 Le bio nettoyage au bloc L impression omniprésente de travailler dans l urgence
Règlement de collecte des déchets ménagers et assimilés
Page 1 sur 9 Règlement de collecte des déchets ménagers et assimilés ARTICLE 1 : OBJET ET CHAMP D APPLICATION 1.1 : Objet Le présent règlement fixe, à l intérieur du périmètre de ramassage des déchets
INDUSTRIES AGRICOLES ET AGROALIMENTAIRES RÉDUIRE ET VALORISER LES DÉCHETS,
INDUSTRIES AGRICOLES ET AGROALIMENTAIRES RÉDUIRE ET VALORISER LES DÉCHETS, les choix gagnants INDUSTRIES AGRICOLES ET AGROALIMENTAIRES PRÉVENIR ET VALORISER LES DÉCHETS UNE STRATÉGIE TRIPLEMENT RENTABLE
LES EAUX USÉES. L évacuation des eaux usées. Les eaux vannes (EV) : eaux provenant des cuvettes de WC.
L évacuation des eaux usées Les eaux vannes (EV) : eaux provenant des cuvettes de WC. Les eaux ménagères (EM) : eaux provenant de la cuisine (évier, lave-vaisselle) et de la salle de bains (lavabo, baignoire,
Protection de la ressource et Métiers de l Automobile. Intervention du 12 octobre 2009
Protection de la ressource et Métiers de l Automobile Intervention du 12 octobre 2009 Intervention 1. Le CNPA et le Défi de l Environnement 2. Environnement et Métiers de l Automobile 3. Le parcours du
Déchèteries du SYELOM. Mode d emploi pour les professionnels
Déchèteries du SYELOM Mode d emploi pour les professionnels Sommaire Page Edito du Président 3 Qu est ce que le SYELOM? 4 Quels sont les professionnels 6 acceptés? Vous êtes professionnels? 7 Vous devez
Votre expert-comptable vous accompagne dans cette thématique
Téléchargez l'intégralité des supports du programme technique du congrès 2007 sur www.experts-comptables.org/62/ De l'0rdre des Experts-Comptables Votre expert-comptable vous accompagne dans cette thématique
Société BIS RECYCLAGE Saint-Jory (31) Audit de conformité réglementaire de la gestion des DEEE
Saint-Jory (31) Audit de conformité réglementaire de la gestion des DEEE 1 INFORMATIONS GENERALES SUR LE SITE...1 2 ELEMENTS TECHNIQUES...2 2.1 PRINCIPALES CARACTERISTIQUES TECHNIQUES... 2 2.2 ELEMENTS
GUIDE DE L'ENTREPRISE : ENVIRONNEMENT / HYGIENE / SECURITE. Restauration
Vous voulez démarrer une activité de restauration ambulante ou sédentaire. Cette fiche rassemble l essentiel de la réglementation en matière d'environnement, d hygiène et de sécurité ainsi que quelques
implifiezletri vous Ville de Bondy GUIDE DU TRI Quelle poubelle choisir? Bouteilles et flacons en plastique Boîtes métalliques, briques, cartons
S ( implifiezletri vous GUIDE DU TRI Ville de Bondy Quelle poubelle choisir? Les autres déchets Vos équipements Bouteilles et flacons en plastique Boîtes métalliques, briques, cartons Journaux, magazines
REGLEMENT INTERIEUR DES DECHETTERIES INTERCOMMUNALES DE LA COMMUNAUTE DE COMMUNES DU VAL DE DROME (CCVD) N 10/03-02-04/B
REGLEMENT INTERIEUR DES DECHETTERIES INTERCOMMUNALES DE LA COMMUNAUTE DE COMMUNES DU VAL DE DROME (CCVD) N 10/03-02-04/B Les déchetteries intercommunales de la CCVD s inscrivent dans le rôle des collectivités
EXTRAIT DU REGISTRE DES ARRETES DU PRESIDENT DE LA COMMUNAUTE URBAINE DE LYON
REPUBLIQUE FRANCAISE DEPARTEMENT DU RHONE EXTRAIT DU REGISTRE DES ARRETES DU PRESIDENT DE LA COMMUNAUTE URBAINE DE LYON ARRETE N 2013-07-15-R-0287 commune(s) : Villeurbanne objet : Autorisation de déversement
GUIDE POUR L ORGANISATION ET LA RÉALISATION D UNE CORVÉE DE NETTOYAGE COMMUNAUTAIRE
GUIDE POUR L ORGANISATION ET LA RÉALISATION D UNE CORVÉE DE NETTOYAGE COMMUNAUTAIRE L ARRIVÉE DU PRINTEMPS ET DE L AUTOMNE EST SOUVENT SYNONYME DE «GRAND MÉNAGE» OU DE «NETTOYAGE DES BERGES». LA FONTE
NOTE D INFORMATION : PERIMETRE DECLARATIF ECO-EMBALLAGES
NOTE D INFORMATION : PERIMETRE DECLARATIF ECO-EMBALLAGES Vous trouverez dans cette note, les informations suivantes : 1. DEFINITION D UN EMBALLAGE MENAGER 2. QUELLES SONT LES ENTREPRISES CONCERNEES? 3.
Fiche de données de sécurité selon 1907/2006/CE, Article 31
Page : 1/5 1 Identification de la substance/du mélange et de la société/l'entreprise Identificateur de produit Utilisations identifiées pertinentes de la substance ou du mélange et utilisations déconseillées
Réflexe Prévention Déchets
Réflexe Prévention Déchets Secteur des Travaux Publics 2 ème ½ journée Plan de la présentation 1. La prévention, de quoi parle-t-on? Concept, bénéfices attendu, illustrations 2. Produits innovants et retours
Votre guide. Déchets : Stockage des bacs, aménagements et circulation des camions
Votre guide Déchets : Stockage des bacs, aménagements et circulation des camions POUR UNE BONNE GESTION DES DECHETS DANS LES EQUIPEMENTS SOMMAIRE Guide destiné : aux aménageurs, gestionnaires d équipements,
Stockage des Marchandises Dangereuses 1 Jour Transport Route 2 jours
Stockage des Marchandises Dangereuses 1 Jour Transport Route 2 jours Objectif Être capable : - d'appliquer la réglementation relative au transport des marchandises dangereuses et au stockage. - de rechercher
L AUDIT DES PRATIQUES PROFESSIONNELLES SUR LE TRI DES DECHETS AU CENTRE DE READAPTATION DE MULHOUSE ET LA DYNAMIQUE D AMÉLIORATION
L AUDIT DES PRATIQUES PROFESSIONNELLES SUR LE TRI DES DECHETS AU CENTRE DE READAPTATION DE MULHOUSE ET LA DYNAMIQUE D AMÉLIORATION Martine HELL - Jean-Claude SCHREPFER 2ème rencontre RMS Strasbourg 25-26
SECURITE SANITAIRE DES ALIMENTS
PREFET DES PYRENEES-ATLANTIQUES Direction Départementale de la Protection des Populations des Pyrénées-Altantiques SECURITE SANITAIRE DES ALIMENTS Quelques règles à respecter, secteur de la remise directe
«Actualités réglementaires en radioprotection»
Contenu des informations à joindre aux D. ou demande d Autorisation Cyril THIEFFRY Sûreté Nucléaire et Radioprotection Arrêté du 29 janvier 2010 portant homologation de la décision n 2009-DC-0148 de l
P R É F E C T U R E D E L A S E I N E - M A R I T I M E DIRECTION DE L'ENVIRONNEMENT ET DU DEVELOPPEMENT DURABLE
P R É F E C T U R E D E L A S E I N E - M A R I T I M E DIRECTION DE L'ENVIRONNEMENT ET DU DEVELOPPEMENT DURABLE Affaire suivie par : Mme Gisèle ATOUBA 02 32 76 53 91 mél : 02 32 76 54 60 [email protected]
Grâce aux étiquettes RFID Inotec et à solution UBI Cloud Track&Trace, SITA peut tracer à chaque instant les déchets à risque COMMUNIQUÉ DE PRESSE
la Grâce aux étiquettes RFID Inotec et à solution UBI Cloud Track&Trace, SITA peut tracer à chaque instant les déchets à risque COMMUNIQUÉ DE PRESSE Filiale du Groupe Suez Environnement et Leader en France,
Annexe III du Protocole au Traité sur l'antarctique, relatif à la protection de l'environnement Elimination et gestion des déchets
Annexe III du Protocole au Traité sur l'antarctique, relatif à la protection de l'environnement Elimination et gestion des déchets ARTICLE 1 OBLIGATIONS GENERALES 1. La présente Annexe s'applique aux activités
Au sens des présentes Conditions Générales, les termes suivants sont définis comme suit :
Article 1 - Objet / Definitions Les présentes Conditions Générales ont pour objet de définir les conditions auxquelles est fourni le Service LibertyBag (ci-après "le Service"), utilisable par les passagers
MEMOIRE TECHNIQUE & METHODOLOGIQUE
République Française Institut National de la Recherche Agronomique Centre de Recherche de Clermont-Ferrand Theix Lyon MARCHES PUBLICS DE TRAVAUX MEMOIRE TECHNIQUE & METHODOLOGIQUE Document à remplir et
Le guide du tri. J habite Châtillon, je trie
Le guide du tri J habite Châtillon, je trie EDITO La collecte et le traitement des déchets ménagers jouent un rôle primordial dans la qualité de notre environnement. Ce guide du tri regroupe l ensemble
Procédure de tri et traitement des déchets Pro 032
Service de Sécurité Ferme de la Mouline Tél. 021 692 2570 / Fax 021 692 2575 Procédure Procédure de tri et traitement des déchets Pro 032 Contenu 1. Objet... 1 2. Domaine d application... 1 3. Abréviations...
HISTORIQUE et EXPLOITATION DETRIVAL I. ISDI et déchets d amiante lié à des matériaux inertes (amiante ciment) Commune de VIGNOC 35
HISTORIQUE et EXPLOITATION DETRIVAL I ISDI et déchets d amiante lié à des matériaux inertes (amiante ciment) Commune de VIGNOC 35 Vue aérienne du site de stockage amiante ciment Page 1-6 DETRIVAL I : ISDI
Le Plan Régional d Élimination des Déchets Dangereux. Comment mieux maîtriser production et gestion des déchets dangereux?
Le Plan Régional d Élimination des Déchets Dangereux Comment mieux maîtriser production et gestion des déchets dangereux? Qu est-ce qu un Tout le monde produit des déchets dangereux via ses activités quotidiennes
Guide d entretien. de votre assainissement non collectif
juillet 2009 Guide d entretien de votre assainissement non collectif Votre système d assainissement n est pas raccordé au «tout à l égout». Il est dit «non-collectif», «autonome» ou encore «individuel».
2011 / rev. 01 JDL / 30.12.2
Renens Epalinges Gland Froideville Crissier 11 janvier 17 janvier 18 janvier 19 janvier 19 janvier 2011 / rev. 01 JDL / 30.12.2 tourisme des déchets Lausanne Région (29 communes, ~275 000 habitants) GEDREL
GUIDE DE L AGENT ÉCORESPONSABLE. pour économiser les fournitures et les ressources
GUIDE DE L AGENT ÉCORESPONSABLE pour économiser les fournitures et les ressources En route vers une administration écoresponsable Aujourd hui notre planète est en danger : sa biodiversité est menacée.
CRMA Limousin > Nettoyage à sec : quelle réglementation? Nettoyage à sec : quelle réglementation?
CRMA Limousin > Nettoyage à sec : quelle réglementation? Nettoyage à sec : quelle réglementation? Sommaire page 2 > A { Qu est ce qu une Installation Classée pour la Protection de l Environnement (ICPE)?
A-ESSE s.p.a. FICHE DE SÉCURITÉ
A-ESSE s.p.a. USINE OXYDES de ZINC FICHE DE SÉCURITÉ Oxyde de zinc 1. IDENTIFICATION DU PRODUIT CHIMIQUE ET DE LA SOCIÉTÉ NOM DU PRODUIT: DÉNOMINATION COMMUNE, COMMERCIALE ET SYNONYMES: UTILISATION DE
19- LA COLLECTE ET LE TRAITEMENT DES DECHETS
19- LA COLLECTE ET LE TRAITEMENT DES DECHETS Rapport de présentation / Diagnostic Dossier de PLU approuvé 255 19.1 LES ORDURES MENAGERES ET EMBALLAGES MENAGERS RECYCLABLES La prestation de collecte des
Comment concevoir son lit biologique
santé - sécurité au travail > RISQUE PHYTOSANITAIRE Gestion des effluents phytosanitaires Comment concevoir son lit biologique > Choix du procédé > Méthode de conception > Construction du lit biologique
Chapitre VI : Gestion des risques épidémiques
Chapitre VI : Fiche n VI.1 : Gale Fiche n VI.2 : Tubeculose pulmonaire (accessible dans la prochaine version) Fiche n VI.3 : Gastro-entérite Fiche n VI.4 : Infection respiratoire aigüe basse Sommaire Sommaire
levenok.com Identification du lot sur le document four ni par le demandeur
levenok.com Architectes D.P.L.G. RAPPORT DE MISSION DE REPERAGE des matériaux et produits contenant de l'amiante pour l'établissement du constat établi à l'occasion de la vente d'un immeuble bâti REFERENCES
déchets ménagers Collecte en apport aux colonnes Tél. 02 43 94 86 50 www.syndicatvaldeloir.fr
info service + Organisation de la collecte Demandez l autocollant «Stop pub»! Si vous ne souhaitez pas recevoir de publicités dans votre boîte à lettres, une seule solution : l autocollant «Stop pub»!
1.1.1. Unité fonctionnelle de référence, à laquelle sont rapportés les impacts environnementaux du Chapitre 2
EXTRAIT DE LA DECLARATION ENVIRONNEMENTALE et SANITAIRE CONFORME A LA NORME NF P 01-010 PROFILES PVC DE DECORATION ET D AMENAGEMENT INTERIEURS ET EXTERIEURS Edition DECEMBRE 2005 SNEP - Profilés PVC de
L ENVIRONNEMENT DANS L ARTISANAT
L ENVIRONNEMENT DANS L ARTISANAT PLOMBERIE / CHAUFFAGE COMMENT ELIMINER VOS DECHETS? Le Code de l Environnement stipule que tout producteur ou détenteur de déchets est responsable de l élimination de ses
LE PERMIS D'ENVIRONNEMENT - CLASSE 3
LE PERMIS D'ENVIRONNEMENT - CLASSE 3 Dernière révision du document : février 2013 Entré en vigueur le 1 er octobre 2002, le "Permis d Environnement" (créé par le décret du 11 mars 1999) peut être considéré
eedd LA PLANETE N EST PAS UNE POUBELLE 1/7
eedd LA PLANETE N EST PAS UNE POUBELLE 1/7 I- ETUDE D UNE PHOTOGRAPHIE DE YANN ARTHUS-BERTRAND : Stockage d ordures dans la périphérie de Saint-Domingue en République dominicaine au cœur des Caraïbes Légende
Les verres, bocaux et bouteilles en verre
Guide pratique du tri Les poubelles R pour protéger l et vos éc Trier ses déchets, ce n est pas seulement un geste citoyen bénéfique à l environnement, c est aussi un moyen de faire des économies en réduisant
Circulaire relative au monitoring dioxine des produits à risque destinés à l alimentation animale
gence fédérale pour la sécurité de la chaîne alimentaire Circulaire relative au monitoring dioxine des produits à risque destinés à l alimentation animale Référence PCCB/S1/JPM/912984 Date 18/02/2014 Version
LES DECHETS DU SECTEUR IMPRIMERIE
LES DECHETS DU SECTEUR IMPRIMERIE Le secteur de l imprimerie peut se scinder en 3 grands types d activités : L impression Offset L impression Digitale La sérigraphie De nombreux déchets sont communs à
SOMMAIRE SOMMAIRE. Politique Education de la Région Développement Durable Collecte des déchets dans les lycées DEEE
52 000 lycéens 65 lycées publics (1,2 millions de m² de locaux) 39 lycées privés 1 Les priorités comtoises en matière d éducation par de nouvelles politiques L accès pour tous à l éducation Gratuité des
3 Guide pour développer un plan national de gestion des déchets de soins médicaux
3 Guide pour développer un plan national de gestion des déchets de soins médicaux (111) Cette section présente une liste d actions recommandées qui devraient être mises en place par le gouvernement central
Annexe 3 Captation d énergie
1. DISPOSITIONS GENERALES 1.a. Captation d'énergie. Annexe 3 Captation Dans tous les cas, si l exploitation de la ressource naturelle est soumise à l octroi d un permis d urbanisme et/ou d environnement,
CIRCULAIRE N 2983 DU 18/01/2010
CIRCULAIRE N 2983 DU 18/01/2010 Objet : Utilisation des fluides frigorigènes dans les installations de réfrigération A l'attention de(s) : Pour information : Monsieur l'administrateur général de l'administration
CONSULTATION PROPRETE DES LOCAUX
CONSULTATION PROPRETE DES LOCAUX Exécution de prestations de nettoyage de locaux administratifs situés : - site n 1 : 24 rue des Ingrains 36022 CHATEAUROUX - site n 2 : 10 rue d Olmor 36400 LA CHATRE Critères
Systèmes R-22 : à quels fluides frigorigènes les convertir? Serge FRANÇOIS*
TE HNIQUE Systèmes R-22 : à quels fluides frigorigènes les convertir? Serge FRANÇOIS* Le R-22, fluide frigorigène de type HCFC, sera interdit dans les installations neuves dès 2010. Dans l'existant, les
Ecoval : Solution économique et écologique pour le traitement de déchets
Ecoval : Solution économique et écologique pour le traitement de déchets Présentation d Ecoval Maroc 2 Sommaire Présentation d Ecoval Maroc Perception du Marché de déchets Objectifs de la plateforme Ecoval
Hygiène alimentaire. Réglementation. Restaurants et commerces alimentaires
Hygiène alimentaire Réglementation Restaurants et commerces alimentaires Hygiène alimentaire Sommaire Avant de s installer, les démarches à suivre p.3/4 Concevoir la cuisine p.5 Hygiène - Les bonnes pratiques
Colle époxydique multi usages, à 2 composants
Notice Produit Edition 20 01 2014 Numéro 9.11 Version n 2013-310 01 04 02 03 001 0 000144 Colle époxydique multi usages, à 2 composants Description est une colle structurale thixotrope à 2 composants,
À recycler ou pas? Guide pratique du tri
À recycler ou pas? Guide pratique du tri Pour trier, quels sont vos équipements? Pour les bouteilles et flacons en plastique, les emballages métalliques, les cartonnettes et les briques alimentaires Pour
SIEEOM GRISOLLES & VERDUN Président : M. Denis ROGER. Règlement d attribution et d utilisation des contenants pour la collecte en porte-à-porte
SIEEOM GRISOLLES & VERDUN Président : M. Denis ROGER siège social : Mairie de Verdun-sur-Garonne services : Quai de Transfert Place de la Mairie 350, chemin de la Fraysse 82 600 Verdun-sur-Garonne 82 170
appliquée aux emballages alimentaires
La méthode HACCP La méthode HACCP appliquée aux emballages alimentaires 1- La réglementation des matériaux au contact des aliments Quels contaminants issus des emballages dans les aliments? Des contaminants
BENOIST BUSSON Cabinet d Avocats 250 bis, boulevard Saint-Germain 75007 PARIS
BENOIST BUSSON Cabinet d Avocats 250 bis, boulevard Saint-Germain 75007 PARIS MonsieurleProcureurdelaRépublique TribunaldeGrandeInstancedeMontauban Placeducoq 82000MONTAUBAN Paris,le20octobre2010 LR+AR
JORF n 0060 du 12 mars 2009. Texte n 18
Le 16 mars 2009 JORF n 0060 du 12 mars 2009 Texte n 18 ARRETE Arrêté du 10 février 2009 fixant les conditions exigées pour les véhicules et les installations matérielles affectés aux transports sanitaires
Gestion écoresponsable des déchets
Gestion écoresponsable des déchets R E C Y C L E R, V A L O R I S E R E T E L I M I N E R P O U R P R E S E R V E R L E N V I R O N N E M E N T E T C O N T R I B U E R A U D E V E L O P P E M E N T D U
Système Management Environnemental
Système Management Environnemental Laboratoire de Touraine Laboratoire de Touraine Laboratoire de Touraine - Bassin Eaux Pluviales Environnemental Politique Qualité Sécurité Environnement Sommaire Norme
DECHETERIES. Donnez, recyclez, réparez, compostez avant de jeter! www.agglo-larochelle.fr. Service Gestion des déchets rue Anita Conti 17180 PÉRIGNY
DECHETERIES Donnez, recyclez, réparez, compostez avant de jeter! Service Gestion des déchets rue Anita Conti 17180 PÉRIGNY 0 800 535 844 Du lundi au vendredi de 8h15 à 12h et de 13h15 à 16h45 Photo : Fred
1. IDENTIFICATION DE LA SUBSTANCE/PRÉPARATION ET DE LA SOCIÉTÉ/ENTREPRISE
1. IDENTIFICATION DE LA SUBSTANCE/PRÉPARATION ET DE LA SOCIÉTÉ/ENTREPRISE Nom commercial Fournisseur Service des renseignements Renseignements en cas d'urgence Andermatt Biocontrol AG Stahlermatten 6,
LE PROJET QUALITE-GESTION DES RISQUES- DEVELOPPEMENT DURABLE
LE PROJET QUALITE-GESTION DES RISQUES- DEVELOPPEMENT DURABLE 1 LA POLITIQUE QUALITE-GESTION DES RISQUES Depuis 2003, la Direction s engage à poursuivre, la démarche qualité et à développer une gestion
Ce projet est soutenu par le Jour de la Terre Québec, les éco-quartiers de Ville-Marie et l arrondissement de Ville-Marie.
ÉDITION 2014 Collecte de matières dangereuses et de matériel informatique et électronique destinée aux ICI, OBNL et édifices de neuf logements et plus de l arrondissement Ville-Marie. Ce projet est soutenu
1. Identification de la substance ou préparation et de la Société. 2. Composition/ informations sur les composants
Date d impression : 23/08/02 Valable à partir du : 08.08.01 Page: 1/7 1. Identification de la substance ou préparation et de la Société Données relatives au produit : Nom commercial : KNAUF ZADUR Mortier
FICHE DE DONNEES DE SECURITE
PAGE 1/7 DATE DE MISE A JOUR : 16/11/2011 1/ - IDENTIFICATION DU PRODUIT ET DE LA SOCIETE Identification du produit : Gaines, films, housses, et/ou sacs transparents et colorés en polyéthylène. Famille
Bonnes Pratiques de Fabrication des médicaments à usage humain et vétérinaire
1 2 3 4 Bonnes Pratiques de Fabrication des médicaments à usage humain et vétérinaire Partie 1 Chapitre 3: Locaux et matériel 5 6 7 8 9 10 11 12 13 PRINCIPE Les locaux et le matériel doivent être situés,
Tél : 03 90 64 25 50 Site : www.cc-basse-zorn.fr
Communauté de Communes de la Basse-Zorn 34, rue de La Wantzenau - 67720 Hoerdt Tél : 03 90 64 25 50 Site : www.cc-basse-zorn.fr NOUVEAU SYSTEME DE COLLECTE DES DÉCHETS MÉNAGERS Weitbruch Gries Kurtzenhouse
Annexes jointes Annexe 1 : Fiches d entretien par zone Annexe 2 : Fiche de traçabilité
Référence : PT/HYG/003-C Page :Page 1 sur 15 Objet : - Permettre de dispenser des soins de qualité dans un environnement maîtrisé (garantie de propreté visuelle et bactériologique). - Eviter la propagation
Édito. Le meilleur déchet reste celui que l on ne produit pas.
Édito Le meilleur déchet reste celui que l on ne produit pas. Depuis janvier 2011, le Syndicat Emeraude s est engagé résolument dans un programme local de prévention. Ne nous limitons pas à l objectif
Calendrier2014 de collectes
Calendrier01 de collectes Férié : 1 pas de collecte 1 Report collecte Ordures Ménagères du 1 er Janvier 1 1 0 Pôle déchets du Pays de Sarrebourg Terrasse Normandie - ZAC des Terrasses de la Sarre - 0 SARREBOURG
SOMMAIRE. Préambule p 3
1 SOMMAIRE Préambule p 3 A/ Les collectes en Porte à Porte. A/ Chapitre 1. La collecte des déchets recyclables secs. p 6 (articles 1 à 6) II Les engagements de La Communauté d Agglomération de Montpellier.
