Synthèse du forum participatif

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1 Synthèse du forum participatif Amilly 22 novembre 2010 Amilly (Loiret), pour la zone d emploi de Montargis, a été la quatrième étape des 23 forums territoriaux qui doivent conduire les élus du Conseil régional dans l ensemble des territoires de la région afin de recueillir les avis et propositions de ses habitants pour dessiner l avenir de la région Centre à 10 ou 20 ans. Environ 80 personnes ont participé à ce forum citoyen Elles se sont exprimées dans les 3 ateliers proposés : L Atelier «Aménagement et développement durable du territoire» L Atelier «Education-Formation-Emploi» L Atelier «Plan Climat Energie». Ce document rend compte des débats et des propositions. Les participants sont invités à le commenter ou le compléter s ils le souhaitent. Le maire d Amilly, Gérard Dupaty, dans son propos d accueil du forum territorial, a évoqué le «premier soucis» du bassin qui est celui des «problèmes économiques» et leurs répercussions en matière d emploi. En contrepoint, le maire d une cité qui se présente comme la «ville des arts», a rappelé «les ambitions culturelles en matière de musique, d art contemporain et de sports.» Retraçant l objet de ces forums dans le cadre de l élaboration du Schéma régional d aménagement et de développement durable du territoire (SRADDT), le président de la Région, François Bonneau, a enjoint «nos concitoyens à développer une vision, des axes, dans un contexte particulièrement préoccupant.» «S il y a crise, a-t-il poursuivi, c est qu il s agit d une cristallisation d un modèle de développement fortement axé sur l économie au détriment du social et de l environnement.» Associé à cette réflexion stratégique, le Conseil économique, social et environnemental régional (CESER), par la voix de Guy Janvrot, a évoqué cinq thèmes rendant compte des différentes problématiques du Montargois. L accessibilité et la mobilité marquées par des carences, notamment dans le domaine ferroviaire pour les liaisons vers Orléans et la région parisienne. En matière de formation, il s est interrogé sur la pérennisation des emplois face à une industrie très présente ; il a également relevé l inadéquation entre l offre et la demande dans les secteurs de l action sociale et de la santé. Il a prôné «une filière bois à mieux organiser» en pariant aussi «sur une agriculture plus respectueuse de l environnement.» En matière de patrimoine et de culture, il a fait état du potentiel représenté par les métiers d art. Enfin, se pose la question récurrente d un territoire «tiraillé entre le Centre et l Ile-de- France.» Dans sa conclusion aux débats, le président Bonneau a répondu explicitement à cette dernière question : «Notre avenir se trouve dans cette conjugaison vertueuse entre les régions parisienne et ligérienne.» Puis, il a livré quelques pistes issues des ateliers : «L université d Orléans a besoin des jeunes Montargois», a-t-il indiqué en écartant «la tentation» de disséminer l enseignement supérieur sur tout le territoire régional. Le maraichage et la filière bois sont d autres atouts locaux à promouvoir, a-t-il déclaré en substance en mettant en garde «l industrie qui est insuffisamment portée par l innovation.» Les questionnements spécifiques au bassin de vie du montargois : Le Montargois, une banlieue de Paris? Mais comment rejoindre Orléans quand on est pas fortuné? Quelle dynamique économique quand les réseaux sont discrets? Services à l enfance et services de santé : le risque de décrochage? Eaux et forêts : des atouts qui restent à valoriser? Culture et patrimoine, des opportunités à approfondir? Un manque d ingénierie pour s adapter aux mutations économiques?

2 Page 2 Atelier 1 : Aménagement et développement durable du territoire Animation : Dominique ROULLET, vice-président en charge de l Aménagement du territoire et du SRADDT Le Montargois veut conforter son attractivité A côté de son industrie, le territoire souhaite développer des activités comme le maraîchage ou la filière bois, renforcer la présence médicale, attirer de nouvelles compétences et s'inscrire dans l'ère du très haut débit. Aux marges de la région parisienne et de la région Centre, le Montargois est un territoire à la recherche de son centre de gravité. Attiré vers l'ile-de- France du fait de sa proximité avec Paris, il bénéficie en retour d'un afflux de populations qui privilégient un logement moins onéreux qu'en région parisienne, avec une progression démographique qui figure parmi les plus élevées de la région. Ce territoire est aussi marqué par une population vieillissante, phénomène accentué par l'installation de retraités. En conséquence, il lui faut maintenir un dynamisme économique fort pour rester attractif et éviter d'être complètement noyé dans l'orbite francilienne. tres aspects. Dans le domaine agricole, les participants ont insisté sur le renforcement du maraîchage périurbain, en s'appuyant sur le réseau des AMAP qui fonctionne bien, ou le développement de la filière bois. La réflexion s'est également orientée sur des modes alternatifs de travail, comme le temps partagé pour retenir certaines compétences rares (les ergonomes par exemple) ou encore le télétravail. Les intervenants ont également largement insisté sur la nécessité de favoriser la mise en place du très haut débit. Maintenir l attractivité : des manques et des pistes L'autre grand facteur de développement de l'emploi réside dans le maintien de l'attractivité du montargois et dans sa capacité à fournir les services nécessaires à la population. Les participants se sont particulièrement inquiétés du risque de pénurie de médecins qui se profile à l'échelle d'une dizaine d'années. La réflexion sur la création de maisons médicales paraît primordiale. Le Montargois souffrirait également d'un manque de formations supérieures, alors qu'il plaide depuis des années pour l'ouverture d'un IUT auquel plus personne ne croit. Les jeunes doivent aller faire leurs études à Paris, facile d'accès, mais hors de prix en terme de logement, ou bien Orléans, moins bien relié au territoire du Montargois, mais plus abordable. A défaut de formations nouvelles, la réponse pourrait résider dans le renforcement des liaisons avec la capitale régionale, soit par le rétablissement d'une ligne de train, évoquée par certains intervenants, soit par un renforcement des rotations par autocar, sachant que l'a19, du fait du coût élevé du péage, ne semble pas une solution appropriée pour tous. L emploi, premier problème "L'emploi est notre premier problème", a souligné le maire d'amilly. "Au départ, les populations nouvellement arrivées travaillent en région parisienne, mais au bout de quelques années, elles souhaitent trouver un emploi sur place", explique-t-il. La nécessité de renforcer le tissu industriel montargois, très développé et très diversifié, a été très brièvement évoquée, sans autre commentaire. Quant au pôle de compétitivité Elastopôle, il ne semble pas apporter de dynamique particulière, malgré la présence locale d'hutchinson, l'un des leaders mondiaux du caoutchouc. Les participants ont été amenés à voter sur les thèmes les plus importants pour l avenir du territoire : 1 Présence médicale 23 2 Développement de la filière bois 14 2 Très haut débit 14 3 Qualité de la vie 11 4 Enseignement supérieur 9 Maraîchage périurbain, filière bois et télétravail Le débat s'est plutôt focalisé sur d'au-

3 Année Page 1, 3 n 1 Page 3 Atelier 2 : Formation Animation : Agnès QUATREHOMME, Présidente de la Commission Education et Lycées Une indispensable mobilité? Au cœur d'une zone d'emploi qui se cherche entre le sud de l'ile-de-france, Orléans et l'ouest de la Bourgogne, Montargis bénéficie d'une offre de formations initiales conséquente. Toutefois, l'agriculture est surreprésentée dans la répartition des cursus. En matière de formation des adultes, beaucoup d'employés et d'ouvriers n'ont pas une qualification suffisante, même si la volonté et l'offre existent. La multiplicité des interlocuteurs de la formation professionnelle est identifiée comme un frein à son efficacité. Sur la zone d emploi de Montargis le taux de chômage est supérieur de deux points à la moyenne régionale. Le phénomène s'est accentué dans les cinq dernières années en raison de la désindustrialisation. Pour contrecarrer cette situation, un appel pour plus de mobilité est lancé. Des freins à la mobilité physique Une commerçante handicapée, se déplaçant en fauteuil roulant, raconte qu'elle n'a «que des murs devant elle» alors qu'elle souhaite améliorer ses compétences et obtenir des aides à la formation. Les élèves des campagnes ont aussi des soucis de déplacements, soulignent des cadres de l'education nationale et des parents, surtout lorsqu'il s'agit de lycéens en période d'orientation. Autre frein à la mobilité physique pointé par un artisan couvreur : le principe de précaution. «Quand un jeune prend l'initiative de visiter une entreprise, il en est empêché sur ses horaires de cours parce que l'établissement craint pour sa responsabilité pénale», regrette-t-il, alors que l artisanat recrute. Toutefois, cette envie de mobilité physique a son revers : «Quand les jeunes partent, ils ne reviennent plus», clame un ancien élu régional. «Il faut diversifier les formations ici pour que nos jeunes restent», renchérit une élue locale, parent d'élève. Cause ou conséquence, un professeur de lycée corrobore ce raisonnement : «Depuis longtemps, beaucoup de jeunes enseignants arrivent à Montargis, comme à Dreux, sans vouloir y rester. D'où un turn over récurrent». Parmi les solutions proposées : une accélération et un élargissement de l'accès aux nouvelles technologies pour permettre une information plus efficace sur l'orientation et la formation professionnelle. Mobilité sur l'échelle des compétences Un «plafond de verre» est relevé chez les lycéens qui se contentent des formations proches de chez eux, en se privant ainsi d'études supérieures. «Les lycéens ne se représentent pas toujours bien ce que sont des formations post baccalauréat», témoigne une proviseure. «On se moque des jeunes quand on leur demande de décider de leur avenir en deux heures après avoir visité un salon d'information», argumente un intervenant. «C'est aussi une question financière : beaucoup de parents ne laissent pas partir leurs enfants parce qu'ils n'ont pas les moyens de payer une location d'appartement à Tours, Orléans ou Paris», raconte une déléguée de parents d'élèves. Parmi les propositions avancées : des visites d'entreprises plus nombreuses, des rencontres avec des formations post-baccalauréat qui vont au-delà de la seule journée annuelle du Salon ré- gional d'information et d'orientation. Concernant les adultes, une conseillère en insertion met en garde contre le risque de grande précarité et appelle à une politique volontariste. La désindustrialisation du Montargois pose la question de l'adaptabilité de l'outil de formation. Un cadre de l AFPA s'interroge : «Quel miroir doit-on mettre sur l'activité économique pour que l'appareil de formation soit adapté?» Il s appuie sur l exemple des métiers du bâtiment qui évoluent rapidement avec la transformation permanente des plateaux techniques. «Ce qui est important, c'est de former des individus qui auront la boite à outils intellectuelle suffisante pour s'adapter eux-mêmes», modère une participante, en valorisant le renforcement des savoirs fondamentaux avant de courir inutilement derrière les dernières technologies. Fluidité dans les relations entre acteurs de la formation Enfin, un consensus se dégage en faveur d'une meilleure coordination entre les acteurs de la formation professionnelle. Le directeur de la mission locale évoque une nécessaire chaîne de transmission entre Etat, Région, organismes de collecte et instituts de formation. Un «gros travail reste à faire», entend-on. A ce sujet, plusieurs voix s'élèvent pour des collaborations au delà des strictes frontières régionales.

4 C R 97% des participants estiment que la possibilité de s exprimer leur a été réellement donnée au cours de ce forum. Atelier 3 : Plan Climat Animation : Gilles DEGUET, vice-président en charge de l Agenda 21, de l Energie, du Climat et de l Environnement Pour une rénovation rapide de l habitat L atelier «Plan climat» a réuni une vingtaine de personnes très préoccupées par l avenir de la planète. Si, les premières interventions se sont portées sur l habitat, le transport a aussi fait l objet de propositions concrètes. Dans le bassin de vie d Amilly, 83 % des habitations sont des maisons individuelles construites pour une bonne part avant Le Plan climat, conduit par la Région, devra donc mettre l accent sur la réhabilitation des logements. Sceptiques, certains se sont demandés dans quelle mesure la Région pouvait inciter les propriétaires à réaliser les investissements nécessaires à la modernisation et à l isolation de ces maisons anciennes. Par des aides financières? Pas seulement : un besoin de conseils a été formulé. L isolation thermique d abord Même si le chauffage représente à lui seul 80 % des émissions de gaz à effet de serre (GES) dans l habitat, il ne s agit pas forcément, comme l a rappelé l un des intervenants, de procéder en premier lieu à un changement d équipement. La priorité, à ses yeux, est de revoir les performances thermiques par des travaux d isolation qui répondent à cet enjeu primordial tout en étant moins coûteux. Il sera ensuite temps de procéder à des investissements sur les systèmes de chauffage. Les statistiques révèlent par exemple que 20 % des ménages se chauffent encore au fioul, lequel est voué à une disparition progressive. Un autre participant s est préoccupé du sort des locataires. Dans le parc privé, il leur sera difficile d inciter les propriétaires à effectuer les travaux adéquats pour qu au bout du compte les locataires fassent des économies. A moins d une hausse des loyers. Dans le parc public, la question semble plus simple à résoudre. Dans le Montargois, le secteur de la construction devrait donc doper l activité économique à moyen terme. A condition toutefois de lever quelques barrières juridiques. Le maire d une petite commune voisine d Amilly a témoigné de son incapacité à accepter certains projets immobiliers jugés non conformes par les réglementations d urbanisme en vigueur. A priori, les décrets d application de la loi Grenelle II devraient résoudre ce type de difficultés. L amélioration de la sensibilisation du grand public au thème des économies d énergie a été également soulignée par des participants sous trois formes : les diagnostics énergétiques des habitations ; la thermographie aérienne ; une information sur l impact carbone de chaque produit. Quelques éléments recueillis dans les questionnaires Avez-vous des suggestions, des idées, des projets pour «Préparer l avenir de votre territoire»? Valoriser les circuits courts de commercialisation et les modes doux de déplacements (faciliter l intermodalité) Inviter les entreprises du tertiaire à se réinstaller dans les régions pour faciliter l emploi local et diminuer aussi les temps de trajets. Eviter les centralisations dans les grandes villes du centre, Tours, Orléans et surtout Paris Développer les liaisons entre Montargis et Orléans (réouverture ligne SNCF) afin de réduire l attraction de Paris (santé, loisirs, travail) Plateforme pour permettre la reconversion professionnelle Groupement d employeurs pour favoriser le recrutement et mutualiser les besoins, réduire les contrats à temps partiel Faciliter le transport pour les jeunes (le nombre de bus est limité) (Evaluation faite à partir de 37 questionnaires) Une nouvelle taxe sur les poids lourds? L atelier s est aussi penché sur la question des transports, autre grand vecteur d émission de GES. Les participants se sont félicités de la mise en service par le Conseil général de la ligne de bus Orléans-Montargis au tarif imbattable de 2 euros. Pour autant, l offre de transport collectif est jugée insuffisante. Un habitant d Amilly a plaidé pour la réouverture de la ligne de train Orléans-Montargis : «L offre ferroviaire nord-sud existe, il faut porter nos efforts sur les liaisons estouest!» Par ailleurs, le désengagement de la SNCF en matière de fret induit un transfert de la logistique vers la route. Le constat émis est implacable : il y a trop de camions sur les routes du Montargois. Comment la Région peut-elle intervenir pour inverser cette tendance? Un participant s est fendu d une proposition audacieuse : taxer les camions qui traversent le département sans s y arrêter ; cet impôt nouveau servirait par la suite à financer les nouvelles infrastructures de transport. Pas seulement ferroviaires ou routières. Sous-employés, les canaux pourraient aussi être réhabilités pour acheminer les marchandises en provenance des grands ports fluviaux ou maritimes. L utilisation du réseau hydraulique est préconisé par le SNIT et le Grenelle.

5 Regard sur la zone d emploi de Montargis Forum territorial du lundi 22 novembre 2010 Présentation générale de la zone d emploi de Montargis Sommaire : Présentation générale Les grandes évolutions du territoire La dynamique économique La formation tout au long de la vie L agriculture et le tourisme Changement climatique, énergie et environnement Chiffres clés Carte d identité de la zone d emploi Zone d emploi Région Centre Population (2007) dont part population urbaine part population périurbaine part population rurale Evolution Poids dans la région Actifs résidents (2007) +0,9 % +0,4 % 4,9 % /// Superficie (km 2 ) Densité (habitants/ km 2 ) Nombre de communes Nombre d'emplois total (2007) Nombre d'emplois salariés (2007) Taux de chômage (2T 2010) 44,9 % 45,8 % 27,1% 27,8 % 28 % 27,6 % 71,1 64, ,6 % 8,6 % Sources : Population : Insee, RP 2007 Effectifs salariés : Insee, Estimations d'emploi Chômage : Insee, Taux de chômage localisés Au Nord-Est du département du Loiret, la zone d emploi de Montargis est voisine de l Ile de France et de la Bourgogne. Elle s identifie fortement au bassin hydrographique du Loing, affluent de la Seine, tandis que la plus grande partie de la région Centre est sur le bassin de la Loire. Elle forme, pour l essentiel, ce que l on appelle parfois le Gâtinais orléanais. La zone d emploi de Montargis compte près de habitants en 2007, dont la moitié réside dans l agglomération montargoise. Elle fait partie des zones d emploi les plus dynamiques de la région Centre en termes de croissance démographique sur la période (+0,9%, contre +0,4% en région), avec en particulier un solde migratoire très positif. Montargis aurait pour origine une haute tour fortifiée par le roi Clovis. En 1184, Philippe Auguste réunit Montargis au domaine royal. Au début du siècle suivant, Guillaume de Lorris écrit le Roman de la Rose. Les montargois se distinguent en 1427, en brisant le siège anglais avec l aide de l armée royale. La fille de Louis XII, Renée de France, s y retire, puis en fait un refuge pour les protestants. C est en 1604 que le roi Henri IV décide de relier la Loire à la Seine et en 1642 les travaux sont achevés. Le trafic culminera en 1913 avec bateaux transportant tonnes de marchandises, avant de décliner inexorablement avec la concurrence du chemin de fer, arrivé à Montargis depuis A la Révolution française, il est envisagé de créer un département du Loing, dont le chef lieu serait Montargis. Malgré l insistance de Mirabeau, qui y a des attaches familiales, le projet est abandonné et l arrondissement est rattaché au Loiret. En 1853, l américain Hiram Hutchinson implante une manufacture de caoutchouc. Elle fabrique d abord des bottes, puis se diversifie au service de l industrie. Elle emploiera personnes en L essor industriel du montargois a été important pendant tout le XIXème et le début du XXème siècle, avec des industries diversifiées dans le textile, le travail du cuir, des laiteries, des fabriques d engrais, une verrerie, des industries mécaniques. Après guerre, on voit de nouvelles industries arriver, dans l électronique, la pharmacie, la chimie. Mais on doit aussi constater qu Orléans attire désormais beaucoup plus fortement les activités économiques. Bien évidemment, un tissu aussi marqué par l industrie a connu les effets de la mondialisation et le taux de chômage y est régulièrement supérieur de un à deux points à la moyenne régionale. Récemment encore, les sous-traitants de l automobile ont connu des licenciements et des restructurations. Néanmoins, la zone d emploi reste caractérisée par sa puissance et sa diversité industrielle. Ce territoire a également connu la fermeture de la caserne militaire Gudin à Montargis impliquant le départ du personnel civil et militaire (environ une centaine de personnes) et nécessitant un plan de revitalisation urbaine du secteur concerné. Le Montargois est un territoire attractif, ce qui se révèle par une forte pression foncière pour les communes bien desservies, et la nécessité de coordonner l urbanisation et d élargir ou de réhabiliter le logement social. La question des transports vers l Ile de France est cruciale puisque plus de personnes y vont travailler chaque jour. La desserte vers Paris, autoroutière ou ferroviaire est satisfaisante. L arrivée de l A19 en juin 2009 ouvre de nouvelles opportunités de développement et offre surtout une possibilité de liaisons plus faciles avec la capitale régionale, Orléans.

6 Page 2 Regard sur la zone d emploi de Montargis Les grandes évolutions Infrastructures Le Montargois est bien desservi depuis Paris, à travers ses autoroutes (A77, mais aussi A6 et A19), et par la voie ferrée qui va vers Nevers. En revanche, les liaisons Est-Ouest ont longtemps été insuffisantes, notamment pour rejoindre la capitale régionale : il n y a pas de ligne ferroviaire ouverte aux voyageurs et la RN60 reste dangereuse. L ouverture de l A19 en juin 2009 (tronçon Artenay - Sens), pallie ce problème et permet la jonction entre l A6 (vers le couloir rhodanien ou l Est de la France) et l A10 (vers l Ouest). Avec ces infrastructures complétées par la future autoroute rejoignant Chartres, la zone de Montargis est désormais incluse dans un grand contournement de l Ile-de-France reliant Rouen, Amiens, Reims, Troyes, Orléans et Chartres par les autoroutes A154, A29, A26 et A5. Plusieurs échangeurs autoroutiers façonnent ainsi le paysage montargois : à Courtenay, entre l A6 et l A19, à Corquilleroy entre l A77 et l A19. L A19 pourrait ouvrir de nouvelles perspectives de développement économique et rendre ce territoire plus attractif pour les entreprises. Chaque jour, plus de personnes se rendent en région parisienne pour y travailler. En termes de dessertes ferroviaires, les usagers bénéficient à la fois des dessertes Transilien depuis Montargis et de 6 allers-retours TER Paris-Montargis- Nevers qui desservent les gares de Montargis et de Nogent-sur-Vernisson. Un programme de rénovation du matériel ferroviaire Paris-Nevers a été réalisé. Suite à un recensement réalisé en 2009, on estime que la zone de Montargis comprend une trentaine de zones d activités dont près de la moitié sont à vocation artisanale et de très petites surfaces (elles représentent moins de 8% de la superficie totale des zones d activités du territoire). En revanche, moins d une dizaine de zones industrielles totalisent plus de 40% de la superficie totale. La plus importante est le parc industriel d Amilly situé au sud de Montargis, avec 114 ha dont seulement 70 ha sont occupés. La zone comprend également quelques zones commerciales notamment à Amilly (45ha) et Villemandeur (55 ha), des zones dites «mixtes» (notamment la ZAC Arboria à Pannes d environ 70 ha comprenant des activités logistiques). 9 cantons composent la zone d emploi de Montargis représentant habitants en 2007 Canton Population Canton Population Amilly Courtenay Bellegarde Ferrières-en-Gâtinais Châlette-sur-Loing Lorris Château-Renard Montargis Châtillon-Coligny

7 Regard sur la zone d emploi de Montargis Page 3 Population et logement La zone d emploi de Montargis compte habitants en 2007, ce qui représente près de 5 % de la population de la ré- gion Centre. Son profil est majo- ritairement urbain, en raison d une concentration forte de la population dans l unité urbaine de Montargis. Celle-ci regroupe en effet 45 % de la population de la zone, répartie sur 8 communes, soit habitants. Sur le reste du territoire, 53 communes sont péri-urbaines regroupant 27 % de la population, et 34 communes appartiennent à l espace rural, soit 28% de la population. Entre 1999 et 2007, la zone enregistre l'une des plus importantes évolutions de la région après celle d Amboise, avec un taux de croissance annuel moyen de 0,85% (contre 0,44 % pour la région Centre), soit une hausse totale de près de habitants. Le taux de croissance a augmenté par rapport à la période intercensitaire précédente ( ), puisqu'il était de 0,58 %. Les communes périurbaines sont les principales bénéficiaires, avec un taux de croissance de 1,49%/an en moyenne (contre 1,03%/an en moyenne en région Centre). Celles qui enregistrent les taux les plus importants sont situées proches des axes autoroutiers (A6, A77), notamment autour des pôles de Courtenay et Lorris. La zone cumule des excédents naturel et migratoire positifs, avec un net avantage à l'excé- dent migratoire. En effet, ce dernier est 6 fois plus important que le solde naturel. Le rapport entre le solde naturel et le solde migratoire a toujours été très déséquilibré depuis les années 80 environ. La période annonçait en cela une rupture : alors que dans la période précédente ( ), le sol- Pyramide des âges de la population (Source : Insee - RP 2007) A ge Bases 100 en de migratoire n était que 1,8 fois plus important que le solde naturel, entre 1975 et 1982, il a été 10,6 fois plus important. Ceci est expliqué à la fois par à une baisse brutale de la progression du solde naturel et par une arrivée importante de migrants. La pyramide des âges souligne que la part des plus de 60 ans est plus importante que la part des jeunes de moins de 20 ans (26,2% contre 24,6% ), et que les 60 ans et plus sont proportionnellement plus nombreux qu en région Centre (26,2% contre 23,7%). La part des ans (étudiants, jeunes actifs ) est également moins importante que celle en région Centre (15,6% contre 17,5%). Ainsi, depuis la fin des années 70, la zone de Montargis gagne constamment de nouvelles populations, attirées par la proximité parisienne et le cadre de vie de la zone. Aujourd- hui, les migrants de la première génération (70-80) sont en âge de retraite, posant ainsi la question du vieillissement de la population Hommes ZE M ontargis Femmes ZE M ontargis Hommes région Centre Femmes région Centre 95 Logement L agglomération montargoise est marquée par un desserrement urbain en direction des communes les plus excentrées (notamment du Sud et Sud-ouest) et d une manière générale vers l ensemble de la zone. En effet, le palement sur les communes de Montargis et Châletces principales. Le parc social se concentre princi- rythme de constructions, notamment dans les te-sur-loing (59% du parc social total). Des projets communes périphériques de l agglomération, sont lancés comme le programme de renouvelle- a augmenté. L enjeu consiste ainsi à maîtriser ment urbain des quartiers des Cités-Kennedyl habitat et l étalement urbain. La zone compte une part importante de résidences se- Châlette-sur-Loing et Villemandeur. Le but est de Château-Blanc situés sur les quartiers de Montargis, condaires (10,8% contre 7% en région) mais désenclaver ces quartiers et améliorer la qualité de celle-ci diminue fortement depuis 1990 ce qui vie des habitants. s explique par leur transformation en résiden- Evolution de la population de la ZE de Montargis Population à à à à à 2007 Variation de la population en nombre due au solde naturel due au solde migratoire Variation annuelle moyenne de la population en % E v o lu t io n d e la p o p u la t io n (Sour ce : Insee, RP 1968 à 2007) ZE M o nt arg is M o yenne ZE R ég io n C ent re ,9 % + 0,9 % + 0,7 % + 0,6% + 0,9 % - due au solde naturel en % + 0,3 % + 0,1 % + 0,1% + 0,1% + 0,1 % - due au solde migratoire en % + 0,6 % + 0,9% + 0,6% + 0,5% + 0,7 % Sources : Insee, RP1968 à 1990 dénombrements - RP1999 et RP2007 exploitations principales - État civil

8 Page 4 Regard sur la zone d emploi de Montargis Revenus ZE Montargis ZE Revenu fiscal médian par unité de consommation Structure des revenus déclarés des Ménages (part en %) Source : Insee, Revenus fiscaux localisés des ménages Région Centre Revenus salariaux 57,8 58,5% % 61,4 61,9% % Pensions, retraites, rentes 29,8% % 26,6 26,4% % Revenus des professions non salariées 6,1 6,3% % 6,2 6,5% % Autres revenus 5,5 6,3 % 5,8 5,3% % % des ménages fiscaux non imposés 45,9 39,3% % 44,3 37,8% % Équipements et services à la population Au sein de la zone d emploi, la ville de Montargis ( habitants) qui concentre 13% de la population constitue un pôle de services supé- rieur. Elle offre un niveau de services très satisfaisant au vu de sa taille, avec 35 équipements de gamme supérieure sur 36 et 27 équipements intermédiaires sur Il semble que la faiblesse des liaisons vers Orléans ait permis à la ville de rayonner naturellement sur un «arrière pays» assez large et de bénéficier d une offre de services au public importante. Parmi les grands équipements offerts par Montargis, on peut citer : un hôpital, une clinique, un cinéma, six lycées, une médiathèque. L agglomération montargoise dispose d un tissu commercial dense et de qualité lui permettant de rayonner sur une large zone de chalandise recouvrant la quasi-totalité de la zone d emploi. On observe toutefois une certaine fragilité des commerces en centre-ville, concurrencés par l attractivité des zones commerciales principalement situées au Sud de l agglomération, mais aussi à l extérieur de l agglomération (Fontainebleau, Melun, Paris ). Sept communes représentent des pôles de services intermédiaires et regroupent 32% de la population de la zone. Parmi ces pôles, on retrouve Amilly (où se situe l hôpital) et Châlette-sur-Loing, communes contigües à Montargis, mais aussi Bellegarde, Château-Renard, Courtenay, Ferrières-en-Gâtinais et Lorris. Le maillage du territoire se complète par un grand nombre de pôles de services de proximité: vingt communes réparties sur l ensemble de la zone (excepté le Sud-ouest qui est un peu moins bien doté). Ce maillage permet à tous les habitants d être à moins de 15 minutes de l ensemble des équipements de proxi- mité. Certains équipements spécifiques restent toutefois peu nombreux sur le territoire. Ainsi, les services dédiés à la petite enfance (0-3 ans) comme les structures d accueil (crèches, multi-accueil ) sont à En 2008, le revenu fiscal médian de la zone d emploi de Montargis s établit à euros, soit 642 de moins qu en région Centre. Autrement dit, la moitié des habitants de la zone appartiennent à un ménage qui déclare un revenu supérieur à euros. La structure des revenus déclarés est caractérisée par la part relative- ment élevée des retraités dans la zone. Les pensions et retraites représentent près de 30 % de l ensemble des revenus, contre seulement 26,6 % pour la région. Remarquons par ailleurs que la part des ménages non imposés atteint 49,5 %, soit 1,6 point de plus qu en région. Nombre d équipements Nombre de % des communes communes équipées équipées % de la population équipée Nombre d équipements pour habitants ZE région ZE région Épiceries, supérettes ,4 67,9 66,8 3,9 3,2 Boulangeries ,3 82,7 84,3 6,9 6,9 La Poste ,4 72,9 77,2 2,3 2,5 Banques, caisses d épargne ,8 59,7 66,8 4,9 5,5 Médecins, omnipraticiens libéraux ,4 73,8 77,2 8 8,8 Pharmacies , ,3 3,5 3,6 Hébergements pour personnes âgées ,7 52,2 60,8 1,6 1,7 Garde enfants d âge préscolaire ,5 48,8 52,6 1,2 1,3 Equipements sportifs ,2 /// /// Source : INSEE, BP 2008-RP 2006, Inra UMR 1041 CESAER, Distancier Odomatrix Recensement national des équipements sportifs au améliorer (hors agglomération montargoise). La densité médicale de la zone est inférieure à celle de la région, elle-même déjà peu élevée par rapport à la moyenne nationale. Les professionnels de la santé sont majoritairement installés sur Montargis et ses alentours. Le vieillissement des médecins généralistes risque de poser des problèmes à court terme (près d un tiers des professionnels de santé installés dans les communes rurales de la zone est âgé de plus de 55 ans). L agglomération possède un centre hospitalier rayonnant sur tout l Est du département. A cette offre hospitalière ¹ NOTE : Définition INSEE: L INSEE définit les pôles de services (supérieurs, intermédiaires, proximité) en se référant à la nomenclature de la Base Permanente des Equipements. Une commune est considérée comme pôle de service si elle concentre au moins la moitié des équipements de la gamme. Ainsi, la gamme de proximité comporte 24 équipements (services et commerces) nécessaires à la vie quotidienne : épicerie, bureau de poste, école maternelle La gamme intermédiaire comporte 27 équipements : supermarché, gendarmerie, collège, etc La gamme supérieure comporte 36 équipements : hypermarché, lycée, maternité

9 Regard sur la zone d emploi de Montargis Page 5 s ajoute une clinique située en centre-ville de Montargis, portant le nombre de lits à environ 500 sur l agglomération. Le taux d équipement dédiés aux personnes âgées, en matière d hébergement et de services est équivalent à celui de la région. L offre d hébergement pour personnes âgées est concentrée sur l agglomération et compense globalement l offre modeste du reste de la zone d emploi. Le manque recensé est plutôt celui de la diversification des types d hébergement (accueil de jour, temporaire ). Certains services publics comme la Poste sont un peu moins bien pourvus dans la zone d emploi de Montargis: 72,9% de la population dispose d une Poste dans sa commune (contre 77,2% dans la région). La zone bénéficie d un maillage en équipements sportifs satisfaisant et d une offre culturelle riche et diversifiée. La Communauté d agglomération montargoise a mis en place un réseau de médiathèques. Montargis compte par ailleurs deux musées (Girodet et du Gâtinais), un théâtre de ville et un conservatoire de musique et de danse accueillant près de 600 élèves. De plus, les académies de musique d été d Amilly recrutent des intervenants de renommée internationale qui attirent un très large public venant de la France entière et de l étranger. Parallèlement, sont présentés par la Ville et l association «les Jardins d Agrément» de nombreux concerts de musique ancienne et baroque avec des ensembles de renommée nationale et internationale. Déplacements domicile-travail En 2007, actifs résidents vont travailler hors de la zone d emploi de Montargis et actifs extérieurs viennent y travailler. La zone de Montargis est donc marquée par un fort déséquilibre des migrations domicile-travail : les sorties d actifs sont presque deux fois plus nombreuses que les entrées. Ce déséquilibre s est renforcé entre 1999 et 2007 : on comptait en effet actifs sortants et actifs entrants en Ainsi, le solde déficitaire des entrants-sortants est passé de en 1999 à en Cette situation s explique principalement par la forte attrac- tivité exercée par l Ile-de de-france : on compte sortants vers l Ile-de-France contre seulement entrants, soit 5 plus de sortants que d entrants. Les sorties d actifs vers la ville de Paris sont 20 fois supérieures aux entrées (1 450 sorties et 70 entrées) et les sorties d actifs vers la zone de Nemours sont trois fois supérieurs aux entrées (1 600 sorties et 530 entrées). Dans une moindre mesure, les échanges sont aussi déficitaires avec la zone d Orléans (1 200 sortants contre 930 entrants, soit un solde de 270) alors qu ils étaient légèrement positifs en 1999 (680 sortants contre 720 entrants, soit un solde de 40 actifs). La zone de Montargis laisse également davantage partir d actifs vers la zone de Pithiviers qu elle n en attire : on recense en effet 870 sortants contre 498 entrants. En revanche, les échanges avec la région Bourgogne, et notamment avec les zones d emploi de Sens, Joigny et Auxerre sont légèrement positifs : on recense 900 sortants et 980 entrants en Le solde avec la région Bourgogne s élève à 80 actifs en 2007, contre 30 en La part des résidents ayant un emploi hors de la zone d em- ploi de Montargis s est élevée de 19 % en 1999 à 22 % en Ces actifs vont principalement travailler vers Nemours (1 600 soit 3,3 % des actifs résidents), Paris (1 450, soit 3% des actifs résidents), Orléans ( 1 200, soit 2,5% des actifs résidents), Gien (1 180, soit 2,5% des actifs résidents), Pithiviers (870). Seuls 12 % des emplois de la zone sont occupés par des actifs non résidents. Ces actifs résident principalement dans la zone d emploi de Gien (1 180 soit 2,7 % des actifs travaillant dans la zone), en Ile-de-France (1 110 soit 2,6% des actifs), en région Bourgogne (950 soit 2,2 % des actifs), dans la zone d Orléans (930 soit 2,2% des actifs), mais aussi dans celle de Pithiviers (500 soit 1,2%).

10 Regard sur la zone d emploi de Montargis La dynamique économique D hier à aujourd hui Une sphère non présentielle relativement développée Si la sphère présentielle - regroupant les activités répondant aux besoins des habitants et usagers du territoire- de la zone d'emploi de Montargis regroupe plus de 62 % des emplois, son poids reste moins important que dans la région Centre (64,4 %). Cependant, la part des effectifs dans le domaine de la "construction" et du "commerce de détail" y est plus importante. L implantation de l'entreprise de travaux publics Roland (150 salariés), de l'européenne de travaux ferroviaires (100 salariés), et des hypermarchés Leclerc (350 salariés) et Géant Casino (150 salariés) expliquent pour partie la place de ces derniers secteurs. Le tissu économique de la zone d'emploi de Montargis se caractérise par le poids relativement important de sa sphère non présentielle -couvrant les activités de production ou contribuant à la production de biens consommés hors du territoire- : elle regroupe 37,8 % des emplois salariés de la zone contre Effectif salarié des établissements en 2008 (Source : Insee, CLAP) seulement 35,6 % pour la région Centre. Une industrie variée L ouverture du canal de Briare en 1642, qui permet de relier Paris à Briare en passant par Montargis, est le point de départ de la croissance économique du Montargois. Le trafic culminera en 1913 avec bateaux transportant tonnes de marchandises, en particulier des produits agricoles et des combustibles. En 1738, le duc d Orléans crée une papeterie sur les bords du Loing qui produira les assignats pendant la Révolution, avant d être cédée en 1853 à l américain Hiram Hutchinson qui en fait une manufacture de caoutchouc. Charles Goodyear, l inventeur de la vulcanisation venait de lui céder les brevets de fabrication de chaussures en caoutchouc. En 1855, 600 ouvriers fabriquent paires de chaussures par jour. Diversifiant ses productions (pneus, caoutchouc pour l automobile ), l effectif atteint personnes en Aujourd hui, le groupe Hutchinson est le premier employeur privé en région Centre avec le rachat Zone d emploi Nombre Structure (%) région Structure (%) Agriculture, sylviculture, pêche 414 1,2 1,3 Industrie ,1 21,1 dont Industries extractives, énergie, eau, gestion des déchets et dépollution 507 1,5 2,4 Industrie agroalimentaire ,2 2,4 Fabrication d'équipements électriques, électroniques, informatiques ; machines 788 2,3 3,5 Fabrication de matériels de transport ,1 1,7 Fabrication d'autres produits industriels ,2 11,1 Construction ,6 7,6 Commerce, transports et services divers ,5 39,6 dont Commerce ; réparation automobiles ,7 13,3 Transports et entreposage ,6 6,4 Hébergement et restauration 995 2,9 3,1 Information et communication 410 1,2 1,8 Activités financières et d'assurance ,2 3,2 Activités immobilières 291 0,8 0,9 Activités scientifiques et techniques ; services administratifs et de soutien ,7 7,7 Autres activités de services 815 2,3 3,2 Administration publique, enseignement, santé et action sociale ,6 30,4 dont Administration publique ,0 10,6 Enseignement ,3 6,7 Santé, action sociale ,3 13,1 Ensemble de Paulstra. Il a rejoint le groupe Total, et c est à Montargis qu il garde son usine la plus importante, ainsi que son Centre de Recherche. A ce jour, Hutchinson emploie environ personnes sur l agglomération de Montargis. Le Centre de Recherche de l'entreprise mobilise environ 200 ingénieurs et techniciens. Il se présente d abord comme un pôle d expertise dans les disciplines de la caractérisation physique des matériaux, de l analyse chimique, de la formulation, de la simulation numérique, de l analyse vibratoire et de l acoustique. Le Centre de Recherche organise sa démarche d innovation autour de trois grands thèmes : les matériaux, les produits et les procédés. Les applications sont nombreuses dans les secteurs du bâtiment, de l automobile et de l aéronautique. Hutchinson est également membre du pôle de compétitivité Elastopole. La proximité de la région parisienne, mais aussi le dynamisme local expliquent la forte présence de l industrie dans le Page 6 montargois. Les principaux sec- teurs de la zone d'emploi de Montargis sont la "fabrication de matériels de transport", en parti- culier, l'industrie automobile, et le "caoutchouc-plastique" : ils emploient 9,5 % des effectifs de la zone contre 4,4 % en région Centre. Outre Hutchinson, on retrouve principalement dans ces secteurs les entreprises Faurecia, spécialisée dans les sièges pour automobile (450 salariés); Mecagis du groupe Arcelor-Mittal, fabricant de pièces magnétiques (120 salariés); Ibiden-DPF qui fabrique des filtres au carbure de silicium pour voitures diesel (240 salariés); Leoni Wiring, spécialiste du câblage électrique pour automobiles, achetée à Valéo (100 salariés). Les industries agroalimentaires et mécaniques sont également présentes sur le territoire, avec notamment l'implantation de la laiterie Senoble, spécialisée dans les produits frais (200 salariés), de la sucrerie Cristal Union (130 salariés), et de Redex, fabricants d'équipements de transmission de haute précision (205 salariés). Ces deux secteurs regroupent respectivement 3,2 % et 2,0 % des effectifs de la zone (contre 2,4 % et 1,6 % en région Centre). Dans le domaine de la santé, Amilly est le siège d'ateliers du groupe pharmaceutique Sanofi- Synthélabo. Depuis 1961, Sanofi-Aventis (environ 400 salariés) possède un site de production spécialisé dans la fabrication et le conditionnement des poudres et des formes pâteuses (pommades, dentifrices) et accueille depuis 1974 une activité de distribution. Ce site s est spécialisé dans l approvisionnement de toutes les pharmacies françaises. Aujourd hui, plus de commandes y sont préparées chaque jour. La zone d'emploi de Montargis accueille également à Chateaurenard la fabrique de médicaments Simaphac du groupe Pierre Fabre (90 sal.). Enfin, on a un tissu d entreprises diversifié : les bases logistiques ITM Logistique International (400 sal.), la Société de maintenance Pétrolière (210 sal.), les éditions Nouvelles Images (120 sal.), les emballages et conditionnement à façon Comprex Services (100 sal.), les ateliers de circuits imprimés SGCI du groupe CIRE (environ 70 sal.). On note également la montée en puissance des transports routiers avec, entre autres, Mory (100 sal.) et Tendron (80 sal). Effectif salarié selon les sphères de l économie en 2008 (Source : Insee, CLAP) Postes salariés % ZE % région Ensemble Sphère non présentielle ,8 35,6 dont domaine public 67 0,5 0,8 Sphère présentielle ,2 64,4 dont domaine public ,0 35,6 Note : Les activités présentielles sont les activités mises en œuvre localement pour la production de biens et de services visant la satisfaction des besoins de personnes présentes dans la zone, qu'elles soient résidentes ou touristes. Les activités non-présentielles sont les activités qui produisent des biens majoritairement consommés hors de la zone et des activités de services tournées principalement vers les entreprises de cette sphère. Les activités du domaine public sont partagées entre la sphère présentielle et la sphère non présentielle. Un établissement appartient à ce domaine s il fait partie d une entreprise de catégorie juridique 7 (Personne morale ou organisme soumis au droit administratif) ou si plus de la moitié de son effectif fait partie de la fonction publique d état.

11 Page 7 Regard sur la zone d emploi de Montargis Entreprises Liste des plus grands établissements publics et privés de la zone d'emploi de Montargis (2008 actualisée) Raison sociale Taille de l'établissement Activité CTRE HOSPITALIER AGGLO MONTARGOISE salariés Activités pour la santé humaine HUTCHINSON SNC salariés Fabrication de produits en caoutchouc et en plastique FAURECIA SIEGES D'AUTOMOBILE salariés Fabrication de matériels de transport MUTUELLE NAT HOSPIT PROF SANTE SOCIAL salariés Activités financières et d'assurance SANOFI WINTHROP INDUSTRIE salariés Industrie pharmaceutique ADIS - CENTRE LECLECRC salariés Commerce ; réparation d'automobiles et de motocycles COMMUNE DE MONTARGIS salariés Administration publique HUTCHINSON FLEXIBLES AUTOMOBILES SNC salariés Fabrication de matériels de transport SA ASC ASSISTANCE SECURITE CONSEIL salariés Activités de services administratifs et de soutien COMMUNE D AMILLY salariés Administration publique LYCEE GENERAL ET TECHNOLOGIQUE EN FORET salariés Enseignement COMMUNE DE CHALETTE SUR LOING salariés Administration publique IBIDEN DPF FRANCE SAS salariés Fabrication de produits en caoutchouc et en plastique SA REDEX salariés Autres industries manufacturières ; réparation machines AIDE A DOMICILE salariés Hébergement médico-social et social et action sociale ITM LOGISTIQUE INTERNATIONAL - AMILLY salariés Transports et entreposage ITM LOGISTIQUE INTERNATIONAL - SAINT-HILAIRE-LES-ANDRESIS salariés Transports et entreposage SOCIETE DE MAINTENANCE PETROLIERE SAS salariés Fabrication de machines et équipements n.c.a. DISTRIBUTION CASINO FRANCE - GEANT salariés Commerce ; réparation d'automobiles et de motocycles SENOBLE FRANCE salariés Fabrication de denrées alimentaires, de boissons Source : INSEE - CLAP 2008 En 2009, la zone d emploi de social implanté en Ile-de-France T aux de créatio n d'entreprises par secteur en 2009 % Montargis compte près de (6,4 % en moyenne régionale). (Source : Insee, REE Sirène / Champ : act ivit és marchandes hors agricult ure) 16 entreprises, soit 5,3 % des entreprises implantées en région Cen- zone d emploi de Montargis tra- 14 Ensemble transports, Ainsi, 33,0 % des salariés de la Commerce, Administration, services divers tre. Regroupant 64,3 % et 18,3 % vaillent dans un établissement 12 enseignement, Construction des entreprises, les secteurs dont le siège social n est pas en santé, action "commerce, transports, services région Centre (contre 34,2 % 10 Industrie sociale divers" et "construction" sont pour le Centre). Plus précisément, 25,9 % des salariés de la 8 plus importants qu en région zone d'emploi de Montargis travaillent dans un établissement 6 (respectivement 62,5 % et 15,9 %). La proportion d'entreprises 4 dont le siège social se trouve en est, en revanche, moins importante dans l'administration, en- Ile-de-France (23,6 % en région). 2 0 seignement, santé, action sociale ZE Montargis non auto-entrepreneurs Région Centre non auto-entrepreneurs (9,6 % contre 12,5 % en région Centre) et l industrie (7,9 % contre 9,1 % en région Centre). Plus de entreprises créées en 2009 ZE Montargis auto-entrepreneurs L'un des plus forts taux de créa- Région Centre auto-entrepreneurs Avec entreprises en 2009, l'artisanat occupe également un poids plus important qu'en région puisqu'on dénombre 144 entreprises artisanales pour habitants dans la zone contre 139 en moyenne régionale. Parmi les établissements 1 que compte la zone d'emploi en 2009, 477 ont leur siège social hors de la région Centre (soit 8,2 % des établissements de la zone contre 10,4 % en moyenne régionale). 5,4 % des établissements de la zone dépendent d'un siège En 2009, entreprises ont été créées dans la zone d emploi de Montargis, soit 5,8 % des créations de la région Centre. Ce sont les secteurs "commerce, transports, services divers" et "construction" qui créent le plus d'entreprises, avec respectivement 70,0 % et 18,2 % des entreprises créées. Les secteurs de l'administration, enseignement, santé, action sociale et de l industrie ont connu le moins de créations, avec des parts respectives de seulement 6,3 % et 5,5 %. tion de la région Avec 20,5 %, le taux de création d'entreprises de la zone d emploi de Montargis est supérieur à celui de la région Centre (18,7 %). Comme Vierzon, Montargis se place au 3ème rang des zones d emploi de la région en termes de taux de création juste derrière Dreux et Orléans. Si tous les secteurs affichent un taux de création supérieur à celui de la région, l'écart est particulièrement important dans les secteurs de l'industrie (14,3 % contre 11,2 % en région) et de la construction (20,5 % contre 16,7 % en région). Près des deux tiers des entreprises créées sont des autoentreprises. Le taux de créations d'auto-entreprises est de 13,1 % (contre 7,4 % pour les autres créations). Ce taux est particulièrement élevé dans le commerce, transports, services divers, et dans la construction. Population active Une croissance accélérée de la population active Le nombre d actifs sur la zone d emploi de Montargis est passé de à entre 1999 et 2007, soit une augmentation de 1,1% par an en moyenne alors que la hausse annuelle régionale est de 0,7%. Depuis 1982, la population active croît à un rythme de plus en plus rapide: entre 1982 et 1990 le nombre d actifs a augmenté de 0,5% par an en moyenne et de 0,6% au cours de la période (contre respectivement +0,6% et +0,5% en moyenne annuelle en région Centre). Une part élevée des ouvriers Moins diplômée que la moyenne régionale, la population active de la zone de Montargis se caractérise par une part importante d ouvriers: (1) Note : Il convient de ne pas confondre entreprise et établissement. L'établissement est une unité de production géographiquement individualisée, mais juridiquement dépendante de l'entreprise. Ainsi, une même entreprise peut très bien avoir plusieurs établissements, si elle exerce son activité de façon permanente dans plusieurs lieux distincts.

12 Regard sur la zone d emploi de Montargis Page 8 Emploi salarié De fortes disparitions d emplois dans l industrie Entre 1999 et 2007, l emploi salarié s est accru de 1,03 % par an en moyenne (0,7 % en région Centre). Après une forte expansion entre 1999 et 2002 (+2,8 % par an en moyenne) puis une période de régression jusqu'en 2006 (-0,5 % par an en moyenne), l'emploi salarié repart à la hausse en 2007 : +2,0 %. Tertiaire Construction Industrie Agriculture Chômage Une aggravation du chômage plus importante qu en région Entre 1999 et 2010, le taux de chômage de la zone est resté supérieur à la moyenne régionale tout en suivant les mêmes évolutions. En 1999, l écart avec la moyenne régionale est d un point. A partir de 2000, le taux de chômage diminue plus fortement dans la zone, réduisant l écart avec la région (6,2% au 3 ème trimestre 2001 dans la zone et en région). Entre 2002 et le 2 ème trimestre 2006, le taux de chômage augmente plus rapidement dans la zone, avec une accélération à partir du dernier trimestre 31,9% des actifs contre 28% en région Centre. De même, la cat é g o r i e d e s a r t i s a n s - commerçant-chefs d entreprise est légèrement plus représentée au niveau de la zone: 5,9% contre 5,2% en région. En revanche, la part des cadres et professions intellectuelles supérieures est inférieure à la moyenne régionale: 8,7% des actifs (contre 11,3% en région), tout comme celle des professions intermédiaires: 21,6% (23,2% en région). Cependant, ces catégories socioprofessionnelles sont mieux représentées en 2007 qu en 1999 puisque leurs parts ont augmenté de respectivement 1,3 point pour les cadresprofessions intellectuelles supérieures et 2,8 points pour les professions intermédiaires. La part des ouvriers, en revanche, a diminué de 3,1 points entre 1999 et 2007, tout comme celle des agriculteurs (-0,8 points) et des artisans-commerçants-chefs d entreprise (-0,6 points). Avec une hausse de +1,9 % par an en moyenne entre 1999 et 2007, le secteur de la construction connaît la plus forte progression des effectifs et a un poids plus important qu'en région (8,8 % contre 6,8 % en région). Malgré son dynamisme ces dernières années, le secteur connaît néanmoins un ralentissement en fin de période. Le tertiaire voit également ses effectifs augmenter : ils progressent de +1,6 % par an en moyenne. Le secteur reste toutefois moins présent qu'en moyenne régionale (68,1 % dans la zone contre 72,6 % en région). Les Structure de l'emploi salarié en 2007 : Comparaison ZE Montargis - région Centre (Source : Insee, Estimations d'emploi) Le chômage repart à la baisse jusqu au début de l année 2008; puis il augmente de nouveau plus rapidement dans la zone, creusant ainsi l écart avec la moyenne régionale (environ 2 % 11, ,5 11 9,5 10 8,5 9 7,5 8 6,5 7 5,5 6 5 ZE M ontargis Région Centre points en 2010). Une baisse du taux de chômage s amorce au 2è trimestre Evolution du taux de chômage (Source : Insee, Taux de chômage localisés trimestriels) M ontargis Région Centre % Répartition de la population active par catégorie socioprofessionnelle (Source : Insee, RP 2007 exploitations principales) Ouvriers Employés Professions intermédiaires Cadres et professions intellectuelles sup. Artisans, commerçants, chefs d'entreprise Agriculteurs exploitants ZE M ontargis Région Centre Emploi salarié sur la ZE de Montargis (Source : Insee, Estimations d'emploi) Emploi salarié créations d emplois se concentrent dans les "services opérationnels", la "santé-action sociale", le "commerce de détailréparations" et "l'hôtellerierestauration". Il s agit principalement d emplois peu qualifiés et de contrats le plus souvent précaires, au bénéfice des femmes en particulier. L'agriculture et l'industrie sont les principaux secteurs à l'origine des pertes d'emploi puisqu'ils diminuent de respectivement -2,6 % et -0,6 % par an en moyenne entre 1999 et % Néanmoins, l'industrie demeure une activité caractéristique de la zone : en 2007, elle emploie 28,5 % des salariés de la zone (contre 19,3 % en région). Les pertes d emplois industriels se situent principalement dans la "métallurgie-transformation des métaux", "l'industrie des composants électriques et électroniques", "la fabrication de matériels de transport", la "chimie-caoutchouc-plastiques" et touchent plus particulièrement les hommes. Diminution des tensions sur le marché du travail Le taux de tension (rapport entre les offres et les demandes enregistrées) est plus faible que la moyenne régionale et a tendance à diminuer (0,66 en 2009 contre 0,77 en 2008). Ainsi, on recense en 2009, offres d emplois pour demandeurs d emploi. On observe toutefois des tensions dans le secteur du tertiaire et notamment les activités de services administratifs et de soutien, l enseignement, la santé humaine et l action sociale par exemple, mais aussi dans le secteur de l industrie, dans le domaine de la production et distribution d électricité et gaz.

13 Page 9 La formation tout au long de la vie Formation initiale F2S: Formation sanitaires et sociale Stagiaires F2S 235 Étudiants 653 Panorama des effectifs en formation initiale Second degré ème pro. 149 Lycéens géné. & techno Apprentis 2nd degré 724 Regard sur la zone d emploi de Montargis Lycéens pro La zone d emploi de Montargis bénéficie de la présence de nombreuses structures de forma- tions : - 6 lycées (trois d enseignement général et technologique, deux d enseignement professionnel et un polyvalent) ; - un établissement régional d enseignement adapté ; - une maison familiale rurale ; - 7 sites de centres de formation d apprentis (CFA) ; - et un institut de formation sanitaire et sociale. L effectif total s élève à bénéficiaires en formation initiale. 50 % d entre eux suivent un baccalauréat général et technologique, part très supérieure à celle de la région (34 %). En revanche, la part de l enseignement supérieur est sous-représentée localement (14 % contre 36 % dans la région). Parmi les 650 étudiants, 60% 50% 40% 30% 20% 10% 0% Formations générales Administration, gestion, finances Santé Commerce, vente Électricité, électronique Serv. sociaux, autres serv. aux partic. Bâtiment, travaux publics une centaine est formée dans les deux classes préparatoires aux grandes écoles en Biologie Chimie Physique Sciences de la Terre et Technologie biologie, au lycée du Chesnoy. On recense également 5 BTS industriels, 3 BTS tertiaire et 4 BTS agricoles. Il faut noter que 235 stagiaires préparent un diplôme d aide soignant ou d infirmier à l institut de formation de soins infirmiers lié au centre hospitalier de l agglomération. Enfin, le poids de l apprentissage est quasiment identique à celui du niveau régional (12 %). 18 domaines de formation sur 21 sont dispensés dans les établissements de la zone. Parmi eux, le do- maine de l agriculture se distingue nettement des autres, avec 12 % des effectifs (contre 3 % au niveau régional). La plupart de ces derniers sont sous le statut de l apprentissage (notamment au CFA agricole). Répartition par domaine des effectifs formés dans la zone d emploi, dans les zones voisines et dans la région Travail des métaux, mécanique Agriculture Hôtellerie, restauration, tourisme Industries de transformation Alimentation Réparation automobile Propr., sécu., autres serv. aux collectiv. Bois et matériaux associés Arts et spectacles, communication Les établissements de formation de la zone de Montargis Transport logistique Cuir, textile et habillement Développement perso. ou non spécifié Formations transversales ou d'insertion Industries graphiques Le domaine professionnel du transport logistique est également davantage représenté à Montargis que dans le reste de la Région (3 % contre 1%), en réponse aux implantations logistiques présentes sur la zone, telles celle d ECOLOGISTIQUE, d EXDIS, d ITM, de MORY, de PAKAMECO ou encore de PHARMAPOST. Enfin, le domaine de l hôtellerie, de la restauration et du tourisme se distingue aussi (5% des effectifs de la zone contre 2% au niveau régional), du niveau 5 au niveau 3. Le lycée privé Saint Louis regroupe la grande majorité des effectifs de ce domaine (92 %), aux côtés du lycée professionnel Château blanc (8 %). Zone d emploi Montargis Zones voisines (Gien, Orléans et Pithiviers) Région

14 Regard sur la zone d emploi de Montargis Page Évolution des effectifs par niveaux cumulés Niveaux 1 à 3 (post-bac.) Niveau 4 (bac. géné. et techno.) Niveau 4 (bac pro.) Niveau 5 (CAP/BEP) Des effectifs en légère augmentation, au profit des baccalauréats professionnels Du niveau 1 à 5, les effectifs ont augmenté de 61 jeunes entre 2006 et 2009 dans la zone d emploi de Montargis. Les évolutions entre les niveaux de formation sont contrastées. Alors que les effectifs de niveau CAP/BEP régressent, ceux de baccalauréat professionnel augmentent fortement. Cet écart résulte en partie par la mise en place d un nouveau parcours de formation dans les lycées professionnels, qui ont vu disparaître les traditionnels BEP au profit de nouveaux baccalauréats professionnels en trois ans (au lieu de deux). Total Formation continue La formation des demandeurs d emplois bénéficiaires Nombre de visas sur la zone d emploi de Montargis proposés en 2010 VISA LANGUES VIVANTES 105 L acquisition des savoirs de base 2010 VISA INTERNET 420 Les visas libres savoirs proposés par la Région Centre permettent d acquérir les savoirs essentiels à tout individu pour être autonome dans la société de la connaissance. VISA ECO CITOYEN VISA COMPETENCES JEUNES * Visa "Trois en Un" : communication, mathématiques, raisonnement logique VISA ACCUEIL TOURISME VISA «TROIS en UN» VISA BUREAUTIC

15 Page 11 L agriculture et le tourisme Agriculture La zone d emploi s insère en quasitotalité dans le Gâtinais. L agriculture de cette petite région agricole a très largement suivi les tendances observées dans des zones dites intermédiaires, sous l influence des territoires proches comme la Beauce ou la Brie. Les exploitations en polyculture élevage avec le départ d un associé ne conservent bien souvent que les grandes cultures. De ce fait, on assiste à une diminution de la part de l élevage dans cette région qui a pourtant certains atouts dans le domaine. En effet, la volonté de jouer la complémentarité entre les filières d élevage et les filières animales a été longtemps un moteur de développement agricole avec pour résultat par exemple l implantation de la filière volaille pour valoriser au mieux les céréales, l utilisation des coproduits de la sucrerie de Corbeille par les vaches laitières du territoire. L élevage ovin reste également présent dans cette zone, alors qu il a quasiment disparu dans le reste du département. Ce développement s est fait en relation avec celui des outils de l amont et de l aval, la CAPROGA coopérative céréalière située à Châlette sur Loing, la sucrerie de Corbeil appartenant au groupe coopératif Cristal Union, le couvoir d Amilly (et l abattoir de Boynes en périphérie) appartenant au groupe Doux, l usine de yaourts de Senoble à Lorris ou encore la laiterie de Courtenay, qui produit du Brie de Meaux, seule AOP lait de vache de la région. La fragilité actuelle du territoire s explique en partie également par la présence de ces entreprises dont les centres de décision ne sont généralement pas dans le Gâtinais. Toutefois la zone d emploi peut s appuyer aujourd hui sur des démarches innovantes ou sur des dynamiques de filières territoriales prometteuses : la première station de méthanisation à la ferme de la région est en fonctionnement depuis peu dans cette zone, le travail de la filière apicole pour faire reconnaître l IGP miel du Gâtinais ou encore le savoir faire des rosiéristes de Bellegarde sont des exemples à suivre. On peut ajouter également les microfilières du Safran et «cidre du Gâtinais» qui sont en cours de réflexion. De plus, des actions de protection de la biodiversité domestique sont mises en place comme pour la préservation des races anciennes (et locales) de pommes (ex: la glace d Orléans, cardinal de juillet ). La présence du lycée agricole sur la zone est également un atout dans le cadre de l évolution de l agriculture et de ses composantes. La forêt est une composante forte du territoire dont le potentiel est sous exploité actuellement mais qui pourrait se révéler un atout dans une optique de développement durable, tant dans le Regard sur la zone d emploi de Montargis domaine de l énergie que dans celui de la construction. Soulignons, par ailleurs, que la zone d emploi montargoise accueille un centre du Cemagref entièrement dédié à la forêt. Il compte une cinquantaine d emplois permanents dont une vingtaine d ingénieurs chercheurs. Tourisme La zone d emploi de Montargis n est pas un territoire fortement touristique. Elle présente cependant des caractéristiques pouvant favoriser un développement. Grâce à sa facilité d accès par la route et sa proximité de la région parisienne, le territoire peut promouvoir notamment des courts séjours, auprès d un bassin de clientèle étendu. La zone propose un tourisme de «pleine nature», en particulier : - le long du canal du Loing ; - en Forêt domaniale de Montargis. Pour les «itinérances douces», le sentier de Grande Randonnée GR 13, 2 axes cyclables le long du canal reliant Briare à Montargis et la liaison Paris Toulouse qui longe les canaux du Loing et d Orléans, ces 2 axes s appuyant sur la «Loire à vélo». Le tourisme fluvial est pratiqué sur le canal du Loing et celui de Briare. Des activités et une sensibilisation à l environnement sont par ailleurs proposées dans plusieurs sites majeurs, dont : - la Maison de la Forêt, à Paucourt ; - la Maison de la Nature et de l Eau, à Châlette-sur-Loing (base de loisirs) ; - l Arboretum des Barres, à Nogent-sur-Vernisson, 1er site de visite du territoire avec entrées en Montargis est classée parmi les «Plus Beaux Détours de Fran- ce» (une des 9 de la région sur les 100 retenues au plan national, pour leur «caractère»). La cité est surnommée «La Venise du Gâtinais». Elle est aussi classée «3 fleurs» au palmarès du concours régional des villes et villages fleuris, connue pour le Musée Girodet et renommée pour ses spécialités culinaires, dont les fameuses «Praslines». La zone valorise des savoir-faire traditionnels et locaux, à travers : - la Maison des Métiers d Art, à Ferrières ; - la Maison du Verre et de ses métiers, à Dordives ; - le Musée vivant de l apiculture gâtinaise, à Châteaurenard Les 23 hôtels (dont 17 également restaurants) sont majoritairement classés ** et de capacité moyenne (42 lits). Quatre établissements se distinguent par la capacité : le «Dorèle» (104 lits) et l «Ibis» (118 lits), à Montargis ; ou par le classement : «La Gloire», à Montargis (***), dont le restaurant gastronomique est classé 1 étoile au Guide Miche- lin (parmi les 2 établissements du Loiret classés dans le guide national 2010) ; «Le Domaine de Vaugouard», à Fontenay-sur- Loing (****), avec un parcours de golf de 18 trous. Les campings présentent, à l inverse, une capacité d accueil importante (184 emplacements en moyenne). Pour quatre d entre eux, l offre est supérieure à 200 lits : «L Etang des Bois» ***, à Vieilles-Maisons-sur- Joudry (450 lits) ; «La Forêt» ***, à Montargis (300 lits) ; «L orée du Bois de Montalan» **, à Saint-Hilaire-les-Andrésis (240 lits) ; «Le Perray»**, à Ferrières (210 lits). L Auberge de Jeunesse de Cepoy peut accueillir 97 personnes. Les 6 Offices de Tourisme (OT), le Syndicat d Initiatives et le Point Info Tourisme de la zone d emploi ont accueilli et renseigné au total plus de visiteurs en L OT** de Montargis représente plus de la moitié de cette fréquentation.

16 Regard sur la zone d emploi de Montargis Page 12 Changement climatique, énergie et environnement Bilan des émissions de Gaz à Effet de Serre (GES) Les émissions annuelles de GES de la zone d emploi de Montargis s élèvent à teqco2 (4,7% des émissions régionales), soit environ 7,2 teqco2 / habitant. (NB : teqco2 =tonne équivalent de CO2). Le transport, secteur le plus émetteur de la zone : En matière de transport, les émissions de gaz à effet de serre sont dues à la mobilité des personnes (14%), à laquelle s ajoute le transport des marchandises généré par l activité du territoire (19%). Les modes routiers (voitures particulières et camions) représentent 90% des émissions de la mobilité des personnes et 81% des émissions du fret. En ce qui concerne les motifs de déplacement, les déplacements domicile-travail sont à l origine de 42% des émissions de GES, ils constituent en effet les trajets Patrimoine naturel Le paysage est dominé aujourd hui par les grandes cultures et les forêts. Le bocage est devenu quasiment inexistant. Les milieux naturels diversifiés sont caractérisés par une mixité de petites entités paysagères présentant une forte vulnérabilité (fonds de vallée, mares). Composés de prairies sèches et humides, ces milieux naturels ont considérablement régressé au profit des cultures ou des boisements dans les zones de déprise agricole. A noter également les deux sites remarquables concernant le marais de Mignerette sur la commune du même nom et le marais alcalin de Marsin sur la commune de Montcresson. Ce changement dans le paysage s est traduit par la raréfaction des espèces animales et végétales liées aux milieux herbacés. Certaines prairies humides se maintiennent dans quelques vallées, plus particulièrement la vallée de l Ouanne qui constitue sans doute la plus grande zone de prairies plus ou moins humides du Gâtinais. Un des enjeux de préservation de la les plus longs (environ 23,1 km/déplacements) et sont effectués à 87% en voiture. Les bâtiments, 2ème secteur émetteur de GES: Le secteur du bâtiment contribue à hauteur de 30% des émissions de GES de la zone (contre 28% en région). Les émissions sont essentiellement causées par le secteur résidentiel (23% du total). Ceci s explique notamment par la part importante des logements anciens construits avant 1975 (61% du parc résidentiel), date de la première réglementation thermique en France, et par la part de maisons individuelles (80% contre 73% en région). La consommation d énergie moyenne des logements est donc élevée (236 kwh/m²/an), principalement en raison du chauffage (79% de la consommation). Les énergies fossiles Ce document a été réalisé par les services du Conseil Régional, avec l aide de l INSEE Centre. biodiversité du Pays Gâtinais repose sur la conservation de connexions entre les grands ensembles de milieux naturels comme les grandes forêts (Forêt d Orléans, de Lorris, de Montargis, et de Mérinville par exemple) et les vallées (Loing, Ouanne, Fusain, la Claris, le Betz ). La majorité des cours d eau du territoire a subi des travaux d hydraulique lourds, traumatisants pour les rivières. Cette dégradation des milieux est accentuée par la présence de nombreux ouvrages hydrauliques ainsi que, sur certains cours d eau, par de faibles débits à l étiage, voire des assecs. Les prélèvements en eau potable captent principalement la nappe de la craie ou la nappe des calcaires de Beauce, qui sont peu protégées vis-à -vis des pollutions par les nitrates et les pesticides. Plusieurs captages ont ainsi dû être abandonnés. Afin de répondre à cet enjeu de la qualité de l eau, un contrat global sur le Loing en Gâtinais, pour la préservation et l amélioration de la ressource en eau et des milieux aquatiques et humides, a été adopté en Répartition des émissions de GES de la zone d emploi et de la région Centre par secteur (hors UTCF : Utilisation des Terres, leurs Changements et la Forêt, soit des «puits d absorption de carbone») : Source : Bureau d études Energies demain/région Centre représentent 53% de la consommation énergétique (dont 28% pour le gaz naturel) et sont responsables de 78 % des émissions du secteur (37% pour le gaz naturel). L agriculture, 3ème secteur émetteur : 22% des émissions de GES de la zone de Montargis proviennent du secteur agricole (contre 23% en région Centre en moyenne). La zone d emploi participe à 3,9% des émissions régionales issues de l agriculture. Ces émissions sont principalement dues aux grandes cultures (27% pour le blé, 11% pour le colza, 10% pour l orge) et à l élevage de bovins et vaches laitières (19%). Il s agit principalement d émissions non-énergétiques : protoxyde d azote (N2O) associé à l utilisation de fertilisants synthétiques pour les cultures et méthane (CH4) et protoxyde d azote (N2O) liés aux effluents et à la fermentation entérique pour l élevage.

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