1289($8;75$,7(0(176 '(69$6&8/$5,7(6

Dimension: px
Commencer à balayer dès la page:

Download "1289($8;75$,7(0(176 '(69$6&8/$5,7(6"

Transcription

1 1289($8;75$,7(0(176 '(69$6&8/$5,7(6 M De Bandt. La découverte de la présence des ANCA, au cours de certaines formes de vascularites systémiques a il y a une quinzaine d année, a provoqué de nombreux travaux fondamentaux sur la physiopathologie de ces affections. De cette masse de connaissance encore bien partielle, mais très récente, découlent de nouvelles approches des maladies inflammatoires vasculaires systémiques. Nous allons tenter d en faire la revue, en donnant la priorité aux nouveaux traitements par rapport aux nouvelles modalités d utilisation des anciens traitements. Ainsi, nous ne passerons pas en revue les nombreux travaux concernant le traitement des vascularites systémiques par le cyclophosphamide et les autres immunosuppresseurs, nous n aborderons pas le traitement des cryoglobulinémies par l interféron alpha, ni les indications des échanges plasmatiques, ni encore les indications et modalités thérapeutiques des traitements des vascularites systémiques liées au virus de l hépatite B par l association d échanges plasmatiques et d adénine arabinoside 5 monophosphate. Nous préciserons dans ces lignes la place de la Lamivudine dans le traitement des vascularites liées aux infections par les virus des hépatites, la place éventuelle des autogreffes de moelle osseuse, les indications des immunoglobulines intraveineuses et la place des anti-tnf alpha dans le traitement des vascularites systémiques. Enfin, si de nombreuses approches thérapeutiques semblent intéressantes, leur application pratique est encore au stade de l expérimentation animale, si ce n est pas purement et simplement une hypothèse de laboratoire. Citons à ce titre les modulations possibles des interleukines 1, 6 et 12, les utilisations thérapeutiques d interféron gamma, le blocage des molécules de co-stimulation B7-1 et B7-2, l utilisation d anticorps anti-lymphocytes T ou lymphocytes B, les inhibiteurs de molécules d adhésion ou les inhibiteurs de NFkB (1, 2). I - Autogreffes de moelle osseuse et vascularites La possibilité de traiter les vascularites systémiques par une greffe autologue de moelle osseuse a été évoquée depuis quelques années (3). Les données du registre de Bâle, en Suisse, tenu par le professeur Tyndall vont permettre d apprécier de manière synoptique l ensemble des résultats des autogreffes de moelle osseuse de phase I réalisées en Europe ces dernières années (4). Les cas de vascularites entrant dans ce registre sont peu nombreux (au total une dizaine d observations de cryoglobulinémie, de maladies de Behçet, et de maladies de Wegener) parmi 325 patients (souffrant principalement d arthrite chronique juvénile, de sclérose en plaques, de polyarthrite rhumatoïde et de sclérodermie). De l étude de l ensemble de la cohorte on doit retenir que la mortalité globale de la procédure est de 11 %. Cependant, si les informations récoltées permettent d envisager d appliquer de manière prospective (protocoles de phase III), la procédure à des maladies comme la sclérose en plaque, la sclérodermie ou l arthrite rhumatoïde, la conclusion des auteurs du registre est

2 que pour l instant, il n y a aucune donnée justifiant l autogreffe de moelle osseuse dans les vascularites systémiques. Ce qui veut donc dire que l indication éventuelle d une telle procédure de sauvetage est laissée à l appréciation pleine et entière de certaines équipes, confrontées aux traitements de vascularites totalement réfractaires à l ensemble de thérapeutiques connues actuellement. Le groupe ISAMAIR qui dirige les observations d autogreffe de moelle osseuse en France (20 cas au mois de juin 2001) constate également que pour l instant aucune indication particulière ne semble se dégager dans le domaine des vascularites systémiques, probablement là encore par manque d information (en détail sur le L analyse des dossiers disponibles montre que parmi les 4 patients souffrant de maladies de Wegener et ayant bénéficié de la procédure, tous ont eu une réponse initiale complète, 2 ont rechuté à 2.3 et 3 ans après la procédure respectivement. Dans les deux cas, les rechutes ont été plus faciles à contrôler après qu avant la transplantation. Parmi les 3 observations de cryoglobulinémies systémiques avec une atteinte vasculitique (de gravité variables), 2 patients ont présenté une réponse complète avec deux ans de recul. Une observation de PAN avec rémission complète au décours de la procédure s est observée. Enfin, 3 observations de maladie de Behçet avec malheureusement peu de données cliniques sur l étendue de la vascularite sont rapportées. Les 3 cas sont en rémission après une courte période de suivi (moyenne de 3 mois) après la procédure. II- Inhibiteurs du TNF-alpha L efficacité des anti-tnf-alpha dans le traitement de la polyarthrite rhumatoïde n est plus à démontrer (5). L intérêt de l un d entre eux (le Remicade) dans le contrôle des manifestations anales de la maladie de Crohn est également admis par tous. Depuis bientôt deux ans, une extension d utilisation de ces molécules dans un certain nombre de ces situations cliniques apparentées à la polyarthrite ou proche de la maladie de Crohn (car présentant un support physiopathologique commun avec l une ou l autre de ces affections) est notée dans la littérature. Les molécules anti-tnf alpha ont ainsi été testées dans des situations cliniques comportant à la fois une part systémique à type de vascularite et un rôle supposé du TNF-alpha dans la cascade physiopathologique à l origine de l affection. La molécule la plus utilisée à l heure actuelle est le REMICADE ou Infliximab, c est donc essentiellement de lui dont nous parlerons. Il s agit d un anticorps monoclonal anti-tnfalpha, capable de neutraliser le TNF-alpha circulant mais également de se fixer sur le TNFmembranaire de la surface des cellules et de provoquer une cytotoxicité complément dépendante. Anti TNF-alpha et vascularites de la polyarthrite rhumatoïde Les anti TNF-alpha sont des agents très efficaces dans le traitement de la polyarthrite rhumatoïde, mais l expérience en matière de vascularite de la polyarthrite est très limitée. Les vascularites de la polyarthrite se présentent fréquemment par des manifestations cutanées, des infarctus unguéaux, des gangrènes distales ou des ulcères des membres inférieurs. Des lésions neurologiques périphériques sont fréquentes. L atteinte touche essentiellement les

3 artères des petits et moyens calibres. La prévalence de la vascularite de la polyarthrite varie entre 1 et 5 % selon les études. Nous n avons pas retrouvé de travaux publiés mentionnant l efficacité du Remicade dans le traitement des vascularites systémiques. Cependant, un certain nombre de groupes sont actuellement en train de tester l efficacité de la molécule dans cette indication. Les résultats préliminaires, rapportés oralement lors de séances de travail de congrès, semblent démontrer l intérêt de cette stratégie. Il faut attendre les publications afin de se faire une idée plus précise. Aucune observation n est actuellement disponible en ce qui concerne l intérêt de l Etanercept dans cette indication. Deux travaux présentés cette année au congrès de l ACR de San Francisco sous forme de résumé insistaient sur la bonne tolérance de ces molécules chez des malades souffrant de vascularite rhumatoïde, sur l absence de surinfection grave et surtout sur l efficacité apparente de ces molécules. Ceci reste à confirmer par des publications randomisées détaillées Une observation (6) fait état du traitement d une vascularite cutanée (infarctus péri unguéaux) par le Lénercept. Il s agit d une protéine de fusion fixant sur un fragment Fc d une immunoglobuline G, deux récepteurs P55 du TNF (donc molécule différente de l Embrel). Ce produit s utilise par voie intraveineuse une fois toutes les quatre semaines. Dans l observation rapportée, le traitement s accompagne d une efficacité spectaculaire sur la polyarthrite mais également d'une sédation des infarctus péri-unguéaux lors de chaque perfusion. Dans l état actuel des connaissances, on ne peut pas préconiser l utilisation des inhibiteurs du TNF-alpha dans le traitement des vascularites de la polyarthrite rhumatoïde. Etanercept et granulomatose de Wegener De nombreux arguments suggèrent une dysrégulation du TNF-alpha au cours de la maladie de Wegener : les monocytes périphériques de patients souffrant de l affection ainsi que les lymphocytes T CD4 de ces mêmes malades secrètent des quantités anormalement élevées de la cytokine. Le taux circulant de TNF est augmenté en cas de poussée de la maladie et se normalise lors des rémissions. Enfin des études immuno-histochimiques portant sur des biopsies rénales ont démontré (analyse par PCR et hybridation in situ) que l infiltrat cellulaire au niveau du glomérule rénal hyper exprime le TNF-alpha. Le groupe d Hoffmann a publié les résultats d un travail étudiant la tolérance, à 6 mois, de l Etanercept dans une population de 20 patients souffrant de maladie de Wegener (7). L étude porte sur 20 patients (âge moyen de 47 ans) souffrant d une maladie de Wegener systémique évoluant en moyenne depuis 64 mois. Tous ont une maladie continuellement active ne permettant pas l arrêt des corticoïdes et quatre d entre eux ont une maladie menaçant à court terme le pronostic vital. L index moyen d activité de la maladie à l entrée est de 3.6 sur une échelle de 1 à 8. Tous ont une corticothérapie et au moins un des médicaments suivants : Methotrexate, Cyclophosphamide, Azatioprine, Ciclosporine. Les patients reçoivent de l Etanercept à la posologie de 25 mg deux fois par semaine en injection sous cutanée sans qu aucun des autres traitements ne soit modifié.

4 Au terme de l étude, tous les patients (sauf un) sont encore sous corticoïdes. La tolérance est bonne, l effet secondaire le plus souvent noté est une intolérance au point d injection chez un patient sur quatre. Cet effet est toujours transitoire et bénin. Cinq épisodes de neutropénie sont observés, tous régressifs à la réduction des doses de Cyclophosphamide ou de Methotrexate. En termes d efficacité 19 des 20 patients s améliorent au moins temporairement durant cette étude. 16 sur 20 voient leur index d activité se normaliser à 0 à la fin de l étude. Seuls 14 patients ne reçoivent aucune autre médication supplémentaire durant l étude. Parmi eux la diminution moyenne du score d activité de la maladie est de 3.2 points et 5 de ces patients ont une rémission durable, deux des 14 patients peuvent arrêter complètement la Prednisone. Il n est pas observé de modification des valeurs de la VS ni du taux des ANCA au cours de cette étude. Paradoxalement, une poussée de la maladie est observée chez 75 % des patients durant l ensemble de ces études. Trois de ces poussées étant caractérisées comme potentiellement menaçant le pronostic vital. Enfin, la dose moyenne de corticoïdes était de 19 mg à l entrée. Elle est réduite à 7.4 mg en moyenne à la fin de l étude. En conclusion, il semble que la molécule soit bien tolérée dans cette situation, ne provoque pas d épisodes de surinfections particulières, ce qui était une des craintes des auteurs. En termes d efficacité, l étude n était pas conçue pour répondre à la question même si une certaine réduction de corticoïdes a pu être obtenue. Ceci demande donc à être validé de façon prospective par des travaux futurs afin de préciser la place exacte éventuelle de l Etanercept dans le traitement de la maladie. Aucun travail sur l emploi du Rémicade au cours de la maladie de Wegener n est publié à ce jour. Anti TNF-alpha et maladie de Horton Un seul travail publié sous forme d abstract (8) a apprécié l intérêt du traitement par le Remicade chez 4 patients porteurs d une artérite à cellules géantes. Il s agit de 3 femmes et d un homme d âge moyen de 75 ans dont la maladie évoluait depuis 4 ans en moyenne. Tous ont une artérite prouvée histologiquement nécessitant la poursuite d une corticothérapie de 10 mg par jour. Les complications de cette corticothérapie justifient, pour les auteurs, un effet d Infliximab à la posologie de 3 mg par kg à la dose semaine 0, 2 et 6. Un des patients ne répond aucunement et sort de l étude. Les 3 autres patients voient se normaliser les manifestations cliniques et surtout biologiques de la maladie dès la seconde perfusion. La rémission obtenue se maintient après la 3 e perfusion, en moyenne 6 mois. De la bouche même des auteurs, le petit nombre de patients inclus ne permet pas de tirer une quelconque conclusion de cette analyse. Maladie de Behçet Le TNF-alpha est supposé jouer un rôle pivot au cours des poussées évolutives de la maladie de Behçet. Ainsi des taux circulants élevés de la cytokine sont observés au cours de ces poussées. D autre part la stimulation in vitro des monocytes de patients atteints de la maladie de Behçet provoque une sécrétion de TNF-alpha largement supérieure à celle observée avec

5 les cultures de monocytes contrôles. Enfin certains inhibiteurs du TNF alpha telle la pentoxiphylline ont une efficacité clinique reconnue pour contrôler les poussées d aphtose Une dizaine d observations (9, 10, 11,12) publiées depuis 18 mois, font état de traitement de poussées de maladie de Behçet par le Remicade. Les indications sont en règle des poussées non contrôlables par la corticothérapie associée à un immunosuppresseur (Ciclosporine, Thalidomide, Azatioprine). Les manifestations cliniques sont en règle générale une vascularite cutanée ou des ulcérations orales, génitales ou intestinales rebelles au traitement. L Infleximab est donné par voie Intraveineuses à des posologies de 3 à 5 mg selon un protocole conventionnel. On observe une cicatrisation des lésions dans les 6 à 8 semaines suivant les perfusions, autorisant une réduction de la corticothérapie. Aucun suivi à moyen et à long terme n est disponible. Il n y a pas d indication sur le relais thérapeutique utilisé. L hypothèse physiopathologique évoquée pour expliquer l efficacité du médicament est la suivante : les lymphocytes Tχ-γ sont impliqués dans l immunité mucosale et épithéliale de surface. Ces lymphocytes sont augmentés dans le sang périphérique des patients atteints de maladie de Behçet et sont capables de produire des quantités importantes de TNF-alpha. Le blocage de cette cytokine et l élimination de ces lymphocytes par le Remicade participeraient à l amélioration clinique observée Maladie de Still de l adulte Le rôle du TNF-alpha dans la maladie de Still n est pas évident de prime abord. Certains auteurs montrent des taux circulants élevés de cytokine TH1 au cours des poussées, d autres ne retrouvant pas cette anomalie. L implication d autres cytokines différentes du TNF est supposée, en particulier l interleukine 6, l interleukine 8, l interleukine 18 et l interféron gamma. La Thalidomide, un inhibiteur connu du TNF-alpha a été utilisé avec succès dans certaines formes de maladie de Still. Ces deux derniers points représentent le rationnel pour tester la molécule dans la maladie, même si on sait que les anti-tnf sont peu efficaces dans les formes systémiques d arthrite idiopathique juvéniles. 9 observations de patients souffrant d une maladie de Still de l adulte rebelle aux médications conventionnelles (corticothérapie associée à au mois un immunosuppresseur) ont été publiées (13, 14). L indication étant dans tous les cas la persistance d un syndrome inflammatoire général non contrôlé (fièvre, adénopathie, hépatomégalie, éruption cutanée, altération de l état général, myalgies ), sans qu il ne s agisse de vascularite systémique au sens propre du terme. Tous les patients ont reçu de 3 à 5 mg par kg de Remicade. Dans un délai de quelques semaines suivant les perfusions, les patients rapportés ont vu céder les symptômes de la maladie inflammatoire, se normaliser les paramètres biologiques. Même si le traitement semble bien supporté dans les quelques cas rapportés, sa place dans le traitement de la maladie n est actuellement pas codifiée. L indication doit rester une exception. Des études prospectives randomisées sont nécessaires avant toute conclusion.

6 III - Immunoglobulines intraveineuses Les immunoglobulines intraveineuses à forte dose ont été utilisées dans de nombreuses indications, mais il y a peu de travail montrant leur intérêt au cours des vascularites systémiques. La raison de leur emploi est la possibilité de modulation du système idiotype-anti-idiotype par des immunoglobulines à fortes doses, au cours affections associées à un auto-anticorps. Ces thérapeutiques sont donc été très largement utilisées dans des affections systémiques comme les thrombopénies auto-immunes, les polymyosites, les polyradiculonévrites. La découverte récente des ANCA au cours de certaines vascularites systémiques renforce l idée de l intérêt thérapeutique possible de cette modulation du réseau idiotypique par les immunoglobulines intraveineuses. Des travaux in vitro ont en effet montré que les immunoglobulines intraveineuses pouvaient inhiber spécifiquement l activité des ANCA par le biais de la fixation d immunoglobulines anti-idiotype sur la région variable de l ANCA. À côté des observations publiées dans la littérature et rapportant le sauvetage de situations difficile (vascularites systémiques résistant à l association corticoïde et Endoxan) par des immunoglobulines intraveineuses (15, 16, 17, 18, 19), il n y a qu un seul travail prospectif randomisé disponible, c est le travail de Jayne (20) qui apprécie l intérêt des immunoglobulines intraveineuses dans le traitement des vascularites avec ANCA. Dans cette étude, 34 patients présentant une vascularite systémique associée aux ANCA (maladie de Wegener et polyangéite microscopique confondue), tous en rémission de leur vascularite systémique avec un traitement d entretien stable (doses de corticoïdes et d immunosuppresseurs inchangé pendant 12 mois) sont randomisés pour recevoir des immunoglobulines intraveineuses à la posologie de 1 g par kg et par jour pendant 2 jours et ceci mensuellement pendant 12 mois. 17 patients sont traités et 17 servent de contrôle. Une réponse au traitement est observée dans 14 des 17 patients recevant les immunoglobulines et 6 des 17 recevant le placebo. Une amélioration de l état clinique jugée sur le BIVAS après 3 mois est obtenue chez tous les patients traités par immunoglobulines intraveineuses, mais cet effet ne se maintient pas. Une réduction significative de la CRP à 2 semaines et à 4 mois est observée dans le groupe traité, aucune fluctuation du taux d ANCA n est observée dans l un et l autre groupe. De nombreux effets secondaires sont observés dans le groupe immunoglobulines intraveineuses (méningite, majoration des taux de créatinine, manifestation allergique ) et la conclusion prudente des auteurs est que possiblement ces molécules seraient intéressantes pour passer un cap aigu mais pas en traitement de fond de la maladie. Actuellement une étude pilote chez 20 malades est menée en France, visant à apprécier le traitement des rechutes de la polyangéite microscopique, du syndrome de Wegener et du syndrome de Churg-Strauss survenant sous corticoïdes et immunosuppresseurs ou après leur interruption par des immunoglobulines intraveineuses. Ce protocole est mené par le groupe de Loïc Guillevin à l hôpital Avicenne. Les résultats ne sont pas attendus avant deux ans. L indication des perfusions d immunoglobulines intraveineuses au cours des vascularites systémiques n est donc pas pour l instant codifiée.

7 IV - La Lamivudine (3TC) Il y a encore 15 ans, près d un tiers des vascularites systémiques étaient d origine virale, essentiellement liées au virus de l hépatite B. Cette fréquence est actuellement en considérable réduction en raison de la vaccination systématique. Il était apparu de longues dates que le traitement immunosuppresseur et les corticoïdes aggravaient ces affections. D autre part l association d échanges plasmatiques et d un traitement antiviral soit par la Vidarabine soit par l interféron (21, 22) a fait la preuve de son efficacité et a obtenu la guérison de trois quarts des cas avec séroconversion dans le système HBe-anti HBe. L interféron alpha est depuis peu substitué à la Vidarabine avec des résultats identiques en termes de réponse clinique mais supérieurs en termes de réponse virologique (50 % de séroconversion HBs-anti HBs, 63 % de séroconversion HBe-anti HBe, sous interféron contre 48 % de séroconversion HBe-anti HBe et 18 % de réponses HBs-anti HBS sous Vidarabine). La PAN virale étant la conséquence d un dépôt d un complexe circulant par excès d antigène viral, il est logique de s attaquer directement à la maladie infectieuse. La Lamivudine semble donc avoir sa place dans le traitement des hépatites chroniques actives d origine virale B, ceci est démontré par un certain nombre de publications (23, 24) et son emploi dans les vascularites virales était donc logique. Quelques exemples dans la littérature font état de l efficacité de la Lamivudine dans le traitement de vascularites systémiques soit liées isolément au virus de l hépatite B soit dans des formes mixtes liées au virus de l hépatite B et de l hépatite C (25, 26, 27). Les cas cliniques sont encore trop épars pour que l on puisse en tirer une quelconque conclusion. Un protocole multicentrique est ouvert en France depuis 1998, visant à apprécier l efficacité des échanges plasmatiques en association à la Lamivudine dans le traitement des PAN d origine infectieuse liées au virus de l hépatite B. Ce protocole français est emmené par le groupe de Loïc Guillevin est comporte une corticothérapie initiale, des échanges plasmatiques pendant les 3 premières semaines et une prescription quotidienne de 100 mg par jour de Lamivudine. Ce protocole qui a été initialisé en 1998 se proposait d inclure 10 patients, il n est toujours pas terminé, traduisant par là la rareté des PAN liées au virus de l hépatite B actuellement en France. Les résultats préliminaires présentés cette année à l ACR montrent la très bonne tolérance de la molécule, d un emploi aisé ainsi que la séroconversion de la majorité des malades traités La place exacte de la Lamivudine dans le traitement des vascularites systémiques d origine virale n est encore à ce jour pas complètement défini. Références. 1-Levine SM, Stone JH. New approaches to treatment in systemic vasculitis : biological therapies. Best Pract Clin Rheumatol, 2001, 15, Cohen-Tervaert J, Stegeman C, Kallenberg C. Novel therapies for anti-neutrophil cytoplasmic antibody associated vasculitis. Currin Opin, Nephrol Hypertens, 2001, Bacon PA, Carrurthers D. New therapeutic aspects : haematopoïetic stem cell transplantation.

8 Best Pract Res Clin Rheumatol, 2001, 15, Tyndall A. Haematopoïetic stem cells transplantation in the treatment of severe autoimmune diseases. Ann Rheum Dis, 2001, 60, Palazzo E. Actualité Rhumatologique 2000 p den Broeder AA, van den Hoogen F, van de Putte LB. Isolated digital vasculitis in a patient with rheumatoid arthritis : good response to tumor necrosis factor alpha blocking agent. Ann Rheum Dis, 2001, 60, Stone JH, Uhlfelder M, Hellman D, Crrok S Bedocs N and Hoffmann G. Etanercept combined with conventional treatment in Wegener s granulomatosis. Arthritis Rheum, 2001, 44, Cantini F, Niccoli L, Salvarini C et coll. Longstanding active giant cell arteritis treated with infliximab ; report of four cases. Ann Rheum Dis, 2001, suppl juin 2001, abstract 0159, p Robertson LP. Treatment of recalcitrant orogenital ulcerations of Behçet s syndrome with infliximab. Rheumatologie, 2001, 40, Travis SP, Czajkowski M, McGovernD, Watson R, Bell A. Treatment of intestinal Behçet s syndrome with chimeric anti tumor necrosis factor antibody. Gut, 2001, 49, Hassard P, Binder S, Nelson V, Vasiliaukas E. Anti-tumor necrosis factor alpha therapy for gastro-intestinal Behçet s disease. Gastro-entérologie, 2001, 120, Sfikakis P, Theodossiadis P, Katsiarti C, Kahlamanis P, Markomichelakis N. Effect of infliximab on sight treatening panuveitis in Behçet s syndrome. Lancet, 2001, 358, Kraetsch H, Antoni C, Kalden J, Manger B. Successful treatment of a small cohort of patients with adults onset of Still s disease with infliximab : first experience. Ann Rheum Dis, 2001, 60,ii55-ii Cavagna L, Caporali R, Epis O, Bobbio-Pallavicini F, Montecicco C. Infliximab in the treatment of adult Still s disease to conventionnal therapy. Clin Exp Rheumatol, 2001, 19, Altmeyer P, Seifarth D, Bacharat-Buhles M. High dosage intravenous immunoglobulin therapy for refractory ANCA-negative-necrotizing vasculitis.

9 Hautzart, 2000, 50, Kusuda A, Migita K, Tsuboi M et coll. Successful treatment of adult onset Henoch-Schonlein purpura nephritis with high dose immunoglobulin. Intern Med, 1999, 38, Mouthon L. Treatment of ANCA-positive vasculitis with intravenous immunoglobulin. Rev Med Intern, 1999, 20, Amital H ; Lezv Y, Schoenfeld Y. Use of intravenous immunoglobulin in livedo reticularis. Clin Exp Rheumatol, 2000, 18, Viguier M, Guillevin L, Laroche L. Treatment of parvovirus B19-associated polyarteritis nodosa with intravenous immunoglobulin. N Engl Med, 2001, 344, Jayne D, Chapel H, Adu D et coll. Intravenous immunoglobulin for ANCA-associated systemic vasculitis with persistent disease activity. QJM, 2000, 93, Guillevin L, Lhote F, Cohen P et coll. Treatment of polyarteritis nodosa related to hepatitis B with short term steroid therapy associated with anti-viral agents and plasma exchanges. Journal of Rheumatology, 1993, 20, Guillevin L, Lhote F, Sauvaget F et coll, Treatment of polyarteritis nodosa related to hepatitis B with interferon alpha and plasma exchanges. Ann Rheum Dis, 1994, 54, ) 23-Erhardt A, Sagir A, Guillevin L et coll. Successful treatment of hepatitis B virus associated PAN with a combination of prednisolone, interferon and lamivudine. J Hepatol, 2000, 33, Dienstag J, Perillo R, Schifft E, Bartholomew M, Vicary C and Ruvin M. A preliminary trial for chronic hepatitis B Infection. New Engl J Med ; 1995, 333, Gupta S, Piraka C, Jaffe B. Lamivudine in the treatment of polyarterirtis nodosa associated with hepatitis B. N Engl J Med, 2001, 344, Deleaval P, Statdler P, Descombes et coll.

10 Life threatening complication of hepatitis B virus related PAN developing despite interferon alpha2b therapy : successful treatment with a combination of interferon, lamivudine, plasma exchange and steroids. Clin Rheumatol, 2001, 20, Filer A, Hughes A, Kane K, Mutimer D, Jobanpûtra P. Successful treatment of hepatitis-b associated vasculitis using Lamivudine as the sole Treatment. Rheumatology, 2001, 40, ).

Pr Bernard Combe. Immuno-Rhumatologie, Hôpital Lapeyronie CHU de Montpellier

Pr Bernard Combe. Immuno-Rhumatologie, Hôpital Lapeyronie CHU de Montpellier Journal de L ANDAR (Association Nationale de Défense contre l Arthrite Rhumatoîde) octobre2008 Le Mabthéra dans la polyarthrite rhumatoïde Pr Bernard Combe Immuno-Rhumatologie, Hôpital Lapeyronie CHU de

Plus en détail

Biothérapies dans les Vascularites Systémiques. Pr M. Hamidou Médecine Interne CHU Nantes

Biothérapies dans les Vascularites Systémiques. Pr M. Hamidou Médecine Interne CHU Nantes Biothérapies dans les Vascularites Systémiques Pr M. Hamidou Médecine Interne CHU Nantes SAMEV. Alger 17 janvier 2014 Sources bibliographiques Silva-Fernandez L et al. +++ Semin Arthritis Rheum 2013 Unizony

Plus en détail

TRAITEMENTS IMMUNOMODULATEURS (RHUMATISMES INFLAMMATOIRES) Christian ROUX Université René Descartes Hôpital Cochin PARIS

TRAITEMENTS IMMUNOMODULATEURS (RHUMATISMES INFLAMMATOIRES) Christian ROUX Université René Descartes Hôpital Cochin PARIS TRAITEMENTS IMMUNOMODULATEURS (RHUMATISMES INFLAMMATOIRES) Christian ROUX Université René Descartes Hôpital Cochin PARIS POLYARTHRITE RHUMATOIDE Traitements classiques Antimalariques Sels d or D-Penicillamine

Plus en détail

Pr Ag Smiti Khanfir Monia Service de Médecine Interne Hôpital la Rabta - Tunis

Pr Ag Smiti Khanfir Monia Service de Médecine Interne Hôpital la Rabta - Tunis Pr Ag Smiti Khanfir Monia Service de Médecine Interne Hôpital la Rabta - Tunis Rationnel Lymphocyte B Rationnel Costimulation Lymphocyte B Lymphocyte T Cytokines Th2 Anticorps anti CD 20 Le Rituximab

Plus en détail

F Andrianjafison, ON Rakotomalala, MMO Razanaparany, H Rakotoharivelo, OH Rakotonirainy, S Ralandison

F Andrianjafison, ON Rakotomalala, MMO Razanaparany, H Rakotoharivelo, OH Rakotonirainy, S Ralandison F Andrianjafison, ON Rakotomalala, MMO Razanaparany, H Rakotoharivelo, OH Rakotonirainy, S Ralandison Après-Midi Rhumato, février 2014, CHU JRB Antananarivo Maladies inflammatoires : désordres inflammatoires

Plus en détail

Assurance Maladie Obligatoire. Commission de la Transparence des médicaments. Avis 4 20 Novembre 2012

Assurance Maladie Obligatoire. Commission de la Transparence des médicaments. Avis 4 20 Novembre 2012 Assurance Maladie Obligatoire Commission de la Transparence des médicaments Avis 4 20 Novembre 2012 Titre I : Nom du médicament, DCI, forme pharmaceutique, dosage, présentation - ACTEMRA, TOCILIZUMAB,

Plus en détail

Assurance Maladie Obligatoire Commission de la Transparence des médicaments. Avis 2 23 Octobre 2012

Assurance Maladie Obligatoire Commission de la Transparence des médicaments. Avis 2 23 Octobre 2012 Assurance Maladie Obligatoire Commission de la Transparence des médicaments Avis 2 23 Octobre 2012 Titre I : Nom du médicament, DCI, forme pharmaceutique, dosage, présentation HUMIRA (DCI : Adalimumab

Plus en détail

Paris, le 22 septembre 2010 19h15

Paris, le 22 septembre 2010 19h15 Paris, le 22 septembre 2010 19h15 AB Science annonce avoir obtenu les autorisations réglementaires d initier quatre phases 3 annoncées lors de son introduction en bourse, dans le myélome multiple, la polyarthrite

Plus en détail

Polyarthrite rhumatoïde (PR) : prise en charge en phase d état (Septembre 2007)

Polyarthrite rhumatoïde (PR) : prise en charge en phase d état (Septembre 2007) SYNTHESE DE RECOMMANDATIONS PROFESSIONNELLES Polyarthrite rhumatoïde (PR) : prise en charge en phase d état (Septembre 2007) OBJECTIFS DES RECOMMANDATIONS : Avoir un impact sur la prise en charge quotidienne

Plus en détail

Avis de la Commission. 15 septembre 2004

Avis de la Commission. 15 septembre 2004 COMMISSION DE LA TRANSPARENCE REPUBLIQUE FRANÇAISE Avis de la Commission 15 septembre 2004 HUMIRA 40 mg, solution injectable en seringue pré-remplie (Boîte de 2 seringues) Laboratoires ABBOTT FRANCE Liste

Plus en détail

LA POLYARTHRITE APRES ECHEC DES ANTI TNF JG TEBIB, CHLS

LA POLYARTHRITE APRES ECHEC DES ANTI TNF JG TEBIB, CHLS LA POLYARTHRITE APRES ECHEC DES ANTI TNF JG TEBIB, CHLS survie 100 90 80 70 «L ECHEC» DES ANTI TNF Adalimumab Infliximab Etanercept A priori NS 1 mais sur une autre étude 2 à un an infliximimab 0.81 +

Plus en détail

Les biothérapies en médecine interne. Pr L.BOUILLET CLINIQUE UNIVERSITAIRE DE MÉDECINE INTERNE

Les biothérapies en médecine interne. Pr L.BOUILLET CLINIQUE UNIVERSITAIRE DE MÉDECINE INTERNE Les biothérapies en médecine interne Pr L.BOUILLET CLINIQUE UNIVERSITAIRE DE MÉDECINE INTERNE Les maladies systémiques Connectivites Lupus Syndrome de Gougerot-Sjogren Dermato-polymyosite Sclérodermie

Plus en détail

COMMISSION DE LA TRANSPARENCE AVIS. 14 mars 2007

COMMISSION DE LA TRANSPARENCE AVIS. 14 mars 2007 COMMISSION DE LA TRANSPARENCE AVIS 14 mars 2007 METOJECT 10 mg/ml, solution injectable en seringue pré-remplie 1 seringue pré-remplie en verre de 0,75 ml avec aiguille : 371 754-3 1 seringue pré- remplie

Plus en détail

LES ANTI-TNF DANS LES MALADIES AUTO-IMMUNES ET LES VASCULARITES

LES ANTI-TNF DANS LES MALADIES AUTO-IMMUNES ET LES VASCULARITES LES ANTI-TNF DANS LES MALADIES AUTO-IMMUNES ET LES VASCULARITES par X. MARIETTE* Les inhibiteurs du TNFα représentent une révolution thérapeutique en rhumatologie dans le traitement de la polyarthrite

Plus en détail

Anti TNF α et Tuberculose. DES pneumologie 10/02/2007 L. Belmont

Anti TNF α et Tuberculose. DES pneumologie 10/02/2007 L. Belmont Anti TNF α et Tuberculose DES pneumologie 10/02/2007 L. Belmont Rôle TNF alpha Cytokine pro inflammatoire produite par les macrophages, monocytes, exprimé par LT, LB Recrutement et activation des macrophages

Plus en détail

Dr JD Cohen Unité d Immuno Rhumatologie Montpellier

Dr JD Cohen Unité d Immuno Rhumatologie Montpellier Dr JD Cohen Unité d Immuno Rhumatologie Montpellier M. R, né le 23/05/66 Depuis l enfance Crises de polyarthrite (asymétrique) Myalgies déclenchées par le froid Éruption fugace papuleuse, prurigineuse;

Plus en détail

Décrets, arrêtés, circulaires

Décrets, arrêtés, circulaires Décrets, arrêtés, circulaires TEXTES GÉNÉRAUX MINISTÈRE DE LA SANTÉ ET DES SPORTS Arrêté du 25 juin 2010 modifiant la liste des spécialités pharmaceutiques remboursables aux assurés sociaux NOR : SASS1016264A

Plus en détail

Attitudes thérapeutiques au cours des vascularites

Attitudes thérapeutiques au cours des vascularites Attitudes thérapeutiques au cours des vascularites Benjamin Terrier Service de Médecine Interne Centre de Référence Maladies Systémiques et Autoimmunes Hôpital Cochin Université Paris Descartes Classification

Plus en détail

EFFICACITÉ ET TOLÉRANCE DE LA BIOTHÉRAPIE CHEZ 53 MALADES ATTEINTS DE POLYARTHRITE RHUMATOÏDE

EFFICACITÉ ET TOLÉRANCE DE LA BIOTHÉRAPIE CHEZ 53 MALADES ATTEINTS DE POLYARTHRITE RHUMATOÏDE 2Oéme Congrès de la Société Algérienne de Médecine Interne Alger 16-18 2014 EFFICACITÉ ET TOLÉRANCE DE LA BIOTHÉRAPIE CHEZ 53 MALADES ATTEINTS DE POLYARTHRITE RHUMATOÏDE Auteurs : S.BOUGHANDJIOUA, S. ALI

Plus en détail

Congrès de Médecine Générale de l UCL Nouveautés en rhumatologie

Congrès de Médecine Générale de l UCL Nouveautés en rhumatologie Congrès de Médecine Générale de l UCL Nouveautés en rhumatologie B. Lauwerys Service de Rhumatologie Cliniques Universitaires Saint-Luc Novembre 2009 Prise en charge de la polyarthrite rhumatoïde X Polyarthrite

Plus en détail

La maladie de Still de l adulte

La maladie de Still de l adulte La maladie de Still de l adulte Syndrome de Wissler-Fanconi La maladie Le diagnostic Le traitement, la prise en charge, la prévention Vivre avec En savoir plus Madame, Monsieur Cette fiche est destinée

Plus en détail

Techniques Immunologiques appliquées au diagnostic

Techniques Immunologiques appliquées au diagnostic Département de Biologie Laboratoire de Biochimie - Immunologie Université Mohammed V-Agdal Faculté des Sciences Filière SVI Semestre 4 (S4) 2004-2005 Module de Biologie Humaine M 16.1 Élément d Immunologie

Plus en détail

Le Psoriasis : le point de vue du dermatologue

Le Psoriasis : le point de vue du dermatologue Le Psoriasis : le point de vue du dermatologue Nathalie Quiles Tsimaratos Service de Dermatologie Hôpital Saint Joseph Marseille Les formes cliniques cutanées En plaques : dermatose érythématosquameuse

Plus en détail

Décrets, arrêtés, circulaires

Décrets, arrêtés, circulaires Décrets, arrêtés, circulaires TEXTES GÉNÉRAUX MINISTÈRE DES AFFAIRES SOCIALES, DE LA SANTÉ ET DES DROITS DES FEMMES Arrêté du 17 septembre 2014 modifiant la liste des spécialités pharmaceutiques remboursables

Plus en détail

Immunité anti-tumorale

Immunité anti-tumorale Immunité anti-tumorale Professeur M GUENOUNOU Laboratoire d Immunologie & Microbiologie UFR de Pharmacie 51100 REIMS 1- Cellules tumorales - Une tumeur est une prolifération clonale issue d une cellule

Plus en détail

Maladie de Blau/Sarcoïdose juvénile

Maladie de Blau/Sarcoïdose juvénile Pædiatric Rheumatology InterNational Trials Organisation Maladie de Blau/Sarcoïdose juvénile De quoi s agit-il? Le syndrome de Blau est une maladie génétique. Les patients souffrent d une combinaison entre

Plus en détail

Nouvelle option thérapeutique pour les enfants présentant cette forme rare et sévère d arthrite

Nouvelle option thérapeutique pour les enfants présentant cette forme rare et sévère d arthrite Communiqué de presse Bâle, 18 avril 2011 La FDA homologue Actemra dans le traitement de l arthrite juvénile idiopathique systémique (AJIS) Nouvelle option thérapeutique pour les enfants présentant cette

Plus en détail

Avis 8 18 Décembre 2012

Avis 8 18 Décembre 2012 Assurance Maladie Obligatoire Commission de la Transparence des médicaments Avis 8 18 Décembre 2012 Titre I : Nom du médicament, DCI, forme pharmaceutique, dosage, présentation ENBREL (DCI : Etanercept

Plus en détail

PTT et maladies auto-immunes

PTT et maladies auto-immunes PTT et maladies auto-immunes Réunion CNR MAT 18/10/2013 CNR MAT, Hôpital Saint Antoine Mélanie Roriz¹, Mickael Landais², Jonathan Desprez³ ¹ Service de Néphrologie, CHU de Tours, ² Service de Médecine

Plus en détail

Les anti-lymphocytes B. Benjamin Terrier Service de Médecine Interne Hôpital Cochin 4 juillet 2014

Les anti-lymphocytes B. Benjamin Terrier Service de Médecine Interne Hôpital Cochin 4 juillet 2014 Les anti-lymphocytes B Benjamin Terrier Service de Médecine Interne Hôpital Cochin 4 juillet 2014 Rôle pathogène des lymphocytes B au cours des maladies auto-immunes Production d'auto-anticorps et/ou formation

Plus en détail

COMMISSION DE LA TRANSPARENCE AVIS. 10 mai 2006

COMMISSION DE LA TRANSPARENCE AVIS. 10 mai 2006 COMMISSION DE LA TRANSPARENCE AVIS 10 mai 2006 METOJECT 10 mg/ml, solution injectable en seringue pré-remplie 1 seringue pré-remplie en verre de 0,75 ml avec aiguille : 371 754-3 1 seringue pré- remplie

Plus en détail

Prise en charge du myélome multiple (hors traitement symptomatique) B. Demoré Avril 2011 (MAJ)

Prise en charge du myélome multiple (hors traitement symptomatique) B. Demoré Avril 2011 (MAJ) Prise en charge du myélome multiple (hors traitement symptomatique) B. Demoré Avril 2011 (MAJ) 1 Définition Hémopathie maligne grave d étiologie inconnue caractérisée par la prolifération de plasmocytes

Plus en détail

Guide posologique destiné au médecin pour le traitement de la Polyarthrite Rhumatoïde (PR) par RoACTEMRA

Guide posologique destiné au médecin pour le traitement de la Polyarthrite Rhumatoïde (PR) par RoACTEMRA Les autorités de santé de l Union Européenne ont assorti la mise sur le marché du médicament RoACTEMRA de certaines conditions. Le plan obligatoire de minimisation des risques en Belgique et au Grand-Duché

Plus en détail

Biothérapie. Damien LOEUILLE

Biothérapie. Damien LOEUILLE Biothérapie Damien LOEUILLE PU-PH Rhumatologie Service de Rhumatologie du CHU Brabois Metz 2 février 2008 Quel est la place des biothérapies dans la prise en charge thérapeutique PR? Faut il réaliser un

Plus en détail

Spondylarthropathies : diagnostic, place des anti-tnf et surveillance par le généraliste. Pr P. Claudepierre CHU Henri Mondor - Créteil

Spondylarthropathies : diagnostic, place des anti-tnf et surveillance par le généraliste. Pr P. Claudepierre CHU Henri Mondor - Créteil Spondylarthropathies : diagnostic, place des anti-tnf et surveillance par le généraliste Pr P. Claudepierre CHU Henri Mondor - Créteil Le Diagnostic Objectif de la démarche diagnostique Diagnostic de SPONDYLARTHROPATHIE

Plus en détail

Prise en Charge des Hépatites Auto-Immunes Difficiles Olivier CHAZOUILLERES

Prise en Charge des Hépatites Auto-Immunes Difficiles Olivier CHAZOUILLERES Prise en Charge des Hépatites Auto-Immunes Difficiles Olivier CHAZOUILLERES Service d Hépatologie Centre de référence des maladies inflammatoires des voies biliaires Paris Saint Antoine HAI - Prise en

Plus en détail

La vaccination contre le VHB à l heure du consensus. Ariane Chryssostalis Service d hépatogastroentérologie Hopital Cochin

La vaccination contre le VHB à l heure du consensus. Ariane Chryssostalis Service d hépatogastroentérologie Hopital Cochin La vaccination contre le VHB à l heure du consensus Ariane Chryssostalis Service d hépatogastroentérologie Hopital Cochin Pourquoi vacciner? Epidémiologie du VHB 370.000.000 de porteurs chroniques du VHB

Plus en détail

Les lupus induits par les anti-tnf-a. Thierry Schaeverbeke

Les lupus induits par les anti-tnf-a. Thierry Schaeverbeke Les lupus induits par les anti-tnf-a Thierry Schaeverbeke Quelques raisons d imaginer un retentissement sur le système immunitaire... Lymphocytes B-T lymphokines migration prolifération B synthèse d Ac

Plus en détail

TYNDALL. 13 rue Dubrunfaut 75012 PARIS Tél. : 01 74 05 74 23 >SIREN N 451 386 544 APE N 00014. Bulletin d Informations. et d échanges N 24 MARS 2009

TYNDALL. 13 rue Dubrunfaut 75012 PARIS Tél. : 01 74 05 74 23 >SIREN N 451 386 544 APE N 00014. Bulletin d Informations. et d échanges N 24 MARS 2009 TYNDALL Bulletin d Informations 13 rue Dubrunfaut 75012 PARIS Tél. : 01 74 05 74 23 >SIREN N 451 386 544 APE N 00014 Site internet : www.inflamoeil.org SOMMAIRE 1. L éditorial de la Présidente 2. Des immunosuppresseurs

Plus en détail

Traitements futurs. Traitements de la SP 2014-10-01. I. Prévention de la maladie II. Prévention des poussées III. Neuroprotection et remyélinisation

Traitements futurs. Traitements de la SP 2014-10-01. I. Prévention de la maladie II. Prévention des poussées III. Neuroprotection et remyélinisation Traitements futurs Dr François Grand Maison, neurologue et directeur, clinique Neuro Rive Sud Traitements de la SP I. Prévention de la maladie II. Prévention des poussées III. Neuroprotection et remyélinisation

Plus en détail

MANIFESTATIONS SYSTEMIQUES DES INFECTIONS PAR LE VIRUS DE L HEPATITE C Dr. Fatma BOUSSEMA, Dr Lilia ROKBANI

MANIFESTATIONS SYSTEMIQUES DES INFECTIONS PAR LE VIRUS DE L HEPATITE C Dr. Fatma BOUSSEMA, Dr Lilia ROKBANI MANIFESTATIONS SYSTEMIQUES DES INFECTIONS PAR LE VIRUS DE L HEPATITE C Dr. Fatma BOUSSEMA, Dr Lilia ROKBANI Le virus C est associé à des manifestations extra-hépatiques d origine immunologique. Certaines

Plus en détail

La sclérose en plaques

La sclérose en plaques LT Mφ La sclérose en plaques une maladie auto-immune? LT Système immunitaire Mφ Facteurs génétiques étiques SEP Facteurs environnementaux nementaux Données épidémiologiques 60.000 patients en France Sujets

Plus en détail

Traitements de l hépatite B

Traitements de l hépatite B Traitements de l hépatite B S Matheron Service des maladies infectieuses et tropicales A Hôpital Bichat-Claude Bernard Virus de l hépatite B: histoire naturelle Contage Hépatite aigüe 70% asymptomatique

Plus en détail

31 mars 2011. VIH & Immunité. Rappel des mécanismes d action des immunosuppresseurs. sur l immunité : l exemple des vaccins

31 mars 2011. VIH & Immunité. Rappel des mécanismes d action des immunosuppresseurs. sur l immunité : l exemple des vaccins Formation Continue 2011 31 mars 2011 Maladies infectieuses - Immunologie & Allergie VIH & Immunité Traitements immunosuppresseurs: bilan initial, suivi et risques infectieux Pierre-Alexandre Bart Objectifs

Plus en détail

Hépatite chronique B Moyens thérapeutiques

Hépatite chronique B Moyens thérapeutiques Hépatite chronique B Moyens thérapeutiques Dr Olfa BAHRI Laboratoire de Virologie Clinique Institut Pasteur de Tunis INTRODUCTION Plus de 300. 10 6 porteurs chroniques de VHB dans le monde Hépatite chronique

Plus en détail

Le Syndrome de Gougerot Sjögren du sujet âgé

Le Syndrome de Gougerot Sjögren du sujet âgé Capacité de gérontologie clinique Vendredi 6 mai 2011 Le Syndrome de Gougerot Sjögren du sujet âgé Dr H Gil Praticien Hospitalier Centre de Compétences des maladies systémiques et auto-immunes rares de

Plus en détail

Quel est le risque infectieux?

Quel est le risque infectieux? Conflits d intérêts de l orateur (en rapport avec le thème de la conférence) Participation à des actions de formation organisés par des industriels (symposium, congrès, ateliers): Oui Immunosuppresseurs

Plus en détail

Psoriasis. Dr Franck Delesalle. CHRU Lille

Psoriasis. Dr Franck Delesalle. CHRU Lille Psoriasis Nouvelles thérapeutiques Dr Franck Delesalle Clinique i Dermatologique CHRU Lille Traitements locaux Thérapeutiques usuelles Émollients, Eucérin, Psoriane, Kératolytiques urée 10 % Eucérin, Ac

Plus en détail

Biothérapies en rhumatologie. Elisabeth Solau-Gervais PH en rhumatologie à Lille

Biothérapies en rhumatologie. Elisabeth Solau-Gervais PH en rhumatologie à Lille Biothérapies en rhumatologie Elisabeth Solau-Gervais PH en rhumatologie à Lille Dans quelles pathologies utilisent -on les biothérapies? Polyarthrite rhumatoïde Spondylarthrite ankylosante Rhumatisme psoriasique

Plus en détail

Maladies auto-immunes

Maladies auto-immunes Perturbation des mécanismes de sélection des lymphocytes 1 Perturbation des mécanismes d apoptose Maladies auto-immunes Anomalie de la régulation du système immunitaire Réseau des cytokines Réseau idiotypique

Plus en détail

Quelle stratégie thérapeutique à long terme pour les PIDC?

Quelle stratégie thérapeutique à long terme pour les PIDC? Quelle stratégie thérapeutique à long terme pour les PIDC? JeanChristophe Antoine Centre de Référence Maladies Rares, Maladies Neuromusculaires RhôneAlpes PIDC : une physiopathologie hypothétique Agent

Plus en détail

2. Méthodes. 3. Résultats. 2.1. Historique. 2.2. Statistiques. 3.1. Données

2. Méthodes. 3. Résultats. 2.1. Historique. 2.2. Statistiques. 3.1. Données Société Française de Rhumatologie Les Publications sélectionnées Revue du Rhumatisme 73 (2006) 47 52 Résultats cliniques du traitement anti-tnf-alpha dans la polyarthrite rhumatoïde traitée en ville Clinical

Plus en détail

Les polyradiculonévrites chroniques de l enfant : particularités cliniques et évolutives J.M PEDESPAN NEUROPEDIATRIE C.H.

Les polyradiculonévrites chroniques de l enfant : particularités cliniques et évolutives J.M PEDESPAN NEUROPEDIATRIE C.H. Les polyradiculonévrites chroniques de l enfant : particularités cliniques et évolutives J.M PEDESPAN NEUROPEDIATRIE C.H.U BORDEAUX Polyradiculonévrites chroniques de l enfant Neuropathies acquises Evolution

Plus en détail

Innovations thérapeutiques en transplantation

Innovations thérapeutiques en transplantation Innovations thérapeutiques en transplantation 3èmes Assises de transplantation pulmonaire de la région Est Le 16 octobre 2010 Dr Armelle Schuller CHU Strasbourg Etat des lieux en transplantation : 2010

Plus en détail

Marc LÉMANN. Méthotrexate : l'oublié?

Marc LÉMANN. Méthotrexate : l'oublié? Marc LÉMANN Méthotrexate : l'oublié? Connaître les indications et modalités d'utilisation du méthotrexate dans la maladie de Crohn et dans la RCH Connaître les effets indésirables de ce traitement, notamment

Plus en détail

Complications rares des anti TNF alpha

Complications rares des anti TNF alpha Complications rares des anti TNF alpha Dr S. MARTINON 1 A. BASCH 1, M. BERTHIER 1, J. CHARRIN 1, D. LIENS 1 P. BACHET²,, S. ASSAAD²,, C. PARISET² 1 : Service de rhumatologie. Hôpital St Joseph St Luc LYON

Plus en détail

Traitements immunomodulateurs et biothérapies. Par le Dr Bernard WILLEMIN Hépato-Gastro CHR Haguenau

Traitements immunomodulateurs et biothérapies. Par le Dr Bernard WILLEMIN Hépato-Gastro CHR Haguenau Traitements immunomodulateurs et biothérapies Par le Dr Bernard WILLEMIN Hépato-Gastro CHR Haguenau Soirée FMC du 19 février 2014 Invitation telephonique Dr Bernard WILLEMIN Hépato - Gastro CHR Haguenau

Plus en détail

Société Algérienne de Dermatologie Pédiatrique 12èmes Journées Nationales Alger, 3-4 mars 2011. Symposium PFIZER

Société Algérienne de Dermatologie Pédiatrique 12èmes Journées Nationales Alger, 3-4 mars 2011. Symposium PFIZER Société Algérienne de Dermatologie Pédiatrique 12èmes Journées Nationales Alger, 3-4 mars 2011 Symposium PFIZER Psoriasis de l enfant et traitement biologique B. Bouadjar, Alger Traitement du psoriasis

Plus en détail

Les diabètes «atypiques»

Les diabètes «atypiques» 6 ème Congrès de la SMGT 13 décembre 2014 Les diabètes «atypiques» Emna Haouat Endocrinologue-AHU Institut National de Nutrition Introduction et intérêt du sujet Diabètes = états d hyperglycémie chronique

Plus en détail

COMMISSION DE LA TRANSPARENCE AVIS DE LA COMMISSION. 10 octobre 2001

COMMISSION DE LA TRANSPARENCE AVIS DE LA COMMISSION. 10 octobre 2001 COMMISSION DE LA TRANSPARENCE AVIS DE LA COMMISSION 10 octobre 2001 VIRAFERONPEG 50 µg 80 µg 100 µg 120 µg 150 µg, poudre et solvant pour solution injectable B/1 B/4 Laboratoires SCHERING PLOUGH Peginterféron

Plus en détail

Les stratégies thérapeutiques dans la PR : quelles biothérapies après l'échec des anti TNF? Jean Sibilia Aix les Bains, 3 avril 2008

Les stratégies thérapeutiques dans la PR : quelles biothérapies après l'échec des anti TNF? Jean Sibilia Aix les Bains, 3 avril 2008 Les stratégies thérapeutiques dans la PR : quelles biothérapies après l'échec des anti TNF? Jean Sibilia Aix les Bains, 3 avril 2008 En cas d'échec à un anti TNF Rituximab ou Abatacept? Abatacept ou Rituximab?

Plus en détail

MALADIES AUTOIMMUNES AU COURS DE L INFECTION PAR LE VIH: 62 OBSERVATIONS

MALADIES AUTOIMMUNES AU COURS DE L INFECTION PAR LE VIH: 62 OBSERVATIONS M-38 Journées Nationales d Infectiologie 2013 MALADIES AUTOIMMUNES AU COURS DE L INFECTION PAR LE VIH: 62 OBSERVATIONS L IORDACHE, P CACOUB, O LAUNAY, L GUILLEVIN, O BOUCHAUD, L WEISS, V JEANTILS, C GOUJARD,

Plus en détail

Pseudopolyarthrite rhizomélique

Pseudopolyarthrite rhizomélique Pseudopolyarthrite rhizomélique C est l histoire D une vieille dame de 76 ans, sans problème particulier, jusqu au jour où. CLINIQUE -Elle se plaint de douleurs des épaules et des hanches avec des épisodes

Plus en détail

Immunointervention (introduction) DFGSM3 2012 2013 Pr Michel Abbal

Immunointervention (introduction) DFGSM3 2012 2013 Pr Michel Abbal Immunointervention (introduction) DFGSM3 2012 2013 Pr Michel Abbal Généralités En introduction aux interventions de : M. Pasquet : vaccinations (enfant) et TTT par Ig P. Massip : vaccinations (adulte)

Plus en détail

Polyarthrites du sujet âgé

Polyarthrites du sujet âgé Polyarthrites du sujet âgé Classique FR+ ACCP+ PR rhizomélique ou PPR Évolution PR avec oedèmes PR bénigne FR- FR PR pseudo septique Polyarthrites du sujet âgé Le rhumatisme psoriasique est le plus tardif

Plus en détail

LIGNES DIRECTRICES CLINIQUES TOUT AU LONG DU CONTINUUM DE SOINS : Objectif de ce chapitre. 6.1 Introduction 86

LIGNES DIRECTRICES CLINIQUES TOUT AU LONG DU CONTINUUM DE SOINS : Objectif de ce chapitre. 6.1 Introduction 86 LIGNES DIRECTRICES CLINIQUES TOUT AU LONG DU CONTINUUM DE SOINS : ÉTABLISSEMENT DE LIENS ENTRE LES PERSONNES CHEZ QUI UN DIAGNOSTIC D INFECTION À VIH A ÉTÉ POSÉ ET LES SERVICES DE SOINS ET DE TRAITEMENT

Plus en détail

COMMISSION DE LA TRANSPARENCE AVIS. 18 juillet 2012

COMMISSION DE LA TRANSPARENCE AVIS. 18 juillet 2012 COMMISSION DE LA TRANSPARENCE AVIS 18 juillet 2012 MABTHERA 100 mg, solution à diluer pour perfusion B/2 (CIP 560 600-3) MABTHERA 500 mg, solution à diluer pour perfusion B/1 (CIP 560 602-6) ROCHE rituximab

Plus en détail

Jean-Frédéric COLOMBEL

Jean-Frédéric COLOMBEL Jean-Frédéric COLOMBEL Anti TNF et RCH Connaître les indications, modalités et résultats des traitements anti-tnf dans la RCH 06/09/2012 Anti-TNF et rectocolite hémorragique Jean-Frédéric Colombel CHU

Plus en détail

Dr Yves-Marie Pers CCA/AHU Unité clinique d Immuno-Rhumatologie & Thérapeutique des maladies ostéo-articulaires CHRU Lapeyronie Montpellier

Dr Yves-Marie Pers CCA/AHU Unité clinique d Immuno-Rhumatologie & Thérapeutique des maladies ostéo-articulaires CHRU Lapeyronie Montpellier Dr Yves-Marie Pers CCA/AHU Unité clinique d Immuno-Rhumatologie & Thérapeutique des maladies ostéo-articulaires CHRU Lapeyronie Montpellier Quel est le plus fréquent des rhumatismes inflammatoires? Quelle

Plus en détail

Les médicaments de la grippe Ahmed Ghoubontini Service de Maladies Infectieuses CHU La Rabta Tunis

Les médicaments de la grippe Ahmed Ghoubontini Service de Maladies Infectieuses CHU La Rabta Tunis Les médicaments de la grippe Ahmed Ghoubontini Service de Maladies Infectieuses CHU La Rabta Tunis Introduction Les virus de la grippe sont des virus «instables». Les virus actuellement en circulation

Plus en détail

Les anti-tnf en rhumatologie

Les anti-tnf en rhumatologie Les anti-tnf en rhumatologie Prof. P.DUREZ Service de Rhumatologie, Cliniques Universitaires Saint Luc et Mont Godinne Evolution des thérapeutiques Biologic therapy Anti-TNF Combination therapy Early intervention

Plus en détail

LEUCÉMIE LYMPHOIDE CHRONIQUE Sujet âgé. Capacité de gérontologie 2014-2015

LEUCÉMIE LYMPHOIDE CHRONIQUE Sujet âgé. Capacité de gérontologie 2014-2015 LEUCÉMIE LYMPHOIDE CHRONIQUE Sujet âgé Capacité de gérontologie 20142015 Mr. C. 87 ans, hospitalisé pour : chute pneumopathie Mr. C. 87 ans, hospitalisé pour : chute pneumopathie Quels examens demandez

Plus en détail

Sclérose en plaques Actualités thérapeutiques. Yann HERVE Service Neurologie CH Carcassonne

Sclérose en plaques Actualités thérapeutiques. Yann HERVE Service Neurologie CH Carcassonne Sclérose en plaques Actualités thérapeutiques Yann HERVE Service Neurologie CH Carcassonne Quelle(s) affirmation(s) sont vraies? 1- Il n y a pas de traitement efficace de la SEP 2- On peut traiter les

Plus en détail

N. Bouchaib, A. Tebaibia, M.A. Boudjella, N. Oumnia, Y. Saadaoui, H. Bacha, N. Chiali, L. Benzaghou, M.N. Henni, M. Sellami, M.

N. Bouchaib, A. Tebaibia, M.A. Boudjella, N. Oumnia, Y. Saadaoui, H. Bacha, N. Chiali, L. Benzaghou, M.N. Henni, M. Sellami, M. Efficacité à long terme des anti- TNF alpha dans le traitement des formes sévères des maladies inflammatoires chroniques de l intestin : à propos de 11 cas N. Bouchaib, A. Tebaibia, M.A. Boudjella, N.

Plus en détail

Le point sur ROC Stratégies thérapeutiques Paris, 14 octobre 2011

Le point sur ROC Stratégies thérapeutiques Paris, 14 octobre 2011 «ROTATION OU CHANGEMENT DE BIOTHERAPIE DANS LA POLYARTHRITE RHUMATOÏDE EN CAS D ECHEC A UN ANTI-TNF» PHRC National 2009 - HUS n 4507 Le point sur ROC Stratégies thérapeutiques Paris, 14 octobre 2011 CAT

Plus en détail

UN CAS DE GLOMÉRULOPATHIE À C3 TRAITÉ PAR ECULIZUMAB

UN CAS DE GLOMÉRULOPATHIE À C3 TRAITÉ PAR ECULIZUMAB UN CAS DE GLOMÉRULOPATHIE À C3 TRAITÉ PAR ECULIZUMAB Alexis Payette SQN le 9 mai 2014 Conflits d intérêt Aucuns 1 Glomérulopathie à C3 Caractérisée par la présence de dépôts prédominants de C3 en immunofluorescence

Plus en détail

Traitement de la maladie de Crohn par les anti-tnf alpha Expérience du service de médecine interne. CHU de Batna

Traitement de la maladie de Crohn par les anti-tnf alpha Expérience du service de médecine interne. CHU de Batna Traitement de la maladie de Crohn par les anti-tnf alpha Expérience du service de médecine interne. CHU de Batna Auteur : Dr Mallem. D Co-auteurs : Benlahcene. B, Sai. A, Rouabhia. S, Abderahmane. K, Chinar.

Plus en détail

HEPATITES VIRALES 22/09/09. Infectieux. Mme Daumas

HEPATITES VIRALES 22/09/09. Infectieux. Mme Daumas HEPATITES VIRALES 22/09/09 Mme Daumas Infectieux Introduction I. Hépatite aigu II. Hépatite chronique III. Les différents types d hépatites A. Hépatite A 1. Prévention de la transmission 2. Vaccination

Plus en détail

Item 116 : Maladies autoimmunes

Item 116 : Maladies autoimmunes Item 116 : Maladies autoimmunes COFER, Collège Français des Enseignants en Rhumatologie Date de création du document 2010-2011 Table des matières ENC :...3 SPECIFIQUE :...3 I Définition du concept d'auto-immunité...3

Plus en détail

Le dilemme d'une réponse immunitaire efficace

Le dilemme d'une réponse immunitaire efficace Le dilemme d'une réponse immunitaire efficace Pathogène Réponse spécifique - Adaptée - Mémoire Complément Macrophages NK Lymphocytes B Lymphocytes T 1) Distinguer "le soi" du "non soi" 2) Réarrangements

Plus en détail

Ac monoclonaux en Pneumo-Allergologie Palivizumab, Omalizumab. J.L. Rittié Hôpital des Enfants, Toulouse

Ac monoclonaux en Pneumo-Allergologie Palivizumab, Omalizumab. J.L. Rittié Hôpital des Enfants, Toulouse Ac monoclonaux en Pneumo-Allergologie Palivizumab, Omalizumab J.L. Rittié Hôpital des Enfants, Toulouse Particularités communes! Ac monoclonaux «humanisés»! AMM 1999 pour le palivizumab, 2006 pour omalizumab!

Plus en détail

Le rejet aigu cellulaire

Le rejet aigu cellulaire Le rejet aigu cellulaire CUEN: 3/12/2013 Philippe Grimbert Plan Les antigènes de transplantation Le mécanisme du rejet L incidence et les outils du diagnostique Le traitement 1 Rejet aigu cellulaire Représente

Plus en détail

EXERCICES : MECANISMES DE L IMMUNITE : pages 406 407 408 409 410

EXERCICES : MECANISMES DE L IMMUNITE : pages 406 407 408 409 410 EXERCICES : MECANISMES DE L IMMUNITE : pages 406 407 408 409 410 EXERCICE 1 PAGE 406 : EXPERIENCES A INTERPRETER Question : rôles respectifs du thymus et de la moelle osseuse dans la production des lymphocytes.

Plus en détail

Tests de production d interféron Gamma. Nouméa le 9 mars 2012 1

Tests de production d interféron Gamma. Nouméa le 9 mars 2012 1 Tests de production d interféron Gamma Nouméa le 9 mars 2012 1 Présentation Test QTF Gold IT (Cellestis) Performance du test Recommandations de HAS, 2006 Meta analyse DIEL de décembre 2009 Indications

Plus en détail

DÉFINITION ET CONCEPT DE LA BIOTHÉRAPIE. Hamzaoui A, Mahjoub S CHU Fattouma Bourguiba- Monastir

DÉFINITION ET CONCEPT DE LA BIOTHÉRAPIE. Hamzaoui A, Mahjoub S CHU Fattouma Bourguiba- Monastir DÉFINITION ET CONCEPT DE LA BIOTHÉRAPIE Hamzaoui A, Mahjoub S CHU Fattouma Bourguiba- Monastir Ballow M. J Allergy Clin Immunol 2006; 118: 1209-15. Définition de la biothérapie BIOTHERAPIE Des médicaments

Plus en détail

Déterminants de la couverture vaccinale chez les patients ayant une MAI

Déterminants de la couverture vaccinale chez les patients ayant une MAI 10eme Journée du REIVAC 10/04/2015 Déterminants de la couverture vaccinale chez les patients ayant une MAI Paul Loubet CIC Cochin Pasteur Plan AVNIR Littérature Discussion Conclusion Introduction MAI +

Plus en détail

Que faire pour mieux préciser la nature et la répartition des anomalies

Que faire pour mieux préciser la nature et la répartition des anomalies Homme 60 ans. Pas d ATCD. Origine française; vit au Gabon. Découverte récente d une infection VIH avec immunodépression sévère (CD4+ à 50/mm3) Pancytopénie et fièvre Scanner initial. Quels sont les éléments

Plus en détail

Recommanda)ons+ECCO+ Nouveautés+2014?+

Recommanda)ons+ECCO+ Nouveautés+2014?+ Recommanda)ons+ECCO+ Nouveautés+2014?+ - Enfants! - Adolescents! - Grossesse! Recommanda)ons+à+part+en)ère++ Maladie+de+Crohn++ GT1+:+diagnos)c+et+classifica)on++ L imagerie en coupe (IRM/scanner) et

Plus en détail

Anti-TNF dans les maladies systémiques

Anti-TNF dans les maladies systémiques Anti-TNF dans les maladies systémiques Xavier Puéchal, MD, PhD Centre de Référence Maladies Systémiques Auto-immunes rares Vascularites nécrosantes, Sclérodermies systémiques Hôpital Cochin, Paris http://www.vascularites.org

Plus en détail

Virus de l hépatite B

Virus de l hépatite B Virus de l hépatite B Virus de l hépatite B Hépatite aiguë B Virus de l hépatite B Hépatite aiguë B Persistance de l antigène HBs 10% - 90% Virus de l hépatite B Hépatite aiguë B faible ou absente Persistance

Plus en détail

Quelle prise en charge pour les éruptions paradoxales induites par les inhibiteurs du TNF? Pr François AUBIN, Besançon

Quelle prise en charge pour les éruptions paradoxales induites par les inhibiteurs du TNF? Pr François AUBIN, Besançon Vendredi 7 Octobre 2011 Institut Pasteur, Paris Quelle prise en charge pour les éruptions paradoxales induites par les inhibiteurs du TNF? Pr François AUBIN, Besançon Eruptions paradoxales induites par

Plus en détail

ACTUALITES THERAPEUTIQUES. Dr Sophie PITTION (CHU Nancy) Metz, le 2 Juin 2012

ACTUALITES THERAPEUTIQUES. Dr Sophie PITTION (CHU Nancy) Metz, le 2 Juin 2012 ACTUALITES THERAPEUTIQUES Dr Sophie PITTION (CHU Nancy) Metz, le 2 Juin 2012 Traitement de fond Objectifs: Réduire le nombre de poussées Arrêter ou freiner la progression du handicap Les traitements disponibles

Plus en détail

Actualités sur la Sclérose en Plaques

Actualités sur la Sclérose en Plaques Journée Rhône-Alpine de la Sclérose en Plaques Lyon, le 26 septembre 2015 Actualités sur la Sclérose en Plaques Pr. Sandra VUKUSIC Service de Neurologie A et Fondation Eugène Devic EDMUS sur la Sclérose

Plus en détail

Traitement de l hépatite C: données récentes

Traitement de l hépatite C: données récentes Traitement de l hépatite C: données récentes J.-P. BRONOWICKI (Vandœuvre-lès-Nancy) Tirés à part : Jean-Pierre Bronowicki Service d Hépatogastroentérologie, CHU de Nancy, 54500 Vandœuvre-lès-Nancy. Le

Plus en détail

Les nouveaux traitements du psoriasis

Les nouveaux traitements du psoriasis Les nouveaux traitements du psoriasis Ci-après, vous trouverez 3 articles, parus récemment, parmi d'autres tout aussi intéressants, dans notre bulletin trimestriel Pso Magazine: - un extrait de l'exposé

Plus en détail

COMMISSION DE LA TRANSPARENCE AVIS. 18 novembre 2009

COMMISSION DE LA TRANSPARENCE AVIS. 18 novembre 2009 COMMISSION DE LA TRANSPARENCE AVIS 18 novembre 2009 LEDERTREXATE 5 mg, solution injectable B/1 ampoule de 2 ml (Code CIP : 315 012-5) LEDERTREXATE 25 mg, solution injectable B/1 ampoule de 1 ml (Code CIP

Plus en détail

Traitement des SPA rebelles aux

Traitement des SPA rebelles aux Traitement des SPA rebelles aux anti TNFα Dr. Elisabeth Palazzo Service du Pr. Ph. Dieudé Hôpital Bichat Anti TNFα et SPA révolution des années 2000 4 anti TNFα bientôt 5 avec le certolizumab 30 à40% SPA

Plus en détail

Biothérapies en rhumatologie. Dr Isabelle Barbier clinique Saint Hilaire Rouen

Biothérapies en rhumatologie. Dr Isabelle Barbier clinique Saint Hilaire Rouen Biothérapies en rhumatologie Dr Isabelle Barbier clinique Saint Hilaire Rouen Les cytokines Messagers solubles de nature protéique synthétisées par les cellules du système immunitaire, ou par d autres

Plus en détail

HVC CHRONIQUE MOYENS THERAPEUTIQUES ET BILAN PRE-THERAPEUTIQUE CHAKIB MARRAKCHI. http://www.infectiologie.org.tn

HVC CHRONIQUE MOYENS THERAPEUTIQUES ET BILAN PRE-THERAPEUTIQUE CHAKIB MARRAKCHI. http://www.infectiologie.org.tn HVC CHRONIQUE MOYENS THERAPEUTIQUES ET BILAN PRE-THERAPEUTIQUE CHAKIB MARRAKCHI LES MOYENS THERAPEUTIQUES Les interférons La ribavirine Les nouveaux produits INTERFERONS 1957: activité antivirale Interférence

Plus en détail