L Enseignement. Supérieur. en Europe

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1 U UNESCO UNESCO-CEPES CENTRE EUROPÉEN POUR L ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR L Enseignement Supérieur en Europe Dans ce numéro: Le classement et ses méthodologies dans l enseignement supérieur Volume XXX Numéro 2 Juillet 2005

2 L enseignement supérieur en Europe VOLUME 30 NUMERO TABLE DES MATIERES Les classements dans l enseignement supérieur: évolution, acceptation et dialogue Jamie Merisotis et Jan Sadlak... 2 Le classement et ses méthodologies dans l enseignement supérieur Vingt ans de registres de résultats universitaires Nina Van Dyke... 7 Le classement académique des universités dans le monde Nian Cai Liu et Ying Cheng Vers une scène mondiale: une perspective en provenance des médias David Jobbins L analyse des variables latentes: une nouvelle approche du classement Cassandra Guarino, Greg Ridgeway, Marc Chun, et Richard Buddin Evaluation, contrôle et autonomie: perspectives macroscopiques Jens-Peter Gaul Les classements en Pologne: autour de quelques aspects mathématiques Marek Rocki Des leçons tirées de l évaluation de la qualité en Australie et en Nouvelle-Zélande Marguerite Clarke Les universités espagnoles et l Initiative Classement 2005 Jesús M. de Miguel, Elizabeth Vaquera, et Jara D. Sanchez Les classements des universités en Chine Nian Cai Liu et Li Liu Tribune L emploi et la réussite dans un programme basé sur la résolution de problèmes Marianne M.M. van den Hurk et Henk J.M. van Berkel Comptes-rendus et études bibliographiques Notes sur les auteurs

3 Les classements dans l enseignement supérieur: évolution, acceptation et dialogue JAMIE MERISOTIS ET JAN SADLAK Partant de l éditorial habituel, Jamie Merisotis, président de l Institut pour les politiques de l enseignement supérieur, et Jan Sadlak, directeur de l UNESCO-CEPES, reflètent sur le contenu de ce numéro de la revue. En même temps, ils mettent en évidence les développements essentiels qui affectent les systèmes et les méthodologies de classement dans l enseignement supérieur. Ces développements ont représenté la thématique principale d une réunion qui a été organisée récemment par l Institut pour le politiques de l enseignement supérieur et l UNESCO-CEPES dans le cadre du projet «Systèmes et méthodologies de classement dans l enseignement supérieur», qui a eu lieu à Washington D.C., aux Etats- Unis, dans la période décembre La plupart des articles présentés dans ce numéro concernent le contexte de la réunion susmentionnée. Les systèmes de classement et les classements représentent un phénomène croissant dans l enseignement supérieur autour du mode. Un numéro antérieur de l Enseignement supérieur en Europe (Volume 27, Numéro 4, 2002), présente les résultats de la première réunion internationale jamais organisée sur les systèmes de classements, tenue en juin 2002 à Varsovie, en Pologne. Environ quarante participants à la table ronde, provenant de douze pays, ont représenté des publications qui produisent régulièrement des classements d universités et d établissements d enseignement supérieur. Des experts de haut niveau issus de corps nationaux responsables du développement de politiques et de questions de la qualité dans l enseignement supérieur ainsi que d organisations gouvernementales et nongouvernementales ont également participé à la réunion de Varsovie. La conclusion évidente de la réunion a été la nécessité d un travail approfondi sur les cadres conceptuels, les méthodologies, les standards déontologiques et les aspects organisationnels des classements. L UNESCO-CEPES et l Institut pour les politiques de l enseignement supérieur ont fait des efforts afin de fournir un forum permanent de discussion et de dialogue sur ce phénomène de plus en lus présent dans les politiques publiques et les débats académiques. Une conséquence de ce partenariat a été la réunion qui a eu lieu en décembre 2004 à Washington, D.C., où ont participé plus de vingt-cinq experts de haut niveau en «production de classements». Certains participants ont représenté les principales organisations média régulièrement impliquées dans la publication de classements, comme U.S. News & World Report et Times Higher Education Supplement. Les autres participants ont inclus des scientifiques et des chercheurs impliqués dans le développement ou l évaluation de systèmes de classement en Australie, au Canada, en Chine, en Allemagne, au Japon, en Nouvelle- Zélande, en Pologne, en Roumanie, dans la Fédération de Russie et en Espagne. Beaucoup de choses ont changé dans le monde des classements d universités dans la courte période comprise entre les réunions de Varsovie et de Washington. Une évolution importante est le lancement des premiers classements mondiaux d universités jamais élaborés: l un produit en 2003 par le projet du Classement académique des universités du monde (Academic Ranking of World Universities - ARWU) de l Université Jiao Tong de Shanghai, suivi en 2004 par Times Higher Education Supplement et d autres classements internationaux pour différents types de programmes d études, en spécial en commerce et gestion. Ces classements internationaux ont suscité un intérêt considérable et une certaine controverse, concernant l inclusion ou l exclusion d établissements et les caractéristiques du 2

4 statut de «classe mondiale». 1 Une deuxième évolution est que les systèmes de classement nationaux et sous-nationaux continuent à se multiplier. Les classements paraissent désormais dans un grand nombre de publications dans différents pays, et incluent souvent des classements d établissements et de programmes. La troisième évolution et probablement la plus importante est l amélioration visible des méthodologies appliquées; le niveau de sophistication méthodologique continue à augmenter. Les auteurs croient que cela est du en partie à l accroissement de l intérêt international vis-à-vis des classements, et à l attention accordée à ces méthodologies par des chercheurs académiques et des spécialistes en politiques. En bref, même si les établissements d enseignement supérieur n arrivent pas à un consensus au sujet de la désirabilité des classements, on s accorde sur le fat que cette pratique est ici pour y rester. Il y a donc un besoin critique de fournir un care permanent où ceux qui produisent des classements, ainsi que ceux qui les étudient, puissent partager des informations concernant les méthodologies et les approches employés. Un tel forum est le nouvellement créé Groupe international d experts en classements (International Rankings Expert Group - IREG), qui poursuit le travail en collaboration initié à l occasion de la réunion de Washington; ses participants forment le noyau du Groupe d environ vingt experts internationaux, y inclus en provenance de médias et d organisations internationales. 2 Un des rôles importants de l IREG sera celui d offrir du conseil au sujet des futures activités de l UNESCO-CEPES et de l Institut pour les politiques de l enseignement supérieur. Nos activités de recherche ont comme but d assurer que les systèmes de classement reflètent de manière plus efficace la qualité de l enseignement supérieur qu ils l ont fait de par le passé. Celles-ci incluent: Offrir des recherches innovatrices sur un phénomène mondial en rapide évolution qui a reçu relativement peu d attention dans la recherche sur l enseignement supérieur; Contribuer à l élaboration d un cadre et d un processus d évaluation des systèmes de classement et des classements existants; Contribuer à l élaboration d une analyse internationale comparative des classements et de leurs méthodologies; et Développer les classements existants et enrichir par la suite les futures méthodologies de recherche. Ce numéro de l Enseignement supérieur en Europe nous aide à établir le cadre de ces activités. Les articles présentés ici sont issus des conclusions de la réunion de Washington, et nous aident à comprendre comme les systèmes de classement ont évolué dans la direction d une acceptation de plus en plus étendue en tant qu élément du dialogue mondial sur la qualité et la responsabilité de l enseignement supérieur. Ce numéro s ouvre par un quartet de perspectives internationales et comparatives sur des systèmes et des méthodologies de classement, suivi par autres cinq articles traitant des pays spécifiques et/ou des domaines d intérêt. Nina Van Dyke commence avec son article, «Vingt ans de registres de résultats universitaires», une analyse comparative de dix «registres de résultats» d enseignement supérieur, des indicateurs qu ils comportent, des poids qu ils emploient, des avantages des 1 Les idées, les standards, et le contexte international concernant «l université de clase mondiale» font l objet de la Première conférence internationale sur les universités de classe mondiale (WCU-1), organisée par l Université Jiao Tong de Shaghai, tenue à Shanghai, Chine, les juin La prochaine réunion de l IREG aura lieu en mai 2006 à Berlin, Allemagne. Le résultat principal de la réunion de Berlin devrait être: Les critères et les standards pour les classements internationaux des universités de Berlin. 3

5 regroupements par rapport aux classements, et ainsi de suite. Les annexes de cette excellente étude sont également dignes de toute l attention du lecteur. L article est particulièrement efficace en cela qu il met en évidence de grandes similarités, tout en soulignant les différences perçues au niveau des détails. Van Dyke établit également un registre de résultats composite, intégrant des éléments communs aux dix registres analysés. Elle identifie aussi certaines tendances actuelles, y inclus la nécessité de gérer la nature subjective des pondérations, l apparition de classements internationaux, et la production d évaluations qui répondent aux besoins d une catégorie plus étendue d utilisateurs. Cette analyse concise, claire et académique constitue un excellent compagnon de voyage pour notre sujet. Présentés par les intervenants eux-mêmes, les deux articles qui suivent concernent les classements internationaux auxquels se réfère Van Drake. Dans le premier, «Le classement académique des universités dans le monde», Nian Cai Liu et Ying Cheng présentent la tentative d un «Groupe de classement» de l Institut pour l enseignement supérieur de l Université Jiao Tong de Shanghai de classer les universités de recherche du monde dans le cadre du Classement académique des universités du monde (Academic Ranking of World Universities - ARWU). Les auteurs exposent l approche méthodologique utilisée pour la sélection des universités, y inclus les critères et les poids des classements. Le but final est, évidemment, celui d identifier des mesures claires de positionnement international, même si on ne peut pas éviter un penchant pour les prix, les sciences et la langue anglaise. Malgré ces considérations méthodologiques, une des idées importantes soumises par Liu et Cheng concerne la répartition régionale des établissements occupant les premières places, qui suit un ordre géopolitique prévisible. Une autre idée concerne la distribution des scores, où les premiers 50 établissements forment essentiellement un groupe à part; les premiers 20 établissements (dont 17 sont américains) constituent aussi un peloton 3 exclusif distinct dans la course. Liu et Cheng finissent par identifier quelques sujets à approfondir, comme l accentuation quantitative et de recherche des classements, le penchant implicite contre les sciences sociales et humaines et les établissements qui les cultivent, et la recherche permanente de données comparables au niveau international. Dans le deuxième article de cette paire, «Vers une scène mondiale: une perspective en provenance des médias», David Jobbins défend la cause des classements commerciaux suivant la publication d un classement international de l enseignement supérieur par Times Higher Education Supplement (THES). L auteur soutient que même si la nature de leur intérêt est différente, la méthodologie des classements commerciaux peut être également solide; il réitère l idée que l initiative de THES va dans le sens de l intérêt des consommateurs, et que l accent est posé, justement ou injustement, sur les universités en tant que producteurs. Les forces du marché sont nettes et inévitables, et le marché international des étudiants est une industrie en évidente croissance, mais Jobbins nous rappelle qu il a toujours existé un consensus informel au sujet de la qualité relative des établissements d enseignement supérieur, et qui peut encore être observé dans tout comité universitaire ou commercial: le but de son officialisation est d en élargir la sphère. Il est intéressant de remarquer ici que l article indique des points communs entre les classements de THES et d ARWU. Comme le faisait remarquer Van Dyke, malgré l existence de différences méthodologiques, les classements internationaux produisent des résultats largement comparables. Dans le dernier article comparatif on pose la question de l acceptabilité d une «comparabilité étendue». Dans leur article intitulé «L analyse des variables latentes: une nouvelle approche du classement», Cassandra Guarino, Greg Ridgeway, Marc Chun, et Richard Buddin tentent de voir si des établissements d enseignement supérieur classés de 3 En français dans le texte (ndlr). 4

6 manière différente sont effectivement distincts du point de vue statistique, et examinent de plus près les différences qui existent entre ceux-ci. Guarino et al. mettent en évidence quelques problèmes méthodologiques persistants des systèmes de classement, et recommandent que la communauté de l enseignement supérieur soutienne activement le développement des méthodes de classement. En utilisant des séries de données de deux classements nationaux reconnus des Etats-Unis et du Royaume-Uni, les auteurs montrent que l application de la méthode bayesienne des variables latentes produit des classements différents, et que ses pondérations placent les universités sur des positions différentes par rapport à l ordre initial. Les auteurs demandent par conséquence une attention accrue lorsqu on affirme que certaines universités sont supérieures qualitativement par rapport à d autres. Allant vers les articles à intérêt plus spécifique, Jens-Peter Gaul avertit également au sujet de l utilisation des classements, cette fois comme une forme de contrôle par les gouvernements. Dans le contexte de l Allemagne et de la Fondation allemande pour la recherche, Gaul affirme dans «Evaluation, contrôle et autonomie: des perspectives macroscopiques» que le rapport entre les évaluations des performances et la sphère des politiques est compliqué, étant caractérisé par une sensibilité aux influences. Etant donné que l élaboration de politiques change plus rapidement que celle d évaluations, quelques questions fondamentales demeurent; Gaul demande à la communauté scientifique et de la recherche d insister sur la convergence internationale des questions liées à l évaluation de la recherche. Marek Rocki présente à la fois la variété formelle et méthodologique des approches de classement en Pologne, dans son «Les classements en Pologne: autour de quelques aspects mathématiques». L auteur analyse certains aspects mathématiques et statistiques de la production de classements, et se demande si il est vraiment possible de réaliser un classement entièrement objectif. Les classements sont essentiellement des compilations d informations, fournies selon une série de critères afin de souligner des différences qualitatives réelles ou perçues. Dans son analyse des méthodes d agrégation, qui traite des pondérations et d autres moyens de classement, Rocki conclut comme d autres auteurs le font ici qu il ne peut pas y avoir de classement «objectif». Venant de l autre côté du globe, l article de Marguerite Clarke, «Des leçons tirées de l évaluation de la qualité en Australie et en Nouvelle-Zélande», présente deux initiatives récentes dans la région Asie-Pacifique de classer la qualité et de mesurer la position internationale. Clarke remarque l apparition de nouvelles tendances concernant l utilisation de classements dans le but d allocation de fonds pour l enseignement supérieur et l émergence de comparaisons internationales; elle remarque également l effet secondaire positif du Fonds pour la recherche selon les performances de Nouvelle-Zélande (Performance-Based Research Fund - PBRF) sur le développement de la qualité de la recherche (se rajoutant à l évolution qualitative des informations pour les consommateurs identifiée par Jobbins). Elle présente la méthodologie du PBRF, qui paraît prometteuse dans ses détails. Dans le cas de l Index de l Institut de Melbourne, le classement australien censé mesurer (et améliorer) la compétitivité internationale des universités du pays, la similitude entre ses conclusions et celles de l ARWU concernant les établissements d enseignement supérieur d Australie est remarquable, une fois de plus. Néanmoins, Clarke affirme que les performances locales requièrent plus de mesures reflétant des contributions régionales et nationales; les classements doivent mieux répondre aux besoins des étudiants, y inclus en matière de la qualité de l enseignement et d autres aspects de l expérience des étudiants, et que les facteurs contextuels nationaux et la comparabilité internationales des données doivent être considérés plus en détail. Avant toute chose, l auteur exprime son inquiétude 5

7 que l effet différenciateur des classements, une fois incontrôlé, ne fera qu exacerber les différentes inégalités mondiales. Dans «Les universités espagnoles et l Initiative Classement 2005», Jesús de Miguel, Elizabeth Vaquera, et Jara Sanchez analysent les qualités actuelles du système espagnol d enseignement supérieur et fournissent des données récentes et une approche méthodologique actualisée pour leur projet Classement Le rapport de De Miguel et al. présente aussi une sélection élaborée d indicateurs du groupe de classement (par rapport au premier classement espagnol de 2000), et l élaboration de l index final de Les auteurs partagent leurs idées concernant les problèmes méthodologiques du projet, ayant trait en particulier à la gamme typologique d établissements (publics et privés, anciens et nouveaux, etc.) du pays. A la fin, mais pas en dernier lieu, la Chine ne possède pas qu un ou deux, mais six classements de l enseignement supérieur; Nian Cai Liu et Li Liu les présentent un par un dans «Les classements des universités en Chine». Dans chaque cas, selon les possibilités, Liu et Liu présentent une brève description des critères, des indicateurs et des poids concernés. Ils établissent aussi un «classement des classements», qui est remarquable parce qu il montre comment des établissements donnés sont relativement avantagés ou désavantagés en fonction du classement employé. Dans le contexte de la Chine, les auteurs mettent en évidence leurs inquiétudes concernant l utilisation massive d indicateurs nationaux spécifiques, posant la question de la pertinence de certains classements et de certaines données et de la mésinterprétation des résultats des classements par le public. Dans la section «Tribune» il réparait le thème de l Enseignement basé sur la résolution de problèmes (Problem-Based Learning - PBL), lié à un article sur le même sujet de notre numéro précédent. Cette fois, Marianne van den Hurk et Henk van Berkel posent le développement de compétences d instruction autodirigées en tant que cadre à travers lequel remettre en question l idée commune que le temps passé à travailler lorsqu on est étudiant porte atteinte à l étude (ou au temps dédié à l étude). Comme ils le mettent en évidence dans «L emploi et la réussite dans un programme basé sur la résolution de problèmes», les auteurs ont découvert que la participation en classe va en effet en augmentant lorsque les étudiants ont un travail rémunéré, et que, pour ce qui est des groupes qu ils ont étudiés aux Pays-Bas, ceux qui travaillaient entre quatre et huit heures par semaine passaient le plus de temps à étudier. Cette conclusion représente sans doute une surprise agréable pour tous sauf les étudiants. L éditeur des études bibliographiques, Eric Gilder, est celui qui clôt ce numéro de l Enseignement supérieur en Europe. 6

8 Vingt ans de registres de résultats universitaires 4 NINA VAN DYKE Il y a plus de vingt ans, les premiers classements d universités ont suscité l attention publique aux Etats-Unis. Il y a eu depuis de nombreux autres efforts de classer ou d évaluer des universités ou des départements universitaires. Les registres de résultats universitaires sont devenus à la fois populaires au niveau du public et de plus en plus importants pour les établissements universitaires. Une analyse détaillée de dix registres de résultats du monde entier, qui évaluent et concernent le choix universitaire ou la position générale, montre que les différents systèmes partagent des principes et des approches mais se distinguent considérablement au niveau des détails. Beaucoup de ces variations sont le résultat de différences en matière de buts, de systèmes et de cultures d enseignement supérieur, et de la disponibilité et de la fiabilité des données. U.S. News & World Report, 5 un magazine des Etats-Unis, a publié le premier classement d universités en Depuis lors, les initiatives de classement et d évaluation d universités et de disciplines universitaires se sont largement multipliées. Pour des études sur ces activités au Royaume-Uni, voir Jobbins (2002); Federkeil (2002) en Allemane; Siwiński (2002) en Pologne; Yonezawa et al. (2002) au Japon; Filinov et Ruchkina (2002) en Russie; et Ledesma (2002) en Amérique latine. Une estimation faite en 2002 a compté plus de vingt registres de résultats de ce type (Koźmiński et Sadlak, 2002). 6 A ce jour, ce nombre est certainement encore plus élevé. 7 Ces entreprises ont été souvent reçues avec beaucoup de criticisme. Les universitaires, en particulier, se sont concentrés sur les défauts méthodologiques (Clarke, 2004; Gater, 2002; Crissey, 1997; Mallette, 1995; McGuire, 1995; Kersten, 2000; Eccles, 2002; Carrico et al., 1997; Bowden, 2000; Goldstein et Spiegelhalter, 1996; Provan et Abercromby, 2000). 8 Néanmoins, l immense popularité de ces évaluations comparatives montre qu elles sont clairement de grand intérêt pour les consommateurs et que, par voie de conséquence, les universités doivent les prendre au sérieux. 9 En outre, si ils sont réalisés de manière sérieuse et rigoureuse, les registres de résultats offrent des informations importantes à tous ceux qui sont intéressés et impliqués dans l enseignement supérieur. Une grande partie du débat académique sur ce thème a traité les atouts et (le plus souvent) les faiblesses de registres de résultats spécifiques (les vénérables classements du U.S. News, en particulier) d un seul pays. Aujourd hui, quand il existe un bon nombre de registres de 4 L auteur aimerait remercier Ross Williams pour ses inestimables réflexions sur la conceptualisation initiale de cet article et pour ses commentaires utiles sur les versions originales. L auteur aimerait aussi remercier Dean Goodman pour certaines bonnes idées et pour son aide et compréhension nécessaires afin de finaliser cet article. 5 Voir détails à <http://www.usnews.com/usnews/usinfo/history.htm>. 6 Voir détails à <http://www.cepes.ro/hed/meetings/warsaw.htm>. 7 Gormley et Weimar (1999) parlent collectivement d évaluations comparatives d universités publiées en tant que registres de résultats. 8 Certains doyens qui ont été dérangés par les classements d écoles de Droit établis par le U.S. News & World Report ont lancé une campagne anti-classement (Carter, 1998). 9 Voir Cohen, D. (1999) pour une analyse des réactions vis-à-vis des classements d universités en Asie. Une cause de ce criticisme, se rajoutant aux problèmes méthodologiques et au caractère défensif du monde académique, a été l emploi du terme meilleur par beaucoup de systèmes de classement. On peut affirmer que le meilleur est une question de perspective individuelle ou, dans ce cas, de perspective de l étudiant, et que le fait de soutenir qu un certain nombre d indicateurs rassemblés signifient le meilleur était simplement indéfendable. 7

9 résultats et un accord trans-national grandissant sur ce qui constitue l excellence universitaire, le moment est propice à effectuer une analyse de ces registres de résultats, à saisir les ressemblances et les différences, et à voir ce qu on peut apprendre au sujet de ces exercices. Les registres de résultats inclus 10 A mesure que le nombre de registres de résultats a augmenté, les buts de ces entreprises ont fait de même. Censés originairement offrir des informations aux futurs étudiants, les registres de résultats évaluent désormais des écoles universitaires et professionnelles (et surtout des programmes de MBA), offrent des indices de classement général, et servent en tant que schémas de financement gouvernementaux. 11 Aussi, même si la plupart de ces registres de résultats ont une étendue nationale, d autres sont trans-nationaux ou même internationaux. Afin de pouvoir gérer cet exercice et de comparer des semblables, nous nous concentrerons sur les registres de résultats qui satisfont les deux critères suivants: (i) ils évaluent des universités d un seul pays ou d une seule région; (ii) présentés dans des publications respectées, ils incluent toutes ou presque toutes les universités du pays ou de la région en cause. Un avantage supplémentaire à ces critères est qu ils représentent les types d évaluations qui ont le plus grand attrait vis-à-vis du public et qui ont fait l objet de la plupart des discussions dans la presse populaire et académique. Le résultat consiste en dix registres de résultats qui concernent le choix universitaire ou le positionnement général, et qui évaluent des universités de cinq pays différents et de deux régions géographiques. 12 Il suit une comparaison assez détaillée entre ces dix structures. 10 Les recherches pour cet article ont commencé à la moitié de 2004; ainsi, les classements analysés sont pour la plupart ceux de Toute information concernant les détails de ces registres de résultats universitaires provient des sources suivantes, sauf indiqué: Asiaweek <http://www.asiaweek.com/asiaweek/features/universities2000/>; TheCenter <http://thecenter.ufl.edu/>; Clasement d universités du CHE et du Stern <http://www.daad.de/deutschland/en/2.2.9.html>; Federkeil, G. (2002); The Good Universities Guide <http://www.thegoodguides.com.au/>; The Guardian <http://education.guardian.co.uk/universityguide2003>; Maclean s <http://www.macleans.ca/universities/>; The Melbourne Institute <http://www.melbourneinstitute.com/austuniv/austuniv.html>; Siwiński, W. (2002); The Times <http://www.timesonline.co.uk/section/0,,716,00.html>; U.S. News & World Report <http://www.usnews.com/usnews/edu/college/rankings/tankindex_brief.php>. 11 Quelques exemples de ce type sont The Gourman Report: Graduate Programmes (programmes universitaires et professionnels aux Etats-Unis); National Research Council (Etats-Unis), Committee for the Study of Research-Doctorate Programmes des Etats-Unis; U.S. News & World Report. America s Best Graduate Schools; Australian Financial Review Boss (programmes MBA en Australie); B-School Net (un site qui classe les écoles de commerce et les programmes de MBA en Allemagne), Canadian Business (programmes de MBA au Canada); Financial Times (programmes MBA dans le monde); Marr/Kirkwood Side by Side Comparison of International Business School Rankings; Classementw de MBA Université de Pforzheim (les 50 meilleures écoles de commerce du monde); Performance-Based Research Fund de Nouvelle-Zélande (PBRF); Higher Education and Research Opportunities (HERO) au Royaume-Uni (exercice d évaluation de la recherche entrepris par les quatre corps de financement de l enseignement supérieur du Royaume-Uni). 12 Deux registres de résultats représentent l Australie, les Etats-Unis et le Royaume-Uni. 8

10 TABLEAU 1. Les registres de résultats inclus dans l enquête Auteur Titre du registre de résultats Pays/Région But poursuivi Asiaweek* Les meilleures universités d Asie Asie Honorer l excellence TheCenter CHE/Stern Les meilleures universités de recherche américaines Les classements universitaires du CHE et du Stern Etats-Unis Allemagne Identifier les meilleures universités de recherche Aider les diplômés de lycée à choisir où étudier** Good Guides Le guide des bonnes universités Australie Choix des lycéens The Guardian Le guide des universités Royaume-Uni Choix des lycéens Maclean s Les classements des universités Canada Choix des lycéens Melbourne Institute 13 L index de l Institut de Melbourne du classement international des universités australiennes Australie Classement international des universités australiennes Perspektywy Le classement des universités Pologne Choix des lycéens The Times Le guide des bonnes universités*** Royaume-Uni Choix des lycéens axé sur l enseignement plutôt que sur la recherche U.S. News Les meilleurs collèges des Etats-Unis Etats-Unis Choix des lycéens * Asiaweek a cessé de paraître à compter de décembre 2001; ses archives virtuelles, y inclus ses classements universitaires, sont toujours disponibles. ** Les diplômés de lycée une sous-catégorie des étudiants potentiels, incluant uniquement les étudiants qui vont directement du lycée à l université. *** Remarquez la similarité des titres des registres de résultats publiés par Good Guides et par The Times. Source: L auteur. L analyse des registres de résultats Les producteurs La plupart des registres de résultats inclus dans cette étude sont le produit de magazines, de journaux ou d éditeurs d ouvrages. 14 Même si ces origines peuvent accroître leur visibilité, elles ont également pu soulever des méfiances parmi les universitaires et d autres concernant leur pertinence théorique et méthodologique. En réponse, un nombre de ces publications ont fait de leur mieux pour expliquer leur méthodologie et créer des comités consultatifs qu ils consultent. La meilleure approche est probablement celle de CHE/Stern qui combine le meilleur des deux mondes: le Centre pour le développent de l enseignement supérieur, un groupe de conseil non-profit, est responsable du concept et des données de son registre de résultats, pendant que le magazine hebdomadaire Der Stern est responsable du marketing et de la distribution. 13 L auteur de cet article est également un des réalisateurs du Melbourne Index. 14 Dans le but de la clarté et de la brièveté, les références pour chaque registre de résultats incluent le nom de son producteur ou, dans certains cas, une abréviation de son nom. 9

11 TABLEAU 2: Les producteurs de registres de résultats Entité média Institut de recherche non-profit Combinaison Asiaweek TheCenter CHE/Stern Good Guides The Guardian Maclean s Perspektywy The Times U.S. News Source: L auteur. Melbourne Institute L approche par université et l approche par discipline Il y a une importante discussion autour de la pertinence de l évaluation des universités comme entier ou par discipline. D un côté, les étudiants peuvent devoir poursuivre une discipline plutôt qu une université, et la qualité dans une université peut varier d une discipline à l autre, ainsi qu une moyenne des départements peut donner une fausse idée de la qualité de l université. De l autre côté, la variabilité entre les disciplines baisse, en particulier dans les meilleures universités; les étudiants ne sont pas toujours quelle est la discipline qui les intéresse le plus lorsqu ils passent en revue les universités; et il existe un indubitable effet de marque des universités comme entier (Toutkoushian et al., 1998). Le rassemblement et l analyse de données par discipline requièrent certainement beaucoup plus de travail, et les questions concernant la validité et la fiabilité représentent toujours un problème. La plupart des registres de résultats inclus dans cette étude évaluent les universités comme entier. Deux traitent à la fois les universités et les disciplines, et un (CHE/Stern) ne concerne que les disciplines. TABLEAU 3: Les registres de résultats qui classent des universités ou de disciplines Producteur Université comme entier Par discipline Les deux Asiaweek TheCenter CHE/Stern Good Guides The Guardian * Maclean s Melbourne Institute Perspektywy The Times ** U.S. News *Le classement par université du The Guardian n inclut qu un seul indicateur, le score d évaluation de l enseignement. **Perspektywy publie également un Classement du prestige par spécialisation, basé seulement sur les opinions de grands employeurs et de jeunes enseignants. Source: L auteur. 10

12 Les classements et les groupes (clusters) Certaines critiques se sont concentrées sur l usage de classements pour rapporter les résultats d évaluations, parce que des différences entre des établissements ou des disciplines sont souvent le résultat de perturbations statistiques plutôt que de vraies différences (voir, par exemple, Clarke, 2002; Merisotis, 2002). Pour cette raison, certains registres de résultats ont plutôt employé des groupes (i.e., élevé, moyen, bas), en répertoriant les entités alphabétiquement dans les groupes. TABLEAU 4: Les résultats par classements ou par groupes Asiaweek TheCenter CHE/Stern Good Guides The Guardian Maclean s Melbourne Institute Perspektywy The Times U.S. News Source: L auteur. Producteurs Classements Groupes Cette solution n est pas sans ses difficultés méthodologiques, cependant, puisque les points de lien ou de coupure entre les groupes peuvent être plutôt arbitraires, et la même question des vraies différences demeure: la distinction apparente entre l université ou discipline classée le plus bas dans le groupe supérieur, par exemple, et celle classée le plus haut du groupe suivant peut être erronée. En outre, les groupes ne sont pas aussi satisfaisants que les classements. Un possible solution est celle de classer, mais d offrir au consommateur des informations facilement compréhensibles sur le degré de réflexion de vraies différences statistiques par les différences de classement. Tous, sauf deux registres de résultats de cette étude classent des universités ou des disciplines plutôt que de les grouper. Les poids Une autre critique populaire des registres de résultats, en plus de celle concernant le classement, est l établissement par les producteurs des registres de résultats de poids aux différentes mesures incluses dans l évaluation (NORC, 1997; Eccles, 2002; Carrico, 1997; Clarke, 2002). L idée générale est que le choix des poids est subjectif et arbitraire, avec peu ou point de soutien théorique ou empirique. Le problème, évidemment, est de savoir comment rapporter les résultats sans établir des poids, puisque les différentes mesures ne peuvent pas se combiner ensuite dans un classement ou dans un groupe général. Une solution est celle d évaluer séparément des 11

13 universités ou des disciplines selon chaque mesure, comme le fait Good Guides. 15 Une autre est celle de permettre à l utilisateur d assigner des poids, comme le fait CHE/Stern. 16 Une réponse alternative à certaines des critiques concernant l application de pondérations est de demander à d autres quels poids assigner, comme le fait l Institut de Melbourne. 17 TABLEAU 5: Les registres de résultats assignent des poids aux mesures Asiaweek TheCenter Producteurs Poids assignés Sans poids assignés CHE/Stern * Good Guides The Guardian Maclean s Melbourne Institute Perspektywy The Times U.S. News * Exemples fournis en employant cinq indicateurs clé (supposés à poids égaux). ** Sans poids assignés aux dix-sept catégories employées pour évaluer des universités. Pour les catégories qui incluent plus d un indicateur, les poids ne sont pas expliqués. Source: L auteur. Les indicateurs Les dix registres de résultats incluent 72 indicateurs différents répartis en sept grandes catégories: la Qualité du personnel universitaire/enseignants, la Qualité des étudiants secondaires entrants, la Qualité du programme universitaire, la Qualité du programme postuniversitaire, les Ressources, les Opinions des décideurs, et Autres (veuillez consulter l Annexe A pour un tableau complet d explications détaillées de chaque indicateur). Certains de ces indicateurs sont inclus dans plus d un registre de résultats, mais un nombre considérable d entre eux sont uniques. Aucun indicateur n est employé par tous les dix; le plus proche y arrive le Score à l examen national d admission/résultats au lycée (dans la catégorie Qualité des étudiants secondaires entrants ), qui est employé par huit sur dix. TABLEAU 6. Grandes catégories de mesures Producteurs Qualité du personnel universitair e Qualité des étudiant s entrants Qualité du programme universitaire Qualité du program me postuniversita ire Ressour ces ** Opinion des décideurs Asiaweek TheCenter Autr es 15 Certaines mesures incluent plus d un indicateur, et pour celles-ci il n y a pas d explication concernant les poids assignés à ces indicateurs. 16 CHE/Stern publient également des résultats choisis où ils choisissent cinq indicateurs (qui reçoivent vraisemblablement des poids égaux) et présentent les résultats. 17 L enquête inclut des dirigeants d universités non-australiens et des doyens d universités australiennes. 12

14 Producteurs Qualité du personnel universitair e Qualité des étudiant s entrants Qualité du programme universitaire Qualité du program me postuniversita ire Ressour ces Opinion des décideurs CHE/Stern Good Guides The Guardian Maclean s Melbourne Institute Perspektywy The Times U.S. News Source: L auteur. Qualité du personnel universitaire Toutes les dix évaluations incluent au moins un indicateur dans la grande catégorie Qualité du personnel universitaire. Trois sur dix n incluent cependant aucune mesure des résultats de la recherche (The Guardian, Perspektywy, et U.S. News); trois n utilisent aucune mesure du prestige des enseignants (CHE/Stern, The Guardian, et The Times). Sept sur dix n incluent point d indicateur de la qualité de l enseignement. Les trois autres sont The Good Universities Guide, The Guardian, et The Times (même si CHE/Stern interroge les étudiants au sujet de la qualité de l enseignement). 18 Un système seulement The Good Universities Guide, inclut au moins une mesure de chacune des trois sous-catégories de la Qualité du personnel universitaire: la recherche, le prestige et la qualité de l enseignement. TABLEAU 7. Les mesures de la qualité du personnel employées Producteurs Recherche Prestige Enseignement Asiaweek TheCenter CHE/Stern Good Guides The Guardian Maclean s Melbourne Institute Perspektywy The Times U.S. News Source: L auteur. Cette variation peut s expliquer partiellement par les différences existantes au niveau des buts poursuivis. TheCenter, par exemple, qui met l accent sur la recherche, ne perçoit 18 L auteur a inclus les enquêtes d opinion dans une grande catégorie intitulée Opinion des décideurs. Autr es 13

15 vraisemblablement aucun besoin d inclure une mesure de la qualité de l enseignement. The Guardian, par contre, affirme explicitement que son intérêt réside en l enseignement, pas en la recherche; il n est pas surprenant, donc, qu il n inclue aucune mesure des résultats de la recherche. CHE/Stern, toutefois, soutient qu un bon niveau de la recherche implique clairement un bon niveau de l enseignement (Federkeil, 2002) et inclut ainsi une mesure des revenus pour la recherche et des opinions d étudiants concernant la qualité de l enseignement. Le fait d obtenir des évaluations indépendantes, objectives, de la qualité de l enseignement est difficile, coûteux et prenant. Le Royaume-Uni, par exemple, dépense une partie considérable de son budget pour l enseignement supérieur pour réaliser son Exercice d évaluation de la recherche, qui évalue la qualité de l enseignement de chaque discipline dans les universités. Une autre mesure de la qualité de l enseignement moins ardue, quoique également moins rigoureuse et fiable, concerne les opinions des diplômés, comme il est pratiqué par Good Guides et CHE/Stern. D une certaine manière, étant donné la facilité de collection à travers l Internet de ces mesures, comme le nombre de publications, les citations et la participation à des académies, il est relativement surprenant que ces indicateurs ne soient pas plus populaires au niveau des registres de résultats. 19 Pour ce qui est des bourses et des revenus de recherche, ceux-ci peuvent aussi être facilement obtenus, car les universités doivent sûrement enregistrer ces chiffres, mais la moitié des systèmes n incluent aucun de ces indicateurs. La qualité des étudiants entrants Les indicateurs employés par les différents registres de résultats qui font partie de cette catégorie sont: La note obtenue à l examen d admission/les résultats obtenus au lycée Les notes minimum requises pour l admission Le taux d acceptation universitaire/la demande de places La diversité géographique. On a beaucoup critiqué l inclusion de mesures d admission d étudiants (Clarke, 2002; Eccles, 2002), en particulier des notes d admission. Comme une variable d entrée (opposée aux variables de processus ou de sortie), elle n est pas influencée par la qualité de l université. Maclean s soutient que le fait d avoir des étudiants plus intelligents a comme résultat un meilleur milieu éducatif, pendant que d autres affirment qu il n y a point de recherche soutenant cette idée. En outre, ils soutiennent que l inclusion de cette mesure est élitiste les étudiants qui ont de bons résultats à ces tests ont tendance à être les plus avantagés. Enfin, la qualité des lycées diffère largement; ainsi, les meilleures notes au lycée ne garantissent pas nécessairement le fait d avoir les meilleurs étudiants. Toutefois, ces mesures sont populaires dans les systèmes, et uniquement CHE/Stern n inclut aucun indicateur dans cette catégorie, et cette omission est due seulement au fait que les universités allemandes ne sont pas libres de choisir quels étudiants admettre 19 L utilisation de données et de citations de l ISI demande des précautions. A. van Raan (2004) analyse différents problèmes posés par l utilisation de ces données. Van Leeuwen et al. (2001) montrent que le taux de références des articles en langue anglaise est supérieur à celui des articles en autres langues. Conséquemment, si une université publie beaucoup dans une langue autres que l anglais, elle est doublement désavantagée: premièrement parce qu il a moins de journaux non-anglais qui sont inclus, et deuxièmement parce que même pour ceux qui sont inclus, leurs articles sont cités moins fréquemment. 14

16 (Federkeil, 2002:394). En effet, comme on l a déjà mentionné, le taux d admission d étudiants représente l indicateur qui atteint le niveau maximum d unanimité parmi ces dix registres de résultats. La qualité du programme universitaire Les indicateurs incluent: La classification du diplôme (avec mention, etc.) Les prix universitaires nationaux gagnés par les étudiants Les diplômés qui deviennent doctorants ou qui poursuivent des études approfondis Le taux de finalisation des études/ d attrition de rétention Le taux de chômage des diplômés Le salaire initial moyen Les relations étudiant-enseignant Les relations entre étudiants Le taux de valeur ajoutée De manière assez surprenante, trois des registres de résultats n incluent aucune mesure dans cette catégorie (Asiaweek, TheCenter, et Perspektywy). On pourrait dire que la qualité de l enseignement (une mesure employée par The Guardian) mesure en réalité la qualité du programme universitaire. Aussi, deux registres de résultats incluent des mesures de l opinion des étudiants concernant leur instruction universitaire (CHE/Stern et L institut de Melbourne), qui sont des mesures plus subjectives de la qualité universitaire. Asiaweek inclut une mesure du taux d admission d étudiants (parfois appelée taux de rendement d une université), qui peut être un indicateur de la qualité universitaire. Pour ce qui est des deux registres de résultats restants TheCenter et Perspektywy, aucun d entre eux ne traite le choix universitaire. Néanmoins, on peut dire que même les universités de recherche doivent faire attention à la qualité de leurs programmes universitaires. Des indicateurs de cette catégorie, les taux de finalisation/rétention/attrition sont les plus populaires, avec quatre des registres de résultats incluant au moins une de ces mesures. La qualité du programme post-universitaire Les indicateurs inclus dans les registres de résultats sont: Les diplômés de mastère et de doctorat délivrés Les étudiants internationaux Le taux de réussite/échec aux examens professionnels La préparation à la carrière post-diplôme Etant donné que beaucoup des registres de résultats se concentrent sur les étudiants universitaires futurs plutôt que sur ceux post-universitaires, il n est pas surprenant qu il y a peu d évaluations qui incluent des mesures de la qualité de programmes post-universitaires. On peut dire que des programmes post-universitaire de haute qualité attirent des enseignants de haute qualité, mais on ne devrait alors qu inclure une mesure de la qualité des enseignants. On peut aussi dire que les programmes post-universitaires de haute qualité augmentent le niveau académique général de l université, offrant ainsi un milieu plus stimulateur aux étudiants universitaires, même s il semble y avoir peu de recherches pouvant soutenir ce rapport. 15

17 Du nombre de cinq registres de résultats qui comportent des mesures de la qualité de programmes universitaires, deux (TheCenter et l Institut de Melburne) n ont pas comme intérêt principal le choix universitaire. Les ressources: le soutien accordé aux étudiants et aux enseignants Cette grande catégorie de mesures comporte le plus grand nombre et les plus différents types d indicateurs. Les évaluations varient énormément au niveau du nombre d indicateurs qu elles incluent, d un palier inférieur de deux pour The Guardian et l Institut de Melbourne à un palier supérieur de vingt pour CHE/Stern. Aucune mesure spécifique n est employée par toutes les évaluations; le taux Etudiants/enseignants est la plus répandue, étant incluse dans sept d entre elles, pendant que Les dépenses totales par étudiant est utilisée par un nombre de cinq. En effet, on s est peu accordé dans les registres de résultats sur le choix de mesures relatives aux Ressources. Par exemple, certains systèmes, comme Maclean s, emploient un nombre de mesures relatives à la bibliothèque taille, dépenses et actualité de la collection, pendant que TheCenter, Good Guides, The Guardian, l Institut de Melbourne, et U.S. News ignorent complètement les bibliothèques. Asiaweek et Perspektywy incluent deux mesures concernant les ordinateurs ou les technologies de l information, pendant que trois autres systèmes comportent un seul indicateur de ce type. Même au niveau des sous-catégories, les différentes évaluations ne s accordent pas sur les types de mesures à inclure; il n y a pas deux registres de résultats qui emploient une même série de mesures. Tous, à l exception de TheCenter, incluent au moins une mesure du soutien accordé aux étudiants: celui universitaire. TABLEAU 8. Mesures relatives aux ressources Producteurs Biblio thèque TI Equipe ments/ Infra structure Soutien étudiants: universita ire Soutien étudiants : nonuniversit aire Dépense s totales par étudiant Soutien enseigna nts Asiaweek TheCenter CHE/Stern Good Guides The Guardian Maclean s Melbourne Institute Perspektywy The Times Revenus / Biens U.S. News Source: L auteur. Ces différences entre les registres de résultats concernant le nombre et les types de mesures relatives aux ressources incluses reflètent probablement, au moins jusqu à un certain point, des différences en matière de systèmes et de cultures d enseignement supérieur et en matière de disponibilité et de fiabilité des données. Les perceptions de l excellence dans les 16

18 universités d Asie, par exemple, peuvent avoir très peu à voir avec les ressources nonuniversitaires accordées aux étudiants, et c est donc la raison pour laquelle Asiaweek n inclut point d indicateurs dans cette catégorie. Un taux Places/étudiants, employé par Perspektywy, n a simplement rien à voir avec la qualité d universités dans la plupart des autres systèmes. La variabilité existante entre les universités en termes de ressources comme les équipements/l infrastructure et le soutien universitaire accordé aux étudiants est vraisemblablement plus élevée en Allemagne qu au Canada ou qu en Australie, par exemple. La disponibilité et la fiabilité des données sur les ressources universitaires semblent être particulièrement problématiques (Eccles, 2002). Des universités emploient souvent des définitions différentes de termes identiques afin de compiler leurs données, ce qui peut s avérer très difficile à saisir. Asiaweek a une tache encore plus difficile de traiter des données provenant de plusieurs pays. Ailleurs, les données cherchées ne sont simplement pas disponibles. Les opinions des décideurs Cette catégorie n est certainement pas séparée des autres les décideurs peuvent exprimer leurs opinions au sujet de la qualité d l enseignement, du prestige des enseignants, de la qualité de l enseignement universitaire ou post-universitaire, etc. Sept sur dix registres de résultats incluent des opinions de décideurs. Le groupe le plus fréquemment interrogé est celui des universitaires généralement des dirigeants d universités ou des doyens de départements; cinq des évaluations incluent de telles opinions. Trois interrogent des employeurs, et trois interrogent des étudiants. Aucun d entre eux ne collecte des opinions de tous les trois groupes de parties intéressées. Les types d opinions rassemblées vont de réponses à une simple question demandant aux universitaires de classer chaque université sur une échelle spécifique à des réponses à des questions multiples interrogeant des diplômés au sujet d une série de sujets concernant leurs expériences éducatives. CHE/Stern inclut une question particulièrement créative, qui demande aux enseignants où ils enverraient leurs propres enfants. Un problème majeur lié à l inclusion d opinions d universitaires ou d employeurs demandés à classer une longue liste d universités ou de départements est qu ils n ont pas assez de connaissances spécifiques concernant chacune et chacun, et les opinions ne reflètent que des facteurs autres que les critères qu on leur demande d utiliser (Jacobs, 1999; Toutkoushian et al., 1998). Autres Les indicateurs qui ne se rattachent pas aux six autres catégories incluent: La proportion d enseignants à plein temps Les cours universitaires enseignés par des enseignants titularisés ou en voie de titularisation Le taux d admission d étudiants Le nombre ou la proportion d étudiants post-universitaires La diversité des étudiants (autre que celle géographique) Le nombre de cours obligatoires La taille de la classe La flexibilité d admission L envergure des services d assistance Le temps nécessaire pour obtenir un diplôme Le coût de vie/informations générales sur la ville 17

19 Dans la plupart des cas, le nombre d indicateurs employés par un registre de résultats donné qui ne se rattachent pas à une des six grandes catégories est relativement réduit. Pour Good Guides, toutefois, ce nombre est substantiel (sept sur vingt-six). L explication semble être le but spécifique de cette évaluation, qui est censé élargir son spectre d intérêt au-delà des étudiants classiques, à bons résultats. Il inclut ainsi un nombre d indicateurs ayant trait à la diversité des étudiants, des mesures de la flexibilité d admission, de l envergure des services d assistance, et des informations générales sur la ville ou concernant le coût de vie. Certains des autres indicateurs qui font parti de cette catégorie semblent apparaître dans un registre de résultats du fait de caractéristiques particulières du système d enseignement supérieur du pays respectif. Le temps nécessaire pour obtenir un diplôme, par exemple, est un facteur particulièrement important en Allemagne, où la longueur de la période nécessaire à obtenir un certain diplômé peut enregistrer des différences allant jusqu à deux ans, selon le lieu où la personne fait ses études (Federkeil, 2002). Les seuls indicateurs de cette catégories qui apparaissent dans plus d un registre de résultats sont La taille de la classe, utilisé par Maclean s et U.S. News, Le nombre ou la proportion d étudiants post-universitaires, inclus par Asiaweek et Perspektywy, et Le coût de vie/informations générales sur la ville, utilisé par CHE/Stern et Good Guides. Le nombre d indicateurs Le nombre d indicateurs utilisés par chaque registre de résultats et leur distribution dans les sept grandes catégories varient énormément. Le nombre total varie entre six par The Guardian et 33 par CHE/Stern. 20 Toutes les évaluations incluent un nombre relativement élevé de Mesures relatives aux ressources cette grande catégorie occupe la première ou la deuxième place de chaque registre de résultats. Les mesures relatives à la Qualité du personnel sont aussi relativement nombreuses dans la plupart des cas. Au-delà de ces tendances de base il existe néanmoins peu de point communs entre les registres de résultats concernant le nombre d indicateurs utilisés. TABLEAU 9. Les indicateurs dans chaque grande catégorie (par nombres) Producteurs Qualité du personn el universi - taire Qualité des étudiant s entrants Qualité du program me universita ire Qualité du programme postuniversitaire Ressourc es Opinion des décideurs * Asiaweek TheCenter CHE/Stern Good Guides The Guardian Maclean s Melbourne Index Perspektywy 2 0,5 0 0, Autr es Total 20 Pas tous à la fois, toutefois; chaque discipline inclut sa propre série d indicateurs; l estimation de l auteur a résulté en 25 indicateurs par discipline. Néanmoins, un tel nombre représente le segment supérieur de l échelle. 18

20 Producteurs Qualité du personn el universi - taire Qualité des étudiant s entrants Qualité du program me universita ire Qualité du programme postuniversitaire Ressourc es Opinion des décideurs * The Times U.S. News Autr es Total Total 30 16,5 18 8, *L auteur compte le type de répondant (universitaires, employeurs ou étudiants) plutôt que le nombre de questions posées. Ainsi, le plus grand nombre d indicateurs de cette catégorie pour chaque registre de résultats est trois. Source: L auteur. La taille des poids Les résultats concernant la taille des poids appliqués aux sept grandes catégories de mesures (pour les huit registres de résultats qui pèsent les mesures) sont similaires à ceux relatifs au nombre d indicateurs. Généralement, La qualité du personnel universitaire et Les ressources reçoivent les poids les plus importants, à l exception que la première s impose devant la dernière en tant que la catégorie la plus importante au total. TABLEAU 10. Les poids assignés aux grandes catégories (en pourcents) Qualité du Qualité du Qualité Qualité du programme personnel des Producteurs programme postuniversitair universitair étudiants universitaire e entrants e Ressources Opinion des décideurs* Autres Asiaweek TheCenter CHE/Stern n/a n/a n/a n/a n/a n/a n/a Good Guides n/a n/a n/a n/a n/a n/a n/a The Guardian Maclean s Melbourne Institute Perspektywy 23 2, The Times U.S. News Source: L auteur. Les registres de résultats qui ne suivent pas cette pratique générale d assigner leurs deux poids les plus importants à ces deux catégories (indifféremment de l ordre de classement) sont Perspektywy et U.S. News, les deux assignant leur poids le plus important à L opinion des décideurs, et l Institut de Melbourne, qui place son deuxième poids sur la Qualité du programme post-universitaire. Cependant, lorsqu on partage La qualité du personnel universitaire en Résultats de la recherche, Prestige, et Enseignement, on peut apercevoir des différences entre les registres de résultats, avec The Guardian qui place tout son poids de la catégorie sur L enseignement, The Times qui assigne des poids à la fois à La recherche, Le prestige et L enseignement, et le reste qui placent tout leur poids sur La recherche / Le prestige. 19

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