12 ème journée nationale de la métrologie «UNE MISSION DE PROTECTION DE L ECONOMIE NATIONALE» E- MANAGEMENT : FORCES ET FAIBLESSES DU SYSTÈME

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1 Revue semestrielle d information de l ERO / N 10 / Décembre 2008 M. Haddad BENHALIMA, DIRECTEUR REGIONAL DES DOUANES D ORAN à Récup Ouest Page 12 «UNE MISSION DE PROTECTION DE L ECONOMIE NATIONALE» 12 ème journée nationale de la métrologie Page 07 A. ZOUHRI - ASSISTANT QHSSE E- MANAGEMENT : FORCES ET FAIBLESSES DU SYSTÈME Page 08 AUTOMATE : UN PLUS, UN ACQUIS ET UN SAVOIR Dossier Page 06 REFLEXION AUTOUR DU NOUVEAU SYSTEME COMPTABLE ET FINANCIER Page 14

2 SOMMAIRE Editorial Pour une stratégie de maîtrise des coûts LA RECUPERATION METALLIQUE et LA RECESSION ECONOMIQUE Développement AUTOMATE : UN PLUS, UN ACQUIS ET UN SAVOIR FORMATION 12 ème journée nationale de la métrologie Revue semestrielle de l entreprise ERO M. F. Bouafia M. A. Benhamed Mme N. Bencherrab M. M. Ahmed M. A. Zouhri Par M. Fethi Bouafia PDG ERO Melle A. El-Bahari M. M. Amrous Dossier E- MANAGEMENT : FORCES ET FAIBLESSES DU SYSTÈME M. A. ZOUHRI - ASSISTANT QHSSE Evénement RENCONTRE SEMESTRIELLE AVEC L ENCADREMENT DE L ERO Interview Comptabilité M. Haddad BENHALIMA, DIRECTEUR REGIONAL DES DOUANES D ORAN à Récup Ouest «UNE MISSION DE PROTECTION DE L ECONOMIE NATIONALE» REFLEXION AUTOUR DU NOUVEAU SYSTEME COMPTABLE ET FINANCIER Pour une stratégie de maîtrise des coûts C est avec une extrême rapidité que les cours des rebuts métalliques ferreux et non ferreux se sont effondrés cet automne Même les plus anciens des professionnels du recyclage n ont pas souvenir d épisode aussi brutal. La brutalité de cette crise est intensément ressentie par notre entreprise du fait de la division par 4, voire par 5, des prix des ferrailles et des déchets non ferreux. Au début de l année 2008, l industrie du recyclage des ferreux débordait d enthousiasme avec, selon les catégories, des prix de plus de 400 euros la tonne. A l ERO, la hausse spectaculaire des prix au début de l année n était pas pour autant facile à gérer car même si les matériaux ont été vendus plus cher, ils ont été également achetés plus cher. Que faire en période de récession? La meilleure approche pour y faire face est de : Constituer une équipe de réflexion dans laquelle les différentes fonctions de l entreprise sont représentées et la charger d élaborer une stratégie de maîtrise des coûts (je dis bien maîtrise et non réduction des coûts car réduire les coûts quand ils sont générateurs de valeur est à tous les coups suicidaire) dans le but de déterminer quelles activités et quels budgets peuvent être réduits sans causer du tort à l entreprise. Toute organisation a forcément des zones de faiblesse, des programmes qui perdent de l argent. Une récession est le moment idéal pour faire un grand nettoyage de printemps. Repenser la stratégie et le marketing achats par, d une part, la renégociation des contrats liant l entreprise à ses fournisseurs actuels et «démarcher» les fournisseurs futurs et potentiels sur la base de conditions commerciales plus en rapport avec l état actuel du marché. Quelles que soient les mesures mises en place, il y a deux choses à ne pas perdre de vue : Premièrement, il ne faut pas compromettre la proposition de valeur que vos offrez à vos partenaires. Lorsqu ils ont consenti de collaborer avec l ERO, ils ont certaines attentes en matière de qualité et de service. Nous faisons en sorte qu aucun souvenir ne vienne ternir notre image de marque. Deuxièmement, nous devons nous garder de transférer arbitrairement nos coûts à nos partenaires sans les avoir consultés au préalable. Si nous endommageons la proposition de valeur que nous leurs offrons, ils nous abandonneront et iront chercher la concurrence. Quoi qu il en soit, nous devons demeurer fidèles à la culture de contrôle des dépenses que nous nous imposons en permanence, pas seulement en période de crise économique : la frugalité est au cœur même de la culture d entreprise. Quand on pratique ainsi en permanence une politique de gestion au plus juste on a besoin de procéder qu à des ajustements mineurs lorsque l économie entre en récession. De quoi sera faite l année 2009? Au cours des prochains mois, l incertitude totale plane sur le marché qui s annonce sans grande visibilité. M. Fethi Bouafia Président Directeur Général 3

3 Communication Evènement FERAILLES PREPARATION ELECTRODES ACIDES LIQUIDES FOUR ELECTRIQUE LA RECUPERATION METALLIQUE ET LA RECESSION ECONOMIQUE Le domaine de la récupération métallique étant très large, nous nous contenterons dans cet article à ne considérer que le cas de la ferraille. A. QUELQUES INFORMATIONS SUR L ACIER : 1. SA PRODUCTION : a) L acier a été produit pendant longtemps à base de minerai de fer par la filière : ajout feraille Minerai de fer Coke Haut fourneau fonte aciérie à oxygène acier b) Apparu dans les années 1960, la production d acier se fait à partir de ferrailles de récupération fondues dans un four électrique à l aide d un puissant arc électrique généré par 3 électrodes alimentées. Ce procédé est la principale source de consommation de la ferraille. 2. SES CONSOMMATEURS : - Le secteur du «bâtiment/travaux publics», l utilisant, entre autres, dans le squelette de bâtiments et pour armer le béton, est le 1er consommateur d acier, - Le secteur de la construction automobile est le 2ème consommateur d acier qui constitue entre 55 % et jusqu à 70 % du poids d un véhicule, - Le secteur de l industrie alimentaire (emballage, électroménager, etc.) et autres constituent le reste des utilisateurs d acier. B. LE JEU DES DOMINOS : Schématiquement : - La surchauffe, durant les dernières années, des prix des aciers, et par voie de conséquence des déchets métalliques en général et de la ferraille en particulier déchets «élevés» au rang de «matière première secondaire», est due pour une bonne part à la surchauffe du marché des B.T.P. et de l immobilier. Cette surchauffe de l immobilier a été une des sources de la crise financière mondiale. La crise financière mondiale a abouti à la récession que connaît actuellement l ensemble de l économie mondiale. La récession aboutit à : - Un ralentissement important de l immobilier et de l investissement industriel, - Une baisse sensible : - Des ventes, et donc de production, de véhicules, - De la consommation en général des ménages, - Et, par voie de conséquence, de la demande en acier. C. LES EFFETS SUR LA RECUPERATION METALLIQUE : Devant cette situation, les Aciéristes réagissent de manière à limiter au maximum les effets de la baisse de la demande d acier sur leurs Performances Financières. Comme dirait La Palisse, ces Performances sont le résultat de recettes et de dépenses. La loi du marché étant implacable, la diminution de la demande entraîne une augmentation de l offre et donc aboutit à une diminution des prix de vente. Diminution de la demande, augmentation de l offre, diminution de prix, Ainsi, les Aciéristes vont tenter d infléchir cette situation en : - Evitant une chute des prix par le maintien de l équilibre offre/demande en diminuant leur production, - Diminuant le coût des intrants en offrant, au maillon faible de la chaîne qu est la récupération, des coûts d approvisionnement plus bas. Cette stratégie des Sidérurgistes a eu un effet catastrophique sur l activité des Récupérateurs de ferraille qui a abouti à : - Une baisse de la demande en ferraille, - Une chute catastrophique des cours de la ferraille qui sont passés en un temps rapide d un niveau de 400 la tonne à un niveau inférieur à 100 la tonne, - Une disponibilité de stocks de ferraille traitée (préparée) et non traitée acquise au prix de la période d avant-crise et supérieur à 200 la tonne. La situation se trouve compliquée par l inertie du marché amont de la ferraille, fournisseur de l activité de récupération et qui : - Rejette la demande de révision des conditions contractuelles en vigueur, - Refuse la diminution adéquate des prix et qui tout au mieux «compatit» et/ou assure le maintien de ses disponibilités «en attente» de retour à de meilleures conditions. Dans l obligation de répondre à la question «Que faire?», le Manager-Récupérateur se trouve devant une équation à plusieurs inconnues dont il ne détient pas toutes les données. Ses réelles compétences sont de résoudre cette équation dans le Meilleur Intérêt de son Entreprise. MERIEM AHMED DIRECTEUR TECHNICO-COMMERCIAL 4 5

4 Développement Automate : un plus, un acquis et un savoir 12 ème journée GHERRAM Mohamed Chef de Département Maintenance L utilité de l automate dans les industries modernes n est plus à démontrer. Les avantages qu il procure en coûts et qualité des résultats en font un acteur incontournable dans tout processus complexe de fabrication. On nomme automate programmable industriel (API) un dispositif électronique programmable destiné à la commande de processus industriels par un traitement séquentiel. Il envoie des ordres vers les effecteurs (Partie Opérative ou PO) à partir de données d entrées (capteurs), de consignes et d un programme. Un Automate Programmable Industriel, API (en anglais Programmable Logic Controller, PLC) est un dispositif similaire à un ordinateur, utilisé pour automatiser des processus comme la commande des machines sur une chaîne de montage dans une usine. Un API permet de piloter un système de production conformément à un programme placé dans sa mémoire. Là où les systèmes automatisés plus anciens employaient des centaines ou des milliers de relais et de cames, un simple automate suffit. Les automates industriels programmables (A P I ) sont nés dans les années Leur première fonction a consisté à assurer les logiques séquentielles nécessaires au fonctionnement des machines et des processus. Leurs coûts les ont cantonnés au départ sur les grands systèmes. Des évolutions technologiques majeures et la généralisation du numérique ont profondément restructuré la fonction de traitement tout en réduisant le coût d un automate. Depuis, leur utilisation s est largement répandue dans l industrie, où ils représentent l outil de base de l automatisation des systèmes de production. La baisse du coût des composants électroniques permet, même pour des applications simples, de remplacer les systèmes à relais par des automates programmables. L utilisation d un écran de contrôle permet de remplacer, par un clic de souris, des boutons poussoirs et manettes et des indicateurs très couteux, comme des manomètres peuvent être avantageusement remplacés par une simple lecture sur écran. Les techniques de communication utilisées pour les échanges de données concurrencent avantageusement le câblage conventionnel. Même les technologies logicielles utilisées dans l entreprise sont de plus en plus utilisées dans les automatismes industriels. Les interfaces de dialogue entre l homme et la machine évoluent également en devenant programmable afin d offrir plus de flexibilité. Un programme d automatisme comporte un ensemble d instructions qui doivent être exécutées dans un certain ordre par un processeur. Les logiciels nécessitent souvent les fichiers de ressources qui contiennent des données de toutes sortes qui ne font pas partie du programme. Cela permet d introduire le terme configurer qui consiste à renseigner un logiciel en lui fournissant les données nécessaires à sa bonne exécution. Nous pouvons comparer cet ensemble à une œuvre musicale où le programme est la partition jouée par un processeur (le musicien) sur un instrument (le logiciel). Les évolutions technologiques liées à celles des besoins des utilisateurs ont donné naissance à une large palette d automates qui peuvent se caractériser par : - La partie matérielle (hardware) et la partie logicielle (software) qui au-delà du langage de programmation dispose de fonctions plus élaborées et de capacités de communication et d interaction avec les autres logiciels de l entreprise. Les langages de programmation les plus connus sont : le ladder ou langage à relais. FORMATION Dans le cadre de l amélioration continue, le volet formation reste une préoccupation majeure de notre politique des ressources humaines. En l occurrence, une formation à la fois théorique et pratique fut dispensée, du 16 au 24 novembre 2008, pour trois agents de la structure Maintenance, formation axée sur la maîtrise de fonctionnement des automates programmables. La maintenance industrielle étant une activité vitale à la performance des équipements de production, il est essentiel de les rentabiliser au maximum en réduisant notamment les longs et coûteux arrêts des dits équipements. Comme chaque année, la Direction Générale de l Office National de Métrologie Légale (ONML) organise la journée nationale de la métrologie légale afin de sensibiliser et d expliquer l importance et la portée de cette discipline dans la protection de l économie nationale et de préserver les activités commerciales contre les fraudes. Le thème retenu pour l année 2008 est «Métrologie : Qualité et Sécurité Industrielle». La 12ème journée a eu lieu le 3 novembre 2008 à l Hôtel Hilton d Alger. Le Directeur Général de l ONML en l occurrence M. Sid Ali Réda Belkhaznadji a présenté le bilan du premier semestre de l année 2008 de l office et a informé l assistance de la décision du ministère de l Industrie et de la Promotion des Investissements de réaliser en plus des trois laboratoires Est, Centre et Sud, un quatrième laboratoire (primaire et secondaire) au niveau de la ville d Oran et d acquérir des étalons, des instruments de contrôle ainsi que de renforcer l office en moyens humains techniques. Le programme de la journée a été très riche et a porté sur diverses communications ayant un lien avec le thème retenu. -1ère communication du représentant du ministère du Commerce sur le thème «Le dispositif national en matière de réglementation pour la protection du consommateur». -2ème communication du représentant de l Institut algérien de normalisation sur le thème : «La normalisation et la métrologie dans l entreprise outil de qualité» -3ème Communication du représentant de l ONML en l occurrence Melle Nadira Hamiham, Chef de Département Technique, sur le thème «La métrologie : Une nécessité pour la qualité et la sécurité industrielle». - 4ème communication du représentant du STC-CO sur le thème «la Qualité de la chaîne de mesure». - 5ème communication du représentant de NAFTAL sur le thème : «La métrologie : l approche d un système d infrastructure qualité» - 6ème et dernière communication du représentant de SITEL sur le thème : «Le processus qualité dans la production électronique des compteurs électriques». Comme de coutume, l Unité Pesage et Contrôle Industrielle ERO-UPCI a participé en force à cette journée par l organisation nationale de la métrologie d un stand d exposition du matériel de pesage et la diffusion de catalogues et fiches techniques des produits commercialisés par l Unité. Des rencontres et contacts ont été organisés avec un grand nombre de participant, notamment le staff de la Direction Générale de l ONML et l ensemble des Directeurs régionaux de l ONML ainsi que les chefs des différentes antennes ONML. Ce qui a permis un échange fructueux des différentes expériences vécues sur le terrain en 2008, de consolider et d affermir les relations étroites de partenariat entre l ERO et l Office national de métrologie légale. Ces rencontres nous ont permis de même de promouvoir les différents produits commercialisés par ERO-UPCI et de recenser les éventuels besoins chez les différents opérateurs présents à cette journée. La rencontre avec notre partenaire HBM-France a été l occasion de dresser un bilan de l année en cours et d arrêter un programme d action de formation et de diversification allant dans le sens de la maîtrise du domaine des forces et couples. La Rédaction 6 7

5 Dossier E- MANAGEMENT : FORCES ET FAIBLESSES DU SYSTÈME M. A. ZOUHRI - ASSISTANT QHSSE Le schéma ci-contre illustre les liaisons du système de gestion «e-management», projetée à l ERO. S/D TC DU DFC DRH PDG SERVEUR SIEGE DA Dpt Aprov DU Les Sciences de Gestion sont par essence évolutives car appelées continuellement à s adapter aux nouvelles situations qui apparaissent au sein de l entreprise ou qui lui sont imposées par l environnement immédiat ou macro-économique. L apparition et la généralisation de l utilisation de nouvelles technologies d information et de communication (NTIC) comme supports universels rapides et avantageux de communication de données - textes, son, images poussent naturellement à des changements sur le management des entreprises. L ensemble des mutations induites par Internet dans les circuits d information de l entreprise engendre des modifications très substantielles dans le management et l on voit apparaître l entreprise numérique. Ces modifications, qui s appliquent tant aux outils de management qu aux processus, peuvent être examinées, par grandes fonctions ou en reprenant tour à tour les deux composantes essentielles du management, à savoir la stratégie et l organisation. 2. La planification : Le raccourcissement des horizons temporels et l accélération des prises de décisions stratégiques au vu de l importance sur l utilité de la planification stratégique en tant que processus de long terme s en trouve de ce fait grandement améliorée. 2. l organisation : La stratégie doit être ensuite accompagnée très rapidement d une organisation adaptée : c est tout l intérêt du concept de «e-management». Les aspects organisationnels sont adaptés et renouvelés pour améliorer le fonctionnement de l entreprise dans ses phases de réalisation, d animation, de contrôle et d adaptation (PDCA). Définition : Le «e - management» peut se définir par l intégration, dans l ensemble des processus de management, des impacts et opportunités des nouvelles technologies de l information et de la communication (NTIC). Le système de gestion «e management», outil de communication et de partage de l information.. La centralisation des données constitue une force pour le système de gestion. Les gestionnaires d entreprise à tous les niveaux peuvent recueillir les meilleures pratiques dans l exercice des fonctions : Le système de gestion «e - management» implique une nouvelle organisation du travail et un partage de l information entre les différentes structures. C est aussi un excellent moyen d augmenter son autonomie et ses responsabilités. les temps de recherche et de diffusion de l information sont de l ordre des secondes.. Les différents acteurs, pour pouvoir travailler en équipe, doivent être en mesure de s échanger des informations à travers une liaison intranet. Ainsi un document peut être restitué à l écran, imprimé, transmis par messagerie électronique ou encore introduit dans un dispositif afin d y servir de donnée d entrée et, éventuellement, générer un autre (ou bien d autres) document. Le document peut aussi être amélioré, enrichi en vue d autres utilisations.. Les informations sont stockées sur un serveur unique et les opérations se font conformément à des requêtes écrites par le concepteur. Ainsi le contrôle des accès devient facile, rendant le système beaucoup plus fiable et plus sécurisé car il n y a qu un seul serveur par unité à administrer.. Le système de gestion «e - management» implique une nouvelle organisation du travail et un partage de l information entre les différentes structures. C est aussi un excellent moyen d augmenter son autonomie et ses responsabilités.. Le système de gestion «e - management» suppose que chaque utilisateur soit capable de se servir d un ordinateur. La vie avec ces technologies va se faire une fois que les personnels se seront appropriés ces dernières.. La mise en place et l exploitation d un système de gestion «e-management» implique un investissement en moyens et en temps car un apprentissage de départ est nécessaire. Cependant, l enrichissement est considérable pour l entreprise. Le véritable inconvénient est de vouloir faire de cette liaison d intranet un outil de remplacement de tout le système relationnel de l entreprise.. Le développement de réseaux permet aussi une formalisation des procédures et leur diffusion à l ensemble des membres ou partenaires externes de l entreprise. La standardisation s en trouvera accentuée. On peut arriver à mettre également l ensemble de l organisation en ligne. Dpt DR Personnel SERVEUR URF Sécurité Dpt MN Cette technologie émergente présente cependant quelques failles :. La Vulnérabilité des périphériques de stockage : Même si les données sont centralisées, elles sont quand même sur un support physique (disque dur, cd-rom, disque optique, etc.) qui requiert souvent un environnement propre avec un climat plus ou moins stable.. Faire de la gestion «e-management» en local (sans réseau) serait une entreprise assez aberrante car la composante de partage des informations ne serait pas alors disponible, donc la solution doit être déployée sur un intranet ou, mieux encore, sur un extranet.. Le système de gestion «e-management» présente cet inconvénient : si le réseau n est pas disponible, les données ne le seront pas.. On citera également d autres contraintes d ordre technique : par exemple pour intégrer une image (photographie), il faut d abord la numériser, ce qui n est pas toujours facile techniquement car la qualité peut être altérée. Les accès parallèles ou S/DAF INTERV S/D DU SERVEUR UPCI Personnel «concurrents» peuvent aussi réduire la qualité du service.. Les coûts de mise en place d un système de gestion «e-management» peuvent aussi être élevés dans certaines structures, surtout si elles possèdent des documents quantitativement «épais».. La sécurité des informations peut aussi requérir des charges supplémentaires parce qu il faut souvent louer les services d un tiers de confiance quand une signature électronique est intégrée en vue de garantir l authenticité des différents signataires.. Une bonne gestion «e-management» doit garantir:. L authenticité (intégrité) : les documents doivent être strictement identiques à l original transmis.. La pérennité : le système doit permettre une exploitation à court et long terme. Mieux encore, une duplication des données peut être faite afin d éviter les risques de perte (court-circuit, destruction des sites par incendie, inondation, absence d antivirus, etc.). Dpt DR SERVEUR UFTS S/DTC Sécurité. La confidentialité et l inviolabilité : il faut un système de verrouillage de manière à n autoriser l accès qu aux utilisateurs agrées.. Un système de gestion «e-management» se révèle plus adéquat si l on désire exploiter électroniquement ses documents dans le temps, même si l éditeur de la solution est amené à disparaître, la source peut continuer à maintenir et porter le projet. En conclusion, il apparaît clairement que l émergence du système de gestion «e-management» se confirme, il se nourrit à la fois d approches managériales anciennes qui sont adaptées aux contextes actuels et de pratiques nouvelles. Les nouvelles technologies de l information et de la communication jouent aussi le rôle d accélérateur d évolution déjà en cours. Ce serait céder à l enthousiasme ou à la myopie que de penser que le management traditionnel va rapidement céder la place au e-management. 8 9

6 Evénement Revue semestrielle d information / N 10 Décembre 2008 RENCONTRE SEMESTRIELLE AVEC L ENCADREMENT DE L ERO La réunion traditionnelle des cadres de l entreprise pour la présentation et l examen des résultats de l activité du premier semestre 2008 s est tenue le mercredi 22 octobre. Faisant suite à la présentation de l activité de chaque unité, il s en est suivi un débat autour des résultats sus-cités et des perspectives de réalisation en rapport avec les objectifs budgétés de l exercice Non sans faire fi d une revue générale et approfondie de l activité du premier semestre 2008, le débat s est progressivement et naturellement orienté vers la crise financière qui touche les pays industrialisés et le spectre de la récession qui plane sur l économie mondiale. Cette préoccupation prouve, faut il le rappeler, le degré de maturité et de sensibilisation de l encadrement de l ERO autour des évènements qui font l actualité et qui Le marché de la récupération ne peut, étant dépendant de l activité sidérurgique, échapper aux retombées négatives de la récession. touchent de près ou de loin la vie de l entreprise. En effet, le marché de la récupération ne peut, étant dépendant de l activité sidérurgique, échapper aux retombées négatives de la récession. La pérennité de l ERO interpelle plus que jamais les cadres à réfléchir aux voies et moyens de faire face à la crise au lieu de la subir passivement. D où l intérêt du débat, séance tenante, axé sur l activité de l entreprise en liaison avec les contraintes externes du marché de la récupération et la nécessité d anticiper des actions soutenues et visant essentiellement à augmenter nos parts de marché, à améliorer la productivité au niveau des chantiers de ramassage et des sites de production et à réduire sinon maîtriser tous les coûts liés à la gestion de l entreprise conséquence d une gestion rationnelle et efficace. A l issue des débats, les participants ont souligné que l ERO, forte de son expérience managériale, a les potentiels humains et matériels pour maintenir et améliorer son activité dans une vision à moyen et long terme. Le recours au pesage industriel offre toutes les garanties de précision des marchandises pesées. 10

7 Interview M. Haddad BENHALIMA, DIRECTEUR REGIONAL DES DOUANES D ORAN à Récup Ouest «UNE MISSION DE PROTECTION DE L ECONOMIE NATIONALE» Monsieur BENHALIMA, voulez-vous bien vous présenter à nos lecteurs? M. Haddad BENHALIMA : Monsieur Haddad Benhalima, directeur régional des douanes d Oran depuis septembre 2007 et ayant assumé différentes responsabilités au niveau de l institution douanière. J ai une licence en sciences économiques option gestion et je suis enseignant associé à l université d Oran dans le cadre de la filière DPGS en commerce international. De manière succincte, un mot sur la mission des douanes algériennes? M. HB: Les douanes algériennes ont plusieurs missions, je citerai principalement la protection de l économie nationale, la fiscalité via le recouvrement des droits et taxes, l assistance des autres institutions étatiques par le biais de l application des diverses réglementations au niveau de nos frontières (sanitaire, phytosanitaire, contrôle des librairies ), la protection du consommateur pour éviter que les produits de la contrefaçon soient commercialisés et la protection des œuvres d art et des sites protégés du patrimoine national. Quelles mutations ont marqué les Douanes Algériennes pour accompagner le passage à l économie de marché? M. HB : Dès 1988 et avec l ouverture du marché, les douanes algériennes se sont trouvées confrontes à une nouvelle réalité, à savoir l inondation du marché par des produits de tout genre. Nous nous sommes adaptés et avons mis en œuvre un plan de modernisation basé, entre autres sur le recrutement de cinq cents cadres formés à l Ecole Nationale de l Administration. De par les enjeux fiscaux, il fallait surtout encadrer l activité commerciale sachant que la distinction entre opérateur public et opérateur privé n avait plus lieu d être. En outre, il fallait rendre le contentieux plus souple au regard de l équation «plus de fiscalité plus de tentatives de fraude» et donc la nécessité de réduire certains taux des droits de douane via le réaménagement du code des douanes et du tarif douanier. Il faut dire aussi que cette période a coïncidé avec l action d informatisation (1993) des services douaniers par la mise en place du système informatique de gestion automatisée des douanes - SI- GAD - en vue d assurer une meilleure traçabilité du processus opérationnel. Enfin, il faut souligner l effort continu à travers le programme de modernisation des douanes algériennes couvrant la période et qui tourne autour de : - La formation, le recyclage et la mise à niveau du personnel ; comme par exemple le concours d experts internationaux dans le cadre du programme MEDA et la signature d une convention entre l Ecole supérieure des douanes et l Ecole nationale de Tourcoing (France); - La dotation en moyens matériels de contrôle modernes (hélicoptères, scanners, ). Dans le cadre des exportations hors hydrocarbures, qu en est-il, selon vos statistiques, de la part de l activité exportation des déchets ferreux et non ferreux? M. HB : De manière brève, la part prépondérante des exportations hors hydrocarbures revient à l activité export des déchets ferreux et non ferreux. L année 2007 a vu la promulgation du décret n du 2 avril 2007 réglementant l activité récupération et de l arrêté interministériel du 14 mai 2007 fixant la liste des produits matières et marchandises soumis à un cahier des charges à l exportation, quel bilan faites-vous par rapport à ces nouvelles dispositions? M. HB : Les pouvoirs publics ont voulu encadrer l exportation des déchets ferreux et non ferreux avec le concours aussi bien des services de commerce que celui des douanes algériennes; encadrement consistant à vérifier le respect d un certain nombre d obligations réglementaires, à savoir : notamment la conformité au cahier des charge, l obtention de l autorisation d exportation, la vérification de la marchandise et le rapatriement des devises (transfert) représentant le montant du contrat de vente. Ce dispositif est encadré par des textes réglementaires objet de votre question ainsi que par une circulaire d application dudit dispositif. Comme mesure nouvelle, les opérateurs économiques sont soumis à l obligation d obtention d une carte magnétique NIS (numéro d identification statistique). Quelle est l utilité de ce nouveau procédé dans l activité import-export? M. HB : Cette carte est en vigueur depuis le 10 janvier C est une très bonne mesure du fait qu elle permet l identification des opérateurs qui activent dans le cadre du commerce extérieur. Elle permet aussi de créer une synergie entre les douanes algériennes, les services des impôts et les banques domiciliatrices. Un mot sur la récession économique? M. HB : Je pense qu on n est pas directement touché et j aurais tendance à croire que c est une conjoncture favorable à notre économie sous réserve du développement de nos entreprises, ces dernières devant nécessairement passer par une mise à niveau qui puisse leur permettre de placer leurs produits dans les marchés extérieurs. Quelques mots en guise de conclusion? M. HB : Je remercie l ERO de m avoir ouvert cet espace de communication, c est une très bonne chose que de communiquer avec l entreprise. Notre institution tient à créer un espace de communication et une relation partenariale avec l entreprise économique sans, pour cela, occulter sa vocation de contrôle

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