L ATTRACTIVITE DES METIERS

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1 L ATTRACTIVITE DES METIERS et son influence sur le choix des jeunes et de leurs familles Etude NIVEAUX IV ET V

2 Sommaire INTRODUCTION LES METIERS, QUI ATTIRE QUI? 1 ère PARTIE L ATTRACTIVITE DES METIERS 1. Définition de l attractivité 2. La perception des formations et des métiers 3. Les conditions d accès aux métiers 4. Attractivité et orientation scolaire 5. Le «capital attractivité» du métier 6. Les annuaires de présentation des métiers 2 e PARTIE LES ENQUETES 1. Au collège 2. Auprès des CIO 3. Enquête téléphonique au domicile 3 e PARTIE LES DIFFERENCIATIONS 1. Le point de vue des lycées professionnels 2. L attractivité des métiers de l apprentissage Les interviews avec les développeurs de CFA 3. Les métiers en pénurie de main d œuvre 4. Les banlieues et les métiers 5. Les métiers rares 4 e PARTIE COMMENT RENFORCER L ATTRACTIVITE DES METIERS 1. Renforcer l attractivité des métiers 2. Les grands courants d élèves 3. La mise en place d un système global 4. Agir sur plusieurs niveaux Etude de cas CONCLUSION EN ANNEXE Les jeunes au collège Statistiques des métiers en tension 2

3 Introduction Qui attire qui? Un aimant est conçu pour attirer des métaux d une certaine masse, situés à une distance déterminée. Pour un métier, la réalité est beaucoup plus complexe, car son attractivité doit être à la fois particulière et s adresser à une population de jeunes en mouvement, pas toujours prêts à assumer leurs choix. Du côté de l attirance, nous trouvons les formations et les métiers, tout en sachant que les grands établissements de formation, ainsi que les branches professionnelles qui proposent une large gamme de métiers, ont plus de chance que les métiers isolés. En face, les «sujets attirés» présentent des différences de comportement très importantes en fonction de leurs motivations, de la géographie, de leurs résultats scolaires, de l information reçue sur les métiers, de l orientation et de l influence familiale. Les jeunes sont accaparés par la vie en société. Il s ensuit que la recherche d un emploi qualifié pour réussir sa vie professionnelle passe assez souvent au second plan. Aussi, devient-il nécessaire d améliorer les échanges entre l école et l économie : par la mise en place, par les établissements scolaires et les organisations professionnelles en relation avec le marché du travail, d outils de communication de plus en plus efficaces et sophistiqués ; par l implication des responsables de la formation dans l information et la recherche de jeunes : proviseurs adjoints de lycées, développeurs de CFA, responsables de fédérations professionnelles ; par la sensibilisation des professeurs des collèges et des COP à l importance de l information sur les formations professionnelles. Dans cette étude, nous parlerons de l attractivité des métiers, car un métier qui n attire pas se voit rapidement confronté à la problématique des recrutements difficiles et même à sa propre disparition. Le mot métier s adresse plus particulièrement à la formation professionnelle. Cette étude a pour objectif de présenter, sous un angle privilégié, le grand marché de l orientation à la fin du collège et les «tentatives difficiles» de certains métiers pour faire entrer dans leurs filières les jeunes dont ils ont besoin pour leur avenir. 3

4 Les objectifs et les moyens de l étude A l issue de notre étude des organisations professionnelles et de l enseignement professionnel, réalisée en 2003, il nous a été demandé de mettre en relief les différents métiers lors du recrutement des jeunes. Les objectifs de cette étude Apporter plus de connaissances sur les métiers sous l angle de leur attractivité, ou de leur manque d attractivité. Analyser les différentes interactions existantes entre les métiers, les formations, les jeunes et leur niveau scolaire, ainsi que l influence des familles. Faire des propositions dans le but d améliorer l IMAGE DES METIERS et leur attractivité. L origine des informations Nous avons, dans un premier temps, consulté une importante documentation sur le sujet, en particulier des travaux destinés à promouvoir l attractivité de certains Conseils Régionaux. Puis, en partant d un panel de responsables de lycées et de CFA, nous avons pu situer la problématique dans sa globalité. Cependant, il s est rapidement avéré que les interactions entre métiers, jeunes et systèmes scolaires étaient plus complexes que prévu, car de nombreuses conditions intervenaient dans ces échanges. Des entretiens ont été effectués auprès de spécialistes de la recherche de jeunes : proviseurs adjoints de lycées, développeurs de CFA, chargés du développement des territoires au niveau local (CCI, Chambres de Métiers, Inspections académiques, Missions Locales ) Ces entretiens ont été complétés par des enquêtes spécialisées : Questionnaires «Métiers et professions» auprès des collèges. Questionnaires «Métiers» auprès des CIO. Enquête téléphonique auprès des familles ayant un ou plusieurs enfants âgés de 15 à 19 ans. Ces différentes sources ont été recoupées et se rejoignent, en particulier sur deux points : Il n y a pas de BONNE IMAGE des métiers sans une promotion permanente des formations conduisant à ceux-ci. Un métier qui présente un déficit d image devra attendre que les candidats soient mis en échec par les métiers de première attirance, avant de les accueillir dans leurs formations. 4

5 1 ère PARTIE L ATTRACTIVITE DES METIERS et la réceptivité des élèves face aux multiples parcours 5

6 1 ère PARTIE 1 DEFINITION DE L ATTRACTIVITE et son application aux métiers L attractivité des métiers : est-ce aussi simple que l électromagnétisme? Cette attractivité varie avec l âge, le niveau, l offre de formation et d emploi local, l influence de l entourage scolaire et familial, les opportunités Ainsi, les jeunes du collège arrivent à l adolescence avec leurs rêves de puissance et de gloire. Ce qu ils cherchent à la fin du collège, c est un emploi idéal. On peut expliquer ainsi le désir de prolongation de ces rêves au regard de la forte attractivité de la télé-réalité (ex. : Star Academy) sur une population née sans héritage. Mais les décisions d orientation et les enseignants vont rappeler à la réalité nos chers adolescents, dès la fin du collège. A ceux qui ont effectué une scolarité correcte et qui se plaisent à l école, on va proposer des formations longues avec l objectif de préparer des diplômes supérieurs (du rêve au talisman) ; et aux autres, ceux qui ont un mauvais livret scolaire, des formations aux métiers qui permettront de s insérer dans l entreprise assez rapidement. Ce sera la fin du rêve de l adolescent avec, en contrepartie, la possibilité d améliorer ses conditions de vie en quelques années. Les métiers et leurs conditions pratiques d accès prendront alors une position clé dans le projet de vie des jeunes. Une 3 e voie est apportée à ceux qui abandonnent l école dès 16 ans et qui, après différents «petits boulots», chercheront à se qualifier. Celui qui fait des tâches de manutentionnaire ou qui n obtient que des emplois précaires comprend très vite que seule la qualification par la formation initiale avec le CAP ou le BAC PRO permettra de changer son positionnement dans l entreprise. Ces jeunes se retrouvent dans les MISSIONS LOCALES après 2 ans d interruption de vie scolaire. A ce moment-là, l attractivité des emplois locaux deviendra aussi importante que l attractivité propre des métiers. On arrive à l âge adulte avec l obligation d assumer sa vie quotidienne, en particulier dans les milieux défavorisés. Un dernier point mérite d être rappelé : c est le rôle joué par les «passerelles» entre le lycée général et l enseignement professionnel. Les élèves qui peinent dans l enseignement théorique général vont s ouvrir à des métiers qui leur permettront de faire un nouveau choix de vie : moins complexe et moins difficile que la voie des études supérieures. Ces jeunes, qui changent en cours de scolarité, ont plus de chances de se fixer sur un métier qui les attire. A cette variation de l attirance des jeunes par les métiers, il faut ajouter les méthodes d affectation par les Académies qui ne sont pas toujours en mesure de répondre au choix des jeunes. A la fin du collège, les jeunes proposent des vœux d orientation vers des formations de leur district (carte scolaire). Lors des affectations par l Académie vers les différents lycées publics du secteur, beaucoup d élèves seront écartés de leurs choix d orientation en fonction des places disponibles dans les lycées du district. 6

7 Cette étude sur l attractivité des métiers devra tenir compte de la complexité créée par les nombreuses interférences entre sujet et objet, micro et macro économie. Ainsi, comme dans la technique holographique, l attractivité des métiers va varier en fonction d interférences et de filtres techniques. Si les métiers que l on propose aux jeunes avec la formation professionnelle n ont pas la magie de ceux du show business, ils détiennent pourtant chacun un capital attractivité qui leur est propre et qui va jouer un rôle déterminant au moment du choix spontané de la formation ou de l emploi. A l opposé, certains métiers sont méconnus et d autres produisent des réactions négatives chez les jeunes (les a priori au collège), ce qui va désavantager la recherche de candidats pour ces métiers. Quels que soient leurs talents, les spécialistes de la communication savent qu il est difficile de remonter le déficit d image d un métier tellement cette image correspond aux réalités de cette profession. Si l on veut améliorer l attractivité d un métier, il faudra aussi améliorer les conditions de travail, la vie au travail, les conditions d intégration et l image de la profession. Les jeunes et les entreprises «veulent tout», chacun de leur côté. Nous nous proposons, dans cette première partie de l étude, d approfondir quelques points communs aux jeunes et aux métiers. Définition de l attractivité et son application aux métiers de l Enseignement Professionnel Définition de l attractivité : Attirer et retenir Force par laquelle un corps est attiré par un autre. L attractivité actuelle des métiers, c est leur capacité à attirer et à retenir les jeunes à la recherche d une perspective professionnelle. Métiers attractifs (Attractif, attirance, attrayant, affinité, ouvert, charme, sympathie, utilité, amabilité ) Les métiers qui dégagent une force d attirance sont plus facilement perçus les jeunes. Cette attractivité est assez souvent naturelle, car ce sont les organisations professionnelles qui font le nécessaire pour mettre en place une communication efficace vers les jeunes et les enseignants. Métiers méconnus, neutres (Indifférence, éloignement, cachés, passivité, inconnus ) Les métiers de ce groupe manquent d attractivité ou de relief. Leur communication est insuffisante ou purement spécifique. Métiers en opposition, écartés (Rejet, aversion, repousser, écarter, fermé, défauts, antipathie, négatif ) Il y a un réel manichéisme entre les métiers aimés et les métiers refoulés. Ce que les jeunes retiennent surtout, ce sont «les défauts» ou les «dégoûts» de ces métiers qui ne répondent pas au «prêt à penser» de la jeunesse. Pour les jeunes, obtenir une orientation positive impose de faire des choix valorisants avec de bonnes conditions de travail et des salaires élevés, si l on veut sauver la face auprès des ses proches (le groupe-classe a ses conformismes). 7

8 Définition du métier Métier Occupation manuelle ou mécanique qui exige un apprentissage et qui est utile à la société économique. Au départ, c est l exercice «d un art technique où les mains travaillent plus que la tête» (Rousseau). L usage du mot «métier» s est considérablement dilaté. Ainsi, le guide des métiers de l ONISEP propose près de «500 fiches métiers» et professions où se côtoient médecins, ingénieurs, informaticiens, directeurs du personnel, ébénistes, cuisiniers, horlogers, puéricultrices Dans cette étude, nous utiliserons de préférence le mot «métier» pour désigner les formations préparées au lycée professionnel et au CFA (Apprentissage). Profession C est plus qu un état, une condition, un emploi et la réunion de métiers. C est une occupation dont on peut tirer ses propres moyens d existence. On pourra appeler profession un métier qui a un certain prestige social ou intellectuel, par exemple : la profession de journaliste. L enseignement professionnel prépare les jeunes à différents métiers et l enseignement supérieur cherche à faire déboucher les jeunes diplômés sur des professions, car ce terme est plus noble : la profession d avocat, l art du cuisinier, le métier de secrétaire Carrière Le mot prend sa source du latin «carriera» qui signifie «chemin de chars». C est une voie où l on s engage qui désigne un métier ou une profession et qui présente des étapes avec des possibilités de progression. Ce terme est adapté aux «cadres» du public et du privé qui désirent réussir dans une profession. Les jeunes qui choisissent les études supérieures recherchent une profession, une charge, un emploi bien placés dans la hiérarchie pour faire une carrière réussie et évolutive. Emploi Désigne l activité rétribuée d un employé, d un salarié. Demander un emploi, c est demander une fonction, un travail, à une entreprise. Celle-ci ne peut procurer des emplois qu en fonction de ses besoins et de son mode de fonctionnement. En conclusion, le mot métier est situé au cœur d un environnement sémantique riche : fonction, boulot, situation, gagne-pain, job, travail, place, état, condition, esclavage, contrat, art, vocation il était utilisé par les corporations dès le Moyen-Age, ce qui explique sans doute qu il est, depuis longtemps, préféré pour désigner une formation ou un exercice professionnel. 8

9 Formations et métiers Les jeunes avancent vers les métiers au moyen de formations proposées à proximité de leur domicile. Seul l enseignement supérieur permet de faire migrer les jeunes. L attractivité d une formation peut se substituer à l attractivité d un métier. Un jeune qui est intéressé par l automobile et qui habite à Asnières (92) fait des vœux professionnels, à la fin du collège. Selon son niveau scolaire et les places disponibles au lycée de l automobile de son district, à Villeneuve-la-Garenne (92), il sera affecté dans ce lycée, soit en BEP/CAP Maintenance Automobile, soit en CAP de Carrossier. Si cette dernière orientation ne lui convient pas, ou si l Académie ne l affecte pas dans un lycée automobile, il lui reste la solution de quitter l éducation publique pour rechercher un lycée privé de l automobile ou un CFA / Apprentissage pour préparer un BEP/CAP de Maintenance Automobile, si le nombre de places le permet. Ceci montre bien que les jeunes qui ont fait le choix d un métier précis devront faire appel à l apprentissage, si l orientation officielle ne leur permet pas d accéder à leurs choix profonds. On distingue 3 types de position des métiers : Métiers attractifs Métiers porteurs Métiers en tension (en pénurie) Forte concurrence entre les jeunes BEP / BAC PRO Les métiers offrent des débouchés intéressants, mais ils ne sont pas nécessairement attractifs Recrutements très difficiles 9

10 1 ère PARTIE 2 LA PERCEPTION DES FORMATIONS ET DES METIERS Une notion complexe Les difficultés de recrutement des jeunes, pour l enseignement professionnel, sont exprimées au travers de situations multiples et complexes. Le jeune se trouve face à des choix de plus en plus nombreux qui lui arrivent par des canaux divers et en particulier : les établissements de formation, les acteurs de l orientation au collège, ceux de la promotion territoriale, des organisations professionnelles et, bien entendu, de l environnement familial. Aussi, le jeune peut avoir l impression de mal percevoir la situation, ce qui peut le rendre indécis. Il est donc difficile de déterminer l origine de l attractivité des métiers. Par exemple, on sait que les métiers du secrétariat et de la comptabilité bénéficient d une bonne image auprès des jeunes et que ce sont ces établissements de formation qui ont développé cette image. Ces métiers bénéficient, par ailleurs, de conditions de travail modernes qui intéressent les jeunes. Dans le cadre des métiers techniques, la maintenance automobile attire les jeunes (surtout des garçons), car ils sont fascinés par les belles voitures. Les organisations professionnelles de l automobile accompagnent cette inclination des jeunes par un important travail de communication sur le plan national et local. Cependant, la stabilité des jeunes dans cette filière laisse à désirer. L attractivité est-elle forcément un avantage pour l emploi des jeunes?... Par exemple, les métiers de la communication qui jouissent d une bonne désirabilité des jeunes connaissent à la fois une bonne croissance et un fort taux de chômage de personnes qualifiées. L inventaire des effets de l attractivité et de leur contraire sera abordé tout au long de cette enquête. Les problèmes spécifiques à certains secteurs Le manque d attractivité apparaît comme un défaut permanent pour les formations et les métiers qui souffrent d un important déficit d image. Dans certains secteurs d activité, la difficulté à recruter des jeunes apparaît comme structurelle. Dans la plupart des cas, elle est liée à des conditions de travail, d horaires, de contrat et de rémunérations difficiles. C est le cas dans le bâtiment, dans certains secteurs de l industrie, de l hôtellerie et de la restauration, dans l alimentation et le transport. Le manque de «candidatures efficaces» se retrouvera, aussi, dans des domaines d activités comme l informatique, les TIC et autres nouvelles technologies qui connaissent une forte expansion. Malgré la forte attractivité de ces métiers, l exigence du niveau d entrée correspond plus aux jeunes de l enseignement général qu aux jeunes destinés à l enseignement professionnel. 10

11 LA PERCEPTION DES FORMATIONS ET DES METIERS Comment les jeunes font-ils la découverte des métiers? L OFFRE SCOLAIRE LOCALE LES PARENTS et l entourage - l histoire familiale - la vie quotidienne - la pré expérience - les influences directes - les médias Niveaux IV et V Les établissements scolaires de proximité qui acceptent la candidature LGT, LP CFA Simplifie l accès aux métiers LES SERVICES SPECIALISES D ORIENTATION CIO et COP Pour l apprentissage : CCI = Point A Chambres de Métiers = CAD (Conseils individuels) ONISEP - Documentation LE COLLEGE - principaux, CDI - professeurs Après l arrêt de la scolarité : Missions Locales, PAIO ORGANISATIONS PROFESSIONNELLES ENTREPRISES STAGES Le conformisme du groupe - classe Réunions d information et forums MARCHE DU TRAVAIL DE PROXIMITE 11 11

12 1 ère PARTIE 3 LES JEUNES ET LES CONDITIONS D ACCES AUX METIERS du rêve à la proximité L enfant peut avoir des choix marqués pour un métier : «je veux être pilote», «je veux être soldat», «je veux être esthéticienne» mais ce choix va se modifier au fur et à mesure de la découverte du métier par les jeunes et de ses contraintes d accès : il faut un Bac S pour devenir pilote, les esthéticiennes travaillent le samedi, il y a un nombre élevé de soldats qui se font tuer ou blesser à la guerre. L attirance vers le métier que l on choisit par soi-même va se modifier en permanence, le plus souvent sous la concurrence de choix positifs : comme dans le conflit de «l Ane de Buridan», le jeune peut se mettre à égale distance de 2 choix positifs. Il se trouve ainsi en difficulté pour prendre une décision positive. Ce sont les conditions d accès aux métiers qui vont, dans ce cas, déterminer la décision. Les angles de vue du métier, le rôle de la micro-économie Les candidats moins passionnés seront sensibles à d autres facteurs de modification du choix : Le lieu d habitation : l offre scolaire de proximité ainsi que les grandes lignes du marché local du travail influencent les jeunes destinés à l enseignement professionnel qui, nous le savons, sont assez peu mobiles. Le niveau scolaire des jeunes : en fonction de leurs résultats scolaires en fin de 3 e, les jeunes n auront pas la même palette de choix à leur portée, d autant que les affections par l Académie ne correspondent pas toujours aux vœux d orientation élaborés au collège. L âge des jeunes joue un rôle important car ils ont en face d eux une vision des métiers différente selon leur espérance scolaire. A 15 ans, en 3 e G, on recherchera un parcours avec des études supérieures, à 16 ans, des études courtes qui débouchent sur un métier et à 20 ans, avec la Mission Locale, ce sont les possibilités d emploi locales qui guident le choix d une formation professionnelle. Qui attire qui? En fonction de leurs motivations de l offre locale et de l influence de l entourage, les jeunes vont être plus ou moins sensibles à l attirance des métiers. Le métier d électricien - électronicien est attractif pour les garçons qui recherchent une formation professionnelle de bon niveau, le métier de DRH séduit les filles qui préparent un BAC ES, le métier de plombier attire les fils d artisans du BTP. Métiers valorisants, métiers à sens, métiers à réussite, qualité de vie Au collège, alors que toutes les catégories sociales sont représentées, le métier que l on choisit face au groupe-classe doit être valorisant. Cette pression des autres élèves peut développer un complexe d infériorité chez les élèves qui n ont pas la possibilité de poursuivre des études générales en seconde. 12

13 INFORMATION ET CLES D ACCES dans le second degré scolaire CARRIERES, PROFESSIONS DIPLOMES D ENSEIGNEMENT Retour SUPERIEUR LONG DIPLOME = METIER OU SPECIALITE aux métiers NIVEAU IV LES METIERS Retour aux métiers BAC L, ES, S DE L ENSEIGNEMENT PROFESSIONNEL L ATTRACTIVITE DES DIPLOMES passe avant celle des métiers Les jeunes font le choix d une spécialité ou d un métier dès l entrée en Niveau V. L attractivité des métiers est l une des clés de l orientation ainsi que l image des établissements scolaires de proximité. Retour aux métiers SECONDE ORIENTATION NIVEAU V 14 % CFA 28 % Lycée professionnel 21 % Lycée technologique Lycée général 37 % (conditions d accès et livret scolaire) Information sur la totalité des métiers Les 450 fiches métiers ONISEP, CIDJ, etc 4 e / 3 e T, I, SEGPA LE COLLEGE 3 e G % d une classe d âge 13

14 Conditions de travail, gagner de l argent rapidement : Cette nécessité de connaître le contenu des futurs contrats de travail aura plus d importance pour les jeunes qui désirent entrer en LP ou en CFA. Actuellement, dans la majorité des métiers, l information sur ce point est insuffisante et imprécise. La force de l attractivité est variable : Certains facteurs sont à prendre en considération pour retenir les jeunes : La distance entre le domicile et le lieu de la formation ou du travail. Le fait que le métier soit vu ou caché : VU : mécanicien auto, électricien (EDF), professeur, infirmière, vendeur CACHE : mécanicien d usine, joaillier, plâtrier, magasinier Certains métiers développent leur communication vers les jeunes, là où c est nécessaire, et obtiennent ainsi une audience locale forte. Par exemple : réunions d information dans les lycées et collèges, forums bien préparés à partir de la localisation des écoles dans le territoire. La mise en place de stages pour les jeunes permet de renforcer concrètement l attractivité d un métier, ce qui permettra aux jeunes de faire des choix plus stables, etc. L école et l emploi à 20 minutes La proximité est un facteur de choix aussi important que l attractivité des métiers ou des établissements scolaires. La logique de polarisation (une école et son attractivité locale) va jouer un rôle important auprès des jeunes car cela fait partie des standards de vie moderne d aller à l école ou au travail à 20 minutes de chez soi. Aujourd hui, la frontière ne se fait pas entre le territoire et son organisation administrative, mais en fonction des conditions de transports et de déplacements qui ont un fort impact sur le choix des formations de niveau V. Ainsi, dans l exemple choisi en page suivante (Seine Saint-Denis), la partie ancienne du département située autour de Saint-Denis offre de nombreuses possibilités aux élèves issus des collèges de ces districts. Par contre, la partie nouvelle du département : Aulnay-sous-Bois ainsi que la partie Est du 93 obligera les jeunes à des déplacements plus importants. Lycée professionnel ou CFA? En moyenne, pour 2 élèves orientés en lycée professionnel, 1 élève devra rechercher par lui-même une place en CFA. Cette distribution varie d une région à une autre en fonction de la part tenue par les CFA dans l implantation scolaire globale. Dans le 93, l apprentissage est représenté par 8 CFA situés principalement en bordure de Paris, alors qu il existe 42 lycées professionnels proposant de nombreuses spécialités. La nécessité de «l école à 20 minutes» amène l Education Nationale à affecter les jeunes en fonction de leurs vœux d orientation, de leur niveau scolaire mais aussi en fonction de l implantation de lycées professionnels à proximité du domicile des élèves. Ces affectations de proximité ne correspondent pas toujours aux vœux d orientation des élèves et de leurs familles. (Voir carte en page suivante). 14

15 L OFFRE SCOLAIRE EN SEINE-SAINT-DENIS 42 Lycées Professionnels pour 10 CFA L orientation publique vers les lycées professionnels est la clé des métiers, dans le 93. LES METIERS DES CFA Grands CFA CFA de petite taille Rappel rapide des métiers préparés par les CFA du AFORP à Drancy Métiers de la mécanique 2 - CFA des Compagnons du devoir 3 - CFA PUBLIC de Montreuil Hôtellerie / restauration 4 - Sites regroupant 3 CFA : BTP, électrotechnique, communication graphique CFA Peinture Les lycées professionnels et leurs groupes de spécialités CIFAP Grand CFA de la Chambre de Métiers (préparation à 20 métiers) 7 - CFA BTP de Saint-Denis 8 - CFA Hôtellerie et restauration Tertiaire : secrétariat, comptabilité, commerce Industrie : mécanique, électricité Maintenance automobile Sanitaire et social, soins personnels Hôtellerie / restauration 3 4 Les principales représentations de l apprentissage dans le 93 sont : le BTP, la mécanique, l hôtellerie / restauration et un important centre de la Chambre de Métiers, le CIFAP à Pantin. En outre, les jeunes peuvent bénéficier des formations offertes par les nombreux CFA situés à Paris

16 1 ère PARTIE 4 ATTRACTIVITE DES METIERS ET ORIENTATION SCOLAIRE Les métiers attractifs créent des marchés hyper concurrentiels pour les meilleurs élèves. Attirer les jeunes est devenu indispensable pour les formations et les professionnels qui désirent obtenir des candidatures de jeunes d un niveau scolaire le plus élevé possible. A l opposé, les métiers les moins attractifs seront considérablement désavantagés dans leur recherche de jeunes. La concurrence est plus forte au niveau de l orientation en BEP vers le lycée professionnel où, chaque année, jeunes vont choisir le BEP au lycée, avec l espoir d aller jusqu au BAC PRO. Par contre, les métiers qui manquent d attractivité devront se contenter des élèves les plus faibles à la sortie du collège. Ces élèves feront généralement le choix par défaut du CAP qui débouche le plus souvent vers l apprentissage artisanal. A noter que le choix de l apprentissage attire et retient les élèves qui cherchent un nouveau départ à la fin du collège. Attractivité et faisabilité de l orientation En premier lieu, c est l attractivité des métiers qui pousse le jeune à faire ses premiers choix. Viendront ensuite les contraintes de l orientation et celles de l affectation dans un établissement local pour arriver à une solution finale pour le jeune et sa famille. Dans l ordre, après l attirance par une formation ou un métier, ce sont les règles de l orientation qui devront être prises en considération si l on souhaite effectuer des orientations positives. L orientation officielle (Lycées publics) Elle consiste à faire passer un jeune du collège dans des lycées professionnels du secteur public, principalement en BEP. Les enseignants mettent en place une action d information autour de la documentation de l ONISEP et s efforcent d amener chaque élève à faire un «projet d orientation». A ce niveau, les jeunes seront attirés par des «métiers attractifs» ou des «diplômes attractifs». Par la suite, plusieurs contraintes vont modifier le choix de départ : les formations recherchées doivent être dans le district (ou en proximité), c est la qualité du livret scolaire qui va déterminer l accès aux formations (donc aux métiers) ; tout comme les stages d adaptation et les démarches à l extérieur qui sont souhaitables pour mûrir la décision. 16

17 Pour travailler sur son projet d orientation, l élève peut tout d abord se faire aider par son professeur principal, consulter le conseiller d orientation psychologue (COP) et proposer, avec le concours de sa famille, deux vœux d orientation, au minimum, qui seront ensuite transmis à l Académie par le principal du collège. Les élèves qui n ont pas réussi à faire un choix attractif devront néanmoins suivre la même procédure. Dans son processus d orientation officielle, l Académie va affecter le jeune en fonction des places disponibles et selon une procédure quasiment définitive. Pour les élèves les plus faibles et qui recherchent des formations au lycée professionnel, le risque est fréquent de se trouver orienté dans un métier qui manque d attractivité pour eux. Pas motivés, affectés d office, ces élèves risquent d abandonner au cours des deux années du BEP. L orientation ouverte ou libre (Privé et CFA) En général, les élèves qui ne trouvent pas de solution satisfaisante dans un lycée public, ou qui ont fait le choix de l apprentissage, vont devoir rechercher par leurs propres moyens une formation en dehors du secteur public. Dans le meilleur des cas, c est l attirance par un métier qui va pousser le jeune dans la voie de l orientation ouverte, à moins qu il désire opter pour l apprentissage parce que les possibilités de formations qui lui sont offertes dans le «district» lui paraissent insuffisantes. Exemple d orientation ouverte : pour un fils d artisan, choix d un CAP de cuisine dans un CFA réputé ou d un BEP d électronique dans le privé parce que l admission n est pas possible dans les lycées professionnels publics du district ; ou encore d un CAP de prothésiste dentaire qui se prépare exclusivement en CFA. Mais, dans la majorité des cas, ce sont les jeunes en rupture de «propositions acceptables» émises par l orientation publique qui vont rechercher en quelques semaines une solution de formation professionnelle pour la prochaine rentrée scolaire. Ce sont des élèves en recherche d une «orientation par défaut», ce qui signifie qu ils sont confrontés à deux problématiques : livret scolaire faible et absence de motivation pour les métiers proposés qui, cependant, proposent du travail aux jeunes. L entrée en apprentissage peut être une solution pour ces jeunes, car la procédure d entrée en CFA est plus volontaire et plus réfléchie. Elle nécessite des informations détaillées, des tests, des stages et la recherche d un employeur, ce qui amène le jeune à accepter un métier, après comparaison. La stabilité des jeunes en apprentissage est plus grande que celle des BEP en lycées professionnels, ce qui montre qu une orientation ouverte est plus efficace, car elle implique concrètement les élèves et demande un temps de contact plus long pour fixer son choix. L absence d attractivité de l offre (ou de motivation pour les métiers) est une problématique qui menace, à terme, l efficacité du système éducatif professionnel français. 17

18 Les passerelles en cours de scolarité Durant leurs études au lycée, certains élèves, aidés par leurs professeurs et les COP, vont chercher à trouver une nouvelle orientation pour leurs études. Un système de passerelle facilite ces changements transversaux. Les meilleurs élèves du lycée professionnel peuvent rejoindre le lycée technologique et, dans ce sens, resteront dans leur spécialité de départ, pour la majorité des cas. Dans le sens seconde générale (ou terminale) vers le lycée professionnel, ils feront leur orientation à partir de la carte des métiers, selon leur attirance pour un métier. Ces orientations plus tardives, plus réfléchies, donnent en général de bons résultats au niveau de la stabilité du choix du métier. Après cessation de la scolarité Souvent aidés par les Missions Locales, les jeunes qui ont interrompu leur scolarité pendant deux ou trois années vont rechercher de nouvelles formations qualifiantes en rapport avec le marché du travail de proximité. L objectif de la formation choisie sera le plus souvent d obtenir un emploi, localement, qui présente des garanties sur les conditions de travail. 18

19 LES EFFETS DE L ATTRACTIVITE ET DE SON CONTRAIRE METIERS ATTRACTIFS Image positive, valorisante, bonnes conditions de travail METIERS SECONDAIRES METIERS ECARTES AU DEPART Métiers du labeur, conditions de travail difficiles Métiers A A A A A A Métiers nouveaux Métiers méconnus Métiers E E E E E Choix unique MULTICHOIX Le plus souvent, les métiers nouveaux sont la déclinaison de métiers attractifs Marché des métiers à petits flux Recrutements difficiles Clientèle régulière originaire des métiers J J J J J J J J J J J J J J J J J J J J J J J J J J J J J J = jeunes CONCURRENCES ENTRE LES ATTRACTIVITES 2 e CHOIX CONTRAINTS orientations positives orientations par défaut LES METIERS ATTRACTIFS vont exiger des jeunes des bases scolaires satisfaisantes. Cette catégorie va bénéficier, assez souvent, de l orientation officielle vers les lycées professionnels en BEP. L hyper attractivité rend plus difficile le travail d affectation par l Académie qui ne peut répondre, avec précision, à tous les vœux d orientation exprimés par les jeunes. LES METIERS QUI MANQUENT D ATTRACTIVITE sont pourtant ceux qui proposent du travail aux jeunes : BTP, Hôtellerie / Restauration, Alimentation, Logistique Cette offre concerne principalement les jeunes de 4 e / 3 e qui se préparent au CAP. CES METIERS DOIVENT AMELIORER LEUR IMAGE, LEURS SERVICES DE RECRUTEMENT ET LES CONDITIONS DE TRAVAIL PROPOSEES

20 1 ère PARTIE 5 LE CAPITAL ATTRACTIVITE des métiers et des secteurs professionnels Au début de cette étude, nous avons abordé les différents facteurs qui modifiaient la perception des métiers par les jeunes. Ces influences complexes rendent difficile la connaissance des besoins des jeunes et de leurs motivations, car chaque individu devra répondre à des conditions particulières pour réaliser son choix. Les «règles du jeu» utilisées par les collèges, les lycées professionnels et les CFA, au moment de l entrée en niveau V, ne sont pas toujours transparentes. UN JEU QUI A SES REGLES Les émetteurs Conditions à remplir La réceptivité des jeunes - Les écoles professionnelles - Les organisations professionnelles - La réalité des métiers et leur image - METIERS - PROFESSIONS - BRANCHES PROFESSIONNELLES et OFFRE SCOLAIRE LOCALE - Le marché local du travail - Les pré requis Niveau d entrée (livret scolaire) - Profil pour entrer dans le métier - Les places disponibles dans les écoles (loi du marché) - Les dates de recrutement mai ou septembre - Problèmes rencontrés par les élèves plus faibles ou qui tardent dans leur recherche. - Motivation - Le lieu - Le niveau scolaire - Les pré expériences LES JEUNES - S il y a nécessité de trouver rapidement une solution, le jeune peut modifier ses choix et faire la découverte de nouveaux métiers. Lors de nos observations, il nous est apparu que le «CAPITAL ATTRACTIVITE» des métiers ou des secteurs professionnels était déterminant pour attirer ces jeunes et les retenir. Les bons résultats obtenus dans le recrutement des jeunes dans les métiers «en vue» le démontrent chaque année. A rappeler cependant qu un métier attractif n est pas forcément un métier porteur. Citons le cas des métiers de la communication. Deux types de facteurs d attractivité : Les facteurs d attractivités naturels (endogènes), Les facteurs d attractivité construits ou forcés par une activité efficace de promotion des métiers et des formations. 20

21 1. Les facteurs naturels d attractivité (ou endogènes) Les métiers et les professions se sont bâtis progressivement une image, une pratique professionnelle et un chemin d accès aux métiers. Ces éléments préexistent à toute opération de développement ou de promotion du recrutement dans un secteur. Les enquêtes que nous avons réalisées auprès des collèges et des CIO ont démontré des différences d images importantes entre les métiers : FORTE IMAGE : coiffure esthétique, informatique, automobile, commerce et vente DEFICIT D IMAGE : bâtiment, agriculture, TP, alimentation, nettoyage Certes, il s agit d une réaction spontanée des jeunes concernés lors de la recherche d une formation professionnelle, mais cette vision intuitive des métiers restera présente tout au long de l orientation. Les métiers qui ont une bonne image auront les meilleures candidatures. Nous vous rappelons les différents éléments qui caractérisent un métier et qui contribuent à la formation de son image de base. La représentation d un métier ou d un secteur professionnel La mise en scène quotidienne des métiers dans la vie active va créer la représentation positive d un métier (ou son déficit d image). L effet obtenu est souvent lié à des facteurs subjectifs, même s ils sont passés sous silence dans la majorité des cas. Plan de l analyse d un métier L INTERIEUR DU METIER ET SON IMAGINAIRE L IMAGE DES PERSONNES QUI FONT CE METIER LES SALAIRES, LES CONDITIONS DE TRAVAIL L EMPLOI ET LE DEROULEMENT DE LA CARRIERE LES QUALITES REQUISES POUR CE METIER. LES ASPECTS POSITIFS DU METIER. LES CLICHES LES ASPECTS NEGATIFS DU METIER. LES PREJUGES LES FORMATIONS, LEURS CONDITIONS D ADMISSION ET D EVOLUTION LES FACILITATIONS POUR L ENTREE DANS LE METIER Dans le chapitre suivant, nous allons aborder les «fiches métiers» qui sont proposées aux jeunes par l ONISEP, le CIDJ et les Chambres de Métiers sous forme de présentations écrites, quelquefois accompagnées d illustrations. Pour la partie la plus subjective, celle de l image propre à chaque métier, nous vous proposons quelques repères pour améliorer la situation actuelle. 21

22 L intérieur du métier et son imaginaire Lorsque l on parle d un métier, on lui attribue de suite un grand qualificatif : métier à sens, métier porteur, métier valorisant, métier lucratif, métier moderne, métier de famille, métier artistique mais aussi métier difficile, métier précaire, métier sans débouché, métier sans avenir La réaction spontanée des jeunes face aux métiers est intéressante à observer, car elle permet d avoir une vision rapide de l image inconsciente des métiers. Bien entendu, cette image se modifie avec l évolution des jeunes et selon les bassins territoriaux. Tout au long de cette étude, nous allons vérifier les avantages dont bénéficient les métiers qui ont une image positive, alors que les métiers sans attractivité risquent de rejoindre les «secteurs en pénurie» : BTP (gros œuvre), ALIMENTATION, NETTOYAGE, RESTAURATION, TRANSPORTS Métiers porteurs : ce terme est utilisé pour promouvoir les métiers Ce sont les métiers qui offrent des emplois et des possibilités d évolution de carrière mais qui ne sont pas forcément attractifs pour les jeunes. On y retrouve assez souvent des secteurs professionnels qui ont, jusque là, sous-estimé l importance de la promotion des métiers vers les jeunes. Les écoles supérieures de commerce réalisent des GUIDES DES METIERS qui indiquent aux candidats leurs possibilités de carrière, ainsi que les chiffres clés des anciens élèves : Taux de placement Types d entreprises Secteur d activité Conditions de travail Les types d emplois proposés Les salaires et leur progression L évolution de la carrière C est en organisant des comparaisons de ce type, entre les secteurs professionnels, qu il sera possible de relancer les métiers qui proposent de véritables débouchés aux jeunes REACTIONS SPONTANEES DES JEUNES AU COLLEGE Voir en 2 e partie Chapitre 1 ENQUETE NATIONALE auprès de 100 collèges et 100 CIO 22

23 2. Les facteurs d attractivité construits ou renforcés par la mise en place d actions de promotion et de développement La mise en scène des métiers et leur promotion ont tenu un rôle clé, ces dernières années, pour attirer l attention des jeunes et de leurs familles. Les enseignants et les COP sont à associer à ce mouvement, car leur influence et leur capacité d information auprès de la jeunesse sont déterminantes. Cependant, certains points pratiques doivent être présentés aux élèves par des personnes proches des métiers. Prenons l exemple de l hôtellerie-restauration. Cette branche intéresse les jeunes mais les réalités de l emploi : conditions de travail, horaires, saisonnalités doivent être précisées par des professionnels motivés afin éviter un rejet prévisible à la sortie. Ce besoin d information pratique auprès des jeunes et des enseignants a conduit les lycées professionnels et les CFA à promouvoir leurs formations avec des moyens de plus en plus importants. Certains Conseils Régionaux ont créé le poste de DEVELOPPEUR DE L APPRENTISSAGE pour renforcer les facteurs d attractivité des formations et des métiers. Points de repères pour faire la promotion d une formation ou d un métier Le travail du responsable de la communication ou du recruteur d un établissement professionnel consiste à mettre en place, en priorité, un système de promotion et à le perfectionner chaque année. Voici quelques points à approfondir pour améliorer l attractivité des métiers dont on a la charge : Analyse Métiers Marchés. Où contacter les jeunes? Réalisation de supports de communication. Sites web. Mise en commun avec les organisations professionnelles concernées. Connaissance des métiers. Comment se faire un réseau de prescripteurs? Organisation de réunions, de forums, de stages. Permanence et accueil individuel de jeunes. Suivi des élèves après leur scolarité. La mise en place d un tel système devrait permettre d obtenir, en quelques années, des bénéfices importants : Un accroissement du nombre de contacts avec les jeunes et du nombre de prescripteurs. Le renforcement de l IMAGE DU METIER par la communication, les initiatives pour améliorer les conditions de travail et pour moderniser la vie au travail. C est au cours de ces différentes actions que vont apparaître les arguments pour défendre les métiers et valoriser ceux qui ont un «défaut d image». Ils devront avoir un système de promotion davantage construit, plus efficace que les autres et persévérer dans le temps. (Développement de ces points en 4 e partie de l étude.) 23

24 GLOBAL ELEVES INSCRITS ATTRACTIVITE DES FILIERES NIVEAU V (LP + CFA) A FILIERES ATTRACTIVES (BEP/LP) Flux annuel Tertiaire (commerce secrétariat comptabilité) Industrie (y compris production TPE/PMI) Sanitaire et social Santé B ATTRACTIVITE ASSEZ FORTE Réparation automobile Coiffure/ Esthétique C MANQUE D ATTRACTIVITE NOTOIRE Hôtel restaurant (dont cuisine) BTP Alimentation D FILIERES SECONDAIRES ET DIVERSES Nettoyage, services à la personne Transport Métiers divers et plus TOTAL / AN entrants 24

25 1 ère PARTIE 6 LES ANNUAIRES DE PRESENTATION DES METIERS Les fiches métiers Au cours de l année de 3 e, le guide ONISEP «Après la 3 e» est distribué à chaque jeune du collège (et à sa famille). Les jeunes y trouveront des renseignements pratiques sur les lycées et sur les différentes filières professionnelles. Cette brochure est disponible au Centre d Information du Collège (CDI). En plus de ces brochures ONISEP, les jeunes peuvent consulter au CDI ou sur le site «l Atlas des Formations». Parmi les différentes rubriques proposées pour aider l orientation aux familles, le site propose «400 fiches métiers» directement accessibles et imprimables. La création de «fiches métiers» destinées aux jeunes L ONISEP, avec 400 professions et métiers. En outre, l annuaire donne des indications sur les secteurs professionnels et indique des possibilités de métiers du niveau V au niveau I. Le CIDJ (Centre d Information et de Documentation de la Jeunesse) vient d éditer un nouvel annuaire sur les métiers. Ces fiches qui s adressent aux jeunes intéressés par l enseignement professionnel (lycées professionnels et CFA) sont plus modernes dans leur présentation, ce qui les rend évidemment plus attractives. L ANNUAIRE DES METIERS DE L ARTISANAT Il s agit d un «Livret luxe» de 220 pages qui a été créé par le Fonds National de Promotion et de Communication de l Artisanat, avec le concours des Chambres de Métiers. Ce livre, qui est attractif, a cependant un défaut commun avec les fiches de l ONISEP et du CIDJ, celui de présenter les métiers comme s il s agissait de définir un poste de travail. LES ORGANISMES PROFESSIONNELS ET LEUR IMAGE Les secteurs professionnels, lorsqu ils s en donnent la peine, sont les mieux placés pour créer les textes et les images destinés aux jeunes. C est, le plus souvent, le premier pas pour rendre plus attractif un métier et donner des chiffres sur l emploi et son évolution. Ce travail doit bénéficier de l aide de spécialistes de la communication pour en améliorer le contenu. Prenons l exemple de LA FICHE CUISINE (en page suivante) Réalisée par les métiers de l industrie hôtelière (FAFIH), le recto de la fiche est entièrement réservé à la présentation de l image du métier, avec son imaginaire, et l association des aspects difficiles du métier. 25

26 REMARQUES SUR LES FICHES METIERS Les différents acteurs de l information et de l orientation : ONISEP, CIDJ, ARTISANAT, Chambres de Métiers proposent des «fiches métiers» qui ressemblent à des définitions de postes de travail, assez peu orientées vers la mise en valeur du métier. Ici, la présentation des métiers reçoit un traitement quasi administratif comme le reste de la fiche : l emploi, les qualités requises, les formations avec peu d éléments de preuve ou de démonstration. A aucun moment le rapprochement entre le métier présenté et les besoins du marché du travail n apparaît sur ces fiches qui jouent pourtant un rôle essentiel pour chaque filière. Afin d aider chaque métier à rehausser son image, il serait souhaitable d associer les organisations professionnelles à la conception de la 1 ère partie de ces fiches, c est-à-dire à la présentation de l image des métiers, avec un contenu et des photos répondant aux attentes des jeunes (voir fiche «LA CUISINE» en pages suivantes). Commentaires : Extrait de l annuaire de l Artisanat Textes d accroche PATISSIER Métier attractif Le maître des desserts BOULANGER Métier dont il faudrait renforcer l image d ouvrier à responsable de fabrication Quelle image le jeune va-t-il préférer : celle de l ouvrier ou celle du maître? Aujourd hui la profession recherche surtout des boulangers. Ce qui nécessite d agir à tous les niveaux pour attirer et retenir les meilleurs candidats, si l on désire améliorer la quantité et la qualité des candidats. La présentation des métiers non attractifs Nous vous invitons à parcourir, dans les différents annuaires des métiers, les fiches des métiers qui sont connus pour leur déficit d image. A première vue, elles sont parmi les plus faibles et les rédacteurs font peu d effort pour soutenir l image de ces métiers. La première partie de ces fiches, qui correspond à la présentation du métier, mérite un soin particulier : c est elle qui apporte la première réaction des jeunes et qui est souvent reprise par les enseignants et les conseillers d orientation. Par la suite, certains métiers non attractifs, mais qui offrent des possibilités d emplois et des évolutions de carrière, auraient avantage à communiquer des informations sur les salaires et le marché du travail. 26

27 ANATOMIE D UNE FICHE METIER Avant d analyser un métier sous tous ses aspects : conditions de travail, qualités requises, formations, débouchés, possibilités de carrière, salaires les concepteurs de fiches de métiers devraient faire des efforts pour mettre en valeur le métier, son image, ses débouchés, et en donner une représentation, attractive et juste. Le métier et sa représentation 2 approches possibles IMAGE SECTEUR PROFESSIONNEL IMAGE METIER LE PARADOXE. Que fait le mécanicien automobile? Qu est ce que la mécanique automobile? Quelle vie aujourd hui et demain pour un jeune qui veut devenir mécanicien? Actuellement la première approche est la plus fréquente, comme si la fiche métier s adressait à un jeune qui aurait déjà fait son choix. Il serait souhaitable que les métiers soignent davantage la représentation de leur image en faisant appel à des agences de communication spécialisées. Actuellement, ce sont les métiers les plus attractifs qui font des efforts dans ce sens. Facteurs liés à l emploi (des informations indépendantes) Conditions de travail Salaires Besoins en personnel dans ce métier Carrière Promotion Connaissance de la profession Etc Sur ce point, il faudrait rendre plus sûre l information nationale et locale sur l emploi : Ministère du Travail, ANPE, UNEDIC, secteurs professionnels Les qualités requises pour le métier (selon le métier) Proposer un stage court Les formations Facilitations à l entrée Niveau requis à l entrée Les adresses utiles Lycée, CFA, proximité Type de diplômes Image de l école 27

28 Outil de communication 10 LES FICHES METIERS Elles aident les jeunes à faire des choix concrets et précis et permettent ainsi de réduire le taux d abandons, dès l entrée. Rédigé par un professionnel de la communication 28

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37 RESUME 1 ère PARTIE L attractivité varie en fonction de nombreux facteurs. Indéniablement, il y a des métiers plus attractifs que d autres. Les jeunes au collège sont encore à l âge du rêve, mais les conditions d accès aux différents métiers sont là pour les ramener à la réalité. Les 2/3 des jeunes (moyens et faibles) issus du collège sont orientés directement par l Education Nationale dans un lycée professionnel, les autres devront rechercher par eux-mêmes un CFA. Dans ce cas, le rôle du métier est plus important. La proximité de l école joue un rôle important dans la décision du jeune. Un métier attractif met les élèves en position fortement concurrentielle (ceci crée des problèmes d affectation à l Académie qui ne sait comment exploiter les surplus d effectifs). Un métier qui n est pas attractif devra déployer beaucoup plus d efforts que les autres, sinon il risque de n avoir que des candidatures par défaut et de bas niveaux. Les métiers non attractifs font-ils assez d efforts pour présenter leurs métiers et organiser l accueil des jeunes sur tous les territoires? Un métier non attractif se verra condamné à accepter les jeunes contraints de faire un second choix. L analyse de la 2 ème attirance doit être effectuée avec réalisme. Les facteurs d attractivité : secteur professionnel ou métier Le difficile problème de la représentation des métiers et de l image qui est véhiculée. Seuls les métiers peuvent améliorer leur propre image. Ceux qui ont des difficultés de recrutement ont aussi des problèmes d anticipation et donc de management de leurs métiers. L attractivité construite : Ce sont les métiers les plus attractifs qui font le plus de promotion de leurs formations. Les métiers peu attractifs ont tendance à utiliser la publicité de masse et la protestation politique contre les pratiques actuelles de l orientation officielle. A ce jour, peu de moyens ont été mis en place pour améliorer ce dernier point Les fiches métier Les éditeurs d annuaires ne valorisent pas suffisamment les métiers et les développent d abord sous l angle technique. A ce niveau, il faudrait «introduire des talents» capables de remonter l image et la représentation de tous les métiers (voir la Fiche Cuisine). Les données liées à l emploi et à l entreprise Les jeunes qui entrent dans un métier ont une vision trop floue du placement après les diplômes : quels sont les postes occupés, dans quelles entreprises, avec quels salaires et quelles évolutions de carrière? Quels sont les risques de devenir chômeur? Il paraît nécessaire de mettre en place un système de référence plus explicite et qui relie la formation avec le marché du travail réel. Ces points devraient être présents dans la fiche du métier. Métiers attractifs et répartition par filières et par territoires. Les métiers de la vente (CAP BEP BAC PRO) sont naturellement attractifs, mais les jeunes ne viennent que dans des filières spécialisées : vêtements, multimédia ou dans la grande distribution En fait, la promotion de ces métiers est insuffisante dans les autres secteurs professionnels et au niveau des territoires. 37

38 2 e PARTIE LES ENQUETES 1. Enquête auprès de 100 collèges 2. Enquête auprès de 100 CIO 3. Enquête téléphonique auprès des familles 38

39 QUESTIONNAIRE QCM - Collèges A VOTRE AVIS, QUELS SONT LES METIERS, LES PLUS (ET LES MOINS) ATTRACTIFS POUR LES JEUNES DE VOTRE COLLEGE? A remplir par les enseignants ou les responsables pédagogiques. Questionnaire-enquête à compléter et à nous retourner rapidement à l aide de l enveloppe retour. Toutes les réponses seront traitées de façon totalement anonyme et les résultats de l étude vous seront adressés directement. En fonction de votre vision du choix des élèves, nous vous demandons de faire la cotation de 15 secteurs professionnels à l aide des signes : +, -,? (voir conseils au verso) (+) métiers attractifs () métiers pas attractifs (?) métiers méconnus SECTEURS PROFESSIONNELS Cotation SECTEURS PROFESSIONNELS Cotation AERONAUTIQUE ESPACE AGRICULTURE ALIMENTATION METIERS DE BOUCHE ARMEE POLICE METIERS D ART ASSURANCES AUDIOVISUEL AUTOMOBILE MAINTENANCE BATIMENT COIFFURE ESTHETIQUE COMMERCE DISTRIBUTION VENTE COMMUNICATION COMPTABILITE GESTION CULTUREL DROIT JURIDIQUE INDUSTRIE BOIS AMEUBLEMENT CHIMIE BIOLOGIE ELECTRICITE ELECTRONIQUE IMPRIMERIE INDUSTRIES GRAPHIQUES MECANIQUE PLASTIQUE METALLURGIE ENSEIGNEMENT EDUCATION ENVIRONNEMENT FONCTION PUBLIQUE HABILLEMENT MODE HOTELLERIE RESTAURATION INFORMATION JOURNALISME INFORMATIQUE LANGUES MAINTENANCE SAV MULTIMEDIA SANTE SCIENCES HUMAINES SECRETARIAT BUREAUTIQUE SECURITE PREVENTION SERVICES AUX PERSONNES SANITAIRE ET SOCIAL SPORT TELECOMMUNICATIONS TOURISME TRANSPORT LOGISTIQUE TRAVAUX PUBLICS Quels groupes d élèves vous ont servi de référence? Collège 4 e et 3 e G Qui a rempli le questionnaire? Principal, PA Professeur Collège en ZEP, en REP 4 e et 3 e T, I, SEGPA Conseiller d éducation Documentaliste (CDI) Toute l équipe d EPA vous remercie pour votre participation et vous donne rendez-vous début 2004! 15/11/03 Questionnaire à retourner sous 10 jours à l aide de l enveloppe jointe 39

40 2 e PARTIE 1 1 ère ENQUETE NATIONALE PAR QUESTIONNAIRES Auprès des collèges Etude de la filière générale Les entretiens réalisés au début de l étude ont illustré la difficulté à mesurer l attractivité générale des métiers pour les jeunes, si l on partait des acteurs ou de secteurs particuliers. Aussi avons-nous décidé de faire une enquête nationale auprès des collèges, à l aide d un questionnaire à compléter. La population scolaire du collège est représentative Chaque année, le collège oriente la totalité d une classe d âge. Seulement 5 % des élèves quittent le second degré avant la troisième, et environ 10 % à la fin des classes de ce niveau. La mission du collège est d orienter une classe d âge, c est-à-dire près de élèves, sans être limitée par les niveaux et les métiers. A la fin du collège, 60 % des jeunes seront orientés en LGT pour s engager vers des études longues et les 40 % restant entameront des études professionnelles en LP et CFA. Dans le chapitre suivant, nous présenterons les résultats d une deuxième enquête identique à celle-ci mais qui sera réalisée avec la participation des CIO. La méthode utilisée Un questionnaire-enquête regroupant 40 secteurs professionnels a été construit en partant des classifications utilisées par l Education Nationale. Les 500 métiers n apparaissent pas directement sur cette sélection, alors que les élèves de 3 ème peuvent avoir l impression de pouvoir y accéder. Qui a participé à cette enquête auprès des collèges : L hypothèse de faire une enquête directement auprès des jeunes a été écartée, essentiellement pour deux raisons : d une part, l approche directe des élèves semblait trop longue à réaliser et, d autre part, les jeunes, par manque de maturité, éprouvent des difficultés à faire une sélection parmi 40 groupes professionnels représentant plusieurs centaines de métiers. Il a donc été privilégié de faire appel au jugement des enseignants et à leur connaissance des jeunes du collège. Cinq questionnaires ont été envoyés à chacun des 100 collèges sélectionnés. Cotation demandée aux enseignants : 15 secteurs professionnels (+) 5 attractifs (-) 5 non attractifs (?) 5 Méconnus 40

41 La représentativité de l enquête : Une centaine de collèges choisis dans toute la France ont été informés par téléphone, puis un dossier leur a été adressé. Pour les remercier de leur participation, l envoi rapide des résultats de l enquête leur a été proposé. L échantillon analysé et les résultats Composition de l échantillon traité : 62 collèges, dont 27 % de collèges en ZEP. 205 questionnaires complétés (équivalent à plusieurs milliers d élèves). La cotation a été effectuée par : Principaux et PA (23%), Professeurs (65%) et le reste par les documentalistes, conseillers d éducation et parfois par le COP du collège. Traitement statistique : Cumul de données simples. Tri croisé : différenciation ZEP Tri croisé : tendances cotation Remarques Cette enquête reflète l opinion de milliers d adolescents. Tous les niveaux sociaux et de réussite scolaire sont représentés ici. Bien entendu, les résultats éclairent assez bien les tendances actuelles qui influencent la jeunesse : influence des médias et de la vie en société, impact des technologies nouvelles, intérêt pour tout ce qui concerne la personne (et son corps) et les objets prestigieux. Les statistiques qui suivent sont indicatives, d autant que l impact des métiers sur les jeunes varie selon les régions. Elle montre aussi qu au niveau national, le travail d information sur les métiers et leurs débouchés peut encore être amélioré. 41

42 Questionnaires collèges Toutes classes de 3 e SECTEURS PROFESSIONNELS ATTRACTIFS Classement des 20 premiers Nombre de réponses 0% 1% 2% 3% 4% 5% 6% 7% 8% 9% 10% 1er coiffure esthétique commerce distribution vente informatique sport automobile maintenance sanitaire et social électricité électronique armée police METIERS hôtellerie restauration santé habillement mode enseignement éducation comptabilité gestion secrétariat bureautique alimentation métiers de bouche mécanique plastique métallurgie multimédia information journalisme audiovisuel aéronautique espace LES METIERS ATTRACTIFS selon les professeurs du collège (3 e ) : Le groupe le plus attractif est celui des nouvelles technologies : informatique, multimédia, électronique, aéronautique. Cependant, les conditions d accès sont difficiles : niveau scolaire élevé, allié à un bon esprit de compétition. Viennent ensuite la coiffure-esthétique, le sanitaire et social, la santé. Les métiers de la beauté du corps, les soins et l aide aux personnes séduisent les filles. Les métiers du commerce-vente permettent le contact et une certaine souplesse de carrière ; des métiers pour les garçons et les filles, avec une préférence pour la mode, les multimédias Les garçons sont intéressés par des métiers modernes dans l électricité-électronique et l automobile. Les carrières dans le public ont une bonne image au niveau des débouchés : l Armée, la Police, la santé, l enseignement Par contre, les grands secteurs qui embauchent le plus : l hôtellerie-restauration, l alimentation ont une image faible. Le bâtiment, premier employeur de France, n apparaît pas parmi les vingts premiers secteurs attractifs. 42

43 Questionnaires collèges Toutes classes de 3 e SECTEURS PROFESSIONNELS NON ATTRACTIFS Classement des 18 premiers Nombre de réponses 0% 2% 4% 6% 8% 10% 12% 14% 16% 1er agriculture bâtiment travaux publics assurances bois ameublement alimentation métiers de bouche comptabilité gestion j METIERS armée police enseignement éducation maintenance SAV métiers d'art droit juridique mécanique plastique métallurgie fonction publique langues transport logistique services aux personnes hôtellerie restauration LES METIERS NON ATTRACTIFS selon les professeurs du collège (3 e ) : Les métiers manuels et de plein air repoussent plus d un tiers des jeunes (Agriculture + Bâtiment + Métiers manuels). Certains métiers du tertiaire, de part leur caractère rigoureux ou réglementaire, sont évités par une partie des jeunes (assurances, langues, compta-gestion, droit). L ambivalence de certains métiers Un métier peut être jugé positivement par les uns et refusé par les autres, c est le cas pour : L INDUSTRIE, LA MAINTENANCE, L ALIMENTATION, L HOTELLERIE RESTAURATION Ceci démontre l intérêt de persévérer dans le travail d information des jeunes. Les métiers d art, le transport, la logistique, les services aux personnes ont été jugés peu attractifs. 43

44 Questionnaires collèges Toutes classes de 3 e SECTEURS PROFESSIONNELS PEU CONNUS Classement des 16 premiers Nombre de réponses 0% 2% 4% 6% 8% 10% 12% culturel sciences humaines aéronautique espace environnement fonction publique imprimerie industries graphiques METIERS métiers d'art assurances maintenance SAV télécommunications transport logistique droit juridique communication audiovisuel chimie biologie langues LES METIERS MOINS CONNUS, selon les professeurs du collège (3 e ) : Des métiers valorisants, dont les débouchés sont cependant faibles, attirent la curiosité des jeunes : la culture, les sciences humaines, la communication, l aéronautique, l audiovisuel, la télécommunication, les métiers d art... Les assurances, la fonction publique, l environnement, qui correspondent à des marchés du travail effectifs, mériteraient sans doute une meilleure information. A noter que certains secteurs industriels pourraient améliorer leur information : l imprimerie, la chimie, la biologie, la plasturgie, la mécanique ainsi que la maintenance et le transportlogistique. Les grandes branches professionnelles semblent communiquer correctement avec les jeunes. 44

45 ATTRACTIVITE DES METIERS au collège NON ATTRACTIFS ATTRACTIFS BTP, agriculture Métiers manuels, de plein air NOUVELLES TECHNOLOGIES : Informatique, Multimédia, (Electronique), Aéronautique Coiffure - Esthétique Sanitaire Social (Santé) Automobile Electricité (électronique) FONCTION PUBLIQUE Armée Police Santé - Enseignement Commerce - Vente Sport Assurances Droit - Compta Secrétariat Compta Hôtellerie Restauration Audiovisuel Communication Mode Habillement Alimentation Industrie (hors électricité) LES METIERS PROPRES AUX COLLEGIENS DE NIVEAU MOYEN ET PLUS Nouvelles technologies : informatique, multimédia, aéronautique Nouveaux modes de vie : sport, audiovisuel, communication, mode, habillement avec poursuite des études, rêve 45

46 2 e PARTIE 2 2 e ENQUETE NATIONALE PAR QUESTIONNAIRES Auprès des CIO Etude de la filière professionnelle A la fin du collège, 30 à 50 % des jeunes vont trouver une possibilité dans un LP ou un CFA. La question s est posée de connaître les motivations de ces jeunes (niveaux moyens et faibles) pour les métiers proposés par l enseignement professionnel. D après les différents principaux et professeurs rencontrés, ce sont les directeurs de CIO et les COP qui ont la meilleure connaissance des profils de jeunes destinés à l enseignement professionnel. Un deuxième questionnaire-enquête proposant une centaine de métiers correspondant aux diplômes les plus fréquents de l enseignement professionnel a donc été réalisé pour le CIO. La méthode utilisée : La mise en place du questionnaire a été effectuée avec la même méthode que pour les collèges, auprès d une centaine de CIO sélectionnés. Nouveau questionnaire : environ 100 métiers sélectionnés répartis en 20 secteurs. Cotation de 36 cases 12 métiers attractifs 12 métiers peu attractifs 12 métiers méconnus L échantillon analysé et les résultats : Composition de l échantillon traité : 61 CIO 132 questionnaires complétés 20 % directeurs de CIO 80 % COP Les résultats statistiques de cette deuxième enquête montrent une convergence plus nette des choix avec les métiers réels. 46

47 QUESTIONNAIRE A COMPLETER QCM - CIO A VOTRE AVIS, QUELS SONT LES METIERS DE L ENSEIGNEMENT PROFESSIONNEL, les plus (et les moins) attractifs pour les jeunes des collèges? Merci de remplir ce questionnaire en fonction de votre vision du choix des élèves vous devez coter 12 métiers attractifs (+), 12 métiers moins attractifs (), 12 métiers méconnus (?) COTATION DES SECTEURS ET DES METIERS : CAP + BEP +? +? +? Attractivité Attractivité Attractivité BATIMENT ET TP NETTOYAGE - ENVIRONNEMENT ALIMENTATION - Carrelage - Maintenance et hygiène des locaux - Boucher - Maçon - Gestion des déchets urbains - Charcutier traiteur - Peintre - Entretien, pressing - Boulanger - Sols et moquettes - Bioservices - Pâtissier - Plâtrerie - Chocolatier confiseur - Plombier HOTELLERIE - RESTAURATION - Poissonnier - Chauffagiste - Cuisinier - Vente de produits alimentaires - Couvreur - Service restaurant - Charpentier - Barman, sommelier TRAVAIL METAUX ET AUTRES MATIERES - Electricien - Service en café, brasserie - Bijoutier / Joaillier - Menuisier - Entretien hôtel - Horloger - Construction aluminium, verre - Gouvernante, accueil - Céramiste - Serrurier, métallier - Fabricant d objets en plastique - Conduite engins TP TRANSPORT - LOGISTIQUE - Conduite de poids lourds COMMERCE - VENTE BOIS - AMEUBLEMENT - Magasinage, distribution - Fleuriste - Ebeniste - Livreur - Lunetterie - Menuisier - Vente / action commerciale - Tapissier d ameublement SECURITE SERVICES COLLECTIVITE - Agent de sécurité SOCIAL SANTE AUTOMOBILE - MECANIQUE - Gardien d immeuble SERVICES AUX PERSONNES - Maintenance automobile (VL) - Préparateur en pharmacie - Maintenance véhicules industriels INDUSTRIE - Prothésiste dentaire - Maintenance vélos - Exploitation d installations - Petite enfance - Mécanique matériels agricoles - Conduite de machines automatiques - Aide soignante - Mécanique engins TP et paysagiste - Electrotechnique - Electronique - Carrosserie réparation - Matières plastiques COIFFURE - ESTTHETIQUE - Peintre en carrosserie - Chimie - Coiffeuse - Constructions métalliques - Esthéticienne TEXTILE - HABILLEMENT - Génie climatique - Brodeuse - Mécanique de précision METIERS D ART - Tailleur, couturière - Cordonnier MAINTENANCE - SAV AUTRES METIERS - Maroquinier - Maintenance industrielle - - Maintenance électroménager - IMPRIMERIE - PHOTO - - Imprimeur, sérigraphe SECRETARIAT - COMPTABILITE - - Graphiste décorateur - Métiers du secrétariat - - Relieur - Métiers de la comptabilité - - Métiers de la bureautique Quels groupes d élèves vous ont servi de référence? Collège 3 e G Collège en ZEP 4 e et 3 e T, I, SEGPA Qui a rempli le questionnaire? Directeur de CIO Conseiller d orientation psychologue (COP) 30/11/03 Questionnaire à retourner sous 10 jours à l aide de l enveloppe jointe

48 Questionnaires CIO 100 métiers ENSEIGNEMENT PROFESSIONNEL Les secteurs attractifs Nombre de réponses 0% 2% 4% 6% 8% 10% 12% 14% 16% 18% AUTOMOBILE MECANIQUE COIFFURE ESTHETIQUE SOCIAL SANTE SERVICES AUX PERSONNES BATIM ELECTRICITE ENT ET TP COMMERCE VENTE SECTEURS PROFESSIONNELS HOTELLERIE RESTAURATION INDUSTRIE SECRETARIAT COM PTABILITE IMPRIM ERIE PHOTO TRANSPORT LOGISTIQUE ALIM ENTATION BOIS ET AMEUBLEMENT MAINTENANCE SAV METIERS D'ART SECURITE SERVICES COLLECTIVITE NETTOYAGE ENVIRONNEMENT TEXTILE HABILLEMENT TRAVAIL METAUX ET AUTRES M ATIERES Les principales filières professionnelles sont identifiées par les COP 6 METIERS «VEDETTE» - Maintenance automobile - Vente action commerciale - Esthétique - Coiffure - Petite enfance - Electrotechnique, électronique Classement des 18 métiers attractifs suivants : 1) Graphiste décorateur 2) Cuisinier 3) Conduite de poids lourds 4) Electricien 5) Ebéniste 6) Préparateur en pharmacie 7) Carrosserie réparation 8) Menuisier 9) Aide-soignante 10) Conduite engin TP 11) Maintenance 2 roues 12) Métiers du secrétariat 13) Pâtissier 14) Service restaurant 15) Métiers de la bureautique 16) Agent de sécurité 17) Fleuriste 18) Métiers de la comptabilité 48

49 Questionnaires CIO 100 métiers ENSEIGNEMENT PROFESSIONNEL Les secteurs non attractifs Nom bre de réponses SEC TEURS PROFESSIONNELS BATIM ENT ET TP NETTOYAGE ENVIRONNEM ENT ALIM ENTATION INDUSTRIE TEXTILE HABILLEM ENT HOTELLERIE RESTAURATION AUTOM OBILE M ECANIQUE M AINTENANCE SAV TRANSPORT LOGISTIQUE 0% 5% 10% 15% 20% 25% 30% 35% 40% TRAVAIL M ETAUX ET AUTRES M ATIERES SECRETARIAT COM PTABILITE SECURITE SERVICES COLLECTIVITE SOCIAL SANTE SERVICES AUX PERSONNES IM PRIM ERIE PHOTO BOIS ET AM EUBLEM ENT COM M ERCE VENTE COIFFURE ESTHETIQUE M ETIERS D'ART Les grands secteurs : BTP, alimentation, industrie, hôtellerie-restauration ne plaisent pas à tous les jeunes 6 METIERS QUI REPOUSSENT : - Maçon - BTP - Boucher - Gestion des déchets urbains - Maintenance et hygiène des locaux - Poissonnier - Bioservices Classement des 18 métiers non attractifs suivants : 1) Entretien pressing 2) Couvreur 3) Entretien hôtel 4) Serrurier, métallier 5) Carrelage 6) Plâtrerie 7) Constructions métalliques 8) Charcutier traiteur 9) Tailleur couturière 10) Cordonnier 11) Peintre 12) Brodeuse 13) Construction, aluminium, verre 14) Mécanique matériels agricoles 15) Conduite de machines automatiques 16) Charpentier 17) Exploitation d installations 18) Matières plastiques 49

50 Questionnaires CIO Toutes classes de 3 e ENSEIGNEMENT PROFESSIONNEL Les secteurs méconnus 0% 2% 4% 6% 8% 10% 12% 14% 16% INDUSTRIE TRAVAIL METAUX ET AUTRES MATIERES IMPRIMERIE PHOTO BATIMENT ET TP TEXTILE HABILLEMENT AUTOMOBILE MECANIQUE NETTOYAGE ENVIRONNEMENT BOIS ET AMEUBLEMENT HOTELLERIE RESTAURATION TRANSPORT LOGISTIQUE SECURITE SERVICES COLLECTIVITE COMMERCE VENTE MAINTENANCE SAV ALIMENTATION SOCIAL SANTE SERVICES AUX PERSONNES METIERS D ART SECRETARIAT COMPTABILITE Même les grands secteurs ne font pas une information complète auprès des jeunes 6 METIERS MOINS CONNUS : - Céramiste - Construction aluminium, verre - Maroquinier - Relieur - Fabriquant d objets en plastique - Tapissier d ameublement Classement des 18 métiers peu connus suivants : 1) Imprimeur sérigraphe 2) Brodeuse 3) Matières plastiques 4) Exploitation d installations 5) Gestion des déchets urbains 6) Magasinage distribution 7) Lunetterie 8) Gouvernante accueil 9) Graphiste décorateur 10) Bioservices 11) Mécanique de précision 12) Horloger 13) Gardien d immeuble 14) Conduite de machines automatiques 15) Chimie 16) Génie climatique 17) Constructions métalliques 18) Entretien pressing Un métier peu connu peut être traité comme un métier non attractif. 50

51 ENSEIGNEMENT PROFESSIONNEL Estimation de l attractivité des métiers par les COP NON ATTRACTIFS ATTRACTIFS Automobile - Electricité Garçons Coiffure - Esthétique Filles Social Services aux personnes BTP (gros-œuvre) BTP (technique) Multiplier par 3 Commerce Vente Hôtellerie Restauration Contacts humains Industrie Secrétariat Compta Imprimerie Photo Transports Alimentation Multiplier par 2 Maintenance SAV Métiers d art Sécurité Nettoyage Multiplier par 2 Commentaires A partir de l expérience des spécialistes des CIO, nous retrouvons l intérêt des jeunes pour l automobile, la coiffure-esthétique et le social (pour les filles) ainsi que pour les métiers à contacts humains : commerce-vente, hôtellerie-restauration. Le BTP intéresse les jeunes garçons qui désirent devenir électricien, plombier ou chauffagiste. Il n en est pas de même des métiers du gros-œuvre qui battent le record de la non attractivité. Les jeunes, en première réaction, se détournent des métiers manuels qui s opèrent dans des conditions difficiles : alimentation, nettoyage. Certaines branches auraient donc avantage à mieux connaître le processus du 2 ème choix. 51

52 2 e PARTIE 3 L ENQUETE TELEPHONIQUE Auprès des jeunes et de leurs familles L axe du lycée professionnel Avant-propos Lors de l élaboration du projet de cette étude, nous avons réservé une partie importante à la connaissance directe du point de vue des familles concernées par l enseignement professionnel. C est à ce niveau que le rôle des établissements scolaires, celui des métiers, ainsi que celui de l orientation va être approfondi avec des familles qui avaient déjà l expérience de l orientation d au moins un enfant. Le contexte Lorsqu on s entretient de ces questions avec les parents d élèves (ou avec l un des enfants), ils parlent tout de suite de «leur cas» : Mon fils a 17 ans et il a choisi l électrotechnique. Ma fille de 18 ans veut obtenir des diplômes élevés, car elle souhaite travailler dans une DRH. Le commerce, c est bien, mais il est préférable d aller jusqu au BAC PRO. La COP a conseillé l apprentissage à notre fils mais il pense que le métier proposé (cuisinier) est trop difficile. Pour réaliser ces 300 entretiens, nous avons téléphoné aux familles, le soir (de 17 h à 21 h) et le samedi dans la journée. Cette enquête a été conduite avec un questionnaire semi structuré : la partie quantitative des QCM a été traitée avec un logiciel spécialisé : les compléments, soit six questions ouvertes, ont été exploités avec les techniques de l analyse de contenu. Dans les pages suivantes, nous vous présentons le résultat de ce travail qui a été principalement réalisé avec des familles de province (70 %). 52

53 ENTRETIENS TELEPHONIQUES AVEC LES FAMILLES La méthode utilisée OBJECTIF : Réaliser 300 entretiens semi directifs avec des parents et des enfants. Mettre en place une méthode d analyse de ces entretiens qui apporte : des chiffres significatifs pour les thèmes proposés, des renseignements sur le vécu des familles ayant un ou plusieurs enfants. OUTILS : Création d un questionnaire avec une partie QCM. Formation des interviewers à l écoute active et à la cotation. Technique de début d entretien pour obtenir rapidement la coopération à l enquête (les familles acceptent 1 fois sur 3). LE CIBLAGE : Liste achetée au bureau d études CLARITAS noms de familles ayant un ou plusieurs enfants âgés de 15 à 19 ans : Ile de France : Province : CRITERES PCS dans le second degré, selon MEN-DPD A B C D 19.2 % 15.3 % 28 % 36 % Cadres > BAC + 3 professions libérales Enseignants Professions intermédiaires Niveaux III et IV Employés Commerçants Artisans Agriculteurs Dans la sélection utilisée, le Groupe A a été réduit au minimum. Ouvriers et sans activité les entretiens ont été effectués avec les parents ou avec les enfants. LE CALENDRIER : Cette série d interviews a été réalisée entre décembre 2003 et mars

54 ETUDE TELEPHONIQUE 1. Le dépouillement de l enquête Le traitement des QCM (jeunes et parents) Le dépouillement des questions à choix fermé a été effectué avec un logiciel spécialisé. Certains groupes de réponses ont été croisés avec les catégories CSP (socio-professionnelles) en fonction des deux sexes. Dans le chapitre suivant, nous vous présentons le résumé des entretiens sous forme de réponse à 6 questions ouvertes. Description de l échantillon : Les 300 questionnaires réalisés concernent des jeunes qui ont déjà choisi leur futur métier ou qui travaillent sur le projet d un choix professionnel : Ile de France 30 % Garçons 52.1 % Province 70 % Filles 47.9 % Projets des jeunes : 20 % apprentissage, 40% lycées professionnel et technologique, 38.5 % lycée général. Les catégories CSP de l échantillon réel A B C D Faible 16.7 % 46.3 % 27.8 % Cadres supérieurs Professions libérales Enseignants Professions intermédiaires Niveaux III et IV CSP Catégorie socio-professionnelle Employés Commerçants Artisans Agriculteurs Ouvriers et sans activité La catégorie A a été limitée dans la liste destinée à contacter les familles, ceci afin de s intéresser en priorité à la filière professionnelle. Par ailleurs, le Groupe D qui écrit peu, et dont le pouvoir d achat est plus faible, est moins connu des sociétés d étude en marketing et, de ce fait, sa place dans cette enquête se trouve minorée. A noter que 87 % des familles interrogées vivaient maritalement. Les résultats de cette enquête s appliquent davantage aux familles plus proches des lycées professionnelles que de l apprentissage. 54

55 L origine socio-professionnelle des jeunes attirés par l enseignement professionnel Lors de la première enquête par questionnaire, effectuée auprès des collèges et des CIO, nous avons recueilli les attentes indirectes des adolescents du collège. L étude téléphonique que nous présentons ici correspond à des jeunes qui sont au lycée ou en CFA et qui ont déjà choisi un métier. Cette population est différente : plus âgée, avec une expérience de la formation professionnelle. Ainsi, les métiers de l industrie qui concernent les garçons intéressent plus la catégorie C et D. METIERS DE L INDUSTRIE METIERS TECHNIQUES CSP A B C D Ecart relatif - 60 % - 24 % + 23 % + 18 % Ce sont les jeunes issus des milieux employés, artisans et ouvriers qui sont les plus intéressés par les métiers techniques. A l opposé, les jeunes des catégories A et B seront plus réceptifs à des métiers à statut plus élevé : enseignement, commerce, communication, métiers nouveaux et «à la mode». Pour les métiers de la santé et du social qui intéressent les filles, nous retrouverons une forte tendance (C + D), comme pour les métiers techniques. Les métiers et l attirance selon le sexe Malgré les efforts déployés par les métiers et les écoles pour développer la parité, certains métiers ont une forte sélectivité : masculine ou féminine. FILLES MIXITE GARÇONS Coiffure / Esthétique Enseignement / Education Social / Santé Services aux personnes Secrétariat GRH, Sciences humaines, Communication Biologie Tourisme-Hôtellerie Habillement / Mode Information Journalisme Alimentation Commerce / Vente Informatique Nettoyage Métiers d art Compta / Gestion Restauration Automobile Electricité / Electronique Industrie BTP Transport / Logistique Sécurité Armée 55

56 Ce qui a attiré les jeunes dans le métier choisi A partir d entretiens ouverts orientés sur les raisons du choix professionnel de chaque jeune, nous avons pu établir un schéma des facteurs d attractivité les plus fréquents dans le discours des familles. Fréquence des thèmes abordés MANIERE DE VIVRE : 22.6 % Aider les autres LES CONTACTS HUMAINS Bouger Communiquer Besoin de liberté LE METIER et sa représentation : 41.3 % CONFIANCE VALORISATION Image des gens du métier IMAGE POSITIVE DU METIER METIER D AVENIR Sérieux / Stabilité Motivation LA QUALITE DU JOB : 15.4 % LE MANAGEMENT : 20.8 % DEBOUCHES EMPLOI Travail en équipe Conditions de travail Salaires Qualité de vie Relations dans le travail Ce point est négligé actuellement La représentation du métier, qui reste un concept flou à la fois dans l esprit des jeunes, mais également chez ceux qui défendent les métiers, joue, cependant, un rôle important (41.3 % des thèmes analysés) au niveau de l ATTRACTIVITE DES METIERS. Cette représentation pourrait être clarifiée par des informations solides sur l emploi. 56

57 Les attentes des jeunes des différentes catégories sociales Voici quelques réflexions issues de l analyse de l enquête téléphonique. L étude de l attractivité des métiers ne doit pas faire oublier la prise en compte de la «réceptivité des jeunes». Bien entendu, nos remarques ne peuvent être généralisées, car un échantillon de 300 entretiens est insuffisant pour établir des bases universelles. Réceptivité et catégories socio-professionnelles (CSP) (Voir tableau CSP, pages précédentes) La catégorie A Recherche des métiers valorisants pour être reconnu par ses proches et exercer un métier à statut élevé, comme les membres de sa famille. Les jeunes de cette catégorie désirent un métier sérieux (contrat de travail) dans lequel ils se sentent sécurisés pour l avenir. La catégorie B Elle est plus rationnelle, plus réfléchie. Les jeunes de cette catégorie désirent un métier d avenir pour s insérer dans la modernité. Ils souhaitent un métier stable, dans une entreprise de prestige. La qualité des relations dans le travail est aussi recherchée. La catégorie C Les jeunes de la catégorie C demandent un métier concret, qui soit à la fois motivant et qui offre une bonne qualité de vie. Ils aiment communiquer et bouger. D entrée, les jeunes du groupe C vont s intéresser aux débouchés, à l emploi et aux salaires. La catégorie D Ces jeunes font passer le présent avant le futur. Ils sont moins sensibles à l influence d une image générale du métier. Ils veulent une vie professionnelle bien organisée avec de bonnes conditions de travail: salaire, travail en équipe, contacts humains et possibilité de bouger ou d avoir de la souplesse dans leur vie. GARÇONS ET FILLES : Les garçons préfèrent bouger, travailler en équipe et s intéresser à l image des gens du métier. Les filles recherchent les contacts humains, sont disposées à aider les autres et elles aiment communiquer. La création d entreprise n est pas souvent abordée par les jeunes et leurs familles de ce niveau. 57

58 QU EST-CE QUI FACILITE LE CHOIX D UN METIER (Jeunes et parents) Thèmes Catégories CSP Fréquence en % CSP B CSP C CSP D Compréhension du système 10.5 Efforts, poussés par les parents Efforts importants Ces jeunes travaillent sans visibilité générale. Passivité. Orientation, Conseil 10.5 Se laissent guider par les conseillers du CIO Utilisation passive des services du CIO Utilisation passive des services du CIO Parents et entourage 24 C est un aspect de la recherche Un certain désir d indépendance pour rechercher un métier Les jeunes ont une certaine dépendance vis-à-vis de la famille Documentation ONISEP 12.5 La recherche de documentation est peu active Fait des efforts pour se documenter La documentation et tout ce qui est écrit doit arriver sans effort Forums, salons, portes ouvertes, documentations des écoles, présentation des métiers par le collège. 6 Actif Peu actif Fait ce qui est obligatoire STAGES 18 Pas essentiel Utilisation normale Un moyen utile pour faire un choix Etudes courtes, plus de pratique 7.5 Intérêt pour devenir autonome Attend des solutions directives Possibilité de poursuite des études 11 Fait partie des motivations principales Assez motivant Peu motivant GARÇONS ET FILLES Les filles entretiennent une relation plus étroite avec la famille et font plus d efforts que les garçons pour s informer. Les garçons peuvent avoir un comportement d évitement à la recherche d un métier, en particulier pour le groupe D qui attend une prise en charge extérieure

59 ETUDE TELEPHONIQUE 2. Questions ouvertes et échanges spontanés Analyse de contenu (jeunes et parents) A l occasion de cette enquête, les interviewers ont reçu un bon accueil de la part des familles et de nombreux échanges ont eu lieu. A côté des questions de type QCM que nous venons d analyser, nous avons approfondi l information obtenue à partir de questions ouvertes avec les techniques de l analyse de contenu. Nous allons regrouper ces contenus à partir de 6 questions principales : Q1. Que pensez-vous de la formation que reçoivent les jeunes au lycée professionnel? Ce sont les familles du groupe C, principales utilisatrices de ces formations, qui nous ont donné des informations construites et bien renseignées. Ceux qui sont concernés par le lycée professionnel en disent du bien : Le lycée professionnel apporte une formation utile et de bons résultats d ensemble. L encadrement et les professeurs sont appréciés, d autant qu ils proviennent assez souvent de l entreprise. Attention au choix du métier!... sinon ce sont des années gâchées pour les jeunes. Les stages en entreprise sont recommandés, car ils permettent de savoir rapidement si le jeune a fait le bon choix. Même en testant le métier en première année, les risques d abandons restent importants. Les bons élèves peuvent aller en lycée général et technologique. Il existe des passerelles pour cela. Dans tous les cas, la poursuite des études par le BAC PRO et le BTS est mieux assurée qu avec l apprentissage. Les CSP les plus élevées (soit A et B) souhaiteraient que le BAC PRO permette de faire de longues études supérieures longues. Q2. Que pensez-vous de la formation en apprentissage? Image positive : c est scolairement moins difficile. L apprentissage convient mieux à ceux qui s intéressent aux métiers manuels. Cela permet de participer rapidement au monde du travail. La meilleure façon d apprendre c est dans l entreprise. C est une bonne solution pour quitter rapidement la voie scolaire. C est le moyen le plus sûr de trouver un emploi et d avoir, par la suite, des responsabilités. Cependant, il faut être sûr de son choix. Certains pensent que c est mieux que le lycée professionnel, car il y a l expérience en plus. Les entreprises ouvrent leurs portes aux anciens apprentis (EMPLOI). D autres reproduisent le schéma parental. 59

60 Les aspects réfutables : Trouver un patron pour faire son apprentissage est parfois très difficile. Pour certains parents, l apprentissage est synonyme de dernière chance lorsque aucune orientation n est proposée en lycée professionnel. Les apprentis sont coupés des études. Ils ont moins d heures de cours. Les médias parlent peu de l apprentissage et n en donnent pas une image positive auprès des jeunes. Q3. Comment voyez-vous la réussite de vos enfants? Les parents, comme les jeunes, veulent avant tout choisir un métier qu ils aiment, où l on se sent bien et qui propose une bonne évolution de carrière. En deuxième position, le désir de gagner de l argent s associe à celui de réussite. Devenir chef d entreprise en créant sa propre société est le moyen le plus cité pour arriver à une position sociale et financière élevée. Certains recherchent la sécurité et l indépendance et, pour cela, désirent obtenir rapidement un emploi. Quitter sa famille et s installer pour former un couple est un thème de réussite au quotidien qui est assez fréquent chez les jeunes de l enseignement professionnel. Obtenir des diplômes, choisir un secteur qui a de l avenir, travailler dans une entreprise prestigieuse et faire un métier passionnant sont les attentes fréquentes chez les parents de la classe moyenne. D autres en parlent avec les mots de la sagesse : aimer son métier, s épanouir, avoir confiance en soi et dans l entreprise car chacun sait qu il n est pas agréable d aller au travail tous les jours avec déplaisir. Les thèmes ludiques dans le projet de réussite peuvent se résumer en 3 tendances qui ont une certaine permanence : Faire ce que je veux (liberté). Bouger en visitant des pays. Devenir un créateur en ayant un talent reconnu ou en devenant un inventeur qui étonnera les entreprises. Q4. Le choix du métier a-t-il été influencé par les parents et l entourage? OUI = 26 % NON = 74 % Les jeunes se disent très indépendants et les parents n interviennent que lorsque le projet débouche sur une issue qu ils ne partagent pas. Cependant, ce sont les parents qui ont le plus d influence auprès des jeunes, suivis des professeurs et des proches de la famille. A noter le rôle des professeurs des lycées professionnels et des CFA qui recherchent des jeunes pour leurs établissements. Ils peuvent jouer un rôle déterminant lors des premiers contacts. 60

61 Q5. Quel est le comportement des parents au moment de l orientation des jeunes? Parents non directifs = 79 % Parents directifs = 21 % Les parents «se voient» laisser leurs enfants faire le métier de leur choix mais, dans les faits, ils se mettent en position «d observateur neutre» et restent curieux des recherches de leurs enfants. Derrière leur rôle de conseiller non directif, ils n hésiteront pas à intervenir aux premières divergences sur les choix clés : LGT, LP ou CFA Choix du secteur professionnel Choix du métier Choix de l évolution de carrière (courte ou longue) Ainsi que pour le choix de certaines contraintes incontournables : BAC PRO, apprentissage, poursuite des études, choix de l établissement scolaire Q6. Dans certains cas, les métiers peuvent avoir un côté difficile Parmi la liste proposée, merci de nous indiquer les points qui vous «freineraient» le plus. (Enumérer liste par liste - 2 choix par colonne, classés par ordre de fréquence) Travail pénible Travail salissant Bruits, odeurs Froid, courant d air Chaleur Travail en atelier Travail sur un chantier Travail répétitif Vitesse Mauvaise ambiance Espace de vie étroit ou mal agencé Chef autoritaire Travail solitaire Horaires décalés Flexibilité Longueur des journées Travail de nuit Travail le samedi Activités saisonnières Ces points ont été extraits d une liste proposée par l ANACT et qui sont connus pour rendre plus difficiles les recrutements. Les métiers qui accumulent ces points seront jugés non attractifs ou présenteront un défaut d image auprès des jeunes. Colonne 1 - C est le travail pénible dans le froid, les courants d air, le bruit et les odeurs qui repoussent le plus les jeunes. C est ainsi que travailler sur un chantier (voire un atelier) risque de repousser un grand nombre de ceux-ci. Colonne 2 - La mauvaise ambiance dans le travail, avec un management autoritaire, est encore plus mal vécue que le travail répétitif et pressé. Colonne 3 - La précarité et le changement d habitudes sont mal vécus par les jeunes : le travail de nuit, les activités saisonnières, la flexibilité, les horaires décalés sont autant de facteurs qui vont faire baisser l image d un métier. Les jeunes attachent de l importance à la régularité de l emploi. En conclusion, il devient de plus en plus difficile de faire venir les jeunes qui sont, en fait, sédentarisés dans leur famille et au collège dans des métiers qui présentent des aspects difficiles. Dans ce cas, la mise en scène des vrais avantages du métier s impose. 61

62 CONCLUSION de l enquête téléphonique Plus centrés sur la population en relation avec les lycées professionnels, les entretiens ont eu le mérite de démontrer que les jeunes et leurs parents, lorsqu ils se trouvaient dans les catégories sociales CSP : B, C et D +, étaient plutôt satisfaits de l enseignement professionnel. L apprentissage, en dehors des familles d artisans, est considéré comme une filière efficace mais plutôt axée sur les métiers manuels. Cette solution est aussi envisagée lorsqu il n y a pas de possibilité d affectation dans un lycée professionnel. La carte des métiers correspondant aux lycées professionnels montre une offre de formation et une organisation pédagogique proches de l organisation des lycées LGT : métiers du tertiaire, de l industrie, du sanitaire et social et préparation à des BEP mis en place avec les grandes filières dans le cadre de la scolarité à temps plein. Au cours de cette enquête téléphonique, c est la population qui est la plus concernée par l apprentissage (CSP : C et D) qui a rencontré les plus grandes difficultés à s exprimer. Les efforts d information et d aide à l orientation ouverte de ces populations par les enseignants demanderaient sans doute d être renforcés. Reste les jeunes de 16 ans, en fin de scolarité obligatoire (et leurs familles) qui mériteraient un accompagnement adapté et davantage tournée vers une insertion efficace en entreprise. D ailleurs, concernant les métiers qui ont une image positive auprès de l ensemble des jeunes, il faut noter le rôle attractif de la sédentarité et de la vie régulière pour les jeunes. Aujourd hui, ce qui éloigne le plus les jeunes de certains métiers c est un travail pénible dans des lieux inconfortables, des horaires irréguliers et une mauvaise ambiance dans le travail, sous la férule d un chef autoritaire. L apprentissage est concerné par les métiers de type Artisanat : cette vision des métiers ayant des difficultés à recruter est-elle fondée? Ou bien s agit-il seulement de rumeurs répandues et amplifiées dans le milieu scolaire? Les enseignants jouent un rôle fondamental dans le choix du métier. Pourtant, il faudrait une autre source d information extérieure au collège pour compléter le dispositif actuel d information et d orientation au collège. Notre enquête téléphonique confirme que l offre de formation des lycées professionnels auprès des populations d employés et d ouvriers apporte une réponse globalement appréciée. Cependant, il reste à améliorer la proposition CAP / Apprentissage qui reste une voie utile pour certains mais qui, à première vue, n est pas assez attractive. La catégorie de jeunes ayant une 1 ère qualification en 2 ans, avec le CAP, est toujours recherchée par les métiers manuels de l artisanat qui offrent des débouchés importants. 62

63 3 e PARTIE LES DIFFERENCIATIONS Lycées professionnels, Apprentissage Secteurs professionnels 63

64 3 e PARTIE 1 LES LYCEES PROFESSIONNELS (LP) Orientation et attractivité des métiers Ces établissements du second cycle font partie des filières normales d orientation de l Education Nationale. C est le principal du collège, aidé par les professeurs principaux et les COP, qui propose les vœux d orientation des jeunes à l Académie. Les affectations se font en fonction des disponibilités locales. Chaque collège est incité à développer des actions d information efficaces auprès des élèves et à préparer l orientation, en concertation avec les jeunes et leurs familles. C est ainsi que chaque année (sur les d une classe d âge) élèves du collège passeront au lycée professionnel, ce qui représente les deux tiers du flux d entrée dans la formation professionnelle. L entrée en lycée professionnel C est principalement au moyen des documentations de l ONISEP et de l information organisée au collège que les jeunes vont prendre contact avec les métiers. Par la suite, ils auront l occasion de participer à des forums, des salons et des visites de lycées professionnels. Au moment de leur choix, ils seront influencés par la famille, les autres élèves et les échanges avec les enseignants. Cependant, les élèves doivent remplir certaines conditions pour faire aboutir leurs choix : le livret scolaire (qui sera examiné par le LP), la distance entre le domicile et le LP, la réalité des places disponibles dans les différents lycées professionnels. Entre attractivité des métiers et mécanismes d orientation, quels facteurs vont l emporter? Pour les élèves qui répondent aux conditions d admission, c est le choix du métier qui sera déterminant et qui permettra de réaliser des orientations positives, pour les autres, ce sera l acceptation des affectations proposées par l Académie qui l emportera le plus souvent, même si elles ne correspondent pas aux motivations de l élève. Cette pratique est différente de «l orientation ouverte» en apprentissage qui demande un choix plus réfléchi de la part des jeunes et des parents, ce qui peut expliquer le taux élevé d abandons constaté dans la filière BEP en lycée professionnel. Dans les pages suivantes, nous présentons les différents groupes de spécialités qui caractérisent les lycées professionnels avant de faire quelques observations sur l attractivité des métiers vue par les responsables d établissement. Orientation positive : le jeune est inscrit dans un LP (ou CFA) de son choix et dans une formation qui correspond à ses vœux professionnels. Par contre, «l orientation par défaut» est une solution inverse (dans ce cas c est l école et / ou le métier qui déplaisent). 64

65 LES FORMATIONS AU LYCEE PROFESSIONNEL France Niveau V (CAP, BEP et BAC PRO) Groupe de spécialités de la production Effectifs sur 2 ans CAP / BEP Taux % BAC PRO Alimentation, Cuisine Industrie dont électricité-électronique... (63.068) 29.7 BTP Maintenance Automobile + carrosserie Divers Total production % de filles Groupe de spécialités des services CAP / BEP Taux % BAC PRO TERTIAIRE Commerce - Vente Compta - gestion Secrétariat - Bureautique Transport - Logistique Sanitaire et social - Santé Hôtellerie tourisme Coiffure - Esthétique Nettoyage Divers Total Services % de filles Ensemble des spécialités sur 2 ans 65

66 Les choix des spécialités des lycées professionnels Pour l essentiel des formations attractives A travers l orientation officielle, les lycées professionnels représentent la part principale de l enseignement technique (les deux tiers). Les spécialités proposées par les lycées leur sont propres et diffèrent de l offre de formation par l apprentissage. Tertiaire, sanitaire et social : majorité de filles. Industrie : majorité de garçons. De façon minoritaire, certaines branches professionnelles qui sont attachées à la formation scolaire classique : maintenance automobile, hôtellerie-restauration, BTP permettent de préparer, après le BEP, le BAC PRO et le BTS. Les lycées professionnels ne sont pas assez présents dans certaines branches. Pour l essentiel, ces formations sont suffisamment attractives pour permettre aux LP d obtenir un nombre de candidatures supérieur au nombre de places disponibles. Une offre attractive : TERTIAIRE INDUSTRIE SANITAIRE et SOCIAL BEP BAC PRO SCOLARITE A TEMPS PLEIN 2 ensembles majeurs 7 secteurs professionnels secondaires TERTIAIRE Commerce Secrétariat Compta INDUSTRIE Electricité Mécanique Transport-logistique Sanitaire et social Hôtellerie-restauration Divers Maintenance automobile Alimentation BTP Nettoyage L offre tertiaire paraît trop importante : elle est présente dans un lycée sur trois et les métiers en recherche de personnels sont sous-représentés. L offre des secteurs en tension n est pas assez présente aux niveau de l information pour être perçue par l ensemble des jeunes du collège. 66

67 Le flux d entrée dans les lycées professionnels L influence de l offre locale de formation C est l orientation officielle qui permet à chaque LP de recevoir un nombre de candidats suffisant pour former ses classes. Le collège prépare les jeunes à proposer des vœux d orientation, jusqu à 4 vœux, et à présenter par écrit leur demande, avec accord de leur famille. Les lycées professionnels publics choisis par les jeunes sont ainsi en mesure d examiner chaque candidature en s appuyant en particulier sur le livret scolaire. Ainsi, les meilleurs élèves rencontreront peu de difficultés à obtenir la formation qui leur a parue la plus attractive. L offre de formation proposée par les différents LP locaux va jouer un rôle important, car les élèves les plus faibles se trouveront, le plus souvent, affectés d office par l Académie dans des classes où il reste des places disponibles : par exemple, la comptabilité ou le corps professionnel est en nombre important. 2002/2003 Les flux à la sortie du collège ELEVES SORTANT de 3 e G Elèves de niveau plus faible 3 I T SEGPA (4 e et 3 e ) e T, etc TOTAL dont LGT Seconde STI STT SMS Source MEN/DPD LP BEP LP- BAC PRO HORS PUBLIC Env / an CFA Qualification Sortie de scolarité Ce sont bien les lycées professionnels qui disposent des ressources humaines principales pour mettre en œuvre la formation professionnelle en France : Les 2/3 des effectifs qui ne sont pas acceptés en seconde LGT (soit, /an), sont en majorité des jeunes de niveau moyen qui proviennent pour 80 % de la 3 e G. Actuellement, jeunes sont orientés vers un BAC technologique. Le marché du travail souhaiterait que les élèves de l enseignement professionnel aient un profil comparable au STT, STI, ce qui serait envisageable si l on formait moins de jeunes pour les BAC généraux et davantage dans les formations technologiques et professionnelles. 67

68 Le point de vue des proviseurs des lycées professionnels Département de Seine Saint-Denis (93) A l occasion de notre étude du 93, nous avons rencontré Monsieur Guy PEQUIGNOT, Inspecteur de l Education Nationale à l Académie de Bobigny. En qualité de chargé de l information et de l orientation, il a été l un des promoteurs du «Salon des Métiers Porteurs». Ce forum s attache en premier lieu au caractère concret des métiers proposant des débouchés et des évolutions d avenir capables d apporter aux jeunes des possibilités de promotion personnelle. Monsieur Guy PEQUIGNOT nous a permis de rencontrer des proviseurs de lycées professionnels afin de faire une synthèse de leurs points de vue qui sont liés, en général, aux préoccupations spécifiques de leurs branches et à leurs expériences réussies. Les différents points de vue REUSSITES Lycée tertiaire BEP VAM BAC PRO COMMERCE - Grande attractivité - 95 % des élèves de 3 e G - Facilité pour faire des stages Ce qui nécessite de disposer d une bonne équipe pédagogique Une offre de formation locale moins concurrentielle A l inverse, pour les classes de comptabilité, qui sont en surnombre dans le district, les difficultés se font sentir : Il faut un BAC PRO pour être embauché Concurrence avec les BAC STT et BTS Les élèves étant moins demandeurs en BEP, l Académie pratique des affectations d office, de l ordre de 10 à 30 % des effectifs, ce qui génère des classes moins dynamiques, de niveau plus faible avec un risque d abandons plus élevé. NB / Les professeurs de comptabilité, qui sont en nombre élevé, ont la possibilité de s adapter à d autres formations : polyvalence, transport 68

69 REUSSITES Lycée Hôtellerie-Restauration Le métier est attractif et peut convenir à des élèves de tous niveaux, issus du collège. Ce type de population est concerné par les formations allant du CAP au BTS. On distingue 2 niveaux d élèves : 2/3 sont issus de 3 e G 1/3 de niveaux plus faibles. Le proviseur constate depuis quelques années que la mise en confiance des élèves en 1 ère année de CAP/BEP, avec un environnement pédagogique adapté, permet de relancer chez leur goût pour l étude. Pour compléter les classes, l Académie affecte d office environ 15 % de jeunes plus difficiles à gérer et qui présentent plus de risques d abandons que les élèves volontaires. Les problèmes à améliorer : Les niveaux faibles ont des difficultés avec les langues. Il faudrait relancer le CAP en 3 ans à partir de la 4 e pour les emplois les moins qualifiés. Dans ce type d établissement, la mise en place d une section en apprentissage paraît souhaitable. FORMATION PEU CONNUE Lycée Transport et Logistique BAC PRO Exploitation des Transports + langues Le nord du 93 est la capitale française du transport et de la logistique. Cette filière offre des emplois stables mais paraît encore fermée aux échanges avec le milieu scolaire, ce qui rend les stages difficiles à mettre en place. Le diplôme qui s apparente à un diplôme tertiaire est peu connu des jeunes et cela confirme la difficulté qu il y a à lancer de nouvelles formations sans un appui important des professions. Ce BAC PRO s adresse à des jeunes issus d un BEP tertiaire et n attire pas les jeunes des autres lycées professionnels du département. Actuellement, le lycée forme des BEP comptables et le recrutement pour cette formation au transport est essentiellement interne. Cette formation peut être classée dans les métiers porteurs : Peu connue, donc peu attractive. Implantée dans un LP près de ROISSY, loin du cœur du département. L intégration à la profession, en particulier AFT-IFTIM est à améliorer. Le réseau d entreprises désirant accueillir des stagiaires est encore insuffisant. Tels sont les points à améliorer pour rendre ce métier plus attractif auprès des jeunes. En revanche, les jeunes trouvent facilement du travail après la formation et se stabilisent. 69

70 POSITIONNEMENT A AMELIORER Le cas d un lycée qui propose une MULTIPLICITE DE FORMATIONS BAC PRO ENERGIE Pas connu et l adhésion doit être volontaire Formation nouvelle qui s avère difficile à lancer. Les élèves du lycée provenant de formations à des BEP techniques boudent cette formation qui ne peut être que volontaire. C est la qualité du vivier de BEP de ce lycée professionnel qui permet chaque année de remplir, en partie, cette classe de BAC PRO. Ici aussi, nous nous trouvons face à un métier PORTEUR qui manque cependant d attractivité auprès du public local de BEP. BEP MAINTENANCE - MEXI Pas connu, mais affectation d office Le BEP est peu connu et les jeunes du collège ne l inscrivent pas dans leurs vœux. Pour faire face, l Académie oriente d office, ce qui fait une classe souvent difficile à gérer. SOCIAL - SANTE Quelle formation est proposée? Ce sont des métiers qui attirent les jeunes filles, mais quelle est la réalité? ATTRACTIVITE : les jeunes désirent s occuper d enfants à la crèche (puéricultrice) ou devenir infirmières. LA REALITE : le diplôme qui est proposé prépare à devenir aide à domicile auprès de personnes âgées, avec des travaux domestiques à effectuer. RESULTAT de ce défaut de positionnement : 8 élèves par classe. LES BAC STI L offre locale Cete formation étant proposée par plusieurs lycées techniques du district, il devient difficile pour chaque établissement de remplir une classe régulièrement. Et pourtant, il n y a pas assez de bacheliers STI. L attractivité de ce diplôme et sa mise en œuvre mériteraient d être réexaminées à un moment où ce diplôme est demandé alors que le BAC STT a pris un développement considérable. Cependant, le taux de réussite des BAC STI dans l enseignement supérieur est plus élevé que celui des BAC STT (20 % seulement entrent en second cycle). 70

71 INDUSTRIE Inégalité de l attractivité et de la stabilité L automobile et l électricité sont en tête des métiers attractifs. Ainsi, ils peuvent recruter jusqu à 80 % de jeunes issus de 3 e G. Un métier peu attractif Productique Mécanique Usinage Ce métier, tout aussi porteur que l électricité, n attire pourtant pas les jeunes. Quelles en sont les conséquences? L Académie complète avec des affectations d office (20 %). Les élèves moyens du collège ne sont pas tentés (50 % de 3 e G). Les classes ont moins de dynamisme. Abandons et attractivité Lors de l observation pratiquée auprès de ce lycée industriel, nous avons pu constater des taux élevés d abandons en cours de BEP. Ils sont de l ordre de 20 %. AUTOMOBILE : l attractivité est meilleure que la fidélisation Une forte attirance, mais souvent une décision impulsive peuvent, par la suite, amener le jeune à regretter son choix face à la réalité et à s orienter vers des métiers moins difficiles. PRODUCTIQUE MECANIQUE : faible attractivité mais le métier peut retenir les jeunes Ici, les jeunes finissent par accepter cette orientation, car le métier est moins artisanal. La composition des classes avec un nombre réduit d élèves volontaires, compensée par un apport complémentaire, par l affectation d office, risque de créer des situations difficiles à gérer. L ELECTRICITE / ELECTRONIQUE : C est le modèle du métier attractif par excellence et qui stabilise des jeunes de bon niveau. Mais l entrée est plus difficile pour les élèves qui ont un niveau scolaire faible. 71

72 3 e PARTIE 2 QUELQUES REPERES SUR L APPRENTISSAGE de niveau V L ensemble des formations par l apprentissage de niveau V représente le tiers des premières formations professionnelles. Au niveau de l offre des métiers, nous avons une image qui se rapproche davantage du marché du travail concerné par l apprentissage : Les jeunes qui s intéressent à l apprentissage sont indépendants de l orientation publique et, avec leurs familles, ils sont libres de contacter les CFA de leur choix. Cependant, pour des raisons pédagogiques, chaque CFA utilise un référentiel d admission adapté aux diplômes préparés, ce qui introduit des contraintes à l entrée proportionnelles à l attractivité du métier et à son niveau technique. Les centres de formation par l apprentissage (CFA) sont en étroite relation avec les organisations professionnelles, ce qui leur permet de proposer une offre de formation en apprentissage qui se rapproche davantage des besoins du marché du travail concerné. Les jeunes qui désirent préparer un CAP/BEP en apprentissage recherchent une formation en CFA et une entreprise près de chez eux. L attractivité des métiers va dépendre de l offre de proximité, le plus souvent au niveau du département. C est au sein de cette formation en alternance que le concept d attractivité des métiers peut apporter une aide utile au développement de l apprentissage. LES EFFECTIFS DES CFA en 2001 / 2002 Choix des métiers en niveau V 2 ans CAP BEP MC (mentions complémentaires) TOTAL, y compris l Agriculture (26 % de filles) CFA/CLIPA Soit un flux de jeunes/ an au niveau V, c est-à-dire 75 % des entrants dans l apprentissage. 72

73 LES EFFECTIFS D APPRENTIS DE NIVEAU V PAR SPECIALITES Les sections d apprentissage sont mises en place par les Conseils Régionaux, les CFA et les secteurs professionnels. Sur le plan local, les CFA et les métiers ont développé des outils de communication et des actions de développement. Certaines branches, par exemple le BTP, ont su développer une image positive sur le plan national, vers les jeunes et les enseignants, ceci facilite le recrutement des apprentis. Effectifs des apprentis par groupe de spécialités : niveau V CAP BEP MC Domaines de la production 2 ans 2001/2002 ALIMENTATION / CUISINE BTP AUTOMOBILE (moteurs Carrosserie) INDUSTRIE ET METIERS TECHNIQUES Mécanique et divers Energie / Climatisation Electricité Textile / Habillement Bois / Ameublement (Une partie des apprentis issus des formations INDUSTRIE trouveront un emploi dans le bâtiment. L analyse des métiers techniques à petits flux, qui font partie de cette rubrique, est présentée dans la 3 e partie de l étude). Domaines des services TOTAL Flux/an : TRANSPORT - LOGISTIQUE COMMERCE - VENTE IMPRIMERIE ET EDITION SANTE ET SOCIAL HOTELLERIE TOURISME COIFFURE ESTHETIQUE NETTOYAGE SECURITE DIVERS METIERS A FAIBLES FLUX TOTAL Flux/an : Métiers à faible flux dans le service Il s agit de la comptabilité (156), le journalisme (165), l image et le spectacle (667), le secrétariat (515), l animation culturelle (398), etc TOTAL APPRENTIS (Hors Agriculture) Flux/an : Les branches importantes qui ont les moyens de se faire connaître de la totalité des jeunes sont en nombre limité : BTP, hôtellerie-restauration, maintenance automobile, alimentation, commerce-vente, santé-social, coiffure-esthétique et une partie de l industrie. Ces secteurs professionnels représentent plus de 90 % des apprentis de niveau V et s adressent à un marché du travail différent de celui des jeunes issus des lycées professionnels. 73

74 LE CHOIX DES METIERS DE L APPRENTISSAGE Le siège des métiers «en tension» Dès le niveau V, l apprentissage propose 200 métiers en CAP et de plus en plus de BEP, depuis les récents changements. Ceci explique que les métiers ne soient pas présentés par les CFA sous le même angle que celui de l orientation officielle des élèves de 3 e vers les lycées professionnels. Les principaux secteurs professionnels : le BTP, la réparation automobile et l alimentation représentent 60 % des effectifs. La part de l apprentissage artisanal est très élevée. 250 métiers Santé 2001/2002 Hôtellerie Accueil Industrie Métiers Vente Coiffure Esthétique BTP Alimentation Cuisine 1) 2) Apprentissage de niveau V sur 2 ans BTP Alimentation / Cuisine Réparation automobile Vente Industrie/ Métiers Hôtellerie, Accueil Coiffure, Esthétique Santé Réparation Automobile 3) Métiers divers Nombre d élèves sur 2 ans Viennent ensuite les métiers où le CAP et le BEP en apprentissage cohabitent avec le BEP en scolarité : la vente, les différents métiers de la production (hors industrie), l hôtellerie, la coiffure / l esthétique et la santé. Le 3 ème groupe rassemble plus de cent métiers de petites tailles (flux de 3 à 50 CAP par an) où l on retrouve les métiers d art. Les Chambres de Métiers s intéressent au maintien de ces métiers dits «rares». Au moment de l orientation officielle en fin de 3 e, l introduction du BEP en apprentissage bénéficie d une mise en avant qui intéresse les élèves de niveau moyen. En revanche, ce sont les organisations professionnelles et les CFA qui doivent faire la promotion du CAP en apprentissage. La recherche de candidats répond a deux objectifs : trouver une partie de jeunes dont le niveau scolaire permettra d aller jusqu au BP ; assurer le remplissage des classes du CFA. Certains métiers qui ont fait le choix de l apprentissage connaissent des difficultés accentuées par une «image non attractive» et un recrutement orienté vers les niveaux les plus bas du collège (filière CAP). Nous aborderons plus loin ces métiers «en pénurie de candidats» que l on appelle aussi «métiers en tension». 74

75 LES CONTRAINTES DE NIVEAU SCOLAIRE à l entrée en apprentissage de niveau V Si l attractivité des métiers joue un rôle déterminant à l entrée dans l apprentissage de niveau V, il existe cependant une dernière barrière à franchir par les jeunes : celle des tests de niveau pour vérifier les pré requis scolaires en fonction des critères d admission de chaque CFA. 3 niveaux de référence des pré requis PR1. PR2. PR3. Niveau Brevet des collèges, ou 3 e G avec un livret scolaire sans point noir. Elèves issus de 3 e G ou T avec des réserves scolaires ou psychologiques. Ces élèves peuvent nécessiter un accompagnement individuel pour trouver un nouveau départ. Elèves originaires de 4 e /3 e d Insertion et SEGPA qui seront orientés le plus souvent vers les CAP des métiers manuels et de l artisanat. Le nombre d élèves de cette catégorie est élevé et correspond à des problématiques sociales difficiles. Correspondance métiers / pré requis Ces dernières années, les CFA proposent des formations au BEP qui attirent les jeunes désirant se préparer au BAC PRO en apprentissage. L image de ce diplôme est élevée aujourd hui. Nous distinguerons, à titre d exemple, 4 groupes d entrée en apprentissage de niveau V : GROUPES DE METIERS Electricien Imprimeur Commerce Prothésiste Mécanique Auto Industrie Plombier Cuisinier Coiffeur Carrossier Maçon Boucher Service rest. BEP PR1 PR1 PR1 PR2 PR1 PR2 CAP PR1 PR2 PR2 PR3 A noter que l élève qui aura trouvé une entreprise avec un «contrat d apprentissage à la clé» sera généralement admis sans test de niveau préalable. Après ces différents rappels sur l apprentissage en France, en 2003, il sera plus facile de comprendre le point de vue des «développeurs de l apprentissage». 75

76 LES ENTRETIENS AVEC LES DEVELOPPEURS DE L APPRENTISSAGE Pour améliorer l information sur les métiers et l accueil des futurs apprentis, la fonction de développeur de l apprentissage a été créée par des Conseils Régionaux, il y a quelques années. Une cinquantaine de développeurs, généralement rattachés à un CFA, ont été mis en place dans toute la région Ile de France. Leur rôle est large et suit le calendrier annuel du CFA dans sa recherche d apprentis : Information auprès des collèges et des CIO. Participation à des forums, salons et journées portes ouvertes. Maintien des contacts avec les jeunes et information individuelle lors de permanences aux CFA. Participation à l admission des élèves : tests de niveau, examen du dossier scolaire, inscription des élèves. Recherche d entreprises désirant accueillir des apprentis. Accompagnement des jeunes dans la recherche d un contrat d apprentissage. Résolution des incidents : remise en confiance des jeunes à la rentrée, désaccords entre les jeunes et les entreprises, rupture de contrat Ces acteurs du «développement de l apprentissage» ont ainsi une vue complète des métiers, des entreprises et des jeunes. Chaque année, ceux d entre eux qui soutiennent des métiers ayant un défaut d attractivité rencontrent des difficultés importantes à compléter les classes. Dans les faits, chaque développeur de l apprentissage (et chaque CFA) défend ses métiers par rapport au bassin scolaire local. Les jeunes sont attirés par les métiers, mais aussi par l image et la localisation des CFA. La proximité et la densité l implantation des CFA jouent un rôle important dans le choix des formations de niveau V. Deux critères peuvent être retenus dans l activité du développeur pour situer le degré d attractivité des métiers : Le calendrier : recrutement terminé en juin ou en octobre, c'est-à-dire que lorsque le métier est attractif l opération de recrutement peut être deux fois plus rapide. Le confort de l opération : les campagnes de recrutement sont vécues par certains comme des tâches courantes demandant une bonne organisation et de l aisance en communication, pour d autres ce sera vivre toute l année dans des situations difficiles, voire stressantes, avec certaines classes presque impossibles à alimenter en élèves. 76

77 Les difficultés rencontrées par les développeurs sont liées à l attractivité des métiers et des CFA qu ils défendent Possibilité de choisir les candidats pour le CFA CFA régional réputé ou métiers attractifs Variable En fonction de l offre locale de formation Manque de candidats ou candidats trop faible CFA en ZEP ou mal situé ou métiers peu attractifs - Vente - Coiffure - Plombier Automobile - Electricité - Animateurs culturels etc. Plus forte compétition entre les jeunes - Carrossier - Cuisine - Boulanger - Transports - Nettoyage - BTP gros œuvre - Service restaurant - Bouchers - Charcutiers - Chauffeurs routiers etc. Métiers en tension 77

78 LES SERVICES D INFORMATION ET D ORIENTATION INFO METIERS spécialisé dans l apprentissage Il s agit des points A des CCI (Chambres de Commerce et d Industrie), des CAD pour les Chambres de Métiers et des services INFO METIERS, qui sont eux-mêmes un regroupement entre CCI, Chambres de Métiers et différentes Directions Départementales. Les élèves qui n ont pas trouvé une «orientation positive» en lycée professionnel s adressent à ces services. Chacun de ces services d orientation, hors Education Nationale, reçoit plusieurs centaines de jeunes, chaque année, pour être conseillés, pour une évaluation ou des mises en contact avec les CFA. Nous donnons quelques statistiques récentes provenant de Grenoble. INFO METIERS GRENOBLE Les métiers les plus demandés en 2003 / 2004 Entreprises Jeunes Métier Nbre Métier Nbre 1 Restauration 56 Vendeur Cuisinier 53 Coiffeur Vendeur 51 Mécanicien automobile 51 4 Coiffeur 33 Pâtissier 38 5 Pâtissier 20 Action commerciale 34 6 Boulanger 19 Electricien bâtiment 29 7 Mécanicien auto 15 Cuisinier 29 8 Préparateur pharmacie 13 Assistant de gestion Assistant de gestion 13 Assistant de direction Electricien bâtiment 9 Boulanger Chauffagiste 9 Menuisier Fleuriste 8 Plombier Métallier 7 Comptable Plombier 6 Préparateur en pharmacie Maçon 5 Informatique de gestion Peintre 4 Fleuriste Charcutier-Traiteur 4 Force de Vente Menuisier 4 Carrossier Charpentier 1 Electrotechnicien 12 Esthéticien 12 D après ces statistiques, certains métiers présentent un équilibre entre l offre et la demande : vendeur, coiffeur, mécanicien auto, cuisinier, pâtissier, boulanger, électricien-bâtiment, préparateur en pharmacie. Les déficits constatés au niveau des demandes des entreprises confirment les besoins nationaux : restauration (service en salle), BTP et métiers de bouche. Concernant les demandes excédentaires des jeunes, il est possible de constater une inflation grandissante au niveau du choix des métiers du tertiaire. Les jeunes qui consultent INFO METIERS proviennent à 50 % de 3 e G. Deux explications à ceci : les élèves de niveau moyen font plus souvent appel à des conseils extérieurs, alors que les niveaux les plus faibles, souvent issus de collèges en ZEP, cherchent des solutions locales. Certaines Missions Locales aident les jeunes de niveau VI, même s ils sont encore en période scolaire. 78

79 LES METIERS EN PENURIE DE MAIN D ŒUVRE ou secteurs en tension La presse, incitée par les organisations professionnelles, aborde de plus en plus ce point qui est connu de tous au niveau national. Les pages suivantes sont destinées à donner plus d importance à ce point qui concerne principalement les formations de niveau V. A noter que l analyse des causes d abandons des personnels de ces secteurs professionnels mériterait d être approfondie avec l aide des médias afin de mettre en lumière cet aspect de la pénurie actuelle. Les métiers concernés par la pénurie de main-d œuvre : LE BTP : principalement pour les métiers de gros œuvre dans l artisanat. L HOTELLERIE-RESTAURATION : pour les périodes saisonnières, les surcharges et la restauration traditionnelle artisanale. L ALIMENTATION : pour les bouchers, les charcutiers et même les boulangers (artisanat). LA VENTE SPECIALISEE (commerce au détail traditionnel) : vendeurs, en alimentation, fleuristes, équipement de la maison la liste est longue. LE TRANSPORT ET LA LOGISTIQUE. LE NETTOYAGE. L AIDE A DOMICILE (métiers en projet). LES METIERS SECONDAIRES. Les besoins sont de deux ordres : en personnel d exécution qualifié et en techniciens pour faire face aux changements apportés par les nouvelles technologies. Par ailleurs, deux mentalités s affrontent au niveau de la GRH (Gestion des Ressources Humaines) : celle de la grande distribution face aux commerces traditionnels et celle des entreprises moyennes face aux TPE et à l artisanat de type familial. Actuellement, les professions où la main d œuvre représente plus de 50 % de la valeur ajoutée sont les plus touchées par la pénurie de main d œuvre qualifiée. A noter que les grandes entreprises commerciales et industrielles qui ont créé des lieux de production automatisés ont considérablement réduit la part de la main-d œuvre (de 10 à 30 %) dans leurs coûts. Le monde des grandes entreprises et celui des PME-PMI ont des approches distinctes sur la formation des jeunes de première qualification. Des formations plus courtes pour certains métiers avec les OPCA Parmi les métiers affectés par la pénurie de main-d œuvre, certaines formations plus courtes (3 mois) peuvent être mises en place : chauffeurs routiers, ambulanciers, aides à domicile, agents de services, gardiens d immeubles, hôtellerie-restauration, collectivité, vente... Face aux pénuries constatées, l apprentissage devra privilégier les formations diplômantes : CAP, BEP, BAC PRO qui préparent à des métiers qualifiés. 79

80 QUELQUES COMMENTAIRES SUR LES METIERS EN PENURIE HOTELLERIE-RESTAURATION Des métiers attractifs Les formations sont attractives et les élèves arrivent en nombre suffisant (estimation globale du niveau V) : Cuisine-pâtisserie (CAP) / an CFA 85 % Hôtellerie-restauration (double compétence) / an Lycées 66 % Formation continue (FAFIH) / an Qualifications et formations courtes / an Soit un taux d entrée de = 5,43 % = nombre d ouvriers et d employés dans la filière Les écoles de la profession ont une grande expérience dans le recrutement des jeunes et dans leur formation. Les élèves qui proviennent de l apprentissage semblent plus accrochés au métier : leur taux de fidélisation est donc plus élevé. Les sorties d effectifs vont apparaître pendant les premières années en entreprise du fait de la difficulté de certains emplois et des différents styles de management rencontrés : Les cuisiniers trouvent parfois le travail difficile. Le personnel en salle ne s adapte pas toujours aux exigences de la clientèle, de l encadrement et des horaires. Les personnes que nous avons rencontrées citent d autres motifs qui poussent à l abandon : une certaine précarité qui fait partie du métier, des salaires peu élevés par rapport aux diplômes obtenus, des problèmes de relations, surtout dans les entreprises artisanales, des horaires variables et des retours tardifs le soir relativement mal vécus par les femmes qui sont éloignées de leur domicile. Il y a assez de jeunes attirés par la branche hôtellerie-restauration pour en assurer son renouvellement. La pénurie de personnel est sans doute liée à deux facteurs qui mériteraient une analyse : sur les travailleurs du secteur, presque le tiers d entre eux occupe des emplois peu qualifiés (services) ou des emplois précaires. Ceci explique sans doute le manque de stabilité des personnels dans ces métiers et la nécessité de recourir à des formations courtes (3 mois) ; Que deviennent les jeunes qui entrent en formation initiale chaque année? Qui se fidélise le mieux dans la filière? Les jeunes issus de l apprentissage ou ceux qui viennent des lycées professionnels? Des études sont en cours pour améliorer les GRH dans la filière, en particulier dans la restauration artisanale. 80

81 ALIMENTATION Une attractivité contrastée LES METIERS DE CUISINIER ET DE PATISSIER, par leurs caractéristiques créatives, par une identification aux grands chefs et par une bonne représentation de leur fonction, attirent les jeunes. Le nombre de candidats le démontre. Les candidatures ne sont pas du niveau le plus faible (50 % de 3 e G), ce qui permet de bâtir des classes d un niveau correct. De plus, la préparation à ces métiers utilise le BEP, ce qui ajoute un facteur supplémentaire d attractivité. Ajoutons que les écoles hôtellerie-restauration qui préparent ces diplômes savent, en général, créer une image de sérieux, de modernisme et de sympathie lors des premiers contacts. Les candidatures de type ethnique sont acceptées. L ALIMENTATION : un travail difficile, des horaires du «matin» Les autres métiers de l alimentation ont une image peu attractive : boucher, charcutier, boulanger qui oblige ces métiers à accepter un compromis sur le niveau d entrée des jeunes : Admission : boucher, charcutier, boulanger du fait de la faible attractivité, les candidats feront généralement ce choix par défaut et seront acceptés même avec de mauvais livrets scolaires. Niveau recrutement (estimation globale) 20 % de 3 e G et de 3 e /4 e T, I et SEGPA. Nos différentes visites des collèges et des centres d orientation ont montré les efforts que font ces professions pour développer leurs informations et accueillir des jeunes dans les différents CFA. A rappeler que la préparation aux métiers de l alimentation se pratique à 80 % dans des CFA. La double spécificité de l alimentation Dans les grandes villes, la recherche de jeunes pour les formations de l alimentation va devoir faire face à deux facteurs de société : La préférence des jeunes pour un travail dans une grande surface : ex : Boucherie LECLERC. La présence d une population musulmane qui représente une part importante de la jeunesse disponible mais qui a l interdiction de boire de l alcool et de consommer de la viande de porc. Les plus modérés accepteront le métier de cuisinier et de pâtissier avec des pratiques adaptées. Par contre, les règles religieuses feront obstacle pour les métiers de boucher et charcutier. Ces deux métiers, qui sont par ailleurs peu attractifs, vont perdre ainsi 50 % de «candidats ethniques» comparé à la cuisine, à la pâtisserie et à la boulangerie. 81

82 LES GRANDS METIERS EN PENURIE ou en tension Lors de notre enquête auprès des collèges et des CIO, trois grandes branches ont été désignées comme étant globalement les moins attractives. Elles représentent près de 25 % des emplois français et connaissent la plus forte demande d ouvriers qualifiés et de techniciens du marché : BTP /3 artisanat TRANSPORT / LOGISTIQUE NETTOYAGE auxquels il faut ajouter d actifs dans d autres secteurs de l artisanat salariés LE BTP 2 univers Les diplômes techniques de type Industrie : Installateur électricité, installateur sanitaire, énergie sont souvent préparés dans des CFA à profil industriel et qui ont une bonne image auprès des collèges et des CIO. Les élèves qui s inscrivent à ces formations sont en nombre suffisant et d un niveau comparable à l industrie et à l automobile. A noter que les CFA des CCI, s ils forment à des spécialités, vont bénéficier au niveau de l orientation d un référencement quasi officiel. Niveau d entrée des jeunes Electricité % niveau 3 e G Plombier, chauffagiste % à 80 % 3 e G Par contre, il n en est pas de même pour les formations de type bâtiment. Les formations de type Bâtiment : un secteur en tension Chaque année, environ jeunes préparent des diplômes qui sont totalement maîtrisés par les métiers du gros œuvre : maçon, peintre, plâtrier ce sont ces métiers qui affichent un fort besoin en personnel d exécution et en techniciens. Dans le BTP, l apprentissage qui représente 78 % des formations de la branche est piloté par le CCCA / BTP qui anime, en France, un réseau de 100 CFA. Si la formation professionnelle ne peut régler à elle seule la pénurie de main d œuvre de ce secteur, elle peut tout au moins jouer un rôle important pour les jeunes. Certains changements mériteraient d être entrepris, car le BTP, qui recherche à élèves chaque année, est l un des principaux demandeurs d élèves de niveau V et d apprentis de France Si nous comparons le bâtiment à d autres secteurs, ses besoins sont 30 fois plus importants que ceux du nettoyage et 10 fois plus que ceux de la branche transport-logistique, si l on tient compte des chauffeurs routiers. Nous verrons, par la suite, que les efforts fournis par ces autres filières sont proportionnellement plus importants que ce qui est réellement mis en place dans le BTP dont la présence dans les collèges est encore faible. Par ailleurs, le BTP est concerné par les jeunes qui résident dans les banlieues difficiles, car ils représentent la majorité des ressources actuelles pour le travail manuel et qu il n existe pas de contre-indication religieuse. Les actions de sensibilisation du bâtiment dans les banlieues sont encore discrètes. 82

83 LE TRANSPORT / LOGISTIQUE Peu attractif mais porteur Une filière peu attractive qui n arrive pas à convaincre les futurs chauffeurs dont on a besoin dans les transports routiers. Cette tension dans la recherche de chauffeurs, rappelons-le, ne concerne pas la formation initiale qui apporte chaque année plusieurs milliers de jeunes chaque année à la profession. 3 niveaux de métier : La conduite Les entrepôts et la logistique L exploitation des transports Pour ces dernières formations, la profession a des conventions avec les lycées pour former des BEP, BAC PRO et BTS. L apprentissage ne représente que 20 % des formations professionnelles. La communication de ce secteur a été remarquablement mise en place par la création d un site internet dédié aux jeunes, de documentations claires et d un bon standing. Il a également été mis en œuvre des services régionaux (SEFI-TL) pour l accueil des candidats de tous âges et de tous niveaux. AFT - IFTIM Nous avons rencontré Bernard PROLONGEAU, Président de l AFT-IFTIM. Cette organisation centralise la formation pour le transport et la logistique avec collaborateurs, plusieurs centaines d établissements d enseignement et de centres de formation, ce qui permet la formation à une cinquantaine de métiers. C est un modèle de gestion de la formation continue dans une branche professionnelle qui emploie salariés. Cependant, la pénurie existe dans deux secteurs : les chauffeurs routiers et les techniciens d exploitation des transports. Au début de la crise, l AFT a engagé des budgets de communication de masse qui n ont apporté que des résultats passagers et l équipe de responsables a préféré créer des Services Emploi Formation-Information (SEFI TL) dans chaque région, avec un site Web très adapté. Ceci a permis, avec un partenariat régional à l ANPE, de rencontrer plus de jeunes demandeurs d emplois, de militaires en reconversion. Tous les problèmes ne sont pas solutionnés à ce jour, mais ceci démontre bien que le choix de l accueil local est meilleur que des formules de communication massives : site : services régionaux : SEFI-TL LE NETTOYAGE Peu attractif, mais des débouchés Ce métier a passé depuis de nombreuses années une convention avec l Education Nationale pour préparer un CAP «Maintenance et hygiène des locaux» et un BEP Bioservices. Les besoins en niveau V sont de l ordre de jeunes par an. Comment cette filière résout-elle ses difficultés qui sont liées à une faible attractivité? C est par l organisation et la communication de proximité qu il est possible de contacter de nombreux élèves et de les informer. L existence d un réseau important de lycées partenaires pour la préparation du CAP et du BEP facilite le travail des développeurs dans les collèges et dans les lycées. De nombreux outils ont été conçus pour améliorer la motivation des jeunes. On y parle du marché du travail. Le nettoyage et le transport ont en commun de remarquables outils de communication et une organisation centralisée qui couvre le territoire national : Site : Bonne organisation nationale des lieux d accueil pour les jeunes. 83

84 LES METIERS MAL POSITIONNES Aide-soignante ou aide-ménagère L autre grand marché pour l emploi est celui de L AIDE AUX PERSONNES. Lors de notre enquête, nous avons constaté que le côté humain de ces métiers attirait les jeunes. Cependant, les chefs d établissements constatent que les jeunes qui retiennent ce type de vœux d orientation ne persévéraient pas dans leurs choix, car pour eux les métiers d aide aux personnes concernent plutôt la puériculture ou le métier d infirmière, alors que dans la réalité le principal débouché est l aide à domicile aux personnes âgées, ce qui nécessite d effectuer des tâches ménagères. Ce type de formation d aide-ménagère, qui est certes très utile, nous l avons vu lors de la canicule en 2003, pourrait être préparé en 3 mois, comme se font actuellement les formations d ambulanciers. Actuellement, les métiers de services à la personne sont à l état de projet, et il n existe pas encore de budget pour une mise en œuvre intensive. LES METIERS TROP SPECIFIQUES Changer la promotion de certains métiers Vendeurs spécialisés, exploitation des transports, maintenance industrielle Certains métiers trop spécialisés, ou trop passifs dans leur promotion, se trouvent en pénurie de candidats. Il est difficile d y transférer des jeunes en recherche tant que leur présentation restera inconnue des enseignants. Ces métiers, qui peuvent être des métiers porteurs, doivent alors se soucier de faire correctement leur promotion et se déterminer un objectif à atteindre. CONCLUSION Ces différentes différenciations entre les écoles et les métiers démontrent bien le caractère hétérogène et local de la formation professionnelle. Seules les principales branches sont connues des jeunes et des enseignants. Actuellement, chacun gère au mieux son offre de formation qui est plus formelle dans les lycées professionnels, sans trop se soucier du marché de l emploi régional ou local. L objectif est d abord d assurer un bon remplissage des classes en adaptant le mieux possible le niveau des jeunes. Les informations sur le devenir des jeunes après leurs formations sont difficiles à obtenir. Pour améliorer l équilibrage de l offre de formation locale, il devient de plus en plus nécessaire de connaître le marché local du travail et les aspects qualitatifs de chaque métier. L initiative devrait en revenir aux organismes professionnels qui, aujourd hui, créent des emplois en tenant compte de la montée du chômage des jeunes. 84

85 LES BANLIEUES ET LE MARCHE DE L EMPLOI Des ressources incontournables Les MEDIAS parlent avec véhémence des métiers en pénurie de main-d œuvre : où sont situés les jeunes qui pourraient correspondre aux besoins des métiers en tension? Cependant, les médias ne cherchent pas à apporter de réponse à ces interrogations, au plus cherchent-ils à culpabiliser le système scolaire. Dans les grandes villes : Paris, Marseille, Lyon, Lille Il clair que c est dans les banlieues, et souvent en ZEP, qu il faut rechercher les candidats. Nous avons constaté précédemment l importance du rôle de la répartition de l offre de formation proposée par les lycées et les CFA dans ces territoires. Missions Locales, PAIO Etude 93 Pour les jeunes qui ont quitté la scolarité depuis plus de 2 ans, il a été mis en place des Missions Locales (et équivalent). Ces organismes en relation avec l ANPE aident les jeunes à faire un projet d orientation et leur proposent des formations adaptées à leurs attentes. Il existe plusieurs infra niveaux de jeunes : NIVEAU VI NIVEAU V NIVEAU IV NIVEAU III Ceux qui ont quitté le collège Après le BEP et le CAP Après le lycée général en 1 ère, avant le BAC Après le BAC, ont commencé des formations de type DEUG Les effectifs, en accompagnement, concernent principalement les niveaux III et IV et l on trouve plus de filles en recherche d une formation dans ces niveaux. Aussi, si ces jeunes s intéressent à une formation diplômante, ils vont envisager des formations qui intéressent les entreprises : NIVEAU IV Les CQP en Formation Continue NIVEAU III Les BTS en Apprentissage Les conseillers des Missions Locales vont préférer relancer les jeunes sur des filières qui sont jugées attractives par les jeunes, même si les débouchés sont limités. Souvent, on cherche à réinventer le marché du travail avec les partenaires locaux les plus ouverts 85

86 L INFLUENCE DE L EMPLOI DE PROXIMITE - ETUDE 93 Missions Locales Pour les niveaux VI et V, ce sont les entreprises et les métiers connus des Missions Locales qui vont influencer l orientation de ces jeunes à la recherche d une solution pratique. Les métiers familiers aux Missions Locales du 93 Emplois demandés par les jeunes Où le marché fonctionne mal Secrétariat / Commerce Bâtiment (inconnu) Transport / Logistique Alimentation Police / Armée Hôtellerie / Restauration (artisans) Educateur Gardiens d immeubles (HLM) Production Automobile (PSA) Etc. Conduite des bus Tourisme / Loisirs ELS Distribution Santé : petite enfance Les entreprises du 93 Bonne image / DRH Peu de relations GARONOR Transport / Entrepôts La grande distribution (GMS) Roissy / Zone aéroportuaire Usine CITROEN (Grandeur et prestige) Etc. avec les PME-PMI et les entreprises artisanales Pour les jeunes qui font appel aux Missions Locales, après une interruption longue de la scolarité, c est le marché local de l emploi qui prime ainsi que les entreprises locales les plus importantes. Les métiers «en pénurie de jeunes» font peu d efforts en direction de ce marché des jeunes des banlieues. En particulier le Bâtiment, qui est pourtant moins sujet aux discriminations raciales que les métiers du service (la relation client étant peu utile sur les chantiers du BTP), aurait la possibilité de promouvoir ses nombreux métiers dans les banlieues. 86

87 LES METIERS RARES et les métiers d art Il s agit de métiers où le nombre de diplômés est faible, de 1 à 30 CAP par métier et par an. Les métiers rares sont assez souvent des métiers d art. Les Chambres de Métiers qui animent et soutiennent ces métiers ont participé à la fondation de la SEMA (Société d Encouragement aux Métiers d Arts) qui propose une centaine de métiers d art au public jeune. On peut consulter Attractivité des métiers d art Objets de curiosité et de rêve Ces métiers intéressent les jeunes ainsi que les parents et les professeurs. La SEMA envoie des informations sur simple demande. On peut aussi se rendre auprès de points d information des Chambres de Métiers. Derrière la présentation de ces métiers, il existe de nombreuses formations, près de en France. A la fois objets de curiosité et de rêve, les métiers d art répondent à un besoin artistique des jeunes, et permettent de travailler en petits ateliers. Cependant, ces métiers ont du mal à retenir les vœux des jeunes, car les conditions de travail et de salaires de départ ne correspondent pas à ce que les autres entreprises du marché leur proposent. Notre étude sur l attractivité des métiers s intéresse à des formations qui accueillent des flux plus importants de jeunes, par exemple de 300 à jeunes par an pour un métier ou pour une branche. On peut estimer que la totalité des entrées en formation aux métiers d art ou dans les métiers rares ne représente que quelques milliers de jeunes chaque année. C'est-à-dire l équivalent de la formation des pâtissiers en France. La méthode utilisée par la SEMA auprès des écoles, et qui intéresse les jeunes, pourrait être reprise pour promouvoir des métiers à faibles flux et qui auraient ainsi une image plus professionnelle. Liste des métiers rares en page suivante. (Uniquement ceux qui préparent à un diplôme de CAP au minimum.) 87

88 METIERS RARES CAP à très faibles flux (1 à 30 cap/an) METALLURGIE - Doreur à la feuille ornementiste - Métaux précieux bijouterie - Métaux précieux joaillerie - Bijoutier : fantaisie - Bijoutier : polissage - Orfèvre : monteur orfèvrerie - Orfèvre : tourneur repousseur - Lapidaire : pierres de couleur - Sertisseur en bijouterie, joaillerie, orfèvrerie - Bronzier : ciseleur, sur bronze - Facteur d instruments à vent - Facteur d orgues VERRE CERAMIQUE - Tournage en céramique - Décoration en céramique - Arts et techniques du verre : verrier à main - Arts et techniques du verre : verrier - Arts et techniques du verre : vitrailliste - Arts et techniques du verre : tailleur, graveur - Arts et techniques du verre : décorateur CONSTRUCTION - FINITION - Graveur sur pierres - Tailleur de pierres - Staffeur ornementiste BOIS ET AMEUBLEMENT - Vannerie - Menuisier en sièges - Cannage et paillage ameublement - Art du bois : sculpteur ornemaniste - Art du bois : tourneur - Art du bois : maquetteur - Encadreur - Facteur de guitare - Tonnellerie - Facteur de piano TEXTILE - Dessinateur textile calqueur - Produit textile : tissage - Plumassière - Rentrayeur tapis - Rentrayeur tapisserie - Art de la broderie HABILLEMENT - Tapisserie ameublement garniture décor - Tapisserie ameublement couture décor - Arts de la dentelle - Tailleur dame - Tailleur homme - Mode et chapellerie - Couture flou - Prêt à porter CUIR ET PEAUX - Sellier harnacheur - Cordonnier, bottier - Cordonnier, réparateur - Fourrure - Chaussure - Maroquinerie - Sellerie générale - Vêtement de peau MECANIQUE DE PRECISION - Instruments coupants et de chirurgie - Armurier - Horlogerie - Ferronnier - Tuyautier en orgues IMPRIMERIE ET EDITEUR - Sérigraphie - Arts de la reliure - Agent graphiste décorateur - Métiers de la gravure : ornement - Métiers de la gravure : modèle - Métiers de la gravure : marquage poinçonnage TECHNIQUE DE L IMAGE ET DU SON - Opérateur projection de l audiovisuel - Photographe - Accordeur de piano SANTE - Orthoprothésiste - Podo-orthésiste SERVICES AUX PERSONNES - Taxidermiste - Perruquier, posticheur On estime à 3.000/ an le flux des jeunes qui préparent une formation en apprentissage à un métier rare ou à un métier d art. Les Chambres de Métiers et l Artisanat sont les mieux placés pour faire la promotion de ces métiers, souvent exceptionnels. 88

89 4 e PARTIE COMMENT RENFORCER L ATTRACTIVITE DES METIERS 89

90 4 e PARTIE 1 RENFORCER L ATTRACTIVITE DES METIERS L approche globale C est à chaque métier de renforcer son attractivité vers les jeunes en anticipant les changements de la société, sinon, pour les entrepreneurs, le danger est double : voir ses clients choisir d autres modes de consommation et être boudé de la jeunesse qui recherche le modernisme et le mouvement de la vie en société. Les animateurs des métiers devront agir en même temps : sur le maintien d une bonne désirabilité des jeunes, sur la maîtrise du profil des jeunes entrants et sur leur fiabilité à rester dans le métier, sur la communication sur les salaires et l évolution de l emploi. Qui fait appel au renforcement de l attractivité des métiers? Tous les métiers qui ont une bonne réussite dans la recherche des jeunes ont mis en place des outils et des méthodes de travail pour assurer chaque année l entrée des jeunes en formation. Les métiers qui font appel à la communication de masse, aux discours publics et politiques, sans veiller pour autant à la qualité de leurs moyens d information auprès du système scolaire et de recrutement sont aujourd hui de plus en plus rares. On les retrouve principalement dans le BTP et l Artisanat, c'està-dire là où le choix de l apprentissage de niveau V est majoritaire. L urgence de l emploi, un message de l Artisanat UPA «Notre problème, c est l emploi et maintenant il y a urgence, explique Pierre Perrin, Président de l UPA. Selon les 250 métiers de l Artisanat, la moyenne d âge des artisans varie de 50 à 55 ans et nous manquons de repreneurs comme d employés qualifiés». «Au niveau national, alors que le taux de chômage est de l ordre de 10 %, l Artisanat peut offrir emplois par an» : En 2003, l UPA, en partenariat avec Monsieur Renaud DUTREIL, Secrétaire d Etat aux PME- PMI, a proposé de nombreuses améliorations au statut de l apprenti pour susciter des vocations. Chaque année, environ jeunes préparent le CAP qui propose 250 métiers et une insertion rapide en entreprise. Ce sont, pour la plupart, les «recalés» de l orientation officielle au lycée professionnel, proches de l échec scolaire 4 e /3 e T, I et SEGPA et d origine sociale défavorisée. Ces élèves demandent donc une pédagogie adaptée pour retrouver un renouveau de confiance nécessaire à l étude. Le «Livre Blanc pour Moderniser l Apprentissage» cherche à renouveler l image de l apprentissage, ce qui devrait amener des résultats «visibles», dès la rentrée Reste à régler l amélioration de l orientation des jeunes vers cette filière qui semble être le levier le plus efficace pour lutter rapidement contre le chômage. Nous allons aborder les différentes situations existant dans l organisation de l orientation professionnelle, en particulier si le métier recherche plusieurs niveaux de qualifications : ouvriers et employés qualifiés, techniciens, cadres intermédiaires. 90

91 4 e PARTIE 2 LES GRANDS COURANTS D ELEVES DU NIVEAU V Historiquement, les différentes conventions entre l Education Nationale et les professions ont créé un ensemble hétérogène. On peut distinguer 3 groupes de structures de décision : GROUPE A ENTRANTS, SOIT 63 % Ce sont les écoles qui organisent et qui sont perçues directement par les jeunes TERTIAIRE : Secrétariat Gestion Commerce INDUSTRIE SANITAIRE ET SOCIAL HOTELLERIE / RESTAURATION 4 CFC, 4 syndicats. La coordination de la formation initiale est faible. La quasi-totalité de ces écoles sont des lycées professionnels qui bénéficient de l orientation officielle. GROUPE B ENTRANTS, SOIT 35 % Ce sont les professions qui organisent Organisation nationale MAINTENANCE AUTOMOBILE 1 COIFFURE 1 BTP (CCCA/BTP) ET FFB 2 BOIS AMEUBLEMENT 1 ALIMENTATION Cloisonné NETTOYAGE 1 TRANSPORTS 1 L apprentissage représente plus de la moitié de ce groupe, c'est-à-dire que le recrutement se fera principalement auprès des «recalés de l orientation officielle». Ce groupe de métiers a tout à gagner du changement des méthodes d orientation en France. GROUPE C ENTRANTS, SOIT 2 % Les métiers à petits flux non alignés Certains métiers sont rattachés à des fédérations patronales qui traitent individuellement (ou pas du tout) les aspects liés à la formation ou à l emploi. Certaines fédérations professionnelles ont pris en charge, malgré leur petite taille, la promotion de leur image vers les jeunes, avec la participation de leurs adhérents, par exemple : FICG (Fédération de l Imprimerie et de la Communication Graphique) les pharmaciens d officine, les prothésistes dentaires Par ailleurs, le rôle de la promotion de ces petites fédérations revient aux Chambres de Métiers qui ont des infrastructures adaptées. 91

92 4 e PARTIE 3 LA MISE EN PLACE D UN SYSTEME OPERATIONNEL pour améliorer l image nationale La mise en place d un dispositif global incombe aux structures principales de chaque filière : les lycées professionnels, les groupes d écoles et les organisations professionnelles nationales. L important étant de faire l inventaire, par branche, des outils nécessaires et de la mise en place d une procédure méthodique et complète. Cependant, il faut noter que les grandes branches et les groupes d écoles sont avantagés par leurs importants moyens en communication. C est un plus pour l attractivité de leur image. LE DISPOSITIF DANS CHAQUE GROUPE DE METIERS La préparation et les outils 1. Réflexion sur le degré d attractivité des métiers et l amélioration de leur image. Mise en place d une communication générale interne et externe. 2. La connaissance du marché de l emploi, des salaires et des possibilités proposées aux jeunes. Actuellement, cette composante reste à créer dans la majorité des cas, afin de publier des offres précises. 3. La GRH Gestion des Ressources Humaines : les pratiques du métiers sont-elles normales, comparées aux autres secteurs? La plupart des métiers en tension ont ce point à améliorer. 4. L offre de formation : la définition des diplômes en CPC, l implantation de classes en lycées et en CFA. L offre de formation du métier est-elle : nationale, régionale ou départementale, et bien répartie par rapport aux besoins des entreprises? N y a-t-il pas de doubles emplois au niveau local? 5. Le dispositif de communication de la profession : les exigences des jeunes sont de plus en plus importantes, car le choix sur «support de communication» est de plus en plus fréquent. Certains métiers maîtrisent la conception et la réalisation d outils de communication à un niveau élevé, en particulier le tertiaire, l industrie, le transport, le nettoyage alors que d autres distribuent encore des supports peu attractifs pour les jeunes. Les sites Web : ils ont de plus en plus d importance et doivent être séparés des sites administratifs des organisations professionnelles. Certains sites sont surchargés au détriment de l objectif majeur qui doit être l information et la facilitation du contact avec les jeunes. Un bon site Web se doit aussi d être ludique. La documentation : elle doit être complétée d une présentation claire et d un prix de revient «économique» pour être distribuée en grande quantité. Les salons, les forums, l information dans les collèges et les CIO demandent une organisation permanente et des outils spécifiques. La réalisation de brochures et de livres avec des partenaires institutionnels (ONISEP, l ETUDIANT ) 92

93 93

94 La mise en place d un plan d action 1. Le développement de réseaux nationaux Attirer des jeunes d un bon profil et les retenir suppose de mettre en place un réseau qui devra être relancé chaque année à partir du mois de janvier. Les partenaires peuvent varier d un métier à l autre, mais il faut se rappeler que ce sont les acteurs qui côtoient naturellement les jeunes qui sont les mieux placés pour les influencer : Les collèges, les lycées professionnels et les CIO. Les CFA et les fédérations professionnelles et départementales. Les entreprises du secteur. Leur rôle est de plus en plus important, car les CFA ont besoin de maîtres d apprentissage et les LP d entreprises qui accueillent des stagiaires. Paradoxalement, il n est pas toujours facile de trouver des entreprises dans les secteurs en pénurie, ce qui rend difficile la mise en relation avec les jeunes. 2. Les opérations d information Sur ce point, nous vous renvoyons à notre étude d octobre 2003 sur l information et l orientation. Les points clés : Information des collèges et des CIO. L existence d une brochure ou d un livret sur la profession facilite la mise en confiance des enseignants. Participation à des salons, forums. Les journées «Portes ouvertes». Certaines opérations peuvent être montées avec les métiers pour stimuler les entreprises et les candidats. Opération de communication générale en veillant à préserver des budgets pour les actions en milieu scolaire. 3. Les acteurs spécialisés de l information et de l orientation Il s agit des personnes qui vont influencer directement les jeunes et qui ont besoin d être convaincues avant de les conseiller : Principaux, proviseurs et leurs adjoints. Professeurs principaux, documentalistes. Directeurs de CIO et COP (Conseiller d Orientation Psychologue). Pour l apprentissage : Développeur de l apprentissage. Conseillers de CCI (Point A), de Chambres de Métiers (CAD), des services INFO METIERS. PAIO, Missions Locales principalement en ZEP. Les parents : ils sont influençables et suivent, le plus souvent, les conseils des enseignants et préfèrent l orientation officielle à la recherche d un CFA. Chacun de ces acteurs va peser sur la décision des jeunes et il le fera en fonction de l image personnelle qu il a des différents métiers et de l entreprise. 94

95 Un lieu d information et d accueil proche du domicile des jeunes Le jeune présente ses vœux d orientation en avril, il parcourt les forums et les portes ouvertes près de chez lui et s il a besoin d information, il va contacter un conseiller ou un enseignant : 1 2 Enseignement public Enseignants CIO CFA Enseignants Développeurs de l apprentissage Quel conseiller 3 choisir? 4 Services métiers - CCI, point A - CAD - INFO METIERS Plus rarement - Fédérations professionnelles - Entreprises Un métier qui désire renforcer son attractivité et retenir les bonnes candidatures doit nécessairement mettre en place des services régionaux ou départementaux pour accueillir les jeunes et les informer avec précision. Pour l apprentissage, c est le travail normal du CFA et du développeur de l apprentissage. Deux grandes branches qui ont des défauts d attractivité ont créé des services au niveau régional : Le Bâtiment Le Transport / Logistique FFB (Fédération Française de Bâtiment) SEFI TL (AFT IFTIM) L AFT-IFTIM, après avoir pratiqué la communication de masse, préfère la mise en place de services SEFI (Emploi-Formation-Information) qui présentent l avantage de proposer une présence permanente dans une vingtaine de régions et plus de précision dans l admission des candidatures. L accueil individuel des jeunes permet aussi une meilleure connaissance du marché scolaire. 95

96 4 e PARTIE 4 DIFFICULTES DE RECRUTEMENT Agir à plusieurs niveaux Agir sur les difficultés de recrutement des élèves privilégie les approches complémentaires aux bases de l Education Nationale et des organisations patronales. Les actions territoriales et la prise en considération du marché du travail peuvent devenir déterminantes après quelques années de présence active. POLITIQUE NATIONAL ORIENTATION EDUCATION NATIONALE - Convention filière - CPC - ORIENTATION - ONISEP ORGANISATION PROFESSIONNELLE Les métiers Brochure / Site Web Système global Les métiers porteurs Services d accueil INFORMATIONS MARCHE DU TRAVAIL ROLE DES ENTREPRISES - Information - Accueil des stagiaires ACADEMIE ACTION TERRITORIALE REGION COLLEGE CIO LYCEE PROFESSIONNEL C F A Animation locale Marché du travail Offre de formation locale Offre de formation locale Quels sont les doubles emplois 96

97 AGIR A PLUSIEURS NIVEAUX L Education Nationale Il y a encore des métiers qui limitent au maximum leurs rapports avec l Education Nationale. Cependant, on peut constater que les métiers qui entretiennent les meilleurs rapports avec l Education Nationale sont ceux qui ont les meilleurs résultats en formation. Les conventions et CPC ont une grande importance, d abord parce qu elles apportent la durée dans les plans, ensuite parce que les responsables des collèges, des lycées et des CFA s y conforment strictement. L orientation est le point le plus important mais, dans les faits, lorsque les représentants des métiers négocient avec leur ministre de tutelle, ils choisissent toujours l élévation du niveau d étude général des diplômes et s intéressent assez peu à la sociologie des emplois des ouvriers des niveaux les plus bas. Il y a nécessité d un fort rééquilibrage de l offre de formation en faveur des spécialités qui offrent des débouchés aux jeunes. Les 2 curseurs de l orientation Général et technologique Enseignement professionnel Seconde lycée GT Issus 3 e G Autres classes Flux / an : Zone liée au remplissage des LGT à Les entreprises demandent plus de jeunes de ce niveau dans l enseignement professionnel Zone BEP-BAC PRO Les problèmes de l orientation vers le professionnel sont liés à 2 quotas : le collège doit élever le niveau de ces élèves Le choix du remplissage des 2 e LGT, alors que les métiers ont besoin de techniciens de formation professionnelle et que les redoublements sont importants. Les jeunes issus de 3 e /4 e T,I et SEGPA, dont certains sont en fin de scolarité obligatoire. Les deux tiers de ces élèves seront accueillis en CAP/CFA et les autres présenteront des difficultés d insertion liées à l inadéquation de leur formation. Les problèmes liés aux affectations par l Académie Dans le souci de trouver une solution interne, chaque Académie affecte d office les élèves dont le «choix demandé» n est pas possible dans les sections des lycées, par manque de place. Certains parlent de «gâchis» à propos de ces ressources humaines qui pourraient être mieux utilisées par les CFA. 97

98 Les organisations professionnelles C est à elles de s assurer que le «système global» mis en place pour inciter, informer et accueillir les jeunes s intègre à l ensemble existant en France. Si le système est incomplet (outils de communication, points de réception des élèves, manque de pertinence de l offre de formation locale) c est aux organisations professionnelles de chercher à améliorer le processus d ensemble qui doit être complet dans tous les cas. Bien entendu, si la filière passe au travers de CFA, de lycées, de services locaux de promotion, le métier doit exercer le principe de responsabilité d un bout à l autre de la chaîne. Les points faibles actuels : Si l on veut transformer un métier en pénurie (ou en tension) en métier attractif, l organisation doit développer 3 points supplémentaires : L INFORMATION SUR LE MARCHE DU TRAVAIL et les conditions de travail (nécessité d en apporter les preuves) Sur le marché actuel, certains métiers attractifs ont peu de débouchés ou des débouchés peu valables pour les jeunes. Qu il s agisse de lycées ou de CFA, les écoles se montrent très discrètes sur ce point. Leur objectif est de remplir leurs classes et non de placer les jeunes à la sortie. C est donc en créant des observatoires spécialisés ou en nouant des partenariats avec l ANPE, l UNEDIC, le Ministère du Travail que les organisations patronales ont la possibilité d augmenter leur crédit auprès des collèges et des élèves. Les principaux des collèges sont de plus en plus préoccupés du débouché des études des jeunes dont ils ont la charge. LA PERTINENCE DE L OFFRE LOCALE DE FORMATION (LP + CFA) Les différences régionales sont importantes et il a été plus facile d ouvrir des classes pour le tertiaire que pour l industrie. Avec l évolution des débouchés, il devient nécessaire d ajuster l offre scolaire existante aux besoins du marché local de l emploi. L ACCUEIL DES JEUNES PAR LES ENTREPRISES Nous avons rencontré des «métiers en pénurie» qui ne peuvent accepter ni visite d entreprises, ni accueil de stagiaires ou d apprentis, ni la possibilité de participer aux jurys d examens. La relation entreprises-écoles est également à améliorer. Avec cet état d esprit, le système scolaire aura du mal à se rendre utile aux entreprises. Les entreprises sont bien «la finalité du processus d attractivité et d insertion» des jeunes et c est aux organisations professionnelles de s organiser sur le plan départemental. Certains grands métiers ont démontré qu en ouvrant des services d information et d accueil sur toute la France, ils multipliaient leurs chances (par 2 à 5) de trouver des jeunes correspondant aux profils recherchés. 98

99 L action territoriale : Les collèges et les CIO ont une influence majeure sur les jeunes. Les métiers doivent y être présents : sous forme de documentations ou de brochures, en multipliant les informations directes, en organisant des lieux d information pour les jeunes : forum, journées portes ouvertes, service d information. Ce sont les CIO qui sont les plus concernés par les jeunes de niveaux faibles et qui ont besoin de conseils «sur mesure». L offre de formation locale Selon son niveau d accès, l élève fait en général entre 1 à 4 vœux d orientation. Il sera confronté à l offre de la formation dans sa configuration locale. Les élèves qui font un choix précis avant la campagne d orientation ne sont pas majoritaires. C est donc tout un système de substitution et de barrages qui va mouvoir les jeunes jusqu à l acceptation de la solution proposée (ou imposée) par l Académie. Le lycée professionnel Il recherche principalement des jeunes issus de 3 e G pour les inscrire en BEP. L image du métier et celle de l établissement sont déterminantes. Ce sont les conventions passées entre l Education Nationale et les professions qui déterminent l offre des spécialités et les priorités pour le travail d information. Au niveau local, les métiers qui font une bonne promotion utilisent l information en milieu scolaire, les outils de communication ou encore les journées portes ouvertes. Les CFA Selon les métiers, les CFA vont rechercher des jeunes de niveaux variés : CAP, BEP, BAC PRO, BAC Techno et BAC G Ils travaillent sur une population de jeunes qui désirent changer ou qui ont été écartés de leur choix par l Education Nationale. Dans notre précédente étude, nous avions abordé le développement des CFA. Un CFA doit se comporter comme une entreprise commerciale en utilisant le système mis en place par des professions et en le complétant sur le plan local. La création du poste de développeur de l apprentissage, bien qu elle constitue un service au CFA, accroît la concurrence locale, avec comme conséquence la précarité de certains choix. Si c est au niveau de l enseignement professionnel de niveau V que certains métiers ont des tensions pour trouver des élèves d un profil correspondant, cela tient à l encadrement de l orientation qui avantage les formations générales et technologiques et à une offre scolaire des lycées professionnels pas toujours adaptée aux besoins de l emploi. On estime à par an les jeunes qui sortiront sans diplôme et sans qualification à défaut de les avoir orientés directement dans l enseignement professionnel. La sortie en cours de scolarité, ou sans diplôme, des élèves du BEP et du lycée général et technique constitue pour les CFA une deuxième source de recrutement. 99

100 4 e PARTIE LE RENFORCEMENT DE L ATTRACTIVITE Etude de cas n 1 Le cas d une petite filière industrielle L imprimerie et la communication graphique (FICG) En 2003, ce métier a mis en place un dispositif destiné à améliorer son audience auprès des jeunes des collèges et des lycées. Taille du métier Entreprises métiers : Graphiste/ PAO Salariés Impression Flux de jeunes en formation : 2.000/ an Lors de la réforme de la filière en CPC, les CAP ont été remplacés par un BEP plus général. Cette décision tourne la profession vers le BEP en scolarité alors que l apprentissage était à la base des formations en place. Elle s est accompagnée de la mise en place d une communication plus active vers les jeunes : Plus de salons et de forums. Réalisation d une brochure avec le groupe de «l étudiant» pour permettre la présentation, quasi institutionnelle, des formations de la filière et assurer ainsi leur distribution permanente. Par le biais des établissements scolaires de la filière, amélioration de la communication vers les jeunes du collège et des CIO. Les premiers résultats : Le flux des élèves qui demandent des informations a nettement augmenté et les nouveaux BEP en scolarité auront deux ans pour se familiariser avec la profession. La mise en place du BEP en apprentissage s avère délicate à réaliser, car le nouveau programme est trop général. Le BAC PRO permettra de former les professionnels de demain et il serait souhaitable que ces formations de techniciens se fassent par l apprentissage. C est la mise en valeur du métier au sein de l offre de formation INDUSTRIE qui a permis d améliorer son attractivité auprès des élèves du collège. Les professionnels émettent cependant des réserves sur la différence entre le CAP en apprentissage et le BEP en scolarité. 100

101 4 e PARTIE LE RENFORCEMENT DE L ATTRACTIVITE Etude de cas n 2 Le cas d une filière moyenne en pénurie Métier de bouche La boucherie (CFBCT) Lors de notre précédente étude sur les secteurs professionnels, nous avions noté le lancement d une opération d envergure mise en place par une proche du président de la confédération, qui mettait en place des solutions systématiques pour améliorer le recrutement des jeunes et en même temps améliorer l image du métier. Taille du métier artisans bouchers 3 métiers : Bouchers Pour actifs Charcutiers Actuellement, à emplois sont vacants Vente Flux de jeunes en formation : 3.500/ an Il s agit principalement du CAP de préparateur en produits carnés. Le nombre de jeunes préparant le BP de boucherie est faible (230/ an). La profession a mis en place un CQP de technicien boucher qui s adresse à des jeunes originaires de formation de niveau IV et qui sont intéressés par des postes d encadrement ou par la reprise de commerces. L évolution de l opération actuelle est destinée à rehausser l image du métier et à améliorer le recrutement des jeunes. La totalité de l opération que nous avions décrite dans notre étude précédente (pages 95 à 97) se met actuellement en place. Nous en rappelons les points clés : Mise en place d un service central sous la responsabilité de Madame LHONNEUR qui partage son temps entre les bureaux de la confédération et le terrain. Renforcement de l organisation régionale et départementale. Signature d une convention avec l Education Nationale. Mise en place d importants moyens de formation et de communication. Mise en place de stages de formation dans un premier temps en direction des présidents départementaux et des conseillers techniques (CET). Ce sont les bouchers pilotes qui, par leur excellence et leur dynamisme, vont apporter de suite une image rehaussée du métier. Mise en place d un système pour améliorer l accueil au niveau des boucheries et proposer des stages de découverte sur place. 101

102 La boucherie (CFBCT) Les résultats constatés : Il faut d abord tenir compte des différences importantes entre les départements : dans la Manche et en Haute-Savoie le métier de boucher est attractif, alors que dans les grandes villes il y a le plus souvent pénurie de candidats. La persévérance va être nécessaire dans certaines régions où l action actuelle a pour premier but d empêcher la situation actuelle de se dégrader. Après un an, la confédération observe certains signes positifs en province, en particulier sur la qualité des candidatures, qui l encouragent à continuer la formation avec les artisans bouchers, principal moteur du changement. Le levier n 1 : LA PUBLICITE DIRECTE Chaque vitrine peut accueillir de la publicité, chaque artisan peut faire de l information et proposer un stage de découverte. Cette action devrait améliorer l image du métier et de l artisan boucher, ce qui présente aussi des avantages au niveau du comportement commercial de chacun. En 2003, 50 professionnels ont été formés par la CNBCT. Le levier n 2 des entreprises : ORGANISATION DE LA FORMATION Les conventions passées avec l Education Nationale permettent aux développeurs des CFA d être mieux reçus dans les collèges. L information peut être faite par un développeur de CFA ou par le président départemental des bouchers. L image des métiers s améliore auprès des enseignants qui voient ce métier sous un angle plus moderne et offrant aux jeunes la possibilité de devenir artisan. Dans notre dernière étude, nous avons insisté sur le rôle joué par les CIO qui ont l expérience des «métiers professionnels» et qui reçoivent les jeunes obligés de faire de nouveaux choix d orientation. La CFBCT prépare pour 2004 une opération auprès des CIO qui reçoivent jusqu en septembre les jeunes qui n ont pas encore fait leur choix. Les métiers de l artisanat et l insertion sociale Pour les classes de 3 e /4 e T,I et SEGPA, où les élèves sont d un niveau scolaire faible, malgré la fin de la scolarité obligatoire à 16 ans, l Education Nationale fait appel à la compréhension des métiers manuels pour trouver des débouchés professionnels pour ces jeunes. Le CFBCT étudie ce type de convention qui demande, cependant, des contreparties financières considérables pour montrer sa bonne volonté aux pouvoirs publics. CONCLUSION Les métiers «en pénurie de main d œuvre» sont appelés à faire preuve de courage pour mobiliser l ensemble de leurs ressources sur ce point. A défaut d obtenir des résultats spectaculaires, ils sont assurés d obtenir des améliorations au niveau de leur management et de leurs ventes. Faciliter l accès de l information vers les jeunes est un bon objectif. 102

103 CONCLUSION GENERALE DE L ETUDE Alors que la grande majorité des jeunes du collège arrivent dans les lycées professionnels par l intermédiaire de l orientation et de l affectation officielle, on peut s interroger sur le rôle de l attractivité des métiers qui intervient davantage dans l apprentissage. Plus que l attractivité des métiers, ce sont les «conditions d accès» aux différentes formations qui vont décider de l avenir des jeunes. Les opérations d orientation sont encadrées par deux curseurs essentiels qui limitent le champ de l enseignement professionnel : CURSEUR 1 CURSEUR 2 Limite entre les élèves admis en seconde LGT et ceux qui se retrouvent en LP. Limite entre les élèves issus de 3 e G qui peuvent préparer un BEP et ceux issus de 3 e /4 e T, I et SEGPA qui trouveront plutôt une solution avec le CAP. L enseignement professionnel est menacé dans son ensemble si son niveau d attractivité est trop bas et que les jeunes qui en sortent se trouvent sans emploi. Au niveau des informations sur l emploi et sur le placement des jeunes après leurs études, il y a un travail très important à mettre en place. Si demain, de façon objective, il devient possible d expliquer aux jeunes et aux enseignants le devenir d un technicien, d un ouvrier qualifié, comparé aux difficultés rencontrées par les jeunes qui abandonnent l enseignement général et universitaire, les métiers seront perçus avec un regard neuf. Parmi les jeunes qui entrent en Seconde LGT, chaque année, finiront sans qualification et sans diplôme. Ce sont les organisations professionnelles, avec l ANPE, l UNEDIC et le Ministère du Travail, qui doivent donner des informations sur le marché du travail. Ce travail d information, dont le savoir-faire existe dans les écoles supérieures de commerce, permettrait aux jeunes de faire un choix plus concret. Les écarts entre la psychologie de l adolescent au collège et celle du jeune en recherche d un emploi avec les Missions Locales augmentent considérablement lorsqu il s agit de se préparer à l emploi. Un métier attractif aura l avantage de recevoir le premier les demandes des meilleurs élèves à la sortie du collège. La compétition qui s organise ainsi pour être électricien ou commercial permet à ces métiers d être plus sélectifs à l entrée. Certains lycées reçoivent 4,5 candidats pour une place dans une spécialité «en vue» et cela ressemble alors à un mini concours d entrée sur dossiers. A l opposé, les jeunes qui vont être «recalés» pour faire un BEP dans une spécialité attractive vont devoir rechercher une autre solution auprès de «métiers porteurs» ou se réfugier dans un refus. Ceci peut expliquer que les CFA reçoivent une quantité importante de «candidats par défaut» pour lesquels le travail territorial devient majeur. L attractivité des métiers n est pas une notion universelle, elle varie avec les régions et les établissements scolaires. Ainsi, dans la Manche, devenir boucher est aussi attractif que devenir électricien. 103

104 Comment renforcer l attractivité d un métier? Tous les métiers attractifs renforcent en permanence leur image auprès des jeunes, car ils savent que la séduction apporte plus de résultats que le raisonnement des jeunes. Il y a un problème très difficile au niveau de l attractivité de l apprentissage traditionnel, malgré d importants moyens de publicité de masse mis en place actuellement. Pour les métiers en pénurie, il faut distinguer ceux qui ont négligé leur approche vers les jeunes de ceux qui ne gardent pas leur personnel. Des métiers attractifs comme la maintenance automobile et l hôtellerie-restauration arrivent à remplir leurs écoles mais, comme avec le tonneau des Danaïdes, ils sont toujours en mouvement. D autres filières ont des difficultés dans certains métiers seulement : Pour l alimentation : bouchers, charcutiers, boulangers, Pour le transport : chauffeurs routiers, La restauration : service en salle, Le BTP : maçon et gros œuvre. En premier lieu, il est nécessaire de valoriser l image des métiers pour avoir plus de candidats et amener ainsi les jeunes à changer leur choix de spécialités. Etre attractif consiste à prendre des candidats à des métiers qui le sont moins, car le nombre de jeunes est limité. Les métiers qui ont fait le choix d une organisation centrale unique, pour s intéresser à la formation et à l emploi, réussissent mieux que les autres branches : Maintenance automobile, Coiffure, Nettoyage, Transport. Les métiers qui rencontrent le plus de tension pour l emploi sont aussi des branches qui ont des organisations multipolaires à leur sommet : BTP, hôtellerie-restauration, alimentation, le commerce de détail Dans ce cas, ce sont les bonnes filières professionnelles qui vont réagir face à la menace de manque de personnel qualifié par des actions spécifiques : les bouchers, les imprimeurs, le commerce alimentaire, le nettoyage En résumé, l attractivité devrait être plus liée à la qualité des emplois qu à des images subjectives de métiers qui font rêver les adolescents sans apporter de solutions post scolaires. Il y a quelque part dans le fonctionnement de l orientation française une perte de la réalité : d une part, un gigantesque Téléthon virtuel, qui a lieu chaque année et où les jeunes choisissent des images professionnelles souvent prétexte à décider d un diplôme ou d une école ; d autre part, le marché du travail et ses réalités avec des choix qui engagent les jeunes pour des dizaines d années. Ce marché de l emploi et sa prospective sont mal connus en France. Il existe une distorsion réelle dans l offre de formation proposée par l enseignement professionnel et technologique. Le tertiaire y a pris, sans doute, un rôle trop important au regard des besoins des secteurs techniques et de la production. Enfin, la fragmentation de l offre de formation et le nombre de diplômes préparés en dehors du tertiaire rend difficile l information des jeunes. Ceci peut expliquer que certains lycées professionnels aient encore autant de classes à moitié vides et un taux de sortie de la scolarité aussi élevé au niveau du BEP. 104

105 ANNEXES 105

106 ANNEXE LES JEUNES AU COLLEGE L objectif de cette étude est de mettre en évidence le rôle de la désirabilité des métiers (ou attractivité) qui permet un meilleur positionnement des métiers auprès des jeunes. En clair, c est l opinion et les mentalités des jeunes, en fin de 1 er cycle, qui décident de l avenir des différentes professions. C est la systémique qui prend le pas sur les besoins et la finalité de la société. Si l on fait confiance aux décisions venant de la jeunesse, il faut aussi s interroger sur les points qui mériteraient d être améliorés chez les jeunes : 1. Le niveau scolaire Un bon niveau scolaire offre plus de choix de métiers à chaque jeune. Les jeunes de niveau faible devront se contenter du CAP. 2. Les échanges avec le monde de l entreprise Pour éviter la fracture entre le collège et la vie active. 3. La santé morale et physique des jeunes Une étude récente de la DRASS, en collaboration ave le Rectorat de Rennes, montre le développement élevé de la consommation de drogues chez les jeunes du collège et du lycée (la moitié des jeunes en 2002 pour 12% il y a seulement 10 ans). - Abus fréquent d alcool, usage de plus en plus répandu du cannabis, première cigarette trop jeune. - Une sollicitation par les vendeurs de drogues : cannabis, ecstasy, cocaïne. Les entreprises attendent une certaine image de la jeunesse : niveau scolaire et santé morale et physique, et un esprit qui permette de coopérer à l évolution de l économie. 4. Inventaire des valeurs Le développement des valeurs est peut être l un des thèmes le plus important de tout le domaine de la psychologie de l adolescence. En page suivante : Extrait de : L ORIENTATION SCOLAIRE ET PROFESSIONNELLE Sept /3 106

107 INVENTAIRE DES VALEURS A L ADOLESCENCE VALEURS DE SOCIETE Un monde de Paix (sans guerre, ni conflit) Beauté et Respect de la Nature (respecter l environnement et préserver les ressources naturelles) Egalité (les mêmes droits pour tous) Sciences et Techniques (développer la connaissance et favoriser la mise au point de techniques nouvelles) Grandeur et Indépendance de la Nation (vivre dans un pays uni, fort, indépendant et puissant) Justice sociale (plus grande égalité économique, moins de différence entre riches et pauvres) Coopération Internationale (favoriser les relations d aide et d amitié entre les peuples) Démocratie (participation des citoyens aux décisions qui sont prises et qui les concernent) Beauté des Arts (littérature, musique, peinture) et respect du patrimoine (préserver les œuvres du passé) Respect de la Personne et de la Dignité Humaine (permettre à chaque individu d être traité comme quelqu un qui a de la valeur) Liberté (liberté de pensée, d expression, d association, libre circulation) Stabilité sociale (absence de violence, sécurité publique et exercice de la justice) VALEURS PERSONNELLES ET INTERPERSONNELLES Vie aisée (être à l aise financièrement) Santé et bien-être (sans maladie, ni handicap) Vie sociale active (fréquenter, rencontrer beaucoup de gens) Bonheur (être satisfait de ce que l on fait et de ce que l on vit) Expérience religieuse ou mystique (être en communion avec Dieu ou l Univers) Travail (avoir un emploi et pouvoir le garder) Protection de la vie (prendre soin de sa propre vie, ne pas la mettre en danger) Amour (vivre une relation d affection profonde et durable) Amitié vraie (avoir des amis proches et sincères) Sécurité pour les siens (prendre soin de ceux que l on aime) Soutien personnel (savoir qu il y a toujours quelqu un pour vous aider et vous soutenir) Progrès personnel (s efforcer d être quelqu un de meilleur) Réalisation personnelle (se réaliser, réussir quelque chose d important, de durable) Respect de la morale (penser qu il y a des règles du Bien et du Mal universelles qui doivent être respectées) Connaissance de soi (être plus conscient du type de personne que l on est) Statut social (avoir une position sociale élevée) Pouvoir, Autorité (prendre des décisions, exercer un pouvoir sur les autres) Plaisir sans souci (vivre les plaisirs de la vie sans pression, sans stress) Vie passionnante (vivre de nouvelles expériences et des aventures nouvelles) 107

108 Serviable (être toujours prêt à rendre service aux autres) Compréhensif (être capable de partager les sentiments des autres) Franc (ne pas craindre de dire ce qu on pense) Ambitieux (être soucieux de réussir, de parvenir à ce qu on veut) Audacieux (aimer innover et entreprendre des choses nouvelles) Coopératif (être capable de collaborer avec d autres) Indépendant (se suffire à soi même, ne compter que sur soi) Réfléchi (ne pas faire les choses à la hâte, réfléchir avant d agir) MODES DE CONDUITES Logique (être conséquent, rationnel) Tolérant (accepter les autres même s ils sont différents de soi) Maître de soi (se contrôler, savoir se discipliner) Tendre (manifester une affection profonde) Efficace (rechercher la meilleure méthode pour atteindre son but) Généreux (partager avec autrui ce que l on a) Persévérant (ne pas renoncer malgré les difficultés) Poli (être bien élevé, ne jamais être grossier, ni vulgaire) Soigné (faire attention à son aspect extérieur) Digne de confiance (être quelqu un sur qui on peut compter) Engagé (se consacrer à une cause à laquelle on croit) Idéaliste (vivre selon la manière dont les choses devraient être plutôt que comme elles sont) Déterminé (défendre ses opinions en dépit de ceux qui s y opposent) Gagneur (vouloir être à chaque fois le meilleur) Honnête (ne jamais tricher, ni mentir) Spontané (agir comme cela vient naturellement) 108

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