Epargne de précaution : quel potentiel d assurance contre le risque de chômage?

Dimension: px
Commencer à balayer dès la page:

Download "Epargne de précaution : quel potentiel d assurance contre le risque de chômage?"

Transcription

1 Epargne de précaution : quel potentiel d assurance contre le risque de chômage? Audrey Desbonnet EUREQua-Université Paris I septembre 2004 Résumé L ambition de cet article est de fournir une analyse quantitative de la capacité d assurance de l épargne de précaution eu égard à celle de l allocation chômage. A cette fin, un modèle de recherche d emploi avec aléa moral et épargne de précaution est construit. Deux systèmes exclusifs d assurance chômage et d épargne de précaution sont considérés afin d apprécier le potentiel d assurance de l épargne de précaution à la lumière de celui de l allocation chômage. En calibrant le modèle sur données françaises, il apparaît que l épargne de précaution permet une réduction du coût des fluctuations associées au risque de chômage comparable à celle que permet l association épargne de précaution/assurance chômage existante. Plus encore, elle offre un niveau d assurance supérieure au système d allocation chômage en vigueur. Mots-clé : inégalités, épargne de précaution, allocation-chômage Classification JEL : E24, D69, J65 Adresse : EUREQua, Université de Paris I Bd de l Hôpital, Paris Cedex

2 1 Introduction Depuis les travaux originels de Shavell et Weiss [1979], nombre d économistes se sont interrogés quant à l efficacité des programmes d indemnisation chômage : nature du profil optimal des allocations, durée d indemnisation, critères d éligibilité, effets désincitatifs. Plus rares sont ceux qui envisagent le problème de l optimalité à la lumière des autres sources d assurance. En effet, les agents peuvent, s auto-assurer, en épargnant au motif de précaution (supplément d épargne engendré par le caractère incertain que peut revêtir le revenu en raison du risque de chômage) pendant les périodes d emploi. La constitution d un capital financier en vue de soutenir la consommation lors d épisodes de chômage semble dépendre des modalités du système d allocation-chômage. L étude empirique menée par Hubbard, Skinner et Zeldes [1995] révèle que les décisions d épargne des ménages interagissent avec les mécanismes d assurance publique. L épargne de précaution pourrait offrir une assurance proche de celle que permet l allocation-chômage. Un certain nombre de travaux théoriques semblent, d ailleurs, valider cette idée. Dans un modèle à agents hétérogènes où les individus sont exposés à des risques idiosyncrasiques de revenu et contraints sur leurs liquidités, Aiyagari [1994] montre que l accumulation d un actif certain leur permettrait de se constituer une assurance non négligeable contre ces risques. Hansen et Imrohoroglu [1992], s attachent, les premiers, à évaluer le niveau optimal des allocations chômage en tenant compte des comportements d épargne. Ils considèrent une économie où l aléa moral porte sur l incapacité du principal à détecter parfaitement le refus d offre de travail. Les agents peuvent s auto assurer en épargnant une partie de leur revenu. Ils montrent que dans ce cadre le gain d assurance des allocations chômage est de faible ampleur. Dans la même lignée Wang et Williamson [2002] construisent un modèle dynamique de contrat optimal. A la différence, de Hansen et al., l aléa porte sur la difficulté du principal à observer parfaitement l effort de recherche du chômeur. Le résultat auquel ils aboutissent est de même nature. Enfin, Costain [1997], de par son analyse quantitative des coûts et bénéfices du système d assurance chômage menée dans un modèle de recherche d emploi en équilibre général aboutit à la conclusion suivant laquelle les bienfaits de 2

3 l allocation chômage en terme de lissage de la consommation sont minimes. Ceci serait dû au degré élevé de l auto assurance. Fort de ce constat, faut il pour autant considérer que l épargne de précaution, au même titre que l allocation chômage, est capable d assurer contre les risques individuels de revenu. A ce titre, Algan, Chéron, Hairault et Langot [2004] en comparant une économie d assurance complète à un système, soit d assurance chômage, soit d épargne de précaution, permettent de répondre à la question. Ils considèrent un modèle où les agents sont hétérogènes, de par leur position sur le marché du travail (employé ou chômeur) et de par leur richesse : suivant les trajectoires passées sur le marché du travail, les agents détiennent des niveaux d épargne de précaution différents. Le modèle, calibré sur données françaises, suppose que la durée de versement des allocations est inconditionnelle. Ils montrent que l auto assurance, si elle s avère être un bon substitut de l allocation chômage pour l individu moyen, elle augmente considérablement les inégalités transitoires et permanentes entre les individus. Si les résultats auxquels ils aboutissent indiquent que la littérature a de loin sur estimé les bienfaits de l auto assurance, en négligeant l inégalité que ce système induit, ils ne sont pas tout à fait comparables. En effet, ces derniers ignorent les problèmes d aléa moral inhérent au système d indemnisation chômage. Aussi, le présent papier se propose de tester la validité de tels résultats mis en exergue par Algan, et al. dans le cadre d un modèle amendé par l introduction d un aléa moral. Le cadre théorique privilégié s inscrit, donc, dans la continuité des travaux menés par Algan, Chéron, Hairault et Langot [2004]. Un modèle de recherche d emploi avec épargne de précaution et aléa moral est mis en oeuvre. Ce dernier porte sur la difficulté du principal à observer parfaitement l effort de l agent. Les individus ont un accès limité aux marchés financiers (l emprunt n est pas envisageable) qui, néanmoins, leur offre la possibilité de placer leur épargne sous la forme d un actif certain rémunéré. Ils choisissent le niveau d effort et de consommation compte tenu de la générosité du système d indemnisation chômage et du salaire, supposé exogène, A des fins de comparaison, deux systèmes exclusifs d assurance sont considérés : ils ne peuvent avoir 3

4 recours simultanément à l allocation chômage et l épargne de précaution lors des épisodes de chômage. Ils ont accès à l un ou l autre. Trois types d économies sont, alors envisagées : l une où l agent a accès simultanément au système d indemnisation chômage et aux marchés financiers (MF+AC) les deux autres n offrant qu un des deux systèmes d assurance. Lorsque le critère utilitariste prévaut dans l analyse du bien être, à un instant donné du temps, l accès aux deux types d assurance permet de se couvrir contre le risque de chômage mieux que l épargne de précaution seule. Cette dernière permet cependant, de lisser davantage la consommation que l allocation-chômage seule. Lorsque le bien être est évalué en tenant compte de l histoire entière de l agent, toujours selon le critère utilitariste, l épargne de précaution permet une couverture du risque de chômage supérieure à celle que permet l allocation chômage seule et couplée à l accès aux marchés financiers. Plus encore, Lorsque le critère rawlsien est retenu, le résultat précédent reste valide. La seconde section a pour objet de présenter le cadre théorique dans lequel l analyse est conduite. Lui succède une troisième section consacrée à la présentation de l étalonnage du modèle. Dans une quatrième section, on évalue le potentiel d assurance de l épargne de précaution eu égard au système d assurance chômage. La conclusion constitue la dernière section. 2 Le modèle de recherche d emploi L analyse est menée dans le cadre d un modèle simple de recherche d emploi avec aléa moral, calibré sur données françaises. Afin d apprécier la capacité d assurance de l épargne de précaution eu égard à l allocation chômage, ces deux formes d assurance sont comparées à l aune d une économie où les deux systèmes d assurance (allocationchômage et épargne de précaution) coexistent. Ainsi, trois économies sont envisagées : une économie en présence d allocation chômage et de marchés financiers (1) une économie avec allocation chômage uniquement (2) une économie avec marchés financiers uniquement (3) L économie considérée se caractérise par un risque sur le marché du travail : il existe 4

5 des probabilités non nulles de sortir de l emploi et de rester au chômage. Les agents sont adverses au risque. Les individus en emploi reçoivent un salaire, supposé exogène. En raison de chocs idiosyncrasiques, ils peuvent se retrouver sans emploi 1. En revanche, la sortie du chômage dépend de l effort que l individu au chômage consent à fournir. On suppose que la probabilité de sortie du chômage est d autant plus grande que l effort déployé est élevé. Si ce dernier accroît les chances de sortir du chômage, il n est pas sans affecter le bien être de l individu (désutilité de l effort). Le niveau d effort est choisi à la lumière du salaire qu il retrouvera s il sort du chômage et de la générosité du système d assurance chômage lorsque ce dernier existe. Les agents ont, lorsqu ils vivent dans l économie (1) ou (3), un accès limité au marché financier (ils ne peuvent pas s endetter) qui leur permettent de placer leur épargne à un taux d intérêt certain, exogène, et strictement positif. 2.1 L économiederéférence les agents peuvent compléter leur revenu issu de l allocation chômage en puisant dans leur épargne de précaution constituée lors des épisodes d emploi Epargne de précaution et allocation chômage Dans ce cadre, l agent employé reçoit un salaire amputé de la cotisation au système d assurance chômage. Un certain nombre d emplois peuvent être détruits au taux q, si bien que les individus sur ces postes deviennent chômeurs et touchent une allocation chômage b. L indemnité-chômage est supposée inconditionnelle : indépendante du nombre de périodes passées au chômage (non-dégressive), et il n y a pas de durée limite à l indemnisation. Les individus sont ex ante identiques. Les préférences des agents sont résumés par la fonction d utilité suivante, supposée additivement séparable dans le temps : ( ) X X β t π (s t /s t 1 )[U(c t ) v(h t )] s t t=0 1 On suppose que l agent ne quitte pas volontairement son emploi. Aussi, si l issue du choc idiosyncrasique lui est favorable, il ne refuse pas l offre de travail qui lui est faite 5

6 où β ]0; 1[ est le facteur d escompte psychologique et c t la consommation à la date t, h t étant l effort de recherche 2, U l utilité instantanée. U(c t ) est une fonction de type CRRA, croissante, deux fois différentiables et strictement concave avec U 0(0) =. où σ est l aversion au risque. c 1 σ t 1 1 σ v(h t ) indiqueladésutilitédel effort. Une recherche plus intense engendre une désutilité instantanée. Elle est de la forme v(h t )=γh t γ rend compte de l ampleur de la désutilité de l effort, c est à dire le coût en terme d utilité de la recherche d emploi. ce paramètre est, donc, strictement positif. La possibilité de connaître des épisodes de chômage assorti d une contrainte de liquidité incite les agents à épargner durant leurs périodes d emploi et à désépargner durant les périodes de chômage afin de lisser leur consommation, au delà de ce que l allocation-chômage leur permet. Ainsi, l état de chaque agent sur le marché du travail dépend est conditionné par son histoire individuelle sur le marché du travail. Le vecteur des variables d état pour le ménage est le vecteur (a,s) où a représente le stock d actifs financiers en début de période qui prend ses valeurs dans κ R + et s la réalisation spécifique à l agent des évènements idiosyncrasiques (sa situation au regard de l emploi : employé ou chômeur). Le programme résolu par un ménage écrit sous sa forme récursive, où V (a, e) et V (a, u) désignent les utilités intertemporelles des agents en emploi et au chômage : Le cas du chômeur V (a, u) = max U(c) v(h)+β π (h) V (a 0,e 0 )+(1 π (h) V (a 0,u 0 ) ) ª c 0,h s.c. c + a 0 = (1+r)a + b + z a La désutilité attachée au travail est ignorée. 6

7 z,a 0,r désignent respectivement le revenu issu de l activité domestique. le choix d actifs financiers de la période suivante et le taux d intérêt. π (h) correspond à la probabilité de sortie du chômage. La probabilité de retour à l emploi est supposée strictement croissante et concave. suivante π (h) =h ϕ où ϕ un paramètre compris entre 0 et 1. Il s en suit que la probabilité de recevoir aucune offre est 1 π (h). L allocation chômage, b est indexée sur le salaire en vigueur dans l économie : b = θw où θ n est autre que le ratio de remplacement supposé exogène. On en déduit, alors, la condition du premier ordre sur l effort h du chômeur : dv (a,u) dh le cas de l employé : =0 v dv(h) + β dπ(h) (V (a 0,e) V (a 0,u)) h = h h ϕβ(v (a 0,e) V (a 0,u)) γ i 1 1 ϕ V (a, e) = max U(c)+β (1 q)v (a 0,e)+qV (a 0,u 0 ) ª c 0 s.c. a 0 + c = (1+r)a + w(1 τ) a 0 0 où τ n estautrequeletauxdecotisationau système d indemnisation chômage. A tout moment, les recettes du système d assurance chômage sont égales aux dépenses Equilibre stationnaire Soit Π s,s 0(a) la probabilité qu un agent dans l état (a, s) se trouve à la période suivante dans une état (a0,s 0 ). Un équilibre stationnaire pour cette économie est la description, à l état stationnaire, pour un vecteur de prix donné (r, w), de l ensemble des règles de décisions c(a, s),h(a) et a 0 (a, s), des fonctions valeurs V (a, s), de la politique 7

8 du gouvernement en matière de financement du système d indemnisation chômage, τ, de la distribution de probabilité λ (a, s) et du vecteur de variables agrégées (A, C). L état stationnaire vérifie, alors : (i) Les règles de décision c(a, s) et a 0 (a, s) sont solutions du programme de maximisation des agents (ii) La distribution de probabilité est une distribution stationnaire vérifiant : λ ³a 0 0,s = X X Π s,s 0(a)λ (a, s) s a 0 (a,s) λ (a, s) n est autre que la proportion d individus dont le stock de richesse initial est a et dont la position sur le marché du travail est caractérisée par la variable aléatoire s. Cette grandeur s interprète aussi comme le temps passé par le ménage dans cet état ( en sachant qu il y a autant d états que de statut possible sur le marché du travail et de niveau de richesse). (iii) La richesse agrégée, ainsi que la consommation sont, alors, définies par : A = X X a 0 (a, s)λ (a, s) a s C = X X c(a, s)λ (a, s) a s (iv) la caisse d assurance chômage est équilibrée : τw X a λ (a, e) =b(1 X a λ (a, e)) 2.2 Les systèmes d assurance exclusifs Afin de juger du potentiel d assurance inhérent à l allocation chômage et à l épargne de précaution, deux économies sont construites. On considère dans un premier temps un monde dans lequel l agent n a pas accès aux marchés financiers. Toutefois, l agent, lorsqu il connaît un épisode de chômage, se voit verser une allocation chômage. Puis l inaccessibilité aux marchés financiers est levée mais il n existe pas de système public d assurance chômage. 8

9 2.2.1 L allocation chômage En l absence de marchés financiers, les agents employés consomment, à chaque période la totalité de leur salaire, les agents chômeurs consommant leur allocation chômage ainsi que leur production domestique. L état d un agent consiste uniquement en sont statut sur le marché du travail. En notant V e,v u les utilités intertemporelles des agents en emploi et au chômage, le programme de maximisation des individus, écrit sous la forme d équations de Bellman. ½ V e = U(w(1 τ)) + β[(1 q)v e + qv u ] V u = U(b + z) v(h)+β[π (h) V e +(1 π (h))v u ] La condition du premier ordre sur l effort h vérifie : dv u dh =0 h = ϕβ (Ve V u ) γ 1 1 ϕ A tout moment, la caisse du système d assurance chômage est équilibrée : où u désigne le taux de chômage. ub =(1 u)wτ Les flux de sortie du chômage sont égaux aux flux d entrée dans le chômage : q(1 u) =π (h) u L équilibre stationnaire de l économie sans marchés financiers est, alors, simplement défini par le vecteur (V e,v u,h,u,τ,) solution du système du système composé des cinq équations précédentes L épargne de précaution L économie est similaire à l économie de référence à un point près : les individus au chômage ne touchent pas d allocation chômage. Seul le problème du chômeur se trouve 9

10 quelque peu modifié. Il devient : V (a, u) = max U(c) v(h)+β π (h) V (a 0,e 0 )+(1 π (h) V (a 0,u 0 ) ) ª c 0,h s.c. c + a 0 = (1+r)a + z a 0 0 La condition du premier ordre sur l effort du chômeur reste valide. La définition de l équilibre stationnaire est inchangée, la condition (iv) disparaissant. 3 Calibrage Le modèle est calibré sur données françaises. Le calibrage s applique au différentes économies considérées. La période du modèle est le trimestre. Le facteur d escompte psycholique est, alors, fixé à 0.985, ce qui est habituellement retenu pour un étalonnement trimestriel. L aversion au risque est fixé à 2. La probabilité de destruction des emplois est calée sur Joseph et Weitzenblum [2000]. Aussi q vaut Le salaire est normalisé à 1. Le ratio de remplacement, ainsi que la production domestique sont fixés à l image de Algan, Chéron, Hairault, Langot [2004] : θ = 50% et z = 15% du revenu du travail. Enfin, ϕ et γ sont calibrés de façon à reproduire un taux de chômage de 10% et une durée moyenne du chômage de trois trimestres (Algan, Chéron, Hairault, Langot [2004]) si bien qu ils valent respectivement 0.3 et 5. Enfin, le taux d intérêt est fixé à 0.25%. Le calibrage des différents paramètres structurels sont récapitulés dans le tableau 1. Tab. 1 Etalonnage des paramètres structurels β σ q w θ z ϕ γ r % 1 50% 15% % 4 Résultats Quelle variation de consommation permanente, les individus ayant accès à l épargne de précaution et au système d indemnisation chômage doivent ils subir pour accepter 10

11 des systèmes d assurance exclusifs que sont l accès limité aux marchés financiers et l allocation chômage? C est à cette question, que cette section se propose de répondre. Au préalable, nous caractérisons l épargne de précaution qu elle soit accompagnée ou non de l allocation chômage. 4.1 Epargne de précaution : caractéristiques Le graphique ci dessous nous fournit les règles d épargne optimales (décisions d accumulation optimale en k(t +1)sachant que le niveau précédent était k(t)) dans une économie ou seule l auto-assurance permet de se couvrir contre le risque de chômage (MF) et une économie où les ménages peuvent s assurer contre le risque de chômage via les marchés financiers et grâce au système d assurance publique (MF+AC). On remarque que le travailleur, en l absence de système d indemnisation chômage, épargne (pour un motif de précaution) pour des valeurs du capital inférieures à 2.74, ce montant tombant à 0.35 lorsque le travailleur a accès au système d indemnisation chômage et aux marchés financiers. FIG. 1- Règles de décision d accumulation 11

12 En présence d allocation chômage, les agents semblent délaisser l épargne de précaution pour s assurer contre le risque de chômage. D ailleurs, le niveau moyen de richesse dans l économie le confirme : Tab. 2 Richesse moyenne de l économie AC+MF MF richesse moyenne Quel que soit le niveau d actifs, le chômeur désaccumule qu il est accès aux deux systèmes d assurance ou seulement aux marchés financiers. Toutefois, la désaccumulation est plus prononcée lorsque le chômeur se trouve dans l économie MF. La contrainte de liquidité est serrée pour des niveaux très faibles d actifs que l agent soit chômeur dans l économie MF ou MF+AC. Si les agents dans l économie MF sont contraints sur leur liquidité pour des niveaux d actifs plus élevés, ils sont, cependant, moins nombreux à buter sur leur contrainte de non endettement. Dans l économie MF, seulement 3% des chômeurs sont contraints sur leurs liquidités, alors qu ils sont 46.75% dans l économie MF+AC 4.2 Mesure du coût associé au risque de chômage Déterminer la fraction de consommation permanente qu il faut retirer ou ajouter à un individu vivant dans une économie où coexiste deux types d assurance (l épargne de précaution et l assurance chômage) afin de lui procurer un bien être identique à une économie où un seul type d assurance est accessible, nécessite, au préalable de définir le bien être collectif de l économie. Si on note, W, le bien être collectif de l économie, ce dernier vaut : W = X Z s=e,u κ λ(a, s)ψ(a, s) 1 ξ da L intérêt d une telle fonction est qu elle permet lors de l analyse du bien être de prendre en compte le degré d aversion collective aux inégalités. Pour ξ =0, lecritère utilitariste prévaut : on se soucie du bien être de l agent moyen. En revanche, lorsque 1 1 ξ 12

13 ξ, le critère rawlsien s applique : la société se préoccupe de l individu le plus mallotientermedebienêtre, c estàdirel agent chômeur sans richesse : le bien être collectif vaut, dans ce cas extrême W = λ(a, u)ψ(a, u). Ψ(a, s) =U(a, s) si la société souhaite prendre en considération uniquement le bien être à une date donnée du temps. Si, en revanche, la société préfère évaluer le bien être en tenant compte de l histoire entière de l agent, on aura Ψ(a, s) =V (a, s). 4.3 auto-assurance versus allocation-chômage Le tableau 3 indique en pourcentage la quantité de consommation qu il faut retirer (le signe est positif) ou ajouter (signe négatif) à l agent vivant dans l économie de référence (2 systèmes d assurance coexistent : l allocation chômage et l épargne de précaution) pour qu il soit indifférent en terme de bien être entre l économie de référence et une économie où un seul type d assurance est accessible : auto-assurance (MF) ou allocation chômage (AC) Tab. 3 Rôle de l épargne de précaution Ψ = U Ψ = V critère de bien être social MF AC MF AC ξ = % 0.522% % 0.522% ξ = -56% 51.03% % 18.61% D un point de vue du critère utilitariste, il apparaît que l auto assurance offre une couverture de risque supérieure à celle de l allocation chômage, lorsque l analyse est circonscrite à l inégalité à un point donné du temps. En effet, la perte de consommation permanente à subir est plus faible dans le cas d une économie avec marchés financiers uniquement en comparaison d une économie dotée uniquement d un système d indemnisation-chômage. Plus remarquable, l épargne de précaution permet de lisser davantage la consommation que ne le permettrait le couple allocation chômage-épargne de précaution, lorsque l histoire entière de l agent est considérée. Ce résultat tient probablement aux perspectives plus favorables en terme de retour à l emploi dans une économie où seuls les marchés financiers permettent de se couvrir partiellement contre le risque de chômage en comparaison d une économie avec système d indemnisation 13

14 chômage seulement, comme le suggère le taux de chômage. Tab. 4 Taux de chômage MF+AC AC MF taux de chômage 10.17% 9.63% 7.25% Sil analysesefondesurlecritèrerawlsien,onconstate,quelquesoitletyped inégalités considérées (transitoires ou permanentes) que l accès aux marchés financiers permet de s assurer contre le risque de chômage mieux que l allocation chômage et le couple allocation/épargne de précaution. l allocation chômage, de par sa générosité (50% du salaire) semble conduire de nombreux individus (ils sont presque 50% à être contraints sur leur richesse) sans emploi à réduire, de façon considérable, l effort de recherche nécessaire pour retrouver un emploi si bien qu ils demeurent de périodes en périodes sans emploi. La comparaison de l effort de recherche d un chômeur sans richesse consenti suivant l économie dans laquelle il se trouve semble conforter cette idée. Tab. 5 Effort de recherche d un chômeur sans richesse MF+AC AC MF effort de recherche Cette différence de niveau d effort de recherche se retrouve, d ailleurs pour des niveaux de richesse, non nuls, comme le confirme le graphique ci dessous. 14

15 FIG.2- Effort de recherche optimal 5 Conclusion Afin de mesurer le potentiel d assurance que recèle l épargne de précaution en comparaison de l allocation chômage, nous avons construit un modèle de recherche d emploi avec épargne de précaution et aléa moral. Trois économies sont considérées : une économie de référence où l agent bénéficie de l allocation chômage en cas d épisodes de chômage durant lesquels il peut puiser dans son épargne de précaution (MF+AC), une économie où un seul type d assurance est disponible : l épargne de précaution (MF) où l allocation chômage (AC). Pour identifier la capacité d assurance de l épargne de précaution, la variation de consommation permanente que l individu doit accepter pour être indifférent en terme de bien être entre l économie MF+AC et l économie MF et 15

16 l économie AC. L analyse révèle que l épargne de précaution permet d atteindre un niveau de bien être proche de l économie MF+AC et supérieur à celui de l allocation chômage lorsque l on raisonne sur l agent moyen, à un instant donné du temps. En revanche, lorsque les perspectives futures de l agent interviennent dans le bien être de l agent, l épargne de précaution offre une couverture contre le risque de chômage supérieure à l allocation chômage mais aussi à l association épargne de précaution/allocation chômage. Les résultats restent inchangés lorsque le bien être est envisagé suivant le critère rawlsien. La générosité de l assurance chômage considérée et l absence d éligibilité à l allocation chômage (l indemnité-chômage est supposée inconditionnelle) réduit l effort de recherche, donc, les chances de sortir du chômage, les confinant de périodes en périodes au chômage ainsi que le nombre d individus contraints sur leurs liquidités. 16

17 Références [1] Aiyagari, S., R., Uninsured Idiosyncratic Risk and Aggregate Saving, Quarterly Journal of Economics, vol. 109, pp , (1994). [2] Algan, Y., Chéron, A., Hairault, J-O, Langot F., Epargne de précaution et chômage : une évaluation quantitative de l auto-assurance, 2003, à paraître dans Annales d économie et statistiques [3] Algan, Y., Chéron, A., Hairault, J-O, Langot F., Self assurance and Inequality, à paraître dans Economic Letters, [4] Costain, J., Unemployment Insurance and Precautionary Saving, mimeo, Universitat Pompeu Fabra [5] Hansen, G., Imrohoroglu, A., The Role of Unemployment Insurance in an Economy with Liquidity Constraints and Moral Hazard, Journal of Political Economy, vol 100, n 1, , 1992 [6] Hubbard, R.G., Skinner, J., Zeldes, S.P., Precautionary Saving and Social Insurance, Journal of Political Economy, vol. 103, pp ,(1995) [7] Joseph, G., Weitzenblum, T., Allocations Chômage et Epargne de Précaution : Dynamique Transitoire vs Equilibre de Long Terme, document de travail MSE, octobre 2000 [8] Joseph, G., Weitzenblum, T., Optimal unemployment insurance : transitional dynamics vs steady state, Review of Economics Dynamics, Vol. 6 (4) pp , 2003 [9] Shavell, S., Weiss, L., The Optimal Payment of Unemployment Insurance Benefits Over Time, Journal of Political Economy, vol. 87, pp [10] Wang, C., Williamson, S., Moral asard, Optimal Unemployment Insurance and Experience rating, Journal of Monetary Economics, 49, ,

Wealth Effect on Labor Market Transitions

Wealth Effect on Labor Market Transitions Wealth Effect on Labor Market Transitions Yann Algan EUREQua - Université de Paris I algan@univ-paris1.fr Arnaud Chéron GAINS - Université du Maine & Cepremap acheron@univ-lemans.fr Jean-Olivier Hairault

Plus en détail

Assurance chômage optimale, capital humain et vote

Assurance chômage optimale, capital humain et vote Assurance chômage optimale, capital humain et vote Sébastien MÉNARD 1 L objectif de cet article est de déterminer les caractéristiques du système optimal d assurance chômage lorsque la productivité des

Plus en détail

CHAPITRE 3 : MARCHE DU TRAVAIL ET CHÔMAGE

CHAPITRE 3 : MARCHE DU TRAVAIL ET CHÔMAGE TABE DES MATIERES Durée... 2 Objectif spécifique... 2 Résumé... 2 I. offre et la demande de travail... 2 1. offre de travail et choix loisir - travail... 2 2. Demande de travail, productivité et salaire

Plus en détail

dans un modèle à agents hétérogènes : effet mobilité ou effet richesse?

dans un modèle à agents hétérogènes : effet mobilité ou effet richesse? &Statut résidentiel et retour à l emploi dans un modèle à agents hétérogènes : effet mobilité ou effet richesse? Residential status and return to employment in a model with heterogeneous agents: mobility

Plus en détail

Séminaire évaluation des politiques sociales

Séminaire évaluation des politiques sociales Séminaire évaluation des politiques sociales TRAPPES À INACTIVITÉ --- DU RMI AU RSA LES ÉVALUATIONS AU COURS D UNE RÉFORME Du RMI au RSA : supprimer les trappes à inactivité 2 La problématique des trappes

Plus en détail

CONSOMMATION INTERTEMPORELLE & MARCHE FINANCIER. Epargne et emprunt Calcul actuariel

CONSOMMATION INTERTEMPORELLE & MARCHE FINANCIER. Epargne et emprunt Calcul actuariel CONSOMMATION INTERTEMPORELLE & MARCHE FINANCIER Epargne et emprunt Calcul actuariel Plan du cours Préambule : la contrainte budgétaire intertemporelle et le calcul actuariel I II III Demandes d épargne

Plus en détail

ENSAE, 1A Maths. Roland Rathelot roland.rathelot@ensae.fr. Septembre 2010

ENSAE, 1A Maths. Roland Rathelot roland.rathelot@ensae.fr. Septembre 2010 Initiation à l économie ENSAE, 1A Maths Roland Rathelot roland.rathelot@ensae.fr Septembre 2010 Les ménages (2/2) La consommation agrégée des ménages : analyse macroéconomique Les ménages (2/2) La consommation

Plus en détail

Assurance privée, Assurance sociale, retraite et santé

Assurance privée, Assurance sociale, retraite et santé 1/46 Assurance, retraite et santé - F. Langot Assurance privée, Assurance sociale, retraite et santé F. Langot Univ. Le Mans (GAINS & IRA) Banque de France & PSE & Cepremap & IZA 2013-2014 2/46 Assurance,

Plus en détail

ESSEC Cours Wealth management

ESSEC Cours Wealth management ESSEC Cours Wealth management Séance 9 Gestion de patrimoine : théories économiques et études empiriques François Longin 1 www.longin.fr Plan de la séance 9 Epargne et patrimoine des ménages Analyse macroéconomique

Plus en détail

L influence de l épargne de précaution sur la recherche d emploi

L influence de l épargne de précaution sur la recherche d emploi REVENUS L influence de l épargne de précaution sur la recherche d emploi Yann Algan et Antoine Terracol* L étude de l incidence des dispositifs d assurance chômage sur l offre de travail s est limitée

Plus en détail

Choix en situations de risque et d incertitude. Choix inter-temporels de consommation

Choix en situations de risque et d incertitude. Choix inter-temporels de consommation THEME 7 Choix en situations de risque et d incertitude. Choix inter-temporels de consommation Concepts et définitions essentiels Risque et incertitude Théorie de l utilité espérée Aversion au risque Loterie

Plus en détail

Revenus et patrimoine des ménages

Revenus et patrimoine des ménages Direction de la Diffusion et de l'action Régionale Division Communication Externe Bureau de Presse Dossier de presse Synthèses n 65 Revenus et patrimoine des ménages Edition 2002-2003 - Au sommaire du

Plus en détail

DEA Université de Paris 1. Equilibre général, chômage et assurance incomplète. Le Modèle d Aiyagari [QJE,1994]

DEA Université de Paris 1. Equilibre général, chômage et assurance incomplète. Le Modèle d Aiyagari [QJE,1994] DEA Université de Paris 1 Equilibre général, chômage et assurance incomplète Le Modèle d Aiyagari [QJE,1994] François Langot GAINS (Le Mans) & Cepremap 24 mars 2004 1 Risques spécifiques de revenu A chaque

Plus en détail

THOMAS WEITZENBLUM. Situation courante : Professeur à l Université du Maine EMPLOIS FORMATION ET DIPLOMES

THOMAS WEITZENBLUM. Situation courante : Professeur à l Université du Maine EMPLOIS FORMATION ET DIPLOMES THOMAS WEITZENBLUM GAINS, Université du Maine Faculté de Droit, des Sciences Economiques et de Gestion Avenue Olivier Messiaen 72000 LE MANS E-mail : thomas.weitzenblum@univ-lemans.fr Né le 22 mai 1973

Plus en détail

Focus. Lien entre rémunération du travail et allocation de chômage

Focus. Lien entre rémunération du travail et allocation de chômage Focus Lien entre rémunération du travail et allocation de chômage Introduction Le travailleur qui devient chômeur et qui est admissible sur base de prestations de travail se voit, en application du principe

Plus en détail

Assurance-chômage et formation des chômeurs dans un modèle d appariement avec agents économiques hétérogènes

Assurance-chômage et formation des chômeurs dans un modèle d appariement avec agents économiques hétérogènes Assurance-chômage et formation des chômeurs dans un modèle d appariement avec agents économiques hétérogènes Bruno Van der Linden Fonds National de la Recherche Scientifique and Institut de Recherches

Plus en détail

Épargne de précaution et chômage : une évaluation quantitative de l'auto-assurance

Épargne de précaution et chômage : une évaluation quantitative de l'auto-assurance ANNALES D ÉCONOMIE ET DE STATISTIQUE. N 74 2004 Épargne de précaution et chômage : une évaluation quantitative de l'auto-assurance Yann ALGAN *, Arnaud CHÉRON **, Jean-Olivier HAIRAULT ***, François LANGOT

Plus en détail

Introduction à l analyse microéconomique Devoir Maison n o 1

Introduction à l analyse microéconomique Devoir Maison n o 1 Introduction à l analyse microéconomique Devoir Maison n o 1 10 novembre 2014 Marianne Tenand Monitorat ENS (2014-2015) marianne.tenand@ens.fr A rendre au plus tard dans mon casier du bâtiment B le mercredi

Plus en détail

Premier modèle - Version simple

Premier modèle - Version simple Chapitre 1 Premier modèle - Version simple Les individus vivent chacun six générations successives d adultes, chacune d une durée de dix ans, sans distinction faite entre les individus d une même génération.

Plus en détail

Les indices à surplus constant

Les indices à surplus constant Les indices à surplus constant Une tentative de généralisation des indices à utilité constante On cherche ici en s inspirant des indices à utilité constante à définir un indice de prix de référence adapté

Plus en détail

Offre de capital. Complétez avec : r (taux d intérêt), C t, C t+1

Offre de capital. Complétez avec : r (taux d intérêt), C t, C t+1 Séance 4 : Offre de travail et de capital Je Révise Offre de travail Le travailleur partage sa journée de 24 heures entre le travail et le loisir de façon à maximiser son utilité. Le travail lui rapporte

Plus en détail

Chapitre 2/ La fonction de consommation et la fonction d épargne

Chapitre 2/ La fonction de consommation et la fonction d épargne hapitre 2/ La fonction de consommation et la fonction d épargne I : La fonction de consommation keynésienne II : Validations et limites de la fonction de consommation keynésienne III : Le choix de consommation

Plus en détail

Economie Générale Initiation Ecole des Ponts - ParisTech

Economie Générale Initiation Ecole des Ponts - ParisTech Economie Générale Initiation Ecole des Ponts - ParisTech Stéphane Gallon Caisse des Dépôts stephane.gallon@caissedesdepots.fr https://educnet.enpc.fr/course/view.php?id=2 1 Macroéconomie : croissance à

Plus en détail

Chapitre 3. La répartition

Chapitre 3. La répartition Chapitre 3. La répartition 1. La répartition de la valeur ajoutée La valeur ajoutée (1) Valeur ajoutée : solde du compte de production = > VA = P CI = > Richesse effectivement créée par les organisations

Plus en détail

Jean-Louis CAYATTE jlcayatte@free.fr http://jlcayatte.free.fr/

Jean-Louis CAYATTE jlcayatte@free.fr http://jlcayatte.free.fr/ Chapitre 14 Marché du travail avec salaire négocié Supposer que le salaire est négocié entre l employeur et le salarié, c est remplacer l équation w( t) = w par une équation de détermination de ce salaire

Plus en détail

L ASSURANCE CHÔMAGE OPTIMALE : LES POLITIQUES D INCITATION À LA REPRISE D EMPLOI

L ASSURANCE CHÔMAGE OPTIMALE : LES POLITIQUES D INCITATION À LA REPRISE D EMPLOI UNIVERSITÉ DU MAINE - FACULTÉ DES SCIENCES ÉCONOMIQUES GROUPE D ANALYSE DES ITINÉRAIRES ET NIVEAUX SALARIAUX Année 2006 N attribué par la bibliothèque : THÈSE Pour obtenir le grade de DOCTEUR DE L UNIVERSITÉ

Plus en détail

Simulation et première évaluation de ce dispositif

Simulation et première évaluation de ce dispositif les notes N 2 / 29 septembre 2011 Faut il revenir sur la défiscalisation des heures supplémentaires? Simulation et première évaluation de ce dispositif Éric Heyer Parmi les mesures du plan d économies

Plus en détail

SOMMAIRE SOMMAIRE 7 INTRODUCTION GENERALE...11

SOMMAIRE SOMMAIRE 7 INTRODUCTION GENERALE...11 SOMMAIRE SOMMAIRE 7 INTRODUCTION GENERALE...11 - PARTIE I - Organisation de trésorerie du régime général et principes d optimisation de la régulation des positions de trésorerie à très court terme...15

Plus en détail

Chapitre 2 : Le revenu national

Chapitre 2 : Le revenu national Chapitre 2 : Le revenu national Principes de la macroéconomie - Pascal Belan L1 DU ECE - Année 2012-2013 Introduction Les déterminants de la production Les facteurs de production La fonction de production

Plus en détail

le Rôle de l Information M1 - Arnold Chassagnon, Université de Tours, PSE - Automne 2012

le Rôle de l Information M1 - Arnold Chassagnon, Université de Tours, PSE - Automne 2012 6 le Rôle de l Information - M1 - Arnold Chassagnon, Université de Tours, PSE - Automne 2012 Plan du cours 1. Probabilités subjectives 2. Arrivée symétrique de l information 3. Information asymétrique

Plus en détail

L équilibre Macro-Economique

L équilibre Macro-Economique L équilibre Macro-Economique Jean-Pierre Damon, octobre 1985. La position de départ des théoriciens est la situation d équilibre qui permet à la totalité de la production d être soit consommée, soit utilisée

Plus en détail

Macroéconomie M1 : Paris 1 / ENS Cachan Travaux Dirigés 2010-2011 Interrogation écrite N 1 - Corrigé

Macroéconomie M1 : Paris 1 / ENS Cachan Travaux Dirigés 2010-2011 Interrogation écrite N 1 - Corrigé Macroéconomie M : Paris / ENS Cachan Travaux Dirigés 200-20 Interrogation écrite N - Corrigé Marc Sangnier - marcsangnier@ens-cachanfr Lundi 2 février 20 Durée : h30 Aucun document autorisé Calculatrice

Plus en détail

Chapitre 3 La demande d assurance et les problèmes d information

Chapitre 3 La demande d assurance et les problèmes d information Chapitre 3 La demande d assurance et les problèmes d information Objectifs du chapitre - Déterminer le partage de risque Pareto-optimal entre un assuré et un assureur. - Considérer l impact des coûts de

Plus en détail

Note TDTE N 40. Ces travaux ont bénéficié du soutien de la Caisse des Dépôts

Note TDTE N 40. Ces travaux ont bénéficié du soutien de la Caisse des Dépôts Note TDTE N 40 Le cumul emploiretraite : un dispositif efficace? Auteur Arnaud Chéron, Professeur des Universités, EDHEC Business School et Université du Mans, chercheur associé à la Chaire Transitions

Plus en détail

1 Questions de cours. Cours de Olivier Cardi Université de Tours Macroéconomie L2 ECO Année universitaire 2015-2016. TD 2 : L offre de travail

1 Questions de cours. Cours de Olivier Cardi Université de Tours Macroéconomie L2 ECO Année universitaire 2015-2016. TD 2 : L offre de travail Cours de Olivier Cardi Université de Tours Macroéconomie L2 ECO Année universitaire 2015-2016 TD 2 : L offre de travail 1 Questions de cours 1. On considère un ménage représentatif disposant dans l année

Plus en détail

Choix sous incertitude

Choix sous incertitude 1/38 à l analyse microéconomique - Monitorat ENS (2014-2015) Janvier 2015 2/38 Plan du cours 1 2 3 4 5 3/38 Dans les chapitres précédents, hypothèse implicite de situations certaines et d information parfaite

Plus en détail

Economie de l information

Economie de l information 1 Introduction Economie de l information Les méthodes de la microéconomie peuvent être appliquées à tout problème particulier de la vie économique De nombreuses études sont consacrées à des marchés ou

Plus en détail

ECONOMIE MANAGÉRIALE NESSRINE OMRANI ECOLE POLYTECHNIQUE NESSRINE.OMRANI@POLYTECHNIQUE.EDU

ECONOMIE MANAGÉRIALE NESSRINE OMRANI ECOLE POLYTECHNIQUE NESSRINE.OMRANI@POLYTECHNIQUE.EDU ECONOMIE MANAGÉRIALE NESSRINE OMRANI ECOLE POLYTECHNIQUE NESSRINE.OMRANI@POLYTECHNIQUE.EDU 1 CHAPITRE 3: L ASYMÉTRIE D INFORMATION NOTIONS IMPORTANTES: Asymétrie d information Antisélection (ou sélection

Plus en détail

Les principaux leviers d augmentation des transitions chômage-emploi

Les principaux leviers d augmentation des transitions chômage-emploi Journées d information et d échanges dans le cadre du dialogue social territorial «Mobilités dans l emploi et transitions professionnelles» Les principaux leviers d augmentation des transitions chômage-emploi

Plus en détail

Négociation assurance-chômage

Négociation assurance-chômage Négociation assurance-chômage Proposition de document-cadre pour l accord national interprofessionnel relatif à l indemnisation du chômage 1 Eléments synthétiques de diagnostic Créé et géré par les partenaires

Plus en détail

Persistance des habitudes de consommation et effet de liquidité 1

Persistance des habitudes de consommation et effet de liquidité 1 ANNALES D ÉCONOMIE ET DE STATISTIQUE. N 82 2006 Persistance des habitudes de consommation et effet de liquidité 1 Stéphane AURAY* RÉSUMÉ. Cet article montre que l introduction de la formation des habitudes

Plus en détail

Rue de la Banque N 9 Septembre 2015. Comment expliquer la hausse du taux d épargne des ménages français depuis le début de la crise?

Rue de la Banque N 9 Septembre 2015. Comment expliquer la hausse du taux d épargne des ménages français depuis le début de la crise? N 9 Septembre 5 Comment expliquer la hausse du taux d épargne des ménages français depuis le début de la crise? Violaine FAUBERT et Virginia OLIVELLA MOPPETT Direction de la Conjoncture et des Prévisions

Plus en détail

Epargne : définitions, formes et finalités.

Epargne : définitions, formes et finalités. Epargne : définitions, formes et finalités. 1) Définitions de l épargne. Le dictionnaire Larousse définit l épargne comme une «fraction du revenu individuel ou national qui n est pas affectée à la consommation»,

Plus en détail

TD : Microéconomie de l incertain. Emmanuel Duguet

TD : Microéconomie de l incertain. Emmanuel Duguet TD : Microéconomie de l incertain Emmanuel Duguet 2011-2012 Sommaire 1 Les loteries 2 2 Production en univers incertain 4 3 Prime de risque 6 3.1 Prime de risque et utilité CRRA.................. 6 3.2

Plus en détail

Royaume du Maroc. L'impact de la baisse des taux d'intérêt : les mécanismes de transmission et les enseignements d'une simulation

Royaume du Maroc. L'impact de la baisse des taux d'intérêt : les mécanismes de transmission et les enseignements d'une simulation Royaume du Maroc L'impact de la baisse des taux d'intérêt : les mécanismes de transmission et les enseignements d'une simulation Constituant une sélection mensuelle des travaux menés par les cadres de

Plus en détail

Inégalités et Réforme des Retraites

Inégalités et Réforme des Retraites Inégalités et Réforme des Retraites Jean-Olivier Hairault EUREQua (Paris I) & Cepremap François Langot GAINS (Le Mans) & Cepremap 13 mai 2002 Adresse : Cepremap, 142 rue du Chevaleret, 75013 Paris. Fax:

Plus en détail

5 Les données macroéconomiques

5 Les données macroéconomiques 5 Les données macroéconomiques Jean Magnan de Bornier Table des matières 1 La mesure des variables macroéconomiques 2 1.1 prix, valeurs, quantités et autres............ 2 1.1.1 Les prix....................

Plus en détail

CHAPITRE 1 HICKS ET LA NAISSANCE DE LA SYNTHÈSE

CHAPITRE 1 HICKS ET LA NAISSANCE DE LA SYNTHÈSE CHAPITRE 1 HICKS ET LA NAISSANCE DE LA SYNTHÈSE L idée centrale de Hicks 1 est que l apport théorique essentiel de Keynes réside dans sa théorie de la préférence pour la liquidité donc dans l idée que

Plus en détail

LE ROLE DES INCITATIONS MONETAIRES DANS LA DEMANDE DE SOINS : UNE EVALUATION EMPIRIQUE.

LE ROLE DES INCITATIONS MONETAIRES DANS LA DEMANDE DE SOINS : UNE EVALUATION EMPIRIQUE. LE ROLE DES INCITATIONS MONETAIRES DANS LA DEMANDE DE SOINS : UNE EVALUATION EMPIRIQUE. Synthèse des travaux réalisés 1. Problématique La question D7 du plan d exécution du Programme National de Recherches

Plus en détail

Impact d un choc budgétaire sur la consommation privée dans une économie. avec contraintes de liquidité et épargne de précaution.

Impact d un choc budgétaire sur la consommation privée dans une économie. avec contraintes de liquidité et épargne de précaution. Impact d un choc budgétaire sur la consommation privée dans une économie avec contraintes de liquidité et épargne de précaution sous la direction d Edouard Challe Laura BERTHET Mémoire de recherche Sciences

Plus en détail

HEC Université de Lausanne Analyse économique : macroéconomie

HEC Université de Lausanne Analyse économique : macroéconomie HEC Université de Lausanne Analyse économique : macroéconomie Prof. Mathias Thoenig et Philippe Andrade Examen de Rattrapage : Session d été 2015 Nom et prénom No matricule No de place Points EX 1 EX 2

Plus en détail

Note pour le Conseil d orientation des Retraites. Situation et Perspectives du Fonds de Réserve pour les Retraites

Note pour le Conseil d orientation des Retraites. Situation et Perspectives du Fonds de Réserve pour les Retraites DF / JLN / 05-032 LE 10 FEVRIER 2005 Note pour le Conseil d orientation des Retraites Situation et Perspectives du Fonds de Réserve pour les Retraites 1. Où en est le FRR aujourd hui? Le Fonds de Réserve

Plus en détail

Chapitre 1: Introduction à la théorie de l équilibre à prix fixes

Chapitre 1: Introduction à la théorie de l équilibre à prix fixes Chapitre 1: Introduction à la théorie de l équilibre à prix fixes L3 Eco-Gestion/ Faculté de Droit, Sciences Economiques et de Gestion Plan 1 Rappels sur l utilité espérée La représentation des événements

Plus en détail

1. DESCRIPTION DU DISPOSITIF TITRE-SERVICE (TS)

1. DESCRIPTION DU DISPOSITIF TITRE-SERVICE (TS) Résumé du CESRBC relatif au système Titres-Services, 08/10/2013 1. DESCRIPTION DU DISPOSITIF TITRE-SERVICE (TS) Mis en place en 2004, ce dispositif permet à des particuliers d acheter des «chèques-services»

Plus en détail

La capacité d achat immobilier en Île-de-France :

La capacité d achat immobilier en Île-de-France : La capacité d achat immobilier en Île-de-France : Évaluation dynamique et disparités géographiques Kevin Beaubrun-Diant Juillet 2010 2 La capacité d achat immobilier en Île-de-France Introduction La compréhension

Plus en détail

Nombre d enfants à charge des retraités : simulations en projection. Fanny Godet, note INSEE n 22 / DG75-G210 pour le COR, novembre 2015

Nombre d enfants à charge des retraités : simulations en projection. Fanny Godet, note INSEE n 22 / DG75-G210 pour le COR, novembre 2015 CONSEIL D ORIENTATION DES RETRAITES Séance plénière du 25 novembre 2015 à 9 h 30 «Structures familiales, transferts intergénérationnels, bien-être» Document N 04 Document de travail, n engage pas le Conseil

Plus en détail

Partie I Le consommateur et la demande

Partie I Le consommateur et la demande Partie I Le consommateur et la demande Chapitre 1 La fonction d utilité 1 Plan du cours 1. Le consommateur. 2. La notion d utilité. 3. Les courbes d indifférence. 4. L optimum du consommateur. 5. Exercices.

Plus en détail

Partie I Une première définition des agents économiques et des opérations

Partie I Une première définition des agents économiques et des opérations Partie I Une première définition des agents économiques et des opérations Attac 05_06_03 Dans un premier temps, nous distinguerons quatre agents et une catégorie générale rendant compte de relations avec

Plus en détail

3) Demande de monnaie et diversification du patrimoine (Friedman)

3) Demande de monnaie et diversification du patrimoine (Friedman) 3) Demande de monnaie et diversification du patrimoine (Friedman) L analyse de Milton Friedman, et plus précisément celle du courant monétariste ouvre une perspective sur le comportement de demande de

Plus en détail

La suppression de la défiscalisation des heures supplémentaires va-t-elle créer des emplois?

La suppression de la défiscalisation des heures supplémentaires va-t-elle créer des emplois? 2. Emploi La suppression de la défiscalisation des heures supplémentaires va-t-elle créer des emplois? Dans cette étude, nous dressons un bilan de la mesure récente du gouvernement concernant la défiscalisation

Plus en détail

Une contribution aux études empiriques en économie de la croissance

Une contribution aux études empiriques en économie de la croissance Une contribution aux études empiriques en économie de la croissance Gregory Mankiw, David Romer, David Weil Quarterly Journal of Economics, Mai 1992 Résumé Cet article cherche à savoir si le modèle de

Plus en détail

La couverture du délai de carence des arrêts maladie en France : Déterminants et impact sur l absentéisme

La couverture du délai de carence des arrêts maladie en France : Déterminants et impact sur l absentéisme La couverture du délai de carence des arrêts maladie en France : Déterminants et impact sur l absentéisme Catherine Pollak DREES, Centre d Economie de la Sorbonne Discussion : Roméo Fontaine, LEG (Université

Plus en détail

Le présent chapitre porte sur l endettement des

Le présent chapitre porte sur l endettement des ENDETTEMENT DES MÉNAGES 3 Le présent chapitre porte sur l endettement des ménages canadiens et sur leur vulnérabilité advenant un choc économique défavorable, comme une perte d emploi ou une augmentation

Plus en détail

L équilibre macroéconomique keynésien : le modèle IS/LM

L équilibre macroéconomique keynésien : le modèle IS/LM L équilibre macroéconomique keynésien : le modèle IS/LM Lionel Artige Introduction à la Macroéconomie HEC Université de Liège Modèle IS/LM Le modèle IS/LM, conçu par John Hicks en 1937, est généralement

Plus en détail

Recherche d emploi : entre assurance et incitation 1

Recherche d emploi : entre assurance et incitation 1 Recherche d emploi : entre assurance et incitation 1 Solenne Tanguy 2 EUREQua, Université Paris 1 Mars 2004 1 Je tiens à remercier Pierre Cahuc, François Fontaine et André Zylberberg pour leurs précieux

Plus en détail

ECO434, Ecole polytechnique, 2e année PC 4 Approche Intertemporelle du Compte Courant

ECO434, Ecole polytechnique, 2e année PC 4 Approche Intertemporelle du Compte Courant ECO434, Ecole polytechnique, e année PC 4 Approche Intertemporelle du Compte Courant Exercice : Choix intertemporel et Taux de Change Réel (TCR) On considère une petite économie ouverte dans laquelle deux

Plus en détail

1- Politique monétaire et soutenabilité fiscale

1- Politique monétaire et soutenabilité fiscale 1- Politique monétaire et soutenabilité fiscale Solvabilité fiscale = capacité du gouvernement à servir la dette publique (intérêt, échéances de remboursement) sans faire défaut. Soutenabilité fiscale

Plus en détail

ANNEXE IX EFFETS MACROECONOMIQUES DE LA REFORME

ANNEXE IX EFFETS MACROECONOMIQUES DE LA REFORME ANNEXE VII, PJ n IX, page 1 ANNEXE IX EFFETS MACROECONOMIQUES DE LA REFORME PIECE JOINTE N 9 EFFETS D UNE DIMINUTION DES COTISATIONS SOCIALES EMPLOYEURS FINANCEE PAR LA CREATION D UN IMPOT SUR LE CHIFFRE

Plus en détail

Les allocataires des minima sociaux: CMU, état de santé et recours aux soins

Les allocataires des minima sociaux: CMU, état de santé et recours aux soins études résultats et N 603 octobre 2007 Les allocataires des minima sociaux: CMU, état de santé et recours aux soins Une enquête a été effectuée par la DREES au deuxième trimestre 2006 auprès de personnes

Plus en détail

Quelle est l influence d une réduction des prestations d 1/5, via le crédit-temps et l interruption de carrière, sur le revenu du ménage?

Quelle est l influence d une réduction des prestations d 1/5, via le crédit-temps et l interruption de carrière, sur le revenu du ménage? Etudes Quelle est l influence d une réduction des prestations d 1/5, via le crédit-temps et l interruption de carrière, sur le revenu du ménage? Table des matières Introduction...7 Objectif, méthodologie

Plus en détail

SITUATION FINANCIÈRE DE L ASSURANCE CHÔMAGE

SITUATION FINANCIÈRE DE L ASSURANCE CHÔMAGE SITUATION FINANCIÈRE DE L ASSURANCE CHÔMAGE pour l année 2014 Janvier 2014 1/12 Situation financière de l Assurance chômage pour l année 2014 14 janvier 2014 Cette note présente la prévision de la situation

Plus en détail

ENSAE, 1A Maths. Roland Rathelot roland.rathelot@ensae.fr. Septembre 2010

ENSAE, 1A Maths. Roland Rathelot roland.rathelot@ensae.fr. Septembre 2010 Initiation à l économie ENSAE, 1A Maths Roland Rathelot roland.rathelot@ensae.fr Septembre 2010 Les ménages (1/2) Les ressources des ménages La consommation L épargne Les ménages comme agents économiques

Plus en détail

Pour une réforme de l assurance chômage des 50 ans et plus

Pour une réforme de l assurance chômage des 50 ans et plus EDHEC BUSINESS SCHOOL PÔLE DE RECHERCHE EN ÉCONOMIE, ÉVALUATION DES POLITIQUES PUBLIQUES ET RÉFORME DE L'ÉTAT 393-400 promenade des Anglais 06202 Nice Cedex 3 Tél. : +33 (0)4 93 18 32 53 Fax : +33 (0)4

Plus en détail

Les débats sur l évolution des

Les débats sur l évolution des D o c u m e n t d e t r a v a i l d e l a B r a n c h e R e t r a i t e s d e l a C a i s s e d e s d é p ô t s e t c o n s i g n a t i o n s n 9 8-0 7 C o n t a c t : La u re nt V e r n i è r e 0 1 4

Plus en détail

Actualisation. M1 - Arnold Chassagnon, Université de Tours, PSE - 2012

Actualisation. M1 - Arnold Chassagnon, Université de Tours, PSE - 2012 Actualisation - M1 - Arnold Chassagnon, Université de Tours, PSE - 2012 Plan du cours 1. Transferts de richesse et allocation intertemporelle de la consomma Déterminants des taux d intérêt d équilibre

Plus en détail

RAPPELS DU COURS PRÉCÉDENT

RAPPELS DU COURS PRÉCÉDENT RAPPELS DU COURS PRÉCÉDENT PIB + M = CF+ FBCF + S + X Demande intérieure Valeur 2006 en milliard s d'euros ) Évolutions en volume au prix de l'année précédente Évolutions en volume au prix de l'année précédente

Plus en détail

Niveaux de vie comparés des retraités et des actifs : évolutions récentes

Niveaux de vie comparés des retraités et des actifs : évolutions récentes CONSEIL D ORIENTATION DES RETRAITES Séance plénière du 21 octobre 2009 9 h 30 «Niveau de vie des retraités» Document N 2 Document de travail, n engage pas le Conseil Niveaux de vie comparés des retraités

Plus en détail

L équivalent patrimonial des droits à la retraite en France

L équivalent patrimonial des droits à la retraite en France L équivalent patrimonial des droits à la retraite en France Christophe Daniel (GRANEM, Université d Angers), Anne Lavigne (LEO, Université d Orléans), Stéphane Mottet(GRIEF, Université de Poitiers), Jésus-HerellNzeObame(GRANEM,

Plus en détail

N 008 2015. Octobre 2015

N 008 2015. Octobre 2015 N 008 2015 Octobre 2015 (1) Lorsqu un chômeur reprend un emploi, les montants des diverses prestations sociales dont il peut bénéficier (RSA, allocations logement, prime d activité, indemnités chômage)

Plus en détail

11. L'AVENIR DE L'ASSURANCE-CHôMAGE EN QUESTION...

11. L'AVENIR DE L'ASSURANCE-CHôMAGE EN QUESTION... 11. L'AVENIR DE L'ASSURANCE-CHôMAGE EN QUESTION... Camille Landais La Découverte Regards croisés sur l'économie 2013/1 - n 13 pages 214 226 ISSN 1956-7413 Article disponible en ligne l'adresse: --------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

Plus en détail

études Le travailleur à temps partiel volontaire au chômage: un profil

études Le travailleur à temps partiel volontaire au chômage: un profil études Le travailleur à temps partiel volontaire au chômage: un profil Sommaire Introduction... 3 1. Evolution du nombre de travailleurs à temps partiel volontaire au chômage selon le sexe... 5. Evolution

Plus en détail

Simulations de l impact de politiques. économiques sur la pauvreté et les inégalités

Simulations de l impact de politiques. économiques sur la pauvreté et les inégalités Simulations de l impact de politiques économiques sur la pauvreté et les inégalités L analyse de l évolution des conditions de vie et des comportements des classes moyennes, à la lumière de l observation

Plus en détail

mais on suppose maintenant que ses préférences sont représentées par la fonction

mais on suppose maintenant que ses préférences sont représentées par la fonction Ecole Nationale de la Statistique et de l Administration Economique 2ème année, 1er semestre, 2007/2008 Examen de Macroéconomie Stéphane Gauthier 2 heures, sans document ni calculatrice 1. Questions de

Plus en détail

L impact de la libre circulation des personnes sur les salaires en Suisse

L impact de la libre circulation des personnes sur les salaires en Suisse L impact de la libre circulation des personnes sur les salaires en Suisse L accord sur la libre circulation des personnes (ALCP) avec les États de l UE et de l AELE, entré en vigueur en juin, marque un

Plus en détail

THÈME 1. Ménages et consommation

THÈME 1. Ménages et consommation THÈME 1 Ménages et consommation 1 Comment les revenus et les prix influencent-ils les choix des consommateurs? SENSIBILISATION Étape 1 D où provient l argent des ménages? Revenus «primaires» Du travail

Plus en détail

Du partage public-privé du financement de la transition vers une économie plus respectueuse de l homme et de la nature

Du partage public-privé du financement de la transition vers une économie plus respectueuse de l homme et de la nature Didier Janci Didier Janci, Caisse des Dépôts, membre du Conseil Economique pour le développement durable (CEDD) Du partage public-privé du financement de la transition vers une économie plus respectueuse

Plus en détail

Pour une politique publique de soutien. professionnelle continue dependante de l Age. Novembre 2014. avec le soutien financier de

Pour une politique publique de soutien. professionnelle continue dependante de l Age. Novembre 2014. avec le soutien financier de Pour une politique publique de soutien A la formation professionnelle continue dependante de l Age Novembre 2014 avec le soutien financier de TABLE DES MATIèRES 1. Introduction> P.05 2. Externalités des

Plus en détail

L offre de travail à CT

L offre de travail à CT L offre de travail à CT I. Le choix travail/loisir : 1. Le cadre général : 2. La statique comparative du modèle : a) L influence d une hausse du revenu non-gagné : b) Effet d une modification du taux de

Plus en détail

Direction de la recherche, des études, de l évaluation et des statistiques DREES SERIE STATISTIQUES DOCUMENT DE TRAVAIL

Direction de la recherche, des études, de l évaluation et des statistiques DREES SERIE STATISTIQUES DOCUMENT DE TRAVAIL Direction de la recherche, des études, de l évaluation et des statistiques DREES SERIE STATISTIQUES DOCUMENT DE TRAVAIL Les trimestres acquis pour la retraite au titre des périodes assimilées et de l assurance

Plus en détail

CHÔMAGE ET STRATÉGIES DES FAMILLES : LES EFFETS MITIGÉS DU PASSAGE DE L ASSURANCE-CHÔMAGE À L ASSURANCE-EMPLOI

CHÔMAGE ET STRATÉGIES DES FAMILLES : LES EFFETS MITIGÉS DU PASSAGE DE L ASSURANCE-CHÔMAGE À L ASSURANCE-EMPLOI CHÔMAGE ET STRATÉGIES DES FAMILLES : LES EFFETS MITIGÉS DU PASSAGE DE L ASSURANCE-CHÔMAGE À L ASSURANCE-EMPLOI Édith Martel Université de Montréal Benoît Laplante Institut National de la Recherche Scientifique

Plus en détail

Séance 4: Consommation, utilité, cardinalité et bonheur

Séance 4: Consommation, utilité, cardinalité et bonheur Séance 4: Consommation, utilité, cardinalité et bonheur Sandra Nevoux Sciences Po Jeudi 24 Septembre 2015 1 / 49 L'essentiel à retenir 1 Revenu et consommation 2 3 4 5 2 / 49 Courbe d'expansion d'engel

Plus en détail

RETScreen International. ACÉTATE 3 : Feuille Sommaire financier

RETScreen International. ACÉTATE 3 : Feuille Sommaire financier Module de formation NOTES DU FORMATEUR ANALYSES FINANCIÈRE ET DE RISQUE AVEC LE LOGICIEL RETSCREEN COURS D ANALYSE DE PROJETS D ÉNERGIES PROPRES Ce document donne la transcription de la présentation orale

Plus en détail

TD 3 : Monnaie, inflation, taux d intérêt et prix des actifs financiers

TD 3 : Monnaie, inflation, taux d intérêt et prix des actifs financiers Cours de Olivier Cardi Université de Tours L1 ECO Cours d Introduction à la Macroéconomie Année universitaire 2015-2016 TD 3 : Monnaie, inflation, taux d intérêt et prix des actifs financiers 1 Questions

Plus en détail

FONCTION DE DEMANDE : REVENU ET PRIX

FONCTION DE DEMANDE : REVENU ET PRIX FONCTION DE DEMANDE : REVENU ET PRIX 1. L effet d une variation du revenu. Les lois d Engel a. Conditions du raisonnement : prix et goûts inchangés, variation du revenu (statique comparative) b. Partie

Plus en détail

Entreprises et ménages

Entreprises et ménages Entreprises et ménages Producteurs et consommateurs Les agents économiques sont classés dans les comptes nationaux en fonction de leur rôle dans le processus de création, de répartition et de destruction

Plus en détail

Exercice 1 : Balance des Paiements (4 points)

Exercice 1 : Balance des Paiements (4 points) Université Paris Ouest-Nanterre La Défense Master Economie U.F.R. SEGMI Premier Semestre 2009-2010 Macroéconomie Ouverte Chargé de T.D. : Romain Restout Cours de Olivier Musy Contrôle Continu (14/12/2009)

Plus en détail

Comment l entreprise produit-elle?

Comment l entreprise produit-elle? Comment l entreprise produit-elle? Trouvez des questions permettant de répondre aux paragraphes proposés. Cet exercice doit vous permettre de mieux mémoriser le cours mais aussi de travailler les consignes.

Plus en détail

La confiance joue un rôle prépondérant en économie ; c est un fait avéré et il n est point nécessaire de produire un recensement exhaustif pour s en convaincre. Une seule référence peut suffire : celle

Plus en détail

Question Marie-Thérèse Weber-Gobet / Benoît Rey Crise du marché financier et incidences pour le canton de Fribourg

Question Marie-Thérèse Weber-Gobet / Benoît Rey Crise du marché financier et incidences pour le canton de Fribourg Question Marie-Thérèse Weber-Gobet / Benoît Rey Crise du marché financier et incidences pour le canton de Fribourg QA3169.08 Question La crise du marché financier, dont l origine se trouve aux Etats-Unis,

Plus en détail