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1 LA RÉFÉRENCE TECHNIQUE DES PROFESSIONNELS DE L'INFORMATIQUE SOA, l état de l art PAGE 6 SOA : Architectures & outils PAGE 16 L univers étrange des unités d œuvre PAGE 46 Bimestriel - mai/juin n 67 Qualité interne de ses logiciels : mythes et réalités PAGE 35 Imprimez moins, maîtrisez vos coûts! PAGE 29

2 ZOOM OUTSOURCING L AVIS DES DIRECTIONS INFORMATIQUES Ministère des Finances Direction Générale des Impôts Nadine Chauvière Sous-Directrice des SI de la DGI «Les solutions d Application Intelligence CAST nous aident à obtenir une meilleure visibilité de notre parc applicatif au travers de tableaux de bord composés d indicateurs techniques objectifs afin de faciliter le dialogue avec les équipes et avec nos maîtrises d ouvrage.» Groupe SFR Cegetel Eric Eteve Directeur Informatique Centre Ingénierie Mobilité «La solution CAST de gestion de la soustraitance est un élément clé dans le système de pilotage mis en place par SFR-Cegetel sur ses TMA. Nous avons constaté une attention plus particulière apportée par les SSII à la qualité des livrables et à la fiabilité des chiffrages depuis qu ils savent que nous pouvons facilement les auditer» Framatome - Groupe AREVA Michel Fondeviole DSI de Framatome-ANP «CAST fournit des critères objectifs d appréciation dans le dialogue parfois difficile avec le sous-traitant ainsi que des indicateurs nécessaires au suivi de l évolution des applications et constitue au sein de Framatome un outil de progrès partagé.» EN SAVOIR PLUS Demandez le Livre Blanc rédigé par le Gartner Group et CAST sur ce thème : «Information Series on Application Management» : Découvrez l expérience de plusieurs sociétés utilisatrices de solutions d Application Intelligence :

3 La maîtrise des applications et des prestataires dans une opération d outsourcing De la valeur ajoutée de l Application Intelligence pour piloter efficacement un parc applicatif sous-traité Les entreprises, devenues plus mûres vis-à-vis de l outsourcing, sont désormais capables d opérer des externalisations plus stratégiques. On l a récemment observé dans l automobile avec Renault ou dans la grande distribution avec Carrefour. Dans l externalisation des applications métier, c est surtout la volonté d accroître l efficacité opérationnelle de l informatique qui est motrice : pouvoir fournir plus rapidement un service à valeur ajoutée aux utilisateurs et aux clients dans un contexte en perpétuelle évolution. Comme dans n importe quelle opération d outsourcing, le contrat liant le fournisseur est capital, en particulier les SLAs. Néanmoins, les applications métier étant par nature soumises à de fréquents changements en cours de contrat, les seuls SLAs se révèlent vite insuffisants pour garantir la qualité de service et éviter les dérives de coûts. C est là que le bât blesse : l externalisation des applications métier occasionne un risque de perte rapide de savoir-faire technologique et par conséquent critique. Vigilance et suivi sont de mise pour garder le contrôle de la qualité de service et éviter les dépendances par nature dangereuses. L externalisation réussie d applications métier est donc le fruit d une vision anticipatrice partagée avec le prestataire. Sont ainsi apparues des solutions dites d Application Intelligence, basées sur une technologie avancée d analyse de code source. En fournissant des indicateurs techniques aux donneurs d ordre, ces solutions permettent de piloter un parc applicatif sous-traité en temps réel, tant en terme de qualité, que de maintenabilité et de coût. Résultat : le donneur d ordre conserve la maîtrise intellectuelle de ses applications métier et le contrôle de la relation avec son sous-traitant. La valeur ajoutée de ce type de solutions d Application Intelligence est visible à chaque étape d une opération d outsourcing, comme décrit ci-après. Recette technique Fin de contrat Cycle de vie d'une opération d'outsourcing Contrôle des coûts Appels d'offres Suivi de projet Audit de l existant et préparation des appels d offres Déterminer les caractéristiques techniques du portefeuille applicatif existant avant de le sous-traiter Disposer d informations de référence pour évaluer les propositions des sous-traitants Obtenir une image à l instant t des applications pour permettre un suivi dans le temps Transfert de connaissances Transfert vers le prestataire Réduire la phase d acquisition de la connaissance pour entreprendre plus vite des tâches productives Diminuer le coût lié à la production d une documentation exploitable et maintenable par le prestataire Contrôle de la qualité et des coûts en cours de projet Suivre l évolution de la maintenabilité et de la qualité pour éviter toute dérive Etre capable de valider la quantité et la qualité du travail facturé Etre en mesure de challenger le sous-traitant lors des négociations d avenants Industrialiser les recettes techniques Renouvellement de contrat, transfert ou ré-internalisation Déterminer et qualifier les écarts entre la prestation prévue et les livrables recettés Disposer des informations techniques caractéristiques du portefeuille applicatif en fin de prestation Le leader mondial de ce type de solutions est d ailleurs un éditeur français, CAST. Reconnu par les analystes informatiques comme précurseur du marché, CAST compte plus 500 comptes utilisateurs de sa plate-forme d Application Intelligence dans le monde. Publi-Reportage

4 Edito édito LA RÉFÉRENCE TECHNIQUE DES PROFESSIONNELS DE L'INFORMATIQUE Jusqu où ira la détermination de Microsoft dans son combat contre le logiciel libre de droits et gratuit? La question se pose après l annonce par le géant du logiciel que l ensemble des logiciels libres violent au moins 235 brevets qu il détient, dont 42 pour le seul noyau Linux. Sans présupposer de la réalité ni de l ampleur de cette assertion que Microsoft se refuse à détailler plus avant, reconnaissons cependant qu il s agit d une escalade significative de l affrontement. L objectif en est clair : accroître le revenu de ses ventes de licences. La stratégie relève quant à elle du classique : diviser pour mieux régner. Dans un premier temps, il s agit de jouer sur l aversion au risque des plus grandes entreprises, entendez par là celles du Fortune En échange d une promesse d immunité elles sont priées de verser leur écot. Une fois que celles-ci se seront rendues aux arguments du géant, les nombreux petits artisans du logiciel libre tomberont comme des fruits mûrs. Les plus craintives des premières ont d ores et déjà passé des accords directs avec Microsoft. Pour les autres un premier pas a déjà été effectué par l intermédiaire du tour de passe-passe juridique que représente l accord avec Novell (26 % des distributions Linux payantes) rendu public à la fin de l année dernière. Des discussions similaires avec Red Hat (65 %) ont également eu lieu et sont aujourd hui au point mort. L accord conclu a bien évidemment déclenché une levée de boucliers de la part des chantres du logiciel libre qui perçoivent fort justement le risque vital que leur fait courir une telle évolution. Reste à savoir si Microsoft passera à l étape suivante consistant à entamer des poursuites devant les tribunaux pour violation de licence. L Open Invention Network, association émanant de grandes entreprises de l informatique, qui a acquis un ensemble de brevets pouvant poser problème à Microsoft pourrait alors entrer en jeu. Pour Microsoft, s attaquer à Red Hat ou à tout autre membre de l association pour violation de brevet reviendrait automatiquement à déclencher des poursuites de l OIN sur la base des propres brevets qu elle détient. Toutes proportions gardées l escalade actuelle n est pas sans rappeler celle de 1962 à Cuba, avec Richard Stallman président de la Free Software Foundation dans le rôle de leader de la révolution (notez la ressemblance) et dont la GNU Public Licence jouera un rôle essentiel dans l histoire. Jean-Pierre FORESTIER Rédacteur en Chef Editeur Press & Communication France Une filiale du groupe CAST 3, rue Marcel Allégot Meudon - FRANCE Tél. : Fax. : http :// [email protected] Rédacteur en chef Jean-Pierre Forestier [email protected] Directeur de publication Aurélie Magniez [email protected] Abonnements/Publicité [email protected] Conception Graphique C. Grande [email protected] Imprimeur Moutot Imprimeurs Parution IT-expert - (ISSN ) est un journal édité 6 fois par an, par P & C France, sarl de presse au capital de ,61. Avertissement Tous droits réservés. Toute reproduction intégrale ou partielle des pages publiées dans la présente publication sans l autorisation écrite de l éditeur est interdite, sauf dans les cas prévus par les articles 40 et 41 de la loi du 11 mars P&C France. Toutes les marques citées sont des marques déposées. Les vues et opinions présentées dans cette publication sont exprimées par les auteurs à titre personnel et sont sous leur entière et unique responsabilité. Toute opinion, conseil, autre renseignement ou contenu exprimés n engagent pas la responsabilité de Press & Communication. Abonnements Prix pour 6 numéros (1 an) France ; U.E. : 89 TTC Dom TOM, Autres Pays : 128 TTC Un bulletin d abonnement se trouve en page 33/34 de ce numéro. Vous pouvez vous abonner sur Abonnements/Default.aspx ou nous écrire à [email protected] 4 IT-expert n 67 - mai/juin 2007

5 IT-expert n 67 - mai/juin 2007 Sommaire 6 Dossier SOA, l état de l art Nous entendons tous parler depuis plusieurs mois de SOA, mais que se cache-t-il derrière cet acronyme. Ce dossier vous présente le concept, l impact et l avenir de SOA. Vous découvrirez également les témoignages de James Odell, expert du sujet et d Emmanuel Gonon, PDG d Oslo. 16 Technique SOA : Architectures & outils Cet article traite de façon pragmatique et technique de SOA, comment structurer SOA? comment mettre en œuvre les patterns architecturaux? 25 Actualités Internationales Actualités internationales et annonces produits chez les éditeurs 29 Quoi de Neuf Docteur? Imprimez moins, maîtrisez vos coûts! Les grands acteurs du monde de l impression surfent sur la prise de conscience écologique. Sont-ils devenus les nouveaux défenseurs de la planète ou ont-ils «juste» trouvé de nouveaux arguments marketing? Cet article tente de faire un point sur les nouvelles technologies et produits proposés par les fabricants d imprimantes. 35 Comment ça Marche? Qualité interne de ses logiciels : mythes et réalités La qualité du code est souvent perçue comme trop coûteuse, pourtant elle est source d économies, rend l informatique plus réactive et protège l entreprise de nombreux maux. 42 Fenêtre sur cour Interview de Philippe VIALLETELLE et Franck DUPONT de la société STMicroelectronics, site de Crolles STMicroelectronics avait besoin de modéliser puis rationaliser les processus de gestion des ressources opérationnelles directes pour donner de la visibilité et de la souplesse à leur organisation. L entreprise a, pour cela, mis en œuvre un projet SOA et nous fait partager son expérience sur le sujet. 46 Rubrique à brac L univers étrange des unités d œuvre Les unités d œuvre, à présent utilisées par les sociétés privées, sont directement inspirées de l administration. Cet article explique leur fonctionnement au travers d exemples et d une présentation synthétique des évolutions du code des marchés publics. IT-expert n 67 - mai/juin

6 Dossier & Interviews SOA, l état de l art Toute personne qui s intéresse à l informatique d entreprise a entendu parler des SOA ou Architectures Orientées Services (AOS), présentes dans la plupart des discours marketing des fournisseurs de technologies. Mais quelle est la réalité derrière cet acronyme et où en sommes-nous dans leur mise en place? Que peuvent en attendre les entreprises et quelle sera la prochaine vague conceptuelle et technologique? Les SOA sont la couche informatique et métier qui rend possible le e-business, sept ans après que le concept eut été présenté. Après avoir défini le concept de SOA et vu les raisons qui ont déclenché son émergence, nous analyserons son impact sur les entreprises, puis nous présenterons les technologies qui constitueront la deuxième vague du SOA. 6 IT-expert n 67 - mai/juin 2007

7 Les SOA : le concept qui change l informatique Définition et concept Les SOA sont la manière par laquelle on conçoit, définit et construit des applications en utilisant des blocs applicatifs réutilisables appelés Services. Les Services sont des fonctions clairement définies, indépendantes de la plateforme technique et de l état des autres services. Cette collection de services hétérogènes, interopérables et faiblement couplés permet de créer et d exécuter des applications composites selon les processus métiers de l entreprise. Pour PAC, un projet SOA inclut forcément la gestion des processus métiers (BPM pour Business Process Management), leur pilotage (BAM pour Business Activity Monitoring), un outil d intégration (ESB), la gestion des données et le respect des standards les plus couramment admis : SOAP, UDDI, WSDL, BPEL Le concept de SOA peut être comparé à un «embrayage», entre les besoins métier et les ressources informatiques, qui lie les services fonctionnels et les services techniques. Cette liaison est la force du SOA mais aussi la source de sa complexité. Elle nécessite une nouvelle approche, qui implique fortement les métiers dans la conception du système d information. De ce fait les SOA sont des projets qui peuvent être dirigés soit par les métiers (par le «haut») soit par l informatique (par le «bas»), ou, ce qui est le cas le plus fréquent et souvent le plus productif, par une collabo- ration très forte entre les métiers et l informatique. Le principe du SOA est finalement assez proche de celui adopté avec succès par Dell : faire du sur-mesure de manière moins coûteuse et plus industrialisées, en s appuyant sur des composants normalisés et standardisés. C est le principe du «Légo» logiciel. Le SOA permet la fusion des approches «construire» ou «build» et «acheter» ou «buy» de la constitution des systèmes d information. Cette approche consiste en un assemblage plus ou moins lâche de composants logiciels (progiciels ou pas) autour de processus métiers. Ces «systèmiers SOA» se rapprochent des modèles industriels d un Renault ou d un Thales qui sont des assembleurs de composants, développés en interne ou en externe à l entreprise. Le développement logiciel rejoint ainsi de ce qui se fait dans les autres industries. On bâtit à la demande des applications spécifiques selon les processus changeants de l entreprise. La valeur de l applicatif s est déplacée du composant applicatif à l assemblage des composants et à la pertinence du processus métier par rapport aux besoins toujours en évolution de l entreprise. Dans ce contexte, le chef d orchestre est celui qui maîtrise les processus de l entreprise et les réseaux qui permettent de constituer ce système d information composite. L innovation réside de plus en plus sur ces capacités. L alignement des métiers et de l IT L informatique s étend à toutes les activités de l entreprise, à la fois horizontalement et verticalement. Elle évolue vers toujours Les différentes approches SOA Approche orientée métier Approche Mixte Approche orientée informatique Objectifs Métiers Règles Métiers Portefeuille d activités de l entreprise Portefeuille de services de líentreprise ESB Composants Ressources?! F F F F F F Processus Métiers Orchestrations Services Métiers Services Techniques IT-expert n 67 - mai/juin

8 Compta. Paie Logistique, etc. Processus métiers ERP Produire Mainframe Portails EAI Vendre Client Serveur Services Síadapter SOA Organisation en silos Orientée production Pilotée par l offre Organisation matricielle Orientée client Pilotée par la demande Organisation en réseau Orientée réactivité Pilotée par l innovation MATÉRIEL LOGICIEL RÉSEAUX SERVICE plus d automatisation, de collaboration, de standardisation, de distribution et de virtualisation. Elle devient plutôt un élément créateur de valeur ajoutée, qu un centre de coûts. C est devenu un élément si vital pour l entreprise que les problèmes du SI peuvent avoir des effets redoutables sur l économie «réelle». Ainsi les systèmes d information ont toujours suivi l organisation et les besoins des entreprises depuis qu ils existent. Au fur et à mesure de l évolution des entreprises et des systèmes d informations, métier et informatique se sont rapprochés et intégrés. L informatique est devenue indispensable à l heure de l entreprise organisée en réseau et pilotée par l innovation. L avènement des SOA est lié à ces besoins. Technologiquement, une évolution plus qu une révolution Les SOA sont une évolution de l informatique qui reprend et modernise plusieurs concepts déjà existants. C est le cas des technologies issues des environnements mainframes (RPC qui deviennent Web RPC puis Web Services), de l objet (idée du composant logiciel) et du client/serveur (distribution), qui ont posé les fondements du SOA. L émergence des technologies Internet (TCP/IP, standards Web, serveurs d applications, portail ) a été le catalyseur de la vague SOA en permettant une distribution et une intermédiation gran- Vague Technologique Mainframe (1970 ) Client/serveur (1985 ) Composants (1995 ) SOA (2005 ) Besoin Métier Processus clés Collaboration Automatisation Agilité Automatisation des processus clés Collaboration Automatisation Agilité Automatisation des processus Intégration des processus Collaboration Automatisation Agilité Intermédiation Entreprise virtuelle Collaboration Automatisation Agilité Applications Développement spécifique Applications financières Progiciel de Gestion Intégré (PGI) Applications composites (CRM, SCM, extended ERP) Orchestration de services Modélisation d applications Intergiciel clé OS Bases de données, MOM, moniteur transactionnel Corba, EAI, serveur d applications BPM, BAM, ESB, EDA & Intergiciel Integré Topologie Centralisé 1-2-tiers Distribué 2-3-tiers Distribué 3 - N-tiers Distribué N-tiers Réseau Terminal passif SNA Ethernet Internet Internet V2 8 IT-expert n 67 - mai/juin 2007

9 dissante. L EAI est le précurseur de nombreuses technologies SOA : le bus de messages, le BPM, le BAM Cette vague technologique majeure peut être comparée à la révolution industrielle qu ont connue un bon nombre d autres industries. Le SOA, la gouvernance IT, le logiciel libre, les externalisations et les délocalisations sont les symptômes d une activité qui passe de l artisanat à l époque industrielle. Qu attendre des SOA? Les SOA virtualisent et standardisent de plus en plus les socles applicatifs et intergiciels permettant aux équipes informatiques (internes ou externes) de mieux se concentrer sur les parties les plus porteuses de valeur ajoutée pour la société, imbriquant l informatique et les fonctions de l entreprise. C est un alignement créateur de valeur. L ensemble du SI sera ainsi aligné sur les processus métiers de l entreprise. Technologies de l information, processus et utilisateurs seront de plus en plus intégrés et interdépendants. Ceci entraîne une meilleure automatisation et une plus grande réactivité du système dans son ensemble. Les SOA sont un des catalyseurs de l informatique «omniprésente», où l informatique, les processus et les utilisateurs sont de plus en plus intégrés. montée vers la valeur ajoutée, en dépit de la standardisation qui en résulte, a un coût important car elle reposera beaucoup sur des investissements importants (conseil, intégration, logiciels ). Utilisateurs Processus IT Utilisateurs Processus IT Cependant, il faut se garder de voir les SOA comme la panacée. La mise en place de ces architectures est un processus long, lourd et structurant pour l entreprise puisque l on répertorie, audite, crée une sémantique commune. On modifie ensuite l architecture du système, des applications et des interactions en son sein tout en limitant au maximum les adhérences dans le système. C est d autant plus structurant que l on touche à la fois les processus informatiques et métiers de l entreprise. Cette Impact des SOA Le S de SOA Le S de SOA ne désigne pas seulement un modèle technique de composition d applications en services, il désigne aussi la prépondérance de la notion de services avec des notions telles que services informatiques ou niveau de services. Automatisation, standardisation, remontée vers les processus métiers, architecture, urbanisme, gouvernance, complexité On devine rapidement que les SOA sont une vague technologique qui est très orientée services informatiques. Cette expansion des services est due à la haute valeur ajoutée des prestations qui sont réalisées et à la banalisation croissante des outils logiciels associés. Face au besoin de ces profils, centrés sur les processus avec des compétences mixtes informatiques et fonctionnelles, les SSII doivent évoluer vers des structures fusionnant de plus en plus conseil IT, conseil en processus, conseil en organisation et intégration de systèmes pour devenir des prestataires globaux de services à forte valeur ajoutée. Cependant, nombre de ces compétences sont rares sur le marché français, ce qui renchérit d autant leurs coûts. Les clients finaux vont aussi fortement se développer dans leurs compétences SOA car à mesure que leur activité deviendra de plus en plus dépendante de l informatique, il leur faudra aussi maîtriser les technologies SOA pour pouvoir s assurer de leurs capacités d innovation sur leurs processus, le contrôle de leurs prestataires, l alignement MOE/MOA IT-expert n 67 - mai/juin

10 De nouveaux postes tels que «composeur» logiciel ou responsable des processus vont émerger au sein des DSI pour faire face à la nouvelle manière de développer et d aligner son SI sur ces métiers. Les SSII et les clients finaux, qui développent des composants logiciels, pourront aussi devenir, dans cette optique SOA, en quelque sorte des éditeurs de logiciel. Car avec cette vague SOA, la question est maintenant de savoir qui connaît le mieux les processus d un secteur économique, les SSII, clients finaux ou les éditeurs de logiciels? Ainsi, éditeurs, SSII et clients pourront être concurrents et vont devoir plus collaborer et partager leurs composants au sein de communautés d intérêts. Cet avènement d une industrie informatique de plus en plus centrée sur le service, le réseau et fortement standardisée risque de bouleverser le marché d ici à 2010 ; d autant plus qu il faut ajouter à cela l impact démographique dû au vieillissement et la montée en puissance des délocalisations de services informatiques. Le S désigne aussi les niveaux de services qu un client est en droit d exiger de ses applications et processus métiers informatisés. C est un point crucial des SOA d autant plus que la technologie nous permet maintenant de mesurer et de quantifier ces niveaux de services. Les niveaux de services ou SLA sont déjà bien connus des exploitants et des infogérants, mais moins des entités qui travaillent en mode projet, ce qui peut être un frein. Les départements projets doivent travailler la main dans la main avec les exploitants pour justement définir ces Services et les SLA associés. Il faut mettre en place des paramètres et des méthodes communs d évaluation et d amélioration. Les SOA sont donc aussi un catalyseur pour l amélioration de la gouvernance et de la collaboration au sein de la DSI. Avec ces SLA, on peut mesurer les performances de son processus métiers, de son application, par rapport ses prestataires. On peut aussi le faire en interne pour facturer ses services et l utiliser en externe en mode B2B. Le A de SOA Le A de SOA est souvent «oublié» des discours marketing mais c est la partie la plus structurante et la plus créatrice de valeur ajoutée d une démarche SOA. Le SOA ne se conçoit pas sans intégration forte avec les métiers. Il nécessite une réflexion et une refonte architecturale IT et fonctionnelle puisque l on construit différemment les applications de son système d information. L importance de la phase d urbanisation et d architecture dans un projet SOA ne doit pas être sous-estimée, au risque de rencontrer les problèmes qu ont connus ces grands déploiements de PGI qui n avaient pas été assez préparés. Les projets SOA stratégiques sont des projets qui peuvent impacter de grands pans de l entreprise à l instar des grands projets PGI. Les SOA amènent les entreprises à redéfinir et réévaluer la pertinence de leurs processus métiers et de la traduction informatique de ces processus, pour pouvoir tirer pleinement parti des avantages des technologies SOA. Avec la «modularisation» et la flexibilité héritée des fonctions transformées en services, on peut assembler à la volée des services logiciels qui peuvent déjà être des progiciels, des parties de progiciels ou des développements spécifiques, pour créer une nouvelle application. La réutilisation est forte, la maintenance réduite et on s approche du degré de personnalisation que l on peut avoir avec un développement spécifique «classique». La conception des services est lente au début, mais elle s accélère au fur et à mesure que le nombre de services augmente et que l on profite au maximum des capacités de réutilisation offertes par les services déjà existants. Ce développement composite combinant les approches «Build» et «Buy» génère toutefois d une importante complexité, qu il faudra savoir gérer. La mise en place de ces systèmes nécessite aussi d importantes études préalables autour de la notion de services, de sémantique, de 10 IT-expert n 67 - mai/juin 2007

11 gouvernance, d urbanisme et d architecture des systèmes concernés par le projet SOA. Cette conception composite, a priori entropique, doit être fortement pilotée et encadrée, d où le renouveau actuel des notions de gouvernance et de gestion des projets informatiques. Ce sont certes des points cruciaux pour la réussite de tout projet informatique, mais leurs apports sont encore plus évidents dans le cas des projets SOA. Les processus codés en «dur» au sein des applications progicielles sont maintenant trop rigides. L avenir appartient à des applications composites alignées au mieux sur les processus de l entreprise et qui sont développées, exécutées et pilotées au sein des plates-formes intergicielles (middlewares). Les processus métiers sont de plus en plus définis et intégrés au niveau de la couche intergicielle, qui de ce fait, s accapare une part importante de la valeur ajoutée et de l intelligence du système. Les acteurs traditionnels de l intergiciel ont déjà saisi l opportunité des SOA et sont en avance par rapport aux géants du progiciel applicatif qui ont dû développer une plate-forme intergicielle et redévelopper leur patrimoine applicatif. Ils doivent «désintégrer» leurs progiciels, découpler applications, bases de données et processus, modulariser et ensuite réintégrer mais au niveau des processus tout en respectant au maximum les standards. PGI Processus Modules applicatifs Données L entreprise proactive, le SOA 2.0 Interview de James Odell James Odell est l un des spécialistes les plus reconnus pour le SOA, le BPM, l EDA, les systèmes complexes et les systèmes à base d agents. Il a une chaire à l OMG et à l IEEE et est un membre actif du Cutter Consortium. Qu entendez-vous par SOA? James Odell : Les SOA ne concernent pas seulement les services, les points clés sont la notion d architecture, de gestion des processus métiers, de gestion des événements et de MDA/MDD (développement orienté modèle). Les SOA, centrées sur les processus, rapprochent la vision métier de son exécution informatique. Les SOA flexibilisent le SI et le cachent le plus possible aux yeux des métiers. Qu est-ce qui empêche une adoption plus large des SOA? SOA Processus James Odell : La bonne compréhension de la liaison entre architecture métier et architecture informatique reste difficile dans les entreprises ainsi que l intégration nécessaire entre les équipes métiers et informatiques. De plus la complexité inhérente et croissante des systèmes d information freine l adoption des SOA. M o d u l e s a p p l i c a t i f s Avez-vous une idée de ce que sera la prochaine étape du SOA? Référentiel données Le SOA permet aux éditeurs applicatifs d ouvrir leurs progiciels, de gagner en agilité au niveau des processus, bien qu ils perdent une partie de la maîtrise qu ils avaient sur ce marché ; la conception d applications en mode SOA, d une manière composite est, elle aussi, un changement culturel et méthodologique majeur James Odell : C est la technologie agents. Cette technologie apporte une valeur ajoutée indéniable aux plateformes SOA en les flexibilisant et en leur permettant de gérer la complexité croissante des modèles métiers et des systèmes d information. Ce sont des systèmes logiciels fortement distribués et automatisés, hautement flexibles, intrinsèquement liés au métier puisqu ils sont basés sur du développement orienté objectifs. IT-expert n 67 - mai/juin

12 Plateforme SOA orientée agents Interview d Emmanuel GONON - PDG Fondateur d Oslo Parlez-nous un peu d Oslo, premier éditeur d une plateforme SOA orientée agents. Emmanuel GONON : Oslo est un éditeur de logiciels permettant d informatiser des opérations qui ne l étaient pas complètement avec les solutions existantes (par exemple, la synchronisation des activités d un aéroport pour réduire les retards des avions). Ces opérations sont aujourd hui difficilement informatisables car elles sont trop complexes et longues à programmer, elles évoluent très rapidement, et elles s appuient sur un grand nombre de sources de données et d événements. Grâce à notre offre, OSLO Suite, nous pouvons modéliser facilement les objectifs et règles métier, déclencher les processus métier correspondant au contexte de l entreprise et les adapter automatiquement aux événements auxquels elle est confrontée. Nous pouvons enfin intégrer rapidement ces opérations avec les systèmes existants et tous les capteurs de données. OSLO Suite s inscrit parfaitement dans le monde SOA en accroissant ses capacités vers l EDA. Quelle est votre stratégie? Emmanuel GONON : Nous visons d ici deux ans à être le champion du «Dynamic Business», en nous appuyant sur : une offre de rupture nous permettant d être considéré comme le leader des plateformes proactives, la prochaine étape du SOA ; des partenaires technologiques (Oracle, Cisco, BEA ) et intégrateurs (Cap Gemini, ITC, Infosys, Steria, Unilog ) de renom ; une implantation d ores et déjà internationale (US). Quels sont les avantages de votre plateforme? Emmanuel GONON : Ils sont nombreux, et ont pour objectif d accroître l agilité de la société, en la rendant dynamique. OSLO Suite permet d informatiser les opérations business les plus complexes, dans des temps de développement divisés par 5. Modélisation proche du métier permettant de développer des applications en ligne avec les objectifs business, Offre intégrée et orientée modèle facilitant l évolutivité et réduisant les coûts de maintenance, Alignement parfait entre les acteurs du projet (utilisateur métier, business analystes, architecte, développeurs IT). pour eux. C est aussi une nécessité pour faire face aux changements impulsés par les SOA, pour rester la plateforme sur laquelle leurs principaux clients définissent leurs processus critiques et pour pouvoir pénétrer fortement les bastions du développement spécifique. Ces plateformes intergicielles, issues des serveurs d applications, sont en train de s étoffer pour devenir la plateforme unique (J2E ou.net) sur laquelle on bâti et intègre ses applications selon ses processus métiers. 12 IT-expert n 67 - mai/juin 2007

13 Après le SOA, le SOA 2.0. Évolutions socio-économiques et son impact sur l IT En même temps que les entreprises évoluent vers le SOA, l économie continue à se transformer et à évoluer à une vitesse sans cesse croissante. L environnement des entreprises se complexifie de plus en plus (papy-boom, mondialisation, délocalisations, réglementations, nouvelles organisations ), et les entreprises se doivent de rester guidées par l innovation et d accroître leur flexibilité possible. Le système d information, crucial dans la création de valeur des entreprises modernes, se doit de pouvoir suivre ces changements et les demandes de plus en plus complexes des métiers de l entreprise. Les contraintes sur les systèmes d information s accroissent elles aussi : masse des informations à gérer, besoins transactionnels, interdépendance des entreprises, nécessité de l innovation et d aligner business et IT, superposition des couches technologiques Le paradigme temporel a lui aussi changé, l entreprise est de plus en plus en temps réel et elle tente maintenant d être proactive. La réponse est la prochaine étape du SOA, symbolisé par l entreprise proactive. L entreprise proactive, le SOA 2.0. Les outils informatiques vont toujours plus loin et après avoir permis à l entreprise de travailler et de réagir en temps réel, ils lui permettent maintenant de devenir proactive. L entreprise proactive utilise déjà les technologies SOA, tout en ayant besoin de plus pour faire face la complexité croissante de son environnement et réagir au plus vite et au plus juste. Ce concept va plus loin que le stade de l information temps réel. Il permet aux entreprises : De réagir immédiatement et d anticiper les besoins de leurs clients, fournisseurs, et de leur environnement en général pour créer des opportunités et éviter les problèmes potentiels. De gérer des niveaux de complexité que la technologie et/ou l humain n arrivaient pas à maîtriser auparavant. De construire un système d information adaptif, de plus en plus automatisé et capable de délivrer une valeur ajoutée supérieure. Les plateformes capables de délivrer ce concept combinent plusieurs outils aujourd hui distincts que sont : les moteurs de règles métier, le BPM, les plateformes SOA, les outils EDA, outils décisionnels L intégration de ces plateformes permet de corréler les événements et les objectifs de l entreprise. De cette conjonction, et conformément aux règles métiers édictées par l entreprise, le SI peut déclencher des actions automatiques et/ou humaines de manière à ce que l entreprise puisse anticiper les menaces et les opportunités qui s offrent à elle et réagir au plus vite. Cette complexité est difficilement prévisible et il est quasiment impossible de prévoir toutes les exceptions. Il faut des systèmes autonomes, proactifs mais qui restent gérables et alignés sur les objectifs du métier. La technologie la plus porteuse autour de l approche d entreprise proactive est le concept de systèmes multi-agents (voir interviews de James Odell et d Emmanuel Gonon). Le concept agent est l optimum actuel dans les technologies distribuées et dans l intermédiation logicielle. Il se base sur le développement orienté objectifs, il est donc naturellement aligné avec les besoins métiers. Chaque agent se voit assigner un ou plusieurs objectifs métiers selon les règles et les processus de l entreprise. Il exécute ses objectifs en conjonction avec les objectifs des autres agents avec qui il est en interaction, créant une sorte d intelligence collective. Chaque agent peut se voir attribuer de nouveaux objectifs selon les besoins de l entreprise et comme les agents et le système sont orientés objectifs, ils sont capables de faire face aux exceptions non prévues. La flexibilité et la réactivité sont donc optimales. Ce sont des systèmes capables de gérer en temps réel des événements complexes que l homme ou d autres systèmes informatiques n arrivent pas à gérer. Par son approche innovante, le concept de systèmes multi-agents supplée aux limitations actuelles des approches SOA classiques, encore trop rigides et limitées dans la gestion de la complexité et d événements imprévus, dans la «proactivité» face à un environnement de plus en plus imprévu et changeant. Les applications de ce concept d entreprise proactive sont nombreuses : détection de fraudes dans la finance et les télécoms, sécurité et contre-terrorisme, gestion temps réel d unité militaires sur le terrain, gestion dynamique de portefeuilles d investissements, gestion proactive de la relation client, pilotage des anomalies sur la chaîne logistique, e-business L entreprise proactive totalement en réseau, guidée par l innovation et basée sur un système d information SOA 2.0. est en train de devenir une réalité. Mathieu Poujol Consultant Sénior Pierre Audoin Consultants PAC est la principale société européenne spécialisée dans les études et le conseil marketing et stratégique à destination des acteurs des technologies de l information. IT-expert n 67 - mai/juin

14 LA RÉFÉRENCE TECHNIQUE DES PROFESSIONNELS DE L'INFORMATIQUE Pour compléter votre bibliothèque de référence technique, commandez vite les anciens numéros* d IT-expert à tarif préférentiel! IT-expert n 53 Janvier/février 2005 DOSSIER : La gouvernance du système d information Le projet LDAP Firefox votre prochain navigateur? JSF versus Webforms Interview Intermarché L entreprise sous le feu de la guerre de l information IT-expert n 57 Septembre/Octobre 2005 IT-expert n 58 Novembre/décembre 2005 IT-expert n 59 Janvier/février 2006 IT-expert n 60 Mars/avril 2006 DOSSIER : Equiper les forces de terrain d une solution mobile La gestion des utilisateurs centralisée ou le provisioning Les alternatives à la suite bureautique Microsoft Les Tags RFID : révolution technologique ou cauchemar Les solutions Linux DOSSIER : L intégration de contenu, un problème bien réel Les JavaServer Faces face à Struts Sybase Adaptive Server Enterprise 15 Interview de Nicolas Maquaire, Président de l éditeur Français EntropySoft Zoom client SAINT-GOBAIN Informatique et téléphonie : à quand la convergence? DOSSIER : Vers un standard pour le pilotage des coûts informatiques - Un levier de performance économique : AB C/ABM Contrôle des développements externalisés & solutions de gouvernance K9a : une nouvelle grille de lecture pour la conduite agile de projets de systèmes d information Interview de Jérôme Dupont, Directeur Conventions & Projets du GIP-MDS La guerre des processeurs aura-t-elle lieu? DOSSIER : La qualité des applications développées en technologies objet L industrialisation des développements au secours des échecs projets Environnements de Développement Intégrés Urbanisme des Systèmes d Information versus Architecture d Entreprise Interview de Monsieur SAINT-ALME, Responsable NTIC chez AG2R Contrôle d accès au réseau * Dans la limite des stocks disponibles IT-expert n 62 Juillet/août 2006 DOSSIER : Panorama sur les techniques Agiles PHP5, une alternative à.net et J2EE? Eclipse : le Big Bang Callisto Test Driven Development Interview d Elisabeth Le Boité, Responsable Qualité et Système d Information du SIB Syndicat Interhospitalier de Bretagne Qui arrêtera Google? IT-expert n 63 Septembre/octobre 2006 DOSSIER : La géolocalisation Géolocalisation, les techniques alternatives au GPS Le positionnement par GPS Géolocalisation, tout n est pas permis Interview de Me Gérard HAAS, Docteur en droit Recyclage des e-déchets IT-expert n 64 Novembre/décembre 2006 DOSSIER : Capital Immateriel Windows Vista : le nouveau système d exploitation de Microsoft Les curseurs sous SQL Server Interview de Mme Seigneur, Directeur Informatique du Conseil Général de Vendée Wimax IT-expert n 65 Janvier/Février 2007 DOSSIER : Web 2.0 entreprise, quelles réalités? ITIL et ISO20000 Logiciel libre :Qu exiger de son prestataire informatique? Les wikis : définitions fonctionnelles et techniques Interview de Monsieur Kabla, DSI de Dassault Systèmes Ventes France Une approche structurée de la certification du réseau : l audit automatique du réseau et la validation des changements des configurations

15 Offre Spéciale Je souhaite acheter les numéros suivants Tarifs TTC (TVA : 5,5 %) 1 exemplaire : 8 10 exemplaires : 60 5 exemplaires : 35 Autre quantité : IT-expert n 56 Juillet/août 2005 DOSSIER : La veille et ses outils L interopérabilité des systèmes d informations : fantasme ou perspective? SQL Server 2005 Les clés du succès en gestion desmétadonnées Interview SCOR Consolidation de messagerie, dimensionnement du réseau : Le juste équilibre Année 2005 N 53 N 56 N 57 N 58 Année 2006 N 59 N 60 N 61 N 62 N 63 N 64 Année 2007 N 65 N 66 Pour commander les anciens numéros d IT-expert, il vous suffit de nous renvoyer ce document à l adresse suivante : IT-Expert 3, rue Marcel Allégot Meudon - France Tel : +33 (0) Fax : +33 (0) Adresse d expédition & de facturation IT-expert n 61 Mai/juin 2006 DOSSIER : Optimiser innovations et transformations en gérant le portefeuille de projets et d applications Subversion : le grand départ? L accessibilité numérique Wi-Fi Mme Mlle M. Nom Prénom Société Fonction Adresse CP Ville Tél Fax IT-expert n 66 Mars/Avril 2007 Chèque joint à l ordre de Press & Communication France Règlement à réception de facture DOSSIER : Sécurité : Les applications, le talon d Achille des entreprises RIA (Rich Internet Application) : définitions et panorama des solutions Gestion des droits numériques en entreprise avec RMS Un observatoire pour mesurer l urba Interview d Hubert Tournier, Senior Manager chez Deloitte Consulting & Risk Services Les DRM : une introduction Date : Signature obligatoire :

16 Technique SOA : architectures & outils Quel modèle pour un SI modernisé? Quelle est l utilité de SOA dans ce cadre? Y a-t-il plusieurs sortes de SOA? Quelle approche technique : REST versus WS-* : encore une nouvelle guerre dont les informaticiens sont friands? Tels sont les thèmes abordés dans cet article, qui souhaite mettre en évidence une approche pragmatique de SOA, bien distincte d une approche purement Web Service. Position du problème Le modèle présenté dans la figure 1 part du principe qu un système d information (SI) doit aider l entreprise à traiter les événements métier qu elle reçoit. Un SI moderne doit aider l entreprise à traiter ces événements en temps réel ou quasi réel. Le modèle proposé distingue donc plusieurs couches : La couche de récupération des événements métier ; La couche processus métier ; La couche service métier ; La couche service technique ; La couche bases de données & référentiels. Dans chacune des couches, SOA peut apporter des éléments de modularité et de flexibilité, voire permettre la mise en place de nouveaux types d application. Remarquons cependant que ce modèle ne suffit pas nécessairement pour représenter un SI très hétérogène, organisé en silos, ce qui est souvent le cas des très grandes entreprises. Il est nécessaire de prévoir alors une couche de communication entre ces silos, afin de faciliter la mise en place de processus transverses, comme l illustre la figure IT-expert n 67 - mai/juin 2007

17 Application interactive de type portail Serveur de réception de message SERVICES SERVICES METIER GESTION DES EVENEMENTS ENTRANT Web service (faáade) d'accès au SI PROCESSUS METIER Ouvrir le SI aux partenaires Les clients : les SI de ces partenaires (clients, fournisseurs ) Service normalisé, robuste & sécurisé : normes WS-* (WSDL/SOAP) Traitement automatisé, asynchrone Application interactive Ouverture du web 2.0 sur Internet Les clients : Mashps, Widgets (uwa), Web Desktop Service simplifié orienté données : approche REST Service applicatif Service fonctionnel Service entité Services techniques divers (mapping O/R, log ) Structurer le SI Les clients : les processus métier Service allégé : Spring/EJB3 Serveur d'envoi de message Infos non structurées Bases de données La couche de gestion des événements entrants Quel que soit le canal d arrivée de ces événements (fichier plat, message XML, formulaire rempli sur le portail Internet, etc.), cette couche a pour objectif de router l événement métier reçu vers le processus métier qui devra traiter l événement. Elle peut bien évidemment assurer d autres tâches, telle que la validation syntaxique des événements entrants ou la sauvegarde systématique de ces événements à des fins de robustesse (aucun événement ne doit être perdu) ou d audit (quels types d événement sont reçus via quel canal d entrée?). Elle s appuiera pour ce faire sur des services techniques (log ) ou métier (service de validation, service de routage). Rôle de SOA : cette couche peut offrir comme canal privilégié d interaction des (web) services accessibles directement par les systèmes d information des partenaires et clients de l entreprise. La couche des processus métier Cette couche a pour objectif de traiter les événements qui lui sont adressés. Un processus métier peut revêtir plusieurs formes. Dans un contexte SOA, ce sera un processus automatisé, orchestrant l appel aux services métier (un processus étant décrit via le langage BPEL). Un processus BPEL est lui-même un service, accessible par la couche de gestion des événements entrants. Cette approche est la seule qui permette d assurer que tous les événements seront traités en temps et en heure. Mais dans certains cas, un événement peut/doit être routé vers un acteur humain, cet acteur utilisera alors une application interactive pour traiter l événement. L application interactive sera elle aussi cliente des services métier. Enfin, il ne faut oublier les batchs, qui peuvent traiter un lot d événement entrant lorsque c est pertinent (ensemble de commandes émises par la même entreprise, lots de chèque, etc.). IT-expert n 67 - mai/juin

18 GESTION DES EVENEMENTS ENTRANT PROCESSUS TRANSVERSES Bus d'entreprise (ESB) Web service d'accès au silo Web service d'accès au silo Web service d'accès au silo La couche des services métier Cœur de l approche SOA, chaque service métier doit offrir un ensemble cohérent de traitements métier : cela peut concerner par exemple l accès à la «vision client» (obtenir un ensemble synthétique d information sur le client, l état de ses comptes, l historique de ses relations avec l entreprise ), ou la simulation d un crédit immobilier, ou le calcul d impôts et de taxes diverses, etc. Un service métier peut être soit un service d accès à des informations, soit un service de calcul et de vérification de règles métier, soit une composition des deux. La composition de service devrait jouer un grand rôle dans nos futures pratiques de développement, nous y revenons un peu plus loin. La couche des services techniques Le rôle d un service technique est de donner accès à une ressource technique donnée : on citera par exemple l accès aux bases de données relationnelles, au CICS d un mainframe, à un système de GED, à un outil de log, à un ESB, etc. Un service métier peut s appuyer sur un ou plusieurs services techniques pour exécuter ses traitements. Par exemple, un service métier dont le rôle est de donner accès aux objets métier «client» aura besoin de s appuyer sur un service technique d accès au mainframe (via CICS) ou à SAP. Ensuite structurer : les patterns SOA On retrouve donc SOA à trois endroits dans le modèle précédent, comme la figure 1 le met en évidence. On distinguera donc 3 patterns architecturaux de mise en œuvre de l approche SOA, en abrégé «patterns SOA». Chaque pattern a pour objectif la conception et le déploiement de services. Ces patterns sont présentés dans le tableau comparatif suivant. Mettre en œuvre SOA, c est donc dans un premier temps déterminer le type de Pattern Architectural à appliquer. Certains projets ne nécessiteront qu un seul de ces patterns. D autres au contraire en nécessiteront deux voire trois. 18 IT-expert n 67 - mai/juin 2007

19 Pattern ouvrir le SI(lo)» P attern «modulariser le SI» Pattern «Web 2.0» Client díun service conçu via le pattern Système d information des partenaires de l entreprise Application composite (processus BPEL, application interactive MVC, batch) Internaute, via des applications de type Mashup ou Widgets Design Pattern de conception détaillée du service Façade -Injection de dépendance -Façade lorsque le service encapsule l accès à un existant (mainframe, SAP ) CRUD (Create Research Update Delete) Caractéristique du service Service «gros grain», distribué, avec une garantie de sécurité et de robustesse, et éventuellement de performance Service «gros grain» et «grain moyen». La distribution doit être possible mais elle n est pas nécessaire pour les services métier. La sécurisation n est pas indispensable (dialogue client / service interne au SI) Service de type «flux d information» (RSS, Atom) Modalité d accès au service Synchrone lorsque le service est accédé via Internet. Asynchrone lorsque le service ouvre un silo (cf. figure 2). Synchrone lorsqu il s agit d un service métier ou d un service technique. Asynchrone lorsqu il s agit d un processus. Synchrone Format de description du service et des opérations qu il offre Norme WSDL Interfaces JAVA ou C# Standard de fait REST (formalisé via ATOM par exemple) Format des informations échangées entre client et service Document XML (respectant un schéma de référence) associé à des informations structurées (objets métier) Objets (éventuellement sérialisés) Document XML, associé à des informations non structurées : pages XHTML, document PDF Protocole de communication réseau SOAP sur HTTP ou autre Les services sont colocalisés : pas de distribution a priori. En cas de nécessité on utilise RMI (via des EJB Session) ou JMS (via des Message Driven Bean) HTTP «de base» Container de service Axis, Xfire Spring Container EJB 3 (avec ou sans distribution) Toute application sachant répondre à des requêtes REST (gestionnaire de blog respectant ATOM par exemple) Exemple d utilisation du pattern architectural Relation automatisée entre le SI d une banque distribuant des produits d assurance, et le SI de l assureur assurant la gestion back office. Toute nouvelle application «orientée objet» peut être structurée ainsi : ce pattern est une évolution des architectures objet n tiers. Un service est accédé via une petite application dédiée, installée dans un «container» dédié : Widget de Netvibes (UWA), Gadgets de Google Desktop Mettre en œuvre les patterns architecturaux : quels outils? Outils pour le pattern «ouvrir le SI» Les services à mettre en place pour cette ouverture ont trois caractéristiques : Ils sont naturellement distribués : c est-à-dire que les clients de ces services sont distants, et accèdent aux services via Internet (cas de la figure 1) ou via un réseau interne (cas de la figure 2). Cette contrainte incontournable implique de prendre des précautions en terme de performance ; Ils doivent dialoguer avec leur client indépendamment de la technologie respective d implémentation du service comme du client : l interopérabilité est une condition sine qua non du succès. Enfin, ils doivent offrir un minimum (voire un maximum!) de robustesse et de sécurité : la robustesse comme la sécurité ne sont pas des contraintes purement techniques! Elles comportent un enjeu business fort. En effet, l accès à ces services peut être payant : un partenaire ne paiera pas pour un service non robuste! Par ailleurs un service non sécurisé peut conduire à des dégâts dont on connaît l impact économique potentiel. La nécessité de rendre interopérable les mondes Java,.Net, PHP, mainframe etc. ont conduit à l éclosion des normes WS-*. Afin d offrir des garanties en terme de robustesse, un service exposé sur Internet doit publier ses engagements de service (Service Level Agreement de 99 % par exemple) et se donner les moyens de les respecter. IT-expert n 67 - mai/juin

20 <wsp:policy> <wsp:exactlyone> <wsse:securitytoken TokenType= wsse:x509v3 wsp:usage= wsp:required wsp:preference= 50 /> <wsse:securitytoken TokenType= wsse:kerberosv5tgt wsp:usage= wsp:required wsp:preference= 10 />a </wsp:exactlyone> </wsp:policy> Les engagements que prend un fournisseur de service en matière de disponibilité sont décrits dans ses conditions générales de vente, et éventuellement dans un fichier au format WS-Policy. Cette norme a en effet été créée pour permettre d expliciter la politique d un fournisseur de service. Pour pouvoir respecter sa SLA, un fournisseur de service doit monitorer ses accès. Ce monitoring lui permet de surveiller ses performances et d anticiper une augmentation de la demande. Il existe plusieurs façons de mettre en place un tel monitoring : dans le monde Java, si on ne veut pas recourir d emblée à des solutions complètes mais coûteuses (par exemple dans le cadre d un projet pilote), le recours à JMX et à la programmation orientée aspect peuvent être des outils intéressants. Il doit aussi réguler ses accès en authentifiant les consommateurs du service. L authentification permet de réguler les utilisateurs simultanés, mais aussi d assurer un accès restreint à des données protégées. Elle peut se faire simplement par identifiant/mot de passe ou avec des systèmes plus sophistiqués (certificats numériques, tickets Kerberos, etc.). Par ailleurs, pour assurer la confidentialité des flux échangés, le fournisseur de service pourra utiliser SSL, ou bien des méthodes plus sophistiquées avec WS-Security. Cette norme décrit comment crypter et signer des documents XML transportés via SOAP. Plus généralement, il est possible de décrire l ensemble de la politique de sécurité appliquée (règles sur l authentification et la confidentialité) dans un fichier au format WS-SecurityPolicy. L exemple ci-dessus présente le cas d un Web Service acceptant une authentification par certificat X509 ou par ticket Kerberos, avec une préférence pour les certificats. WS-Policy et WS-SecurityPolicy sont des normes intéressantes car très structurantes, mais elles ne sont pas encore beaucoup utilisées dans la pratique. Par contre, WS-Security est une norme aboutie implémentée dans les grands serveurs d applications du marché. Outils pour le pattern Web 2.0 L approche REST (Representational State Transfer ) repose sur deux principes : un service REST est un service d accès à une ressource informationnelle identifiée par une adresse Internet (URL). Exemples de ressource : news d un site web, entrée d un blog, page d un Wiki, etc. invoquer un service REST, c est-à-dire accéder à la ressource, c est utiliser directement le protocole HTTP HTTP permet d envoyer à un serveur web des requêtes définies par des mots clefs : GET, POST, PUT, DELETE, TRACE Appliquer le pattern REST consiste essentiellement à définir pour chacun des mots clefs HTTP une sémantique spéciale. Illustrons cela en montrant comment un serveur de contenu supportant ATOM, protocole couramment utilisé dans le monde de la gestion de contenu web, définit les services qu il offre à ses clients. ATOM manipule deux entités de base, les entrées (ATO- MEntry) et les flux (ATOMFeed). Une entrée décrit une information, un flux est associé à l ensemble des informations rassemblées sous un même toit. Service ATOM Mot clef http Sémantique Résultat Créer une information POST Permet de créer une nouvelle information en utilisant une requête POST contenant une ATOMEntry Une URL sur l information nouvelle créée sur le serveur Editer une information GET PUT DELETE Rechercher l information Mettre à jour l information Supprimer l information Rechercher des informations GET Interroge le serveur pour récupérer les dernières informations créées. Un ATOMFeed, contenant les informations demandées en particulier les x derniers documents créés, plus un lien vers les y derniers documents créés 20 IT-expert n 67 - mai/juin 2007

21 Un exemple d ATOMEntry <entry> <title>un exemple d entree</title> <summary>trop simple </summary> <author> <name>martin Dupont</name> <url> </author> <issued> t12:29:29</issued> <created> t14:10:58z</created> <modified> t14:10:58z</modified> <id>identite de l entree</id> <content type="application/xhtml+xml" xml:lang="en-us"> <!-- le contenu de l entree. Alternative : il est possible de remplacer par une URL vers le contenu- -> </content> </entry> Et un exemple d ATOMFeed <feed> <!-- le lien vers les 20 dernieres entrees--> <link rel="prev" type='application/x.atom+xml' title="les 20 Entrees precedentes" href=" <!-- le lien vers le service permettant de creer une entree --> <link rel='service.post' type='application/x.atom+xml" title="créer une nouvelle information" href="xxx.atomapi "/> <! les 2 dernières entrees, avec leur contenu --> <entry> <id> <!-- le lien vers le service permettant d éditer l entree --> <link rel= "service.edit" type='application/x.atom+xml" href="/yyy/zzz.atomapi"/> <title> mon entree </title> <content> <!-- ici, on trouve en general un resume ou les premieres lignes du blog--> </content> <issued> t20:52:57-05:00</issued> <modified> t20:52:57-05:00</modified> </entry> <entry> </entry> </feed> IT-expert n 67 - mai/juin

22 WS-* vs REST : une conclusion possible (mais provisoire)? L avantage de l approche REST est sa (relative) simplicité. Le succès de la blogosphère, qui repose en partie sur ATOM, a d ailleurs propulsé cette approche comme un concurrent potentiel des Web Services. Mais ce n est pas si simple Il ne faut pas oublier que ce type de protocole manipule avant tout des informations pas ou peu structurées. Dans le monde des SI de gestion, manipulant des informations plus structurées, cela peut poser des problèmes : Comment récupérer non seulement une commande, mais également les lignes de cette commande, la description du produit commandé par ligne, le ou les bons de livraison, etc.? Avec REST, il faudra faire autant de demande qu il y aura de ressource concernée, et de plus il faudra utiliser les ATOM- Feed dans un contexte non prévu au départ. Comment rechercher non pas les «x dernières commandes», mais les commandes «reçues entre telle et telle date et non encore livrées» : autrement dit, comment utiliser (simplement) des critères de recherche? Comment demander un devis, c est-à-dire la valorisation d une commande? L approche REST est orientée «Données» et non pas «Traitement», or les services SOA ne sont pas uniquement orientés Données. Comment garantir sécurité, robustesse et performance? Conclusion En conclusion, quel est le futur de SOA? En ce qui concerne l ouverture du SI (les patterns 1 et 3), on pariera sur un rapprochement des approches WS-* et REST/ATOM pour répondre à certains besoins précis. Quand à l approche «les services sans les web services» illustrée par le pattern 2, le combat entre SPRING 2.x et les EJB 3 est encore indécis à long terme. Mais l approche SPRING par sa simplicité est en tout cas à court et moyen terme un cheval de bataille pragmatique et désormais éprouvé. Pascal GROJEAN Directeur de SQLI Consulting A propos du Groupe SQLI : Le Groupe SQLI est une société de services et solutions e- business à forte valeur ajoutée. Il est un des acteurs majeurs français avec ses 10 implantations régionales (Paris, Lyon, Toulouse, Montpellier, Aix-en-Provence, Bordeaux, Dijon, Strasbourg, Nantes et Poitiers). La société est également présente en Suisse (Lausanne et Genève), au Luxembourg, au Maroc (Rabat, Casablanca et Oujda) et au Canada (Montréal). Le Groupe SQLI regroupe aujourd hui 1400 collaborateurs, et a réalisé un chiffre d affaires de 91,1 M en 2006 ; il prévoit de réaliser un chiffre d affaires de 120 M en SQLI est coté au Nouveau Marché depuis le 21 juillet 2000 (code SICOVAM : 7547). La notion de SOA (Service Oriented Architecture ou architecture orientée service) s applique à une nouvelle manière d intégrer et de manipuler les différentes briques logicielles d un système d information et de gérer les liens entre elles. Comme son nom l indique cette approche repose sur la réorganisation des logiciels en ensembles fonctionnels appelés services (ou web services). Les auteurs listent les questions à se poser pour mettre en place une SOA, et proposent une méthodologie qui recouvre les aspects architecture et les aspects organisationnels. Un modèle d implémentation technique est présenté dans les deux principaux environnements : J2EE et.net. Enfin les auteurs décrivent les solutions logicielles disponibles qui ont déjà intégré SOA. SOA : Le guide de l architecte Edition : Dunod/SQLI pages - Prix : 29 ISBN : IT-expert n 67 - mai/juin 2007

23 Et retrouvez de nouveaux services : un moteur de recherche pour trouver les informations techniques qui vous intéressent une nouvelle offre d abonnement qui vous permet d accéder aux anciens numéros d IT-expert en format pdf les livres blancs techniques d éditeurs de logiciels, de SSII, de nos partenaires dans une rubrique "téléchargements" ouverte à tous! Et toujours des informations sur nos partenaires, sur les sommaires des numéros d IT-expert : un complément d informations à la version papier que vous recevez tous les 2 mois! LA RÉFÉRENCE TECHNIQUE DES PROFESSIONNELS DE L'INFORMATIQUE

24 Actualités internationales Actualités internationales Le W3C a annoncé le mois dernier un changement des méthodes de travail des groupes en charge de l évolution de HTML et de XHTML 2.0. Un premier brouillon de la future spécification HTML devrait être disponible dès le mois de juin afin de permettre les commentaires des différents acteurs des technologies de l information. La spécification finale n est pas prévue avant 2010! Cette ouverture s inscrit comme une réponse aux critiques qui avaient présidé à l établissement du HTML Elle ne suffira sans doute pas à faire taire les inquiétudes de ceux qui voient d un mauvais œil que le groupe de travail soit conduit par un représentant de Microsoft. Le cas du XHTML semble plus compliqué. La version 2.0 s avère ne pas assurer une totale compatibilité ascendante avec la version actuelle de HTML. Le W3C prend d ailleurs en considération cette divergence et pourrait la formaliser en modifiant l appellation XHTML afin d affirmer son indépendance vis-à-vis du HTML. A terme une telle décision aboutirait probablement à la cohabitation de deux approches dans les développements de sites web. La transition de Windows XP vers Vista n est pas une mince affaire pour les entreprises. Microsoft en a bien pris conscience qui a livré fin février un nouvel ensemble d outils gratuits pour le déploiement de Vista. Parmi les éléments qu il contient, un vérificateur de conformité matérielle qui permet de stopper la mise à jour si la machine ne répond pas aux exigences minimales et un kit de vérification de compatibilité des applications et de conseil pour leur mise en conformité. Depuis la mi-mars, la version 5 du Linux Enterprise de Red Hat est disponible pour les utilisateurs. Cette nouvelle version s appuie sur la version du noyau Linux. Elle porte un intérêt tout particulier aux problèmes de virtualisation et inclut à ce titre les outils Xen qui constituent la solution «officielle» de virtualisation. La solution VMware d EMC, bien que fonctionnant sur la nouvelle plate-forme nécessite donc une installation séparée. Parmi les nouveautés de cette version, on notera également une amélioration du support des partages réseau et imprimantes de Microsoft ainsi qu une intégration améliorée avec Active Directory. Une nouvelle version de Linux pour les postes de travail est également disponible chez Red Hat. Elle vise cependant le marché BRIC (Brésil, Russie, Inde, Chine) et ne devrait donc pas beaucoup faire parler d elle ni aux Etats-Unis, ni en Europe. Enfin, notons que les craintes concernant Red Hat engendrées par l annonce d Oracle en octobre dernier qui lançait des services de support autour du Linux Red Hat ne se sont pas concrétisées. Le titre Red Hat qui avait chuté après l annonce est revenu à son cours antérieur 3 mois plus tard lorsque Red Hat a annoncé un accroissement de ses revenus dans les activités de support. 24 IT-expert n 67 - mai/juin 2007

25 Actualités internationales Mono, le runtime.net en source libre de Novell devrait se voir doter de nombreuses nouvelles fonctionnalités cette année. La première d entre elle est l adjonction d un compilateur VB.Net. Un tel composant est essentiel pour la prise en charge des sites ASP.Net puisque ceux-ci font appel à la compilation des pages lors de l exécution. Jusqu à présent, les sites rédigés en VB.Net étaient donc de facto hors du périmètre d action du runtime Mono. Au programme de cette année figurent également la compatibilité ASP.Net 2.0, ADO.Net 2.0 et Windows Forms 2.0. Il reste que l avenir de Mono à moyen terme semble douteux. L incertitude n est pas liée aux problèmes de propriété intellectuelle détenue par Microsoft dont la question semble réglée depuis l accord passé avec Novell dans le cadre du projet OpenSUSE. Elle tient plutôt à la pertinence de la plate-forme elle-même. Les parts de marché qu elle a su conquérir n ont jamais été auprès des entreprises qui ont fait un choix Microsoft, mais plutôt auprès de celles qui s intéressent intrinsèquement au logiciel libre et ont vu jusqu ici le couple Linux/Mono comme une alternative crédible à Java et surtout entièrement bâtie sur du logiciel libre. L arrivée annoncée de Java dans la sphère du logiciel libre pourrait bien faire disparaître cet unique avantage. Le mois d avril aura vu la finalisation du Basic Security Profile (BSP) de la Web Services Interoperability Organization. Basé sur la version 1.1 du WS-Basic Profile, le BSP prend en charge le messaging SOAP et la sécurisation du transport. Il définit également les règles à respecter pour mettre en œuvre des services web interopérables et sécurisés. Une première révision inclura le standard WS- Security 1.1 ainsi que les éventuelles corrections des erreurs de la version qui vient d être publiée. Une seconde révision, elle aussi attendue d ici la fin de l année, intégrera le standard WS-Adressing et un binding SOAP 1.1 pour le Message Transmission Optimization Mechanism (MTOM) du W3C. Orcas est le futur environnement de développement pour Windows Vista et Office Il comprendra notamment la version 3.5 du framework.net, le support d Ajax et le nouveau Language Integrated Query (LINQ) pour la manipulation et le requêtage de données par l application. Les plus optimistes estiment qu il sera disponible d ici la fin de l année. Viendra ensuite un an après, Rosario, la prochaine version majeure de Visual Studio Team System. Les améliorations de cette future version porteront sur la gestion de projet, la gestion du changement, la gestion de sources, la création et l automatisation des tests ainsi que l accès à distance aux éléments d un projet. J# enfin, qui ne fait plus partie d Orcas devrait enfin faire l objet d un nouvel ensemble redistribuable supportant les plates-formes 64 bits. Pour autant, il n est toujours pas question de continuer les développements de ce langage dont l utilisation est en fort déclin. Le Java Compatibility Kit constitue le sujet de friction du moment entre la fondation Apache et Sun Microsystems. Cet ensemble de logiciels est destiné à vérifier la conformité d une implémentation de la JSR 176 qui couvre la version 1.5 de Java 2. La licence qui accompagne le JCK est au coeur du débat. Certes, elle offre une immunité pour les violations des droits à la propriété intellectuelle ou des brevets détenus par Sun, lorsque celles-ci sont nécessaires à l implémentation de la JSR 176. En revanche, elle précise également un champ d utilisation autorisé des outils que la fondation considère comme trop restrictif. Concrètement, l usage autorisé est «une utilisation d ordre général sur des serveurs, des stations de travail ou des ordinateurs portables». Sont donc exclus entre autres les équipements industriels ou encore les terminaux en environnement urbain Or, la fondation est prête à faire certifier sa propre implémentation de la JSR 176 : Harmony. A supposer que cette certification soit obtenue, Harmony ne pourrait cependant pas être utilisé dans des environnements autres que ceux constituant le champ d utilisation de la licence. Cet antagonisme n est pas sans rappeler celui qui avait déjà opposé les deux acteurs en 2002 à propos du coût des licences proposées par le JCP pour la fourniture de son kit de compatibilité. IT-expert n 67 - mai/juin

26 Actualités internationales Mi-avril, Oracle a dévoilé sa nouvelle Architecture d Intégration d Application (AIA) qui constitue une des premières étapes vers Fusion, le nouveau modèle d applications de l éditeur. AIA vise à constituer un standard pour la gestion des processus métiers (BPM). S appuyant sur un modèle objet et l utilisation du Business Process Execution Language (BPEL) pour accéder à l ensemble des middlewares de Fusion en utilisant une architecture orientée service (SOA). L affrontement entre Google et Microsoft est en train de se déplacer sur le front de la publicité en ligne. DoubleClick, société leader de la publicité en ligne avec 250 millions de dollars de revenus annuels ayant été acquise pour 3,2 milliards de dollars par Google, Microsoft a maintenant jeté son dévolu sur aquantive pour le coût faramineux de 6 milliards de dollars, ce qui en ferait l acquisition la plus chère à ce jour de Microsoft et représente un bonus de 85 % sur le prix de l action à la veille du lancement de l OPA. L affrontement entre les deux géants est caractéristique d un mouvement plus général qui voit les grands acteurs du marché internet tendre à tenter de maîtriser la totalité de la chaîne publicitaire : technologie d affichage et de distribution de publicité en ligne, réseau d échanges publicitaires, agence de création et d achat d espace. Dans ce domaine les investissements de Yahoo et AOL bien que plus modestes sont également notables. Silverlight, la nouvelle plate-forme de Microsoft pour la construction d applications internet à base de graphiques vectoriels est-elle une menace pour la plate-forme Flash d Adobe? Certains le pensent, un peu vite peut-être. Ce plug-in multinavigateurs reprend une partie de la technologie graphique présente dans Windows Vista, mais pas les graphiques 3D. Interopérable avec des applications Ajax, il reçoit ses ordres sous forme de documents XAML (extensible Application Markup Language). Disponible sur Windows et Macintosh, le plug-in est compatible avec Firefox, Internet Explorer et Safari. On notera pour l instant l absence de Linux. Silverlight et Flash sont clairement antagonistes, ne serait-ce que par le langage de description qui diffère. Cependant les deux produits adressent des segments de marché différents. La où Adobe s intéresse avant tout aux designers graphiques, Microsoft cible les développeurs Visual Studio. Si les territoires sont donc aujourd hui assez clairement délimités, il n en sera pas forcément toujours ainsi. L institut SANS, l une des organisations mondialement reconnues en matière de sécurité, est sur le point de définir un examen d évaluation et un autre de certification portant sur la programmation sécurisée. Ces examens dont aucun équivalent n existe actuellement ont pour objet d attester les capacités d un programmeur à rédiger un programme difficilement «crackable». Une série d examens pilotes devraient être proposée aux Etats-Unis cet été, avant d être étendue au niveau mondial. Les langages de programmation couverts sont le C, le C++, Java/J2EE, Perl, PHP et ASP.Net. Microsoft soutenu devant la Cour Suprême des Etats-Unis par les avocats du logiciel libre, Yahoo et le Ministère de la Justice Américain! Voila l image inhabituelle à laquelle a donné lieu le procès intenté au géant du logiciel par ATT. La procédure remonte à Elle porte sur l utilisation dans les systèmes Windows d une technologie brevetée pour l encodage et la compression de la voix. Microsoft ayant reconnu les faits était parvenu à un accord avec ATT. Ce dernier avait par la suite dénoncé l accord au prétexte que l OS contenant le code incriminé avait également été vendu en dehors du territoire américain et avait obtenu gain de cause en première instance et en appel. La loi prévoit en effet qu une société américaine ne peut pas exporter les constituants d une technologie brevetée pour les faire assembler à l étranger. En revanche, il est parfaitement autorisé d exporter les instructions permettant de procéder à l assemblage. Tout le procès consistait donc à déterminer si le master disk de Windows expédié à l étranger afin d être produit en masse constituait un composant ou devait être assimilé à des instructions de montage. La Cour Suprême a retenu la seconde solution, relaxant ainsi Microsoft et mettant un point final au litige. 26 IT-expert n 67 - mai/juin 2007

27 Actualités internationales En Bref Les employés d IBM peuvent désormais opter pour l installation d une version SUSE ou Red Hat de Linux sur leur poste de travail. Selon IBM, plus de 5 % des employés auraient déjà opté pour cette option. Loin d être un œuvre philanthropique, cette opération est clairement positionnée par IBM comme un moyen de renforcer son expérience dans le domaine du support de ces configurations et dans les tactiques de migration à appliquer. La décision d Oracle d apporter à la communauté Eclipse son moteur de persistance TopLink a été unanimement saluée comme une contribution importante de la part d une société dont les relations avec le monde du logiciel libre ont été parfois chaotiques. La version 5.0 du Java Enterprise System de Sun est désormais disponible. Elle est également la première à supporter Java Enterprise Edition 5. Elle se caractérise par ailleurs par une nouvelle approche modulaire de la pile applicative Java. La configuration de celle-ci permet désormais de définir pour chaque niveau les éléments du serveur d applications qui la compose et les versions de ceux-ci. Google s apprête à donner naissance à un service de recherche universel qui agrégerait l ensemble de ses outils de recherche (textes, images, vidéos, sons ) en un seul service. Ce nouveau service pourrait annoncer l arrivée sur le portail de publicités vidéos, en plus des liens sponsorisés qui existent actuellement. Apple serait sur le point de mettre à jour sa gamme imac fin juin. Les écrans 17 pouces disparaîtraient, ne laissant subsister que les 20 et 24 pouces. Des processeurs et des disques plus rapides devraient également être au menu de ce lifting. Visual Studio 2005 fonctionne (enfin) sur Windows Vista. Le service pack pour Visual Studio 2005 publié en décembre dernier étant sorti avant Vista n était donc pas compatible avec la nouvelle mouture du système d exploitation. Voila qui est désormais réparé avec une version spécifique du service pack pour Windows Vista. Celui-ci règle exclusivement des problèmes de compatibilité et ne comprend pas de nouvelles fonctionnalités. Sur ce plan, l avenir est clairement à Orca. La prochaine version de l IDE devrait être disponible d ici la fin de l année. La version 4 du SDK Visual Studio 2005 disponible depuis mars devrait sans doute être la dernière. Les prochaines versions de SDK devraient donc exclusivement cibler la version Orca de Visual Studio. La dernière version vise semble t il un public plus large que précédemment. Elle est en effet disponible en téléchargement gratuit sans qu il soit nécessaire de s enregistrer au préalable. IT-expert n 67 - mai/juin

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29 Quoi de neuf Docteur? IMPRIMEZ MOINS, maîtrisez vos coûts! Le tout EDI (Echange de données informatisées ou Electronic Data Interchange) qui devait conduire au «zéro papier» n est pas pour demain si l on en juge par la santé florissante des acteurs du domaine de l impression. Ainsi, le directeur général du groupe Imagerie et Impression de HP pour la région EMEA annonce pour le premier trimestre 2007 une augmentation des ventes de 21 % des imprimantes laser et de 15 % des imprimantes à jet d encre. Selon Gartner, les 3 prochaines années devraient voir une augmentation sensible des dépenses dans ce domaine. Une autre étude révèle qu un employé produit en moyenne près de 32 pages imprimées par jour, pas loin d un quart d entre elles partant à la poubelle le jour même. Si 61 % des personnes interrogées sont conscientes du gaspillage, seules 34 % admettent y participer. Qu à cela ne tienne, les constructeurs d imprimantes se chargent de nous le rappeler en chatouillant notre fibre écologique et notre portefeuille. Ainsi Canon UK a-t-il diligenté à Gartner une étude qui met en exergue le gâchis énorme de papier et de cartouches produites par les sociétés Britanniques. Le site Web du constructeur propose un calculateur de pages gaspillées : incite les entreprises au régime. Canon France enjoint ses utilisateurs à ne plus laisser la couleur dévorer leur budget. Lexmark nous indique comment accroître notre productivité tout en préservant la planète, et va jusqu à conseiller aux entreprises d imprimer moins Le site Web de ces leaders du marché de l impression fait la part belle à l environnement à grands renforts de photos de forêts et de paysages splendides. Sont-ils tous tombés sur la tête? Que nenni, car tous ont la solution qu il faut pour faire de nous des éco-citoyens qui dépensent moins d argent. Que n y ont-ils pensé plus tôt. IT-expert n 67 - mai/juin

30 Enfin, les désagréments des premiers modèles (dégagement d ozone dû au corona, ce fil conducteur utilisé pour charger électriquement le papier) appartiennent à l histoire ancienne. Si le domaine de l impression professionnelle en noir est acquis au laser, il en est tout autrement de l impression couleur. En effet, les avantages du laser ne sont plus aussi évidents dès qu il s agit d impression couleur et deviennent même parfois des inconvénients. Une des forces du laser comparé au jet d encre vient du fait que l impression se fait en mode page : l image est «imprimée» sur le tambour par le laser puis l encre est transférée sur la page en une seule passe. Pour la couleur, c est plus compliqué : sur les modèles dits à carrousel, l impression est faite en quatre passages (un par couleur primaire), ce qui ralentit d autant la vitesse d impression. Les modèles tandem déposent toutes les couleurs en une seule passe, les toners étant disposés parallèlement. Si cette technologie permet de ne pas perdre en vitesse, elle est plus complexe et donc plus chère à l achat, mais également en maintenance. Et quelque soit la technologie de transfert mise en œuvre, les imprimantes laser couleur coûtent cher à l usage, ne serait-ce que parce que le taux de remplissage d une page couleur est beaucoup plus important que celui d une impression en noir, ce qui augmente énormément la fréquence de remplacement des consommables. La technologie Les imprimantes à jet d encre, en raison de leur faible coût d acquisition, ont trouvé leur place sur le marché de l impression familiale, marché en pleine explosion avec l avènement de la photographie numérique. Très économiques à l achat, elles fournissent une haute qualité d impression en noir comme en couleur. L impression se faisant par ligne, et non par page comme les imprimantes laser, la vitesse d impression est limitée. Celle-ci est également contrainte par le grand nombre de pièces mobiles mises en œuvre. Les têtes d impressions se déplacent sur un axe, le papier sur un autre, la garantie de la qualité ne permet pas de grandes vitesses d impression. Ces limitations, si elles sont rédhibitoires dans le monde professionnel sont largement acceptables pour des imprimantes à usage familial. Le gros problème des imprimantes à jet d encre, et un des principaux freins à une Laser ou jet d encre? A ce jour, la question ne se pose quasiment jamais. A l exception de secteurs très spécifiques utilisant des imprimantes à jet d encre pour des impressions en couleur sur de grands formats, ou des supports particuliers, la très grande majorité des imprimantes achetées par les entreprises mettent en œuvre la technologie laser. Les coûts d acquisition, même s ils sont nettement supérieurs à ceux des imprimantes à jet d encre, ont significativement baissé. Le coût à la page d une impression en noir est assez bas, et les vitesses d impression sont de plus en plus élevées. D autre part, la technologie laser, assez proche de celle mise en œuvre sur les photocopieurs, est maintenant éprouvée et la baisse des coûts de production a permis aux constructeurs d intégrer aux consommables des pièces d usure à l instar du tambour, permettant de diminuer sensiblement les coûts de maintenance. 30 IT-expert n 67 - mai/juin 2007

31 utilisation plus accrue dans le domaine professionnel réside dans le coût de ses consommables. L encre est un produit de luxe 2000 c est le prix moyen d un litre d encre couleur. A ce prix, on est en droit d hésiter à imprimer les 500 photos de ses vacances ou des premiers pas du dernier-né. Inutile de chercher parmi les leaders du marché celui qui propose les prix les plus avantageux, ce sont les mêmes. Le marché, oh combien lucratif, est parfaitement verrouillé. Cartouches spécifiques par constructeur, voire par modèle, dispositifs intégrés aux cartouches évitant l utilisation de cartouches concurrentes qui sont refusées par l imprimante, ou arrêtant l impression après un certain nombre de feuilles imprimées ou de niveau d encre restant. Le dispositif est parfaitement huilé. Restent les systèmes de remplissage des cartouches usagées au moyen d une seringue et d un flacon d encre. Celui ou celle qui a utilisé ce système plus d une fois sans le jeter par la fenêtre est un héros. Ce système est évidemment inenvisageable en entreprise (les pauvres stagiaires). La dépense est encore plus douloureuse lorsque les cartouches contiennent toutes les couleurs et doivent être remplacées dès qu une couleur a été consommée. L espoir vient des récentes annonces de quelques constructeurs qui bousculent l ordre établi. Kodak tout d abord. Le roi de la pellicule et du papier photo était condamné à se reconvertir. Le constructeur propose des imprimantes dont le coût avoisine celui de ses concurrents, mais des consommables bien moins chers. Il est allé jusqu à mettre en ligne un site Web satirique comparant le prix de l encre à des produits de luxe ( Kodak se défend par ailleurs d utiliser des produits bas de gamme et certifie une durée de vie de 100 ans aux photos imprimées. Comment fait-il? Les profits encaissés sur la vente des consommables sont tels que la marge de manœuvre était grande. Kodak diminue le coût de fabrication de ses cartouches en n y intégrant pas la tête d impression, et fait un peu moins de marge sur leur vente. Il convient de noter que qualité et économie d encre ne sont assurées qu en utilisant le papier Kodak (il faut bien écouler les stocks). La démarche mérite toutefois d être saluée car cela ne manquera pas de faire bouger les concurrents. C est ce qu a déjà fait HP, leader incontesté du marché de l impression, et qui n aime pas qu on vienne marcher sur ses platesbandes. Le constructeur propose sur ses modèles jet d encre à venir des cartouches de grande capacité, associées à un dispositif plus poussé de contrôle de la diffusion de l encre, dispositifs qui permettent de diminuer très sensiblement le coût à la page de l impression jet d encre. Les nouveautés Evolution des parts de marché en France Autres 12,3% HP 34,1% Brother 5,4% HP 40,2% 2 e semestre e semestre 2006 Epson 21% Lexmark 8,9% Canon 17,3% Epson 17,1% HP ne vise pas seulement le marché des particuliers avec ses nouveaux modèles à jet d encre, mais cherche à fournir une alternative aux problèmes de l impression laser couleur. Celle-ci viendra peut-être de ce qui apparaît comme une révolution dans le domaine de l impression et qui constitue une nouvelle technologie. A l heure où l hybride est très à la mode dans le domaine de l énergie et de l écologie, deux annonces font grand bruit dans le monde de l impression. EdgeLine et MemJet. Il s agit de la matérialisation par HP d un côté et Kia Silverbrook d un autre d une technologie utilisant le meilleur des deux mondes laser et jet d encre. Le directeur général du groupe imagerie et impression d HP France compare l introduction d HP Edgeline à «l arrivée des monospaces il y a quelques années sur le marché de l automobile». Il n y a plus de toner, ni de four et évidemment pas de laser, ce qui contribue à rendre les coûts beaucoup moins élevés. Des têtes Autres 11,9% Brother 6,2% Canon 16,8% Lexmark 7,8% Source: Gartner Dataquest IT-expert n 67 - mai/juin

32 d impression fixes couvrent la largeur de la feuille de papier, réglant le problème mécanique qui limite la vitesse d impression des modèles à jet d encre. L impression est à jet d encre, la technologie permettant une qualité accrue pour une consommation d encre maîtrisée et donc moindre. HP a racheté il y a quelques années la société Indigo et sa technologie, puis a investi quelques milliards de dollars avant de sortir ses deux premiers modèles dans les semaines qui viennent. SilverBrook, son challenger, n est pas inconnu dans le monde de l impression et est à l origine de quelques technologies aujourd hui largement utilisées. Son point faible principal face au géant HP, est que même si sa technologie est performante et efficace, il faut convaincre les concurrents d HP de l intégrer à leurs modèles. Visiblement, pour ces derniers, il est urgent d attendre, d autant plus qu HP va d abord attaquer le marché des imprimantes haut de gamme ainsi que celui, nouveau pour le constructeur, des photocopieurs. Ainsi ses deux modèles à venir, sont des imprimantes multifonctions. Affichant des vitesses élevées, de l ordre de 40 à 60 pages par minute selon le modèle et le type d impression (couleur ou noire), elles visent clairement le marché haut de gamme à volumétrie importante. Le constructeur emprunte d ailleurs aux vendeurs de photocopieurs leur modèle économique puisque ces imprimantes ne seront commercialisées que dans le cadre d une offre de service associée pendant trois ans ou plus et intégrant la maintenance et les consommables pour un coût entre et euros. Les multifonctions Très largement répandues dans le domaine de l impression familiale, les imprimantes multifonctions n ont jusqu à un passé assez récent pas trouvé grâce aux yeux des entreprises. C est assez compréhensible, peu cher, car utilisant la technologie à jet d encre, couleur, l imprimante multifonctions remplit les usages d imprimante, de photocopieur, de scanner voire de fax. A contrario, elle est trop lente pour être utilisée dans l entreprise où les fonctions de fax et de photocopie sont d autre part assurées par des équipements distincts et dédiés. A l instar de Xerox ou de Canon, ce sont les leaders du marché des photocopieurs qui se sont intéressés les premiers au marché des imprimantes en commençant à fournir de modèles connectables au réseau de l entreprise, pouvant imprimer des documents soumis depuis les ordinateurs et leur permettre d y sauvegarder des documents qu ils auraient scannés. Des multifonctions en somme. Là où le bât blesse, c est que si l on accepte sans sourciller de faire 50 mètres pour photocopier un document, on le fait rarement sans bougonner pour aller chercher un document imprimé. Si tout le monde n imprime pas un bilan confidentiel, rares sont également ceux qui ont envie que le premier quidam venu découvre sur l imprimante, la publicité de l hôtel où ils vont aller passer le week-end. Les grosses imprimantes multifonctions sont pourtant une des réponses proposées par les principaux constructeurs au coût élevé du budget des imprimantes dans les entreprises. Les arguments percutants sont destinés à sensibiliser l acheteur aux intérêts d une telle acquisition : Regroupement des imprimantes individuelles en unités plus importantes. Plus chères, elles sont cependant plus adaptées à l impression de gros volumes et offrent des coûts à la page et de maintenance moindres, Gestion intelligente des impressions : impression automatique en recto/verso et noir, Répercussion des coûts par service et sensibilisation des employés, Limitation de l usage de la couleur, Sécurisation des documents sensibles en conditionnant leur impression à la saisie d un code ou la présentation d un badge. Pour ceux qui ne sont pas prêts à remplacer leur parc d imprimantes mais souhaitent maîtriser leurs budgets d impression, des solutions logicielles offrent des fonctionnalités équivalentes. Assurant les fonctions de spooler d impression pour l ensemble des imprimantes de la société, elles assurent une gestion intelligente et maîtrisée des impressions de l entreprise. Conclusion «Imprimez mieux, écologique et pour moins cher». Cette proposition n est pas sans faire penser aux lessives qui «lavent plus blanc que blanc». Il est d autre part quelque peu dérangeant de voir ces constructeurs mettre en avant avec tant d insistance leur souci de préservation de l environnement. Mais ne faisons pas la fine bouche, toute initiative visant à économiser les arbres est bonne à prendre, quelles que soient les motivations réelles de ceux qui les prônent Frédéric HOURMANT Consultant Senior. Plus de 15 ans d expérience sur les bases de données et les architectures distribuées. 32 IT-expert n 67 - mai/juin 2007

33 IT-expert, soudain tout est clair IT-expert, la référence technique des professionnels de l informatique Bimestriel de conseil et d expertise technique, IT-expert vous offre l information essentielle pour vous former et décider. LA RÉFÉRENCE TECHNIQUE DES PROFESSIONNELS DE L'INFORMATIQUE Pour tous renseignements : IT-expert - 3, rue Marcel Allégot MEUDON - FRANCE Tél. : +33 (0) [email protected]

34 Abonnez-vous à IT-expert Je m abonne 1 an au bimestriel IT-expert. Je recevrai 6 numéros pour 89 TTC Je m abonne 1 an à IT-expert version papier + accès au pdf en ligne* pour 120 TTC Mme Mlle M. Nom Prénom Société Fonction Adresse CP Ville Tél Bon d abonnement à faxer au +33 (0) ou renvoyer au Service Abonnements 3, rue Marcel Allégot Meudon France Fax Chèque joint à l ordre de Press & Communication France Règlement à réception de facture LA RÉFÉRENCE TECHNIQUE DES PROFESSIONNELS DE L'INFORMATIQUE Date : Signature obligatoire : * Vous recevez dès sa parution un exemplaire d IT-expert par la poste à l adresse de votre choix et vous aurez accès à l ensemble des anciens numéros d IT-expert en version PDF sur le site web d IT-expert : Abonnez-vous sur

35 Comment ça marche? Qualité interne de ses logiciels : mythes et réalités Tout responsable des études et développements, tout chef de projet et toute personne en charge d applications d entreprise stratégiques se doivent de livrer celles-ci dans les limites de coûts et de délais qui lui sont imparties, tout en respectant les fonctionnalités exigées par les utilisateurs. Les applications elles-mêmes doivent faire preuve d un niveau de qualité acceptable, ce qui bien souvent n apparaît pourtant pas comme une évidence. Pourquoi donc la qualité interne des applications est-elle si souvent sacrifiée? Tout d abord, parce qu il est crucial de livrer le produit dans les délais. Certains chefs de projet ont les yeux rivés sur les exigences de livraison à court terme sans considérer les avantages à long terme que la qualité interne apporterait à leur travail. Dans de nombreux cas, ils estiment qu une série de tests classiques suffit amplement. L application à l air de marcher, alors, allons-y! Ensuite, les chefs de projet qu ils soient techniques ou fonctionnels sous-estiment les avantages concrets et stratégiques qu apportent à moyen et long terme de bonnes pratiques de qualité interne des applications. Il est vrai qu ils sont surtout payés pour livrer à temps et par tous les moyens. L expression «ce problème sera réglé dans la prochaine version» est probablement la plus couramment employée dans l univers du génie logiciel. En réalité, les bonnes intentions initiales des meilleurs responsables sont souvent balayées par la nécessité de devoir livrer dans le délai imparti, tandis que seuls les cadres dirigeants (ceux qui se soucient vraiment de ce qui arrivera l année suivante et qui mesurent le poids réel d un avantage stratégique) peuvent exercer une influence positive et protéger l entreprise de risques majeurs sur la sécurité, d un manque de réactivité ou de l augmentation exponentielle des coûts de maintenance au fil du temps. L objectif de cet article est de montrer, au travers d exemples concrets, qu un code interne de bonne qualité associé à la mise en place d une véritable politique de qualité architecturale peuvent avoir des effets immédiats et positifs sur l entreprise et sur la productivité des équipes de développement alors qu a contrario, une mauvaise qualité interne peut immédiatement et gravement la compromettre. Cet article dresse également la liste des avantages, à moyen et à long terme, d une stratégie appropriée de gestion de la qualité du code pour in fine économiser sur les budgets de maintenance, rendre l informatique plus réactive et protéger l entreprise contre des risques majeurs tels que la corruption des données, la fraude ou la dépendance vis-àvis de fournisseurs stratégiques. IT-expert n 67 - mai/juin

36 Le vrai coût d une bonne qualité interne en génie logiciel et son impact positif sur la productivité Dans de nombreux domaines liés à l ingénierie, «meilleure qualité interne» est irrémédiablement lié à «surcoût». En génie mécanique, par exemple, il est très difficile d améliorer la qualité tout en réduisant les coûts. Seul un talent exceptionnel peut réussir ce pari : W Edwards Deming a aidé Toyota à fabriquer de meilleurs véhicules tout en réduisant les coûts de 20 % en mesurant la totalité des processus de production et en imaginant des améliorations permanentes à partir de données vérifiables et régulières. Mais cela reste très difficile, tout simplement parce que l on touche ici à du matériel, c est-à-dire aussi des matériaux, et que chaque élément reste prisonnier de son coût global. Deming aurait fait des miracles dans l univers du logiciel. Curieusement, les responsables du développement d applications, faisant inconsciemment le parallèle avec d autres secteurs, évitent souvent de s attaquer à la qualité interne, croyant fermement qu elle ralentira le développement et hypothéquera leur capacité à livrer leurs produits à temps. Ces craintes sont parfois renforcées par l équipe de développement elle-même, dont les membres considèrent que «qualité du code», respect des normes et standards ou autre prise en compte de «frameworks» sont pour eux autant d épines dans le pied, bridant leur liberté d auteurs, leur créativité et leur talent intrinsèque. La réalité est toute autre. Au cours des 15 dernières années, sous l influence de la mondialisation des ressources informatiques et d une pression économique croissante exigeant en premier lieu des résultats plus immédiats à des coûts inférieurs, le développement applicatif est passé d un monde jusqu alors essentiellement libertaire voire artistique, à une profession bien plus mature. Techniquement, le fait que la qualité interne des applications puisse être source de productivité se démontre sur deux aspects : moins de rework * et davantage de réutilisation. Réduire les rework inutiles D après M. E. Fagan dans «Design and code inspections to reduce errors in program development», «Éliminer une erreur dès les premiers stades de développement coûte 10 à 100 fois moins cher que de devoir la corriger si l on attend la phase des tests fonctionnels». Par «rework», nous désignons l ensemble des efforts nécessaires pour régler des problèmes qui auraient pu être détectés plus tôt. Quelques faits : selon des organismes tels que l IEEE, le SEI, le CSE et d autres, environ 40 % du travail réalisé dans le cadre des projets logiciels actuels consiste en des rework inutiles. Or 80 % de ce travail redondant est causé par seulement 20 % des défauts, ce qui n a rien de vraiment surprenant. Et environ 90 % des pannes sont provoquées par une très faible proportion de ces défauts, inférieure à 10 %. De même, on sait parfaitement, et Barry Boehm l a très bien montré dans «Industrial Metrics» (IEEE Software), que la détection et la correction d un problème une fois le produit livré coûtent 10 fois plus cher que si ce problème est traité au cours du processus de développement. Il est également bien établi que l essentiel des économies générées par une meilleure maturité des processus logiciels provient d une réduction des rework inutiles. Le développement applicatif est probablement le dernier secteur industriel dans lequel on attend que le produit parvienne en bout de chaîne de production pour en contrôler la qualité interne et où l on demande au client de le tester lui-même Au bout du compte, s il était possible de détecter dès les premières phases les défauts les plus graves (les 20 % cités plus haut), on pourrait consacrer bien plus d efforts à améliorer la productivité (aux alentours de 30 %) et à diminuer considérablement les temps d interruption de service. Pour ceux qui regardent encore avec scepticisme les statistiques et les experts de l IEEE, qu ils jettent un bref coup d œil au travail quotidien d un service help desk ou au journal d un système de gestion de la configuration logicielle (SCM). L analyse des bogues sera pour eux éminemment instructive. Ils constateront que des centaines, voire des milliers, de bogues pourraient être évités grâce à une détection précoce, directement au niveau du code ou à la mise en place de l architecture. Des centaines de défauts tardifs perturbent considérablement les équipes de développement et leurs procédures, les obligeant à «remonter le temps», souvent en mode «catastrophe» et presque toujours au prix fort. La détection précoce des défauts représente donc indéniablement un gain sensible. En outre, dans le cas de grands projets de développement où des dizaines de développeurs travaillent sur un même projet et/ou sur le même programme, le risque que plusieurs développeurs modifient simultanément le code source et le rendent incohérent augmente terriblement. Si les tests de cohérence ne sont exécutés qu une fois achevé le cycle de développement d une version, les risques d incohérence et le coût de leur correction sont souvent très élevés. Les développeurs devront modifier un code écrit des semaines plus tôt, provoquant des bogues et des retards de livraison significatifs. Tout cela peut être évité en mettant en place un processus simple consistant à créer des procédures de vérification automatique associées à une relecture du code stricte et exhaustive. Ce système permet aux responsables d équipe de déclencher des alertes critiques chaque fois * Le terme anglais "rework" désigne le fait de s y reprendre à plusieurs fois avant de délivrer un résultat satisfaisant. En ingénierie logicielle, cela se traduit par les bugs enfouis dans des applications mises en production et qui nécessitent des allers/retours incessants entre le développement, l assurance qualité et/ou les utilisateurs. Ces bugs et ses reprises d erreurs vont donc occasionner un effort supplémentaire pour être corrigés, effort qui pourrait être économisé si le développement était fait correctement dès la première itération. 36 IT-expert n 67 - mai/juin 2007

37 que le processus d élaboration échoue ou que la relecture du code source fait apparaître une dérive de la qualité, la violation de normes, etc. Cela conduit à terme à supprimer une part significative du travail de rework. Ce type de stratégie de relecture du code existe depuis déjà 30 ans dans le monde des logiciels scientifiques ou des logiciels intégrés en temps réel, qui ne peuvent se permettre aucune erreur de production. La réutilisation «Les gains de productivité les plus importants viennent de la réutilisation des logiciels» - Boehm, «La réutilisation» dans le monde du génie logiciel remonte déjà à loin et l objet de cet article n est certes pas de justifier telle ou telle approche ou technique de développement par composants ou encore une nouvelle méthode de conception en génie logiciel. Je dis très simplement ceci : si les développeurs faisaient tous de leur mieux pour réutiliser leur travail chaque fois que cela est possible ou qu ils en ont l occasion, leurs responsables constateraient immédiatement un gain fantastique de productivité! Le terme de «réutilisation» peut ici s appliquer très largement : depuis les passages de code fonctionnel les plus volumineux et les plus sophistiqués jusqu aux paragraphes les plus minimes, mais validés et testés de nombreuses fois. Malheureusement, l histoire relativement courte du génie logiciel en fait une science encore immature. Les développeurs continuent à réinventer la roue plutôt que de réutiliser ce qui a été programmé et testé 50 fois auparavant. Les exemples sont innombrables dans de nombreux domaines de développement : Architecture (usage correct des infrastructures logicielles, de la gestion des données, des composants ou des couches persistantes, etc.) Technique (bibliothèque offrant des services fiables tels que la gestion des exceptions, les mécanismes de journalisation et de traçabilité, ou des fonctions destinées à l utilisateur final, par exemple, «undo») Fonctionnel (bibliothèques fonctionnelles, composants, règles professionnelles, etc.) La réutilisation peut faire littéralement exploser la productivité. Cependant, bien que la conception architecturale, les normes et la définition des standards soient évidemment importantes, le secret est le contrôle du comportement des acteurs, c est-à-dire l équipe de développement. Et au-delà des gains de productivité immédiats obtenus en phase de développement, la qualité est également en jeu. D une part, on peut espérer une réduction significative des tests unitaires. D autre part, réutiliser une bibliothèque déjà en production depuis un certain temps offre évidemment davantage de sécurité. En outre, observer des pratiques communes tout au long du cycle de développement permet d établir une base de compréhension commune, qui permet à son tour de transférer plus facilement les connaissances et les ressources. Les pratiques actuelles de gestion du développement applicatif sont caractérisées par une absence totale de surveillance et de mesures tout au long du cycle de développement, ce qui permet aux développeurs de travailler, pour l essentiel, exactement comme ils l entendent. Même les ingénieurs les plus talentueux sont attirés par les technologies dernier cri, confondant ainsi fabrication industrielle et recherche. Mieux encadrés, ils seront plus enclins à : observer les règles, les standards et les normes du secteur en général et de l entreprise en particulier, réutiliser des «morceaux de code» logiciel existants, utiliser plus correctement les infrastructures mises en place par l équipe d architecture. Au-delà de la réutilisation Au-delà de la réduction des rework et de l encouragement à la réutilisation, certaines règles de programmation peuvent paraître quelque peu coûteuses, mais valent indéniablement que l on y investisse : les conventions de dénomination, la lisibilité du code, la mise en ordre des éléments et les règles d intégrité. Tout cela est souvent écarté par les développeurs, qui n y voient que des obstacles à leur productivité. C est là une réaction tout simplement humaine. Comme dans tous les secteurs, les développeurs contractent des habitudes et refusent de devoir se plier à des règles et à des structures. Dans le cas du génie logiciel, de nombreux responsables ne relisent pas le code source lui-même, ou se contentent de n en relire que de courts passages. La situation est donc très confortable pour l équipe de développement. Il s agit véritablement d une perte pour l entreprise car ces quelques minutes supplémentaires investies lors du développement seraient rentabilisées 10 fois dès la version en cours d élaboration Nous venons de démontrer qu une meilleure qualité du code ne coûtait en réalité pas cher à mettre en œuvre. «Une meilleure discipline personnelle peut réduire les taux de défauts de 75 %», estime le Centre de génie logiciel de l Université de Californie du Sud. En supposant que nous puissions à faible coût contrôler la situation et être certains à 100 % que nos équipes de développement travaillent de la manière dont nous le souhaitons et non de la manière dont elles le souhaitent, «une qualité supérieure pour un moindre coût» peut devenir immédiatement une réalité. Une mauvaise qualité interne du code peut immédiatement et gravement compromettre l entreprise Comme nous l avons signalé en introduction, certains responsables du développement des applications persistent à croire que la qualité du code peut attendre et que l entreprise est suffisamment protégée par les outils et les procédures de tests mis en place au cours des dernières années, puis appliqués aux applica- IT-expert n 67 - mai/juin

38 tions à l exécution. Bien que la plupart de ces responsables reconnaissent les avantages à moyen ou long terme pour l entreprise d une bonne qualité interne, une poignée seulement voit clairement qu une fraction importante des incidents de production trouve leur origine réelle dans le code source lui-même et pourrait être évité grâce à la mise en place de procédures adéquates de validation de qualité interne au cours du processus de développement. Examinons les relations directes et immédiates entre des incidents survenant en production et la qualité interne du code, à l aide d exemples concrets. Problèmes de performances Scénario 1 : interruption d une application de commerce électronique Une application de commerce électronique flambant neuve, d un coût de plusieurs millions d euros, passe avec succès une batterie de tests intensifs avant de voir lentement et progressivement se détériorer ses temps de réponse jusqu à devenir inutilisable. Les systèmes doivent être arrêtés, l entreprise ne peut plus assurer ses services comme prévu et le coût de la panne représente pour elle des millions d euros en clients perdus, ceux-ci s adressant à une concurrence qui offre des services comparables de façon plus rapide et plus fiable. Recherches : les architectes et les experts soulèvent à nouveau le capot Les plates-formes applicatives d aujourd hui mettent en commun les ressources et les connexions aux bases de données (.NET, serveurs d applications Java ). C est pourquoi les éditeurs de logiciels tels que Microsoft Visual Studio recommandent la méthode «open late, close early» pour utiliser les connexions aux bases de données de manière que celles-ci restent ouvertes le moins longtemps possible. Les développeurs qui ne ferment pas suffisamment tôt une connexion ou qui oublient de la refermer compromettent l objet même des pools de connexion. Ils ralentissent ainsi l application, qui finit par ne plus fonctionner du tout! Une des façons d appliquer cette stratégie «open late, close early» consiste à obliger tous les développeurs à écrire le code d ouverture et de fermeture de la connexion avec la même méthode afin d éviter l apparition de ce phénomène de connexion ralentie. Dilemme : lors de la relecture du code, ce type d information n a pas été recherché : trop cher, trop vaste, pas assez de temps. Lors des séances d intégration et des tests définitifs, l équipe qualité a bien lancé des simulations à l aide des outils appropriés mais sur quelques jours d utilisation intensive seulement, au lieu de plusieurs mois. Ce problème, qui n apparaît qu au bout d un certain temps, leur a échappé, masquant une dégradation lente et progressive de la situation. Scénario 2 : effet «bombe à retardement» Même situation que ci-dessus, mais avec un effet plus tardif de «bombe à retardement». Au bout de quelques mois d utilisation sans problème, une transaction devient extrêmement lente et les utilisateurs se plaignent qu elle «ne s est pas achevée à temps». Recherches : les recherches sur le serveur de production montrent que la transaction pénètre dans une boucle contenant une concaténation de chaîne. Lors de la phase de tests et en début de vie de l application, la plupart du temps, la boucle de concaténation de chaîne ne s exécutait qu un nombre limité de fois et tout allait bien. Comme il n est plus question de faire appel au sous-traitant, déjà intégralement payé, l entreprise doit identifier le problème et le résoudre elle-même. Sous certaines conditions spécifiques, la concaténation de chaînes s exécute plusieurs milliers de fois, compromettant gravement les performances. Dans l environnement Java, la concaténation de chaînes exige la création en mémoire d au moins deux objets, lesquels sont rendus disponibles pour un processus qui s exécute de temps à autre en tâche de fond afin de récupérer et vider la mémoire inutilisée. Lorsqu une boucle contenant une concaténation de chaîne s exécute un millier de fois, elle ralentit considérablement le fonctionnement puisqu elle aboutit à la création de objets chaînes qui ne sont plus utilisés et attendent d être nettoyés. Dilemme : les architectes Java avaient bien recommandé d utiliser StringBuffers au lieu de Strings mais personne ne s en est soucié. D ailleurs, les développeurs étaient-ils seulement au courant? Application en panne Un soudain manque de ressources disponibles dans le pool de connexion et l application devient inutilisable. Certaines exceptions, lorsqu elles sont détectées, exigent un traitement de récupération spécifique (classes OO, techniques de programmation capables de gérer automatiquement des erreurs potentielles définies par type de problème ). Cela est particulièrement vrai dans le cas d exceptions liées à l utilisation de ressources attribuées : fichiers, sockets, connexions à la base de données devant être refermées après usage. Pour gérer les exceptions (clauses Try/Catch), il est déconseillé de capturer directement la classe d exception : celle-ci est en effet la «mère» de toutes les exceptions. Son interception directe signifie que l opération try/catch traitera toutes les exceptions de la même manière, empêchant ainsi l application de procéder aux traitements de récupération spécifiques requis. Chaque exception avec allocation de ressources soumise à un catch ne libérant pas explicitement la ressource crée une «fuite de ressources». Lorsque ces fuites se produisent sur un jeu limité de ressources disponibles, telle qu une connexion de base de données, l application devient rapidement inutilisable. La conclusion sera qu un développeur stagiaire, a commis une erreur indétectable. Corruption ou perte de données Brusquement, alors qu un système de traitement des commandes semble parfaitement fonctionner, des commandes d achat se perdent et l application doit être arrêtée, puis redémarrée à partir de sa dernière sauvegarde valide. Le traitement des don- 38 IT-expert n 67 - mai/juin 2007

39 nées intervenu depuis la dernière sauvegarde est tout simplement perdu. Il s agit d un cas plutôt extrême, mais qui peut se produire. Dans les langages modernes, tels que Java ou C#, on a introduit la gestion des exceptions pour obliger les développeurs à gérer les erreurs de façon distincte du code traitant l activité de l entreprise et du code régulier (via une clause catch). Toutefois, les développeurs, bien que contraints par le compilateur de créer un bloc catch, le laissent régulièrement vide (conformément à la tactique de programmation bien connue : «je ferai ça plus tard»). La conséquence est que cela réduit l exception au silence (soyons discrets, personne ne verra jamais s afficher de message d erreur nulle part) et que celle-ci reste non traitée. Si l exception concerne la gestion de la base de données, par exemple, cela entraîne la perte de précieuses données clients. La cause aurait aussi pu être la suivante : pour les systèmes d information complexes, l actualisation des données est une question très sensible où s entremêlent des aspects techniques (performances, sécurité et robustesse) et des aspects de logique commerciale. Les architectes et les DBA définissent en général un jeu de procédures d actualisation, à utiliser obligatoirement par les développeurs qui doivent écrire du code modifiant des données existantes. Cependant, si personne ne vérifie que ces règles d accession aux données sont respectées, le risque existe que les développeurs contournent ces procédures d actualisation et créent des procédures inadaptées entraînant la corruption des données. Personne ne peut garantir que ces couches de gestion des données sont correctement utilisées, sauf s il est procédé à un examen soigneux du code, ce qui n est pas toujours perçu comme financièrement réalisable. Sécurité Dans un système de banque en ligne, M. Dupont accède aux données personnelles de M. Durand. Dans cette histoire (tout à fait véridique), en dépit de règles de programmation spécifiques parfaitement limpides, les développeurs ont partagé des objets entre des sessions Web dans lesquelles ils stockaient des données liées aux sessions. Les développeurs doivent vérifier que ces objets ne possèdent pas de variables d instance, afin d éviter qu elles ne contiennent des données appartenant à une session et pouvant être utilisées dans une autre session. Ce travail doit-il revenir aux développeurs eux-mêmes? Cela est un autre débat. Il existe également des accès non autorisés à des données confidentielles à travers une «backdoor» codée en dur dans l application. Il arrive que les développeurs introduisent des «backdoor» à des fins de débogage. Il est essentiel de s assurer que le code allant en production soit débarrassé de ce type d accès qui peut devenir dangereux s il reste ouvert aux pirates. Les équipes qualité doivent vérifier qu il ne reste dans l application aucun élément de code capable d ouvrir des connexions réseau. Facile à dire, mais économiquement impossible à réaliser à la main. IT-expert n 67 - mai/juin

40 De nombreux problèmes provoqués par les logiciels pourraient être évités aux entreprises grâce à la mise en place de procédures de validation de la qualité interne au cours du processus de développement. À la vérité, une brève enquête auprès des éditeurs de logiciels (y compris les éditeurs de très grande taille pour qui la production se traduit par un chiffre d affaires direct) a montré de façon stupéfiante mais persistante que chaque groupe de 10 développeurs «générait» en moyenne bogues par an et que plus de la moitié de ces bogues s expliquaient par de mauvaises pratiques de programmation et des erreurs de programmation grossières. Les bénéfices à long terme d une gestion de la qualité du code interne des applications Les DAF et les DSI devraient se soucier du contrôle qualité interne. La dérive des coûts de maintenance de portefeuilles applicatifs entiers peut se traduire au bout du compte pour les grandes entreprises par des centaines de millions d euros tout simplement gaspillés. Lutter en permanence contre les tendances à la complexité et travailler à allonger la durée de vie des applications peut diminuer les coûts de maintenance globaux d au moins 20 %. Cela n est certainement pas négligeable lorsque l on sait que les entreprises du classement Global 2000 dépensent deux tiers de leur budget informatique à maintenir des systèmes dont la gestion est devenue incroyablement difficile au fil du temps. Les DSI et les conseils d administration auraient également tout intérêt à soutenir ce type d initiative sous peine de voir le danger s enraciner dans le code source de leurs systèmes informatiques stratégiques : Risques de se retrouver dépendant de fournisseurs (soustraitants) ou de ressources internes stratégiques, Risques de fraude et risques pesant sur la sécurité des données, Risques de corruption des données, Risques d introduction de bombes à retardement dans le code par des personnes malveillantes, soit en interne, soit chez les sous-traitants. Tous ces risques peuvent éventuellement mener, dans le pire des scénarios, à des faiblesses structurelles de contrôle décrites aux sections 302 et 404 de la loi Sarbanes Oxley (SOX). C est ce qui est arrivé à un très petit nombre de grandes entreprises américaines, finalement contraintes de reformuler leurs rapports annuels. Conclusion Comme nous l avons vu dans les pages précédentes, le respect et la bonne utilisation des infrastructures de développement, des conventions de dénomination et des meilleures pratiques de programmation existantes ont pour résultat la création d applications bien plus faciles à entretenir et mieux comprises par les nouveaux venus dans l équipe. Les décideurs ne s en rendent pas pleinement compte, mais le temps et les efforts nécessaires pour lire en entier et bien comprendre un logiciel de programmation obscur et mal documenté peuvent varier de 1 à 3 En outre, si une mauvaise conception est probablement le pire des handicaps pouvant empêcher une application d évoluer, la mauvaise implémentation d une application bien conçue nuira tout autant à sa capacité d évolution. Au fil du temps, au fur et à mesure que les équipes de développement empilent les nouvelles fonctions et corrigent bogue sur bogue, les applications peuvent devenir fortement «couplées», ce qui signifie que leurs structures internes entretiennent entre elles de multiples liens. Elles deviennent alors particulièrement imprévisibles, retardant systématiquement les livraisons, et se révèlent extrêmement difficiles à tester et à stabiliser à chaque modification, jusqu au moment où les responsables informatiques décident de tout redévelopper plutôt que de continuer à entretenir des systèmes devenus des «usines à gaz» Enfin, l indépendance que la qualité interne confère à l entreprise est également à porter au nombre de ses avantages à long terme. Cette indépendance est de même essentielle pour assurer aux services de développement applicatif et de livraison d aujourd hui la souplesse dont ils ont besoin. La mobilité des ressources informatiques entre différents projets et applications est la meilleure garantie de flexibilité et de réactivité face à l augmentation constante des exigences des utilisateurs. Elle est également capitale dans les cas de sous-traitance si le client a opté pour une stratégie d indépendance vis-à-vis de ses fournisseurs. En termes de coûts de maintenance, qui, on le rappelle, représentent plus de 50 % des budgets informatiques, il est bien établi qu au fur et à mesure que s accumulent les changements apportés à la partie du code source la plus complexe, la facilité de maintenance de l application s amenuise, entraînant l envol de ces coûts. Les trois principaux facteurs à l origine de cette dérive sont la complexité initiale des applications, l intensité des changements au fil du temps et la qualité d implémentation de ces changements. Il est donc vital de pouvoir identifier et surveiller durablement les parties du code source très complexes ou très fortement couplées susceptibles d entraîner de graves dérives de maintenance. Il est aussi impératif de pouvoir prendre des décisions précoces si l on veut éviter une dérive incontrôlée de la maintenabilité. Enfin, du point de vue de la sécurité, les entreprises dépensant des millions d euros pour protéger leurs systèmes et leurs réseaux ne pensent pas toujours que le risque peut provenir de l intérieur des applications elles-mêmes. Et pourtant, celles-ci ont probablement été développées par des programmeurs inconnus à Bangalore, en Europe de l Est ou en Chine. Protéger les applications et les données critiques contre l éventualité de bombes à retardement ou de «backdoor» n est pas chose à prendre à la légère par les DAF ou les DSI dirigeant des entreprises sensibles. Cela est également vrai pour les risques de corruption ou de perte de données critiques, malgré les millions d euros déjà investis dans les infrastructures. 40 IT-expert n 67 - mai/juin 2007

41 En résumé Une bonne qualité interne des applications stratégiques constitue un élément stratégique dont les bénéfices pour l entreprise sont indéniables et qui peut éviter l apparition de graves nuisances risquant de coûter des millions d euros. Les avantages immédiats sont par exemple une réduction considérable du nombre de défauts en production. À long terme, ils se traduisent par : des applications plus flexibles, des services informatiques plus réactifs, des économies importantes sur les budgets de maintenance, des applications critiques beaucoup plus sûres, une moindre dépendance vis-à-vis de personnes ou de fournisseurs. Les dirigeants d entreprises pourraient rétorquer que ce qui se passe «sous le capot» n est qu une question technique et que ce n est donc «pas leur problème». Pourtant, s ils veulent que leurs logiciels stratégiques puissent évoluer au fil du temps et être entretenus par leurs services informatiques aussi vite que possible pour un minimum de coûts et de risques, ils devraient s intéresser à la question et au moins soutenir l idée selon laquelle il est bon d entretenir la qualité interne de ces systèmes complexes sur lesquels reposent tous leurs processus d entreprise. Perte de souplesse des applications professionnelles du fil du temps, dérive de maintenabilité et risques stratégiques La cause profonde de tous ces problèmes? Les logiciels qui calculent et manipulent les données. Quelle que soit la nature ou l ampleur des problèmes, leurs effets négatifs à long terme, directs ou indirects, coûtent toujours plus cher que si les problèmes étaient détectés plus tôt. Dans le domaine du génie logiciel, la qualité n est pas synonyme de surcoût ni de ralentissement dans la livraison des produits. Bien au contraire, elle est à l origine d une meilleure productivité pour un coût inférieur grâce à des pratiques de réutilisation et de suppression des rework. La seule façon pour que des équipes de développement de grande taille respectent les contraintes de qualité interne des logiciels est de procéder à un examen fiable du code et de l architecture, couvrant 100 % de la structure interne, de l interface utilisateur, de la logique et des couches de données de l application. Chaque développeur doit savoir que les parties les plus infimes du code source seront soigneusement analysées et comprises, et que tout ce qui pourrait se révéler non conforme aux règles de programmation et d architecture, tant celles du secteur que de l entreprise elle-même, sera détectée et signalé. Si une telle tâche devait être menée à bien manuellement, cela reviendrait beaucoup trop cher et se révélerait beaucoup trop lourd du point de vue économique. Il est évident que l intervention d un robot (remplaçant des dizaines de programmeurs) capable de prendre entièrement en charge ce travail abaisserait les coûts de mise en place et d exécution. L équation économique deviendrait immédiatement très séduisante et ferait faire au développement applicatif un nouveau pas vers la maturité, transformant ce qui reste encore un jeu obscur et dangereux en une activité industrielle soutenue et encadrée par des mesures. Vincent DELAROCHE Chairman & CEO de la Société CAST A propos de la société CAST CAST, pionnier et leader mondial des logiciels de gestion de la performance des développements applicatifs (Application Development Performance Management), fournit les métriques et l information dont les managers IT ont besoin pour mieux mesurer, contrôler et améliorer la qualité des applications métiers et la performance des équipes de développement de par le monde. Fondée en 1990, CAST a aidé plus de 600 grands comptes internationaux à accélérer le processus de delivery, à réduire les risques en production, ainsi que le coût total d acquisition des applications, enfin à améliorer la satisfaction clients. CAST est cotée sur le compartiment C d Eurolist Paris (Euronext : CAS) et a équipé de nombreuses sociétés des Fortune 2000, au travers de 11 bureaux en Europe et aux USA. Pour plus d information : IT-expert n 67 - mai/juin

42 Fenêtre sur cour Interview de Philippe VIALLETELLE et Franck DUPONT de la société STMicroelectronics, site de Crolles Crédit photos : Artechnique STMicroelectronics a été créé en 1987 par la fusion de SGS Microelettronica (Italie) avec Thomson Semiconducteurs (France) dans l objectif de devenir un leader mondial de la microélectronique. La nouvelle société, qui a pris le nom de STMicroelectronics en 1998, a poursuivi une stratégie de croissance agressive, fondée sur un effort massif de recherche et développement, la création d alliances avec de grands clients et universités, l établissement d une présence intégrée dans les principales régions économiques et la consolidation d une des activités de fabrication les plus efficaces du monde. Aujourd hui, ST occupe la cinquième place en tant que fabricant mondial de semiconducteurs et la première au niveau européen. Au total, le groupe emploie aujourd hui plus de personnes, dispose de 16 unités de R&D avancées, de 39 centres de conception, de 17 sites de production et de 78 bureaux de vente dans 36 pays. En 2006, le chiffre d affaires net était de 9,85 milliards de dollars. ST fabrique des circuits intégrés et composants discrets sur silicium pour les entreprises réalisant des systèmes électroniques dans les domaines des communications (38 % du marché), des périphériques pour ordinateur (17 %), du grand public (16 %), de l automobile (15 %) et des applications industrielles (14 %). Dans le cadre de la mise en œuvre d un projet SOA au sein de ST, Messieurs VIALLETELLE et DUPONT ont accepté de répondre à nos questions afin de nous faire partager leurs expériences. Vous êtes installés sur l agréable site de Crolles, quel est son apport spécifique? Philippe VIALLETELLE : Le site de Crolles est un des leaders mondiaux dans le domaine de la recherche technologique pour les fonctions logiques. Ouvert en 1992, Crolles1 fabrique les circuits sur des galettes de 200 mm, contre 300 mm pour Crolles2, opérationnel depuis Fort de ses employés ST, le site associe recherche et fabrication de façon très imbriquée, et bénéficie de la recherche prospective menée par des chercheurs du CEA-LETI et du CNRS. Enfin, des investissements cumulés de 3,3 milliards de dollars à fin 2006 sur le site, en ont fait un outil de recherche et de développement de tout premier plan. Avec 500 millions de transistors au cm2, la R &D technologique vise à développer et à contrôler les procédés afin d éliminer tout défaut de fabrication, diminuer la taille des transistors, ceci afin d améliorer leurs performances tout en diminuant les coûts de fabrication. Concrètement, par exemple, cela permet de fournir des circuits toujours plus denses et moins chers pour les appareils photos et téléphones portables. Actuellement, nous passons des dimensions de 65 nanomètres à celles de 45 nanomètres ; en cours d installation, cette nouvelle filière de production devrait être opérationnelle dès 2008 chez ST. Le site de crolles est un site de production avec une capacité installée plus de tranches par semaine de silicium de diamètre 200 mm et de plus de tranches de 300 mm par semaine. Les ateliers de fabrication sont opérationnels 24 h sur 24 h, et c est plus de 2000 techniciens de fabrication qui se relaient 365 jours par an pour mener a bien l activité de production. 42 IT-expert n 67 - mai/juin 2007

43 Pourriez-vous nous présenter vos services respectifs et vos fonctions au sein de ceux-ci? Philippe VIALLETELLE : L équipe «Industrial Engineering» (Etudes Industrielles) est chargée de la modélisation et de l amélioration des processus industriels. C est un service transverse et ses activités vont de la modélisation des capacités de production jusqu à définition et la mise en place physique des postes de travail. Au sein de ce service je suis notamment responsable de la définition, de la validation et du déploiement des nouveaux outils et méthodes informatiques pour la production. C est dans ce cadre que je suis intervenu sur le projet qui nous intéresse aujourd hui. Franck DUPONT : Au sein du groupe informatique central de la société, le service informatique Manufacturing de Crolles est organisé de manière classique avec deux groupes : infrastructure et support applicatif. La mission du groupe support applicatif dont je suis responsable, est d assurer le support, la maintenance et la performance des outils IT utilisés par la production. Dans quel environnement technique travaillez-vous? Philippe VIALLETELLE : La fabrication d une tranche de silicium requiert entre 500 et 1000 opérations élémentaires, réalisées en série (on «empile» les niveaux) sur des machines très sophistiquées et donc chères. La particularité de la microélectronique, du point de vue fabrication, tient aux flux ré-entrants : la même machine verra passer plusieurs fois la même tranche de silicium à différentes étapes de fabrication. Si on ajoute à cela l importance des temps de cycle (on parle en semaines), la précision des processus physiques à utiliser et le nombre de contrôles à mettre en œuvre, on comprendra qu on parle ici de systèmes informatiques très complexes et donc très lourds. Les investissements pour la production de gros volume sont énormes et nous nous plaçons sur un autre terrain. Il nous faut donc soit cibler les technologies les plus avancées avec des produits pour applications émergentes soit, à l inverse, essayer d utiliser au maximum notre capacité avec des produits peut-être moins avancés mais «non standard» et que nous pouvons fournir dans de meilleurs délais (et avec une meilleure qualité) que nos concurrents. Nous devons nous organiser afin d être les premiers à répondre à une demande sur les marchés "à forte valeur ajoutée". Il nous faut donc faire évoluer nos organisations vers plus de réactivité et de flexibilité, elles doivent savoir s adapter en permanence, devenir agiles. Les systèmes d informations centralisés dont nous disposons actuellement, pour performants qu ils soient, ne sont pas suffisamment flexibles pour évoluer dans cet environnement incertain et s adapter suffisamment rapidement aux changements de l écosystème Vous avez mis en œuvre un projet SOA, pourquoi un tel projet? Philippe VIALLETELLE : A l écoute des solutions innovantes, flexibles et évolutives pour la gestion des encours, j avais rencontré deux représentants de la société OSLO en phase d étude de marché. L idée du projet «agile staffing» est ensuite née lors d une réunion de préparation de la période des congés de Noël. L usine devait continuer à tourner à plein régime pendant cette période, il était vital de s assurer que toutes les compétences seraient disponibles et ce principalement sur les machines critiques. Le fait est que cette réunion était très loin de l efficacité recherchée : un temps trop long était consacré par un nombre trop important de managers et d ingénieurs à analyser des fichiers Excel très détaillés et plus ou moins à jour. Le problème venait en fait de la multiplicité des sources de données et de la complexité des contraintes à respecter : règles de prise et de report des congés, plan de charge par type de machine, disponibilité des opérateurs ayant la formation requise, congés planifiés pour chacun, évolutions de qualification prévues, «remontes» nécessaires d une équipe à l autre, etc. Le temps de collecter toutes ces données dans cinq ou six applications différentes, à la fois locales et centrales, pour chacun des 1100 opérateurs, le fichier était déjà obsolète Sans compter que la plupart des «règles» (contraintes) devaient être évaluées «à la main». Multiplicité des sources de données, complexité des interactions, ajouté à un retour sur investissement facilement tangible pour chacun des managers ayant assisté au meeting : l opportunité était trop belle! Enfin, la plupart des règles évoluant au cours du temps, il était évident que la solution devait être évolutive et ne pouvait en aucun cas venir d un «gros système intégré». Ensuite, comme Monsieur Jourdain, nous avons fait du SOA, sans le savoir Quels étaient vos objectifs sur ce projet? Philippe VIALLETELLE : L objectif principal du projet «agile staffing» était simple : pouvoir faire en quelques clics ce que nous n avions pas su faire en plusieurs heures avec une assemblée d ingénieurs! Notre cahier des charges de départ tenait en une phrase : «quand un opérateur vient demander la validation d une absence, son manager a immédiatement connaissance de l impact sur le fonctionnement du service et peut répondre avec des éléments quasi certains». Il s agissait en fait d identifier chacune des parties prenantes du processus, de modéliser le fonctionnement, les objectifs de chacun ainsi que ses interactions avec tous. En résumé, il nous fallait modéliser puis rationaliser nos processus de gestion des ressources opérationnelles directes, pour donner de la visibilité et de la souplesse à l organisation. A quelles technologies s adosse votre architecture SOA? Quels outils avez-vous utilisé? Franck DUPONT : Suite à la montée en puissance des applications clients légers, le groupe informatique de Crolles s est rapidement trouvé confronté à la multiplication des technologies Web utilisées pour répondre aux besoins de ses clients. Dès 2004, le groupe informatique Manufacturing du site de Crolles a mené un audit dont la principale recommandation fut d harmoniser les pratiques et de se recentrer sur un environnement technique unique pour l ensemble de ses réalisations. Le choix s est porté sur l environnement JAVA/J2EE et le serveur d application JBOSS. L objectif était d avoir un environnement de développement basé sur les standards du marché et une plateforme de production simple et robuste dans un environnement industriel nécessitant une disponibilité des applications 24h sur 24h. IT-expert n 67 - mai/juin

44 Il a ainsi été défini un «cadre de cohérence WEB» incluant un environnement, des normes et des «template» de développement, une procédure stricte de mise en production et une plateforme de production haute disponibilité, standardisée, pour l ensemble des applications Manufacturing. L architecture SOA s inscrit dans le «cadre de cohérence WEB» défini sur le site de Crolles et a été fourni au prestataire en temps que pré-requis technique. Les IHM WEB Java et les «services métier» ont ainsi été intégrés dans le package de livraison de l application afin de faciliter sa mise en œuvre au sein de la plateforme de production. Comment se sont passées les relations entre la direction informatique et les directions fonctionnelles? Franck DUPONT : Le projet a été lancé conjointement entre les Directions Opérationnelles, Industrial Engineering et Production, la Direction des Ressources Humaines et la Direction Informatique. L équipe de projet fut composée d un chef de projet fonctionnel de l Industrial Engineering et d un chef de projet informatique de la société partenaire. Les périmètres, les rôles et les responsabilités de chacun des intervenants - fonctionnels, IT interne et IT prestataire furent très rapidement définis. Dès lors, les principales difficultés ont été de valider en interne ST et avec la société partenaire, l ensemble des données nécessaires à la mise en œuvre de l architecture de services, sachant qu une bonne partie des informations n étaient pas disponible dans le système d information existant. Dans un projet de type «définition et validation des règles métiers», la direction fonctionnelle travaille principalement avec le prestataire externe qui fournit chaque «business case» unitaire avant d intégrer l ensemble des «services métiers» et de valider leurs interactions. Il n est donc pas nécessaire d avoir une ressource de l IT local dédiée à 100 % au projet. Par contre, il est nécessaire de pouvoir dégager rapidement une ressource IT afin d installer les nombreux patchs lors de la phase de validation. Pour cela, une organisation formelle a été mise en place, en accord avec les directions fonctionnelles et IT, avec un engagement de résultat de la part de l équipe informatique locale, pour permettre l installation de chaque patch en moins de 2 jours ouvrés. Comment s est passée la mise en œuvre du projet? Philippe VIALLETELLE : L approche orientée métier d Oslo nous a permis d appréhender la modélisation de nos processus d une façon naturelle : nos responsables parlaient leur langage et on se serait souvent plutôt cru dans un meeting typique «ISO/TS» de description de processus que dans une réunion de spécification de projet informatique! La plus large partie du projet a en fait été consacrée à des discussions internes : identification des acteurs principaux, modélisation de leurs objectifs propres (un opérateur veut prendre des congés et évoluer en qualification) et enfin identification des systèmes sources de référence. Connaissant un peu la mise en œuvre de projets informatiques, je dirais que la principale différence entre le projet «agile staffing» et les autres, fut sans doute la rapidité de mise en œuvre, l approche adoptée par OSLO nous ayant permis de supprimer les barrières entre les personnes métier et les personnes du département IT. Quelles sont les difficultés que vous avez rencontrées? Philippe VIALLETELLE : Convaincre des services, par tradition réticents à la transparence d ouvrir leurs bases de données à des outils qu ils ne contrôleraient pas entièrement, n a pas été immédiat : il a fallu du temps pour automatiser les extractions correspondantes. L autre difficulté majeure a sans doute été de rassembler les acteurs de différents services ou équipes travaillant en horaires décalés pour les faire s accorder sur la modélisation de processus complexes, plusieurs fois présentés comme «très simples» en première approche, puis de plus en plus compliqués au fil des discussions. Etes-vous satisfait des résultats obtenus? Philippe VIALLETELLE : L outil est aujourd hui en phase d évaluation et il semble donner les résultats attendus! Pour conclure, que conseilleriez-vous à nos lecteurs sur le point de démarrer un tel projet? Philippe VIALLETELLE : S assurer que le problème est adapté à la solution! Une des conditions clé pour le succès d un projet SOA est la complexité du problème à résoudre : plus il y a d acteurs différents, d interactions, de «négociations», de zones d incertitude, de «flou artistique» ou de besoins d évolution, plus grandes sont les chances de succès par rapport à un projet «intégré» classique. Franck DUPONT Responsable «IT support manufacturing» Philippe VIALLETELLE Responsable «Fab Modeling» 44 IT-expert n 67 - mai/juin 2007

45 ORESYS, ENSEMBLE POUR LA RÉUSSITE DE VOS PROJETS Acteur majeur du conseil en management et organisation, ORESYS s engage auprès des grandes entreprises pour accompagner leurs projets de transformation et l amélioration de leurs performances. Nos 200 consultants experts s engagent en synergie avec les équipes internes. Leur originalité tient dans une multi compétence tant sur les volets métiers, fonctionnels que technologiques. Design > _Notre savoir-faire Notre savoir-faire s étend de la définition d une stratégie à sa mise en ouvre opérationnelle, en intégrant les dimensions organisation, accompagnement du changement et systèmes d information. Oresys dispose des compétences et des outils pour assister ses clients sur tous les aspects de la conduite de grands projets de transformation.

46 Rubrique à brac Dans le cadre de la sous-traitance l administration a inspiré à plusieurs reprises les modes de fonctionnement des services achats des sociétés privés. Les termes Vérification de Service Régulier (VSR), Vérification d Aptitude (VA) sont directement hérités du code des marchés public et couramment rencontrés dans les contrats privés. De même, la bonne pratique qui consiste à rédiger un contrat en amont de la procédure de choix est une règle obligatoire dans les appels d offres publics moins usités dans les marchés privés, elle est néanmoins mise en œuvre de plus en plus souvent. Du fait de la professionnalisation des services achats et le recours grandissant à des appels d offres concernant des prestations dont la nature est définie mais pas les volumes, on rencontre souvent une autre spécificité des marchés publics dans les appels d offres privés : les unités d œuvre. Pratiques, quelques fois présentées comme la solution idéale, ces dernières peuvent se retourner contre l objectif recherché. C est simple, il fallait y penser L origine des unités d œuvre est simple. Le code des marchés public a plusieurs objectifs dont l un est que l administration soit irréprochable dans la gestion du marché. Pour cela il décrit dans le détail les procédures d appels d offres, les règles et les contraintes que l administration doit respecter. L une d elles nécessite pour l administration de connaître le prix d un service avant de s engager contractuellement avec un prestataire. C est légitime, mais c est compliqué quand il s agit de prestations dont on ne connaît ni le contour, ni le volume. Deux exemples de prestations classiquement difficiles à estimer sont : la maintenance d application : quelles seront les évolutions réglementaires qui vont nous être imposées dans 3 ans? les tests : comment savoir si j aurais un peu, beaucoup, plus encore d anomalies nécessitant une, deux ou dix campagnes de test La réponse offerte par la réglementation est le recours aux unités d œuvre. Une unité d œuvre décrit une prestation élémentaire caractérisée par différents critères. Dès que l administration a une vision claire des travaux à faire, elle en déduit les critères caractérisant ces travaux et donc l unité d œuvre ou la combinaison d unités d œuvre nécessaire pour réaliser ces travaux. Le dispositif de marchés publics comporte alors trois temps. Premier temps : la description du besoin par des prestations génériques : les unités d œuvre. C est un ensemble de prestations théoriques qui pourront être combinées et doivent permettre de couvrir tous les besoins à venir. Ces prestations sont caractérisées par des paramètres qui doivent permettre aux soumissionnaires de faire une estimation financière de l unité d œuvre. Ces critères concernent la complexité des travaux, les livrables, quelques fois les délais Cette description est faite dans le dossier d appel d offres. Second temps : l estimation faite par les soumissionnaires. Chaque soumissionnaire fait une estimation des différentes unités d œuvre. Ces estimations correspondent à un montant financier pour chaque unité d œuvre et, selon le cahier des charges, sont accompagnées d autres informations engageant les soumissionnaires (délai, profil d équipe ). Pour faire ses estimations, au-delà des critères définissant les unités d œuvre, les soumissionnaires s appuient sur toutes les informations dont ils ont connaissance : mini/maxi du marché, critère de sélections des offres, marché actuellement en cours Les estimations (et souvent une explication de celles-ci) figurent dans la réponse des soumissionnaires. 46 IT-expert n 67 - mai/juin 2007

47 Exemple : Un service doit contractualiser les travaux suivants : réaliser des photocopies en couleur ou noir blanc, avec un délai variable. Premier temps : Les unités d œuvre définies par le responsable technique et le service des marchés sont : Délais En 3 jours maximum En 15 jours maximum Un lot de 100 copies ou moins UE 1 (en noir et blanc) UE 2 (en couleur) UE 5 (en noir et blanc) UE 6 (en couleur) Un lot de plus de 100 copies UE 3 (en noir et blanc) UE 4 (en couleur) UE 7 (en noir et blanc) UE 8 (en couleur) Chaque UE (unité d œuvre) correspond au prix d une copie. Second temps : Plusieurs réponses dont celle de la société ReproPlus Un lot 100 copies ou moins - Prix UE 1 (en noir et blanc) 0,10 UE 2 (en couleur) 0,50 UE 5 (en noir et blanc) 0,05 UE 6 (en couleur) 0,25 Un lot de plus de 100 copies - Prix UE 3 (en noir et blanc) 0,07 UE 4 (en couleur) 0,30 UE 7 (en noir et blanc) 0,01 UE 8 (en couleur) 0,05 La société ReproPlus est retenue. Troisième temps Le temps des commandes Besoin de faire 70 copies en noir et blanc en 3 jours => l administration commande 70 UE1. Besoin de faire 200 copies en couleur en 20 jours => l administration commande 200 UE8. Besoin de faire 20 copies en noir et blanc en 4 jours et 120 copies en couleur en 10 jours => l administration commande 20 UE1 et 120 UE4. Après le choix du prestataire, troisième temps la commande par unités d œuvre faite par l administration. Le besoin réel est identifié et sur cette base, l administration, sans le prestataire, en déduit les paramètres qui caractérisent la prestation, puis l unité d œuvre ou la combinaison d unités d œuvre nécessaire et ainsi le coût de la prestation. La grande illusion Lorsque les travaux à venir sont prévisibles et qu il est aisé de décomposer ces travaux en prestations élémentaires facilement caractérisables (cf. exemple), les unités d œuvre sont une réponse idéale. La réalité est très différente. Les travaux à faire ne sont pas facilement prévisibles. Même dans notre exemple simpliste si le besoin est essentiellement de multiples commandes de 90 copies en 10 jours les unités d œuvres définies ne sont pas performantes : soit on commande 90 copies en moins de trois jours pour être sûr de les avoir en dix mais on paie un service inutile, soit on commande 90 copies en moins de quinze jours et on risque d avoir les copies en retard. Mais la vraie difficulté est sur la définition des unités d œuvres. Quelques exemples tirés d appels d offres de TMA (Tierce Maintenance Applicative) suffisent à comprendre (voir ci contre). Une complexification des unités d œuvre Au fil du temps (et de l expérience croissante ou des contrôles des responsables des marchés) les unités d œuvre se sont complexifiées cherchant à coller à une réalité difficile à mettre en équation. Quelles que soient les unités d œuvre définies elles peuvent être interprétées de différentes façons et les conséquences sont souvent les mêmes. Pour élaborer leurs réponses, les soumissionnaires accordent plus d importance aux autres informations (mini maxi du marché, nombre UE envisagé d être commandées ) IT-expert n 67 - mai/juin

48 Exemple 1 Modification d un programme simple Modification d un programme moyen Modification d un programme complexe Modification d un programme très complexe UE1 UE2 UE3 UE4 Exemple 2 UE1 UE2 UE3 UE4 ECRAN OU ETAT un écran ou un état modifié (ajout, suppression ou modification de 3 champs au plus) un écran ou un état modifié (ajout, suppression ou modification de plus de 3 champs) ou ajout d un écran ou d un état simple (écran en consultation utilisant les données de 2 fichiers ou 3 tables au plus ou état utilisant les données de 2 fichiers ou 3 tables au plus) ajout d'au plus 3 écrans ou de 3 états simples ou ajout d'au plus 2 écrans ou de 2 états complexes (état ou écran complexe : écran en mise à jour utilisant les données de plus de 2 fichiers ou de 3 tables ou état utilisant les données de plus de 2 fichiers ou de 3 tables) ajout de plus de 3 écrans ou de 3 états simples ou ajout de plus de 2 écrans ou de 2 états complexes ALGORITHME ajout, suppression ou modification de 3 contrôles ou de 5 calculs 3 contrôles > ajout, suppression ou modification < 10 ou 5 calculs > ajout, suppression ou modification < contrôles > ajout, suppression ou modification < 20 ou 20 calculs > ajout, suppression ou modification < 40 ajout, suppression ou modification < 20 contrôles ou ajout, suppression ou modification > 40 calculs Exemple 3 Création ou modification d un programme Simple Moyen Complexe Très complexe Poids compris entre 0 et 10 Poids compris entre 11 et 44 Poids compris entre 45 et 85 Supérieure à 85 Principes de calcul du poids Nombre de champs Moins de 10 De 11 à 20 De 21 à 30 Plus de 30 Par fichier ou table Nombre de règles de gestion Moins de 10 De 11 à 20 De 21 à 30 Plus de 30 TOTAL Ecran Programme Edition Ne sont pas présentés ici des exemples explicitant des charges en jour hommes quelques fois (mais pas systématiquement) refusés par les services de marchés publics. 48 IT-expert n 67 - mai/juin 2007

49 Code des marchés public : synthèse et évolutions (nouveau code 2006) Les marchés publics sont les contrats conclus à titre onéreux entre les pouvoirs adjudicateurs (l Etat, les Collectivités Territoriales et leurs établissements) et des opérateurs économiques publics ou privés, pour répondre à leurs besoins en matière de travaux, de fournitures ou de services. Le code des marchés publics définit les règles régissant la passation (publicité et procédure de passation) des marchés publics et notamment leurs seuils d application. Les seuils sont dépendants du montant estimé du marché ou accord-cadre de la nature du marché (fournitures et services, ou travaux) du pouvoir adjudicateur (Etat/Collectivités Territoriales) Les procédures formalisées maintenues et modifiées (Art 26) Appel d offres ouvert ou restreint (Art 33) (maintenus) - Le pouvoir adjudicateur choisit l attributaire, sans négociation, sur la base de critères objectifs préalablement portés à la connaissance des candidats. - Appel d offres ouvert : tout opérateur économique peut remettre une offre. - Appel d offres restreint : les opérateurs économiques qui y ont été autorisés après sélection peuvent remettre des offres. - Le choix entre les deux formes d appel d offres est libre. Procédure négociée (Art 35) (modifiée) - Le pouvoir adjudicateur négocie les conditions du marché avec un ou plusieurs opérateurs économiques, uniquement dans les cas définis par l article 35 du Code des Marchés Publics (marchés complémentaires, réalisation de prestations similaires à celles d un marché précédent, urgence impérieuse, marchés n ayant fait l objet d aucune offre ). Contrairement à l ancien code, les marchés négociés ne peuvent être passés que selon deux types de procédures : soit après publicité et mise en concurrence, soit sans publicité et sans mise en concurrence (l ancien code prévoyait également une procédure sans publicité et avec mise en concurrence). Dialogue compétitif (Art 36) (modifié) - Le pouvoir adjudicateur conduit un dialogue avec les candidats admis à y participer en vue de définir ou de développer une ou plusieurs solutions de nature à répondre à ses besoins et sur la base de laquelle ou desquelles les participants au dialogue seront invités à remettre une offre. - La rédaction d un cahier des charges à l issue du dialogue devient facultative dans le nouveau code. De plus la procédure est modifiée pour préserver la confidentialité des offres. - Le recours à la procédure de dialogue compétitif est possible lorsqu un marché public est considéré comme complexe. Concours (Art 38) (maintenu) : Le pouvoir adjudicateur choisit, après mise en concurrence et avis du jury de concours (cf. art 25) un plan ou un projet, notamment dans le domaine de l aménagement du territoire, de l urbanisme, de l architecture et de l ingénierie ou des traitements de données, un plan ou un projet, avant d attribuer à l un des lauréats du concours un marché. Au-delà des seuils plusieurs évolutions et innovations sont apparues dans le nouveau code. Deux nouvelles procédures formalisées sont introduites (décret du 1er août 2006). D origine communautaire, elles définissent un cadre pour faciliter les passations de marchés au sein d un cadre ainsi prédéfini. Accord cadre (Art 76) : C est un accord «ayant pour objet d établir les termes régissant les marchés à passer au cours d une période donnée, notamment en ce qui concerne les prix et le cas échéant les quantités envisagées». Il permet à un ou plusieurs pouvoirs adjudicateurs de sélectionner un «portefeuille» de candidats sur la base d un besoin préalablement défini, pour une durée de 4 ans au plus. Il établit ainsi les termes régissant des marchés à passer ultérieurement. Système d acquisition dynamique (Art 78) : Processus d acquisition entièrement électronique pour des achats d usage courant. Il s agit d une forme dématérialisée de l accord cadre. Simplifications : Disparition de la personne responsable du marché au profit de la notion de pouvoir adjudicateur et d entité adjudicatrice, issues du droit communautaires et introduites dans le droit français. Mesures favorisant l accès des PME à la commande publique, notamment : Allotissement systématique pour tous les marchés (sauf inconvénient technique, financier ou économique) Non élimination sur critère de réalisation d un marché de même nature Estimation des commandes passées aux PME. Développement durable : Parmi les spécifications techniques, les caractéristiques environnementales (éco-labels par exemple) peuvent être prises en compte. IT-expert n 67 - mai/juin

50 qu aux unités d œuvre. Quand ils en ont la possibilité, la connaissance du compte et parfois la valorisation des unités d œuvre du marché précédent sont des sources d information précieuses. Mais cela fait partie des règles du jeu. Un usage pas très «catholique» longues possibles avec un spectre le plus large possible, par conséquent une impossibilité de prévoir ce qui va se passer et donc une définition des besoins et des unités d œuvre particulièrement hasardeuse. Espérons que les prochaines versions du code des marchés publics apporteront la souplesse nécessaire. En revanche, une fois le prestataire sélectionné, dans la majorité des cas le système des unités d œuvre est utilisé à l envers. Quand un besoin est identifié, une description du besoin est faite par le responsable technique du marché, celle-ci est communiquée au prestataire qui chiffre en jour/homme et en déduit la bonne combinaison d unités d œuvre correspondant à sa charge. Cette combinaison est communiquée voire discutée par le responsable technique du marché qui ensuite passe commande des unités d œuvre. Si cette pratique est courante (mais pas systématique) elle contourne l objectif fixé initialement aux unités d œuvre. Bien sûr si le prestataire exagère dans son chiffrage initial, il y a toujours moyen de discuter, mais ce n est pas facile. D une part le prestataire est dans une position de monopole sur le marché, d autre part, même si le client a des moyens de pression (autres marchés, renouvellement du marché en cours ) on s éloigne des principes définis par le code. Ce mode de fonctionnement n est pas la conséquence d une volonté délibérée de contourner les règles. Non, c est simplement que dans bien des cas on n a pas inventé le moyen d estimer une charge de travail à partir de paramètres objectifs (autre qu un cahier des charges réalisé dans ce type de marché après la contractualisation). Lorsque les travaux peuvent être répartis sur plusieurs prestataires (ce qui est difficilement réalisable pour de la TMA, mais se conçoit pour des travaux d études, d audit ), plutôt que se lancer dans la description d unité d œuvre, qui, qu'elle que soit leur complexité, resteront discutables, le nouveau code offre la possibilité de mettre en œuvre un accord cadre (cf. Code des marchés public : synthèse et évolutions). Cet accord permet de consulter plusieurs prestataires déjà sélectionnés et d organiser le jeu de la concurrence au travers d un dispositif simplifié (cet accord cadre rappelle le dispositif de marché non exclusif à bons de commandes qui existait dans une ancienne version du code des marchés publics). Aussi ce dispositif, parce qu il permet de maintenir une certaine pression sur les prestataires, est à l origine de relations plus saines entre l administration et ses fournisseurs. Dans le cas de marché où un accord cadre ne semble pas pertinent, et si la définition d unité d œuvre n est pas satisfaisante, il faudrait que le législateur autorise un mécanisme de marché avec un fonctionnement par devis encadrés (dans les faits, on l a vu plus haut, c est ce qui est mis en œuvre dans de nombreux marchés de TMA). Oresys Bertrand FAVIER Directeur Associé d ORESYS, en charge de l activité «Gouvernance Informatique et Management des DSI» 30 M, 200 consultants Paris, Lyon, Bruxelles Membre fondateur d Highland : 31 bureaux dans le monde Conseil en organisation et en management Vocation : aider les entreprises à piloter leurs activités d une part, à définir et conduire leurs projets de transformation et d amélioration de la performance, d autre part. Oresys intervient sur toutes les dimensions : métier, organisation, processus, système d information, ressources humaines. Au-delà de l encadrement des devis c est probablement la facilité de résilier le contrat et de relancer un appel d offres qui permettrait d avoir des relations plus efficaces. Au lieu de cela, du fait de la lourdeur des procédures et donc pour faire le moins de marchés possible, on voit des marchés sur des durées les plus 50 IT-expert n 67 - mai/juin 2007

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