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1 LA RÉFÉRENCE TECHNIQUE DES PROFESSIONNELS DE L'INFORMATIQUE Le décisionnel PAGE 6 ITIL : entre meilleures pratiques et référentiel holistique PAGE 45 La visualisation de l information à des fins d aide à la décision PAGE 29 Du décisionnel à la gestion de la performance PAGE 18 Bimestriel - juillet/août n 68 Les grandes étapes d une chaîne d ETL PAGE 37

2 ZOOM OUTSOURCING L AVIS DES DIRECTIONS INFORMATIQUES Ministère des Finances Direction Générale des Impôts Nadine Chauvière Sous-Directrice des SI de la DGI «Les solutions d Application Intelligence CAST nous aident à obtenir une meilleure visibilité de notre parc applicatif au travers de tableaux de bord composés d indicateurs techniques objectifs afin de faciliter le dialogue avec les équipes et avec nos maîtrises d ouvrage.» Groupe SFR Cegetel Eric Eteve Directeur Informatique Centre Ingénierie Mobilité «La solution CAST de gestion de la soustraitance est un élément clé dans le système de pilotage mis en place par SFR-Cegetel sur ses TMA. Nous avons constaté une attention plus particulière apportée par les SSII à la qualité des livrables et à la fiabilité des chiffrages depuis qu ils savent que nous pouvons facilement les auditer» Framatome - Groupe AREVA Michel Fondeviole DSI de Framatome-ANP «CAST fournit des critères objectifs d appréciation dans le dialogue parfois difficile avec le sous-traitant ainsi que des indicateurs nécessaires au suivi de l évolution des applications et constitue au sein de Framatome un outil de progrès partagé.» EN SAVOIR PLUS Demandez le Livre Blanc rédigé par le Gartner Group et CAST sur ce thème : «Information Series on Application Management» : Découvrez l expérience de plusieurs sociétés utilisatrices de solutions d Application Intelligence :

3 La maîtrise des applications et des prestataires dans une opération d outsourcing De la valeur ajoutée de l Application Intelligence pour piloter efficacement un parc applicatif sous-traité Les entreprises, devenues plus mûres vis-à-vis de l outsourcing, sont désormais capables d opérer des externalisations plus stratégiques. On l a récemment observé dans l automobile avec Renault ou dans la grande distribution avec Carrefour. Dans l externalisation des applications métier, c est surtout la volonté d accroître l efficacité opérationnelle de l informatique qui est motrice : pouvoir fournir plus rapidement un service à valeur ajoutée aux utilisateurs et aux clients dans un contexte en perpétuelle évolution. Comme dans n importe quelle opération d outsourcing, le contrat liant le fournisseur est capital, en particulier les SLAs. Néanmoins, les applications métier étant par nature soumises à de fréquents changements en cours de contrat, les seuls SLAs se révèlent vite insuffisants pour garantir la qualité de service et éviter les dérives de coûts. C est là que le bât blesse : l externalisation des applications métier occasionne un risque de perte rapide de savoir-faire technologique et par conséquent critique. Vigilance et suivi sont de mise pour garder le contrôle de la qualité de service et éviter les dépendances par nature dangereuses. L externalisation réussie d applications métier est donc le fruit d une vision anticipatrice partagée avec le prestataire. Sont ainsi apparues des solutions dites d Application Intelligence, basées sur une technologie avancée d analyse de code source. En fournissant des indicateurs techniques aux donneurs d ordre, ces solutions permettent de piloter un parc applicatif sous-traité en temps réel, tant en terme de qualité, que de maintenabilité et de coût. Résultat : le donneur d ordre conserve la maîtrise intellectuelle de ses applications métier et le contrôle de la relation avec son sous-traitant. La valeur ajoutée de ce type de solutions d Application Intelligence est visible à chaque étape d une opération d outsourcing, comme décrit ci-après. Recette technique Fin de contrat Cycle de vie d'une opération d'outsourcing Contrôle des coûts Appels d'offres Suivi de projet Audit de l existant et préparation des appels d offres Déterminer les caractéristiques techniques du portefeuille applicatif existant avant de le sous-traiter Disposer d informations de référence pour évaluer les propositions des sous-traitants Obtenir une image à l instant t des applications pour permettre un suivi dans le temps Transfert de connaissances Transfert vers le prestataire Réduire la phase d acquisition de la connaissance pour entreprendre plus vite des tâches productives Diminuer le coût lié à la production d une documentation exploitable et maintenable par le prestataire Contrôle de la qualité et des coûts en cours de projet Suivre l évolution de la maintenabilité et de la qualité pour éviter toute dérive Etre capable de valider la quantité et la qualité du travail facturé Etre en mesure de challenger le sous-traitant lors des négociations d avenants Industrialiser les recettes techniques Renouvellement de contrat, transfert ou ré-internalisation Déterminer et qualifier les écarts entre la prestation prévue et les livrables recettés Disposer des informations techniques caractéristiques du portefeuille applicatif en fin de prestation Le leader mondial de ce type de solutions est d ailleurs un éditeur français, CAST. Reconnu par les analystes informatiques comme précurseur du marché, CAST compte plus 500 comptes utilisateurs de sa plate-forme d Application Intelligence dans le monde. Publi-Reportage

4 Edito édito LA RÉFÉRENCE TECHNIQUE DES PROFESSIONNELS DE L'INFORMATIQUE Plusieurs enquêtes menées par des instituts de sondages avant le lancement du très attendu iphone d Apple, montrent que 9 % à 10 % des consommateurs américains estiment «très probable» qu ils feront l acquisition de ce téléphone un peu spécial. Sur le papier, cela représente près de 19 millions de consommateurs, ce qui permet à Apple de tabler sur 10 millions d unités vendues à la fin Selon les analystes, ce chiffre pourrait toutefois ne pas être atteint aussi aisément que prévu. L exclusivité accordée par Apple à l opérateur AT&T pourrait constituer un obstacle sous-estimé. Parmi les consommateurs intéressés par l iphone, ceux utilisant les services d un autre opérateur auront parfois à s acquitter du montant correspondant à la résiliation anticipée de leur contrat afin de «migrer» chez AT&T. Or, d autres enquêtes tendent à démontrer que nombre d entre eux ne sont pas prêts à cette dépense supplémentaire. Sur le moyen terme toutefois l exclusivité, dont la rumeur prétend qu elle court sur 5 ans, portera certainement ses fruits. Encore faudra t il pour cela que les utilisateurs soient particulièrement satisfaits de l appareil et souhaitent l utiliser comme terminal de données et non pas simplement comme un téléphone. L abonnement correspondant devrait alors se situer aux alentours de 80 dollars mensuels. Un tel tarif ne sera-t-il pas jugé excessif alors que le réseau EDGE d AT&T est notoirement lent? En définitive, ce qui fera le succès de l iphone, ou son échec, sera tout simplement un facteur difficilement contrôlable : le bouche à oreille. Il s agit en effet du premier smartphone destiné au grand public, dans un pays où ce type de gadget est aujourd hui réservé à une utilisation professionnelle. Si le premier million d utilisateurs sera assurément constitué d amateurs de haute technologie qui sauront appréhender sans trop de mal le fonctionnement de ce qui sommes toutes est un ordinateur, qu en sera-t-il des suivants? Que l absence d écran tactile déçoive, ou de trop nombreux bogues viennent gâcher l expérience des utilisateurs et l iphone pourrait alors rejoindre le défunt Newton au Panthéon des flops retentissants. Personne ne le souhaite bien sûr, surtout pas les concurrents d Apple et d AT&T qui observeront attentivement les débuts du dernier né d Apple espérant qu il constituera les prémices d un marché déjà considéré comme alléchant. Jean-Pierre FORESTIER Rédacteur en Chef Editeur Press & Communication France Une filiale du groupe CAST 3, rue Marcel Allégot Meudon - FRANCE Tél. : Fax. : http ://www.it-expertise.com Rédacteur en chef Jean-Pierre Forestier Directeur de publication Aurélie Magniez Abonnements/Publicité Conception Graphique C. Grande Imprimeur Moutot Imprimeurs Parution IT-expert - (ISSN ) est un journal édité 6 fois par an, par P & C France, sarl de presse au capital de ,61. Avertissement Tous droits réservés. Toute reproduction intégrale ou partielle des pages publiées dans la présente publication sans l autorisation écrite de l éditeur est interdite, sauf dans les cas prévus par les articles 40 et 41 de la loi du 11 mars P&C France. Toutes les marques citées sont des marques déposées. Les vues et opinions présentées dans cette publication sont exprimées par les auteurs à titre personnel et sont sous leur entière et unique responsabilité. Toute opinion, conseil, autre renseignement ou contenu exprimés n engagent pas la responsabilité de Press & Communication. Abonnements Prix pour 6 numéros (1 an) France ; U.E. : 89 TTC Dom TOM, Autres Pays : 128 TTC Un bulletin d abonnement se trouve en pages 35/36 de ce numéro. Vous pouvez vous abonner sur Abonnements/Default.aspx ou nous écrire à 4 IT-expert n 68 - juillet/août 2007

5 IT-expert n 68 - juillet/août 2007 Sommaire Dossier Panorama de l offre décisionnelle et architecture d une solution décisionnelle Les solutions décisionnelles sont aujourd hui des logiciels complexes et complets. De l alimentation en données à la restitution en passant par le stockage, plusieurs acteurs se disputent un marché qui recouvre de nombreux aspects fonctionnels. Notre dossier vous propose un panorama de ces deux aspects de l informatique décisionnelle d aujourd hui. Technique Du décisionnel à la gestion de la performance La stratégie d une entreprise ne peut s évaluer sans outil de mesure pour ce faire. En complément de notre dossier, cet article traite plus en détail des apports de la Business Intelligence au pilotage des activités et de la stratégie de l entreprise. Actualités Internationales Actualités internationales et annonces produits chez les éditeurs Quoi de Neuf Docteur? La visualisation de l information à des fins d aide à la décision Notre article s intéresse ce mois-ci à la visualisation et à la représentation de l information non structurée dans les solutions de Business Intelligence. Préparez-vous à des représentations graphiques peu courantes! Comment ça Marche? Les grandes étapes d une chaîne d ETL Cet article scrute les mécanismes mis en œuvre par un outil d ETL et l enchaînement des processus qu ils permettent de résoudre. Au final l auteur dégage les critères principaux auxquels s attacher lors du choix d un tel outil. Fenêtre sur cour Interview de Didier Fleury DSI chez CEGEDIM La société Cegedim fournit aux laboratoires pharmaceutiques des bases de données. Didier Fleury, DSI chez Cegedim, nous fait part de son retour d expérience sur le projet de synthèse des offres d informatique décisionnelle proposée par la société à ses clients. Livres Gestion des identités et Pro SQL Server 2005 Service Broker sont les ouvrages que nous vous recommandons ce mois-ci. Rubrique à brac ITIL : entre meilleures pratiques et référentiel holistique Le référentiel ITIL que l on ne présente plus connaît un succès croissant en France. Plutôt que d en tenter une description qui serait forcément fastidieuse, cet article s attache à mettre en valeur la cohérence des 11 disciplines composant le référentiel et les interactions qu elles entretiennent. IT-expert n 68 - juillet/août

6 Dossier & Interviews Panorama de l offre décisionnelle et architecture d une solution décisionnelle Dresser un panorama de l offre sur les solutions décisionnelles nécessite de rappeler les principaux éléments qui composent l architecture d un système décisionnel. L architecture d un système décisionnel au sens de l état de l art peut être représentée par le schéma page 8. La chaîne du projet décisionnel se décompose systématiquement en 3 grands composants : l alimentation, le stockage et la restitution. Nous allons présenter dans la suite de l article, l état de l offre pour chacun de ces composants ainsi que les principales orientations du marché. 6 IT-expert n 68 - juillet/août 2007

7 Alimentation : l ETL, une évidence dans l architecture fonctionnelle et technique des SI décisionnels Il y a quelques années, l utilisation d un ETL pour alimenter les applications décisionnelles n apparaissait pas comme une priorité encore moins comme une évidence. L importance de l alimentation et du stockage des données dans la chaîne d une application décisionnelle n était pas ressentie comme un élément clef du système d information décisionnel. Nombre de projets exploitaient et exploitent encore des développements spécifiques (scripts sql loader et PL/SQL pour les bases de données ORACLE, scripts BCP pour Microsoft ). Quelle est la situation actuelle? Force est de constater que les problématiques d alimentation et de stockage des données sont devenues des points clefs des projets. Les problématiques sont les suivantes : Réconciliation et enrichissement des données Comment croiser les données élémentaires provenant de systèmes sources distincts? Comment gérer des sources de données dont les référentiels (client ) sont distincts? Comment enrichir mes mesures avec des dimensions d analyse inexistante dans le système source? Transformation des données L enrichissement des données L application de règles plus ou moins complexes de traitement et de calcul des données (ordre, consolidation, croisement ) Qualité des données Comment assurer et garantir la cohérence et la pertinence des données de l application décisionnelle face à des sources multiples, hétérogènes? Comment identifier les rejets fonctionnels et techniques et quelles règles pour leur recyclage? Traçabilité et historisation Identification de l origine de ma donnée Historisation des données sources Documentation des processus d alimentation : Documentation technique pour l exploitation et la maintenance des traitements et fonctionnelle (documentation fonctionnelle du processus d alimentation et des règles de construction des indicateurs). IT-expert n 68 - juillet/août

8 Application de gestion sources Alimentation ETL Stockage et agrégation Stockage Data Marts Diffusion Système décisionnel SID Reporting Métier Extraction et chargement Mise en cohérence Portail ODS (Sas de chargement) Entrepôt ROLAP (tables d'agrégats) Rapport prédéfinis Planification des extractions Mécanismes de filtre Calculs Référentiels méta-données Base relationnelle avec Modèle en étoile Cube MOLAP Outil OLAP Requêtes ad hoc Simulation, outils spécialisés Maintenabilité et exploitabilité des traitements : Facilité la prise en main et le transfert de compétences à destination des équipes techniques en charge. Pour répondre à ces problématiques, l ETL est-il la seule solution? Quid des EAI? L EAI offre une vision plus orientée processus, information et données au sens unitaire et mode de fonctionnement temps réel. Si son utilisation dans le cadre de projets BAM n est pas à discuter, les principes mêmes d une alimentation d un système d information décisionnel (grand volume de données, alimentation dont la périodicité est en générale quotidienne, hebdomadaire ou mensuelle ) tendent à privilégier l utilisation d un ETL (extraction, transformation et chargement de données de masse). En synthèse, les solutions ETL, dont les bibliothèques de fonctionnalités et de modules répondent à l ensemble de ces besoins, sont devenues un passage indispensable pour traiter la logique d alimentation des systèmes d information décisionnels. Stockage : SGBDR et M-OLAP Le stockage est un autre composant clef des applications décisionnelles. Deux solutions techniques peuvent être utilisées pour le stockage : les SGBDR et les moteurs M-OLAP. Les SGBDR Dans une architecture décisionnelle que l on pourrait qualifier de «best pratice» le SGBDR joue un rôle prépondérant au niveau de l alimentation (Operationnal Data Store) et du stockage des données élémentaires (Datawarehouse). L Operationnal Data Store (ODS) est la base de stockage des données temporaires. A ce niveau, les données font l objet de contrôle qualité (contrôle de la cohérence et de la pertinence des données par rapport à des règles fonctionnelles et techniques) et subissent des traitements de réconciliation (enrichissement des données par rapport à des axes d analyse, réconciliation par rapport à des référentiels d entreprise ) et de transformation (calculs, tris ). La base ODS permet de stocker les données aux différentes étapes du chargement, le stockage des données de rejets et le stockage d informations de suivi sur les traitements. Le terme ODS est parfois source de confusion avec le Datawarehouse. Il s agit ici d abord d une étape de préparation/mise en cohérence des données, on parle avant tout de «staging area». L entrepôt de données (DTW) est la base de stockage des données définitives. Au-delà de l aspect logiciel, le point clef réside dans la modélisation adoptée. L état de l art consiste en la mise en œuvre d une modélisation particulière appelée modélisation en étoile. Cette modélisation, dans un premier temps peu répandue voire décriée, s impose désormais dans les projets décisionnels parce que cette modélisation est, si elle est bien appliquée, compréhensible par les métiers et elle offre des gains de perfor- 8 IT-expert n 68 - juillet/août 2007

9 mance, aisément vérifiables, par rapport à une modélisation transactionnelle. La modélisation est la pierre angulaire de l application décisionnelle. La pérennité, l évolutivité et les performances de l application reposent essentiellement sur la modélisation de la base décisionnelle. Elle requiert un savoir faire très particulier, alimenté par la théorie (ouvrages de Ralph Kimball) mais surtout par l expérience et la capitalisation sur les projets. Cette expertise à forte valeur ajoutée est à introduire dès la phase de conception des projets ; la modélisation de l entrepôt de données ne doit pas être considérée comme un livrable technique mais bien comme un livrable fonctionnel qui requiert un travail conjoint de la maîtrise d ouvrage et de la maîtrise d œuvre appuyé par une expertise sur le sujet. Le stockage des données élémentaires n est pas l étape finale de stockage pour les données d un système décisionnel. Les tables d agrégats permettent le stockage de données consolidées à des fins de performance et de présentation restreinte des données (vue métier, Datamart). Les moteurs M-OLAP OLAP pour Online Analytical Processing. Ce terme désigne des principes de stockage différents de l OLTP (désignant les systèmes transactionnels). Les principes que doit respecter une base de données OLAP ont été définis par Ted Codd en 1993 au travers de 12 règles. Le terme d OLAP est actuellement beaucoup utilisé à tort ou à raison. Afin d apporter de la clarté, il paraît important de distinguer : L implémentation d une modélisation «OLAP» dans une base de données SGBDR classique : R-OLAP L implémentation d une modélisation «OLAP» dans une base de données spécifique : M-OLAP. Le H-OLAP est une solution hybride exploitant R-OLAP et M-OLAP. Exemples de bases M-OLAP : Microsoft Analysis Services, Hyperion Essbase, Cognos Powerplay, SAS OLAP Server, APPLIX TM1 Exemples de bases R-OLAP : Microstrategy OLAP Services, Informix MetaCube Les bases de données M-OLAP offrent, de par leur conception, des performances optimisées et la possibilité pour les utilisateurs de naviguer entre les différents niveaux de consolidation des données (navigation multidimensionnelle). L évolution des besoins vers des analyses «temps réel» et portant sur des volumes de données de plus en plus importants renforce l utilisation de la technologie OLAP. Peut-on imaginer une architecture décisionnelle reposant uniquement sur un stockage M-OLAP? L ODS et l entrepôt de données sont des composants clefs de l architecture décisionnelle. L emploi d une technologie OLAP pour ces deux étapes n est pas envisageable. Si l OLAP constitue un choix judicieux dans une logique de datamart et pour répondre à des besoins tels que la simulation, le datamining, la prévision et l élaboration budgétaire, l emploi d un SGBDR reste la solution technique pour la chaîne de stockage en amont des datamarts (ODS et entrepôt de données.) Enrichissement et diversification de l offre de restitution L évolution récente du marché des solutions de restitution tend vers une diversification et un enrichissement. Paradoxalement, si les fonctionnalités de ces outils sont en net progrès, leur prix est à la baisse, la plupart des principaux éditeurs étant arrivé à un niveau satisfaisant de maturité. L enrichissement de l offre répond à des cibles utilisateurs différentes (dirigeants, analystes, responsables et utilisateurs opérationnels ) et à des usages différents. Exemple de segmentation pour catégoriser les usages (Oresys) 1. Tableaux de bord : la mise à disposition de tableaux de bord statiques ou dynamiques aux utilisateurs soit par push (diffusion) soit au travers d une solution de consultation (portail ). 2. Requêtes ad hoc : la possibilité pour les utilisateurs de définir leur propre rapport. 3. Analyse multidimensionnelle : cet usage est à rapprocher des fonctionnalités OLAP. Concernant la restitution, il s agit des besoins d exploration des données et d analyse multidimensionnelle (élaboration de tableaux de bord, navigation dans les différents niveaux hiérarchiques des dimensions par drill up ou drill down). 4. Simulation : ces solutions exploitent un historique de données, permettent l introduction de données (paramètres) et la définition de règles de calculs et produisent et restituent des données relatives aux simulations et prédictions. 5. Statistiques avancées : le besoin d implémenter des fonctionnalités statistiques afin de déduire par exemple des comportements comme dans le cas du Datamining. 6. Elaboration budgétaire : la saisie des différentes versions budgétaire, la gestion de workflow de validation et de consolidation des données, la restitution des données budgétaire et de réalisé. IT-expert n 68 - juillet/août

10 Cette diversification des offres peut être représentée de la manière suivante (Vision ORESYS des offres) Cibles Utilisateurs Usages TB Scorecard KPI Dir. Générale Managers/ Dir. Fonctionnelles U1 Pilotage Analytique Cross Domaines Pilotage Entreprise Management/Audit U1/U2/U3 Systèmes Décisionnels Simulation Datamining Construction Budgétaire Experts métiers/ Contrôle de gestion Statisticiens DF U4 U5 U6 Pilotage Opérationnel Utilisateurs expert U3 Pilotage Métier Reporting Opérationnel Tous les utilisateurs U2 U1 Systèmes Transactionnels Reporting Métier RH SUPPLY CHAIN FINANCES COMMERCIAL VENTES Reporting Métier INFORMATIQUE Utilisateurs Opérationnels U1 L offre éditeur sur la restitution suit cette diversification. Les termes marketing et quelques exemples d offres éditeurs Termes Marketing Offre BO Offre Cognos Autres offres éditeurs Pilotage Entreprise Scorecard Indicateurs croisés EPM (Entreprise Performance Management) CPM (Corporate Performance Management) BO Dashboard COGNOS 8 BI intelligence (Metrics manager) Microsoft Performance point, Microstrategy Dynamic Enterprise Dashboard Systèmes Décisionnels Systèmes Transactionnels Pilotage Métier Reporting Métier RH SUPPLY CHAIN Simulation Datamining Construction Budgétaire Pilotage Opérationnel FINANCES COMMERCIAL VENTES INFORMATIQUE Simulation Datamining Rolling Forecast, Elaboration budgétaire Information Delivery Analytics BAM/BPM Management de la performance BO Planning BO Cartesis BO XI Crystal report BO XI desktop intelligence BO XI web intelligence COGNOS 8 Planning COGNOS 8 BI intelligence (report studio query studio) COGNOS 8 controller COGNOS 8 workforce performance SAS Strategic Performance Management, APPLIX TM1 Microsoft Reporting Services Microstrategy 8 10 IT-expert n 68 - juillet/août 2007

11 Les éditeurs proposent généralement des modules spécifiques qui permettent de couvrir toute la «palette» des besoins et types de projets BI. Parmi les offres qui se développent ces dernières années, l offre sur l élaboration et la prévision budgétaire ainsi que l offre sur les solutions Balanced Scorecard/Corporate Performance Management méritent que l on s attarde et que l on en précise le contenu. Etat de l offre : élaboration et prévision budgétaire Les annonces récentes de rachat des éditeurs importants du marché de l élaboration budgétaire Outlooksoft et Cartesis par respectivement SAP et Business Objects témoignent d un intérêt croissant du marché pour les solutions d élaboration et de prévision budgétaire. Qu entend-on par élaboration et prévision budgétaire? Les principales fonctionnalités d une application d élaboration budgétaire peuvent être synthétisées de la manière suivante : Saisie des différentes versions budgétaires, Définition de workflow de consolidation et de validation des données, Suivi et gestion des versions du budget, Simulation budgétaire. Ce type de solution adresse un périmètre restreint d utilisateurs : contrôleurs de gestion, responsables du budget et un périmètre fonctionnel très ciblé des données (données de réalisé et de budget sur des données soit financières soit ressources humaines). La démarche d études et d intégration de ce type de solution est particulière. Comme pour les autres projets décisionnels, la démarche comporte : Une réflexion métier (maîtrise d ouvrage) sur la modélisation, Une démarche itérative. La présentation de résultat concret dans la solution technique cible en parallèle des travaux d études de conception générale ou détaillées est un point important de la démarche. Mais il faut également prendre en compte des spécificités inhérentes à ce type de projet, notamment la description du processus de saisie des versions et scénarios du budget, mais aussi la description des workflow de saisie, de contrôle, de validation et de consolidation des budgets. Plusieurs facteurs concourent à l émergence et à un intérêt croissant pour ce type de solution : Le raccourcissement des périodes et des délais pour la construction des budgets, Un besoin croissant de simulation et de reprévision, La facilité d utilisation et d implémentation (utilisation d excel pour la définition des formulaires de saisie et des tableaux de bord, exportation et diffusion des tableaux de bord au niveau d un portail web ), La complétude des offres (offres intégrées conjuguant l ensemble des fonctionnalités intégration, stockage, restitution des données, workflow, administration et sécurité), IT-expert n 68 - juillet/août

12 L évolution et l arrivée à maturité de certaines technologies (notamment la technologie OLAP en RAM). Etat de l offre : Balanced Scorecard, Corporate Performance Management (CPM) La définition d un système de pilotage pour les dirigeants repose sur trois grands principes que sont la description des objectifs stratégiques pour l entreprise, la mise en place d un système de mesure (indicateurs stratégiques) pour s assurer de l atteinte des objectifs et de la déclinaison des objectifs et indicateurs stratégiques en objectifs et indicateurs opérationnels et en actions ou projets opérationnels. Ces principes déclinent peu ou prou de la méthodologie «Balanced Scorecard» définie par Norton et Kaplan à partir de La mise en œuvre de ces trois principes dans le cadre d un projet Balanced scorecard ou CPM donne lieu à la production de 4 principaux livrables (cf schéma ci-dessous). Points Clefs Livrables Input: Identité, Valeurs, Vision Clarifier la Stratégie (positionnement, concurrence, environnement, facteurs différenciant, nos valeurs, notre vision à 3 ou 5 ans) 1: Décrire Objectifs Stratégiques Déclinés suivant plusieurs Axes (cas général : Finance, Client, Processus interne, Apprentissage et développement des compétences) Carte Stratégique Objectifs Stratégiques Cycle de vie 3 à 5 ans 2: Mesurer 3: Concrétiser Indicateurs et scorecard Stratégiques Objectifs, indicateurs et tableaux de bord opérationnels (Déclinaison de la vision stratégique en objectifs pour les organisations, processus ) Actions opérationnelles (Alignement avec le processus d élaboration et de suivi budgétaire) Indicateurs Stratégiques Scorecards Stratégiques Objectifs Opérationnels Indicateurs Opérationnels Tableaux de bord Opérationnels Plan (s) d actions Opérationnels Cycle de vie < 3 à 5 ans (année, semestre ) La démarche préconisée par ORESYS (inspirée de la démarche de Norton & Kaplan) 1. La carte stratégique et les objectifs stratégiques. L illustration des objectifs stratégiques répartis suivant 4 axes (finance, client, processus interne, ressources). La force de la carte stratégique est de permettre une vision synthétique des objectifs stratégiques et des liens (causes, impacts) entre ces objectifs. 2. Les indicateurs et la scorecard stratégiques. Le tableau de bord restituant les indicateurs stratégiques suivant différents modes de représentations (tendances ). Deux mesures clefs sont à définir pour les indicateurs, le réalisé et l objectif. 3. Les indicateurs et les scorecard opérationnels. L une des plus value les plus significatives d un projet Balanced Scorecard réside dans la synergie entre le pilotage à un niveau stratégique (atteinte de mes objectifs stratégiques) et le pilotage opérationnel (pour atteindre mes objectifs stratégiques, quels objectifs opérationnels dois-je atteindre?). 4. Le plan d actions. Les initiatives (actions, projets) que l entreprise met en place pour atteindre les objectifs opérationnels et donc par impact les objectifs stratégiques. 12 IT-expert n 68 - juillet/août 2007

13 Illustration de la déclinaison objectifs stratégiques => objectifs opérationnels => actions et des liens (causalité, impact) Objectif stratégique Augmenter le CA sur les accessoires Indicateurs Stratégique Chiffre d affaires accessoires Réalisé (Valeur cumulée de janvier à juin 2007) 10 M Objectifs (année 2007) 15 M Causalité Líatteinte ou non de mes objectifs opérationnels conditionne l attente de mes objectifs Impact Objectifs Opérationnels Augmenter la vente de packs produit et accessoires Indicateurs Opérationnels % des ventes de produis hors pack produit + accessoire Nombre d offre pack produit + accessoire Réalisé (Valeur cumulée de janvier à juin 2007) 55 % 80 Objectifs (année 2007) 64,5 % 100 Causalité Les actions identifiées contribuent à l atteinte de mes objectifs Impact Actions/Projets Projet «Réactivité du Marketing au Marché» (permettre de proposer plus vite des offres pack) Plan de formation spécifique pour les vendeurs «Offres Pack» Peut-on envisager de ne traiter qu une partie des points évoqués ci-dessus? La réponse est oui mais en perdant en efficacité et en pertinence. En effet, sans les indicateurs stratégiques, la définition seule d objectifs stratégiques reste un exercice théorique et abstrait, sans la déclinaison au niveau opérationnel, il est difficile de mesurer les raisons de l atteinte ou non de mes objectifs stratégiques, enfin sans la définition de plan d actions, comment permettre au management opérationnel d atteindre les objectifs opérationnels? Quelle réponse est apportée par les éditeurs? Les solutions CPM répondent aux besoins de mise en œuvre et de définition des scorecards. Par rapport au cycle de vie des indicateurs stratégiques et opérationnels, les fonctionnalités disponibles permettent la modification et la création de nouveaux indicateurs. La définition et le suivi des plans d actions vont plutôt être adressés par des outils de gestion de projet. Dans des cas de complexité importante d actions requérant des arbitrages, on fera appel à des solutions spécifiques (Portfolio Management ) Quelles sont les plus values d un projet Balanced Scorecard ou EPM? L obligation induite par la démarche de pouvoir synthétiser et simplifier la stratégie d entreprise (une carte doit pouvoir s exprimer sur une feuille A4). La synergie entre pilotage stratégique et opérationnel. L «adhésion de tous à la stratégie d entreprise». Il ne s agit pas de l outil du Directeur et du Comité de Direction mais bien un support au management partagé et compris par tous. Au-delà des offres logicielles, la démarche Balanced Scorecard est un projet avant tout métier qui requiert des expertises fortes IT-expert n 68 - juillet/août

14 lors de la constitution de la carte stratégique, lors de l identification des indicateurs et la définition des scorecards. Une application pragmatique des principes définis par Norton et Kaplan et l expertise de projets sur ces sujets (capitalisation) nourrissent cette expertise. Panorama des offres éditeurs Maintien de la logique de concentration par les éditeurs spécialisés La logique de concentration initiée par les éditeurs spécialisés au début des années 2000 se poursuit. Le nombre d éditeurs spécialisés sur le marché décisionnel est donc désormais très limité. On peut désormais distinguer deux grandes catégories d éditeurs spécialisés : «Des éditeurs d offre intégrée». La logique de rachats permet désormais à ces éditeurs de proposer une offre couvrant un spectre large de fonctionnalités, sur toute la chaîne décisionnelle. «Des éditeurs d offre spécialisée (niches)». On pourrait presque parler d espèces en voie de disparition. Suite aux multiples rachats impulsés par les éditeurs d offres intégrées, il ne reste plus que quelques éditeurs d offres spécialisées. Exemples : - ETL : Informatica - Performance Management, élaboration et prévision budgétaire, simulation : APPLIX TM1 - Datamining : Kxen Le bouleversement induit par les éditeurs de SGBDR Les éditeurs de SGBDR (Microsoft, Oracle, IBM) coupent le marché sous le pied des éditeurs spécialisés avec un argument de poids : «quand on a acheté une base de données et que l on dispose avec la même licence de tous les outils pour réaliser et déployer l application décisionnelle, pourquoi aller voir ailleurs?». La stratégie du «tout en un» s avère payante pour Microsoft et confirme la puissance commerciale de cette offre. Constatant l efficacité de cette stratégie, Oracle et IBM, les deux autres géants de la base de données, ont choisi de s aligner avec un peu de retard, ce qui explique les rachats à marche forcée pour acquérir les «briques» manquantes : rachat de Sunopsis et Hyperion par Oracle, rachat d Ascential par IBM. L importance de cette montée en puissance des éditeurs de SGBDR bouscule fortement le marché décisionnel et ne pourra qu avoir de forts impacts sur le marché pour les années à venir tant au niveau des acteurs que des offres. L émergence d offres métiers spécialisées autour des ERP A l instar des offres tout intégrées autour du SGBDR, l offre tout intégrée ERP + solution décisionnelle gagne en performance et en maturité et constitue une autre Nemesis pour les éditeurs de solutions spécialisées. Parmi les cas notables citons deux cas : SAP avec le module BW qui propose une solution décisionnelle de plus en plus aboutie (SAP NETWEAVER 7.0) pour les entreprises exploitant de multiples modules SAP au sein de leur SI. SAP bénéficie d une base installée très importante dans les grands comptes, qui facilité la transition vers les projets décisionnels sous SAP BW, un relais de croissance important pour l éditeur. L offre BI d ORACLE profite naturellement aux modules ORA- CLE Application. SIEBEL (ERP CRM racheté par ORACLE) propose un module décisionnel intégré, SIEBEL Analytics. Si les éditeurs d ERP investissent désormais le marché décisionnel en intégrant des modules à leurs offres, les éditeurs spécialisés s intéressent aux développements d offres spécifiques autour des ERP (COGNOS HR Access, COGNOS Peoplesoft ). Quelle est la situation des offres open source? L offre open source décisionnelle évolue à l image de celle des éditeurs spécialisés. Dans un premier temps, composée de multiples solutions couvrant chacune une des grandes fonctions de l architecture décisionnelle, la logique de regroupement est désormais la tendance pour l offre open source. Parmi les offres intégrées, on peut noter le projet PENTAHO qui regroupe un ETL (Kettle), un moteur OLAP (Mondrian), des solutions de restitutions (Eclipse BIRT, JasperReports, JFreeReport, JFreeChart), une solution d analyse multidimensionnelle (JPivot), un portail web (Jboss Portal). Décomposition des offres sur quatre des principaux éditeurs spécialisés proposant des offres transverses Alimentation Stockage Usages en restitution Editeur ETL SGBDR Moteur OLAP EPM et CPM Diffusion de tableaux de bord Requêtes Ad Hoc Analyse OLAP Simulation Statistiques avancées Elaboration budgétaire Business Objects Cognos Microstrategy SAS 14 IT-expert n 68 - juillet/août 2007

15 Certaines offres proposent désormais une solution open source et une solution payante (la solution payante intégrant alors plus de fonctionnalités notamment sur l aspect installation et administration) tel que Pentaho. L Open Source est-il un réél challenger par rapport aux solutions éditeurs? En premier lieu, cette offre s est fortement renforcée et propose des solutions intégrées (alimentation, stockage, restitution). Pour autant, les fonctionnalités proposées demeurent inférieures à l offre actuelle des éditeurs de solutions décisionnelles. L installation et la mise en œuvre nécessitent l emploi de compétences techniques fortes et induisent une charge d implémentation et d administration plus importante que dans le cadre d une solution éditeur du marché. En conclusion, l évolution de l offre open source, même si aujourd hui inférieure à celle des éditeurs, reste à surveiller. Choisir actuellement une solution open source reste un pari risqué pour lequel il importe de bien avoir au préalable analysé et comparé les impacts en terme de fonctionnalités, de coût de mise en œuvre, de maintenance et d exploitation et de pérennité avec les solutions éditeurs. En 2007, leur diffusion en entreprise reste confidentielle. offres impulsée historiquement par les éditeurs spécialisés, viennent s ajouter les offres plus complètes des éditeurs SGBDR pour proposer des solutions tout intégrées. Quels sont les impacts de l évolution des offres sur les projets? Deux aspects clefs des projets décisionnels se trouvent désormais renforcés : La nécessité d une forte implication des métiers sur les projets et sur tout le cycle du projet sans phase d interruption. La simplification des technologies proposées permet de se concentrer désormais sur la réponse aux objectifs, enjeux et besoins des utilisateurs, L application d une démarche itérative proposant des résultats concrets tout au long des projets. Les technologies décisionnelles rendent plus aisées la production de maquettes et de prototypes. Pouvoir présenter rapidement un résultat concret dans la technologie cible dès la phase de cadrage des besoins constitue un facteur clef de succès pour les projets de mise en œuvre d une application décisionnelle. Vers une offre intégrée logicielle & matérielle Autre tendance récente du marché décisionnel, des groupements à l initiative soit des constructeurs de matériels informatiques soit des éditeurs de solutions décisionnelles proposent désormais l achat d une solution décisionnelle intégrant à la fois le matériel (serveur) et le logiciel. Pour prendre un exemple, HP propose une offre matérielle combinée avec chacun des principaux éditeurs du marché (COGNOS, Microsoft, SAS ) : l offre HP NEOVIEW. Cette tendance du marché reste récente et ne constitue pas une offre concurrente mais bien un complément hardware à l ensemble des autres offres du marché. Conclusion : une diversification des offres et des solutions de plus en plus intégrées Devant un renforcement et une diversification de l offre pour le marché décisionnel, on ne peut que constater une évolution des solutions proposées vers des solutions de plus en plus unifiées et intégrées. Aux éditeurs spécialisés s opposent désormais deux compétiteurs dont les offres viennent bouleverser le marché décisionnel ; les éditeurs de SGBDR (Oracle, Microsoft, IBM) et les éditeurs d ERP (SAP, ORACLE Applications ). Laurent PECQUEUX Consultant, expert fonctionnel et technique des Systèmes d Information Décisionnel ORESYS Solutions propose des prestations de définition et de mise en œuvre de solutions de pilotage pour les Entreprises et Administrations. Conseil et étude préalable en conception de système, Urbanisme des Systèmes d Information décisionnels, Conseil en architecture technique, Expertise en modélisation décisionnelle, assistance maîtrise d ouvrage pour la conduite de projets. Mise en œuvre par prototypage de solutions de pilotage sur les technologies leaders du marché. ORESYS Solutions est une entité du groupe ORESYS. La forte montée en puissance de ces nouveaux acteurs et la pression générée sur le marché auront de forts impacts sur le marché dans les années à venir. On peut revenir sur la logique de rachat même si désormais les «acteurs spécialisés de niche» ne sont plus légion dans le panorama actuel. A la concentration des IT-expert n 68 - juillet/août

16 LA RÉFÉRENCE TECHNIQUE DES PROFESSIONNELS DE L'INFORMATIQUE Pour compléter votre bibliothèque de référence technique, commandez vite les anciens numéros* d IT-expert à tarif préférentiel! IT-expert n 56 Juillet/août 2005 DOSSIER : La veille et ses outils L interopérabilité des systèmes d informations : fantasme ou perspective? SQL Server 2005 Les clés du succès en gestion desmétadonnées Interview SCOR Consolidation de messagerie, dimensionnement du réseau : Le juste équilibre IT-expert n 58 Novembre/décembre 2005 IT-expert n 59 Janvier/février 2006 IT-expert n 60 Mars/avril 2006 IT-expert n 61 Mai/juin 2006 DOSSIER : L intégration de contenu, un problème bien réel Les JavaServer Faces face à Struts Sybase Adaptive Server Enterprise 15 Interview de Nicolas Maquaire, Président de l éditeur Français EntropySoft Zoom client SAINT-GOBAIN Informatique et téléphonie : à quand la convergence? DOSSIER : Vers un standard pour le pilotage des coûts informatiques - Un levier de performance économique : AB C/ABM Contrôle des développements externalisés & solutions de gouvernance K9a : une nouvelle grille de lecture pour la conduite agile de projets de systèmes d information Interview de Jérôme Dupont, Directeur Conventions & Projets du GIP-MDS La guerre des processeurs aura-t-elle lieu? DOSSIER : La qualité des applications développées en technologies objet L industrialisation des développements au secours des échecs projets Environnements de Développement Intégrés Urbanisme des Systèmes d Information versus Architecture d Entreprise Interview de Monsieur SAINT-ALME, Responsable NTIC chez AG2R Contrôle d accès au réseau DOSSIER : Optimiser innovations et transformations en gérant le portefeuille de projets et d applications Subversion : le grand départ? L accessibilité numérique Wi-Fi * Dans la limite des stocks disponibles IT-expert n 63 Septembre/octobre 2006 DOSSIER : La géolocalisation Géolocalisation, les techniques alternatives au GPS Le positionnement par GPS Géolocalisation, tout n est pas permis Interview de Me Gérard HAAS, Docteur en droit Recyclage des e-déchets IT-expert n 64 Novembre/décembre 2006 DOSSIER : Capital Immateriel Windows Vista : le nouveau système d exploitation de Microsoft Les curseurs sous SQL Server Interview de Mme Seigneur, Directeur Informatique du Conseil Général de Vendée Wimax IT-expert n 65 Janvier/février 2007 DOSSIER : Web 2.0 entreprise, quelles réalités? ITIL et ISO20000 Logiciel libre :Qu exiger de son prestataire informatique? Les wikis : définitions fonctionnelles et techniques Interview de Monsieur Kabla, DSI de Dassault Systèmes Ventes France Une approche structurée de la certification du réseau : l audit automatique du réseau et la validation des changements des configurations IT-expert n 66 Mars/Avril 2007 DOSSIER : Sécurité : Les applications, le talon d Achille des entreprises RIA (Rich Internet Application) : définitions et panorama des solutions Gestion des droits numériques en entreprise avec RMS Un observatoire pour mesurer l urba Interview d Hubert Tournier, Senior Manager chez Deloitte Consulting & Risk Services Les DRM : une introduction

17 Offre Spéciale Je souhaite acheter les numéros suivants Tarifs TTC (TVA : 5,5 %) 1 exemplaire : 8 10 exemplaires : 60 5 exemplaires : 35 Autre quantité : IT-expert n 57 Septembre/octobre 2005 DOSSIER : Equiper les forces de terrain d une solution mobile La gestion des utilisateurs centralisée ou le provisioning Les alternatives à la suite bureautique Microsoft Les Tags RFID : révolution technologique ou cauchemar Les solutions Linux Année 2005 N 56 N 57 N 58 Année 2006 N 59 N 60 N 61 N 62 N 63 N 64 Année 2007 N 65 N 66 N 67 Pour commander les anciens numéros d IT-expert, il vous suffit de nous renvoyer ce document à l adresse suivante : IT-Expert 3, rue Marcel Allégot Meudon - France Tel : +33 (0) Fax : +33 (0) IT-expert n 62 Juillet/août 2006 DOSSIER : Panorama sur les techniques Agiles PHP5, une alternative à.net et J2EE? Eclipse : le Big Bang Callisto Test Driven Development Interview d Elisabeth Le Boité, Responsable Qualité et Système d Information du SIB Syndicat Interhospitalier de Bretagne Qui arrêtera Google? Adresse d expédition & de facturation Mme Mlle M. Nom Prénom Société Fonction Adresse CP Ville Tél Fax IT-expert n 67 Mai/Juin 2007 DOSSIER : SOA, l état de l art SOA :Architectures & outils Imprimez moins, maîtrisez vos coûts! Qualité interne de ses logiciels : mythes et réalités Interview de Philippe VIALLETELLE et Franck DUPONT de la société STMicroelectronics, site de Crolle L univers étrange des unités d œuvre Chèque joint à l ordre de Press & Communication France Règlement à réception de facture Date : Signature obligatoire :

18 Technique Du décisionnel à la gestion de la performance ou, comment mesurer la contribution des activités de l entreprise à sa stratégie business? Dans un marché fortement concurrentiel, la performance d une entreprise repose sur sa capacité à prendre les bonnes décisions quant à ses activités quotidiennes mais aussi à identifier et à mesurer les vecteurs de croissance qui lui permettront d accroître ses parts de marché. Ces prises de décisions, tant opérationnelles que stratégiques, requièrent une disponibilité accrue de toutes les données de l entreprise ainsi qu une mise en forme «intelligente» permettant de prendre la bonne décision au bon moment. Les solutions utilisées à cet effet, sont classées sans distinction sous les termes «d aide à la décision», de «décisionnel» ou encore de «business intelligence». Ces appellations correspondent à un ensemble de solutions informatiques utilisé pour analyser les données de l entreprise afin d en dégager de nouvelles informations qualitatives et quantitatives à l aide desquelles les décisions seront prises qu elles soient d ordre tactiques ou stratégiques. Depuis une dizaine d années, l intégration de ces solutions a modifié en profondeur l organisation et les processus des entreprises ainsi que leurs systèmes d information. Les outils ont évolué en s orientant vers la diffusion aux utilisateurs d une information toujours plus riche. Les entreprises ont 18 IT-expert n 68 - juillet/août 2007

19 accompagné ce mouvement en cherchant à diffuser l information sans forcement étudier la contribution de la «business intelligence» à la définition et au pilotage de la stratégie d entreprise. Cette démocratisation de l informatique décisionnelle a amené les différentes directions métiers à se doter de leur propre outil de reporting mais sans pour autant chercher à capitaliser, mutualiser ou partager leurs efforts. Ces solutions n ont plus seulement été réservées aux directions financières. Les directions marketing, RH, la gestion commerciale ont cherché à se doter de leur propre système d aide à la décision. Cette demande a été accompagnée par les éditeurs du marché qui se sont adaptés à ces nouveaux besoins en proposant des outils en lien avec le marketing, le CRM, etc. Cet accompagnement s est caractérisé par un processus de concentration du marché par lequel les éditeurs de BI ont complété leurs offres. Après cette période du «tout décisionnel», le bilan reste mitigé. Les investissements réalisés au cours des dix dernières ont eu pour résultat un empilement d outils ou de solutions décisionnelles mais, pour autant, le niveau de maturité des entreprises en matière de BI reste faible. Les enjeux de demain concernent maintenant la rationalisation de leurs infrastructures et leur convergence vers celles des systèmes «classiques» de type ERP. Mais, ils concernent aussi les évolutions nécessaires qu elles devront apporter à leurs outils «décisionnels» existants dans une volonté d anticipation. En effet, les outils actuels de «business intelligence» permettent aux utilisateurs d analyser les données passées de l entreprise mais limitent leurs capacités à anticiper l avenir. Ces entreprises devront se doter de solutions de simulation, d estimation et de suivi de l information prévisionnelle. Classés sous le terme de «Corporate Performance Management» (CPM), ces méthodes et outils sont au décisionnel ce que l ERP fut il y a quelques années aux environnements opérationnels. Des outils essentiellement techniques A l origine, le monde du décisionnel était peuplé d une multitude d acteurs spécialisés dans différentes briques logicielles qui constituaient alors les applications décisionnelles. Ces éditeurs adressaient le monde du décisionnel, avant tout de manière technique, selon quatre grands domaines : Les outils d extraction et d alimentation (ETL) Outils de récupération des données du système d information et de centralisation dans une base de données spécifique. Les outils de centralisation, d historisation et de stockage (Datawarehouse, Datamart, etc.) Bases de données recueillant et gérant toutes les données collectées, transformées et préparées à des fins de traitement décisionnel. Les outils d analyse et de restitution (Reporting) Outils d analyse exécutant des instructions et produisant des tableaux de bord, indicateurs voulus, ou reporting en fonction des besoins d information. Les outils d analyse multidimensionnelle (OLAP, etc.) Outils permettant de modéliser l activité d une entreprise suivant différents axes ou paramètres. Les différents éditeurs de l époque, étaient spécialisés par composant décisionnel ce qui imposait aux entreprises de faire un choix difficile entre la multitude d outils alors disponibles et à devoir faire cohabiter ces nouveaux outils avec leur système d information existant. Désormais, les entreprises doivent appréhender de nouveaux modes de management orientés vers la gestion de la performance qui leur permettront d identifier, de mesurer et d améliorer leurs activités porteuses de croissance. Le décisionnel en l an 0 Les entreprises manipulent dans leur système d information d importants volumes de données. Mais compte tenu de ce volume, ces données restent bien souvent inexploitées. Lorsqu elles le sont, il est difficile de leur donner un sens, d identifier des tendances, des forces ou des faiblesses alors même que ces éléments doivent être connus pour prendre les bonnes décisions. Les outils d aide à la décision ou systèmes décisionnels aident avant tout à analyser et à comprendre les données afin d y déceler des informations pertinentes perdues dans la masse. Mais la diversité et la complexité de mise en œuvre de ces outils ont bien souvent noyé certaines entreprises dans des projets longs, fastidieux et dont les gains escomptés sont, pour certains projets, encore difficilement mesurables. IT-expert n 68 - juillet/août

20 Une intégration difficile et des premiers bilans contrastés Les systèmes décisionnels étaient essentiellement perçus comme des briques techniques assemblées pour traiter des données et en ressortir des informations dites «décisionnelles». L intégration de ces briques avec les applications existantes ne se faisait d ailleurs que rarement et les systèmes décisionnels n étaient connectés au reste du système d information qu au cours des périodes d alimentation de l entrepôt ou des magasins de données. Les difficultés d intégration de ces systèmes décisionnels étaient perçues dès la naissance de ces projets. En effet, les principes de gouvernance, qui avaient alors cours, consistaient à piloter et à suivre classiquement ces projets de manière autonome. Les projets de conception et d implémentation de systèmes décisionnels étaient appréhendés de manière monolithique sans qu une véritable réflexion n ait été menée concernant l apport «business» de ces solutions et leur impact sur les processus métiers de l entreprise. L ambition des projets était souvent très élevée avec des projets complexes voulant à la fois moderniser l existant et identifier des services et des débouchés à ces applications : Les concepts manipulés par les directions métiers n étaient pas toujours totalement stabilisés et leurs besoins évoluaient avec leur degré de maîtrise du sujet. Les expressions de besoins manquaient de précision et les indicateurs demandés restaient très généraux. Les Directions des Systèmes d Information, quant à elles, devaient appréhender de nouvelles technologies pour lesquelles elles ne disposaient pas forcément de toutes les connaissances requises en interne. Elles devaient jouer leur rôle de conseil aux directions métiers sur des solutions qu elles ne maîtrisaient pas totalement. Les résultats étaient souvent en deçà des attentes des métiers pour lesquels le retour sur investissement était difficilement mesurable. Les applications décisionnelles ainsi construites servaient peu les métiers et les processus opérationnels des entreprises ne s appuyaient que très épisodiquement sur ces outils d aide à la décision, réservés à une élite de décideurs. Les informations produites par ces systèmes venaient alimenter les tableaux de bord essentiellement financiers des dirigeants sans pour autant que leurs collaborateurs n utilisent ces informations pour leurs activités opérationnelles. Les dispositifs en vigueur consistaient à interroger des tableaux de bord prédéfinis, souvent figés et qui ne laissaient pas de véritable latitude à leur utilisateur en cas d évolution de son besoin. Le modèle retenu était une diffusion d information «prémâchées». En outre, étant donné que les décideurs-utilisateurs n étaient pas aussi autonomes dans la constitution de requêtes que ce qui était annoncé, ils devaient se tourner vers la DSI qui était chargée de les assister dans leurs travaux. La démocratisation des outils d aide à la décision Les solutions décisionnelles ont, pendant longtemps, été exclusivement réservées aux fonctions financières qui s appuyaient sur ces dernières pour leurs seuls travaux budgétaires ou comptables. Cependant, les autres métiers des entreprises ont très tôt perçu l intérêt de ces solutions dans leurs travaux quotidiens et notamment les fonctions marketing, ressources humaines, GRC, etc. Un mouvement de démocratisation de ces outils a eu lieu suivant deux axes : fonctionnel et hiérarchique. L utilisation de ces outils n a plus été réservée aux détenteurs des cordons de la bourse mais ils ont été mis à disposition de toutes les fonctions de l entreprise et de tous les niveaux hiérarchiques. Ce regain d intérêt a été accompagné par les principaux éditeurs du marché qui ont développé des outils spécifiques et adaptés aux besoins des métiers. Les différentes directions des entreprises se sont alors dotées de leurs propres outils de reporting en retenant le principe du «Best of Breed». Tout est devenu décisionnel mais avec une construction d applications en silo sans avoir recours à des pratiques de mutualisation, de partage et de capitalisation des expériences. Les entreprises et les éditeurs se sont focalisés sur l information dite «décisionnelle» Les entreprises, accompagnées par les éditeurs du marché, ont avant tout cherché à promouvoir la «business intelligence» en se focalisant plus particulièrement sur la mise à disposition d informations au plus grand nombre. Elles ont fortement investi dans les outils de restitution d informations sans réellement identifier leur apport et contribution au processus de l entreprise. Elles n ont pas cherché à étudier les synergies potentielles dues à l intégration des infrastructures ou encore les gains envisageables liés au domaine de l analyse (Datamining, Modèle prédictif, etc.). Chaque direction ou métier de l entreprise s est constitué son infocentre, ou datawarehouse en conservant jalousement ses données avec pour résultat une juxtaposition de systèmes et d applications. Celle-ci n a pas été accompagnée de projet d urbanisation et d intégration fonctionnelle des données. Ces modes de fonctionnement ont engendré divers soucis aux directions métiers. Elles ont connu des difficultés liées à la multiplication des sources d information et notamment lorsqu il fallait savoir quel système faisait référence. Etant donné l hétérogénéité des applications, il n était pas aisé de dire si les résultats des ventes de la direction financière étaient toujours en phase avec les estimations de la direction commerciale. Les Directions des Systèmes d information ont, elles aussi, souffert de ce mode de fonctionnement avec une explosion du nombre d utilisateurs, du volume de données avec des contraintes en temps de réponse exprimées par les utilisateurs de l ordre de la seconde, une diminution de la disponibilité des systèmes, etc. 20 IT-expert n 68 - juillet/août 2007

21 Composants BI Business Intelligence Platform Information Delivery Reporting Dashboards AD Hoc Query Microsoft Office Integration Integration BI Infrastructure Metadata Management Development Environment Workflow and Collaboration Analysis OLAP Visualization Predictive Modeling and Data mining Scorecarding Source : Gartner (Avril 2007) Les entreprises sont encore peu matures en matière de BI Les investissements en systèmes d information décisionnels ont été réguliers depuis dix ans mais les responsables se retrouvent souvent face à un ensemble d outils juxtaposés ou empilés ; au mieux reliés les uns aux autres par des interfaces permettant normalement d éviter les ressaisies ou transferts manuels. Le bilan qui est fait de la maturité des entreprises en matière de business intelligence reste faible. Selon une étude conduite par le Gartner en avril 2007, environ 60 % des entreprises interviewées indiquent utiliser leurs systèmes décisionnels pour répondre de manière satisfaisante à des besoins spécifiques (niveau 3). Mais seules 7 % d entre elles pensent avoir élaboré de véritables stratégies BI qui soient alignées avec leurs objectifs business (niveau 4). Cette analyse globale montre l absence de vision claire sur l utilisation de ces solutions dans l entreprise et leur réelle contribution à la création de valeur ajoutée. D où une remise en cause du bien fondé de ces investissements et une redéfinition du rôle des systèmes d information décisionnels. Le passage du décisionnel au Corporate Performance Management La «business Intelligence» a été victime de son succès. Les entreprises cherchent maintenant à rationaliser leurs infrastructures et à standardiser leurs processus et technologies décisionnelles. Un nouveau mouvement de concentration est actuellement en train d apparaître sur le marché de la BI. A l instar des éditeurs d ERP, les acteurs historiques se positionnent en qualité de fournisseurs «all inclusive» avec leur stratégie de rachat comme Business Objects (rachat de Cartesis, de Crystal Décisions, etc.) ou encore d Oracle (rachat d Hyperion, etc.). Modèle de maturité de la business intelligence et de la gestion de la performance Level 1 Unaware Level 2 Tactical Level 3 Focused Level 4 Strategic Level 5 Pervasive Successfull focus on a specific business need Business objectives drive BI and performance management strategies Information is trusted across the company Total lack of awareness Spredsheet and information anarchy One-off report requests No business sponsor; IT executive in charge Limited users Data inconsistency and "stovepiped" system Funding from business units on a project-byproject basis Specific set of users are realizing value BICC in place Effective use by users driving business strategy Governance policies are defined and enforced Hybrid technologies Use of BI is extented to suppliers, customers and business partners BI Integrated into enterprise architecture and application development processes Source : Gartner (Avril 2007) IT-expert n 68 - juillet/août

22 Ces éditeurs de BI ne veulent plus seulement se positionner sur le créneau de la production d informations mais ils cherchent à proposer des solutions décisionnelles qui soient totalement intégrées au reste du système d information et qui puissent contribuer à la performance de l entreprise. Les outils décisionnels actuels limitent souvent les capacités des utilisateurs à faire des simulations ou des analyses poussées. Même si de nombreuses initiatives permettent d enrichir ces outils comme l approche «Balanced ScoreCard», leur appropriation et leur application concrète restent encore peu développées. D autres outils sont apparus. Ils intègrent des fonctionnalités de simulation, d estimation et de suivi de l information prévisionnelle et permettent aux entreprises d adopter des méthodes prévisionnelles performantes. Ces nouveaux outils, permettent d unifier dans un seul environnement les aspects traditionnels de restitution et de reporting du réalisé avec les fonctionnalités d élaboration budgétaire, de simulation voire de consolidation et d intégration de données selon une vision stratégique de l entreprise. Rangés sous le terme de «Business Performance Management» (BPM) ou de «Corporate Performance Management» (CPM), ces environnements sont au décisionnel ce que l ERP fut il y a quelques années aux environnements opérationnels. niables. D autres domaines de l entreprise ont fait le choix de se tourner vers ces méthodes de gestion de la performance comme les ventes qui s appuient maintenant sur des solutions de «Sales Performance Management». Au même titre que les solutions de «business intelligence» en leur temps, les solutions de CPM commencent à remporter l adhésion de l ensemble des directions métiers des entreprises. Mais cet intérêt croissant et sa traduction en projets de systèmes d information méritent d être réfléchis et étudiés afin que les entreprises ne se retrouvent pas dans une situation similaire à celle qu elles ont connue au moment de l apparition des applications décisionnelles. Les méthodes et solutions de business intelligence ou de gestion de la performance restent avant tout des projets culturels qui en l absence d une volonté du management risqueront de rester sans issue. L instauration de telles pratiques doit être accompagnée d une véritable réflexion sur leur contribution à la stratégie business et sur leur capacité d intégration au sein des organisations et des processus métiers des entreprises. Bien que les grands métiers historiques des entreprises comme le marketing, la gestion commerciale ou encore les RH soient susceptibles de s appuyer sur de telles démarches, c est seulement soutenu par une vision managériale forte que ces méthodes et outils permettront de produire une réelle valeur ajoutée aux entreprises qui les adopteront. Financial Performance Management Systems Enterprise Resource Planning Systems Le CPM cherche à relier le passé au futur afin de pouvoir prévoir, budgéter et définir un plan stratégique. Le CPM permet une mesure en temps réel de la performance de l entreprise grâce à des indicateurs clés financiers mais aussi opérationnels. Mais, même si le CPM suppose la fin des silos d informations en décloisonnant les domaines d activités et en intégrant les systèmes entre eux, un important travail d unification des systèmes d information et de modernisation des modes de management doit encore être accompli. Conclusion Corporate Performance Management System Operational Business Intelligence Systems Généralement demandées par les directions financières et de contrôle de gestion des entreprises, les solutions de CPM sont plus souvent intégrées aux processus financiers alors que les gains qu elles peuvent apporter aux autres métiers restent indé- Romain Vilbert, Manager au sein du cabinet Deloitte Conseil Responsable de l offre «Information dynamics» au sein de l activité «Technology advisory» A propos de Deloitte : Avec collaborateurs et associés, Deloitte est un cabinet d envergure mondiale, présent dans près de 150 pays, sur les métiers de l audit, du conseil, de l expertise comptable et de la finance. En France, Deloitte Conseil et Risk Services regroupe 350 collaborateurs, au sein d un réseau mondial constitué de consultants qui interviennent dans des domaines recouvrant : Stratégie et opérations, Systèmes d information, Efficacité commerciale, Fonction Finance, Management des risques, Externalisation, Ressources Humaines. Deloitte accompagne les organisations publiques et privées dans leurs projets de transformation et leur recherche de la performance. A partir de la compréhension des enjeux stratégiques et des métiers de ses clients, Deloitte les aide à concevoir et à mettre en œuvre les organisations, les processus et les systèmes d information au service de leur stratégie. 22 IT-expert n 68 - juillet/août 2007

23 Et retrouvez de nouveaux services : un moteur de recherche pour trouver les informations techniques qui vous intéressent une nouvelle offre d abonnement qui vous permet d accéder aux anciens numéros d IT-expert en format pdf les livres blancs techniques d éditeurs de logiciels, de SSII, de nos partenaires dans une rubrique «téléchargements» ouverte à tous! Et toujours des informations sur nos partenaires, sur les sommaires des numéros d IT-expert : un complément d informations à la version papier que vous recevez tous les 2 mois! LA RÉFÉRENCE TECHNIQUE DES PROFESSIONNELS DE L'INFORMATIQUE

24 Actualités internationales Actualités internationales La récente annonce par des bloggeurs de la découverte de trois images holographiques de moins d un millimètre carré chacune, sur les DVD de Windows Vista a fait couler beaucoup d encre. L une d elle montre trois hommes non identifiés, les deux autres des tableaux classiques. Une enquête interne aurait même été diligentée au sein de Microsoft pour découvrir la manière dont les photos auraient été insérées dans le processus de fabrication. En définitive, les théoriciens du complot en seront pour leur frais. Le blog d un employé de Microsoft affirme qu il s agit d une des nombreuses mesures anti-piratage prise par l éditeur pour contrer les contrefaçons de ses produits. Les officiels français et leurs conseillers, se sont vus rappeler l interdiction d utiliser des terminaux BlackBerry. Un premier avis négatif avait déjà été donné il y a deux ans par le Secrétaire Général à la Défense Nationale. L interdiction découle du fait que tous les messages échangés à partir de ces terminaux passent par des serveurs situés en Amérique du Nord. Ils seraient, à ce titre, sujets à interception par les services de renseignements des Etats- Unis. RIM, éditeur du terminal, juge l analyse infondée, arguant du cryptage des messages (AES 256 bits) et de l impossibilité de connaître l expéditeur d un message. Il fait en outre valoir que le BlackBerry est approuvé par le gouvernement anglais et par l OTAN pour la transmission sans fil de messages à diffusion restreinte. L arrivée de nombreux nouveaux venus à la suite des récentes élections françaises est à l origine de ce rappel du règlement. La plupart des élus de fraîche date à l Assemblée Nationale ne seront sans doute pas au bout de leurs peines avec les systèmes d information puisqu il leur faudra aussi s accoutumer avec la suite de logiciels libres qui équiperont leurs ordinateurs. Les futurs microprocesseurs d Intel n utiliseront plus de plomb. La gamme des puces à 45 nanomètres sera concernée dès cette année. Celles à 65 nanomètres suivront dès l an prochain. L élimination de ce métal hautement toxique qui entre encore pour 20 milligrammes dans chaque puce était initialement prévue pour Elle aura coûté au moins 100 millions de dollars. Après avoir écumé le marché des entreprises, Microsoft se tourne désormais vers celui des particuliers avec Windows Home Server. La première version candidate à la distribution (RC1) est désormais disponible en téléchargement pour les cent mille testeurs enregistrés. Ce nouveau système d exploitation, dérivé de Windows Server 2003, cible les foyers qui détiennent déjà plusieurs ordinateurs et souhaitent centraliser la gestion des sauvegardes et restaurations, des imprimantes et de l accès à distance aux machines. Initialement prévu pour n être disponible qu avec des machines de stockage prêtes à l emploi que préparent plusieurs intégrateurs pour cet automne, Microsoft a décidé depuis, de proposer le logiciel à la vente pour satisfaire ceux qui souhaiteraient réemployer une ancienne machine. Un intéressant livre blanc de Microsoft intitulé «Licensing Microsoft Server Products with Virtual Machine Technologies» est désormais disponible sur le site de l éditeur. Il a le mérite de clarifier le système de licences applicable aux serveurs Windows 2003 R2, lorsqu ils sont utilisés avec des logiciels de virtualisation. Le modèle de licences devrait toutefois être différent lorsque Windows Server 2008 aujourd hui en version bêta 3 sera disponible. Celui-ci embarque en effet directement une technologie de virtualisation et ne nécessite pas de logiciel supplémentaire. 24 IT-expert n 68 - juillet/août 2007

25 Actualités internationales Après Red Hat et Canonical (éditeur d Ubuntu), le français Mandriva a déclaré qu il n était pas intéressé par la signature d un accord avec Microsoft pour éviter les poursuites dont ce dernier menace les éditeurs de systèmes d exploitation Linux. De plus petits éditeurs tels que Linspire et Xandros ont, quant à eux, préféré ne pas prendre le risque d un procès et ont conclu un accord avec Microsoft, suivant en cela le chemin tracé par Novell. Dans le domaine de l électronique grand public, des accords similaires ont été signés par Microsoft avec LG Electronics, Samsung et Fuji-Xerox. La livraison annuelle de la fondation Eclipse se dénomme Europa cette année. Elle englobe 21 projets en source libre et comptabilise plus de 17 millions de lignes de code et est disponible depuis fin juin. Il s agit de la seconde livraison simultanée de cet ensemble de logiciels. Cette coordination est censée favoriser l adoption par les entreprises de l environnement de développement en renforçant l assurance de la compatibilité des outils regroupés dans l IDE. Parmi les principales nouveautés d Europa, nous retenons : Equinox, une implémentation du framework OSGi 4 pour les applications serveur, Des outils de travail collaboratif, centrés sur les tâches, pour les équipes de développement, Une amélioration des fonctionnalités de reporting pour la partie BI, Le support du langage Ruby IBM s intéresse de près aux moyennes entreprises traitants d importants volumes d informations. Pour cela, le constructeur parie sur sa gamme z9 de mainframes avec un argument choc par rapport aux serveurs haut de gamme de Hewlett-Packard ou de Sun : une consommation électrique moindre. Le premier trimestre de l année a vu le chiffre d affaire d IBM croître de 6,6 % et le bénéfice net de 8 % dans ce secteur. IBM a par ailleurs prévu d investir 100 millions de dollars sur les 4 prochaines années dans la simplification de son système d exploitation. Une version améliorée de l environnement de virtualisation z/vm, ainsi que la nouvelle suite zsecure de Tivoli pour la surveillance des menaces et le suivi de conformité aux polices d entreprise constituent les deux premiers éléments concrets, et d ores et déjà disponibles, de cette démarche. Bien que destiné au grand public, le nouveau joujou d Apple : l iphone, titille déjà les services informatiques de plusieurs entreprises. Ceux-ci s attendent à voir rapidement arriver les demandes de quelques dirigeants hauts placés qui souhaiteront utiliser leur dernière acquisition pour consulter leurs s. Malheureusement, celui-ci ne supporte ni Notes, ni Outlook et propose en lieu et place un accès web à la messagerie. A cela, il convient d ajouter que le périphérique nécessite pour fonctionner la présence d un compte itunes, ce qui placerait les entreprises hébergeant de tels comptes dans la position de fournisseur d espace de stockage de contenu électronique. On imagine déjà les conséquences juridiques éventuelles en découlant pour l entreprise, relativement à la légalité des contenus ainsi stockés. Comparée à l iphone, les problèmes rencontrés lors de l arrivée des Blackberry pourraient donc n être qu une aimable plaisanterie. La Chine a franchi fin juin la barrière symbolique des 500 millions d abonnés au téléphone mobile, soit un taux de pénétration d environ 38 %. L abandon récent de la facturation des appels reçus et les discussions en cours sur celle des coûts de roaming (réception hors zone d abonnement) devraient permettre un accroissement du rythme mensuel de plus de 6 millions de nouveaux abonnés. L Allemagne a renforcé son arsenal législatif contre le crime informatique en augmentant les peines qui peuvent désormais atteindre 10 ans de prison. L accès illégitime à des données sécurisées devient ainsi en lui-même un crime alors qu auparavant le vol des données en question était nécessaire pour être ainsi qualifié. La nouvelle loi définit également comme un crime les dénis de service et les sabotages à l encontre des individus et non plus seulement ceux qui visaient les entreprises ou les organismes publics. Enfin, sont définis comme criminels les individus et organismes qui, de manière intentionnelle, créent, diffusent ou acquièrent des outils conçus pour mener des activités illégales. Cette nouvelle loi apparaît dans le contexte particulièrement sensible déclenché par le Ministre de l Intérieur Wolfgang Schäuble qui entend donner à l Office Fédéral de Police Criminelle la possibilité de s introduire à leur insu dans l ordinateur des suspects. Cette intention, décrite par le Ministre comme un moyen de renforcer la lutte contre le terrorisme et le crime organisé a suscité de nombreux débats en Allemagne. IT-expert n 68 - juillet/août

26 Actualités internationales Fait inhabituel, l annonce du prochain service pack pour Windows Vista n est pas venue de Microsoft, mais du Département de la Justice américain. Un document de 27 pages fait état de la mise à disposition en version bêta de celui-ci d ici la fin de l année, ainsi que de la venue d un futur SP3 pour Windows XP, sans toutefois préciser de date pour ce dernier. Le SP1 de Vista incorporera notamment les modifications qui découlent de la plainte de Google fin 2006 concernant les entraves à la mise en place d un logiciel d indexation et de recherche du contenu de l ordinateur autre que celui proposé par Microsoft lui-même. Le SP3 pour Windows XP prendra en compte pour sa part les plaintes concernant le verrouillage du choix des programmes par défaut pour le surf sur internet, la consultation des courriers électroniques, le chat et l accès aux CD musicaux. Le Département de la Justice affirme que les mesures proposées par Microsoft satisfont les plaignants, sous réserve d une implémentation conforme aux spécifications. La Conférence des Développeurs Professionnels (PDC), événement bi-annuel de Microsoft, qui devait se tenir en octobre à Los Angeles a été repoussée à une date ultérieure non précisée. Cette conférence est traditionnellement l occasion pour Microsoft de présenter en grande pompe les nouveautés de sa plate-forme de développement. Windows Server 2008, Katmai la prochaine version de SQL Server et Orcas la prochaine version de Visual Studio devraient être à l honneur à cette occasion. Les retards subis par ces différents produits ne permettaient apparemment pas de maintenir la date initialement prévue. En dernière minute, Microsoft a décidé de ne pas lever la restriction concernant la virtualisation des versions d entrée de gamme de son dernier système d exploitation : Windows Vista. La règle ne change donc pas et seules les versions Business et Ultimate peuvent être hébergées légalement sur un environnement virtualisé. Les versions Home du système d exploitation se voient interdire cette possibilité par leur licence d utilisation bien qu il n existe aucune impossibilité technique pour cela. Microsoft argue que cette dernière possibilité n intéresse personne, ce à quoi les analystes répondent : «alors pourquoi l interdire?». Il semble que l origine du revirement soit à chercher en partie dans la faiblesse des systèmes anti-piratage de Microsoft lorsqu ils se trouvent confrontés à un environnement virtuel. Une enquête annuelle du groupe Gartner montre le renforcement de la position de leader occupée par Oracle sur le marché des bases de données, au détriment d IBM. Au terme de cette enquête, l ensemble des ventes de licences sur l année 2006 s élève à 15,2 milliards de dollars, dont 47,1 % pour Oracle. Si la part de marché d Oracle reste stable, ses revenus dans ce secteur sont en augmentation de 14,9 % sur l année. La seconde place revient à IBM avec 21,1 % de parts de marché et des revenus en hausse de 8,8 %. Microsoft demeure troisième avec 17,4 % de parts de marché et 28 % de progression de ses revenus. Teradata et Sybase avec 3,2 % de parts de marché chacun closent le peloton de tête. Les revenus utilisés pour ces calculs incorporent les nouvelles licences, les mises à niveau, les locations et les prestations hébergées, le support technique et la maintenance. En ce qui concerne les systèmes d exploitation, Unix avec 34,8 % des revenus et Windows avec 34,5 % restent loin devant Linux avec 15,5 %. Ce système d exploitation enregistre toutefois une croissance de 67 % par rapport à l année précédente! Pourquoi donc Apple a-t-il décidé de développer une version pour Windows de son navigateur Safari? La question anime de nombreux forums et a fait son chemin jusqu aux plus grands médias anglo-saxons, à commencer par la BBC. La théorie en vogue chez les bloggers et les journalistes tient aux revenus que pourrait glaner Apple par l intermédiaire d un partenariat avec Google dont la barre de recherche figure dans le navigateur. Les analystes sont en revanche sceptiques sur cette explication et préfèrent généralement y voir une tentative d accroître la couverture de Safari qui constitue un des piliers de Mac OS et surtout de l iphone. En agissant ainsi, Apple espérerait rendre plus attractif pour certains développeurs le fait de concevoir des applications qui ciblent spécifiquement ce navigateur qui représente aujourd hui 5 % de la base installée des navigateurs. Selon Apple, plus d un million de copies de la version bêta pour Windows auraient été téléchargées durant les premières 48 heures de sa mise à disposition. Manque de chance, durant la même période, les experts en sécurité qui se sont penchés sur le produit ont découvert une demi-douzaine de vulnérabilités dont 3 au moins permettraient la prise de contrôle totale de l ordinateur de l utilisateur. 26 IT-expert n 68 - juillet/août 2007

27 Actualités internationales La version bêta d Adobe Integrated Runtime (AIR) est disponible depuis début juin. Précédemment connu sous le nom de code Apollo, il permet le développement avec les langages Html, Flash et Flex d applications internet riches (RIA) s exécutant sur le poste de travail de l utilisateur et faisant appel aux technologies Ajax. L environnement d exécution supporte les principaux systèmes d exploitation présents sur les postes de travail. Il dispose par ailleurs d une base de données embarquée utilisant le produit en source libre SQLite et supporte bien entendu les documents au format PDF. La version finale du runtime est attendue d ici à la fin de l année. Dans le même temps, Adobe annonçait la disponibilité, également en version bêta, de l outil gratuit Flex Builder 3 et du SDK qui l accompagne, pour le développement des applications utilisant ce langage. La fibre optique de 560 Mbit/sec qui relie le Vietnam à Hong-Kong et à la Thaïlande est l un des deux principaux canaux d accès du pays à l internet. Des pêcheurs croyant avoir à faire à un câble de cuivre ont tenté début juin de l arracher pour récupérer le métal dont le cours mondial ne cesse de grimper. Les 61 miles de câble endommagés nécessiteront plus d un mois de délai pour leur réparation. Il s agit de la cinquième affaire au Vietnam depuis le début de l année, dont l arraisonnement par les autorités d un bateau de pêche transportant près de 80 tonnes de câble constitue l affaire la plus retentissante. Les solid-state disks (SSD) ont tenu le haut du pavé au salon Computex qui rassemble chaque année les principaux constructeurs de matériel informatique et les fabricants de composants. Plus légers et moins consommateurs d énergie que les disques durs, les SSD deviennent de plus en plus attractifs, du fait de la chute du prix de la mémoire flash qui a perdu près de 25 % en moins de six mois. Les meilleurs modèles proposés au salon atteignent désormais les 64 Go. Des capacités supérieures sont d ores et déjà possibles, bien que leur prix soit encore aujourd hui trop élevé pour être compétitifs. Les disques actuels peuvent être utilisés en remplacement des disques durs de 1,8 et 2,5 pouces, sans autre modification de l électronique d un PC. Les mois et les années à venir devraient voir une montée en puissance des SSD, en particulier dans le secteur des ordinateurs portables. Une récente étude considère qu un pourcent des ordinateurs portables vendus d ici la fin de l année sera équipé de cette technologie et que fin 2009 cette proportion atteindra 60 %. Les disques durs ne sont cependant pas encore morts comme en témoignent les nouveautés présentées au salon. Toshiba propose ainsi un disque 1,8 pouce de 100 Go tandis qu Hitachi montrait un disque 2,5 pouces pour ordinateurs portables d une capacité de 250 Go. Google a mené une étude sur domaines internet qui distribuent de manière active des contenus malveillants ou exploitent des failles des navigateurs web. Celle-ci conclut que deux tiers d entre eux sont hébergés par des serveurs IIS de Microsoft dont les 4/5 utilisent la version 6.0. Pour autant, plusieurs analystes en sécurité estiment qu il convient de ne pas en tirer de conclusions hâtives quant à la vulnérabilité d IIS 6.0 qui jouit d une très bonne réputation en la matière. Parmi les facteurs cachés qu ils relèvent, figure la prépondérance d IIS parmi les sites asiatiques qui diffusent ces contenus malveillants et l hypothèse que nombre de ces sites fonctionnent sur des copies pirates de Windows Server 2003 qui, à ce titre, se voient bloquer l accès à la plupart des mises à jour produites par Microsoft. D autres analystes font remarquer qu une part significative des sites web qui utilisent le serveur Apache fonctionnent sur des plates-formes Unix ou Linux sur lesquelles les producteurs de code malveillants ont plus de mal à s introduire du fait notamment de compétences moindres dans ce domaine. Après la XBox et le lecteur MP3 Zune, Microsoft a dévoilé fin mai le troisième de ses projets à destination du marché de l électronique grand public. Le projet Milan, devrait entrer en production au début de l année prochaine. D ici là, deux chaînes d hôtels devraient commencer à déployer ce nouveau matériel qui se présente comme une table basse dont le plateau est constitué d un écran tactile de 30 pouces. La synchronisation avec d autres matériels électroniques s effectue par Bluetooth. Un système d exploitation Windows Vista auquel a été ajoutée une infrastructure spécifique anime la table. La suite Office de Microsoft est intrinsèquement insuffisamment sécurisée. Telle est la conclusion que l on peut tirer d une nouvelle fonctionnalité de Word, Excel et PowerPoint dans leurs versions 2003 et Baptisée «File Block», cette fonctionnalité installée au moyen des mises à jour Office est ensuite activable par mise à jour de la base de registre ou par une police d entreprise. Elle permet alors de bloquer l ouverture de certains types de fichiers dans les logiciels concernés. Ce nouvel outil, salué par plusieurs fournisseurs d antivirus, constitue une réponse au nombre croissant d attaques très ciblées enregistrées l année dernière par le biais de documents spécifiquement conçus pour déclencher un bogue jusque-là inconnu dans la suite bureautique. Les destinataires de ces documents sont en général des dirigeants d entreprise ou des administrateurs réseau. Un second outil : Microsoft Office Isolated Conversion Environment (MOICE) vient compléter l arsenal de défense. Il effectue une double conversion des documents reçus au format 2003 vers le format 2007, puis de nouveau vers le format 2003 afin d éliminer les exploitations de vulnérabilité qu ils pourraient contenir. Cette conversion s effectue dans un environnement virtuel isolé afin de contenir les éventuelles exploitations. IT-expert n 68 - juillet/août

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29 Quoi de neuf Docteur? La visualisation de l information à des fins d aide à la décision En annonçant le rachat de l éditeur de logiciel spécialisé dans le text mining et la visualisation d information Inxight Software en mai dernier, Business Objects a clairement manifesté sa volonté d élargir le périmètre de ses solutions d analyse décisionnelle aux informations non structurées : documents bureautiques, s Il est vrai que l information non structurée constitue un enjeu majeur pour l informatique décisionnelle. Aujourd hui, de plus en plus d entreprises souhaitent utiliser tous les types d informations à leur disposition pour prendre les meilleures décisions possibles et parvenir à optimiser les performances de leur entreprise. L information non structurée constitue une part très importante de l information gérée par les entreprises. Or celle-ci n est que très peu exploitée du fait du manque d outils informatiques dédiés à son analyse. Heureusement avec l arrivée à maturité des technologies d analyse textuelle et surtout de visualisation de l information, cette lacune pourrait vite être comblée. IT-expert n 68 - juillet/août

30 Qu est-ce que la visualisation de l information? Créée en 1967 par le cartographe Jacques Bertin (1), la visualisation de l information propose une solution originale et efficace au problème de prise de connaissance d un ensemble d informations : la conversion de l information en une représentation visuelle tirant au mieux partie des capacités de perception des individus. En d autres termes, la visualisation de l information cherche à faciliter, au travers de l utilisation de certains outils, notre compréhension d un nombre plus ou moins important d informations en réduisant au minimum l effort intellectuel à fournir pour cette même compréhension. Plus précisément, nous pouvons définir la visualisation de l information de la manière suivante : «La visualisation de l information est l utilisation informatisée de représentations visuelles interactives de données abstraites de manière à amplifier la cognition (2)». Deux éléments fondamentaux constituent le socle de la visualisation de l information : la représentation visuelle, qui part du principe que la représentation visuelle d un problème, d un fait ou encore d un objet est beaucoup plus facile à comprendre et assimiler qu une longue explication ; la cognition externe qui repose sur l utilisation de notre environnement comme support externe à la pensée pour faciliter un processus mental. Par exemple, le mécanisme qui consiste à poser une opération sur papier pour la résoudre est un mécanisme de cognition externe. La cognition : Terme de la psychologie, relatif aux processus de la connaissance : acquisition, stockage, utilisation et traitement de l information. Les caractéristiques d une bonne représentation visuelle de l information Dans le cadre de l informatique décisionnelle, la visualisation de l information doit répondre à trois exigences : présenter une vision globale et exhaustive de l ensemble des informations à analyser ; montrer à l utilisateur les concepts les plus représentatifs de ces informations ; aider à la compréhension pour faciliter la prise de décision. Différents objectifs, différentes approches En pratique, le recours aux technologies de visualisation de l information peut poursuivre deux objectifs distincts : communiquer efficacement des informations au travers d une représentation graphique ; créer ou découvrir des connaissances issues de l analyse d une masse plus ou moins importantes d informations provenant généralement de documents. Ces deux types d utilisation font appel à deux types d approches. D une part, les cartes cognitives dont la vocation est de représenter graphiquement des idées, concepts ou informations. Et d autre part, les cartes sémantiques dédiées à la création automatique de représentation graphiques d informations et de leurs relations. Les deux approches de la visualisation de l information Pour répondre à ces exigences, la représentation visuelle de l information qui nécessite la mise en œuvre de méthodes et de techniques découlant des lois de la perception visuelle (théorie des signes eta sémiotique) doit être universelle et immédiate. Universelle, c est-à-dire que la représentation visuelle doit être compréhensible par tous, indépendamment de la culture ou du niveau intellectuel. C est une propriété indispensable au succès d un outil de visualisation de l information. Immédiate parce que l information doit être entièrement perçue en un temps bref. Malheureusement, la représentation visuelle adoptée par certains outils n est pas toujours facile d accès et demande parfois de véritables efforts de réflexions pour en comprendre la logique. Ces deux propriétés impliquent que la visualisation de l information se concentre sur trois aspects : l échelle, l interactivité et les tâches. L échelle La représentation visuelle doit s adapter à la taille du corpus d informations à traiter. Quelle que soit cette taille, la représentation 30 IT-expert n 68 - juillet/août 2007

31 visuelle doit reposer sur une échelle lui permettant d être pertinente d un seul coup d œil. L interactivité La représentation visuelle doit être en mesure de montrer les informations suivant différentes perspectives. Ceci se traduit par la possibilité offerte aux utilisateurs d interagir avec la carte pour voir les informations suivant différents points de vues et niveau de détails (du panorama général à la structure fine). Les tâches Il ne s agit pas simplement de créer une représentation graphique esthétiquement réussie. L objectif est de réaliser une représentation qui soit utile à l utilisateur pour l aider à : rechercher une information précise ; naviguer dans un gros corpus d informations hétérogènes ; analyser les informations ; prendre une décision ; faire des comparaisons ; identifier des problèmes éventuels ; localiser les causes d un problème ; détecter et suivre une évolution ; etc. Focus et contexte La visualisation de nouvelle génération appliquée à la Business Intelligence doit fournir des techniques d interaction de types «focus» et «contexte» permettant, lors de la navigation dans un ensemble d information, de gagner du détail sur une partie de l espace (le focus) tout en maintenant une vue globale (le contexte). Par exemple, ces techniques permettent d accéder directement à un document tout en le situant dans le contexte fourni par une hiérarchie ou un système de classification. Les techniques de fisheye, qui permettent de déformer localement une partie de la vue, sont un exemple pour une telle approche. Visualisation de l information et Business Intelligence Dans un contexte de surcharge d information au quotidien, les acteurs confrontés à un tissu informationnel complexe sont à la recherche de leviers leur permettant de les aider dans leurs prises de décision. La visualisation de l information s est donc peu à peu imposée comme une technologie efficace de présentation et d analyse de l information pour communiquer et supporter la prise de décision. Ainsi, certaines technologies de cartographies décisionnelles permettent : la synthèse des ressources observées, grâce à la création de cartes de l environnement synthétiques et interactives, sur le modèle des cartes géographiques, le couplage de ce type d informations non géographiques aux traditionnels SIG, en passe de devenir une commodité dans de nombreuses organisations, l exploration de réseaux volumineux ou complexes (réseaux d individus ou d entreprises). Malheureusement, les utilisateurs de solutions de Business Intelligence traditionnelles n ont généralement pas à leur disposition des outils de visualisation aussi fonctionnels. En effet, la création de rapports est souvent malaisée dans la mesure où les rapports obtenus privent notamment les utilisateurs d un contexte de référence. Pour être plus performantes, les interfaces de visualisation d information de nouvelle génération, plongées dans un contexte décisionnel, doivent travailler sur trois axes bien spécifiques. Vue connectée Exemple d utilisation de technique de Fisheye La visualisation doit fournir une vue «connectée» de l information. Trop souvent le contexte est perdu parce que les tableaux de bord ne fournissent qu une vue partielle et figée. Or les processus de décision ne se contentent pas de recherche par mots-clés ou de vues statiques sur une seule dimension de l entreprise, il faut pouvoir donner aux décideurs le pourvoir de s immerger dynamiquement dans l information. Ceci peut par exemple s obtenir en visualisant l information de façon associative, c est-à-dire en passant d un centre d intérêt à un autre de proche en proche, via des composants de visualisation de type relationnel (cf. figure page suivante). Une autre approche consiste à fournir des connexions entre des modes de représentations différents : il n existe pas en effet une seule bonne visualisation, mais des modes complémentaires. Ainsi l étude des séries temporelles, permettant de comparer des indicateurs sur une période de temps définie, est particulièrement bien assistée par des histogrammes juxtaposés. Mais quand il s agit d aller explorer le détail d une série, que l histogramme ne peut fournir, une autre interface, sans doute plus multidimensionnelle, est nécessaire. IT-expert n 68 - juillet/août

32 Dans une première phase d analyse, son besoin se concentre sur une vision synthétique des données pour être en mesure de visualiser des tendances. Une analyse plus approfondie l amènera ensuite à naviguer dans le détail de la vue pour avoir une meilleure compréhension de ce premier niveau d indices. Ce besoin propre à l analyse des systèmes complexes apparaît dans de nombreux domaines. C est par exemple le cas dans les réseaux sociaux qui, bien que définis à partir d interaction entre individus, contiennent et décrivent implicitement une dynamique inter-groupes. Ou bien dans l analyse des grands réseaux «spatiaux» : réseaux de transports, réseaux de filiations d entreprises, migrations alternantes. Visualisation d une base de données CRM Vue à plusieurs niveaux d échelle Enfin, et peut-être de façon la plus importante, il faut permettre visuellement à l analyste d observer l information à plusieurs niveaux d échelle. Exemple d analyse visuelle des échanges aériens mondiaux de passagers : zoom sur l Asie Exemples d applications Application à l intelligence territoriale L intelligence territoriale se propose de relier la veille et l action publique au service du développement économique et industriel d un territoire. Les collectivités territoriales (les chambres de commerce, d industrie ou d artisanat ; services de développement économique au niveau région ou département) ont un besoin grandissant d outils d analyse de plus en plus en plus opérationnels pour : mieux gérer leurs territoires et mieux maîtriser leurs ressources ; développer une capacité de réaction rapide face à des situations de crise ; maîtriser leurs infrastructures (routes, réseaux ) ; recenser les bonnes pratiques d autres territoires à des fins de «benchmarking» ; posséder la connaissance des savoir-faire et des produits du territoire pour réaliser un marketing territorial. Certains outils de visualisation d information proposent une solution cohérente avec les objectifs et les besoins de la veille territoriale. La catégorisation des informations est restituée au travers d une vue tabulaire multi-niveau exploitant un paradigme de visualisation, le treemap, ayant fait ses preuves. Vue «drilled down» sur des indicateurs territoriaux L analyste qui emploie cet outil dispose d une interface de visualisation d information multidimensionnelle, lui permettant véritablement de plonger dans l information pour l explorer de façon interactive sous toutes ses facettes. 32 IT-expert n 68 - juillet/août 2007

33 Visualisation intégrée des informations hiérarchisées, et accès facilité aux informations à des fins de consultation ou d annotation. Application aux activités de renseignements Dans le cadre de la gestion d enquêtes et au sens large l administration de bases dites de «renseignements», dans des domaines variés, que ce soit celui de la lutte contre le blanchiment d argent, du contre-espionnage industriel ou de la riposte contre-terroriste, il est nécessaire de construire intuitivement des bases d analyse, manipuler facilement d importants volumes d informations et concevoir sa propre matrice d analyse. La recherche de «grappes de connectivité» c est-à-dire la détermination automatique de la présence de réseaux au sein d un graphe complexe (graphe au sens d interactions entre individus, et personnes morales) peut largement être facilitée par des outils de visualisation. De même la recherche des liaisons les plus directes ou les plus plausibles entre deux entités (en fonction de critères paramétrables) peut apparaître immédiatement dans un logiciel mettant à profit la visualisation d information. Exemple de recherche de chemins dans un réseau de personnes IT-expert n 68 - juillet/août

34 Les acteurs de la visualisation C est sur le continent américain que l on compte le plus de sociétés développant et proposant des produits qui intègrent les technologies issues de la visualisation d information : TOWSAWYER, INXIGHT, SMARTMONEY, HIVEGROUP, etc. Dans ces outils de première génération, une métaphore visuelle unique était développée le plus souvent. De plus, l accent n était pas mis sur la portabilité et l intégration du composant de visualisation à un système d information existant en entreprise mais reposait, le plus souvent, sur une technologie dédiée. Ces sociétés ont néanmoins été précurseurs dans leur domaine. Avec l engouement actuel pour des outils de cartographie traditionnelle («terrestre») en ligne (portail IGN en France, ou Google- Maps) ou embarqués (guidage GPS), le concept de visualisation interactive bénéficie aujourd hui d un intérêt plus «grand public». Ainsi, le domaine de la visualisation sort peu à peu de la confidentialité. Conclusion Aujourd hui le marché est mûr pour une nouvelle génération d outils visuels, qui simplifient l exploration ou l analyse de données nombreuses, hétérogènes et/ou changeantes. La capacité à explorer visuellement, à trier l information à même les métaphores graphiques et à organiser interactivement l information répond à un réel besoin de l analyste, et pendant toutes les étapes de son travail : des premiers pas de l exploration, en passant par l annotation, et jusqu à la publication des hypothèses et des éléments confirmatoires. De nouveaux acteurs adoptent aujourd hui un positionnement précurseur, en proposant la mise en place de plates-formes exploitant en profondeur la métaphore visuelle. On pourra citer la société suédoise Panopticon, et en France, l éditeur de logiciel PIKKO qui propose un large panel d outils de visualisation et des solutions de couplage à la plupart des systèmes d information existants. Pour en savoir plus : Publications 1 «Sémiologie graphique : Les diagrammes - Les réseaux - Les cartes», Editions de l Ecole des Hautes Etudes en Sciences 2 «The use of computer-supported interactive visual representations of data to amplify cognition», Card, Mackinlay, Schneiderman «Graph Visualisation and Navigation in Information Visualisation : A Survey.» Herman, I., M. S. Marshall, et al. (2000). IEEE Transactions on Visualization and Computer Graphics Ressources WEB Blog de Claude Aschenbrenner : Table périodique des méthodes de visualisation : Christophe DOUY Président Pikko Christophe DOUY (SUPELEC 88) a débuté sa carrière comme ingénieur R&D chez THOMSON puis chez BRITISH TELECOM. Il rejoint l éditeur américain POWERSOFT en 1992, où il occupe des fonctions de software engineer sur la gamme AMC*Designor. En 1996, Christophe fonde et dirige jusqu en 2000 la Web Agency POLYDEME à Montpellier, acquise par le groupe Keyrus pour son expertise e-business. Depuis 2002, Christophe dirige PIKKO, éditeur de logiciels décisionnels et spécialiste de la visualisation de l information. Gilles BALMISSE Directeur Associé KnowledgeConsult Gilles BALMISSE, a travaillé dans les départements R&D de grands groupes bancaires. Il a notamment participé à l introduction d outils de knowledge management et de veille au sein de différentes filiales du Groupe BNP Paribas. Gilles BALMISSE intervient régulièrement dans des conférences et séminaires. Il est également chargé d enseignements sur les outils du KM dans de nombreux établissements. Il est par ailleurs l auteur de l ouvrage «Recherche d information en entreprise», Hermès-Lavoisier (2007), ainsi que de livres blancs et d articles sur les aspects informatiques du knowledge management 34 IT-expert n 68 - juillet/août 2007

35 IT-expert, soudain tout est clair IT-expert, la référence technique des professionnels de l informatique Bimestriel de conseil et d expertise technique, IT-expert vous offre l information essentielle pour vous former et décider. LA RÉFÉRENCE TECHNIQUE DES PROFESSIONNELS DE L'INFORMATIQUE Pour tous renseignements : IT-expert - 3, rue Marcel Allégot MEUDON - FRANCE Tél. : +33 (0)

36 Abonnez-vous à IT-expert Je m abonne 1 an au bimestriel IT-expert. Je recevrai 6 numéros pour 89 TTC Je m abonne 1 an à IT-expert version papier + accès au pdf en ligne* pour 120 TTC Mme Mlle M. Nom Prénom Société Fonction Adresse CP Ville Tél Bon d abonnement à faxer au +33 (0) ou renvoyer au Service Abonnements 3, rue Marcel Allégot Meudon France Fax Chèque joint à l ordre de Press & Communication France Règlement à réception de facture LA RÉFÉRENCE TECHNIQUE DES PROFESSIONNELS DE L'INFORMATIQUE Date : Signature obligatoire : * Vous recevez dès sa parution un exemplaire d IT-expert par la poste à l adresse de votre choix et vous aurez accès à l ensemble des anciens numéros d IT-expert en version PDF sur le site web d IT-expert : Abonnez-vous sur

37 Comment ça marche? Les grandes étapes d une chaîne d ETL Plaisir d essence Il ne vous viendrait évidemment pas à l idée de faire le plein de votre véhicule avec du pétrole brut, outre les difficultés à manipuler cette substance noirâtre, votre moteur risquerait de pâtir sans tarder de votre bévue! Une phase de raffinage est nécessaire pour transformer ce mélange en un état acceptable pour votre moteur, et de façon plus générale, pour transformer le pétrole en sous-produits utilisables sous diverses formes. De surcroît, en plus des qualités requises pour produire un carburant de qualité, une kyrielle de réglementations impose aux raffineurs d enrichir l essence dégagée du raffinage d additifs divers Et bien il est de même pour les données de l entreprise. Un afflux soudain de données brutes, issues des bases de production, risquerait de gripper les belles mécaniques de décisionnel ou de reporting mises en place dans l entreprise, et transformer les indicateurs clés, chers à nos décideurs, en arbre de noël! C est ce processus de raffinage et d enrichissement des données que nous allons étudier, avant d en suivre le cheminement jusque dans les dédales des mécaniques décisionnelles et autres qu elles iront alimenter. Question de sens Réglons de suite une question de vocabulaire, évidemment on ne parlera pas de raffinage des données, nos chers octets méritent un autre traitement que ce pétrole, et puis à chaque métier son vocabulaire! Non on parlera d ETL, comme Extraction, Transformation, Loading (chargement) des données. On trouvera aussi de temps en temps dans la littérature le terme datapumping. Ce processus couvre toutes les étapes, depuis l extraction des données des tréfonds des bases de production, de fichiers textes, de fichiers bureautiques en passant par leur transformation, agrégation, sélection, jusqu au chargement dans des entrepôts spécialisés que, sans effort d imagination, nous appellerons entrepôts de données (ou datawarehouse). IT-expert n 68 - juillet/août

38 Entrepôt de données, magasin de données, datawarehouse, datamart Un petit point de vocabulaire. Dans la littérature sur l ETL on lira les termes d entrepôt de données, de magasin de données, de datawarehouse et de datamart, qui est qui et pourquoi? L entrepôt de données est la traduction de datawarehouse, le magasin de données est la traduction de datamart. La différence entre les deux tient au fait que l entrepôt de données a une vocation plus généraliste et transverse que le magasin de données, ce dernier est orienté sur un métier de l entreprise ou une thématique. Il peut être intéressant de créer des magasins de données à partir des entrepôts de données pour des besoins fonctionnels ou des contraintes de performance. ETL sans interdits Mais l ETL a une vocation plus large que l alimentation des entrepôts de données, il peut aussi être utilisé pour synchroniser entre elles des bases de données (même s il existe évidemment des technologies plus efficaces!), participer à l intégration des processus par les données, être lié à des projets EAI ou EII (Enterprise Information Integration), faire partie d une phase de migration d une base Nous nous appliquerons ici à considérer la chaîne ETL dans un contexte d utilisation lié à l alimentation d entrepôts de données associés à des applications décisionnelles ou de reporting. Extraction La donnée, dans un système d information, souffre d une maladie honteuse, l hétérogénéité : si je veux par exemple calculer la marge associée à tel ou tel produit, afin de la mettre à disposition des équipes commerciales ou marketing, il me faudra calculer le prix de revient. Pour cela, j irai chercher le coût des matières premières dans la base des achats, les coûts salariaux dans la base des RH, le prix de vente chez les équipes commerciales, et les coûts liés à la promotion des produits dans les équipes marketing et communication. Gageons que ces bases seront d éditeurs différents, auront une structure de données différente, et que très certainement certains éléments pourront d ailleurs être stockés dans des fichiers plats l industrie des finances est très consommatrice par exemple de fichiers Excel, dont les données doivent être consolidées. Le ver est donc dans le fruit, la donnée est là, mais multiforme, diverse, cosmopolite, plurielle et il faudra composer avec. A cette diversité technique pourra s ajouter un problème de vocabulaire (que d aucuns appelleraient cohérence de la donnée), le prix de vente est-il le prix HT? TTC? Le facturé? L encaissé? Question de point de vue, mais l entreprise regorge de ces points de vue, tous aussi pertinents les uns que les autres. On introduit donc la deuxième étape du processus Transformation La transformation va consister à préparer les données issues des diverses sources alimentant l entrepôt de données pour les rendre cohérentes techniquement et logiquement, et préparer leur injection vers la base (ou destination) cible. Différents aspects devront être traités. Dans un premier temps, il sera nécessaire de rendre cohérentes les données, au niveau technique et logique. Cohérence technique : c est la plus facile, elle est généralement prise en charge par la couche d interfaçage entre le moteur d ETL et les sources de données. Dans les autres cas, on passera soit par des exportations des données sources dans un format connu (fichier.csv par exemple), soit par des interfaces développées pour l occasion quand l outil le permet. Le processus ETL dans la chaîne décisionnelle La logistique efficace des systèmes d information ne tardant pas ensuite à tirer parti du contenu de ces entrepôts pour servir tantôt des applications métier, tantôt des applications de reporting, ou autres applications décisionnelles multidimensionnelles (OLAP). Voire même, comble de la consécration, des applications de datamining, ultime niveau de raffinement pour ces données venues de si loin Passons donc quelque temps à analyser ces différentes étapes, et à recenser quelques-unes des difficultés rencontrées dans chacune d elle. Cohérence logique : cette phase est extrêmement importante, car ne perdons pas de vue l essentiel, ces données sont destinées, d une manière ou d une autre, à être utilisées comme critère de décision, autant donc qu elles soient pertinentes. La connaissance métier, d une part des données d origine, et d autre part du contexte dans lesquelles elles seront utilisées, est donc cruciale. Elle implique la participation de fonctionnel dans le projet, et peut se prolonger dans une logique plus globale de gestion des données (ou Master Data Management). La mise en cohérence logique de ces données peut être quelquefois à elle seule une bonne raison de mener un projet ETL! 38 IT-expert n 68 - juillet/août 2007

39 A qui s adressent les applications de reporting? Adossée à une base décisionnelle ou relationnelle, une application de reporting présente les données sous diverses formes : matrices, tableaux, courbes, histogrammes, indicateurs clés Elles représentent un vecteur à privilégier pour diffuser l information vers les collaborateurs de l entreprise. L explosion des applications de reporting ces dernières années a permis d étendre la diffusion des rapports aux opérationnels, et notamment, en complément de la diversification des frontaux de restitution possibles, de faire sortir le décisionnel de la tour d ivoire dans laquelle il était enfermé. Preuve de cet engouement, la possibilité pour l utilisateur de créer luimême ses propres rapports, et par là même de s approprier plus avant les données. Nombre d éditeurs généralistes se sont d ailleurs positionnés sur ce créneau des reports builders, autrefois plutôt réservé à des éditeurs spécialisés. La possible intégration des infrastructures de reporting avec le portail de l entreprise pour l accès aux rapports (génération, visualisation, positionnement d alertes ) est un élément supplémentaire concurrent à cette généralisation des applications de reporting. in fine des décisions sur une base mensuelle, il pourra être intéressant d effectuer un cumul par mois avant d injecter les données dans l entrepôt de destination. Et l on pourra encore aller plus loin en utilisant cette étape pour vérifier, par exemple à l aide de technologies de Datamining, que les données traitées sont valides. Là aussi prenons un exemple, si le processus d ETL a pour but de générer une base de prospects à partir de formulaires saisis via un formulaire Web, il pourra être intéressant de recourir à un algorithme de datamining, que l on aura préalablement étalonné, pour s assurer de n injecter dans la base que des formulaires qui ont une probabilité forte de contenir des données valides. Cette étape de transformation est donc une réelle opportunité de travailler profondément sur la cohérence des données de l entreprise et de profiter de ce projet pour établir des définitions communes de leur signification. C est une façon de capitaliser sur le patrimoine d information de l entreprise car, comme l a souligné en Bill Inmon un des pères du concept des entrepôts de données, «Un datawarehouse ne s achète pas, il se construit.» Chargement Cette ultime étape va donc consister à injecter dans une base cible les données, nettoyées, agrégées, voire triées. Si l opération est techniquement relativement simple, il faudra néanmoins prendre garde à la volumétrie des données à injecter. Outre les effets que cela pourra avoir sur les performances de la base cible, une gestion transactionnelle de cette opération peut être nécessaire. En effet, un plantage de l alimentation d un entrepôt de données doit pouvoir faire l objet d un retour en arrière, si possible sans revenir au tout début de l alimentation. Processus général En déroulant le triptyque Extraction-Transformation-Chargement, nous nous sommes aperçus qu en fait les opérations qu il comprenait constituaient un processus complet, dont certaines peuvent être conduites parallèlement, que certaines opérations dépendaient du succès des opérations précédentes, et qu il doit Exemple de rapport Lors de cette étape de transformation on pourra aussi en profiter pour effectuer des agrégations, des tris, ou autres consolidations. Par exemple si l on intègre dans cette étape des données issues de tickets de caisse encaissés au jour le jour pour prendre Exemple de processus ETL complet modélisé IT-expert n 68 - juillet/août

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