LA DISTANCE DANS LA RELATION DE SOINS

Dimension: px
Commencer à balayer dès la page:

Download "LA DISTANCE DANS LA RELATION DE SOINS"

Transcription

1 Institut de formation en soins infirmiers du CHU de Nantes ROSELIER Typhaine Promotion LA DISTANCE DANS LA RELATION DE SOINS Travail écrit de fin d études Diplôme d état Janvier 2009

2

3 Institut de formation en soins infirmiers du CHU de Nantes ROSELIER Typhaine Promotion LA DISTANCE DANS LA RELATION DE SOINS Travail écrit de fin d études Diplôme d état Janvier 2009

4 SOMMAIRE Introduction... p.2 Description d une situation clinique et questionnement... p.4 Réflexion... p.8 - La communication... p.9 A) Qu est-ce que communiquer?...p.9 B) Comment communique-t-on?...p.10 - La relation soignant-soigné...p.12 A) La notion de qualité...p.12 B) Définitions...p.12 C) Les liens de confiance...p.14 D) La relation d aide...p.16 E) Les affects, les sentiments et les émotions...p.17 F) Les superpositions...p.18 - La distance dans les soins...p.20 A) Définitions...p.20 B) S impliquer vers une juste distance... p.22 Problématique... p.25 Conclusion... p.27 Références bibliographiques... p.29 Annexes... p Méthodologie... p. I - Guide d entretien... p. III - Grille d entretien... p. IV

5 INTRODUCTION

6 J ai pour projet professionnel d exercer dans un service de réanimation. Lorsque j en parle autour de moi, les gens associent souvent ce type de service au côté purement technique du soin. Cela m a souvent posé question, j ai alors décidé d aborder la relation de soin. Lorsqu il a fallu choisir notre thème, je n avais pas encore pu faire de stage dans un service de réanimation, j ai alors élargi ma réflexion aux soins généraux. Il faut comprendre par soins généraux, les services de médecine ou de chirurgie par exemple. J exclus volontairement la psychiatrie bien que ma situation de départ se soit déroulée dans un foyer de postcure psychiatrique. Puisque le thème de la distance est bien spécifique du fait des pathologies mentales rencontrées, je n aborderai pas non plus les services d urgence et de réanimation du fait de la spécificité de la prise en charge (patients inconscients ou étant pris en charge sur une période très courte). J ai pu observer, dans les différents stages que j ai effectués, que la relation de soin est continuellement présente et que la question de la distance se pose souvent à moi. De ce fait, il m a paru intéressant d étudier ce sujet qui m aidera tout au long de ma future carrière d infirmière. Pour cela, j ai réalisé trois entretiens auprès d infirmières exerçant dans des services accueillants les patients sur des périodes plus ou moins longues. J ai également fait des recherches dans des ouvrages, des articles de magazines professionnels ainsi que sur internet. Dans un premier temps, je vous présenterai la situation qui m a posée question et qui a été le point de départ de ma réflexion. De celle-ci s est dégagé un questionnement qui m a amené à une question de départ. Ensuite, je parlerai de la communication. Puis j apporterai un éclaircissement sur la notion de relation soignant-soigné. Enfin je développerai la distance dans le soin. Pour conclure mon travail, je terminerai par la problématique qui découle de mon questionnement et du cheminement de ma réflexion.

7 DESCRIPTION D UNE SITUATION QUESTIONNEMENT ET QUESTION DE DEPART

8 J'ai effectué, en deuxième année, un stage dans un foyer postcure psychiatrique. Dans cet établissement, les professionnels ainsi que les résidants se tutoient et tout le monde est en tenue civile. Parmi les patients, il y a Melle A. Elle a 22 ans, est psychotique et a des problèmes au niveau du lien avec sa mère, avec qui elle entretient une relation très fusionnelle. C'est une personne qui cherche constamment l'attention d'autrui. Lors de mon premier jour, Melle A. se présente à moi et me raconte son histoire ainsi que son vécu au foyer. Plus tard dans l'après-midi, j'en parle avec Melle N 1. Elle me dit alors que Melle A. me raconte des mensonges et qu'elle fait cela avec tous les nouveaux venus. Ce serait, selon elle, une façon de nous tester afin qu'on puisse lui laisser plus de liberté dans son contrat de soins. En effet, en lisant son dossier quelques jours plus tard, j'ai pu m'en apercevoir par moi-même. Un soir où je travaillais, Melle A. m'a proposée une partie de football sur une console vidéo : une occasion d'entrer en contact avec elle et de faire plus amples connaissances. Nous nous rendons alors dans la salle de jeu où nous sommes seules. Elle semble enthousiaste de partager ce moment avec moi. Malgré plusieurs questions de ma part, je ne parviens pas à la faire verbaliser sur ses projets d'avenir (la sortie n'était pas encore envisagée à ce moment-là) Elle me retourne chacune de mes questions. Remarquant son insistance pour obtenir des réponses sur ma vie privée, je décide de lui rappeler les raisons de ma présence au foyer. Je lui explique alors que je ne répondrai pas à ses questions puisque je ne suis pas là pour me lier d'amitié avec elle. Je lui dis que je suis présente pour apprendre le même métier que l'infirmier, qu'il serait donc plus correct qu'elle s'adresse à moi comme elle s'adresserait à un des professionnels exerçant au foyer. Mes propos semblent l'avoir vexée, je pensais pourtant avoir essayé de le dire le plus clairement possible sans que cela paraisse comme une punition. Elle décide alors de mettre fin à la partie de jeu. J ai tenté de lui expliquer qu'il était important de terminer quelque chose quand on l a commencé (ce qu'elle avait tendance à ne pas faire) mais cela n'y a rien changé. J'ai dû répéter la même chose plusieurs fois durant mes deux premières semaines de stage. J'ai donc voulu en parler avec l'infirmier. Je remettais en cause le tutoiement des patients, car j'étais souvent plus jeune qu'eux. Je lui ai fait part de mes difficultés à ne pas 1 Etudiante en psychologie, présente dans le même lieu de stage que moi depuis plusieurs semaines.

9 instaurer de relation "amicale" avec Melle A. Il m'a rassuré en me disant qu'elle avait tendance à tester les nouveaux professionnels, qu'elle essayait toujours de nouer une relation fusionnelle puisqu'elle ne vit plus avec sa mère. Et d'après ses observations et celles de ses collègues, j'avais un comportement adapté avec Melle A. comme avec les autres résidants. Malgré ses propos rassurants, cela m'a posé question, notamment sur le tutoiement : Melle A. aurait-elle eu les mêmes questions à me poser si je l'avais vouvoyée? Aurait-elle essayé d'instaurer une relation de «copinage»? Quelles sont les influences de notre manière de communiquer et de notre manière d être sur la relation avec le patient? Jusqu'où doit-on entrer en relation avec le patient? Est-ce ne pas être soignant d'être complice avec son patient? Quelles sont les conséquences d'une relation fusionnelle ou au contraire d'une relation très distante avec les patients dans le soin? Quels sont les impacts du type de la relation (fusionnelle, amicale, distante...) sur le soin et sur la prise en charge? Où s'arrête la relation de confiance? Comment trouver sa place lorsqu'on est en tenue civile? Est-ce que le fait d'avoir le même âge que le patient, influence la prise en charge du patient? Le ressent-il? En joue-t-il? Est-ce que cela me porte préjudices (dans le sens où ils ne me prendraient pas au sérieux)? Le fait d'avoir été rassurée par l'infirmier m'a-t-il influencé dans la prise de distance vis-àvis des patients? Ma prise en charge a-t-elle été changée? Y a-t-il eu des conséquences sur celle-ci? Aurais-je pu réagir de la même façon dans un secteur hospitalier psychiatrique? Et dans un service de soins généraux? La distance relationnelle est-elle différente dans les services de soins généraux? Comment maintenir la distance relationnelle nécessaire à toute relation thérapeutique? Est-ce la relation qu on a avec le patient qui a un impact sur la distance ou le contraire? En quoi le rôle infirmier, avec la distance relationnelle qu'il implique, influence-t-il la qualité du soin? En quoi la capacité à instaurer une distance suffisante, dans la relation soignant-soigné, influence-t-elle la qualité du soin infirmier en psychiatrie?

10 Cette première réflexion m a amené à diriger mon travail de recherche d après cette question : En quoi la relation soignant-soigné influence-t-elle la distance relationnelle?

11 REFLEXION

12 LA COMMUNICATION Avant d aborder le concept de la relation, je souhaite éclaircir la notion de communication. En effet, pour moi, pour pouvoir entrer en relation avec quelqu un, il faut avant tout communiquer. Il faut qu il y ait un échange qu il soit verbal ou non. À ce propos, LIPIANSKI, professeur de psychologie, dit que «la communication est le passage obligé pour entrer en relation avec autrui quelles que soient les motivations pour le faire (sociales, professionnelles, affectives, utilitaires )» 2. A) Qu est-ce que communiquer? Cette question, je l ai posée lors de mes entretiens, cherchant à savoir si les infirmières pensaient aussi à la base de toute relation. Il n y a que Mme S. qui m a répondu que «la communication ( ) c est comme la relation de confiance, c est la base de tout» 3. Mais Mme M. a également pensé à la relation en disant que «la communication c est une relation à deux et c est un échange entre deux personnes ( ) la communication peut être à plusieurs aussi» 4. Je rajouterais à cette définition la notion d échange d informations. Effectivement, le soigné peut passer un message au soignant et ce dernier peut également renvoyer une information au soigné. Cet échange d information implique une interaction. C est «ce qui permet de construire son identité en tant que personne, à partir d une participation à l action d autrui avec laquelle on se trouve ainsi en parfaite permutation de rôles» 5 Tous les échanges avec les patients permettraient donc de construire son identité professionnelle. Tout au long de mes trois années d études à l I.F.S.I. 6, mes diverses conversations avec les patients, ainsi qu avec les différents professionnels qui m ont encadré lors de mes stages, m ont permis d évoluer en tant que future infirmière. Mes pratiques, ma capacité d écoute ou même ma manière d être ont changé. 2 Coordonné par CABIN P., La communication, état des savoirs, p.59 3 Entretien avec Mme S. (cf. annexe I : méthodologie, entretien n 1) 4 Entretiens avec Mme M. (cf. annexe I : méthodologie, entretiens n 3) 5 BEAUDICHON J., La communication : processus, formes et applications, p.17 6 Institut de Formations en Soins Infirmiers

13 B) Comment communique-t-on? Nous échangeons constamment des informations qui sont acheminées de différentes façons. D abord, les mots : c est ce que j appellerais le langage verbal. Il peut être oral ou écrit. C est ce que nous avons l intention de transmettre. Comme le dit Mme S., selon le type de pathologies des patients, la communication verbale peut se faire de façons très variées : par «ardoise» 7 ou par «lecture labiale» 8. Puis il y a tout le reste. Les trois infirmières m ont parlé de communication par «gestes» 9. Cependant, cela peut être aussi des mimiques, des sourires, un positionnement du corps, une attitude De plus, la tenue vestimentaire, selon moi, joue un rôle également dans notre comportement. Dans ma situation, je me suis d ailleurs demandée comment on pouvait trouver sa place de soignant lorsqu on est en tenue civile. Je pense alors que Melle A. a dû ressentir mon questionnement vis-à-vis de ma tenue. C est pourquoi, je qualifierais tous ces éléments comme faisant partie du langage non-verbal. Janine BEAUDICHON, dans son livre «La communication : processus, formes et applications» différencie trois types de comportements non-verbaux : - «les manifestations dont ne prend conscience ni celui qui les produit, ni celui qui y est exposé» d autres qui sont «émises de manière non intentionnelle mais sont perçues intentionnellement» 11. A ce propos, Mme C. m a parlé d un échange par le regard et m a dit que lorsqu on ne peut pas communiquer verbalement «on se regarde plus et je pense qu à un moment donné, on laisse échapper certaines émotions ( ) je pense que ( ) il y a un peu de nous aussi qui ressort» 12. Mme M. une autre infirmière va dans ce sens : «on peut aussi communiquer son angoisse, sa manière d être ( ) comment vous êtes les patients le ressentent ( ) votre ressenti les gens le ressentent» Entretien avec Mme S. (cf. annexe I : méthodologie, entretien n 1) 8 Entretien avec Mme S. (cf. annexe I : méthodologie, entretien n 1) 9 Entretiens avec Mme S., Mme C. et Mme M. (cf. annexe I : méthodologie, entretiens n 1, 2 et 3) 10 BEAUDICHON J., Op. cit., p Ibid., p Entretien avec Mme C. (cf. annexe I : méthodologie, entretien n 2) 13 Entretien avec Mme M. (cf. annexe I : méthodologie, entretien n 3)

14 - et enfin celles qui «sont produit(e)s et reçu(e)s intentionnellement» 14 Cela peut être lorsqu on pointe du doigt pour désigner un objet par exemple. Tous ces éléments de communication non-verbale envoient une ou plusieurs information(s) à notre interlocuteur. Il est important d avoir conscience qu on peut renvoyer quelque chose d inconscient au patient. C est ce que l on appelle le contre-transfert qui peut se définir comme une réaction inconsciente de l infirmier, plus particulièrement au transfert du soigné. Ce transfert est une projection du contenu de l inconscient des émotions de son enfance. Freud liait ces deux termes à la relation entre le psychanalyste et son patient, mais on peut dire qu ils sont transposables à tous types de relation tant que celle-ci réveille des sentiments éprouvés dans l enfance. Pour conclure, les différents éléments de la communication verbale et non-verbale peuvent être interprétés «comme des supports d informations qui formeront le sédiment de la relation soignant-soigné» BEAUDICHON J., Op. cit., p MANOUKIAN A., MASSEBEUF A., La relation soignant-soigné, p.8

15 LA RELATION SOIGNANT-SOIGNE A) la notion de qualité Chaque moment passé avec le patient est un moment de relation soignant-soigné. L article R du Code de la Santé Publique relatif à l exercice de la profession d infirmiers, stipule que «les soins infirmiers, préventifs, curatifs ou palliatifs, intègrent qualité technique et qualité des relations avec le malade» 16. Au regard de cela, on peut dire que c est au soigné de garantir la qualité de cette relation même si elle est étroitement liée au patient. Il me paraît important de revenir sur cette notion de qualité avant de traiter de la relation soignant-soigné. Que signifie «qualité technique et qualité des relations»? Par ces mots, je comprends la qualité des soins d une manière globale. Mais peut-on définir ce qu est la qualité des soins? La qualité d un objet ne peut-elle pas être appréciée par un individu et pas par un autre? N en serait-il pas de même pour les soins? Pour moi, la qualité d un soin pourrait être approuvée dans le cas où le soigné comme le soignant seraient satisfaits du soin prodigué. Cependant, Walter HESBEEN propose cette définition : «Une pratique soignante de qualité est celle qui prend du sens dans la situation de vie de la personne soignée et qui a pour perspective le déploiement de la santé pour elle et pour son entourage. Elle relève d une attention particulière aux personnes et est animée par le souci du respect de celles-ci» 17. Au regard de cette définition, on remarque que la qualité doit être également appréciée auprès de la famille du patient. Ferait-elle alors partie de la relation entre le soignant et le soigné? B) Définitions Selon A. MANOUKIAN et A. MASSEBEUF une relation «c est une rencontre entre deux personnes au moins, c est-à-dire deux caractères, deux psychologies 16 Article R du Code de la Santé Publique 17 HESBEEN W., La qualité du soin infirmier : penser et agir dans une perspective soignante, p.55

16 particulières et deux histoires» 18 Ce sont ces caractéristiques qui rendent une relation singulière entre des êtres humains. Elle est fondée sur l échange et la communication «avec son corps, sa parole et son affectivité» 19 c est également ce qui la rend unique. Dans le cadre de la relation soignant-soigné, le contexte de l hospitalisation donne un sens à la relation. Mais c est aussi ce qui fait sa complexité. En effet, «qu on le veuille ou non c est bel et bien dans le cadre de la relation soignant-soigné et dans l intimité du face à face, que s inscrit le soin» 20. Il s agit d une relation imposée : ni le soignant, ni le soigné ont choisi d entrer en relation avec l autre. Cependant, le patient, lors de son hospitalisation, vit une véritable rupture avec ses repères, ses habitudes de vie Cette relation est la base du travail infirmier qui consiste à accompagner le patient vers une autonomie. De plus, cette relation tient compte d un soignant qui prend soin d un patient. Mais «prendre soin dans une perspective de santé, c est aller à la rencontre d une personne pour l accompagner dans le déploiement de sa santé» 21. Cette rencontre ne s arrête donc pas au chevet du malade. «C est aussi bien pendant les soins que tout ce qui est ( ) autour» 22. C est par exemple, répondre à une sonnette, ou encore donner des nouvelles du patient à son entourage, ou même prendre contact avec un ergothérapeute pour qu il aménage le domicile du patient afin que ce dernier soit le plus autonome possible. Pour deux des infirmières que j ai interrogées, cette relation particulière entre deux êtres humains consiste à établir un «climat de confiance» 23. «La rencontre entre une personne soignante et une personne soignée poursuit un objectif bien précis, celui de réussir cette rencontre, c est-à-dire tisser des liens de confiance» 24. C est ce que nous allons voir maintenant. 18 MANOUKIAN A., MASSEBEUF A., Op. cit., p.9 19 Ibid., p.9 20 Sous la direction de KELLER P.H., PIERRET J., Qu est-ce que soigner? Le soin, du professionnel à la personne, p.8 21 HESBEEN W., Op. cit., p Entretien avec Mme C. (cf. annexe I : méthodologie, entretien n 2) 23 Entretiens avec Mme S. et Mme M. (cf. annexe I : méthodologie, entretiens n 1 et 3) 24 HESBEEN W., Op. cit., p.30

17 C) Les liens de confiance Une relation de soin, basée sur la confiance, me paraît indispensable et nécessaire au bien-être du patient lors de son hospitalisation. Cela est «primordial ( ) pour que le soin se déroule correctement» 25. Cela commence avant-même son arrivée. En effet, la loi du 4 mars 2002 contribue à tisser ce lien de confiance. L «information incombe à tout professionnel de santé dans le cadre de ses compétences et dans le respect des règles professionnelles qui lui sont applicables» 26. Désormais, le patient sait qu il est en droit d avoir des informations concernant son état de santé. «Cette loi vise donc à un meilleur partage des informations et des décisions et doit permettre d établir une véritable relation de confiance soignantsoigné» 27. Ensuite, l instauration de la confiance entre ces deux personnes continue dès l accueil. Si le patient voit qu on le prend en charge dès son arrivée, qu on fait attention à lui et s il se sent rassurer par des explications claires, précises et adaptées à son état, cela peut concourir à avoir confiance en l équipe soignante. Enfin, tout au long de son séjour à l hôpital, ce lien de confiance pourra être entretenu, selon W. HESBEEN, par huit éléments. J ai volontairement choisi de n en traiter que cinq puisqu ils me semblent plus adaptés à ma réflexion et donc plus importants. On retrouve d abord «l écoute» 28. Communiquer, c est aussi écouter. C est-à-dire être attentif à ce que l autre nous dit : savoir se taire pour entendre et par conséquent comprendre notre interlocuteur pour pouvoir répondre à ses besoins. Pour cela, il est nécessaire que le soignant soit disponible psychiquement. «La disponibilité» 29 est d ailleurs un autre point abordé par W. HESBEEN. «Si on a plus de temps pour se comprendre ça donne une meilleure relation soignant-soigné ( ) ça enrichit cette relation en fait ( ) et ça améliore surtout la confiance du patient 25 Entretien avec Mme S. (cf. annexe I : méthodologie, entretien n 1) 26 Article L de la Loi du 4 mars 2002 relative aux droits des malades et à la qualité du système de santé 27 CARICLET N., «Construire une relation de confiance durable avec les patients», Soins Cadres de Santé, p.s17 et S18 28 HESBEEN W., Prendre soin à l hôpital. Inscrire le soin infirmier dans une perspective soignante, p Ibid., p.99

18 envers le soignant» 30. Lors de l entretien, cette infirmière avait beaucoup insisté sur la notion de temps. D autre part, on me l a souvent fait remarquer lors de mes stages. Les patients trouvent souvent les étudiants plus disponibles du fait de la charge de travail généralement moins importante qu un infirmier diplômé. Ils me disaient pouvoir davantage parler avec moi puisqu ils savaient que je ne serais pas appelée quelques instants après le début de notre conversation auprès d un autre patient. De ce fait, j avais plus de temps à leur accorder. Ensuite, on distingue «l humilité» 31. C est «celle qui témoigne d un professionnel conscient de ses limites, qui a l ambition d apporter de l aide ( ) et qui ne veut pas exercer sur le patient et ses proches une forme de suprématie liée à sons statut de professionnel ( )» 32. Ainsi, si ce principe n est pas compris et adopté par les soignants, la relation soignant-soigné ne serait plus une relation de confiance mais plutôt une relation d autorité. La sensation d incompréhension du soigné pourrait alors altérer les liens de confiance. Puis il y a «l authenticité» 33. Il s agit bien là d une relation entre deux êtres humains. Le professionnel est avant tout une personne avec son vécu, ses expériences, ses sentiments Tous ces éléments contribuent à la manière d exercer sa profession. Plus il sera lui-même plus le patient aura confiance, car il comprendra que le soignant, qui prend soin de lui, lui livre un peu de lui-même aussi. Il pourra alors se sentir moins seul lorsqu il se confie au soignant. Enfin, il existe «la compassion» 34 qui est le dernier élément étudié par W. HESBEEN. Cela consiste à avoir conscience de la souffrance de l autre. Pourtant, on nous dit qu il faut qu on gère nos émotions, cela est-il compatible avec la compassion? On pourrait alors facilement faire un lien avec l empathie. Puisque c est ce qui fait qu on s implique plus ou moins dans une relation. Pour que le malade retrouve le chemin de l autonomie, les liens de confiance sont importants car c est ce qui permet d établir une relation d aide. 30 Entretien avec Mme C. (cf. annexe I : méthodologie, entretien n 2) 31 HESBEEN W., Prendre soin à l hôpital. Inscrire le soin infirmier dans une perspective soignante, p Ibid., p Ibid., p Ibid., p.100

19 D) La relation d aide Ce thème m a été rapporté durant un entretien. Il m a donc paru important de le traiter, même si au départ, je n y avais pas songé. Toute relation d aide nécessite une relation de confiance avant tout. Puisqu un patient qui se sentira en confiance avec un soignant osera davantage poser des questions et ainsi il se laissera plus facilement aider. Pouvons-nous affirmer que cette relation d aide n appartient qu à l infirmier? Pour tenter de répondre à cette question, intéressons-nous d abord à la définition. Ce serait «un type de communication qui désigne les relations dans lesquelles l un au moins des deux acteurs cherche à favoriser chez l autre la croissance, la maturité, un meilleur fonctionnement et une plus grande capacité d affronter la vie» 35. Du fait de sa forte présence auprès du patient, on peut dire que l infirmier tient un rôle important dans l accompagnement vers un changement chez le soigné. «Il faut qu ils [les patients] comprennent qu on est là ( ) pour les aider». De mon point de vue, tout professionnel de santé peut soutenir le malade. De plus, au regard de la définition, il semblerait que l entourage pourrait également aider son proche dans le changement dans son état de santé, dans «sa gestion de la maladie ( ) de sa vie» 36. Il s avérait que dans les services où les patients sont hospitalisés longtemps, la relation d aide serait plus pratiquée : «on les connaît plus donc on s investit plus» 37. Néanmoins, il est tout à fait possible d apporter ses encouragements auprès du patient, durant une hospitalisation courte, mais dans ce cas «on optimise au maximum» 38. Cette notion de durée d hospitalisation est-elle liée au temps nécessaire au patient pour progresser vers une modification importante de lui-même? Ou est-ce en lien avec le temps pour accepter la nécessité d un tel changement? Ou encore peut-on rattacher cela au temps nécessaire pour se sentir en confiance avec le soignant? Par ailleurs, comment le soignant gère-t-il cette notion de temps? Cette relation demande un respect mutuel entre les individus. Se respecter, c est être capable de considérer l autre comme être humain unique avec ses défauts et ses 35 WARNET S., «Inscrire les soins dans une perspective soignante», La revue de l infirmière, p MANOUKIAN A., MASSEBEUF A., Op. cit., p Entretien avec Mme S. (cf. annexe I : méthodologie, entretien n 1) 38 Entretien avec Mme C. (cf. annexe I : méthodologie, entretien n 2)

20 qualités. Cela inclus notamment de reconnaître les émotions de l autre. Selon cette définition, pouvons-nous admettre que les émotions ont une fonction dans l élaboration d une relation de soin? E) Les affects, les sentiments et les émotions Comme on a pu le constater, l affectivité, dans une relation, est un des facteurs qui la rend unique. Cela correspond à une «aptitude à être affecté de plaisir ou de douleur» 39. On pourrait dire qu il se trouve au centre même de la relation de part son entière appartenance à l être humain. Est-il possible de gérer ses émotions? Un soignant peut-il être maître de ses sentiments? «Nous entendons par sentiment une disposition affective spécifique éprouvée par un sujet pour un objet particulier, cela pouvant être vécu sur le registre du plaisir ou du déplaisir. Le sentiment se distingue de l émotion qui s exprime plus physiquement et dans un temps plus court» 40. Est-il possible de ne rien ressentir? Je me suis questionnée sur le port de la blouse et l impact qu elle a sur les patients. Je me demande alors si cela représenterait un reflet des connaissances. En effet, le port de la blouse traduirait un savoir ignoré par le soigné. Dès lors, cela pourrait faire naître chez lui un sentiment d infériorité et par conséquence un «sentiment de supériorité» 41 de la part de l infirmier. Ce sentiment pourrait-il entraîner une relation d autorité qui serait majorée par le manque d humilité? Cette sensation, ressentie inconsciemment, peut rendre le soignant mal à l aise s il n assume pas sa position, tout comme le «sentiment de responsabilité» 42. Cela se ressent lorsque le professionnel de la santé s implique trop dans une relation avec un soigné, au détriment des autres patients. S il venait à décéder, l infirmier serait affecté par cela. Mais est-il possible pour l être humain de se dégager totalement d une situation émotionnellement forte? Si «on se laisse trop envahir par nos émotions personnelles on n est plus objectif et ( ) ça peut être dangereux vis-à-vis des patients ( ) c est-à-dire 39 Dictionnaire, Nouveau petit LE ROBERT, p MANOUKIAN A., MASSEBEUF A., Op. cit., p Ibid., p Ibid., p.44

21 qu on n est pas le plus aidant possible parce qu on a nos émotions avant tout» 43. Ces émotions, qui entraînent ce sentiment de responsabilité, sont plutôt de l ordre de la sympathie et de l attachement comme j ai pu le voir lors de mes entretiens. On peut également retrouver la sympathie dans un autre sentiment qui est celui de la satisfaction. La satisfaction d avoir réussi une prise de sang, la satisfaction d avoir fait sourire une personne, la satisfaction d avoir réussi à calmer la douleur d un patient Tout cela représente des «gratifications personnelles dues à un bon contact avec tel ou tel patient, famille» 44. Est-ce une satisfaction personnelle ou pluridisciplinaire? Savoir repérer ses émotions permet de les utiliser «comme une force, comme ce qui permet de mieux comprendre, de mieux prendre soin» 45. Mais cela ne peut-il pas conduire à l épuisement professionnel? Lorsqu on se sent dépassé par nos émotions, il est important de savoir passer le relai à un autre membre de l équipe. Notamment au moment où l on s aperçoit que l on «superpose» la situation avec une histoire personnelle. F) Les superpositions J ai repris ce terme abordé plusieurs fois lors de mes différents entretiens. Selon les infirmières que j ai interrogées, ce serait un élément qui pourrait avoir des répercussions sur la relation soignant-soigné. Il faut comprendre par «superposer» le fait que le vécu personnel du soignant aurait un impact sur sa manière d être avec le patient, sur la relation qu il aurait avec lui. Cependant, est-il possible de laisser sa vie personnelle au vestiaire? Ne serait-ce pas elle qui influencerait la relation? Ne serait-ce pas elle qui ferait que vous êtes ce professionnel qui apporte des soins de telle manière et pas d une autre et qui vous différencierait d un autre professionnel exerçant le même métier? Pourtant, lorsque vous êtes professionnel «vous ne devez pas le faire ( ) il faut ( ) bien rester dans notre rôle» 46 mais vous le faites et «ça c est humain» 47. Pourquoi 43 Entretien avec Mme M. (cf. annexe I : méthodologie, entretien n 3) 44 MANOUKIAN A., MASSEBEUF A., Op. cit., p GINESTE Y., PELLISSIER J., «De la solitude à l humanitude», Santé mentale, p Entretien avec Mme M. (cf. annexe I : méthodologie, entretien n 3)

22 ne faut-il pas considérer ses histoires personnelles dans son travail? Si cela reste raisonnable, si cela n empêche pas d exercer sa profession, il faut, d après moi, prendre son vécu personnel comme un atout. Dans le sens où cela permet de rester une personne humaine qui ne pratique pas des soins de façon automatique et machinale. D ailleurs, «on peut faire dès fois des superpositions pour des personnes, même en gardant le plus de professionnalisme possible» 48. Pour conclure, on peut dire que la relation soignant-soigné nécessite de garder une distance avec ses expériences personnelles afin qu elle soit le plus efficace possible. L infirmier doit donc être capable de ne pas oublier que son rôle est avant tout de prendre soin du malade. Les éléments que l on vient d étudier contribuent aux variations de la distance entre un soignant et un patient. C est ce que nous allons développer maintenant. 47 Ibid. 48 Entretien avec Mme C. (cf. annexe I : méthodologie, entretien n 2)

Dix valeurs pour les soins infirmiers

Dix valeurs pour les soins infirmiers Dix valeurs pour les soins infirmiers La valeur n attendant pas le nombre des années, deux étudiantes en soins infirmiers se sont interrogées sur les valeurs dont l infirmière a besoin pour mieux adapter

Plus en détail

Objectifs : Connaître les grands principes de la relation médecin-malade. Connaître les principes de l annonce d une maladie grave.

Objectifs : Connaître les grands principes de la relation médecin-malade. Connaître les principes de l annonce d une maladie grave. CHAPITRE 1 LA RELATION MÉDECIN-MALADE L ANNONCE D UNE MALADIE GRAVE. L INFORMATION DU PATIENT ATTEINT DE MALADIE CHRONIQUE. LA PERSONNALISATION DE LA PRISE EN CHARGE MÉDICALE Module 1 : «Apprentissage

Plus en détail

Relation soignant-soigné au cœur de la psychologie médicale

Relation soignant-soigné au cœur de la psychologie médicale 19 Relation soignant-soigné au cœur de la psychologie médicale RENCONTRE, TRANSFERT ET CONTRE-TRANSFERT La notion de transfert découle des travaux de la psychanalyse (S. Freud) où ont été décrits des mouvements

Plus en détail

Relation soignant / soigné

Relation soignant / soigné Relation soignant / soigné 3 métiers impossibles selon Freud : gouverner soigner éduquer Car met les personnes dans une situation de dépendance et d autorité Relation = activité ou une situation dans laquelle

Plus en détail

Les annonces en cancérologie : Dimensions psychologiques et relationnelles

Les annonces en cancérologie : Dimensions psychologiques et relationnelles Les annonces en cancérologie : Dimensions psychologiques et relationnelles St Malo 5 février 2010 Audrey Lesieur Psychologue Le dispositif d annonce Plan Cancer 2005 ( Mesure 40) Apporter une information

Plus en détail

DIPLÔME D'ÉTAT INFIRMIER Session de juin 2014 - Soutenance le 11 juin 2014 Mémoire de fin d'études écrit et personnel SOUTENANCE ORALE

DIPLÔME D'ÉTAT INFIRMIER Session de juin 2014 - Soutenance le 11 juin 2014 Mémoire de fin d'études écrit et personnel SOUTENANCE ORALE DIPLÔME D'ÉTAT INFIRMIER Session de juin 2014 - Soutenance le 11 juin 2014 Mémoire de fin d'études écrit et personnel L'EXPÉRIENCE DANS LA PRISE EN CHARGE DE L'URGENCE PAR L'INFIRMIER SAPEUR-POMPIER SOUTENANCE

Plus en détail

Le développement du langage oral chez l enfant

Le développement du langage oral chez l enfant Le développement du langage oral chez l enfant Par Alessandra Biner, Anne Dauvin, Isabelle Pulfer, Logopédistes Cette conférence a été donnée dans le cadre de soirées de parents du secteur de la petite

Plus en détail

Club thérapeutique et Groupe d Entraide Mutuelle

Club thérapeutique et Groupe d Entraide Mutuelle Club thérapeutique et Groupe d Entraide Mutuelle Aurélien Troisœufs, doctorant en anthropologie Bonjour. Je m appelle Aurélien Troisoeufs. Je suis doctorant en anthropologie au laboratoire du CERMES 3

Plus en détail

DEFINITION DE LA FONCTION INFIRMIER(E)

DEFINITION DE LA FONCTION INFIRMIER(E) Mai 2002 DEFINITION DE LA FONCTION INFIRMIER(E) Réalisation : Direction Département infirmier A. DESCRIPTION DU CONTENU DE LA FONCTION 1. Utilité de la fonction - Mission générale Participer à la prise

Plus en détail

www.cadredesanté.com «En quoi les espaces de réflexion permettent-ils aux soignants de dispenser des soins de qualité?».

www.cadredesanté.com «En quoi les espaces de réflexion permettent-ils aux soignants de dispenser des soins de qualité?». Une pratique réflexive pour des soins de qualité Descriptif : Une recherche clinique, réalisée auprès d infirmières et de puéricultrices, illustre l enrichissement des pratiques de soins par la création

Plus en détail

DE LA COMMUNICATION A LA RELATION «CE QU ECOUTER VEUT DIRE?»

DE LA COMMUNICATION A LA RELATION «CE QU ECOUTER VEUT DIRE?» DE LA COMMUNICATION A LA RELATION «CE QU ECOUTER VEUT DIRE?» UVA FOREZ Nathalie Monge Rodriguez 1 PLAN DE L INTERVENTION I. Communiquer :quelques rappels théoriques. II. De la communication à la relation.

Plus en détail

La souffrance totale des personnes en fin de vie.

La souffrance totale des personnes en fin de vie. LA SOUFFRANCE TOTALE DES PERSONNES EN FIN DE VIE. I) Concept de souffrance globale En Soins Palliatifs, on parle de souffrance totale, «total pain», c'est-à-dire qu il s agit d une approche globale de

Plus en détail

Violence en milieu hospitalier Verbalisation autour de la mort

Violence en milieu hospitalier Verbalisation autour de la mort Profession : il y a quelques mois, Christine Malèvre, infirmière diplômée d état, a été condamnée a douze ans de réclusion criminelle pour homicide sur six malades et à l interdiction définitive d exercer

Plus en détail

Pour une gestion des comportements difficiles à l école

Pour une gestion des comportements difficiles à l école Pour une gestion des comportements difficiles à l école INTRODUCTION Lorsqu on pense à un élève qui a des difficultés de comportement, on le définit comme celui qui ne suit pas les consignes, ne respecte

Plus en détail

Aspects déontologiques en santé mentale

Aspects déontologiques en santé mentale Aspects déontologiques en santé mentale Nancy Guilbeault Conseillère en soins infirmiers France Ouellet Conseillère clinicienne en soins infirmiers, Santé mentale Juin 2012 Plan de la présentation Introduction

Plus en détail

Note d'orientation DGS-S72 n 99-234 du 19 avril 1999 relative à la diffusion de l'enquête «États des lieux - Soins palliatifs à domicile»

Note d'orientation DGS-S72 n 99-234 du 19 avril 1999 relative à la diffusion de l'enquête «États des lieux - Soins palliatifs à domicile» Direction générale de la santé Sous-direction du système de santé et de la qualité des soins Bureau des pathologies, de l'organisation des soins et des urgences Note d'orientation DGS-S72 n 99-234 du 19

Plus en détail

La position psychique du psychologue clinicien

La position psychique du psychologue clinicien La position psychique du psychologue clinicien A partir d une situation clinique en stage dans une Maison de retraite Le cas de Mme A. J ai choisi de vous parler de Mme A., 88 ans, qui est entrée à la

Plus en détail

LES OUTILS DU COACHING (partie 2) Par Robert Gingras, CRHA, ACC

LES OUTILS DU COACHING (partie 2) Par Robert Gingras, CRHA, ACC LES OUTILS DU COACHING (partie 2) Par Robert Gingras, CRHA, ACC Voici une série de courts articles que j ai eu le plaisir de rédiger pour le journal La Voix de l Est sur le thème du COACHING : une profession

Plus en détail

«La distance professionnelle dans la relation soignant-soigné à domicile»

«La distance professionnelle dans la relation soignant-soigné à domicile» DUVAL Ophélie «La distance professionnelle dans la relation soignant-soigné à domicile» Travail de Fin d études PROMOTION : 2008/2011 En vue de l obtention du I..F.S.I. «Lucien Floury» Diplôme d Etat Infirmier

Plus en détail

FICHE RESSOURCE N 3 GUIDE D ENTRETIEN

FICHE RESSOURCE N 3 GUIDE D ENTRETIEN Cette fiche vous propose une base de guide d entretien illustrée par des exemples pour comprendre le travail de salariés afin d effectuer l étape 2a : repérer des situations-problème. Avant d utiliser

Plus en détail

Fiche d évolution. Fiche d évolution du MACRO métier. Infirmier/ière. Infirmier/ière

Fiche d évolution. Fiche d évolution du MACRO métier. Infirmier/ière. Infirmier/ière J1504 - Soins infirmiers spécialisés en bloc opératoire spécialisés en anesthésie J1507 - Soins infirmiers spécialisés 1 Les activités principales L infirmier doit assurer, sous l autorité des médecins,

Plus en détail

Posséder les habiletés pour établir une relation aidante

Posséder les habiletés pour établir une relation aidante 6. 7. Faites une mise en commun en partageant le résultat de votre travail avec le reste de la classe. Remplissez la fi che Regard sur l exercice (fi gure 3.13). Figure 3.13 Regard sur l exercice Autoévaluation

Plus en détail

Les formes de communication

Les formes de communication 12. Les formes de communication On distingue deux grandes formes de communication : la communication verbale et la communication non verbale. La communication verbale Elle est constituée des signaux linguistiques

Plus en détail

COMMENT L APP0 EST-IL PERÇU PAR LES ETUDIANTS?

COMMENT L APP0 EST-IL PERÇU PAR LES ETUDIANTS? COMMENT L APP0 EST-IL PERÇU PAR LES ETUDIANTS? Retour sur l expérience vécue par les tuteurs et réflexion sur le ressenti des étudiants ETOUNDI Ulrich, HENRIEL Théo, NAHORNYJ Robin Etudiants en 4 ème année,

Plus en détail

Le processus de professionnalisation du cadre de santé : Cadre de santé ou Cadre de soins?

Le processus de professionnalisation du cadre de santé : Cadre de santé ou Cadre de soins? Le processus de professionnalisation du cadre de santé : Cadre de santé ou Cadre de soins? Laurent QUENEC HDU Descriptif : Le métier de cadre de santé est en constante évolution : le cadre est aujourd

Plus en détail

L ACQUISITION DU LANGAGE CHEZ LE TOUT PETIT EN VIE COLLECTIVE INSTITUTIONNELLE

L ACQUISITION DU LANGAGE CHEZ LE TOUT PETIT EN VIE COLLECTIVE INSTITUTIONNELLE N 220 - ROUFIDOU Irini L ACQUISITION DU LANGAGE CHEZ LE TOUT PETIT EN VIE COLLECTIVE INSTITUTIONNELLE Pendant notre recherche du D.E.A., nous avons étudié l acquisition du langage chez le tout petit en

Plus en détail

aupres des personnes agees `

aupres des personnes agees ` aupres des personnes agees ` La problématique du suicide chez les personnes âgées Informer, soutenir, accompagner les professionnels qui entourent les personnes âgées dans leur quotidien. ^ L intervenant

Plus en détail

LA PREVENTION ET VOUS

LA PREVENTION ET VOUS Septembre 2012 LA PREVENTION ET VOUS «LE SURENDETTEMENT ET LA MARGINALISATION : COMMENT VIVRE ET ABORDER LE SURENDETTEMENT AU SEIN DE SON MILIEU FAMILIAL ET SOCIAL» AU DELÀ DE LA DIMENSION ÉCONOMIQUE METTRE

Plus en détail

L alliance thérapeutique

L alliance thérapeutique L alliance thérapeutique UE 4.2 S3 Le 5 septembre 2012 FC Un peu d histoire (1) Terme employé par FREUD dès 1913: Alliance forte entre patient et thérapeute indispensable dans le cadre d une psychothérapie

Plus en détail

L Approche CPA 6 - Communication

L Approche CPA 6 - Communication L Approche CPA 6 - Communication La présente fiche d information porte sur la communication, qui, comme le montre le diagramme ci-dessous, constitue le dernier volet de l Approche CPA. Pour avoir un aperçu

Plus en détail

Socio esthétique en cancérologie au MAROC : Enquête de satisfaction

Socio esthétique en cancérologie au MAROC : Enquête de satisfaction Socio esthétique en cancérologie au MAROC : Enquête de satisfaction Présenté par: Mme AITOUMA AHLAM Surveillante de soin Institut national d oncologie de RABAT JUIN 2015 Introduction Définition de la socio

Plus en détail

Fiche de synthèse sur la PNL (Programmation Neurolinguistique)

Fiche de synthèse sur la PNL (Programmation Neurolinguistique) 1 Fiche de synthèse sur la PNL (Programmation Neurolinguistique) La programmation neurolinguistique (PNL) fournit des outils de développement personnel et d amélioration de l efficacité relationnelle dans

Plus en détail

L'annonce du handicap visuel : pistes et réflexions

L'annonce du handicap visuel : pistes et réflexions L'annonce du handicap visuel : pistes et réflexions L annonce est un service rendu Importance d un travail d équipe Importance de la temporalité Importance dans la justesse des mots employés Une annonce

Plus en détail

Le Projet de soins. c a l m e. Première formalisation dans le cadre du Projet d établissement. Fondements du Projet de Soins

Le Projet de soins. c a l m e. Première formalisation dans le cadre du Projet d établissement. Fondements du Projet de Soins Le Projet de soins c a l m e Première formalisation dans le cadre du Projet d établissement. L article L.6143-2 du CSP prévoit que le Projet d établissement «comporte un projet de prise en charge des patients

Plus en détail

DIU Soins Palliatifs et d Accompagnement.

DIU Soins Palliatifs et d Accompagnement. DIU Soins Palliatifs et d Accompagnement. Centre - Pays de Loire CHRU Tours COMMUNICATION «Conflits internes et Cohérence personnelle» SOMMAIRE Introduction page 3 Communication Page 4 Les paramètres d

Plus en détail

La charte des professionnels de la. Maison de Retraite Debrou

La charte des professionnels de la. Maison de Retraite Debrou La charte des professionnels de la Maison de Retraite Debrou M A I S O N D E R E T R A I T E D E B R O U 3 rue debrou, 37 300 Joué les Tours Téléphone: 02.47.68.41.41 Télécopie: 02.47.68.41.55 Site internet:

Plus en détail

L E C O U T E P r i n c i p e s, t e c h n i q u e s e t a t t i t u d e s

L E C O U T E P r i n c i p e s, t e c h n i q u e s e t a t t i t u d e s L E C O U T E P r i n c i p e s, t e c h n i q u e s e t a t t i t u d e s L E C O U T E P r i n c i p e s, t e c h n i q u e s e t a t t i t u d e s Stéphane Safin Psychologue - Ergonome Lucid Group -

Plus en détail

AIDE MÉDICO-PSYCHOLOGIQUE. ANNEXE I RÉFÉRENTIEL PROFESSIONNEL 1.1. Définition de la profession et du contexte de l intervention

AIDE MÉDICO-PSYCHOLOGIQUE. ANNEXE I RÉFÉRENTIEL PROFESSIONNEL 1.1. Définition de la profession et du contexte de l intervention AIDE MÉDICO-PSYCHOLOGIQUE ANNEXE I RÉFÉRENTIEL PROFESSIONNEL 1.1. Définition de la profession et du contexte de l intervention L aide médico-psychologique (A.M.P.) exerce une fonction d accompagnement

Plus en détail

Le concept de bientraitance et son ressenti

Le concept de bientraitance et son ressenti Chapitre 110 Le concept de bientraitance et son ressenti C. LEHOUELLEUR 1 Points essentiels Définition de la maltraitance et de la bientraitance. De l élaboration identitaire de soignant à l épuisement

Plus en détail

Jeux de coopération. pour les formateurs

Jeux de coopération. pour les formateurs FRANÇOIS PAUL-CAVALLIER Jeux de coopération pour les formateurs 70 jeux pour développer l esprit d équipe, 2007 ISBN : 978-2-212-53841-0 Avant-propos À tous les enfants Tamouls, qui, en partageant leurs

Plus en détail

Se libérer de la drogue

Se libérer de la drogue Chacun doit savoir qu il peut se libérer de la drogue à tout moment. Se libérer de la drogue Je ne maîtrise plus la situation Longtemps encore après la première prise de drogue, le toxicomane croit pouvoir

Plus en détail

Mon boss ne délègue pas

Mon boss ne délègue pas Situation 3 Mon boss ne délègue pas L importance d une rhétorique soignée Les situations de pur rapport de force Autonomie et contrôle La délégation Explication/justification La situation Pierre, notre

Plus en détail

QU APPELLE-T-ON ROMPRE L ISOLEMENT?

QU APPELLE-T-ON ROMPRE L ISOLEMENT? QU APPELLE-T-ON ROMPRE L ISOLEMENT? Le travail que j ai tenté de faire autour du thème qui m était proposé est à entendre comme un essai. C est-à-dire une tentative non achevée de rapprocher des idées

Plus en détail

DEVENIR UN PRATICIEN RÉFLEXIF ET CONGRUENT. I) Qu est-ce qu un praticien réflexif et congruent?

DEVENIR UN PRATICIEN RÉFLEXIF ET CONGRUENT. I) Qu est-ce qu un praticien réflexif et congruent? DEVENIR UN PRATICIEN RÉFLEXIF ET CONGRUENT I) Qu est-ce qu un praticien réflexif et congruent? Dans la lettre que j ai adressé début 2007 aux membres de la SFC et qui figure sur le site de la SFC, j énonçais

Plus en détail

POURQUOI CONNECTER UNE ÉCOLE À L INTERNET?

POURQUOI CONNECTER UNE ÉCOLE À L INTERNET? 61 POURQUOI CONNECTER UNE ÉCOLE À L INTERNET? L école de Pinay est connectée depuis deux ans et demi à l Internet. Cela laisse suffisamment de recul pour une réflexion sur cette pratique. Il convient pour

Plus en détail

Chap 5 : Renforcer l efficacité relationnelle

Chap 5 : Renforcer l efficacité relationnelle Chap 5 : Renforcer l efficacité relationnelle I. Communiquer avec efficacité A. Intégrer les processus d influence sociale 1. La personnalité Les métaprogrammes sont les traits de personnalité qui, gravés

Plus en détail

Table des matières. Avant-propos. Zoothérapie : médiation par l animal? La communication La professionnalisation

Table des matières. Avant-propos. Zoothérapie : médiation par l animal? La communication La professionnalisation Table des matières Avant-propos. Zoothérapie : médiation par l animal? La communication La professionnalisation IX XI XII PREMIÈRE PARTIE ZOOTHÉRAPIE, MÉDIATION PAR L ANIMAL : AFFAIRE DE PROFESSIONNELS

Plus en détail

DE LA CLINIQUE INFIRMIÈRE A LA CONSULTATION INFIRMIÈRE EN SANTE AU TRAVAIL

DE LA CLINIQUE INFIRMIÈRE A LA CONSULTATION INFIRMIÈRE EN SANTE AU TRAVAIL DE LA CLINIQUE INFIRMIÈRE A LA CONSULTATION INFIRMIÈRE EN SANTE AU TRAVAIL 1 1. Le raisonnement clinique Définition Face à une demande de soin, le professionnel infirmier axe son raisonnement clinique

Plus en détail

LA COMMUNICATION AU C OEUR DE LA PEDIATRIE

LA COMMUNICATION AU C OEUR DE LA PEDIATRIE Travail Ecrit de Fin d Etudes Derut Vanessa Diplôme d Etat Infirmier Promotion 2001-2004 LA COMMUNICATION AU C OEUR DE LA PEDIATRIE Institut de Formation en Soins Infirmiers «les Murets» 17 rue du Général

Plus en détail

Le référentiel professionnel du Diplôme d Etat d Aide Médico-Psychologique

Le référentiel professionnel du Diplôme d Etat d Aide Médico-Psychologique A R D E Q A F Le référentiel professionnel du Diplôme d Etat d Aide Médico-Psychologique 1.1 Définition de la profession et du contexte de l intervention p. 2 1.2 Le référentiel d activités du Diplôme

Plus en détail

en établissement sanitaire, médico-social et à domicile Promotion de l amélioration des pratiques professionnelles

en établissement sanitaire, médico-social et à domicile Promotion de l amélioration des pratiques professionnelles en établissement sanitaire, médico-social et à domicile Promotion de l amélioration des pratiques professionnelles 1 La bientraitance : le socle du programme MobiQual La «trousse de bientraitance» est

Plus en détail

Certificat universitaire de Clinique Soignante en Soins Infirmiers

Certificat universitaire de Clinique Soignante en Soins Infirmiers IPs Institut Perspective Soignante Pour une pratique porteuse de sens et respectueuse des personnes UCL Université Catholique de Louvain Unité des sciences hospitalières et médico-sociales Certificat universitaire

Plus en détail

Un bébé, comment ça marche? Un livre-dvd pour accompagner bébé de la naissance à ses premiers pas. Pistes pour une utilisation professionnelle

Un bébé, comment ça marche? Un livre-dvd pour accompagner bébé de la naissance à ses premiers pas. Pistes pour une utilisation professionnelle Un bébé, comment ça marche? Un livre-dvd pour accompagner bébé de la naissance à ses premiers pas Pistes pour une utilisation professionnelle Ce guide d utilisation du livre-dvd «Un bébé, comment ça marche?»

Plus en détail

Guide manager pour l entretien professionnel

Guide manager pour l entretien professionnel Guide manager pour l entretien professionnel Le présent guide a pour objet de faciliter la mise en oeuvre de l entretien professionnel et, de rappeler pour chacune des étapes les activités à conduire et

Plus en détail

Indicateurs de la compétence. de l infirmière et infirmier auxiliaire Juin 2003

Indicateurs de la compétence. de l infirmière et infirmier auxiliaire Juin 2003 Indicateurs de la compétence de l infirmière et infirmier auxiliaire Juin 2003 Indicateurs de la compétence de l infirmière et infirmier auxiliaire Édité par : L Ordre des infirmières et des infirmiers

Plus en détail

Question N : 1- Comment un individu devient-il acteur dans une organisation?

Question N : 1- Comment un individu devient-il acteur dans une organisation? THÈME DE L INDIVIDU À L ACTEUR L organisation, que ce soit une association, une administration ou une entreprise, ne peut pas fonctionner sans la mise en œuvre de processus de gestion assurant la coordination

Plus en détail

L examen clinique infirmier U.E. 3.1 S1 C1

L examen clinique infirmier U.E. 3.1 S1 C1 L examen clinique infirmier U.E. 3.1 S1 C1 Grégory GUILLAN Formateur I.F.S.I. Charles Foix Octobre 2011 1 Raisonnement et démarche clinique L infirmier(ère) comprend le problème de santé d un patient et

Plus en détail

Qu est-ce qu être fou? Aujourd hui encore il est très difficile, voire impossible,

Qu est-ce qu être fou? Aujourd hui encore il est très difficile, voire impossible, Introduction Qu est-ce qu être fou? Aujourd hui encore il est très difficile, voire impossible, d apporter une réponse exhaustive. Il s agit d un concept vague, imprécis, et le terme de folie est facilement

Plus en détail

Un écrivain dans la classe : pour quoi faire?

Un écrivain dans la classe : pour quoi faire? Un écrivain dans la classe : pour quoi faire? Entretien avec Philippe Meirieu réalisé pour l ARALD - Quel est votre sentiment sur la présence des écrivains dans les classes? Il me semble que ce n est pas

Plus en détail

OUTIL D AIDE A l ELABORATION D UNE FORMATION PEDAGOGIQUE

OUTIL D AIDE A l ELABORATION D UNE FORMATION PEDAGOGIQUE OUTIL D AIDE A l ELABORATION D UNE FORMATION PEDAGOGIQUE Construire une formation pédagogique c est : Considérer L origine. Le public ciblé La forme Les objectifs Le rôle du formateur L andragogie Choisir

Plus en détail

Institutionnalisation et émergence du service de soins infirmiers

Institutionnalisation et émergence du service de soins infirmiers Institutionnalisation et émergence du service de soins infirmiers Quelques mois après la mise en place de la réforme hospitalière de juillet 1991, une enquête permet d évaluer les réactions des professionnels

Plus en détail

Coaching, Une méthode scientifique

Coaching, Une méthode scientifique Coaching, Une méthode scientifique ROSELYNE KATTAR Tout le monde parle de coaching sans savoir exactement de quoi il s agit. Afin de clarifier cette approche selon moi, je vous propose de répondre à 3

Plus en détail

Nouer des relations saines : Apprendre à écouter

Nouer des relations saines : Apprendre à écouter Nouer des relations saines : Apprendre à écouter Résultats d apprentissage du programme Santé et préparation pour la vie, Alberta Education Les élèves vont : R 7.5 examiner les caractéristiques inhérentes

Plus en détail

Parinet Formation Pour Humaniser les Relations

Parinet Formation Pour Humaniser les Relations Parinet Formation Pour Humaniser les Relations Stages de développement personnel Formation à la relation d aide & Consultations individuelles Adultes, adolescents, enfants, couples Programme 2012-2013

Plus en détail

PRATIQUES LANGAGIERES EDUCATIVES EFFICIENTES DANS LE DIALOGUE ENTRE ADULTE ET ENFANT

PRATIQUES LANGAGIERES EDUCATIVES EFFICIENTES DANS LE DIALOGUE ENTRE ADULTE ET ENFANT PRATIQUES LANGAGIERES EDUCATIVES EFFICIENTES DANS LE DIALOGUE ENTRE ADULTE ET ENFANT L enfant a besoin d apprendre, et, en premier lieu, d apprendre à parler pour échanger et vivre en société. Ce sont

Plus en détail

Formations spécialisées maladie d Alzheimer et maladies apparentées

Formations spécialisées maladie d Alzheimer et maladies apparentées Formations spécialisées maladie d Alzheimer et maladies apparentées Passer d un regard qui dévisage à un regard qui envisage J. Cocteau Formations destinées aux professionnels Accompagner une personne

Plus en détail

RECONSTRUCTION MAMMAIRE

RECONSTRUCTION MAMMAIRE RECONSTRUCTION MAMMAIRE IMAGE DE SOI ET MOTIVATIONS Dr Bernard DESCLAUX Oncomip 18/4/2013 Le Contexte Quand le paraître a plus d importance que l être, la mutilation corporelle apparaît comme une blessure

Plus en détail

Plaidoyer pour une éthique du «placement»

Plaidoyer pour une éthique du «placement» Plaidoyer pour une éthique du «placement» Pascal Poli Gériatre, Fondation Le Bon Sauveur d Alby (Albi), Groupe de réflexion «Éthique et Sociétés - Vieillesse et vulnérabilités», Espace éthique/ap-hp, membre

Plus en détail

Préparation mentale, santé et bien-être : quelles relations?

Préparation mentale, santé et bien-être : quelles relations? «Colloque Scientifique des Assises Sport Prévention Santé 2014» Session 1 «Performance : préparation mentale et santé du sportif» Préparation mentale, santé et bien-être : quelles relations? ü Jean Fournier

Plus en détail

Les aspects psychologiques de la paralysie cérébrale : répercussions et enjeux dans le parcours de vie.

Les aspects psychologiques de la paralysie cérébrale : répercussions et enjeux dans le parcours de vie. Les aspects psychologiques de la paralysie cérébrale : répercussions et enjeux dans le parcours de vie. Sarah CAILLOT, Psychologue Réseau Breizh IMC- Pôle MPR St-Hélier (Rennes)- Journée Inter-régionale

Plus en détail

L affirmation de soi. Docteur Dominique Servant Unité stress et anxiété CHRU de Lille

L affirmation de soi. Docteur Dominique Servant Unité stress et anxiété CHRU de Lille L affirmation de soi Docteur Dominique Servant Unité stress et anxiété CHRU de Lille S affirmer «Communiquer de façon affirmée, c est exprimer ses sentiments et ses façons de voir, par des mots, des gestes,

Plus en détail

PROGRAMME DE FORMATION SAVOIR VENDRE AVEC EFFICACITÉ

PROGRAMME DE FORMATION SAVOIR VENDRE AVEC EFFICACITÉ CV315 SAVOIR VENDRE AVEC EFFICACITÉ 1. Identifier les objectifs commerciaux Les 4 objectifs clés du commercial L esprit de conquête, clé de la performance La psychologie du vendeur face à l acheteur 2.

Plus en détail

La distance thérapeutique à domicile.

La distance thérapeutique à domicile. Institut de Formation en Soins Infirmiers de Blois Travail de fin d études en vue de l obtention du diplôme d État Infirmier La distance thérapeutique à domicile. Laurence RAFFAULT Promotion 2000-2003

Plus en détail

Fiche d évolution. Savoir. l Connaissance élémentaire en diététique. l Connaissance des types de régimes alimentaires.

Fiche d évolution. Savoir. l Connaissance élémentaire en diététique. l Connaissance des types de régimes alimentaires. Cuisinier/ière G1602 - Personnel de cuisine 1 Cuisinier/ère en Établissement d Hébergement pour Personnes Âgées Dépendantes (EHPAD) Les activités principales Le cuisinier élabore et confectionne les repas

Plus en détail

MANUEL DE POLITIQUES ET PROCÉDURES PROVENANCE : NUMÉRO : DRH-008. Direction des ressources humaines OBJET : EN VIGUEUR :

MANUEL DE POLITIQUES ET PROCÉDURES PROVENANCE : NUMÉRO : DRH-008. Direction des ressources humaines OBJET : EN VIGUEUR : MANUEL DE POLITIQUES ET PROCÉDURES PROVENANCE : Direction des ressources humaines OBJET : Accueil et intégration du nouveau personnel et du personnel en période d essai NUMÉRO : DRH-008 EN VIGUEUR : Le

Plus en détail

Les dossiers de l Observatoire des Métiers et de l Emploi. juin 2013. Regards croisés sur l intérim

Les dossiers de l Observatoire des Métiers et de l Emploi. juin 2013. Regards croisés sur l intérim Les dossiers de l Observatoire des Métiers et de l Emploi juin 2013 Regards croisés sur l intérim regards croisés sur l intérim L Observatoire des Métiers et de l Emploi s est vu confier, depuis 2008,

Plus en détail

Les besoins et les attentes de la personne

Les besoins et les attentes de la personne CHAPITRE Les besoins et les attentes de la personne aux différents âges Les rythmes de vie > Les besoins et les attentes de la personne TDmémo OBJECTIFS > Repérer et justifier les besoins et les attentes

Plus en détail

- - - + + + Exemples. 1 J ai des convictions fermes que je ne modifie qu après mûre réflexion Confiance en soi/ identité

- - - + + + Exemples. 1 J ai des convictions fermes que je ne modifie qu après mûre réflexion Confiance en soi/ identité Documentation C Autoévaluation des compétences sociales et personnelles Vous avez rempli le justificatif des prestations fournies pour l année relatif à votre travail concernant la prise en charge de votre

Plus en détail

Compétences attendues des infirmiers en pédopsychiatrie

Compétences attendues des infirmiers en pédopsychiatrie Compétences attendues des infirmiers en pédopsychiatrie 1 Le rôle infirmier en pédopsychiatrie Le rôle infirmier prend en compte l enfant et/ou l adolescent dans sa globalité et respecte ses différences

Plus en détail

Le Droit Individuel à la Formation dans la Fonction Publique Hospitalière L individu au cœur d un enjeu collectif

Le Droit Individuel à la Formation dans la Fonction Publique Hospitalière L individu au cœur d un enjeu collectif Université François Rabelais - Tours UFR Arts et Sciences Humaines Département des Sciences de l Education et de la Formation Année Universitaire 2009-2010 Le Droit Individuel à la Formation dans la Fonction

Plus en détail

Ministère chargé de la santé. Diplôme d État d Infirmier. Portfolio de l étudiant

Ministère chargé de la santé. Diplôme d État d Infirmier. Portfolio de l étudiant Ministère chargé de la santé Diplôme d État d Infirmier Portfolio de l étudiant Nom et prénom de l étudiant : «TITRE2» «NOM» «PRENOM» Institut de formation en soins : IFSI ESQUIROL 5 Avenue Esquirol 69424

Plus en détail

COMMENT FAIRE PREUVE D AUTORITE EN TANT QUE

COMMENT FAIRE PREUVE D AUTORITE EN TANT QUE COMMENT FAIRE PREUVE D AUTORITE EN TANT QUE TUTEUR ETUDIANT? Antoine Dautriche, David Morelière, Jean-Marc Rodrigues Institut National des Sciences Appliquées de Toulouse Résumé L autorité est une qualité

Plus en détail

SOMMAIRE. Rechercher un stage : lettre de demande de stage. Rechercher un stage : prise de rendez-vous. Se présenter à un rendez-vous

SOMMAIRE. Rechercher un stage : lettre de demande de stage. Rechercher un stage : prise de rendez-vous. Se présenter à un rendez-vous SOMMAIRE Vie quotidienne iche 1 iche 2 iche 3 iche 4 iche 5 iche 6 Appeler un camarade Appeler un ami absent Laisser un message sur un répondeur Appeler le médecin Appeler le médecin : laisser un message

Plus en détail

LE DOCTEUR M. LACAMBRE, PSYCHIATRE AU CHRU DE MONTPELLIER «LE CIRQUE, UN OUTIL THÉRAPEUTIQUE?»

LE DOCTEUR M. LACAMBRE, PSYCHIATRE AU CHRU DE MONTPELLIER «LE CIRQUE, UN OUTIL THÉRAPEUTIQUE?» CONFÉRENCE AVEC LE DOCTEUR M. LACAMBRE, PSYCHIATRE AU CHRU DE MONTPELLIER DANS UN EXPOSÉ DE SA THÈSE INTITULÉ «LE CIRQUE, UN OUTIL THÉRAPEUTIQUE?» 14 OCTOBRE 2010 À L UFCV TOULOUSE Dans la lignée des événements

Plus en détail

BIENTRAITANCE CHEZ LA PERSONNE ÂGÉE

BIENTRAITANCE CHEZ LA PERSONNE ÂGÉE BIENTRAITANCE CHEZ LA PERSONNE ÂGÉE Dr Marie Florence PERARD-BAH Bonjour à tous, Pour ceux qui ne me connaissent pas: Je suis le Dr PERARD-BAH Gériatre responsable du pôle gériatrique du Centre Hospitalier

Plus en détail

La méthode de coaching

La méthode de coaching La méthode de coaching De Françoise Barquin Déclaration d activité de Formation enregistrée sous le n 11 75 50467 75 136 rue du Faubourg Poissonnière Paris 75010 - T/ 01 42 73 18 36-06 79 64 01 15 frbarquin@lobbycom.fr

Plus en détail

Programme des Activités

Programme des Activités Ecole de Coaching 1er semestre 2015 Programme des Activités Attitude Coach Devenir Coach Formations continuées Supervision Conférences Soirées Positives Sonia Piret 0486 707 496 - w w w. e c o l e d e

Plus en détail

Comprendre les différentes formes de communication

Comprendre les différentes formes de communication Chapitre 2 Communiquer de façon professionnelle 2. Lisez la mise en situation ci-dessous. Ensuite, nommez les attitudes favorisant la communication qui n ont pas été mises en pratique et expliquez votre

Plus en détail

PROGRESSER DANS SA FONCTION DE MANAGER

PROGRESSER DANS SA FONCTION DE MANAGER PROGRESSER DANS SA FONCTION DE MANAGER 1 QUEL MANAGER JE SUIS? 2 La connaissance de soi et des autres Déterminer et comprendre quel est l impact de sa communication personnelle Prendre conscience de ses

Plus en détail

QU EST-CE QUI VOUS MÈNE: LA TÊTE OU LE COEUR?

QU EST-CE QUI VOUS MÈNE: LA TÊTE OU LE COEUR? QU EST-CE QUI VOUS MÈNE: LA TÊTE OU LE COEUR? Source: DUMONT, Nicole. Femmes d aujourd hui, Vol. 1 No. 8., janvier 1996. On dit de certaines personnes qu elles n ont pas de tête ou qu elles n ont pas de

Plus en détail

EHPAD. Quels soins palliatifs en EHPAD? L apport d un réseau à l intégration de la démarche palliative au projet de Soins (de Vie) d un résident en

EHPAD. Quels soins palliatifs en EHPAD? L apport d un réseau à l intégration de la démarche palliative au projet de Soins (de Vie) d un résident en Quels soins palliatifs en? L apport d un réseau à l intégration de la démarche palliative au projet de Soins (de Vie) d un résident en Quels soins palliatifs en? Dr M. SALLAMAGNE 1992: «Faire du soin palliatif,

Plus en détail

MODULE 5 Rôle de l équipe soignante dans l information du patient

MODULE 5 Rôle de l équipe soignante dans l information du patient MODULE 5 Rôle de l équipe soignante dans l information du patient Catherine Tourette-Turgis Maître de conférences en sciences de l éducation Responsable du master en éducation thérapeutique à l université

Plus en détail

ÉVALUATION DES COMPÉTENCES niveau 3 ème année bachelor

ÉVALUATION DES COMPÉTENCES niveau 3 ème année bachelor Semestre automne printemps Répétition Lieu de période de formation pratique Institution : Nom de l'étudiant-e : Service : Promotion : Site de formation : Période du / au : PFP 5 PFP 6 ÉVALUATION DES COMPÉTENCES

Plus en détail

Rapport d étude en activités interdisciplinaires 2008-2009. Le handicap. Le nanisme

Rapport d étude en activités interdisciplinaires 2008-2009. Le handicap. Le nanisme PAVONE Angélique RIOU Laëtitia TST2SA Rapport d étude en activités interdisciplinaires 2008-2009 Le handicap Le nanisme Lycée technique les Catalins Sommaire Introduction p1 I.Le dossier documentaire p2

Plus en détail

Prévention et paritarisme : une excellente tablée! Colloque annuel de l ASSTSAS 29 et 30 avril 2015

Prévention et paritarisme : une excellente tablée! Colloque annuel de l ASSTSAS 29 et 30 avril 2015 Prévention de la violence Julie Bastien, conseillère cadre clinique Sophie Bernard, psychoéducatrice et formatrice Oméga Nathalie Parent, éducatrice et formatrice Oméga Hôpital Rivière des Prairies Dans

Plus en détail

En quoi le jeu est-il une pratique qui favorise l émancipation des individu.es?

En quoi le jeu est-il une pratique qui favorise l émancipation des individu.es? LE JEU, UNE PRATIQUE ÉMANCIPATRICE? PRÉSENTATION D E L ATELIER ORGANISATION Atelier de Construction Collective, 3 h. Atelier animé par Mani ISAAC, Le Poulpe Pirate. Secrétariat assuré par Ludovic LABRUNE

Plus en détail

Somme toute, les principaux thèmes privilégiés par mes interventions furent: La sexualité en général (élargissement de la

Somme toute, les principaux thèmes privilégiés par mes interventions furent: La sexualité en général (élargissement de la 1 Mon stage en résumé Je dois avouer avoir de la difficulté à faire un bilan qui va au-delà du déjà dit dans mes rapports antérieurs, parce que j ai l impression d y avoir presque tout écrit. Par contre,

Plus en détail

Le rôle des aides-soignantes et la place des aidants naturels dans le soin

Le rôle des aides-soignantes et la place des aidants naturels dans le soin Tiré à part 2011 Ce livret vous est offert par la 1 re mutuelle des professionnels de la santé www.em-consulte.com/produit/sasoi Le rôle des aides-soignantes et la place des aidants naturels dans le soin

Plus en détail

Une approche de la PNL

Une approche de la PNL Qu est ce que la PNL? Une approche de la PNL La PNL signifie Programmation NeuroLinguistique. C est une approche plus ou moins scientifique de tout ce qui touche à la communication et le fonctionnement

Plus en détail

Préparé par : ERIC GIRARDOT, -diplômé en Haptonomie. -diplômé en Sensitive Gestalt Massage (R)

Préparé par : ERIC GIRARDOT, -diplômé en Haptonomie. -diplômé en Sensitive Gestalt Massage (R) L Accompagnement des personnes âgées et des personnes atteintes de la maladie d Alzheimer par différentes approches: - l haptonomie - le Sensitive Gestalt Massage)R( - la Réflexologie plantaire Préparé

Plus en détail