EN QUOI LE COMPORTEMENT DU SOIGNANT PEUT-IL SUSCITER UNE REACTION VIOLENTE INNATENDUE

Dimension: px
Commencer à balayer dès la page:

Download "EN QUOI LE COMPORTEMENT DU SOIGNANT PEUT-IL SUSCITER UNE REACTION VIOLENTE INNATENDUE"

Transcription

1 LEGRAND Mélody EN QUOI LE COMPORTEMENT DU SOIGNANT PEUT-IL SUSCITER UNE REACTION VIOLENTE INNATENDUE OU NON DE dans LA un PART service DU de soins PATIENT?» DANS UN SERVICE DE SOINS? «En quoi le comportement du soignant peut-il susciter une réaction violente inattendue ou non de la part d un patient Travail de fin d'études, en vue de l'obtention du diplôme Infirmier d'etat INSTITUT DE FORMATION EN SOINS INFIRMIERS C.H.U AMIENS Promotion

2 2

3 Remerciements Je tiens tout d abord à remercier Madame Florence THIERRY qui m a accompagné tout au long de ce travail. Je souhaite également remercier les personnes notamment les deux soignantes interviewées pour m avoir accordé de leur temps afin de répondre à mes questions et permettre ainsi à ce travail d aboutir. Enfin, je remercie mon entourage, mes amis pour leur soutien et leurs encouragements car sans eux je ne serais pas là aujourd hui. 3

4 Avant propos Ce mémoire s inscrit dans le cadre d un travail de fin d études et des unités d enseignements 3.4, 5.6 et 6.2 du Semestre 6 en vue de l obtention du Diplôme d Etat d Infirmier. Pour réaliser ce travail, je suis partie d une situation inédite pour moi à savoir la violence dans les soins de la part d une patiente envers un infirmier dans une unité psychiatrique. Au cours de ma formation et des différents stages, j ai pu constater que la violence, sous différentes formes notamment physique et verbale, était de plus en plus présente dans les établissements de soins. N ayant jamais étudié cette notion de violence, c est pourquoi, à travers mes recherches, j ai souhaité approfondir le comportement soignant et la violence. Ces différentes recherches vont me permettre de mieux comprendre ce phénomène. Ce travail va également m apporter réflexion et ainsi me permettre de comprendre la situation. Dans un premier temps, j ai élaboré un cadre de références dans le but d éclaircir d un point de vue théorique et législatif cette situation. Suite à cela, mon questionnement a permis de mettre en avant des écarts au regard de la situation choisie. Parmi ces écarts, j en ai sélectionné un qui m a paru pertinent et essentiel. Cet écart m a permis de formuler la question de départ de ce travail. A partir de cette question de départ, j ai effectué des recherches théoriques basées sur des auteurs ayant travaillé sur ce thème. Je suis également allée à la rencontre de professionnels de santé afin de confronter leurs différents points de vue avec ceux des auteurs. Mes lectures et entretiens m ont aidé à élargir mon travail, à comprendre l importance de certains points non abordés au préalable. Finalement, ce travail de recherche donnera lieu à une nouvelle question de recherche. 4

5 Sommaire AVANT PROPOS... p 4 SOMMAIRE... p 5 SITUATION D APPEL... p 6 CADRE DE REFERENCE... p 8 1. L hystérie p 8 2. La violence... p L apprentissage... p Le travail d équipe... p 11 PROBLEMATISATION DE LA SITUATION... p 13 PHASE EXPLORATOIRE... p Recherches bibliographiques... p Le comportement... p La relation-soignant-soigné et le prendre soin... p La violence... p Les entretiens p Méthodologie p Analyse des entretiens.. p La problématique... p 22 BIBLIOGRAPHIE... p 24 ANNEXES... p 26 5

6 Situation d appel Au cours de ma 2 e année d études, j ai effectué un stage dans un service d entrée d un hôpital psychiatrique. Le 1 er stage dans le domaine de la psychiatrie depuis mon entrée en formation. Ce jour là (mon 3 e jour de stage), j étais postée d après-midi (13h30-21h30) et je travaillais en collaboration avec une infirmière, un infirmier, une ASH et une étudiante infirmière qui faisait office d aide-soignante pour le mois de juillet. Il était aux environs de 19h30, nous nous dirigeons avec l infirmier et l infirmière vers la chambre d isolement de Madame D pour lui apporter le repas du soir ainsi que ses traitements. Madame D est une patiente souffrant d hystérie, qui a été admise en chambre d isolement depuis une semaine pour recrudescence anxieuse chez une patiente souffrant de névrose hystérique. Elle a été hospitalisée à la demande de son mari (HDT). Avant de rentrer dans la chambre de Madame D, nous avons obligation de nous assurer que nous voyons la patiente à travers la fenêtre de la porte. Si nous ne voyons pas la patiente, il est interdit de rentrer dans la chambre d isolement. Après avoir aperçu Madame D, nous l informons que nous venons lui apporter son repas et ses médicaments et que pour ouvrir la porte, il faut qu elle s asseye sur son lit. Une fois la patiente assise, l infirmier ouvre la porte de la chambre et nous entrons dans celle-ci lui et moi, l infirmière restant à la porte au cas où un problème surviendrait. En entrant dans la chambre, nous constatons que Madame D est souillée sur elle ainsi que dans toute la pièce : murs, fenêtre, lit Devant cette situation, l infirmière restée à la porte de la chambre d isolement part prévenir l ASH et l aide-soignante afin de venir nous aider à nettoyer la chambre. Pendant ce temps là, l infirmier informe Madame D que nous allons l amener sous la douche afin de se laver. Elle refuse catégoriquement et se met à rire. L infirmier, qui ne peut pas laisser une patiente dans un tel état d incurie, décide de la prendre grâce à mon aide par les bras afin d aller à la douche. Sous la douche, Madame D refuse de se laver. L infirmière et l aide-soignante viennent nous aider à tenir la patiente qui est de plus en plus agitée. Et là, lorsque l infirmier lève le bras pour prendre le gel douche, Madame D se met à le taper sans aucune raison apparente. A-t-elle eu peur du 6

7 geste de l infirmier, S est-elle sentie menacée? Face à ce comportement, nous décidons d arrêter la douche, sécher Madame D et la ramener dans sa chambre. En observant que la patiente, même la douche finie ne se calme pas, les infirmiers décident de lui faire une injection intra-musculaire de Tranxène 20mg. En effet, pour certains patients qui risquent au cours de l hospitalisation d être agressif, le médecin met en place un protocole à suivre en cas de crise d agitation. Nous quittons la chambre et informons la patiente que nous allons revenir dans quelques minutes pour lui faire une injection afin de l apaiser. En revenant, Madame D rigole, s agite. Et lorsque nous lui demandons de s allonger sur le lit, elle refuse catégoriquement. Nous sommes à 3 pour la tenir afin que l infirmière puisse réaliser tant bien que mal l injection car la patiente continue toujours de se débattre. Une fois le soin terminé, nous sortons de la chambre. L infirmier me prend à part et m explique que des situations comme ça n arrivent pas tous les jours mais il faut être vigilent car un patient peut vite devenir agressif. Il m explique également que, nous soignant, il faut rester calme et ne pas réagir par la violence pour calmer le patient. Une fois cette explication faite, nous rejoignons le reste de l équipe pour effectuer les transmissions de l après-midi à l équipe de nuit. Au cours des transmissions, l infirmier explique à ses collègues ce qu il s est passé avec Madame D et qu il faudra surveiller attentivement son comportement cette nuit et l efficacité du traitement administré. 7

8 Cadre de référence 1. L hystérie Définition L'hystérie, dont l'origine est liée à un conflit ancien, est une affection psychiatrique se caractérisant par des troubles du comportement dont le malade est conscient, mais qu'il ne peut dominer. D'après Charcot, «l'hystérie est une maladie de l'imagination et non imaginaire.» 1 Caractéristiques Plusieurs caractéristiques peuvent définir l hystérie, il y a la tendance à manipuler son entourage, exprimer des émotions inappropriées, une hypersensibilité aux frustrations avec parfois une perte d autonomie matérielle et psychique. Enfin l hystérie peut se caractérisée par du théâtralisme et une falsification de l existence et la réalité. 2 Manifestations Comme toute pathologie, l hystérie se manifeste par différents signes cliniques. On peut observer des troubles somatoformes, des crises excito-motrices ou encore de l exhibitionnisme. 3 Me D, en temps normal, est consciente de sa pathologie mais en pleine recrudescence anxieuse elle est incapable de faire face à cela. Chez Me D, on peut observer des rires inexpliqués, un état incurique et une crise d agitation au cours de la douche. La recrudescence anxieuse dans le cadre de la névrose hystérique dont souffre Me D nécessite une hospitalisation sous contrainte à la demande d un tiers. Hospitalisation sous contrainte à la demande d un tiers Les soins psychiatriques à la demande d un tiers sont décidés lorsque : 1 2 RAOULT Alain, «Psychiatrie», Collection Théories et pratiques infirmières, Edition Vuibert, 2005, p Ibid., p

9 - Les troubles mentaux de la personne rendent impossible son consentement - L état mental de la personne impose des soins immédiats assortis soit d une surveillance constante en milieu hospitalier, soit d une surveillance médicale régulière. 4 L hospitalisation en milieu psychiatrique est régie par la loi du 5 juillet 2011 relative aux droits et à la protection des personnes faisant l'objet de soins psychiatriques et aux modalités de leur prise en charge. 5 Dans le cadre de l hospitalisation de Me D, la tierce personne est son mari. Cette décision a été prise lorsque Mr D a été dans l impossibilité de faire face à la recrudescence anxieuse de sa femme souffrant de névrose hystérique. Chambre d isolement L isolement est une mesure thérapeutique qui vise à soustraire momentanément le patient de son milieu familial ou social. La chambre d isolement permet d isoler le patient des stimuli extérieurs qui peuvent être la source de l état d agitation. Le patient va pouvoir se recentrer sur ses réelles préoccupations et retrouver un équilibre qui va lui permettre de nouveau de vivre en société sans être un danger pour lui-même ou pour les autres. Selon, l'anaes, tout patient dans une chambre verrouillée est séparée des soignants et des patients se trouvent en isolement. Cet isolement ne peut être que thérapeutique et non punitif. 6 L article R du Code de la Santé Publique stipule que «dans le cadre de son rôle propre, l infirmier ou l infirmière accomplit les actes ou dispense les soins suivants visant à identifier les risques et à assurer le confort et la sécurité de la personne et de son environnement et comprenant son information et celle de son entourage» : 1. Soins et procédés visant à assurer l hygiène de la personne et de son environnement. 2. Surveillance de l hygiène et de l équilibre alimentaire Actes professionnels, «Profession infirmier», recueil des principaux textes relatifs à la formation préparant au diplôme d Etat et à l exercice de la profession, Editions Sedi, p.198 9

10 L article R du Code de la Santé Publique stipule que «l infirmier ou l infirmière accomplit la surveillance des personnes en chambre d isolement.» 8 2. La violence Etymologie Le mot «violence» vient du latin «vis» qui signifie «force en action, force exercée contre quelqu un». 9 Définitions Violence (Larousse) : Ensemble des actes caractérisés par des abus de la force physique, des utilisations d'armes, des relations d'une extrême agressivité. 10 Violence (OMS) : L usage délibéré ou la menace d usage délibérée de la force physique ou de la puissance contre soi-même, contre une autre personne ou contre un groupe ou une communauté qui entraîne ou risque fort d entraîner un traumatisme, un décès, un dommage moral, un maldéveloppement ou une carence. Il existe une circulaire qui recense les actes de violence dans les établissements. Cette circulaire est la Circulaire DHOS/P1 n du relative au recensement des actes de violence dans les établissements. Cette circulaire permet à l Observatoire National des Violences en milieu Hospitalier d élaborer un rapport annuel. Les dernières données attestent que la violence au sein des établissements de soins n est plus un épiphénomène et qu'elle impacte sur les conditions de travail du personnel des établissements de santé. 11 Me D s est servi de la force physique lorsqu elle a tapé l infirmier. A noté que dans la situation, Me D n a pas voulu être violente. Ce comportement est lié à la pathologie dont souffre la patiente. 8 Actes professionnels, Profession infirmier, recueil des principaux textes relatifs à la formation préparant au diplôme d Etat et à l exercice de la profession, Editions Sedi, p FORMARIER Monique et JOVIC Ljiljana, «Concept en sciences infirmières», Editions Mallet Conseil, ARSI, 2009, p

11 3. L apprentissage Définition «Période pendant laquelle quelqu un apprend un savoir-faire nouveau et le processus par lequel ce nouveau savoir s acquiert.» 12 Attributs du concept d apprentissage 13 - L étudiant bénéficie d une formation alternée sur le terrain, sous la responsabilité d un maître de stage dans des domaines tels que la santé, l enseignement technique. - Savoir, savoir-faire, savoir-être : connaissances et aptitudes acquises soit par l étude et l expérience, soit dans l exercice pratique. Cette discussion post-situation entre l infirmier et moi permet de prendre du recul sur les événements. Ce recul permet de comprendre la situation. Principes pédagogiques 14 «Le référentiel de formation est articulé autour de l acquisition des compétences requises pour l exercice des différentes activités du métier d infirmier.» «Le référentiel de formation met en place une alternance entre l acquisition de connaissances et de savoir-faire reliés à des situations professionnelles, la mobilisation de ces connaissances et savoir-faire dans des situations de soins, et, s appuyant sur la maîtrise des concepts, la pratique régulière de l analyse de situations professionnelles.» 4. Le travail d équipe Définition «Action commune à réaliser avec des procédures, des ressources des moyens mis en commun. La convergence des efforts de chacun doit être soutenue par une collaboration efficace, basée 12 FORMARIER Monique et JOVIS Ljiljana, «Concepts en sciences infirmières», Editions Mallet Conseils, ARSI, 2009, p Ibid., p «Profession infirmier», recueil des principaux textes relatifs à la formation préparant au diplôme d Etat et à l exercice de la profession, Editions Sedi, p.69 11

12 sur des interactions positives. ( ) les membres peuvent avoir des rôles différents, complémentaire, sans prépondérance d un rôle sur les autres.» 15 Au regard de la situation, la complémentarité de l équipe permet, en cas de crise, d assurer des soins de qualité tout en sécurité. En effet, la sécurité est un critère de soin. Transmissions Transmettre 16 : «faire passer à une autre un écrit, des paroles.» Les transmissions écrites et/ou orales permettent à chaque membre de l équipe soignante, de connaître les éléments nécessaires pour dispenser des soins infirmiers adaptés à l évolution de l état de santé de la personne soignée. Elles sont indispensables à la continuité des soins. 17 D un point de vue législatif, l écriture dans le dossier de soins fait partie du rôle propre de l infirmière. Selon le décret de compétence infirmier décret du 19 juillet 2004, dans son chapitre I, section 1, article R les soins infirmiers ont pour objet : «De concourir à la mise en place de méthode et au recueil d informations utiles aux autres professionnels, et notamment aux médecins pour poser leur diagnostic et évaluer l effet de leurs prescriptions». 18 Dans la situation, les transmissions à l équipe de nuit permettent une continuité des soins au regard du traitement administré à Me D. 15 FORMARIER Monique et JOVIC Ljiljana, «Concepts en sciences infirmières», Editions Mallet Conseils, ARSI, 2009, p Collectif, «Le Robert», Edition France loisir, Paris, 2002, page PASCAL Annie et FRECON VALENTIN Eliane, «Diagnostics infirmiers, interventions et résultats», Collection Démarche soignante, Edition Masson, Paris, 2006, page Décret n du 29 juillet 2004 relatif aux parties IV et V du code de la santé public et modifiant certaines dispositions. 12

13 Problématisation de la situation Le cadre de référence a permis de pointer des aspects, des problèmes et des écarts non perçus au départ : La violence qui se dégage du comportement de Me D est liée aux manifestations de l hystérie. La prise en soins de ce type de pathologie nécessite des connaissances de la part de l équipe soignante afin de permettre d interpréter ces manifestations et adapter la prise en soins. Ces connaissances permettent de détecter des signes prédisposant à la violence en tenant compte de la sécurité. Cette sécurité se fait également grâce à la chambre d isolement qui est une protection pour Me D. Au cours de la douche, l infirmier n a pas anticipé la réaction de Me D. Le fait de lever le bras a peut-être suscité un réflexe de défense chez la patiente. Le travail d équipe permet une collaboration efficace. Face à cette situation de crise, l équipe a su s organiser et coordonner des actions dans le calme dans le but d apaiser la patiente. Cette situation vécue en stage ainsi que l encadrement de l infirmier m apporte un savoirfaire et des connaissances qui contribuent à l acquisition des compétences professionnelles. Cette démarche d analyse de situation entre dans un processus d apprentissage. 13

14 Choix du problème retenu Parmi les différents problèmes de recherches, je choisis d approfondir la notion de la difficulté à prendre en soin une personne dans un contexte de violence. Selon une étude de l OMS, la violence est en nette augmentation, dans le domaine de la santé. C est pour cela que la prévention de ce phénomène est devenue une priorité pour le domaine de la Santé Publique. 19 De plus, la violence est un frein à la relation soignant-soigné. Grâce à ce travail de recherches, je pourrais mieux appréhender ce genre de situation dans ma future pratique professionnelle. Objectif de la recherche Le problème retenu va permettre de comprendre les éléments dans le comportement des soignants qui peuvent entraîner des réactions violentes. Question de départ «En quoi le comportement du soignant peut-il susciter une réaction violente inattendue ou non de la part d un patient dans un service de soins?»

15 Phase exploratoire En lien avec ma question de recherches, j ai choisi d approfondir différentes notions : le comportement, la relation soignant-soigné et le prendre en soin ainsi que la notion de violence. 1. Recherches bibliographiques 1.1. Le comportement Dans l ouvrage «La relation soignant-soigné», Anne MASSEBEUF et Alexandre MANOUKIAN, psychologues, indiquent que le comportement dépend de différentes sources (internes et externes). 20 Pour Monique FORMARIER, puéricultrice et directrice des soins, le comportement est un terme qui a plusieurs sens et qui comporte différents critères. En effet, le comportement peut être inné, acquis, conscient ou inconscient. L auteur mentionne également que cette notion de comportement a différentes caractéristiques qui en constitue sa base : caractéristiques biologiques, culturelles, sociales ou encore fonctionnelles. 21 Dans la pratique infirmière, Monique FORMARIER explique qu à travers le comportement des différents patients, le soignant peut adapter les soins et la prise en charge. C est la base du raisonnement clinique. 22 La notion d attitude est proche du concept de comportement. En effet, tout comme le comportement, l attitude est un terme polysémique. Toujours selon Monique FORMARIER, ce concept d attitude se retrouve dans divers langages : langage corporelle, artistique, professionnel 23 Dans le domaine des soins, l auteur nous explique que l attitude ne peut être observée en première intention. Pour évaluer l attitude, on peut avoir recours à différents types d échelles qui mesurent de manière objective l attitude des patients MANOUKIAN Alexandre et MASSEBEUF Anne, «La relation soignant-soignée», Collection Pratiquer, Editions Lamarre, 2008, p FORMARIER Monique et JOVIC Ljiljana, «Concepts en sciences infirmières», Editions Mallet Conseils, ARSI, p Ibid., p Ibid., p Ibid., p.83 15

16 Pour conclure, parfois le comportement peut être source de conflit, entraîner une mauvaise communication et ainsi empêcher la mise en place d une relation. En effet, comme il est dit dans l ouvrage «Faire face à la violence dans les institutions de santé» : «Certains comportements, certaines paroles sont susceptibles de provoquer la peur, la honte ou la colère.» La relation soignant-soigné et le prendre soin Comme il est dit dans l ouvrage «La relation soignant-soigné», la relation fait partie du quotidien des soignants. «Les équipes soignantes, par leurs fonctions dans les services hospitaliers, entrent en relation avec les malades de façon intime et souvent prolongée.» 26 Selon Anne MASSEBEUF et Alexandre MANOUKIAN, tous deux psychologues, il faut au minimum de personnes pour établir une relation. 27 Ils disent également que cette notion de relation est assez complexe. En effet, ils expliquent que : «C est avec son corps, sa parole et son affectivité que l on rentre en relation.» 28 Cette relation prend en compte différents facteurs. Parmi ces facteurs il y a les facteurs psychologiques, sociaux et physiques. 29 Pour finir, Anne MASSEBEUF et Alexandre MANOUKIAN expliquent que la reconnaissance du rôle de chacun ainsi que la responsabilité de tous est engagée. Le soignant, de par son savoirfaire, ses connaissances et ses compétences, est un liant entre l institution et les patients. 30 Comme les auteurs précédents, Colette MONTET-AUBREE, psychologue, définit la relation comme étant un établissement de liens entre deux ou plusieurs personnes. Elle explique également que le soigné est une personne malade ou souffrante et que le soignant de par l utilisation de la relation d aide peut guérir ou soulager la personne soignée MICHEL Michel et THIRION Jean-François, «Faire face à la violence dans les institutions de santé», Gestion des risques et de la qualité, Editions Lamarre, 2004, p MANOUKIAN Alexandre et MASSEBEUF Anne, «La relation soignant-soignée», Collection Pratiquer, Editions Lamarre, 2008, p.7 27 Ibid., 2008, p.7 28 Ibid., 2008, p.9 29 Ibid., 2008, p.9 30 Ibid., 2008, p

17 Dans l ouvrage «La relation soignant-soigné», la relation d aide est considérée comme un besoin universel. Ce type de relation a pour pilier l authenticité et l empathie. 32 Pour Anne MASSEBEUF et Alexandre MANOUKIAN, la relation d aide est une véritable rencontre entre deux personnes et permet d établir un enrichissement réciproque. 33 «L aide c est l action d intervenir en faveur d une personne en joignant ses efforts aux siens.» 34 Selon Françoise MOLIERE, infirmière et cadre de santé formateur, il ne peut y avoir d aide sans relation. Lorsqu un soignant entre en relation d aide avec un patient, il le guide sur la voie de l accompagnement. Cette prise en charge correspond au prendre soin. 35 Pour Walter HESBEEN, infirmier et docteur en Santé Publique, le concept de prendre soin correspond à l attention que chaque soignant porte à une personne qui vit une situation particulière. Selon l auteur, le prendre soin permet d apporter de l aide et du bien-être à la personne soignée La violence La violence est définie par l OMS comme étant : «usage délibéré ou la menace d usage délibérée de la force physique ou de la puissance contre soi-même, contre une autre personne ou contre un groupe ou une communauté qui entraîne ou risque fort d entraîner un traumatisme, un décès, un dommage moral, un mal-développement ou une carence.» 37 Dans l ouvrage «Les soignants face à la violence», Bernard E. GBEZO indique que les établissements de santé comme tout type d établissement recevant du public peut provoquer de 32 MANOUKIAN Alexandre et MASSEBEUF Anne, «La relation soignant-soignée», Collection Pratiquer, Editions Lamarre, 2008, p Ibid., 2008, p FORMARIER Monique et JOVIC Ljiljana, «Concepts en sciences infirmières», Editions Mallet Conseils, ARSI, p Ibid., p GBEZO E. Bernard, «Les soignants face à la violence», Collection Pratiquer, Editions Lamarre, 2008, p.4 17

18 l agressivité, des conflits ou encore de la violence sous différentes formes et à différents niveaux. 38 L auteur explique que ces actes de violence sont de plus en plus fréquents. Il distingue principalement la violence verbale (insultes, menaces ), la violence physique (coups, bousculades ), la violence psychologique et la violence sexuelle. 39 Bernard E.GBEZO nous dit également que ces différentes formes et ces différents niveaux de violence se retrouvent principalement dans les services d urgences, de gériatrie, de médecine interne ou encore dans les unités psychiatriques. 40 Selon le rapport de l Observatoire National des Violence en milieu Hospitalier, 5090 faits de violence ont été déclarés pour l année Certaines unités de soins sont beaucoup plus touchées par ce phénomène : la psychiatrie avec 32% de faits recensés, les urgences avec 13.5% ou encore la médecine générale avec 16%. Différents auteurs comme Colette MONTET-AUBREE, Bernard E.GBEZO ou encore Michel MICHEL et Jean-François THIRION dans l ouvrage «Faire face à la violence dans les institutions de santé», s accordent à dire que le fait de se trouver à l hôpital et face à la maladie peut générer chez le patient et chez sa famille de l angoisse et du stress. Enfin, Bernard E.GBEZO ajoute que chaque individu a son mode de réaction face à la violence et que cela dépend du tempérament, des expériences déjà vécues et de la résistance au stress. 41 Selon lui, les soignants cherchent à donner un sens à la violence des patients qui serait imputable à une maladresse de leur fait. En effet, les manifestations de violence de la part des soignés occasionnent chez les soignants un sentiment de colère, de frustration et ils ne se sentent ni respectés dans leur mission ni soutenus par l institution. 42 Pour conclure, selon Bernard E.GBEZO dans son ouvrage «Les soignants face à la violence», il est primordial de prévenir ce phénomène de violence grâce à l anticipation, la protection et la correction GBEZO E. Bernard, «Les soignants face à la violence», Collection Pratiquer, Editions Lamarre, 2008, p Ibid., 2008, p Ibid., 2008, p Ibid., 2008, p Ibid., 2008, p

19 2. Les entretiens 2.1. Méthodologie Au regard de mon cadre de référence et de mes différentes recherches, j ai choisi d utiliser la méthode de l entretien semi-directif. Ce type d entretien est composé de questions ouvertes, ce qui permet d avoir le ressenti et le point de vue des différents soignants interrogés sur le sujet que traite mon travail de fin d études. Dans le but d obtenir différents points de vue sur le sujet de mon mémoire à savoir la violence et le comportement des soignants, j ai trouvé pertinent de choisir des soignants de qualification différente et travaillant dans différentes unités de soins. Il s agit d une infirmière et d une aidesoignante, qui au cours de leur exercice professionnel, ont été confronté à la violence. J ai décidé d effectuer un entretien dans un service d urgences et un second dans une maison de retraite. Ce choix s est fait au regard de mes différentes recherches. En effet, au cours de mes lectures, il en est ressorti que cette notion de violence était présente et plus fréquente dans les services de gériatrie, d urgences, de psychiatrie 2.2. Analyse des entretiens Le comportement : A la question : «Selon vous, le comportement du soignant influence-t-il la prise en charge du patient? Si oui, pourquoi?» L infirmière et l aide-soignante sont formelles et affirment que le comportement du soignant a un impact sur la prise en charge de la personne soignée. Pour l infirmière, l influence du comportement sur la prise en charge commence dès l accueil du patient. En effet, elle dit je cite : «Euh, dès l arrivée, suivant comment on les accueille, je pense que ça a un rôle en fait, euh» Elle explique que beaucoup d éléments sont à prendre en compte comme le sourire, l énervement, l affluence de personnes aux urgences. Selon elle, ces différents facteurs se répercutent sur la prise en charge du patient. L aide-soignante, de manière différente, reprend les mêmes éléments que l infirmière notamment cette notion d énervement. En effet, elle explique que : «Si nous soignant on est calme, eux sont calmes. Si les patients sentent qu on est stressé ou énervé, le groupe sera stressé ou énervé. Ça se ressent sur eux.» 19

20 A la question, «Selon vous, au regard de votre expérience professionnelle, le comportement du soignant peut-il être source de conflit avec la personne soignée?» Pour l aide soignante exerçant en maison de retraite au sein d une unité accueillant des résidents souffrants de la maladie d Alzheimer, le comportement du soignant peut engendrer du conflit avec le patient. Elle m explique également que le comportement du patient peut être source de conflit. Pour affirmer ses dires, elle me donne l exemple d une résidente qui a tendance à être autoritaire et dont le comportement a parfois des répercussions sur l équipe soignante mais également sur les autres résidents, ce qui provoque un effet de groupe et qu à partir de ce moment la situation peut vite dégénérer. L infirmière quand à elle, affirme que le comportement des soignants peut être source de conflit mais qu ici aux urgences ce n est pas souvent le cas sans plus approfondir pourquoi. Elle dit je cite : «Hum, ça se peut, forcément ça se peu. Souvent ce n est pas le cas.» Pour Michel MICHEL, sociologue et Jean-François THIRION, certains comportements de personnes soignants peuvent parfois être susceptibles d entraîner de la peur ou de la colère chez le patient. 44 Au regard des différents points de vue des auteurs et des soignantes interrogées, nous pouvons dire que la qualité de la prise en charge du patient dépend du comportement du soignant mais également du comportement du patient comme nous l explique l aide-soignante. On peut également affirmé que cette prise en charge dépend de différents facteurs comme par exemple le calme, l énervement enfin la prise en charge d un patient commence dès l accueil de ce dernier. La relation soignant-soigné : A la question : «D après vous, qu est-ce qui peut faire obstacle au maintien ou à l instauration d une relation adaptée entre le soignant et le soigné?», l infirmière exerçant aux urgences m explique que la disposition des lieux n est pas très adaptée et propice à l instauration d une relation de qualité avec la personne soignée. En effet, en arrivant aux urgences, les patients sont placés dans une sorte de sas où beaucoup de monde circule ce qui entraîne un manque d intimité et de confidentialité. Elle m explique également que le fait de se situer dans un service 44 MICHEL Michel et THIRION Jean-François, «Faire face à la violence dans les institutions de santé», Gestion des risques et de la qualité, Editions Lamarre, 2004, p

Relation soignant / soigné

Relation soignant / soigné Relation soignant / soigné 3 métiers impossibles selon Freud : gouverner soigner éduquer Car met les personnes dans une situation de dépendance et d autorité Relation = activité ou une situation dans laquelle

Plus en détail

Diplôme d Etat d infirmier Référentiel de compétences

Diplôme d Etat d infirmier Référentiel de compétences Annexe II Diplôme d Etat d infirmier Référentiel de compétences Les référentiels d activités et de compétences du métier d infirmier diplômé d Etat ne se substituent pas au cadre réglementaire. En effet,

Plus en détail

Dix valeurs pour les soins infirmiers

Dix valeurs pour les soins infirmiers Dix valeurs pour les soins infirmiers La valeur n attendant pas le nombre des années, deux étudiantes en soins infirmiers se sont interrogées sur les valeurs dont l infirmière a besoin pour mieux adapter

Plus en détail

I. Qu est ce qu un SSIAD?

I. Qu est ce qu un SSIAD? 1 Plan Introduction I. Qu est ce qu un SSIAD? II. L accompagnement du SSIAD III. Présentation du SSIAD de Meyssac et de Beynat IV. Les personnes prises en soin dans le SSIAD V. Présentation d une situation

Plus en détail

Relation soignant-soigné au cœur de la psychologie médicale

Relation soignant-soigné au cœur de la psychologie médicale 19 Relation soignant-soigné au cœur de la psychologie médicale RENCONTRE, TRANSFERT ET CONTRE-TRANSFERT La notion de transfert découle des travaux de la psychanalyse (S. Freud) où ont été décrits des mouvements

Plus en détail

Le référentiel professionnel du Diplôme d Etat d Aide Médico-Psychologique

Le référentiel professionnel du Diplôme d Etat d Aide Médico-Psychologique A R D E Q A F Le référentiel professionnel du Diplôme d Etat d Aide Médico-Psychologique 1.1 Définition de la profession et du contexte de l intervention p. 2 1.2 Le référentiel d activités du Diplôme

Plus en détail

Une mine de compétences internes et externes. Programme de formation continue 2007

Une mine de compétences internes et externes. Programme de formation continue 2007 Institut de Formation en Soins Infirmiers IFSI Institut de Formation d Aides Soignants IFAS Dans l de Montpellier 1146 Avenue du Père Soulas 34295 MONTPELLIER cédex 5 Tél. 04 67 33 88 44 - Fax 04 67 33

Plus en détail

Aide soignant(e) Le Métier d Aide Soignant(e) Le Concours. Concours Prépa Santé

Aide soignant(e) Le Métier d Aide Soignant(e) Le Concours. Concours Prépa Santé CP Concours Prépa Santé Optimum : 350 h/an Access : 225 h/an de septembre à mai Aide soignant(e) Le Métier d Aide Soignant(e) Sous la responsabilité de l infirmier, l aide-soignant s occupe de l hygiène

Plus en détail

Le trouble oppositionnel avec. provocation ou par réaction?

Le trouble oppositionnel avec. provocation ou par réaction? Le trouble oppositionnel avec provocation ou par réaction? Emmanuelle Pelletier, M.Ps., L.Psych. Psychologue scolaire Octobre 2004 Trouble oppositionnel avec provocation ou par réaction? La personne oppositionnelle

Plus en détail

Un métier en évolution.

Un métier en évolution. Intégré à une équipe de soins, l'aide-soignant assiste l'infirmier dans les activités quotidiennes de soins. Il contribue au bien-être des malades, en les accompagnant dans tous les gestes de la vie quotidienne

Plus en détail

Maladie d Alzheimer Que faire?

Maladie d Alzheimer Que faire? Maladie d Alzheimer Que faire? Que faire? Les changements que vous constatez vous rendent probablement inquiet ou anxieux. Maintenant que vous savez que vous avez la maladie d Alzheimer, vous vous préoccupez

Plus en détail

LES PROFESSIONNELS DE LA SANTE

LES PROFESSIONNELS DE LA SANTE AD'PROSANTE : DES FORMATIONS POUR LES PROFESSIONNELS DE LA SANTE AD'PROSANTE - GROUPE SOFT FORMATION 84, Boulevard de la Corderie 13007 Marseille Tél : 04.91.15.71.03 Fax : 04.91.81.52.62 1 NOTRE OFFRE

Plus en détail

APRES TOUT ACTE DE MALTRAITANCE. 3. Elaboration des recommandations de pratique. 4. Diffusion au personnel des recommandations.

APRES TOUT ACTE DE MALTRAITANCE. 3. Elaboration des recommandations de pratique. 4. Diffusion au personnel des recommandations. PROCESSUS D ASSURANCE QUALITE MIS EN ŒUVRE APRES TOUT ACTE DE MALTRAITANCE 1. Identification des circonstances déclenchantes de l acte de maltraitance. 2. Définition des objectifs correctifs. 3. Elaboration

Plus en détail

Sauvegarde de justice - Curatelle - Tutelle Loi du 5 mars 2007 portant réforme de la protection des Majeurs

Sauvegarde de justice - Curatelle - Tutelle Loi du 5 mars 2007 portant réforme de la protection des Majeurs Sauvegarde de justice - Curatelle - Tutelle Loi du 5 mars 2007 portant réforme de la protection des Majeurs Sauvegarde de justice : Pour qui : o patient majeur ayant besoin d une représentation temporaire

Plus en détail

Définition, finalités et organisation

Définition, finalités et organisation RECOMMANDATIONS Éducation thérapeutique du patient Définition, finalités et organisation Juin 2007 OBJECTIF Ces recommandations visent à présenter à l ensemble des professionnels de santé, aux patients

Plus en détail

MODULE 5 Rôle de l équipe soignante dans l information du patient

MODULE 5 Rôle de l équipe soignante dans l information du patient MODULE 5 Rôle de l équipe soignante dans l information du patient Catherine Tourette-Turgis Maître de conférences en sciences de l éducation Responsable du master en éducation thérapeutique à l université

Plus en détail

Qu est-ce que le métier d aide-soignante?

Qu est-ce que le métier d aide-soignante? Au sein de l'équipe médicale, l'aide-soignante assure l'hygiène et le confort des patients. C'est sans doute la personne la plus proche, à l'écoute des souffrances et des inquiétudes des malades. Qu est-ce

Plus en détail

SUPPLEMENT AU DIPLÔME

SUPPLEMENT AU DIPLÔME SUPPLEMENT AU DIPLÔME Le présent supplément au diplôme (annexe descriptive) suit le modèle élaboré par la Commission européenne, le Conseil de l'europe et l'unesco/cepes. Le supplément vise à fournir des

Plus en détail

«SOINS AUX PERSONNES AGEES : Cadre juridique et administratif des prises en charge chez la personne âgée»

«SOINS AUX PERSONNES AGEES : Cadre juridique et administratif des prises en charge chez la personne âgée» «SOINS AUX PERSONNES AGEES : Cadre juridique et administratif des prises en charge chez la personne âgée» intéresser, l entendre, et transformer en soins de vie ce qu elle veut nous dire qu elle soit atteinte

Plus en détail

La supervision en soins infirmiers

La supervision en soins infirmiers La supervision en soins infirmiers (article en deux parties : version jumelée) La pratique de la supervision en soins infirmiers étant peu courante en France et les écrits la concernant de même, bien que

Plus en détail

la maladie d Alzheimer

la maladie d Alzheimer Prévenir... les difficultés de vie avec un proche atteint de la maladie d Alzheimer 27 La maladie d Alzheimer n est pas la maladie d une seule personne 800 000 français sont atteints par la maladie d Alzheimer

Plus en détail

Le processus de professionnalisation du cadre de santé : Cadre de santé ou Cadre de soins?

Le processus de professionnalisation du cadre de santé : Cadre de santé ou Cadre de soins? Le processus de professionnalisation du cadre de santé : Cadre de santé ou Cadre de soins? Laurent QUENEC HDU Descriptif : Le métier de cadre de santé est en constante évolution : le cadre est aujourd

Plus en détail

LIVRET DE SUIVI DE STAGE

LIVRET DE SUIVI DE STAGE Lycée Professionnel Pierre MENDES FRANCE BRUAY BARLIN 3ième Préparatoire aux Formations Professionnelles PÉRIODES DE DECOUVERTE EN MILIEU PROFESSIONNEL LYCÉE PIERRE MENDES FRANCE Rue de Saint-OMER 62700

Plus en détail

Aide kinésithérapeute : une réalité?

Aide kinésithérapeute : une réalité? Aide kinésithérapeute : une réalité? Fabien Launay Cadre supérieur du pôle rééducation CHU de Dijon Dijon (21) Préambule : La fonction d aide-kinésithérapeute n est pas nouvelle. Elle peut être occupée

Plus en détail

Comment la proposer et la réaliser?

Comment la proposer et la réaliser? RECOMMANDATIONS Éducation thérapeutique du patient Comment la proposer et la réaliser? Juin 2007 OBJECTIF Ces recommandations visent à aider les professionnels de santé dans la mise en œuvre d un programme

Plus en détail

Vivre seul SUJETS DÉLICATS CONTEXTE

Vivre seul SUJETS DÉLICATS CONTEXTE Vivre seul CONTEXTE Un nombre croissant de personnes âgées vivent seules. Si elles sont atteintes de la maladie d Alzheimer ou de maladies apparentées, elles sont plus susceptibles d être diagnostiquées

Plus en détail

Avec un nouveau bébé, la vie n est pas toujours rose

Avec un nouveau bébé, la vie n est pas toujours rose Avec un nouveau bébé, la vie n est pas toujours rose Le «blues du post-partum» est FRÉQUENT chez les nouvelles mères. Quatre mères sur cinq auront le blues du post-partum. LE «BLUES DU POST-PARTUM» La

Plus en détail

Vous êtes. visé. Comment diminuer les risques et les impacts d une agression en milieu bancaire

Vous êtes. visé. Comment diminuer les risques et les impacts d une agression en milieu bancaire Vous êtes visé Comment diminuer les risques et les impacts d une agression en milieu bancaire Prévenir les vols ou les effets d un vol sur les employés Rôle de la direction de la succursale Désigner un

Plus en détail

Entretien du professeur Dartigues, directeur de l unité Inserm U897 de l Université de Bordeaux

Entretien du professeur Dartigues, directeur de l unité Inserm U897 de l Université de Bordeaux Entretien du professeur Dartigues, directeur de l unité Inserm U897 de l Université de Bordeaux - Que pensez vous du débat suscité par l article paru dans Sciences et Avenir sur l association entre benzodiazépines

Plus en détail

Le rôle des aides-soignantes et la place des aidants naturels dans le soin

Le rôle des aides-soignantes et la place des aidants naturels dans le soin Tiré à part 2011 Ce livret vous est offert par la 1 re mutuelle des professionnels de la santé www.em-consulte.com/produit/sasoi Le rôle des aides-soignantes et la place des aidants naturels dans le soin

Plus en détail

Choisir et décider ensemble

Choisir et décider ensemble Choisir et décider ensemble Catherine Ollivet Présidente de l'association France Alzheimer 93, coordinatrice du groupe de réflexion et de recherche "éthique et vieillesse", Espace éthique/ap-hp, membre

Plus en détail

Rentrée 2015. Charte du restaurant scolaire

Rentrée 2015. Charte du restaurant scolaire Rentrée 2015 Charte du restaurant scolaire Délibération du conseil municipal du 22 mai 2014 Mairie de Marcy L étoile Préambule Merci de bien vouloir prendre connaissance en famille, avec vos enfants, du

Plus en détail

CAHIER DES CHARGES INFIRMIER-ÈRE DIPLÔMÉ-E

CAHIER DES CHARGES INFIRMIER-ÈRE DIPLÔMÉ-E Madame/Monsieur 1. DÉFINITION DE LA FONCTION Au service du projet institutionnel, la titulaire du poste : Exerce dans un cadre législatif et un contexte sanitaire connus (loi sur l exercice professionnel,

Plus en détail

Dans le cadre du décret Education Permanente. La Plate-forme francophone du Volontariat présente : ANALYSE. (11 074 signes espaces compris)

Dans le cadre du décret Education Permanente. La Plate-forme francophone du Volontariat présente : ANALYSE. (11 074 signes espaces compris) 1 Dans le cadre du décret Education Permanente La Plate-forme francophone du Volontariat présente : ANALYSE (11 074 signes espaces compris) Le volontariat et ses limites dans le secteur social et des soins

Plus en détail

JE NE SUIS PAS PSYCHOTIQUE!

JE NE SUIS PAS PSYCHOTIQUE! rétablissement et psychose / Fiche 1 JE NE SUIS PAS PSYCHOTIQUE! JJérôme s énerve : «Je ne suis pas psychotique! Vous ne dites que des conneries! Je suis moi, Jérôme, et je ne vois pas le monde comme vous,

Plus en détail

Chap 5 : Renforcer l efficacité relationnelle

Chap 5 : Renforcer l efficacité relationnelle Chap 5 : Renforcer l efficacité relationnelle I. Communiquer avec efficacité A. Intégrer les processus d influence sociale 1. La personnalité Les métaprogrammes sont les traits de personnalité qui, gravés

Plus en détail

Manque de reconnaissance. Manque de contrôle

Manque de reconnaissance. Manque de contrôle CONTRE-VALEURS 7 octobre 2014 Les contre-valeurs représentent ce que l on cherche à fuir. Elles nous motivent négativement en ce sens où elles incarnent des situations que nous évitons ou que nous cherchons

Plus en détail

Le dossier médical. du médecin libéral. Patrice MARIE LE GUIDE DE L ENTRÉE DANS LA VIE PROFESSIONNELLE

Le dossier médical. du médecin libéral. Patrice MARIE LE GUIDE DE L ENTRÉE DANS LA VIE PROFESSIONNELLE du médecin libéral Patrice MARIE, c est l ensemble des documents concernant la santé d un patient donné que le médecin garde, en temps que médecin traitant. La loi, promulguée le 4 mars 2002, réaffirme

Plus en détail

L ÉDUCATION THÉRAPEUTIQUE DU PATIENT EN 15 QUESTIONS - RÉPONSES

L ÉDUCATION THÉRAPEUTIQUE DU PATIENT EN 15 QUESTIONS - RÉPONSES L ÉDUCATION THÉRAPEUTIQUE DU PATIENT EN 15 QUESTIONS - RÉPONSES CONTEXTE 1. Pourquoi avoir élaboré un guide sur l éducation thérapeutique du En réponse à la demande croissante des professionnels de santé

Plus en détail

QE comportemental PROFIL À PLUSIEURS ÉVALUATEURS. Préparé pour: Par: Session: 22 juil. 2014. Madeline Bertrand. Sample Organization

QE comportemental PROFIL À PLUSIEURS ÉVALUATEURS. Préparé pour: Par: Session: 22 juil. 2014. Madeline Bertrand. Sample Organization QE comportemental PROFIL À PLUSIEURS ÉVALUATEURS Préparé pour: Madeline Bertrand Par: Sample Organization Session: Improving Interpersonal Effectiveness 22 juil. 2014 Behavioral EQ (QE comportemental),

Plus en détail

DISTRIBUTION DU TRAITEMENT MEDICAMENTEUX PAR VOIE ORALE PAR L INFIRMIERE : RISQUE DE NON PRISE DU TRAITEMENT MEDICAMENTEUX PAR LE PATIENT

DISTRIBUTION DU TRAITEMENT MEDICAMENTEUX PAR VOIE ORALE PAR L INFIRMIERE : RISQUE DE NON PRISE DU TRAITEMENT MEDICAMENTEUX PAR LE PATIENT INSTITUT DE FORMATION DES CADRES DE SANTE ASSISTANCE PUBLIQUE HOPITAUX DE PARIS ACTIVITE PROFESSIONNELLE N 8 : LE CADRE GERE LES RISQUES CONCERNANT LES PRESTATIONS, LES CONDITIONS DE TRAVAIL DES PERSONNELS,

Plus en détail

L ACQUISITION DU LANGAGE CHEZ LE TOUT PETIT EN VIE COLLECTIVE INSTITUTIONNELLE

L ACQUISITION DU LANGAGE CHEZ LE TOUT PETIT EN VIE COLLECTIVE INSTITUTIONNELLE N 220 - ROUFIDOU Irini L ACQUISITION DU LANGAGE CHEZ LE TOUT PETIT EN VIE COLLECTIVE INSTITUTIONNELLE Pendant notre recherche du D.E.A., nous avons étudié l acquisition du langage chez le tout petit en

Plus en détail

Bachelier - AESI en sciences

Bachelier - AESI en sciences Haute Ecole Léonard de Vinci Programme du Bachelier - AESI en sciences Année académique 2015-2016 Contenu 1. Identification de la formation... 2 2. Référentiel de compétences... 3 3. Profil d enseignement...

Plus en détail

Guide à l intention des familles AU COEUR. du trouble de personnalité limite

Guide à l intention des familles AU COEUR. du trouble de personnalité limite Guide à l intention des familles AU COEUR du trouble de personnalité limite À propos du trouble de personnalité limite Ce document a été élaboré en 2001 par madame France Boucher, infirmière bachelière,

Plus en détail

LA DISTANCE DANS LA RELATION DE SOINS

LA DISTANCE DANS LA RELATION DE SOINS Institut de formation en soins infirmiers du CHU de Nantes ROSELIER Typhaine Promotion 2006-2009 LA DISTANCE DANS LA RELATION DE SOINS Travail écrit de fin d études Diplôme d état Janvier 2009 Institut

Plus en détail

Droits des malades en fin de vie. Connaître la loi Leonetti et l appliquer

Droits des malades en fin de vie. Connaître la loi Leonetti et l appliquer Droits des malades en fin de vie Connaître la loi Leonetti et l appliquer Lorsque la médecine trouve ses limites et que la personne, avec ses proches, se situe dans la perspective d une échéance annoncée,

Plus en détail

M2S. Formation Management. formation. Animer son équipe Le management de proximité. Manager ses équipes à distance Nouveau manager

M2S. Formation Management. formation. Animer son équipe Le management de proximité. Manager ses équipes à distance Nouveau manager Formation Management M2S formation Animer son équipe Le management de proximité Manager ses équipes à distance Nouveau manager Coacher ses équipes pour mieux manager Déléguer et Organiser le temps de travail

Plus en détail

ANNEXE I REFERENTIEL PROFESSIONNEL AUXILIAIRE DE VIE SOCIALE CONTEXTE DE L INTERVENTION

ANNEXE I REFERENTIEL PROFESSIONNEL AUXILIAIRE DE VIE SOCIALE CONTEXTE DE L INTERVENTION ANNEXE I REFERENTIEL PROFESSIONNEL AUXILIAIRE DE VIE SOCIALE CONTEXTE DE L INTERVENTION L auxiliaire de vie sociale réalise une intervention sociale visant à compenser un état de fragilité, de dépendance

Plus en détail

ANNEXE I REFERENTIEL PROFESSIONNEL AUXILIAIRE DE VIE SOCIALE CONTEXTE DE L INTERVENTION

ANNEXE I REFERENTIEL PROFESSIONNEL AUXILIAIRE DE VIE SOCIALE CONTEXTE DE L INTERVENTION ANNEXE I REFERENTIEL PROFESSIONNEL AUXILIAIRE DE VIE SOCIALE CONTEXTE DE L INTERVENTION L auxiliaire de vie sociale réalise une intervention sociale visant à compenser un état de fragilité, de dépendance

Plus en détail

GERER SON STRESS - GERER LES CONFLITS

GERER SON STRESS - GERER LES CONFLITS GERER SON STRESS - GERER LES CONFLITS Dans des organisations en constante évolution, un manager doit pouvoir devenir une base de sécurité pour l équipe qu il dirige. Il doit pouvoir être une source de

Plus en détail

GROUPE DE PAROLE SUR L HYGIENE ET LA PRESENTATION

GROUPE DE PAROLE SUR L HYGIENE ET LA PRESENTATION GROUPE DE PAROLE SUR L HYGIENE ET LA PRESENTATION Programme d éducation et de motivation à l hygiène pour les patients en psychiatrie Cécile GABRIEL-BORDENAVE C.H. St Egrève (38) Problèmes d hygiène corporelle

Plus en détail

LES RÉFÉRENTIELS RELATIFS AUX ÉDUCATEURS SPÉCIALISÉS

LES RÉFÉRENTIELS RELATIFS AUX ÉDUCATEURS SPÉCIALISÉS LES RÉFÉRENTIELS RELATIFS AUX ÉDUCATEURS SPÉCIALISÉS 1. RÉFÉRENTIEL PROFESSIONNEL D ÉDUCATEUR SPÉCIALISÉ 2. RÉFÉRENTIEL ACTIVITÉS 3. RÉFÉRENTIEL DE 4. RÉFÉRENTIEL DE CERTIFICATION 5. RÉFÉRENTIEL DE FORMATION

Plus en détail

Garth LARCEN, Directeur du Positive Vibe Cafe à Richmond (Etats Unis Virginie)

Garth LARCEN, Directeur du Positive Vibe Cafe à Richmond (Etats Unis Virginie) Garth LARCEN, Directeur du Positive Vibe Cafe à Richmond (Etats Unis Virginie) Commentaire du film d introduction de l intervention de Garth Larcen et son fils Max, entrepreneur aux U.S.A. Garth Larcen

Plus en détail

Attirez-vous les Manipulateurs? 5 Indices

Attirez-vous les Manipulateurs? 5 Indices Attirez-vous les Manipulateurs? Claire Parent 1 Attirez-vous les Manipulateurs? Claire Parent Mini livre gratuit Sherpa Consult Bruxelles, Mai 2012 Tous droits de reproduction, d'adaptation et de traduction

Plus en détail

RAPPORT D EVALUATION Tous nos rapports sont intégralement rédigés par un consultant spécialiste de l évaluation

RAPPORT D EVALUATION Tous nos rapports sont intégralement rédigés par un consultant spécialiste de l évaluation RAPPORT D EVALUATION Tous nos rapports sont intégralement rédigés par un consultant spécialiste de l évaluation DEVELOPMENT CENTER Damien xxx Poste cible : Entreprise : Assesseurs Evaluesens : Responsable

Plus en détail

7 octobre 2014 Entretiens Jacques Cartier

7 octobre 2014 Entretiens Jacques Cartier Le projet de formation «Partenaires, jusqu à la fin» Déterminer avec le patient et ses proches les objectifs de ses soins en contexte de maladie grave et de fin de vie 7 octobre 2014 Entretiens Jacques

Plus en détail

Parent avant tout Parent malgré tout. Comment aider votre enfant si vous avez un problème d alcool dans votre famille.

Parent avant tout Parent malgré tout. Comment aider votre enfant si vous avez un problème d alcool dans votre famille. Parent avant tout Parent malgré tout Comment aider votre enfant si vous avez un problème d alcool dans votre famille. Edition: Addiction Suisse, Lausanne 2012 Que vous soyez directement concerné-e ou que

Plus en détail

LA DOULEUR : PRISE EN CHARGE NON- MÉDICAMENTEUSE

LA DOULEUR : PRISE EN CHARGE NON- MÉDICAMENTEUSE LA DOULEUR : PRISE EN CHARGE NON- MÉDICAMENTEUSE REMALDO Equipe de rééducation-hlsom Octobre 2011 ETUDE DE CAS: MONSIEUR F DESCRIPTION M F est âgé de 80 ans, il est entouré par sa famille, diagnostic posé

Plus en détail

Présentation de l équipe

Présentation de l équipe Libérer et révéler les potentiels individuels et collectifs Présentation de l équipe Consultants coachs et formateurs : Certifiés en coaching individuel et team building Formés en AT, PNL, approche systémique.

Plus en détail

Questions / Réponses. Troubles du sommeil : stop à la prescription systématique de somnifères chez les personnes âgées

Questions / Réponses. Troubles du sommeil : stop à la prescription systématique de somnifères chez les personnes âgées Questions / Réponses Troubles du sommeil : stop à la prescription systématique de somnifères chez les personnes âgées Quelques chiffres sur les troubles du sommeil et la consommation de benzodiazépines

Plus en détail

L enfant sensible. Un enfant trop sensible vit des sentiments d impuissance et. d échec. La pire attitude que son parent peut adopter avec lui est

L enfant sensible. Un enfant trop sensible vit des sentiments d impuissance et. d échec. La pire attitude que son parent peut adopter avec lui est L enfant sensible Qu est-ce que la sensibilité? Un enfant trop sensible vit des sentiments d impuissance et d échec. La pire attitude que son parent peut adopter avec lui est de le surprotéger car il se

Plus en détail

Intervention de Gilles LEPROUST, Maire d Allonnes Inauguration du lieu d écoute santé «Escale» Le lundi 6 octobre 2008

Intervention de Gilles LEPROUST, Maire d Allonnes Inauguration du lieu d écoute santé «Escale» Le lundi 6 octobre 2008 Intervention de Gilles LEPROUST, Maire d Allonnes Inauguration du lieu d écoute santé «Escale» Le lundi 6 octobre 2008 Ce soir, nous inaugurons un nouveau lieu pour un nouveau service mis à la disposition

Plus en détail

Ministère chargé de la santé Diplôme d Etat d infirmier. Portfolio de l étudiant

Ministère chargé de la santé Diplôme d Etat d infirmier. Portfolio de l étudiant Ministère chargé de la santé Diplôme d Etat d infirmier Annexe VI Portfolio de l étudiant Nom et prénom de l étudiant : Institut de formation en soins : Date d entrée dans la formation : Nom et prénom

Plus en détail

Moyens et limites du masseur kinésithérapeute d équipes

Moyens et limites du masseur kinésithérapeute d équipes Moyens et limites du masseur kinésithérapeute d équipes Guy TUSSEAU Masseur kinésithérapeute Je vais vous présenter la réflexion collégiale qui a été menée par le groupe des masseurskinésithérapeutes de

Plus en détail

Organisation de dispositifs pour tous les apprenants : la question de l'évaluation inclusive

Organisation de dispositifs pour tous les apprenants : la question de l'évaluation inclusive Organisation de dispositifs pour tous les apprenants : la question de l'évaluation inclusive Transcription et traduction de la communication de Verity DONNELLY colloque Éducation inclusive, la question

Plus en détail

Cahier des charges pour le tutorat d un professeur du second degré

Cahier des charges pour le tutorat d un professeur du second degré Cahier des charges pour le tutorat d un professeur du second degré Référence : Circulaire n 2010-037 du 25 février 2010 relative au dispositif d'accueil, d'accompagnement et de formation des enseignants

Plus en détail

LE MÉTIER D INFIRMIER

LE MÉTIER D INFIRMIER LE MÉTIER D INFIRMIER L infirmier est un maillon essentiel de l équipe médicale, au sein de l hôpital. Il doit être capable d apporter son concours à l élaboration d un diagnostic et procéder aux soins

Plus en détail

Un autre signe est de blâmer «une colère ouverte qui débute par le mot TU».

Un autre signe est de blâmer «une colère ouverte qui débute par le mot TU». Le besoin de contrôler Le comportement compulsif de tout vouloir contrôler n est pas mauvais ou honteux, c est souvent un besoin d avoir plus de pouvoir. Il s agit aussi d un signe de détresse; les choses

Plus en détail

Les soins palliatifs NORA BERRA SECRETAIRE D'ETAT CHARGE DES AINES, AUPRES DU MINISTRE DU TRAVAIL, DE LA SOLIDARITE ET DE LA FONCTION PUBLIQUE

Les soins palliatifs NORA BERRA SECRETAIRE D'ETAT CHARGE DES AINES, AUPRES DU MINISTRE DU TRAVAIL, DE LA SOLIDARITE ET DE LA FONCTION PUBLIQUE NORA BERRA SECRETAIRE D'ETAT CHARGE DES AINES, AUPRES DU MINISTRE DU TRAVAIL, DE LA SOLIDARITE ET DE LA FONCTION PUBLIQUE Les soins palliatifs Contacts presse : Secrétariat d Etat chargée des Aînés Service

Plus en détail

Devoirs, leçons et TDA/H1 Gaëtan Langlois, psychologue scolaire

Devoirs, leçons et TDA/H1 Gaëtan Langlois, psychologue scolaire Devoirs, leçons et TDA/H1 Gaëtan Langlois, psychologue scolaire Pourquoi traiter des devoirs et leçons avec les TDA/H? Parce que c est un des problèmes le plus souvent rencontrés avec les enfants hyperactifs

Plus en détail

Le référentiel RIFVEH www.rifveh.org La sécurité des personnes ayant des incapacités : un enjeu de concertation. Septembre 2008

Le référentiel RIFVEH www.rifveh.org La sécurité des personnes ayant des incapacités : un enjeu de concertation. Septembre 2008 Le référentiel RIFVEH www.rifveh.org La sécurité des personnes ayant des incapacités : un enjeu de concertation Septembre 2008 Louis Plamondon Centre de recherche de l institut universitaire de gériatrie

Plus en détail

Données juridiques : gestion du risque

Données juridiques : gestion du risque Chrystelle Boileau Les facteurs de risques relatifs à l accompagnement de nuit à domicile sont de plusieurs ordres : - Risques routiers, du fait des déplacements véhiculés des professionnels ; - Risques

Plus en détail

L'aidant familial face à Alzheimer: la tablette un outil simple et pratique

L'aidant familial face à Alzheimer: la tablette un outil simple et pratique L'aidant familial face à Alzheimer: la tablette un outil simple et pratique Vous trouverez ici notre guide d utilisation et d accompagnement pour l'aidant familial utilisant la tablette et nos jeux de

Plus en détail

DIU Soins Palliatifs et d Accompagnement.

DIU Soins Palliatifs et d Accompagnement. DIU Soins Palliatifs et d Accompagnement. Centre - Pays de Loire CHRU Tours COMMUNICATION «Conflits internes et Cohérence personnelle» SOMMAIRE Introduction page 3 Communication Page 4 Les paramètres d

Plus en détail

Un écrivain dans la classe : pour quoi faire?

Un écrivain dans la classe : pour quoi faire? Un écrivain dans la classe : pour quoi faire? Entretien avec Philippe Meirieu réalisé pour l ARALD - Quel est votre sentiment sur la présence des écrivains dans les classes? Il me semble que ce n est pas

Plus en détail

DEBAT PHILO : L HOMOSEXUALITE

DEBAT PHILO : L HOMOSEXUALITE Ecole d Application STURM Janvier-Février 2012 CM2 Salle 2 Mme DOUILLY DEBAT PHILO : L HOMOSEXUALITE Sujet proposé par les élèves et choisi par la majorité. 1 ère séance : définitions et explications Réflexion

Plus en détail

Association Autonomie Aquitaine

Association Autonomie Aquitaine M1 : le contexte législatif et réglementaire de la démarche qualité en secteur médico- social: o La Loi du 2 janvier 2002 : o ses fondements o La démarche de projet o Le règlement de fonctionnement o Le

Plus en détail

DIPLOME D ETAT D AIDE SOIGNANT

DIPLOME D ETAT D AIDE SOIGNANT DIPLOME D ETAT D AIDE SOIGNANT DEFINITION DU METIER L aide soignant exerce son activité sous la responsabilité de l infirmier, dans le cadre du rôle propre qui relève de l initiative de celui-ci, défini

Plus en détail

ETES-VOUS PRET.ES A ALLER MIEUX?

ETES-VOUS PRET.ES A ALLER MIEUX? ETES-VOUS PRET.ES A ALLER MIEUX? Projet formulé à partir de ma pratique de terrain: Constats Public défavorisé Plus le niveau d instruction est bas plus plus le risque est grand de développer des troubles

Plus en détail

Un regard différent, une approche différente

Un regard différent, une approche différente Un regard différent, une approche différente Qu est-ce que la maladie d Alzheimer? La maladie d Alzheimer et les maladies apparentées entraînent des difficultés au niveau de la mémoire, du langage, de

Plus en détail

Education Thérapeutique (ETP)

Education Thérapeutique (ETP) Education Thérapeutique (ETP) Enfant diabétique type I Marie Caron Infirmière puéricultrice référente en éducation thérapeutique Maryse Tamburro Cadre puéricultrice Centre initiateur de pompes à insuline

Plus en détail

Mon boss ne délègue pas

Mon boss ne délègue pas Situation 3 Mon boss ne délègue pas L importance d une rhétorique soignée Les situations de pur rapport de force Autonomie et contrôle La délégation Explication/justification La situation Pierre, notre

Plus en détail

I. L étude Usages & Attitudes

I. L étude Usages & Attitudes I. L étude Usages & Attitudes 1. Historique En 1997, entreprise leader de la distribution de boissons sur le marché hors domicile, France Boissons souhaite réaliser un état des lieux de son secteur d activité

Plus en détail

Guide d intervention sur. l intimidation. destiné aux intervenants - 1 -

Guide d intervention sur. l intimidation. destiné aux intervenants - 1 - Guide d intervention sur l intimidation destiné aux intervenants - 1 - Rédaction Linda Laliberté : Mélanie Blais : Michèle Gariépy : Joanie Charrette : Espace Bois-Francs InterVal Pacte Bois-Francs organisme

Plus en détail

LA RECONNAISSANCE AU TRAVAIL: DES PRATIQUES À VISAGE HUMAIN

LA RECONNAISSANCE AU TRAVAIL: DES PRATIQUES À VISAGE HUMAIN LA RECONNAISSANCE AU TRAVAIL: DES PRATIQUES À VISAGE HUMAIN JEAN-PIERRE BRUN PROFESSEUR CHAIRE EN GESTION DE LA SANTÉ ET DE LA SÉCURITÉ DU TRAVAIL UNIVERSITÉ LAVAL http://cgsst.fsa.ulaval.ca Dans quatre

Plus en détail

DONNÉES PRÉLIMINAIRES POUR L ENSEIGNANTE OU L ENSEIGNANT

DONNÉES PRÉLIMINAIRES POUR L ENSEIGNANTE OU L ENSEIGNANT Guide d enseignement et Feuilles d activité de l élève DONNÉES PRÉLIMINAIRES POUR L ENSEIGNANTE OU L ENSEIGNANT Qu est-ce que l intimidation (bullying)? L intimidation est le fait de tourmenter de façon

Plus en détail

ÊTRE MANAGER D UNE ÉQUIPE OPÉRATIONNELLE

ÊTRE MANAGER D UNE ÉQUIPE OPÉRATIONNELLE ÊTRE MANAGER D UNE ÉQUIPE OPÉRATIONNELLE DANS LE SECTEUR SANITAIRE OU MÉDICO-SOCIAL Formation permettant l obtention d un certificat professionnel CPFFP SPÉCIALISATION EN MANAGEMENT D ÉQUIPE OPÉRATIONNELLE

Plus en détail

Institut de Formation d Aides-Soignants Tél. : 03 88 71 62 92 Fax : 03 88 71 62 66 ifas@neuenberg.fr N SIRET : 778 950 550 000 54 N de déclaration d

Institut de Formation d Aides-Soignants Tél. : 03 88 71 62 92 Fax : 03 88 71 62 66 ifas@neuenberg.fr N SIRET : 778 950 550 000 54 N de déclaration d Institut de Formation d Aides-Soignants Tél. : 03 88 71 62 92 Fax : 03 88 71 62 66 ifas@neuenberg.fr N SIRET : 778 950 550 000 54 N de déclaration d activité en tant qu organisme formateur : 42670364267

Plus en détail

PROGRAMME VI-SA-VI VIvre SAns VIolence. Justice alternative Lac-Saint-Jean

PROGRAMME VI-SA-VI VIvre SAns VIolence. Justice alternative Lac-Saint-Jean PROGRAMME VI-SA-VI VIvre SAns VIolence Justice alternative Lac-Saint-Jean Printemps 2013 OBJECTIFS Démystifier la problématique violence. Promouvoir les solutions pacifiques en matière de résolution de

Plus en détail

Le programme SE CONNAITRE SOI- MEME ET AVOIR CONFIANCE EN SOI

Le programme SE CONNAITRE SOI- MEME ET AVOIR CONFIANCE EN SOI SE CONNAITRE SOI- MEME ET AVOIR CONFIANCE EN SOI OBJECTIF Développer la confiance en soi pour être plus à l aise dans sa vie personnelle et professionnelle. Adopter les comportements efficaces pour établir

Plus en détail

La politique de l entreprise (esprit et incitation au challenge) implique :

La politique de l entreprise (esprit et incitation au challenge) implique : Introduction Image classique = Cadre supérieur + grande responsabilité Mais aussi le bas de l échelle Zéro défauts, l excellence a un prix = Le Stress I Définition Interaction entre un environnement et

Plus en détail

Fiche de synthèse sur la PNL (Programmation Neurolinguistique)

Fiche de synthèse sur la PNL (Programmation Neurolinguistique) 1 Fiche de synthèse sur la PNL (Programmation Neurolinguistique) La programmation neurolinguistique (PNL) fournit des outils de développement personnel et d amélioration de l efficacité relationnelle dans

Plus en détail

L observatoire «Entreprise et Santé»

L observatoire «Entreprise et Santé» LA SOCIÉTÉ D ÉTUDES ET DE CONSEIL L observatoire «Entreprise et Santé» Viavoice Harmonie Mutuelle en partenariat avec Le Figaro et France Info Enquête auprès des salariés et des dirigeants d entreprise

Plus en détail

Deux pairs aidants, plusieurs milieux d intervention pour le rétablissement

Deux pairs aidants, plusieurs milieux d intervention pour le rétablissement Deux pairs aidants, plusieurs milieux d intervention pour le rétablissement Dans cet atelier, nous verrons plusieurs façons d intervenir en tant que pair aidant. Anne-Marie Benoit présentera son travail

Plus en détail

Code d éthique Version révisée février 2011

Code d éthique Version révisée février 2011 Code d éthique Version révisée février 2011 Table des matières Introduction...3 1. Devoirs et obligations...4 1.1. Déclarations de la personne accompagnatrice... 4 1.2. Dispositions générales de la personne

Plus en détail

Etude sur la sécurité auprès des indépendants et des professions libérales Résultats concernant le secteur des médecins généralistes

Etude sur la sécurité auprès des indépendants et des professions libérales Résultats concernant le secteur des médecins généralistes 575BZ03, Juillet 2006 Etude sur la sécurité auprès des indépendants et des professions libérales Résultats concernant le secteur des médecins généralistes SPF Intérieur, Direction générale Politique de

Plus en détail

Mieux vivre avec votre asthme

Mieux vivre avec votre asthme Mieux vivre avec votre asthme L éducation thérapeutique pour bien gérer votre asthme au quotidien Bien gérer sa maladie permet de reconnaître et maîtriser les symptômes afin de limiter la gêne respiratoire.

Plus en détail

CONNAISSANCE DE SOI APPRENDRE A AVOIR CONFIANCE EN SOI

CONNAISSANCE DE SOI APPRENDRE A AVOIR CONFIANCE EN SOI CONNAISSANCE DE SOI APPRENDRE A AVOIR CONFIANCE EN SOI Comprendre ses propres stratégies d échec et de réussite Mettre à jour ses freins, ses propres croyances Développer son potentiel et repousser ses

Plus en détail

Frédéric WONÉ Médecin Coordonnateur EHPAD «Parrot» et «Beaufort-Magne» Centre Hospitalier de Périgueux

Frédéric WONÉ Médecin Coordonnateur EHPAD «Parrot» et «Beaufort-Magne» Centre Hospitalier de Périgueux Frédéric WONÉ Médecin Coordonnateur EHPAD «Parrot» et «Beaufort-Magne» Centre Hospitalier de Périgueux Xavier GERVAIS Médecin Coordonnateur EHPAD «Les Balcons de Tivoli» Le Bouscat Mise en œuvre confiée

Plus en détail

SOMMAIRE COMMUNIQUÉ DE PRESSE. p. 3. p. 4 LE CESU. p. 5. Les outils. p. 6. Le centre de simulation. Quelques chiffres

SOMMAIRE COMMUNIQUÉ DE PRESSE. p. 3. p. 4 LE CESU. p. 5. Les outils. p. 6. Le centre de simulation. Quelques chiffres SOMMAIRE COMMUNIQUÉ DE PRESSE p. 3 LE CESU Les outils Le centre de simulation Quelques chiffres Un exemple : la formation à l emploi des infirmiers des services d urgences En annexe p. 4 p. 5 p. 6 p. 6

Plus en détail