L acquisition des habiletés motrices
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- Rose Giroux
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1 Licence 2 S2 L acquisition des habiletés motrices Teulier Caroline Cours
2 Bibliographie générale Schmidt, R.A. (1993). Apprentissage moteur et performance. Paris: Vigot. La Rue, J. & Ripoll, H. (2004), Manuel de Psychologie du Sport, 1. Les Déterminants de la Performance Sportive. Paris : Editions Revue EPS. Temprado, J.J. & Montagne, G. (2001). Les coordinations perceptivo-motrices. Paris: Armand Colin. Delignières, D. (1998). Apprentissage moteur: Quelques idées neuves. Revue E.P.S., 271, Bertsch, J & Le Scanff, C (1995). Apprentissages moteurs et conditions d'apprentissage. Paris: PUF. 2
3 Les objectifs de ce cours 1. Passer en revue les principales théories scientifiques relatives à la production du comportement moteur et à l apprentissage des habiletés motrices 2. Comprendre comment les chercheurs construisent le savoir scientifique, au travers de la mise à l épreuve expérimentale de leurs théories 3
4 Théorie Introduction: définitions Modèle Simulation Hypothèse Expérimentation L'administration de la preuve dans les sciences expérimentales 4
5 Les objectifs de ce cours 1. Passer en revue les principales théories scientifiques relatives à la production du comportement moteur et à l apprentissage des habiletés motrices 2. Comprendre comment les chercheurs construisent le savoir scientifique, au travers de la mise à l épreuve expérimentale de leurs théories 3. Comprendre comment ces savoirs peuvent éclairer les interventions des professionnels de l éducation et de l entraînement 5
6 Plan du cours Introduction : définitions 1. L approche cognitive 2. L'approche dynamique 3. L approche écologique 4. Apprentissage et efficience 5. Apprentissage et conditions d'apprentissage 6. Apprentissage et connaissances 6
7 Plan du cours Introduction : définitions 1. L approche cognitive 2. L'approche dynamique 3. L approche écologique 4. Apprentissage et efficience 5. Apprentissage et conditions d'apprentissage 6. Apprentissage et connaissances 7
8 Introduction: définitions «Il y a apprentissage lorsqu'un organisme, placé plusieurs fois de suite dans la même situation, modifie sa conduite de façon systématique et durable» (Reuchlin, 1983). L'apprentissage est «le processus neurologique interne supposé intervenir à chaque fois que se manifeste un changement qui n'est dû ni à la croissance, ni à la fatigue» (Fleischman, 1967). L'habileté est la "capacité [..] à élaborer et à réaliser une réponse efficace et économique pour atteindre un objectif précis" (Durand, 1987). Alors que l'apprentissage renvoie à une problématique d'acquisition, le contrôle moteur concerne les problèmes de production, c'est-àdire à la manière dont sont produits les mouvements nécessaires à la résolution d'un problème moteur actuel posé par l'environnement. 8
9 Introduction: définitions Des distinctions essentielles Habiletés stratégiques Habiletés techniques 9
10 Introduction: définitions Des distinctions essentielles Habiletés globales Habiletés manipulatoires 10
11 Introduction: définitions Des distinctions essentielles Habiletés morphocinétiques Habiletés topocinétiques 11
12 Introduction: définitions Des distinctions essentielles Habiletés simples Habiletés complexes Animation: 12
13 Plan du cours Introduction : définitions 1. L approche cognitive 2. L'approche dynamique 3. L approche écologique 4. Apprentissage et efficience 5. Apprentissage et conditions d'apprentissage 6. Apprentissage et connaissances 13
14 1. L approche cognitive 1ère partie 1.1. La théorie de l'information 1.2. Chronométrie mentale et traitement de l'information 1.3. Les stades de traitement de l'information 1.4. Mémoire à court terme et mémoire à long terme 1.5. Les programmes moteurs et la théorie du schéma 14
15 1.1. La théorie de l'information L évolution des paradigmes en psychologie 1. Le behaviorisme Stimulus Réponse Watson, Skinner (USA), Pavlov (URSS) 15
16 1.1. La théorie de l'information L évolution des paradigmes en psychologie 2. Le behaviorisme Stimulus Boîte Noire Réponse Watson, Skinner (USA), Pavlov (URSS) 16
17 1.1. La théorie de l'information L évolution des paradigmes en psychologie 2. Le behaviorisme Stimulus Boîte Noire Réponse Watson, Skinner (USA), Pavlov (URSS) - Loi de l effet - Loi du renforcement 17
18 1.1. La théorie de l'information L évolution des paradigmes en psychologie 3. L hypothèse cognitiviste 18
19 1.1. La théorie de l'information La théorie de l information «Une information désigne par définition un ou plusieurs événements parmi un ensemble d'événements possibles» (Hebenstreit, 1989). L'apport d'information permet de diminuer l'incertitude La quantité d'information est une grandeur permettant de mesurer l'information. Soit N le nombre d'événements possibles et n le sous-ensemble désigné par l'information. On pose par définition: Quantité d'information = I = log 2 (N/n) (bits) 19
20 L information permet de diminuer l incertitude: Exple:256 livres dans une bibliothèque: Info 1) on indique le rayon dans lequel se trouve le livre: (32 livres) Log2(256/32)=3bits Info 2) on indique que le livre est vert: (8 livres verts) Log2(256/8)=5bits Info 2) est 1,7 fois plus informative que la 1) La 2) diminue notre incertitude 20
21 1.1. La théorie de l'information La théorie de l information Soit N le nombre d'événements possibles et n le sous-ensemble désigné par l'information. Si n = 1, on aura les équivalences suivantes: I = log 2 (N/n) I=quantité d information N I
22 1. Habileté et traitement de l'information 1ère partie 1.1. La théorie de l'information 1.2. Chronométrie mentale et traitement de l'information 1.3. Les stades de traitement de l'information 1.4. Mémoire à court terme et mémoire à long terme 1.5. Les programmes moteurs et la théorie du schéma 22
23 1.2. Chronométrie mentale et traitement de l'information Tâches de temps de réaction Hick (1952) Hyman (1953) Stimulus Réponse Temps de réaction 23
24 1.2. Chronométrie mentale et traitement de l'information Tâches de temps de réaction simple et de choix. Codes de réponse avec deux joysticks (Delignières et Brisswalter, 1994) 24
25 1.2. Chronométrie mentale et traitement de l'information Relation quantité d'information/temps de réaction, dans des tâches de temps de réaction simple et de choix (données d'après Hyman, 1953) 25
26 1.2. Chronométrie mentale et traitement de l'information Le dispositif expérimental de Fitts (1954) Id = log 2 (W/2A) 0.8 Temps de mouvement (ms) Relation indice de difficultétemps de mouvement Indice de difficulté 26
27 1. Habileté et traitement de l'information 1ère partie 1.1. La théorie de l'information 1.2. Chronométrie mentale et traitement de l'information 1.3. Les stades de traitement de l'information 1.4. Mémoire à court terme et mémoire à long terme 1.5. Les programmes moteurs et la théorie du schéma 27
28 1.3. Les stades de traitement de l'information Le traitement de l information est-il réalisé de manière globale et indifférenciée ou comprend-il des opérations ou stades, différenciés et spécialisés? Sternberg (1969) propose une méthode destinée à identifier l éventuelle présence de stades différenciés: la méthode des facteurs additifs. La méthode des facteurs additifs utilise des tâches de temps de réaction 28
29 Signal de haute qualité (HQ) 29
30 Signal de haute qualité (HQ) 30
31 Signal de haute qualité (HQ) 31
32 Signal de haute qualité (HQ) 32
33 Signal de haute qualité (HQ) 33
34 Signal de haute qualité (HQ) 34
35 Signal de faible qualité (FQ) 35
36 Signal de faible qualité (FQ) 36
37 Signal de faible qualité (FQ) 37
38 Signal de faible qualité (FQ) 38
39 Signal de faible qualité (FQ) 39
40 Signal de faible qualité (FQ) 40
41 Haute qualité (HQ) Faible qualité (FQ) TR HQ FQ 41
42 Tâche compatible (C) 42
43 Tâche compatible (C) 43
44 Tâche compatible (C) 44
45 Tâche compatible (C) 45
46 Tâche compatible (C) 46
47 Tâche compatible (C) 47
48 Tâche non compatible (NC) 48
49 Tâche non compatible (NC) 49
50 Tâche non compatible (NC) 50
51 Tâche non compatible (NC) 51
52 Tâche non compatible (NC) 52
53 Tâche non compatible (NC) 53
54 Tâche non compatible (NC) 54
55 Tâches compatibles (C) Tâches non compatibles (NC) TR C NC 55
56 1.3. Les stades de traitement de l'information Plan expérimental croisé, exploitant toutes les combinaisons de qualité et de compatibilité 56
57 Signal de faible qualité-tâche non compatible (FQ-NC) 57
58 Signal de faible qualité-tâche non compatible (FQ-NC) 58
59 Signal de faible qualité-tâche non compatible (FQ-NC) 59
60 1.3. Les stades de traitement de l'information Effet additif TR FQ On retrouve l effet moyen de la compatibilité HQ C NC 60
61 1.3. Les stades de traitement de l'information Effet additif TR FQ On retrouve l effet moyen de la compatibilité HQ On retrouve l effet moyen de la qualité du signal C NC 61
62 1.3. Les stades de traitement de l'information Effet additif TR FQ HQ La grandeur de l effet qualité est indépendant du niveau de compatibilité C NC Effet d interaction 62
63 1.3. Les stades de traitement de l'information Qualité du signal Compatibilité Durée de la période préparatoire 63
64 Stade perceptif Identification du stimulus Stade décisionnel Choix de la réponse Stade moteur Effectue la réponse 64 Famose (1990)
65 1. Habileté et traitement de l'information 1ère partie 1.1. La théorie de l'information 1.2. Chronométrie mentale et traitement de l'information 1.3. Les stades de traitement de l'information 1.4. Mémoire à court terme et mémoire à long terme 1.5. Les programmes moteurs et la théorie du schéma 65
66 1.4. Mémoire à court terme et mémoire à long terme Le système des mémoires (d'après Thomas, 1980) 66
67 1.4. Mémoire à court terme et mémoire à long terme Mémoire sensorielle Mémoire de travail Mémoire à long terme Capacité Grande Limitée (7 éléments) Illimitée Durée Très courte (1 seconde) Courte (10-30 secondes) Illimitée 67
68 1.4. Mémoire à court terme et mémoire à long terme Les processus cognitifs servent à assurer le transit de l'information entre ces différentes mémoires - le codage: ce processus consiste à labelliser un ensemble d'information sous un code en facilitant l'accès. - le regroupement: ce processus vise à regrouper dans une même unité des informations disparates. Il permet des économies de gestion de la capacité du système. - la répétition: ce processus permet de maintenir des informations en mémoire de travail, au-delà des quelques dizaine de secondes caractérisant son terme, par une réactivation. - le stockage: ce processus renvoie à un archivage de l'information en mémoire à long terme. - le rappel: ce processus est responsable de la réactivation, en mémoire de travail, d'informations stockées en mémoire à long terme. 68
69 1.4. Mémoire à court terme et mémoire à long terme Les processus cognitifs servent à assurer le transit de l'information entre ces différentes mémoires - le codage: ce processus consiste à labelliser un ensemble d'information sous un code en facilitant l'accès. - le regroupement: ce processus vise à regrouper dans une même unité des informations disparates. Il permet des économies de gestion de la capacité du système. - la répétition: ce processus permet de maintenir des informations en mémoire de travail, au-delà des quelques dizaine de secondes caractérisant son terme, par une réactivation. - le stockage: ce processus renvoie à un archivage de l'information en mémoire à long terme. - le rappel: ce processus est responsable de la réactivation, en mémoire de travail, d'informations stockées en mémoire à long terme. 69
70 1.4. Mémoire à court terme et mémoire à long terme Le processus de regroupement Lors de l apprentissage, les informations sont progressivement regroupées et traitées en blocs (d après Keele, 1982) 70
71 1.4. Mémoire à court terme et mémoire à long terme Les processus cognitifs servent à assurer le transit de l'information entre ces différentes mémoires - le codage: ce processus consiste à labelliser un ensemble d'information sous un code en facilitant l'accès. - le regroupement: ce processus vise à regrouper dans une même unité des informations disparates. Il permet des économies de gestion de la capacité du système. - la répétition: ce processus permet de maintenir des informations en mémoire de travail, au-delà des quelques dizaine de secondes caractérisant son terme, par une réactivation. - le stockage: ce processus renvoie à un archivage de l'information en mémoire à long terme. - le rappel: ce processus est responsable de la réactivation, en mémoire de travail, d'informations stockées en mémoire à long terme. 71
72 1.4. Mémoire à court terme et mémoire à long terme Le processus de répétition 72
73 1.4. Mémoire à court terme et mémoire à long terme Les processus cognitifs servent à assurer le transit de l'information entre ces différentes mémoires - le codage: ce processus consiste à labelliser un ensemble d'information sous un code en facilitant l'accès. - le regroupement: ce processus vise à regrouper dans une même unité des informations disparates. Il permet des économies de gestion de la capacité du système. - la répétition: ce processus permet de maintenir des informations en mémoire de travail, au-delà des quelques dizaine de secondes caractérisant son terme, par une réactivation. - le stockage: ce processus renvoie à un archivage de l'information en mémoire à long terme. - le rappel: ce processus est responsable de la réactivation, en mémoire de travail, d'informations stockées en mémoire à long terme. 73
74 1.4. Mémoire à court terme et mémoire à long terme Le processus de stockage 74
75 1.4. Mémoire à court terme et mémoire à long terme Les processus cognitifs servent à assurer le transit de l'information entre ces différentes mémoires - le codage: ce processus consiste à labelliser un ensemble d'information sous un code en facilitant l'accès. - le regroupement: ce processus vise à regrouper dans une même unité des informations disparates. Il permet des économies de gestion de la capacité du système. - la répétition: ce processus permet de maintenir des informations en mémoire de travail, au-delà des quelques dizaine de secondes caractérisant son terme, par une réactivation. - le stockage: ce processus renvoie à un archivage de l'information en mémoire à long terme. - le rappel: ce processus est responsable de la réactivation, en mémoire de travail, d'informations stockées en mémoire à long terme. 75
76 1.4. Mémoire à court terme et mémoire à long terme Le processus de rappel 76
77 1.4. Mémoire à court terme et mémoire à long terme 77
78 1. Habileté et traitement de l'information 1ère partie 1.1. La théorie de l'information 1.2. Chronométrie mentale et traitement de l'information 1.3. Les stades de traitement de l'information 1.4. Mémoire à court terme et mémoire à long terme 1.5. Les programmes moteurs et la théorie du schéma 78
79 1.5. Les programmes moteurs et la théorie du schéma La métaphore informatique Processeur Mémoire vive Disque dur Logiciel Système de traitement de l information Mémoire à court terme Mémoire à long terme Programme moteur 79
80 1.5. Les programmes moteurs et la théorie du schéma Le programme moteur? Une suite d instructions séquentielles 10 Time 0:Impulse Triceps:Strength 7 20 Time 0.06:Impulse Triceps:Strength 6 30 For time = 0.09 to Ramp Triceps and Ramp Biceps: Strength 3 50 End 80
81 Programmes et Schémas moteurs Au début des années 70, le concept de programme moteur est admis, sur le mode «one-to-one». On retrouve ce principe dans la théorie de la boucle fermée de Adams (1971) Schmidt (1975) évoque un argument économique: une telle spécialisation des programmes finirait par poser des problèmes de stockage Schmidt propose une alternative plus réaliste: la Théorie du Schéma 81
82 La théorie du Schéma de Schmidt (1975) L habileté est sous-tendue par deux types de représentations: Le programme moteur généralisé Les règles de paramétrisation Ces représentations sont construite au cours de l apprentissage et stockées en mémoire 82
83 1.5. Les programmes moteurs et la théorie du schéma Un programme moteur généralisé (PMG) n est pas spécifique à une tâche, mais s applique à une catégorie de tâches 83
84 1.5. Les programmes moteurs et la théorie du schéma Les règles de paramétrisation permettent d adapter le PMG aux spécificités de la tâche Programme moteur généralisé Règles de paramétrisation Programme moteur 84
85 Les étapes de construction d'une règle de paramétrisation d'un programme de lancer (d'après Schmidt, 1982). 85
86 1.5. Les programmes moteurs et la théorie du schéma Qu est-ce qui est codé dans les PMG? Patterns d'accélération produits en écrivant le mot "hell", en fonction de l'amplitude de l'écriture (d'après Hollerbach, 1978) 86
87 1.5. Les programmes moteurs et la théorie du schéma Le PMG contient les invariants et notamment la structure temporelle du mouvement Expérimentalement, on rend donc compte du PMG en analysant les rapports de temps Les règles de paramétrisation sont au contraire révélées par la mesure du temps absolu 87
88 1.5. Les programmes moteurs et la théorie du schéma Qu est-ce qui est codé dans les PMG? Pourcentage de la durée du cycle représentée par les quatre phases du pas, pour la marche (de 3 à 6 km/h) et pour la course (de 8 à 12 km/h) Shapiro, Zernicke, Gregor & Diestel (1981) 88
89 1. L approche cognitive 2ème partie 2.1. La mesure de l apprentissage 2.2. L'apprentissage comme affinement du programme moteur 2.3. Limites de l approche cognitive 89
90 3.1. La mesure de l'apprentissage Essais La mesure de l apprentissage : les courbes de performance 90
91 3.1. La mesure de l'apprentissage Essais La mesure de l apprentissage : les courbes de performance 91
92 3.1. La mesure de l'apprentissage La mesure de l apprentissage : les tests de transfert 92
93 3.1. La mesure de l'apprentissage La mesure de l apprentissage : les tests de rétention 93
94 1. L approche cognitive 2ème partie 2.1. La mesure de l apprentissage 2.2. L'apprentissage comme affinement du programme moteur 2.3. Limites de l approche cognitive 94
95 Le modèle de Fitts (1964) 3.2. Les théories cognitives 1. Stade cognitif Intense activité cognitive Identification du but à atteindre Construction du PMG Les mouvements sont saccadés et fragmentés La demande attentionnelle très élevée 2. Stade d association Affinement progressif du programme moteur Construction des règles de paramétrisation Accroissement de la régularité des réponses 3. Stade autonome Automatisation des processus Plus de contrôle attentionel 95
96 Système pro-actif Programmes moteurs Commandes motrices effecteurs environnement Résultats 96
97 Conditions initiales Buts à atteindre a p p r e n t i s s a g e Schème de rappel Programmes moteurs Commandes motrices effecteurs environnement Schème moteur paramétrisation Schème de reconnaissance Conséquences sensorielles attendus Système comparateur informations Résultats Système rétro-actif (Schmidt) 97
98 1. L approche cognitive 2ème partie 2.1. La mesure de l apprentissage 2.2. L'apprentissage comme affinement du programme moteur 2.3. Limites de l approche cognitive 98
99 Les questions posées par l approche cognitive Nature de l information Système artificiel Régression infinie Complexité C est une théorie prescriptive 99
100 Plan du cours Introduction : définitions 1. L approche cognitive 2. L'approche dynamique 3. L approche écologique 4. Apprentissage et efficience 5. Apprentissage et conditions d'apprentissage 6. Apprentissage et connaissances 100
101 2. L'approche dynamique: la coordination comme propriété émergente 2.1. Théories prescriptives et théories dynamiques 2.2. Complexité et auto-organisation 2.3. L'approche dynamique des coordinations motrices 101
102 2.1. Théories prescriptives et théories dynamiques Un précurseur: Jules Marey. La machine animale (1873) 102
103 Les travaux de Marey 2.1. Théories prescriptives et théories dynamiques 103
104 2.1. Théories prescriptives et théories dynamiques L émergence de l ordre dans les systèmes complexes Trajectoires aléatoires Chaos déterministe 104
105 Théories prescriptives Théories émergentes 105
106 2. L'approche dynamique: la coordination comme propriété émergente 2.1. Théories prescriptives et théories dynamiques 2.2. Complexité et auto-organisation 2.3. L'approche dynamique des coordinations motrices 106
107 2.2. Complexité et auto-organisation Les termitières 107
108 2.2. Complexité et auto-organisation Représentation prescriptive de la construction de la termitière (d'après Lintern & Kugler, 1991). 108
109 2.2. Complexité et auto-organisation Le cycle de construction de la termitière: ce cycle commence par des dépôt aléatoires, puis progresse par l'émergence de piliers, d'arches puis de coupoles. Le cycle recommence alors par des dépôts aléatoires (d'après Kugler & Turvey, 1987). 109
110 2.2. Complexité et auto-organisation La locomotion chez les mille-pattes 110
111 2.2. Complexité et auto-organisation 111
112 2.2. Complexité et auto-organisation Un exemple de comportement émergent: le pendule simple T = 2π a g 112
113 2.2. Complexité et auto-organisation Relation entre les périodes prédites par un modèle pendulaire oscillant et les périodes effectivement observées dans diverses espèces animales (d'après Kugler & Turvey, 1987) 113
114 2. L'approche dynamique: la coordination comme propriété émergente 2.1. Théories prescriptives et théories dynamiques 2.2. Complexité et auto-organisation 2.3. L'approche dynamique des coordinations motrices 114
115 2.3. L'approche dynamique des coordinations motrices La tâche de coordination bimanuelle utilisée par Kelso, Holt, Rubin et Kugler (1981) 115
116 2.3. L'approche dynamique des coordinations motrices Décalage de phase (phase relative) Savoir si un oscillateur prend de l avance ou du retard sur l autre trose t0( bleu) PR = * 360 P( période. bleu) T 0 (bleu) T Rose Oscillateur B Oscillateur R 116
117 2.3. L'approche dynamique des coordinations motrices Les coordinations bimanuelles Certains modes de coordination émergent spontanément 117
118 2.3. L'approche dynamique des coordinations motrices Coordination en phase PR=0 Coordination en anti-phase PR=180 La coordination en phase est plus stable que la coordination en anti-phase 118
119 2.3. L'approche dynamique des coordinations motrices La vallée des attracteurs Bassin d'attraction 1 Bassin d'attraction 2 Repellant Repellant Repellant Attracteur Attracteur 119
120 2.3. L'approche dynamique des coordinations motrices Les transitions de phase dans les coordinations bimanuelles Préparation initiale en anti-phase Fluctuations critiques Phase relative Fréquence Accroissement de la fréquence Transition de phase 120
121 2.3. L'approche dynamique des coordinations motrices Evolution de la phase relative (symboles pleins) et de sa variabilité (symboles vides), en fonction de l augmentation de la fréquence d oscillation. Rond : Essais préparés en anti-phase Triangles : Essais préparés en phase. 121 Kelso & Schöner (1988)
122 2.3. L'approche dynamique des coordinations motrices Décalage de phase Décalage de phase Décalage de phase Décalage de phase Influence de l'évolution d'un paramètre de contrôle sur le paysage des attracteurs 122
123 2.3. L'approche dynamique des coordinations motrices Transition Fréquence Phase Anti-phase V(φ)= -acosφ-bcos2φ 123
124 2.3. L'approche dynamique des coordinations motrices La transition marche-course 4 km/h 7 km/h 12 km/h 124
125 2.3. L'approche dynamique des coordinations motrices La transition marche-course Marche 7,8 km/h 125
126 2.3. L'approche dynamique des coordinations motrices La transition marche-course Marche 7,8 km/h 126
127 2.3. L'approche dynamique des coordinations motrices La transition marche-course Course Marche 7,8 km/h 127
128 2.3. L'approche dynamique des coordinations motrices La transition marche-course Course Marche 7,8 km/h 128
129 2.3. L'approche dynamique des coordinations motrices La transition marche-course Course Marche 7,2 km/h 7,8 km/h 129
130 2.3. L'approche dynamique des coordinations motrices La transition marche-course Course Marche 7,2 km/h 7,8 km/h 130
131 2.3. L'approche dynamique des coordinations motrices La transition marche-course Course Plage d hystérésis Marche 7,2 km/h 7,8 km/h 131
132 2.3. L'approche dynamique des coordinations motrices Variabilité de la durée du pas, en fonction de la vitesse de déplacement, lors d'un protocole d'incrémentation progressive de la vitesse. Une transition marche-course apparaît entre 7.6 et 7.8 km/h (Brisswalter& Mottet, 1996) 132
133 2.3. L'approche dynamique des coordinations motrices Modélisation de la transition marche-course comme bifurcation saddle-node (Diedrich & Warren, 1995) 133
134 2.3. L'approche dynamique des coordinations motrices Marche Marche Course Marche Course Course Vitesse de déplacement croissante Marche Marche Course Marche Course Course Vitesse de déplacement décroissante Illustration du phénomène d'hystérésis, dans la transition marche-course 134
135 Coordination en phase 2.3. L'approche dynamique des coordinations motrices D autres modes de coordination sont plus difficiles à réaliser de manière stable Coordination en anti-phase Coordination à 90 de phase relative 135
136 2.3. L'approche dynamique des coordinations motrices Le mode de coordination à apprendre peut entrer en compétition avec les modes de coordination spontanés Coordination 1:3 (Walter & Swinnen, 1994) 136
137 3. Les étapes de l'apprentissage moteur 3.1. Berstein : l'apprentissage et la maîtrise des degrés de liberté 3.2. Newell : l exploration de l espace de travail perceptivo-moteur 3.3. La dynamique des coordinations 137
138 3.3. La maîtrise des degrés de liberté Degré de liberté: paramètre libre pour la spécification des propriétés d un système 138
139 3.3. La maîtrise des degrés de liberté Degré de liberté: paramètre libre pour la spécification des propriétés d un système 139
140 Hypothèses de Bernstein 3.3. La maîtrise des degrés de liberté Le problème du débutant est de gérer la redondance de ses degrés de liberté Dans un premier temps, le débutant «gèle» la plupart des ddl, et réalise la tâche avec les ddl résiduels Dans un second temps, le sujet libère les degrés de liberté, et les intègre dans des «structures coordinatives» 140
141 Analyse de la variabilité des positions articulaires dans le tir au pistolet 3.3. La maîtrise des degrés de liberté Débutants Arutyunyan, Gurfinkel et Mirskii (1968) 141
142 Analyse de la variabilité des positions articulaires dans le tir au pistolet 3.3. La maîtrise des degrés de liberté Experts Arutyunyan, Gurfinkel et Mirskii (1968) 142
143 3.3. La maîtrise des degrés de liberté Newell & van Emmerik (1989) Signature au tableau noir, réalisée avec la main dominante ou avec la main non dominante Analyse des corrélations entre les déplacements verticaux: - du stylo et du poignet, - du poignet et du coude, - du coude et de l épaule 143
144 3.3. La maîtrise des degrés de liberté Stylo/poignet Poignet/coude Coude/épaule Main non dominante 144 Newell & van Emmerik (1989)
145 3.3. La maîtrise des degrés de liberté Stylo/poignet Poignet/coude Coude/épaule Main dominante Main non dominante 145 Newell & van Emmerik (1989)
146 3.3. La maîtrise des degrés de liberté Simulateur de ski: Modélisation analogique du comportement de sujets débutants (haut), débrouillés (milieu), et experts (bas) D'après Vereijken (1991). 146
147 3. Les étapes de l'apprentissage moteur 3.1. Berstein : l'apprentissage et la maîtrise des degrés de liberté 3.2. Newell : l exploration de l espace de travail perceptivo-moteur 3.3. La dynamique des coordinations 147
148 Karl Newell 3.4. L exploration de l espace de travail La tâche, l organisme et l environnement constituent un système complexe de contraintes 148
149 Karl Newell 3.4. L exploration de l espace de travail Ce système de contraintes défini un «espace de travail», dans lequel le sujet va devoir chercher une solution 149
150 Karl Newell 3.4. L exploration de l espace de travail La coordination motrice est conçue comme propriété émergente de l exploration active de l espace de travail 150
151 3.4. L exploration de l espace de travail Représentation schématique de l'espace de travail de la tâche de locomotion, en fonction des dimensions de vitesse et d'amplitude-fréquence, et par rapport au critère de consommation d'énergie (d'après Durand, 1993). 151
152 3.4. L exploration de l espace de travail 1. Stratégie aveugle 1. Stratégie aveugle 2. Stratégie locale 3. Stratégie non locale 3. Stratégie non locale 4. Stratégie mixte 152
153 3.4. L exploration de l espace de travail Frequency (Hz) Frequency (Hz) Subject 1 Subject 2 Subject 3 Subject 4 Subject 5 Day 1 Day 2 Day 3 Day 4 Day 5 Post-test Sessions Subject 1 Subject 2 Subject 3 Subject 4 Subject Day 1 Day 2 Day 3 Day 4 Day 5 Post-test Sessions Evolution individuelle de la fréquence d'oscillation sur simulateur de ski lors des cinq sessions d'apprentissage et du post-test (d'après Durand, Geoffroi, Varray & Préfaut, 1994) 153
154 3.4. L exploration de l espace de travail Evolution individuelle des sujets dans un plan amplitude/fréquence (Geoffroi, Delignières et Durand, 1995) 154
155 3.4. L exploration de l espace de travail Fréquence optimale Evolution individuelle des sujets dans un plan amplitude/fréquence (Geoffroi, Delignières et Durand, 1995) 155
156 3.4. L exploration de l espace de travail Balançoire expérimentale 6 sujets 5 sessions de 10 essais Teulier et Delignières (2004) 156
157 3.4. L exploration de l espace de travail Forçages attendus Teulier et Delignières 157 (2004)
158 3.4. L exploration de l espace de travail % Sessions dual forcing Sujet 2 % Sessions dual forcing % Sessions dual forcing Sujet 4 Sujet 5 Evolution des stratégies individuelles de forçage pour 3 sujets Teulier et Delignières 158 (2004)
159 3.4. L exploration de l espace de travail forcing at cycle n forcing at cycle n forcing at cycle n forcing at cycle n Session 2 Session 5 Evolution des associations entre forçages successifs Teulier et Delignières 159 (2004)
160 3. Les étapes de l'apprentissage moteur 3.1. Berstein : l'apprentissage et la maîtrise des degrés de liberté 3.2. Newell : l exploration de l espace de travail perceptivo-moteur 3.3. La dynamique des coordinations 160
161 3.5. La dynamique des coordinations Le mode de coordination à apprendre peut entrer en compétition avec les modes de coordination spontanés Coordination 1:3 (Walter & Swinnen, 1994) 161
162 3.5. La dynamique des coordinations Trajectoires attendues Trajectoires observées Walter & Swinnen (1994) 162
163 Zanone et Kelso (1992) 3.5. La dynamique des coordinations Apprentissage de la coordination à 90 de phase relative 163
164 Sujets initialement bistables 3.5. La dynamique des coordinations 164
165 Apparition d un attracteur à La dynamique des coordinations 165
166 Apparition de l attracteur miroir 3.5. La dynamique des coordinations 166
167 Déstabilisation de l attracteur La dynamique des coordinations 167
168 3.5. La dynamique des coordinations Apparition de nouveaux attracteurs, non présents à l origine L apprentissage peut être assimilé à une transition de phase Stabilisation de coordinations non pratiquées: transfert positif Déstabilisation de coordinations spontanées: transfert négatif L apprentissage entre en compétition avec la dynamique intrinsèque Zanone et Kelso (1992) 168
169 Zanone et Kelso (1997) Sujets initialement tristables 3.5. La dynamique des coordinations Apprentissage de la coordination
170 Zanone et Kelso (1997) Sujets initialement tristables 3.5. La dynamique des coordinations Apprentissage de la coordination
171 3.5. La dynamique des coordinations Stabilisation du nouveau comportement, par déformation de la dynamique intrinsèque L apprentissage n est pas assimilé à une transition de phase L apprentissage exploite la dynamique intrinsèque Convergence entre le pattern à apprendre et la dynamique intrinsèque Zanone et Kelso (1997) 171
172 3.5. La dynamique des coordinations Deux types de situations d apprentissage Situations de compétition Situations de convergence Apparition de nouveaux attracteurs, entrant en compétition avec la dynamique intrinsèque Déformation progressive de la dynamique intrinsèque 172
173 3.5. La dynamique des coordinations Comment analyser le comportement du débutant dans les tâches complexes? 173
174 3.5. La dynamique des coordinations L apprentissage des balancers en suspension mi-renversée aux barres parallèles. Delignières, Nourrit, Sioud, Leroyer, Zattara & Micaleff (1998) 174
175 3.5. La dynamique des coordinations Modélisation de la tâche comme système d oscillateurs couplés Delignières, Nourrit, Sioud, Leroyer, Zattara & Micaleff (1998) 175
176 Comportement des experts 3.5. La dynamique des coordinations Delignières, Nourrit, Sioud, Leroyer, Zattara & Micaleff (1998) 176
177 Comportement des experts 3.5. La dynamique des coordinations Delignières, Nourrit, Sioud, Leroyer, Zattara & Micaleff (1998) 177
178 Comportement des experts 3.5. La dynamique des coordinations Delignières, Nourrit, Sioud, Leroyer, Zattara & Micaleff (1998) 178
179 Comportement des experts 3.5. La dynamique des coordinations Delignières, Nourrit, Sioud, Leroyer, Zattara & Micaleff (1998) 179
180 Comportement des experts 3.5. La dynamique des coordinations Delignières, Nourrit, Sioud, Leroyer, Zattara & Micaleff (1998) 180
181 Comportement des experts 3.5. La dynamique des coordinations Delignières, Nourrit, Sioud, Leroyer, Zattara & Micaleff (1998) 181
182 Comportement des experts 3.5. La dynamique des coordinations Delignières, Nourrit, Sioud, Leroyer, Zattara & Micaleff (1998) 182
183 Comportement des experts 3.5. La dynamique des coordinations Delignières, Nourrit, Sioud, Leroyer, Zattara & Micaleff (1998) 183
184 Comportement des experts 3.5. La dynamique des coordinations Delignières, Nourrit, Sioud, Leroyer, Zattara & Micaleff (1998) 184
185 Comportement des experts 3.5. La dynamique des coordinations Delignières, Nourrit, Sioud, Leroyer, Zattara & Micaleff (1998) 185
186 3.5. La dynamique des coordinations Trajectoire du centre de gravité chez les experts Delignières, Nourrit, Sioud, Leroyer, Zattara & Micaleff (1998) 186
187 3.5. La dynamique des coordinations Coordination 2:1 avec décalage de phase à 90 /270 Delignières, Nourrit, Sioud, Leroyer, Zattara & Micaleff (1998) 187
188 Comportement des débutants 3.5. La dynamique des coordinations Delignières, Nourrit, Sioud, Leroyer, Zattara & Micaleff (1998) 188
189 Comportement des débutants 3.5. La dynamique des coordinations Delignières, Nourrit, Sioud, Leroyer, Zattara & Micaleff (1998) 189
190 Comportement des débutants 3.5. La dynamique des coordinations Delignières, Nourrit, Sioud, Leroyer, Zattara & Micaleff (1998) 190
191 Comportement des débutants 3.5. La dynamique des coordinations Delignières, Nourrit, Sioud, Leroyer, Zattara & Micaleff (1998) 191
192 Comportement des débutants 3.5. La dynamique des coordinations Delignières, Nourrit, Sioud, Leroyer, Zattara & Micaleff (1998) 192
193 Comportement des débutants 3.5. La dynamique des coordinations Delignières, Nourrit, Sioud, Leroyer, Zattara & Micaleff (1998) 193
194 Comportement des débutants 3.5. La dynamique des coordinations Delignières, Nourrit, Sioud, Leroyer, Zattara & Micaleff (1998) 194
195 Comportement des débutants 3.5. La dynamique des coordinations Delignières, Nourrit, Sioud, Leroyer, Zattara & Micaleff (1998) 195
196 Comportement des débutants 3.5. La dynamique des coordinations Delignières, Nourrit, Sioud, Leroyer, Zattara & Micaleff (1998) 196
197 Comportement des débutants 3.5. La dynamique des coordinations Delignières, Nourrit, Sioud, Leroyer, Zattara & Micaleff (1998) 197
198 3.5. La dynamique des coordinations Comportement des débutants 198
199 3.5. La dynamique des coordinations Influence des modes de coordination préexistants sur le comportement dans une tâche nouvelle Lancer en opposition Beaubrun & Judey (2001) Lancer à l amble 199
200 3.5. La dynamique des coordinations Comment passe-t-on du comportement débutant au comportement expert? Simulateur de ski (d'après Whiting, Vogt & Vereijken, 1992) 200
201 Apprentissage sur simulateur de ski 3.5. La dynamique des coordinations 5 sujets débutantsd 13 semaines de pratique 3 sessions par semaine 10 essais de 1 minute par session Soit un total de 390 essais Nourrit, Delignières, Deschamps, Caillou, & Lauriot (2003) 201
202 Deux types d oscillateurs 3.5. La dynamique des coordinations Rayleigh Débutant Van der Pol Expert 202
203 1.5 0 Evolution du comportement d amortissement Sujet Les valeurs négatives renvoient à un comportement débutant Sujet Sujet Les valeurs positives renvoient à l adoption du comportement expert Sujet Sujet Nourrit, Delignières, Deschamps, Caillou, & Lauriot (2003) 203
204 3.5. La dynamique des coordinations L apprentissage comme bifurcation saddle-node k=-1 k=-0.5 k=0 k=0.5 k=1 Evolution de la fonction potentiel [V(x) = ax 4 + bx 2 + kx] durant une bifurcation saddle-node. La flèche indique la direction de l évolution du paramètre de contrôle k. Nourrit, Delignières, Deschamps, Caillou & Lauriot (2003) 204
205 3.5. La dynamique des coordinations Evolution cycle-à-cycle de l amortissement dans trois essais caractéristiques 1.5 Van der Pol Rayleigh Essai 37 Essai 91 Essai 335 Comportement débutant Transition Comportement expert Nourrit, Delignières, Deschamps, Caillou, & Lauriot (2003) 205
206 Amplitude Subject Fréquence Subject Raideur Subject Amortissement Subject
207 3.5. La dynamique des coordinations Transition du comportement débutant au comportement expert Balançoire expérimentale Oscillations latérales 10 sujets 10 sessions de 10 essais Teulier et Delignières (2004) 207
208 3.5. La dynamique des coordinations Forçage au point de revirement gauche Forçage au point de revirement droit Double forçage gauche/droit + 208
209 Session 1 Session 5 Session
210 3.5. La dynamique des coordinations Dynamique intrinsèque et stratégies de recherche 210
211 3.5. La dynamique des coordinations Dynamique intrinsèque et stratégies de recherche 211
212 3.5. La dynamique des coordinations Dynamique intrinsèque et stratégies de recherche 212
213 Les apprentissages avec transition 3.5. La dynamique des coordinations Attracteur spontané Attracteur nouveau 213
214 Plan du cours Introduction : définitions 1. L approche cognitive 2. L'approche dynamique 3. L approche écologique 4. Apprentissage et efficience 5. Apprentissage et conditions d'apprentissage 6. Apprentissage et connaissances 214
215 4. Apprentissage et efficience 4.1. Régimes optimaux de travail 4.2. Apprentissage et optimisation 4.3. Stabilité et efficience 215
216 Consommation d'oxygène (l.mn-1) 4.1. Régimes optimaux de travail Longueur des foulées (cm) Consommation d'oxygène en fonction de la longueur des foulées lors d'une course à 16 km/h. Le trait vertical indique l'amplitude spontanément adoptée par les sujets (d'après Hogberg, 1952). 216
217 Energie consomméee (cal.m-1.kg-1) Vitesse (km.h-1) 4.1. Régimes optimaux de travail Relation entre le coût énergétique de la marche et la vitesse de déplacement (données d'après Ralston, 1958) 217
218 4.1. Régimes optimaux de travail Variabilité inter-essais (mm) Pourcentage de la force maximale Erreur spatiale (exprimée par la variabilité inter-essais), en fonction de l'intensité de la force exercée (exprimée en pourcentage de la force maximale), dans une tâche de pointage à un degré de liberté (données d'après Schmidt & Sherwood, 1982). 218
219 4.1. Régimes optimaux de travail Relation entre fréquence de pédalage et coût énergétique, dans une tâche de pédalage à 50% e PMA. Fréquences préférées: cyclistes (C) et non-cyclistes (NC) (Arcelin, 1999) 219
220 35 Consommation d'oxygène (ml.kg-1.min-1) Marche Course 4.1. Régimes optimaux de travail * Vitesse de déplacement Consommation d'oxygène lors de la marche et de la course. L'étoile indique le pallier où en moyenne les sujets sont passé de la marche à la course, dans une condition leur laissant le libre choix de l'allure. 220
221 4.1. Régimes optimaux de travail Variabilité de la durée du pas, en fonction de la vitesse de déplacement, lors d'un protocole d'incrémentation progressive de la vitesse. Une transition marche-course apparaît entre 7.6 et 7.8 km/h (Brisswalter& Mottet, 1996) 221
222 4.1. Régimes optimaux de travail Profils métaboliques des principaux modes de locomotion chez le cheval, et fréquence d'apparition de ces différents modes en fonction de la vitesse de déplacement (d'après Hoyt & Taylor, 1981) 222
223 4.1. Régimes optimaux de travail Warren (1988) 223
224 4.1. Régimes optimaux de travail 300 Temps de réaction (ms) Assis Marche Grande cible Conditions Petite cible Evolution du temps de réaction,en fonction de la nature de la tâche primaire: 1. Assis 2. Marche 3. Pointage locomoteur sur grande cible 4. Pointage locomoteur sur petite cible (d'après Bardy, 1993) 224
225 4.1. Régimes optimaux de travail Influence de la fréquence de pédalage sur cycloergomètre sur la performance dans une tâche simultanée de temps de réaction (Brisswalter, Durand, Delignières & Legros, 1995) 225
226 4.1. Régimes optimaux de travail Influence de la fréquence de pédalage sur cycloergomètre sur la performance dans une tâche simultanée de temps de réaction (Brisswalter, Durand, Delignières & Legros, 1995) 226
227 4. Apprentissage et efficience 4.1. Régimes optimaux de travail 4.2. Apprentissage et optimisation 4.3. Stabilité et efficience 227
228 4.2. Apprentissage et optimisation Frequency (Hz) Day 1 Day 2 Day 3 Day 4 Day 5 Post-test Sessions Subject 1 Subject 2 Subject 3 Subject 4 Subject 5 Evolution individuelle de la fréquence d'oscillation sur simulateur de ski (Durand, Geoffroi, Varray & Préfaut, 1994) 228
229 4.2. Apprentissage et optimisation Relation entre fréquence d oscillation et coût énergétique sur le simulateur de ski Delignières, Geoffroy, Nourrit & Durand (1996) 229
230 4.2. Apprentissage et optimisation Movement Cost (ml.kg.s -1 ) Group 1 (15 cm) Group 2 (22.5 cm) Group 3 (30 cm) T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 Session 1 Session 2 Session 3 Session 4 Evolution du coût du mouvement avec l apprentissage Nourrit, Lauriot, Deschamps, Caillou & Delignières (2000) 230
231 4.2. Apprentissage et optimisation Evolution du pattern de recrutement musculaire lors de l'apprentissage A gauche: en début d'apprentissage; au milieu: en fin d'apprentissage; à droite: sujets experts (Kamon & Gormley, 1968) 231
232 4. Apprentissage et efficience 4.1. Régimes optimaux de travail 4.2. Apprentissage et optimisation 4.3. Stabilité et efficience 232
233 4.3. Stabilité et efficience Consommation d'oxygène et stabilité de la tête, en fonction de la fréquence de marche. (Holt, Jeng, Ratcliffe & Hamill, 1995) 233
234 4.3. Stabilité et efficience Influence de la fréquence d'oscillation sur la stabilité de la phase relative dans une tâche de coordination bi-manuelle (Monno, 2000) 234
235 4.3. Stabilité et efficience Tâches de coordination bi-manuelles: Influence de la fréquence d'oscillation sur la stabilité de la phase relative (à gauche) et sur le temps de réaction dans la tâche simultanée (à droite) (Monno, (2000) 235
236 Plan du cours Introduction : définitions 1. L approche cognitive 2. L'approche dynamique 3. L approche écologique 4. Apprentissage et efficience 5. Apprentissage et conditions d'apprentissage 6. Apprentissage et connaissances 236
237 5. Apprentissage et conditions d'apprentissage 5.1. Répétition, consistance et automatisation 5.2. Difficulté de la tâche et apprentissage 5.3. La démonstration 5.4. Variabilité de la pratique 5.5. L'interférence contextuelle 5.6. Feedbacks 5.7. Adaptation de la force des attracteurs 237
238 5.1. Répétition, consistance et automatisation Shiffrin et Schneider (1977) distinguent les processus contrôlés et les processus automatiques Les processus contrôlés: Fonctionnent en série Sont contrôlés par la conscience Demandent de l attention Demandent du temps Les processus automatiques: Fonctionnent en parallèle Se déroulent en dehors du champ de la conscience Ne réclament aucun effort Sont extrêmement rapides 238
239 Un exemple: L effet Stroop 5.1. Répétition, consistance et automatisation Lisez le mot VERT ROUGE VERT ROUGE BLEU VERT BLEU ROUGE BLEU ROUGE VERT BLEU 239
240 Un exemple: L effet Stroop 5.1. Répétition, consistance et automatisation Nommez la couleur VERT ROUGE BLEU ROUGE BLEU ROUGE VERT BLEU BLEU VERT ROUGE VERT 240
241 Un exemple: L effet Stroop Lecture des mots et la désignation des couleurs sont automatiques Par contre, la dissociation du texte et de la couleur renvoie à un processus contrôlé 5.1. Répétition, consistance et automatisation Nommez la couleur VERT BLEU ROUGE BLEU ROUGE VERT ROUGE VERT ROUGE BLEU VERT BLEU 241
242 5.1. Répétition, consistance et automatisation L expérience de Shiffrin et Schneider (1977) Tâche de recherche visuelle Les sujets doivent détecter la présence de lettres cibles parmi un ensemble d autres lettres (distracteurs) Cibles: 1, 2 or 4 lettres M J D G K S F 242
243 5.1. Répétition, consistance et automatisation Exemple: deux lettres cibles J D G K S F Chaque écran est présenté pendant 40 msec B M K J Le sujet presse un bouton quand il détecte une cible Shiffrin & Schneider (1977) 243
244 5.1. Répétition, consistance et automatisation Pratique variable: Les lettres cibles changent à chaque essai Il n y a aucun régularité dans la tâche on doit utiliser des processus contrôlés à tout moment Le nombre de lettres cibles devrait avoir un effet sur la performance Le nombre de distracteurs devrait avoir un effet sur la performance Shiffrin & Schneider (1977) 244
245 5.1. Répétition, consistance et automatisation Pratique consistante: Les lettres cibles sont identiques d un essai à l autre La tâche présente des régularités on devrait être capables de construire des automatismes Le nombre de lettres cibles ou de distracteurs ne devrait pas avoir d effet sur la performance Shiffrin & Schneider (1977) 245
246 5.1. Répétition, consistance et automatisation Résultats après 2100 essais (sur deux semaines) 1000 ms Temps de réaction Taille de l écran Pratique variable 400 ms Taille de la cible Pratique consistante Shiffrin & Schneider (1977) 246
247 5.1. Répétition, consistance et automatisation Conclusions: La consistance de la tâche permet l automatisation des processus cognitifs C est la pratique, en situation consistante, qui est déterminante dans l automatisation La consistance peut n être que partielle: le degré d automatisation est lié au degré de consistance (Camus, 1989) Shiffrin & Schneider (1977) 247
248 5.1. Répétition, consistance et automatisation L expérience de Pew (1974) Les sujets doivent suivre une cible se déplaçant sur un écran Chaque essai dure une minute Le déplacement de la cible paraît aléatoire 248
249 5.1. Répétition, consistance et automatisation L expérience de Pew (1974) Chaque essai est composé de deux segments aléatoires de 20 secondes, encadrant un segment consistant de 20 secondes 249
250 5.1. Répétition, consistance et automatisation L expérience de Pew (1974) La performance est significativement meilleure dans le segment consistant 250
251 5.1. Répétition, consistance et automatisation L expérience de Pew (1974) Aucun sujet n a eu conscience de la consistance du segment médian 251
252 5.1. Répétition, consistance et automatisation Conclusions: La consistance de la tâche permet l automatisation des processus cognitifs C est la pratique, en situation consistante, qui est déterminante dans l automatisation La consistance peut n être que partielle: le degré d automatisation est lié au degré de consistance (Camus, 1989) Il n est pas nécessaire que le sujet ait conscience de la consistance pour que l automatisation ait lieu. 252
253 5. Apprentissage et conditions d'apprentissage 5.1. Répétition, consistance et automatisation 5.2. Difficulté de la tâche et apprentissage 5.3. La démonstration 5.4. Variabilité de la pratique 5.5. L'interférence contextuelle 5.6. Feedbacks 5.7. Adaptation de la force des attracteurs 253
254 5.2. Difficulté de la tâche et apprentissage Position du problème: On veut apprendre à des sujets à réaliser une tâche de difficulté donnée (tâche critère) Doit-on se contenter de faire répéter la tâche au niveau de difficulté visé? N est-il pas plus efficace de proposer dans un premier temps une version plus facile de la tâche (progressivité)? N est il pas plus efficace à contrario de confronter le sujet à une version encore plus difficile (sur-complexité)? 254
255 5.2. Difficulté de la tâche et apprentissage Famose, Durand et Bertsch (1985) travaillent avec une tâche d anticipation-coïncidence Tâche facile Tâche difficile (tâche critère) 255
256 5.2. Difficulté de la tâche et apprentissage Plan expérimental Famose, Durand et Betsch (1985) Groupe expérimental Pré-test 100 essais tâche facile 100 essais tâche difficile Post-test Rétention Groupe témoin Pré-test 200 essais tâche difficile Post-test Rétention Groupe contrôle Pré-test Post-test Rétention 256
257 5.2. Difficulté de la tâche et apprentissage Evolution des performances dans une tâche d'anticipation-coïncidence (Famose, Durand & Bertsch, 1985) 257
258 5.2. Difficulté de la tâche et apprentissage La progressivité de la difficulté s avère favorable à l apprentissage Sur quelles dimensions de la tâche cette progressivité doit-elle être appliquée? Y-a-t-il des dimensions plus pertinentes que d autres, pour une tâche donnée? 258
259 Durand, Famose et Bertsch (1985) Tâche critère Simplification Incertitude spatiale Simplification Précision requise 259
260 Durand, Famose et Bertsch (1985) 5.2. Difficulté de la tâche et apprentissage Groupe incertitude spatiale Pré-test 100 essais tâche facile 100 essais tâche difficile Post-test Rétention Groupe précision requise Pré-test 100 essais tâche facile 100 essais tâche difficile Post-test Rétention Groupe témoin Pré-test 200 essais tâche difficile Post-test Rétention Groupe contrôle 260 Pré-test Post-test Rétention
261 5.2. Difficulté de la tâche et apprentissage Evolution de l'apprentissage en fonction de la progressivité de l'incertitude spatiale et de la précision requise (Durand, Famose et Bertsch, 1985) 261
262 Hypothèse de surcomplexité (Famose et Kosnikowski, 1986) 5.2. Difficulté de la tâche et apprentissage Le groupe expérimental pratique avec une balle qui rebondit de travers Le groupe contrôle répète la tâche critère Aucune différence significative entre les deux groupes 262
263 5. Apprentissage et conditions d'apprentissage 5.1. Répétition, consistance et automatisation 5.2. Difficulté de la tâche et apprentissage 5.3. La démonstration 5.4. Variabilité de la pratique 5.5. L'interférence contextuelle 5.6. Feedbacks 5.7. Adaptation de la force des attracteurs 263
264 5.3. La démonstration Procédure pédagogique souvent critiquée (Famose, 1983) La démonstration est cependant abondamment utilisée dans les activités morphocinétiques Problèmes: Qui doit démontrer? A quel moment? Combien de fois? Dans quels types de tâches? 264
265 Evolution de la performance dans une tâche morphocinétique avec présentation de modèle 5.3. La démonstration 25 Distance (cm) Le modèle permet une amélioration de la performance en début d apprentissage Il ne sert plus à rien au-delà d un certain stade 265 Delcor, Cadopi, Delignières et Mesure (2004)
266 Evolution de la performance dans une tâche morphocinétique avec présentation de modèle 5.3. La démonstration Modèle Modèle Delcor (2004) 266
267 5.3. La démonstration La théorie de l apprentissage social (Bandura, 1977) Quatre processus sont impliqués dans l'apprentissage par observation - L attention: l'observateur doit sélectionner les informations pertinentes. L'attention est déterminée par de nombreux facteurs, tels que le degré d'attractivité du modèle ou les conditions de présentation. Des consignes verbales soulignant les aspects pertinents du modèle favorisent cette étape. - La rétention: Les informations doivent être codées en mémoire à partir de représentations imagées ou verbales. La précision de la représentation est liée au nombre de fois où les sujets ont pu voir le modèle (Carroll et Bandura, 1990). - La reproduction motrice: Cette représentation sert à guider le pratiquant pour l'action motrice, au niveau de la planification du mouvement, de la détection et de la correction d'erreurs. - La motivation: Importance des facteurs motivationnels dans l'efficacité de l'apprentissage par observation (satisfaction du sujet, attrait du modèle et désir d'identification) 267
268 Un modèle novice est aussi efficace qu'un modèle expert 5.3. La démonstration Modèle novice Modèle expert Pas de modèle Influence de l'observation d'un modèle et de l'expertise du modèle sur la performance (Pollack & Lee, 1992) 268
269 5.3. La démonstration Un modèle non expert? Weir et Leavitt (1990), dans une expérience sur le lancer de fléchettes, montrent qu un modèle novice est plus efficace qu un modèle expert L'observation d'un débutant permet d'avoir des informations sur les problèmes que les sujets inexpérimentés rencontrent, et surtout de voir comment ces problèmes peuvent être résolus 269
270 Démonstration, tâches de contrôle, tâches de coordination Magill et Schoenfelder-Zohdi (1995) 5.3. La démonstration Les auteurs distinguent: Les tâches à buts de coordination: le sujet ne dispose pas de solution et doit construire une nouvelle coordination Les tâches à but de contrôle: le problème du sujet est d'adapter à la situation présente une coordination déjà acquise La démonstration semble profitable lorsque le sujet est confronté à un tâche de coordination 270
271 Démonstration et théorie du Schéma 5.3. La démonstration Par extension, on peut prédire que la démonstration favorise la construction du PMG, mais qu elle n a pas d effet bénéfique sur les règles de paramétrisation Shea, Wulf, Park et Gaunt (2001) analysent l effet de la démonstration sur le timing relatif et le timing absolu d une tâche motrice Rappel: Le timing relatif renvoie au programme moteur généralisé Le timing absolu renvoie aux règles de paramétrisation 271
272 5.3. La démonstration Erreur temporelle relative Erreur temporelle absolue Shea, Wulf, Park & Gaunt (2001) 272
273 5. Apprentissage et conditions d'apprentissage 5.1. Répétition, consistance et automatisation 5.2. Difficulté de la tâche et apprentissage 5.3. La démonstration 5.4. Variabilité de la pratique 5.5. L'interférence contextuelle 5.6. Feedbacks 5.7. Adaptation de la force des attracteurs 273
274 5.4. Variabilité de la pratique Les règles de paramétrisation permettent d adapter le programme moteur en fonction des caractéristiques de la tâche 274
275 5.4. Variabilité de la pratique Les règles de paramétrisation permettent d adapter le programme moteur en fonction des caractéristiques de la tâche Hypothèses: L exercice de modalités différentes de la tâche (pratique variable) permet au sujet de construire les règles de paramétrisation 275
276 5.4. Variabilité de la pratique Les règles de paramétrisation permettent d adapter le programme moteur en fonction des caractéristiques de la tâche Hypothèses: L exercice de modalités différentes de la tâche (pratique variable) permet au sujet de construire les règles de paramétrisation L exercice d une seule modalité (pratique fixe) ne permet pas la construction des règles 276
277 5.4. Variabilité de la pratique Protocole expérimental standard Utilisation d une tâche au niveau d exigence modulable (ex. lancer de balles) Le groupe expérimental pratique la tâche selon des modalités variées (Par exemple, lancer à 3m, 6m, et 9m) Le groupe témoin pratique la tâche selon une condition unique (Par exemple 6m) On évalue l apprentissage par un test de transfert, sur une distance non pratiquée lors des sessions de travail (Par exemple 7.50m) 277
278 5.4. Variabilité de la pratique Influence de la variabilité de la pratique sur l'apprentissage et le transfert d'une habileté de tir en basket-ball (Boutmans, Buekers & Cockaerts, 1985) Ronds: groupe à pratique fixe Carrés noirs: groupe à pratique variable 278
279 5.4. Variabilité de la pratique La variabilité de la pratique permet une meilleure adaptabilité du PMG Il convient des distinguer les performances lors des sessions de pratique et les performances de transfert Problème: Si la variabilité est favorable à l élaboration des règles de paramétrisation, quel est son effet sur la construction du programme moteur généralisé? 279
280 5.4. Variabilité de la pratique Amplitude des mouvements réalisés sur le simulateur de ski, en fonction des conditions fixes ou variées de la pratique (Den Brinker, Stabler, Whiting, & Van Wieringen, 1985) Ronds: groupe à pratique fixe Carrés noirs: groupe à pratique variable 280
281 5.4. Variabilité de la pratique La variabilité est favorable dans les tâches à but de contrôle La variabilité est inutile dans les tâches à but de coordination 281
282 5. Apprentissage et conditions d'apprentissage 5.1. Répétition, consistance et automatisation 5.2. Difficulté de la tâche et apprentissage 5.3. La démonstration 5.4. Variabilité de la pratique 5.5. L'interférence contextuelle 5.6. Feedbacks 5.7. Adaptation de la force des attracteurs 282
283 5.5. L'interférence contextuelle L interférence contextuelle On veut enseigner trois habiletés différentes A, B, et C Par exemple en volleyball: la réception, le service, le smash Vaut-il mieux regrouper les essais sur chaque habileté (pratique bloquée) Varier l habileté travaillée d un essai à l autre (pratique aléatoire) Ou 283
284 5.5. L'interférence contextuelle Performance dans des tâches de vitesse de mouvement, en conditions bloquées et aléatoire (D après Shea et Morgan, 1979) 284
285 5.5. L'interférence contextuelle Conclusions La pratique bloquée favorise la performance lors des sessions d apprentissage La pratique bloquée ne permet pas d être efficace dans les tests de rétention en conditions aléatoires La pratique aléatoire permet de s adapter à toutes les conditions d exercice dans les tests de rétention L interférence contextuelle, lors de l apprentissage, permet de s adapter à l exercice des habiletés dans un environnement imprévisible 285
286 5.5. L'interférence contextuelle Hypothèse L interférence contextuelle oblige les sujets à mobiliser activement les informations au sein du système des mémoires La pratique bloquée ne permet pas cet entraînement à l adaptation 286
287 5.5. L'interférence contextuelle Interférence contextuelle, timing absolu et timing relatif La pratique bloquée devrait favoriser la construction des PMG (réduction de l erreur temporelle relative) La pratique bloquée ne permet pas d entraîner l adaptation des PMG (accroissement de l erreur temporelle absolue lors de tests de transfert) La pratique aléatoire devrait favoriser la construction de règles de paramétrisation (stabilité de l erreur temporelle absolue lors de tests de transfert) 287
288 5.5. L'interférence contextuelle Erreur temporelle relative Erreur temporelle absolue Shea, Lai, Wright, Immink & Black (2001) 288
289 5. Apprentissage et conditions d'apprentissage 5.1. Répétition, consistance et automatisation 5.2. Difficulté de la tâche et apprentissage 5.3. La démonstration 5.4. Variabilité de la pratique 5.5. L'interférence contextuelle 5.6. Feedbacks 5.7. Adaptation de la force des attracteurs 289
290 Définitions Le feedback renvoie à l'ensemble des informations que le sujet peut recevoir en retour sur sa prestation Feedback intrinsèque: l'information est issue de la pratique même Feedback extrinsèque ou augmenté: l'information est apportée par un tiers, par exemple sous forme verbale, ou sous forme de feedback vidéo. La connaissance des résultats renseigne sur l'écart au but visé La connaissance de la performance est une information sur les moyens mis en œuvre pour atteindre le but 290
291 Feedback et apprentissage Adams (1971): sans feedback, il n y a pas d apprentissage. Adams travaille sur des tâches de laboratoire, dans lesquelles le feedback intrinsèque est supprimé. Il montre dans ces conditions que sans feedback extrinsèque, les performances ne s améliorent pas. Cependant il est rare, dans les pratiques courantes, que le feedback intrinsèque soit absent. 291
292 Le feedback augmenté peut dans certains cas favoriser l'apprentissage Influence de la connaissance des résultats sur la performance et l'apprentissage dans une tâche de tir au but de la tête en football ( Pauwels & Buekers, 1984) 292
293 Vereijken et Whiting (1990) 5.6. Feedbacks Dans des tâches complexes, le sujet dispose de suffisamment d'informations intrinsèques pour guider l'apprentissage. L'intérêt porté à l'importance du feedback extrinsèque constitue un artefact de laboratoire, lié à la pauvreté informationnelle des tâches analysées. 293
294 Atténuation du feedback L'utilisation massive du feedback peut entraîner un processus de dépendance: la performance est alors fortement affectée par sa suppression (Winstein & Schmidt, 1990). 294
295 Atténuation du feedback Schmidt (1993) propose un processus d'atténuation du feedback: on propose un feedback à chaque essai jusqu'à ce que les sujets aient acquis le pattern de base, puis on diminue progressivement la fréquence des feedback. L'atténuation progressive du feedback va notamment entraîner l'élève à utiliser davantage les feedbacks intrinsèques 295
296 Le feedback résumé 5.6. Feedbacks Le feedback résumé permet de réduire la dépendance au feedback Principe: on attend plusieurs essais avant de proposer un feedback qui résume l'ensemble du bloc Schmidt, Lange et Young (1990) ont montré qu'il existait un nombre optimal d'essais à inclure dans un résumé Plus la tâche est simple, plus le nombre optimal est élevé 296
297 Le feedback résumé 5.6. Feedbacks Le feedback résumé peut être moins efficace à court terme, mais il permet de meilleures performances dans les tests de rétention (Schmidt, 1993) 297
298 5.6. Feedbacks Le délai de feedback Swinnen, Schmidt, Nicholson et Shapiro (1990) ont montré que le feedback instantané était néfaste pour l'apprentissage. Le sujet n'a plus le temps de traiter le feedback intrinsèque, son attention étant détournée par le feedback extrinsèque 298
299 5.6. Feedbacks Le délai de feedback Au-delà de quelques secondes, la durée de l'intervalle n'a que peu d'influence (jusqu'à quelques minutes) Il est important que l'élève ne soit pas perturbé, durant l'intervalle préfeedback, par des activités extérieures à la tâche (autre activité, ou discussion,, bruit, etc...) Dans ce cas une détérioration est observée lors des tests de rétention (Marteniuk, 1986) 299
300 L information transitionnelle 5.6. Feedbacks Kernodle et Carlton (1992) définissent l information transitionnelle comme une information portant sur ce qui doit être fait à l essai suivant Ils comparent dans une tâche de lancer de balle de précision, l efficacité de la CR, de la CP et de l information transitionnelle Il est plus efficace de dire au sujet ce qu il doit faire pour progresser, que de le renseigner sur ce qu il a fait Progrès moyens en distance (m) Connaissance de résultats Connaissance de la performance Focalisation de l'attention Informations transitionnelles Séance d'apprentissage 300
301 5. Apprentissage et conditions d'apprentissage 5.1. Répétition, consistance et automatisation 5.2. Difficulté de la tâche et apprentissage 5.3. La démonstration 5.4. Variabilité de la pratique 5.5. L'interférence contextuelle 5.6. Feedbacks 5.7. Adaptation de la force des attracteurs 301
302 5.7. Adaptation de la force des attracteurs L approche dynamique suggère que dans certains cas le comportement du débutant est fortement attiré par des modes de coordination spontanés Trajectoires attendues Trajectoires observées Walter & Swinnen (1994) 302
303 5.7. Adaptation de la force des attracteurs La modulation adaptative Walter et Swinnen (1995) Plus les attracteurs spontanés sont stables, plus il contrarient l apprentissage A haute fréquence, seul l attracteur en phase est stable La coordination 1:3 est très difficile à produire Hypothèse: si l on réduit la force de l attracteur en phase en diminuant la fréquence, on rend plus facile l exploration d autres solutions Pattern à apprendre Coordination spontanée Pattern à apprendre Coordination spontanée Décalage de phase Décalage de phase 303
304 5.7. Adaptation de la force des attracteurs La modulation adaptative On peut également agir sur le paramètre de contrôle pour rendre disponible un attracteur Pattern à apprendre Coordination spontanée Coordination spontanée Pattern à apprendre Il s agit de déstabiliser la coordination spontanée et de rendre attractive la nouvelle coordination 304
305 La modulation adaptative 5.7. Adaptation de la force des attracteurs Nourrit, Lauriot, Deschamps, Caillou & Delignières (2000) A forte amplitude, les sujets convergent vers la fréquence de résonance du système (Durand, Geoffroi, Varray & Préfaut, 1994) Frequency (Hz) Subject 1 Subject 2 Subject 3 Subject 4 Subject 5 Day 1 Day 2 Day 3 Day 4 Day 5 Post-test Sessions 305
306 La modulation adaptative 5.7. Adaptation de la force des attracteurs Nourrit, Lauriot, Deschamps, Caillou & Delignières (2000) Hypothèse: si l on force les sujets à osciller à forte amplitude, on devrait obtenir - des oscillations plus stables (variabilité inter-individuelle) - des oscillations plus homogènes (variabilité inter-individuelle) - Trois groupes de 6 sujets - Quatre sessions de pratiques - Trois amplitude imposées: 15 cm, 22.5 cm, et 30 cm 306
307 La modulation adaptative 5.7. Adaptation de la force des attracteurs Nourrit, Lauriot, Deschamps, Caillou & Delignières (2000) Variabilité intra-individuelle Variabilité inter-individuelle Frequency Intra-Individual Variability (Hz) Frequency Inter-individual Variability (Hz) Group 1 (15 cm) Group 2 (22.5 cm) Group 3 (30 cm) Group 1 (15 cm) Group 2 (22.5 cm) Group 3 (30 cm) T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 Session 1 Session 2 Session 3 Session 4 Session 1 Session 2 Session 3 Session 4 307
308 La modulation adaptative 5.7. Adaptation de la force des attracteurs Nourrit, Lauriot, Deschamps, Caillou & Delignières (2000) Pattern à apprendre Coordination spontanée Coordination spontanée Pattern à apprendre Dans ce type de tâche, c est paradoxalement en rendant la tâche plus difficile que l on favorise l apprentissage Comparer avec le principe de progressivité de Famose Comment apprendre à courir? Comment apprendre la roue? 308
309 Plan du cours Introduction : définitions 1. L approche cognitive 2. L'approche dynamique 3. L approche écologique 4. Apprentissage et efficience 5. Apprentissage et conditions d'apprentissage 6. Apprentissage et connaissances 309
310 6. Apprentissage et connaissances 6.1. Connaissances et habiletés motrices 6.2. Apprentissage implicite et apprentissage explicite 6.3. Les limites de la prise de conscience 310
311 6.1. Connaissances et habiletés motrices 311
312 6.1. Connaissances et habiletés motrices Le transfert Habileté 1 Habileté 2 312
313 Migeon (1981) Pas de transfert entre le lancer à la poitrine et le lancer balle au-dessus de la tête 313
314 6.1. Connaissances et habiletés motrices Principe d action 1 Principe d action 2 Règle d action 1 Règle d action 2 Habileté 1 Habileté 2 Gréhaigne, Billard, Guillon & Roche (1989) 314
315 6.1. Connaissances et habiletés motrices Connaissances déclaratives Verbalisation Planification Habileté motrice 315
316 6.1. Connaissances et habiletés motrices Des arguments théoriques Georges (1983) distingue les connaissances déclaratives et procédurales Les connaissances déclaratives s expriment par le discours Les connaissances procédurales s expriment par l action Les connaissances procédurales font appels à des processus automatiques, imperméables à la conscience Leplat (1989): une partie de l habileté échappe à conscience du sujet. Cette habileté tacite ne s'acquiert que par la pratique, et ne peut être ni verbalisée, ni enseignée 316
317 6.1. Connaissances et habiletés motrices Des arguments théoriques Gréco (1976) : "Il n'est pas certain que la représentation mentale que l'on a de ses propres mouvements soit une représentation adéquate, ni même qu'elle doive l'être. [ ] On n'arriverait jamais à traverser la rue, ni aller à bicyclette s'il fallait calculer exhaustivement les trajectoires, les vitesses, les conditions de l'équilibre, etc..." 317
318 6. Apprentissage et connaissances 6.1. Connaissances et habiletés motrices 6.2. Apprentissage implicite et apprentissage explicite 6.3. Les limites de la prise de conscience 318
319 6.2. Apprentissage implicite et apprentissage explicite L expérience de Pew (1974) Les sujets doivent suivre avec un pointeur les déplacements d une cible Le déplacement dure 1 minute: Le déplacement est aléatoire lors des premières 20 secs et des dernières 20 secs Le segment médian se répète à l identique d un essai à l autre Les sujets ne sont pas prévenus de la régularité du segment médian 319
320 6.2. Apprentissage implicite et apprentissage explicite L expérience de Pew (1974) Les performances s améliorent plus rapidement dans le segment médian Les sujets n ont pas conscience des régularités L apprentissage est implicite 320
321 Masters (1992) 6.2. Apprentissage implicite et apprentissage explicite Hypothèse: une habileté apprise implicitement résiste mieux au stress qu une habileté apprise de manière explicite Tâche: Putting au golf. VERT ascendant. Groupes Implicite Explicite Apprentissage (4 sessions) Apprentissage en situation de double tâche Lecture de règles d action Stress (une session) Oui Oui Implicite (contrôle) Stress (contrôle) Non-stress (contrôle) Apprentissage en situation de double tâche Apprentissage par découverte Apprentissage par découverte Non Oui Non 321
322 6.2. Apprentissage implicite et apprentissage explicite Evaluation des connaissances déclaratives en fin d apprentissage IL: apprentissage implicite EL: apprentissage explicite ILC: apprentissage implicite (contrôle) SC: stress (contrôle) N-SC: non stress (contrôle) Masters (1992) 322
323 6.2. Apprentissage implicite et apprentissage explicite Niveaux d anxiété au cours de la dernière session : apprentissage implicite : apprentissage explicite : apprentissage implicite (contrôle) : stress (contrôle) : non stress (contrôle) Masters (1992) 323
324 Evolution de la performance au cours des sessions 6.2. Apprentissage implicite et apprentissage explicite : apprentissage implicite : apprentissage explicite : apprentissage implicite (contrôle) : stress (contrôle) : non stress (contrôle) Masters (1992) 324
325 6.2. Apprentissage implicite et apprentissage explicite L expérience de Wulf et Weigelt (1997) (1) 3 sessions de pratique Un groupe «apprentissage par découverte» Un groupe «apprentissage par instruction» Un essai «stress» en fin d expérimentation 325
326 6.2. Apprentissage implicite et apprentissage explicite Influence des instructions techniques sur l'apprentissage (Wulf & Weigelt, 1997) 326
327 6.2. Apprentissage implicite et apprentissage explicite L expérience de Wulf et Weigelt (1997) (2) 4 sessions de pratique 6 essais par session Apprentissage par découverte Introduction d instructions au milieu de la quatrième session 327
328 6.2. Apprentissage implicite et apprentissage explicite Effets d'instructions techniques données en cours d'apprentissage (Wulf & Weigelt, 1997) 328
329 6. Apprentissage et connaissances 6.1. Connaissances et habiletés motrices 6.2. Apprentissage implicite et apprentissage explicite 6.3. Les limites de la prise de conscience 329
330 6.3. Les limites de la prise de conscience Habiletés stratégiques Habiletés techniques 330
331 6.3. Les limites de la prise de conscience French et Thomas (1987) Suivi d une équipe de basket-ball pendant une saison Evaluation de quatre critères: L habileté stratégique (pertinence des décisions prises sur le terrain) L habileté technique (efficacité des actions entreprises sur le terrain) Connaissances déclaratives sur le jeu Tests techniques (tir, passe, drible) 331
332 6.3. Les limites de la prise de conscience French et Thomas (1987) Connaissances déclaratives sur le jeu Habileté stratégique (pertinence des prises de décision) Tests techniques (Tir, dribble) Habileté technique (efficacité des passes, dribbles et tirs) 332
333 Famose, Hébrard, Simonet et Vivès (1979) Apprentissage du virage en ski - pédagogie par instruction - pédagogie par modèle - aménagement du milieu (la «trace bleue») L aménagement du milieu est la méthode la plus efficace 333
334 Bouthier (1986) Apprentissage d une combinaison tactique en rugby - pédagogie par instruction (base d orientation) - pédagogie par modèle - aménagement du milieu La pédagogie par instruction semble la méthode la plus efficace 334
335 6.3. Les limites de la prise de conscience Conclusion Les habiletés stratégiques entretiennent des liens étroits avec les connaissances déclaratives Les habiletés techniques semblent mobiliser un registre plus profond, moins accessible à la conscience 335
336 6.3. Les limites de la prise de conscience Activités stratégiques Activités techniques Connaissances Habiletés Expérience 8 7 Connaissances Habiletés Expérience Enfants Adolescents Jeunes adultes Adultes Personnes âgées 0 Enfants Adolescents Jeunes adultes Adultes Personnes âgées Modifications de l'importance des connaissances, de l'habileté et de l'expérience en fonction de l'âge et de la nature de la tâche (Abernethy, Thomas & Thomas, 1993) 336
337 6.3. Les limites de la prise de conscience Habiletés globales Habiletés manipulatoires 337
338 6.3. Les limites de la prise de conscience Piaget (1974) «Réussir et comprendre» Vers 5/6 ans, la réussite est obtenue par tâtonnement, sans compréhension des principes mis en jeu Vers 7/8 ans, la réussite reste première. L enfant parvient a posteriori à en comprendre les principes, par abstraction réfléchissante Vers 11/12 ans, la compréhension précède et anticipe l action. La réussite ne prend qu un caractère confirmatoire 338
339 6.3. Les limites de la prise de conscience Durand (1984) 339
340 6.3. Les limites de la prise de conscience Durand (1984) lâcher 340
341 6.3. Les limites de la prise de conscience Durand (1984) lâcher 341
342 6.3. Les limites de la prise de conscience Durand (1984) À 5/6 ans, les enfants progressent par tâtonnement Les connaissances formulées sont erronées L action n est pas planifiée À 11/12 ans, les enfants peuvent se représenter et analyser la tâche Leurs connaissances sont précises et pertinentes Les connaissances peuvent piloter l action 342
343 6.3. Les limites de la prise de conscience Arnaud (1977) La connaissance du principe d Archimède peut-elle être généralisée au corps propre? Expérience de terrain, réalisée en établissement scolaire Apprentissage de la natation Manipulation d objets dans une baignoire Apprentissage du principe d Archimède 343
344 6.3. Les limites de la prise de conscience Arnaud (1977) La connaissance du principe d Archimède peut-elle être généralisée au corps propre? Expérience de terrain, réalisée en établissement scolaire Apprentissage du principe d Archimède Apprentissage de la natation 344
345 6.3. Les limites de la prise de conscience Arnaud (1977) 1. La manipulation d objets dans une baignoire permet de mieux apprendre le principe d Archimède 2. L expérience de la natation ne permet pas un meilleur apprentissage du principe d Archimède 3. La connaissance du principe d Archimède ne permet pas de mieux apprendre à nager 4. L expérience de la natation chez des élèves connaissant le principe d Archimède peut entraîner une «régression cognitive» 345
346 6.3. Les limites de la prise de conscience Conclusion La capacité de se représenter la tâche et sa solution semble plus évidente dans le cadre de tâches manipulatoires que dans celui des tâches globales La plupart des travaux de Piaget ont porté sur des tâches où il s agissait de manipuler des objets pour résoudre un problème 346
347 6.3. Les limites de la prise de conscience La pression temporelle Distinction processus contrôlés/automatiques Les processus automatiques sont plus rapides, et sont privilégiés en cas de pression temporelle Les processus automatiques sont imperméables à la conscience Hypothèse: impossibilité de prendre conscience de ses stratégies dans les activités sous pression temporelle 347
348 6.3. Les limites de la prise de conscience Keller, Henneman & Alegria (1979) Analyse de l activité de gardiens de but en situation de penalty Comment décident-ils du sens de leur déplacement? Verbalisation des experts: décision a priori, au hasard On devrait donc observer une répartition équiprobable des déplacements droite et gauche Observation: les gardiens plongent trop souvent du bon côté 348
349 6.3. Les limites de la prise de conscience Keller, Henneman & Alegria (1979) Les gardiens prennent des informations de manière précoce, sur la course d élan et l orientation des segments, pour étayer leur prise de décision Ces processus sont automatiques, les gardiens n ont pas conscience de les mettre en œuvre 349
350 6.3. Les limites de la prise de conscience Ripoll, Papin & Simonet (1983) Analyse du comportement exploratoire visuel chez les sportifs Utilisation d un oculomètre NAC 350
351 6.3. Les limites de la prise de conscience Ripoll, Papin & Simonet (1983) Exemple de comportement exploratoire visuel L expert fixe des zones privilégiées L exploration visuelle fonctionne en étoile à partir de ces zones 351
352 6.3. Les limites de la prise de conscience Ripoll, Papin & Simonet (1983) Incapacité des experts à verbaliser de manière pertinente leurs stratégies exploratoires Cette distorsion "est bien compréhensible en sport, dans la mesure où ces activités, du fait de leur grande vitesse d'exécution, se déroulent essentiellement sur un registre de fonctionnement infraverbal, excluant par là même toute forme de raisonnement hypothético-déductif" (Ripoll, Papin & Simonet, 1983) 352
353 Vom Hofe (1991) 6.3. Les limites de la prise de conscience Tâche: sur la base de configurations de jeu en football, trouver des solutions pour le porteur de balle 353
354 Vom Hofe (1991) 6.3. Les limites de la prise de conscience Deux conditions: - Trouver le maximum de solution en 10 secondes (activité d analyse) - Trouver une solution le plus vite possible (décision sous pression temporelle) Deux tests supplémentaires: - Connaissances déclaratives sur le football - Test de rotation mentale (vitesse de reconnaissance des formes) 354
355 Vom Hofe (1991) 6.3. Les limites de la prise de conscience Connaissances déclaratives sur le football Test d analyse du jeu (trouver le maximum de bonnes réponses en 10 secondes) Test de rotation mentale -.37 Test de prise de décision sous pression temporelle 355
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