La construction bègue : de l enfance à l âge adulte Importance de la prévention

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1 Résumé : La construction bègue : de l enfance à l âge adulte Importance de la prévention Anne Marie Simon Orthophoniste Secrétaire générale de l Association Parole Bégaiement Octobre 2010 Médecine et Enfance Intervenir précocement auprès d un jeune enfant qui commence à bégayer est nécessaire pour éviter la construction d une identité bègue. L auteur s attache à décrire comment cette identité se crée au fil du développement de l enfant, quels sont les aspects symptomatiques et relationnels du bégaiement aux différents âges. Sans que l étiologie de ce trouble soit actuellement connue, différents facteurs peuvent en expliquer l apparition puis le maintien. Des réponses thérapeutiques pour chaque période envisagée sont évoquées. Mots clés : bégaiement, enfance, intervention précoce, conseil parental Le bégaiement est un trouble complexe et peu connu, aussi bien du grand public que des soignants ou enseignants. Examiner comment il s installe au fil du temps permet de comprendre les réponses thérapeutique qui peuvent être proposées. La construction bègue comprend à la fois les aspects symptomatiques, dont je soulignerai l évolution dans le temps, et le gauchissement des pensées, attitudes, comportements, et sentiments réactionnels au trouble. L image généralement donnée est celle d un iceberg : cette métaphore répond à cette double nature du bégaiement : la partie émergée comprend tous les aspects visibles et audibles du trouble pour l interlocuteur, la partie immergée recueille toutes les réactions d un sujet à son trouble, son vécu et son ressenti, le conduisant adulte à un style de vie souvent très douloureux. (Voir encadré 1). Une flèche relie verticalement ces deux parties tant il est vrai que la qualité formelle de la parole est dépendante de la qualité des relations avec autrui, donc de la communication, et vice versa. I Il nous faut partir d une définition : Le plus souvent source de moqueries, il est en général compris comme simplement un trouble de la fluence, affectée par des répétitions, blocages, prolongations, ce qu on appelle les bégayages, ainsi que par les comportements dits accompagnateurs comme les syncinésies, les grimaces, dans cet effort que fait le sujet pour articuler sa parole Cette définition ne peut satisfaire ni les chercheurs ni les thérapeutes ni les personnes bègues elles-mêmes et leurs associations. Car les bégayages ne se produisent que dans la relation verbale à autrui : dès le départ un jeune enfant ne bégaie qu en présence d autrui, il n a aucun problème pour parler à son petit frère qui ne parle pas encore, ni avec son chien ni avec ses jouets lorsqu il parle en jouant seul; sans interlocuteur la personne bègue ne bégaie pas. Il faut être deux pour bégayer et aussi être soi : en jouant un rôle, en endossant un personnage, en prenant un accent étranger, le plus souvent le bégaiement ne se manifeste pas. Pour renforcer l idée qu être bègue ce n est pas seulement bégayer, une personne peut se dire bègue qui apparemment ne bégaie jamais. On est là dans le chapitre des bégaiements masqués ou intériorisés, souvent plus handicapants socialement que des bégayages modérés ou même sévères. Ajoutons qu une personne avec un bégaiement sévère peut aussi ne pas souffrir autant qu on le supposerait. Bref, on peut dire que la sévérité des bégayages n est pas proportionnelle à la souffrance du sujet.

2 Perkins, grand clinicien américain et personne bègue, écrivait en 1990 : «Définir le bégaiement comme un problème de fluence c est ignorer la personne, c est oublier les sentiments qu il éprouve à son propre égard, c est ignorer la signification du bégaiement dans sa vie; c est ignorer le rôle de «bain marie» que joue le bégaiement maintenant le handicap dans de nombreux cas; c est renforcer l idée que si un sujet bégaie, c est forcément les bégayages dont un clinicien doit s occuper». Il aura fallu attendre 1994 pour que le DSMIV évoque les difficultés d adaptation sociale qu entraîne le bégaiement aussi bien à l école que professionnellement. Des instances comme ISA International Stuttering Association, qui regroupe les associations de personnes bègues dans plus de 55 pays, se bat pour qu à côté des bégayages soit reconnu un syndrome : «le Syndrome de la parole bégayée» : (voir encadré 2) L Association Parole Bégaiement qui s interrogeait sur la question «Le bégaiement est-il un handicap?» l a défini comme «un trouble de la communication affectant la parole, mettant plus ou moins gravement le sujet qui en souffre en situation de handicap». Pour résumer le terme «bégaiement» est une étiquette diagnostique réferant à un syndrome clinique, caractérisé le plus souvent par des disfluences anormales et persistantes de la parole (= bégayages) associées à des éléments affectifs, comportementaux et cognitifs spécifiques. Un des objectifs d ISA comme de l APB est que le bégaiement soit reconnu comme ce trouble complexe. Cela commence seulement à atteindre le grand public grâce aux campagnes de prévention et d information menée en France depuis 1992 par l APB. (Voir encadré N 3) II La retombée majeure de ces campagnes et en particulier les campagnes ciblant directement la prévention- est la démarche de plus en plus précoce des parents lorsqu un petit enfant entre 2 et 5 ans se met à bégayer. Nous avons relevé une augmentation de plus de 40 % des appels de parents au secrétariat depuis septembre 09. La réponse des pédiatres qui a longtemps été (et l est encore souvent) :«Attendez, cela passera» a évolué vers «Consultez un praticien compétent pour cette intervention précoce». Lorsqu une réponse attentiste est donnée à ce qu on pourrait appeler un appel au secours d un très jeune enfant, la construction bègue commence : les réactions des parents, froncements de sourcils, interruptions de l enfant, conseils du type «Respire, répète, articule», font que l enfant va ressentir que lorsqu il parle «c est mal» et sera ainsi poussé à faire plus d efforts : ce qui entraîne plus de bégayages et conduit à la chronicisation du trouble. Ce qui au départ n était peut être qu une difficulté motrice de la parole devient vite un trouble de la relation. Parmi ces petits enfants qui viennent juste d entrer dans le langage, donc dans la communication, et qui se mettent à bégayer, 3 sur 4 cesseront de bégayer avant l adolescence. Mais le quatrième? Actuellement nous n avons aucun critère de chronicisation qui permette de le repérer. Nous avons des facteurs explicatifs dont la combinaison peuvent expliquer l apparition d un bégaiement, classés selon qu ils sont des facteurs qui prédisposent l enfant, qui précipitent le trouble ou le pérennisent. Nous les appelons les facteurs 3 P. (Voir encadré N 4) Aucun d eux pourtant n est ni nécessaire ni suffisant pour être considéré comme la cause d un bégaiement. Pourquoi insiste t-on tant sur cette intervention précoce dès 2 ans- qui joue un rôle de prévention majeur? Certes parce que les études montrent son efficacité mais surtout parce que même s il existe des facteurs de risque de devenir bègue en raison de facteurs génétiques ou constitutionnels, il est essentiel d enrayer la construction d une identité bègue. Celle-ci se fait au fil des années jusqu à donner à l adulte, même parfois l adolescent, un style de vie, c est à dire que le bégaiement est devenu un écran entre soi et les autres. Au

3 travers des expériences douloureuses, des frustrations voire des humiliations, comment se crée cet écran qui peut gâcher toute une vie? III Comment devient-on cet être bègue? Comment la communication se trouve altérée au fil du temps? J aborderai pour chaque période de vie les deux aspects de cette construction bègue : les symptômes et les répercussions du trouble sur la vie relationnelle du sujet. 1 Le très jeune enfant : Il est reconnu que le bégaiement résulte de l interaction de multiples facteurs coexistants:neurologiques, psychologiques et environnementaux. A) Commençons par quelques chiffres : (Voir encadré N 5) Les plus récentes recherches montrent qu environ 5 enfants sur 100 rencontrent ce trouble entre les âges de 2 à 5 ans, que 2 de ces 5 enfants vont avoir un bégaiement de développement et deviendront des locuteurs normaux avant 6 ans. Deux autres, ayant bénéficié d un traitement orthophonique, d un soutien parental et éducatif, auront cessé de bégayer à la fin de leur scolarité primaire ou à la fin de leur adolescence. Le dernier enfant souffrira d un bégaiement persistant ou chronique. Sur une étude de 209 enfants Lena Rustin en 1991 [1] a relevé un âge moyen de début à 3 ans 6 mois (27 % avant 3 ans - 68 % entre 3 et 7 ans - 5 % après 7 ans). Yehud Yairi [2] en 2005 sur 146 enfants lui relève un âge moyen de début à 2 ans 10 mois. La majorité de ces enfants ont commencé à bégayer entre 20 mois et 4 ans dont 85 % avant 3 ans et demi. Notons qu au départ il y a autant de filles que de garçons mais que la prédominance masculine s établit autour de 3 ans et demi. Plus le bégaiement apparaît tard, plus le risque de chronicisation est grand. Plus le début est brutal moins bon est le pronostic (40% des cas). La durée moyenne du temps pour que le trouble s arrête est de 24 mois pour les filles et pour les garçons En ce qui concerne la génétique il existe 45 % de bégaiement dans les familles si le parent est du premier degré et 64 à 71 % au second degré (oncles tantes grands parents, cousins). (Voir encadré N 6) B) Symptomatologie : Un petit enfant avant 6 ans ne saurait être dit bègue sauf si on réfère seulement à l aspect symptomatique. Car les attitudes réactionnelles à son trouble ne sont pas spécifiques. Par contre les dysfluences que montre tout jeune enfant quand il acquiert le langage n ont pas cette qualité tendue qui identifie les bégayages. Un thérapeute compétent, formé au traitement de cette pathologie, saura reconnaître les dysfluences normales d un jeune enfant qui se met à parler et les bégayages signalant un bégaiement naissant. Car on sait maintenant que ces bégayages ne sont pas une modification progressive des dysfluences que tout enfant produit lorsqu il acquiert le langage. Ils sont d une qualité particulière et peuvent apparaître d emblée dans toute leur sévérité. (avec fuite du regard, perturbation du souffle phonatoire, dérapages dans l aigu de la voix, mouvements accompagnateurs etc), tous signant une lutte avec leur parole. Ils peuvent beaucoup varier chez un même enfant et d un enfant à l autre. On sait que leur sévérité n est pas une indication de chronicisation obligatoire. Les répétitions sont dans cette période généralement dominantes, elles s accélèrent au fil du temps, faisant perdre son rythme à la parole. Des prolongations surviennent. Ces bégayages affectent majoritairement les mots courts, fonctionnels (pronoms, conjonctions). Ils apparaissent surtout au début des énoncés, et aux frontières des structures nouvellement acquises. Le bégaiement est cyclique durant cette période et les moments de rémission vont

4 conduire les parents à une attitude attentisme très dommageable pour leur enfant. Car quand le bégaiement réapparaîtra, il se sera accentué. L encadré N 7 rassemble les éléments de la construction bègue avant 6 ans. Progressivement l enfant perd le contact visuel. S installent aussi peu à peu des syncinésies et des comportements moteurs accompagnateurs. Ajoutons que beaucoup de ces enfants (40%) au moment où ils commencent à bégayer ont eu un retard phonologique, et que leur bégaiement s accentue dans les périodes d excitation ou de tension. C) Aspect relationel : A l école maternelle une étude a montré que non seulement dès trois ans un enfant sait qu un de ses pairs parle mal, mais dès la moyenne section il le refusera comme compagnon de jeu et en grande section saura pointer et imiter le trouble et commencera à se moquer. Les réactions parentales aux froncements de sourcils, aux conseils inappropriés, remarques agacées quand ce ne sont pas des reproches, l enfant alors se met à faire des efforts pour mieux parler, inscrivant d avantage ses bégayages. C est dans cette période qu il est bon de s interroger sur le type de communication régnant dans la famille. L éclairage que je souhaite apporter ici sur la communication est celui des disciples de l Ecole de Palo Alto que sont Edmond Marc et Dominique Picard [3]. La communication suppose l existence d un code commun entre l émetteur et le récepteur. Il existe deux types de code selon ces auteurs: Le code digital «objectif, définitionnel, cérébral, logique, analytique.», il est utilisé par la science, c est le langage de l explication, de l interprétation (pas au sens psychanalytique) et se sert de signes arbitraires d ordre conventionnel entre signifiant et signifié. Le code analogique est «affectif et imagé ; il utilise des figures de métaphores, des symboles. Il est le code des pensées non dirigées ; il s exprime à partir d une symbolique où le signifiant entretient un lien analogique avec le signifié». Aussi lorsque la communication s établit par des signes dont le sens est de pure convention, on pourra dire qu on est dans une modalité digitale, et lorsque cette modalité est dominante chez un sujet, sa pensée pourrait être qualifiée d opératoire, c est à dire qui s attache aux opérations telle que Piaget les décrit (explication, raisonnement, logique, déduction induction etc..). Lorsque la communication s établit par de signes non conventionnels, mais qui ont un rapport direct avec ce qu ils veulent signifier car ils les symbolisent ou leur ressemblent, on est dans le monde analogique. Dans cette modalité on peut prendre comme exemple dans le domaine du langage certaines poésies, dans d autres domaines les dessins de BD, certaines photos, peintures. Certes il est plus facile d emblée de comprendre le langage digital où l intention du message est directement exprimée. La compréhension des messages analogiques laisse à l interlocuteur une large part d interprétation personnelle. Y aurait-il chez les parents d un jeune enfant qui va se mettre à bégayer un manque d expression analogique, permettant à l enfant de se sentir entendu? La relation d un enfant avec des parents qui ne savent ou ne peuvent que s appuyer sur les représentations d un monde externe ne lui apportant pas les mots pour élaborer son monde interne, n ouvre t-elle pas la porte à une communication de type majoritairement digital? L enfant alors dans un déficit de développement de son préconscient, en viendrait à fermer les mailles de la grille entre le préconscient et la mise en mots par le moi conscient, le faisant bégayer? Goleman [4] qui parle d intelligence émotionnelle, pense que celle-ci s élabore dès le plus jeune âge, dans les interactions familiales. Il écrit : Il a «trois styles d incompétence émotionnelle les plus fréquentes chez les parents :

5 -Ignorer purement et simplement les sentiments de l enfant -Laisser l enfant vivre une situation pénible -Etre méprisant et ne pas respecter ce que ressent l enfant. Les enfants à risque de devenir bègue auraient ils eu des parents incompétents émotionnellement? Eux-mêmes auraient ils des peurs devant les émotions de leur enfant, incapables alors de les partager? Cela conduirait alors adulte à un défaut de mentalisation, cette mentalisation qui nous permet de réfréner nos pulsions et de ne pas passer à l acte, d élaborer nos mouvements internes, de gérer nos émotions. Pour résumer, je me hasarde à cette hypothèse d ordre relationnel, à joindre aux autres hypothèses, génétique, constitutionnelle ou environnementale: ces enfants qui commencent à bégayer au moment même où ils entrent dans la communication verbale avec l entourage, auraient-ils alors manqué d interlocuteurs qui partagent leur monde intérieur et leur permettent d élaborer leurs mouvements pulsionnels en les traduisant en mots? L interlocuteur alors ne prenant pas sa place, la communication s établirait alors serait celle d un locuteur sans interlocuteur? D Traitement : Après avoir examiné avec les parents les différents facteurs explicatifs pouvant s exercer pour leur enfant, le conseil qui leur sera apporté, seul nécessaire avant 5 ans si l enfant ne présente pas de troubles associés, consistera à évaluer avec eux d éventuelles surcharges d ordre moteur, linguistique, cognitif ou émotionnel affectant l équilibre de l enfant dans les différents aspects de son développement. Encore faut-il que l orthophoniste ait reçu une formation spécifique pour cette intervention précoce.il sera important de ne pas les culpabiliser, ne pas donner de recettes et laisser à ces parents le rôle actif qu ils ont à jouer pour changer leur regard sur cet enfant.[5] Maintenant il y a aussi l école : il est étrange de voir que ce ne sont quasiment jamais les instituteurs qui signalent le trouble de leur jeune élève aux parents. Les parents seront déjà dans la honte de cet enfant qui bégaie et en parleront difficilement à l enseignant. Celui-ci souvent ne remarque pas la souffrance de ce jeune enfant, trop sage ou trop agressif. Or on sait maintenant combien la santé émotionnelle d un petit enfant a de répercussions sur ses apprentissages. Aussi l information de l enseignant est-il indispensable et toujours bien reçue. C est donc avant l école primaire qu il faut intervenir et le plus tôt possible. 2 Mais s il bégaie encore à l école primaire? Cette période qui correspond à la période de latence ne voit que rarement les enfants cesser de bégayer. A Symptomatologie : Leurs bégayages sont le plus souvent de légers à modérés, mais on voit se multiplier les blocages et les prolongations. Le «euh» mot d appui, apparaît fréquemment. Ils semblent affectés encore plus par la pression du temps et les situations d excitation que l enfant plus jeune. Ils sont peu motivés pour une prise en charge. Mais il est indispensable d aider l enfant dans cette période à ne pas accentuer ses bégayages par des efforts inutiles et des perceptions négatives de lui-même en raison de son trouble. Sans cette aide, le bégaiement peut atteindre la lecture à haute voix, lecture de textes mais aussi d énoncés de grammaire ou de problèmes en calcul. Peu à peu en fin de cycle primaire, la durée des blocages et des prolongations augmente. Les bégayages portent à partir de 6 ans sur les mots chargés de sens. Ils apparaissent sur les structures complexes, en particulier celles récemment apprises. (Voir encadré N 8) B Aspect relationnel Généralement l enfant se perçoit comme dysfluent mais ne développe pas encore beaucoup de stratégies pour camoufler son bégaiement. (évitements de mots, de situations, de personnes).

6 Le sentiment de honte peut naître vers les 9-10 ans, l enfant étant de plus en plus sensible à son écart à la norme, sentiment ravageur lorsqu il se développe à l adolescence. L attitude de l enseignant est primordiale. Il a souvent un grand désir de s informer sur le bégaiement pour peu que l orthophoniste prenne contact avec lui. Savoir que ce n est pas en lui faisant faire des efforts pour bien parler, lui éviter les récitations devant toute la classe, ne pas le pénaliser, ne tolérer aucune moquerie, permettront à l enfant de garder confiance en luimême, garder l estime de soi, ne pas se sentir pénaliser par son trouble, bref ne pas se construire comme bègue. C Traitement L enfant n étant pas toujours en souffrance par rapport à son bégaiement, mais souffrant fréquemment néanmoins de moqueries, des séances régulières sot nécessaires pour lui permettre d une part de ne pas amplifier ses bégayages, de les amoindrir et d autre part de pouvoir exprimer ses sentiments réactionnels et de savoir réagir aux moqueries. Il s agit souvent d un contrat court, car un traitement au long cours ne pourrait que lasser l enfant. Garder le contact avec lui et avec sa famille est un acte de bonne pratique dans l attente de la période de l adolescence où tous les changements seront alors possibles. Une aide aux parents pour leur permettre de faire la part de ce qui est lié au fait de bégayer dans les comportements de leur enfant ce qui n est pas chose facile- est indispensable. [6] (Voir dans l encadré N 9 les éléments pronostiques [7 ]à cet âge.) 3 Ensuite s il bégaie encore au collège ce qui est probable pour statistiquement 20 % d entre eux. Ce sera probablement le temps le plus dur à vivre s il n est pas aidé. A Symptomatologie Son bégaiement peut être alors de modéré à sévère, car apparaissent les évitements de mots, des changements de formulation, des reprises d énoncé, des circonlocutions pour éviter les bégayages. Ces façons de les éviter conduit à ne pas pouvoir réellement dire sa pensée avec la spontanéité nécessaire. Certaines situations de parole automatique (série de chiffres, les mois, les années) peuvent alors être systématiquement affectées. Les mouvements accompagnateurs peuvent augmenter (mouvements de la tête, grimaces, protrusion linguale ), la lutte avec les mots peut devenir très importante. B Aspect relationnel Comme les bégayages varient selon les situations de parole, en raison de l incertitude que cela crée, le préado ou le jeune commence à redouter encore plus certaines d entre elles comme les exposés, les nouvelles rencontres ou certaines démarches. Ces situations vont être même évitées, comme la rencontre avec certains interlocuteurs. L anticipation négative des bégayages va se charger d anxiété. Le jeune se sent nerveux, embarrassé, honteux, en particulier selon l attitude de l entourage scolaire et familial. L adolescence est une période difficile à vivre. Le bégaiement complique encore plus l évolution d un jeune, malmené intérieurement par tous les décalages dans lesquels il vit, comme sa maturité physique versus sa maturité affective, son sentiment d invulnérabilité avec ses conduites à risque, versus son manque de confiance en lui-même, ses accès d empathie versus ses attitudes égoïstes, et il y en d autres! Tous les changements qui s opèrent, physiques, physiologiques et psychologiques, vont modifier le regard que l adolescent porte sur lui-même. Il se construit une image négative de soi et anticipe de façon dévalorisante les réactions d autrui. Avec une appréhension à communiquer, l adolescent qui bégaie aura tendance à s isoler, à se priver des relations avec ses pairs si importantes pendant cette période. Son intégration dans la classe

7 devient difficile, ses résultats scolaires fléchissent et ses choix d orientation pourront être dictés par le bégaiement. Il pourra y perdre l estime de soi, ne plus croire en ses capacités, avec toutes les répercussions affectives et son lot de souffrances. La construction bègue, en particulier dans la partie immergée de l iceberg est déjà bien avancée. [8] A l adolescence dans tous les cas la relation avec les parents devient plus difficile, et la souffrance de l adolescent bègue est souvent méconnue des parents qui amalgament difficultés relationnelles, résultats scolaires et comportements propres à l adolescent : celui-ci se sent méconnu, c est certainement la période la plus difficile, telle qu en témoignent de nombreux adultes. [9] C Traitement La prise en charge de ce trouble chez un adolescent demande un praticien bien formé, à la fois aux techniques motrices, pratiques comportementales et reconstructions cognitives, mais aussi aux techniques de groupe (jeux de rôle) particulièrement efficaces pendant cette période. La relation avec les parents est souvent difficile, les perspectives professionnelles engendrant beaucoup d anxiété. Des attentes réalistes mais aussi qui tiennent compte des réelles possibilités d un adolescent doivent être soulignées et aider à des orientations où seul le bégaiement ne soit pas l arbitre! L attitude des enseignants comme des conseillers d orientation scolaire est dans cette période particulièrement cruciale et leur information concernant le trouble des élèves bègues indispensable. 4 Comment s ancreront peu à peu des comportements qui font du bégaiement un écran permanent entre soi et les autres pour un adulte? Il me semble que la connaissance de la souffrance engendrée par ce trouble est le meilleur garant de l implication du soignant face à un jeune enfant qui commence à bégayer! On peut faire un tableau des différents gauchissements de la communication qui se sont installés chez l adulte avec les attitudes qui en résultent. (Voir encadré N 11) A la lumière du classement dont j ai parlé des messages en modalité digitale et modalité analogique, il me semble qu on peut alors comprendre certains aspects des gauchissements de la communication chez la personne qui bégaie. D un côté le souci des mots : ceux qu on peut prononcer et ceux qu on ne peut pas prononcer, la construction à l avance des phrases, une parole parfois a minima ou des mots seulement pour occuper l espace phatique (mots d appui) De l autre la peur de montrer ses bégayages, c est à dire sa gêne, et tous les sentiments qui y sont attachés, la peur aussi de la réaction de l autre, conduisent le sujet bègue à chercher la maîtrise de ce qu il dit : le langage digital convient mieux à ce genre de communication! Mais aussi la difficulté à traduire ses émotions, à identifier celles de l autre. Le langage analogique est celui des émotions, de l affectif, des nuances aussi que peuvent apporter les images, les souvenirs, toutes représentations mentales qui font lien par analogie avec ce qui est exprimé dans le moment. le bégaiement serait-il alors une traduction involontaire, un débordement des émotions qui ne s acheminent pas et rendent le sujet incapable de construire un véritable échange? Cet «empêchement profond» a-t-il ses racines dans les toutes premières communications de l enfant avec ses parents? En conclusion Voilà le tableau que l on peut dresser de la construction bègue en sachant que pour chaque sujet, son histoire, ses expériences, l attitude de l entourage vont faire peser plus certains aspects que d autres; mais je le répète, le bégaiement peut gâcher une vie!

8 Si les parents n ont pas reçu de conseils attentistes lorsque l enfant est tout petit, s ils peuvent opérer des changements au sein de la famille, dans leur façon de communiquer, si le thérapeute qui les a reçus est lui-même bien convaincu de la valeur de cette intervention précoce, comme il n y a aucune fatalité même si le facteur génétique intervient, cet enfant cessera de bégayer, très rapidement ou dans les 18 mois, la moyenne étant un an. A l âge de la scolarité primaire, il est rare de voir disparaître les symptômes, mais on peut éviter la construction d une image dévalorisée de soi, on peut éviter que les bégayages augmentent. A l adolescence qui est un remaniement de tout ce qui s est passé pendant la période oedipienne, de grands changements positifs sont possibles, à condition que l entourage je parle de la famille, des enseignants et des soignants- ait une réponse adéquate aux difficultés de cette période que le bégaiement ne manque pas d accroître.. A l âge adulte, le livre «Bégayer, question de paroles, question de vie» (déjà cité [8]) nous apprend comment certains ont pu transformer de la boue en or, c est à dire savoir reconnaître que leur bégaiement les a conduits à une riche évolution personnelle. Le rôle de l orthophoniste à ces différents âges est essentiel, encore faut-il qu elle sache ce qu est le bégaiement et comment le traiter. Heureusement de plus en plus de ces professionnels sont formés à ce traitement. La réponse des praticiens de la petite enfance, pédiatres, médecins de PMI, orthophonistes et enseignants évolue également progressivement vers cette intervention précoce : c est un changement majeur. Bibliographie 1.RUSTIN L. : Parents, families and the stuttering child. Far Communication. Kibworth ; G.B YAIRI E., AMBROSE N.G.,: Early Childhood Stuttering. ProEd. Texas MARC E., PICARD D. : L école de Palo Alto. Un nouveau regard sur les relations humaines». Retz. Paris GOLEMAN D. : «L intelligence émotionnelle. J ai lu, Laffont Paris SIMON AM. : «Paroles de parents : Prévention des risques de chronicisation du bégaiement», OrthoEdition Isbergues SIMON, A.M. : L enfant d âge scolaire qui bégaie Dossier : «l accompagnement parental ; propositions pour un changement». L Orthophoniste. 230,19-26, Isbergues, juin SHAPIRO D. : Stuttering Intervention: a Collaborative Journey to Fluency freedom. Pro Ed Austin Texas SIMON, AM. : Adolescence et bégaiement- Dossier L orthophoniste. 241, 19-26, Isbergues septembre «Bégayer, question de paroles, question de vie». Ouvrage collectif publié par l Harmattan Paris SIMON A.M. «Attitudes communicatives gauchies chez le sujet bègue» in Glossa, 33,1993. Encadrés à replacer dans le texte dans autre fichier.

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