Levez le masque sur nos actions de réduction des risques!
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- Adam Laroche
- il y a 10 ans
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1 Rapport d activités 2008 Levez le masque sur nos actions de réduction des risques! avec le soutien de : 6, rue de la Pépinière 1201 Genève - T +41 (0) F +41 (0) [email protected] Compte bancaire : BCG - K cb 788
2 La réalité, c est notamment... plusieurs milliers de personnes dépendantes de drogues à Genève un vécu quotidien d exclusion et des situations sociales très péjorées, de nombreuses personnes sans le minimum vital, une société qui criminalise de plus en plus la pauvreté ne pas savoir où dormir ce soir, ne pas avoir de travail, se sentir inutile vivre sans statut social ni reconnaissance sociale, sans papiers devoir quotidiennement faire face aux préjugés faire face à la maladie et ne plus croire en un avenir agir de manière illégale pour financer sa consommation la prostitution, des échanges de services sexuels contre du produit le plaisir illusion ou l illusion du plaisir des personnes différentes, qui consomment pour des raisons différentes devoir cacher sa dépendance pour rester intégré une longue route, parfois ponctuée de rechutes, pour s en sortir ou améliorer sa situation mais, c est aussi une limitation drastique du nombre de cas de sida grâce à des programmes réduction des risques efficaces une politique de santé publique qui fait ses preuves, mais qui peine encore à s affirmer des politiciens solidaires, mais parfois (trop) prudents des subventions pour mener à bien les prestations destinées à soutenir les personnes dépendantes des acteurs de la politique des drogues qui acceptent de se parler, des forces de l ordre qui ont compris la nécessité d une politique ouverte et pas uniquement centrée sur la répression des voisins compréhensifs, bien que parfois inquiets une population qui a fait preuve d ouverture en votant à 74 % à Genève en faveur de la révision de la Lstup une politique de réduction des risques de mieux en mieux intégrée dans le monde entier, mais des espaces de consommation sécurisés encore très peu acceptés la nécessité de mener des efforts bien plus conséquents pour prévenir l entrée dans la consommation avant de devoir en réduire les dommages des traitements facilement accessibles et diversifiés, mais la nécessité d être encore plus performant dans l aide aux toxicomanes des collaborateurs engagés et très sollicités la nécessité d oser plus, de sortir des convenances, de regarder la réalité, de laisser de côté les préjugés «Comme tout le monde, j ai commencé à consommer de manière festive j étais toute puissante et puis, sans m en rendre compte, les produits ont fini par prendre le dessus. Ils avaient distillé le poison qui s écoulait dans mes veines. Pire encore, ils s étaient emparés de tout mon être et de toute ma vie. J avais perdu le contrôle. Les produits étaient devenus la formule magique à laquelle j avais recours pour couvrir mes torrents de larmes et mes sanglots. Ils savaient anesthésier mes souffrances. Ils étaient la trame de ma vie.» Les témoignages de consommateurs de drogues figurant dans les pages suivantes de ce rapport sont extraits de différents numéros de notre journal Première ligne. Première ligne Rapport d activités
3 Table des matières Préambule...2 Remerciements...4 Le mot du Président...5 Objectifs et actions de Première ligne Missions et objectifs 6 Structures gérées par Première ligne 6 Prestations développées dans ces structures 7 Organisation de l association Comité 8 Equipe de travail 8 Conseil consultatif des usagers 9 Les actions de terrain Statistiques et données socio-sanitaires 10 Bus d information et de préservation de la santé (BIPS) 17 Bus Boulevards 18 Quai 9 espace d accueil et d injection 18 Evénements thématiques 20 Nuit blanche? 21 Liens avec les autorités...22 Communication associative...23 Gestion des questions de voisinage...25 Travail de réseau...26 Forums addictions 26 Collaborations, groupes de travail et présentation de nos activités 26 Comptes Perspectives Première ligne Rapport d activités
4 Remerciements Nous tenons à remercier chaleureusement les personnes ou institutions suivantes : L Etat de Genève, ses représentants et services La Ville de Genève, ses représentants et services Les communes : Anières, Avusy, Bardonnex, Carouge, Cartigny, Céligny, Choulex, Confignon, Dardagny, Grand-Saconnex, Jussy, Laconnex, Lancy, Meinier Meyrin, Vernier, Perly-Certoux, Plan-les-Ouates, Pregny-Chambésy, Puplinge, Satigny, Vandoeuvres. Infodrog Le Fonds de prévention et de lutte contre la toxicomanie La Loterie romande La Fondation Hans Wilsdorf L Aide suisse contre le sida L association Partage, la Boulangerie Serrati à la rue des Grottes, ainsi que les entreprises qui nous ont fait des dons en nature pour le moment femmes et les événements thématiques Les membres de l association et les donateurs Les membres du comité de pilotage du Quai 9 Les agents de prévention communautaires actifs dans le ramassage de seringues et dans l activité de médiation par les pairs, ainsi que les personnes qui nous aident ponctuellement Les remplaçants et remplaçantes de nos structures Les vacataires intervenant dans nos activités : Tamara Chkheidze (médiatrice géorgienne), Karin Sutter (médecin psychiatre), Cornelia Tinguely (juriste), Barbara Broers (médecin remplaçant), Corinne Peretti (relooking), Myriam Boumediane (soins du visage), Lysiane (coiffure), Jean- Daniel Millet (formation en médiation), Ghislaine Bourgogne, Jean-Dominique Michel (anthropologue) Les HUG (Département de médecine communautaire et de premier recours) pour la mise à disposition d un médecin Les personnes qui interviennent dans nos réunions de travail et formation, durant nos permanences et Moment Femmes. Egalement les superviseurs, Marie-José Lacasa, Carmen Del Fresno, ainsi que Laetitia Petrocchi pour la formation à la réanimation. Dominique Kauffeler Bornet, du Service de santé du personnel de l Etat Christiane Baumann et Gilles Albini Securitas SA et les agents de sécurité délégués La cellule d intervention psychologique (AGPP police) Le Groupe sida Genève, Aspasie et les associations genevoises de lutte contre le sida Les institutions sociales et sanitaires partenaires, Argos, le Service d addictologie, l Apreto d Annemasse, l UMUS Les institutions associées à «Nuit Blanche?» : Carrefour Prévention, Délégation à la Jeunesse, (Ville de Genève), Dialogai, Fas e, Groupe sida Genève, Infor Jeunes (Hospice général), Service d abus de substances (HUG), Service santé de la Jeunesse ainsi que les organisations partenaires : L Usine, le festival Electron, le MOA Club et le MOA Café, le Chat noir, la Lake parade, les Saturnales, 360 fever, le Bypass, le Piment Rouge, le MAD, l Ethno Bar, «Boxens Festival, le Festival Genève brille la nuit, la Fête de l Espoir Les volontaires actifs pour «Nuit blanche?» La police genevoise Après, chambre de l économie sociale et solidaire Nos fournisseurs pour leur soutien et disponibilité L Université ouvrière de Genève (UOG) et les UAC pour la mise à disposition de salles L institut universitaire de médecine sociale et préventive de Lausanne (IUMSP) ainsi que Laura Vonèche et Joëlle Reith d Actions en santé publique Imaginer et Webworkz pour leur support informatique, Emmanuel Ducret pour la mise à jour des sites www. premiereligne.ch et Isabelle Ducret pour l animation ainsi que Christelle Mandallaz et Julie Peradotto pour la coordination des Forums addictions Judith Repond pour l animations de nos soirées publiques. Thierry Musset, Frédéric Guillo, Guy-Pierre Levesque, Line Restellini Vuarambon pour leurs exposés lors de nos soirées publiques et assemblées générales Jean-Claude Etienne, Xavier Pellegrini, Mix et Remix pour leur contribution à la réalisation de notre journal Première ligne, ainsi que IRL Cornelis de Buck, Alexandre Bergerioux, Sabrine Elias et Nicolas Ducret, graphistes «Dès mes premières consommations de drogues, j ai ressenti le besoin de me faire aider, comprenant rapidement que j étais en train de perdre pied, et que je ne m en sortirais pas seule.» Première ligne Rapport d activités
5 Le mot du Président L inauguration du Tram Cornavin-Meyrin, en décembre 2007, était le signe annonciateur que nous allions enfin pouvoir respirer à nouveau. Certes, continuer à ingérer le monoxyde de carbone comme tout un chacun au centre ville, mais respirer autre chose que les poussières des travaux et se sentir moins à l étroit dans notre ghetto urbain confiné entre machines et containers de chantier. Le chantier terminé, nous nous sommes retrouvés, pour la première fois depuis notre création en 2001, seuls au milieu de l îlot de la Pépinière. Cette situation en a étonné plus d un. Les usagers utilisant le Quai 9 tout d abord. Certains ont émis l inquiétude d être plus facilement repérables. D autres ont apprécié le fait d avoir l impression de faire ainsi partie intégrante de la communauté genevoise. Des connaissances ensuite, se demandant parfois si cette visibilité était bien raisonnable. Nous rejoignons quant à nous la vision de ces usagers, contents d être reconnus comme faisant partie de la collectivité. Chacun se sent moins confiné entre murs et containers, tache sombre au milieu d un îlot tortueux. L ambiance s en ressent nettement. La terrasse que nous avons installée l été dernier a même semé la confusion dans l esprit de passants, désirant s arrêter pour y boire un verre. Nous sommes là, et nous y serons quelques années encore puisque la Ville de Genève a accepté que nous restions pour l instant sur cet emplacement. Nous nous félicitons du fait que Genève reconnaisse la réalité de la consommation de drogues. Comme nous nous félicitons qu une forte majorité des Suisses et même 74 % des Genevois aient voté en faveur de la révision de la Loi sur les stupéfiants. C est une reconnaissance et une légitimité pour le travail de réduction des risques mis en œuvre par l association. Le travail n est pas achevé pour autant. Si les résultats sont très favorables concernant les maladies infectieuses, voilà plusieurs années que nous rendons les autorités attentives à l augmentation de la précarité sociale des usagers de drogues. La crise économique actuelle ne va en rien améliorer la situation. Au niveau financier, notre association entre de plain pied dans une période délicate, génératrice d inquiétudes. Le financement étatique, sur lequel reposent principalement nos activités ne suffit plus aujourd hui à mener à bien l ensemble des actions pour lesquelles Première ligne est mandatée. Pour la première fois nous sommes confrontés à devoir trouver de l argent, non plus pour mener à bien de nouveaux projets, mais pour honorer notre budget de fonctionnement déjà maîtrisé au plus juste. Le comité a fait le choix de maintenir les prestations et donc de chercher de nouveaux financements. Gageons que nous arriverons à maintenir cet objectif, notamment avec votre soutien. Dans ce contexte, il faut particulièrement remercier les collaborateurs et la direction de Première ligne pour leur investissement remarquable, les membres du comité pour leur disponibilité, l autorité politique pour son soutien et l ensemble des personnes qui, d une manière ou d une autre, ont contribué à faire comprendre l intérêt sur les plans individuel et collectif de la réduction des risques. Pierre-Yves Aubert, Président Première ligne Rapport d activités
6 Objectifs et actions de Première ligne Missions et objectifs de Première ligne Structures gérées par Première ligne Contribution à l amélioration de la santé et des conditions de vie des personnes qui consomment des produits psychotropes. Il s agit, en collaboration avec le réseau socio-sanitaire existant, de les responsabiliser et de renforcer leurs capacités à adopter des comportements de prévention, Réduire les conséquences négatives liées à la consommation : transmission du VIH/sida et des hépatites, infections diverses, overdoses, problèmes psychologiques et sociaux associés à l usage de drogues, Encourager le maintien du lien social et renforcer la dignité de l usager en contribuant à limiter les situations d exclusion, Quai 9 Espace d accueil et d injection Structure initiée en Ouvert tous les jours de 12h00 à 19h00 (mardi et jeudi de 14h00 à 21h00) 6 rue de la Pépinière, 1201 Genève Boulevards Prévention auprès de personnes qui consomment des drogues et se prostituent. Action initiée en 1996 et gérée en collaboration avec l association Aspasie. Ouvert lundi, mercredi et vendredi de 22h00 à 1h30 au Boulevard helvétique et à la place des Alpes Bus d information et de préservation de la santé (BIPS) Programme d échange de seringues initié en Bus présent tous les soirs à la Tour-de-l Ile de 18h00 à 23h30 Etablir le contact avec des personnes ne fréquentant pas ou peu les services sociaux et médicaux (ou en rupture avec ceux-ci), en leur offrant des espaces d accueil et des interlocuteurs facilement accessibles. Favoriser l accès aux institutions actives dans le traitement de la toxicodépendance et aux autres institutions socio-médicales, Promouvoir l information et la solidarité en sensibilisant l ensemble des partenaires de la communauté à la réduction des risques et à la situation de vie des usagers de drogues, Observer et produire des données objectives sur les évolutions des modes de consommation des substances psychoactives, interpeller les autorités et former les partenaires du réseau et de la communauté, prendre en compte les nouvelles problématiques et initier des projets de réduction des risques adaptés, Collaborer avec la population pour le développement de pratiques de gestion communautaire des problèmes liés à l usage de drogues, sensibiliser le public à la problématique et contribuer à limiter certains problèmes vécus par le voisinage. «Le BIPS, ce n est pas seulement un lieu pour se procurer du matériel stérile. On y trouve quelqu un avec qui parler, partager ses problèmes, trouver des réponses, des solutions et des idées pour améliorer son quotidien, trouver de la couleur alors que ce qui m entourait était sombre, triste et quelque part immuable. Donc trouver ce qui manquait par-dessus tout: de l humanité.» Première ligne Rapport d activités
7 Prestations développées dans ces structures Accueil et écoute, soutien dans le quotidien, aide à la gestion des problèmes générés par la dépendance, espaces conviviaux et de socialisation permettant de faire une «pause», Conseils et entretiens touchant à la prévention : hygiène d injection et techniques de consommation, overdoses, VIH/sida, hépatites, Première ligne est constituée d une trentaine de collaborateurs fixes, mais fonctionne aussi grâce à l apport de nombreux collaborateurs intervenants ponctuellement, comme les remplaçants et les vacataires, ainsi que grâce à son comité constitué de bénévoles. Première ligne coordonne par ailleurs «Nuit blanche?», action de réduction des risques liés aux drogues consommées de manière récréative et en milieu festif, initiée en 2005, par 10 institutions du réseau socio-sanitaire. Soins de santé primaires et prestations médicales de premier recours au Quai 9, premiers secours en cas de malaise ou d overdose, Echange de matériel d injection stérile contre seringues usagées ; mise à disposition de kits sniff, de papier d aluminium, de bicarbonate, de préservatifs et de lubrifiants, de documentation, Espace sécurisé pour les consommations (injection et sniff), sous la surveillance constante d un professionnel, possibilités de testing différé de produits, Information et orientation vers les structures de soins et de soutien spécifiques (sida, santé, social, toxicodépendance ou hébergement), consultation juridique bimensuelle, Réduction des risques liés à la prostitution (Infections sexuellement transmissibles (I.S.T.), insécurité, isolement, violence), Moment femmes, les 1 er et 3 e mercredis du mois, de 12h00 à 14h00, Group hommes, les 1 er et 3 e jeudis du mois, de 19h00 à 21h00, Conseil consultatif des usagers mensuel, destiné à recueillir les préoccupations et propositions des usagers de drogues fréquentant nos structures, Ramassage de seringues et de matériel annexe, en collaboration avec des consommateurs de drogues engagés comme agents de prévention communautaires, Création d espaces de rencontre entre les différents acteurs concernés : organisation régulière de soirées publiques et édition du journal d information Première ligne. «Les travailleurs sociaux qui offraient cette prestation nous accueillaient avec humanité, respect, et une absence totale de discours moraliste. Ils nous acceptaient comme nous étions, là où nous en étions, et cela m apaisait, me permettait de souffler quand la pression était trop forte. J avais une image désastreuse de moi-même, je m en voulais à mort, et ces personnes chaleureuses, discrètes, m enlevaient un peu de ce poids.» Première ligne Rapport d activités
8 Organisation de l association Comité En 2008, notre comité était composé de Pierre-Yves Aubert - président, Jean-Marc Junod trésorier, Viktoria Aversano, Yann Boggio, Nelson Feldman, Emilie Flamand, Catherine Hankins, Thierry Musset, Lydia Schneider Hausser, Katharina Schindler. Jean-Claude Etienne et Olivier Righetti l ont rejoint à l occasion de l assemblée générale Trois personnes l ont quitté, Annie Piguet, Jean-Luc Forni et Christian Kupferschmid que nous remercions pour leurs contributions appréciées. Le comité est chargé des axes stratégiques de l association. Plusieurs axes de travail principaux ont ponctué l année 2008, à savoir la communication externe et les ressources, les locaux, ainsi que la votation sur la Loi fédérale sur les stupéfiants. La situation financière de l association a contraint le comité à se pencher sur les solutions à envisager pour que l association reste dans une situation financière saine. A ce stade, le comité opte pour un maintien des prestations grâce à une augmentation des ressources. Dans la période actuelle, on sait que cette option n est pas la plus simple. Trouver de l argent pour acquérir un nouveau bus est relativement aisé. Trouver de l argent pour le fonctionnement courant est plus compliqué. C est pourquoi, le comité a étudié en 2008 diverses options qui devraient donner des résultats concrets dès Grâce à l autorisation de la Ville de Genève, la réflexion relative au déménagement du Quai 9 initiée en 2007 s est aujourd hui transformée en projet d agrandissement, tenant compte des priorités de développement, comme la création d une salle d inhalation. Un plan de financement a été approuvé par le comité. Première ligne s est également impliquée dans la campagne concernant la révision de la Lstup. Le travail de réduction des risques se voyait en effet menacé par un vote négatif. C est pourquoi cet engagement a été nécessaire. Le résultat genevois donne une forte légitimité au travail de l association. Equipe de travail L équipe de direction est composée de Christophe Mani (directeur), Martine Baudin (coordinatrice Quai 9) et Emmanuel Ducret (coordinateur BIPS et Boulevards). A fin 2008, l équipe de travail était composée des personnes suivantes : Roxane Aubry, Dominique Baertschi, Valérie Benz Duborgel, Tania Bloch Muheim, Nadia Borel, Juan Antonio Carvajal, Véronique Christen, Pierre Desnoyers, Anne François (médecin consultant au Quai 9), Béatrice Gomez Rogers, Rosalind Jaquet, Emilienne Jayet Maneke N Songa, Gloria Jimenez Théraulaz, Fatima Laribi, Christiane Lubini, Gaëlle Martinez, Didier Mathis, Anne O Neill, Jean-Louis Nicou, Frédéric Perrin, Alexandre Pesenti, Rodrigue Raquil, Catherine Terrettaz, Baris Unal (coordination «Nuit blanche?»), Marc Vesin, Céline Zonca. Magdalena Clerc Ybarguen a quitté la coordination de «Nuit blanche?». Sibylle Monney a quitté le poste qu elle occupait depuis 7 ans à l administration du Quai 9 et de l association depuis leur création. Benjamin Ravinet a quitté son poste de travailleur social au Quai 9. Nous les remercions pour leur contribution à la construction de Première ligne. En 2008, l équipe de remplaçant-e-s était composée de : Sarah Bell, Camilla Biesert Da Silva, Laurence Broyon, Vincent Carruzzo, Pascale Del Pietro, Ana Belén Guinea Salinas, Nicolas Pontinelli, Jean-Julien Rappo, Sylvie Rieder, Céline Rosselet-Droux, Philipp Sterz, Lada Tanner, Caroline Viquerat, Alexandra Von Rulach, Denise Wetzel. Nous avons également accueilli plusieurs stagiaires, pour des périodes allant de 2 semaines à 5 mois, de différentes professions et en provenance de plusieurs instituts de formation, y compris de France. Elisa D Angiolillo a effectué son stage HES de 3 e année de travail social. Plusieurs personnes du milieu infirmier ont été reçues en stage : Sébastien Forel (formation post-grade d infirmier en psychiatrie du Sefos), Valérie Pangallo, formation de cadre infirmière à Grenoble). Nous avons enfin reçu Laetitia Krummenacher, stagiaire durant 2 mois dans le domaine de la communication et de la recherche, dans le cadre du Projet premier expérience de l association Après. «Merci pour votre écoute, merci pour votre regard sincère qui fait garder espoir, à ne plus se sentir seul dans le désespoir..» Première ligne Rapport d activités
9 Journées de réflexion Les membres de l équipe de Première ligne se rencontrent mensuellement pour une matinée ou une journée de réflexion. Parmi les thèmes abordés en 2008, citons une présentation des nouvelles prestations du service d addictologie des HUG par Rita Manghi et Jean-Paul Arcens, ancien stagiaire à Première ligne, la poursuite des réflexions concernant la prise en compte de la consommation d alcool dans nos actions de réduction des risques, une présentation et réflexion sur les enjeux de la Lstup, ainsi que la présentation des éléments récoltés par plusieurs collègues ayant visité des salles d injections à Barcelone. La construction, l organisation et le bilan des événements thématiques a été un fil rouge au cours de cette année. Nous nous sommes également vu présenter le projet de film de Jean-Dominique Michel sur les addictions (sortie en 2009), qui a également impliqué notre association. Les équipes des structures BIPS, Boulevards et Quai 9 bénéficient de journées de réflexion «au vert» une fois dans l année. Cela donne aux équipes l opportunité de travailler en prenant le temps de procéder à des bilans personnels très riches, d approfondir certains sujets en suspens, mais également de se ressourcer et de vivre des moments de convivialité. Conseil consultatif des usagers Le Conseil consultatif propose mensuellement un espace aux usagers de l association pour y rencontrer une délégation de membres du comité et de la direction, afin de pouvoir faire part de leurs préoccupations quant à la gestion de l association ou à leur place dans la communauté. Il a lieu au Quai 9 durant les heures d ouvertures, mais avec un accès restreint aux prestations habituelles. Différents thèmes ont été abordés en 2008 : la mobilisation des usagers de drogues en Europe et à Genève, la gestion de l alcool dans nos structures, la votation concernant la Lstup. Etant donné une fréquentation très inégale, le problème de la formule adéquate afin de mobiliser les usagers de drogues se pose Notons qu en mai 2008 se sont tenues à Lausanne les premières assises romandes des usagers de drogues, avec l apport expert de représentants de Méta d Ame au Canada et d Asud en France. Six usagers fréquentant notre structure s y sont rendus et en sont revenus avec le ferme espoir de réussir à créer une association. Pour l instant, ce vœu n a pas pu être réalisé. L équipe Quai 9 a notamment travaillé à répertorier les compétences mises en œuvre pour mener à bien les différents actes effectués par les collaborateurs dans leurs activités. Ce travail a par la suite également été repris par l équipe du BIPS. Nous sortirons un document de référence en L équipe du BIPS a eu cette année l opportunité de faire un voyage à Paris, destiné à visiter plusieurs structures fixes et mobiles, actives dans l accueil et la réduction des risques auprès des usagers de drogues L équipe Boulevards a quant à elle travaillé sur le projet de transformation partiel de ces activités, afin d offrir une présence encore plus efficiente en milieu nocturne. «Maintenant je vais faire une pause, faire les soins nécessaire, afin de retrouver des repères, retrouver une santé Sans votre sincérité, je ne me serais peut-être pas vu plonger, arrivé à ressurgir, maintenant je dois agir, réagir, arrêter de me détruire.» Première ligne Rapport d activités
10 Les actions de terrain Statistiques et données socio-sanitaires Personnes rencontrées 370 nouvelles personnes se sont adressées pour la première fois au Quai 9 en 2008, pour un total de 1035 personnes différentes qui l ont fréquenté. Au total, usagers de drogues différents se sont adressés au Quai 9 depuis décembre Par rapport à la stabilité des quatre dernières années, nous pouvons noter un nouvel accroissement en Nous ne pouvons pas calculer précisément le nombre de passages par jour, ceux-ci étant plus nombreux que la seule utilisation de la salle de consommation. Des personnes y viennent pour y chercher du matériel d injection stérile ou boire un verre au bar, sans utiliser la salle de consommation. Notre questionnaire d entrée nous permet encore de connaître les éléments suivants : Parmi les nouvelles personnes rencontrées, 87% sont des hommes et 13% sont des femmes. 40% sont sans domicile fixe. 32% ont des enfants, mais seuls 8 % d entre elles vivent avec. Une activité professionnelle comme source de revenu principale concerne seulement 33% des personnes. 51% ne suivent pas de traitement pour leur dépendance. Ces éléments attestent bien d une forte précarité des personnes rencontrées et en comparaison avec de plus anciennes données, à l évidence une augmentation marquée de cette précarité. Parmi les nouvelles personnes rencontrées, 70 proviennent de Géorgie et 22 d autres pays de l ex-urss. Tableau 1 Quai 9 Evolution du nombre de nouvelles personnes (selon questionnaire d entrée) «On m a retiré mon permis de conduire. J ai risqué la perte de mon emploi. J ai eu l immense chance de pouvoir le conserver grâce à un employeur qui a fait preuve de beaucoup d humanité. Je n aurais jamais survécu à la marginalisation.» Première ligne Rapport d activités
11 Au BIPS, passages, soit 66,7 par jour, ont été répertoriés en 2008, contre en 2007 et en Moins de 15% concernent des femmes et 22% sont le fait de non consommateurs qui viennent principalement pour y chercher des préservatifs. 133 nouvelles personnes l ont fréquenté en 2008, chiffre très comparable à l an dernier. Tableau 2 Bips Evolution de la fréquentation hommes femmes femme homme La fréquentation totale des Bus Boulevards est elle aussi en augmentation. Nous avons relevé 2097 passages en 2008 pour 1688 l an dernier, pour trois soirs d ouverture par semaine. Le nombre de passages au Boulevard helvétique le lundi soir a à nouveau doublé en 2008 (414 au lieu de 218 l année précédente 731 en 2006).Ce sont principalement des personnes usagères de drogues qui le fréquentent sur cet emplacement. La fréquentation aux Pâquis a également augmenté puisque contacts ont été répertoriés en 2008 contre l an dernier. 62 nouvelles femmes se sont adressées à Boulevards en 2008, soit 20 de moins de que l année précédente. Seuls 12 passages masculins ont été répertoriés au cours de l année. La moyenne de fréquentation s élève à environ 13 passages par soir. Première ligne Rapport d activités
12 Consommations Les deux tableaux suivants nous permettent de constater une nouvelle augmentation notable du nombre de consommations répertoriées au Quai passages ont été relevés en 2008, dont injections, soit par mois. La moyenne quotidienne s élève à 67,6 injections, soit 12 de plus que l année précédente. Tableau 3 Injections au Quai Injections Inj. héroine Depuis octobre 2007, il est possible de sniffer au Quai sniffs avaient été décomptés durant les 3 mois 2007, soit une moyenne de 8,25 par jour sniffs ont été répertoriés en 2008, soit une diminution à 5,4 sniffs par jour. Le sniff représente 7,4% de l ensemble des consommations. L usage de cocaïne reste cette année encore à un niveau très bas, avec 8,4% de la totalité des injections, contre plus de 60% en % de la drogue injectée est de la méthadone. La consommation d héroïne représente une nouvelle fois la principale substance consommée au Quai 9 passant de 17% en 2002 à 74,6% en Cela signifie près de injections d héroïne, soit également une forte augmentation par rapport à toutes les années précédentes durant lesquelles la consommation d héroïne est restée stable (entre et injections les trois années précédentes) a été l année où le plus d héroïne a été consommée. Le taux de mélange de substances est à nouveau en hausse, soit 12% des produits, avec une préférence marquée pour le cocktail Dormicum Héroïne, qui représente 7% de l ensemble des consommations. Rappelons que la gestion des personnes faisant usage de Dormicum. prend beaucoup d énergie et est souvent compliquée. Nous continuons à limiter, voire à interdire, pour certaines personnes l usage de ce produit lorsqu elles le gèrent très mal et génèrent trop de troubles de comportement dans le lieu. Le point d injection le plus utilisé est largement le bras, avec plus de 95 % des injections. «La fréquentation de la salle d accueil du Quai 9 (la salle d injection sise derrière la gare) montre bien à quel point les usagers ont besoin d échanger autre chose que du produit.» Première ligne Rapport d activités
13 Tableau 4 Produits consommés au Quai Héroïne Cocaïne Méthadone Médicament Mélange de produits Seringues mises à disposition Concernant les seringues mises à disposition par nos structures, ce sont au total seringues qui ont été mises à disposition au total par le BIPS, Boulevards et le Quai 9, soit par mois. Le Quai 9 a distribué seringues en 2008, chiffre en légère augmentation par rapport à 2006 et seringues ont été mises à disposition au BIPS contre l an dernier. Grâce à une fréquentation sur le Boulevard helvétique à nouveau en légère augmentation, le nombre de seringues distribuées au bus Boulevards a augmenté à 895 en 2008, après être descendu à 59 unités distribuées en Ces chiffres ne sont bien sûr pas comparables avec ceux des deux autres structures. Tableau 5 BIPS Quai 9 Mise à disposition de seringues Quai BIPS Première ligne Rapport d activités
14 Le bus BIPS et le Quai 9 ont remis 806 fois des pailles ou kits sniffs en 2008, soit légèrement moins qu en 2007 (592). Il ont également remis fois une feuille d aluminium destinée à inhaler l héroïne et au BIPS 618 fois du bicarbonate utilisé pour fumer la cocaïne sous forme de freebase. La mise à disposition de ces éléments est aussi destinée à diminuer directement les risques (le bicarbonate est moins dangereux que l ammoniac couramment utilisé pour préparer le freebase) ou pour servir de support à la relation et aux conseils préventifs. Retour de seringues et ramassage Le taux de retour de seringues usagées a été en augmentation au Quai 9 avec 90% contre 84,7% en 2007, 87,4% en 2006 et 89 en A ces chiffres devraient être ajoutées, les seringues utilisées en salle d injection, dont le taux de retour est de 100% puisqu elles ne sortent pas de la salle de consommation. Au BIPS, le taux de retour est de 83,2%, soit 3% supérieur à l an dernier. Tableau 6 BIPS Quai 9 évolution du taux de retour de seringues Retour de seringues Quai 9 Retour de seringues BIPS Malgré un taux de retour que nous pouvons considérer satisfaisant, toutes les seringues ne sont malheureusement pas jetées de manière adéquate et certaines sont même abandonnées d une manière qui peut s avérer dangereuse pour la population. C est pourquoi notre équipe d usagers agents de prévention communautaire s engage depuis 1992 pour ramasser quotidiennement les seringues qui traînent dans le quartier Grottes Gare Seujet élargi seringues ont été retrouvées par notre équipe en 2008, principalement dans des espaces publics de type parcs ou lieux de passages ou encore dans les parkings souterrains. Comme l an dernier, nous continuons estimer retrouver trop de matériel usagé dans des endroits inappropriés et nous poursuivons activement notre travail de sensibilisation des personnes au retour de matériel, parfois au moyen de mesures coercitives, telle la diminution du nombre de seringues accessibles sans retour. Première ligne Rapport d activités
15 Tableau 7 Seringues ramassées Autres aspects de santé 888 soins ont été effectués au Quai 9 en 2008, soit 17 de plus de qu en Les urgences ont été appelées à 38 reprises, soit le même nombre de fois qu en Environ préservatifs ont été mis à disposition par nos trois structures.. Tableau 8 BIPS - évolution de la distribution de préservatifs Les chiffres correspondent au nombre de fois que des préservatifs ont été pris au BIPS et non à la quantité totale. Première ligne Rapport d activités
16 Au niveau épidémiologique, 91 nouvelles infections au VIH ont concerné les usagers de drogues genevois, en Selon les chiffres fournis par le Groupe sida Genève, dans son «rapport épidémiologique 2008», seules 2 nouvelles infections les concernant ont été constatées en A fin novembre 2008 aucune nouvelle infection n avait été répertoriée parmi les usagers de drogues 1. fig.4 % 70 Tableau 9 VIH VIH Nouveaux diagnostics d infection: selon mode de transmission présumé, en % Canton de Genève, Nouveaux diagnostics d'infection: selon mode de transmission présumé, en % Canton de Genève, Transmission homosexuelle Transmission hétérosexuelle Usagers de drogues par injection Autre ou inconnu Origine géographique [fig.5] En définitive, nous pouvons constater une nouvelle augmentation de la fréquence d utilisation des outils de prévention mis à disposition par nos structures BIPS et Quai 9. Et ce, pour la première fois de manière aussi marquée depuis la baisse de l usage de cocaïne constatée dès Nous ne nous expliquons pas nécessairement bien cette situation. Pour la troisième année consécutive, les infections détectées sont en augmentation chez les migr originaires d'afrique subsaharienne. Comme en 2007, les diagnostics positifs dans cette population ont plus nombreux que chez les Suisses. Ces tendances demandent à être confirmées par l'ensemble des donn complémentaires à fin fig.5 % VIH Nouveaux diagnostics d'infection: selon origine géographique, en % Canton de Genève, Il faut néanmoins rester prudent avec ce chiffre, les déclarations arrivant parfois avec du retard. 30 Première ligne Rapport d activités
17 Bus d information et de préservation de la santé (BIPS) Cette année encore, l emplacement du bus à la place de la Pont-de-l Ile se confirme comme étant un lieu idéal pour rencontrer notre population cible que sont les usagers de drogues. De plus, au fil des années, grâce à l accessibilité et la visibilité de notre véhicule, nous avons remarqué une augmentation des personnes non-consommatrices venant chercher des préservatifs. En effet, ces dernières sont passées de 19.6% en 2006 à 23.4% en 2007 puis à pratiquement 30% à la mi Au premier abord positive, cette observation pose des questions. Nous y reviendrons au paragraphe «sexualité». Malgré les bénéfices observés sur cet emplacement, le BIPS devra être déplacé en début d année 2009, ceci pour des raisons indépendantes de notre volonté. Effectivement, les travaux du tram Bernex-Gare impliqueront une restauration totale du Pont-de-l Ile. Néanmoins, afin de garder une proximité dans le quartier de Saint-Gervais et sur l axe Gare-Plainpalais, le bus sera stationné rue Vallin, près du Temple. Consommations de produits Afin de mieux connaître le profil des personnes s adressant au BIPS et notamment leur conditions d injection en soirée et durant la nuit, un questionnaire sur les lieux d injection leur a été distribué sur une période de deux semaines. A notre grand étonnement, les conclusions tirées sont que la majeure partie des usagers s organise pour effectuer leurs injections à leur domicile ou chez des connaissances, plutôt que dans la rue comme nous le pensions. Il reste toutefois des personnes n ayant pas d autre possibilité que de s injecter dans des lieux publiques. Cela pose les problèmes que nous connaissons, à savoir, risque d overdose accru, manque d hygiène, seringues laissées à l abandon. Depuis la mise à disposition du bicarbonate au BIPS en 2006, nous avons observé une hausse constante d années en années de la distribution de cette dernière. Sans pour autant conclure qu il y a un réel changement dans le mode de consommation de la cocaïne, nous pouvons affirmer que ce produit est consommé non seulement par voie injectable ou sniff, mais aussi par inhalation. La distribution de ce matériel, nous a permis d atteindre une frange de personnes que nous ne touchions pas auparavant. Il est bon de rappeler ici que ce matériel fourni a pour objectif de parler des risques associés à la consommation de ce type de produit, notamment, la transmission de l hépatite C lors du partage de paille. A propos du retour de matériel d injection, un nouveau système de récupération de seringues donnant sur l extérieur «type container» a été mis en place au bus. Ceci dans le but de réduire encore le nombre de seringues laissées à l abandon. En effet, nous leur offrant un moyen supplémentaire de se débarrasser de leurs matériels de manière sécurisée, une fois notre structure fermée. D un point de vue relationnel, les thèmes et sujets revenus régulièrement en 2008 par les usagers sont les conditions précaires du logement et de l emploi. Leurs témoignages nous montrent que leur situation de vie a une influence sur leur consommation. Sexualité Dans un souci de maintenir à jour les informations existantes et de garder un «haut seuil» dans notre accueil, notre collaboratrice Gaëlle Martinez, membre de l équipe BIPS et de Boulevards, a été invitée à participer au groupe interdisciplinaire Promotion Santé Sexuelle. Ce groupe, qui réunit plusieurs institutions du domaine de la sexualité, a organisé une demi-journée de formation sur les infections sexuellement transmissibles (IST) pour les collaborateurs de ses différentes institutions membres. Il a également été chargé de mettre en place un tableau pour le grand public et un second pour les professionnels reprenant les dernières informations sur les IST. Cette démarche a permis à l équipe, non seulement d approfondir ses connaissances de base sur les IST, mais également de mettre à jour les informations sur les moyens de traitements et les lieux de dépistage. Toujours au sujet de la prévention des IST, nous avons déplacé le présentoir à préservatifs afin de les rendre plus accessible aux personnes consommatrices et nous les proposons aujourd hui de manière plus systématique. Nous avons aussi eu de nouvelles indications grâce au projet d intervention éducative de notre stagiaire Elisa D Angiolillo. En effet, Elisa a mené une enquête auprès de 31 usagers de drogues sur le thème de «l influence de la consommation sur la sexualité et les prises de risques». Ses conclusions ont été qu il n existe pas de changement significatif de comportement avec ou sans produit et que les usagers se protègent davantage qu on pourrait le penser. De plus, elle a relevé qu une baisse de la libido ainsi que des troubles sexuels liés à l usage de stupéfiants est relativement fréquente chez les consommateurs. Pour revenir sur l observation concernant l augmentation de la population non consommatrice au BIPS, nous avons été contraint de proposer les préservatifs aux non-consommateurs au prix de 20 centimes pièce, ce depuis le 1 er juillet. La démarche «Préservatif à 20 cts» a été bien reçue par la plupart des gens. Néanmoins, nous devons nous interroger sur le pourquoi de cette augmentation qui démontre un manque d accessibilité aux préservatifs la nuit, des prix souvent prohibitifs et la gêne encore présente au moment de l achat. En conclusion, 2008 n a pas été une année de grands travaux pour le BIPS, en revanche des petits changements ainsi que des adaptations ont été comme toujours nécessaires afin de répondre à la réalité du terrain. Première ligne Rapport d activités
18 Bus Boulevards En 2008, le Bus Boulevards était ouvert 3 soirées par semaine, de 22h à 1h30. Statique au Boulevards Helvétique le lundi, il se déplace aux Pâquis le mercredi et le vendredi. Aujourd hui, plusieurs indicateurs nous amènent à repenser Boulevards. La faible fréquentation des usagères de drogues sur le Boulevard Helvétique et le fait que Première ligne n atteigne pas son public cible dans le secteur des Pâquis, en sont les premiers éléments. De plus, nous avons pu observer que, la nuit, les personnes consommatrices vivent une grande précarité et vulnérabilité du fait de la fermeture des structures habituelles et de la difficulté à accéder à du matériel de consommation de drogues. Afin d être le plus en phase possible avec la réalité rencontrée, Aspasie et Première ligne ont donc décidé de recentrer respectivement le projet Boulevards sur des objectifs plus spécifiques à chacune des associations. Depuis le début du mois de février 2009, Aspasie poursuivra le travail auprès des personnes, consommatrices ou non, qui se prostituent et gèrera le bus deux soirs par semaine. Première ligne élargira son activité nocturne avec le bus Boulevards à l ensemble des usagers de drogues pouvant se trouver en situation de vulnérabilité la nuit, y compris les personnes prostituées. L observation et la prospection étant primordiales dans le travail en réduction des risques, nous ne garantissons plus de lieu défini à l avance. L utilisation du bus mobile nous offre la possibilité, tant de nous rendre sur le Boulevard Helvétique, que d effectuer des tournées sur différents sites de la ville. Aller à la rencontre des usagers plutôt qu attendre qu ils viennent à nous, tel est un des objectifs de la transformation de «Boulevards». Un collaborateur du BIPS viendra renforcer le groupe de trois collaborateurs-trices de Première ligne déjà impliqués dans Boulevards. Enfin, dans un futur proche, nous avons pour projet de permettre à une personne, après évaluation, de pouvoir consommer par injection dans le bus. Il est important de dire que cette prestation restera une mesure de dépannage qui permettra de bénéficier d un lieu sécurisé palliant ainsi aux conditions précaires de la rue et amenant trop souvent les usagers à prendre des risques. Quai 9 espace d accueil et d injection Fin 2008 correspondait à 7 ans d existence du Quai 9. Les prestations menées depuis l ouverture ont été poursuivies jusqu à ce jour. L élément environnemental marquant est la fin des travaux du tram dont l impact est important autant pour les usagers que pour les collaborateurs. Nous nous attarderons ici uniquement sur les nouvelles prestations que nous avons développées en Consommation par sniff Au 1 er octobre 2007, le Quai 9 a ouvert deux places pour la consommation par sniff. D octobre 2007 à fin 2008, 180 nouvelles personnes ont été inscrites comme usagères utilisant le sniff comme mode de consommation. Un tiers de ces personnes est d origine maghrébine. Soulignons qu une partie d entre-elles ne souhaite pas s injecter et a choisi une consommation à moindre risque qu est le sniff. Nous sommes par conséquent satisfaits de pouvoir répondre à leurs besoins. Durant les premiers mois, nous pouvons relever que les premiers utilisateurs des places «sniff» étaient déjà connus par notre structure, venant régulièrement dialoguer et se reposer en salle d accueil. Des nouveaux usagers de drogues, s étant inscrits pour le sniff uniquement, ont par la suite profité des autres prestations proposées par le Quai 9 (écoute, soins, liens sociaux). Tous sont des consommateurs de drogues intégrés dans le milieu toxicomane «de la rue» et ont déjà une histoire avec les psychotropes. Cette nouvelle prestation n a par conséquent pas provoqué d appel d air sur de nouveaux consommateurs hors de ce milieu d appartenance. En grande majorité, ce sont l héroïne ou/et le Dormicum (benzodiazépine) qui sont sniffés. La cocaïne est rarement sniffée dans notre salle de consommation Par rapport aux consommateurs de drogues déjà inscrits pour l injection, nous pouvons dire que l objectif d offrir une alternative à l injection est pour nous atteint. En effet, nombre d entre eux rencontrent de manière ponctuelle, ou récurrente, des difficultés à injecter, notamment à cause d un système veineux fortement dégradé. S ils ne peuvent arrêter complètement de consommer, ils peuvent ainsi utiliser le sniff comme alternative à l injection. Pour ces situations, cette prestation nous a vraiment permis d aborder de manière globale les différents modes de consommation et les réelles difficultés inhérentes à l injection. Nous pouvons relever qu un petit nombre d entre eux est resté au sniff et n a pas recommencé l injection. Pour d autres, les modes de consommation par voie intraveineuse et par sniff sont utilisés en alternance. Première ligne Rapport d activités
19 Enfin, nous pouvons compter une dizaine de personnes au maximum qui a été inscrite pour le sniff et qui a passé à l injection. Il nous semble toutefois nécessaire de souligner qu il nous semble que ce n est pas la vue d injecteurs au Quai 9 qui a influencé ce passage à l injection, mais bien des facteurs hors de notre structure qui les ont amené à s injecter (initiation en groupe, mauvaise qualité du produit et/ou peu d argent donc besoin d effet plus rapide). Permanence psy De plus, une permanence «psy» a aussi été initiée en décembre Est-elle possible dans une structure dite de bas seuil? Depuis l ouverture du Quai 9, une consultation médicale est assurée par la Dr Anne François, prestation fortement bien inscrite parmi celles proposées par le Quai 9 et bien connue des utilisateurs-trices de cette structure. Pourtant, le profil des usagers de drogues et, notamment un certain nombre de co-morbidités psychiatriques qu ils rencontrent, nous a amené à devoir gérer des «situations» difficiles pour lesquelles l équipe se trouvait souvent démunie. Il nous est donc apparu nécessaire de se doter de meilleurs outils de travail afin de mieux faire face à des comportements d ordre psychiatrique (décompensation, très grande fragilisation psychique et pathologies diverses) d une part, et d autre part, de pouvoir apporter des réponses et des relais plus bénéfiques pour les usagers de drogues. A la suite de plusieurs discussions relatives à nos représentations sur l image du médecin-psychiatre et aux objectifs que nous souhaitions atteindre ainsi que les limites à poser, nous avons approché la Dr. Karin Sutter, médecinpsychiatre, que nous connaissions par ailleurs déjà, ayant évolué dans le milieu toxicomane depuis quelques années. Cette dernière, très enthousiaste, a de suite été intéressée à collaborer avec notre structure et a démarré en décembre 2007 une permanence à caractère plus psychiatrique, à raison de 2 heures par semaine (le lundi de 12h30 à 14h30). Après cette première année de fonctionnement, nous pouvons dire sans aucune hésitation que cette permanence répond parfaitement aux besoins tant des usagers de drogues qu à ceux de l équipe. En effet, Karin Sutter est aussi une personne ressources pour les collaborateurs-trices de notre structure, dans la compréhension de certains comportements et de situations particulièrement délicates. Elle intervient une fois par mois dans le colloque d équipe. Du côté des consommateurs-trices utilisant le Quai 9, les liens ont été établis avec cette doctoresse avec beaucoup de confiance et de respect de part et d autre. Aux abords du «bar», dans un fauteuil, à l extérieur du bâtiment, Karin Sutter a su s approcher de cette population avec douceur et en respectant le cadre de travail du «bas seuil», sans vouloir à tout prix «faire parler» les personnes qui se trouvent dans une situation de fragilité psychique. Toutefois, et grâce aux liens construits durant toutes ces années, Karin Sutter et l équipe sont parfois plus «actifs» et tendent ainsi des «perches» à ceux et celles dont nous sentons la situation se dégrader ou se fragiliser. D ailleurs, la plupart des consultations a lieu dans la salle d accueil, et non en salle de soins que nous avions imaginée au départ comme un endroit plus confidentiel et plus approprié pour ce type de discussion. Néanmoins, et pour certaines occasions, les soins somatiques peuvent être aussi une très bonne «porte d entrée» à la discussion. Karin Sutter a contribué à «casser» l image négative que beaucoup pouvaient avoir du médecin-psychiatre. Les usagers nous ont tous dit avoir un excellent contact avec cette dernière, la réclamant d ailleurs à plusieurs reprises lorsqu elle n est pas présente au Quai 9. Un certain nombre d entre eux ont pu entamer une thérapie à plus long terme ou recommencer un travail thérapeutique, à l extérieur du Quai 9. Un nombre important d usagers revient régulièrement revoir Karin Sutter. Ces usagers reçoivent ainsi un soutien régulier, sans qu il y ait pour autant une démarche thérapeutique contractuelle. Nous pouvons relever que 50% des consultations représentent de l écoute pure, soit le besoin d une «oreille» plus privilégiée pour exprimer des soucis ou des souffrances. Le 50% des autres consultations a pu déboucher sur des relais concernant les traitements, une hospitalisation ou encore sur une prise ou reprise de contact avec un service social par exemple. La complémentarité avec la consultation médicale pour soins somatiques effectuée par Anne François est donc parfaite! Autres prestations Les permanences mensuelles au Quai 9 de l Apreto d Anemasse, de l association Argos et du Service d addictologie des HUG se sont poursuivies à notre plus grande satisfaction. Ces présences permettent clairement de favoriser le relais vers ces institutions de traitement et de soins. Depuis le 1 er juillet 2007, une permanence juridique avait été mise en place au Quai 9. Celle-ci n a malheureusement pas pu être poursuivie. «Sans thérapie de plus d un an dans une institution, je n aurais pas trouvé le temps et l espace adéquats pour faire ce travail sur moi et renforcer mes compétences relationnelles, découvrir et approfondir mes valeurs et accepter mes responsabilités» Première ligne Rapport d activités
20 Evénements thématiques Depuis plusieurs années, l équipe de travail a développé des semaines thématiques à l intention des usagers fréquentant nos structures. Ces animations s avérant fort intéressantes, mais n étant pas aussi souvent organisées que nous l aurions souhaité. Pour 2008, nous avons fait le choix de renforcer l organisation de ces événements en attribuant un 10% de temps de travail à notre collègue Dominique Baertschi. Quatre événements thématiques ont été mis sur pied principalement par ses soins, avec l appui du groupe de travail «semaines thématiques» et de l ensemble des collaborateurs, à savoir : hygiène, prises de risques, ressources et quotidien, ainsi que citoyenneté et intégration. Une cinquième semaine genre a également été mise sur pied. Première ligne Rapport d activités 2008 Ces événements donnent l occasion d insuffler une autre dynamique dans nos structures, en particulier au Quai 9. Il s agit de déplacer le centre de gravité du lieu, très tourné sur l usage des produits. Au moyen d activités ludiques et de personnes extérieures invitées, les usagers sont interpellés sur les différents thèmes et ils y participent très volontiers. En 2009, le groupe de travail semaine thématique continuera à proposer des animations. Le 10% de temps de travail ne sera pas reconduit, principalement pour des raisons financières. 20
21 Nuit blanche? Première ligne est chargée de la coordination de cette action de réduction des risques liés aux drogues consommées de manière récréative et en milieu festif, qui a pour objectifs : Favoriser l accès des personnes concernées à l information sur les conséquences des produits consommés, Soutenir ces personnes dans la réduction des risques encourus, Favoriser l accès aux structures de soutien pour les personnes souffrant de problèmes liés leur consommation, Accroître le niveau de connaissance de la population en général, Améliorer la perception globale de la situation à Genève, à partir des actions développées. A cet effet une présence a été assurée en des lieux et événements très divers tels entre autres : Le Zoo, le Moa club, le Bypass, les soirées 360 o, le Moa Café, Le Chat Noir, Les Nuitées électroniques «Boxens» Festival, Festival Electron à l Usine et en d autres lieux, Festival Genève brille la nuit, action mobile au Botellon, fête de l Espoir, Piment Rouge, soirées au Palladium. 25 volontaires se sont affairés lors de la Lake parade du 12 juillet pour que l impact de cette action de prévention soit le meilleur possible. 4 stands (1 la journée, 2 la nuit et un chill out agrandi et aménagé pour permettre aux participants de pouvoir souffler un peu en marge de la fête), une équipe mobile la journée et deux en soirée, un relais direct avec les samaritains la nuit ont permis de contacter une multitude de participants. La nouveauté pour cette édition 2008 a été que le projet «Nuit Blanche?» a géré directement tous les aspects logistiques liés à son action, ce qui a permis une plus grande efficacité en termes d anticipation et de préparation de ces stands notamment. Le bilan est de manière générale très positif, notamment pour les aspects de visibilité, de liens avec les fêtards et de soutien sanitaire et de sécurité. En ce qui concerne la couverture médiatique, «Nuit blanche?» a été invitée à s exprimer lors de la conférence de presse de présentation de la Lake parade, mais également de manière individuelle sur les ondes de One FM, Radio Cité et WRS (World Radio Switzerland). La Tribune de Genève, Le Courrier, Le Temps et les journaux gratuits ont écrit un ou plusieurs sur l action «Nuit Blanche?» lors de la Lake Parade. Plusieurs modules de formation ont été organisés en 2008 pour permettre à une quinzaine de personnes de rejoindre l équipe des intervenants de «Nuit blanche?» et de s insérer progressivement dans les actions. Cela permet maintenant de pouvoir compter sur une équipe bien étoffée. De plus, des formations continues sont proposées tous les 2 mois aux intervenants. L implication des intervenants est un aspect important dans le développement du projet et deux groupes de travail, l un sur la communication lors des soirées et un autre sur la communication externe se sont formés en 2008 pour contribuer à mieux diffuser l information sur l activité «Nuit Blanche?» Les développements suivants ont été adoptés en 2008 : recentrer nos actions sur des soirées dans lesquelles nous pensons rencontrer notre public-cible. Changer la structure du stand pour le rendre plus visuel et attractif. Entamer les premières discussions pour formaliser à moyen-long terme notre collaboration avec les boîtes de nuit et bars. Développer la communication sur les plateformes utilisées par notre public-cible (internet, facebook, blog). Sur un plan plus structurel, les fonds alloués par Infodrog et le Fond drogue arrivant à terme, les partenaires du projet se sont consultés pour définir la forme juridique la plus adéquate afin de récolter le financement nécessaire et ainsi poursuivre l activité. Il en a résulté que la forme actuelle, à savoir un partenariat entre institutions signataires d une convention était aujourd hui suffisant. Il ne nécessitait donc pas de créer une nouvelle entité aux lourdeurs administratives que personne n aurait souhaité assumer. La recherche de fonds est en bonne voie : fondation privée, publique et partenaires du projet vont ainsi permettre à «Nuit Blanche?» de continuer ses activités en «Aux yeux des autres, je menais une vie normale ou presque A vrai dire, je réalise aujourd hui que j avais une double vie. Je cachais ma consommation à mes enfants, bien sûr, à ma famille et à mes amis même les plus proches. Mon entourage ne se doutait de rien, je sauvais les apparences.» Première ligne Rapport d activités
22 Liens avec les autorités «Nous, les usagers de drogues, avons besoin de cohérence dans la manière dont le problème est traité par nos décideurs. Nous sommes consommateurs, mais pas seulement de drogues. Nous sommes citoyens, avons des droits, comme celui de fréquenter n importe quel lieu public, et bien sûr aussi des devoirs. Et si beaucoup d entre nous ont un comportement anti-social, c est peut-être aussi beaucoup parce qu on a trop l habitude d être exclu. Il faut que ça change, que les différents partenaires, éducateurs, policiers, décideurs, usagers, mais aussi habitants, communiquent et s informent plus et mieux, mais cela dépend de chacun d entre nous, quelque soit notre rôle dans cette histoire.» Un nouveau contrat de prestations pour la période a été signé en Le budget alloué par l Etat se monte à 2,695 millions pour mener à bien l ensemble de nos activités. La somme précédente de 2,5 millions est augmentée de francs jusqu ici alloués par la Ville et dorénavant par l Etat, conformément à la nouvelle répartition des charges Ville-canton de figurant jusqu ici dans le budget du Groupe sida Genève mais concernant l administration de notre association, ainsi que de concernant l agent de sécurité figurant dorénavant pleinement au budget. Nous avons également reçu pour la 2 e année consécutive un soutien de francs du Fonds drogue pour couvrir les défraiements des usagers effectuant les petits jobs. La moitié des communes genevoises répondent favorablement à notre appel annuel et certaines font des efforts très importants, à l image d Anières, qui a versé en Nous remercions une nouvelle fois ces diverses instances, qui nous permettent de mener à bien notre travail. En 2008, les rencontres formelles avec la police ont été quelques peu espacées, mais les régulations peuvent avoir lieu lorsque cela s avère nécessaire. A vrai dire, celles-ci ont été peu nombreuses en 2008, chacun étant bien positionné par rapport au travail de l autre. Nous continuons à être sollicités pour la formation des jeunes policiers de la gendarmerie et de la police judiciaire. Les écoles viennent successivement visiter le Quai 9. La présence sur place permet une sensibilisation concrète et de répondre à de nombreuses questions. Les nouveaux agents de ville reçoivent aussi une information sur nos activités. Comme mentionné précédemment, la Ville de Genève nous a octroyé la possibilité de rester sur l îlot de la Pépinière pour une nouvelle période de 5 ans au minimum. Une demande d autorisation pour un agrandissement permettant d ouvrir un espace d inhalation et d agrandir la partie administrative du premier étage a été déposée, mais nous attendons encore la réponse des services concernés. A ce propos, nous avons reçu l accord de principe pour deux dons de francs chacun de la part de la Fondation H. Wilsdorf et de la Loterie romande afin de procéder à l agrandissement des locaux. «Je changerais beaucoup de choses. Tout d abord la pression de la police dans la rue. Ensuite, je suis aussi contre la pénalisation des drogues car les dealers s enrichissent et l on ne sais jamais ce que contient le produit qu on nous vend.» Première ligne Rapport d activités
23 Communication associative La communication est un outil essentiel pour accompagnement le travail de terrain concret. Notre site web est régulièrement mis à jour, avec notamment la poursuite de notre revue de presse initiée en 2007 et très appréciée. Notre webmaster Emmanuel Ducret, notre webmaster, prépare une nouvelle présentation graphique du site pour 2009 afin de renouveler l image de celui-ci. Nous avons aussi utilisé la voie électronique pour envoyer notre carte de vœux, notamment pour des raisons d économie financière. Mix et Remix nous a mis à disposition son talent pour marquer la fin des travaux à la Pépinière et le fait que les irréductibles de la réduction des risques sont toujours là pour vous adresser leur meilleurs vœux. Pour 2009, nous avons bénéficié des talents de Denis Kormann illustrant, à l occasion de la votation sur la Lstup, le témoignage dans le journal le Temps d une personne ayant utilisé le bus BIPS. Pour notre rapport d activités 2007, une série de carte postale réalisée par le graphiste Cornelis De Buck sur le thème «la réduction des risques est-elle une illusion», a été publiée pour annoncer la sortie de notre rapport d activités ainsi que nos diverses actions de communication. Il a été disponible sur demande au format papier et essentiellement via son téléchargement sur internet. L assemblée générale s est tenue le 8 avril en présence d un peu plus de quarante personnes. A l issue d un buffet convivial, la deuxième partie a permis à une cinquantaine de personnes d assister à la présentation très vivante «40 ans de drogues, d alcool et de Rock n roll de Thierry Musset et Frédéric Guillo, infirmiers spécialistes cliniques du domaine de dépendance. La présentation photo sonore a été fort appréciée du public présent. Trois numéros du journal «Première ligne» ont été édités en 2008 (7, 8 et 9). Les sujets suivants ont été traités : Situation mondiale des infections au VIH parmi les usagers de drogues, constitution d un réseau international des salles de consommations, les consultations médicales au Quai 9, la responsabilisation des usagers à travers le projet de médiation par les pairs, la distribution de préservatifs au BIPS, l ébauche d un réseau d usagers, le rôle du pharmacien dans la réduction des risques, la situation des parents de consommateurs. Des réflexions ont également été proposées sur les thèmes suivants : le rôle de la police entre répression et santé publique, la consommation des personnes socialement intégrées, les enjeux de la votation fédérale sur la révision de la loi sur les stupéfiants. Des comptes rendus de débats - soirées publiques ont également été publiés : testing de produits en milieu festif, 40 ans de drogues, d alcool et de rock n roll ou rôle des pairs au regard d une expérience menée à Montréal. Des témoignages de consommateurs sont également venus illustrer certaines situations de vie rencontrées par ceux-ci. Enfin, la chronique littéraire a été poursuivie avec des extraits de textes de A. Huxley, M. Boulgakov et R. Saviano. Nous prévoyons de poursuivre avec trois numéros en 2009, dont le premier en mars. Première ligne a une nouvelle fois organisé en 2008 plusieurs soirées publiques. Elles ont pour but de permettre la rencontre entre voisins, membres de l association, professionnels du réseau, police, usagers de drogues et collaborateurs de Première ligne, autour de thématiques liées aux usages de drogue et à leur gestion par la communauté. En plus de l assemblée générale, nous avons pu profiter en mai de la présence en Suisse de Guy- Pierre Lévesque, fondateur de Méta d Ame à Montréal. Il nous a expliqué le travail cette association d usagers et ex-usagers actifs dans le soutien social et le traitement des dépendances auprès des usagers de drogues. Une deuxième soirée publique s est quant à elle tenue en novembre sur le sujet de la votation sur la Lstup. Nous avons aussi travaillé à la construction d un argumentaire pour la réduction des risques, à destination du public non spécialiste qui nous pourrions être amené à rencontrer. Ce travail se mène au niveau romand dans le cadre du Grea et le document sera disponible en Cette année encore, nous avons répondu à de nombreuses sollicitations des médias, en particulier à l occasion de la campagne concernant la votation sur la révision de la Loi sur les stupéfiants. Interview radio et TV, articles dans les journaux ont ponctué la campagne durant plusieurs semaines. Le Courrier a par ailleurs édité un article sur «Aujourd hui, je ne consomme plus, un jour à la fois. Je suis sortie de l ombre et j ai levé le voile sur ma vie. J ai retrouvé l essence et la saveur de l existence. Il m arrive de m émerveiller en regardant les champs de tournesols en fleurs en été et de rêver les soirs de pleine lune. Je ne suis pas encore à l abri d une rechute mais j ai repris espoir, confiance et foi en la Vie.» Première ligne Rapport d activités
24 l ex-nouvelle disposition genevoise sur les lieux sans fumée, en relatant le fait que depuis plusieurs années le Quai 9 était déjà un lieu sans fumée. Un article est sorti sur Première ligne dans la revue d Espoir Goutte d Or à Paris. Notons encore notre participation à la réalisation de deux films sur le sujet des dépendances pour lesquels des usagers de notre structure ont été sollicités. Caroline Viquerat ex-stagiaire et remplaçante, ainsi que Jean-Julien Rappo, remplaçant ont réalisé «Consom acteurs» en vue de l obtention de leur diplôme en travail social. Ce film a été présenté pour l instant uniquement dans le cadre de la Haute école de travail social et fort bien reçu. Nous le projetterons dans une version remaniée dans le cadre de notre assemblée générale Nous avons aussi favorisé la réalisation du documentaire de Jean-Dominique Michel, dont la sortie est attendue courant «Ma dépendance fut le reflet parfait d une forme de stress et de chaos qui existent dans nos sociétés, qui existent en chacun de nous, que l on en soit conscient ou pas. J ai néanmoins pu, avec beaucoup d aides diverses et durant de longues années, me relever et redonner un sens à ma vie.» «Le problème est maintenant beaucoup trop enraciné dans notre société pour pouvoir s en débarrasser parce qu il nous dérange. Comment faire au mieux maintenant est, je pense, la voie la moins mauvaise.» Première ligne Rapport d activités
25 Gestion des questions de voisinage Au-delà du travail de ramassage de seringues (voir statistiques) qui est une action quotidienne en direction du voisinage, les contacts se poursuivent principalement avec les voisins de périmètre de la gare élargis. Nous avons maintenant une petite arcade mise à disposition par la Ville à la rue des Grottes qui nous sert principalement de salle de réunion. C est devant celle-ci que nous avons installé notre stand durant Jours de fêtes aux Grottes en mai Cela nous a donné l occasion d informer de nombreuses personnes sur nos activités ou d entendre leurs approbations ou encouragements vis-à-vis de l activité que nous menons. Rares ont été les personnes manifestant des arguments négatifs à l égard du Quai 9. Il est toujours frappant de voir que de nombreux habitants du périmètre ne connaissent pas ce qui se fait au Quai 9, ce qui est aussi un signe qu il ne les dérange pas. Les pourtours du collège Voltaire a été un point chaud en 2008, notamment à cause de la présence de consommateurs et de traces de consommation très visibles. Nous avons eu l occasion de participer au réseau Voltaire, regroupement des différents acteurs concernés par la gestion du périmètre, qui a pu déboucher sur des mesures concrètes permettant d assainir la situation, sans toutefois répondre par la seule volonté de déplacer le problème ou d exclure une population. D autres contacts ont eu lieu avec le propriétaire du Cinéma Rialto et avec l Eglise Notre-Dame, dans l optique de chercher des solutions relatives aux nuisances occasionnées par la présence continue de groupes de consommateurs devant ces lieux Nous continuons également à participer au Quartier contact, regroupement des institutions sociales du quartier des Grottes. En fin d année, nous avons également été contactés par des habitants de la rue Dancet, aux prises avec des seringues trainant dans leurs garages. «Le monde de la toxicomanie est complexe et très hétérogène. On fait actuellement une fixation sécuritaire sur la présence de quelques dizaines d individus sur des lieux publics, on investit beaucoup de temps et d argent pour, en fait, rassurer l «honnête citoyen». Ces actions, pour spectaculaires qu elles soient, ne servent absolument à rien dans le cadre de la lutte contre la toxicomanie. C est une lutte contre certains toxicomanes. On sait depuis longtemps maintenant que la répression seule ne sert à rien.» Première ligne Rapport d activités
26 Travail de réseau Forum addictions Trois forums addictions à l intention des membres du réseau genevois ont eu lieu en Première ligne participe très activement à leur organisation. Les thèmes étaient les suivants : La consommation contrôlée, un concept inédit? Cannabis, comment garder les idées claires? Sport et conduites addictives Après six années d activités, ces forums connaissent toujours un très grand succès, regroupant à chaque fois entre 70 et 150 personnes du réseau pour ces matinées de travail qui ont déjà concerné 685 personnes différentes en six ans. Les Actes des Forums sont notamment disponibles sur notre site Plusieurs institutions partenaires, la Fondation Phénix, le Groupement des praticiens en médecine de l addiction, le Service santé de la Jeunesse, le Service de probation et d insertion, Argos et Première ligne se sont associées pour financer les deux forums 2007 plus couverts par le Fonds drogue. A celles-ci se sont ajoutées les associations Antenne drogue familles, Rien ne va plus, l Orangerie, Café Cornavin et surtout Infodrog pour financer les sessions 2008, ainsi que la Haute école de travail social pour la mise à disposition gratuite de locaux. Un appel aux institutions partenaires sera renouvelé pour financer les quatre forums Collaborations, groupes de travail et présentation de nos activités La collaboration s est poursuivie avec la Ville concernant l abri PC ouvert l hiver. Les membres de l équipe de l abri PC ont bénéficié une nouvelle fois d une formation à la réanimation en cas d overdoses et à la prévention des accidents en matière de maladies transmissibles, dispensées par deux de nos collaboratrices. De plus, des professionnels de Première ligne ont été mensuellement délégués pour une soirée sur place, suivie d un point de situation sur la gestion des éventuelles problématiques liées à l accueil des usagers de drogues. Cette collaboration est renouvelée pour l hiver Nous avons participé à un groupe de travail sur les infections sexuellement transmissibles (IST) en collaboration avec les HUG et les autres associations sida. Ce travail a permis l édition d un tableau graphique fort utile pour guide fort pratique pour informer nos différents publics. Nous avons également participé activement aux discussions concernant la pérennisation du projet VCT migrants pour lequel les associations sida ont été sollicitées par la Direction de la santé. Nous pourrons ainsi faire bénéficier les personnes concernées aussi dans nos locaux dès avril Nous poursuivons par ailleurs nos contacts de réseau, notamment en participant à divers groupe de travail au niveau genevois, romand ou national. Nous participons notamment à la Coge, coordination genevoise des associations de lutte contre le sida, à la Plateforme réduction des risques du Grea ainsi qu au groupe des centres d accueil et d injection existant en Suisse alémanique. Nous avons poursuivi notre participation au réseau international des salles de consommation. Notre association continue à être fortement sollicitée pour présenter ses activités ou intervenir auprès d étudiants de différents cursus. Certaines interventions sont organisées depuis plusieurs années. Nous continuons à assurer des interventions dans le cadre du GREA sur les modes de consommation et la formation aux premiers secours et à la réanimation. Nous avons eu une participation active auprès des étudiants du module Oasis-Addictions dans le cadre des HES santé-social. Nous avons également fait des présentations auprès des assistants socio-éducatifs en formation et auprès du personnel des foyers psychiatriques des HUG. Nous avons également reçu à plusieurs reprises des groupes d étudiants en provenance de différentes écoles du secondaire, de l université ou des HES. «Trois ans de consommation par inhalation et injection. Trois années d errance, de rechutes, de psychothérapies, de sevrages, d accidents. Un traitement de substitution me permettait de continuer à travailler assez régulièrement, et me forçait à rester en contact étroit avec le milieu des soins. Mais je ne cessais de rechuter régulièrement..» Première ligne Rapport d activités
27 Comptes 2008 Première ligne Rapport d activités
28 Première ligne Rapport d activités
29 $""! % ' * - $"" % ' * -!" # $ % & & & & $ '! ' $' ( )$" * $ ' +" $ &, - $#. / + ' & % & "0. '" $ 1$". 1 2+, 0.3 '. * $ '. $ $ % % %% % 00"4 ( " 1 $ 56 '"0 ' ("' 7 & %, 8$ # # " + 7 ("' 7 &, " ( + $ & )5 $ (!"$0 & % & )-" "'". % %! " #" $ $""! % ' * - $"" % ' * - % &' ( )* ' * '" $ $0 )! $ " $ & % )$"+ " 8$ # #. ' '' ( 9 0 # 0 : % & % & 8"!! ' 8 ' 0 4 4" ( + $ & 8 ' 0 4 )5 8 ' 0!"$0 ; ( "$! 8 ' 0 " + 7 $ + 7, " $ "0, )$"<.-" ", 7." $,% & %, %& % 8" # $ 0 " & 8"$ 0 ' " &% & & % 4( '- = % & & ('* +*,% &( ' *' $+." $! '! $ & % ( ( 7 $' ', % & $+." $! '! $ % & &! " #" $ Première ligne Rapport d activités
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32 Perspectives 2009 Toujours dans l attente d une autorisation de construire, nous maintenons le projet d agrandissement de nos locaux situés à la rue de la Pépinière, afin de disposer d une salle d inhalation de drogues et de davantage d espace pour l administration de notre association. Le BIPS restera également ouvert quotidiennement, mais avec un changement de lieu, puisque nous serons à nouveau à proximité du temple de St-Gervais, à la rue Vallin. Comme déjà mentionné, c est surtout le bus Boulevards qui connaîtra les changements les plus importants avec une réorientation de cette action nocturne non seulement auprès des personnes qui se prostituent, mais également auprès de l ensemble des consommateurs de drogues qui peuvent se trouver en situation de prise de risques la nuit. Nous envisageons aussi d y ajouter une possibilité de dépannage pour l injection. Nous recevons de plus en plus de personnes sans statut légal et sans papier. Contrairement à d autres cantons, par vision humaniste et préventive, nous avons fait le choix, depuis toujours, d accepter l ensemble des personnes ayant besoin de nos services. Les flux migratoires ne semblent pas près de s arrêter. Si bien que nous devons avoir une réflexion à plus long terme quant à l accueil de ces populations. On peut vouloir s en protéger en les maintenant dans un statut d indésirables et de délinquants mais l enjeu à moyen et à long terme est certainement d envisager de leur proposer de véritables alternatives d intégration. Concernant les projets plus précis, le projet VCT migrants de conseil et de testing du VIH va démarrer en 2009 au Quai 9, en collaboration avec le Groupe sida Genève et les HUG. Nous poursuivrons également la réflexion destinée à développer notre pôle de valorisation des compétences sociales, à savoir l offre d activités pas uniquement centrée sur la santé et l hygiène, mais également centrée sur la construction du lien social avec la communauté et du renforcement de l estime de soi. Après quatre années sous la forme actuelle, notre site web sera également *relooké» pour le rendre plus attractif. Nous y insérerons également l opportunité d y faire des dons à l association en ligne. Avec l ensemble de nos partenaires, nous poursuivrons également notre investissement au sein de «Nuit blanche?», pour laquelle des solutions financières sont momentanément trouvées, grâce au soutien de plusieurs fonds et partenaires. L enjeu principal se situe au niveau de notre situation budgétaire. Comme vous avez pu le découvrir dans les pages précédentes, nos comptes ont été pour la première fois déficitaires en Selon nos prévisions, cette situation était attendue, mais ne peut pas être répétée indéfiniment. Nous devons par conséquent mettre en œuvre des solutions pour trouver des apports privés supplémentaires nous permettant de maintenir la qualité des prestations et de continuer à avoir une vue prospective et novatrice permettant de répondre à l évolution des situations rencontrées sur le terrain. N oubliez pas de visiter nos sites et qui sont régulièrement complétés et remis à jour! Première ligne Rapport d activités
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