Dans la troisième vague du baromètre

Save this PDF as:
 WORD  PNG  TXT  JPG

Dimension: px
Commencer à balayer dès la page:

Download "Dans la troisième vague du baromètre"

Transcription

1 20 dossier L ŒIL DU POLITOLOGUE PASCAL PERRINEAU Le vote, un acte de plus en plus individualiste C est dans une atmosphère de «défiance démocratique» que se déroule une campagne électorale qui semble intéresser une part croissante des électeurs même s ils en apprécient différemment l intérêt et la qualité. Cette défiance est un symptôme, parmi d autres, d une crise de la démocratie représentative. Dans la troisième vague du baromètre politique français, réalisée en décembre 2006, le malaise des citoyens par rapport au monde politique est majeur 1. À quatre mois de l échéance présidentielle, 63 % des personnes interrogées «ne font confiance ni à la gauche, ni à la droite pour gouverner», 53 % des mêmes personnes pensent que «le résultat de l élection présidentielle de 2007 ne permettra peu ou pas du tout d améliorer les choses en France». En même temps, 76 % des électeurs interrogés disent qu ils sont «tout à fait certains d aller voter» le 22 avril. C est dans cette atmosphère de «défiance démocratique» que se déroule une campagne électorale qui semble intéresser une part croissante des électeurs même s ils en apprécient différemment l intérêt et la qualité. Cette défiance est un symptôme, parmi d autres, d une crise de la démocratie représentative. Interrogés par la Sofres en mars 2006, 43 % seulement des Français estiment que «la démocratie fonctionne actuellement bien en France», ils étaient encore 51 % 1 Vague 3 du baromètre politique français, étude par sondage réalisée par l Ifop pour le Cevipof et le ministère de l Intérieur. Interrogation de personnes représentatives de la population âgée de 18 ans et plus, inscrites sur les listes électorales. trois ans plus tôt. Les manifestations de ce dysfonctionnement sont aujourd hui nombreuses. Le développement des abstentions et des votes blancs ou nuls Les comportements de retrait des urnes ou de participation protestataire ne cessent de croître. Tous les records d abstention aux élections, qu elles soient locales, nationales ou européennes, ont été battus au cours des quinze dernières années : 28,4 % des électeurs se sont abstenus au premier tour de l élection présidentielle de 2002, 35,6 % ont fait de même au premier tour des législatives de la même année, 57,2 % ont boudé les urnes lors des élections D.R. européennes de Lorsqu on analyse cette poussée de l abstention, on s aperçoit que deux types d abstentionnisme cohabitent. D un côté, un abstentionnisme d indifférence qui rassemble des citoyens très éloignés du système politique, souvent peu éduqués, de condition sociale défavorisée (66 % par exemple des électeurs français sans diplôme se sont abstenus aux élections européennes de juin 2004). Leur abstentionnisme ne fait que refléter la distance sociale et culturelle qui les sépare d un système politique à leurs yeux réservé aux «gens d en haut». Cet abstentionnisme à forte composante sociologique n est pas en forte croissance. En revanche, d un autre côté, se développe un abstentionnisme de protestation qui peut toucher des citoyens éduqués, jeunes, de statut social moyen ou même supérieur, et parfois politisés. Ces citoyens ne se retrouvent plus dans le système politique tel qu il fonctionne et leur abstention n est que le reflet d une protestation vis-à-vis de la démocratie représentative, du système des partis et des hommes politiques. C est ce volant d abstentionnistes protestataires qui ne cesse de croître dans nos démocraties européennes. Faute d utiliser la «grève des urnes», certains de ces citoyens peuvent se rendre aux urnes et y déposer un bulletin blanc ou nul, signe de leur malai-

2 L ŒIL DU POLITOLOGUE dossier 21 se vis-à-vis de la représentation politique officielle : 3,4 % des votants ont emprunté cette voie au premier tour de l élection présidentielle de 2002, 3,3 % ont fait de même lors des élections européennes de On voit bien comment dans cette population d abstentionnistes protestataires, se construit un nouveau type de rapport au vote, beaucoup moins permanent qu auparavant, moins valorisé et plus intermittent. Le vote n est plus qu un moyen parmi d autres de participer à la politique, il n est utilisé qu épisodiquement et peut être rejeté pour privilégier d autres modes plus protestataires de participation politique (manifestations, pétitions, occupation de locaux, violences ). En 2004, année où les Français étaient convoqués aux urnes pour les élections régionales et les élections européennes, une étude de l Insee montre que seuls 36,7 % des électeurs ont participé systématiquement à toutes les élections, 25,5 % se sont abstenus systématiquement et, surtout, 37,8 % ont voté par intermittence 2. Le repli sur le privé Albert O. Hirschmann avait montré, il y a plusieurs années, dans un livre intitulé Bonheur privé, action publique, comment les sociétés démocratiques connaissaient des alternances cycliques entre des phases de fort investissement dans l action publique et des phases de désinvestissement de celle-ci et de repli sur les «bonheurs privés». Cette grille de lecture pourrait être appliquée à nombre de nos sociétés européennes qui ont pu connaître, dans les années soixante-dix et jusqu au début des années quatre-vingt, un mouvement de croyance dans les vertus de l action publique et de sa capacité à changer les choses puis qui, à des moments divers des années quatre-vingt-dix, ont enregistré de profondes désillusions et un mouvement de 2 Aline Désesquelles, «La participation électorale au printemps 2004», Insee Première, n 997, décembre repli sur le privé. La démocratie ne fait alors plus l objet d un puissant investissement et l intérêt pour la chose publique s étiole. La politisation négative Cette phase de retrait des affaires publiques peut ici et là montrer des signes d épuisement pour laisser la place à un retour vers l action publique mais sur un mode protestataire. C est ce qu un sociologue français, Jean-Louis Missika, a appelé le début d un cycle de «politisation négative» où les citoyens reviennent à la politique et à l action publique mais surtout sur un mode protestataire. Le cortège de manifestations et de violences urbaines qui ont secoué la France au cours des dernières années est là pour le prouver : manifestations de mars 2005 contre la loi Fillon, émeutes urbaines de novembre 2005, manifestations anti-cpe du printemps 2006 Cette forme de «nouvelle politisation» n est pas toujours aisément intégrable dans le système démocratique classique. Pascal Perrineau (PES 74, Doct. d État de Sc Po 81) Professeur des universités à Sciences Po Paris, Pascal Perrineau dirige le Centre de recherches politiques de Sciences Po (Cevipof FNSP/CNRS). Il enseigne la vie politique en Europe, l analyse des attitudes et des forces politiques et le vote (avec Anne Muxel). Il est en charge, avec Janine Mossuz-Lavau, du domaine Fait politique aux Presses de Sciences Po et dirige, avec Anne Muxel, la collection Cevipof aux Éditions Autrement. Ses recherches portent principalement sur la sociologie électorale, l analyse de l extrême droite en France et en Europe ainsi que sur l interprétation des nouveaux clivages à l œuvre dans les sociétés européennes. Il remplit plusieurs missions d expertise auprès, entre autres, du Conseil de l Europe, du Fonds national suisse pour la recherche ou encore de Radio France. Vers un vote de désélection Cette démocratie de la défiance s exprime, selon Pierre Rosanvallon, dans trois figures ; celle du «peuple-surveillant», qui par sa vigilance traquerait toutes les dérives de ses représentants ; celle du «peuple-veto», qui se manifeste beaucoup plus par la puissance de son refus que par son souci d autoriser et de légitimer et, enfin, celle du «peuple-juge», où les citoyens obtiendraient des procès les résultats qu ils désespèrent d obtenir par l élection 3. Toutes ces figures de la «contre-démocratie», au-delà de leur contestation de la démocratie du vote, ont investi cette dernière pour la changer en profondeur. Nous sommes entrés dans l âge de la désélection. Les formes protestataires de la participation défiante n ont cessé de se développer et se sont mêlées au vote. Depuis 1981, toutes les majorités sortantes ont été battues. Les pouvoirs d empêchement ont pris une importance démesurée et le blocage, le refus, la résistance et l obstruction sont aujourd hui les comportements qui jouent le plus grand rôle dans les champs politique et social. Les électeurs agissent comme autant de veto players. On est passé d une politique des idées à une politique de la défiance, dans le cadre d une désillusion par rapport à la politique et d un affadissement des antagonismes politiques. Les majorités politiques de réaction deviennent ainsi de plus en plus faciles à former dans un univers où les affrontements idéologiques se sont étiolés. Cette tendance est renforcée dans le cas français par l héritage de la «culture révolutionnaire» où la vision de l élection comme expression de la volonté générale coexiste avec «une culture de l insurrection, forme radicalisée de la politique négative». Ce «citoyen négatif» n est pas un citoyen passif mais plutôt un citoyen sceptique, désarçonné, parfois 3 Pierre Rosanvallon, La contre-démocratie. La politique à l âge de la défiance, Seuil, 2006.

3 22 dossier L ŒIL DU POLITOLOGUE cynique et qui reste présent dans l espace public 4. Dans l arsenal de ses modes de participation à cet espace public, le vote n est plus qu un moyen parmi d autres, utilisé par éclipses. Un vote instable et intermittent Le vote, indépendamment de son érosion et de la mutation de ses usages a connu une rupture de stabilité (volatilité, usage à éclipses, choix de dernier moment). Le vote semble aujourd hui touché par une volatilité qui l émancipe partiellement des préférences partisanes et idéologiques de l électeur : 48 % des électeurs proches du Parti socialiste ont voté pour un autre candidat que Lionel Jospin au premier tour de l élection présidentielle de 2002 (sondage Cevipof-CIDSP-Cecop, effectué par la Sofres du 15 mai au 3 juin 2002) ; 24 % des électeurs qui se situent à gauche fin 2006 Logiques et limites de la percée de François Bayrou Logiques Toutes les enquêtes réalisées depuis le début de la campagne montrent un électorat en majorité (61 %) 1 défiant vis-à-vis de la politique, qui n a confiance ni dans la gauche ni dans la droite pour gouverner Or, François Bayrou a axé toute sa campagne sur la dénonciation de ce clivage et sur la volonté de créer un gouvernement d union nationale qui verrait la participation d hommes politiques de droite et de gauche. Une partie de l électorat de gauche doute des capacités de la candidate socialiste à exercer pleinement la fonction présidentielle. Certains de ses électeurs se réfugient, pour l instant, dans une intention de vote en faveur de François Bayrou. François Bayrou récupère l essentiel de l «électorat naturel» de l UDF (70 % mi-mars) qui jadis se retrouvait derrière des candidats comme Raymond Barre en 1988 ou Édouard Balladur en Enfin, François Bayrou fait une campagne très protestataire et capte une partie du tempérament protestataire qui traverse le corps électoral depuis plusieurs années. Limites Une partie importante de ses électeurs potentiels n est pas sûre de son choix : 47 % seulement déclarent leur choix définitif «tout à fait» ou «plutôt fait». Son grand défi est de solidifier une base électorale pour l instant fragile. Sa stratégie gouvernementale reste floue. Les élections législatives suivront l élection présidentielle. Celles-ci ont toujours été sous la Ve République, particulièrement depuis 1962, bipolarisées avec une opposition entre une gauche unie et une droite unie (incluant l essentiel du centre). S il était élu, François Bayrou serait obligé de sortir de cette logique bipolaire qu il condamne. On voit mal pour l instant comment il pourrait en quelques semaines bouleverser cette logique et faire élire ses candidats contre la droite (UMP et alliés UDF) et la gauche (PS, Verts et communistes). Pour le moment, il ne dispose du soutien que d une trentaine de députés UDF ; or, il y a 577 circonscriptions à gagner dans le cadre d élections législatives. Enfin, les solutions de gouvernement au centre ou de collaboration entre une partie de la droite et une partie de la gauche, peuvent rappeler aux Français les mauvais souvenirs de la IV e République qui avait vu de 1947 à 1958 se succéder nombre de gouvernements très instables (21 gouvernements en 12 ans soit une moyenne de presque deux gouvernements par an). P. P. 1 Baromètre politique français, Cevipof-ministère de l Intérieur-Ifop, début février déclarent qu il est plutôt ou tout à fait probable qu ils voteront pour Nicolas Sarkozy en 2007 ; il en est de même pour 24 % des électeurs de droite vis-à-vis de Ségolène Royal (baromètre politique français Cevipof-ministère de l Intérieur, enquête réalisée par l Ifop, décembre 2006). Ce vote volatil est souvent choisi dans le dernier instant : à l élection présidentielle de 2002, 39 % des électeurs ont fait leur choix le jour même de l élection ou dans les deux ou trois jours qui l ont précédée (sondage «sortie des urnes» de l Institut CSA). Ce vote davantage volatil et incertain fait l objet d un usage de plus en plus intermittent : interrogés par l Insee en 2002, 55 % des électeurs déclarent avoir participé à tous les tours de scrutin (présidentielle + législatives) mais 40 % n ont voté qu à certains tours et 13 % se sont toujours abstenus 5. D une certaine manière, le vote s est banalisé et a été partiellement désinvesti. Selon le sondage «sortie des urnes» de l Institut CSA, 49 % des électeurs pensent en 2002 que l élection du candidat qu ils ont choisi ne «changera que peu ou pas du tout leur situation personnelle» (contre 35 % seulement qui croient que cela changera beaucoup ou assez leur situation, 16 % ne répondant pas). Le vote est de moins en moins un devoir et de plus en plus un droit dont on décide librement l usage. Comme bien d autres pratiques politiques, le vote est devenu l acte individualiste par excellence, un acte politique dont la nécessité se mesure à l efficacité qu on peut en attendre et qui est utilisé comme un moyen parmi d autres au sein d un répertoire d action de plus en plus diversifié 6. 4 Pippa Norris, Critical Citizens. Global Support for Democratic Gouvernance, Oxford University Press, François Héran, Voter toujours, parfois ou jamais, p dans Bruno Cautrès, Nonna Mayer, dir., Le nouveau désordre électoral, Presses de Sciences Po, Pascal Perrineau, dir., L engagement politique. Déclin ou mutation?, Presses de Sciences Po, 1994.

4 L ŒIL DU PHILOSOPHE dossier 23 MARCEL GAUCHET La politique sans médiations? L affaiblissement des médiations est au centre du marasme démocratique. Il est l un des principaux facteurs qui ouvrent la porte à la protestation populiste. Il mérite à ce titre un examen un tant soit peu systématique. Une remarque préliminaire, afin de prendre la juste mesure du phénomène et de ne pas se tromper de diagnostic. Ces médiations qui articulent le social et le politique, la société civile et la sphère publique ne sont pas ou ne sont plus contestées dans leur principe. Personne ne réclame plus sérieusement la suppression des partis politiques, les syndicats sont généralement acceptés et leur fonction reconnue, les associations jouissent d une large popularité. Le problème est que ces médiations acceptées dans leur principe sont désertées en pratique. Et il faut préciser, pour éviter des disputes inutiles : désertées en esprit, lorsqu elles ne le sont pas dans les faits. Le volume des adhésions, ici, n est pas un indicateur suffisant. Il est très faible en France, comme on sait. Le fait qu il soit plus élevé ailleurs ne signifie pas que les choses y soient substantiellement différentes sur le fond. On peut adhérer sans y croire, pour toutes sortes de motifs. Là où les taux de syndicalisation restent élevés, la foi des adhérents de base dans les vertus de leur organisation n en est pas plus intense pour autant. C est bien entendu ce lien de confiance et de reconnaissance qui compte et qu il convient de scruter. Un consentement à des médiations tenues en même temps pour défaillantes, voilà très exactement ce que nous avons à essayer de comprendre. L idée de s en passer a disparu, mais pour autant, un nombre croissant d acteurs sociaux ne parvient pas à s y retrouver. Par rapport à cette situation singulière, trois registres d explication au moins me semblent devoir être allégués. J. SASSIER Des raisons internes Il y a à cette situation des raisons internes qui tiennent à l évolution de nos systèmes institutionnels. Pour résumer le phénomène d une formule générale, on pourrait dire : l enracinement de la démocratie se paie de son désenchantement. Dans le cas précis je durcis le trait, selon la loi du genre les médiations politiques et sociales ont été institutionnalisées, et dans l opération elles ont perdu leur âme. Leur reconnaissance à la fois officielle et officieuse tend à les réduire à des rouages fonctionnels, d autant plus enfermés dans leur fonction spécialisée que cette fonction est généralement reconnue comme indispensable. C est ainsi que les partis, dans le cadre d une démocratie devenant toujours davantage une démocratie des partis, tendent à se restreindre à des machines électorales hautement professionnalisées. Ils prétendent de moins en moins exprimer et organiser politiquement des groupes sociaux, ce qui veut dire aussi concrètement qu ils sont de plus en plus déconnectés de quelque base sociale que ce soit (autrement qu au titre de la captation conjoncturelle du suffrage). Leurs ambitions idéologiques (au sens noble du terme) ou doctrinales, pour employer un terme neutre, se sont limitées de la même manière : ils ne prétendent plus guère apporter une doctrine compréhensive du mouvement des sociétés et une vision plausible de l avenir. Ils vivent sur un héritage intellectuel plus ou moins dégradé en slogans. Il faut dire qu ils ne sont pas aidés sur ce chapitre par une conjoncture historique caractérisée par une crise de l avenir qui met spectaculairement en question la capacité de nos sociétés à déchiffrer le futur vers lequel elles se projettent. La tâche ne leur est pas facilitée non plus par le rétrécissement de la gamme des options, dans un monde où les alternatives radicales que condensaient les noms de révolution et de tradition ont perdu leur crédibilité. Évidemment, en fonction de ce rétrécissement du plausible, une vaste carrière s ouvre à une protestation sans programmes si solutions, invoquant un mystérieux potentiel de rechange dont on ne sait en quoi il consiste. C est dans le cas des syndicats que

5 24 dossier L ŒIL DU PHILOSOPHE 1 Voir le bilan dressé par Dominique Andolfatto et Dominique Labbé dans le dernier chapitre de leur récente Histoire des syndicats (Paris, Seuil, 2006). Marcel Gauchet Philosophe, Marcel Gauchet est directeur d études à l EHESS, rédacteur en chef et cofondateur, avec Pierre Nora, de la revue Le Débat. S intéressant à l État, la laïcité et la religion, il publie, en 1985, Le désenchantement du monde (Gallimard), ouvrage majeur qui le rend célèbre. Il est également le père de l expression «fracture sociale», reprise en 1994 par Emmanuel Todd, et qui devient le thème central de la campagne présidentielle de Jacques Chirac. Dernières Publications : La Démocratie de notre temps (avec Pierre Manent et Alain Finkielkraut), Éditions du Tricorne/Répliques, France Culture, Genève, 2003 ; Le Religieux après la religion (avec Luc Ferry), Grasset, Paris, 2004 ; Un Monde désenchanté?, Éditions de l Atelier, 2004 ; La Condition politique, Gallimard, Paris, cette rançon de l institutionnalisation a son illustration la plus spectaculaire. Ce qu ils ont gagné en place dans la négociation sociale, ils l ont perdu en enthousiasme combatif et en dynamisme propositionnel. La légitimité des partenaires sociaux n a pas le pouvoir d appel de l alternative sociale dont les luttes ouvrières étaient porteuses jusqu à une date récente. Il ne reste plus guère que les batailles défensives ou de retardement menées contre les inéluctables ajustements de l État-providence pour ranimer fugacement l esprit des anciennes mobilisations. Nulle part ce choc en retour de l institutionnalisation n est mieux lisible que dans la situation française 1. Ce qui joue en défaveur des partis consacrés et des syndicats installés favorise, en revanche, l association, ouverte par principe à une création permanente, moins formelle, plus proche par nature des préoccupations de ses membres. Sa popularité n a pas d autre origine. Encore les réalités de son fonctionnement, lorsqu on va y regarder de près, sont-elles fort loin de ce tableau idéal. Hors des phases de création et des effervescences ponctuelles liées à l urgence d une cause, la vie interne des associations ne se présente pas d une manière substantiellement différente de celle des partis ou des syndicats, l exigence de contrôle démocratique y étant même souvent beaucoup plus faible, et les effets pervers de la reconnaissance institutionnelle s y révélant plus ravageurs encore. L association n est pas la panacée qu on nous annonce aux maux de l implication démocratique. J ajouterai même que l association, par la ponctualité de son objet, est davantage un problème qu une solution. La faveur dont elle jouit est le signe d une difficulté majeure du fonctionnement démocratique aujourd hui, le refus ou la peine des acteurs d adopter le point de vue de l ensemble et par conséquent de relativiser leur particularité de conviction ou d intérêt. Cette intégration de la pluralité des composantes du collectif dans la cohérence d une politique globale est ce qu assurent tant bien que mal les partis et même les syndicats et c est ce qui leur vaut le reproche de distance, de méconnaissance des situations singulières des acteurs sociaux. La proximité dont les associations peuvent se targuer est sans doute en revanche à la fois la marque et le ferment de la difficulté grandissante à rendre lisible la cohérence globale d une politique démocratique. Des raisons externes À ces raisons internes, s en ajoutent d autres, externes celles-là, qui tiennent à l évolution de nos sociétés. On peut les ramener à un seul et même facteur, à savoir l avancée du processus d individualisation considéré dans ses deux faces négative et positive. Versant négatif, cette avancée se traduit par l effritement des appartenances et des encadrements collectifs. Le plus visible de ces effritements étant celui de l appartenance et de la conscience de classe la propension des acteurs individuels à se définir et à déterminer leurs choix politiques en fonction de leur appartenance reconnue à une classe. Cela ne signifie pas que les classes n ont plus d existence objective mais que ces individus qui les composent ont moins tendance à se définir sur leur base. Inutile là aussi de s enfermer dans de faux débats : la structure objective de classe peut se durcir, et la conscience subjective de classe s affaiblir. Ce sont deux phénomènes distincts. Mais cela veut dire qu il est de plus en plus

6 L ŒIL DU PHILOSOPHE dossier 25 difficile, du point de vue des appareils de médiation, de correspondre à un groupe social quel qu il soit et, a fortiori, de coller à une classe sociale. Versant positif du processus d individualisation, maintenant, l affirmation du point de vue individuel pousse dans le sens de la recherche d une expression directe ou d un lien direct personnel entre dirigeants et dirigés qui entame le travail de médiation dans son principe, au point de le rendre virtuellement impossible. Les individus montrent une impatience considérable visà-vis des formules généralisantes et des définitions collectives. Ils ne se reconnaissent que dans ce qui leur paraît réfracter directement la singularité de leur cas, de leur situation ou de leurs identités. Les médias J en arrive à mon troisième et dernier registre d explication, qui se rattache à la vérité au précédent, aux transformations des conditions sociales dans lesquelles doit s effectuer le travail de médiation, mais qui a pris dans la période récente une importance qui justifie de l examiner à part. Je veux parler du développement d une médiation d un rang supérieur, celle des médias, justement, qui a pour effet de déclasser les autres, tout en étant essentiellement déceptive. Développement, et non apparition, car les médias accompagnent le déploiement du régime représentatif et de la démocratie représentative depuis le départ, ils en sont inséparables (au titre de l espace public et de l opinion). Mais ils ne faisaient même pas figure d appareils de médiation à proprement parler, à tort ou à raison. Ils étaient généralement tenus pour des instruments auxiliaires des institutions ou des forces médiatrices qu ils aidaient à remplir leur rôle. Avec la montée en puissance de la télévision, la situation a changé du tout au tout. Les conditions d exercice de la fonction médiatrice ont été bouleversées. La médiation communicationnelle est passée en surplomb des autres. Elle les conditionne La médiation communicationnelle confirme l individu dans ses prétentions de compter seul au milieu de ses pareils, sans le secours d intermédiaires. C est par là qu elle est spontanément vouée à entretenir un populisme endémique nos populismes sont des télépopulismes. dans une très large mesure, avec des effets remarquables. Elle tend en effet à les invalider, en nourrissant l illusion de la relation directe et personnelle entre le spectateur et la réalité du monde ou la personne des dirigeants et en faisant paraître du même coup les pesanteurs institutionnelles ou les langages officiels pour des héritages obsolètes. Cette médiation-là possède la propriété extraordinaire de paraître ne pas exister, de créer un rapport immédiat et transparent entre l individuel et le collectif. C est pourquoi elle se met si aisément au service des autres, elle ne cherche pas à les supplanter, sauf qu elle les remet radicalement en question en semant le doute sur leur utilité. Elle confirme l individu dans ses prétentions de compter seul au milieu de ses pareils, sans le secours d intermédiaires. C est par là qu elle est spontanément vouée à entretenir un populisme endémique nos populismes sont des télépopulismes. Mais cependant cette médiation, qui a l air de ne pas en être une, existe, et c est en cela qu elle est déceptive. Confusément la conscience de son rôle caché s impose. D où d autre part le soupçon qui l accompagne, la fortune renaissante de la thématique de la manipulation et du complot sur laquelle elle débouche. D où aussi les attentes investies dans ce nouveau média à l expansion fulgurante et aux conséquences encore inconnues que représente l Internet. Pas de mise en scène cette fois : rien que la relation directe et horizontale des individus entre eux. Donc peut-être la forme idéale enfin trouvée de la communication immédiate des égaux. Le remède, en vérité, pourrait se révéler pire que le mal en rendant plus problématique encore le lien de l individu et de l ensemble. Peut-être est-ce sur ce théâtre que la crise de la médiation et des médiations est destinée à trouver son expression la plus complète. Est-il encore possible de lier le particulier et l universel autrement que sur le mode de la résolution fantasmagorique procurés par les différents populismes? Telle est la difficulté avec laquelle les démocraties vont devoir apprendre à vivre.

7 26 dossier L ŒIL DU POLITOLOGUE NICOLAS SAUGER Des partis de militants aux partis de supporters Les adhérents deviennent des acteurs de premier plan, supplantant délégués et cadres intermédiaires, en étant dorénavant systématiquement consultés tant pour l adoption des programmes que pour la désignation des candidats, notamment le candidat présidentiel. Le désamour entre les Français et les partis politiques est patent. Moins du quart d entre eux font confiance aux partis (24 % suivant les données du panel électoral français de 2002). Le fait n est bien sûr pas nouveau. Base du dissensus démocratique, les partis sont régulièrement remis en question parce qu ils représentent le constat de la pluralité (celle des appartenances mais également celle des intérêts) contre une vision d une Nation incarnée plutôt que représentée ou bien parce que, centrés sur leurs propres objectifs de conquête ou de conservation du pouvoir, ils agiraient plus comme courtiers d intérêts divers que dans une logique de représentation. La perspective des élections de 2007 pourrait sembler avoir changé la donne. L UMP ainsi que le Parti socialiste se sont lancés, avec succès, dans des campagnes de recrutement de nouveaux adhérents, multipliant par deux, voire par trois, le nombre de leurs membres pour atteindre, pour l UMP, le seuil symbolique des adhérents. Sans atteindre encore les niveaux de recrutement de nos voisins européens, la France abandonnerait ainsi néanmoins son modèle traditionnel de partis de notables, caractérisés par leur faiblesse, avec des effectifs militants étiques et principalement composés par un réseau d élus locaux. Au-delà de ces chiffres, ce sont les modèles mêmes d organisation des principaux partis français qui ont été repensés. Les adhérents deviennent des acteurs de premier plan, supplantant délégués et cadres intermédiaires, en étant dorénavant systématiquement consultés tant pour l adoption des programmes que pour la désignation des candidats, notamment le candidat présidentiel. PS et UMP, même combat La concomitance de ces transformations est frappante entre Parti socialiste et UMP. Les premiers signes en ont été donnés en , avec la primaire organisée à l intérieur du Parti socialiste pour la désignation de son candidat à l élection présidentielle, dont Lionel Jospin est finalement sorti vainqueur contre Henri Emmanuelli. D.R. Elles se sont diffusées ensuite rapidement à l ensemble des partis français, RPR et UDF adoptant dès 1998 une procédure d élection du chef du parti par l ensemble des adhérents. Le changement s est encore accéléré avec l arrivée à la tête de l UMP de Nicolas Sarkozy, dont la politique active de recrutement militant a obligé le Parti socialiste, également, à entreprendre une vaste campagne d adhésion. Si les logiques de concurrence et d imitation organisationnelles jouent ainsi un rôle moteur dans la transformation que connaissent aujourd hui les partis français, il est également possible de faire l hypothèse d une logique autonome dans ce processus : la démocratisation des organisations (avec la multiplication des votes) incitant les adhésions, l arrivée de ces nouveaux adhérents peut elle-même bousculer le rapport des forces internes des partis et, de ce fait, approfondir la logique de la démocratisation. La démocratisation des partis reste en effet à ce jour un phénomène partiel et inachevé. Pour les programmes, le rôle des grands élus et des cabinets de conseil en analyse de l opinion, en stratégie et en communication reste déterminant en ce qu il représente souvent l étape préalable à la constitution de tout programme soumis au suffrage des adhérents. Les compétitions internes aux partis restent le plus souvent limitées à un can-

Barack Obama a gagné la bataille... sur les médias sociaux aussi!

Barack Obama a gagné la bataille... sur les médias sociaux aussi! Think... Edition Spéciale Barack Obama a gagné la bataille... sur les médias sociaux aussi! Le 4 avril 2011, Barack Obama annonçait sa candidature à l élection présidentielle américaine de 2012 sur Youtube.

Plus en détail

E-PARTICIPATION AND THE FUTURE OF DEMOCRACY

E-PARTICIPATION AND THE FUTURE OF DEMOCRACY E-PARTICIPATION AND THE FUTURE OF DEMOCRACY par Andrew Acland Résumé version longue L auteur estime que les imperfections de la démocratie citées le plus fréquemment sont entre autres le faible taux de

Plus en détail

MODELE D UN RAPPORT DE STAGE DE BAC PRO ELECTROTECHNIQUE

MODELE D UN RAPPORT DE STAGE DE BAC PRO ELECTROTECHNIQUE MODELE D UN RAPPORT DE STAGE DE BAC PRO ELECTROTECHNIQUE [Prénom Nom] Rapport sur le stage effectué du [date] au [date] Dans la Société : [NOM DE LA SOCIETE : Logo de la société] à [Ville] [Intitulé du

Plus en détail

Les Français et le développement durable

Les Français et le développement durable Les Français et le développement durable Baromètre Louis-Harris Club RmD2 CLUB R m D 2 Luc BALLEROY DGA 01 55 33 20 54 luc.balleroy@lharris.fr NOTE TECHNIQUE Étude réalisée par l Institut Louis-Harris

Plus en détail

Les stratégies de rupture

Les stratégies de rupture DOSSIER Les stratégies de rupture sous la direction de Laurence Lehmann-Ortega Pierre Roy DOSSIER LAURENCE LEHMANN-ORTEGA HEC Paris PIERRE ROY Université Montpellier 1, ISEM Introduction Une nouvelle

Plus en détail

Congrès de l Association francophone des Commissions nationales de promotion et de protection des droits de l Homme (AFCNDH)

Congrès de l Association francophone des Commissions nationales de promotion et de protection des droits de l Homme (AFCNDH) Paris, 8 novembre 2013 Congrès de l Association francophone des Commissions nationales de promotion et de protection des droits de l Homme (AFCNDH) Allocution de S.E. M. Abdou Diouf, Secrétaire général

Plus en détail

La fonction communication en collectivité locale

La fonction communication en collectivité locale Enquête Métiers Cap Com - Occurrence 2011 en partenariat avec le 2 ème partie La fonction communication en collectivité locale Organisation, missions, moyens et outils Introduction. Les quelques 4000 communes

Plus en détail

Séminaire de recherche «principal» : Economie

Séminaire de recherche «principal» : Economie Séminaire de recherche «principal» : Economie Université Paris Dauphine Master recherche ATDD 1 ère partie : Alain Ayong Le Kama Plan du séminaire Introduction générale : acceptions économiques du DD Liens

Plus en détail

Accompagner le changement

Accompagner le changement A faire suivre à : retour à : Accompagner Problématique Le changement, c est tous les jours! Il fait aujourd hui partie intégrante de l univers des entreprises et des salariés. Présenté le plus souvent

Plus en détail

Dossier de lecture Fiche de lecture d un site web dédié à la communication sociale : Fédération des Centres Sociaux et socioculturels de France

Dossier de lecture Fiche de lecture d un site web dédié à la communication sociale : Fédération des Centres Sociaux et socioculturels de France Dossier de lecture Fiche de lecture d un site web dédié à la communication sociale : Fédération des Centres Sociaux et socioculturels de France Auteurs : Christelle FOURASTIE Marion GUILLOIS Cours ICL

Plus en détail

Les premiers contacts du directeur avec l étudiant Contexte

Les premiers contacts du directeur avec l étudiant Contexte Fiche pour les directeurs: Accepter un étudiant/ page 1 Contexte À l occasion du premier contact entre un professeur (directeur potentiel) et un étudiant à la recherche d un superviseur dans le cadre de

Plus en détail

Union Régionale des Francas Pays de La Loire

Union Régionale des Francas Pays de La Loire «La famille d aujourd hui n est ni plus ni moins parfaite que celle de jadis: elle est autre, parce que les milieux où elle vit sont plus complexes, voilà tout.» E. Durkheim 1888 Accompagnement à la fonction

Plus en détail

Le vote des musulmans à l élection présidentielle.

Le vote des musulmans à l élection présidentielle. Le vote des musulmans à l élection présidentielle. L islam constitue aujourd hui la seconde religion de France et ses fidèles représentent environ 5 % du corps électoral français 1. Alors que la question

Plus en détail

Comment développer des relations avec les associations : le point de vue des PME (novembre 2010)

Comment développer des relations avec les associations : le point de vue des PME (novembre 2010) Comment développer des relations avec les associations : le point de vue des PME (novembre 2010) Les associations, souvent financées par des fonds publics doivent aujourd hui faire face à une diminution

Plus en détail

La communication interne gagne en importance dans les entreprises belges

La communication interne gagne en importance dans les entreprises belges La communication interne gagne en importance dans les entreprises belges Corporate Creative Strategies (www.ccstrategies.be), une agence belge de communication spécialisée en communication corporate, a

Plus en détail

Le bilan de compétences : Déroulement, durée et outils

Le bilan de compétences : Déroulement, durée et outils Le bilan de compétences : Déroulement, durée et outils Pour vous donner une vision la plus complète possible de la démarche, le contenu qui vous est présenté ici a été élaboré pour correspondre à une personne

Plus en détail

Une nouvelle muséologie pour le musée moderne

Une nouvelle muséologie pour le musée moderne Une nouvelle muséologie pour le musée moderne André Desvallées, dir., Vagues, une anthologie de la nouvelle muséologie André Desvallées, dans cet extrait de Vagues, une anthologie de la nouvelle muséologie

Plus en détail

Pour accompagner vos collaborateurs quittant l entreprise, Apostrof vous propose un mode

Pour accompagner vos collaborateurs quittant l entreprise, Apostrof vous propose un mode Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur L Outplacement Pour accompagner vos collaborateurs quittant l entreprise, Apostrof vous propose un mode d emploi pratique et opérationnel sur l Outplacement

Plus en détail

ADAPTER LA METHODE AUX OBJECTIFS DE L ENQUETE

ADAPTER LA METHODE AUX OBJECTIFS DE L ENQUETE Déchets : outils et exemples pour agir Fiche méthode n 1 www.optigede.ademe.fr ADAPTER LA METHODE AUX OBJECTIFS DE L ENQUETE Origine et objectif de la fiche : Les retours d expérience des collectivités

Plus en détail

Intérêt pour la politique et engagement militant des Français dans la campagne présidentielle de 2012 : quel rôle des media et d internet?

Intérêt pour la politique et engagement militant des Français dans la campagne présidentielle de 2012 : quel rôle des media et d internet? Intérêt pour la politique et engagement militant des Français dans la campagne présidentielle de 2012 : quel rôle des media et d internet? Conférence de presse 16 novembre 2011 Contacts Ipsos Public Affairs

Plus en détail

L ouverture des marchés de l électricité et du gaz naturel pour les clients professionnels Baromètre annuel vague 7 Septembre 2011

L ouverture des marchés de l électricité et du gaz naturel pour les clients professionnels Baromètre annuel vague 7 Septembre 2011 L ouverture des marchés de l électricité et du gaz naturel pour les clients professionnels Baromètre annuel vague 7 Septembre 2011 Baromètre annuel vague 7-1 - PRESENTATION DE L ETUDE Baromètre annuel

Plus en détail

L INTEGRATION D UN NOUVEAU COLLABORATEUR

L INTEGRATION D UN NOUVEAU COLLABORATEUR L INTEGRATION D UN NOUVEAU COLLABORATEUR «Rien ne sert de bien sélectionner, il faut aussi savoir intégrer à point!» Si un recrutement réussi dépend avant toute chose d une solide procédure de sélection,

Plus en détail

de presse PLANÈTE COURTIER, Syndicat Français du Courtage d Assurance Juin 2015

de presse PLANÈTE COURTIER, Syndicat Français du Courtage d Assurance Juin 2015 Dossier de presse PLANÈTE COURTIER, Juin 2015 Contact presse Agence C3M - Tél. : 01 47 34 01 15 Michelle AMIARD - 06 60 97 24 00 - michelle@agence-c3m.com Laurence DELVAL - laurence@agence-c3m.com Sommaire

Plus en détail

Nous concluons au travers de quatre axes principaux qui ont guidé la. 1) La théorie du regret de Loomes et Sugden comme théorie de la décision

Nous concluons au travers de quatre axes principaux qui ont guidé la. 1) La théorie du regret de Loomes et Sugden comme théorie de la décision Conclusion générale Nous concluons au travers de quatre axes principaux qui ont guidé la rédaction de cette thèse. 1) La théorie du regret de Loomes et Sugden comme théorie de la décision rationnelle compatible

Plus en détail

Observatoire des politiques publiques :

Observatoire des politiques publiques : Observatoire des politiques publiques : Les Français et l économie sociale et solidaire Sondage Ifop pour Acteurs Publics Contact Ifop : Damien Philippot Directeur des Etudes Politiques Département Opinion

Plus en détail

Comment devenir coach

Comment devenir coach Alain Cardon Comment devenir coach Fondamentaux, outils et techniques, 2008 ISBN : 978-2-212-54122-9 Introduction Depuis maintenant quinze ans, le coaching s insère dans toutes les dimensions de nos vies

Plus en détail

PROBLEMATIQUE DE L ASSURANCE

PROBLEMATIQUE DE L ASSURANCE PROBLEMATIQUE DE L ASSURANCE Août 2003 80, rue Paradis 13006 Marseille 04 91 33 39 86 : 04 91 54 15 09 v.c.m@wanadoo.fr CONTEXTE DU DEBAT En premier lieu, il faut procéder à un certain nombres de rappels

Plus en détail

Cliquez sur l image pour l agrandir

Cliquez sur l image pour l agrandir Dans le détail, le principal contributeur à l évaluation globale est la qualité de réponse aux besoins. Si les Français sont particulièrement satisfaits par l accueil en mairie (57% en ont une évaluation

Plus en détail

L innovation dans l entreprise numérique

L innovation dans l entreprise numérique L innovation dans l entreprise numérique Toutes les entreprises ne sont pas à l aise avec les nouvelles configurations en matière d innovation, notamment avec le concept d innovation ouverte. L idée de

Plus en détail

Management : De la difficulté d être chef...

Management : De la difficulté d être chef... Management : De la difficulté d être chef... À l hôpital, le cadre infirmier doit échapper au «jeu de la mise en difficulté du responsable» par l équipe soignante, qui réduit son pouvoir décisionnaire.

Plus en détail

Problématique : En quoi le parcours d élaboration d une loi est-il un gage de la démocratie?

Problématique : En quoi le parcours d élaboration d une loi est-il un gage de la démocratie? SITUATION PROBLEME 1: La loi de réforme des collectivités territoriales de 2010 Problématique : En quoi le parcours d élaboration d une loi est-il un gage de la démocratie? Compétences du socle commun

Plus en détail

PROFIL DIRECTION GÉNÉRALE ADJOINTE COMMISSION SCOLAIRE DES PHARES JANVIER 2011

PROFIL DIRECTION GÉNÉRALE ADJOINTE COMMISSION SCOLAIRE DES PHARES JANVIER 2011 H114-8-3 PROFIL DIRECTION GÉNÉRALE ADJOINTE COMMISSION SCOLAIRE DES PHARES JANVIER 2011 Adaptation du document La formation à la gestion d un établissement d enseignement, Les orientations et les compétences

Plus en détail

L EUROPE EN FORMATIONS

L EUROPE EN FORMATIONS L EUROPE EN FORMATIONS > CONSTRUCTION > INSTITUTIONS > CITOYENNETÉ > POLITIQUES > BUDGET 1 Maison de l Europe de Rennes et de Haute-Bretagne La Maison de l Europe - de Rennes et de Haute Bretagne, association

Plus en détail

Lumesse Avis d expert. Agile Learning Etes-vous prêt au changement?

Lumesse Avis d expert. Agile Learning Etes-vous prêt au changement? Lumesse Avis d expert Agile Learning Etes-vous prêt au changement? Dans l univers sans cesse mouvant de la Gestion des Talents, nous observons un nouveau changement fondamental en matière de développement

Plus en détail

GÉRER ET PILOTER. TEST MANAGEMENT - RH Quel est votre style de management?

GÉRER ET PILOTER. TEST MANAGEMENT - RH Quel est votre style de management? de management? Voici quatre situations professionnelles : à chaque fois vous avez le choix entre quatre types de comportements. Cochez la case qui, selon vous, correspond le plus au comportement que vous

Plus en détail

Charte nationale de l accompagnement à la scolarité

Charte nationale de l accompagnement à la scolarité 1 Le droit à l éducation est un droit fondamental dans notre société. Cette exigence démocratique d une meilleure formation générale et d un haut niveau de qualification pour tous correspond aux besoins

Plus en détail

Problématique des politiques publiques au Bénin: défis et perspectives. Richard Georges SINSIN

Problématique des politiques publiques au Bénin: défis et perspectives. Richard Georges SINSIN Problématique des politiques publiques au Bénin: défis et perspectives Richard Georges SINSIN 1 Objectifs de la présentation Permettre aux participants : de mieux comprendre les politiques publiques mises

Plus en détail

UNE SOLUTION CRM CONÇUE POUR LA FORCE DE VENTE

UNE SOLUTION CRM CONÇUE POUR LA FORCE DE VENTE LIVRE BLANC UNE SOLUTION CRM CONÇUE POUR LA FORCE DE VENTE Comment choisir un CRM qui répondra à toutes les attentes de vos commerciaux www.aptean..fr LIVRE BLANC UNE SOLUTION CRM CONÇUE POUR LA FORCE

Plus en détail

+ engagements. Charte. de l ouverture à la société

+ engagements. Charte. de l ouverture à la société 2009 Charte de l ouverture à la société + engagements 3 3 «Toute personne a le droit, dans les conditions et les limites définies par la loi, d accéder aux informations relatives à l environnement détenues

Plus en détail

Enquête d image des Verts neuchâtelois : Conférence de presse du 23 juin 2010. Sommaire. 1. Présentation du projet...3. 2. Enquête de notoriété...

Enquête d image des Verts neuchâtelois : Conférence de presse du 23 juin 2010. Sommaire. 1. Présentation du projet...3. 2. Enquête de notoriété... Sommaire Enquête d image des Verts neuchâtelois : 1. Présentation du projet...3 2. Enquête de notoriété...4 Conférence de presse du 23 juin 2010 3. Enquête d image (interne /externe)...6 4. Analyse de

Plus en détail

Séminaire sur le statut du personnel administratif : état de la situation et enjeux dans les parlements francophones. Paris, 3-4 septembre 2013

Séminaire sur le statut du personnel administratif : état de la situation et enjeux dans les parlements francophones. Paris, 3-4 septembre 2013 Séminaire sur le statut du personnel administratif : état de la situation et enjeux dans les parlements francophones Paris, 3-4 septembre 2013 Synthèse thématique Préparé par le service de la recherche

Plus en détail

Du marketing dans ma PME!

Du marketing dans ma PME! Du marketing dans ma PME! Manque d expérience marketing des managers de sociétés technologiques, difficulté de recruter des profils marketing formés ou expérimentés : pourquoi la mission marketing est-elle

Plus en détail

L intérêt des chefs d'entreprise pour l apprentissage reste fort mais tend à s effriter pour la première fois depuis des années

L intérêt des chefs d'entreprise pour l apprentissage reste fort mais tend à s effriter pour la première fois depuis des années Communiqué de presse Paris le 18 juin 2014 L intérêt des chefs d'entreprise pour l apprentissage reste fort mais tend à s effriter pour la première fois depuis des années Baromètre 2014 AGEFA- PME/Ifop

Plus en détail

Quelques réflexions et propositions sur l entreprise française du 21 ème siècle

Quelques réflexions et propositions sur l entreprise française du 21 ème siècle Fondation Charles Léopold Mayer Quelques réflexions et propositions sur l entreprise française du 21 ème siècle Yves de Bretagne Date de rédaction : 17/01/00 Mise à jour : Mots-clé : ENTREPRISE ; RESPONSABILITE

Plus en détail

LE COACHING Soirée animée par la Fédération Francophone de Coaching

LE COACHING Soirée animée par la Fédération Francophone de Coaching AFITEP SOIREE MANAGEMENT DE PROJET LE 19 mai 2003 LE COACHING Soirée animée par la Fédération Francophone de Coaching 1 QUELQUES CHIFFRES Aujourd hui en France, on compte environ 2 000 coachs (40 000 dans

Plus en détail

NOTORIETE DE L ECONOMIE SOCIALE SOLIDAIRE ET ATTENTES DE LA JEUNESSE

NOTORIETE DE L ECONOMIE SOCIALE SOLIDAIRE ET ATTENTES DE LA JEUNESSE NOTORIETE DE L ECONOMIE SOCIALE SOLIDAIRE ET ATTENTES DE LA JEUNESSE - Note de synthèse de l'institut CSA - N 1100760 Juin 2011 2, rue de Choiseul CS 70215 75086 Paris cedex 02 Tél. (33) 01 44 94 59 11

Plus en détail

L influence des medias sociaux auprès des entreprises dans le choix d un partenaire financier. réalisée par

L influence des medias sociaux auprès des entreprises dans le choix d un partenaire financier. réalisée par L influence des medias sociaux auprès des entreprises dans le choix d un partenaire financier Etude réalisée par Médias sociaux L influence des médias sociaux auprès des entreprises dans le choix d un

Plus en détail

QUATRE CAS DE BLOCAGES ET CONFLITS LORS D ENTRETIENS PROFESSIONNELS JEU DE ROLE

QUATRE CAS DE BLOCAGES ET CONFLITS LORS D ENTRETIENS PROFESSIONNELS JEU DE ROLE http://mastermop.unblog.fr http://sciencespomanagement.unblog.fr Auteur : Lionel Honoré Professeur des Universités en Management Institut d Etupes Politiques de Rennes lionel.honore@sciencespo-rennes.fr

Plus en détail

CONCLUSIONS. Par rapport aux résultats obtenus, on peut conclure les idées suivantes :

CONCLUSIONS. Par rapport aux résultats obtenus, on peut conclure les idées suivantes : CONCLUSIONS L application de la PNL à l entreprise est confrontée aux besoins des leaders d équipe, tels que: la gestion de son propre développement, du stress, la résolution des problèmes tels que les

Plus en détail

Séance 1 Lire les enquêtes et les sondages

Séance 1 Lire les enquêtes et les sondages Séance 1 Lire les enquêtes et les sondages 1- Situation problème 2- Situation 1 3- Situation 2 4- Situation 3 5- Agissez 6-Corriges 1- Situation problème Soucieuse de la crédibilité et de l objectivité

Plus en détail

LE CHANGEMENT À L IRD C EST POUR QUAND?

LE CHANGEMENT À L IRD C EST POUR QUAND? LE CHANGEMENT À L IRD C EST POUR QUAND? Déclaration liminaire du STREM Conseil d administration du 29 juin 2012 Nous avons, en tant qu administrateurs élus, représentants des personnels, à veiller à ce

Plus en détail

Qu est-ce qu une problématique?

Qu est-ce qu une problématique? Fiche méthodologique préparée par Cécile Vigour octobre 2006 1 Qu est-ce qu une problématique? Trois étapes : 1. Définition de la problématique 2. Qu est-ce qu une bonne problématique? 3. Comment problématiser?

Plus en détail

La Politique Qualité des Agences Selectour

La Politique Qualité des Agences Selectour La Politique Qualité des Agences Selectour Les agences Selectour : Avec près de 550 agences de voyages et 2 000 experts, nous offrons la garantie pour nos clients d être proches d un de nos points de vente

Plus en détail

Augmenter et partager le leadership pour mieux réussir en affaires

Augmenter et partager le leadership pour mieux réussir en affaires «L Avenir de l agriculture : l Agriculteur!» Le jeudi 10 novembre 2011 Augmenter et partager le leadership pour mieux réussir en affaires Edith Luc, Ph.D. Consultante et auteure en leadership des personnes

Plus en détail

Thème 1 La Défense fait-elle partie des «savoirs fondamentaux»?

Thème 1 La Défense fait-elle partie des «savoirs fondamentaux»? Thème 1 La Défense fait-elle partie des «savoirs fondamentaux»? Atelier A : Enseignement de défense et valeurs de la République : quels acteurs?/ La formation du citoyen : du service national à l enseignement

Plus en détail

Portefeuille. Liste des compétences. Pour tous les bénévoles

Portefeuille. Liste des compétences. Pour tous les bénévoles Bénévolat Portefeuille de compétences Liste des compétences Pour tous les bénévoles 1. S engager, prendre position 2. Travailler en équipe 3. Communiquer 4. Organiser 5. Être force de proposition Selon

Plus en détail

LES CROYANCES LIMITANTES

LES CROYANCES LIMITANTES 1998 Séminaire de Robert DILTS LES CROYANCES LIMITANTES Les 3 domaines les plus courants de croyances limitantes sont ceux qui concernent le manque d espoir (ce n est pas possible), le manque de confiance

Plus en détail

SAINT JULIEN EN GENEVOIS

SAINT JULIEN EN GENEVOIS SAINT JULIEN EN GENEVOIS PROJET EDUCATIF ENFANCE-JEUNESSE Préambule Le service enfant jeunesse a une mission éducative et de prévention sociale auprès des enfants et des jeunes. (3-18 et jeunes adultes).

Plus en détail

1. Un partenariat innovant

1. Un partenariat innovant 1. Un partenariat innovant Foncière des Régions et AOS Studley ont en commun le succès du projet immobilier d un utilisateur, Suez environnement. Grâce au conseil expert d AOS Studley et aux savoir-faire

Plus en détail

Nous avons besoin de passeurs

Nous avons besoin de passeurs 1 Nous avons besoin de passeurs «Lier pratiques culturelles et artistiques, formation tout au long de la vie et citoyenneté» François Vercoutère Du point de vue où je parle, militant d éducation populaire

Plus en détail

Résultats du sondage réalisé par Sodie sur la mise en place du Conseil en Evolution Professionnelle (CEP) et du Compte Personnel de Formation (CPF)

Résultats du sondage réalisé par Sodie sur la mise en place du Conseil en Evolution Professionnelle (CEP) et du Compte Personnel de Formation (CPF) Résultats du sondage réalisé par Sodie sur la mise en place du Conseil en Evolution Professionnelle (CEP) et du Compte Personnel de Formation (CPF) Réalisé par le Service Etudes et Diagnostics de Sodie

Plus en détail

> PARCE QUE LE THÉÂTRE JEUNE PUBLIC ŒUVRE À L ÉMANCIPATION DU JEUNE SPECTATEUR.

> PARCE QUE LE THÉÂTRE JEUNE PUBLIC ŒUVRE À L ÉMANCIPATION DU JEUNE SPECTATEUR. Le secteur du Théâtre Jeune Public a une cinquantaine d année d existence en Fédération Wallonie-Bruxelles. De nombreuses créations théâtrales qui en sont issues, ont connu non seulement un grand succès

Plus en détail

NEGOCIER L ORGANISATION DU TRAVAIL : INVENTER DES DEMARCHES SYNDICALES

NEGOCIER L ORGANISATION DU TRAVAIL : INVENTER DES DEMARCHES SYNDICALES NEGOCIER L ORGANISATION DU TRAVAIL : INVENTER DES DEMARCHES SYNDICALES Récemment, dans un texte : - j ai identifié les souffrances et les modes défensifs que les travailleurs utilisent pour faire face

Plus en détail

RENAUD DESAUTELS DRAPEAU FORTIN ca. Compétences. Synergie. Bénéfices.

RENAUD DESAUTELS DRAPEAU FORTIN ca. Compétences. Synergie. Bénéfices. RENAUD DESAUTELS DRAPEAU FORTIN ca Compétences. Synergie. Bénéfices. GROUPE SERVICAS 2 Compétences. Le Groupe Servicas a été fondé en 1992. Depuis sa création, le Groupe a toujours revêtu une importance

Plus en détail

Apprendre à combattre un incendie coûte toujours très cher avant le sinistre..!

Apprendre à combattre un incendie coûte toujours très cher avant le sinistre..! 1 veille sociale. 1 jour Dir 1 2 gestion de la crise sociale 2 jours 3 négociation sociale 3 jours Pourquoi une telle offre? Quoi? «Il n y a de richesse que d homme» Apprendre à combattre un incendie coûte

Plus en détail

Le monitoring des médias

Le monitoring des médias Rapport Général de l Instance Nationale pour la Réforme de l Information & de la Communication 2012 Chapitre 10 Le monitoring des médias 221 Rapport Général de l Instance Nationale pour la Réforme de l

Plus en détail

Refondation de l Ecole De la République. Contribution des CCI de France

Refondation de l Ecole De la République. Contribution des CCI de France Refondation de l Ecole De la République Contribution des CCI de France Octobre 2012 Etablissements publics dirigés par des chefs d entreprises élus par leurs pairs, les CCI de France assurent globalement

Plus en détail

Jean-Claude Kaufmann "L'invention de soi - Une théorie de l'identité"

Jean-Claude Kaufmann L'invention de soi - Une théorie de l'identité Séminaire de sociologie des migrations et des relations interethniques. Jean-Claude Kaufmann "L'invention de soi - Une théorie de l'identité" Introduction Le collectif comme ressource L'identité fournit

Plus en détail

Réseaux et médias sociaux dans le tourisme. Comment développer sa visibilité et optimiser sa présence en ligne?

Réseaux et médias sociaux dans le tourisme. Comment développer sa visibilité et optimiser sa présence en ligne? Réseaux et médias sociaux dans le tourisme Comment développer sa visibilité et optimiser sa présence en ligne? Préface La popularité grandissante des réseaux sociaux sur le Web bouscule le modèle traditionnel

Plus en détail

Aujourd hui, pas un seul manager ne peut se dire à l abri des conflits que ce soit avec ses supérieurs, ses collègues ou ses collaborateurs.

Aujourd hui, pas un seul manager ne peut se dire à l abri des conflits que ce soit avec ses supérieurs, ses collègues ou ses collaborateurs. MANAGERS : COMMENT PRENEZ-VOUS EN CHARGE LES CONFLITS? AUTO-EVALUEZ-VOUS! Dans un contexte économique morose et qui perdure, nous sommes confrontés à un grand nombre de difficultés et de frustrations.

Plus en détail

QMF-6. Questionnaire de Motivation à la réussite en Formation RÉSULTATS. Yann FORNER XV41ZUJK 15/04/2010 TATA. Féminin. Lycéens.

QMF-6. Questionnaire de Motivation à la réussite en Formation RÉSULTATS. Yann FORNER XV41ZUJK 15/04/2010 TATA. Féminin. Lycéens. Questionnaire de Motivation à la réussite en Formation Yann FORNER RÉSULTATS Nom: Sexe: 15/04/2010 Féminin Âge: 17 Étalonnage: Lycéens Introduction Le Questionnaire de Motivation en situation de Formation

Plus en détail

L utilisation des fonds dégagés par les annulations de dette

L utilisation des fonds dégagés par les annulations de dette Note pour le groupe technique «Annulation / Allégements de la dette et développement» de la Commission Coopération Développement L utilisation des fonds dégagés par les annulations de dette Avril 2000

Plus en détail

Forum Pan-Africain des Secrétaires Généraux de Gouvernements

Forum Pan-Africain des Secrétaires Généraux de Gouvernements Centre Africain de Formation et de Recherche Administratives pour le Développement La République de Madagascar Forum Pan-Africain des Secrétaires Généraux de Gouvernements Thème : Les Nouvelles Approches

Plus en détail

Conditions de travail des assistants diplômés en Lettres Compte rendu de l enquête

Conditions de travail des assistants diplômés en Lettres Compte rendu de l enquête Conditions de travail des assistants diplômés en Lettres Compte rendu de l enquête 1. Les faits L enquête sous forme de questionnaire a été menée durant le mois d octobre 2011 auprès des assistants diplômés

Plus en détail

ALLEMAGNE. AM021f-Y 1

ALLEMAGNE. AM021f-Y 1 ALLEMAGNE AM021f-Y 1 M. Levin Holle, Directeur de section, Chef de la délégation allemande Discours de la délégation allemande à l occasion de l Assemblée annuelle 2013 de la BERD Nous sommes heureux que

Plus en détail

JUNIOR ESSEC CONSEIL NATIONAL DU NUMÉRIQUE. Thème de la journée de consultation : Loyauté dans l environnement numérique Junior ESSEC 09/01/2015

JUNIOR ESSEC CONSEIL NATIONAL DU NUMÉRIQUE. Thème de la journée de consultation : Loyauté dans l environnement numérique Junior ESSEC 09/01/2015 JUNIOR ESSEC CONSEIL NATIONAL DU NUMÉRIQUE CONCERTATION NATIONALE SUR LE NUMÉRIQUE 2ème journée Compte-rendu de l atelier 4 : Loyauté entre acteurs économiques Thème de la journée de consultation : Loyauté

Plus en détail

Réussir ses comptes rendus

Réussir ses comptes rendus Michelle Fayet Réussir ses comptes rendus Troisième édition, 1994, 2000, 2005. ISBN : 2-7081-3369-1 Introduction Mais enfin, qu est-ce qu un un compte rendu? Cette interrogation est celle de beaucoup de

Plus en détail

Motion de résultats Christine Panchaud, Coordinatrice de programme, Bureau International de l Education, UNESCO

Motion de résultats Christine Panchaud, Coordinatrice de programme, Bureau International de l Education, UNESCO 3 ème séminaire international BIE - UNESCO Dialogue politique et stratégies de mise en œuvre du changement du curriculum de l éducation de base pour lutter contre la pauvreté. Ouagadougou 13-17 mars 2006

Plus en détail

Coaching, Une méthode scientifique

Coaching, Une méthode scientifique Coaching, Une méthode scientifique ROSELYNE KATTAR Tout le monde parle de coaching sans savoir exactement de quoi il s agit. Afin de clarifier cette approche selon moi, je vous propose de répondre à 3

Plus en détail

Objectifs de cet atelier

Objectifs de cet atelier LES ATELIERS DE REGAIN La dynamique de groupe 2 Objectifs de cet atelier Finalité : développer la capacité d'un groupe de personnes à collaborer pour formuler son propre avenir et y parvenir en contexte

Plus en détail

Principaux résultats du questionnaire «Les Villes-Santé : quels enjeux pour les politiques urbaines?»

Principaux résultats du questionnaire «Les Villes-Santé : quels enjeux pour les politiques urbaines?» Nombre de réponses Principaux résultats du questionnaire «Les Villes-Santé : quels enjeux pour les politiques urbaines?» Erwan Le Goff Doctorant en Géographie aménagement de l espace UMR 9 CNRS Espaces

Plus en détail

Observatoire des politiques publiques :

Observatoire des politiques publiques : Observatoire des politiques publiques : Les Français et les fonctions publiques Sondage Ifop pour Acteurs Publics Contact Ifop : Damien Philippot Directeur des Etudes Politiques Département Opinion et

Plus en détail

AUDIT DE LA PAIE ET DU PERSONNEL

AUDIT DE LA PAIE ET DU PERSONNEL AUDIT DE LA PAIE ET DU PERSONNEL PLAN : I. Introduction II. Définitions : 1) Fonction paie personnel 2) Audit paie personnel III. Démarche de l audit paie et personnel IV. audit cycle paie personnel 1)

Plus en détail

Démotivation, absentéisme, blocages, conflits, Vraiment une fatalité?

Démotivation, absentéisme, blocages, conflits, Vraiment une fatalité? Systèmes relationnels & organisationnels Coaching + Développement individuels & d équipes Transition de carrière Démotivation, absentéisme, blocages, conflits, Vraiment une fatalité? Morges Pully 07 mars

Plus en détail

BVA / Orange / Forum d Avignon. Les Français et la culture numérique

BVA / Orange / Forum d Avignon. Les Français et la culture numérique Octobre 2010 BVA / Orange / Forum d Avignon Les Français et la culture numérique Ce sondage est réalisé par pour et le et sera présenté lors du du 4 au 6 novembre Contact BVA : Céline Bracq Directrice

Plus en détail

Charte du tourisme durable

Charte du tourisme durable Annexes Charte du tourisme durable Annexe 1 Les participants de la Conférence mondiale du Tourisme durable, réunis à Lanzarote, îles Canaries, Espagne, les 27 et 28 avril 1995, Conscients que le tourisme

Plus en détail

SIMULATION ELECTORALE

SIMULATION ELECTORALE SIMULATION ELECTORALE COMMUNICATION - PROGIS - JOURNALISME IEP Grenoble - Présidentielle 2012 SIMULATION ELECTORALE PRÉSIDENTIELLE 2012 A l initiative de l Association des Diplômés, cette simulation du

Plus en détail

Les discussions en ligne en Chine (Séverine Arsène) Texte commenté par Raphaël Kies (Université du Luxembourg) Journée DEL du 17 décembre 2008

Les discussions en ligne en Chine (Séverine Arsène) Texte commenté par Raphaël Kies (Université du Luxembourg) Journée DEL du 17 décembre 2008 Les discussions en ligne en Chine (Séverine Arsène) Texte commenté par Raphaël Kies (Université du Luxembourg) Journée DEL du 17 décembre 2008 Cette recherche offre une présentation de la culture et de

Plus en détail

CONSEIL INGENIERIE FORMATION MANAGEMENT

CONSEIL INGENIERIE FORMATION MANAGEMENT CONSEIL MANAGEMENT Assurer la responsabilité opérationnelle d une équipe Développer son leadership au sein d une équipe Pratiquer la délégation Conduire une réunion Conduire un entretien individuel-professionnel

Plus en détail

Tics, action et jeu politique

Tics, action et jeu politique Communication et Champs Sociaux Benoit LAFON 2013-2014 Tics, action et jeu politique Cf. B. Miège : «La communication politique : une rapide montée en puissance» Tome 1, ch. 4, pp. 110-119. «La recomposition

Plus en détail

La presse en ligne au service de la démocratie locale. Sylvain Parasie (Latts) & Jean-Philippe Cointet (INRA Sens)

La presse en ligne au service de la démocratie locale. Sylvain Parasie (Latts) & Jean-Philippe Cointet (INRA Sens) La presse en ligne au service de la démocratie locale Sylvain Parasie (Latts) & Jean-Philippe Cointet (INRA Sens) Les sciences sociales critiques du rôle démocratique de la presse locale. Nouveaux espoirs

Plus en détail

Comment réussir ses recrutements en gestion, comptabilité et finance?

Comment réussir ses recrutements en gestion, comptabilité et finance? Comment réussir ses recrutements en gestion, comptabilité et finance? Pour de nombreuses entreprises, la rentrée scolaire marque le début d un trimestre propice aux prises de décision. Dans le domaine

Plus en détail

ANNEXE N 3. Médiateur de la Société générale. Historique du dispositif de médiation. Description. Fonctionnement

ANNEXE N 3. Médiateur de la Société générale. Historique du dispositif de médiation. Description. Fonctionnement ANNEXE N 3 Médiateur de la Société générale Le rapport d activité de la médiation est uniquement interne, nous n avons donc pas pu en avoir connaissance Historique du dispositif de médiation C est le 15

Plus en détail

CHARTE DES BONNES PRATIQUES

CHARTE DES BONNES PRATIQUES COMITE DES COMITES D ENTREPRISE DU CONSEIL SUPERIEUR DE L ORDRE DES EXPERTS-COMPTABLES CHARTE DES BONNES PRATIQUES ETABLIE au nom du Conseil supérieur de l Ordre des Experts-comptables dans le cadre des

Plus en détail

LES DISPOSITIFS DE MOBILITE INTERNE ET DE REDEPLOIEMENT DANS LA FONCTION PUBLIQUE TERRITORIALE. Les dispositifs statutaires de mobilité interne

LES DISPOSITIFS DE MOBILITE INTERNE ET DE REDEPLOIEMENT DANS LA FONCTION PUBLIQUE TERRITORIALE. Les dispositifs statutaires de mobilité interne LES DISPOSITIFS DE MOBILITE INTERNE ET DE REDEPLOIEMENT DANS LA FONCTION PUBLIQUE TERRITORIALE La loi n 2009-972 du 3 août 2009 relative à la mobilité et aux parcours professionnels dans la fonction publique

Plus en détail

Collecter de nouveaux Leads avec Twitter

Collecter de nouveaux Leads avec Twitter Collecter de nouveaux Leads avec Twitter 05/05/2015 Comment générer de l intérêt pour votre marque sur Twitter? Comme tout autre réseau social, Twitter représente une bonne opportunité pour faire connaître

Plus en détail

Cités et Gouvernements Locaux Unis - Commission de culture. Conseils sur la mise en œuvre locale de l'agenda 21 de la culture

Cités et Gouvernements Locaux Unis - Commission de culture. Conseils sur la mise en œuvre locale de l'agenda 21 de la culture Cités et Gouvernements Locaux Unis - Commission de culture Conseils sur la mise en œuvre locale de l'agenda 21 de la culture Conseils sur la mise en œuvre locale de l Agenda 21 de la culture Document approuvé

Plus en détail

Un travail didactique de «re-lecture»

Un travail didactique de «re-lecture» Comment mesurer la démocratisation? Proposition de cadre interprétatif Sylvie OCTOBRE * S il est vrai que les résultats d enquêtes viennent parfois nourrir les assertions politiques de l information à

Plus en détail

Politique de développement et de gestion des ressources humaines

Politique de développement et de gestion des ressources humaines RÈGLEMENT N 3 Politique de développement et de gestion des ressources humaines Adopté par le Conseil d administration Le 26 mars 1996 - Résolution n o 1931 Table des matières I. Préambule... 3 II. Objectifs

Plus en détail

féminisme et de nuire aux femmes et à leurs intérêts. A partir de l intention de contrer ce danger, un certain nombre d études ont été menées sur le

féminisme et de nuire aux femmes et à leurs intérêts. A partir de l intention de contrer ce danger, un certain nombre d études ont été menées sur le 1. Introduction Cette étude porte sur le sujet des hommes en mouvement 1 en Suisse. Son objectif général est de décrire et de comprendre l affirmation, à la fois identitaire et politique, de ce mouvement,

Plus en détail