CHIFFRES-CLÉS Édition 2014 ENTRE LES FEMMES ET LES HOMMES

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1 CHIFFRES-CLÉS Édition 2014 ENTRE LES FEMMES ET LES HOMMES

2 Najat Vallaud-Belkacem Ministre des Droits des femmes 24 % d écarts de salaires, 42 % d écarts de pensions, 26,9 % de femmes députées. Voilà quelques-unes des inégalités rappelées dans cette édition 2014 des Chiffres-clés de l égalité entre les femmes et les hommes, élaboré par le Service des droits des femmes et de l égalité entre les femmes et les hommes du ministère des Droits des femmes, en lien avec ses partenaires ministériels. Cette nouvelle édition se veut un outil pratique, disponible en ligne et participant au mouvement d ouverture des données publiques en ligne. Elle donne à voir de manière synthétique les inégalités persistantes dans notre société et constitue pour les professionnels un outil pédagogique pour aborder les enjeux majeurs de l action publique pour l égalité réelle entre les femmes et les hommes : lutte contre les stéréotypes dès le plus jeune âge et dans tous les domaines de la vie sociale, amélioration de la situation des femmes sur le marché du travail et réduction des inégalités professionnelles, lutte contre le plafond de verre et concrétisation du principe constitutionnel de parité, amélioration de la santé des femmes, lutte contre les violences faites aux femmes. Avoir en tête ces données simples, c est avoir conscience qu aucun secteur ne peut être ignoré pour construire une égalité réelle entre les femmes et les hommes. C est aussi prendre la mesure des évolutions en cours, des changements à opérer et de l implication nécessaire de toutes et tous, citoyens, associations, entreprises, organisations syndicales, collectivités et opérateurs publics. Bonne lecture à toutes et à tous!

3 CHIFFRES-CLÉS Édition 2014 ENTRE LES FEMMES ET LES HOMMES L ESSENTIEL

4 1 En fin de collège : ax 2 + bx + c = 0 90% des filles et des garçons maîtrisent les compétences de base en maths 3 6 Taux d emploi des femmes 67%, contre 76% pour les hommes de ans 9 68% des garçons maîtrisent les compétences de base en français, contre 82% des filles (soit 14% d écart) le taux d'activité des femmes avec deux enfants en bas âge chute à 66% contre 97% pour les hommes Enquête sur les violences physiques ou sexuelles de la part de leur partenaire : femmes victimes 16% portent plainte Les retraites par mois (montant brut calculé sur la base des cotisations) : 932 euros pour les femmes 1603 euros pour les hommes 1 UN ÉCART DE COMPÉTENCES FILLES-GARÇONS EN FRANÇAIS AU COLLÈGE 2 UNE FAIBLE MIXITÉ DES MÉTIERS 3 UN ÉCART QUI SE CREUSE AVEC LE 2 e ENFANT 4 PAUVRETÉ DES MÈRES CÉLIBATAIRES INACTIVES 5 DES ÉCARTS DE SALAIRES FEMMES-HOMMES 6 DES VIOLENCES CONJUGALES PAS ASSEZ SIGNALÉES 7 LES FEMMES, PLUS VALORISÉES DANS LES MÉDIAS POUR LEUR IMAGE QUE LEUR EXPERTISE 8 LA PARITÉ ENCORE À CONQUÉRIR 9 DES PENSIONS DE RETRAITES INFÉRIEURES 10 UNE VIE PLUS COURTE MAIS EN MEILLEURE SANTÉ POUR LES HOMMES % des femmes se concentrent sur 12 familles professionnelles (santé, social et soins) 1 famille monoparentale sur 3 est pauvre dans 9 cas sur 10 ce sont des mères qui élèvent seules leur(s) enfant(s) 65 % de présentatrices mais seulement 18% d expertes dans les journaux télévisés en 2013 Les hommes vivent moins longtemps (78 ans contre 85 pour les femmes) ans 21 ans MAIRIE 50% des hommes se concentrent sur 20 familles professionnelles (agriculture, bâtiment, informatique) Tous temps de travail confondus : 24% d écarts de salaires dans le secteur privé entre femmes et hommes 35% de femmes conseillères municipales mais seulement 14% de femmes maires 62 ans 16 ans mais avec moins d années en limitation d activité

5 POUR ALLER PLUS LOIN >> L ensemble des Chiffres-clés édition 2014 est disponible sur le site : >> Consultez le programme d actions 2014 du comité interministériel aux droits des femmes et à l égalité entre les femmes et les hommes accessible en ligne : >> Retrouvez également les feuilles de route de chacun des ministères pour l égalité sur : >> Suivez l actualité du ministère des Droits des femmes : >> Abonnez-vous à la synthèse d actualité, en envoyant vos coordonnées à : >> Vers l égalité réelle entre les femmes et les hommes, édition 2014 : votre avis nous intéresse. Faites nous part de vos remarques et suggestions sur ces documents en écrivant à : Ce dépliant a été réalisé par la Direction générale de la cohésion sociale (Service des droits des femmes et de l égalité entre les femmes et les hommes), avec le concours de l Insee et des services statistiques des différents services concernés, qui ont mis les données à disposition. Rédaction : DGCS-SDFE Conception : Dicom S Diffusion S Mars 2014

6 CHIFFRES-CLÉS Édition 2014 ENTRE LES FEMMES ET LES HOMMES THÈME 1 Éducation, médias, culture et sport

7 ÉDUCATION, FORMATION Les écoles et les établissements sont devenus mixtes dans les années 1970, mais des disparités subsistent dans les parcours scolaires des filles et des garçons. Les études révèlent des différences de performance des élèves selon les sexes, souvent à l avantage des filles, et ce dès le premier degré. Si en mathématiques, l acquisition des compétences entre filles et garçons est identique, les filles ont de meilleurs résultats que les garçons en français à la fin de l école primaire, et l écart s accentue encore à la fin du collège du fait du décrochage des garçons 1. L orientation scolaire en classe de troisième mais aussi après le baccalauréat est profondément structurée par les représentations sexuées des métiers. En fin de collège, bien que garçons et filles soient aussi compétents en mathématiques, les garçons sont beaucoup plus nombreux à s orienter vers le bac scientifique 2. Cette tendance se poursuit dans l enseignement supérieur, puisqu en 10 ans la part des filles n a augmenté que de deux points dans les classes préparatoires scientifiques aux grandes écoles, et de quatre points dans les écoles d ingénieur 3. La convention interministérielle ( ) pour l égalité filles-garçons dans le système éducatif prévoit des mesures pour acquérir et transmettre une culture de l égalité entre les sexes, renforcer l éducation au respect mutuel et à l égalité et veiller à la mixité dans toutes les filières de formation et à tous les niveaux d études. En particulier, elle cible l action sur les représentations collectives et le développement des sentiments de compétences afin de limiter les processus d auto-sélection qui empêchent les filles et les garçons de s envisager dans des formations ou des professions atypiques : les filles dans les domaines scientifiques ou techniques, les garçons dans les métiers de la petite enfance, de l enseignement ou des soins aux personnes. L ouverture du champ des possibles se construit dès la petite enfance : l ambition des modules ABCD de l égalité est de donner pleinement confiance aux filles et aux garçons dans leurs capacités et leurs perspectives en interrogeant les représentations qu ils se font des rôles des uns et des autres, et en leur enseignant l égalité des droits et le respect réciproque. En 2013, pour sensibiliser les jeunes filles et garçons aux stéréotypes en matière de formations et de métiers, un site Internet a été lancé avec l Onisep : onisep.fr. Enfin, l année 2014 est l année de la mixité des métiers : une plate-forme d actions pour la mixité est engagée mobilisant les ministères, les entreprises, les fédérations, les branches professionnelles et les conseils régionaux : l objectif est qu un tiers des professions deviennent mixtes d ici à 2025 (contre 12 % aujourd hui). À la place d actions isolées et ponctuelles, un cadre global est défini, construit autour d objectifs précis et contractualisés, pour promouvoir la mixité. COMMUNICATION ET CULTURE La place des femmes dans les médias reste marginale. Le sport féminin représente aujourd hui seulement 7 % des retransmissions sportives à la télévision. Dans les éditions d information, les femmes sont majoritairement présentes en tant que présentatrices et restent minoritaires dans la conception des sujets,

8 1 Égalité en mathématiques, décrochage des garçons au collège en français Proportion d'élèves qui maîtrisent les compétences de base selon le sexe en fin de primaire et en fin de collège en 2012 FIN DE PRIMAIRE COMPÉTENCES DE BASE EN FRANÇAIS MAÎTRISÉES COMPÉTENCES DE BASES EN MATHÉMATIQUES MAÎTRISÉES 92% 85% 90% 91% FIN DE COLLÈGE COMPÉTENCES DE BASE EN FRANÇAIS MAÎTRISÉES 82% 68% COMPÉTENCES DE BASES EN MATHÉMATIQUES MAÎTRISÉES 87% 88% Source : MEN-MESR-DEPP évaluation des compétences en fin d école et collège (mars 2012). Champ : France métropolitaine, Dom et Mayotte. 2 À performance égale, filles et garçons font des choix d'orientation différents Répartition des élèves se jugeant très bons en mathématiques et français en fin de collège, par sexe et par série de bac ÉLÈVES SE JUGEANT TRÈS BONS EN FRANÇAIS EN FIN DE COLLÈGE FILLES GARÇONS FILLES 1% 2% 1% 6% 4% 6% 23% 38% 21% 20% 10% 62% 6% 64% 30% ÉLÈVES SE JUGEANT TRÈS BONS EN MATHÉMATIQUES EN FIN DE COLLÈGE 1% GARÇONS 8% 4% 9% 78% Bac S Bac L Bac ES Bac STI Bac STT Source : MEN-MESR-DEPP, panel de la DEPP, élèves entrés en sixième en Champ : France métropolitaine.

9 3 Une faible mixité dans de nombreuses formations de l'enseignement supérieur ENSEMBLE ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR 55% 45% % 44% 2011 Part des filles dans l'enseignement supérieur par formation ou type d'institution Écoles paramédicales et sociales 83% Classes préparatoires aux grandes écoles 42% Dont classes préparatoires scientifiques 29,7% Formations ingénieurs 27% +4 % +2,2 % +2 % +1 % Évolution de la part des filles dans l enseignement supérieur entre 2001 et 2011 Source : MESR-DGESIP-DGRI SIES. Champ : France métropolitaine, Dom.

10 même si cela est moins vrai dans les chaînes d information en continu ou à la radio. Elles sont également beaucoup plus rarement invitées (1/5 des invités sont des femmes) : l expertise est davantage une affaire d hommes 4. Si les pratiques culturelles des femmes et des hommes sont très semblables aujourd hui, les pratiques artistiques en amateur demeurent plutôt féminines alors que l usage d Internet et des jeux vidéo est plus masculin (1). Le domaine de la création artistique est lui aussi marqué par de fortes inégalités : par exemple, pour la saison , 1/4 des spectacles est mis en scène par une femme, et elles dirigent seulement 3 % des concerts 4. Ces données mettent en avant le poids des stéréotypes : les femmes sont davantage valorisées dans les médias pour leur image que pour leur expertise (télé et radio), la création artistique reste encore une affaire d hommes. est due à la volonté de plusieurs fédérations sportives de s ouvrir davantage à ce public (le football et le rugby enregistrent la plus forte progression entre 2007 et 2012). En 2012, la part des licenciées reste toutefois encore inférieure à celles des hommes : le total des licenciées dans les six fédérations les plus féminisées ne représente que 50 % du volume des licenciés dans les six fédérations les plus masculinisées 5. Depuis 2013, les fédérations ont l obligation de s engager à travers un plan de féminisation pour promouvoir l égalité entre les femmes et les hommes au sein de leurs structures. Enfin, pour lutter contre la faible médiatisation du sport féminin, le ministère des Sports a créé en 2013 un fonds de soutien pour le financement de la production audiovisuelle. Le Conseil supérieur de l audiovisuel (CSA) verra ses pouvoirs renforcés et veillera à la juste représentation des femmes et à l image des femmes dans tous les programmes, notamment en luttant contre les stéréotypes, les préjugés sexistes, les images dégradantes ou les violences faites aux femmes. SPORT Entre 2007 et 2012, licences sportives supplémentaires ont été délivrées, dont 94 % à des femmes 5. Cette progression 1. Enquête Pratiques culturelles , ministère de la Culture et de la Communication, 2008 (voir les références au dos du dépliant).

11 42: Les femmes sont sous-représentées dans les éditions d'information et dans la création artistique Part des femmes dans les éditions d'information (télévision et radio) en 2012 et dans la création artistique (saison ) INFORMATION TV GÉNÉRALISTE (HORS TNT) 65,4% présentatrices 40% conceptrices de sujet 18% personnalités invitées (1) TV D'INFORMATION EN CONTINU (2) 38,5% présentatrices 49,8% conceptrices de sujet 24% personnalités invitées (1) RADIOS GÉNÉRALISTES (3) 19,35% présentatrices 34% conceptrices de sujet 18% personnalités invitées (1) CRÉATION ARTISTIQUE - Théâtre et musique CHORÉGRAPHES METTEUSES EN SCÈNE AUTEURES 35% 25% 20% SOLISTES INSTRUMENTISTES CHEFFES D'ORCHESTRE 15% 3% Source : CSA, Présence des femmes dans les éditions d information, 1 er trimestre Source : SACD-laboratoire de l égalité-mouvement HF, Théâtre-musique : où sont les femmes, (1) Trois passages et plus. (2) BFM TV, I Télé, et LCI. (3) RTL, RMC, Europe 1, France Inter.

12 53: De plus en plus de licenciées dans les fédérations sportives Évolution de la répartition des licenciés dans les fédérations de sport par sexe entre 2007 et 2012 ENSEMBLE DES FÉDÉRATIONS 36,9% licences soit +1,5% par rapport à licenses en ,1% LES 6 FÉDÉRATIONS AVEC LA PLUS GRANDE PROPORTION DE FEMMES (+ DE 80% DE FEMMES) : FF de twirling bâton / FF d'éducation physique et de gymnastique volontaire / FF pour l'entraînement physique dans le monde moderne / FF de danse / FF de sports de glace / FF d'équitation LES 6 FÉDÉRATIONS AVEC LA PLUS GRANDE PROPORTION D'HOMMES (+ DE 95% D'HOMMES): FF d'aéromodélisme / FF de pêche sportive au coup / FF de planeur ULM / FF de jeu de ball-trap et tir à la balle / FF de football / FF de rugby total des licences : total des licences : FF D'ÉQUITATION FF DE FOOTBALL licenses en licenses en ,5% 4,5% de femmes soit +1,5% par rapport à 2007 FF DE RUGBY licenses en ,5% 82,5% de femmes soit +3,9% par rapport à ,9% de femmes soit +1,1% par rapport à ,1% Source : ministère des Sports, 2007 et Champ : Fédérations agréées en 2007 et en 2012.

13 POUR ALLER PLUS LOIN >> Site de l «ABCD de l égalité» : >> Site Eduscol, portail national des professionnels de l éducation : >> Convention interministérielle égalité filles-garçons dans le système scolaire ( ), février 2013 : officiel.html?cid_bo=67018 >> Site de l Onisep sur égalité filles-garçons (orientation) : >> «Filles et garçons sur le chemin de l égalité, de l école à l enseignement supérieur» (statistiques) 2013 : >> Observatoire de l égalité femmes-hommes dans la culture et la communication 1 er état des lieux MCC, DEPS, 2013 (statistiques) : gouv.fr/index.php/politiques-ministerielles/egalite-entre-femmes-et-hommes/ Liens-rapides/Chiffres-cles >> Présence des femmes dans les éditions d information (étude), 2013, CSA : >> Enquête pratiques culturelles (étude) : >> «Les chiffres-clés du sport 2012», MSJEPVA, 2013 (statistiques) : >> «Égalité des femmes et des hommes dans le sport : comme dans le marathon, ce sont les derniers mètres les plus difficiles», rapport d information de l Assemblée nationale, 2011 : L ensemble des Chiffres-clés édition 2014 est disponible sur le site Suivez l actualité du ministère des Droits des femmes : Abonnez-vous à la synthèse d actualité, en envoyant vos coordonnées à : Rédaction : DGCS-SDFE Conception : Dicom S Mars 2014

14 CHIFFRES-CLÉS Édition 2014 ENTRE LES FEMMES ET LES HOMMES THÈME 2 Emploi et précarité

15 EMPLOI ET CHÔMAGE Dans la continuité de la stratégie «Europe 2020», la France s est donnée pour objectif de porter à 75 % le taux d emploi (1) entre les femmes et les hommes âgés de 20 à 64 ans et d annuler à l horizon 2025 l écart de taux d emploi entre les deux sexes 1. Le taux d emploi des femmes immigrées (47,4 %) est très bas, et l écart avec les hommes immigrés y est encore plus important (14,7 points). Le taux de chômage (1) des femmes est supérieur à celui des hommes, notamment pour les ans et parmi les femmes immigrées où il atteint 17,4 %. Les femmes sont cependant actives (1) à plus de 80 % pour la tranche des ans : au cours des 50 dernières années, la proportion de femmes participant au marché du travail a fortement progressé. Pour remédier aux inégalités constatées sur le marché du travail, le ministère des Droits des femmes, le ministère de l Emploi et Pôle emploi ont signé le 28 juin 2013 un accord cadre national qui comporte trois objectifs : 1. Sensibiliser, informer et former les conseillers et conseillères de Pôle emploi à l égalité professionnelle entre les femmes et les hommes. 2. Renforcer la mixité des emplois dans les actions de recrutement et d insertion au sein des territoires. 3. Faciliter le retour à l emploi des femmes, en agissant sur la qualité de leurs emplois et sur les freins périphériques à l emploi. MIXITÉ DES MÉTIERS (1) Les femmes et les hommes n exercent pas les mêmes métiers. Près de la moitié des femmes en emploi se concentrent dans 1. Voir définitions au dos du dépliant. seulement 12 familles professionnelles sur 87 : elles sont très largement majoritaires au sein des métiers des services (aides à domicile, assistantes maternelles), parmi les enseignants et les agents d entretien ; tandis que les hommes se répartissent dans plus de 20 familles professionnelles 2. Les métiers mixtes sont rares : en 2011, sur 87 familles professionnelles, seules 19 sont mixtes. En 2009, 12 % des personnes en emploi occupent des métiers «mixtes» (c està-dire entre 40 et 60 % de chaque sexe). Il s agit en majorité de métiers très qualifiés du tertiaire : cadres administratifs, comptables ou financiers, cadres de la fonction publique, des banques et des assurances, des professionnels du droit et des médecins. Face à une inégale répartition d une part des filles et des garçons dans les différentes filières de formation (cf. thème 1) et d autre part des femmes et des hommes dans les métiers porteurs d emplois, des expérimentations ont été lancées en 2013 dans le cadre des «territoires d excellence de l égalité professionnelle» pour développer la part des femmes dans les filières et métiers scientifiques et pour valoriser auprès des garçons les métiers à prédominance féminine. En 2014, dans le cadre de l année de la mixité des métiers, des objectifs de mixité à cinq ans seront définis dans le cadre de plans sectoriels mobilisant les ministères, les relais écoles entreprise, l Onisep, les branches professionnelles, les fédérations professionnelles, les entreprises du secteur, Pôle emploi, ou encore les missions locales. TEMPS PARTIEL Les femmes sont très massivement présentes parmi les employés, qu elles travaillent à temps complet (70 %) ou à temps

16 1 Des taux d'emploi et d'activité plus faibles pour les femmes et un taux de chômage plus fort Taux d'emploi selon le sexe, l'âge et la nationalité en 2012 TAUX D ACTIVITÉ DES ANS Ensemble de la population Ensemble des immigrés UE 28 51,8% 61,9% 48,6% 65,6% 65,8% 78% TAUX D EMPLOI DES ANS Ensemble de la population Ensemble des immigrés UE 28 60% 67,9% 47,4% 56% 58,6% 69,6% TAUX DE CHÔMAGE DES ANS Ensemble de la population Ensemble des immigrés UE 28* 10% 9,8% 17,4% 16,3% 10,6% 10,4% LES ANS EN FRANCE Taux d activité Taux d emploi Taux de chômage 83,8% 94,2% 75,9% 86% 9,4% 8,6% Sources : Insee, enquête Emploi 2012 et Eurostat 2012 (dernier trimestre 2012 pour taux d emploi et taux d activité et moyenne annuelle 2012 pour taux de chômage). Champ : France métropolitaine, population des ménages de 15 ans ou plus (âge courant). * Taux de chômage pour les ans.

17 2: Une faible mixité des secteurs d'activité et une forte concentration sectorielle de l'emploi des femmes Population en emploi selon le sexe et le secteur d'activité* en 2012 CONSTRUCTION INDUSTRIE 10,4% 89,6% 28,8% 71,2% AGRICULTURE, SYLVICULTURE ET PÊCHE TERTIAIRE 30,3% 69,7% 55,1% 44,9% LES FAMILLES PROFESSIONNELLES OÙ SE CONCENTRE L'EMPLOI DES FEMMES ET DES HOMMES EN SUR 87 FAMILLES PROFESSIONNELLES 12 FAMILLES CONCENTRENT PLUS DE 50% DES FEMMES 20 FAMILLES CONCENTRENT PLUS DE 50% DES HOMMES aides à domicile et assistantes maternelles / agentes d'entretien / enseignantes / vendeuses / employées administratives du bâtiment / techniciens et agents de maîtrise de la mainte- conducteurs de véhicules / ouvriers qualifiés du second œuvre de la fonction publique / aides soignantes et assimilés / nance / agriculteurs, éleveurs / ouvriers qualifiés du gros infirmières / secrétaires / cadres des services administratifs, œuvre du bâtiment / cadres commerciaux et technico-commerciaux / ouvriers qualifiés de la manutention / agents comptables et financiers / employées administratives d entreprises / professions intermédiaires administratives de la d entretien / enseignants / attachés commerciaux et représentants / militaires, policiers, pompiers / cadres des services fonction publique / professions para-médicales. administratifs, comptables et financiers / maîtrise des magasins et intermédiaires du commerce / personnels d'étude et de recherche / ingénieurs de l'informatique / techniciens et agents de maîtrise du bâtiment et des travaux publiques / cadres de la fonction publique / maraîchers, viticulteurs et jardiniers / ouvriers qualifiés des industries de process. / ouvriers non qualifiés de la manutention. Source : Insee, enquête emploi 2010 et 2012, exploitation Dares. Champ : France métropolitaine, population des ménages, personnes en emploi de 15 ans ou plus (âge courant). * La nomenclature d activités française révision 2 (NAF rév. 2, 2008) s est substituée depuis le 1 er janvier 2008 à la NAF rév. 1 datant de 2003.

18 partiel (90 %). Elles constituent plus de 80 % des travailleurs à temps partiel 3. L accord national interprofessionnel du 11 janvier 2013 fixe à 24 heures par semaine la durée minimale du travail salarié, ce qui permettra aux salariés et aux salariées d accéder à une couverture sociale de qualité et la majoration heures complémentaires pour chaque heure accomplie dans la limite d 1/10 de celles prévues au contrat. D autres progrès ont été accomplis pour lutter contre la précarité induite par les petits temps partiels, qui concernent principalement les femmes : abaissement du plafond pour valider un trimestre de cotisation à 150 heures de travail ; ouverture aux salariés et salariées en petit temps partiel de l accès aux indemnités journalières en cas de maladie, d invalidité ou de congé maternité. CRÉATION D ENTREPRISES La part de femmes entrepreneures stagne depuis plusieurs années au-dessous de 30 % 4 alors même que les sondages montrent que l envie d entreprendre est aussi répandue chez les femmes que chez les hommes. Les porteuses de projet ont plus souvent que les hommes des difficultés à accéder au crédit bancaire ou à articuler leur projet professionnel avec leur vie familiale. Dans le secteur de l innovation, les femmes ne représentent que 8 % de créations 4 et exportent peu : 40 % contre 60 % des entreprises créées par des hommes. Afin de réduire ces écarts et permettre à davantage de femmes d accéder à l entreprenariat, un plan pour l entreprenariat féminin a été lancé en 2013 avec pour objectif d atteindre 40 % de femmes entrepreneures en Dans le cadre de ce plan, les différents services de l État, ainsi que les réseaux d accompagnement et les associations intervenant dans ce domaine se sont engagés à développer des statistiques sur l entreprenariat féminin, à sensibiliser les jeunes, à étendre les possibilités d accès au crédit bancaire, et à renforcer l accompagnement des créatrices. PAUVRETÉ (1) Le taux de pauvreté des femmes de moins de 65 ans, en 2011, excède de 1,3 point celui des hommes. Cet écart se creuse pour les ans (avec 21 % pour les femmes et 17,7 % pour les hommes) et pour les 75 ans et plus (12,5 % pour les femmes et 8,5 % pour les hommes). Une famille monoparentale sur trois est sous le seuil de pauvreté et parmi celles-ci les mères inactives sont encore plus souvent concernées : 68 % d entre elles sont pauvres % des bénéficiaires du RSA (revenu de solidarité active) sont des femmes. Ces difficultés se répercutent également sur les niveaux de retraites. À la suite du plan pluriannuel de lutte contre la pauvreté et pour l inclusion sociale du 21 janvier 2013, l allocation de soutien familial sera revalorisé de 25 % d ici Le projet de loi pour l égalité réelle entre les femmes et les hommes engage également la construction d une garantie publique contre les impayés de pensions alimentaires. On estime à 40 % la part des pensions alimentaires qui ne sont aujourd hui pas versées alors qu elles représentent près d un cinquième du revenu des familles monoparentales les plus pauvres. 1. Voir définitions au dos du dépliant.

19 3: 80% des postes à temps partiel sont occupés par des femmes Proportion d'actifs à temps partiel selon le sexe et la catégorie socioprofessionnelle en ,2% des femmes actives sont à temps partiel ,9% des hommes actifs sont à temps partiel PART DES HOMMES ET DES FEMMES POUR LES POSTES À TEMPS PARTIEL* ET TEMPS COMPLET TEMPS COMPLET 40,6% 59,4% des postes à temps complet sont masculins TOTAL DES POSTES SELON TEMPS DE TRAVAIL 82% 18% TEMPS PARTIEL 80,1% des postes à temps partiel sont féminins 19,9% PARMI LES EMPLOYÉS POSTES À TEMPS COMPLET POSTES À TEMPS PARTIEL 70% 30% 90,1% 9,9% des postes d'employés à temps complet sont féminins des postes d'employés à temps partiel sont féminins Source : Insee, enquête Emploi Champ : France métropolitaine, population des ménages, personnes en emploi de 15 ans ou plus (âge courant). * Y compris les personnes n ayant pas déclaré d horaires habituels.

20 4 Pas suffisament de créatrices d'entreprises Répartition des créateurs d'entreprise par secteurs d'activité et par sexe en 2010 et 2011 CRÉATION D'ENTREPRISE PAR SEXE 62% 28% dont 8% dans le secteur de l'innovation (1) CONSTRUCTION ENSEIGNEMENT, SANTÉ ET ACTION SOCIALE SERVICES AUX MÉNAGES 10% 54% 50% (1) OSEO, 10 ans de création d entreprises innovantes en France, Source : Insee, enquête Sine première interrogation (2010). Champ : France, entreprises créées (hors reprises) au cours du 1 er semestre 2010, actives en septembre 2010 et exerçant des activités marchandes non agricoles. 5 Les mères monoparentales plus touchées par la pauvreté (1) Nombre et taux de personnes vivant sous le seuil de pauvreté selon le type de ménage PERSONNES VIVANT SOUS Ensemble de FAMILLES MONOPARENTALES (3) la population LE SEUIL DE PAUVRETÉ (2) 14,9% 13,6% 14,3% 34,6% des familles monoparentales sont pauvres. Dans 85 % des cas ce sont des femmes seules qui élèvent leur(s) enfant(s) Source : Insee-DGFiP-Cnaf-Cnav-CCMSA, enquête Revenus fiscaux et sociaux Voir définition au dos du dépliant. 2. Individus vivant en France métropolitaine, appartenant à un ménage dont la personne de référence n est pas étudiante. 3. Individus appartenant à un ménage dont la personne de référence a moins de 65 ans.

21 POUR ALLER PLUS LOIN >> Site d information de référence sur l entrepreneuriat féminin (observatoire, informations pratiques) : >> Plan pluriannuel contre la pauvreté et pour l inclusion sociale, 2013 : >> «La répartition des hommes et des femmes par métiers» (étude), Dares, 2013 : >> Tableaux de l Économie française - Édition 2014 (chapitre 3.8 sur la parité femmes-hommes) : asp?ref_id=tef14&nivgeo=0 >> «Femmes et hommes, regards sur la parité» (statistiques), Insee, 2012 : QUELQUES DÉFINITIONS Taux d activité des femmes : rapport entre le nombre de femmes actives (en emploi et au chômage) de 15 à 64 ans et le nombre total de femmes de 15 à 64 ans. Taux d emploi des femmes : rapport entre le nombre de femmes de 15 à 64 ans ayant un emploi et le nombre total de femmes de 15 à 64 ans. Taux de chômage des femmes : rapport entre le nombre de chômeuses au sens du BIT (Bureau international du travail) et le nombre de femmes actives (en emploi ou au chômage). Mixité professionnelle : c est la présence de femmes et d hommes dans un même emploi, une même catégorie professionnelle ou un métier, sans être forcément paritaire. L Insee définit les métiers «mixtes» quand il y a une répartition à peu près équilibrée entre hommes et femmes (dans une fourchette de 40 à 60 % de chaque sexe). Pauvreté monétaire : une personne est dite pauvre (au sens monétaire) lorsqu elle vit dans un ménage dont le niveau de vie est inférieur à 60 % du niveau de vie médian. Le niveau de vie d un ménage est mesuré en tenant compte de l ensemble des revenus reçus par tous les membres du ménage et du nombre d unités de consommation que compte le ménage. L ensemble des Chiffres-clés édition 2014 est disponible sur le site Suivez l actualité du ministère des Droits des femmes : Abonnez-vous à la synthèse d actualité, en envoyant vos coordonnées à : Rédaction : DGCS-SDFE Conception : Dicom S Mars 2014

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