Canadian Journal of Behavioural Science/Revue canadienne des sciences du comportement

Dimension: px
Commencer à balayer dès la page:

Download "Canadian Journal of Behavioural Science/Revue canadienne des sciences du comportement"

Transcription

1 Canadian Journal of Behavioural Science/Revue canadienne des sciences du comportement Questionnaire de la comparaison de soi scolaire pour enfants et adolescents Thérèse Bouffard, Pascal Pansu, Natacha Boissicat, Carole Vezeau, and Fanny Cottin Online First Publication, July 16, doi: /a CITATION Bouffard, T., Pansu, P., Boissicat, N., Vezeau, C., & Cottin, F. (2012, July 16). Questionnaire de la comparaison de soi scolaire pour enfants et adolescents. Canadian Journal of Behavioural Science/Revue canadienne des sciences du comportement. Advance online publication. doi: /a

2 Canadian Journal of Behavioural Science / Revue canadienne des sciences du comportement 2012 Canadian Psychological Association 2012, Vol., No., X/12/$12.00 DOI: /a Questionnaire de la comparaison de soi scolaire pour enfants et adolescents Thérèse Bouffard Université du Québec à Montréal Carole Vezeau Université du Québec à Montréal et Collège régional de Lanaudière, Joliette Pascal Pansu et Natacha Boissicat Université du Québec à Montréal et Université Pierre-Mendes France, Grenoble, France Fanny Cottin Université du Québec à Montréal L objectif général des deux études rapportées dans cet article était de vérifier les propriétés d un questionnaire de mécanismes de comparaison de soi scolaire chez des élèves de 8 à 13 ans. L instrument met l accent sur quatre mécanismes de la comparaison sociale fondés sur l identification et la différenciation relatives au choix d une cible ascendante ou descendante. Une première étude faite auprès d un échantillon d élèves québécois (N 672) a permis de vérifier la structure factorielle de l instrument et de montrer que la consistance interne de chaque facteur et leur stabilité temporelle étaient satisfaisantes. L analyse factorielle confirmatoire révèle que, comparativement à des modèles alternatifs, le modèle théorique à quatre facteurs présente le meilleur ajustement aux données. Une deuxième étude faite chez des élèves francophones de France (N 380) a permis de répliquer les propriétés psychométriques de l instrument. Pris dans leur ensemble, les résultats des deux études ont permis de conclure que l instrument des quatre mécanismes de la comparaison de soi scolaire présente les caractéristiques d un instrument fiable, facile à utiliser et approprié à la recherche dans le domaine scolaire. Mots-clés : comparaison sociale, comparaison de soi scolaire pour enfants et adolescents, identification ascendante ou descendante, différenciation ascendante ou descendante. L étude de divers facteurs potentiellement impliqués dans le fonctionnement et le rendement scolaires de l élève a connu un essor considérable durant la dernière décennie (Bouffard, Mariné & Chouinard, 2004). Les facteurs internes à l élève, tels que ses cognitions, ses émotions, ses intentions, et les facteurs externes dont les caractéristiques de son milieu familial et les pratiques pédagogiques utilisées par ses enseignants, agissent de concert Thérèse Bouffard et Fanny Cottin, Département de psychologie, Université du Québec à Montréal; Pascal Pansu et Natacha Boissicat, Laboratoire des Sciences de l Éducation Université Pierre-Mendes France, Grenoble, France; Carole Vezeau, Département de psychologie, Université du Québec à Montréal et Département de psychologie, Collège Régional de Lanaudière, Joliette. Nous tenons à souligner l apport précieux des lecteurs arbitres de la version initiale de cet article. Nous les remercions pour la pertinence et la justesse de leurs commentaires qui nous ont permis d améliorer sans conteste la qualité de ce travail. Nous remercions le Conseil de recherche en sciences humaines du Canada pour son soutien financier dans la réalisation de l étude faite au Québec. Les auteurs remercient aussi Explo ra Doc et Explo ra Pro, de la région Rhône-Alpes (Gouvernement de France), et la Fondation Jacques-Cartier, dont le soutien financier a permis la réalisation de la seconde étude. Enfin, les auteurs soulignent la précieuse collaboration des milieux scolaires et, en particulier, celle des élèves sans qui ces études n auraient pu être réalisées. Toute correspondance concernant le présent article doit être adressée à Thérèse Bouffard, Département de psychologie, Université du Québec à Montréal, C. P. 8888, succ. Centre-ville, Montréal QC, H3C 3P8. Courriel: pour influer sur sa réussite scolaire. Bandura (1986), Harter (1986) et bien d autres accordent une place prépondérante aux facteurs personnels, en particulier à la croyance de l élève dans ses capacités de réussir. Cette croyance, identifiée par Bandura sous le concept du sentiment d efficacité personnelle, réfère à une évaluation subjective des habiletés et des ressources cognitives que s accorde la personne dans une tâche particulière. Un concept fortement apparenté est celui de la perception de compétence qui, comme le sentiment d efficacité personnelle, résulte d un processus d évaluation de soi par lequel l élève en vient à porter un jugement plus ou moins positif sur ses capacités (Harter, 1986). Sur le plan théorique, les deux concepts ont en commun l évaluation par la personne de ses capacités; ce qui les distingue, et qui se reflète dans la manière de les mesurer, est le caractère spécifique de cette évaluation en regard d une tâche donnée (par ex., bien conjuguer les verbes du troisième groupe) du sentiment d efficacité personnelle et le caractère plus général (par ex., être bon en français) de cette évaluation des perceptions de compétence. Dans les deux cas, cette évaluation de ses capacités ne représente pas nécessairement une estimation réaliste de celles que possède effectivement la personne (Bouffard, Boisvert & Vezeau, 2003). Mais, qu elle soit exacte ou fausse, cette perception joue un rôle important dans son fonctionnement. Avec l âge, l expérience et le développement cognitif, le traitement par l enfant des informations provenant de diverses sources devient plus adéquat, de sorte que sa perception de compétence s en trouve davantage reliée aux critères d évaluation de ses capacités, comme son rendement scolaire (Bandura, 1986; Bouffard, Markovits, Vezeau, Boisvert & Dumas, 1998; Harter, 1999). Il en serait ainsi des informations issues de la comparaison de sa per- 1

3 2 BOUFFARD, PANSU, BOISSICAT, VEZEAU ET COTTIN formance avec celle des pairs (Bandura, 1977, 1986; Bong & Skaalvik, 2003; Buunk, Kuyper & Van der Zee, 2005; Festinger, 1954; Marsh, 1987; Ruble & Frey, 1987; Wood, 1996). Bandura (1986) considère même que la comparaison sociale est, après les expériences personnelles de réussites et d échecs, la seconde source d information en importance dans le développement de la perception de sa compétence. Cependant, sauf exception (Butler, 1998), la plupart des études rapportent qu avant 7 8 ans, l auto-évaluation de sa compétence est peu affectée par la comparaison sociale (Aboud, 1985; Boggiano & Ruble, 1979; Cremeens, Eiser & Blades, 2007; Ruble, Eisenberg & Higgins, 1994). Selon Bandura (1986), l observation d un pair qui réussit ou qui rate une tâche fournit à la personne un standard de comparaison pouvant la renseigner sur sa propre capacité deréussir ou non cette même tâche. Pour que cette situation soit informative, la personne doit considérer avoir des capacités semblables à ce pair. Voir réussir une personne jugée supérieure à soi n apporte aucune information utile, alors que la voir échouer laisse présager qu il en sera sûrement de même pour soi. Inversement, voir une personne jugée inférieure à soi réussir rehausse notre sentiment de réussite, alors que la voir échouer apporte peu d information. Enfin, observer une personne jugée semblable à soi réussir ou échouer nous conduit à anticiper un résultat similaire : en cas de réussite, son résultat a un effet positif sur notre perception de compétence, et, en cas d échec, un effet négatif. Selon plusieurs auteurs, le motif ou le besoin auquel répond la comparaison avec autrui conduirait à choisir comme cible soit un pair relativement semblable à soi, appelé «cible latérale», soit un pair jugé meilleur que soi, «appelé cible ascendante», soit un pair jugé moins bon que soi, appelé «cible descendante» (Chanal & Sarrazin, 2007; Collins, 1996; Dumas, Huguet, Monteil, Rastoul & Nezlek, 2005; Goethals & Darley, 1977; Suls, Martin & Wheeler, 2002; Taylor & Lobel, 1989; Wills, 1981; Wood, 1996). La comparaison avec un pair semblable à soi permettrait à la personne d améliorer la précision de son auto-évaluation (Suls et al., 2002). Dans la mesure où elle croit en la possibilité de s améliorer, la comparaison avec un pair meilleur qu elle engendrerait le désir de le faire et augmenterait sa motivation (Lockwood & Kunda, 1997). L observation de personnes plus compétentes la renseignerait aussi sur les stratégies à adopter et sur les meilleures façons de maximiser sa propre performance. Selon Monteil et Michinov (2000), le fait d observer autrui réussir pousse à se fixer des standards personnels plus élevés, ce qui motive à faire plus d efforts quand des difficultés surgissent. En revanche, la comparaison avec un pair plus faible permettrait à l élève ayant une estime de soi faible ou étant dans une situation difficile de rehausser un peu son image de soi. Se percevoir en meilleure situation qu autrui aiderait à réduire l anxiété, à augmenter l estime de soi et à vivre des affects positifs (Van der Zee, Buunk, Sanderman, Botke & Van Den Bergh, 2000; Van der Zee, Buunk, De Ruiter, Tempelaar, Van Sonderen & Sanderman, 1996; Wills, 1981). Dijkstra, Kuyper, Van der Werf, Buunk & Van der Zee (2008) concluent de leur recension des écrits que la cible ascendante paraît jouir d une préférence marquée en milieu scolaire. Ils ajoutent cependant que sur le plan des perceptions de compétence, c est l effet de contraste à autrui qui est le plus marqué : le fait de se comparer à meilleur que soi et de s en juger différent diminue les perceptions de compétence alors que se comparer à plus faible que soi et s en juger différent aurait l effet inverse. Cette conclusion s accorde bien avec la position de chercheurs qui ont étudié la fonction comparative de groupe de référence (Davis, 1966) et avec celle de Marsh (1987) qui, reprenant cette idée, a mis en évidence dans le cadre scolaire l effet du «gros poisson petit bassin». L auteur y décrit un phénomène selon lequel des élèves de capacités cognitives semblables rapportent des perceptions de compétence plus faibles quand ils sont dans des classes où le rendement scolaire moyen est élevé que quand ils sont dans des classes où ce rendement est faible (Bressoux & Pansu, 2003). Selon la recension de Dijkstra et al. (2008), nombre d études faites sur ce phénomène confirment sa présence; cependant, des exceptions sont à noter (Bouffard & Couture, 2003; Butler & Marinov-Glassman, 1994; Cooney, Jahoda, Gumley & Knott, 2006). La comparaison sociale, qu elle soit ascendante ou descendante, peut avoir une incidence positive ou négative sur la motivation et l humeur de la personne (Buunk et al., 2005; Buunk & Ybema, 1997; Buunk, Collins, Taylor, Van Yperen & Dakof, 1990; Smith, 2000). Le modèle de Smith (2000) propose que la valence des émotions ressenties à la suite d une comparaison sociale résulte de la position que la personne adopte envers cette cible. Ainsi, observer quelqu un d autre faisant mieux ou allant mieux qu elle offre à la personne diverses informations selon la manière dont elle évalue ses capacités en regard de celles de cette cible. Quand elle les juge semblables, elle peut alors conclure qu il lui est aussi possible de s améliorer ou de faire mieux qu avant. Quand elle les juge inférieures, sa conclusion sera plutôt qu il est improbable qu elle puisse arriver à faire de tels progrès. Le cas de figure inverse s applique quand la cible de comparaison est de nature descendante. S identifier à elle conduit à redouter que cela aille aussi mal pour soi dans le futur alors que s en différencier permet de conclure que sa situation propre est bien meilleure que celle de l autre. Van der Zee et al. (2000) et Buunk et Ybema (1997) insistent sur l idée que la marque d une identification forte à la cible est que la personne voit la position de celle-ci comme son propre futur. Dans ce cas, les émotions associées à l identification à une cible ascendante et descendante devraient respectivement traduire des anticipations positives ou négatives. C est précisément ce qu ont montré Buunk et al. (2005) dans une étude chez des jeunes de ans où, après avoir indiqué à quelle fréquence ils utilisaient la comparaison ascendante et descendante, ils devaient choisir parmi une liste d émotions, celle(s) ressentie(s)s après l utilisation de chacune. Les résultats indiquent que l identification à une cible ascendante était suivie d émotions anticipatoires positives (espoir, optimisme), et l identification à une cible descendante, d émotions anticipatoires négatives (inquiétude, peur). En somme, la comparaison sociale est un processus répondant à des motifs divers et générant des informations dont l interprétation dépend du choix de la cible de comparaison en même temps que de la position prise envers celle-ci. Dans les théories sociocognitives, on tient souvent pour acquis que la comparaison sociale joue un rôle important dans le développement des perceptions de compétence des élèves. Cependant, les études ayant examiné l apport des quatre mécanismes de comparaison dans le développement de ces perceptions sont encore peu nombreuses. Une recension des instruments qui permettraient de le faire a conduit au constat que ceux-ci manquent. Les échelles de mesure de la comparaison sociale retrouvées portent sur l orientation vers la comparaison sociale définie comme la tendance à comparer ses opinions, capacités ou autres caractéristiques à celles d autrui (Gibbons &

4 QUESTIONNAIRE DE LA COMPARAISON DE SOI SCOLAIRE 3 Buunk, 1999), d autres portent sur l établissement de son rang social, l attrait exercé sur autrui ou sa compatibilité avec les autres membres d un groupe (Allan & Gilbert, 1995), ou encore sur les motifs de se comparer à autrui (Tigges, 2009). C est pour cette raison que, nous inspirant de l instrument de Van der Zee et al. (2000), nous avons élaboré un instrument visant à appréhender le caractère ascendant ou descendant de l identification et de la différenciation en situation de comparaison de soi en classe. Cet instrument se différencie des précédents par deux points particuliers : d abord par la manière dont il appréhende les mécanismes de la comparaison sociale, puis en les ancrant spécifiquement dans des situations d évaluation scolaire. Si la différenciation renvoie toujours à l importance d une distinction avec autrui (dont les conséquences peuvent être positives ou négatives), en accord avec Buunk et Ybema (1997), l identification y est définie comme le fait d accorder un statut fonctionnel au cadre de référence interne des modèles (c est-à-dire, se voir faire mieux ou moins bien qu avant), et non au seul cadre de référence externe (c est-à-dire, voir les autres faire mieux ou moins bien que les autres). Nous rejoignons par-là les travaux de Bandura (1977) portant sur le rôle fonctionnel de l observation d un modèle et de ses conséquences pour l observateur. Ainsi, l observation d un modèle positif ou négatif conduirait l élève, au moyen de l identification au cadre de référence interne de son modèle, à ressentir des états émotionnels associés à la position de ce dernier. Par exemple, un élève pourrait ressentir de l espoir ou de la crainte en transférant à sa personne ce qui se produit chez son modèle. Deux études ont été conduites pour tester la structure en quatre facteurs d une échelle de la comparaison de soi scolaire. Le but général de la première était de vérifier certaines propriétés psychométriques d un tel instrument chez une population d élèves québécois francophones de 9 à 13 ans. La seconde étude visait à vérifier si l instrument s avérait aussi approprié pour examiner les mêmes mécanismes chez un échantillon d élèves francophones d âges relativement semblables provenant d un milieu culturel différent, à savoir Grenoble, en France. Objectifs et hypothèses Étude 1 Le premier objectif de cette étude était d explorer la structure factorielle de l instrument, le second, de vérifier que les énoncés saturaient bien sur leur facteur présumé et le troisième, de vérifier si la structure factorielle pouvait être répliquée chez les garçons et les filles de l échantillon. Le quatrième objectif visait à confirmer la structure factorielle et à comparer l adéquation de notre modèle théorique à quatre facteurs à celle de deux modèles concurrents. Une nouvelle passation du questionnaire quatre semaines plus tard à un sous-groupe des élèves vus lors de la première rencontre a permis d examiner la stabilité temporelle de l instrument. Le dernier objectif était d examiner sa validité conceptuelle théorique en mettant en relation les scores de chacun des mécanismes de la comparaison sociale avec les scores de concepts devant leur être reliés. En ce qui a trait à la validité conceptuelle théorique, les personnes ayant une estime de soi élevée tendent à privilégier des comparaisons avec des cibles ascendantes, alors que les personnes ayant une estime de soi faible ne le feraient que si elles ne sentent pas de menace à leur estime de soi (Wood, Beech, Tylor, Michela & Gaus, 1994). La présence d un sentiment d imposteur est une caractéristique qui s accompagne d une faible estime de soi. Une autre caractéristique fortement associée au sentiment d imposteur est l anxiété liée à la possibilité d être démasqué et de ne pas avoir de contrôle sur cette menace. Or, il a aussi été montré qu en situation de comparaison à une cible meilleure ou moins bonne que soi, la perception d être ou non en contrôle détermine si la personne choisit de s identifier ou de se différencier de cette cible : un sentiment de non-contrôle favorise la différenciation ascendante et l identification descendante (Mussweiler, Rüter & Epstude, 2006; Smith, 2000; Ybema & Buunk, 1995). En conséquence, nous postulons des liens positifs entre la présence du sentiment d imposteur et la différenciation ascendante et l identification descendante. Dans le même esprit, on s attend à des liens positifs entre l identification à une cible descendante et la différentiation d une cible ascendante, d une part, et l anxiété, d autre part. Suivant la recension de Dijkstra et al. (2008), l identification à une cible descendante et la différentiation d une cible ascendante suscitent des émotions négatives modifiant la motivation et la perception de compétence. Nous prédisons dès lors que plus les élèves rapporteront s identifier à une cible descendante et se différencier d une cible ascendante, plus la perception de compétence et la motivation qu ils rapporteront seront faibles. Toujours sur la base de la recension de Dijkstra et al. (2008), nous postulons que l identification à une cible ascendante et la différenciation d une cible descendante devraient être liées positivement à la motivation et à la perception de compétence. Méthodologie Participants. L échantillon comprend des élèves francophones provenant de neuf écoles primaires publiques situées dans la couronne nord de la grande région de Montréal. Après son approbation par la commission scolaire du territoire, le projet a été présenté aux directions de ses neuf plus grandes écoles primaires. Une fois acquis le consentement écrit des enseignants d examiner les élèves dans leur classe respective durant les heures d école, la description du projet et la demande de consentement ont été acheminées aux parents. Le taux d acceptation a été de95%. Les élèves fréquentant ces écoles sont issus de familles de milieu socioéconomique moyen. Au nombre des 672 élèves, 336 (162 filles) étaient en 5 e année (âge moyen 10,52, É.-T. 0,53; étendue d âge, de 9 ans et 2 mois à 11 ans et 1 mois) et 336 (174 filles) étaient en 6 e année du primaire (âge moyen 11,56, É.-T. 0,57; étendue d âge, de 10 ans et 7 mois à 13 ans et 4 mois). Ces élèves ont répondu à l instrument de la comparaison de soi scolaire dans le cadre de leur participation à un projet longitudinal plus vaste portant sur le développement des perceptions de compétence. Adaptation d un instrument de la comparaison sociale en milieu scolaire Un comité d experts, composé de trois chercheurs, a été formé pour adapter les énoncés de l instrument de Van der Zee et al. (2000) sur le plan scolaire. La situation initiale décrivait des patients atteints d une maladie grave qui se comparaient à d autres

5 4 BOUFFARD, PANSU, BOISSICAT, VEZEAU ET COTTIN allant mieux ou moins bien qu eux. Cette situation a été remplacée par celle d un élève qui se compare à des camarades qui réussissent mieux ou moins bien que lui. Une première version du questionnaire de la comparaison de soi scolaire a été établie et administrée à 212 enfants, âgés de 9 à 13 ans, dans le cadre d une étude pilote. Ces derniers étaient invités à répondre à 12 énoncés en indiquant ceux qu ils avaient du mal à comprendre. Deux énoncés ont fait l objet d un signalement et ont été reformulés en tenant compte des remarques des enfants. L instrument final comporte quatre sous-échelles comprenant chacune trois énoncés. Pour chacun de ceux-ci, les élèves devaient indiquer sur une échelle allant de 1 (pas du tout d accord)à4(tout à fait d accord), à quel point ils estimaient ressembler à l élève y étant décrit. Selon Harter (1982), l utilisation d un élève fictif permet de diminuer l aspect de menace en montrant que d autres peuvent présenter des caractéristiques ou des comportements semblables à ceux que décrivent les énoncés. L énoncé qui suit appartient à la sous-échelle de différenciation ascendante : «Cet élève se sent déprimé deréaliser que d autres font mieux que lui.» Le suivant appartient à la sous-échelle de différenciation descendante : «Cet élève se sent soulagé de comment il a réussi quand il voit que d autres ont moins bien réussi que lui.» En accord avec Buunk et Ybema (1997) concernant l identification (c est-à-dire la position de la cible comme son propre futur), les énoncés d identification ont été formulés de manière à mettre l accent sur l amélioration ou la détérioration du fonctionnement de la cible de comparaison. Ainsi, un des énoncés de l identification ascendante se lit comme suit : «Cet élève a vraiment espoir de s améliorer quand il voit que d autres réussissent mieux qu avant.» L énoncé qui suit est un de ceux portant sur l identification descendante : «Cet élève a peur de devenir moins bon quand il en voit d autres qui réussissent moins bien qu avant.» Les énoncés de l instrument ont été répartis parmi ceux du questionnaire de l étude longitudinale. Variables de validité conceptuelle théorique. Les variables pour mesurer la validité conceptuelle sont le sentiment d imposteur, l anxiété, la motivation et la perception de compétence. Comme pour l instrument de la comparaison sociale, l élève devait indiquer sur une échelle de 1 (pas du tout) à4 (tout à fait) à quel point il pensait ressembler à l élève fictif décrit dans chaque énoncé. L instrument du sentiment d imposteur (Bouffard, Chayer & Sarrat-Vézina, 2011) comprend huit énoncés et, dans cette étude, sa consistance interne est de 0,84. L exemple qui suit est tiré de l instrument : «Cet élève se sent mal de penser que les autres le trouvent plus intelligent qu il l est réellement.» L anxiété scolaire a été mesurée à l aide de cinq énoncés établis pour les fins de l étude plus vaste. Dans la présente étude, la consistance interne est de 0,85. Voici un exemple de ces énoncés : «Cet élève est inquiet quand il sait qu il aura un examen.» Les cinq énoncés ayant permis de mesurer la motivation à apprendre ont été tirés du questionnaire de Bordeleau (2000), lequel a été construit à partir de celui de Gottfried (1990). La consistance interne de l instrument est satisfaisante ( 0,78) et un des énoncés se lit comme suit : «Cet élève persévère dans son travail même quand il rencontre des difficultés.» Cinq énoncés retenus de l adaptation et de la traduction (Guilbert, 1990) de la Perceived Competence Scale for Children (Harter, 1982) ont permis de mesurer les perceptions de compétence des élèves. Voici un des énoncés : «Cet élève arrive presque toujours à trouver les réponses en classe.» La consistance interne de l instrument est satisfaisante ( 0,83). Procédure La passation du questionnaire a eu lieu en classe durant les heures régulières d école. La consigne aux élèves insistait sur l absence de bonnes ou de mauvaises réponses et sur le fait que celles-ci resteraient confidentielles et ne seraient pas transmises à leurs parents ni à leurs enseignants. Durant la passation, deux assistants de recherche étaient présents dans les classes. Pendant qu un lisait tous les énoncés à voix haute, l autre observait la classe et restait attentif à tout signe d incompréhension ou d inconfort des élèves. Quatre semaines plus tard, 66 des élèves de 5 e année (âge moyen 10,43, É.-T. 0,54) et 60 élèves de ceux en 6 e année du primaire (âge moyen 11,59, É.-T. 0,55) ont été revus pour répondre une seconde fois au questionnaire. Le choix de ce souséchantillon a reposé essentiellement sur le consentement des enseignants de permettre une nouvelle rencontre avec leurs élèves. Analyses statistiques Les données ont été analysées en deux grandes étapes. La première visait simplement à examiner si les données permettaient de retrouver la structure factorielle présumée de l instrument. Dans un premier temps de l analyse factorielle exploratoire, pour s assurer que les données se prêtent à celle-ci, l examen de la matrice de corrélations des énoncés, des résultats du test de sphéricité de Bartlett et du test de Kaiser-Meyer-Olkin (KMO) a été fait. Dans un second temps, l analyse a été conduite selon la méthode en composantes principales, celle-ci étant privilégiée pour l identification d une structure sous-jacente des données maximisant la variance expliquée par les facteurs (Durand, 2003). La rotation oblique a été sélectionnée puisqu elle présume de la présence de corrélations entre les facteurs et offre ainsi une vision plus juste de la réalité (Durand, 2003; Pett, Lackey & Sullivan, 2003). Le nombre de facteurs à extraire des données a été déterminé selon le critère de Kaiser-Guttman et le test du coude de Cattell ou «scree test». Le premier suggère de conserver les facteurs qui présentent une valeur propre initiale (eigenvalue) supérieure à 1 (Fabrigar, Wegener, MacCallum & Strahan, 1999; Pohlmann, 2004; Russell, 2002). Le second se base sur l interprétation du graphique de la progression des valeurs propres (scree plot) et vise à conserver le nombre de facteurs situés avant le point d inflexion du graphique ou de rupture du coude (Fabrigar et al., 1999). L utilisation concomitante de ces deux critères permet de mieux appuyer la dimensionnalité de la solution retenue (Bourque, Poulin & Cleaver, 2006). Les indices de saturation des énoncés de la matrice de structure supérieurs à 0,40 ont été retenus (Comrey & Lee, 1992). La seconde étape visait à confirmer cette structure par une analyse factorielle confirmatoire conduite en utilisant le logiciel AMOS 16.0 (SPSS version 17.0). Les modèles d équations structurales ont été évalués selon la méthode du maximum de vraisemblance. Les facteurs ont été laissés libres de corréler entre eux. Trois types d indices ont été utilisés pour déterminer l adéquation des modèles testés (Bentler, 1992; Brown & Cudeck, 1993; Byrne, 2001; Kline, 2005; McDonald & Ho, 2002) : des indices

6 QUESTIONNAIRE DE LA COMPARAISON DE SOI SCOLAIRE 5 d ajustement absolu [ 2 (dl), GFI et RMSEA avec son intervalle de confiance], des indices d ajustement incrémentiel [CFI et NFI], et des indices de parcimonie [ 2 /dl et AIC]. Résultats Analyse factorielle exploratoire et consistance interne. L examen de la matrice de corrélations confirme la présence de corrélations entre les énoncés.lerésultat du test de sphéricité de Bartlett, 2 (66) 2343,06, p 0,001, et la valeur de l indice KMO (0,80) indiquent que les donnéesdecetéchantillon se prêtent à l analyse factorielle. Celle-ci fait ressortir une structure à quatre facteurs expliquant 67 % de la variance totale. Comme le montre le Tableau 1 présentant les énoncés, tous se regroupent sous leur facteur respectif et un seul énoncé aun indice de saturation croisé sur un second facteur, mais cet indice est inférieur à celui de son facteur d appartenance. On constate que 30,5 % de la variance est expliqué par le premier facteur regroupant les trois énoncés de la différenciation ascendante; l alpha de Cronbach pour vérifier la consistance interne de ce facteur indique qu elle est satisfaisante ( 0,75). Le deuxième facteur, qui explique 16,9 % de la variance, regroupe les trois énoncés de l identification ascendante; la consistance interne de ce facteur est aussi satisfaisante ( 0,77). Les trois énoncés de la différenciation descendante composent le troisième facteur, qui explique 11,6 % et dont la consistance interne est encore une fois très bonne ( 0,75). Enfin, le quatrième facteur regroupe les trois énoncés de l identification descendante qui, expliquant 8,2 % de la variance, présente un indice de consistance interne satisfaisant ( 0,68). Analyse exploratoire selon le sexe des élèves. La taille de l échantillon le permettant, nous avons repris l analyse factorielle de manière à vérifier si la structure en quatre facteurs obtenue rend aussi bien compte des données des garçons et des filles. La structure en quatre facteurs est reproduite à l identique et les pourcentages de variance expliqués chez les filles (69 %) et les garçons (65 %) le sont aussi. Il en est de même des indices de consistance interne de tous les facteurs qui, calculés chez les garçons et les filles, sont semblables à ceux de l échantillon global. Le Tableau 2 présente les scores moyens et les écarts types de chacun des mécanismes selon le sexe et le niveau scolaire des élèves. Les résultats de l analyse de la variance multivariée indiquent un effet significatif du sexe, F(4, 665) 2,65, p 0,05, et du niveau scolaire, F(4, 665) 2,61, p 0,05, mais pas d effet d interaction entre les facteurs. Les analyses univariées indiquent que l effet du sexe ne porte que sur la différenciation descendante, F(1, 671) 6,19, p 0,03, 2 0,009; les scores des garçons sont supérieurs à ceux des filles, mais la taille d effet est très petite. L effet du niveau scolaire porte sur la différenciation descendante, F(1, 671) 7,22, p 0,01, 2 0,011, et sur la différenciation ascendante, F(1, 671) 4,54, p 0,05, 2 0,007; dans les deux cas, les scores des élèves de 6 e année sont inférieurs à ceux des élèves de 5 e année, et les tailles d effet sont là aussi très petites. Tableau 1 Contenu des facteurs et indices de saturation des énoncés de l Étude 1 et de l Étude 2 (en italique) Saturation Énoncés des mécanismes Facteur 1 Facteur 2 Facteur 3 Facteur 4 Différenciation ascendante Cet élève s inquiète de voir qu il n a pas vraiment bien réussi quand il voit que d autres font mieux que lui. Cet élève se sent frustré quand il voit que d autres font mieux que lui. Cet élève se sent déprimé deréaliser que d autres font mieux que lui. Identification ascendante Cet élève réalise qu il peut s améliorer quand il voit que d autres réussissent mieux qu avant. Cet élève a vraiment espoir de s améliorer quand il voit que d autres réussissent mieux qu avant. Cet élève est content de réaliser que les choses peuvent aller mieux pour lui aussi quand il voit que d autres réussissent mieux qu avant. Identification descendante Cet élève a peur de devenir moins bon quand il en voit d autres qui réussissent moins bien qu avant. Cet élève a peur qu il lui arrive la même chose quand il en voit d autres qui réussissent moins bien qu avant. Cet élève a peur que les choses se passent pareil pour lui quand il en voit d autres qui réussissent moins bien qu avant. Différenciation descendante Cet élève se sent heureux de comment il a réussi quand il voit que d autres ont moins bien réussi que lui. Cet élève se sent soulagé de comment il a réussi quand il voit que d autres ont moins bien réussi que lui. Cet élève réalise comment il a bien fait quand il voit que d autres ont moins bien réussi que lui. 0,822 0,823 0,779 0,858 0,829 0,624 0,822 0,828 0,815 0,762 0,812 0,778 0,858 0,863 0,725 0,839 0,478 0,837 0,805 0,814 0,817 0,636 0,736 0,863 0,746

7 6 BOUFFARD, PANSU, BOISSICAT, VEZEAU ET COTTIN Tableau 2 Score moyen et écarts types aux quatre mécanismes de la comparaison scolaire selon le sexe et le niveau scolaire des élèves de l Étude1etdel Étude 2 Mécanismes de la comparaison scolaire Différenciation ascendante Identification ascendante Différenciation descendante Identification descendante Garçons Filles Garçons Filles Garçons Filles Garçons Filles Québec 5 e 1,70 (0,73) 1,81 (0,74) 2,81 (0,86) 2,82 (0,80) 2,24 (0,79) 2,19 (0,80) 1,55 (0,60) 1,69 (0,70) 6 e 1,65 (0,62) 1,63 (0,69) 2,76 (0,86) 2,82 (0,85) 2,17 (0,80) 2,08 (0,81) 1,63 (0,66) 1.56 (0,61) Grenoble CM1 1,68 (0,62) 2,04 (0,79) 2,91 (0,68) 2,81 (0,80) 2,33 (0,86) 2,37 (0,71) 1,66 (0,71) 1,92 (0,80) CM2 1,77 (0,74) 2,06 (0,79) 2,70 (0,88) 2,82 (0,86) 2,42 (0,80) 2,31 (0,73) 1,74 (0,79) 1.88 (0,83) Des tests t-pairés ont été utilisés pour vérifier l importance relative des quatre mécanismes. Tous les mécanismes diffèrent les uns des autres (p 0,01), et l ordre d importance décroissante est le suivant : identification ascendante, différenciation descendante, différenciation ascendante et identification descendante. L examen des intercorrélations entre les mécanismes de comparaison de soi scolaire présentées dans le Tableau 3 indique qu elles sont positives. Cependant, ces relations sont généralement faibles, ce qui suggère que les facteurs mis en évidence dans l analyse représentent bien des mécanismes distincts. Notons toutefois une relation positive modérée entre la différenciation ascendante et l identification descendante, indiquant qu un élève qui tend à ne pas se reconnaître dans une cible ascendante tend plutôt à se reconnaître dans une cible descendante. Examen de la stabilité temporelle. La stabilité temporelle a été calculée par la corrélation entre les réponses des participants lors de la première et de la seconde passation quatre semaines plus tard et elle s avère satisfaisante. En outre, nous avons soumis les scores des deux temps de mesure à une analyse de la variance à mesure répétée; aucune différence significative n a été observée pour l un ou l autre des mécanismes. Le Tableau 4 présente les coefficients de corrélation entre les deux temps de passation ainsi que les scores moyens et les écarts types observés. Analyse factorielle confirmatoire. L instrument mis au point dans cette étude a été conçu pour comprendre quatre facteurs correspondant aux quatre mécanismes de la comparaison sociale. Une analyse factorielle confirmatoire a été conduite de manière à vérifier les propriétés de ce modèle théorique. Deux modèles concurrents ont aussi été testés. Le premier suppose une structure unidimensionnelle qui représenterait un concept reflétant une propension vers la comparaison sociale (Gibbons & Buunk, 1999). Le second est bidimensionnel et organisé selon la valence positive et négative des émotions; le choix des comparaisons se fonderait sur la nature des émotions leur étant rattachées. Associées à des émotions positives, l identification ascendante et la différenciation descendante composeraient un facteur, l autre facteur l étant par l identification descendante et la différenciation ascendante associées à des émotions négatives. Les indices d adéquation relatifs à chacun de ces modèles sont présentés dans le Tableau 5. Son examen permet de constater que, en comparaison des modèles unidimensionnel et bidimensionnel où les indices d ajustement sont insatisfaisants, ceux qui sont produits par le modèle théorique à quatre facteurs ont des valeurs permettant de conclure qu il rend bien compte des données. Examen de la validité conceptuelle théorique. Le Tableau 6 présente les coefficients de corrélation de Pearson calculés entre chacun des mécanismes de la comparaison sociale et l ensemble des variables retenues pour estimer sa validité conceptuelle théorique. Tel que postulé, l identification à une cible descendante et la différentiation d une cible ascendante sont positivement liées au sentiment d imposteur et à l anxiété, et négativement liées à la motivation et à la perception de compétence. L hypothèse d une relation positive entre l identification ascendante et la motivation et la perception de compétence est aussi confirmée, mais pas celle de leur lien avec la différenciation descendante. Discussion En somme, l ensemble des analyses faites sur les données de cette étude conduisent à conclure que le Questionnaire de com- Tableau 3 Coefficients de corrélation entre les mécanismes de comparaison de soi scolaire des l Étude 1 et de l Étude Différenciation ascendante 0,06 0,38 0,50 2. Identification ascendante 0,06 0,20 0,15 3. Différenciation descendante 0,24 0,01 0,30 4. Identification descendante 0,42 0,29 0,01 Nota. Les coefficients au-dessus de la diagonale sont ceux de l Étude 1 et ceux sous la diagonale sont ceux de l Étude 2.

8 QUESTIONNAIRE DE LA COMPARAISON DE SOI SCOLAIRE 7 Tableau 4 Indices de stabilité temporelle et scores moyens et écarts types aux deux temps de passation Stabilité r Score moyen 1 re passation Score moyen 2 e passation Différenciation ascendante 0,71 1,77 (0,73) 1,78 (0,80) Identification ascendante 0,76 2,66 (0,68) 2,72 (0,71) Différenciation descendante 0,73 2,18 (0,59) 2,14 (0,63) Identification descendante 0,71 1,59 (0,52) 1,60 (0,57) paraison de soi scolaire (QCSS) possède de bonnes qualités psychométriques. En effet, le pourcentage de la variance expliquée est élevé, autant pour l échantillon total que pour celui qui a été scindé selon le sexe des élèves qui, rappelons-le, a aussi permis de montrer que la structure en quatre facteurs rend bien compte des données de ces deux groupes. L examen de leurs moyennes respectives montre qu aucun des mécanismes n est vraiment privilégié par les garçons ou par les filles : la différence significative observée dans le score de la différenciation descendante est de très faible ampleur et fort probablement attribuable à la grande taille de l échantillon. Les indices de la cohérence interne de chaque mécanisme sont satisfaisants, d autant que chacun ne compte que trois énoncés. La stabilité temporelle est aussi élevée, et les scores des élèves sont quasi identiques à chacune des passations. Les valeurs des indices issus de l analyse confirmatoire indiquent sans équivoque que le modèle dissociant les quatre mécanismes de la comparaison est le seul des trois testés à présenter un ajustement adéquat aux données. Enfin, des 12 relations postulées entre les mécanismes de la comparaison et les variables utilisées pour mesurer la validité conceptuelle théorique, 10 sont effectivement observées. Les deux exceptions à noter concernent les relations positives attendues entre la différenciation d une cible descendante et la motivation et la perception de compétence. Ces deux relations sont négatives, mais tellement faibles qu elles indiquent plutôt une absence de lien. Cette constatation suggère que si se différencier d une cible ayant moins bien fait que soi suscite de la satisfaction et du soulagement, ces réactions seraient momentanées. Du reste, rappelons que cette différenciation d une cible descendante est positivement liée au sentiment d imposteur et à l anxiété. Les résultats de cette première étude plaident en faveur de la validité de l instrument proposé. Cependant, n ayant été testé qu auprès d un échantillon d élèves francophones du Québec, on ignore s il est aussi approprié pour mesurer les mêmes mécanismes chez des élèves de provenance différente. De manière à levérifier, une deuxième étude a été conduite chez une population d élèves francophones d un autre contexte culturel, à savoir, une population d élèves de la région de Grenoble, en France. Objectifs Étude 2 Cette étude visait à reprendre l examen de la structure factorielle de l instrument, des relations entre les mécanismes et de leur consistance interne de manière à les comparer aux résultats de la première étude. L autre objectif était de vérifier l adéquation des trois modèles testés dans l Étude 1. Méthodologie Participants. L échantillon de cette étude comprend 380 élèves provenant de neuf écoles élémentaires publiques de l agglomération grenobloise en France. Cent quarante-sept élèves (81 filles) étaient en CM1, l équivalent de la 4 e année du primaire dans le système scolaire québécois (âge moyen 9 ans et 8 mois; É.-T. 0,59; étendue d âge, de 8 ans et 4 mois à 11 ans et 1 mois) et 233 élèves (120 filles) en CM2, l équivalent de la 5 e année du primaire dans le système scolaire québécois (âge moyen 10 ans et 8 mois; É.-T. 0,55; étendue d âge, de 8 ans et 8 mois à 12 ans et 9 mois). Les élèves sont issus de familles de milieu socioéconomique moyen. Tous les parents ont signé un formulaire de consentement confirmant leur accord à la participation de leur enfant, et le taux d acceptation a été de98%. Instrument de mesure et procédure. Les élèves ont répondu au QCSS en classe durant les heures régulières d école. Après avoir énoncé l objectif général de l étude et assuré l anonymat des réponses, l expérimentateur a distribué un exemplaire du QCSS et a présenté un exemple au tableau afin que les élèves saisissent bien la façonderépondre. Par la suite, les enfants ont indiqué individuellement leurs réponses sur le questionnaire, au fur et à mesure que l expérimentateur lisait les énoncés à voix haute. Comme dans l Étude 1, un score moyen des énoncés relatifs à chacun des mécanismes a été calculé. Plus ce score est élevé, plus cela signale que l élève utilise le mécanisme en cause. Tableau 5 Valeurs des indices d ajustement des trois modèles testés de l Étude 1 et de l Étude 2 Étude 1 Étude 2 Modèle 1 Unidimensionnel Modèle 2 Bidimensionnel Modèle 3 Théorique Modèle 1 Unidimensionnel Modèle 2 Bidimensionnel Modèle 3 Théorique 2 (df) 698,93 (43) 250,55 (43) 81,5 (40) 213,06 (43) 270,17 (43) 45,30 (40) GFI 0,85 0,94 0,98 0,91 0,89 0,98 RMSEA 0,15 0,085 0,039 0,102 0,118 0,019 (90 % CI) (0,141; 0,161) (0,075; 0,095) (0,027; 0,052) (0,089; 0,116) (0,105; 0,132) (0,000; 0,041) CFI 0,71 0,91 0,98 0,86 0,81 0,99 NFI 0,70 0,89 0,96 0,83 0,79 0,96 2 /df 16,25 5,83 2,04 4,95 6,28 1,1 AIC 768,9 320,5 157,5 283,1 340,2 121,3

9 8 BOUFFARD, PANSU, BOISSICAT, VEZEAU ET COTTIN Tableau 6 Corrélations entre les scores aux mécanismes de la comparaison de soi scolaire et les variables de validité conceptuelle théorique (Étude 1) Sentiment d imposteur Anxiété Motivation Perception de compétence Différenciation ascendante 0,52 0,41 0,23 0,42 Identification ascendante 0,04 0,01 0,19 0,17 Différenciation descendante 0,19 0,18 0,12 0,12 Identification descendante 0,53 0,40 0,20 0,37 p.01. Résultats Comme dans l Étude 1, une analyse factorielle a été conduite selon la méthode en composantes principales avec une rotation oblique. De nouveau, le nombre de facteurs à extraire n a pas été fixé, mais plutôt déterminé par le critère de Kaiser-Guttman et le test du coude de Cattell. Les résultats de l analyse sont très semblables à ceux de l Étude 1. Comme le montre le Tableau 1 (Étude 2), on obtient une structure à quatre facteurs expliquant 66,1 % de la variance totale, où tous les énoncés se retrouvent sur le facteur attendu. En outre, 25,8 % de la variance est expliqué par le facteur regroupant les trois énoncés de l identification descendante, et l alpha de Cronbach pour vérifier sa consistance interne indique qu elle est satisfaisante ( 0,79). Un deuxième facteur explique 18,6 % de la variance et regroupe les trois énoncés de la différenciation ascendante; la consistance interne de ce facteur est aussi satisfaisante ( 0,71). Les trois énoncés de l identification ascendante composent un autre facteur, qui explique 14 % de la variance, et la consistance interne est encore une fois satisfaisante ( 0,74). Enfin, un dernier facteur regroupe les trois énoncés de la différenciation descendante qui, expliquant 7,5 % de la variance, présente un indice de consistance interne satisfaisant ( 0,66). Le Tableau 2 présente les scores moyens et les écarts types de chacun des mécanismes selon le sexe et le niveau scolaire des élèves. Les résultats de l analyse de la variance multivariée indiquent un effet significatif du sexe, F(4, 373) 4,72, p 0,01, mais pas du niveau scolaire ni de l interaction entre les facteurs. Les résultats des analyses univariées indiquent que l effet du sexe porte sur la différenciation ascendante, F(1, 379) 17,80, p 0,01, 2 0,045, et sur l identification descendante, F(1, 379) 5,76, p 0,05, 2 0,015; dans les deux cas, les scores des garçons sont inférieurs à ceux des filles. Particulièrement pour l identification descendante, la taille d effet est petite. L importance relative des mécanismes a été examinée à l aide de tests-t pairés. Comme dans l Étude 1, les résultats indiquent que les quatre mécanismes diffèrent entre eux et leur importance relative, qui s établit comme suit, est aussi identique : identification ascendante, différenciation descendante, différenciation ascendante et identification descendante. L examen des intercorrélations entre les mécanismes de comparaison de soi scolaire présentées dans le Tableau 3 (Étude 2) indique, comme dans l Étude 1, que l ensemble des relations sont positives et généralement peu élevées. Comme dans l Étude 1, une relation positive modérée entre la différenciation ascendante et l identification descendante est observée, ce qui suggère que, dans cet échantillon aussi, un élève qui tend à ne pas se reconnaître dans une cible positive tend plutôt à se reconnaître dans une cible négative. Deux différences sont cependant à noter entre les deux études : les relations positives mais peu élevées observées chez les élèves québécois entre l identification ascendante et la différenciation descendante d une part, et entre la différenciation descendante et l identification descendante d autre part, sont absentes chez les élèves grenoblois. Dans une seconde étape, une analyse confirmatoire identique à celle de l Étude1aété conduite sur les données. Les trois modèles ont de nouveau été testés. Les indices, présentés dans le Tableau 5 (Étude 2), permettent de conclure que le modèle théorique regroupant les énoncés sous les quatre mécanismes rend nettement mieux compte des données que les deux autres modèles. Discussion Le but général des deux études présentées dans cet article était de vérifier la validité du QCSS visant à mesurer quatre mécanismes de la comparaison de soi scolaire. L omniprésence des situations d évaluation en milieu scolaire constitue un contexte où se multiplient les occasions de se comparer et où le choix des cibles avec qui le faire est de nature variée. L esprit de ce questionnaire se fonde sur l importance de la comparaison sociale pour l élève comme moyen de développer des connaissances sur soi (Bandura, 1977; Festinger, 1954), en particulier sur sa compétence à accomplir les tâches qui lui incombent. Inspiré de l instrument de Van der Zee et al. (2000), le QCSS en diffère toutefois en regard de la situation d ancrage proposée, scolaire plutôt que l état de santé, et de l âge des personnes à qui il est destiné, enfants et jeunes adolescents plutôt qu adultes. Il reprend l idée que les réactions de la personne suite à une comparaison viennent de sa perception de l écart la séparant de la cible de comparaison, ce qui est appelé l effet d identification versus l effet de différenciation (Smith, 2000; Ybema & Buunk, 1995). Il reprend aussi l idée de Buunk et Ybema (1997) voulant que voir la position actuelle de la cible de comparaison comme son propre futur serait un signe clair d identification avec cette cible. Ceci nous a conduits à formuler les énoncés d identification de manière à mettre l accent sur l amélioration ou la détérioration constatée dans le fonctionnement de la cible de comparaison. La première étude menée auprès d élèves québécois et la seconde auprès d élèves de Grenoble ont permis d établir la présence des quatre facteurs postulés a priori. Bien que pouvant être considérés comme deux échantillons culturellement différents, la variance expliquée par l instrument est quasi identique dans l échantillon québécois (67 %) et grenoblois (66 %), et la consis-

10 QUESTIONNAIRE DE LA COMPARAISON DE SOI SCOLAIRE 9 tance interne de chaque facteur l est aussi. Rappelons que la stabilité temporelle sur une période de quatre semaines mesurée chez les élèves québécois est très bonne et que leurs scores aux quatre mécanismes ne sont pas modifiés par le délai entre les deux passations. De manière à valider notre modèle théorique dissociant les quatre mécanismes, il a été mis à l épreuve en le comparant à deux modèles alternatifs plausibles. Un de ceux-ci postulait, comme certains l ont montré (Gibbons & Buunk, 1999), l existence d une tendance à se comparer de sorte que le regroupement de tous les énoncés sur un même facteur aurait dû présenter des indices d adéquation meilleurs que ceux du modèle théorique. Comme nous l avons vu, ce n est pas le cas. Dans chacune des deux études, les indices de ce modèle unidimensionnel étaient non seulement moins bons que ceux du modèle théorique, mais ils étaient tout à fait insatisfaisants. Le second modèle, bidimensionnel, était organisé selon la valence positive et négative des émotions. Associées à des émotions positives, l identification ascendante et la différenciation descendante devaient composer un facteur, l autre l étant par l identification descendante et la différenciation ascendante associées à des émotions négatives. Dans chacune des deux études, si les indices de notre modèle théorique ont montré une adéquation très satisfaisante aux données, ceux du modèle bidimensionnel étaient insatisfaisants. L examen des scores moyens des élèves québécois et grenoblois a permis d établir que l importance relative accordée aux quatre mécanismes de la comparaison est semblable. Nous avons vu que l identification ascendante vient au premier rang, suivie de la différenciation descendante, suivie de la différenciation ascendante puis de l identification descendante. Nous n avons pas trouvé d étude faisant de telles comparaisons, mais la recension de Dijkstra et al. (2008) indique qu en milieu scolaire, la cible positive est généralement préférée à toute autre. S identifier à une cible positive et se différencier d une cible négative sont les deux mécanismes suscitant des émotions positives. Leur préférence pourrait indiquer que les élèves sont plus enclins à rechercher des émotions de ce type plutôt que les émotions négatives accompagnant la différenciation ascendante et encore plus l identification descendante. Deux constats ressortent des analyses selon le sexe et le niveau scolaire dans les deux échantillons. Le premier est que le niveau scolaire n est pas vraiment relié aux mécanismes. Cependant, même si trois niveaux scolaires sont représentés, les élèves sont tous encore à l école primaire. La manière dont évolue l importance des mécanismes de la comparaison sociale en milieu scolaire ne paraît pas avoir encore été étudiée, et une étude longitudinale serait souhaitable pour ce faire. Le second constat concerne les différences de sexe dans les deux études. Nous avons vu que dans l échantillon québécois, une seule différence de très faible ampleur distingue les garçons et les filles. La taille très grande de l échantillon suffit à expliquer que cette différence soit significative. Dans le cas de l échantillon d élèves grenoblois, deux différences sont apparues entre les garçons et les filles, et celle portant sur l identification descendante est aussi très faible et possiblement attribuable à la taille de l échantillon. Reste la différence sur le mécanisme de la différenciation ascendante, un peu plus conséquente, mais là encore, pas très importante. Dans ce cas, les garçons rapportent moins utiliser ce mécanisme que les filles. Nous n avons pas d explication avérée pour comprendre ce résultat. Notons toutefois que les deux différences ressortant dans l échantillon grenoblois portent sur les deux mécanismes associés à des émotions négatives. À titre purement spéculatif, on pourrait se demander si ces différences reflètent une tolérance un peu plus grande des filles à affronter de telles émotions. Selon certains, les différences sexuelles en matière d émotions sont enracinées dans les pratiques de socialisation qui amèneraient les garçons à réduire au maximum les émotions liées à la vulnérabilité, au sentiment de culpabilité, à la peur et à la douleur (Brody & Hall, 2008; McClure, 2000; Zeman & Garber, 1996). Concernant les interrelations entre les facteurs, tant dans l échantillon québécois que grenoblois, elles sont généralement positives. Ces résultats suggèrent une tendance des élèves à se comparer avec leurs camarades de classe (Gibbons & Buunk, 1999). Cependant, les liens entre les mécanismes sont peu élevés, ce qui appuient les résultats de l analyse confirmatoire et soutient l intérêt de considérer les quatre facteurs indépendamment les uns des autres. Deux corrélations diffèrent entre les deux échantillons. Elles concernent les relations positives entre l identification ascendante et la différenciation descendante d une part, et celle entre la différenciation descendante et l identification descendante d autre part, observées chez les élèves québécois, mais absentes dans l échantillon grenoblois. Rappelons que ces relations sont cependant peu élevées, de sorte que la différence entre les deux échantillons n est pas importante. Pour autant, si on accepte l idée que la présence de relations positives entre plusieurs des mécanismes reflète bien une propension générale à se comparer, celle-ci serait moins marquée chez les élèves grenoblois que chez ceux du Québec. On sait que certaines pratiques enseignantes, mettant l accent sur l importance de la performance et suscitant un climat de compétition, sont propices à augmenter la recherche de comparaison entre les élèves (Crooks, 1998; Kaplan, Gheen & Midgley, 2002). Il se peut que ce type de pratiques soit moins fréquent dans le système scolaire français que dans le système québécois, mais nous ne connaissons aucune étude ayant porté sur cette question. Conclusion Mis ensemble, les résultats des deux études nous conduisent à conclure que le QCSS proposé dans cet article a non seulement des caractéristiques psychométriques solides, mais est autant adapté à des élèves du Québec que de la France. Il s agit là d un avantage incontestable pour qui serait intéressé, par exemple, à examiner des questions relatives au rôle, à l importance ou aux conséquences des mécanismes de la comparaison de soi scolaire dans ces deux contextes culturels. Même quand elle est mal fondée, l évaluation négative de sa compétence a des effets nuisibles sur le fonctionnement et le rendement scolaires, ainsi que sur le bien-être psychologique de l élève (Bouffard et al., 2003; Bouffard, Vezeau, Chouinard & Marcotte, 2006). La comparaison de soi avec les camarades de classe est un des processus importants impliqués dans l évaluation de ses compétences. L outil inédit élaboré dans ce travail pourrait s avérer précieux sur le plan pratique en permettant aux acteurs du milieu éducatif (enseignants, éducateurs, psychologues, etc.) de mieux cerner les stratégies de comparaison de soi qu utilisent les élèves, en particulier ceux qui sont affectés par une évaluation négative de leurs capacités. Il pourrait permettre aux intervenants de définir des actions visant à éviter à de tels

11 10 BOUFFARD, PANSU, BOISSICAT, VEZEAU ET COTTIN élèves de s enfermer dans une spirale de comparaisons débilitantes susceptibles de miner encore plus leurs perceptions de compétence scolaire, et, à terme, de mettre en péril leur devenir scolaire. Abstract The general objective of the two studies reported in this paper was to validate a scale of mechanisms of comparison of academic self for 8 13 year-old pupils. The instrument focuses on four mechanisms of social comparison based on identification and contrast related to an upward or a downward target. A first study among a sample of Quebecer pupils (N 672) allowed to verify the factorial structure of the instrument and to show that the internal consistency of each factor and their temporal stability were satisfactory. The confirmatory factor analysis (CFA) revealed that compared to alternate models, the theoretical four factors model fits better with the data. A second study among a sample of French pupils (N 380) from France allowed to replicate the psychometric properties of the instrument. Taken together, the results of the two studies allowed concluding that the instrument of the mechanisms of comparison of academic self presents the characteristics of a reliable instrument that is easy to use and appropriate for research in the school domain. Keywords: social comparison, self academic comparison for children and adolescents, identification upward or downward, contrast upward or downward Références Aboud, F. E. (1985). Children s application of attribution principles to social comparisons. Child Development, 56, doi: / Allan, S., & Gilbert, P. (1995). A social comparison scale: Psychometric properties and relationship to psychopathology. Personality and Individual Differences, 19, doi: / (95)00086-l Bandura, A. (1977). Self-Efficacy: Toward a unifying theory of behavioral change. Psychological Review, 84, doi: / x Bandura, A. (1986). Social fondations of thought and action: A social cognitive theory. Englewood, É.-U. : Prentice Hall. Bentler, P. M. (1992). On the fit models to covariance methodology in the Bulletin, Psychological Bulletin, 112, doi: / Boggiano, A. K., & Ruble, D. N. (1979). Competence and the overjustification effect: A developmental study. Journal of Personality and Social Psychology, 37, doi: / Bong, M., & Skaalvik, E. M. (2003). Academic self-concept and selfefficacy: How different are they really? Educational Psychology Review, 15, doi: /a: Bordeleau, L. (2000). Le développement de la motivation des élèves en début de scolarisation (thèse de doctorat non publiée). Université du Québec à Montréal. Bouffard, T., Boisvert, M., & Vezeau, C. (2003). The illusion of incompetence and its correlates among elementary school children and their parents. Learning and Individual Differences, 14, doi: / j.lindif Bouffard, T., Chayer, M. H., & Sarrat-Vézina, E. (2011). Validation d un questionnaire du sentiment d imposteur pour enfants et adolescents (QSIEA). Revue canadienne des sciences du comportement, 43, Bouffard, T., & Couture, N. (2003). Motivational profile and academic achievement among students enrolled in different schooling tracks. Educational Studies, 29, doi: / Bouffard, T., Mariné, C., & Chouinard, R. (2004). Interdépendance des caractéristiques individuelles et contextuelles dans la motivation à apprendre. Revue des sciences de l éducation, XXX, 3 8. Bouffard, T., Markovits, H., Vezeau, C., Boisvert, M., & Dumas, C. (1998). The relation between accuracy of self-perception and cognitive development. British Journal of Educational Psychology, 68, doi: /j tb01294.x Bouffard, T., Vezeau, C., Chouinard, R., & Marcotte, G. (2006). L illusion d incompétence et les facteurs associés chez l élève du primaire. Revue française de pédagogie, 155, Bourque, J., Poulin, N., & Cleaver, A. F. (2006). Évaluation de l utilisation et de la présentation des résultats d analyses factorielles et d analyses en composantes principales en éducation. Revue des sciences de l éducation, 32, Bressoux, P., & Pansu, P. (2003). Quand les enseignants jugent leurs élèves. Paris, France : Presses universitaires de France. Brody, L. R., & Hall, J. A. (2008). Gender and emotion in context. Dans M. Lewis, J. M. Haviland-Jones & L. Feldman Barret (éds), Handbook of emotions (3e édition, pp ). New York, É.-U. : Guilford Press. Brown, M. W., & Cudeck, R. (1993). Alternative ways of assessing model fit. Dans K. A. Bollen & J. S. Long (éds), Testing structural equation models (pp ). Thousand Oaks, É.-U. : Sage Publications. Butler, R. (1998). Age trends in the use of social and temporal comparison for self-evaluation: Examination of a novel developmental hypothesis. Child Development, 69, Butler, R., & Marinov-Glassman, D. (1994). The effects of educational placement and grade level on the self-perceptions of low achievers and students with learning disabilities. Journal of Learning Disabilities, 27, doi: / Buunk, B. P., Collins, R. L., Taylor, S. E., Van Yperen, N. W., & Dakof, G. A. (1990). The affective consequences of social comparison: Either direction has its ups and downs. Journal of Personality and Social Psychology, 59, doi: / Buunk, B. P., Kuyper, H., & Van der Zee, Y. G. (2005). Affective response to social comparison in the classroom. Basic and Applied Social Psychology, 27, doi: /s basp2703_4 Buunk, B. P., & Ybema, J. F. (1997). Social comparison and occupational stress: The identification-contrast model. Dans B. P. Buunk & F. X. Gibbons (éds), Health, coping and well-being: Perspectives from social comparison theory (pp ). Hillsdale, É.-U. : Lawrence Erlbaum. Byrne, B. M. (2001). Equation modeling with AMOS: Basic concepts, applications, and programming. Mahwah, É.-U. : Lawrence Erlbaum. Chanal, J. P., & Sarrazin, P. G. (2007). Big fish little pond effect versus positive effect of upward comparisons in the classroom. How does one reconcile contradictory results? Revue Internationale de Psychologie Sociale, 20, Collins, R. L. (1996). For better or for worse: The impact of upward social comparisons on self-evaluation. Psychological Bulletin, 119, doi: / Comrey, A. L., & Lee, H. B. (1992). A first course in factor analysis (2 e éd.). Hillside, É.-U. : Lawrence Erlbaum. Cooney, G., Jahoda, A., Gumley, A., & Knott, F. (2006). Young people with intellectual disabilities attending mainstream and segregated schooling: Perceived stigma, social comparison and future aspirations. Journal of Intellectual Disability Research, 50, doi: / j x Cremeens, J., Eiser, C., & Blades, M. (2007). A qualitative investigation of school-aged children s answers to items from a generic quality of life measure. Child: Care, Health and Development, 33, doi: /j x Crooks, T. J. (1988). Classroom evaluation practices. Review of Educational Research, 58,

12 QUESTIONNAIRE DE LA COMPARAISON DE SOI SCOLAIRE 11 Davis, J. A. (1966). The campus as a frog pond: An application of the theory of relative deprivation to career decisions of college men. American Journal of Sociology, 72, doi: / Dijkstra, P., Kuyper, H., Van der Werf, G., Buunk, A. P., & Van der Zee, Y. G. (2008). Social comparison in the classroom: A review. Review of Educational Research, 78, doi: / Dumas, F., Huguet, P., Monteil, J., Rastouil, C., & Nezlek, J. B. (2005). Social comparison in the classroom: Is there a tendency to compare upward in elementary school? Current Research in Social Psychology, 10, Durand, C. (2003). L analyse factorielle et l analyse de fidélité. Document inédit. Université de Montréal. Fabrigar, L. R., Wegener, D. T., MacCallum, R. C., & Strahan, E. J. (1999). Evaluating the use of exploratory factor analysis in psychological research. Psychological Methods, 4, doi: / x Festinger, L. (1954). A theory of social comparison process. Human Relations, 7, doi: / Gibbons, F. X., & Buunk, B. P. (1999). Individual differences in social comparison: The development of a scale of social comparison orientation. Journal of Personality and Social Psychology, 76, doi: / Goethals, G. R., & Darley, J. M. (1977). Social comparison theory: An attributional approach. Dans J. M. Sulls & R. L. Miller (éds), Social comparison processes: Theoretical and empirical perspectives (pp ). Washington, É.-U. : Hemisphere. Gottfried, A. E. (1990). Academic intrinsic motivation in young elementary school children. Journal of Educational Psychology, 82, doi: / Guilbert, (1990). Évaluation psychométrique du concept de soi chez l enfant d âge scolaire (mémoire de maîtrise inédit). Université du Québec à Montréal. Harter, S. (1982). The perceived competence scale for children. Child Development, 53, doi: / Harter, S. (1986). Processes underlying the construction, maintenance and enhancement of the self-concept in children. Dans J. Suls & A. C. Greenwald (éds), Psychological perspectives on the self, vol. 3 (pp ). Hillsdale, É.-U. : Erlbaum. Harter, S. (1999). The construction of the self: A developmental perspective. New York, É.-U. : The Guilford Press. Kaplan, A., Gheen, M., & Midgley, C. (2002). Classroom goal structure and student disruptive behaviour. Bristish Journal of Educational Psychology, 72, doi: / Kline, R. B. (2005). Principles and practice of structural equation modeling (2 e éd.). New York, É.-U. : Guilford Press. Lockwood, P., & Kunda, Z. (1997). Superstars and me: Predicting the impact of role models on the self. Journal of Personality and Social Psychology, 73, doi: / Marsh, H. W. (1987). The big-fish-little-pond effect on academic selfconcept. Journal of Educational Psychology, 79, doi: / McClure, E. B. (2000). A meta-analytic review of sex differences in facial expression processing and their development in infants, children and adolescents. Psychological Bulletin, 126, doi: / McDonald, R. P., & Ho, M.-H. R. (2002). Principles and practice in reporting statistical equation analyses. Psychological Methods, 7, doi: / x Monteil, J. M., & Michinov, N. (2000). Effects of context and performance feedback on social comparison strategies among low-achievement students: Experimental studies. Cahiers de Psychologie Cognitive/Current Psychology of Cognition, 19, Mussweiler, T., Rüter, K., & Epstude, K. (2006). The why, who, and how of social comparison: A social-cognition perspective. Dans S. Guimond (éd.), Social comparison processes and levels of analysis. Understanding culture, intergroup relations and cognition (pp ). Cambridge, R.-U. : Cambridge University Press. Pett, M. A., Lackey, N. R., & Sullivan, J. J. (2003). Making sense of factor analysis. The use of factor analysis for instrument development in health care research. Thousand Oaks, É.-U. : Sage Publications. Pohlmann, J. T. (2004). Use and interpretation of factor analysis in The Journal of Educational Research: The Journal of Educational Research, 98, doi: /joer Ruble, D. N., Eisenberg, R., & Higgins, T. E. (1994). Developmental changes in achievement evaluation: Motivational implications of selfother differences. Child Development, 65, doi: / Ruble, D. N., & Frey, K. S. (1987). Social comparison and self-evaluation in the classroom: Developmental changes in knowledge and function. Dans J. C. Masters & W. P. Smith (éds), Social comparison, social justice and relative deprivation: Theorical empirical and policy perspectives (pp ). Hillsdale, É.-U. : Lawrence Erlbaum Associates. Russell, D. (2002). In search of underlying dimensions: The use (and abuse) of factor analysis. Personality and Social Psychology Bulletin, 28, doi: / Smith, R. (2000). Assimilative and contrastive reactions to upward and downward social comparisons. Dans J. Suls & L. Wheeler (éds), Handbook of social comparison (pp ). New York, É.-U. : Plenum. Suls, J., Martin, R., & Wheeler, L. (2002). Social comparison: Why, with whom, and with what effect? Current Directions in Psychology Science, 11, doi: / Taylor, S. E., & Lobel, M. (1989). Social comparison activity under threat: Downward evaluation and upward contacts. Psychological Review, 96, doi: / x Tigges, B. B. (2009). Psychometric properties of the Social Comparison Motives Scale. Journal of Nursing Measurement, 17, 29. doi: / VanderZee, K. I., Buunk, B. P., De Ruiter, J. H., Tempelaar, R., Van Sonderen, E., & Sanderman, R. (1996). Social comparison and the subjective well-being of cancer patients. Basic and Applied Social Psychology, 18, doi: /s basp1804_6 Van der Zee, K. I., Buunk, B. P., Sanderman, R., Botke, G., & Van Den Bergh, F. (2000). Social comparison and coping with cancer treatment. Personality and Individual Differences, 28, doi: /s (99) Wills, T. A. (1981). Downward comparison principles in social psychology. Psychological Bulletin, 90, doi: / Wood, J. V. (1996). What is social comparison and how should we study it? Personality and Social Psychology Bulletin, 22, doi : / Wood, J. V., Beech, M. G., Tylor, K. L., Michela, J. L., & Gaus, V. (1994). Strategies of social comparison among people with low self-esteem: Self-protection and self-enhancement. Journal of Personality and Social Psychology, 67, doi: / Ybema, J. F., & Buunk, B. P. (1995). Affective responses to social comparison: A study among disabled individuals, British Journal of Social Psychology, 34, doi: /j tb01064.x Zeman, J., & Garber, J. (1996). Display rules for anger, sadness and pain: It depends on who is watching. Child Development, 67, doi: / Reçu le 26 mars 2011 Révision reçue le 13 mars 2012 Accepté le 21 mars 2012

Actes du 25 ème colloque de l ADMEE-Europe Fribourg 2013 : Evaluation et autoévaluation, quels espaces de formation?

Actes du 25 ème colloque de l ADMEE-Europe Fribourg 2013 : Evaluation et autoévaluation, quels espaces de formation? Les qualités psychométriques de l évaluation de l enseignement par les étudiantes et les étudiants : impacts des modalités pédagogiques et de passation Léon Harvey, leon_harvey@uqar.ca, Université du Québec

Plus en détail

Habitudes et pratiques des élèves québécois de 10 ans au regard de la lecture

Habitudes et pratiques des élèves québécois de 10 ans au regard de la lecture Habitudes et pratiques des élèves québécois de 10 ans au regard de la lecture Document synthèse Par Geneviève Rodrigue, en collaboration avec Alain Carpentier, Joanne Munn, Valérie Saysset et Christian

Plus en détail

QMF-6. Questionnaire de Motivation à la réussite en Formation RÉSULTATS. Yann FORNER XV41ZUJK 15/04/2010 TATA. Féminin. Lycéens.

QMF-6. Questionnaire de Motivation à la réussite en Formation RÉSULTATS. Yann FORNER XV41ZUJK 15/04/2010 TATA. Féminin. Lycéens. Questionnaire de Motivation à la réussite en Formation Yann FORNER RÉSULTATS Nom: Sexe: 15/04/2010 Féminin Âge: 17 Étalonnage: Lycéens Introduction Le Questionnaire de Motivation en situation de Formation

Plus en détail

Guide d utilisation en lien avec le canevas de base du plan d intervention

Guide d utilisation en lien avec le canevas de base du plan d intervention Guide d utilisation en lien avec le canevas de base du plan d intervention Guide d utilisation en lien avec le canevas de base du plan d intervention À moins d indications contraires, toutes les définitions

Plus en détail

Table des matières. PREMIÈRE PARTIE Étapes initiales des études marketing 7

Table des matières. PREMIÈRE PARTIE Étapes initiales des études marketing 7 Table des matières Préface Public 1 Structure de l ouvrage 1 Caractéristiques de l ouvrage 3 Contenu 3 Pédagogie 4 Remarques sur l adaptation française 4 Ressources numériques 5 Biographie 6 PREMIÈRE PARTIE

Plus en détail

Position sociale et choix du conjoint : des différences marquées entre hommes et femmes. Mélanie Vanderschelden*

Position sociale et choix du conjoint : des différences marquées entre hommes et femmes. Mélanie Vanderschelden* Population, famille 1 Position sociale et choix du conjoint : des différences marquées entre hommes et femmes Mélanie Vanderschelden* Certaines professions sont nettement plus féminisées que d autres.

Plus en détail

I n t r o d u c t i o n Les étapes de la recherche à l a r e c h e r c h e

I n t r o d u c t i o n Les étapes de la recherche à l a r e c h e r c h e I n t r o d u c t i o n Les étapes de la recherche à l a r e c h e r c h e Les objectifs pédagogiques Savoir délimiter les trois phases distinctes de la recherche Savoir identifier, pour chacune des trois

Plus en détail

Louis-André Vallet (CNRS) Laboratoire de Sociologie Quantitative, CREST, UMR 2773 CNRS & INSEE

Louis-André Vallet (CNRS) Laboratoire de Sociologie Quantitative, CREST, UMR 2773 CNRS & INSEE Utiliser le modèle log-linéaire pour mettre au jour la structure du lien entre les deux variables d un tableau de contingence : un exemple d application à la mobilité sociale Louis-André Vallet (CNRS)

Plus en détail

d évaluation Objectifs Processus d élaboration

d évaluation Objectifs Processus d élaboration Présentation du Programme pancanadien d évaluation Le Programme pancanadien d évaluation (PPCE) représente le plus récent engagement du Conseil des ministres de l Éducation du Canada (CMEC) pour renseigner

Plus en détail

L ÉVALUATION DES COMPÉTENCES DISCIPLINAIRES ET LA PLACE DES CONNAISSANCES

L ÉVALUATION DES COMPÉTENCES DISCIPLINAIRES ET LA PLACE DES CONNAISSANCES L ÉVALUATION DES COMPÉTENCES DISCIPLINAIRES ET LA PLACE DES CONNAISSANCES Questions et éléments de réponse Principales références dans les encadrements ministériels Questions Éléments de réponse 1) L

Plus en détail

La crise économique vue par les salariés français

La crise économique vue par les salariés français La crise économique vue par les salariés français Étude du lien entre la performance sociale et le contexte socioéconomique Baggio, S. et Sutter, P.-E. La présente étude s intéresse au lien entre cette

Plus en détail

TABLEAU 5 Nombre moyen (et écarts types) de mots produits selon le niveau scolaire et les trois conditions de révision

TABLEAU 5 Nombre moyen (et écarts types) de mots produits selon le niveau scolaire et les trois conditions de révision Dans ce tableau, si le chercheur ne s intéresse pas aux notes item par item mais simplement à la note globale, alors il conservera seulement les première et dernière colonnes et calculera des statistiques

Plus en détail

POLITIQUE INSTITUTIONNELLE D ÉVALUATION DES PROGRAMMES D ÉTUDES

POLITIQUE INSTITUTIONNELLE D ÉVALUATION DES PROGRAMMES D ÉTUDES POLITIQUE INSTITUTIONNELLE D ÉVALUATION DES PROGRAMMES D ÉTUDES Table des matières 1. Finalité et objectifs de la Politique...4 2. Principes...5 3. L évaluation des programmes...6 3.1 Déroulement de l

Plus en détail

Mon portrait Renseignements généraux Les renseignements généraux font état des principales caractéristiques du jeune. On y trouve quand, où et avec

Mon portrait Renseignements généraux Les renseignements généraux font état des principales caractéristiques du jeune. On y trouve quand, où et avec MON PORTRAIT Ce portrait, obtenu à partir du questionnaire en ligne, permet de structurer l échange avec le jeune en vue de planifier les actions à entreprendre. Il procure à celui-ci un bilan de ses réponses

Plus en détail

APPRENDRE À LIRE ACTION CONCERTÉE POUR LE SOUTIEN À LA RECHERCHE EN LECTURE

APPRENDRE À LIRE ACTION CONCERTÉE POUR LE SOUTIEN À LA RECHERCHE EN LECTURE APPRENDRE À LIRE ACTION CONCERTÉE POUR LE SOUTIEN À LA RECHERCHE EN LECTURE ...... SOMMAIRE.. LES FACTEURS DE PROTECTION CONTRE L ÉCHEC EN LECTURE, AU DÉBUT DE LA SCOLARISATION CONCERNANT L ÉLÈVE : Développer

Plus en détail

DOCUMENT D INFORMATION

DOCUMENT D INFORMATION DOCUMENT D INFORMATION Devenir citoyens : sondage d opinion auprès des Canadiens et des Canadiennes Commandé par la Fondation Pierre Elliott Trudeau en collaboration avec l Université Dalhousie Objet :

Plus en détail

MOI-questionnaire sur le concept de soi

MOI-questionnaire sur le concept de soi MOI-questionnaire sur le concept de soi Wilfrid LAROCHELLE QUEBEC conseiller d'orientation Atelier de pratique :français / Workshop of practices :French Nom des intervenants & Institutions d appartenance

Plus en détail

DIAGNOSTIC DE LA FORMATION DES PERSONNES HANDICAPÉES VUE D ENSEMBLE

DIAGNOSTIC DE LA FORMATION DES PERSONNES HANDICAPÉES VUE D ENSEMBLE DIAGNOSTIC DE LA FORMATION DES PERSONNES HANDICAPÉES VUE D ENSEMBLE JANVIER 2014 INTRODUCTION Le CAMO pour personnes handicapées souhaitait établir un portrait de la situation de la formation des personnes

Plus en détail

RISQUE, COMPORTEMENT ET CONVICTIONS DES INVESTISSEURS RÉSUMÉ

RISQUE, COMPORTEMENT ET CONVICTIONS DES INVESTISSEURS RÉSUMÉ RISQUE, COMPORTEMENT ET CONVICTIONS DES INVESTISSEURS RÉSUMÉ Rédigé par Edwin L. Weinstein, Ph.D., C.Psych. The Brondesbury Group Résumé Le présent sondage a pour objectif premier de cerner les facteurs

Plus en détail

«Lorsque j ai appris que. j avais un cancer du sein, j ai eu peur de l avoir transmis à mes enfants.» Prendre soin de soi.

«Lorsque j ai appris que. j avais un cancer du sein, j ai eu peur de l avoir transmis à mes enfants.» Prendre soin de soi. Prendre soin de soi Lorsque vous avez reçu le diagnostic de cancer du sein, vous avez peut-être eu peur que cela arrive aussi à vos enfants à cause du lien qui vous unit. En tant que parent, il est tout

Plus en détail

en Mauricie et au Centre-du-Québec, ESCC cycle 1.1 (2000-2001)

en Mauricie et au Centre-du-Québec, ESCC cycle 1.1 (2000-2001) Analyse des données de santé mentale -, ESCC cycle 1.1 (2000-) Avant-propos Ce document traite des principaux résultats régionaux de l ESCC 1.1 portant sur la santé mentale. Les indicateurs présentés ici

Plus en détail

Critères de Choix d une Echelle de Qualité De Vie. Etudes cliniques dans l autisme. Introduction

Critères de Choix d une Echelle de Qualité De Vie. Etudes cliniques dans l autisme. Introduction Critères de Choix d une Echelle de Qualité De Vie Etudes cliniques dans l autisme Marie-Christine Picot Congrès Epsylon 5 avril 2013 Introduction Mesurer la Qualité de Vie liée à la Santé : Evaluer les

Plus en détail

Politique de soutien à la réussite aux études de 1 er cycle

Politique de soutien à la réussite aux études de 1 er cycle ANNEXE 2006-CA505-09-R5077 Politique de soutien à la réussite aux études de 1 er cycle Décanat des études de premier cycle Février 2006 Énoncé de politique l Université s engage à soutenir l étudiant dans

Plus en détail

Commission des Outils d évaluation pour les Humanités générales et technologiques. Présentation générale des outils

Commission des Outils d évaluation pour les Humanités générales et technologiques. Présentation générale des outils Commission des Outils d évaluation pour les Humanités générales et technologiques Présentation générale des outils 1. Généralités 1.1. Cadre institutionnel Le décret du 24 juillet 1997 sur les missions

Plus en détail

FORMULATING INFORMATION SYSTEMS RISK MANAGEMENT STRATEGIES THROUGH CULTURAL THEORY

FORMULATING INFORMATION SYSTEMS RISK MANAGEMENT STRATEGIES THROUGH CULTURAL THEORY FORMULATING INFORMATION SYSTEMS RISK MANAGEMENT STRATEGIES THROUGH CULTURAL THEORY I- Le processus de risk management selon ISO 27001(2005), NSIT : 8000 (2002) et Frosdick (1997) : Ce processus inclut

Plus en détail

L évaluation du transfert des apprentissages suite à un programme de perfectionnement

L évaluation du transfert des apprentissages suite à un programme de perfectionnement L évaluation du transfert des apprentissages suite à un programme de perfectionnement Johann Jacob, M.A.P. et Richard Marceau, Ph. D. Centre de recherche et d expertise en évaluation (CREXE) Colloque annuel

Plus en détail

Concordance entre le SOGS-RA et les critères du jeu pathologique du DSM-IV chez les jeunes

Concordance entre le SOGS-RA et les critères du jeu pathologique du DSM-IV chez les jeunes Résumé de recherche Concordance entre le SOGS-RA et les critères du jeu pathologique du DSM-IV chez les jeunes Robert Ladouceur, Ph.D. 1 Francine Ferland, Ph.D. Christiane Poulin, M.D., M.Sc., F.R.C.P.C.

Plus en détail

LE PROBLÈME DE RECHERCHE ET LA PROBLÉMATIQUE

LE PROBLÈME DE RECHERCHE ET LA PROBLÉMATIQUE LE PROBLÈME DE RECHERCHE ET LA PROBLÉMATIQUE Un problème de recherche est l écart qui existe entre ce que nous savons et ce que nous voudrions savoir à propos d un phénomène donné. Tout problème de recherche

Plus en détail

Disparités entre les cantons dans tous les domaines examinés

Disparités entre les cantons dans tous les domaines examinés Office fédéral de la statistique Bundesamt für Statistik Ufficio federale di statistica Uffizi federal da statistica Swiss Federal Statistical Office EMBARGO: 02.05.2005, 11:00 COMMUNIQUÉ DE PRESSE MEDIENMITTEILUNG

Plus en détail

UTILISATION DES SERVICES GOUVERNEMENTAUX DE LANGUE FRANÇAISE

UTILISATION DES SERVICES GOUVERNEMENTAUX DE LANGUE FRANÇAISE UTILISATION DES SERVICES GOUVERNEMENTAUX DE LANGUE FRANÇAISE Une étude auprès des Acadiens et francophones de la Nouvelle-Écosse sur les facteurs associés à l utilisation des services gouvernementaux en

Plus en détail

L ENQUÊTE : ENTRETIEN ET QUESTIONNAIRE

L ENQUÊTE : ENTRETIEN ET QUESTIONNAIRE Hervé Fenneteau L ENQUÊTE : ENTRETIEN ET QUESTIONNAIRE 3 e édition Conseiller éditorial : Frédéric Poulon Dunod, 2015 5 rue Laromiguière, 75005 Paris www.dunod.com ISBN 978-2-10-072234-1 Sommaire Avant-propos

Plus en détail

Guide francophone d analyse systématique des articles scientifiques (GFASAS) S. Tétreault 1, E. Sorita, A. Ryan & A. Ledoux (2013)

Guide francophone d analyse systématique des articles scientifiques (GFASAS) S. Tétreault 1, E. Sorita, A. Ryan & A. Ledoux (2013) Guide francophone d analyse systématique des articles scientifiques (GFASAS) S. Tétreault 1, E. Sorita, A. Ryan & A. Ledoux (2013) Considérant le nombre d articles scientifiques disponibles, il est essentiel

Plus en détail

ÉCOLE SUPERIEURE D ÉDUCATRICES ET D EDUCATEURS DE L ENFANCE (ESEDE- CFPS)

ÉCOLE SUPERIEURE D ÉDUCATRICES ET D EDUCATEURS DE L ENFANCE (ESEDE- CFPS) ÉCOLE SUPERIEURE D ÉDUCATRICES ET D EDUCATEURS DE L ENFANCE (ESEDE- CFPS) ÉPREUVES DE SELECTION INFORMATIONS AUX CANDIDAT- S- ES* *Afin de faciliter la lecture, les termes désignant les personnes s appliquent

Plus en détail

1. Les tests passés lors de la Journée Défense et Citoyenneté (JDC)

1. Les tests passés lors de la Journée Défense et Citoyenneté (JDC) LES JEUNES FACE A L ECRIT UN NOUVEAU DISPOSITIF D EVALUATION MASSIVE DE LEURS PERFORMANCES EN LECTURE Thierry Rocher* * DEPP, thierry.rocher@education.gouv.fr Mots-clés : illettrisme, test automatisé,

Plus en détail

NORME INTERNATIONALE D AUDIT 620 UTILISATION DES TRAVAUX D UN EXPERT DESIGNE PAR L AUDITEUR

NORME INTERNATIONALE D AUDIT 620 UTILISATION DES TRAVAUX D UN EXPERT DESIGNE PAR L AUDITEUR NORME INTERNATIONALE D AUDIT 620 UTILISATION DES TRAVAUX D UN EXPERT DESIGNE PAR L AUDITEUR Introduction (Applicable aux audits d états financiers pour les périodes ouvertes à compter du 15 décembre 2009)

Plus en détail

Bilan des activités Séguin, R., Barsalou-Verge, X., Gagnon M.M., & Dagenais, C.

Bilan des activités Séguin, R., Barsalou-Verge, X., Gagnon M.M., & Dagenais, C. Les communautés rencontrées dans le cadre du projet Bilan des activités Séguin, R., Barsalou-Verge, X., Gagnon M.M., & Dagenais, C. LE PROGRAMME DE FORMATIONS Le programme de s vise à contribuer au développement

Plus en détail

Texte 9 Analyse des causes de la non-persistance Études portant sur la non-persistance dans trois programmes du Collège

Texte 9 Analyse des causes de la non-persistance Études portant sur la non-persistance dans trois programmes du Collège Texte 9 Analyse des causes de la non-persistance Études portant sur la non-persistance dans trois programmes du Collège LASNIER, Monique. Plan institutionnel d'aide à la réussite et à la persistance.collège

Plus en détail

Il y a trois types principaux d analyse des résultats : l analyse descriptive, l analyse explicative et l analyse compréhensive.

Il y a trois types principaux d analyse des résultats : l analyse descriptive, l analyse explicative et l analyse compréhensive. L ANALYSE ET L INTERPRÉTATION DES RÉSULTATS Une fois les résultats d une investigation recueillis, on doit les mettre en perspective en les reliant au problème étudié et à l hypothèse formulée au départ:

Plus en détail

Portrait statistique des immigrants anglophones au Québec

Portrait statistique des immigrants anglophones au Québec Portrait statistique des immigrants anglophones au Québec Lorna Jantzen en collaboration avec Fernando Mata Février, 2012 Recherche et Évaluation Les points de vue et les opinions exprimés dans le présent

Plus en détail

des hôpitaux des Territoires du Nord-Ouest

des hôpitaux des Territoires du Nord-Ouest Questionnaire sur la satisfaction du service des hôpitaux des Territoires du Nord-Ouest Fort Smith Mars 5 TABLE DES MATIÈRES APERÇU..................................................... 2 MÉTHODOLOGIE

Plus en détail

Introduction. Études classiques font généralement varier 3 niveaux de peur. Principe de l utilisation de la peur en marketing social

Introduction. Études classiques font généralement varier 3 niveaux de peur. Principe de l utilisation de la peur en marketing social Notion de peur Introduction «Facteur indispensable à la survie des espèces car sans elle, une indifférence totale s installe par rapport à la mort» (Dantzer, 1989) Études classiques font généralement varier

Plus en détail

LES MÉTHODES D INVESTIGATION

LES MÉTHODES D INVESTIGATION LES MÉTHODES D INVESTIGATION Une méthode d investigation est une procédure définie qui permet d interroger scientifiquement une certaine réalité. Pour appréhender un phénomène, tout chercheur doit faire

Plus en détail

ET TENDANCES DÉMOGRAPHIQUES. Service Analyse du marché Fédération des chambres immobilières du Québec Février 2010

ET TENDANCES DÉMOGRAPHIQUES. Service Analyse du marché Fédération des chambres immobilières du Québec Février 2010 MARCHÉ DE LA REVENTE ET TENDANCES DÉMOGRAPHIQUES AU QUÉBEC Service Analyse du marché Fédération des chambres immobilières du Québec Février 2010 Ce texte reprend les faits saillants du rapport Perspectives

Plus en détail

Rapport sur la formation «Méthodes d analyses quantitatives pour la psychologie» (du 24/10 au 27/10/2011, Oran, Algérie)

Rapport sur la formation «Méthodes d analyses quantitatives pour la psychologie» (du 24/10 au 27/10/2011, Oran, Algérie) Rapport sur la formation «Méthodes d analyses quantitatives pour la psychologie» (du 24/10 au 27/10/2011, Oran, Algérie) Introduction Dans le cadre du projet Européen Tempus 159287-2009 «Développement

Plus en détail

Rapport pour Syndicat des professionnelles et professionnels du gouvernement du Québec

Rapport pour Syndicat des professionnelles et professionnels du gouvernement du Québec Rapport pour Syndicat des professionnelles et professionnels du gouvernement du Québec Programme de bourses Fonds commémoratif Louise-Montpetit-Morisseau Développement et validation de l échelle de mesure

Plus en détail

Votre Énoncé de politique de placement. exemple. Date : 21/03/10. Téléphone : (123) 456-7890. Téléphone : (123) 456-7890

Votre Énoncé de politique de placement. exemple. Date : 21/03/10. Téléphone : (123) 456-7890. Téléphone : (123) 456-7890 Votre Énoncé de politique de placement Date : 21/03/10 Préparé pour : Adresse : Province : Code postal : Jean Untel 123, rue Untel Ontario A1B 2C3 Téléphone : (123) 456-7890 Préparé par : Adresse : Province

Plus en détail

é d u c a t i on n a t i o n a l e ÉVALUATIONS NATIONALES CM2 Des résultats aux perspectives pédagogiques

é d u c a t i on n a t i o n a l e ÉVALUATIONS NATIONALES CM2 Des résultats aux perspectives pédagogiques é d u c a t i on n a t i o n a l e ÉVALUATIONS NATIONALES CM2 Des résultats aux perspectives pédagogiques Evaluation des des élèves en CM2 Constats et perspectives pédagogiques pour les écoles de l Hérault

Plus en détail

L ACP sous SPSS. À Propos de ce document. Introduction

L ACP sous SPSS. À Propos de ce document. Introduction L ACP sous SPSS À Propos de ce document... Introduction... La démarche à suivre sous SPSS.... «Descriptives».... «Extraction».... «Rotation».... «Scores».... «Options»... Analyse des résultats.... Les

Plus en détail

Etude relative aux rapports des présidents sur les procédures de contrôle interne et de gestion des risques pour l exercice 2011

Etude relative aux rapports des présidents sur les procédures de contrôle interne et de gestion des risques pour l exercice 2011 Etude relative aux rapports des présidents sur les procédures de contrôle interne et de gestion des risques pour l exercice 2011 SOMMAIRE Synthèse et Conclusion... 1 Introduction... 4 1. La description

Plus en détail

I. LE CAS CHOISI PROBLEMATIQUE

I. LE CAS CHOISI PROBLEMATIQUE I. LE CAS CHOISI Gloria est une élève en EB4. C est une fille brune, mince avec un visage triste. Elle est timide, peureuse et peu autonome mais elle est en même temps, sensible, serviable et attentive

Plus en détail

(Statistical Package for the Social Sciences)

(Statistical Package for the Social Sciences) Initiation à l utilisation de SPSS (Statistical Package for the Social Sciences) 1 SPSS 2 3 Plan de l exposé Faire une recherche (bibliographique) sur le test; Définir le test à mesurer; Expliquer les

Plus en détail

Introduction à l'analyse statistique des données

Introduction à l'analyse statistique des données INTRODUCTION À L'ANALYSE STATISTIQUE DES DONNÉES CONCEPTS DE BASE Un certain nombre de concepts, préalables indispensables à la compréhension des analyses présentées, sont définis ici. De même pour quelques

Plus en détail

Organisation de dispositifs pour tous les apprenants : la question de l'évaluation inclusive

Organisation de dispositifs pour tous les apprenants : la question de l'évaluation inclusive Organisation de dispositifs pour tous les apprenants : la question de l'évaluation inclusive Transcription et traduction de la communication de Verity DONNELLY colloque Éducation inclusive, la question

Plus en détail

Pistes d intervention pour les enfants présentant un retard global de développement

Pistes d intervention pour les enfants présentant un retard global de développement Pistes d intervention pour les enfants présentant un retard global de développement Pistes d intervention pour les enfants présentant un retard global de développement, MELS, novembre 2011 Page 1 Document

Plus en détail

Culture Générale version corporate

Culture Générale version corporate Culture Générale version corporate Fiche technique CENTRAL TEST www.centraltest.fr www.centraltest.ca www.centraltest.es www.centraltest.de www.centraltest.com Siège social : 18-20, rue Claude Tillier

Plus en détail

Recommandations pour la rédaction du mémoire de MASTER 1 ère année en psychologie sociale, du travail et ressources humaines

Recommandations pour la rédaction du mémoire de MASTER 1 ère année en psychologie sociale, du travail et ressources humaines Recommandations pour la rédaction du mémoire de MASTER 1 ère année en psychologie sociale, du travail et ressources humaines Isabel Urdapilleta Responsable Pédagogique du Master 1 psychologie sociale,

Plus en détail

Bureau du surintendant des institutions financières

Bureau du surintendant des institutions financières Bureau du surintendant des institutions financières Rapport d audit interne portant sur les Services d évaluation des risques liés aux marchés financiers du Groupe du soutien de la surveillance (SERMF-GSS)

Plus en détail

Motivation et confiance en soi : les clés de la réussite?

Motivation et confiance en soi : les clés de la réussite? Fédération des Associations de Parents de l Enseignement Officiel Motivation et confiance en soi : les clés de la réussite? Avec la participation de : Julie Martina Équipe de rédaction : Christophe Desagher

Plus en détail

Pour une population plus active. L école, un milieu stimulant

Pour une population plus active. L école, un milieu stimulant Pour une population plus active L école, un milieu stimulant Quelle est la meilleure manière d amener les personnes sédentaires à faire régulièrement de l activité physique? Voilà la question sur laquelle

Plus en détail

Item 169 : Évaluation thérapeutique et niveau de preuve

Item 169 : Évaluation thérapeutique et niveau de preuve Item 169 : Évaluation thérapeutique et niveau de preuve COFER, Collège Français des Enseignants en Rhumatologie Date de création du document 2010-2011 Table des matières ENC :...3 SPECIFIQUE :...3 I Différentes

Plus en détail

Norme internationale d information financière 2 Paiement fondé sur des actions

Norme internationale d information financière 2 Paiement fondé sur des actions Norme internationale d information financière 2 Paiement fondé sur des actions Norme internationale d information financière 2 Paiement fondé sur des actions OBJECTIF 1 L objectif de la présente Norme

Plus en détail

Le montant des garanties constituées aux fins du STPGV est-il excessif?

Le montant des garanties constituées aux fins du STPGV est-il excessif? Le montant des garanties constituées aux fins du STPGV est-il excessif? Kim McPhail et Anastasia Vakos* L e système canadien de transfert des paiements de grande valeur (STPGV) sert à effectuer les paiements

Plus en détail

LA CLAIRVOYANCE NORMATIVE : UNE QUESTION D INTELLIGENCE? PAR

LA CLAIRVOYANCE NORMATIVE : UNE QUESTION D INTELLIGENCE? PAR LA CLAIRVOYANCE NORMATIVE : UNE QUESTION D INTELLIGENCE? PAR DANIEL PASQUIER, CABINET AVENIR & ENTREPRISE, SAINT-JEAN DE BRAYE LABORATOIRE P.R.I.S., ROUEN & PATRICK VALÉAU, UNIVERSITE DE SAINT-DENIS DE

Plus en détail

L engagement et le désengagement des jeunes dans le sport. Le projet européen PAPA et l Empowering Coaching TM

L engagement et le désengagement des jeunes dans le sport. Le projet européen PAPA et l Empowering Coaching TM L engagement et le désengagement des jeunes dans le sport. Le projet européen PAPA et l Empowering Coaching TM Tenero, 25-26.01.2013 Prof. Philippe Sarrazin Laboratoire Sport et Environnement Social Université

Plus en détail

REPÈRES 15. Violences physiques ou sexuelles au sein du ménage*

REPÈRES 15. Violences physiques ou sexuelles au sein du ménage* REPÈRES 15 Juillet 2011 n Directeur de la publication : André-Michel VENTRE, Directeur de l INHESJ Rédacteur en chef : Christophe SOULLEZ, chef du département de l ONDRP Violences physiques ou sexuelles

Plus en détail

Stratégies métacognitives. Leur intégration dans la classe de FLE (1) 1- Introduction 2- Domaine d action 3- L apport théorique

Stratégies métacognitives. Leur intégration dans la classe de FLE (1) 1- Introduction 2- Domaine d action 3- L apport théorique Stratégies métacognitives. Leur intégration dans la classe de FLE (1) Raquel Partemi rpartemi@logos.uncu.edu.ar María Cristina Azcona sanchere@speedy.com.ar Noemí Jiménez castellotejimenez@yahoo.com.ar

Plus en détail

CONSEILS POUR LA REDACTION DU RAPPORT DE RECHERCHE. Information importante : Ces conseils ne sont pas exhaustifs!

CONSEILS POUR LA REDACTION DU RAPPORT DE RECHERCHE. Information importante : Ces conseils ne sont pas exhaustifs! CONSEILS POUR LA REDACTION DU RAPPORT DE RECHERCHE Information importante : Ces conseils ne sont pas exhaustifs! Conseils généraux : Entre 25 et 60 pages (hormis références, annexes, résumé) Format d un

Plus en détail

En direct de la salle de presse du Journal virtuel

En direct de la salle de presse du Journal virtuel Français En direct de la salle de presse du Journal virtuel Écrire des textes variés Guide En direct de notre salle de presse Guide R ENSEIGNEMENTS GÉNÉRA UX EN DIRECT DE NOTRE SA LLE DE PRESSE MISE À

Plus en détail

note d Les élèves de 15 ans en France selon PISA 2012 en culture mathématique : baisse des performances et augmentation des inégalités depuis 2003

note d Les élèves de 15 ans en France selon PISA 2012 en culture mathématique : baisse des performances et augmentation des inégalités depuis 2003 note d informationdécembre 13.31 En mai 2012, 5 700 élèves de 15 ans scolarisés dans les collèges et lycées français ont participé aux épreuves de l enquête PISA ainsi que leurs homologues de 64 autres

Plus en détail

Document d orientation sur les allégations issues d essais de non-infériorité

Document d orientation sur les allégations issues d essais de non-infériorité Document d orientation sur les allégations issues d essais de non-infériorité Février 2013 1 Liste de contrôle des essais de non-infériorité N o Liste de contrôle (les clients peuvent se servir de cette

Plus en détail

Politiques canadiennes de soins de santé primaires L évolution de la réforme. www.fcrss.ca. Janvier 2012. John Marriott

Politiques canadiennes de soins de santé primaires L évolution de la réforme. www.fcrss.ca. Janvier 2012. John Marriott Politiques canadiennes de soins de santé primaires L évolution de la réforme www.fcrss.ca Janvier 2012 Ann L. Mable John Marriott La présente synthèse est la première d une série d études que publiera

Plus en détail

L instrumentation dans la collecte des données

L instrumentation dans la collecte des données L instrumentation dans la collecte des données L étude des documents écrits par la méthode des traceurs Danielle Paquette INTRODUCTION La méthode des traceurs est une méthode qualitative utilisée en sciences

Plus en détail

Appréhender l'évaluation dans la relation complexe "enseignement-motivationacquisition"

Appréhender l'évaluation dans la relation complexe enseignement-motivationacquisition Appréhender l'évaluation dans la relation complexe "enseignement-motivationacquisition" Pascal Bressoux Université Pierre-Mendès-France, Grenoble Laboratoire des Sciences de l Education Institut Universitaire

Plus en détail

Sylvie Cartier et Manon Théorêt professeures au département de psychopédagogie et d andragogie et Catherine Hébert, assistante de recherche

Sylvie Cartier et Manon Théorêt professeures au département de psychopédagogie et d andragogie et Catherine Hébert, assistante de recherche RAPPORT DE RECHERCHE LIRE POUR APPRENDRE : UNE COMPÉTENCE À MAÎTRISER, MISE EN ŒUVRE EN PREMIÈRE SECONDAIRE Collaboration entre L Université de Montréal Sylvie Cartier et Manon Théorêt professeures au

Plus en détail

La Menace du Stéréotype

La Menace du Stéréotype La Menace du Stéréotype Fabrice GABARROT Bureau M6158 - Uni Mail Université de Genève 40, Bld du Pont d'arve CH-1205 Genève SUISSE Courriel : Fabrice.Gabarrot@pse.unige.ch Les stéréotypes sont, pour simplifier,

Plus en détail

EVALUATION DE LA QUALITE DES SONDAGES EN LIGNE : CAS D UN SONDAGE D OPINION AU BURKINA FASO

EVALUATION DE LA QUALITE DES SONDAGES EN LIGNE : CAS D UN SONDAGE D OPINION AU BURKINA FASO EVALUATION DE LA QUALITE DES SONDAGES EN LIGNE : CAS D UN SONDAGE D OPINION AU BURKINA FASO Auteur Baguinébié Bazongo 1 Ingénieur Statisticien Economiste Chef de l Unité de recherche à l Institut national

Plus en détail

Réduire la dette étudiante. Les raisons de la baisse de l endettement des étudiants universitaires au Manitoba

Réduire la dette étudiante. Les raisons de la baisse de l endettement des étudiants universitaires au Manitoba Réduire la dette étudiante Les raisons de la baisse de l endettement des étudiants universitaires au Manitoba Publié en 2007 par la Fondation canadienne des bourses d études du millénaire 1000, rue Sherbrooke

Plus en détail

L impact de la libre circulation des personnes sur les salaires en Suisse

L impact de la libre circulation des personnes sur les salaires en Suisse L impact de la libre circulation des personnes sur les salaires en Suisse L accord sur la libre circulation des personnes (ALCP) avec les États de l UE et de l AELE, entré en vigueur en juin, marque un

Plus en détail

RAPPORT DE RECHERCHE DE L

RAPPORT DE RECHERCHE DE L RAPPORT DE RECHERCHE DE L NOVEMBRE 2011 L offre d emploi de langue minoritaire des institutions publiques au Québec et au Canada. Les secteurs de l enseignement, de la santé et des services sociaux et

Plus en détail

Des plans personnalisés de renforcement du comportement 10

Des plans personnalisés de renforcement du comportement 10 Des plans personnalisés de renforcement du comportement 10 «un plan de renforcement du comportement est un document qui a pour but de modifier le comportement des adultes en espérant que si le comportement

Plus en détail

médicale canadienne, l Institut canadien d information sur la santé, Santé Canada et le Collège royal des médecins et chirurgiens du Canada.

médicale canadienne, l Institut canadien d information sur la santé, Santé Canada et le Collège royal des médecins et chirurgiens du Canada. DEPUIS PLUSIEURS ANNÉES, la Fédération des médecins omnipraticiens du Québec (FMOQ) interroge ses membres sur plusieurs aspects touchant leur pratique professionnelle à l aide de sondages, de groupes de

Plus en détail

Enquête mensuelle de conjoncture auprès des ménages

Enquête mensuelle de conjoncture auprès des ménages Note Méthodologique Dernière mise à jour : 27-1-214 Enquête mensuelle de conjoncture auprès des ménages Présentation de l enquête L Insee réalise depuis janvier 1987 l enquête mensuelle de conjoncture

Plus en détail

11. Evaluation de la qualité des essais

11. Evaluation de la qualité des essais 11. Evaluation de la qualité des essais L évaluation de la qualité méthodologique d un essai thérapeutique est une tâche difficile [117]. L essai thérapeutique contrôlé randomisé est considéré comme étant

Plus en détail

Indications pour traiter les cas de gestion des ressources humaines

Indications pour traiter les cas de gestion des ressources humaines Indications pour traiter les cas de gestion des ressources humaines 1 DEFINITION Un cas est une histoire racontée à propos d un ou plusieurs problèmes de gestion qui appelle une réflexion à propos des

Plus en détail

Écoutez ce qui se dit sur l épargne-retraite au Canada

Écoutez ce qui se dit sur l épargne-retraite au Canada MARS 2014 ÉCHEC ET MAT! LES RÉGIMES D ÉPARGNE EN MILIEU DE TRAVAIL : UNE SOLUTION GAGNANTE POUR LES CANADIENS EN VUE DE LA RETRAITE Notre 6 e sondage annuel Indice canadien de report de la retraite montre

Plus en détail

Recherche intervention évaluative visant l optimisation de l environnement psychosocial et organisationnel du travail du personnel soignant

Recherche intervention évaluative visant l optimisation de l environnement psychosocial et organisationnel du travail du personnel soignant Recherche intervention évaluative visant l optimisation de l environnement psychosocial et organisationnel du travail du personnel soignant Décembre 2004 Renée Bourbonnais, PhD Michel Vézina, PhD Pierre

Plus en détail

Dossier : 02 11 98 Date : 20030506. Commissaire : M e Diane Boissinot MICHAËLLA LESSARD. Demanderesse MULTI-RESSOURCES. Entreprise DÉCISION OBJET

Dossier : 02 11 98 Date : 20030506. Commissaire : M e Diane Boissinot MICHAËLLA LESSARD. Demanderesse MULTI-RESSOURCES. Entreprise DÉCISION OBJET Dossier : 02 11 98 Date : 20030506 Commissaire : M e Diane Boissinot MICHAËLLA LESSARD Demanderesse c. MULTI-RESSOURCES Entreprise DÉCISION OBJET DEMANDE D EXAMEN DE MÉSENTENTE EN MATIÈRE D ACCÈS (art.

Plus en détail

TECHNIQUES DE RECHERCHE SOCIALE RESSOURCES POUR LES EMPLOYEURS

TECHNIQUES DE RECHERCHE SOCIALE RESSOURCES POUR LES EMPLOYEURS TECHNIQUES DE RECHERCHE SOCIALE RESSOURCES POUR LES EMPLOYEURS Département de techniques de recherche sociale Collège de Rosemont 6400, 16 e Avenue, Montréal (Québec) H1X 2S9 Téléphone 514 376-1620, poste

Plus en détail

La formation professionnelle continue au Grand-Duché de Luxembourg

La formation professionnelle continue au Grand-Duché de Luxembourg Sommaire La formation professionnelle continue au Grand-Duché de Luxembourg Résumé 5 1. Introduction 6 2. Résultats de l enquête 7 2.1 La formation professionnelle continue (FPC) au niveau des entreprises

Plus en détail

LES DIFFICULTÉS SOCIALES ET ÉMOTIONNELLES CHEZ LES JEUNES MONTRÉALAIS INTRODUCTION

LES DIFFICULTÉS SOCIALES ET ÉMOTIONNELLES CHEZ LES JEUNES MONTRÉALAIS INTRODUCTION LES DIFFICULTÉS SOCIALES ET ÉMOTIONNELLES CHEZ LES JEUNES MONTRÉALAIS INTRODUCTION Ce document jette un regard nouveau sur quelques-uns des symptômes liés à des difficultés sociales et émotionnelles observées

Plus en détail

Chapitre 1. Introduction

Chapitre 1. Introduction ISBN 92-64-01565-5 L assurance-maladie privée dans les pays de l OCDE OCDE 2004 Chapitre 1 Introduction Ce chapitre introductif du rapport explique pourquoi l OCDE a décidé d entreprendre une étude sur

Plus en détail

L'attrait pour un logement indépendant dépend-il du genre?

L'attrait pour un logement indépendant dépend-il du genre? L'attrait pour un logement indépendant dépend-il du genre? Manon Bourligueux et Oriane Duchier Le recensement réalisé en 2012 montre que sur les 1396 étudiants en troisième année des Universités Paris

Plus en détail

À propos du Programme d évaluation international des compétences des adultes, le PEICA

À propos du Programme d évaluation international des compétences des adultes, le PEICA Automne 2013 À propos du Programme d évaluation international des compétences des adultes, le PEICA Par Giselle Boisvert, conseillère pédagogique, Commission scolaire de Montréal Les données de la troisième

Plus en détail

Un aperçu de certains congés sociaux offerts aux salariés conventionnés du Québec

Un aperçu de certains congés sociaux offerts aux salariés conventionnés du Québec Un aperçu de certains congés sociaux offerts aux salariés conventionnés du Québec par Patrick Bourassa * Ministère du Travail 4 avril 2006 * Patrick Bourassa était affecté, lors de la période de rédaction,

Plus en détail

SONDAGE DES MEMBRES DE L APIGQ RÉSULTATS ET ANALYSE

SONDAGE DES MEMBRES DE L APIGQ RÉSULTATS ET ANALYSE SONDAGE DES MEMBRES DE L APIGQ RÉSULTATS ET ANALYSE SEPTEMBRE 2008 TABLE DES MATIÈRES INTRODUCTION... 3 SONDAGE ET ÉCHANTILLONNAGE... 3 SONDAGE... 3 ÉCHANTILLONNAGE... 4 COMPILATION DES RÉSULTATS... 4

Plus en détail

Notes méthodologiques

Notes méthodologiques Notes méthodologiques Projection de la population active du Québec de 2010 à 2030 en fonction de cinq hypothèses d'allongement de la vie active À la demande de la Commission nationale sur la participation

Plus en détail

LE SYNDROME L ENFANT TÉFLON (Travail individuel) Pour. Daniel Lambert. Développement humain 1 : L enfance (350-183 SH) Par.

LE SYNDROME L ENFANT TÉFLON (Travail individuel) Pour. Daniel Lambert. Développement humain 1 : L enfance (350-183 SH) Par. LE SYNDROME L ENFANT TÉFLON (Travail individuel) Pour Daniel Lambert Développement humain 1 : L enfance (350-183 SH) Par Kim Dupuy Soins infirmiers (groupe 1115) Collège de Sherbrooke 12 mars 2004 Histoire

Plus en détail

Outil d autoévaluation pour améliorer la qualité d un service de garde en milieu scolaire

Outil d autoévaluation pour améliorer la qualité d un service de garde en milieu scolaire Outil d autoévaluation pour améliorer la qualité d un service de garde en milieu scolaire Matériel disponible et marche à suivre Description des questionnaires Il y a six types de questionnaires d évaluation

Plus en détail

PROFIL DE COMPÉTENCES

PROFIL DE COMPÉTENCES PROFIL DE COMPÉTENCES Direction et direction adjointe à la gestion d un établissement scolaire Bureau du recrutement, des stages et du développement des compétences Service de la gestion des personnes

Plus en détail

Guide de soutien pour l élaboration des normes et modalités d évaluation des écoles primaires.

Guide de soutien pour l élaboration des normes et modalités d évaluation des écoles primaires. Guide de soutien pour l élaboration des normes et modalités d évaluation des écoles primaires. Mise à jour actualisée en fonction des modifications au Régime pédagogique entrant en vigueur le 1 er juillet

Plus en détail