Les archives et la mémoire de la Danse
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- Yvette St-Jacques
- il y a 10 ans
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1 Université de Toulouse II-Le Mirail UFR d histoire, arts et archéologie Département archives et médiathèque Les archives et la mémoire de la Danse Comment assurer la collecte des pièces d archives nécessaires à la constitution d une mémoire de la danse? Marion FICAT Volume 1 : texte et bibliographie Mémoire présenté pour l obtention du Master I Ingénierie documentaire et édition Sous la direction de Mme Claudine Pailhès Juin 2009
2 2 A Minette et Cécile,
3 Remerciements Je remercie l ensemble du personnel de la médiathèque du Centre National de la Danse pour l accueil chaleureux qu ils m ont témoigné et plus particulièrement Juliette Riandey et Laurent Sebillotte. Je remercie également toutes les personnes qui ont bien voulu participer à mon enquête et plus particulièrement Laurence Brisard, Giovanni Varotto et Patricia Ferrara pour avoir répondu positivement à ma demande d entrevue. Enfin, je remercie Mme Pailhès pour sa patience, sa relecture et ses précieux conseils. 3
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5 Introduction... 8 Première partie : La Danse, la mémoire et les archives Chapitre 1 : Peut-il y avoir une mémoire de la danse? I. La Danse : essai de définition II. Qu entend-on par mémoire de la danse? Chapitre 2 : Quels documents pour quelle mémoire? I. Avant le spectacle II. Pendant le spectacle III. Après le spectacle Chapitre 3 : Les spécificités d un fonds sur la danse : l exemple du fonds Irène Popard I. Présentation du fonds II. Contenu du fonds III. Caractéristiques du fonds Deuxième partie : Les politiques de collecte des archives de la danse en France Chapitre 1 : La collecte et les modalités d acquisition des services d archives en France I. Qu est-ce que la collecte des archives? Les archives publiques Les archives privées II. Les modalités d entrée des archives privées dans les services Avec transfert de propriété Sans transfert de propriété Chapitre 2 : Des organismes de collecte multiples I. Les tenants de la tradition : La Bibliothèque-Musée de l Opéra de Paris et le Département Arts et Spectacles de la BNF La bibliothèque-musée de l Opéra Le département Arts et Spectacles de la BNF II. Deux organismes spécialisés : le Centre National de la Danse et l Institut Mémoires de l Edition Contemporaine Le Centre National de la Danse et sa médiathèque L Institut Mémoires de l Edition Contemporaine III. Le réseau des archives publiques Chapitre 3 : Quelles conséquences?
6 I. Un éclatement des fonds II. Peut-on parler d un réseau? Troisième partie : Les archives vues par les compagnies de danse Chapitre 1 : Le contexte de l enquête auprès des compagnies I. Le panorama de la danse en France II. Les compagnies de danse en Midi-Pyrénées III. L enquête auprès des compagnies de danse en Midi-Pyrénées Chapitre 2 : Les compagnies de danse et leur rapport aux archives I. La notion d archives II. Les archives de la compagnie Chapitre 3 : Les services d Archives et les compagnies de danse Conclusion Bibliographie
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8 Introduction L an passé, la réalisation d un projet de recherche sur les archives de la danse et la sauvegarde du patrimoine de la danse m avait permis d étudier un fonds de Théâtre municipal et de m interroger sur ses apports dans le patrimoine de la danse. La réflexion sur les actions mises en place pour sauvegarder le patrimoine et les archives du spectacle vivant m avait fait prendre conscience de la difficulté de conserver la mémoire d arts éphémères par essence mais aussi de collecter les éléments constitutifs de ce patrimoine que ce sont les archives. J ai voulu poursuivre cette réflexion cette année et la problématique de la collecte des archives du spectacle vivant me paraissait primordiale. C est en effet la collecte qui conditionne toute la chaîne du traitement archivistique. S il n est pas collecté, un document ne peut pas être conservé, pas valorisé et encore moins communiqué. Un stage à la médiathèque du Centre National de la Danse m a permis de me confronter à un fonds d archives lié au monde de la danse. L immersion dans cette structure a également contribué à la compréhension du contexte de production des documents issus du spectacle vivant et de l état d esprit de leurs producteurs. Les observations réalisées au cours de ce stage m ont amené à m interroger sur plusieurs thèmes. Tout d abord, il paraissait utile de s interroger sur la mémoire de la danse, de tenter d y apporter une définition et d étudier les voies de sa constitution. Etudiante en archivistique, j ai décidé d aborder le point de vue de la construction d une mémoire de la danse en étudiant uniquement les apports éventuels des archives dans cette construction. Ensuite, afin de mieux comprendre le rôle des documents d archives dans la constitution d une mémoire de la danse il me fallait prendre en compte leurs grandes typologies, leur contexte de production et leur contenu. Puis, pour saisir tous les enjeux des apports des archives à la mémoire et au patrimoine de la danse, il semblait important de se pencher sur la production et la collecte des ces documents. Quels documents sont produits par les acteurs de la danse? Lesquels sont collectés? Par qui 8
9 et pour quelle raison le sont-ils? C est pourquoi je me suis attachée à identifier les différents organismes collectant de telles archives et à comprendre quelles étaient leurs politiques de collecte. Mais cette question de la collecte ne voit pas seulement l intervention des organismes de conservation d archives. Les producteurs d archives interagissent avec ces derniers lors de la procédure de collecte et il semblait ainsi important d étudier quelle vision les producteurs avaient du monde des archives et quelles étaient leurs éventuelles motivations pour confier leurs archives à des structures patrimoniales. Toutes ces interrogations ont été synthétisées dans la problématique : comment assurer la collecte des pièces d archives constitutives d une mémoire de la danse? Pour répondre à cette question, il faudra dans un premier temps s interroger sur la mémoire de danse et essayer de comprendre quels sont les documents qui peuvent participer à sa construction. Pour ce faire, l exemple du fonds Irène Popard conservé à la médiathèque du Centre National de la Danse fournira un bon exemple. Dans un deuxième temps, il paraît intéressant d étudier le fonctionnement des divers organismes de collecte des archives de la danse présents sur le territoire français et de comprendre comment ils interagissent entre eux. Enfin, une enquête réalisée auprès des acteurs de la danse permettra de comprendre quel est l état d esprit des producteurs d archives liés au spectacle vivant et peut être de déterminer des actions à mettre en place pour améliorer la collecte de tels documents. 9
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11 Première partie : La Danse, la mémoire et les archives. 11
12 Chapitre 1 : Peut-il y avoir une mémoire de la danse? I. La Danse : essai de définition. Comment peut-on définir la Danse? Si le dictionnaire la décrit comme «un ensemble de mouvements du corps généralement rythmés par la musique et obéissant à des règles», il me semblait utile d en préciser la définition, d en saisir tous les aspects afin de mieux comprendre quels étaient les problèmes liés à la conservation de sa mémoire et de son patrimoine. Comme le dictionnaire nous l indique, la danse fait d abord appel au mouvement, elle implique le corps humain. C est avant tout une suite de mouvements, communément considérés comme un langage du corps. La danse est présente dans toutes les sociétés passées ou actuelles. Dans chacune d elles, elle se distingue par des caractères particuliers. Il n y aurait donc pas une mais des danses. En Europe, et pour la période contemporaine, on a pu définir plusieurs grands types de danse : danse folklorique, danse classique, danse modern jazz, et enfin, danse contemporaine. Chacun de ces modes d expression du mouvement dansé est traversé par de nombreux courants et écoles. Basée sur le mouvement, la danse implique un savoir technique. Etant un langage du corps, elle a donc son propre vocabulaire et requiert pour les interprètes un certain savoir-faire. Au cours des siècles, plusieurs techniques ont été élaborées afin de permettre aux danseurs de faire travailler leur corps et de faire naître certains mouvements. Ces techniques ont été élaborées par des pédagogues ou chorégraphes qui ont défini des règles et méthodes de travail. Mais si la danse est avant tout basée sur le mouvement, elle ne se limite pas à cela. Le chorégraphe, étymologiquement «celui qui écrit la danse», cherche à transmettre une idée, un message ou des émotions au travers des danseurs, matériaux vivants. Il y a donc toujours 12
13 une intention derrière la création chorégraphique et l utilisation de mouvements dansés, qu elle soit artistique ou narrative. La Danse est avant tout un art du spectacle, ayant pour finalité d être produite et représentée devant un public. Si le travail de création est fait par le chorégraphe et les interprètes dans un lieu fermé, le studio de danse, il ne sera abouti que lorsqu il sera montré au public dans le lieu privilégié qu est la scène. Mais une création chorégraphique n est pas seulement un enchaînement de mouvements traduisant une intention. Le chorégraphe s appuie en effet la plupart du temps sur une partition musicale, il fait un choix de costumes, décors et éclairages. Une représentation chorégraphique se fait également dans un lieu défini et choisi par le chorégraphe ; cela peut être la scène d un théâtre comme un monument ou encore un espace en plein-air. Le spectacle de danse est donc le résultat d une création, accompagné d un arsenal technique et représenté dans un lieu particulier à un moment précis. Mais il implique aussi un public, amené à réagir à ce qui s offre à ses yeux. Nous l avons vu, la danse est donc un art de l éphémère et s exprime dans l immédiateté d un mouvement. Mais peut-on alors parler de mémoire pour la danse, comment s exprime t elle et enfin, n y a t il pas un risque qu elle soit artificielle? II. Qu entend-on par mémoire de la danse? La mémoire est aujourd hui un élément essentiel dans notre société, placée au centre des préoccupations, elle permet à notre société de marquer son identité en s inscrivant dans un héritage. C est ce qui reste dans l esprit des hommes, une aptitude à se souvenir. Néanmoins, pour être transmise, elle doit s appuyer sur des faits réels et des traces tangibles : témoignages, documents, lieux 13
14 Cette question de la mémoire est difficile à appréhender dans le domaine de la danse où la création chorégraphique n est que l expression sur le moment d une intention et par essence ne laisse pas de traces si ce n est dans le corps et la mémoire des danseurs ainsi que dans le souvenir des spectateurs. Pour les artistes et théoriciens de la danse, c est en effet la mémoire des corps qui est essentielle. Cette mémoire appartient au danseur, à l interprète, qui conserve les sensations liées au mouvement qu il a effectué. Liée à la sensation, subjective et différente d un individu à l autre cette mémoire ne peut être pérenne. Elle est de plus liée à l individu et ne peut subsister que de son vivant. La danse classique, par la constitution d un répertoire, semble avoir réglé cette question, nous donnant l impression de voir les mêmes ballets depuis des décennies. La transmission orale des rôles par leurs interprètes successifs si elle a permis de garder l esprit des variations originales, ne permet pas une transmission et une conservation des chorégraphies dans leur intégrité, qui ont évolué au fil du temps en fonction de leurs interprètes, de l évolution des mentalités et des attentes du public. On ne peut pas dire que les chorégraphies du répertoire classique soient aujourd hui identiques aux chorégraphies créées originellement. Si la mémoire d un mouvement semble ne pouvoir être conservée, des traces tangibles de la création chorégraphique, éphémère par essence, subsistent tout de même. Une mémoire de la danse pourrait donc être envisageable, pas dans le sens d une mémoire du mouvement, de la chorégraphie, de l œuvre chorégraphique en elle-même mais plutôt une mémoire autour des œuvres. Une chorégraphie est en effet créée dans un certain contexte, elle est le reflet de l intention du chorégraphe qui intervient à une époque donnée et à un certain moment de sa propre vie. Elle est aussi reçue par un certain public qui lui aussi s inscrit dans un contexte social, historique particulier. Il serait donc possible de constituer une mémoire autour des œuvres chorégraphiques en faisant l histoire de leur signification sociale, du contexte de leur apparition et de leur réception par le public. Le milieu de la danse ne s intéresse que depuis peu à la question de sa mémoire. La danse moderne apparue au cours du XX siècle est venue s ériger en rupture avec la danse classique 14
15 et sa notion de répertoire. Affirmée sans héritage, la nouvelle danse née après 1968 en France se réclame de l immédiateté et donne la priorité à l expression des sensations et du corps en rupture avec la narration de la danse classique. Ce n est que dans les années 1980 que ce mouvement prend conscience du besoin de sauvegarde de sa mémoire. Marquée par de nombreuses disparitions de professionnels de la danse, cette décennie a amené le milieu de la danse à s interroger sur la question de l héritage laissé aux générations futures et à prendre conscience du vide laissé par ces personnalités. Dans les années 1990, la danse devient un objet d étude à part entière avec le développement d une nouvelle discipline : l histoire de la danse. Cette nouvelle discipline a besoin de sources et s ensuit alors un mouvement de collecte et de création de documentation autour des œuvres chorégraphiques. La collecte de sources se met alors en place autour d œuvres considérées comme majeures, quelques années après leur création. Il s agit en réalité plus de créer une mémoire autour d œuvres plutôt que de collecter des sources originales constitutives à terme d une mémoire. On peut alors se demander si la mémoire de ces pièces n est pas artificielle, ne pouvant s appuyer que sur peu de traces tangibles de la création, constituée autour de sources créées a posteriori, loin du contexte de production et de diffusion des œuvres. De plus, ce mouvement de constitution d une mémoire de la danse ne portait que sur des compagnies ou créateurs jugés comme importants. Se pose alors la question de savoir si cette mémoire est en mesure de prendre en compte la danse en France dans toute sa diversité. Si cette mémoire semble créée de toutes pièces et loin de pouvoir refléter la diversité de la danse à cette époque c est parce que sa construction n a pu s appuyer sur aucune source, trace tangible sur et autour des œuvres chorégraphiques. Pourtant, des moyens existent pour tenter de fixer cette mémoire de la danse, entendue comme composée de traces de la représentation. Le plus ancien est sans conteste la notation chorégraphique. Avant le XX siècle, des systèmes de notations voient le jour, telle la notation de Feuillet, créée vers 1700, qui s appuie sur les cinq positions classiques définies quelques années auparavant par Pierre Beauchamps. Il était à cette époque assez aisé de transcrire la danse car cette dernière s appuyait sur un code gestuel identifié et sur des pas académiques, strictement définis. 15
16 Avec l arrivée de la danse contemporaine et de la «libération du mouvement» de nouveaux systèmes de notation se mettent en place, ils sont beaucoup plus complexes et permettent d associer des signes à des mouvements ou parties de mouvements. Parmi ces systèmes «modernes» on peut nommer la cinétographie de Rudolf Von Laban, reprise par Albrecht Knust, ainsi que le système Benesh. Ces systèmes de notation sont très élaborés et nécessitent de la part des notateurs une formation particulière avant de pouvoir parvenir à composer une partition chorégraphique ou à la déchiffrer. Ces systèmes demandent donc des moyens importants, les chorégraphes ou compagnies devant employer un personnel spécialisé afin de garder une trace écrite de leurs création. La transcription demande également beaucoup de temps. Un mouvement, avant d être traduit en une suite de symboles doit être observé à plusieurs reprises. La photographie s est elle aussi imposée comme un moyen de garder une trace des créations chorégraphiques. Si elle fige le mouvement et ne permet pas une mémoire fidèle d un enchaînement de pas, elle permet de témoigner des costumes et décors. Avec le développement du film, l enregistrement vidéo est devenu le nouveau moyen de conserver une trace d une création chorégraphique. Accessible et demandant peu de savoirfaire elle est devenue l outil privilégié par les chorégraphes pour assurer la conservation d une chorégraphie et permettre son «remontage». Face à ces moyens pour tenter de fixer le mouvement, les avis divergent. Les tenants du mouvement considèrent que il ne peut y avoir de mémoire de la danse car elle est par essence éphémère et ne laisse aucune empreinte matérielle, hormis dans le corps du danseur. La notation, la photographie et la vidéo sont donc pour eux trop subjectifs et ne sont que l expression du point de vue du notateur, photographe ou vidéaste à un moment donné de la chorégraphie. Pour d autres, ces techniques sont des moyens de conserver une trace des spectacles et permettre la reconstitution d œuvres dont les chorégraphes et interprètes ont disparu. La constitution d une mémoire de la danse est pour eux possible, voire même essentielle car appartenant au patrimoine culturel et devant à ce titre être accessible à tous. 16
17 Nous l avons donc vu, la mémoire de la danse ne peut pas être la mémoire de l œuvre en ellemême mais plutôt constituée de traces autour du spectacle, témoignant du processus menant à sa production artistique, passant par l intention et la méthode de travail du chorégraphe, par les éléments techniques accompagnant sa représentation et enfin par sa réception par le public. Les documents d archives, définis comme «ensemble des documents, quels que soient leur date, leur forme, leur support matériel, produits ou reçus par toute personne physique ou morale, et par tout service ou organisme public ou privé dans l exercice de leur activité 1» semblent être les supports privilégiés pour renseigner une œuvre chorégraphique, son processus de création, sa représentation, son accueil par le public et ainsi participer à la constitution d une mémoire de la danse. Pour documenter une œuvre chorégraphique, les archives d un chorégraphe, d une compagnie de danse ou d un Théâtre (en tant que lieu de création et/ou de représentation) semblent être les éléments privilégiés dans la constitution d une mémoire de la danse, autour des œuvres. Reste maintenant à étudier quelles sont tous ces documents et quelles informations ils peuvent nous apporter. 1 Article L211-1 du code du patrimoine 17
18 Chapitre 2 : Quels documents pour quelle mémoire? Les compagnies, créateurs et Théâtres concernés par la création de pièces chorégraphiques produisent une multitude de documents. Dans ce chapitre, il ne s agit pas de faire une liste exhaustive de tous les documents pouvant être produits par les divers acteurs de la danse mais plutôt de dresser une typologie des principaux documents produits ou reçus par ces organismes ou personnes dans le cadre de la création artistique en danse. On essaiera aussi de comprendre quels peuvent être l apport de ces documents dans la construction d une mémoire de la danse. Pour ce faire, j ai décidé de dresser cette typologie sommaire en fonction des trois temps du spectacle de danse, c est à dire depuis sa conception jusqu à sa réception par le public en passant par sa production sur scène. I. Avant le spectacle. Si le moment du spectacle est l aboutissement du travail de tout chorégraphe et la raison d être des compagnies de danse, il nécessite en amont un processus de création, de transmission aux interprètes et de répétitions. Tout au cours de cette période de travail de création, sont produits de nombreux documents qui peuvent apporter des informations capitales dans la construction d une mémoire des œuvres chorégraphiques, de leurs créateurs, interprètes et des lieux de leur présentation. Avant même de documenter le spectacle, nous l avons vu précédemment, et afin de mieux saisir sa signification, il convient d étudier le contexte dans lequel il s inscrit. Une création chorégraphique est toujours à l initiative d un chorégraphe qui travaille en étroite relation avec les danseurs, chargés d interpréter sur la scène ses intentions. Cette création se fait donc toujours au sein d une compagnie de danse, dans le sens d un ensemble de danseurs-interprètes constitués en groupe, que le chorégraphe soit invité ou résident de la compagnie. 18
19 Il paraît donc évident avant même de se pencher sur les documents directement relatifs à la création de voir ce que la documentation concernant le contexte dans lequel s est effectuée cette création -c est à dire le fonctionnement de la compagnie de danse- peut nous apporter. La plupart des compagnies de danse privées ont été créées sous le modèle de l association culturelle. Elles produisent ainsi de nombreux documents témoignant de leur administration et de leur gestion mais aussi des grandes décisions et choix de fonctionnement pris par la direction de la compagnie : rapports annuels, rapports financiers, compte-rendus d assemblées et de conseils. Il est important de préciser que les membres de la structure, s ils veulent être rémunérés ne peuvent pas être appartenir à la direction de l association. Si elle est professionnelle, la compagnie de danse emploie des danseurs et chorégraphes voire même du personnel administratif. On trouvera à ce moment là dans ses archives des documents relatifs à ses activités en tant qu employeurs et notamment des dossiers de personnel. Ces dossiers sont intéressants car ils nous renseignent sur toute l histoire des salariés au sein de l association, ils contiennent notamment des bulletins de salaire, dossiers de contrôles médicaux, déclarations aux caisses de retraite La compagnie de danse signe également des accords avec de nombreux partenaires notamment pour financer la diffusion de ses pièces chorégraphiques. A ce titre, elle produit beaucoup de correspondance qui nous renseigne sur les modes de financement de la compagnie. Tous les dossiers comptables qu elle produit peuvent aussi nous donner des informations sur ce sujet. Une des principales sources de financement pour les compagnies sont les subventions des pouvoirs publics. Les dossiers de subventions que l on retrouve dans les archives des compagnies peuvent nous aider à reconstituer l histoire d une compagnie car ils contiennent des données sur le fonctionnement et la composition de la compagnie, sur ses activités et projets en cours. Ces dossiers de subventions peuvent aussi nous informer sur l inscription territoriale, le rayonnement et l importance de ces structures. En bref, dans son fonctionnement, une compagnie de danse produira exactement les mêmes 19
20 documents que n importe quelle autre association. On définit généralement ces documents d archives administratives par opposition aux archives artistiques produites par ces mêmes compagnies mais dans l exercice de leurs compétences artistiques, c est à dire la création et représentation d œuvres chorégraphiques. Commençons par la création en-elle même. Peu de documents sont produits lors de la création d une pièce chorégraphique. Le chorégraphe peut parfois avoir des notes, peut réunir de la documentation autour d une œuvre ou d un sujet avant même de commencer à créer une chorégraphie. C est un travail préalable, d inspiration, mais qui ne passe pas forcément par l écrit. La production de ces documents dépend donc des méthodes de travail du chorégraphe. Lorsqu ils sont présents, ces éléments peuvent éclairer une création chorégraphique et donner des clés pour tenter de comprendre les intentions du créateur voire même la méthode et le processus de création mis en œuvre par ce dernier. Lors de la création de la chorégraphie proprement dite, le chorégraphe peut avoir recours à la notation pour fixer les mouvements transmis ou à transmettre à ses interprètes. Il peut aussi bien utiliser un système de notation «officiel» ou son propre langage. Dans le dernier cas, les documents sont difficilement exploitables par la suite car souvent seulement intelligibles par leur créateur. Le chorégraphe peut également décider des décors et costumes. Il peut réaliser les croquis et confier leur réalisation à des ateliers. Dans ce cas seront conservés les croquis, maquettes, correspondance, devis La conception et réalisation des costumes peuvent être confiées dans leur intégralité à des costumiers et décorateurs extérieurs à la compagnie. Ces derniers, à partir de consignes et instructions du chorégraphe réaliseront des modèles sous formes de croquis et maquettes soumis à l approbation du créateur du spectacle et les réaliseront par la suite. Dans certains cas, les compagnies ou Théâtres accueillant une troupe de danseurs disposent de leurs propres ateliers de fabrication de décors et costumes. Des croquis de costumes et décors sont toujours produits mais peuvent se rajouter d autres documents se rapportant directement à la réalisation de ces derniers, contenant toutes les informations permettant de les reproduire à l identique par la suite. 20
21 Dans ces différents cas, les compagnies conservent les croquis et de la correspondance entre le chorégraphe, le costumier et le décorateur. Ces documents peuvent être très intéressants a posteriori car ils peuvent renfermer des informations importantes dans la compréhension d une œuvre, des choix et des intentions de son créateur. Une fois la chorégraphie créée et les costumes et décors choisis, des dossiers de spectacle sont constitués. Ces dossiers servent ensuite à diffuser le spectacle, à le vendre. Ils contiennent tous les éléments permettant de produire le spectacle sur une scène : descriptif sommaire du spectacle, inventaires de matériel nécessité, durée exacte de la pièce chorégraphique, nombre de danseurs, musique utilisée, inventaires des décors et costumes. Ils contiennent en fait toutes les spécificités techniques que requiert la compagnie pour pouvoir se produire sur une scène. On trouve plus rarement dans ces dossiers des photographies, notes concernant la distribution des rôles, des croquis de mise en scène, plannings de répétitions, notes à l attention des machinistes. Ces dossiers contiennent toute la mémoire d un spectacle et servent pour la production et diffusion des œuvres chorégraphiques. Ce sont ces documents que l on utilise aussi lorsqu il s agit de «remonter» une production. II. Pendant le spectacle. La représentation sur scène est l aboutissement de tout le travail de création chorégraphique mais est paradoxalement le moment qui laisse le moins de traces et suscite le moins la production de documents. Quelques documents pouvant participer à la construction de la mémoire de la danse et autour du spectacle sont néanmoins produits. Parmi eux, on trouve les fiches techniques destinées aux machinistes, éclairagistes, et autres techniciens contenant toutes les informations nécessaires au bon fonctionnement des procédés techniques entourant la chorégraphie, pour assurer leur coordination durant la représentation. 21
22 Des documents de diffusion sont aussi réalisés à l occasion de la représentation tels qu affiches, programmes, feuilles de salle, billets, plaquettes de présentation Ces documents de diffusion, s ils sont édités à plus de cent exemplaires, font normalement l objet d un dépôt légal 2 de la part de leur éditeur et de leur imprimeur. Ces documents doivent être déposés en deux exemplaires auprès des structures compétentes pour leur collecte. Dans les faits, ces documents sont rarement déposés ni de la part de leurs concepteurs ni de leurs réalisateurs. Pour pallier à ce manque, les bibliothèques patrimoniales et spécialisées réalisent des dossiers de compagnies en collectant systématiquement tous les documents de diffusion relatifs aux compagnies. Des vidéos et photographies sont souvent réalisées au cours des représentations. Elles peuvent être considérées comme des témoins fidèles de la représentation dans le sens où elles permettent de voir à quoi ressemblaient les décors et costumes. Cela peut s avérer utile si les croquis de décors et costumes n ont pas été conservés. III. Après le spectacle. La Danse étant par essence un art de l éphémère, il semble logique qu il ne reste plus rien après la représentation. Pourtant, des traces du spectacle, de la création chorégraphique subsistent. Elles sont de plusieurs ordres, il y a tout d abord des traces matérielles que sont les costumes, décors et accessoires de scène. Ils n apportent pas grand chose à l histoire d une compagnie ou d une œuvre chorégraphique mais sont parfois les seuls témoignages et les seules pièces que l on conserve à propos d un spectacle. Des traces plus insaisissables persistent également après la représentation chorégraphique. Elles sont enfouies dans la mémoire du créateur, des interprètes et du public et appartiennent à la catégorie des souvenirs. Il existe néanmoins un moyen d avoir un aperçu de l empreinte d une œuvre dansée et du souvenir qu elle a laissé chez le public : les critiques de presse. La presse, qu elle soit spécialisée ou non, publie souvent des critiques de spectacles, sorte de compte-rendu d une représentation. Ces articles de presse peuvent nous renseigner sur la 2 Le dépôt légal est régi par le livre III du code du patrimoine. 22
23 manière dont le public a accueilli la pièce, ce qu elle signifie pour lui au moment où il a assisté à la représentation. Ils peuvent aussi nous renseigner sur le contexte de production des œuvres, nous fournir des indications sur le contexte de leur apparition sociale et historique. Grâce aux coupures de presse on peut également juger du succès d une pièce, de la célébrité d un chorégraphe ou d une compagnie. Le niveau de couverture d un spectacle, dans la presse locale, régionale, nationale ou internationale peut aussi témoigner de l inscription territoriale d une structure et de sa renommée. Ces coupures de presse sont presque systématiquement conservées par les compagnies de danse qui constituent des revues de presse ou les insèrent dans les dossiers de spectacle. Une compagnie de danse produit donc deux grands volets de documents, administratifs et artistiques qui peuvent témoigner de l histoire d une compagnie, d une œuvre chorégraphique et participer plus largement à la construction d une mémoire de la danse. Pour documenter le processus de création chorégraphique, les papiers personnels de chorégraphes peuvent également être utiles, en particulier la correspondance professionnelle et personnelle qui peut nous aider à comprendre le déroulement du processus de création, les choix opérés et les difficultés rencontrées par le créateur. A côté de la création chorégraphique, les compagnies de danse exercent également des activités de médiation. Il s agit pour elles d interagir avec leur public en donnant des cours, organisant des activités de découverte de la danse ou en faisant participer des élèves, habitants d une ville, d un quartier à une pièce dansée. Mais la mémoire de la danse ne comprend pas que l histoire et la mémoire des créations chorégraphique et des structures, elle porte aussi sur les acteurs de la danse. Les archives personnelles participent donc aussi à la construction de cette mémoire. On trouvera dans cette catégorie d archives tous les documents se rapportant à l état-civil, à la carrière, aux différentes activités des interprètes et chorégraphes. Les documents produits dans l exercice des ces activités participent eux aussi à l histoire d une compagnie et de la danse en nous donnant une idée de l inscription territoriale des compagnies et de leur insertion et implication dans la vie locale. Ils nous livrent également 23
24 des informations sur le type des relations qu ils entretiennent avec les institutions locales (mairies, conseils généraux ou régionaux ) et leurs différents partenaires. Après avoir dressé un tableau sommaire des documents produits par les acteurs de la danse dans le cadre de leurs activités, documents appelés à devenir des archives, il me semblait intéressant d étudier un fonds d archives relatif à la danse. En effet, cette étude permettra de voir quels sont les documents qui composent réellement les fonds relatifs à la danse et de comprendre les particularités de ces fonds d archives. Pour cela, mon choix s est naturellement porté sur le fonds d archives relatif à Irène Popard, donné à la médiathèque du CND, que j ai eu à classer et dont j ai rédigé l instrument de recherche durant un stage dans le cadre du Master 1. 24
25 Chapitre 3 : Les spécificités d un fonds sur la danse : l exemple du fonds Irène Popard. I. Présentation du fonds Le fonds relatif à Irène Popard a été donné en 2008 par l Association Nationale Irène Popard. Cette association a été créée pour transmettre et diffuser la méthode de gymnastique harmonique et rythmique élaborée par Irène Popard dès Ce fonds composé de quelques documents personnels de la fondatrice de la méthode, de documents professionnels relatifs à l élaboration de la méthode et de documents concernant la fondation et la gestion de l école de gymnastique harmonique d Irène Popard était conservé depuis la disparition de cette dernière par l association. C est dans l accomplissement de ses missions de veille de la sauvegarde de la mémoire d Irène Popard, de regroupement et de défense des professeurs enseignant la méthode Popard que l association a décidé de donner ce fonds d archives à la médiathèque du Centre National de la Danse. Irène Popard, née en 1894 est la fondatrice d un enseignement du mouvement basé sur la rythmique et l esthétique et spécialement adapté à la femme. Reçue en 1915 à l examen de professeur de gymnastique, elle commence à donner des cours aux Eclaireuses de France. En 1916, elle crée l Ecole Française d Assouplissement-Harmonie des Mouvements et commence à élaborer sa méthode. En 1921, face au succès de ses cours elle fonde l Association de Gymnastique Harmonique et Rythmique (AFGHR) et ouvre une école de danse à son nom où elle enseigne jusqu à la fin de sa vie. L école Irène Popard est dès 1923 habilitée à délivrer des diplômes de professeurs de gymnastique harmonique. Les jeunes diplômées participent à la diffusion de cette nouvelle méthode en ouvrant des écoles de gymnastique harmonique en France et à l étranger. Irène Popard fait régulièrement des visites dans ces écoles et propose tous les ans des cours de perfectionnement pour ces professeurs ce qui lui permet de contrôler étroitement l enseignement de sa méthode. 25
26 Pour assurer la diffusion de sa méthode, Irène Popard organise tous les ans des représentations avec ses élèves et les fait participer à de très nombreuses manifestations. Elle publie également beaucoup d articles pour présenter sa méthode. Irène Popard a également participé au développement d une doctrine nationale pour le développement de l éducation physique féminine. A cette fin, elle entretient une correspondance nourrie avec divers membres du monde politique et sportif. Irène Popard meurt en 1950 mais l enseignement et la diffusion de la méthode de gymnastique harmonique et rythmique perdure grâce aux activités de l AFGHR. Cette association fait évoluer jusqu en 2001 l enseignement de la méthode et assure la gestion de l école, transformée en Centre de formation Irène Popard. C est l association des «Amis d Irène Popard», devenue aujourd hui «Association Nationale Irène Popard» qui, à la dissolution de l AFGHR, prendra le relais dans la sauvegarde et la diffusion de la méthode. Ce fonds d archives contient des documents relatifs à l ensemble des activités d Irène Popard et de l AFGHR et couvre une période comprise entre 1916, date de création de la méthode et 2000, qui marque la fin des activités de l AFGHR. Ce fonds d environ quatre mètres linéaires comprenait à son entrée au CND trois boîtes en carton contenant six albums de coupures de presse, sans classement chronologique ni thématique apparent. Leur contenu portait aussi bien sur Irène Popard, sa vie mondaine, ses créations chorégraphiques, sa méthode que sur son école et ses représentations diverses. Deux boîtes en carton comprenaient, elles le diaporama du Centre Irène Popard et les archives administratives, ouvrages et documents divers. La description du fonds a été réalisée à la pièce compte tenu du nombre limité de documents et de la difficulté à constituer des dossiers cohérents et complets 3. 3 Lien vers la description du fonds : 26
27 II. Contenu du fonds. Les documents contenus dans le fonds d archives lié à Irène Popard ont été classés selon deux grandes catégories. D un côté ont été regroupés les documents directement liés à Irène Popard et à ses activités professionnelles. Dans une autre partie, figurent toutes les archives émanant de l Association Française de Gymnastique Harmonique. Ce fonds composé de 253 articles comprend des documents très divers. Etudier les grandes typologies et le contenu des documents contenus dans ce fonds nous permettra de mieux comprendre comment sont constitués les fonds d archives liés à la danse pour pouvoir définir leurs grandes caractéristiques et les problèmes qu ils peuvent poser aux archivistes. La partie consacrée aux archives d Irène Popard comprend des documents personnels tels que photographies de famille, Curriculum Vitae, décorations (légion d honneur et palmes de la Croix-Rouge française) ainsi que les épreuves incomplètes de l autobiographie de la pédagogue et de la correspondance personnelle. Sont également présents dans cette partie des documents liés aux activités artistiques d Irène Popard : livrets et programmes de ses créations chorégraphiques ainsi que quelques photographies prises lors de spectacles. Les seuls documents pouvant nous renseigner sur le contenu des œuvres chorégraphiques sont deux brouillons, difficilement lisibles, contenant des indications de mise en scène et un croquis de parcours. Le dernier ensemble de documents compris dans la section «Archives d Irène Popard» se rapporte aux activités pédagogiques de cette dernière et à l élaboration de la méthode de gymnastique harmonique. Une première partie se rapporte aux écrits et publications relatifs à la méthode. Elle comprend des épreuves préparatoires d articles parus dans la presse ainsi que des articles originaux rédigés par Irène Popard et présentant sa méthode. Figurent également dans cet ensemble des textes sur la méthode mais dont le but et la destination n ont pas pu être identifiés. Une deuxième partie contient des notations d exercices élaborés par Irène Popard ainsi que des clichés de poses, inspirés des frises grecques antiques, pris en studio. Enfin, une troisième partie comprend de la documentation et des écrits relatifs aux autres 27
28 activités professionnelles d Irène Popard et plus particulièrement à son implication dans la formation de masseurs-kinésithérapeutes. L autre grand volet de ce fonds concerne les activités de l Association Française de Gymnastique Harmonique du vivant et après la disparition d Irène Popard. Une section regroupe tous les documents relatifs à l administration de l association. On y trouve ainsi des registres de compte-rendus d assemblées générales de l association pour la période et de la correspondance pour la gestion des affaires courantes de l AFGHR. Une autre section comprend les documents de communication édités par l association : bulletins, plaquettes de présentation du centre de formation et de la méthode ainsi que des recueils de coupures de presse relatives aux manifestations organisées par l association ou auxquelles cette dernière a participé et à la diffusion de la méthode. Ces coupures de presse datent toutes du vivant d Irène Popard. Des textes écrits par des membres de l association ont également été regroupés dans cette partie. Evoquant l élaboration de la méthode, ils sont difficilement identifiables car rarement datés et signés. Une troisième partie, relative au Centre de Formation Irène Popard, regroupe des documents concernant la gestion de l école, l organisation d examens et la délivrance de diplômes et enfin la production de spectacles. Dans la première de ces sous-parties on trouve des plaquettes de présentation de l école et des enseignements dispensés. Seuls un extrait du règlement intérieur de l école et quelques documents relatifs à l organisation de stages (programmes et fiches d inscription seulement) peuvent nous éclairer sur le fonctionnement effectif du centre de formation. Pour les examens et diplômes, ne figurent que quelques documents présentant les barèmes et programmes d examens. Enfin pour les spectacles produits par l école, les documents nous renseignent sur deux types de représentations. Une série de programmes, tracts et photographies apportent des informations sur les représentations annuelles de l école pour la période Pour les 28
29 représentations de l école au sein de manifestations très diverses (inaugurations de stades, courses automobiles, fêtes sportives ) le fonds contient quelques programmes et photographies. La deuxième sous-partie concerne le réseau d école dispensant des cours de gymnastique harmonique et affiliées à l AFGHR. Elle contient peu de documents : quelques programmes, une lettre et des affiches annonçant l ouverture d écoles. Enfin, la troisième sous-partie regroupe principalement tout le matériel pour la réalisation d un diaporama commémorant le centenaire de la naissance d Irène Popard en On y trouve des diapositives, un texte commentant les diapositives et les grandes étapes de la vie de la pédagogue ainsi que des bandes audio et des témoignages de proches d Irène Popard. III. Caractéristiques du fonds. Ce fonds est assez représentatif des fonds d archives relatifs au monde de la danse et comporte les mêmes grandes caractéristiques que ces derniers. Tout d abord, ce fonds mêle les documents de deux producteurs distincts : d un côté Irène Popard et de l autre l Association Française de Gymnastique Harmonique. Il découle des activités d une personne mais aussi d une structure qu elle a fondé et dans laquelle elle s est particulièrement impliqué. Il était en effet assez difficile d isoler complètement les deux ensembles de documents, chacun d entre eux agissant en référence aux documents de l autre partie. Ce fonds couvrant une période chronologique importante, contient également des documents produits par les héritiers de la méthode. On ne peut ainsi pas parler d un producteur unique mais pas non plus de plusieurs producteurs, les continuateurs de l œuvre d Irène Popard agissant au nom de son association. On remarque également qu au final ce fonds est assez lacunaire et ne nous livre que peu d informations sur le fonctionnement réel de ces structures, les seuls documents administratifs conservés étant les registres de l association. Pour trouver des informations sur les activités et le fonctionnement de l AFGHR après 1950, ce sont les bulletins de l association qui nous ont été le plus utiles. Cet aspect lacunaire du fonds peut être expliqué en partie par son ancienneté mais aussi par 29
30 des négligences suite aux nombreux changements de statut et de direction de l AFGHR. Les fonds de structures d associations, et cela s applique pour toutes les structures privées relatives à la danse, sont souvent répartis entre les différents membres lors de dissolutions. L attachement à la structure et à son histoire peuvent également pousser les détenteurs de fonds d archives à ne se séparer que d une partie des documents en leur possession. On retrouve également dans ce fonds de nombreux documents de diffusion : affiches, programmes Ils sont les seuls vestiges des spectacles créés par Irène Popard, les traces du contenu des représentations n ayant pu être fixés que sur quelques photographies. Ces photographies témoignent plus du contexte et du lieu de production de ces spectacles que de leur part artistique. Cette profusion de documents de communication peut parfois poser un problème de redondance avec certains fonds de collectionneurs. Une autre des caractéristiques des fonds de danse réside dans le nomadisme de leurs producteurs. Leur inscription territoriale n est pas toujours évidente à déterminer, un fonds d archives relatif aux activités d une même structure peut avoir été produit en plusieurs lieux et être conservé en plusieurs endroits. 30
31 Deuxième partie : Les politiques de collecte des archives de la danse en France 31
32 Chapitre 1 : La collecte et les modalités d acquisition des services d archives en France. I. Qu est-ce que la collecte des archives? On peut définir la collecte comme «une des missions fondamentales des services d archives, consistant à recueillir et à rechercher auprès des producteurs de documents, publics ou privés, des versements, des dépôts ou des dons, et aussi des documents à acheter». La collecte des archives peut porter sur divers types de documents ; on distingue ainsi les archives privées des archives publiques. Ces deux types d archives sont collectés sous des modalités différentes par les services d archives. 1. Les archives publiques L article L211-4 du code du patrimoine considère comme archives publiques les «documents qui procèdent de l'activité, dans le cadre de leur mission de service public, de l'etat, des collectivités territoriales, des établissements publics et des autres personnes morales de droit public ou des personnes de droit privé chargées d'une telle mission. Les minutes et répertoires des officiers publics ou ministériels.» Ces archives doivent obligatoirement être collectées et conservées par un service d archives public. La procédure qui consiste à collecter et transférer ces documents au service d archives public est appelée le versement. Elle est qualifiée de mode d entrée ordinaire par opposition aux voies d entrées extraordinaires qui s appliquent aux archives privées. 2. Les archives privées Le livre II du code du patrimoine donne une définition «en creux» des archives privées. Sont considérés comme tels l ensemble des documents qui ne sont pas des archives publiques. 32
33 Elles peuvent être conservées par des services publics ou privés. Aucune obligation de versement n existe pour ces archives, mais elles peuvent être collectées par les Archives pour répondre à leur mission de constitution de sources exploitables par les futurs historiens. L entrée de ce type de fonds dans les services d Archives ne signifie pas forcément une aliénation voire un transfert des droits de propriété de leurs possesseurs. Il existe en effet plusieurs modes de collecte des ces documents, induisant ou non un transfert de propriété. II. Les modalités d entrée des archives privées dans les services. 1. Avec transfert de propriété L achat, le don, la dation et le legs sont des modes de collecte qui permettent aux services d Archives de devenir pleinement propriétaires des documents qui entrent par ces biais dans leur service. Les services d Archives ont la possibilité d acquérir des documents moyennant une somme d argent chez les libraires, directement auprès de particuliers ou encore en ventes publiques. Lors de transactions en ventes publiques, l Etat à son nom ou au bénéfice de collectivités territoriales dispose d un droit de préemption. Les particuliers peuvent également décider de céder leurs documents à un service d archives et ce, gratuitement. A l occasion du don, des lettres d intention et d acceptation de dons doivent être signées respectivement par le donataire et le service bénéficiaire du don. Le donateur peut fixer des conditions quant au lieu de conservation, à la communicabilité et à la possibilité de reproduire ses archives. Le legs, quant à lui, permet de léguer par voie testamentaire des documents d archives à un service donné. La disposition successorale doit obligatoirement figurer dans un testament écrit qu il soit déposé ou non chez un notaire. Lors de cette procédure, le légataire peut également poser des conditions quant au lieu de conservation, à la communicabilité et à la reproduction 33
34 des documents cédés. Enfin, la dation permet à un particulier de payer en nature certains impôts (droits de successions notamment) en remettant à l Etat des biens de haute valeur historique ou artistique. Cette disposition s applique aux archives et est donc un moyen pour les services de devenir propriétaires de fonds prestigieux. 2. Sans transfert de propriété Les services d archives peuvent aussi collecter et conserver des archives privées sans pour autant avoir un quelconque droit de propriété sur lesdits documents. Le dépôt permet aux propriétaires de fonds d archives de confier leurs documents à un service qui sera chargé de les conserver et les communiquer dans les conditions prévues par un contrat de dépôt préalablement signé. Le contrat de dépôt est révocable à tout moment par les deux signataires. Ces modes de collecte sont assez divers et, à l exception du versement, peuvent s appliquer à tous les organismes patrimoniaux publics ou privés. C est par ces voies que les bibliothèques patrimoniales, médiathèques, musées ou services d archives collectent les fonds d archives relatifs à la danse. Ces structures, nombreuses sur le territoire français, sont spécialisées dans des domaines bien divers. Il semblait important de les décrire afin de comprendre pourquoi la compétence de collecter les archives liées au monde de la danse est partagée entre plusieurs organismes et quelles sont les spécificités de chacun d entre eux. 34
35 Chapitre 2 : Des organismes de collecte multiples I. Les tenants de la tradition : La Bibliothèque-Musée de l Opéra de Paris et le Département Arts et Spectacles de la BNF 1. La bibliothèque-musée de l Opéra. La Bibliothèque-musée de l Opéra est la première structure à s être souciée de la conservation des archives du spectacle vivant et de la danse en particulier. C est l Académie Royale de Musique -créée en qui a pris conscience au milieu du XIX ème de l absence d organisme chargé de la gestion des archives produites dans le cadre de ses activités et notamment de la salle de spectacle qu elle gérait. Le projet de création d un service d archives et de bibliothèque fut intégré dans le projet de construction d une «Académie impériale de musique et de danse» confié à Charles Garnier en La bibliothèque et le service d archives furent officiellement créés en Ces deux services furent rapidement réunis en 1881, date à laquelle leur fut rajouté un musée. Ces structures dépendaient dans un premier temps du secrétariat des Beaux-Arts. Ils furent rattachés à la Bibliothèque Nationale en 1935 puis au département de la Musique depuis sa création en Aujourd hui, la Bibliothèque-Musée se situe dans le pavillon du Palais Garnier originellement destiné à Napoléon III et dépend du département des Arts et Spectacles de la Bibliothèque Nationale de France. Elle conserve des documents d archives relatifs aux activités artistiques du ballet de l Opéra de Paris : documents musicaux, livrets, partitions chorégraphiques, maquettes de décors, de 35
36 costumes, photographies, affiches, programmes, dossiers de presse. L Opéra, en plus du dépôt légal règlementaire à la BNF, dépose cinq exemplaires de chaque document de diffusion réalisé par ses soins pour chaque production de spectacle. Par contre, toutes les archives administratives de l Opéra ont été versées en 1932 au Archives Nationales. Certains fonds émanent donc directement de l Opéra de Paris et de l ancienne Académie de Musique et de Danse. D autres ont été acquis grâce à des procédures de don et d achat et sont donc des archives privées. Aujourd hui, les principales modalités d accroissement de ses fonds sont pour la Bibliothèque-musée le don, la dation et l achat. Elle n a en effet plus aucune prérogative en ce qui concerne les archives administratives de l Opéra de Paris qui sont depuis 1932 régulièrement versées aux Archives Nationales. On retrouve notamment à la Bibliothèque-Musée le fonds des Ballets Russes 4, qui comprend des photographies originales et archives achetées en 1975, des esquisses de décors et costumes achetés à la même date par un collectionneur privé et immédiatement déposés à la bibliothèque-musée de l Opéra. En 1991, la BNF achète lors du règlement de la succession de Boris Kochno la correspondance et les archives privées de Boris Kochno et Serge Diaghilev. Le fonds des Archives Internationales de la Danse a, lui, été donné par Rolf de Maré, fondateur de la revue et des Ballets Suédois, en 1952 à la fin de leur existence. Yvette Chauviré, nommée étoile en 1941 à l Opéra de Paris et conseillère artistique de cette troupe de 1963 à 1982 a donné de son vivant, en 2008, à la Bibliothèque-musée de l Opéra une partie de ses archives. Le fonds contient à ce jour des journaux de bord, croquis de costumes de scène, notes, scénarios, contrats, programmes, affiches et photographies ainsi que des costumes et accessoires de scène. 4 Compagnie créée en 1907 par Serge Diaghilev, troupe privée et indépendante évoluant entre Paris, Londres et Monte-Carlo. Elle fut dissoute en C est Boris Kochno, librettiste, qui devint héritier des archives de Diaghilev et de la compagnie. Voir la notice sur le Répertoire des Arts du Spectacle (RASP) à l adresse : 36
37 2. Le département Arts et Spectacles de la BNF. Plusieurs départements de la BNF conservent des documents d archives ayant trait à la danse mais l essentiel des collections d archives sur la danse sont conservées au département Arts et Spectacles. Ce département a été créé en 1976 sur la base de la collection d un banquier, Auguste Rondel qui avait réuni une documentation autour du spectacle. Sa collection explorait tous les domaines du spectacle, à toutes les époques, aussi bien en France qu à l étranger. Il fit don de cette collection à la bibliothèque de l Arsenal en Aujourd hui, le département des Arts et Spectacles conserve tous types de documents autour du spectacle, dans les tous les domaines du spectacle vivant. Concernant la danse, le département conserve des fonds d archives de personnalités (danseurs, chorégraphes, librettistes, décorateurs ) mais aussi d organismes (compagnies, théâtres, festivals). Ces fonds d archives sont tous entrés à la BNF par le biais d achats, de dons, de legs ou encore de contrats de dépôt. Ce département conserve notamment les archives de la danseuse la Argentina ainsi que le fonds de la compagnie de danses anciennes Ris et Danceries. Des inventaires ont été réalisés pour chacun de ces fonds et sont consultables en salle de lecture. Pour le moment, aucun inventaire de fonds d archives sur la danse n est consultable sur le catalogue en ligne des archives et manuscrits de la BNF 5. Il faut également noter que certaines notices de fonds sont repérables grâce au catalogue général des collections de la BNF, BN-Opale plus, mais sont difficilement repérables dans les pages de résultat, noyés dans les recueils de documents de diffusion faits par la BNF. 5 Accessible à l adresse : Dernière consultation le 22/05/09. 37
38 II. Deux organismes spécialisés : le Centre National de la Danse et l Institut Mémoires de l Edition Contemporaine. 1. Le Centre National de la Danse et sa médiathèque La médiathèque du Centre National de la Danse (CND) est aujourd hui le seul organisme exclusivement dédié à la documentation de la danse. En outre, le département archives de la médiathèque, autonome et singularisé des autres sources documentaires en fait le seul organisme uniquement spécialisé dans la collecte de fonds d archives relatifs à la danse. Cet état de fait découle d un lent processus de prise de conscience de la nécessité de conserver une trace de la danse et de l importance des documents d archives dans la construction de ce patrimoine de la danse. Le projet de création du CND et de la médiathèque, assez représentatif de la préoccupation des pouvoirs publics de prendre en compte la dimension patrimoniale de la danse, est de ce fait assez intéressant à étudier. En 1991, le Conseil Supérieur de la Danse rend un rapport sur le patrimoine de la danse en France qui met en exergue l urgence de prendre des mesures politiques dans ce domaine. Il préconise notamment la création d un «musée-galerie» de la danse et de renforcer les politiques de collecte des différents organismes susceptibles de conserver des éléments du patrimoine de la danse défini de manière très large. Après ce rapport, le projet d une maison de la danse voit le jour. Dans un cadre public, cet organisme est doté de 4 missions : l entraînement du danseur, la formation pédagogique, le conseil professionnel et service social et enfin, la documentation. Par mission de documentation, le projet entend rassembler un vaste fonds documentaire concernant les différents aspects de la vie de la Danse : documents sur la vie chorégraphique nationale mais aussi internationale, se rapportant à tous les aspects de la profession : formation, reconversion, droits sociaux, santé, emploi, vie des compagnies, ballets Dans ce premier projet l aspect patrimonial n apparaît pas et la mission de documentation n est rattachée qu à la vie pratique des professionnels du monde de la danse. Ne sont 38
39 aucunement évoquées des missions de collecte et conservation de collections muséales et encore moins de constitution d une collection d archives autour de la danse et de la création chorégraphique. C est en 1997, lors de la conférence de presse de Philippe Douste-Blazy présentant le projet de Centre National de la Danse que la mission patrimoniale de cette structure est affirmée comme principale. L accomplissement des missions du CND sont confiées à 4 départements. En ce qui concerne la documentation et conservation du patrimoine de la danse, un département doit être consacré à la production de références et sera amené à devenir un lieu de ressources pour les professionnels de la danse, le grand public mais aussi les chercheurs en théorie et histoire de la danse. Il doit être consacré à la conservation, l enrichissement et la valorisation du patrimoine chorégraphique à travers l accueil et la gestion de collections publiques ou privées. Le CND doit compter à ce titre une bibliothèque-médiathèque, une galerie d exposition et une cinémathèque spécialisée en danse. Le CND a été officiellement créé par le décret du 05/01/1998. C est aujourd hui un établissement public à caractère industriel et commercial, placé sous la tutelle du ministère de la Culture. Ce décret pose clairement parmi les missions attribuées au CND celle de collecter et conserver les éléments constitutifs du patrimoine chorégraphique : «Il contribue à la conservation du patrimoine chorégraphique et assure la conservation, l'étude, l'enrichissement, la présentation au public et la mise en valeur des collections publiques ou privées dont il a la garde 6». Cette mission de conservation du patrimoine de la danse se retrouve bien aujourd hui dans l organisation du CND puisqu il comprend bien une médiathèque. Associée au département mémoire et recherche, ses collections se sont organisées autour de l importante donation de la collection d ouvrages et d archives de Gilberte Cournand 7. Un pôle archives a été constitué en son sein. Les fonds d archives disposent de leur propre catalogue et de leur propre base de données. Leur classement et description est réalisé dans le respect des normes archivistiques et les inventaires s appuient sur la norme ISAD-G. La médiathèque a collecté et conserve à ce jour plus d une quarantaine de fonds d archives 6 Article 2 du décret du 05/01/ Gilberte Cournand ( ), fondatrice en 1951 d une galerie-librairie spécialisée en danse. Elle a fait don d une partie de sa collection au CND en
40 privées d interprètes, chorégraphes et compagnies. Les voies principales d entrée des documents sont le don, le dépôt et quelques rares achats. En 2003, le fonds Albrecht Knust 8 a ainsi fait son entrée dans les collections de la médiathèque grâce à la donation de Roderyk Lange. Constitué des archives professionnelles d Albrecht Knust il comprend la correspondance de ce dernier, des écrits théoriques sur le système de notation Laban ainsi que de nombreuses partitions chorégraphiques. Les partitions chorégraphiques ont été numérisées et sont accessibles en ligne 9. La médiathèque du CND abrite également depuis 2005 une partie du fonds du Ballet Atlantique Régine-Chopinot (BARC) 10. Les archives de cette structure ont été divisées en plusieurs grands ensembles et réparties en plusieurs lieux de conservation. Ainsi, le CND s est vu confier les archives artistiques de la compagnie alors que les archives administratives sont conservées par les archives départementales de Charente-Maritime. La médiathèque est depuis 4 ans très sollicitée pour accueillir de nouveaux fonds, mais ne peut se lancer dans une campagne massive de collecte car elle n a plus assez de place dans ses magasins pour accueillir et conserver de nouveaux fonds conséquents. 2. L Institut Mémoires de l Edition Contemporaine L institut Mémoires de l Edition Contemporaine (IMEC) a été créé en 1988 avec pour missions de rassembler, préserver et mettre en valeur des fonds d archives et de la documentation autour du monde de l édition et du livre. Il a ainsi constitué une collection d archives privées liés à la mémoire de l édition contemporaine. Les principaux modes d entrée des documents sont le don et le dépôt. 8 Inventaire consultable en ligne à l adresse : 9 Accessibles en ligne à l adresse : 10 Voir la présentation du fonds à l adresse : 40
41 Cet institut possède également des fonds d archives relatifs au monde de la danse. C est l association Les Carnets Bagouet qui fut la première à déposer un fonds d archives d un chorégraphe à l IMEC. Cette association loi 1901 s est constituée en au lendemain de la mort du chorégraphe Dominique Bagouet autour de danseurs de sa compagnie. Elle visait à entretenir et transmettre la mémoire du travail chorégraphique de Dominique Bagouet. L association s est efforcée de réunir les papiers du chorégraphe afin de pouvoir déposer ses archives dans un organisme qui puisse les conserver dans les meilleures conditions. En 1996, c est l IMEC que l association choisit pour déposer le fonds composé essentiellement de photographies et papiers de travail de Dominique Bagouet. D autres entrées de documents relatifs à la danse ont fait suite à ce dépôt mais les fonds de chorégraphes, interprètes ou encore compagnies sont très minoritaires encore dans les collections de l IMEC. Des fondateurs des Carnets Bagouet ont également désiré déposer leurs fonds d archives à l IMEC à l image de Bernard Glandier qui déposa en 2001 les archives de sa compagnie Alentours 11. On peut également citer le fonds Jacqueline Robinson déposé en 1999 et constitué des archives professionnelles de la chorégraphe et pédagogue. III. Le réseau des archives publiques Tous les services d archives publics dépendent en France de la Direction des Archives de France, créée par le décret du 28/12/1936. Rattachée depuis 1959 au ministère de la Culture, ses missions ont été fixées par l arrêté du 5 mars : la DAF «conçoit, anime, oriente, évalue et contrôle l action de l Etat en matière d archives publiques à des fins administratives, civiques, scientifiques et culturelles [ ]. Elle 11 Présentation du fonds accessible à l adresse : 41
42 veille à la sauvegarde des archives publiques présentant d un point de vue de l histoire, un intérêt public.». A ce titre, elle exerce un contrôle scientifique et technique sur les deux grandes catégories de services d archives publics sur l ensemble du territoire. Le paysage archivistique français est calqué sur l organisation administrative française. Correspondent aux deux personnes de droit public que sont l Etat et les collectivités territoriales les Archives Nationales et les services d Archives territoriaux. Il peut exister un service d Archives pour chaque niveau de collectivité, qui relève donc soit de la région, du département ou de la commune. Enfin, les ministères de la Défense et des Affaires étrangères possèdent leur propre service d Archives. Les Archives Nationales ont été créées en 1790 avec pour objectif de permettre la consultation par les citoyens des archives de l Assemblée Nationale. Au fil du temps, les compétences de cet organisme se sont étendues et il conserve aujourd hui toutes les archives découlant du fonctionnement des services centraux de l Etat, le minutier central des notaires de Paris ainsi que de nombreux fonds privés. Le réseau territorial comprend lui des services d archives régionaux, départementaux et communaux. Ce sont les archives départementales qui, depuis la loi de décentralisation du 22/07/1983, sont les pivots de ce réseau. Cette loi place les services départementaux d archives sous la responsabilité des présidents des conseils généraux et vient définir leurs compétences. Les Archives départementales accueillent ainsi les documents découlant de l activité du conseil général, des services déconcentrés de l Etat dont le siège est dans leur département, des établissements publics locaux, des hôpitaux et des établissements d enseignement. Elles ont également pour mission de collecter et conserver les minutes de notaires et les archives privées si elles présentent un intérêt historique ou culturel. Les Archives départementales sont aussi chargées de conserver les archives des communes ne possédant pas leur propre service d archives. Le directeur des Archives départementales, fonctionnaire d Etat, assure également une mission de contrôle technique et scientifique sur les archives des communes. 12 Modifié par l arrêté du 24/12/
43 Les Archives communales, elles, ont compétence pour les documents produits par les services de la commune. Toutes les communes, si elles en ont les moyens peuvent créer leur propre service, le cas échéant, elles peuvent confier leurs archives aux Archives départementales de leu circonscription par la voie du dépôt. Seules les communes de moins de 2000 habitants ont l obligation légale 13 de déposer leurs archives centenaires aux Archives départementales. Les services d Archives régionaux se sont vu attribuer par la loi du 28/11/1990 la gestion des archives produites par les services dépendant du conseil régional mais aussi par les établissements publics régionaux. Tout comme les communes, les régions peuvent confier la conservation de leurs archives au service d archives départementales du chef-lieu de région par le biais d une convention de dépôt. Dans le domaine de la danse, les services d Archives publics renferment dans les fonds de théâtres publics, lieux de création par excellence, des documents nous renseignant sur l histoire et la mémoire de la danse. On peut trouver des documents concernant la programmation et donc les représentations de danse dans tous les fonds de théâtre. Par contre, pour trouver des archives artistiques nous renseignant sur le processus de création chorégraphique, il faudra chercher dans les fonds de théâtres possédant leur propre compagnie ou accueillant des chorégraphes en résidence. Une enquête auprès des théâtres publics, menée en 1997 par des administrateurs de théâtres publics, des archivistes et représentants du ministère de la culture, avait mis en évidence les lacunes de la conservation des archives des théâtres publics. Les scènes publiques, malgré leur obligation légale de dépôt de leurs documents aux services d archives versaient très rarement aux services compétents. Stockées depuis des années dans des locaux peu adaptés, éliminées dès que la place venait à manquer, leurs papiers apparaissaient véritablement en péril. Suite à ce travail, une circulaire concernant les archives des théâtres publics a vu le jour. La circulaire AD 99-2 du 17 décembre 1999 propose un tableau de gestion pouvant d adapter à toutes les structures de création artistique, qu elles soient des associations, organismes publics ou privés. Le texte de la circulaire encourage également les organismes de création artistique de tous les domaines du spectacle vivant à verser, déposer ou donner leurs documents aux 13 Définie par l article L du Code du patrimoine 43
44 services compétents que sont les archives municipales, régionales ou nationales. Aujourd hui, les organismes concernés (aussi bien les théâtres qu organismes de collecte) ont bien pris conscience de l importance de la collecte de ces archives. Les services d archives ont désormais les outils pour classer ces documents. Les théâtres publics, quant à eux, sont plus sensibilisés à leurs obligations légales et sont plus informés des différentes possibilités qui s offrent à eux pour confier leurs archives à ces organismes. A côté des archives de théâtres, des documents concernant les politiques de la danse en France peuvent être trouvés, notamment dans les fonds des Directions Régionales aux Affaires Culturelles versés aux Archives Départementales de leur circonscription. Les Archives Nationales conservent depuis 1932 les archives administratives de l Opéra de Paris et quelques fonds privés de danseurs et chorégraphes. Des documents relatifs aux politiques de la danse en France peuvent également figurer dans les versements successifs du ministère de la culture et de sa direction de la musique et de la danse. Enfin, il faut rappeler que ces services d archives tant au point de vue national que territorial ont également la possibilité de collecter des archives privées. 44
45 Chapitre 3 : Quelles conséquences? Nous l avons vu, il existe un nombre important d organismes compétents dans la collecte des archives de la danse. Tous ont leur propre domaine d action mais la médiathèque du CND, spécialisée dans la documentation en danse, est la seule à avoir affiché dès sa création l ambition de collecter ces éléments constitutifs du patrimoine de la danse que sont les archives. Il semble alors intéressant d étudier comment se traduit cette multiplicité des organismes de collecte et quelles relations ils établissent entre eux. I. Un éclatement des fonds. Chacun des organismes décrits plus haut sont spécialisés dans un certain domaine. Le département des Arts et Spectacles est compétent dans la collecte et la conservation des documents patrimoniaux relatifs aux Arts et Spectacles, la Bibliothèque-musée de l Opéra qui lui est rattachée est elle dédiée à la conservation des éléments constitutifs du patrimoine des productions de l Opéra de Paris. L Institut Mémoires de l Edition Contemporaine lui, a comme domaine de compétences la sauvegarde du patrimoine de l ensemble des acteurs de l édition contemporaine. Les services d archives publics ont eux comme mission de collecter, conserver et communiquer tous les documents liés au fonctionnement des institutions françaises mais aussi tous les documents constituant un matériel pour les futurs chercheurs dans les domaines de l histoire sociale, politique, des lieux, des familles ou des individus. La médiathèque du CND est la seule structure spécialisée dans la danse. C est pour des raisons historiques, liées à leur création ou à la constitution de leurs collections que ces structures se sont retrouvées à collecter et conserver des archives liées à la danse. Cet état de fait rejoint de manière plus large la question du débordement ou de la jonction des champs de compétence des établissements patrimoniaux quant à la collecte des documents d archives. 45
46 En effet, toutes ces structures sont légalement autorisées à collecter des archives privées, quelle que soit leur voie d acquisition. Néanmoins, les services d Archives, bibliothèques patrimoniales et structures de droit privé destinées à la conservation du patrimoine écrit ne sont pas à égalité face à la collecte des documents et une concurrence peut s installer entre ces organismes. Certains organismes, tels l IMEC ont plus de moyens et de facilités pour valoriser rapidement les fonds collectés, ils sont de ce fait plus attractifs pour les particuliers souhaitant déposer ou donner leurs archives. D autres structures telles que la BNF ont une réputation, un prestige et une reconnaissance à l échelle nationale, ce qui pousser d éventuels donataires ou déposants à s orienter vers ces organismes en raison de leur prestige et de leur histoire. Les structures comme le CND spécialisées dans un domaine très étroit présentent également des attraits pour les particuliers souhaitant déposer leurs archives car ils semblent plus compétents pour traiter des fonds d archives originaux par leur contenu ou leur forme. Les archives départementales ou communales sont elles bien implantées au niveau local et attirent des particuliers souhaitant inscrire leurs fonds d archives dans le patrimoine et l histoire de leur ville, région ou département. Une certaine concurrence s est ainsi installée entre toutes ces structures en ce qui concerne l acquisition de fonds d archives privés relatives à la danse. Pour pallier à ce problème, la Direction du Livre et de la Lecture conjointement avec la Direction des Archives de France a émis une circulaire 14 en 1994 afin de rappeler aux services d archives et bibliothèques leurs compétences respectives en matière de collecte d archives et de fixer des règles de bonne conduite à adopter. Cette texte avait une portée générale, concernait tous les domaines d activité de ces organismes et s applique donc bien aux archives de la danse. Bien que clarifiant les vocations de chaque institution, cette circulaire ne reste néanmoins qu un rappel à l ordre et n a pas réglé définitivement le problème du débordement des compétences des organismes de conservation du patrimoine écrit en matière de collecte d archives. Certaines circonstances font souvent que des institutions dont ce n est pas la 14 Circulaire AD 8299 ou DLL publiée au JORF le 02/09/
47 vocation fassent l acquisition de documents d archives. On peut par exemple citer le respect de la volonté d un donateur, le respect des fonds, une opportunité financière, une opportunité liée à la disponibilité de locaux ou alors des situations d urgence. Cette concurrence due à la multiplicité des organismes de collecte des archives de la danse pose également un problème de respect des fonds. Le respect des fonds est une règle primordiale pour le classement et la conservation des archives. Elle se fixe sur trois grands principes : celui du respect de la provenance qui implique que les documents émanant d un même producteur doivent être regroupés sans être mélangés à d autres, celui du respect de l intégrité du fonds qui veut que le fonds d archives doit être maintenu dans sa forme originelle, sans morcellement, et enfin le principe de respect de l ordre originel qui impose que le classement originel du producteur soit conservé. L exemple du fonds du Ballet Atlantique Régine Chopinot (BARC) est très représentatif de ce problème et se doit d être explicité et analysé. Le BARC était un Centre Chorégraphique National, constitué sous forme d association loi 1901 situé à La Rochelle. Par son statut, il participait à la politique conduite par le ministère de la Culture, accomplissait des missions de création, de production et diffusion nationale et internationale de son répertoire, de formation auprès des professionnels, d enseignement mais aussi d information auprès du public. En tant que CCN, le BARC mettait en place des actions culturelles et menait des initiatives de soutien aux compagnies de la région. Depuis 1992, l équipe du BARC menait une réflexion sur la mémoire de la danse. C est en 2005 que l association a décidé de confier ses archives dans le but de constituer des références accessibles au plus grand nombre. La compagnie est donc entrée en contact avec les Archives Départementales de Charente- Maritime pour fixer le sort de ses documents d archives. Dans le même temps, elle a aussi fait connaître son intention au Centre National de la Danse et à d autres structures spécialisées. Si le BARC a pensé à ces deux organismes pour collecter et conserver ses archives c est parce qu il souhaitait à la fois témoigner de son inscription dans le territoire mais aussi laisser ses documents à un organisme référencé en danse contemporaine, située en région parisienne et de ce fait accessible au niveau européen et international. Le choix du CND s explique aussi 47
48 par le fait que le fonds du BARC pouvait ainsi être au contact d autres archives de même nature, être mis en perspective et s inscrire dans l histoire de la danse. Au final, il a été convenu que les documents concernant l administration de l association en tant qu employeur, entreprise, lieu de production et d accueil d activités et de compagnies soient transférées aux Archives Départementales de Charente-Maritime. La médiathèque du CND, elle, s est vue confier les documents se rapportant au parcours artistique de Régine Chopinot et aux œuvres créées par la chorégraphe au sein du BARC. Des vidéos ont également été versées au CND qui disposait de magasins de stockage et de matériel pour la numérisation adaptés. Du fait du recoupement des compétences de ces deux organismes le BARC a donc vu ses archives administratives et artistiques scindées et confiées à deux structures distinctes. Le fonds du BARC a donc été réparti de manière arbitraire entre deux organismes en fonction de leurs domaines de compétence et leur inscription dans le cadre territorial. Cet état de fait comporte tout de même quelques avantages : les différentes parties du fonds sont plus à même d être valorisées grâce aux spécificités des deux organismes, connaissant parfaitement ce type de fonds et donc et à même de les classer et décrire de la manière appropriée. Interrogé sur ce sujet, Laurent Sebillotte, directeur de la médiathèque du CND reconnaît que la règle du respect des fonds n est pas toujours appliquée mais que la scission et répartition doit se faire de manière réfléchie et cohérente. Ainsi, dans le cas du BARC ce sont seulement deux ensembles distincts d un même fonds qui ont été isolés. Le signalement des deux parties du fonds est systématiquement fait par les deux organismes. Il faut donc nuancer ce problème de respect des fonds, et le fonds du BARC l illustre bien, en notant que les scissions de fonds peuvent se faire de manière réfléchie et au final amener peut être une meilleure valorisation et une plus grande accessibilité de chacune des parties du fonds. Les organismes compétents pour la collecte des fonds d archives relatifs à la danse travaillent donc conjointement et collaborent sur certaines questions mais ce n est pas pour autant que l on peut parler d un réseau constitué. 48
49 II. Peut-on parler d un réseau? En effet, si des efforts sont faits par chacun de ces organismes pour travailler conjointement avec les autres structures collectant des archives en rapport avec la danse, aucune concertation d ensemble n a été réalisée. Une tentative de rapprochement des différentes structures conservant des documents constitutifs du patrimoine du spectacle vivant a été réalisée par la création d un Répertoire des Arts du Spectacle (RASP). C est le département des arts du spectacle de la BNF qui, en 1997 a lancé le projet de recenser toutes les ressources patrimoniales sur les arts du spectacle conservées en France. Pour ce faire, un partenariat a été mis en place entre plusieurs directions du ministère de la culture (direction du Livre et de la Lecture, direction des Archives de France, direction des Musées de France, direction de la Musique, Danse, du Théâtre et des Spectacles, mission Recherche et Technologie), le Comité d Histoire ainsi que le Centre National du Théâtre. Une enquête a été lancée afin que tous les établissements à vocation patrimoniale recensent et décrivent les fonds relatifs aux arts du spectacle. Cette enquête a mené à la création d une base de données accessible en ligne depuis mai Elle continue d être alimentée par les établissements au fur et à mesure des acquisitions et traitements de fonds relatifs au spectacle vivant. Parmi les structures sollicitées, figuraient tous les établissements conservant des archives liées au monde de la danse décrits précédemment. La constitution du RASP n a pas pour autant permis à ces organismes de créer un partenariat plus étroit entre eux car ses conséquences sont assez limitées. Il ne s agit que d un outil de repérage, donnant une description sommaire des fonds conservés. Le travail de constitution des notices a été fait de manière individuelle par les établissements qui n ont pas ou très peu communiqué entre eux lors de l enquête. Le RASP a donc eu une portée limitée, permettant seulement aux organismes de collecte de se rendre compte que des structures aux domaines d action similaires coexistaient. A côté de cette tentative à un niveau très général, d autres initiatives ont été menées pour tenter d établir, à une échelle plus limitée, des relations durables entre les structures collectant 49
50 les archives du monde de la danse. Ainsi, en 2007 une convention de pôle associé a été signée entre le département Arts et Spectacles de la BNF et la médiathèque du CND. Cette convention vise à installer une coopération entre ces deux structures en ce qui concerne l identification, le signalement et l analyse comparée des fonds liés aux artistes et compagnies chorégraphiques présents dans leurs collections. La médiathèque du CND est également en train de développer un partenariat avec le Centre National du Costume de Scène notamment autour des archives de Rudolf Noureev. Les deux organismes vont coopérer pour l identification et la description des documents. Des prêts de documents d archives sont également envisagés pour l organisation d expositions. Cette convention ne concerne que deux acteurs de la collecte des archives de la danse. On ne peut donc pas parler d un réseau constitué. Pourtant, une volonté de ces structures spécialisées de coopérer et de collaborer avec d autres organismes existe bel et bien. Laurent Sebillotte, lors d une entrevue a affirmé sa volonté d instaurer une politique de coopération et de partage quant à la collecte des fonds d archives relatifs à la danse. 15 A l adresse : 50
51 Troisième partie : Les archives vues par les compagnies de danse 51
52 Chapitre 1 : Le contexte de l enquête auprès des compagnies. I. Le panorama de la danse en France En France, la plupart des compagnies de danse sont privées et constituées sous la forme d associations culturelles, sous le régime de la loi Leurs principales sources de financement sont les subventions du ministère de la Culture et des collectivités territoriales. Elles travaillent au sein de leur propre structure ou bien sont hébergées par d autres structures ou accueillies en résidence dans les grands théâtres nationaux. D autres compagnies n ont pas ce statut privé et sont rattachées à des institutions publiques, souvent des théâtres nationaux ou municipaux. Elles peuvent être gérées en régie ou directement par leurs collectivités de rattachement. Les compagnies en France sont de taille et d importance très variables. Certaines sont professionnelles, c est à dire qu elles rémunèrent leurs membres, d autres, considérées comme «amateurs» regroupent de simples pratiquants qui ne reçoivent aucun salaire pour le travail effectué au sein de la troupe. Quelques compagnies françaises ont une renommée internationale et se produisent sur les scènes dans le monde entier. Les autres ont une renommée plus limitée et se produisent sur un territoire plus limité. Enfin, de nombreux festivals de danse constituent un espace privilégié pour ces compagnies qui peuvent s y produire sur scène. Au niveau institutionnel, le ministère de la Culture abrite une direction de la musique, de la danse et du théâtre et des spectacles qui oriente et dirige les grandes décisions de l état en matière de danse et propose des aides aux compagnies. Parmi ces aides proposées directement par le ministère figurent des aides aux écritures et à la notation chorégraphique. Le ministère de la culture est également présent dans les régions depuis 1977 grâce à la déconcentration par le biais des Directions Régionales aux Affaires Culturelles (DRAC). Ces 52
53 dernières sont chargées de mettre en place au niveau local la politique culturelle décidée par le gouvernement. En matière de danse leurs missions sont de développer et mettre en valeur les activités chorégraphiques. Elles apportent également leur soutien aux activités d enseignement et de formation. A côté de ces organismes institutionnels, d autres structures participent au développement de la danse en France : les Centres Chorégraphiques Nationaux et Centres de Développement Chorégraphique. Les Centres Chorégraphiques Nationaux ont été créés en 1984, ils sont chargés de missions d ordre public qui leur sont confiées par l Etat et les collectivités territoriales. Composés autour de compagnies de danse, ces associations développent des projets de création et de diffusion de leurs propres œuvres mais doivent aussi se constituer en centres de ressources sur la danse. Ils accueillent à ce titre des compagnies en résidence et mènent des actions de soutien à la production chorégraphique. Ils sont aussi chargés de veiller au développement chorégraphique et à la formation professionnelle des acteurs du monde de la danse. Il y a aujourd hui 19 centres chorégraphiques nationaux répartis sur l ensemble du territoire français. Les Centres de Développement Chorégraphique existent, eux, depuis 1995, ces associations ont des missions similaires aux Centres Chorégraphiques Nationaux mais sont ouverts à plusieurs compagnies. Ils se doivent d assurer la diffusion de créateurs et compagnies de danse, inventer des temps forts pour la danse, accueillir de jeunes compagnies en résidence, poursuivre des activités de formation pour amateurs et professionnels, développer les publics et, enfin, créer des centres de ressources pour la danse. Les Centres de Développement Chorégraphique sont aujourd hui au nombre de neuf, répartis sur l ensemble du territoire français. II. Les compagnies de danse en Midi-Pyrénées La région Midi-Pyrénées accueille de nombreuses compagnies de danse dans chacun des départements qui la composent. Ces compagnies sont principalement privées et de répertoire 53
54 contemporain ou moderne. Seul le ballet du Capitole de Toulouse est rattaché à la mairie de Toulouse qui le gère dans le cadre d une régie municipale. Son répertoire classique et néoclassique lui assure un rayonnement international. Les autres compagnies ont elles un répertoire essentiellement contemporain et moderne. Certaines d entre elles ont une renommée internationale, d autres bénéficient d une bonne implantation au niveau territorial. La région Midi-Pyrénées dispose du Centre de Développement Chorégraphique de Toulouse, qui a été la première structure de ce type à voir le jour en France en Outre l accueil de compagnies, les aides à la diffusion de spectacles, cette structure abrite un centre de documentation. On trouve également dans cette région une Direction Régionale aux Affaires Culturelles basée à Toulouse, qui offre de nombreuses aides aux compagnies de la région. Il n y a pas de Centre National Chorégraphique en Midi-Pyrénées et les compagnies sont assez éloignées des grands centres de ressources sur la danse. En ce qui concerne les organismes de conservation, la région Midi-Pyrénées comprend des services d archives départementaux dans chacune des régions qui la composent ainsi que plus d une vingtaine de services d archives communales. Il n y a aucune structure spécialisée dans la conservation des archives et du patrimoine de la danse à part le Centre régional des musiques et danses traditionnelles, anciennement Conservatoire Occitan qui a signé une convention de dépôt avec les Archives municipales de Toulouse pour la conservation de ses archives sonores et audiovisuelles. De plus, toutes les structures collectant les archives de la danse citées plus haut sont toutes géographiquement éloignées. C est cette région qui a été choisie pour mener une petite enquête auprès des compagnies de danse au sujet de la conservation de leurs archives. III. L enquête auprès des compagnies de danse en Midi-Pyrénées. Cette enquête a pris place entre les mois de février et de mai Elle concernait toutes les compagnies de danse privées de la région. 54
55 Il a été décidé de ne s intéresser qu aux compagnies privées car ce sont les premiers acteurs du monde de la danse, porteurs des créations artistiques et assurant leur diffusion mais également les seules structures à ne pas être soumises à une obligation légale de versement ou de dépôt de leurs archives dans les structures patrimoniales. Leurs archives sont donc primordiales pour la construction d une mémoire de la danse mais sont difficiles à collecter pour les organismes compétents car leur transfert dans un service d archives n est soumis qu à la bonne volonté de leurs producteurs. Les compagnies contactées ont été repérées grâce à l annuaire des compagnies de danse mis en place par le CND mais également grâce à l annuaire des productions des compagnies de la région Midi-Pyrénées publié par le CDC Toulouse sur son site Internet. Une première prise de contact a été réalisée avec une trentaine de ces compagnies par le biais d un courrier électronique leur expliquant les raisons et modalités de cette enquête et leur proposant l envoi d un questionnaire. Seules les 17 compagnies basées à Toulouse se sont vues proposer l envoi d un questionnaire ou un entretien avec le chorégraphe ou l administrateur de cette compagnie. Suite à cet envoi, 11 compagnies ont répondu positivement, 8 désirant recevoir un questionnaire et 3 étant d accord pour m accorder un entretien. Au final, 7 questionnaires remplis m ont été adressés et 2 entretiens avec des administrateurs de compagnies ont pu avoir lieu. Les questionnaires d une vingtaine de questions abordaient les thèmes des archives au sein de la compagnie, s attachant à savoir ce que les acteurs de la danse rattachaient à la notion d archives, quels documents étaient produits et conservés par ces compagnies et enfin quelles connaissances du monde archivistique avaient les membres de ces compagnies et quel sort ils réservaient à leurs documents. Les guides d entretien ont eux été mis en place en s inspirant des questionnaires, ils abordent les mêmes sujets mais de manière un peu plus précise. Les résultats de cette enquête sont présentés en deux parties. Une première s attache à montrer quels rapports entretiennent les compagnies de danse avec leurs archives. La seconde évoque les relations de ces acteurs du monde de la danse avec les services compétents dans la collecte et la conservation des archives de la danse. 55
56 Chapitre 2 : Les compagnies de danse et leur rapport aux archives. I. La notion d archives Un premier volet dans les questionnaires et les guides d entretien adressés aux compagnies de danse s efforçait de comprendre de quelle manière les membres des compagnies de danse voyaient les archives et quelle utilité leur était reconnue. Les questions cherchaient également à percevoir comment la mémoire de la danse était envisagée par ses acteurs et quelle pouvait être la place réservée aux archives, si ces documents étaient jugés utiles dans la construction de la mémoire de la danse. Les participants à l enquête ont tous à peu près donné la même définition pour les archives, celle de réceptacle d une certaine mémoire, trace matérielle contenant la mémoire d un événement, d une activité ou d une structure : «documents et traces d une activité, d une mémoire». La mémoire que les documents d archives véhiculent est pour certains considérée comme «fidèle et objective» car elle s appuie sur des éléments matériels. La question des traces semble également importante pour les acteurs du monde de la danse, plus qu un simple contenant, les archives seraient plus une trace de ce qui a été, une sorte de persistance d une activité ou d une structure. Une valeur historique est également accordée aux documents d archives qui permettraient d établir des vérités historiques et de retracer l histoire d une structure. Les réponses «Des documents que l on conserve précieusement qui sont significatifs par rapport à l histoire» et «une série de documents permettant de rechercher les éléments historiques d une structure» illustrent très bien ce point de vue. Enfin, lors d un entretien, un administrateur évoquait un certain travail de sélection et de tri dans les documents d archives. Pour lui, les archives sont «Tout ce que l on veut et que l on doit garder». 56
57 Pour les compagnies, l archive serait bien une trace matérielle permettant de retracer l histoire aussi bien d une structure, d activités, ou encore d un événement. Ces documents participeraient à la construction d une certaine mémoire. La question des supports des documents d archives a ensuite été abordée ; les répondants s accordent moins sur ce point. Si la plupart considèrent que tous les documents peuvent potentiellement être considérés comme archives, certains écartent les objets et livres imprimés du champ des archives. Leur vision d un document d archives reste néanmoins très large et aucun n a limité les documents d archives à un support unique. On peut peut-être avancer l idée que les supports des archives ont été définis par les membres des compagnies de danse plus selon une vision patrimoniale large, conçue comme tous les documents produits par ces derniers et pouvant participer à la construction d une mémoire de la danse et ne se limitant pas aux seuls documents d archives. Ces documents pour les répondants peuvent être considérés comme archives à l instant même de leur création. A la question «à partir de quel âge un document devient-il une archive?», la plupart des réponses évoquent ainsi l immédiateté : «une seconde», «immédiatement». Pour d autres, les documents ne peuvent être qualifiés d archives que lorsqu ils n ont plus d utilité courante, qu ils ne sont plus d actualité. La réponse «Dès qu on aborde une autre création. Le répertoire est un archive» est assez révélatrice des problèmes dans la construction d une mémoire de la danse, elle montre bien que le patrimoine de la danse peut être limité pour certains acteurs du monde de la danse au seul répertoire, ne prenant pas en compte le contexte de la création. La mémoire de la danse se cantonnerait quelque part à la succession de créations artistiques. Dans l ensemble, les réponses données par les chorégraphes et administrateurs montrent bien que le monde de la danse a une vision assez juste et précise des archives, les considérant comme des documents de types assez divers, contenant assez d éléments pour participer à la construction d une mémoire et de l histoire. Reste maintenant à définir quelle est la valeur qu ils accordent aux archives et quelle utilité ils leur reconnaissent. 57
58 Lorsque la question de l utilité des archives leur est posée, les acteurs de la danse les reconnaissent bien comme des outils de constitution d une mémoire particulièrement utiles pour la recherche historique. Ils les considèrent comme utiles pour «la recherche et conscience de l histoire, la mémoire» et comme des «outils de projection». Les documents d archives opèrent pour certains un «retour sur le passé» et permettent de faire des «comparaisons». Cette idée d établir des parallèles avec l aide des documents d archives revient à deux reprises. Le document d archives servirait bien dans la construction de l histoire mais à la condition d être intégré dans un contexte, il ne pourrait signifier quelque chose qu en interaction avec d autres documents. Cette question de l utilité des archives a été abordée de manière plus pratique par les répondants et plus en rapport avec leurs préoccupations. Les documents sont pour eux des outils efficaces dans une certaine mesure pour reconstituer une pièce chorégraphique et transmettre un répertoire : «reconstitution ou notation d une pièce chorégraphique par exemple» ou encore «transmission du répertoire», «garder mémoire des œuvres archivées». Ce problème de fixation d une chorégraphie par la notation avait été abordé lors d un entretien et la réaction de l administrateur de la compagnie me paraît tout à fait intéressante. Si pour lui la transcription d une création artistique sur une partition chorégraphique est un des moyens efficaces pour en garder trace, il faut bien prendre en compte qu elle ne traduit qu une infime partie de la création chorégraphique - dont l essence réside dans son interprétation sur scène - qui se voit privée de toute son expression artistique. Cette réaction illustre bien, à mon goût, le paradoxe du milieu de la danse qui veut entretenir et transmettre sa propre mémoire mais reconnaît dans le même temps qu elle est privée de l expression artistique, essence de la danse. Lorsque le sujet de la mémoire de la danse est évoqué, tous les répondants s accordent pour dire que sa construction est nécessaire et possible. En ce qui concerne les voies de construction de cette mémoire, les réponses sont dans l ensemble plus vagues. Pour une grande majorité des compagnies de danse qui ont participé à cette enquête, c est à l ensemble des acteurs du monde de la danse (institutions, professionnels, artistes) qu incombe la responsabilité de créer et d alimenter cette mémoire. Pour les autres, ce sont les professionnels de la documentation qui doivent réunir les éléments constitutifs de ce patrimoine : «par les médiathèques nationales ou la bibliothèque du CND». Enfin, une 58
59 troisième catégorie de répondants estime que cette construction doit se faire par le biais d une coopération entre acteurs de la danse et professionnels de la documentation, des archives plus précisément. Enfin, d autres évoquent une fois encore la peur des acteurs du spectacle vivant de se retrouver face à une mémoire «figée», qui empêche le chorégraphe de revenir sur sa création et le prive de toute liberté dans son expression artistique. La pièce chorégraphique archivée doit ainsi être considérée comme une source d inspiration et non comme un modèle absolu auquel il faudrait se conformer. Les différents supports permettant de garder en mémoire des créations dansées ne permettront ainsi jamais de les représenter entièrement et pleinement. Suite aux interrogations relevées face à l utilisation de la vidéo pour conserver trace d une création chorégraphique, la question de sa fiabilité a été posée aux compagnies dans le questionnaire. Les avis sont assez partagés et dépendent en fait de la personnalité des répondants et de leur conception de la danse et de sa mémoire. Comme il était conçu, le questionnaire ne permettait pas de connaître précisément les justifications des répondants. S il apparaît que les captations vidéo sont largement utilisées par les compagnies pour garder trace de leur répertoire, elles sont souvent considérées comme des témoignages fidèles d une chorégraphie à l instant où elle est représentée. II. Les archives de la compagnie Une autre partie du questionnaire s efforçait de savoir quelles étaient les grandes catégories de documents produites et gardées par les compagnies de danse et quelles étaient les raisons qui les poussaient à conserver ou se séparer de certaines pièces. Si toutes les compagnies affirment bien conserver tous les documents relatifs au fonctionnement de la structure et à la production des spectacles, elles ne semblent pas en mesure de conserver toutes les pièces considérées comme artistiques. Lorsqu on leur demande quels documents sont conservés, toutes citent en premier les documents financiers : cahiers de comptes, contrats, dossiers relatifs à l emploi de personnel ainsi que dossiers de subventions. Les documents relatifs à la diffusion des spectacles et aux 59
60 relations avec les programmateurs et théâtres n ont été évoqués que lors des entretiens. Tous ces documents semblent être conservés uniquement pour des raisons juridiques. Lors des entretiens, les archives artistiques ont été évoquées en premier lieu lorsque le sujet des archives de la compagnie était abordé. Il semble que les administrateurs aient bien conscience de la difficulté à réunir et conserver les pièces relatives à la création chorégraphique. Divers profils peuvent être définis. Tout d abord, dans certaines compagnies la question de la conservation des archives artistiques ne se pose pas car aucun document n est créé par le chorégraphe lors de la réalisation de nouvelles pièces. Pour d autres cas, de tels documents sont produits mais leur conservation dépend de la personnalité du chorégraphe. Lors des entretiens, deux cas distincts sont apparus. Un premier chorégraphe n était pas du tout attaché aux documents produits lors de ses créations, l autre au contraire partait de documents pour créer et faisait circuler ces documents aux différents intervenants lors du processus de création. Dans le premier cas peu de traces de la création étaient présentes dans les archives de la compagnie. Dans le second, ces traces étaient bel et bien présentes mais en plus le souci de leur conservation apparaissait comme primordial. Si toutes les personnes interrogées semblent se préoccuper de la conservation de leurs archives dans le but de conserver la mémoire d événements ou de créations («raviver la mémoire quand nécessaire»), certaines confient une autre fonction à leurs archives. Ces traces de la création sont ainsi appelées à devenir de futures sources d inspiration, «pouvant engendrer de nouvelles réflexions et dynamiques créatives et/ou pédagogiques». Ces documents deviennent alors de nouveaux outils de création et sont également amenés à constituer des outils de transmission pour les générations futures. Le questionnaire abordait aussi la question du devenir des archives de la compagnie à la cessation des activités de cette dernière. L analyse des réponses nous laisse voir deux postures différentes. Certains affirment en effet que ces documents finiront «à la poubelle», évoquent leur disparition et le manque de réflexion de la structure à ce sujet. D autres indiquent que les archives administratives ne seront pas conservées (sauf pour des raisons juridiques) mais que les archives artistiques seraient sûrement gardées par leurs producteurs. La conservation de ces documents se fera «selon les envies» des différents 60
61 membres de la compagnie, une sélection serait alors faîte sur des critères subjectifs. Il est également intéressant d étudier les différents comportements qui apparaissent face à cette question des traces. La question de l éphémère fait à nouveau son apparition et face au problème de transmission et de conservation de la mémoire de la compagnie, un chorégraphe montre bien cet attachement au temps de la création et de la représentation en indiquant «Nous ne cultivons pas un idéal d immortalité». 61
62 Chapitre 3 : Les services d Archives et les compagnies de danse. Une dernière partie du questionnaire s efforçait de comprendre quelles connaissances du monde des Archives et de son réseau avaient les compagnies de danse. Il était question de déterminer quels services elles connaissaient mais aussi de connaître leur volonté ou non de déposer leurs archives auprès de ces organismes et enfin essayer de comprendre les motivations de ces mêmes compagnies. Si toutes les compagnies de danse qui ont répondu à cette enquête se disent prêtes à confier leurs archives à un service compétent et à les ouvrir au public, il semble qu elles n aient que très peu de connaissances quant aux missions et modes de fonctionnements de ces structures. Durant les entretiens, les administrateurs rencontrés connaissaient très peu les services d archives, n y étaient jamais allés mais par contre savaient qu on y allait pour y effectuer des recherches historiques. En effet, lorsqu il était demandé aux personnes répondant à l enquête de faire un choix entre plusieurs organismes aptes à collecter et conserver leurs archives, certaines d entre elles reconnaissent ne pas avoir assez de connaissances sur le sujet. Les différents organismes décrits dans la deuxième partie figuraient comme propositions 16. La Bibliothèque Nationale de France est connue de presque tous les répondants, ceux qui envisagent l idée de lui confier leurs archives lui reconnaissent une plus grande accessibilité. La plupart des compagnies évoquent le Centre National de la Danse comme lieu idéal pour la conservation de leurs archives. Ils connaissent tous la structure et ont déjà eu l occasion de s y rendre à plusieurs reprises. Le fait que sa médiathèque soit spécialisée dans la danse fournit pour eux une raison supplémentaire pour confier leurs documents à cette structure, ils la jugent plus capable à conserver et valoriser leurs fonds mais aussi elle leur permettra de s inscrire dans une 16 A l exception de l Institut Mémoires de l Edition Contemporaine qui n était évoqué que lors des entretiens. 62
63 institution consacrée à la Danse et reconnue par tous les acteurs de ce milieu. Le CND est également évoqué comme un lieu de centralisation de toutes les données sur la danse en France, accompagnant ou ayant accompagné l émergence des structures consacrées à la danse. Enfin, la situation de cette institution est aussi invoquée dans la justification du choix du lieu de conservation. Implantée à Pantin, en banlieue parisienne elle est à proximité de toutes les grandes institutions patrimoniales, centralisées dans cette région. L IMEC est lui choisi à deux reprises et à chaque fois c est parce qu il contient le fonds des Carnets Bagouet et de certains des héritiers de Dominique Bagouet. Il semble que ce soit seulement la réputation des Carnets Bagouet, association très connue dans le milieu de la danse, qui pousse les acteurs du monde de la danse à se tourner vers ce service d archives. Enfin, le réseau des archives publiques a seulement été désigné deux fois, de manière détournée. C est l attachement à la région et la forte inscription territoriale de la compagnie qui motivait ce choix. Ce qui semble faire arrêter les choix des membres des compagnies de danse sur tel ou tel organisme c est en premier lieu l accessibilité et le rayonnement de la structure. S ils confient leurs archives c est pour qu elles soient communiquées au public, le plus largement possible. La deuxième caractéristique qui peut les pousser à confier leurs archives à un organisme particulier c est la spécialisation de ce dernier dans la danse et la possibilité de confronter leurs archives avec d autres fonds du même ordre. Enfin, une des dernières raisons qui pourrait amener les compagnies à livrer leurs archives à un établissement c est l inscription territoriale de ce dernier et l aptitude à replacer les archives des compagnies de danse dans une optique plus large de participation et d implication dans la vie locale. Les acteurs de la danse ont donc bien conscience qu ils produisent des archives qui sont appelées à contribuer à la construction d une mémoire de la danse. S ils ne sont pas opposés à confier leurs documents à des organismes compétents dans leur conservation et communication au public, la méconnaissance du réseau des services d archives en France les en empêche. 63
64 Conclusion Ainsi, la construction d une mémoire de la danse peut bien être envisagée par le biais des archives. Cette mémoire apparaît plutôt incomplète, les archives, par leur nature, ne pouvant renseigner que les éléments autour du spectacle. Pour être efficaces dans cette construction, les fonds d archives relatifs à la danse doivent être complets et collectés de manière assez large. Dans les faits, si les problèmes liés à la collecte des fonds de Théâtres publics semblent avoir été pris en main, la collecte des fonds privés relatifs à la danse reste elle, toujours problématique. Pourtant, tous les éléments semblent réunis sur le territoire français pour assurer la collecte des archives du spectacle vivant et plu précisément de la danse. Les établissements compétents dans ce domaine sont nombreux, bien installés et semblent être reconnus par les différents acteurs du monde de la danse et des archives. Le manque d une politique concertée et l enjambement de leurs compétences semblent être une première cause dans ce déficit. Les politiques de collecte ne sont pas mises en place de manière efficace sur l ensemble du territoire par ces différents organismes. La multiplicité de ces organismes et de ces compétences pose aussi des problèmes aux acteurs du monde de la danse concernés par la collecte de leurs archives. Ces derniers n ont en effet que peu de connaissance du monde des archives et de son fonctionnement et ils se sentent un peu perdus au milieu de tous ces organismes qu ils ne connaissent souvent que de nom. Très peu d actions de sensibilisation à l importance de la conservation de leurs archives et à la nécessité de les confier à des organismes spécialisés ont été menées auprès des acteurs du monde de la danse. 64
65 La conservation de des documents constitutifs à terme de la mémoire de la danse, seules traces tangibles de ce qu aura été la création chorégraphique, pourrait ainsi passer par une rencontre entre les univers de la danse et des archives. Un travail de dialogue et de concertation entre les différents partenaires semble ainsi être la meilleure solution pour garantir une meilleure connaissance mutuelle et plus d efficacité dans la conservation des archives de la danse. 65
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67 Bibliographie Ouvrages généraux Association des Archivistes Français, Abrégé d archivistique, Paris : 2007 François Rouquet (dir.), L exploitation scientifique des archives, Rennes : 2005 Ouvrages sur la danse et sa mémoire Michel Bernard, De la création chorégraphique, Centre National de la Danse, Pantin : 2001 Laurent Sebillotte, Delphine Pinasa, Olivier Saillard, Jean-Paul Gaultier/Régine Chopinot Le défilé, Les Arts Décoratifs, Paris : Elise Severin, Le processus de patrimonialisation des œuvres chorégraphiques, mémoire de DESS, Conseil Supérieur de la danse, Rapport à M. Lang Le patrimoine de la danse en France, Ouvrages sur les archives de la danse Leslie Hansen Kopp, Dance archives A practical manual for preserving and documenting the ephemeral art, 1995 Matthew Reason, Documentation, disappearance and the representation of live performance, Palgrave :
68 Laurent Sebillotte, Documenter la danse : le moyen de l archive, 2008 Laurent Sebillotte, L archive en danse ou la sauvegarde d une intention, 2008 Aubierge Desalme, Comment garder une trace de la danse? Quels documents, quels traitements pour quelle mémoire?, mémoire d étude de conservateur de bibliothèque, ENSSIB : 2006 Ouvrages sur les organismes de collecte Revue de la BNF, Archives, patrimoine et spectacle vivant, n 5, 2000 Agathe Sanjuan, Le signalement des documents d archives en bibliothèques : l exemple du Département des arts du spectacle de la BnF, mémoire d étude de conservateur de bibliothèque, ENSSIB : 2002 Isabelle Martin, Danse contemporaine et bibliothèque : un mariage impossible? Variation en dehors et en dedans de la médiathèque du Centre national de la danse (CND), mémoire d étude de conservateur de bibliothèque, ENSSIB : 2008 Albert Poirot, Les archives dans les bibliothèques, BBF, 2001, n 2, p [en ligne] Consulté le 26 mai
69 Introduction... 8 Première partie : La Danse, la mémoire et les archives Chapitre 1 : Peut-il y avoir une mémoire de la danse? I. La Danse : essai de définition II. Qu entend-on par mémoire de la danse? Chapitre 2 : Quels documents pour quelle mémoire? I. Avant le spectacle II. Pendant le spectacle III. Après le spectacle Chapitre 3 : Les spécificités d un fonds sur la danse : l exemple du fonds Irène Popard I. Présentation du fonds II. Contenu du fonds III. Caractéristiques du fonds Deuxième partie : Les politiques de collecte des archives de la danse en France Chapitre 1 : La collecte et les modalités d acquisition des services d archives en France I. Qu est-ce que la collecte des archives? Les archives publiques Les archives privées II. Les modalités d entrée des archives privées dans les services Avec transfert de propriété Sans transfert de propriété Chapitre 2 : Des organismes de collecte multiples I. Les tenants de la tradition : La Bibliothèque-Musée de l Opéra de Paris et le Département Arts et Spectacles de la BNF La bibliothèque-musée de l Opéra Le département Arts et Spectacles de la BNF II. Deux organismes spécialisés : le Centre National de la Danse et l Institut Mémoires de l Edition Contemporaine Le Centre National de la Danse et sa médiathèque L Institut Mémoires de l Edition Contemporaine III. Le réseau des archives publiques Chapitre 3 : Quelles conséquences? I. Un éclatement des fonds
70 II. Peut-on parler d un réseau? Troisième partie : Les archives vues par les compagnies de danse Chapitre 1 : Le contexte de l enquête auprès des compagnies I. Le panorama de la danse en France II. Les compagnies de danse en Midi-Pyrénées III. L enquête auprès des compagnies de danse en Midi-Pyrénées Chapitre 2 : Les compagnies de danse et leur rapport aux archives I. La notion d archives II. Les archives de la compagnie Chapitre 3 : Les services d Archives et les compagnies de danse Conclusion Bibliographie
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72 72
73 Université de Toulouse II-Le Mirail UFR d histoire, arts et archéologie Département archives et médiathèque Les archives et la mémoire de la Danse Comment assurer la collecte des pièces d archives nécessaires à la constitution d une mémoire de la danse? Marion FICAT Volume 2 : annexes Mémoire présenté pour l obtention du Master I Ingénierie documentaire et édition Sous la direction de Mme Claudine Pailhès Juin
74 Table des annexes Annexe 1 : Questionnaires d enquête auprès des compagnies de danse... 3 Annexe 2 : Transcription des entretiens avec les administrateurs de compagnies de danse..42 2
75 Annexe 1 : Questionnaires d enquête auprès des compagnies de danse. Exemplaire original 3
76 Questionnaire compagnies I. La notion d archives 1. Pour vous, qu est-ce que les archives? 2. A partir de quel âge considérez-vous qu un document est une archive? 3. Pensez-vous que votre compagnie produit des documents d archives? 4. Pour vous, quels types de documents peuvent être des archives? Documents papier Documents audiovisuels Dessins, peintures Objets Photographies Livres 5. Quelle peut être leur utilité? II. Les archives de la compagnie 6. Conservez-vous des documents pour des raisons juridiques ou financières? Si, pouvez dire quels sont ces documents? 7. Y a t il d autres documents que vous conservez? 4
77 Si, pour quelles raisons les conservez-vous? 8. A votre avis, que vont devenir ces documents lorsque la compagnie cessera ses activités? 9. Des documents concernant le processus de création (notations chorégraphiques, notes de mise en scène, croquis de costumes et décors ) sont ils produits au sein de votre compagnie? Si par qui sont-ils conservés? La compagnie (en tant que personne morale) Les producteurs de ces documents ( personnes physiques) Pour quelles raisons? III. Les archives et la mémoire de la danse. 10. Pour vous, la constitution d une mémoire de la danse est : - Nécessaire? - Possible? 11. Comment et par qui doit-elle être constituée? Si, pourquoi? 12. Les documents d archives y ont-ils une place? 5
78 13. Pour vous, les captations vidéos de spectacles sont-elles des témoins fidèles d une création chorégraphique? IV. La compagnie et la collecte Si, pourquoi? 14. Accepteriez-vous qu un organisme conserve les documents de votre compagnie? 15. Accepteriez-vous que ces documents soient communiqués au grand public? 16. Quelles conditions poseriez-vous à leur communication? Aucune Communicable à la cessation des activités de la compagnie Communicable sur justification Communication réduite aux chercheurs et étudiants 17. Si vous deviez déposer ces documents dans un établissement spécialisé, lequel privilégieriez-vous? Départements des Arts et Spectacles de la BNF Médiathèque du Centre National de la Danse Archives de votre ville ou département d implantation Archives Nationales Pouvez-vous expliquer ce choix? 6
79 Je vous remercie pour votre participation. N hésitez pas à laisser des commentaires ou remarques complémentaires ci-dessous. 7
80 Annexe 1 : Questionnaires d enquête auprès des compagnies de danse. Exemplaire complété n 1 8
81 Questionnaire compagnies V. La notion d archives 18. Pour vous, qu est-ce que les archives? Une série de documents permettant de rechercher les éléments historiques d'une structure. 19. A partir de quel âge considérez-vous qu un document est une archive? à partir de cinq ans. 20. Pensez-vous que votre compagnie produit des documents d archives? 21. Pour vous, quels types de documents peuvent être des archives? Documents papier Documents audiovisuels Dessins, peintures Objets Photographies Livres 22. Quelle peut être leur utilité? reconstitution ou notation d'une pièce chorégraphique par exemple ou établissement de statistiques pour des archives administratives VI. Les archives de la compagnie 23. Conservez-vous des documents pour des raisons juridiques ou financières? Si, pouvez dire quels sont ces documents? Demandes et attributions de subventions, budgets, documents comptables 24. Y a t il d autres documents que vous conservez? 9
82 Si, pour quelles raisons les conservez-vous? Pour la partie administrative, la Compagnie ayant dix ans, son histoire est encore "fraîche" et la question d'un "nettoyage" pour gagner de la place ne se pose pas encore. Pour la partie artistique, nous nous efforçons de mettre en place un Centre de Documentation qui sert à la Compagnie mais qui doit également pouvoir être mis à disposition des élèves (formation professionnelle). 25. A votre avis, que vont devenir ces documents lorsque la compagnie cessera ses activités? Son fondateur se séparera des pièces administratives non obligatoires et conservera bien entendu ce qui constitue la mémoire artistique de la Compagnie. 26. Des documents concernant le processus de création (notations chorégraphiques, notes de mise en scène, croquis de costumes et décors ) sont ils produits au sein de votre compagnie? Si par qui sont-ils conservés? La compagnie (en tant que personne morale) Les producteurs de ces documents ( personnes physiques) Pour quelles raisons? La Compagnie travaille sur le patrimoine des danses "noires". Elle est donc particulièrement sensibilisée à cette problématique VII. Les archives et la mémoire de la danse. 27. Pour vous, la constitution d une mémoire de la danse est : - Nécessaire? - Possible? 28. Comment et par qui doit-elle être constituée? 10
83 Par les personnes qui s'y intéressent et par les organismes officiels (nationaux et régionaux) dont la mission consiste plus largement à animer ou coordonner la vie chorégraphique de leur territoire. Si, pourquoi? 29. Les documents d archives y ont-ils une place? 30. Pour vous, les captations vidéos de spectacles sont-elles des témoins fidèles d une création chorégraphique? VIII. La compagnie et la collecte Si, pourquoi? 31. Accepteriez-vous qu un organisme conserve les documents de votre compagnie? 32. Accepteriez-vous que ces documents soient communiqués au grand public? 33. Quelles conditions poseriez-vous à leur communication? Aucune Communicable à la cessation des activités de la compagnie Communicable sur justification Communication réduite aux chercheurs et étudiants 34. Si vous deviez déposer ces documents dans un établissement spécialisé, lequel privilégieriez-vous? 11
84 Départements des Arts et Spectacles de la BNF Médiathèque du Centre National de la Danse Archives de votre ville ou département d implantation Archives Nationales Pouvez-vous expliquer ce choix? La mission du CND est reconnue par la plupart des acteurs du monde chorégraphique et la centralisation nationale facilite les recherches. Je vous remercie pour votre participation. N hésitez pas à laisser des commentaires ou remarques complémentaires ci-dessous. Nous manquons de temps mais nous sommes pleinement dans cette problématique car nous sommes, reconstituant un répertoire historique, constamment confrontés aux questions de la mémoire de la danse. 12
85 Annexe 1 : Questionnaires d enquête auprès des compagnies de danse. Exemplaire complété n 2 13
86 Questionnaire compagnies IX. La notion d archives 35. Pour vous, qu est-ce que les archives? Tout document qui, quelque soit sa forme, contient une trace de l'écriture de l'expression considérée. 36. A partir de quel âge considérez-vous qu un document est une archive? A partir du moment où ce document existe il peut avoir valeur d'archive. 37. Pensez-vous que votre compagnie produit des documents d archives? 38. Pour vous, quels types de documents peuvent être des archives? Documents papier Documents audiovisuels Dessins, peintures Objets Photographies Livres 39. Quelle peut être leur utilité? Leur utilité première serait d'offrir une lisibilité de l'expression considérée et, en second lieu, de garder mémoire des œuvres "archivées". X. Les archives de la compagnie 40. Conservez-vous des documents pour des raisons juridiques ou financières? 14
87 Si, pouvez dire quels sont ces documents? Toutes les pièces administratives qui permettent l'identification de la structure et toutes les pièces comptables. 41. Y a t il d autres documents que vous conservez? Si, pour quelles raisons les conservez-vous? Traces et mémoires de travaux ayant eu lieu et qui, consulter avec du recul, peuvent engendrer de nouvelles réflexions et dynamiques créatives et/ou pédagogiques 42. A votre avis, que vont devenir ces documents lorsque la compagnie cessera ses activités? Un tri s'imposerait alors : certains seraient conservés par des membres de la compagnie, d'autres seraient jetés ou détruits. 43. Des documents concernant le processus de création (notations chorégraphiques, notes de mise en scène, croquis de costumes et décors ) sont ils produits au sein de votre compagnie? Si par qui sont-ils conservés? La compagnie (en tant que personne morale) Les producteurs de ces documents ( personnes physiques) Pour quelles raisons? Certains documents représentent avant tout une trace du travail de création de la compagnie et font partie de l'identité propre de la structure. D'autres émanent et accompagnent le "fonctionnement" créatif et pédagogique de personnes en tant qu'individus. XI. Les archives et la mémoire de la danse. 44. Pour vous, la constitution d une mémoire de la danse est : 15
88 - Nécessaire? - Possible? 45. Comment et par qui doit-elle être constituée? Par tous les acteurs, lecteurs, spectateurs, accompagnateurs, "supporters" du mouvement dansé. 46. Les documents d archives y ont-ils une place? Si, pourquoi? 47. Pour vous, les captations vidéos de spectacles sont-elles des témoins fidèles d une création chorégraphique? XII. La compagnie et la collecte 48. Accepteriez-vous qu un organisme conserve les documents de votre compagnie? Si, pourquoi?, si cela constitue les documents uniques et originaux de la compagnie. Pourquoi pas, si il s'agit de doubles et copies. La notion fondamentale d'identité de la structure est ici en question. Outre le fait qu'il est plus facile d'envisager de compulser les documents concernés si c'est la compagnie qui les détient. 16
89 49. Accepteriez-vous que ces documents soient communiqués au grand public? 50. Quelles conditions poseriez-vous à leur communication? Aucune Communicable à la cessation des activités de la compagnie Communicable sur justification Communication réduite aux chercheurs et étudiants 51. Si vous deviez déposer ces documents dans un établissement spécialisé, lequel privilégieriez-vous? Départements des Arts et Spectacles de la BNF Médiathèque du Centre National de la Danse Archives de votre ville ou département d implantation Archives Nationales Pouvez-vous expliquer ce choix? Le CND car il s'agit de la structure qui, en France, est susceptible de centraliser un maximum d'informations sur la danse et, de même, la mieux référencée pour répondre à quiconque s'intéresserait à tel ou tel démarche de travail. Les collectivités territoriales d'implantation car elles ont en quelque sorte accompagné l'émergence et la croissance de la structure artistique. Je vous remercie pour votre participation. N hésitez pas à laisser des commentaires ou remarques complémentaires ci-dessous. 17
90 Annexe 1 : Questionnaires d enquête auprès des compagnies de danse. Exemplaire complété n 3 18
91 Questionnaire compagnies XIII. La notion d archives Une memoire centralisé 52. Pour vous, qu est-ce que les archives? Immediatement 53. A partir de quel âge considérez-vous qu un document est une archive? 54. Pensez-vous que votre compagnie produit des documents d archives? 55. Pour vous, quels types de documents peuvent être des archives? Documents papier Documents audiovisuels Dessins, peintures Objets Photographies Livres 56. Quelle peut être leur utilité? question trop vaste - il faut reformulé ici! XIV. Les archives de la compagnie 57. Conservez-vous des documents pour des raisons juridiques ou financières? Si, pouvez dire quels sont ces documents? 19
92 financieres 58. Y a t il d autres documents que vous conservez? Si, pour quelles raisons les conservez-vous? memoire et docu personnel poubelle 59. A votre avis, que vont devenir ces documents lorsque la compagnie cessera ses activités? 60. Des documents concernant le processus de création (notations chorégraphiques, notes de mise en scène, croquis de costumes et décors ) sont ils produits au sein de votre compagnie? Si par qui sont-ils conservés? La compagnie (en tant que personne morale) Leurs producteurs ( personnes physiques) Pour quelles raisons? utilité personel XV. Les archives et la mémoire de la danse. 61. Pour vous, la constitution d une mémoire de la danse est : - Nécessaire? - Possible? 20
93 62. Comment et par qui doit-elle être constituée? question trop vaste - il faut reformuler 63. Les documents d archives y ont-ils une place? Si, pourquoi? 64. Pour vous, les captations vidéos de spectacles sont-elles des témoins fidèles d une création chorégraphique? XVI. La compagnie et la collecte 65. Accepteriez-vous qu un organisme conserve les documents de votre compagnie? Si, pourquoi? 66. Accepteriez-vous que ces documents soient communiqués au grand public? 67. Quelles conditions poseriez-vous à leur communication? Aucune 21
94 Communicable à la cessation des activités de la compagnie Communicable sur justification Communication réduite aux chercheurs et étudiants 68. Si vous deviez déposer ces documents dans un établissement spécialisé, lequel privilégieriez-vous? Départements des Arts et Spectacles de la BNF Médiathèque du Centre National de la Danse Archives de votre ville ou département d implantation Archives Nationales Pouvez-vous expliquer ce choix? pas sur - il faut plus d'explication Je vous remercie pour votre participation. N hésitez pas à laisser des commentaires ou remarques complémentaires ci-dessous. Je pense que votre questionnaire n'est pas assez detaillé et travaillé. Les choses sont beaucoup plus compliqué et nuancé que cela. Par ex: Qui decide le valeur de quoi? Selon quel critère? Pourquoi est-ce les 'grands' noms connu? Ce qui qui decide? Est-ce vraiment un critère artistique??? 22
95 Annexe 1 : Questionnaires d enquête auprès des compagnies de danse. Exemplaire complété n 4 23
96 Questionnaire compagnies XVII. La notion d archives 69. Pour vous, qu est-ce que les archives? Documents et traces d'une activité, d'une mémoire 70. A partir de quel âge considérez-vous qu un document est une archive? Quand elle n'est plus utilisée au quotidien 71. Pensez-vous que votre compagnie produit des documents d archives? 72. Pour vous, quels types de documents peuvent être des archives? Documents papier Documents audiovisuels Dessins, peintures Objets Photographies Livres 73. Quelle peut être leur utilité? Recherche, conscience de l'histoire, mémoire collective, outils de projection XVIII. Les archives de la compagnie 74. Conservez-vous des documents pour des raisons juridiques ou financières? Si, pouvez dire quels sont ces documents? 24
97 Contrats de vente, de travail, conventions diverses, déclarations diverses (fiscales, administratives, ), courriers des institutions au sujet de subventions 75. Y a t il d autres documents que vous conservez? Si, pour quelles raisons les conservez-vous? 76. A votre avis, que vont devenir ces documents lorsque la compagnie cessera ses activités? Si elles ne sont pas déposées quelque part, elles disparaitront 77. Des documents concernant le processus de création (notations chorégraphiques, notes de mise en scène, croquis de costumes et décors ) sont ils produits au sein de votre compagnie? Si par qui sont-ils conservés? La compagnie (en tant que personne morale) Leurs producteurs ( personnes physiques) Pour quelles raisons? La propriété intellectuelle et artistique du chorégraphe XIX. Les archives et la mémoire de la danse. 78. Pour vous, la constitution d une mémoire de la danse est : - Nécessaire? - Possible? 25
98 79. Comment et par qui doit-elle être constituée? les acteurs de la danse, épaulés par des professionnels de l'archivage 80. Les documents d archives y ont-ils une place? Si, pourquoi? 81. Pour vous, les captations vidéos de spectacles sont-elles des témoins fidèles d une création chorégraphique? XX. La compagnie et la collecte 82. Accepteriez-vous qu un organisme conserve les documents de votre compagnie? Si, pourquoi? 83. Accepteriez-vous que ces documents soient communiqués au grand public? 84. Quelles conditions poseriez-vous à leur communication? 26
99 Aucune Communicable à la cessation des activités de la compagnie Communicable sur justification Communication réduite aux chercheurs et étudiants 85. Si vous deviez déposer ces documents dans un établissement spécialisé, lequel privilégieriez-vous? Départements des Arts et Spectacles de la BNF Médiathèque du Centre National de la Danse Archives de votre ville ou département d implantation Archives Nationales Pouvez-vous expliquer ce choix? Je les laisserais à l'imec, où sont les archives Bagouet, Glandier 27
100 Annexe 1 : Questionnaires d enquête auprès des compagnies de danse. Exemplaire complété n 5 28
101 Questionnaire compagnies XXI. La notion d archives la mémoire fidèle et objective 86. Pour vous, qu est-ce que les archives? 10 ans 87. A partir de quel âge considérez-vous qu un document est une archive? 88. Pensez-vous que votre compagnie produit des documents d archives? 89. Pour vous, quels types de documents peuvent être des archives? Documents papier Documents audiovisuels Dessins, peintures Objets Photographies Livres 90. Quelle peut être leur utilité? gazrder une trace du travail produit, et donner la possibilité aux chercheurs de faire des parrallèles entre ces diverses archives en fonction de leur nature, de leur époque, de leur source. XXII. Les archives de la compagnie 91. Conservez-vous des documents pour des raisons juridiques ou financières? 29
102 Si, pouvez dire quels sont ces documents? cahiers de compte 92. Y a t il d autres documents que vous conservez? Si, pour quelles raisons les conservez-vous? pour raviver la mémoire quand nécessaire. 93. A votre avis, que vont devenir ces documents lorsque la compagnie cessera ses activités? poubelle ou passage aux "héritiers" du travail de la compagnie 94. Des documents concernant le processus de création (notations chorégraphiques, notes de mise en scène, croquis de costumes et décors ) sont ils produits au sein de votre compagnie? Si par qui sont-ils conservés? La compagnie (en tant que personne morale) Les producteurs de ces documents ( personnes physiques) Pour quelles raisons? pour être sûrs de garder une trace XXIII. Les archives et la mémoire de la danse. 95. Pour vous, la constitution d une mémoire de la danse est : - Nécessaire? - Possible? 30
103 96. Comment et par qui doit-elle être constituée? par les médiathèques nationales ou la bibliothèque du CND 97. Les documents d archives y ont-ils une place? Si, pourquoi? 98. Pour vous, les captations vidéos de spectacles sont-elles des témoins fidèles d une création chorégraphique? XXIV. La compagnie et la collecte 99. Accepteriez-vous qu un organisme conserve les documents de votre compagnie? Si, pourquoi? 100. Accepteriez-vous que ces documents soient communiqués au grand public? 101. Quelles conditions poseriez-vous à leur communication? 31
104 Aucune Communicable à la cessation des activités de la compagnie Communicable sur justification Communication réduite aux chercheurs et étudiants 102. Si vous deviez déposer ces documents dans un établissement spécialisé, lequel privilégieriez-vous? Départements des Arts et Spectacles de la BNF Médiathèque du Centre National de la Danse Archives de votre ville ou département d implantation Archives Nationales Pouvez-vous expliquer ce choix? pour permettre à un maximum de gens d'y avoir accès Je vous remercie pour votre participation. N hésitez pas à laisser des commentaires ou remarques complémentaires ci-dessous. 32
105 Annexe 1 : Questionnaires d enquête auprès des compagnies de danse. Exemplaire complété n 6 33
106 Questionnaire compagnies I. La notion d archives 1. Pour vous, qu est-ce que les archives? Une mémoire de tout événement 2. A partir de quel âge considérez-vous qu un document est une archive? Dès qu'on aborde une autre création. Le répertoire est une archive 3. Pensez-vous que votre compagnie produit des documents d archives? Oui 4. Pour vous, quels types de documents peuvent être des archives? Documents papier Documents audiovisuels Dessins, peintures Oui Oui Oui Objets Photographies Oui Oui Livres Oui 5. Quelle peut être leur utilité? Transmission du répertoire, un renseignement sur une activité passée II. Les archives de la compagnie 6. Conservez-vous des documents pour des raisons juridiques ou financières? Les 2 + artistiques Si, pouvez dire quels sont ces documents? Tout document liée à une activité, une création 34
107 7. Y a t il d autres documents que vous conservez? Non 8. A votre avis, que vont devenir ces documents lorsque la compagnie cessera ses activités? Administratif: Nous les garderons un moment, puis poubelle Artistiques: Selon les envies, Nous ne cultivons pas un idéal d'immortalité 9. Des documents concernant le processus de création (notations chorégraphiques, notes de mise en scène, croquis de costumes et décors ) sont ils produits au sein de votre compagnie? III. Les archives et la mémoire de la danse. 10. Pour vous, la constitution d une mémoire de la danse est : - Nécessaire? Éternel débat! La danse est un art vivant portés par des interprètes. il faut trouver un juste milieu entre conservation de l'original et liberté d'interprétation, c'est à dire d'adaptation. la conservation de l'original peut pouvoir justement permettre une plus grande souplesse dans les différentes interprétations - Possible? 11. Comment et par qui doit-elle être constituée? Laban, Benesh, vidéos, dessins, croquis etc 12. Les documents d archives y ont-ils une place? 13. Pour vous, les captations vidéos de spectacles sont-elles des témoins fidèles d une création chorégraphique?, mais d'une interprétation "dans l'instant" IV. La compagnie et la collecte 35
108 14. Accepteriez-vous qu un organisme conserve les documents de votre compagnie? 15. Accepteriez-vous que ces documents soient communiqués au grand public? 16. Quelles conditions poseriez-vous à leur communication? Aucune, sous respect et mention de ses auteurs et de ses interprètes 17. Si vous deviez déposer ces documents dans un établissement spécialisé, lequel privilégieriez-vous? Départements des Arts et Spectacles de la BNF Médiathèque du Centre National de la Danse Archives de votre ville ou département d implantation Archives Nationales Aucune préférences, je ne connais pas suffisamment les compétences de chacun de ces établissements, à part le CND. Je vous remercie pour votre participation. N hésitez pas à laisser des commentaires ou remarques complémentaires ci-dessous. L'archivage demande également des moyens humains et financiers. Au sein du Ballet Preljocaj / CCN Aix en Provence, un département a été créé avec notateur. Cette charge n'est pas envisageable pour toute compagnie, mais le besoin et l'envie créé l'activité... 36
109 Annexe 1 : Questionnaires d enquête auprès des compagnies de danse. Exemplaire complété n 7 37
110 Questionnaire compagnies XXV. La notion d archives 103. Pour vous, qu est-ce que les archives? Des documents que l'on concerve précieusement qui sont significatifs par rapport à l'histoire A partir de quel âge considérez-vous qu un document est une archive? les historiens peuvent répondre 105. Pensez-vous que votre compagnie produit des documents d archives? 106. Pour vous, quels types de documents peuvent être des archives? Retour sur le passé Comparaisons Documents papier Documents audiovisuels Dessins, peintures Objets Photographies Livres 107. Quelle peut être leur utilité? XXVI. Les archives de la compagnie 108. Conservez-vous des documents pour des raisons juridiques ou financières? 38
111 Si, pouvez dire quels sont ces documents? Compabilité (relevés de banque, factures, bilans financiers) fiches de paye 109. Y a t il d autres documents que vous conservez? Si, pour quelles raisons les conservez-vous? Mémoire artistique de la compagnie nous les jeterons A votre avis, que vont devenir ces documents lorsque la compagnie cessera ses activités? 111. Des documents concernant le processus de création (notations chorégraphiques, notes de mise en scène, croquis de costumes et décors ) sont ils produits au sein de votre compagnie? Si par qui sont-ils conservés? La compagnie (en tant que personne morale) Les producteurs de ces documents ( personnes physiques) Pour quelles raisons? XXVII. Les archives et la mémoire de la danse Pour vous, la constitution d une mémoire de la danse est : - Nécessaire? 39
112 - Possible? 113. Comment et par qui doit-elle être constituée? par les artistes porteurs des projets 114. Les documents d archives y ont-ils une place? Si, pourquoi? 115. Pour vous, les captations vidéos de spectacles sont-elles des témoins fidèles d une création chorégraphique? XXVIII. La compagnie et la collecte 116. Accepteriez-vous qu un organisme conserve les documents de votre compagnie? Si, pourquoi? 117. Accepteriez-vous que ces documents soient communiqués au grand public? 40
113 118. Quelles conditions poseriez-vous à leur communication? Aucune Communicable à la cessation des activités de la compagnie Communicable sur justification Communication réduite aux chercheurs et étudiants 119. Si vous deviez déposer ces documents dans un établissement spécialisé, lequel privilégieriez-vous? Départements des Arts et Spectacles de la BNF Médiathèque du Centre National de la Danse Archives de votre ville ou département d implantation Archives Nationales Pouvez-vous expliquer ce choix? Accés au plus grand nombre Je vous remercie pour votre participation. N hésitez pas à laisser des commentaires ou remarques complémentaires ci-dessous. 41
114 Annexe 2 : Transcription des entretiens avec les administrateurs de compagnies de danse. Premier entretien 42
115 Qu est-ce qu un document d archives pour vous? Que cela vous évoque-t il? Un document d archives est un document qui fait référence, à garder pour garder le fil d une histoire. Etes-vous déjà allé dans un service d Archives? Jamais Auriez-vous des occasions d y aller? Lesquelles? Pourquoi pourriez-vous y aller? Pour moi, si j avais une nécessité d aller dans un service d archives dans mon esprit c est parce que j aurais une recherche particulière à mener qui aurait besoin de références historiques que je ne possèderais pas. Pour vous, à partir de quel âge un document devient une archive? Pour moi c est quelque chose de récent, ça peut être quelque chose de récent c est à dire que je pense que c est plutôt l acte d archiver qui compte. Quels types de documents considérez-vous comme des archives? Dessins, livres Spontanément. Spontanément, indépendamment du contexte professionnel pour moi c est une réponse superficielle que je vous fais mais oui pour moi les archives c est toute sorte de documents On va passer aux archives de la compagnie plus particulièrement. D abord, quelles sont les grandes catégories de documents que vous produisez? Alors, je parlerai de photographies de spectacles que l on produit directement ou indirectement voire même très indirectement. Les programmes des théâtres qui accueillent la compagnie. Nous pour ce qui concerne la compagnie on produit des dossiers de spectacles. Il ya aussi la question des vidéos Ensuite des documents financiers? Oui je n y ava pas pensé Dossiers de subventions Oui absolument Et puis beaucoup de documents administratifs également Oui absolument J étais partie dans l artistique là Et quels sont ceux que vous conservez? Pour les documents administratif je pense qu ils sont tous conservés. Je pense que le reste n a jamais été réellement conservé. Le reste se gère au hasard des souvenirs des uns et des autres. Et pour les documents administratifs vous gardez vraiment tous les documents ou vous 43
116 en éliminez au fur et à mesure? Disons que la compagnie actuelle a 10 ans, l association a 10 ans et on conserve aujourd hui les documents administratifs depuis 10 ans. Et pour quelles raisons les conservez-vous? Pour des raisons fiscales et légales. Le fait que jusque là les photos vidéos et programmes n ont pas été conservés c est dû justement qu il n y a pas eu de démarche particulière d archivage de l histoire de la compagnie. Et pourquoi? Je pense que c est par oubli, méprise en compte de cet aspect là parce que le spectacle vivant est éphémère et on a rarement cette vision de ce temps là de l histoire. Pour les documents de communication que vous évoquiez tout à l heure vous les conservez tous ici ou vous laissez au théâtre le soin de les conserver? Alors ils sont collectés c est à dire que en principe quand on est en tournée dans les théâtres pratiquement à chaque occasion les programmes sont ramenés ici après tout ça se disperse de manière assez aléatoire. Vous êtes vous déjà occupé du dépôt légal de ces documents? Ah non, je n ai jamais fait ça Et les imprimeurs, ils vous en ont déjà parlé? Non jamais je n ai aucune idée Quelle valeur ont ces documents, aussi bien administratifs qu artistiques, pour vous? Que veulent-ils dire? C est l histoire de la compagnie placé dans un contexte de temps particulier, une réalité professionnelle aussi. Je pense que rien n est anodin. Et les documents comment sont-ils conservés, à quel endroit, qui les gère? Alors tous les documents administratifs sont dans nos bureaux. je suis arrivée ici début 2007 je n ai jamais mis le nez dans les archives donc je ne peux pas vous dire ce qu il y a depuis 1990.et ensuite il y a eu une petite réorganisation de classement chronologique des archives administratives rangées dans des boîtes identifiées. C est le maximum de notre activité C est moi administratrice qui m occupe de ces documents. Et pour les archives artistiques? Eh bien c est là que le bât blesse. Je n ai pas encore organisé l archivage. Enfin, c est légèrement organisé. C est à dire que il ya deux types d archives administratives : correspondance générale avec les caisses, les charges sociales 44
117 Et puis une chemise par contrat de représentation de spectacle. Donc c est une chemise qui est ouverte au moment où un contrat est en train de se signer et donc toute la correspondance sont à l intérieur et je mets toujours le programme et la feuille de salle. Je récupère en général tout ce qui se dit sur le spectacle qui logiquement est classé dans cette chemise qui a permis du début du travail de l avant contrat jusqu à la réalisation du spectacle Et à votre avis que vont devenir tous ces documents une fois que la compagnie auracessé d exister? Ça je ne sais pas. C est une bonne question Vous n aviez jamais pensé avant à cette question? Non Si j avais un conseil à donner ce serait au moins que le chorégraphe les récupère mais je sais que par exemple sur les documents administratifs et même les programmes je suis pas sûre qu il les garde. C est quelqu un qui attache très très peu d importance à ces documents là. Après je suis une salariée de l association je ne fais que passer je ne récupèrerai pas. Après il y a un conseil d administration. Ça serait j imagine un sujet à débattre au sein du conseil de savoir ce que les archives vont devenir. Y at il des documents qui sont produits concernant le processus de création : notes de mise en scène? Non aucune Et même pas pour les costumes? Oh ben si là par exemple on est en train de travailler sur une pièce, enfin sur deux pièces, une qui va arriver très très vite donc on a des correspondances du chorégraphe qui évoquent la conception des costumes donc voilà. Alors là on parle d une chose dont je n ai pas d habitude de conservation par rapport à ça. C est à dire que le mal, une fois le spectacle passé je ne vais pas le garder, je l efface. Et pourtant il ya des choses qui se sont dites à cet endroit là. Et vous fonctionnez beaucoup avec les courriers électroniques? Oui énormément Et quels moyens avez-vous pour les conserver? Eh bien soit j imprime soit j ai un classement mais ça ramène à notre activité propre qui est le spectacle vivant dans des équipes qui sont relativement restreintes et ça veut dire que chaque spectacle qui se fait c est une page qui se tourne et on peut passer à autre chose. On a 15 dossiers qui attendent derrière et donc on boucle un peu rapidement les choses. Vous faîtes des vidéos ou des photos de répétition? 45
118 Oui, ça peut arriver mais ce n est psa systématique Et est-ce qu elles sont conservées à long terme? Oui quand elles ont été réalisées pour une raison particulière, pour une utilisation particulière Sur quel support? Gravées sur des CD et conservées dans nos bureaux. Le chorégraphe garde des choses dans sa logique. Et ces choses il les conserve où? Dans sa maison Et après vous ne savez pas ce que vont devenir ces documents. Non, aucune idée. Depuis combien de temps ces enregistrements vidéos sont-ils produits? 2 ans, 5 ans? Non, plus que ça on a des images ici repérables depuis 2004 et avant je suis incappable de vous dire Et tout est en numérique, sur CD? Oui, oui Et les photographies dont vous m avez parlé elles ont été réalisées par des photographes professionnels? Oui, pour l essentiel. C est à dire que ici la trace est gardée depuis 2000 à peu près, à partir du moment où il y a eu commande de photos un photographe pour les exploiter sur les documents de la compagnie. Les photos sont forcément là. Comment sont-elles conservées? Elles sont plutôt sous forme électronique. Soit je n ai pas l original mais j ai les documents sur lesquels ils sont imprimés. Pour les formats électroniques, avez-vous prévu quelque chose pour faire évoluer les formats de conservation? Non, elles sont plutôt dans l ordinateur et gravés sur CD quand c est nécessaire, quand elles doivent être transmises. Pensez-vous que le chorégraphe accepte que ces archives soient conservées par un autre organisme? Je pense que ça serait envisageable, même si je ne connais pas sa réponse. Et à partir de quel moment ces documents pourraient être transmis? Pour moi, quand je vois à partir de mes diverses expériences professionnelles à quel point ce secteur ne sait pas garder son histoire je pense que le plus tôt serait le mieux. Parce que je sais 46
119 qu on a déjà ici des choses qui m échappent complètement. Je pense à des photographies, je ne sais pas qui c est, je ne connais pas les gens. Et vous pensez que des conditions de communication seraient posées? Je ne sais pas, ça dépend vraiment de quels documents on parle, je ne vais pas me prononcer pour lui. Vous connaissez des organismes qui conservent des archives de compagnies de danse? Je sais qu il y a la Bibliothèque Nationale. J ai travaillé près de la rue Vivienne. Après je connais aussi la bibliothèque François Mitterrand et c est tout. Pour moi les archives c est ça. Donc si vous alliez déposer ces archives quelque part ce serait à la BNF? Ah je ne sais pas du tout. Il faudrait que je me renseigne. Je ne connais pas du tout son fonctionnement donc j aurais forcément des informations à prendre. Citation des différents organismes de conservation des archives et explication de leurs attributions Je n avais pas pensé aux archives municipales et départementales mais je savais qu elles existaient. Vous saviez qu à l IMEC étaient conservés les carnets Bagouet? Alors moi les carnets Bagouet j ai vu des spectacles proposés par les carnets ou dans d autres cadres mais je ne me posais pas la question des archives. Pour moi c est une personne, je ne sais pas laquelle, qui s occupe de perpétuer la mémoire chorégraphique de Dominique Bagouet et qui garde un répertoire vivant. Lequel de ces établissements jugeriez-vous le plus apte à conserver ces documents? Il semblerait plus adapté de s orienter vers un système d archives plus spécialisé donc plutôt un organisme dédié à la danse. Le CND ou l IMEC me paraissent être de bons endroits. 47
120 48
121 Annexe 2 : Transcription des entretiens avec les administrateurs de compagnies de danse. Second entretien 49
122 Pour vous, qu est-ce que les archives? Tout ce qu on veut et qu on doit garder Etes vous déjà allé dans un service d archives? Non A quelle occasion pourriez- vous y aller? Je ne sais pas trop. Si je fais des recherches je vais à la bibliothèque mais c est pas vraiment un service d archives même s ils en ont. Vous parlez d archives municipales ou n importe? N importe Vous iriez donc pour faire des recherches? Je ne sais pas vraiment, je suis désolé A partir de quel moment considérez-vous qu un document puisse être une archive? Il faudrait voir quels documents pourraient faire partie des archives. C est à dire qu un livre peut faire partie des archives?... Oui bien sûr J y ai pensé à ça tout à l heure et pour moi c est 1 seconde. Au moment même où il est créé. Sinon est-ce qu on peut dire qu une archive c est plutôt un lieu que le document lui-même. Un lieu ou un âge. Non, ça j y ai pas du tout réfléchi. Pour vous, quelle est l utilité des archives, à quoi peuvent elles servir? Pour moi c est ce qui va faire dire. C est donner une couleur peut-être, une émotion De rappeler des souvenirs? Oui bien sûr. Après ça dépend si c est des archives administratives. C est pas du tout dans ce sens là mais ça dépend si on parle des manuscrits, de vidéos ou de notations de chorégraphes. C est pour donner une couleur. Par exemple nous on s en sert beaucoup c est la démarche de la chorégraphe et de la compagnie en fait. Au démarrage elle écrit, elle observe, ça reste très théorique et pas du tout dans la danse au départ. Ces écrits sont parfois donnés à tous les collaborateurs du spectacle : la costumière, le graphiste qui va faire l affiche, celui qui va faire le décor Et après ces documents vous les conservez? Oui 50
123 Sans forcément tous les citer, quels documents vous produisez, aussi bien administratifs qu artistiques? Donnez moi tous ceux qui vous viennent à l esprit. Tout ce qui est administratif on a vraiment tous les documents qu une association ou une entreprise ne doit pas jeter : feuilles de paie, contrats, lettres avec les organismes sociaux, impôts, organismes d Etat, avec les collectivités, tout ce qui touche aux subventions. Les rapports avec les théâtres, les programmateurs. En général on garde mais en fait on fait un résumé informatique et on fait un tri au bout de 2 ou 3 ans. On a très peu de locaux pour stocker. Tout ce qui touche à l artistique maintenant : presse, affiches, vidéo, images. On essaie même de faire migrer les supports. Tout ce qui était en cassette on a presque tout, le plus important en DVD. En fait on a encore mieux on a tout sur disque dur maintenant. On y tient beaucoup onfait beaucoup d efforts maintenant. On garde quand même les supports originaux et on a les formats numériques. On aime bien aussi garder les mails, courriers, dessins, que les gens ont pu faire par rapport aux spectacles. On garde aussi l historique de tous les danseurs qui ont travaillé avec nous. On a gardé presque tous leur C.V. Et les documents de communication, est-ce que vous les conservez? On a un exemplaire mais ça par contre on ne voit pas trop l intérêt. Les imprimeurs vous parlent-ils du dépôt légal? Non, pas du tout A quel endroit conservez-vous tous ces documents? Dans les bureaux, dans des cartons. Mais maintenant on fait très attention aussi à l archivage informatique. C est moi qui gère tout ça. Et que deviendront vos archives une fois que la compagnie aura cessé ses activités? Je pense que les principaux intéressés vont en prendre une partie dans l administratif tout ce qui est fiches de paie, tout ça il faudra les conserver pendant un bon nombre d années tout de même au point de vue légal. 51
124 Pour l artistique, un peu sera conservé mais vu la masse à moins que quelqu un décide de s en occuper. Et pour les archives artistiques, par qui sont-elles conservées? Par la compagnie. Après il y a quelques danseurs qui aiment bien garder certaines photos ou programmes. La chorégraphe et moi sommes au départ de l aventure, les conserver ici c est un peu les conserver comme chez nous. Donc que vont-ils devenir? Non mais c est vrai que je ne suis pas quelqu un qui conserve, je suis très rarement pris par la mélancolie. Le passé c est très bien c était un bon moment, et là je parle pour les archives artistiques, je me voi mal dire un jour à mes enfants ou petits-enfants : regardez ce que je faisais mais je comprends qu il y a des gens qui s attachent à certains objets qui ont une valeur sentimentale mais c est pas mon caractère. Vous accepteriez qu un organisme conserve ces documents? Pas de problème A partir de quel moment? Je veux bien donner tous les documents de la création de la compagnie si ça intéresse quelqu un. Et vous accepteriez de les communiquer au public? Oui et sans condition car ces documents n ont pas de valeur financière Vous connaissez des organismes qui conservent des archives liées à la danse? Je pense que le CDC doit faire ça la BNF doit le faire, le CND aussi. Le ministère de la culture et les DRAC aussi, combien de temps je ne sais pas, ils ne doivent pas tout garder. Tous les organismes qui d une manière ou d une autre entrent dans la danse. C est vrai que mentalement moi je vois plutôt que les archives artistiques Présentation des différents organismes et définition de leurs compétences A quel organisme confieriez-vous vos documents? J aimerais bien que ce soit gardé au niveau national mais on est aussi très attaché à la région. 52
125 Pour vous qu est ce que les carnets Bagouet? Là je vais être un peu direct. Ça évoque un effort à détruire tout ce qui est artistique dans la danse. En même temps, une partition c est un outil indispensable pour la transmission de la musique. En danse, je me suis pas vraiment posé la question mais j ai l impression qu on limite une expression artistique dès qu on la traduit. Du coup, on est vraiment obligé de s y tenir et en plus c est quelque part dans l hypothèse de la musique. C est pas parce qu on arrive à suivre la partition qu on est un bon musicien. Très souvent je trouve l interprétation des morceaux classiques vraiment mauvaise, pas techniquement, mais sans âme. En fait, voilà, il faut être conscient du caractère limité de la transcription qui va transcrire qu un aspect très précis de l activité artistique. 53
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