Construction d un indice de fragilité pour le secteur bancaire marocain. [ Constructing an index of vulnerability for the Moroccan banking sector ]

Save this PDF as:
 WORD  PNG  TXT  JPG

Dimension: px
Commencer à balayer dès la page:

Download "Construction d un indice de fragilité pour le secteur bancaire marocain. [ Constructing an index of vulnerability for the Moroccan banking sector ]"

Transcription

1 International Journal of Innovation and Applied Studies ISSN Vol. 1 No. 1 Nov. 2012, pp Innovative Space of Scientific Research Journals Construction d un indice de fragilité pour le secteur bancaire marocain [ Constructing an index of vulnerability for the Moroccan banking sector ] Lmehdi Berjaoui 1 1 Centre d études doctorales : Droit comparé, économie appliquée et développement durable, Université Mohammed V Souissi, Rabat, Maroc Copyright 2012 ISSR Journals. This is an open access article distributed under the Creative Commons Attribution License, which permits unrestricted use, distribution, and reproduction in any medium, provided the original work is properly cited. ABSTRACT: This research paper aims to build a financial stress index for Moroccan banking system. Inspired from a thesis project, this index based on a combination of ratios and other indicators may be an important way, beside stress tests, to purchase the evolution of Moroccan banking system. A normal development of this approach will help to forecast periods of crisis and therefore help avoid them. KEYWORDS: Stress index, financial fragility, banking sector, financial crises, early warning systems. 1 INTRODUCTION Le secteur bancaire occupe une position privilégiée dans le système financier. Le rôle qu il joue dans le processus de création monétaire et le système de paiement est primordial. Le crédit bancaire est en outre un facteur décisif dans le financement de l investissement et la croissance économique. Traditionnellement, l évaluation de la solidité financière du secteur bancaire est appréhendée à travers l évolution temporelle d un ensemble de ratios financiers. Bien que ces derniers soient utiles, ils restent, néanmoins, descriptifs et d une nature statique. La construction de modèles macroéconomiques ou mésoéconomiques permettant la réalisation de simulations, basées sur plusieurs scénarios, est une innovation majeure pour cerner les problématiques relatives à la stabilité financière. En effet les accords de Bâle II, appliqués depuis 2007, prévoient dans leur 2 ème pilier des dispositifs complémentaires visant à appréhender les risques insuffisamment traités par le premier pilier. Ainsi, la réalisation des tests de stress portant sur l ensemble des risques, doit figurer parmi les priorités des banques pour s assurer qu elles disposent de fonds propres suffisants pouvant absorber les chocs financiers. Toutefois, on estime que cette analyse reste incomplète étant donnée l attention particulière que portent les études sur la prévision des crises à la construction d un indice de vulnérabilité 1 des banques. Cet indice qui est le résultat de la combinaison d un ensemble de variables bilantiaires et financières est censé identifier les périodes de stress à travers ses valeurs extrêmes. 1 Les termes vulnérabilité, fragilité et stress, sont traités dans le texte comme étant équivalents. 2 REVUE DE LA LITTERATURE SUR LA VULNERABILITE FINANCIERE DU SECTEUR BANCAIRE La vulnérabilité financière demeure une notion économique très ambiguë. C est ce qui explique, probablement, la multiplicité des définitions adoptées dans la littérature parue dans ce domaine. Corresponding Author: Lmehdi Berjaoui 105

2 Construction d un indice de fragilité pour le secteur bancaire marocain Illing et Liu (2006) [1] considèrent que la vulnérabilité financière est une variable continue avec un éventail de valeurs possibles et dont les points extrêmes reflètent des situations de crises. Ils affirment, par ailleurs, que la vulnérabilité est le produit de la faiblesse des structures et de l émergence de chocs exogènes. Frøyland et Larsen (2002) [2] considèrent que le rôle des tests de vulnérabilité consiste en l évaluation du degré de sensibilité des institutions financières à des changements de circonstances économiques. Quant à la définition du test de vulnérabilité proposée par Sorge et Virolainen (2006) [3], elle fait référence à l estimation du niveau de risque généré par la simulation d un événement exceptionnel, mais réaliste. La vulnérabilité est définie aussi, selon la conception de l équilibre, comme un déséquilibre financier provoqué par une prise de risques disproportionnés d un établissement ou d un ensemble d établissements bancaires, et dont l étendue peut aboutir, sans l assistance préventive des autorités publiques, à un événement systémique sévère. Différentes sources de risques peuvent être à l origine du déséquilibre financier des établissements bancaires. Parfois, elles représentent l élément déclencheur d une dynamique financière qui conduit à des crises. Les plus importants risques susceptibles d affecter la richesse nette des banques sont: le risque de liquidité, le risque de crédits et les risques du marché. M. Aglietta (2001) [4] souligne que les modèles théoriques retiennent deux grands facteurs de fragilité financière: la liquidité et l asymétrie d information. Le fait déclencheur des problèmes de liquidité est souvent attribué à une ruée sur les dépôts bancaires, qui s explique par des anticipations autoréférentielles de chaque déposant sur les actions de retrait prématuré des autres déposants. En l absence d excès d offre de liquidité interbancaire, la contagion entre les banques se propage à travers le marché interbancaire et par l intermédiaire du système de paiement. Dans ce contexte, la banque centrale est l unique acteur capable d intervenir pour remédier à l insuffisance de liquidité. Quant à l asymétrie informationnelle avec ces deux corollaires qui sont la sélection adverse et l aléa moral, elle provoque un large éventail de risques propres à l exercice de l activité bancaire. En effet, les exemples d aléa moral et de sélection adverse sont si nombreux qu il est difficile d imaginer une relation économique ou financière qui ne soit pas affectée par ce type de problème. Ainsi, le risque de crédit et le risque du marché trouvent indubitablement leurs places dans cette catégorie de facteurs explicatifs de la fragilité financière. 3 CONSTRUCTION DE L INDICE DE FRAGILITE DU SECTEUR BANCAIRE MAROCAIN Plusieurs méthodes ont été proposées dans la littérature pour mesurer la vulnérabilité des systèmes bancaires. Sorge (2004) [5] en décrit deux qu il qualifie de fondamentales. La première, dite partielle (piece wise approach), évalue la vulnérabilité du secteur bancaire par rapport à de multiples facteurs de risques pris séparément. La démarche consiste en la prévision de la sensibilité d une variété d indicateurs de solidité financière (tels que les créances douteuses, la profitabilité, etc.) à des indicateurs macroéconomiques (PIB, taux de change, taux d intérêt, l inflation, etc.) 2. La seconde, dite approche intégrée (integrated approach), privilégie l estimation de la fonction de densité des pertes susceptibles de se matérialiser à partir de la combinaison de données relatives à la sensibilité des banques à un ensemble de facteurs de risque. Dans ce cadre, les modèles VaR se sont imposés comme le centre de contrôle des risques. En effet, ils fournissent une mesure commune pour agréger les répercussions d une multitude de facteurs de risque. Fondamentalement microéconomique, cette approche fut étendue à l analyse de la vulnérabilité globale des systèmes bancaires et financiers en tenant compte des chocs macroéconomiques dans la mesure de la «value at risk» 3. Cette partie a pour objectif de construire un indice annuel de fragilité du secteur bancaire marocain et l utiliser pour appréhender sa fragilité. 2 Cette approche fût appliquée par Rouabah (2006) à un panel de banques luxembourgeoises. 3 Virolainen (2004) dans son article "Macro stress testing with a macroeconomic credit risk model for Finland", a transposé cette méthodologie à l analyse de la vulnérabilité du secteur des entreprises industrielles en Finlande. Tandis que Wong, Choi et Fong (2006) l ont adopté pour tester la vulnérabilité des banques opérant à Hong Kong au risque de crédit. ISSN : Vol. 1 No. 1, Nov

3 Lmehdi Berjaoui 3.1 APPROCHES POSSIBLES POUR LA CONSTRUCTION DE L INDICE DE FRAGILITE Compte tenu de la complexité de la problématique de la vulnérabilité globale du système bancaire et de l incapacité d un seul modèle à prévoir avec certitude la matérialisation des pertes en cas de choc exogène, il est souhaitable de recourir à une variété d approches. Dans ce cadre, l élaboration d indices composites agrégés de vulnérabilité constitue un outil statistique complémentaire aux modèles économétriques. Kibritçioglu (2002) [6] propose un indice de fragilité bancaire à fréquence mensuelle. Basé exclusivement sur des données bilantiaires, Cet indice est reflété par la combinaison de trois agrégats: les dépôts bancaires, les créances sur la clientèle domestique privée et les dettes libellées en monnaies étrangères. Il stipule, par ailleurs, que les fluctuations de ces trois indicateurs expriment les changements dans l échelle de vulnérabilité du secteur bancaire. Illing et Liu (2006) [1], quant à eux, ont construit dans une première étape un sous-indice propre au secteur bancaire canadien en estimant le rendement de l indice boursier du secteur bancaire. Celui-ci a servi, dans une seconde étape, à la construction de l indice global de la vulnérabilité financière. Enfin, Hanschel et Monnin (2005) [7] ont proposé un indice annuel visant à quantifier le degré de vulnérabilité des banques suisses. Cet indice est construit à partir d un ensemble de variables quantitatives qualifiés de symptômes de fragilité du secteur bancaire. En s inspirant de l ensemble de ces travaux, on construira un indice annuel de fragilité pour le secteur bancaire marocain composé de plusieurs variables supposées refléter les faiblesses de ce secteur. 3.2 CONSTRUCTION DE L INDICE La construction de l indice est utile pour savoir si le système bancaire national est en crise à un moment donné. Il s agit de combiner plusieurs variables dans un seul indice. Chaque variable constitue un symptôme potentiel de stress bancaire. A ce niveau, le choix de la méthode de pondération est crucial puisqu il détermine l impact de chaque variable dans l indice final. Pour calculer notre indice, nous avons choisi la méthode «variance-equalweightmethod» qui est la plus utilisée dans la littérature 4. Elle consiste à : standardiser les variables afin de les exprimer dans une même unité ; les agréger en utilisant des pondérations identiques ; La formule de l indice est la suivante : k It= i 1 Xi, t i Xi Avec: k = Nombre de variables dans l indice ; X i = Moyenne de la variable X i ; σ i = Écart type de la variable X i ; Les fluctuations des différents indicateurs sont supposées représenter les variations dans la fragilité du système bancaire marocain. Nous avons également standardisé l indice obtenu afin de l interpréter en termes de déviation par rapport à sa moyenne ainsi : ISSN : Vol. 1 No. 1, Nov

4 Construction d un indice de fragilité pour le secteur bancaire marocain Un niveau de l indice standardisé au dessus de 0 signifie que le stress est plus élevé que la moyenne. Un niveau de l indice standardisé au dessous de 0 signifie que le stress est moins élevé que la moyenne. Par ailleurs, les séries retenues présentent une fréquence annuelle, ce qui nous a amené à calculer un indice annuel pour le système bancaire marocain et ce sur une période s étalant entre 1995 et Deux possibilités peuvent être envisagées en matière de variables retenues pour évaluer empiriquement la fragilité bancaire: l évaluation par le marché à l aide des statistiques boursières ; l évaluation à travers le résultat à partir de données comptables ; La pratique largement reconnue de lissage des résultats des banques peut conduire à une sous évaluation de la fragilité bancaire par l approche comptable. Cependant, Boyd et Graham (1988) [8], dans une étude comparative, en confrontant les résultats obtenus avec chacune des deux approches avec ceux obtenus par les agences de rating, concluent à la supériorité des données comptables. Dans cette étude on essaye de combiner les deux approches. Le choix des variables est dicté par le fait qu elles sont des indicateurs indirects 6 des risques du secteur bancaire. Ainsi, le risque de liquidité est approché par le total des dépôts, le risque de crédit est mesuré par le total des crédits accordés au secteur privé domestique et les créances en souffrance alors que le risque de change est reflété par les engagements extérieurs des banques en devises. Les variables ainsi retenues sont : Les créances en souffrance ; Le taux de rentabilité des actifs ; Le taux de provisionnement ; Le total des dépôts bancaires ; Le total des crédits accordés au secteur privé domestique ; Les engagements extérieurs des banques en devises ; Les rendements boursiers. 4 Il existe d autres techniques de pondération comme l analyse factorielle, creditaggregate-basedweights et la transformation des variables en utilisant leurs CDF (cumulative distribution function). 5 La période qui suit fait l objet actuellement d une thèse de doctorat. 6 Ces indicateurs sont appelés dans la littérature anglo-saxonne «proxies». 4 RÉSULTATS ET COMMENTAIRES A partir des différentes données collectées auprès de Bank Al Maghrib et la Bourse de Casablanca, on a pu construire le graphique 1 qui représente l évolution de l indice de fragilité du secteur bancaire marocain entre la période un niveau au-dessus de zéro signifie que le stress est plus haut que la moyenne. On y remarque le passage d une phase de faible stress ( ) à une phase d accentuation nette du stress à partir de 2004, tout en enregistrant l année 1997 comme une année exceptionnelle où le stress s est légèrement amplifié. L indice de fragilité peut être décomposé (graphique 2) pour isoler la contribution de chaque facteur dans le niveau de stress global. Une valeur positive indique que la variable est au-dessus de son niveau moyen et cela veut dire qu elle apporte plus de stress au système qu elle ne fait en moyenne. La décomposition montre que le stress au début de 2005 est reflété dans la plupart des variables. Entre 2005 et 2009, il y a toujours au moins cinq variables sur sept qui indiquent plus de stress que la moyenne. Durant cette période, et malgré la baisse des créances en souffrance, la fragilité du secteur bancaire tient aux engagements extérieurs des banques marocaines et au volume de crédits donnés au secteur privé domestique. La première phase où le stress est inférieur à sa moyenne a été la plus calme durant la période de l étude. En effet, l'instauration depuis 1993 d une nouvelle loi bancaire [9] avec de nouvelles règles prudentielles inspirées des normes et standards internationaux, ont permis de cerner les fragilités du secteur qui sortait d une période d ajustement structurel. Cela a conduit à l'élaboration d'un programme d'assainissement des banques visant la consolidation de leur assise financière, ISSN : Vol. 1 No. 1, Nov

5 Lmehdi Berjaoui de manière à respecter les règles minimales de solvabilité et à améliorer leurs capacités organisationnelles et institutionnelles. La consolidation des assises financières des banques s est matérialisée par le renforcement du niveau des fonds propres et des provisions sur créances en souffrance. Elle a été favorisée par le désencadrement du crédit, la désintermédiation et la restructuration des banques publiques déficitaires (CIH, CAM, BNDE). Il est à noter que cette période a fait l objet d une appréciation du FMI dans un rapport qui soulignait la bonne santé du secteur, mais mettait en garde contre d éventuels problèmes structurels liés à la faible concurrence, à la dépendance vis-à-vis des dépôts à vue et aux risques de la libéralisation. La deuxième phase ( ), quant à elle, connait une accentuation du stress probablement dûe à l augmentation de la rentabilité des actifs, la bulle boursière qu à connue la place casablancaise sans oublier les créances en souffrance qui sont reparties à la hausse. Durant cette période, les indicateurs de fragilité financière montrent que les banques sont adéquatement capitalisées et fortement profitables [10]. Toutefois les ratios de liquidité des Banques sont serrés avec des actifs liquides couvrant seulement 31 % des dettes à court terme en La proportion serait plus haute si on prend en compte la nature permanente d'une partie des dépôts à court terme. Les banques à capitaux étrangers montrent des proportions de liquidité encore inférieures, mais peuvent être capables d'obtenir le refinancement de leurs banques mères en cas de besoin. Aussi, la qualité des actifs du secteur s'est améliorée, avec la baisse des créances en souffrances (10,9 % en 2006 et 7,9 % fin 2007). Les anciennes banques publiques spécialisées montrent toujours un haut pourcentage de 21 % en Les banques privées ont en enregistré seulement 5,3 % en Selon Bank Al-Maghrib ces créances en souffrances concernent en grande partie de vieux prêts. Enfin, la comparaison du secteur bancaire marocain avec des pays émergents en Europe montre un niveau adéquat de capitalisation et de solvabilité, un niveau moyen de rentabilité, mais une proportion plus haute des créances en souffrance [11]. ISSN : Vol. 1 No. 1, Nov

6 Construction d un indice de fragilité pour le secteur bancaire marocain 5 TABLEAUX ET FIGURES 5.1 TABLEAUX Tableau 1. Les facteurs des crises bancaires RISQUE FACTEURS DE RISQUE INDICATEURS REFERENCES Risque de défaut (environnement macro) Cycle Termes de l échange Prix des actifs Risque de change des emprunteurs Afflux de capitaux étrangers Taux de croissance PIB Variation des termes de l échange Taux d intérêt à CT Structure financière des entreprises Gorton (1988) Caprio et Klingebiel (1996) Lindgren et alii (1996) Kaminsky et Reinhart (1996) Khauris (1996) Risque de taux Marge d intérêt Inflation Mishkin (1996) Calvo (1998) Risque de change Capitaux étrangers Surévaluation attaque spéculative Taux de dépréciation du change (exposition au change) Risque de «run» ou de liquidité Hasard moral Risque de détournement de fonds (looting) Risque de changement de régime monétaire (stabilisation) Risque de capture de la supervision Assurance des dépôts Reflux capitaux étrangers à court terme Réserves des banques Assurance des dépôts (incitation au risque) Contrôle prudentiel Libéralisation (transition de régimes) Etat de droit Inflation Libéralisation Institutions de la supervision Pressions publiques sur le superviseur M2/Réserves Réserves bancaires/actifs Indicatrice Taux d intérêt réel Crédit secteur privé/gdp Taux de croissance du crédit domestique réel GDP/tête Indicatrice DiamondDybvig (1983) Calvo et alii (1994) Kane (1989) Akerlof et Romer (1993) Déficit public/pib English (1996) McKinnon (1991) Déficit public/pib Source: Demirgüç-Kunt A. and Detragiache E. (1998): «The Determinants of Banking Crises in Developing and Developed Countries», IMF staff papers v. 45, n 1, Washington DC. ISSN : Vol. 1 No. 1, Nov

7 Lmehdi Berjaoui Compte de capital Profil de la dette Balance courante Variables internationales Libéralisations financières Autres variables financières Secteur réel Variables fiscales Variables institutionnelles et structurelles Variables politiques Tableau 2. Indicateurs utilisés par les études empiriques des crises bancaires Réserves internationales Flux de capitaux Flux de capitaux à court terme Dette publique étrangère Dette étrangère totale Dette à court terme Dette selon les types de créditeurs Taux de change réel Balance courante Balance commerciale Exportations Importations Croissance étrangère Taux d intérêt Croissance du crédit Variation du multiplicateur monétaire Taux d intérêt réel Crédit de la banque centrale au système bancaire Ecart entre la demande de monnaie et l offre de monnaie Croissance de la masse monétaire Rendements des bons Inflation domestique Croissance du PIB Croissance du RNB Output gap Déficit fiscal Consommation du gouvernement Changes multiples Changes fixes Contrôles des changes Libéralisation financière Elections Evènements électoraux majeurs Changement de gouvernement Changement d exécutif légal Investissement direct à l étranger Ecart taux d intérêt étranger taux domestique Dette selon les types d intérêt Service de la dette Aide étrangère Taux de l échange Prix des exportations Epargne Investissement Niveau des prix Ecart de taux des prêts bancaires et des dépôts Taux de change parallèle Prime de change sur le marché parallèle Parité centrale du taux de change Position du taux de change dans la bande officielle de variation M2/réserves internationales Taux de chômage Salaires Variation du prix des actifs Crédit au secteur public Crises bancaires Crises de changes antérieures Evènements passés sur le marché des changes Changement d exécutif illégal Gouvernement de gauche Niveau ministre des finances Degré de stabilité politique Source : Mario Dehove (2003) : «Crises financières : deux ou trois choses que nous savons d elles que nous apprend l approche statistique des crises financières?»; Conseil d analyse économique, p 87. ISSN : Vol. 1 No. 1, Nov

8 Construction d un indice de fragilité pour le secteur bancaire marocain Tableau 3. L indice de Fragilité : avantages et limites Avantages Il constitue une mesure continue ce qui réduit la probabilité qu une crise ou un épisode de fragilité élevée ne soit pas identifié Il permet de ne pas exclure les situations intermédiaires puisque un système bancaire peut ne pas être en crise et être cependant fragile. Il ne nécessite pas la définition de seuils ou de valeurs critiques ce qui permet d éliminer al part de l arbitraire. L indice, contrairement à d autres techniques d estimation, peut s appliquer même à des pays n ayant pas connu de crise déclarée. S applique à un pays pris individuellement. Un bon outil de contrôle et d identification des difficultés du secteur bancaire Inconvénients La méthodologie de pondération pour les variables dans l indice Difficulté d évaluation de la plausibilité de l indice de fragilité obtenu. Certaines données peuvent être biaisées à cause de pratiques de «reporting» incorrectes (notamment pour les créances en souffrance) ou à cause également de réglementation spécifique au pays. Difficulté d obtention de données fiables et continues pour une période inférieure à l année (données mensuelles par exemple). L indice ne reflète pas nécessairement la date exacte d intervention d un gouvernement. ISSN : Vol. 1 No. 1, Nov

9 Lmehdi Berjaoui 5.2 FIGURES 6,00 4,00 2,00 0,00-2,00-4,00-6, Fig 1. Indice annuel de fragilité du secteur bancaire marocain ISSN : Vol. 1 No. 1, Nov

10 Construction d un indice de fragilité pour le secteur bancaire marocain 2,50 2,00 1,50 1,00 0,50 0,00-0,50-1,00-1,50-2,00-2, Indice du Taux des Créances en souffrance (%) Indice du Taux de Rentabilité des Actifs (%) Indice du Taux de Provisionnement (%) Indice du Total des dépôts bancaires (MDH) Indice du Total des crédits accordés au secteur privé domestique (MDH) Indice des Engagements extérieurs des banques de dépots (MDH) Indice du Taux de Rendements boursiers (%) Fig 2. Décomposition de l'indice de fragilité ISSN : Vol. 1 No. 1, Nov

11 Lmehdi Berjaoui 15,00 10,00 5,00 0,00-5,00-10, Indice du Taux des Créances en souffrance (%) Indice du Taux de Rentabilité des Actifs (%) Indice du Taux de Provisionnement (%) Indice du Total des dépôts bancaires (MDH) Indice du Total des crédits accordés au secteur privé domestique (MDH) Indice des Engagements extérieurs des banques de dépots (MDH) Indice du Taux de Rendements boursiers (%) Indice annuel de fragilité Fig 3. Contribution des différentes variables dans l'indice de fragilité ISSN : Vol. 1 No. 1, Nov

12 Construction d un indice de fragilité pour le secteur bancaire marocain 6 CONCLUSION Ce travail a eu pour objectif d évaluer la fragilité du système bancaire marocain par la construction d un indice de fragilité. Inspiré des travaux antérieurs développés au Canada, en Suisse et au Luxembourg, entre autres. Cet indice est la combinaison de plusieurs indicateurs susceptibles de refléter la solidité du système bancaire. Dans la première étude, Les auteurs ont élaboré un indice de stress financier pour le système financier canadien. Le stress s accroît selon eux avec les pertes financières, avec le risque et avec l incertitude. L étude est réalisée à partir d une enquête menée par la Banque du Canada auprès des principales banques du pays, qui fournit, entre autres, des indications sur les périodes de stress et les indicateurs jugés pertinents. Ceux-ci diffèrent selon le risque de taux, de change ou actions, mais globalement, on peut les ranger dans les catégories simplifiées suivantes : macroéconomiques (y compris des variables liées au crédit et à la monnaie), microéconomiques (ratios bilanciels) et des indicateurs de marché. Les auteurs sélectionnent et étudient les différentes variables, les agrègent en un indicateur avancé, et en testent la pertinence aux vues des périodes de stress identifiées dans le passé. Le deuxième cas qui mesure et prévoit le stress du secteur bancaire suisse utilise une approche très proche de la précédente. L accent est mis toutefois sur les déséquilibres macro-financiers qui seraient des indicateurs avancés de stress du secteur bancaire. Quant à l expérience du Luxembourg, La logique est restée dans l esprit des indicateurs de stress, mais cette fois avec une fréquence trimestrielle. Comme pour l indice suisse, le lien entre l indice construit et l environnement macroéconomique fût exploré à travers une analyse statistique de prévisibilité. Celle-ci a permis de modéliser la dynamique jointe de l indice de vulnérabilité, du crédit et de l indice boursier. Pour notre étude, L utilisation de ce dernier publié par la Bourse de Casablanca est supposée capter le signal de fragilité du secteur durant les périodes de chute des cours boursiers. Notre souci était de ne pas biaiser sa contribution dans l indice final étant donné les fortes fluctuations qu a connu la place casablancaise. Dès lors, on a utilisé l approche des valeurs extrêmes susceptibles d en atténuer l impact. L analyse annuelle de l évolution de l indice nous a permis de repérer les principaux épisodes de stress que les banques ont traversé pendant la période de calcul allant de 1995 à Le secteur bancaire marocain est ainsi passé d une période de faible stress allant de 1995 à 2003, à une période plus tourmentée à partir de 2004 durant laquelle la fragilité du secteur bancaire s est accentuée. Enfin, La décomposition de l indice a montré que cette évolution est dûe à la forte augmentation des volumes de crédits et les engagements extérieurs des banques synonymes respectivement d une hausse dans le risque de crédit et de change. L indice développé lors de cette étude a montré que les efforts des autorités de supervision ont permis d abaisser les principales tensions et facteurs de risque telles les créances en souffrance. Toutefois d autres facteurs ont été repérés. C est principalement le cas de l évolution des volumes de crédit et les engagements extérieurs des banques qui devraient être suivis de plus près. Cet indice peut contribuer aux efforts des autorités de supervision dans la détection avancée des difficultés du secteur bancaire. Il peut être aussi utilisé comme une méthode d identification des épisodes de crises, même s il ne peut pas remplacer totalement l approche basée sur les événements. ISSN : Vol. 1 No. 1, Nov

13 Lmehdi Berjaoui REFERENCES [1] Illing, Mark & Liu, Ying, "Measuring financial stress in a developed country: An application to Canada", Journal of Financial Stability, Elsevier, vol. 2, pp , October [2] Frøyland E. and Larsen K., "How vulnerable are financial institutions to macroeconomic changes? An analysis based on stress testing", Economic Bulletin 3/2002, pp , Norges Bank, [3] Sorge, Marco&Virolainen, Kimmo, "A comparative analysis of macro stress-testing methodologies with application to Finland", Journal of Financial Stability, Elsevier, vol. 2, pp , June [4] Aglietta, M., " Instabilité financière et régulation monétaire: l Europe est-elle bien protégée du risque systémique? ", 3e Conférence du Centre Saint-Gobain pour la recherche en économie sur les transformations de la finance en Europe, Paris, pp. 8-9, novembre [5] Sorge M., Stress-testing financial systems: an overview of current methodologies, BIS Working Papers n 165, [6] Kibritçioglu, A., Excessive risk-taking, banking sector fragility, and banking crises, University of Illinois at Urbana- Champaign, Office of Research Working Paper, n , [7] Hanschel E. and Monnin P., Measuring and forecasting stress in the banking sector: evidence from Switzerland, BIS Papers n 22, [8] John H. Boyd & Stanley L. Graham, "The profitability and risk effects of allowing bank holding companies to merge with other financial firms: a simulation study," Quarterly Review, Federal Reserve Bank of Minneapolis, issue Spr, pp. 3-20, [9] Loi n du 15 moharrem 1414 (6 juillet 1993), Maroc. [10] "Morocco: Financial System Stability Assessment Update", IMF Country Report No. 08/333, p10, October [11] "Morocco: Financial System Stability Assessment Update", IMF Country Report No. 08/333, p28, October ISSN : Vol. 1 No. 1, Nov

PARTI PRIS Notes d analyse

PARTI PRIS Notes d analyse PARTI PRIS Notes d analyse (i) «Parti pris» est une note d analyse sur une question importante ayant trait aux enjeux actuels de l économie nationale, aux problèmes liés aux politiques économiques, aux

Plus en détail

Les mécanismes de transmission de la politique monétaire

Les mécanismes de transmission de la politique monétaire Chapitre 5 Les mécanismes de transmission de la politique monétaire Introduction (1/3) Dans le chapitre 4, on a étudié les aspects tactiques de la politique monétaire Comment la BC utilise les instruments

Plus en détail

La politique monétaire. Lionel Artige HEC Université de Liège

La politique monétaire. Lionel Artige HEC Université de Liège La politique monétaire Lionel Artige HEC Université de Liège La politique monétaire d hier et d aujourd hui Hier Autrefois, les Etats battaient monnaie et les banques centrales dépendaient directement

Plus en détail

IFFP Institut fédéral des hautes études en formation professionnelle. La monnaie

IFFP Institut fédéral des hautes études en formation professionnelle. La monnaie IFFP Institut fédéral des hautes études en formation professionnelle La monnaie : INTRODUCTION 22.01.2010, Lausanne 8h45 12h 12h45 16h David Maradan, chargé de cours UNIGE et HEG-Genève; Directeur Ecosys

Plus en détail

Prix des actifs et politique monétaire

Prix des actifs et politique monétaire Prix des actifs et politique monétaire André ICARD Conférence prononcée lors des premières doctoriales MACROFI Poitiers 6 Avril 2006 1 Introduction Les succès dans la lutte contre l inflation ont influencé

Plus en détail

Présentation des termes et ratios financiers utilisés

Présentation des termes et ratios financiers utilisés [ annexe 3 Présentation des termes et ratios financiers utilisés Nous présentons et commentons brièvement, dans cette annexe, les différents termes et ratios financiers utilisés aux chapitres 5, 6 et 7.

Plus en détail

Les règles de base de fonctionnement d un marché

Les règles de base de fonctionnement d un marché C HAPITRE 1 Les règles de base de fonctionnement d un marché Qu est-ce qu un marché? Un marché est un endroit matérialisé ou non où peuvent se rencontrer des agents économiques qui ont des besoins complémentaires,

Plus en détail

Capital réglementaire, économique et simulations de crise au Mouvement Desjardins

Capital réglementaire, économique et simulations de crise au Mouvement Desjardins Capital réglementaire, économique et simulations de crise au Mouvement Desjardins Présentation dans le cadre de l événement «Journée carrière PRMIA» 17 mars 2015 Mathieu Derome, M.Sc. Directeur Principal

Plus en détail

LA PREVISION DU TAUX DE CHANGE. Finance internationale, 9 ème éd. Y. Simon & D. Lautier

LA PREVISION DU TAUX DE CHANGE. Finance internationale, 9 ème éd. Y. Simon & D. Lautier LA PREVISION DU TAUX DE CHANGE 1 Qui cherche à prévoir? Les entreprises Les banques Les fonds d investissement Les investisseurs institutionnels Pourquoi chercher à prévoir? Créances et dettes en devises

Plus en détail

Chapitre 4 : Les grands déséquilibres économiques

Chapitre 4 : Les grands déséquilibres économiques Chapitre 4 : Les grands déséquilibres économiques Introduction (1) 3 grands déséquilibres : inflation, chômage et croissance et fluctuations économiques Grands déséquilibres?! Écart entre l offre et la

Plus en détail

CRISES BANCAIRES : COMPRENDRE POUR MIEUX PRÉDIRE

CRISES BANCAIRES : COMPRENDRE POUR MIEUX PRÉDIRE Fouad MACHROUH CRISES BANCAIRES : COMPRENDRE POUR MIEUX PRÉDIRE armattan TABLE DES MATIERES INTRODUCTION GÉNÉRALE CHAPITRE 1 : ORIGINES ET MODALITÉS DE RÉSOLUTION DES CRISES BANCAIRES 19 INTRODUCTION 21

Plus en détail

3. Des données financières globalement positives en 2010

3. Des données financières globalement positives en 2010 3. Des données financières globalement positives 3.1 Une nouvelle progression du bilan À fin 2010, le total de bilan agrégé de l ensemble des organismes d assurance et de réassurance contrôlés par l Autorité

Plus en détail

BALE III MAITRISER LE RISQUE DE LIQUIDITÉ

BALE III MAITRISER LE RISQUE DE LIQUIDITÉ BALE III MAITRISER LE RISQUE DE LIQUIDITÉ COMMENT AMELIORER LA LIQUIDITE DE VOS ACTIFS? «Bâle III, dispositif international de mesure, normalisation et surveillance du risque de liquidité» est paru en

Plus en détail

Stabilité financière et banques centrales

Stabilité financière et banques centrales André ICARD Stabilité financière et banques centrales Préface de Jean-Claude Trichet Président de la Banque Centrale Européenne C3 ECONOMICA 49 rue Héricart, 75015 Paris TABLE DES MATIERES Préface Avant-propos

Plus en détail

Chapitre 1 : Circuit économique, comptabilité nationale et équilibres macroéconomiques

Chapitre 1 : Circuit économique, comptabilité nationale et équilibres macroéconomiques Chapitre 1 : Circuit économique, comptabilité nationale et équilibres macroéconomiques 1. Le circuit économique Circuit : Quelques définitions (1) Représentation de l économie basée sur des flux (ou circulation)

Plus en détail

Evolution de la Conjoncture Economique (Huit premiers mois de 2015)

Evolution de la Conjoncture Economique (Huit premiers mois de 2015) Evolution de la Conjoncture Economique (Huit premiers mois de 2015) Banque Centrale de Tunisie Août 2015 1- ENVIRONNEMENT INTERNATIONAL - Les statistiques préliminaires de la croissance dans les principaux

Plus en détail

La surveillance prudentielle du secteur financier

La surveillance prudentielle du secteur financier La surveillance prudentielle du secteur financier Chapitre VII Chapitre VI Chapitre V Chapitre IV Chapitre III Chapitre II Chapitre I Chapitre VII Chapitre VI Chapitre V Chapitre IV Chapitre III Chapitre

Plus en détail

Solvency II. Contexte et enjeux de la réforme. Pour obtenir la présentation complète, écrire à : insight@sia-conseil.com.

Solvency II. Contexte et enjeux de la réforme. Pour obtenir la présentation complète, écrire à : insight@sia-conseil.com. Solvency II Contexte et enjeux de la réforme Pour obtenir la présentation complète, écrire à : insight@sia-conseil.com Juin 2006 Sommaire Introduction Tour d horizon de Solvency II La gestion des risques

Plus en détail

Développement du marché financier

Développement du marché financier Royaume du Maroc Direction des Etudes et des Prévisions financières Développement du marché financier Juillet 1997 Document de travail n 21 Développement du marché financier Juillet 1997 Le développement

Plus en détail

LE PROCESSUS D OCTROI D UN CREDIT COMMERCIAL ET LES CRITERES DE DECISION

LE PROCESSUS D OCTROI D UN CREDIT COMMERCIAL ET LES CRITERES DE DECISION LE PROCESSUS D OCTROI D UN CREDIT COMMERCIAL ET LES CRITERES DE DECISION Marija Vukmanovic, Director, chef de secteur clientèle entreprises Office de Promotion Economique du Canton de Genève Petit-déjeuner

Plus en détail

Remarques d Ouverture par M. Mohammed Laksaci, Gouverneur de la Banque d Algérie, Président de l Association des Banques Centrales Africaines

Remarques d Ouverture par M. Mohammed Laksaci, Gouverneur de la Banque d Algérie, Président de l Association des Banques Centrales Africaines Remarques d Ouverture par M. Mohammed Laksaci, Gouverneur de la Banque d Algérie, Président de l Association des Banques Centrales Africaines Symposium des Gouverneurs sur le thème «Inclusion financière

Plus en détail

Dix ans d expérience de la gestion des taux d intérêt

Dix ans d expérience de la gestion des taux d intérêt 1 Dix ans d expérience de la gestion des taux d intérêt Bilan du concept de politique monétaire de la BNS Jean-Pierre Roth Président de la Direction générale de la Banque nationale suisse Université de

Plus en détail

Fiche relative au taux d intérêt

Fiche relative au taux d intérêt Royaume du Maroc Direction des Etudes et des Prévisions financières Fiche relative au taux d intérêt Juillet 1999 Document de travail n L une des priorités du Gouvernement est de hisser l économie marocaine

Plus en détail

Explication des principales obligations d information prévues dans les chapitres 3862 et 1532 du Manuel de l ICCA

Explication des principales obligations d information prévues dans les chapitres 3862 et 1532 du Manuel de l ICCA Explication des principales obligations d information prévues dans les chapitres 3862 et 1532 du Manuel de l ICCA Les paragraphes qui suivent présentent les principaux changements en ce qui a trait aux

Plus en détail

Partie 2 : Qui crée la monnaie?

Partie 2 : Qui crée la monnaie? Partie 2 : Qui crée la monnaie? Marché monétaire Masse monétaire Banque centrale Prêteur en dernier ressort Notions clés I. La mesure de la création monétaire : la masse monétaire La masse monétaire n

Plus en détail

Supervision des banques marocaines panafricaines

Supervision des banques marocaines panafricaines Supervision des banques marocaines panafricaines Mme Hiba ZAHOUI, Directeur Adjoint de la Supervision Bancaire Conférence Banque de France FERDI : Réussir l intégration financière en Afrique - 27 Mai 2014

Plus en détail

Énoncé de la politique et des règles de placement de la trésorerie (ÉPRPT)

Énoncé de la politique et des règles de placement de la trésorerie (ÉPRPT) Portefeuille de trésorerie de l Université d Ottawa Énoncé de la politique et des règles de placement de la trésorerie (ÉPRPT) 1. But L Énoncé de la politique et des règles de placement de la trésorerie

Plus en détail

Comment une banque centrale gère la liquidité bancaire?

Comment une banque centrale gère la liquidité bancaire? Comment une banque centrale gère la liquidité bancaire? La banque centrale surveille la liquidité bancaire, puisque le système bancaire dans sa globalité peut manquer de liquidité. En fin de journée, les

Plus en détail

3 ) Les limites de la création monétaire

3 ) Les limites de la création monétaire 3 ) Les limites de la création monétaire Si un banquier n a besoin que de son stylo pour créer de la monnaie, on peut se demander ce qui empêche une création infinie de monnaie. En fait, la création monétaire

Plus en détail

Bienvenue dans votre FIBENligne

Bienvenue dans votre FIBENligne Bienvenue dans votre FIBENligne Retrouvez dans votre FIBENligne toutes les nouveautés FIBEN et l ensemble des services que la Banque de France met à votre disposition pour vous aider dans votre maîtrise

Plus en détail

JOURNEE MONDIALE DE LA STATISTIQUE UNE MEILLEURE STATISTIQUE AU SERVICE DE LA POLITIQUE MONETAIRE ET DE LA STABILITE FINANCIERE

JOURNEE MONDIALE DE LA STATISTIQUE UNE MEILLEURE STATISTIQUE AU SERVICE DE LA POLITIQUE MONETAIRE ET DE LA STABILITE FINANCIERE JOURNEE MONDIALE DE LA STATISTIQUE UNE MEILLEURE STATISTIQUE AU SERVICE DE LA POLITIQUE MONETAIRE ET DE LA STABILITE FINANCIERE Abdellatif Jouahri Wali de Bank Al-Maghrib Rabat, 20 octobre 2015 1 Je tiens

Plus en détail

Moyen terme 2014-2018

Moyen terme 2014-2018 Moyen terme 2014-2018 ATTENTES DES UTILISATEURS POUR LA PERIODE 2014-2018 Selon les entretiens réalisés par le Cnis au 2 è semestre 2012 COMMISSION «SYSTEME FINANCIER ET FINANCEMENT DE L ECONOMIE» POUR

Plus en détail

Avis relatif à la désignation du Mouvement Desjardins à titre d institution financière d importance systémique intérieure

Avis relatif à la désignation du Mouvement Desjardins à titre d institution financière d importance systémique intérieure Avis relatif à la désignation du Mouvement Desjardins à titre d institution financière d importance systémique intérieure Contexte Le présent avis constitue un complément aux diverses lignes directrices

Plus en détail

Exercice 2 du cours Management Bancaire : «Calcul de la VaR d une position de marché»

Exercice 2 du cours Management Bancaire : «Calcul de la VaR d une position de marché» Exercice du cours Management Bancaire : «Calcul de la VaR d une position de marché» La réglementation bancaire impose aux banques de maintenir un niveau de capital minimum pour absorber les pertes dues

Plus en détail

Les origines et les manifestations de la crise économique et financière. par Professeur Nadédjo BIGOU-LARE Université de Lomé

Les origines et les manifestations de la crise économique et financière. par Professeur Nadédjo BIGOU-LARE Université de Lomé Les origines et les manifestations de la crise économique et financière par Professeur Nadédjo BIGOU-LARE Université de Lomé Plan Introduction 1. Origines de la crise financière: les «subprimes» 2. Les

Plus en détail

Table des matières. Le long terme... 45. Partie II. Introduction... 1. Liste des figures... Liste des tableaux...

Table des matières. Le long terme... 45. Partie II. Introduction... 1. Liste des figures... Liste des tableaux... Liste des figures... Liste des tableaux... XI XV Liste des encadrés.... XVII Préface à l édition française... XIX Partie I Introduction... 1 Chapitre 1 Un tour du monde.... 1 1.1 La crise.... 1 1.2 Les

Plus en détail

LES RISQUES DEUXIÈME PARTIE

LES RISQUES DEUXIÈME PARTIE DEUXIÈME PARTIE LES RISQUES Les opérations de marché présentent des risques qui doivent être identifiés et mesurés. En matière de finance internationale, on pense d abord au risque de change. Celui-ci

Plus en détail

Les critères d identification des pays les moins avancés

Les critères d identification des pays les moins avancés Les critères d identification des pays les moins avancés Vue d ensemble Ce document reprend les éléments présentés sur le site du Comité des politiques de développement http://www.un.org/en/development/desa/policy/cdp/ldc/ldc_criteria.shtml

Plus en détail

La politique monétaire après la crise financière mondiale : Nouveaux enjeux

La politique monétaire après la crise financière mondiale : Nouveaux enjeux OCP Policy Center Seminar series La politique monétaire après la crise financière mondiale : Nouveaux enjeux Pierre-Richard Agénor, Hallsworth Professor, University of Manchester and Senior Fellow, OCP

Plus en détail

CONFERENCE SOUS LE THEME

CONFERENCE SOUS LE THEME CONFERENCE SOUS LE THEME «Enjeux et modes opératoires de la délégation de la Centrale des Risques de Bank AL-Maghrib» ALLOCUTION INAUGURALE DE MONSIEUR LE GOUVERNEUR DE BANK AL-MAGHRIB Rabat lundi 26 Novembre

Plus en détail

COMMENT LES BANQUES PRIMAIRES POURRAIENT FACILITER L ACCES DU SECTEUR PRIVE AU FINANCEMENT

COMMENT LES BANQUES PRIMAIRES POURRAIENT FACILITER L ACCES DU SECTEUR PRIVE AU FINANCEMENT COMMENT LES BANQUES PRIMAIRES POURRAIENT FACILITER L ACCES DU SECTEUR PRIVE AU FINANCEMENT Présenté par: Mme Vololomanitra RAKOTONDRALAMBO DIRECTEUR GENERAL ADJOINT DE LA BOA-MADAGASCAR 1 PARTIE I: RAPPEL

Plus en détail

Simulations de l impact de politiques. économiques sur la pauvreté et les inégalités

Simulations de l impact de politiques. économiques sur la pauvreté et les inégalités Simulations de l impact de politiques économiques sur la pauvreté et les inégalités L analyse de l évolution des conditions de vie et des comportements des classes moyennes, à la lumière de l observation

Plus en détail

TD n 1 : la Balance des Paiements

TD n 1 : la Balance des Paiements TD n 1 : la Balance des Paiements 1 - Principes d enregistrement L objet de la Balance des Paiements est de comptabiliser les différentes transactions entre résidents et non-résidents au cours d une année.

Plus en détail

PROCESSUS N 4 : PRODUCTION ET ANALYSE DE L INFORMATION FINANCIÈRE

PROCESSUS N 4 : PRODUCTION ET ANALYSE DE L INFORMATION FINANCIÈRE PROCESSUS N 4 : PRODUCTION ET ANALYSE DE L INFORMATION FINANCIÈRE Activités Compétences techniques Compétences en organisation Compétences en communication 4.1. Assurer la veille nécessaire au traitement

Plus en détail

Préambule Autodiagnostic 1) QRU - La Banque centrale est : 2) QRU - L encadrement du crédit était une technique :

Préambule Autodiagnostic 1) QRU - La Banque centrale est : 2) QRU - L encadrement du crédit était une technique : Préambule Nous vous proposons en préambule d estimer votre niveau de connaissances bancaires et financières en répondant à cet auto diagnostic. Que celui-ci vous soit prétexte à valider et à approfondir

Plus en détail

Cadres budgétaires pour les pays en développement riches en ressources naturelles

Cadres budgétaires pour les pays en développement riches en ressources naturelles Cadres budgétaires pour les pays en développement riches en ressources naturelles Sanjeev Gupta Directeur adjoint Département des finances publiques FMI 21 mars 2012 1 Plan de l exposé 1. Cadre budgétaire:

Plus en détail

Objectifs de la comptabilité analytique

Objectifs de la comptabilité analytique Objectifs de la comptabilité analytique La comptabilité générale a une vision globale sur la production, elle cache des inégalités et ne permet pas de juger la profitabilité des produits, par contre la

Plus en détail

Rapport préliminaire sur les tendances en matière d investissement

Rapport préliminaire sur les tendances en matière d investissement Rapport préliminaire sur les tendances en matière d investissement ONTARIO : 215-224 L investissement dans le secteur de la construction de l Ontario croîtra à moyen terme, parallèlement à de nombreux

Plus en détail

LES DOMAINES DE LA POLITIQUE ECONOMIQUE

LES DOMAINES DE LA POLITIQUE ECONOMIQUE LES DOMAINES DE LA POLITIQUE ECONOMIQUE I. Quelques définitions Politique conjoncturelle : C est l ensemble des décisions prisent à court terme par les pouvoirs publics dans le but de maintenir ou de rétablir

Plus en détail

TABLEAU COMPARATIF - 53 - Proposition de résolution de la commission

TABLEAU COMPARATIF - 53 - Proposition de résolution de la commission - 53 - TABLEAU COMPARATIF Le Sénat, Vu l article 88-4 de la Constitution ; Le Sénat, Vu l article 88-4 de la Constitution, Vu la proposition de règlement du Conseil confiant à la Banque centrale européenne

Plus en détail

IDRI 2220: Relations Economiques internationales

IDRI 2220: Relations Economiques internationales Livre de référence IDRI 2220: Relations Economiques internationales Le cours est basé sur le livre de P. R. Krugman et M. Obstfeld "Economie internationale", ed. Pearson Education, édition française (2006).

Plus en détail

Les effets des regroupements dans le secteur bancaire sur l allocation du capital de risque et la liquidité des marchés*

Les effets des regroupements dans le secteur bancaire sur l allocation du capital de risque et la liquidité des marchés* Les effets des regroupements dans le secteur bancaire sur l allocation du capital de risque et la liquidité des marchés* Chris D Souza et Alexandra Lai Jusqu à récemment, la réglementation en vigueur au

Plus en détail

PROJECTIONS MACROÉCONOMIQUES POUR LA ZONE EURO ÉTABLIES PAR LES SERVICES DE LA BCE

PROJECTIONS MACROÉCONOMIQUES POUR LA ZONE EURO ÉTABLIES PAR LES SERVICES DE LA BCE Encadré PROJECTIONS MACROÉCONOMIQUES POUR LA ZONE EURO ÉTABLIES PAR LES SERVICES DE LA Sur la base des informations disponibles au 23 août 2013, les services de la ont réalisé des projections concernant

Plus en détail

QUELS PLACEMENTS POUR VOTRE ARGENT? ACTUALISATION 2015

QUELS PLACEMENTS POUR VOTRE ARGENT? ACTUALISATION 2015 QUELS PLACEMENTS POUR VOTRE ARGENT? ACTUALISATION 2015 A INTERVENANTS Nicolas Bouzou Directeur fondateur d Asterès Hervé Hatt Président de Meilleurtaux.com I NOTRE DÉMARCHE II LES PLACEMENTS ÉTUDIÉS III

Plus en détail

Investissement des réserves de sécurité sociale: possibilités et performances

Investissement des réserves de sécurité sociale: possibilités et performances Association internationale de la sécurité sociale Colloque des directeurs d'institutions de sécurité sociale des pays francophones d'afrique Limbé, Cameroun, 28-30 janvier 2004 Investissement des réserves

Plus en détail

change poursuivie par la Banque d'algérie continue de bien servir l'économie nationale.

change poursuivie par la Banque d'algérie continue de bien servir l'économie nationale. CONCLUSION CONCLUSION L'Algérie a renforcé, d'une manière soutenue, la stabilité macroéconomique au cours des années 2000 à 2005, tout en réalisant une performance économique robuste. La croissance forte

Plus en détail

Indications relatives aux normes de la Banque du Canada en matière de gestion des risques pour les infrastructures de marchés financiers désignées

Indications relatives aux normes de la Banque du Canada en matière de gestion des risques pour les infrastructures de marchés financiers désignées Indications relatives aux normes de la Banque du Canada en matière de gestion des risques pour les infrastructures de marchés financiers désignées Norme 16 : Risques de garde et d investissement Objectif

Plus en détail

ANALYSE DU RISQUE DE CRÉDIT

ANALYSE DU RISQUE DE CRÉDIT ANALYSE DU RISQUE DE CRÉDIT Banque & Marchés Cécile Kharoubi Professeur de Finance ESCP Europe Philippe Thomas Professeur de Finance ESCP Europe TABLE DES MATIÈRES Introduction... 15 Chapitre 1 Le risque

Plus en détail

Concepts abordés. Inflation, désinflation, déflation, stagflation, hyperinflation. Monnaie et financement de l activité économique IPC, IPCH, PCE

Concepts abordés. Inflation, désinflation, déflation, stagflation, hyperinflation. Monnaie et financement de l activité économique IPC, IPCH, PCE 2. Inflation Concepts abordés Inflation, désinflation, déflation, stagflation, hyperinflation Monnaie et financement de l activité économique IPC, IPCH, PCE Effets de l inflation Sources de l inflation

Plus en détail

La dette publique japonaise : quelles perspectives?

La dette publique japonaise : quelles perspectives? La dette publique japonaise : quelles perspectives? Le Japon est le pays le plus endetté du monde avec une dette publique représentant 213% de son PIB en 2012 (contre 176% pour la Grèce). Dans ces conditions,

Plus en détail

Résumé de Mémoire EN QUOI LE PILOTAGE PAR LES COUTS REPRESENTE-T-IL UN OUTIL DE GESTION ESSENTIEL POUR ASSURER LA PERENNITE FINANCIERE DE LA BRANCHE

Résumé de Mémoire EN QUOI LE PILOTAGE PAR LES COUTS REPRESENTE-T-IL UN OUTIL DE GESTION ESSENTIEL POUR ASSURER LA PERENNITE FINANCIERE DE LA BRANCHE Résumé de Mémoire EN QUOI LE PILOTAGE PAR LES COUTS REPRESENTE-T-IL UN OUTIL DE GESTION ESSENTIEL POUR ASSURER LA PERENNITE FINANCIERE DE LA BRANCHE COURRIER DU GROUPE LA POSTE? Alix LEGRAND ESG MANAGEMENT

Plus en détail

Mythes et réalité concernant le crédit : Le point de vue d une banque. Programme

Mythes et réalité concernant le crédit : Le point de vue d une banque. Programme Mythes et réalité concernant le crédit : Le point de vue d une banque Programme 1. Les mythes et les réalités de l économie d aujourd hui Aperçu de la crise du crédit Les coûts d emprunt et leurs conséquences

Plus en détail

Performance comparée des classes d'actifs au niveau national

Performance comparée des classes d'actifs au niveau national 4 ème Journée du Capital Investissement Performance comparée des classes d'actifs au niveau national Décembre 2014 Rapport sur le Capital Investissement AMIC 2013 1 ENVIRONNEMENT ECONOMIQUE NATIONAL ET

Plus en détail

La dette de consommation au Québec et au Canada

La dette de consommation au Québec et au Canada La dette de consommation au Québec et au Canada par : James O Connor Direction des statistiques sur les industries INTRODUCTION La croissance de l endettement à la consommation au Québec et au Canada entre

Plus en détail

Le prix d un compte à vue en Belgique Analyse pour la période 2008 jusqu à 2011

Le prix d un compte à vue en Belgique Analyse pour la période 2008 jusqu à 2011 Le prix d un compte à vue en Belgique Analyse pour la période 2008 jusqu à 2011 1 2 «Créer les conditions d un fonctionnement compétitif, durable et équilibré du marché des biens et services Contenu 1.

Plus en détail

Analyse financière détaillée

Analyse financière détaillée Analyse financière détaillée L analyse financière détaillée réintègre le cadre comptable de la comptabilité générale. En particulier les hypothèses introduites dans l analyse sommaire sont levées. Cela

Plus en détail

Mon expert-comptable, je peux compter sur lui! L assistance en matière de gestion

Mon expert-comptable, je peux compter sur lui! L assistance en matière de gestion Mon expert-comptable, je peux compter sur lui! L assistance en matière de gestion Quelques constats pour commencer! La gestion est devenue incontournable Tout comme le pilote d un avion, le chef d entreprise

Plus en détail

En millions CHF ou selon indication 2014 2013

En millions CHF ou selon indication 2014 2013 32 Distribution de dividendes Les réserves distribuables sont déterminées sur la base des capitaux propres statutaires de la maison mère Swisscom SA et non sur les capitaux propres figurant dans les états

Plus en détail

PRÉSENTATION DES ÉTATS FINANCIERS IAS 1. Mr ABBOUDI MED

PRÉSENTATION DES ÉTATS FINANCIERS IAS 1. Mr ABBOUDI MED PRÉSENTATION DES ÉTATS FINANCIERS IAS 1 Mr ABBOUDI MED Presentations des etats financiers 1 Objectifs et composants 2 Principe de préparations des E F 3 Principe d identifications des E F 4 Période couverte

Plus en détail

Principes clés de l orientation future du cadre réglementaire canadien de suffisance des capitaux en assurances multirisques Document produit par le

Principes clés de l orientation future du cadre réglementaire canadien de suffisance des capitaux en assurances multirisques Document produit par le Principes clés de l orientation future du cadre réglementaire canadien de suffisance des capitaux en assurances multirisques Document produit par le Comité consultatif sur le Test du capital minimal Page

Plus en détail

Énoncé de la politique et des règles de placement de la trésorerie (ÉPRPT)

Énoncé de la politique et des règles de placement de la trésorerie (ÉPRPT) Portefeuille de trésorerie de l Université d Ottawa Énoncé de la politique et des règles de placement de la trésorerie (ÉPRPT) 1. But L Énoncé de la politique et des règles de placement de la trésorerie

Plus en détail

Pologne. Extrait de : Statistiques bancaires de l'ocde : Notes méthodologiques par pays 2010

Pologne. Extrait de : Statistiques bancaires de l'ocde : Notes méthodologiques par pays 2010 Extrait de : Statistiques bancaires de l'ocde : Notes méthodologiques par pays 2010 Accéder à cette publication : http://dx.doi.org/10.1787/bank_country-200-fr Pologne Merci de citer ce chapitre comme

Plus en détail

Jean-Francois DECROOCQ - 03/01/2012

Jean-Francois DECROOCQ - 03/01/2012 www.varm.fr Solvabilité 2 commentaires sur l ORSA Jean-Francois DECROOCQ - 03/01/2012 Sommaire Introduction... 2 Principes pour une gestion intégrée des risques... 3 La mise en place de l ORSA... 5 Introduction

Plus en détail

Royaume du Maroc. L'impact de la baisse des taux d'intérêt : les mécanismes de transmission et les enseignements d'une simulation

Royaume du Maroc. L'impact de la baisse des taux d'intérêt : les mécanismes de transmission et les enseignements d'une simulation Royaume du Maroc L'impact de la baisse des taux d'intérêt : les mécanismes de transmission et les enseignements d'une simulation Constituant une sélection mensuelle des travaux menés par les cadres de

Plus en détail

Gestion de trésorerie

Gestion de trésorerie Collection les mémentos finance dirigée par Jack FORGET Gestion de trésorerie Optimiser la gestion financière de l entreprise à court terme Jack FORGET Éditions d Organisation, 2005 ISBN : 2-7081-3250-4

Plus en détail

L équilibre Macro-Economique

L équilibre Macro-Economique L équilibre Macro-Economique Jean-Pierre Damon, octobre 1985. La position de départ des théoriciens est la situation d équilibre qui permet à la totalité de la production d être soit consommée, soit utilisée

Plus en détail

Présenté par: Edouard CLEMENT mba, cpah

Présenté par: Edouard CLEMENT mba, cpah LE FINANCEMENT DU DÉVELOPPEMENT EN HAÏTI L OCPAH S ENGAGE Présenté par: Edouard CLEMENT mba, cpah Introduction Capacité de mobilisation de ressources financières et Réussite d un modèle de développement

Plus en détail

Termes de référence du séminaire sur le cadre d élaboration et de mise en œuvre du plan de trésorerie de l Etat

Termes de référence du séminaire sur le cadre d élaboration et de mise en œuvre du plan de trésorerie de l Etat FONDS MONETAIRE INTERNATIONAL Centre Régional d Assistance Technique pour l Afrique Centrale AFRITAC Centre Libreville, Gabon Termes de référence du séminaire sur le cadre d élaboration et de mise en œuvre

Plus en détail

Après l analyse du compte de résultat à l aide du tableau des soldes intermédiaires de gestion, nous nous intéressons maintenant à l analyse du bilan.

Après l analyse du compte de résultat à l aide du tableau des soldes intermédiaires de gestion, nous nous intéressons maintenant à l analyse du bilan. CHAPITRE 13 L ANALYSE DU BILAN : STRUCTURE ET EQUILIBRE FINANCIER Après l analyse du compte de résultat à l aide du tableau des soldes intermédiaires de gestion, nous nous intéressons maintenant à l analyse

Plus en détail

Les pratiques de simulation de crise: enquête auprès de quarante-trois grands établissements financiers

Les pratiques de simulation de crise: enquête auprès de quarante-trois grands établissements financiers Ingo Fender (+41 61) 280 9458 ingo.fender@bis.org Michael S. Gibson (+1 202) 452 2495 michael.s.gibson@frb.gov Les pratiques de simulation de crise: enquête auprès de quarante-trois grands établissements

Plus en détail

CRISES BANCAIRES ET POLITIQUE DE RESTRUCTURATION

CRISES BANCAIRES ET POLITIQUE DE RESTRUCTURATION CRISES BANCAIRES ET POLITIQUE DE RESTRUCTURATION LES INSTRUMENTS DE PREVENTION DES CRISES ET LES VULNERABILITES DANS L'UMOA INTRODUCTION La solidité et la stabilité du système bancaire constituent une

Plus en détail

TABLEAU COMPARATIF - 99 -

TABLEAU COMPARATIF - 99 - - 99 - TABLEAU COMPARATIF Le Sénat, Vu l article 88-4 de la Constitution ; Vu la proposition de règlement du Parlement européen et du Conseil sur les exigences prudentielles applicables aux établissements

Plus en détail

Introduction. Le système financier Marocain. Ministère de l'économie et des Finances. Définition : http://www.votreguide.ma.

Introduction. Le système financier Marocain. Ministère de l'économie et des Finances. Définition : http://www.votreguide.ma. Le système financier Marocain Introduction Définition : -Le système financier comprend les institutions financières, les marchés financiers et l ensemble des règlements qui régissent la circulation de

Plus en détail

CAHIER D'éTUDES WORKING PAPER N 24. Abdelaziz Rouabah

CAHIER D'éTUDES WORKING PAPER N 24. Abdelaziz Rouabah CAHIER D'éTUDES WORKING PAPER N 24 Mesure de la vulnérabilité du secteur bancaire luxembourgeois Abdelaziz Rouabah Avril 2007 CAHIER D'éTUDES N 24 I Introduction 4 II Revue de la littérature: Définition

Plus en détail

Répercussions de la TVA et de certaines réformes de la TVA. sur l économie

Répercussions de la TVA et de certaines réformes de la TVA. sur l économie Répercussions de la TVA et de certaines réformes de la TVA sur l économie par Frank Bodmer Economiste indépendant et chargé de cours, Université de Bâle Etude demandée par l Administration fédérale des

Plus en détail

Rabat, le 21 mai 2015

Rabat, le 21 mai 2015 Allocution d ouverture de Monsieur le Wali, Abdellatif Jouahri, au séminaire de haut niveau sur le thème «Défis de la politique monétaire dans la région MENA et avantages de l adoption d un dispositif

Plus en détail

Qu est-ce que la compétitivité?

Qu est-ce que la compétitivité? Qu est-ce que la compétitivité? Le but de ce dossier pédagogique est d expliquer la notion de compétitivité d une entreprise, d un secteur ou d un territoire. Ce concept est délicat à appréhender car il

Plus en détail

EN RÉSUMÉ. Valeur en douane : frais d intérêts relatifs aux paiements différés pour des marchandises importées

EN RÉSUMÉ. Valeur en douane : frais d intérêts relatifs aux paiements différés pour des marchandises importées Ottawa, le 7 janvier 2014 MÉMORANDUM D13-3-13 EN RÉSUMÉ Valeur en douane : frais d intérêts relatifs aux paiements différés pour des marchandises importées Les modifications supplémentaires liées à la

Plus en détail

La création monétaire, la politique monétaire et les prix : Le rôle de la Banque nationale suisse

La création monétaire, la politique monétaire et les prix : Le rôle de la Banque nationale suisse La création monétaire, la politique monétaire et les prix : Le rôle de la Banque nationale suisse Iconomix Journée d économie politique Lausanne, 22 novembre 2013 Michel Peytrignet, Consultant Ancien chef

Plus en détail

Y-a-t-il vraiment un lien entre le prix du pétrole et le taux de change du dollar?

Y-a-t-il vraiment un lien entre le prix du pétrole et le taux de change du dollar? 7 mars 8- N 98 Y-a-t-il vraiment un lien entre le prix du pétrole et le taux de change du dollar? Beaucoup d observateurs avancent l idée suivante : la hausse du prix du pétrole est une conséquence du

Plus en détail

Banque nationale suisse

Banque nationale suisse IFFP Institut fédéral des hautes études en formation professionnelle Combinaison des politiques budgétaires et monétaires 22.01.2010, Lausanne 8h45 12h 12h45 16h David Maradan, chargé de cours UNIGE et

Plus en détail

I. ACTIVITES. 1. Administration

I. ACTIVITES. 1. Administration I. ACTIVITES 1. Administration Au cours de l année 2010, les organes de la Banque ont continué d exercer leurs missions conformément à la Loi n 1/34 du 2 décembre 2008 portant Statuts de la Banque de la

Plus en détail

Cadre budgétaire et fiscal

Cadre budgétaire et fiscal Cadre budgétaire et fiscal Séminaire sur la gestion du risque social Paris, 30 juin 2003 Brian Ngo Politique fiscale : une vue d ensemble Utilise la puissance des impôts (T), des dépenses (G) et des emprunts

Plus en détail

Résultats comptables et situation financière des PME de l industrie manufacturière

Résultats comptables et situation financière des PME de l industrie manufacturière Résultats comptables et situation financière des PME de l industrie manufacturière Faits marquants en 2008-2009 - La rentabilité économique recule mais demeure satisfaisante - L investissement ralentit

Plus en détail

Perspectives économiques régionales Afrique subsaharienne. FMI Département Afrique Mai 2010

Perspectives économiques régionales Afrique subsaharienne. FMI Département Afrique Mai 2010 Perspectives économiques régionales Afrique subsaharienne FMI Département Afrique Mai 21 Introduction Avant la crise financière mondiale Vint la grande récession La riposte politique pendant le ralentissement

Plus en détail

1 re partie. Introduction et définitions

1 re partie. Introduction et définitions 1 re partie Introduction et définitions 7 Fiche 1 : Définition et objectifs de la comptabilité analytique Définition de la comptabilité analytique La comptabilité analytique est un outil d aide à la prise

Plus en détail

Économie Partie 1 Chapitre 1 Échanges sur les marchés

Économie Partie 1 Chapitre 1 Échanges sur les marchés I) Le fonctionnement du marché A) L organisation des échanges 1) A quoi sert l échange? Dans nos sociétés modernes, une personne ne peut pas tout produire pour satisfaire ses besoins. L échange va alors

Plus en détail

Leçon 12. Le tableau de bord de la gestion des stocks

Leçon 12. Le tableau de bord de la gestion des stocks CANEGE Leçon 12 Le tableau de bord de la gestion des stocks Objectif : A l'issue de la leçon l'étudiant doit être capable de : s initier au suivi et au contrôle de la réalisation des objectifs fixés au

Plus en détail

OUTIL DU MRCC2 : INDICES DE RÉFÉRENCE DU RENDEMENT ET COMMENT LES UTILISER

OUTIL DU MRCC2 : INDICES DE RÉFÉRENCE DU RENDEMENT ET COMMENT LES UTILISER OUTIL DU MRCC2 : INDICES DE RÉFÉRENCE DU RENDEMENT ET COMMENT LES UTILISER Texte modèle pour le document d information sur la relation, l addenda au document d information sur la relation, le bref aperçu

Plus en détail

14. Demande Agrégée Extérieure

14. Demande Agrégée Extérieure 14. Demande Agrégée Extérieure Remarque : Afin de simplifier les calculs et de se focaliser sur les concepts propres à cette séance, nous supposerons tout au long de celle-ci que PNB = Y (c est-à-dire

Plus en détail