TRAVAUX SCIENTIFIQUES

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1 ISSN ) MINISTÈRE DE LA DÉFENSE DIRECTION CENTRALE DU SERVICE DE SANTÉ DES ARMÉES TRAVAUX SCIENTIFIQUES DES CHERCHEURS DU SERVICE DE SANTÉ DES ARMÉES Année 1979 S.6J.A. 79 TRAV. SCIENT, n" 1

2 MINISTÈRE DE LA DÉFENSE DIRECTION CENTRALE DU SERVICE DE SANTÉ DES ARMÉES TRAVAUX SCIENTIFIQUES DES CHERCHEURS DU SERVICE DE SANTÉ DES ARMÉES Année 1979 S.S.A. 79 THAV. SCIENT, n* 1

3 RÉDACTION ET DIFFUSION : Bureau de coordination scientifique du C.R.S.S.A. (Médecin en Chef PERLES et Pharmacien Chimiste Aspirant ANDRIEU) Ibis, rue du Lieutenant Raoul Batany, CLAMART, où devront être adressées les demandes de tirés à part. (

4 AVANT-PROPOS Pour mener à bien sa mission essentielle de protection de l'homme et de préservation des effectifs, le Service de Santé des Armées se doit d'étudier constamment la meilleure prévention de toutes tes agressions qui les menacent, le traitement le plus efficace des lésions qu'elles provoquent, l'adaptation la plus étroite des engins, des véhicules, des appareils, des équipements, des postes de travail à ceux qui les servent, la sélection la plus Judicieuse des personnels à leur mission. Il doit en permanence adapter ses méthodes, ses techniques, ses matériels, ses structures, son organisation aux progrès des sciences biologiques et médicales et réaliser les évolutions nécessaires plutôt que de les subir avec retard. C'est à cette fin qu'ont été créés des centres regroupant des laboratoires où le maximum de moyens et de facilités ont été mis à la disposition des chercheurs : le Centre de Recherches du Service de Santé des Armées (C.RJ5.SA.). organisme interarmées chargé de l'étude de tous les problèmes communs aux trois armées et de ceux qui sont plus particuliers à l'armée de terre, et les centres de recherches spécialisés: le Centre d'études et de Recherches Biophysiques appliquées à la marine (C.E.R.B.), le Centre d'études et de Recherches de Médecine! Aérospatiale (C.E.RMA.), le Centre d'études et de Recherches de Médecine Tropicale il (C.E.R.M.T.) et le Centre de Transfusion Sanguine des Armées (C.T.SA.). Par ailleurs, le I Service de Santé met des Chercheurs à la disposition d'un certain nombre d'établissements et de laboratoires relevant du Ministère de la Défense, tels le Laboratoire de Médecine Aérospatiale \ (LAMAS.), le Centre d'études et de Recherches Psychologiques de l'armée de l'air i (C.E.R.PAir), le Centre d'études et de Recherches de Psychologie Appliquée de la marine I (C.E.R.P.A.), le Service Mixte de Contrôle Biologique (SM.CM.), le Centre d'études et de Recherches Techniques Sous-Marines (C.E.R.TS.M.), la Section d'études de Biologie et de Chimie (S.E.B.C.). Depuis 1971 a été publié chaque année le recueil des Travaux Scientifiques du C.R.S.SA. qui a reçu un accueil très favorable des milieux scientifiques. Voici, désormais, rassemblé en un ouvrage unique de même style, sous forme d'articles concis, mais suffisamment précis, documentés et amplement illustrés de tableaux et défigures, le recueil des Travaux scientifiques des chercheurs du Service de Santé des Armées pour l'année Chacun de nos chercheurs, à quelque discipline qu'il appartienne, saura ainsi ce qui se fait dans les autres centres et laboratoires et aura une meilleure conscience de l'effort commun auquel il participe. Cet ouvrage sera pour l'ensemble du Service de Santé un témoin de l'intense travail de recherche mené en son sein. Les autorités hiérarchiques et les organismes chargés des questions scientifiques dans les armées y trouveront un document sur l'état d'avancement de nos travaux. Certains de nos collègues civils, scientifiques et universitaires, avec lesquels nos centres de recherches collaborent étroitement, y trouveront des renseignements utiles touchant des sujets d'intérêt commun. Aux médecins, pharmaciens-chimistes, vétérinaires biologistes, techniciens, personnels militaires et civils dont les travaux forment la matière de ce recueil, Je veux exprimer ma satisfaction, ma gratitude et ma confiance. PARIS, le 4 juin Le Médecin Général Inspecteur RONFLET, Directeur central du Service de Santé des Armées, T"\xh<AA n

5 TABLE DES MATIÈRES ARTICLES PAGES A. - EFFETS BIOLOGIQUES DES AGRESSIONS. /. AGRESSIONS LIÉES A L'ENVIRONNEMENT Tcmperatire 1 Rythmes circadiens de la corticostérone et de l'hormone thyréotrope plasmatiques au cours de l'exposition chronique à la chaleur. M. Curé et D.Jordan 1 2 Effet d'une contrainte thermique externe et interne sur la dynamique sudorale. /. Timbal, C. Bouteller, H. Marotte et M. Loncle 4 3 Survie en environnements hostiles : résultats de deux exercices par temps froid et d'un exercice en mer. M. Guillermin etj.-l. Fatlly Température des gaz expirés en fonction de la température du corps et des caractéristiques de l'air inhalé. H. VlettefondetH. Guénard 9 Predion H oxyfénadoa. 5 Augmentation de la vitesse de renouvellement de la Dopamine, de la Noradrenaline et de la Sérotine Cérébrales sous oxygène hyperbare. F. Brue, A. Chaumont, C.Dumas et R. Hyacinthe 13 6 Effets de l'oxygène hyperbare sur la composition qualitative et quantitative des acides gros du cerveau de souris corencées ou non en vitamine E. C.Dumas.P.JotmnyetF.Brue 17 7 Modifications du métabolisme glucidique cérébral par diverses expositions hyperbores. T. Obrenovltch et F. Brue 18 8 Modification de la ferritins sérique en ambiance hyperbare. A. Baret, A. Elizagaray, D. Hugny et J.-L. Morcelle! 19 9 Réactions plaquettaires après plongée. P. Glry.B. Broussolle et R. Hyacinthe Réaction inotrope du cœur à l'agression anoxique et substrats riche en énergie. P. Borredon.M. Flschler, C. GroussetJJ). MassardetP. Quandleu Champ visuel central et électro-oculographique en hypoxic modérée. G. Santuccl etj. Chevaleraud Adaptation pulmonaire à l'hyperoxie chronique et rôle des superoxyde dismutases chez le rat. B. Broussolle, H. Burnet, A. Baret et P. Michel Aspects méthodologiques des études de confinement chez l'homme pour la détermination des concentrations de dioxyde de carbone dans l'atmosphère des sous-marins. R. GuillermE.RadzIszewskietG.Marblé 34 Moavemeats et bnilti. 14 Évaluation de la gêne due au bruit des avions par les enquêtes d'opinions. Exemples d'application à deux problèmes : la gêne par l'aviation légère, la gêne due au bruit de Concorde aux U.S.A. J. Bremond 36

6 15 Étude de la masse effective d'un animal soumis à une vibration. P. Quandieu, L. Pellieux et P. Borredon Étude du remodelage osseux chez le rat centrifugé. C. Nogues, M. Peuchmaur et P. Quandieu Les lombalgies des pilotes de char : enquête clinique, radiologique et psychologique. J.-C. Maigrot, M.-T. Hanauer P. Doury, R.-P. Delahaye et M. Defayolle 46 //. AGRESSIONS BIOLOGIQUES. 18 Importance de la voie respiratoire dans la Salmonellose expérimentale de la souris Balb/c. B.Ivanoff.J.Cordel, D.Robert eir. Fontanges Infection et protection de la souris 3alb/c par voie respiratoire à l'aide de Salmonella lyphimurium. B. Ivanoffel R. Fontanges Pouvoir sensibilisant d r AIcyonidium gelatinosum (L.) (Bryozoaire marin). Manifestations respiratoires chez le cobaye. M. Dubos, A. SusperreguUJ. Drouet et P.-M. Niaussat Problèmes taxonomiques posés par le staphylocoque de l'environnement P. Isoard, H. Vingère etj. Druilles 55 ///. AGRESSIONS CHIMIQUES : TOXICOLOGIE. 22 Toxicité chronique des produits de l'interaction de l'ozone avec certains polluants organiques de l'atmosphère. J.Hee,H.Burnet,G.Stou,R. Guillemet G. Marblé Évaluation des toxiques émis par combustion ou pyrolyse des matériaux. M. Bourdin. A. Chazal et G. Marblé Toxicité des agents d'extinction halocarbonés. H. Bodllls, J. Hee et G. Marblé 60 IV. IRRADIATION EXTERNE. Rayonnement! non lonliantl. 25 Exposition chronique de bas niveau aux micro-ondes : effets sur le sommeil du rat. M. Klein, C. MilhaudetJ. Nathie Effets des microondes sur la réponse immunitaire cellulaire de la souris Swiss. B. Ivanoff, D. Robert, P. Deschaux, J.-P. Pelllssler et R. Fontanges 64 Rayonnementl lonluntt. 27 Effets d'une irradiation gamma localisée à l'œil sur les activités électriques globales du système visuel du lapin. Essai d'interprétation et d'intérêt en radioprotection. r-v^ t r n.^ *, (j/> J.-D. Bagol, D. Courant et L. Court \ K. W..VU."U fe.v 1». 65 -' 28 Étude en préparation aiguë des modifications de l'équilibre acido-basique apparaissant après une irradiation globale. B / n O y M.-H. Bassani, F. Touchard, L. Court et H. Sentenac-Roumanou A-b^t-f 69 ' 29 Évolution de la cortisolémie après irradiation étalée chez quatre irradiés accidentels. n <- H. Cqffigny et C. Pasquler Àb if.c ' 30 Radiosensibilité des cellules germinales du fœtus de rat de 21 jours. 0 1 /1/) / H. Cqffigny etc. Pasquler ÏSP.Tq. 72 / 31 Effets des rayonnements ionisants sur les glandes salivaires des chiens irradiés tn tolo à des doses voisines de la DL 50/30 jours. ft 1. nf~) / Y.Neveux.D. Matllart et J. Drouet S*.1 Y.Y. 74 < 32 Effet de l'irradiation gamma globale du rat sur le taux de malonyldialdéhyde des microsomes de foie et de rate. 3 T- 0 I P.Bemard.J.-F.KergonouetG.Rocquet 9y.t...'. 77 / II

7 33 Effets de l'irradiation gamma globale du rat sur les activités aldehydes-deshydrogenases du foie. Jj)0^/ P. Nicolas, P. Bernard et G. Racquet 81 " 34 Influence de l'irradiation gamma sur la résistance globulaire chez le rat mâle. Exploitation statistique des résultats. UiO'hi C. Thiriot. L. Brandibat,J.-F. Kergonou et G. Rocquet 83 ~ 35 Influence de l'irradiation gamma sur les enzymes de protection de l'érythrocyte. (Superoxyde-Dismutase, Catalase, Glutathion-Peroxydase.) iji O 1! M. Braquet, C. Thiriot, J.-F. Kergonou, G. Rocquet etj. Burtin 84»*' ' V. AGRESSIONS COMBINÉES. Irradiation gamma et chirurgie. 36 Lipides et lipoprotéines seriques dans l'évolution du syndrome biologique des chiens exposés «à une irradiation corporelle totale suivie d'une néphrectomie. JL \0 S" G. Sperber, M. Dubos, Y. Neveux, J. Nicolas, J. Drouet, P. Laforgue et R. Faudon 90 *^ 37 Histopathologic des lésions observées chez le singe, irradié à doses croissantes, _ /\ et soumis secondairement â une chirurgie digestive. _^~* Y. Neveux, P. Perrier, M. Dubos, J. Nicolas, G. Sperber et J. Drouet Paramétres hématologiques du singe irradié et iléectomisé, réanimé par voie entérale. J. Nicolas, G. Sperber, M. Dubos, Y. Neveux, F. Gagnaire, C. Chapon, B. Tromelin i. f 0 T l.-l. Ferrière, P. Laforgue, R. Faudon etj. Drouet 97 " 39 Activités enzymatiques seriques chez le singe soumis â une lésion radiocombinée, réanimé par voie entérale.. ~ ç- G. Sperber, J. Nicolas, Y. Neveux, M. Dubos, J.-L. Ferrière, B. Tromelin, F. Gagnaire «i T O o C, Chapon.P. Laforgue, R. Faudon etj. Drouet 99 ^" " Irradiation et brûlure. 40 Évolution locale des brûlures du rat irradié. Z/10l G. Roulf et J. Ramier 101 '" ' 41 Évolution histopathologique des autogreffes cutanées de rats brûlés et brûlés irradiés. Premiers résultats. J\\ O M. Monpeyssln, Y. Neveux. J. Drouet, P. Montcourrier et P. Perrier 103 **"' B. - DIAGNOSTIC, PROPHYLAXIE ET THÉRAPEUTIQUES DES AGRESSIONS. /. VACCINATIONS. 42 Pouvoir antigénique de sous-unités de virions du virus Sindbis. G. Dujeu,F. Qullichinietj.Nicoli Rôle des protéines dans l'activité immunogéne des fractions ribosomales, extraites de Streptococcus pneumoniae et Klebsiella pneumoniae. D. Robert, B. lvanoffet R. Fontanges Antigènes vaccinants contenus dans le surnageant de culture de salmonella typhimurium. O.Creach.G. Delord, G. Caillot, J.-P. Maison et R. Fontanges 114 //. IMMUNOLOGIE. 45 Mécanismes d'agglutination des cellules lymphotdes de rat sous l'action de la concanavaline A. M. Dubos, A. Le Danttc.J. Petit et J. Drouet Dialysat d'extrait leucocytaire et restauration du taux des E-rosettes des lymphocytes traités par la theophylline. /. Halnaul et D. Devismes Activité enzymatique des macrophages péritonéaux de la souris Balb/c après stimulation par voie entérale ou parentérale à l'aide d'extraits bactériens. B. Ivanoff, P. Isoard, D.Robert et R. Fontanges 124

8 48 Immunité protectrice et réponse immunitaire à médiation cellulaire de la souris après vaccination orale à l'aide d'un mutant avirulent de salmonella typhtmurium. B.Ivanoff, C.André, D.Robert, F. André, R.Fontanges Activité sérique antihépatite A avant et après injection d'inununoglobulines polyvalentes. J.Hainaut,A.Auneveux,C.FrevltleetJ.Dutertre 126 ///. RADIOPROTECTION CHIMIQUE. 50 Premiers résultats de l'utilisation des liposomes en radioprotection chimique. > ' V.Roman, F. Leterrler et M. Falome 128 "' 51 Synthèse et étude radioprotectrice des composés éthyléniques et acétyléniques dérivés de cystéamine. &T' ' M. Falome, J.-D. Laval, D. Mesnard, L. Migintac, H. Sentenac-Roumanou et C. Lion 132' 52 Mécanisme d'action des radioprotecteurs sur le système nerveux central du lapin irradié globalement à 650 Rads. ajly M. Falome 132 > ' 53 Action radioprotectrice de la cystéamine après irradiation céphalique. J) Q.V Début d'étude hématologique. ^T ' M.Fatome.A.DuhayetA. Toubert 136 S IV. CHIMIOTHÉRAPIE DE L'IRRADIATION. 54 Effets du diazépan sur l'activité électrique des neurones hippocampiques de l'animal irradié. -a"! ij M.-H.Bassani,F. Touchard.L. Court,H.Sentenac-Roumanou 139 ' V. TRAITEMENT DES RADIOCONTAMINATIONS. 55 Traitement des contaminations au "'Césium. C.Pasquier.G.Roulf.Y.NeveuxetM.Hougardy Traitement des contaminations aiguës à l'uranium : essais de racétazolamide. 1^1 C.PasquIer.J.-C.MestrlesetM. Caralannls 148 *^ VI. TRAITEMENT DES AGRESSIONS CHIMIQUES. 57 Prétraitement de l'intoxication organophosphorée. P. Morélls.B. Désiré et M. Rlotte Effets d'inhibiteurs réversibles sur l'inhibition irréversible de l'acétycholinestérase par le soman. B. Désiré 152 VU. CANCÉROLOGIE. 59 Effets de faibles doses répétées de calcitonins sur la survie de rats porteurs de tumeurs chimio-induites : résultats préliminaires. O. Dormant, L.Anghikrt et H. Delbruck 155 C. - CRITÈRES D'ADAPTATION ET DE SÉLECTION. /. ERGONOMIE. 60 Ergonomie et présentation d'information sur visualisations électroniques en aéronautique : Moyens d'étude. G. SantuccletJ.-P.Menu Analyse de la direction du regard d'un pilote d'hélicoptère effectuant un vol tactique avec un champ visuel réduit et en vision monoculaire. J.-P.Papm.P.NaurettsetA. rflatz Étude ergonomique du système d'armes Crotale. Poste de travail de l'opérateur : acquisition, conception, réalisation et expérimentation d'un appareillage destiné à l'entraînement dea opérateurs. M. Gouars 165 *#< IV

9 //. VIGILANCE ET SOMMEIL. 63 Influence de benzodiazepines sur l'état psychique et le comportement. J. Fourcade. R. Bugat, M. Favaro,J.-P. Martin et O. Robert Étude de l'attention concentrée, de l'attention diffusée et de la maîtrise de l'attention à l'aide du test Polyréactiographe dans le cadre de la sélection des pilotes et de la formation en écoles de pilotage. G. Véron etj. Bremond Trouble de la conduction cardiaque au cours du sommeil : A propos d'un cas. A. Buguet.B. Roussel, J.-C. Canicave.J.-L.Grippariet P. Viola Rythme ultradien du sommeil paradoxal et résistance au décalage horaire. E.-J. Caille 174 III. SÉLECTION 67 Un nouvel inventaire de personnalité psychopathologique utilisable pour la sélection du personnel navigant : l'i.p. 9/73. J. Bremond et G. Véron Sélection neuropsychologique des pilotes de l'aviation légère. E.-J. Caille Validité de critères électroencéphalographiques fonctionnels vis-à-vis de la réussite en écoles de pilotage dans l'armée de l'air. G. VéronelJ.Bremond Sélection neuropsychologique des nageurs de combat : orientation actuelle. E.-J. Caille Sélection, formation des élèves de l'essa. C.Raphel 186 IV. VULNÉRABILITÉ PSYCHOLOGIQUE. 72 Approche expérimentale des conduites déviantes à l'aide de questionnaires psycho-sociologiques. J.Jacq,J.-C. Maigrot.M.-T. Hanauer et M. Defayolle Aspects neurophysiologiques et psychologiques d'une claustration. A.Buguet.J. Fourcade et R. Angus 192 V. ENDURANCE. 74 Entraînement global : Adaptation de l'homme aux ambiances agressives complexes. R. Hénane Androgènes et exercices physiques de longue durée chez l'homme. P. Pesqules, C. Guêzennec,J.-L.-H. DoucetetB. Serrurier Exercice physique prolongé et langage. J. Fourcade et R. Bugat 202 D.- ÉTUDES GÉNÉRALES. /. HÉMOBIOLOGIE. PMMUCIKS* 77 Constantes hématologiques du jeune adulte. P.Isoard,P. Chaperon,G.Payen,J.Beawy,J.-J.FIochetG. Garrigues Cinétique du lysozyme aux températures physiologiques. J.Salnt-Blancard.J.-P.MaureletP.Jolles Étude par la méthode du marquage du spin de la membrane érythrocytaire dans la myopathie de Duchenne. D. Daveloose, M. Laurent, F. Lelerrler, S. Fischer et G. Schaplra 208 V

10 80 Valeurs normales de quelques paramètres érythrocytaires chez le rat. J.F. Kergonou, C. Thiriot, M. Braquet et G. Rocquet Mise en évidence, par marquage de spin, d'une modificalon structurale de la membrane erythrocytaire chez le rat génétiquement hypertendu. /. Viret, D. Daveloose, D. Molle. F. Leterrier 214 Conservation du ung. &2 Qualités biochimiques du sang conservé à l'état liquide. J. Saint-Blancard, F. Leterrier, M. Aliary et G. Fabre Propriétés rhéologiques et ultrastructurales du sang conservé à l'état liquide. F. Leterrier, D.Daveloose, M. Aliary, J. Saint-Blancard et J.-F.Stollz Conservation des globules rouges par congélation. G. Fabre, M. Aliary, J.-J. Leussier, H. Essabah et J. Saint-Blancard Conservation des plaquettes sanguines par congélation : Approche méthodologique. J.-J. Leussier, Y. Neveux, P. Bernard, G. Fabre, R. Manoia et A. Laurens Protection de l'hémoglobine par les amino-acides au cours de la cryodessiccatjon. G. Perot, P. Labrude, C. Vigneron, Y. Artur, M. Aliary, J. Gozillon et J. Saint-Blancard 230 //. NEUROLOGIE. Neuropharmacology. 87 Essai de modification du taux des récepteurs spécifiques pour les benzodiazepines : Étude chez les rongeurs. G. Blanchet, D. Baubichon, P. Vernet etj.-p. Bouyat Méthode photochimique d'approche des interactions de la chlorpromazine avec les membranes synaptiques. G. IjstyllerelF. Leterrier Activité psycho-stimulante de l'acide oxolinique. Effets sur le sommeil du rat. M. Klein, C. Milhaud et J. Nalhle Activité psycho-stimulante de l'acide oxolinique. Effets stéréotypants "hez le rat et le singe rhésus. C. Milhaud et M. Kir'.t Influence de l'administration d'anti-inflammatoires sur l'activité des macrophages péritonéaux de la souris Balb/c. P.Dayrens.B.Ivanoff.M.CussacetR.Fontanges Action de la kétamine sur les potentiels évoqués visuels du singe Écureuil. i P.Breton.L. Court et B. Lejeune 240 ( Neurophysiology. 119 i 93 Radiosensibilité et neurogénése post-natale dans le gyrus dentatus du jeune lapin. G. Guéneau, J. Drouet, A. Privât, G. Nlcolas-Vulllerme et L. Court 245 X 94 Régulation enzymatique du taux de GMP C du cervelet de souris soumises à un effort physique. /. Picard, M. Vacquler et D. Baubichon Répartition de ta guanylate cyclase et des sites muscariniques de la membrane synaptosomiale dans les noyaux caudés. J.PlcardetP.Morélis Action d'anticholinestérasiques sur l'électrogénèse du système nerveux du scorpion. M. Goyffon. G. Biwer et P. Carricaburu 253 ÉlectrophyslologU. 97 Apport de l'électrorétinographie à l'étude de la modification de la sensibilité des photorécepteurs. D. Courant, J.-D. Bagot et L. Court Étude de la vigilance chez le singe Atéle. P.Breton.L. Court et B. Lejeune 262 VI

11 E. - MÉTHODES ET TECHNIQUES. /. BIOCHIMIE. 99 Dosage radioimmunologique des supéroxyde-dismutases. ^- ' A. Baret, P. Michel, P. Schtavl et B. Broussotle 267.^' 100 Purification de la cholinestérase du plasma humain. P.Masson,A.Sussmilch,J.-P.CharletetP.Morétis Préparation de l'albumine plasmatique par un procédé chromatographique. M.Attary, F. Limonne, J. Fourcart etj. Saint-Blancard Dosages chimiques des lipopolysaccharides dans les préparations d'origine bactérienne et leur signification. P. Bienvenu. B. Desprats, C. Duvillard el R. Fontanges Électrophorèse des protéines nucléaires des cellules hépatiques après irradiation : Mise au point technologique. r 2_> " G. Tissié.H. CqffignyetC.Pasquier 279 -" 104 Étude des sous-unités de rhémocyacine de scorpion par électrophorèse bidimen^ionnelle en gel de polyacrylamide. M. GoyffonaP.Beydon 282 //. VIROLOGIE. 105 Les protéines structurales du virus amaril. F. Quilichim,J.-M. Ruiz etj. Nicoll Les ARN spécifiques du virus amaril (virus 17 D) dans dinerents types de cellules de culture. J.-M. Pages, M.-R. Pisano elj. Nicoli Les protéines spécifiques du virus Sindbis. M.MartelloniaJ.Nicoli La replicase iu virus Sindbis. D. Lairon, P. Bongrand.J.-P. Bouquin, M.-R. Pisano etj. Nicoll Les méthylations des ARN d'un Togavirus A» le virus Sindbis. H.Puggelli.D.Roussin.G.deMeU-NoblatetJ.Nicoli Diagnostic de l'hépatite virale A par radio immunologie dans les selles. -2. R. Delolnce, Y. Beaudry, G. Garrigue, C. Laverdanl et R. Fontanges 301 #*" 111 Disparité de composition en sucres de préparations neuraminidasiques extraites de différentes souches de virus grippal. P. Bienvenu, C. Duvillard, C. BotlexetR. Fontanges 304 III. BACTÉRIOLOGIE 112 Nature des polysaccharides présents dans des préparations de ribosomes bactériens. P. Bienvenu, B. Desprats, D. Robert, B. Ivanoffet R. Fontanges Sélection de souches de méningocoques productrices de bactériocines : Leur utilisation en tant que marqueurs épidémiologiques. J.-J. Allais, J.Etienne et J.-P. Albert Les protéines de la paroi de Neisseria meningitidis, Groupe A : Étude de leur localisation anatomique. C.Ante!me,J.-L. Oudan etj. Nicoli Une protéine majeure de la membrane externe de la paroi chez vibrio cholerae. A.KeundJIan-Rebesque. J.-F. TenonetJ.-L. Oudart Diagnostic de la trypanosomiase : paramètres d'une réaction immunoenzymatique. Étude comparative avec rimmunofluorescence indirecte et le taux des IgM sériques. J.-J.PlcqetB.r-mgère Méthodes d'études et mesures de la rétention biologique desfiltresd'air. Application à la protection des espaces clos. P.Isoard,M.Peyronnet,L.GiacomonlelJ.-M.Crance 324 VII

12 IV. BIOLOGIE CELLULAIRE ETMEMBRANAIRE. 118 La cytometric enfluxappliqué 1? à l'étude de la distribution de l'a.d.n &S des lymphocytes spléniques irradiés in vivo. y J. Nicolas. G. Alienou, M. Dubos elj. Drovet 328 / 119 Influence de la pression et de la nature des gaz sur le système ads.iylcyclase membranaire. P.Mtchel.A.BaretetB.Broussolle Cultures d'hépatocytes d'embryons humains. Y. Beaudry. R. Deloince,J.-L. Davèze.J. Frappa et R. Fontanges Noyaux isolés d'hépatocytes de rats irradiés. Étude cytofluorographique de l'a.d.n. Observations des complexes de pores en microscopie électronique à balayage. /. Nicolas, J.-L. Ferrière.T. de Meslon, Y. Neveux et J. Drouet 334 V. PHYSIOLOGIE. 122 Mesure des intervalles de temps systoliques gauches par pléthysmographie électrique. J. Colin etr. Carré Rhéopléthysmographie chez le chien : Implantation chronique d'électrodes péri-aortique et péri-coronarienne. J.-P.-L.Breteau,J.-C.MestriesetC.Boutelier Étude de la circulation cérébrale par une méthode chronique chez le Macaque cynomolgus : Choix d'une méthode d'analyse de débit sanguin. J.-C. Mestries et L. Court 341 i 125 Étude de la circulation cérébrale par une méthode chronique chez le Macaque cynomolgus : Mise au point d'une technique polygraphique. J.-C. Mestries et L. Court Étude in vivo et en régime puisé de la résistivité du sang à 100 khz. Influence de la ten., irature de l'hématocrite et du débit sur la résistivité du sang de cheval et du sang de chien. J.-P.-L.Breleau, C. Boutelter et J.-C. Mestries Mesure de PO;, PCO z et ph du sang artériel chez l'animal vigile en hyperbaric chronique. J.Hee,R.Gulllerm,G.MasureletG.Marblé Respirateur pour aiiimaux isolés en atmosphère h} perbare. T. Obrenovitch.A.BattestletF.Brue Réalisation expérimentale d'une sonde pour l'exclusion vasculaire hépatique en chirurgie d'urgence. P. GtraudeauetJ.-P.-L.Breteau Équipement original portable pour le recueil de données électrop^ysiologiques. E.-J. CailleetJ.-P. Caille 360 VI. MESURES PHYSIQUES. 131 Titrage des groupements réducteurs par le borohydrure tritié. D. Savellt et J.Nicoli Application de la spectrométrie de masse à la mesure des gaz du sang artériel en hyperbarie. P.Glry.A.BattestletB.Broussolle Application du couplage chromatographic en phase gazeuse Spectrométrie de masse, à l'analyse de l'atmosphère des sous-marins. A. Chazal,M.BourdlnetG.Marble L'acide ethylene diamine tétra méthylène phosphonique marqué par 113 m In : t. 3-JA Validité de ce complexe en scintigraphic osseuse. ^J A. Élizagaray et J.-L. Morcellet 366 ' 135 Exploration fonctionnelle pulmonaire par le Xe 133. Détermination du Xénon dissous après respiration j 1 ^ en circuit fermé terme : Application dans la mucoviscidose à a prédominance pulmonaire. JP>? ' J.-L. Morcellet et A. Élizagaray 367J* Marquage des plaquettes du lapin par Toxine indium 113m.. ^ j Le marquage In vitro des plaquettes du lapin par la 8-Hydroxyquinoleine marquée à 113 m In. <>T*- A. Raphaël, A. Élizagaray et J.-L. Morcellet 372 f VIII

13 137 Tamis moléculaires pour l'absorption du dioxyde de carbone. H.Bodilis.M. Orillon.M.AccaryelG.Marblé Mesure de la pureté, recherche et dosage des contaminants mineurs de l'oxygène liquide respirable. J.-L.FatliyelD.Zabe Décomposition thermique de matières combustibles. Mise au point d'un "modèle feu" type aéronautique. P. Pican,J.-P. Delcroix et M. Cuerbet 378 F. - INFORMATIQUE ET MODÉLISATION. /. TRAITEMENTDUSIGNAL 140 Nouveau critère de classification de l'électroencéphalogramme du singe Atèle. P. Breton, L. Court, B.Lejeune et D.Acakpovl Description statistique de l'activité des cellules pyramidales de rhyppocampe dorsal du lapin au moyen des opérateurs d'escoufier. G. Perrault et M.-H.Bassmt 389 //. TRAITEMENT DES DONNÉES 142 Asservissement par microprocesseur d'un ergocycle à la fréquence cardiaque du sujet. A. Battestiet B. Broussolle Réalisation d'une interface vidéo pour un minicalculateur TEXAS i M 990/100M. P. Schuitler.J.Meyrtat.G. Rouille et L. Court Programme de conversion analogique numérique pour un système microprocesseur TEXAS TM 990/100 M. G.Jacquemln.J.Meyriot, G, Rouille et L. Court. 39S 145 La recherche bibliographique informatisée en biomèdecine. D. Bezsonoff '. 395 ///. MODÉLISATION 146 Tentative de modélisation de l'évolution des pressions partielles des gaz du sang artériel mesurées par spectrométrie de masse en hyperbarie. P. GiryJ.-L. Meltet, B. Servantle et B. Broussolle Modèle physique pour l'étude de la génération de bulles circulantes dans l'organisme, en hyperbarie. G. MasureU.-M.Ocana de Sentuary.D.Pouyat.R. Guillemet G. Marblé Œil théorique du lapin Fauve de Bourgogne : Détermination de sa puissance. J.-D.Bagot,D. CourantetL. Court 403 G. - INDEX DES AUTEURS. H. - PUBLICATIONS. Publications externes 413 Travaux universitaires 417 Communications et conférences 419 Publications internes 423 Traductions 426 IX

14 Agressions liées à l'environnement - Températures A 1 A. - EFFETS BIOLOGIQUES DES AGRESSIONS. I. Agressions liées à l'environnement. Température. 1. RYTHMES CIRCADIENS DELACORTICOSTÉRONE ET DE L'HORMONE THYRÉOTROPE PLASMATIQUES AU COURS DE L'EXPOSITION CHRONIQUE A LA CHALEUR. M. Curé et D. Jordan* (* ) ( **) INTRODUCTION Sous l'influence d'un cycle d'éclairement standardisé au cours d'une période de 24 heures, la corticostéronémie subit chez le rat une variation circadîenne d'aspect bien connu depuis les recherches initiales de GUILLEMIN (1). L'existence d'un rythme circadien de ta thyrénstimuline (TSH) plasmatique est de connaissance plus récente (2), (3). L'importance des effets de la température ambiante sur le niveau d'activité de l'axe thyréotrope (4), (5), (6) et de l'axe corticotrope (7), (8), jointe à la valeur adaptative des rythmes biologiques aux fluctuations de l'environnement interne et externe (9), nous ont conduits à analyser les effets d'une ambiance chaude chronique continue sur les rythmes circadien s endocriniens et à envisager la possibilité d'une relation entre la qualité d'un rythme journalier et la qualité de l'adaptation produite par l'exposition chronique à un environnement donné. * l.n.s.e.r.m. ** Avec la collaboration technique de Mme COT. *** Du» le cadre d'une commande D.R.E.T. MATÉRIEL ET MÉTHODES L'étude a porté sur 448 rats mâles de souche OFA, dérivée de Sprague Dawley, âgés de jours en début d'expérience (poids corporel g) et placés en enceintes climatiques permettant un contrôle précis des paramétres d'ambiance : température ambiante (Ta) ± 0,2 C, humidité relative (HR) ± 5 %, vélocité de l'air constante, éclaire ment par tube fluorescent (200 lux) 12 heures par jour (7 à 19 heures). Les animaux reçoivent une nourriture standardisée (croquettes U.A.R. 113) et de l'eau du robinet ad libitum. Ils sont soumis à une manipulation et à un contrôle journalier du poids corporel. Cinq séries d'expériences ont été réalisées : série 1 (120 rats) : rythmes circadiens de la corticostérone plasmatique après 25 jours d'exposition à la chaleur (Ta 34 C ; HR 50 %) ou à une ambiance témoin (Ta25 C; HR50%); série 2 (100 rats) et 3 (96 rats) : rythmes circadiens de la TSH plasmatique en ambiance chaude et en ambiance témoin ; série 4 (40 rats) : réponse à Phyperthermie (40 C, HR 50 %) de la surrénale des animaux préalablement exposés 3 semaines à la chaleur ou en ambiance témoin; série 5 (92 rats) : temps de survie à ITiyperthennie (Ta 36,5 C; HR 50%) des animaux préalablement exposés 3 semaines à la chaleur ou en ambiance témoin. Après la phase d'adaptation à l'ambiance, les animaux sont décapités; le sang troncutaire est recueilli, immédiatement centrifugé; le plasma est congelé et conservé à 30 C en attente de dosage. La corticostérone a été dosée à l'aide d'une technique de radio-compétition dérivée de celle de MURPHY ( 10), décrite par ailleurs (11). La TSH a été évaluée par radioimmunologie à l'aide d'un kit TSH-Rat, gracieusement fourni par le N.I.A.M.D.D. L'analyse statistique des résultats a été réalisée à l'aide du test t de Student. S.SA 79 TRAV. SCIENT, n* 1 1

15 Agressions liées à /'environnement Températures RESULTATS Rythmes circadiens de la corticosteroid (Fig. I). En ambiance témoin, on observe une variation journalière significative de la corticostérone, dont l'aspect est classique : valeurs faibles le matin (0,041 ± 0,01 umole à 9 h) et un pic de fin de journée de grande amplitude (0,590 ±0,070 umole à 17 h, p <0,001). 2J E x W 1 3 OC Y HEURE LOCALE HEURE LOCALE FIGURE I - Rythme circadien de la corticostérone plasmatique chez le rai adapté 25 jours â 25 (trait plein) ou à 34 C (pointillé). Chaque point est!a moyenne + e.s.m. de 5 rats. En ambiance chaude, la corticostéronémie du matin (0, ,004 umole à 9 h) n'est pas significativement différente de celle des animaux témoins, alors que celle de fin de journée est plus faible (0,173 ± 0,20 Mmole, p < 0,001). La recharge plasmatique en corticostérone apparaît plus lente en ambiance chaude. Une diminution de la concentration hormonale se produit dès le début de la période d'activité nocturne chez l'animal témoin ; elle paraît fortement ralentie en ambiance chaude, des valeurs relativement élevées de Phormonémie persistent pendant la majeure partie de la nuit. La moyenne journalière de la corticostéronémie (0, ,019 umole à 34 C) n'est pas significativement différente de celle observée chez les témoins (0,179 ± 0,027 umole). Rythmes circadiens de la TSH (Fig. 2 et 3). En ambiance témoin, la TSH plasmatique est à peu prés constante au cours du nycthémère, sauf aux environs de la mi-journée (11 h dans nos expériences) où on observe un pic sécrétoire d'environ 2 fois les valeurs basâtes, en accord avec les données de la littérature HEURE LOCALE FIGURE 2 et 3 Rythme circadien de la TSH sèrique chez le rat adapté 25 jours à 25 (trait plein) ou à 34 C (pointillé). Chaque point est la moyenne ± cs.m. de 5 (fig. 2) ou 6 rats (fig. 3). En ambiance chaude, la teneur plasmatique en TSH est toujours significativement plus faible; les concentrations moyennes journalières sont de 0,49 ± 0,03 à 34 Cvs. 0,68 ±0,05ug/ml à 25 C, p <0,0l dans l'expérience 2 et 0,66 ±0,06 à 34 Cvs. 1,65 ± 0,11 ug/ml à 25 C, p <0,001 dans l'expérience 3. La 2

16 Agressions liées à l'environnement Températures sécrétion phasique de TSH disparaît en ambiance chaude ; on peut tout au plus observer (figure 3) une lente élévation de l'hormonémie, maximale à 14 h. Réponse de la corticosurrénale à Itiyperthermie. Les animaux adaptés à la chaleur présentent une réponse corticosurrénalienne réduite lorsqu'ils sont placés 80 min en ambiance hyperthermique (figure 4) : dans cette expérience, la teneur en corticosteroid est multipliée par 9 chez les animaux témoins et par 2,5 chez les animaux adaptés à la chaleur. T 1.73 j 1.44 o E a ni z O 0.87 DC " v " LU cg 0.58 O a oc 0.29 O o TEMPS minutes FIGURE 4 Réponse de l'axe conicolrope mesurée par l'élévation de la corticostérone plasmatique â un stress hyperthermique (Ta40 C, HR50%) chez des animaux préalablement adaptés 3 semaines à 25 (trait plein) ou a 34 C (pointillé). Chaque point est la moyenne + e.s.m. de 4 rats. Survie en ambiance hyperthermique (figure 5). Une ambiance hyperthermique (36,5 C) n'est tolérée que quelques jours par le rat témoin (50 % de survie au bout de 6,5 jours). Le temps de tolérance est encore plus faible chez l'animal adapté à la chaleur (S0 % de survie en 4 jours). DISCUSSION 1. Rythme» circadlens Corticostérone: la teneur plasmatique moyenne journalière en corticostérone des rats adaptés a la chain «o > ce en TEMPS jours FIGURE 5 Temps de survie en ambiance hyperthermique (Ta 36,5 C, HR 50 %) de rats préalablement adaptés 3 semaines à 25 (trait plein) ou à 34 C (pointillé), n = nombre d'animaux. leur n'est pas significativement différente de celle des témoins. La corticostéronémie du matin, ou corticosïéronémie basale, est au même niveau ; il n'est pas étonnant dans ces conditions que diverses recherches antérieures (12), (8) n'aient pas mis en évidence de modifications nettes de la fonction corticosurrénalienne en ambiance chaude chronique. Dans nos expériences, le rythme de la corticostérone est significativement modifié par réduction de son amplitude aux dépens des valeurs de fin de journée et maintien de valeurs anormalement fortes en période d'activité nocturne. T.S.H. : la teneur plasmatique moyenne journalière en TSH est plus faible chez le rat adapté à la chaleur. Cette notion n'avait pas été nettement observée dans nos recherches antérieures (5), (13); elle modifie sensiblement nos premières conclusions sur la régulation de la sécrétion thyroïdienne en ambiance chaude. La sécrétion phasique ût TSH disparaît; ce phénomène est vraisemblablement lié à un effet de la chaleur sur le système nerveux central, et en particulier sur le métabolisme de la sérotonine (14), (15). 2. Réponse corticosufrénalienne à Hyperthermic La réduction de la réponse à Itiyperthermie observée dans nos expériences traduit l'habituation du système nerveux central au stimulus thermique chaud (16), (17). Cette habituation est spécifique au stress thermique (11) ; elle est probablement généralisable â toutes les réponses physiologiques au stimulus thermique, et en particulier à la sécrétion salivaire thermo-induite (18), à la sécrétion des catecholamines... Son mécanisme physiologique est incennu. 3

17 Agressions liées à l'environnement Températures 3. La valeur de l'adaptation produite par l'exposition chronique à la chaleur peut être étudiée par l'évaluation de la tolérance à {'hyperthermic à travers la mesure du temps de survie. Dans notre modèle, l'adaptation produite est défavorable à la survie de l'animal ; les facteurs qui interviennent à ce niveau ne sont pas connus. CONCLUSION L'adaptation produite par une exposition continue prolongée à la chaleur est imparfaite; la réduction de l'amplitude du rythme de la corticostérone et la suppression de la sécrétion phasïque de la TSH en sont les témoins au niveau des rythmes circadiens endocriniens. D'autres modèles d'exposition à la chaleur doivent donc être étudiés, et en particulier celui de l'exposition discontinue à la chaleur. BIBLIOGRAPHIE 1 R. GUILLEMIN, W.E. DEAR and R.A. UEBELT, Nycthemeral variations in plasma free corticosteroid levels of ihe rat. Proc. Soc. exp. Biol. Med J. LEPPALUOTO, T. RANTA and J. TUOMISTO, Diurnal variation of swum immuno-assayable thyrotropin (TSH) concentration in the rat. Acta Physiol. Scand, H. FUKUDA, M.A. GREER. L. ROBERTS, C.F.ALLEN, V. CRITCHLOW and M. WILSON. Nyctahemeral and sex-related variations in plasma thyrotropin, thyroxine and triiodothyronine. Endocrinology, H.D. JOHNSON, M.W. WARD and H.H. KIBLER, Heal and aging effects of thyroid function of male rats, J. Appl. Physiol B. ROUSSET and M. CURE, Variations of rat thyroid activity during exposure (o high environmental temperature (34 C). Relation between hypothalamic pituitary and thyroid hormone levels. Pfliigers Arch., E. TAL, R. CHAYOTH, U. ZOR, G. GOLDHABER and A. ZERACHIE. Pituitary-thyroid interrelationship in rats exposed to different environmental températures, Acta cndocrinou 1976, 83, T KJ. COLLINS and J.S. WEINER Endocrinological aspects of exposure to high environmental temperatures, Physiol. Rev., 1968, 48, M.T. STROSSER, B. BUCHER, B. BRIAUD. B. LUTZ, B. KOCH ct C. Ml A H LE, Effets de la chaleur sur la sécrétion de l'hormone de croissance el sur l'activité du cortex surrénalien du rat, S. Physiol.. Paris, 1974, 68, B. RUSAK and I. ZUCKER, Neural regulation of cîrcadian rhythms, Physiol. Rev., 1979, 59, B.E.P. MURPHY, Some studies of the protein-binding of steroids and their applications to the routine micro and ultramicro measurements of various steroids in body fluids by competitive protein-binding radtoassay. J. Clin. Endocrinol. Metabol., 1967, 27, M. CURE, Aspects neuroendocriniens de l'adaptation à la chaleur. Étude expérimentale chez le rat. Rapport Technique n "3B/CRSSA/PH S. KOTBY and H.D. JOHNSON. Rat adrenal cortical activity during exposure to B high (34 C) ambient temperature. Life ScL B. ROUSSET, D. JORDAN, M. CURE. G. PONS1N and J. ORGIAZZ1, Regulation of TSH secretion in rats chronically exposed to heat (34 "CI. Pflugers Arch D. JORDAN. P. PIGEON. A. McRAE-DEGUEURCE. J.F. PUJOL and R. MORNEX. Participation of serotonin in thyrotropin release, II. Evidence for the action of serotonin on the phasic release of thyrolro pin. Endocrinology. 1979, M. CURE et B. ROUSSEL. Cycle veille-sommeil en ambiance chaude. Rapport DRET n 37/CRSSA/PH, E.F. ADOL. H, Some general and specific characteristics of physiological adaptations. Amer- J. PhysioL CJ. EAGAN. Symposium on temperature regulation, Introduction and terminology, Fed. Proc M. CURE et R. KUHN. L'hypertrophie salivai re thermo-induiic chez le rai. Évolution au cours de l'exposition chronique à la chaleur (34 "Cf. J. Physiol.. Paris (CRSSJi. i Physiologie) 2. EFFET D'UNE CONTRAINTE THERMIQUE EXTERNE ET INTERNE SUR LA DYNAMIQUE SUD0RALE. J, Timbal, C. Boutelier, H. Marotte et M. Loncle Lorsque la contrainte thermique externe ou interne n'est pas trop intense et que le pouvoir évaporatoire de l'ambiance est suffisamment élevé, le débit évaporatoire peut être assimilé avec une bonne précision à une exponentielle (7) caractérisée par son origine qui correspond au déclenchement sudoral» sa constante de temps (T) et son régime stable (Es) qui a la particularité d'être équivalent à la contrainte thermique. Il a paru intéressant d'effectuer sur ces bases une comparaison des caractéristiques du phénomène au repos et à l'exercice. MATÉRIEL ET MÉTHODES (8) La contrainte thermique externe a été réalisée en plaçant pendant 90 minutes, des sujets volontaires, au S.SA 79 TRAV. SCIENT, n» 1 4

18 Agressions liées à {'environnement Températures nombre de sept, au repos, dans une enceinte climatique dont les ambiances étaient successivement de 40, 42,5, 45 C (± 0,2 C) avec un vent de I m/s et une hygrométrie faible (P m o < 10 mmhg) destinée à permettre une bonne evaporation. La contrainte thermique interne a été réalisée en imposant les puissances sur ergostat de Fleisch et les conditions ambiantes suivantes : 60 W à 30 C, 60, I0C, 140 W à 25 et 20 C. Le vent était de 0,4m/s et la P m o inférieure à 10 mmhg. Toutes les expériences étaient précédées d'un repos strict à la neutralité thermique destiné à placer les sujets dans des conditions basâtes identiques vérifiées par le calcul de la température moyenne initiale du corps (Tb t ), selon l'expression : Tb, = 0,66 Tre + 0,34 Ts. (Tre et Ts étant respectivement les températures rectale et moyenne cutanée 10 capteurs mesurées à l'aide de thermocouples cuivre-constant an. Le stockage de chaleur accumulé dans le corps au cours des expériences (QS) était calculé à chaque instant par une méthode de calorimétrie fractionnelle simplifiée utilisant le seul enregistrement pondéral (7). Ce stockage servait ensuite à déterminer la température moyenne du corps (Tb) au temps correspondant : Tb = Tb, + QS/mb.Cp) où mb est la masse du corps en kg, Cp sa chaleur spécifique (3470 J.kg." C"'), et QS déjà défini est exprimé en Joules. Repos Sujets SD n Tb r AD( C) (mn) 36, BE 35,89 12,67 BO 36,85 10,82 DA 36,60 11,83 DE 36,76 8,17 DU 36,65 10,87 n 36,93 11,93 (0,08) (1,40) (0.05) (0.91) (0,06) (0,51) (0.08) (0,81) (0,21) (0.51) (0.21) (0.71) (0.12) (0.75) (8) (8) (3) (3) (18) (18) (2) (2) (3) (3) (3) (3) (15) (15) 36,05 8,56 35,59 7,06 36,05 7,64 36,36 6,12 36,03 8,18 36,04 7, J9 Exercice SD n P (0.11) (1.90) (0.03) (0,82) (0,21) (0,56) (0,06) (0,59) (0.12) (0.84) (0.08) (0,49) (0,09) (0,44) (10) (10) (7) (7) (5) (5) <0,01 <0,05 < 0,001 < 0,005 < 0,005 <0,01 (9) <0,10 < (4) <4) (10) (10) (10) (10) <0.05 <n. s. <0,02 < 0,005 <0,01 < 0,005 TABLEAU I Valeurs individuelles moyennes de la température moyenne du corps <Tb lw) lors du déclenchement sudoral en "C (1 ligne), et de la constante de temps sudoral* (c) en minutes (2* ligne). RÉSULTATS Au début de la contrainte thermique externe ou interne, l'état thermique des sujets est identique dans les deux groupes d'expérience, la température corporelle moyenne initiale étant respectivement de 35,82 C (SD = 0,17) et 35,80 C (SD =0,20). Il existe en revanche de notables différences au moment du déclenchement sudoral qui est beaucoup plus tardif au repos, avec pour conséquence un stockage de chaleur plus important. De ce fait, la température corporelle moyenne, au moment du déclenchement sudoral Tb sw, est significativement plus élevée au repos qu'à l'exercice (tableau I). Les constantes de temps sudorales sont, à une exception près, toujours plus brèves lors de l'exercice physique. Ceci signifie que, après le déclenchement, le débit sudoral augmente beaucoup plus vite à l'exercice qu'au repos. DISCUSSION Tb du Corps: Tb FIGURE 1 - Représentation schématique de la relation entre le débit évaporatoire et la température moyenne du corps. -(Ti-TiJ avec k = mb- Cp. Les résultats du tableau I montrent qu'à l'exercice, la température corporelle moyenne lors du déclenchement sudoral (Tb,J est plus basse qu'au repos. De même, la constante de temps sudorale (t), qui est inversement proportionnelle à la pente de la relation ci-dessus, est plus brève qu'à l'exercice. Ainsi, à l'exercice, la sudation se déclenche plus précocement et augmente ensuite plus rapidement vers son régime stable qu'au repos. A charge thermique équivalente, la thermolyse est donc mieux assurée à l'exercice et il en résulte une moindre élévation thermique globale du corps. Le fait que l'évolution du débit sudoral en fonction du temps puisse être représentée par une exponentielle (7, 8), implique obligatoirement l'existence d'une relation linéaire entre celui-ci et la chaleur stockée après le déclenchement sudoral. Comme il existe une relation simple entre le stockage thermique QS et la variation de la température corporelle A Tb, (QS = A Tb.mb.Cp), or: S

19 Agressions liées à l'environnement Températures A 3 peut aisément démontrer qu'il existe aussi une relation linéaire entre E et Tb de la forme : mb-cp E = Bp + -CTb-Tb iw ) (E est le débit évaporatoire total en Watts, incluant le terme sensiblement constant Ep de la perspiration insensible ; mb et Cp ont déjà été définis ; T est la constante de temps sudorale en secondes, Tb et Tb sw représentant la température corporelle moyenne respectivement au temps correspondant à E et au moment du déclenchement sudoral). Pour interpréter l'effet de l'exercice musculaire sur la sudation, on est tenté d'évoquer le rôle des thermodétecteurs musculaires (6) dont l'existence est d'ailleurs contestée (5) des mécanorécepteurs tendineux et musculaires(i,3) malgré certaines observations contradictoires (2) et des capteurs de pression situés dans la peau couvrant les muscles et les articulations. La stimulation de ces récepteurs, au cours de l'exercice, pourrait contribuer à abaisser le point de réglage de la température hypothalamique selon un schéma souvent discuté depuis les travaux de HAMMEL et coll. (4) et entraîner une célérité plus grande dans les processus sudoraux. CONCLUSION Pour des charges thermiques équivalentes, la sudation se déclenche plus tôt et augmente plus vite à l'exercice qu'au repos. La température corporelle moyenne lors du déclenchement étant plus basse à l'exercice, le rôle de détecteurs thermiques musculaires et de détecteurs mécaniques musculaires, tendineux ou cutanés, est évoqué pour expliquer ce phénomène. 3. SURVIE EN ENVIRONNEMENTS HOSTILES : RÉSULTATS DE DEUX EXERCICES PAR TEMPS FROID ET D'UN EXERCICE EN MER. M. Guittermin et J.-L. Failly INTRODUCTION En France, l'étude des conditions de survie de l'homme en milieux climatiques extrêmes a connu une période féconde au cours des années 50 axée principalement sur la survie par temps chaud. A la fin du conflit d'algérie, des études plus fondamentales ont été poursuivies par les laboratoires du Service de Santé des Armées. Elles avaient pour but de rechercher les limites de tolérance de l'homme et d'étudier l'efficacité des moyens de protection. Les exercices pratiques n'étaient que sporadiques, quand en 1976, l'état-major de l'armée de l'air demanda au Centre d'expériences aériennes militaires (C.E.A.M.) d'en réaliser sur le modèle de ceux effectués dans d'autres pays. Lors de ces expérimentations le Laboratoire d'études rnédico-physioïogiques (L.E.M.P.) fut chargé de la direction des exercices, du support médical, du recueil et de l'exploitation des données médico-biologiques. Trois exercices ont ainsi été réalisés de 1976 à 1979, deux par temps froid et en neige Exercices SATER (2, 3) un sur mer - SAMAR - (1). BUT ET THÈME BIBLIOGRAPHIE 1 E. ASMUSSEN et M. NIELSEN, Acta-Physiol. Scand. 1947, 14 : C. BARNES et C.T.M. DAVIES, J. Physiol. (London), : W. Van BEAUMONT et R. BULLARD. Science, 1966, 152: H.T. HAMMEL, D.C. JACKSON, J.A.J. STOLWIJK et J.D. HARDY. J. Appl. Physiol. 1963, 18: B. NIELSEN. Acta-Physiol. Scand. (Suppl.), 1969, 323 : B. SALTIN, A. GAGGE et J.AJ. STOLWIJK. J. Appl. Physio! , 25 : J. T1MBAL. J. COLIN et C. BOUTELIER J. Appl. Physiol., : J. TIMBAL, M. LONCLE, C. BOUTELIER «H. MAROTTE C.R. Soc. Biol. 1978, 172 : (CE.RMAJL.CMJ*.) Les buts recherchés lors de ces trois exercices étaient sensiblement les mêmes dans leurs grandes lignes, à savoir : Faire une étude critique sur le terrain des matériels contenus dans les différents paquetages de survie mis à la disposition des personnels servant sur les avions d'arme de l'armée de l'air (et accessoirement de l'aéro- Navale), Tester des matériels nouveaux en expérimentation au C.E.A.M., Mettre au point les meilleures techniques d'utilisation de ces matériels en situation de survie, Entraîner les personnels navigants (P.N.) à la survie, Étudier les réactions physiopathologiques et biologiques des participants. Ces données devaient servir de base à la rédaction d'une notice (déjà parue) et d'un manuel de survie (en cours d'édition). S.SA 79 TRAV. SCIENT, n* 1 6

20 Agressions liées à l'environnement Températures A 3 Le thème de ces exercices était de simuler l'abandon de bord d'un aéronef et de survivre en statique pendant au moins trois jours. Au cours de ces trois exercices, les responsables restèrent en liaison radiophonique avec les organismes compétents des armées chargés de la sécurité. MATÉRIELS MIS EN ŒUVRE ET DÉROULEMENT DES EXERCICES 1. Les matériels de survie» Les paquetages diffèrent essentiellement par la présence ou non de vêtements chauds, la quantité d'eau, les embarcations pneumatiques et tes rations de survie. Les sujets étaient en équipement de vol normal "temps froid", avec ou sans combinaison étanche. 2. Déroulement des exercices. Exercices SATER par températures froides. Deux exercices furent réalisés, l'un en octobre 1976 à m d'altitude sur la moraine du glacier d'argentières, l'autre en février 1979 à PONT D'ESPAGNE dans les Pyrénées, à m, à l'extrémité du lac de Gaube. Leur durée respective a été de 5 et 4 jours avec des conditions météorologiques comparables : 1 jour de beau temps et 3 à 4 jours de chutes de neige intermittentes (70 cm environ) et des températures minimales de -1 à -10 C. Les sujets (12 en 1976, 13 en 1979), une fois sur les lieux choisis pour l'exercice, confectionnèrent un abri avec le parachute, certains éléments du paquetage et les moyens trouvés sur place. Le 4 e jour, la ration W 63 (1 200 calories) fut complétée par une ration UAS \'\ 100calories), simulant ainsi un parachutage de vivres. Les contrôles médicaux, prévus à l'origine deux fois par jour, furent en fait irréguliers en raison des difficultés de déplacement. Chaque participant rédigea un compte-rendu détaillé de ses activités, de son état physique et moral, et des critiques formulées sur le matériel. Ces comptes-rendus se sont révélés particulièrement instructifs. L'Exercice SA MAR s'est déroulé en octobre 1977 au large de HYÈRES. Les 12 canots monoplaces et le multiplace (occupé par 7 personnes) étaient amarrés tous les 40 mètres à un "bout" de 500 m attaché à un coffre de porte-avions distant de 2,5 miles nautiques de la côte. Les sujets devaient sauter de la vedette, gagner leur embarcation respective à la nage, et., survivre. Les conditions météorologiques, très favorables au début (température extérieure 18 C, température de l'eau 18 C, vent de 4 à 6 nœuds, mer belle) se sont détériorées le 2 soir *. La 3 e Région Maritime Aéro III de TOULON chargée de la sécurité décida alors d'interrompre l'exercice à 23 heures. Pendant toute la durée de l'exercice des rondes de surveillance furent effectuées toutes les deux heures. * Vent 27 noeuds à 38 nœuds, mer agitée à très agitée. RÉSULTATS 1. Exploitation des comptes-rendus. Exercices SATER: Cette exploitation a permis de quantifier les agressions physiques et psychologiques des sujets en fonction des équipements par l'utilisation du barème de cotation suivant : Négligeable = + Moyen = ++ Important= +++ Très important = Insupportable (abandon) =+++++ Combinaison Vêtements chauds Ration Embarcation Froid Humidité Crampes Manque de sommeil Soir Faim Vertiges Ennui Abondons Croupe Groupe Croupe Croupe S Normale Normale Normale Étanche non non oui non UAS IN63 IN 63 Seven Ocean RFD ARZ ARZ ARZ à ** à à -* TABLEAU I - Exercices Sater. Unité Alimentaire de Survie = cal. pour 3 jours. I.N. 63 = calories pour 3 jours. Seven Ocean = I 000 cal. pour 3 jours (AcroNavate). RFD 143 = embarcation 6 places - 3 occupants. ARZ 14 = embarcation monoplace sans fond ni pèlerine gonflables. ARZ 13 = embarcation monoplace avec Tond et pèlerine gonflables. Exercice SAMAR La brièveté involontaire de l'exercice (33 h) a cependant permis de mettre en évidence les points suivants : Le Froid : Tous les participants qui ne disposaient pas à la fois d'une combinaison étanche et d'un canot à fond gonflable ont abandonné à cause du froid (7 participants). Le frisson a quelquefois persisté plusieurs heures après l'abandon. 7

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